20 juin 2000

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البداية

 

 

 

Communiqué 4

A Genève :

Cinq jours de grève de la faim !

Un gréviste conduit  en urgence ! !

 

Notre camarade, M. Mustapha Yahyaoui a été examiné en urgence à l’hôpital cantonal de Genève. Il souffre de malaises aiguës à l’estomac. Aujourd’hui, le Dr Louis Loutan vient  nous ausculter. Hier, nous avons reçu la visite du Dr Jean-Pierre Papart.

 

Depuis le 16 juin 2000, et dans le cadre de notre solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie en grève de la faim depuis le 28 mai 2000, nous  :

         Mohamed Hadji, 33 ans, licence et gestion des affaires et père de 3 enfants,

         Riadh Tabib, 31 ans, Ingénieur en Chimie,

         Béchir Bouchiba, 47 ans, fonctionnaire, père de 4 enfants et ex-prisonnier (4 ans),

         Bouabdallah Ltaief, 33 ans, ex-prisonnier (10 ans),

         Sadok Kebsi, 30 ans, ex-prisonnier (une année et ½),

         Idriss Ben Harrath, 26 ans, Ingénieur en informatique,

         Mustapha Yahyaoui, 32 ans, Professeur en Mathématique,

         et Habib Mabrouk, 36 ans, Professeur,

avons cessé de s’alimenter dans le but de :

         Soutenir les prisonniers politiques en grève de la faim depuis le 28 mai 2000

         Réclamer la promulgation d’une loi d’amnistie générale et inconditionnelle

         Protester contre les violations graves et systématiques des Droits de l’Homme et des Libertés dans notre pays, la Tunisie.

 

Nous rappelons  que leurs avocats ont lancé le 14 juin un appel à la solidarité internationale avec leurs clients, pour faire aboutir leurs justes et légitimes revendications à la liberté, à la dignité et au droit à une juste réparation des préjudices subis.

 

Notre action rejoigne plusieurs autres afin que la situation intolérable qui règne en Tunisie cesse le plutôt possible et que les droits individuels et collectifs soient enfin respectés.

 

Nous tenons à saluer tous les journalistes, personnalités et représentants de partis politiques et ONG qui sont venus nous rendre visite, notamment M. Dominique Froidevaux de la Commission Tiers Monde de l’église Catholique (COTMEC) et M. El Afif Ghanmi, Président de vérité-action. Ainsi que tous ceux qui ont manifesté leur solidarité et sympathie avec notre action, notamment la Commission internationale de Juristes, son Centre pour l’indépendance des magistrats et avocats à Genève, le comité de défense des prisonniers politique en Tunisie à Paris et l’organisation Augenauf à Zürich.

 

Genève, le 20 juin 2000

Comité des parents et amis des détenus politiques en Tunisie

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APPEL INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES ET LA PROCLAMATION D’UNE AMNISTIE GENERALE EN TUNISIE.

 

 

Plus de MILLE détenus politiques dans les prisons tunisiennes ont engagé le 28 Mai 2000, une grève de la faim illimitée pour réclamer leur libération immédiate et la proclamation d’une amnistie générale.

Leurs avocats ont lancé le 14 Juin un appel à la solidarité internationale avec leurs clients, pour faire aboutir leurs justes et légitimes revendications à la liberté, à la dignité et au droit à une juste réparation des préjudices subis.

 

Nous:

Organisations syndicales, politiques et des droits humains, femmes et hommes libres de tous pays, toutes tendances politiques et confessions philosophiques et religieuses confondues, apportons notre soutien aux grévistes de la faim tunisiens et à leurs revendications justes et légitimes.

 

Signataires:

 

Nom-Prénom

     Adresse

     Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comité de défense des prisonniers politiques en Tunisie

Paris le 19 Juin 2000

Chers amis,

Vous avez entrepris une grève de la faim pour soutenir les prisonniers politiques en grève de la faim dans les prisons tunisiennes.

Notre action qui vient après bien d’autres, en Tunisie et à l’étranger est un signe que de plus en plus de tunisiens sont décidés à intensifier la lutte pour que la situation intolérable qui règne en Tunisie cesse le plutôt possible et que les droits individuels et collectifs soient enfin respectés

 

Soyez assurez, chers amis, que nous estimons à sa juste valeur votre action militante

 

Secrétaire général

Issaoui Zouhair

Comité de défense des prisonniers politiques en Tunisie

Tél. : +33 (0) 1.48.38.46.69

portable : +33 (0) 6.17.26.14.03

e-mail : cdppt@hotmail.com

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LA PREMIERE SEANCE DU PROCES DE RAID (ATTAC TUNISIE) VIENT DE SE TERMINER.
SUR DEMANDE DES AVOCATS DE LA DEFENSE LE PROCES A ETE REPORTE AU SAMEDI 24 JUIN 2000.

L’OUVERTURE DU PROCES DE RAID S’EST EFFECTUEE DANS DES CONDITIONS MATERIELLES TRES PENIBLE:
– PLUS D’UNE CENTAINE DE PREVENUS DEVAIENT ETRE JUGES AVANT LA COMPARUTION DES MEMBRES DU RAID !
– LE PROCES S’EST DEROULE DANS UNE PETITE SALLE – 50 PLACES AU MAXIMUM – DANS LAQUELLE S’ETAIENT ENTASSEEES PLUS DE 150 PERSONNES, LESQUELLES N’AVAIENT AUCUN RAPPORT AVEC LE RAID. DE CE FAIT CEUX QUI SONT VENUES SOUTENIR LES MILITANTS DU RAID N’ONT PAS PU ACCEDER A LA SALLE; LES AUTRES PERSONNES LES ONT PRECEDE DES L’OUVERTURE DU TRIBUNAL !
– UN TRES GRAND NOMBRE DE POLICIER EN CIVIL ETAIENT PARMI LES PERSONNES QUI AVAIENT PRIES PLACE DANS LA SALLE D’AUDIENCE ET DANS LE HALL DU TRIBUNAL DE MËME QUE DEVANT LE BATIMENT. LE NOMBRE DES POLICIERS EN UNIFORME N!’ETAIT DU RESTE PAS MOINS IMPORTANT.

IL APPARAIT DONC QUE CETTE PREMIERE SEANCE S’EST EN FAIT DEROULEE EN HUIT CLOS.
EN EFFET, APRES AVOIR AVANCE LA DATE DU PROCES D’UNE SEMAINE – DU 27 AU 20 JUIN 2000- ET CELA 03 JOURS SEULEMENT AVANT L’OUVERTURE DU PROCES, PERSONNES NONOBSTANT LES AVOCATS ET LES PREVENUS N’A PU MATERIELLEMENT ACCEDER A LA SALLE D’AUDIENCE.

IL EST TOUT A FAIT CLAIR QUE DES LE DEBUT LES CONDITIONS D’UN PROCES JUSTE ET EQUITABLE NE SONT PAS REUNIES.

LE 24 JUIN 2000 SERA UNE DATE TRES IMPORTANTE, IL FAUT QUE TOUT CEUX QUI ONT SOUTENU LE RAID DANS SES DROITS LEGITIMES DEMONTRENT LEUR FERME DETERMINATION A MAINTENIR LA PRESSION AFIN QUE LES CHARGES SOITENT RETENUES ET LE RAID RECONNU LEGALEMENT.

FATHI CHAMKHI
PRESIDENT DU RAID
EMAIL : fatcham@netcourrier.com

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mardi 20 juin 2000, 14h37

Coopération: l’AFD accorde 23 millions d’euros à la Tunisie

TUNIS (AP) — L’Agence française de développement (AFD) a octroyé à la Tunisie un crédit de 23 millions d’euros destiné au financement du  »deuxième programme national de réhabilitation des quartiers populaires » engagé par les pouvoirs publics tunisiens, apprend-on mardi de source diplomatique française à Tunis.

Ce programme intéresse 237 quartiers répartis sur 229 communes au profit de 540.000 habitants.

Une convention de financement a été signée lundi à cet effet par le ministre tunisien de la Coopération internationale, Fethi Merdassi, et le directeur de l’AFD, Robert Peccoud, en présence de l’ambassadeur de France à Tunis, Daniel Contenay.

Avec ce nouveau crédit, le montant des engagements réalisés par l’AFD en Tunisie s’élève à ce jour à 373 millions d’euros. L’agence est également présente, notamment au travers de sa filiale PROPARCO, auprès du système bancaire et du secteur privé tunisiens sous forme de prises de participation et de prêts pour un montant d’engagements de 107,3 millions d’euros, précise-t-on de même source.

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OMS-Rapport                         AFP  Jun 20 12:52

Le classement de l’OMS des pays par la qualité de leur système de santé

   GENEVE, 20 juin (AFP) – Voici le classement par pays des
meilleurs soins de santé dans le monde établi par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) :

1 France, 2 Italie, 3 Saint Marin, 4 Andorre, 5 Malte,
6 Singapour, 7 Espagne, 8 Oman, 9 Autriche, 10 Japon,
11 Norvège, 12 Portugal, 13 Monaco, 14 Grèce, 15 Islande, 16
Luxembourg, 17 Pays-Bas, 18 Grande-Bretagne, 19 Irlande,
20 Suisse, 21 Belgique, 22 Colombie, 23 Suède, 24 Chypre, 25
Allemagne, 26 Arabie saoudite, 27 Emirats arabes Unis, 28 Israël, 29
Maroc, 30 Canada, 31 Finlande, 32 Australie, 33 Chili, 34 Danemark, 35
Dominique, 36 Costa Rica, 37 Etats-Unis, 38 S!lovénie, 39 Cuba,
40 Brunei, 41 Nouvelle-Zélande, 42 Bahrein, 43 Croatie,
44 Qatar, 45 Koweit, 46 Barbade, 47 Thaïlande, 48 République Tchèque,
49 Malaisie, 50 Pologne, 51 République dominicaine, 52 Tunisie……..

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Foot-TUN-TURQUIE                                 AFP  Jun 20 12:48

   Transfert – Les internationaux tunisiens Bouazizi et Badra en Turquie

   TUNIS, 20 juin (AFP) – Deux internationaux tunisiens, Riadh
Bouazizi, 27 ans, milieu de terrain de l’ES Sahel, et Khaled Badra,
28 ans, défenseur de l’ES Tunis, club champion de Tunisie, joueront
la saison prochaine aux clubs turcs de Bursa et Denizli (D1), a-t-on
appris mardi aux sièges des deux clubs.
   C’est la première fois que des joueurs tunisiens de haut niveau
évolueront dans des clubs turcs.

AFP

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Près de 5 millions de touristes en 1999

TUNIS, 20 juin (AFP) – Quatre millions huit cents trente deux mille touristes ont visité la Tunisie en 1999 contre quatre millions sept cent mille en 1998, a-t-on appris mardi auprés du Ministère du tourisme, des loisirs et de l’artisanat.

Les recettes touristiques sont passées dans le même temps à 1,950 milliards de dinars (1,560 milliards de dollars US) en 1999 contre 1,712 milliards de dinars (1,369 milliards de dollars US) en 1998, a-t-on précisé de même source.

D’autre part, la période 1997/1999 a été marquée par l’évolution des investissements touristiques qui ont atteint 1 milliard de dinars (800 millions de dollars), soit 68 % des investissements prévus dans le cadre de l’actuel plan de développement 1997/2001. Ces investissements ont été à 54,8% européens et à 44 % arabes.

La Tunisie est l’un des premières destinations touristiques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, notamment auprès des grands marchés émetteurs européens.

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TEMOIGNAGE DE SOLIDARITE

SUITE A L’APPEL DES AVOCATS TUNISIENS

Je viens de lire l’appel lancé de Tunis, le 14 juin 2000, par maître Mohamed CHAKROUN au nom d’un collectif d’avocats tunisiens pour dénoncer la profonde injustice subie par leurs clients depuis leur condamnation par le tribunal militaire – quelles coïncidences pour l’Algérie- en août 1992, et informent l’opinion publique que leurs clients du parti Ennahdha sont entrés en grève de la faim ouverte, depuis le 28 mai 2000, pour exiger leur libération et la promulgation d’une amnistie générale. J’estime de mon devoir de me solidariser avec mes confrères et de témoigner de ma propre expérience.
.

Il est nécessaire de témoigner aujourd’hui pour les victimes de la raison d’Etat, et pour les avocats qui ont tenté de faire prévaloir, à chaque fois, la raison de l’équité à la place de la raison d’Etat. Ce témoignage solennel est en même temps un appel, pour que force reste, effectivement, à la loi.

C’est un témoignage pour les algériens – et les victimes des autres pays, notamment ceux du Maghreb – déportés, disparus après enlèvement, torturés, condamnés, reclus ou fusillés. Il l’est pour les autres trop nombreux, condamnés pour l’exemple ou par erreur ; pour les inconnus, pour ceux enterrés avec  » x  » comme patronyme, pour ceux du pays profond, des humbles, de ceux qui désespèrent de la justice humaine et pour toutes les victimes anonymes. C’est un témoignage sans haine dans lequel beaucoup d’algériens et de maghrébins trouveront l’évocation de leur luttes et de leurs espérances. Je pense que d’autres, après le recul des ans, rendront hommage aux victimes qui ont su rester dignes, et rendront justice à ceux qui par leurs paroles, leurs actes, et leurs sacrifices ont servi la société et son honneur, la patrie et sa mémoire en servant la «  défense  » de la vie et des libertés fondamentales dont les droits se confonde!nt avec les principes des droits de la personne humaine.

L’évocation des circonstances algériennes ayant donné lieu à la proclamation de l’état de siège, ensuite de l’état d’urgence qui dure déjà depuis plus de neuf années, est nécessaire pour rendre compte de l’espace de non droit, organisé à dessein par les décideurs militaires algériens, afin que s’y déroule un terrorisme d’Etat sanglant, où aucun droit et aucune liberté ne sont reconnus à l’ennemi politique, ni à ceux soupçonnés de l’être, ainsi que leurs parents, par le sang et par l’alliance, leurs amis et leurs voisins, et même leurs avocats car, sous le spectre de la responsabilité collective, nul n’est épargné. Dans cet espace où seule la violence fait entendre sa voix, toutes les institutions sont mises à contribution, alors même que mes confrères tunisiens rappellent que les  » les institutions de l’Etat ne sont pas censées être utilisées pour régler une querelle politique.  » Un gouvernement soldat et une justice aveugle pour un Et!at policier et anthropophage participent à une violence officielle, et non moins terroriste. Les gouvernements du Maghreb pratiquent la détention administrative, et l’assignation à résidence à grande échelle, sans aucune préoccupation pour la loi, ou pour l’humain. La propagande couvre ces injustices par le viol massif des foules en organisant et en utilisant des mots de guerre. L’Etat policier dans ces conditions ne s’embarrassera ni du droit à la vie, ni du droit aux libertés. Les juges prendront très tôt leur parti. Ils se feront les complices de l’injustice puisqu’ils instruiront les dossiers pour condamner, et condamneront et l’ennemi et son avocat pour les éliminer. Tous les procès organisés et donnés comme exemplaires en Algérie sont pourtant accablants pour ces juges lorsque viendra le tour de l’histoire de juger.

Dans cet espace stérilisé, les apôtres de la nouvelle démocratie  » spécifique  » participent à la curée. C’est ainsi que certaines personnes ont évoqué en Algérie, et dans les pays du Maghreb, un principe douteux selon lequel  » Il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté  » ou encore  » pas de démocratie aux adversaires de la démocratie « . Ces faux principes sont étrangers aux normes énoncées dans la Charte des Nations Unies comme l’indique le préambule du pacte international relatif aux droits civils et politiques (

PIDCP) ratifié par l’Algérie en 1989 :

Conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité humaine et de leurs droits égaux et inaliénables à tous les membres de la famille humaine, constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde… Ces droits découlent de la dignité inhérente à la personne humaine.

Ces nouvelles professions de foi heurtent les constitutions de chaque pays maghrébin

, tous les principes des droits de la personne humaine ainsi que les valeurs que ces textes proclament. Dés lors, pas de démocratie ou de liberté aux ennemis de la démocratie ou de la liberté est le slogan avancé par ceux qui justifient la torture, les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les procès de masse où les condamnations sont assurées d’avance, les camps de concentration des adversaires, et le régime d’exception imposé à toute la société. C’est le slogan de ceux qui chaque matin donnent des fetwa pour tuer (recommandations), dans leurs éditoriaux, leurs articles et leurs interventions publiques, largement diffusés. Le paradoxe de ces combattants est qu’ils insistent sur les violences individuelles, immédiatement présentées comme la barbarie  » islamiste « !, tout en escamotant le terrorisme d’Etat. L’usage même du terme  » islamiste  » n’est pas neutre. Il désigne des adversaires, mais en même temps les accuse de ne pas être musulmans puisque l’Islam ne serait qu’une idéologie qu’ils utiliseraient hypocritement pour des objectifs strictement politiques. En d’autres termes, le mot islamiste porte en lui-même une grave et irrémédiable condamnation d’apostasie.

Selon les textes en vigueur au Maghreb, l’avocat est l’auxiliaire de la justice. Plus ou moins explicitement l’avocat permet aux institutions de la justice de mieux fonctionner, et aux objectifs constitutionnels d’être définis, d’être plus précis. En Algérie comme en Tunisie et dans d’autres pays du Maghreb, cette vocation régulatrice se voit remise en cause. La réponse des appareils judiciaires à la demande sociale de justice se révèle de moins en moins pertinente, de plus en plus injuste, alors que la demande sociale formulée ab initio demeure intacte. Lorsque l’écart entre le discours des dirigeants et les textes d’une part et les pratiques judiciaires d’autre part devient systématique, de plus en plus grand, l’avocat est en droit au moins de douter de son rôle, au mieux de dénoncer la parodie de justice. En tout cas il doit refuser la passivité. Les confrères de Tunisie font honneur à cette exigence primordiale.

Le métier d’avocat est plein de risques, aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout ; le risque est couru également par tout esprit indépendant, mais pour les avocats algériens, tunisiens, etc. femmes et hommes, les risques ont atteint leur plus haut degré d’horreur. En Algérie, ils ont subi depuis juin 1991 et jusqu’à ce jour toutes les formes de la répression. Des avocats ont été assassinés, d’autres ont été enlevés et figurent sur les listes des disparus ou encore ont été déportés dans des camps d’internement. D’autres encore, comme en Tunisie, ont fait partie de ceux qui ont été mis en prison pour faire taire leurs voix. Il y en a qui ont été harcelés et menacés. Ce corps professionnel avait déjà donné à la nation algérienne – comparativement aux autres corps professionnels – le plus grand nombre de victimes au cours de la lutte de libération nationale algérienne contre le colonialisme. Malgré leur nombre réduit et la réalité des menaces, beaucou!p avaient répondu à l’appel du devoir. Nombreux furent assassinés, d’autres ont connu la prison pour avoir opposé à la face de la répression coloniale le droit à la dignité et à la liberté. Leurs nombreux clients étaient des terroristes qui, au détour de l’histoire, furent nombreux à être proclamés héros. Les avocats survivants avaient rejoint dans la discrétion leurs cabinets pour continuer humblement leur tache.

C’est la servitude magnifique de la profession d’avocat de ne pouvoir se dérober à la confiance de l’accusé qui appelle un défenseur pour lui confier son sort. L’avocat interroge l’acte reproché, il l’explique pour dévoiler l’homme et les secrets de son acte. L’avocat explique toujours, excuse souvent, justifie parfois. Si les juges travaillent sur un dossier froid, la matière de l’avocat dépasse ce dossier. En effet, il fouille et cherche l’être humain derrière les procès-verbaux, lorsque le principe universel du contradictoire n’est pas violé par un refus déguisé de non communication du dossier d’inculpation. Dans les périodes troubles de l’histoire, et presque toujours dans les procès politiques, l’accusé n’est accusé que parce qu’il est un opposant réel ou virtuel au régime, pour lequel c’est un ennemi à abattre. L’avocat a le devoir de rétablir les faits dans leur nudité afin de comprendre, d’interpréter le texte pour la vie, la loi pour l’espoir,! la procédure pour le vrai, afin de faire comprendre l’humain derrière l’acte. L’avocat a le devoir impérieux de traduire l’abstrait pour l’humain, et rappeler l’abc de la conscience droite, sans discrimination aucune. Mes confrères tunisiens viennent rappeler que  » notre devoir de défendre les droits de l’Homme ne nous autorise pas à garder le silence sur la torture et l’avilissement. « 

Cependant les avocats algériens et de nombreux défenseurs des droits de la personne humaine savent, même si beaucoup ne l’expriment pas, que depuis juin 1991, et surtout depuis le 16 janvier 1992, la justice algérienne a atteint le fond de l’infamie en matière pénale, et qu’il n’y a rien à attendre de ses jugements. Le régime politique y a sa grande part de responsabilité. L’avocat a aujourd’hui le sentiment d’être le complice d’une parodie de justice qui conforte toutes sortes de dictatures. Dans les régimes militaires totalitaires, et en Algérie le totalitarisme militaire est seulement masqué, j’ai appris que ce n’est pas l’accusé que l’on condamne pour ses crimes mais l’opposant, c’est-à-dire l’ennemi que l’on élimine. Ce qui est discuté dans les salles d’audience, pleines de soldats et de policiers en armes, ne sont ni des faits ni le droit. Là, le juge fait du renseignement, avant de porter l’attaque finale. Il sonde la force et les moyens de l’ad!versaire assis au box des accusés. Ce box est le carré de l’opposant irréductible qu’on charge et qu’on détruit. En matière de justice politique, si tant ces termes peuvent être réunis, le prétoire se transforme en champ de bataille, et les juges autant que les procureurs y portent l’uniforme au sens propre et au sens figuré. N’est ce pas que l’accusé et son avocat sont traités en adversaires alors même que les garanties liées à l’exercice de la profession d’avocat sont, précisément, celles d’éviter d’assimiler l’avocat à son client et à sa cause ? Est-ce que les avocats doivent continuer à défendre dans ces conditions, même lorsqu’ils ont la certitude, prouvée maintes et maintes fois, que le juge se fait le complice d’accusations fantaisistes dont l’objectif est de détruire comme au combat, avec d’énormes et d’irréparables  » dommages collatéraux  » ?

La société algérienne a cumulé les expériences de la répression au nom de la  » loi « . J’imagine qu’il en est de même dans d‘autres pays maghrébins. Nos sociétés n’ont plus aucune raison de respecter un droit que les gouvernants sont les premiers à violer. En l’occurrence, il ne s’agit pas du droit en tant que tel qui est en cause, mais de son statut dans l’esprit des gouvernants. C’est sur l’idée du droit chez nos gouvernants que nos sociétés constatent sa privatisation, et son caractère très relatif.

Les avocats devanciers avaient trouvé lors des procès coloniaux contre les moudjahidin qu’il fallait dans ces conditions prêter concours aux accusés pour faire durer les procès, le plus longtemps possible, afin de permettre d’utiliser le box de l’accusation en tribune. Mais ce système de défense concernait les opposants politiques. Pas ceux qui sont, en masse, victimes d’accusations gratuites, particulièrement en Algérie, et que l’on détruit quand même. C’était l’époque de la défense active. Mais c’était l’époque où les magistrats militaires de la colonisation avaient pour beaucoup d’entre-eux le respect des formes. Partant de l’idée que les peuples sont toujours meilleurs juges, nos devanciers sollicitaient la presse, qui était relativement libre, pour reproduire devant l’opinion publique les thèses en présence. Or, en Algérie, la presse n’est pas libre pour avoir été caporalisée à outrance par la prison, la menace et parfois l’assassinat, et les jour!nalistes les plus courageux l’ont publiquement avoué. Les magistrats algériens, civils et militaires, se sont montrés prompts à violer le texte et la norme, la forme et le fond, la proclamation et le principe ; et ces violations prennent la forme d’un jugement prononcé au nom du peuple algérien, alors que ce peuple en est innocent. Dés lors face à des juges en service commandé, et avec des lois nationales – instruments, modifiables et interprétables à volonté dans le sens des ordres de mission donnés aux magistrats plus girouettes que boussole -, face encore à des journalistes-procureurs et policiers, ce n’est pas seulement l’efficacité des avocats qui est en cause mais leur honneur. La mission essentielle de l’avocat de la défense est de sauver la vie et la liberté de l’accusé, mais aussi et surtout de lui préserver son honneur et sa dignité en toutes circonstances. Dans les affaires politiques d’autre part, il est essentiel de préserver, lorsque la parole passe aux arme!s, toutes les chances de la réconciliation lorsque les combats auront cessé. L’avocat ne se fera discret que lorsque la paix sera revenue.

Mais pour l’instant, il est impossible aux avocats algériens de continuer l’exercice de leur métier sans avoir le fort sentiment qu’ils couvrent, par leur présence dans les procès, le règne de l’injustice programmée. Leur présence donne aux procès politiques la couverture morale dont sont dépourvues les juridictions, tant aux yeux des professionnels que des simples citoyens. Les confrères qui continueront à fréquenter les procès politiques, où tout est consigné d’avance sur des ordres verbaux conçus hors de l’enceinte des tribunaux, découvriront chaque matin et sur chacune des portes qu’ils solliciteront l’uniforme de l’injustice. Que reste-t-il à faire dans ces conditions inédites

Il reste pour ce métier d’honneur l’usage du droit international, encore balbutiant. Ils devront aller plaider dans les enceintes internationales, là où les juridictions, la presse, et l’opinion publique sont les plus sûrs garants qu’une autre version des faits que celle des procureurs commandos existe. Il s’agit de prendre à témoin l’humanité entière sur sa propre responsabilité sur les massacres judiciaires commis en Algérie et en Tunisie. Il reste encore à ceux qui restent sur place le chemin périlleux de la défense des droits de la personne humaine, non pas devant les tribunaux où les décisions sont connues d’avance, mais en compilant les témoignages et les documents qui un jour proche permettront de confondre les criminels de l’humanité. C’est que les crimes commis à grande échelle, et de manière organisée, ne sont pas un accident de l’histoire mais une forme de gestion d’une crise politique froidement préméditée, une gestion qui vise le maintien !à vie des décideurs au pouvoir, par la terreur de la masse et l’éradication de l’opposant.

Brahim Taouti, avocat

Alger, le 20 juin 2000

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???????? ça existe bien en Tunisie ?

extrait du:
http://takriz.freeshell.org/tak_contrebande.html

Dans cet article je vais m’amuser a citer et a énumérer ce qu’on peut trouver a tunis et ses banlieues. Je vais pas donner mon commentaire sur ces fléaux. Mais je dois avant tout rassurer Mr. Tout le monde et lui dire que ces fléaux certes existent mais sont encore pour la plupart des cas très petits et très rudimentaires.

Les contrebandes mineures:

Marlboro : des packets de Marlboro achetés en gros a 800millimes le packet revendu a 1d5 alors que la régie du tabac nous les vends a peu près 3 dinars le packet. Cette petite contre bande est omni présente, dans les ‘hammassa’, les marchant ambulant de la rue Charles De Gaule… Avouez qu’au prix de 1d5, le packet de 20 mars inter légères n’a plus de sens

Whisky : Surtout des Jhonny Walker Red label a 35 dinars le litre vendu par le ministère a 70-90 dinars la bouteille. Des Ballantines et Chivas Regal… de quoi se régaler, il suffit de demander ou ça se trouve, c’est partout! nos amis résident étranger qui reviennent passer leurs vacances, la plupart des cafés de la capitale ont en stock quelques bouteilles pour arrondir les fin de mois des serveurs… no limit

Vin et bière 24/24 7/7 : Pour ceux qui tombent en panne dans une ‘balaa’, une weed fiesta ou autre, des marchands de vins et bière tunisiens de contre bande, qui travaillent 24h sur 24 7 jours sur 7 inclut le mois de ramadan, le jour du vendredi. Pour que tout le monde soit servit. Les prix suivent une tendance générale qui avoisine 1 fois et demi le prix original de la boisson a acheter.

Levi’s et produit importés : Made in morocco or Turkey, les bonnes femmes qui font ce commerce offrent des produits pas toujours authentiques mais très proche et plus important de tout il sont pas chers du tout. Car entre nous un Levi’s a 100$ en Tunisie alors qu’il ne coûte que 30$ aux states c’est nous prendre pour des cons… il faudrait être con pour les acheter de tunis. Des cons existent car les stores de Levi’s en Tunisie n’ont pas fait faillite.

Coupons réponses internationaux : Heh! vous vous demandez ce que fait ce produit postal dans une liste de contre bande. Les coupons réponses internationaux sont un vrai problème en Tunisie, essayez d’en acheter une 50aines a la fois! on vous ne les vendra pas. Pourquoi? on ne vous répondra pas! Des personnes, quelques fonctionnaires de postes ont ouvert un marche parallèle pour aider les étudiants préparant leurs dossiers d’inscription et d’études en étranger. A 50 millimes de commission par coupon, l’agent de la poste corrompu peut vous dénicher le nombre de coupons que vous voulez (pas plus d’une centaine a la fois ceci dit). L’étudiant se trouve donc en général oblige de faire de la corruption!

Les contrebandes moyennes

Cannabis : Le cannabis est une réalité en Tunisie et dans tout les pays du maghreb, en outre c’est la tendance mondiale. Les effets des feuilles de cette plante permette a n’importe qui d’oublier ses problèmes et de rire a l’infini comme un con. En Tunisie le cannabis est omni présent dans toutes les strates de la société. Des richards exigu aux clochards ambigu. Beaucoup raffolent de l’effet ensorceleur de la plante des rêves. Pratiquement, les produits dérivés du cannabis sont au nombre de trois: Si au sud tunisien on se spécialise dans l’essence et la poudre de cannabis. Au nord (bizerte) se sont des cultures de chanvre et de cannabis utilise en feuilles sèches et moulues. La vague redondante est plutôt la résine de cannabis qui nous vient de l’Algerie, de l’Italie et du Marroc. La résine a l’apparence et la couleur du chocolat, doit être brûlée pour imbiber le tabac du nectar de c!annabis, le tabac imbibe est ensuite roule et fume.
Un joint coûte 5dinars. Des super double canon coûtent 12d5. Ou se la trouver au grand tunis? Quatre découpages peuvent âtre réalisés:

1- Centre Ville: bab jedid, saieda, tourbet el bey, essabbaghine, mellasine, hafssia:

Résine de cannabis a l’egyptienne (shira), de qualité moyenne, les prix sont standard, généralement on ne vends pas de joints roules parce que le consommateur ne veut pas être dupe. Les quantités maximales offertes sont limitées a la consommation personnelle.

2- Elourdia 4, Cabbaria, cite Ibn Sina:

Le nouveau cartel, l’endroit ou tout peut être trouve! Ici on se spécialise dans les plaquettes de résine de cannabis de 250grammes et plus, les grossistes comme ils se disent. La qualité est excellente vu que le produit vient en général du marroc et de l’italie seulement. La résine n’est pas retravailler pour lui garder tout son effet.

3- Hammam-Lif:

L’ancien cartel, l’endroit qui un temps fut le leader de la scène tunisienne des jouets de cerveaux. On continue a vendre, a revendre la bas, les clans sont assez gros. Pour une grande quantité, H-lif est l’endroit idéal. Des plaquettes d’1 kg et plus du 100% résine sans mixture a la demande.

4- Ariana, 5 décembre, Cite El Milaha:

Les nouveaux du domaine, la résine est la plupart du temps réchauffée et retravaillée pour augmenter la quantité, de ce fait la qualité est détériorée. On trouve ici des joints tout prêts, du papier a tabac, des filtres synthétiques et des appareils de roulage de tabac. On axe plus sur la petite distribution et les produit dérivés que sur la qualité et la grande distribution.

Drogues douces : Les drogues douces autre que le cannabis ne sont pas très présentes en Tunisie, et même si tout peut être trouve ou presque c’est assez cher, pas sur et difficile a trouver. La marijuana se trouve aisément a Elouardia4, LSD et ecstasy sont trouvables saisonnièrement a El ouardia 4. C’est pratiquement ce qu’il y’a comme drogue douce présente.

Piratage informatique : Cette section regroupe le piratage informatique des CD-Rom et CD-Audio, le recel de matériel informatique et la modification des play station (puceage). Cette contre bande est presque légale en Tunisie pays de Droit. Des magasins ouvrent chaque jour. Pour le recel de matériel informatique et surtout le recel de la mémoire vive (RAM EDO et SDRAM), deux stores assez connus achètent des barrettes volées des pc des administrations, lycées, facs et autre. Ensuite ils les revendent a des prix défiant toute concurrence. Il est a noter que la responsabilité pénale se transmet a l’acheteur lors d’achat de produits de recel ou de biens voles.

accès Internet : Les ingénieurs informatique de sociétés, quelques agents de 3S revendent a des prix pas très chers des login/passowrd (comptes Internet) a des particuliers. Le secteur est très limites et tends vers la gratuite.

Décodage de chaîne numérique : En voie d’expansion, ce secteur encore duopolisé par un ingénieur vivant a Nabeul et une poigne de futur polytechniciens ont les appareils adaptés pour reproduire les cartes a puce d’abonnement aux chaînes numériques Erotica, Babylon Blue, Canal + Satellite, Tele+, D+, TPS… Les prix ne sont pas très chers, mais la distribution et la quantité proposée est très limitée. On ne vends pas au premier venu… mais ça risque de changer très rapidement.

Armes blanches et armureries : Les armureries et les armes blanches, des épées a la highlander, des sabres de samurai, des couteaux a cran, des outils de self défense métallique, des poignards de collection… y’a de tout, de l’importe se trouve aisément a la banlieue sud de tunis, des artisans forgerons se trouvent aussi au grand tunis, Les prix de tels bijoux avoisinent les centaines de dinars pour les couteaux et sabres. A quoi servent-ils vous dites? Quand il n’y a pas d’armes a feu a gogo, l’homosapiens a tendance a reculer de quelques siècles et a adopter les armes médiévales.

Gadgets et sex goodies : J’en raffole! des petite boites allumettes marrantes de rires, des poupées gonflables, des joujoux de joie pour madame, des vibrateurs, les nouveaux playboy magazine, les dernières cassettes pornographiques, érotiques, exotiques et autres… Sex Sex SuX diront quelques uns, Freud P. Perret Tabatha Cash diront des autres, la panoplie du fan de sex se trouve chez quelques particuliers collectionneurs et revendeurs. Un cercle assez fermée des chercheurs de joie existe depuis quelques années surtout dans les quartiers chips d’el menzeh et de cite el mahrajene… Non je ne donne pas l’adresse, il suffit de demander un peu partout a vos connaissances et on vous répondra!

Les contre bande majeure

Drogues dures : Après le démantèlement du réseau national de H. Abid et compagnie, ce secteur commence a se restructure petit a petit. Les drogues chimique ont réapparu. La cocaïne se vends mais je vous conseille pas de chercher ou elle se vends et chez qui. Le gramme de la magie blanche coûte dans les 400 dinars tunisiens, la qualité n’est pas certifie, et personnellement je crois que la poudre est sûrement coupée et retravaillée… De la héroïne? j’en ai jamais vu, ni entendu parler. L’héroïne est une substance chimique qui s’administre par voie intraveineuse, ça laisse des marque, ça peut tuer si on ne sait pas se piquer… c’est pour cela qui a fait qu’elle n’existe pas en Tunisie. Les médicament, valium, diasepan, nevitrine, et autre lsd existent et sont trouvable, sauf qu’ils sont chers et que la qualité n’est pas encore une fois certifiée.

Or et Argent : Assez parler de drogue, je déteste les drogue car c’est un bonheur artificiel, pour moi le bonheur s’il n’est pas la par lui même, je ne m’emmerderait pas trop a le chercher. Donc l’or et l’argent sont produit en contre bande et trafiqués, les produits sont ensuite revendus en gros a une dizaines de dames qui font partie du clans qui vont les dealer a des prix multiplie par 20 et prétendront qu’elles les ont achetées de la turquie ou de l’italie, La qualité de l’argent est nulle, celle de l’or est maquille de façon ingénieuse. Les maîtres de ce secteur sont deux ateliers assez grands de La Berka, je suis arrive après beaucoup d’efforts a m’acheter de chez eux des boucles d’oreilles d’argent avec des incrustions de soi disant diamants trafiquées a 9 dinars (il m’ont voulu vendre le produit qu’après des interventions d’amis communs, je leurs ai jure que je ne divulguerai !a personne le secret… qu’il aille au diable), les même bijoux sont revendu a peu près 150 dinars… Ma petite amie croyait que j’avais débourse un trésor pour lui offrir les bijoux… c’est fou comme les gens sont matérialistes et cons!

Devises (vraie et fausse) : Une seule adresse pour de la vraie devise: Rue Zarkoun! des billets verts a volonté. La fausse devise est devenue très rares après que les autorités ont inculpe les deux clans de monnayage de la Tunisie, le premier détenait un pactole de 200 briques, des US dollars faux achetés pour trois fois rien du Senegal, l’autre clan, celui d’El Menzah 6, avait moins de fonds et je ne sais pas d’où diable ils avaient acheter les billets frappes…

Proxénétisme : Hélas ça existe! et je ne suis pas entrain de vous parler du bordel étatique de la Rue Adbellah Guech perpendiculaire a la rue Zarkoun. Par proxénétisme, il faut penser a des réseaux clandestins de putes, de macros et d’intermédiaires. De tels réseaux, fournissent aux cabarets de la Tunisie de la bonne matière première, en plus ces clans moches, sont l’aide uniques des grands hôtels tunisiens abritant des princes saoudiens ou des double-zeros (le truc sur la tête des cons) qui viennent en Tunisie pour de la pédophilie et des relations sexuelles.

Piratage de Télécom : Continuez les gars, ce n’est pas de la contre bande ce que vous faites parc que Tunisie Télécom est entrain de nous voler! Ces génies de l’électronique sont imbattables, déjà y’en avait un qui avec le modèle d’Eriksson a vais bouffer a Tunisie Télécom ses couilles. Ce génie est maintenant en France et je ne crois pas qu’il reviendrai un jours travailler en Tunisie. D’autres, nos futurs polytechniciens formes en Tunisie, ont le matériel nécessaire pour créer des cartes a puce, et ont les cerveaux nécessaire pour recouper les comptes GSM (qui sont au fait juste qu’un login/password/pin), ainsi aujourd’hui on commence a voir des personnes qui vendent des cartes de GSM frauduleuses… Continuez les génies, c’est ensemble qu’on va la niquer Tunisie Télécom

Armes à feu : Ça existe… l’attentat sur Riad Ben Fadhel le démontre bien, les mafiosi peut être? quelques flics ? a vous de savoir, je voudrais pas parler de trucs qui me feront risquer la vie.

Stéroïdes, protéines, hormones, silicone : Pour les maigrichons aux corps obsolètes. Le physique n’est pas important. Pour eux il est encore plus important lorsque un mec ou une nana bien bâtie leurs déballe cet argument. Mon argument a moi est ATTENTION ÇA PEUT TUER, ÇA PEUT RENDRE IMPUISSANT!

Stéroïdes : Des hormones injectées par voie intraveineuse qui provoque un développement massif des muscles, utilisées surtout par les sportifs de hauts niveau. Effet secondaire, impuissance sexuelle, diminution de la masse testiculaire, troubles cérébraux…. En Tunisie les stéroïdes existent, sont très chères, difficile a se procurer et revendues par quelques médecins sportifs.

Protéines : Compléments nutritifs avec 0% de gras et un concentre de vitamines, ce produit n’est pas revendu officiellement en Tunisie, cependant quelques personnes revendent des pots de protéines de quelques kilos, le kilo en France coûte 70dinars en Tunisie 300 dinars.

Hormones de croissance : Utilisées chez les adolescents pour stimuler la croissance musculaire et le développement du squelette. Assez dangereuses car elle dérèglent le système sexuel de l’individu. Elles sont revendues par les pharmacies, l’ordonnance d’un médecin est obligatoire… de la certains médecins se donne a pleine joie et se remplisse les poches face a des adolescents dont l’unique but est l’apparence physique et corporelle.

Implants de Silicone : Nouvellement installée en Tunisie, cette technique est assez bien contrôlée et pratiquée. Si au Brésil on te gourre de silicone n’importe ou, n’importe comment. En Tunisie, il y’a des cliniques spécialisées, des docteurs chirurgiens en esthétique spécialisée.

Franchises pour Changement de Résidence : On y arrive 🙂 Les FCR, l’été approche, les tunisiens voulant acheter une voiture sans payer les droits de douanes exorbitants ont trouve un moyen assez réfléchi pour contourner la loi sur la FCR, et propose en contre partie a quelqu’un de résident en étranger a s’impliquer pour eux… ensuite il y’a le voyage vers la Lybie… Motus et bouche cousue! A vous de deviner le pot aux roses!

Tuning : Hélas inexistant, si en France et aux États Unis des fous de la mécanique ont réussi a changer une 205 a quelque chose de plus rapide et de plus puissante qu’une BMW… en Tunisie le génie mécanique est limite aux changement des échappement (et non ‘chakmon’ comme le disent tous les mécaniciens ou presque). En Tunisie on est reste a faire de la pub pour Nike sur une 106 de 4 cv, volant bois, double pots d’échappement… berk!

J’espère que cela ne vous a pas trop choque, mais il est primordial de savoir que de tel fléaux existent en Tunisie. Je visais les médias tunisiens qui ne font que dire que tout va pour le mieux dans les meilleurs des mondes possibles. Si les jeunes se tournent vers le cannabis c’est qu’il sont déprimes a mourir… si l’état laisse circuler le cannabis c’est pour distraire les jeunes. Dans le cadre de la Black Ribbon Campaign, j’envois se faire foutre tous les médias tunisiens qui nous font croire que la Tunisie est L’Eldorado. La Tunisie s’est certes développée, mais il est fâcheux de nous faire croire que quelqu’un qui avance ne fait pas d’erreurs.

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Tunisie d’aujourd’hui et de demain…

Le malaise du jeune tunisien n’est un secret pour personne. En effet, son quotidien n’est autre que chômage, « tkambis » et débrouillardise. Son souhait légitime est évidemment d’accéder à la réussite et la promotion sociale. Mais là où le bas blesse est sans doute que cet objectif passe, dans sa tête, par un départ de son pays et par l’immigration définitive « el harka » (désolé pour les puristes) plutôt que de changer son quotidien.

Et là on distingue deux populations différentes:

– Ceux qui arrivent à obtenir le fameux « visa » ne pensent qu’à s’installer à l’étranger. Quand on leur demande pourquoi, ils argumentent que le climat en TUNISIE n’est pas propice à « gagner du pain ». Ceci est encore plus vrai pour les présumées « élites du pays » alias les étudiants brillants à qui l’état tunisien a octroyé une bourse.

– Ceux qui n’arrivent pas à obtenir le précieux sésame tant convoité, ne se soucient absolument pas de ce qui se passe autour d’eux dans une désinvolture légendaire. Le quotidien n’est certes pas très rose mais bon…

Mais diable, où est l’esprit patriotique qui a animé tant de générations de tunisiens dont nos propres grand-parents? Avons-nous perdu completement notre attachement à notre pays? Si nous les jeunes, nous ne nous mobilisons pas, qui va construire notre Tunisie dans laquelle on vivra ?

Honnêtement, je ne pense pas qu’on accepte qu’on nous impose un cadre qui ne nous convient pas. Je ne pense pas que ceux qui ont les choses en main ne feront pas de cadeaux et il faudra mériter tout changement. « on n’a rien sans rien… »

Alors pour notre pays et accessoirement pour nous-mêmes, soyons responsables et entamons un débat constructif sur notre avenir qui se conjuguent à celui de notre cher pays. Arrêtons d’être des assistés et prenons-nous en main.

à bon entendeur, salut

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LCR ROUGE 15 JUIN 2000

Tunisie
Le combat des femmes

Alhem Belhadj, représentante de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), était à Paris cette semaine pour participer à un meeting de solidarité avec les démocrates tunisiens. « Rouge » lui a posé quelques questions.

Peux-tu resituer l’affaire Ben Brik dans le contexte politique tunisien?
Alhem Belhadj –
La grève de la faim de Taoufik Ben Brik, très médiatisée, a permis de parler de la situation politique en Tunisie, notamment de l’absence de liberté de la presse. Mais elle vient après d’autres mobilisations plus importantes. Le décès de Bourguiba a aussi été un moment de contestation: les Tunisiens ont considéré que le pouvoir tentait d’occulter une partie de leur histoire, en les écartant des funérailles. Pour la première fois depuis longtemps, les gens exprimaient ouvertement des critiques contre le pouvoir.
L’affaire Ben Brik a dévoilé un ras-le-bol sous-jacent, qui n’avait pas pu s’exprimer depuis une dizaine d’années, du fait de la peur et de l’autocensure. Depuis un certain temps, des textes critiques circulent, sous forme de photocopies, comme autant de preuves de l’exacerbation des contradictions au! sein du pouvoir. Certains montrent une connaissance tellement précise des mécanismes de corruption qu’ils ne peuvent qu’émaner des différents clans qui s’affrontent au sein du pouvoir tunisien. D’autres éléments témoignent de cette crise: vague d’arrestations parmi les responsables de la police, attentat contre un journaliste, changements de positions chaotiques dans la gestion de la répression contre Ben Brik ou contre les associations, telles que Raid (Attac-Tunisie).
Le mouvement démocratique tente de s’engouffrer dans la brèche: création d’associations de chômeurs, de comités pour la défense de certains prisonniers politiques, pour la liberté de la presse. C’est là la principale victoire du mouvement démocratique sur l’autocensure.

Quelles sont les activités de l’ATFD?
A. Belhadj –
Officiellement reconnue depuis août 1989, elle se situe dans la continuité des mouvements féministes des années 1970. Elle agit sur le terrain des revendications pour l’égalité, contre les discriminations, pour modifier les mentalités. Alors que le pouvoir cherche en permanence à utiliser la question des femmes comme axe de sa propagande, il ne pardonne pas à l’ATFD sa lutte pour imposer une organisation autonome.
La principale réalisation de l’ATFD est la création, dès 1993, d’un centre d’écoute des femmes victimes de violences. Une activité qui lui a valu de nombreuses manifestations d’intimidation, de censure et de répression. Les militantes sont victimes de tracasseries professionnelles ou administratives, notamment pour obtenir un passeport. L’ATFD n’a pas accès aux médias. Le local de l’association est surveillé en permanence et a été soum!is à un véritable état de siège policier, à l’occasion d’une journée portes ouvertes pour « le droit au passeport ».
Afin de desserrer l’étau, l’ATFD a renforcé son intervention au sein de l’Interassociatif qui regroupe les associations indépendantes: Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Association tunisienne des avocats, Amnesty International et l’Union générale des étudiants tunisiens. La volonté d’autonomie de l’ATFD la conduit souvent à mettre au premier plan la lutte pour les libertés démocratiques, pour la liberté d’expression, parfois avant même les revendications qui sont sa vocation première.
Un travail a été entrepris sur la pauvreté et l’appauvrissement des femmes, mais il se heurte au manque de données statistiques fiables, même si s’impose le constat d’une détérioration de la situation, très différente de celle qui prévalait lors de la période de croissance du début des années 1990, lorsque la Tunisie était l’enfant chéri du FMI. Aujourd’hui, les femmes re!présentent 20 % de la population active. Elles sont essentiellement présentes parmi les ouvrières du textile, secteur dominé par les investissements étrangers auxquels une loi datant de 1972 accorde toutes les garanties possibles, ainsi que dans les secteurs marginalisés des services où elles sont surexploitées, dans le cadre de contrats précaires et sous-payés.
Malgré les nombreuses difficultés évoquées, l’association a pris un certain nombre d’initiatives dans le cadre de la préparation de la Marche mondiale des femmes. La campagne a été lancée le 11 mars par une réunion dans un théâtre privé, puisque la rue est interdite. Le 4 mai, à l’appel de l’Interassociatif, une manifestation s’est tenue en province, pour la liberté de la presse et les droits des femmes. Une conférence de presse contre les violences et le harcèlement sexuel a dénoncé la manière dont sont traitées les femmes dans les commissariats et les tribunaux, lorsqu’elles veulent faire appliquer les lois progre!ssistes dont se vante le pouvoir. Un tract et une affiche reprenant les thèmes de la Marche mondiale ont été sortis. D’autres initiatives sont en cours de préparation, telles qu’une table ronde fin juillet sur les violences et le harcèlement sexuel.

Propos recueillis par François Duval

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