17 novembre 2010

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TUNISNEWS 
  10 ème année, N° 3830 du 17.11.2010
 archives : www.tunisnews.net 


IFEX-TMG: Cinq ans après le SMSI, l’activité en ligne est encore plus censurée et les critiques réduits au silence 
IFEX-TMG: Five years past WSIS, online activity even more censored, critics silenced
Kalima: Un membre de la direction de la LTDH soumis à un siège de la police politique
Kalima: Sommet de l’UPM : rattrapage tunisien après le niet algérien
AFP: Tunisie: plus de touristes, moins de recettes en 2010
Des Destouriens honnêtes: Qui est Kamel Morjane?
Houcine Ghali:  Les bouleversantes inquietudes de Salah Zeguidi
Slim Bagga: Oussama Romdhani, un nazillon soumis


 Le Groupe d’observation de la Tunisie issu de l’Échange international de la liberté d’expression
17 novembre 2010 
Action commune

Cinq ans après le SMSI, l’activité en ligne est encore plus censurée et les critiques réduits au silence


 

(IFEX-TMG) – Le Groupe d’observation de la Tunisie issu de l’Échange international de la liberté d’expression, une coalition de 20 organisations membres de l’IFEX, est profondément inquiet de constater que, cinq ans après avoir accueilli le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), la Tunisie demeure l’un des pays les plus répressifs pour les journalistes indépendants, les blogueurs et les défenseurs des droits de la personne. L’accès à l’Internet est lourdement censuré, les sites web indépendants sont bloqués ou piratés, et les courriels et appels téléphoniques sont interceptés. 

Les 14 et 15 novembre 2005, la Tunisie a été le pays hôte du SMSI, organisé par les Nations Unies sur la présomption que la libre expression s’améliorerait dans le pays. 

Au lieu de cela, l’assaut contre la liberté d’expression continue de s’intensifier. Trois journalistes ont été incarcérés en moins de dix mois pour avoir fait leur travail. Zouhaier Makhlouf, blogueur et correspondant d’un site web de nouvelles, et Taoufik Ben Brik, qui collabore à des médias français, ont été relâchés plus tôt cette année après avoir purgé respectivement quatre et six mois de prison. Un journaliste gravement asthmatique, cependant, purge actuellement une peine de quatre ans d’emprisonnement qui lui a été imposée en juillet. 

Le 15 novembre, Fahem Boukaddous, correspondant de la chaîne satellitaire « Al-Hiwar Ettunisi » (Dialogue tunisien), a décidé de mettre un terme à sa grève de la faim de cinq semaines, qu’il avait entamé pour protester contre la sentence inique et ses pénibles conditions de détention. Sa femme, Afaf Bennacer, s’est plainte également de harcèlement policier et d’une surveillance policière intimidante à proximité du domicile et de l’entreprise familiale. 

Boukaddous a été arrêté le 12 juillet en rapport avec sa couverture en 2008 des manifestations ouvrières contre le chômage et la corruption dans la région minière de Gafsa. 

« Il y a cinq ans – contre l’avis de nombreux défenseurs de la libre expression – le monde a fait confiance à la Tunisie en lui confiant un rôle clé dans l’avenir de l’internet. La situation épouvantable de Boukkadous aujourd’hui rappelle à tous à quel point cette confiance a été trahie, » dit le président du TMG de l’IFEX, Rohan Jayasekera, de Index on Censorship. « Nous sommes profondément troublés par le recours toujours aussi intense aux mesures administratives et aux tribunaux pour étouffer la liberté d’expression, et par l’affirmation dénuée de tout fondement proférée le 7 novembre par le Président Ben Ali selon laquelle aucun Tunisien n’a jamais été harcelé ni emprisonné à cause de ses opinions critiques » . 

Un grand nombre de Tunisiens recourent souvent à la grève de la faim pour défendre le droit, qui leur a été confisqué, à la liberté d’expression. En septembre, Nejib Chebbi, directeur de l’hebdomadaire d’opposition « Al-Mawkif, » a fait la grève de la faim pour protester contre les pressions exercées sur l’imprimeur pour qu’il refuse de publier un numéro qui présentait des reportages critiques. 

Les membres du TMG de l’IFEX ont effectué une mission d’étude en Tunisie en avril et en mai, et ont rapporté que les journalistes et les juges indépendants étaient persécutés et que les demandes de permis d’exploitation de journaux indépendants ou de fréquences radio indépendantes étaient laissées de côté, tandis qu’un grand nombre de blogues et de sites web étaient bloqués localement ou même piratés. 

D’après des groupes de défense des droits de la personne, le gouvernement a autorisé depuis 2003 le lancement de cinq stations de radio privées – appartenant toutes à des parents du Président Ben Ali, ou à des amis proches. Les derniers en date, Radio Shems et Radio Express, ont été lancés en septembre et octobre respectivement par sa fille Cyrine Ben Ali et par Mourad Gueddiche, fils de son médecin et conseiller personnel Mohamed Gueddiche. 

Les journalistes sont traînés devant les tribunaux de façon répétée, comme dans le cas de Mouldi Zouabi, de la station Radio Kalima, littéralement en état de siège, ou harcelés comme Ben Brik et Lotfi Hajji, ou même empêchés de sortir de chez eux, comme Slim Boukhdhir et Lotfi Hidouri. D’autres se font confisquer leurs livres à leur arrivée à l’aéroport Carthage de Tunis, comme dans le cas de Hidouri et de Sofiene Chourabi. 

La guerre contre la liberté d’expression s’est intensifiée lorsque la Chambre des députés, largement contrôlée par le Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti de Ben Ali, a adopté à la mi-juin un projet de loi visant à renforcer l’arsenal des lois déjà en place utilisées pour faire taire et punir les journalistes indépendants et les défenseurs des droits de la personne. Aux termes de cette nouvelle loi, qui modifie l’Article 61a du Code pénal, tout citoyen tunisien qui établit des « contacts avec des agents d’une puissance étrangère ou d’une organisation étrangère dans le but de l’inciter à nuire aux intérêts vitaux » de la Tunisie et à sa « sécurité économique » est passible de cinq ans de prison. 


L’adoption de ce projet de loi est survenue après qu’un groupe de défenseurs tunisiens des droits de la personne eut rencontré de hauts responsables de l’Union européenne et les eut priés de ne pas accorder à la Tunisie le « statut avancé » que sollicite le gouvernement, à moins que celui-ci ne modifie sa législation et ses pratiques pour les faire correspondre aux normes internationales en matière de droits de la personne.

 

The International Freedom of Expression Exchange Tunisia Monitoring Group

17 November 2010 
Joint action

Five years past WSIS, online activity even more censored, critics silenced


(IFEX-TMG) – The International Freedom of Expression Exchange Tunisia Monitoring Group (IFEX-TMG), a coalition of 20 IFEX members, is deeply concerned that five years after hosting the World Summit on the Information Society (WSIS), Tunisia remains one of the most repressive countries for independent journalists, bloggers and human rights defenders. Access to the Internet is heavily censored, independent websites are blocked or hacked, and emails and phone calls are intercepted. 

Tunisia hosted the UN-organised WSIS on 14-15 November 2005 on the premise that free expression would improve in the country. Instead, the siege on freedom of expression has continued to intensify. 

Three journalists have been jailed in less than ten months for doing their job. Zouhaier Makhlouf, a blogger and correspondent of a news website, and Taoufik Ben Brik, a contributor to French media outlets were released earlier this year after serving respectively four and six months in prison. But an ailing journalist with acute asthma is currently serving a four-year jail sentence imposed on him in July. 

On 15 November, Fahem Boukaddous, correspondent for the satellite channel « Al-Hiwar Ettunisi » (Tunisian Dialogue) ended a five-week hunger strike to protest this unfair sentence and his dire prison conditions. His wife, Afaf Bennacer, also complained of police harassment and intimidating police surveillance near the family home and business. 

Boukaddous was arrested on 12 July in connection with his coverage of labour protests against unemployment and corruption in the Gafsa mining region in 2008. 

« Five years ago – against the advice of many defenders of free expression – the world trusted Tunisia with a key role in the future of the internet. Boukkadous’ appalling plight today reminds us all just how deeply that trust has been betrayed, » said IFEX-TMG Chair Rohan Jayasekera, of Index on Censorship. « We are deeply disturbed by the unabated use of Tunisian administration and courts to stifle freedom of expression and by President Ben Ali’s groundless claim on 7 November that no Tunisian has ever been harassed or jailed for his or her critical opinion. » 

Many Tunisians often resort to hunger strikes to defend their right to freedom of expression, which they are routinely denied. In September, Nejib Chebbi, director of the opposition weekly « Al-Mawkif », went on hunger strike to protest pressure on the printer not to print an issue carrying critical stories. 

IFEX-TMG members conducted a fact-finding mission to Tunisia in April and May and reported that independent journalists and judges were persecuted and applications for independent newspaper licenses or radio frequencies ignored, while scores of blogs and websites are locally blocked or even hacked. 

According to human rights groups, the government authorised the launch of five private radio stations since 2003 – all of them owned by President Ben Ali’s relatives or close friends. The latest ones, Radio Shems and Radio Express, were launched respectively in September and October by his daughter Cyrine Ben Ali and Mourad Gueddiche, the son of his adviser and medical doctor Mohamed Gueddiche. 

Journalists have been repeatedly dragged to courts, like Mouldi Zouabi of the beleaguered Radio Kalima, or harassed like Ben Brik and Lotfi Hajji, or even prevented from leaving their homes like Slim Boukhdhir and Lotfi Hidouri. Others have had their books confiscated upon their arrival at Tunis Carthage Airport, like Hidouri and Sofiene Chourabi. 

The war on freedom of expression intensified when the Chamber of Deputies, largely controlled by Ben Ali’s ruling Democratic Constitutional Rally adopted in mid-June a bill aimed at reinforcing the existing arsenal of legislation used to silence and punish independent journalists and human rights advocates. Under this bill, which amends Article 61a of the Penal Code, any Tunisian who establishes « contacts with agents of a foreign power or a foreign organisation with a view to inciting them to harm the vital interests » of Tunisia and its « economic security » could be jailed up to five years. 

The adoption of this bill came after a group of Tunisian human rights advocates met with EU officials and urged them not to grant Tunisia the « advanced status » requested by its government unless it brought its legislation and practices in line with international standards for human rights.


Un membre de la direction de la LTDH soumis à un siège de la police politique


Proposé par redaction le Lundi 15 novembre 2010


M. Abdul Rahman Al Hedhili, membre du Comité directeur de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme, a dénoncé dans une déclaration à Radio Kalima le harcèlement qu’il subit de la part de la police et qui a pris des proportions alarmantes depuis le 3 octobre dernier où une activité avait été planifiée à la section de Kélibia de la LTDH, tout comme le défenseur Messaoud Romdhani de la section de Kairouan.

Depuis cette date, il fait l’objet d’une surveillance constante de la part d’agents de la police en uniforme et en civil qui lui imposent des restrictions de sa liberté de mouvement draconiennes, sa voiture est systématiquement stoppée dès qu’il prend la route et son permis de conduire a été abusivement confisqué.

 De plus, tous les week-ends, un dispositif policier encercle son domicile et l’empêche de le quitter, en prévention de tout contact qu’il tenterait de nouer avec les sections de la LTDH dans les différentes régions. 
 

C’est le même dispositif qui est maintenu au niveau des sections à Kairouan, Bizerte ou Jendouba.
 M. Hedhili a déclaré : « Les autorités prétendent qu’ils veulent résoudre la crise de la LTDH au cours des six prochains mois à travers un dialogue entre les différentes parties, comment croire à ces bonnes intentions dans ces cas si la direction de la LTDH est empêchée systématiquement d’avoir tout contact avec ses sections ? » 

(Source: le site de « Radio Kalima » le 15 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=312


Sommet de l’UPM : rattrapage tunisien après le niet algérien


 
Proposé par redaction le Lundi 15 novembre 2010
L’envoyé spécial du gouvernement espagnol, l’ex ministre des affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos, n’a pas réussi, le vendredi dernier, 12 novembre, à convaincre le président algérien de participer au prochain somment de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) prévu le 21 novembre à Barcelone, apprend-t-on de l’APS.
Selon la télévision algérienne, le rôle d’Israël dans l’union et le manque de garanties sont les principales réserves formulées par Alger. Quand à la position de la Tunisie, elle a vite changé.
 Après son entretien avec le président tunisien, le 9 novembre Mr Moratinos, cité par la très officielle agence TAP, reprise par l’ensemble des médias locaux, faisait état de l’accord de Ben Ali pour la participation de la Tunisie au prochain sommet, et surtout de son «soutien total à la politique européenne en Méditerranée ». 
Ce n’est que deux jours plus tard, le vendredi 12, soit après que fut rendue publique la position d’Alger, que le porte parole officiel de la présidence de la République tunisienne, s’est avisé que les propos de Moratinos, tels que repris par l’AFP (hic !) devaient être « précisés ».
 La tenue de ce sommet nécessite la réunion de certaines conditions préalables, dont « l’amélioration de la situation qui prévaut au Proche-Orient dans le sens de la reprise des négociations de paix suspendues actuellement en raison de l’obstination d’Israël à poursuivre sa politique de colonisation. »
 Plusieurs observateurs pensent que la Tunisie a vite revu sa copie pour ne pas se retrouver le seul pays arabe qui ne se soucie pas de la question palestinienne après le refus de la plus part des pays arabes de participer au sommet de l’union à cause de la situation en Palestine.
 Une position qui devient gênante surtout après l’acceptation de la Tunisie du poste de vice président refusé par l’Algérie à cause de la nationalité israélienne de l’un des suppléants du président de l’union.
 La coprésidence française de l’UPM a déjà fait savoir qu’un nouveau report de son second sommet était probable. Prévu initialement pour le 7 juin 2010, il avait été repoussé, par la suite, au 21 Novembre.
 Il est à rappeler que le projet de l’Union pour la Méditerranée voulue par le président français Sarkozy et fondée en grande pompe à Paris en juillet 2008, peine à se concrétiser du fait de la réticence de l’Allemagne, d’une part, et de l’échec des négociations de paix au proche Orient, de l’autre.
La Tunisie n’en est pas à sa première déconvenue avec c projet, puisqu’elle a dû, successivement, renoncer à en abriter le siège obtenu par Barcelone puis à en assurer le secrétariat général, échu à un diplomate jordanien, malgré les assurances de soutien formulées par Sarkozy. 

(Source: le site de « Radio Kalima » le 15 novembre 2010)
Lien: 
http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=311


Tunisie: plus de touristes, moins de recettes en 2010


AFP le 17 novembre 2010 à 14h00 
 Les recettes du tourisme en Tunisie ont reculé de 0,2% en dépit d’une hausse des nombres de nuitées et des visiteurs britanniques et russes notamment, selon des chiffres officiels pour les huit premiers mois de l’année.
De janvier à fin août, les revenus du secteur se sont chiffrés à 2,29 milliards de dinars (1,64 milliard de dollars) contre 2,53 milliards de dinars (1,81 milliard de dollars ) à la même période de 2009.

Le nombre des nuitées (nombre de nuits en hôtel) a atteint 28,07 millions en 2010 contre 27,28 millions en 2009, soit une hausse de 2,2%, selon un bilan détaillé publié par le mensuel «Profession tourisme».
Les Français sont toujours en tête des visiteurs européens avec plus de 1 million touristes en 2010 (+1,7%) suivis par les Allemands (330 312 visiteurs) et les italiens (295 701).

Les touristes en provenance de Grande Bretagne, de Russie et des pays scandinaves ont été plus nombreux à se rendre en Tunisie, soit 28,9% de plus pour les Anglais, 46,3% pour les Russes et 30,5% pour les Scandinaves.
Essentiellement pour le tourisme de santé qui sonnait un essor, la Tunisie a attiré jusqu’à fin août plus de 760 000 visiteurs algériens (+6,7%) et 1,3 million de Libyens (-8,1%).

Premier pourvoyeur de devises, l’industrie touristique couvre 60% du déficit de la balance commerciale de la Tunisie et y représente 6,5% du PIB. Le secteur emploie plus de 350 000 personnes sur dix millions d’habitants.
La Tunisie cherche à diversifier son tourisme très axé sur le balnéaire bon marché et table sur 15 milliards de dinars (11 milliards de dollars) de recettes pour 2014.
 


QUI EST KAMEL MORJANE?
 


Pur produit du système, on le prédestinait à jouer les premiers rôles et le voilà un looser. Il est le fils de Kantawi Morjane, ancien receveur des Finances à Sousse, secrétaire Général du Comité de coordination de Sousse et ancien Gouverneur.  Après des études en droit, Il a passé toute sa carrière diplomatique à l’étranger, au commissariat des réfugiés à Genève et puis ambassadeur de la Tunisie à Genève. Il est  marié à la fille de Bouraoui Ben Ali, ancien pilote de Tunis-Air.  

L’autre fille de Bouraoui, la sœur de la femme de  Kamel Morjane, est mariée à Mehdi Mlika, monsieur 10%, ayant amassé une fortune colossale placée à l’étranger. Béchir Ben Ali, le frère de sa femme était coursier au Magasin Général.  Et puis il a poursuivi des cours de pilotage pour regagner  Tunis Air en tant que pilote, le métier de son père. Il devient multimillionnaire en ramenant des contenaires à Menzel Kamel. Son autre frère Borhane Ben Ali représentant de tourisme  depuis 20 ans  est encore un milliardaire.  Béchir Ben Ali marie sa fille au fils de Hayet Ben Ali pour que la fortune accumulée par la corruption reste dans la famille.  

Mounir Morjane, frère de Kamel Morjane, un touche- à- tout, est également milliardaire. Mal aimé, les hammamiyya, les gens de Hamam Sousse, le détestent. Ils ont refusé qu’il fasse partie  de la liste municipale.  Enfin il n y’est pas. Kaïs Morjane, le fils de Kamel fait dans l’import- export. Kamel Morjane s’est enfin enrichi. Il a quatre maisons et suffisamment d’argent à l’étranger. Diplomate certes, mais guère politique, il vient d’être humilié dans son propre ministère. Lors du dernier mouvement des ambassadeurs, Il en reçoit par fax la liste  concoctée au sérail par Abd al-Wahab Abdallah. L’intendant en prend acte, comme un factotum.  On lui impose Chtioui, l’agent de Leila Ben Ali, Habdelhafidh Hargam et Ridha Farhat ancien ambassadeur au Portugal. Effacé, il ne dispose d’aucune assisse régionale et politique. Il manque surtout de cran, nakis ghalwa !  Le  clan Trabelsi  le tient en horreur. Il reste au gouvernement parce qu’il en a compris le but : s’enrichir. Dommage. Bye Bye Corail ! 

DES DESTOURIENS HONNÊTES


 LES BOULEVERSANTES INQUIETUDES DE SALAH ZEGUIDI


 
Houcine Ghali, Genève

Sur son facebook du 5 novembre, repris par Tunisnews le 7 du même mois, Salah Zeghidi a écrit un article intitulé  » Nous sommes des Tunisiens inquiets « . Ses inquiétudes, qu’ il se permet d’ attribuer à d’ autres Tunisiens, a consisté à nous rappeler toutes les vicissitudes du pouvoir destourien durant le règne du président Ben Ali, panachées quand même par des réalisations positives qu’ il a tenu à signaler dans l’ introduction de son article.

Rappeler les bienfaits mais surtout les nombreux ratages et les aspects totalement négatifs d’ un pouvoir arraché suite à un coup d’ Etat médical et nullement légitime qui perdure depuis 1987, avec une constitution caduque tellement elle a été charcutée, un peuple apperé et subissant toutes formes de répression, une opposition servile et impuissante et des intellectuels démissionnaires et sans âme, sans expliquer comment s’ en sortir par les propres moyens  de la majorité des Tunisiens qui subit l’ opprobre et le mépris, c’ est traire dans un ustencil troué ( tehleb fi hellab mag’our ) comme disent les vieilles paysannes de Jebeniana d’ où est pourtant issu Salah Zeghidi.

Pire encore, puisque Salah Zeghidi s’ adresse  » aux gouvernants et à toutes celles et ceux qui contribuent à la prise de décision « , pour  » prendre en considération et en charge les préoccupations et les inquiétudes  » qu’ il a exprimées,  » en engageant le pays et l’ Etat sur la voie du renouveau dans le sens de la réhabilitation du régime républicain « .

Après avoir fini la lecture de la conclusion de l’ article/inquiétudes/sollicitation de Salah Zeghidi, je suis resté presque un quart d’ heure absent, sans réflexion, ne croyant quand même pas mes yeux, à revoir l’ itinéraire du militant marxiste originaire de Jebeniana, de ses études et apprentissage politique à Paris, de ses positions toujours radicales, de la lucidité exprimée dans ses nombreuses contributions, du révolutionnaire qui nous donnait des leçons d’ engagement politique sans concession et du dépositaire de la pensée unique qui adorait jouer au leader charismatique auprès des jeunes lorsqu’ il visitait le bled.

Ainsi donc, au crépuscule de sa vie, ‘am Salh a fini par s’aligner sur tous ces opposants de pacotille qui croient que le changement va venir du sein même des tenants du pouvoir qui répriment, agressent, étouffent tout un peuple en usant de tous les moyens contraires aux droits humains depuis vingt trois ans, tels que la torture, l’ emprisonnement arbitraire, la main mise sur la justice et les huit milles associations civiles, la dilapidation des biens publics et l’ atteinte régulière de tout un peuple.

Comment peut-on croire un seul instant à une pareille issue, celle quémandée par Zeghidi Salah?

Il suffit de relire l’ histoire contemporaine pour comprendre que jamais un chamgement positif d’ un pouvoir despotique n’ a émané de ses tenants, surtout à l’ échelle du monde arabe réputé par une absence totale de démocratie depuis l’ arrivée du prophète Mohamed au début du septième siècle après Jésus Christ.

Les gouvernants en Tunisie ne sont pas dupes. Ils savent très bien qu’ ils se mettent dans la gueule du loup s’ ils se hasardent à  » engager le pays et l’ Etat sur la voie du renouveau dans le sens de réhabilitation du régime républicain « .

Comment Salah Zeghidi n’ a pas saisi que le régime actuel, avec sa pratique répressive, son manque total de démocratie et sa main mise sur tous les pouvoirs, permette l’ enrichissement des clans qui le composent et par conséquent la pérennité du pouvoir actuel?

Mais comme tant d’ autres oposants et intellectuels tunisiens, Salah Zeghidi a choisi la facilité au lieu de faire l’ effort, ne serait-ce que de contribuer à l’ ébauche d’ une réflexion permettant la construction d’ une plate forme d’ action pour un changement de pouvoir en Tunisie.

Car, c’est d’ une nouvelle théorie de lutte, qui tient compte de sa culture, de son histoire et de ses valeurs, que l’ opposition et le peuple tunisien ont besoin. Avec, ensuite, bien sûr, un programme d’ action qui permet la mobilisation de la majorité des masses laborieuses.

Si Salah Zeghidi ne se sent plus capable de s’ engager dans un pareil projet, il peut, s’ il veut vraiment aider les Tunisiens et laisser une trace pour les générations futures, écrire les mémoires de ses luttes et actions, comme son passage au mouvement Perspectives, ses années au sein de l’ UGTT représentant le secteur bancaire, à la Ligue tunisienne des droits de l’ homme et ses nombreuses éscarmouches avec ses dirigeants, et son analyse de la situation politique dans le pays.

Ce projet concerne certainement des centaines d’ opposants et d’ intellectuels qui n’ ont pas encore compris où se situe véritablement leur rôle ou bien ont sciemment préféré se prélasser dans une démission coupable.

Salah Zeghidi aurait dû faire l’ économie de cette dernière et lamentable masturbation politique.

Houcine.ghali@bluewin.ch
 


OUSSAMA ROMDHANI, UN NAZILLON SOUMIS


 

par Slim BAGGA
 
En deux-trois clics et autant de manipulations avec votre souris, le constat sera édifiant. Allez sur google; cherchez Oussama Romdhani dans la rubrique « Images ». Déshabillez ce crâne d’oeuf de son costume civil, mettez-lui l’uniforme SS. Fixez,
 
regardez. Le parallèle est impressionnant. « Sobhane Allah »…Qui pourra nier que ce mièvre ministre de la propagande n’a pas la gueule de l’emploi? Dieu…que l’on ne m’accuse pas de délit de faciès ou de délit de sale gueule. J’en tremble déjà!
Le valet du Cardinal Abdelwaheb Mazarini Abdallah, le ventriloque de son maître Zinochet, qui nous sert et nous fait servir ses diplômes à Georgetown, ne console que sa veulerie.

Pour administrer une agence telle l’ATCE et gérer ses scribouillards, on n’a pas besoin de diplômes américains ni même tunisiens. Il faut du zèle, encore du zèle, toujours du zèle. Et surtout une redescente dans les bas fonds de ses origines à Metouia, à quelques encablures de Gabes, où une population pudique rougit de honte à la seule évocation de son nom. « Ya baba ouaqtech enwaliou chorfa » (Père, quand deviendrons-nous d’honorables gens), dit le vieux proverbe.
Oussama Romdhani n’a cure des sagesses ancestrales: venu de rien, pour lui la fin justifie les moyens. Pour cela, il sert le vice et l’immonde, excelle dans leur propagation jusqu’à mettre en doute les capacités de son équipe. Un membre de l’ATCE m’a envoyé l’autre jour une missive détaillée en prenant d’énormes risques. « Nous sommes nombreux, dit-il, à en avoir assez de ses pratiques, des rapports qu’il nous commande. Même lorsqu’il nous est demandé de vous insulter, il est mécontent de nos articles que l’on sait diffamatoires. Il nous traîte de « merdeux », et c’est lui-même qui rédige ces papiers infâmants, empruntant de nombreux pseudo. On se demande tous: est ce le rôle d’un ministre? » Témoignage édifiant!!!
Je dirais néanmoins à ce correspondant faisant son coming out que Oussama Romdhani n’est pas un ministre. C’est juste un larbin, un scribe de bas étage, le premier des écrivassiers certes, mais un écrivassier à la plume nauséabonde. Ce qui ne devrait pas étonner vu sa culture de caniveau. Mettez l’habit SS avec votre curseur, vous dis-je….Et vous comprendrez tout!
Imaginez aussi un seul instant où dans une Tunisie paisible c’est la compétence qui se trouve récompensée. Aurions-nous entendu et entendrions-nous parler de ce nazillon? Jamais!!!
Alors, Oussama Romdhani n’est à traiter que comme un dérivé du mal suprême, de la nullité ambiante, du stalinisme institutionnalisé. C’est un phénomène, que dis-je, .. à éradiquer par le rire et le mépris.
Dans les années 60, dans des cliniques américaines de Yale aux USA, avait été expérimentée avec un succès mitigé la théorie de la soumission à l’autorité autour du Professeur Stanley Milgram. A s’y pencher de près, on constatera que les tortionnaires dans leur ensemble et les larbins en tout genre n’agissent pas par haine ni dans un but exclusivement lucratif, mais par soumission. Des monstres à visage humain, ayant l’illusion de la puissance, mais en fin de compte otages de l’autorité abstraite qui les téléguide et les incite à plus d’horreur. Des non-êtres qui ont l’illusion de la virilité dans leur posture de dominés.
Oussama Romdhani, homme à plaindre? Maso à soigner? Peut-être, mais n’exagérons rien…


 

 

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19 novembre 2005

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