16 février 2001

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البداية

 

 

 



TUNISNEWS
 

LES TITRES DE CE JOUR:

 

  • Grande manifestationpour la libération de Mehdi ZOUGAH

  • Vigile et pétitions pour Haroun M’Barek.

  • L.D.H – F.T.C.R-  Reunion d’information sur la degradation de la situation des droits de l’homme en Tunisie

  • C.R.L.D.H.  Tunisie: la situation de la LTDH, , la greve de la faim de jalel zoglami, le proces de lotfi  farhat
  • Le C.N.L.T renouvelle son équipe dirigeante!

  • « ROUGE » a interviewé Jalel Zoghlami à propos de sa gréve de la faim
  • Jalel zoghlami recoit une lettre de soutien du syndicat de l’enseignement de base de l’UGTT
  • L’ISLAM ET L’ETAT MODERNE. UN POINT DE VUE INTERESSANT!


  •  

    À ne pas rater:

    « Le vrai journal », l’émission de Karl Zero proposera un sujet sur les agressions dont Jalel Zoghlami a été victime ce

    dimanche 18 février à 12 h30

    en clair sur CANAL + 



    Grande manifestationpour la libération de Mehdi ZOUGAH
    Samedi 17 février 2001 à 14h30
    A Marseille (Vieux Port)

    TUNISIE
    « Sous la plage les barreaux »

    Un Français dans les geôles tunisiennes

    A TUNIS comme à JOLO la France ne doit pas abandonner ses ressortissants

    « MEHDI N’EST PAS PLUS COUPABLE QUE MOI »

    Monsieur Mehdi ZOUGAH, habitant à Marseille, marié, père de 2 enfants s’est rendu en Tunisie le 11 août 2000 pour des vacances. Dès son arrivée sur le sol tunisien, il a été interpelé et incarcéré. Pendant dix jours, sa famille est restée sans nouvelle.

    Mehdi ZOUGAH est né en France de mère française et il possède la double nationalité française et tunisienne. Il aurait était arrêté parce qu’il aurait fait l’objet en 1998, de la part de la justice tunisienne, d’une condamnation par contumace à 12 années de prison pour association de malfaiteurs. Bien sûr, Monsieur ZOUGAH n’a jamais été informé de ce jugement et ne se doutait de rien lors de son voyage cet été.

    Le 16 septembre, son avocat, Maître NASRAOUI, en visite à la prison pour visiter plusieurs de ses clients, n’a pas pu voir Monsieur ZOUGAH, malgré son insistance. Elle est très inquiète pour l’intégrité physique de son client qui a probablement subit des traitements contraires aux conventions internationales des droits de l’Homme.

     
     
     

     
    Ce marseillais de 31 ans est détenu sans raison depuis le 11 août 2000 en prison à Tunis.
    Son épouse et ces 2 enfants vous demandent votre soutien. 

     
     Avec le soutien de:

    AIX SOLIDARITE, Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme ( BdR ), Syndicat des Avocats de France, FRANCE LIBERTES – Fondation Danielle Mitterrand, Association Solidarité et liberté, A.S.T.I, Association des Travailleurs Maghrébins de France, Comité pour le respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, CIMADE, MRAP Aix en Provence, Association des Victimes de la Torture en Tunisie, Joël Dutto (conseiller général PC), Jeanine Porte (conseiller général PC), Roland Joly (conseiller général PC), Yasmine Boudjenah (député européenne), Hélène Flautre (député européenne), FVJ Maghreb, Centre d’Information et de Documentation sur la Torture – Tunisie, CGT, Sylvie Andrieux (député PS), Comité Chômeurs CGT, CJMF, Parti Communiste, Fédération du Parti Socialiste des Bouches du Rhône, Les Verts…..

    COMITE POUR LA LIBERATION DE MEHDI ZOUGAH
    C/O Ligue des Droits de l’Homme – 2 rue Ports Sud – 13007 Marseille
    Fax : 04-91-31-79-87

    Marseille, le 07 février 2001

    A TUNIS COMME A JOLO LA FRANCE NE DOIT PAS ABANDONNER SES RESSORTISSANTS

    IL FAUT SAUVER LE JEUNE MARSEILLAIS EMPRISONNE ARBITRAIREMENT EN TUNISIE !

    Suite à l’incarcération abusive de l’un de nos concitoyens depuis le 11 août dernier à Tunis, un comité de soutien s’est constitué autour de son épouse le 19 septembre 2000.
    C’est ainsi que des individus, des associations se sont mobilisés pour briser la loi du silence et alerter l’opinion publique sur une détention qui perdure jusqu’à ce jour (

    plus de 160 jours !

    ) et qui est totalement injustifiée.

    RAPPEL DES FAITS

    Monsieur Mehdi ZOUGAH a été arrêté et incarcéré dès son arrivée à Tunis le 11 août 2000. Il y aurait été condamné par contumace à 12 ans de prison en 1998 pour une prétendue  » association de malfaiteurs « . Son crime : il aurait assisté à une réunion publique en 1991 à Marseille, en présence d’opposants tunisiens !
    Cette inculpation est scandaleuse sur le principe car il s’agirait d’une expression de la liberté d’opinion sur le sol français que voudrait sanctionner le régime répressif tunisien qui a interdit tous les partis non gouvernementaux, et anéanti ainsi toute libre expression.

    De surcroît, cette inculpation est sans aucun fondement. Elle ne repose que sur les affirmations devant la police d’une personne condamnée lors du procès de 1998 et qui s’est rétractée devant le juge d’instruction.

    Monsieur Zougah, qui n’est pas connu pour des implications politiques, dément fermement toutes ces allégations.
    Maître NASRAOUI, lors d’une première audience le 25 septembre, a demandé une confrontation avec l’accusateur. Durant ce procès de quelques minutes, en présence d’observateurs de la

    Ligue des Droits de l’Homme des Bouches du Rhône

    , un report du procès au

    8 janvier 2001

    a été décidé. Maître NASRAOUI connaît d’énormes difficultés pour rencontrer son client. Mehdi a dû faire une grève de la faim et a été hospitalisé (d’après Amnesty International) pour obtenir un traitement plus décent en prison.

    MOBILISATION
    Une délégation Française de quinze personnes composée d’élus, d’Avocats, d’un Haut Magistrat, de militants associatifs s’est rendue à cette nouvelle audience.
    Ils ont pu constater

    le vide du dossier d’accusation

    dans lequel ne figure même pas le premier jugement rendu par contumace !
    Ils se sont rendu compte aussi des atteintes permanentes aux droits de la défense et de l’absence des libertés les plus élémentaires. C’est ainsi que les avocats disent être menacés sans cesse d’arrestations ou de violences physiques. Les associations qui veulent être indépendantes du pouvoir sont interdites.
    En fin de compte, une nouvelle audience est fixée au 21 Février et la confrontation avec l’accusateur prévue pour le 8 Février.. mais sans la présence des avocats…

    C’est malgré tout une petite avancée du Droit

    , puisque cette confrontation pourtant obligatoire selon le Code de Procédure Pénale Tunisien (art 143) est enfin admise… après cinq mois de détention et deux audiences !!
    Le comité de soutien ne se fait cependant aucune illusion sur l’indépendance et l’impartialité de la Justice Tunisienne, pays où le Président de la République est élu avec 99 % des voix.
    Seule la mobilisation de l’opinion peut apporter du droit dans un Etat qui en est si singulièrement dépourvu.
    L’opinion doit réclamer également que notre gouvernement intervienne pour faire cesser la triste mésaventure d’un citoyen français pris dans les filets d’un système répressif qui s’illustre constamment par sa politique anti démocratique. Cela contribuera aussi à défendre tous les opprimés et les baillonnés en Tunisie ( militants des droits de l’homme, opposants démocrates, avocats qui veulent simplement exercer leur métier….)

    Il est scandaleux qu’un français soit détenu dans un Etat tiers pour des soi disant activités politiques sur le territoire français, qui de toute façon ne seraient pas répréhensibles ici. A quelques jours de la nouvelle audience ( 21 février ) une mobilisation est prévue le 17 février 2001 à 15h00 au Vieux Port à Marseille

    *****

    AIX SOLIDARITE, Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme ( BdR ), Syndicat des Avocats de France, FRANCE LIBERTES – Fondation Danielle Mitterrand, Association Solidarité et liberté, A.S.T.I, Association des Travailleurs Maghrébins de France, Comité pour le respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, CIMADE, MRAP Aix en Provence, Association des Victimes de la Torture en Tunisie, Joël Dutto (conseiller général PC), Jeanine Porte (conseiller général PC), Roland Joly (conseiller général PC), Yasmine Boudjenah (député européenne), Hélène Flautre (député européenne), FVJ Maghreb, Centre d’Information et de Documentation sur la Torture – Tunisie, CGT, Sylvie Andrieux (député PS), Joël Dutto (conseiller général PC), Comité Chômeurs CGT, CJMF, Parti Communiste, Fédération du Parti Socialiste des Bouches du Rhône, Les Verts…..

    COMITE POUR LA LIBERATION DE MEHDI ZOUGAH
    C/O Ligue des Droits de l’Homme – 2 rue Ports Sud – 13007 Marseille
    Fax : 04-91-31-79-87


    Le président de NARO Services SE FîHE! JACQUES SONCIN APPELLE A LA LIBERATION IMMEDIATE DE MEHDI ZOUGAH!

    Un Marseillais victime de l’arbitraire


    Medhi Zougha, Marseillais, marié, père de deux enfants, s’est rendu en Tunisie le 11 août 2000 pour des vacances. Dès son arrivée sur le sol tunisien, il a été interpellé et incarcéré en raison d’une condamnation par contumace à 12 années de prison pour association de malfaiteurs. Il aurait assisté, il y a une dizaine d’années, à une réunion d’opposants au dictateur Ben Ali ici à Marseille. Ce qu’il a toujours nié. Medhi Zougha, de mère française et de père tunisien, bénéficie de la double nationalité française et tunisienne.

    Cette arrestation, du point de vue de la France est un scandale. C’est l’équivalent de la prise d’otage de Jolo. Elle est totalement arbitraire et elle démontre une fois de plus que le régime tunisien n’a aucun respect pour le droit et qu’il ne tient même pas compte de la légalité internationale.

    Certains, en France, tergiverse à soutenir Medhi parce que ce serait un intégriste. Quelques uns, à Marseille, le font en arguant de leur statut de journaliste. Pourtant, aucune enquête sérieuse n’a démontré, ni même évoqué sérieusement une quelconque liaison de Monsieur Zougha avec des organisations criminelles ou même illégales. Interrogé sur cette question, lui et ses proches ont toujours nié avoir un lien avec les milieux intégristes. A moins de décider que tout musulman croyant et pratiquant est un intégriste en puissance cette affirmation tient donc, jusqu’à preuve du contraire, du ragot.

    Et puis le problème n’est pas là. Si quelqu’un subit un crime ou une injustice on ne va pas lui demander s’il croit en dieu, quel est son parti politique ou ses orientations sexuelles. Cet homme n’est pas en prison pour un crime ou un délit, qui, s’il avait été commis, l’aurait été en France et seule la justice française aurait alors été compétente. Il est victime de l’arbitraire du pouvoir de Ben Ali, qui ne combat pas l’intégrisme, mais la démocratie et le peuple tunisien dans son ensemble.

    Il faut rappeler aux démocrates qui ont peur de se salir les mains de la solidarité que les droits de l’homme s’appliquent à tous les êtres humains, quel qu’ils soient. L’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule :  » Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation…  »

    Ne pas soutenir Medhi Zougha, c’est donner un satisfecit à Ben Ali, et d’une certaine manière, c’est ouvrir un boulevard aux intégristes, justement.

    Ce Marseillais de 31 ans passe en procès en Tunisie le 21 février prochain et une manifestation pour sa libération est organisée sur le Vieux-Port samedi 17 février à 14h30. La plupart des organisations de défense des droits de l’homme y appellent.

    Jacques Soncin

    Président de NAROS

    NARO SERVICES

    NAROS@net-up.com

     

    DOSSIER HAROUN M’BAREK: LES MEDIAS CANADIENS POURSUIVENT LA COUVERTURE DE LA TRAGEDIE DE L’ETUDIANT TUNISIEN DEPORTE, TORTURE ET EMPRISONNE A TUNIS!ARTICLE PARU DANS LA PRESSE DE L’UNIVERSITE DE LAVAL.
     

    Vigile et pétitions pour Haroun M’Barek

    Cet étudiant de la Faculté de droit a été incarcéré en Tunisie après son expulsion du Canada

    Le mouvement de soutien à Haroun M’Barek, un étudiant de maîtrise en droit commercial de l’Université Laval, expulsé du Canada le 6 janvier dernier, prend de l’ampleur. Une manifestation de solidarité sous forme de vigile, tenue le 7 février à Québec, a attiré une cinquantaine de personnes devant les bureaux du ministère fédéral de l’Immigration et de la Citoyenneté. Une pétition, lancée le même jour, a recueilli environ 800 signatures en 48 heures. Vendredi dernier, le Bloc québécois a fait inscrire une question sur ce dossier au feuilleton des délibérations de la Chambre des Communes, à Ottawa. Quant au Centre international de la personne et du développement démocratique, un organisme montréalais, il a annoncé son intention de déléguer un observateur au procès que subira l’étudiant le 21 février prochain à Tunis.

    Dès son retour dans son pays, Haroun M’Barek a été incarcéré, puis torturé. On lui reproche ses activités au sein de l’Union générale tunisienne des étudiants (UGTE), une organisation non reconnue par le gouvernement et proche du mouvement islamiste tunisien. L’étudiant avait quitté son pays en 1994 pour venir étudier au Canada. Deux ans plus tard, et malgré son absence, il était jugé et condamné à 12 ans de prison pour « formation de bande de malfaiteurs » et « participation à un projet collectif visant à attaquer des personnes et des biens ». Il a fait appel de ce jugement à son retour.

    Un jugement qui ne tiendrait pas la route
    Le Comité de soutien à Haroun M’Barek a obtenu copie du jugement prononcé en 1996. Selon Lise Garon, porte-parole du Comité et professeure au Département d’information et de communication de l’Université Laval, on prête des intentions terroristes à l’étudiant à partir de ses comportements. Secrétaire d’une section régionale de l’UGTE, syndicaliste étudiant, il fréquentait régulièrement la mosquée et était inscrit à des cours sur la jurisprudence islamique. « En Tunisie, il n’y a jamais eu de violence organisée comme en Algérie, ni de violence importée, explique-t-elle. Mais la Tunisie vit sous un régime policier qui réprime toute forme d’opposition sous prétexte que le pays est petit et qu’il a des voisins turbulents comme l’Algérie et la Libye. »

    Comme le précise Richard Fecteau, vice-président à l’externe de l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures, la loi tunisienne ne prévoit pas de peine aussi sévère même dans les cas de meurtre. « Il est clair, affirme-t-il, que le gouvernement tunisien veut faire un exemple pour « asseoir » les étudiants. »

    Un ministère qui fait la sourde oreille
    Après son arrivée au Canada, Haroun M’Barek a déposé de nombreuses demandes auprès de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. Il craignait pour sa vie s’il retournait dans son pays. Il a reçu le soutien d’Amnistie internationale qui, de Londres, a effectué plusieurs démarches d’appui auprès d’Immigration Canada. Or, dans sa décision ce ministère aurait agi de façon contraire au droit canadien et aux engagements internationaux du Canada. La Convention de Genève stipule en effet qu’un réfugié politique ne peut faire l’objet d’une expulsion vers un pays où sa vie serait menacée.

    La vigile du 7 février visait à demander la tenue d’une enquête publique par Immigration Canada sur le traitement accordé au dossier Haroun M’Barek. Quant à la pétition, elle demande l’intervention directe de l’ambassadeur du Canada en Tunisie afin que cesse la torture à l’endroit de l’étudiant, que son procès soit équitable, et que des représentants de l’ambassade canadienne puissent y assister. Une carte de soutien signée par environ 200 personnes, d’autres pétitions en circulation au Québec, et même à Toronto, sont au nombre des actions en cours. Le 20 ou le 21 février, il y aura aussi une action de groupe à Québec ou à Montréal.

    Lise Garon dit recevoir une vingtaine d’appels par jour. « Cette histoire tragique, dit-elle, remue beaucoup de gens sur le campus. »

    YVON LAROSE
     

     


    RADIO CANADA SUIT AUSSI DE FACON ASSIDUE L’AFFAIRE HAROUN!
     

    TUNISIEN DÉPORTÉ ET EMPRISONNÉ EN TUNISIE

    LES EXPLICATIONS
    D’IMMIGRATION CANADA

    Un étudiant de l’Université de Laval, Haroun M’Barek, a été condamné à 12 ans de prison pour ses activités politiques dès son retour en Tunisie où il avait été déporté par le Canada.

    Cet après-midi, une manifestation s’est tenue devant les locaux d’Immigration Canada à l’appel du Comité de soutien à Haroun M’Barek.

    Le Canada a-t-il réellement vérifier les risques qu’encourrait l’étudiant tunisien ? A-t-il vraiment cherché à savoir ce qui pouvait arriver à ce jeune homme une fois rendu dans son pays ?

    Akli Aït Abdallah a tenté d’obtenir des réponses à ce type de questions ?

    Pour en savoir plus


    TUNISIEN DÉPORTÉ
    ET EMPRISONNÉ EN TUNISIE

    LES EXPLICATIONS
    D’IMMIGRATION CANADA

    Le ministère fédéral de l’Immigration a déporté en Tunisie, un étudiant de l’Université de Laval, Haroun M’Barek, où il a été condamné à 12 ans de prison pour ses activités politiques.

    Le jeune homme avait demandé l’asile politique au Canada peu de temps après son arrivée à l’Université Laval en 1994. Sa requête a été rejetée en 1997, de même que sa demande d’appel en Cour fédérale l’année suivante.
    Haroun M’Barek, a alors tenté d’obtenir le droit de résidence permanente pour des motifs humanitaires. Là aussi, il a essuyé un refus.

    Cet après-midi, une manifestation s’est tenue devant les locaux d’Immigration Canada à l’appel du Comité de soutien à Haroun M’Barek.

    Le Canada a-t-il réellement vérifier les risques qu’encourrait l’étudiant tunisien à son retour en Tunisie ? A-t-il vraiment cherché à savoir ce qui pouvait arriver à ce jeune homme une fois rendu dans son pays ? Akli

    Aït Abdallah a tenté d’obtenir des réponses à ce type de questions ?

    Écoute du sujet

    Hyperliens pertinents

    Le Maghreb des droits de l’homme

    Conseil National Pour Les Libertés en Tunisie

    Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie



    L.D.H – F.T.C.R

    REUNION D’INFORMATION SUR LA DEGRADATION DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE

    INVITATION

    Cher(e)s ami(e)s,

    La situation des droits de l’homme en Tunisie est alarmante et ne cesse de se dégrader dangereusement (procès iniques, arrestations, interdictions de la ligue tunisienne des droits de l’homme, emprisonnements, bastonnades, filatures, répression, écoutes illégales, interdictions de voyager, renvoi de travail, encerclement et « moudahamat » sur les maisons des militants des droits de l’homme, situation économique dégradée, corruption…).

    Afin d’échanger avec vous les informations et décider de quelques actions de soutiens, la Ligue des Droits de l’Homme et la Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives ont le plaisir de vous convier à une réunion qui aura lieu le :

    VENDREDI 23 FEVRIER 2001
    de 18 h 00 à 21h 00
    à la LDH
    27, rue Jean Dolent 75014 Paris
    M° Saint Jacques ou Denfert Rochereau

    Dans l’attente de vous rencontrer nous vous prions de nous confirmer votre présence à la
    – LDH : 27, rue Jean Dolent 75014 Paris. Fax : 01 45 35 23 20 ou par mail :  ldh@wanadoo.fr
    – FTCR : 70, rue de la Fraternité 93170 Bagnolet. Fax : 01 49 88 16 35 ou par mail : ftcr@club-internet.fr

    Veuillez  agréer cher(e)s ami(e)s, nos salutations les plus distinguées.
     

    Michel TUBIANA,                                                                              Kamel JENDOUBI,
    Président LDH.                                                                                   Président FTCR. 
      


    LE C.R.L.D.H. Tunisie INFORME SUR LES DERNIERES NOUVELLES DE LA LIGUE, DE JALEL ZOGHLAMI, DU PROCES DE LOTFI FARHAT ET DE LA SOLIDARITE DES INTELLECTUELS EGYPTIENS AVEC LE FRERE DE BEN BRIK.
     

    C.R.L.D.H.  Tunisie

    Comite pour le Respect des Libertes et des Droits de l Homme en Tunisie

    INFORMATIONS

    LA SITUATION DE LA LIGUE TUNISIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L HOMME (LTDH)

    A la suite du verdict inique du 12 fevrier 2001 invalidant le 5eme congres de la LTDH, les initiatives de soutien et de solidarite se sont multipliees. Au nombre de ces prises de position signalons les reactions de la Federation Internationale des Ligues des droits de l homme (FIDH), de l Observatoire pour la protection des defenseurs des droits de l homme (FIDH/OMCT), d Amnesty Internaionnal, d Human Right Watch, du Reseau euro-mediterraneen des droits de l homme (REMDH) et l appel lance par 17 deputes europeens intitule : il faut sauver la ligue des droits de l homme. Signalons aussi la remarquable prise de position du Conseil national pour les libertes en Tunisie (CNLT) de l Association tunisienne des femmes democrates (ATFD) du Rassemblement pour une alternative internationale de developpement (RAID)  et du president des l Association des jeunes avocats.

    De leurs cotes les partis politiques tunisiens, Mouvement des democrates socialistes (MDS legitime), Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), le Rassemblement socialiste progressiste (RSP) et En Nahda ont reaffirme leur soutien a la LTDH

    Enfin, le Comite d information et documentation  sur la torture en Tunisie (CIDT), le Comite de soutien aux luttes politiques et civiques en Tunisie (CISLPCT) et le collectif tunisien de soutien a la LTDH (CTSL) ont apporte leur  ferme soutien a la direction legitime  de la ligue elue democratiquement au 5eme congres. Le CTSL a appele, le 14 fevrier 2001, a un rassemblement de protestation devant l Ambassade de Tunisie a Paris.

    Le comite directeur de la LTDH a publie, a l issue de la reunion du 12 fevrier 2001, un important communique  qui confirme sa volonte de resistance  et son refus d accepter le fait accompli de la mise hors la loi de la ligue exprimee notamment par son president Maître.Mokhtar Trifi  a plusieurs chaînes de television et de radios internationales. Ces interventions ont fait suite au verdict du 12 fevrier et au report du 13 au 20 fevrier de l audience  qui devait examiner  l appel interjete par la LTDH de la decision  prise le 30 novembre 2000 par le tribunal des referes de mise sous administration judiciaire  de la LTDH. Notons, pour conclure, le commentaire  du ministere français des affaires etrangeres  rendu public le 13 fevrier et faisant etat de son souhait de voir la LTDH « continuer a apporter, dans les conditions normales, sa contribution  a la defense des droits de l homme et les libertes ».

    LA GREVE DE LA FAIM DE JALEL ZOGLAMI

    La greve de la faim de Jalel Zoghlami se poursuit suscitant l interêt des medias internationaux  et beneficiant d un large soutien des militants democrates  tunisien (LTDH, CNLT, RAID, syndicalistes, etudiants, opposition non infeodee etc…). Cette greve a eu un important echo en Egypte ( voir ci-dessous la declaration de plus de cent intellectuels egyptiens), en Algerie et au Maroc  et les violences qui l ont marque ont suscite un large mouvement  international d indignation. Les temoignages  de Maître Radhia Nassraoui et de Maître Anwar Kosri sur les agressions ont, notamment, retenu l attention. L importante affluence de militants et de personnalites democratiques a la conference de presse organisee lors de leur passage a Tunis, au domicile de Jalel Zoghlami, par Robert Mesnard, le directeur de RSF et Helene Flautre, deputee europeenne ainsi que la presence a l aeroport de Tunis Carthage  a leur arrivee de cinq representants d ambassades occidentales, confirment s il en etait besoin l ampleur du mouvement de sympathie et de solidarite suscite par les agressions contre le directeur de « Kaws Al Karam » – journal non autorise – ( L arc de la dignite) et la legitimite de sa courageuse riposte.

     

    LE PROCES DE LOTFI  FARHAT

    Le tribunal militaire a rendu son verdict, mercredi 31 janvier, dans l affaire 8503 devant lequel etaient juges 12 Tunisiens, accuses de participation a une « association de malfaiteurs exerçant son activite a partir de l etranger », chef d inculpation passible d une peine maximale de 10 ans d emprisonnement, aux termes de l article 123 du Code de procedure penale et militaire.

    Seul un accuse, Lotfi Farhat, residant a Paris, arrête lors d un voyage en Tunisie, depuis le 2 août 2000 et soumis a la torture dans des conditions terribles etait presente a l audience. Les onze autres inculpes ont ete deferes en etat de fuite et n etaient donc pas representes par un avocat.

    L instruction a bafoue les regles les plus elementaires de la procedure. C est ainsi que Lotfi Farhat (se reporter a « Visages de la repression en Tunisie », www.maghreb-ddh-sgdg.org) a ete arrête sans mandat d arrêt (ni d ailleurs en flagrant delit). Il a ete detenu au secret a la D.S.E. a Tunis, deux semaines au-dela du delai de 6 jours de garde a vue legale, il a ete torture et force de signer son PV d interrogatoire.  

    Ses avocats ont eu tardivement acces a son dossier et c est par coïncidence qu ils sont appris le 8 janvier 2001 que le proces, prevu pour le 9 fevrier, etait en fait prevu pour le 9 janvier, soit le lendemain. Ils ont reussi, in extremis, a le faire reporter pour le 23, puis le 31 janvier.

    4 avocats etaient presents au proces ainsi que le pere et le frere de l accuse. Le juge a demande l evacuation d Omar MestirI, secretaire general du CNLT, present a l audience, au motif que cette derniere n etait pas « pleniere » (sic).

    Accuse sur la base d un PV signe sous la torture, sans qu aucune preuve materielle de sa participation a des faits presumes remontant a 10 ans n ait ete apportee et sans jamais avoir ete confronte a quiconque, Lotfi  a ete condamne a 7 ans d emprisonnement et 5 ans de contrôle administratif.

    Salah KARKER, Abdellatif TLILI, Zouhaïer NAGAOUI, Fathi BOUCHOUCHA, Zouhaïer RAZGALLAH, Fethi LARAB, Amed LAOUATI, Mraï MATHOUSI, Hassan BENLARAB, Mounir EL BORN et Ahmed MAALET ont ete condamnes par contumace a 10 ans d emprisonnement.

    Depuis une annee se multiplient les arrestations de Tunisiens vivant a l etranger (affaires Karaoud, Zougah, Messaoudi, Khachiouf, Makerlouf), visant a accrediter l idee que la Tunisie serait cernee par des « groupes voulant nuire a sa securite; au centre de ces manipulations judiciaires, le pouvoir met l accent sur Salah KARKER, objet d une nouvelle condamnation, destinee sans doute a justifier aux yeux des autorites françaises, le maintien de son assignation a residence.

    Le CRLDHT denonce le recours a une juridiction militaire et les conditions de deroulement de ce proces. Il reitere a cette occasion la demande de levee de l assignation imposee depuis de longues annee a Salah KARKER.

    Plus de cent intellectuels egyptiens signent une

    DECLARATION A MONSIEUR ZINE ELABIDINE BEN ALI PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE

    Nous, citoyens Egyptiens, signataires de la presente declaration, suivons avec inquietude et consternation l evolution de la situation des droits de l homme en Tunisie. Nos motifs d inquietude concernent notamment : 

    Ø      la decision de fermeture de la Ligue tunisienne des Doits de l Homme et de sa mise hors la loi,

    Ø      Le harcelement et les  poursuites judiciaires contre  des militants des droits de l homme,

    Ø      Les agressions physiques et particulierement la tentative d assassinat contre  le militant « Jalel Zoghlami » l apres midi du samedi 3 fevrier 2001. Alors qu il rentrait chez lui, il a ete violemment agresse par une personne armee d une barre de fer  et  pourchasse par cinq autres personnes armees  de couteaux et de gourdins, le blessant au visage et a la tête

    Nous condamnons ce qu a subit « Jalel Zoghlami » quelques jours apres qu il ait publie le premier numero de la revue « Kaws el Karama » dont il a annonce le projet de parution lors d une conference de presse tenue le 26 janvier 2001 a l occasion de laquelle la police a agresse violemment certains participants.

     Nous declarons notre entiere solidarite avec le militant « Jalel Zoghlami » dans sa greve de la faim pour reclamer ses droits elementaires :

             l arrêt de toute poursuite a son encontre et a l encontre de sa famille, surtout que ce n est pas la premiere fois qu il subit ce genre de filatures et d agressions,

             la poursuite et la condamnation de ses agresseurs,

             son droit de porter une  plainte contre Taoufik Bouaoun, responsable  de la police de la region de Tunis et Ali Ganzoui, Secretaire d Etat a la securite,

             la reconnaissance de la revue « Kaws el Karama »,

             son droit a lui et a son fils Youssef (4 ans) d avoir leurs passeports qui leur ont ete confisques et ce en contradiction avec le droit a la citoyennete.

    Youssef Chahine, cineaste, realisateur ; Youssef Derouiche, avocat; Yousri Nasrallah, cineaste, realisateur ; Yahia Galach, journaliste ; Wadii Amin, journaliste, ecrivain ; Wael Lotfi, journaliste; Hichem Kachta, poete ; Hichem Abdelfattah Essaïd Bioumi, membre du Comite Central du Parti du Rassemblement ; Hani Choukrallah, redacteur en chef de « Al Ahram Weekly » ; Najet Belhatem, Journaliste a « Al Ahrram »;  Nabil Kacem, poete; Nabil Zaki, redacteur en chef « Al Ahaly »;  Nahed Nousrallah, cineaste;  Nadia Selmani, journaliste; Nader Fouad, cineaste, realisateur; Siral Tahaoui , ecrivain ; Minha Batraoui, journaliste a « Al Ahram »;  Mahmoud Karni, poete ; Mahmoud Adaoui, directeur executif ; Mohamed Mandour, coordinateur du Groupe arabe pour les droits de l homme ; Mohamed Abdelkader Moussa, scenariste; Mohamed Abdeladhim Sliman, avocat ; Mohamed Abdeladhim, chercheur a l universite de Caire;  Mohamed Sid Ahmed Journaliste a « Al Ahram »; Mohamed Said Zaki, avocat; Mohamed Zaïd Elsai, ecrivain, journaliste; Mohamed El Bari, realisateur d emissions televisees ; Maher Baioussi, membre du comite du Caire, Parti du rassemblement;  Majdah Adli, cher de service anesthesie ; Lamia Sadati, journaliste a « Al Ahram »; Kamel Meftah, commerçant; Kamel Abbes, syndicaliste; Karima Kamel, journaliste; Farida Naccache, journaliste, redactrice en chef de la revue « Litterature et critique »; Fakma Fouad, fonctionnaire; Faten Adli, chercheur;  Fouad Saïd Mansour, Journaliste a « Al Ahram »; Imed Mbarek, avocat;  Ali Choubachi, journaliste;  Alaa Abdelwahab, journaliste;  Afef Assaïed, journaliste; Izzat El Achmaoui, romancier; Ariane Nassif, avocat; Abir Ahmed Hassen, journaliste; Abdelmounem Aouad Youssef, poete; Abdallah Mansour, Medecin; Abdelâl Hasamsi, ecrivain, secretaire l union de jeunesse; Aïda Saif Eddawla, maître assistant, faculte de medecine, universite Aïn Shams; Adel Jalel Mohamed, poete, chercheur; Adel Mach, architecte; Taher Barnabali, poete; Taher Abou Nassr, avocat; Tarek Hachem, poete; Tarek Abdelâal Ali Essaïd, avocat; Tarek Abdelâal, avocat; Saleh Aïssa, journaliste; Saïed Mahmoud Hassen, journaliste a « Al Ahram »; Saïed Rizk, journaliste; Saïed Alwakil, ecrivain et critique; Sana Elarbi Bouchra, journaliste a « Al Ahram »; Saousen Fayadh, professeur faculte de medecine, universite Aïn Shams; Suzanne Fayadh, medecin, directrice du centre de reeducation des victimes de la violence; Souheïr Fahmy, journaliste a « Al Ahram »;  Siheme Bedoui, ecrivain; Samir Zine Aouadh, membre du comite d education a l academie des arts; Sliman Chafik, chercheur, journaliste; Salim Sahab, musicien, dirigeant d orchestre; Sarah Elhabib Zaki, sociologue; Romdhane Essayagh, universitaire, critique; Rifâat Essaïd, secretaire general du parti de l union; Radhouane Elkachef, cineaste, realisateur;  Ridha Fraj, dentiste; Rahma Riffâat, avocate; Rajeb Abdelhamid Ali, citoyen egyptien; Raïda Fouad Ali, fonctionnaire, parti du rassemblement patriotique progressiste; Radhia Ahmed, ecrivain; Dina Hashmet, journaliste; Daoud Abdessaïd, cineaste, realisateur;  Khaled Ali Omar, avocat; Khaled Adel Radhouane, architecte; Hilmi  Nasnem, journaliste; Houssein Abderrahmane, romancier;  Houssein Abderrazak, journaliste, redacteur en chef de la revue « Al Yassar »;  Hassen Othman, journaliste ; Hassen Bedoui, journaliste; Jamel Jarrahi, journaliste; Jalel Rejeb, membre du bureau permanent de l union des avocats arabes;  Jasser Abderrazak, directeur du centre « Hichem Moubarek de Droit »; Taoufik Foued Khalil, poete et ecrivain;  Bahija Hussein, journaliste;  Ines Dib, medecin;  Amina Naccache,, journaliste;  Ahmed Hassan, citoyen egyptien;  Amel Chehata, poete;  Arija Ibrahim Irak, journaliste; Ahmed Kamil, avocat; Ahmed Izzelarab, journaliste; Ahmed Abdelmôti, journaliste;  Ahmed Taha Alioua, avocat; Ihsen Nasouki, avocate.


    Le CNLT donne l’exemple et renouvelle à travers des élections son équipe dirigeante! Mme SIHEM BEN SEDRINE prend la place du Dr. Moncef Marzouki et devient le nouveau porte-parole du conseil.
     C.N.L.T
     
    Communique

    (traduit de l’arabe)

     Le Conseil National des Libertés en Tunisie s’est constitué comme une organisation démocratique dans ses principes fondateurs et son fonctionnement. C’est ainsi qu’il s’est doté de statuts qui consacrent le principe de l’action collégiale et de l’alternance, et qui stipulent que la composition du Comité de liaison (organe dirigeant) doit être renouvelée tous les deux ans.

    En dépit d’un contexte de répression qui a pris pour cible l’ensemble du mouvement démocratique en général et le CNLT en particulier qui a vécu ces derniers temps un encerclement policier quasi permanent visant à handicaper son activité, le CNLT a tenu respecter son règlement et a ainsi procédé à l’élection  de son nouveau comité de liaison. Les urnes ont dégagé un nouveau bureau composé de :

    Mohamed Talbi; Sihem Bensedrine; Ahmed Smii; Hédi Manai; Raouf Ayadi; Abdelkader Ben Khémis; Tahar Mestiri.

    Par ailleurs Maître Néjib Hosni a été nommé à l’unanimité membre d’honneur du CL.

    Le Comité de liaison sortant saisit cette occasion pour remercier les membres du Conseil pour la confiance qu’il lui ont accordée  ainsi que l’ensemble du mouvement démocratique pour son soutien.

    Il présente ses félicitations au nouveau bureau et s’engage à le soutenir dans l’accomplissement de ses fonctions. Il appelle l’ensemble des membres du Conseil à serrer les rangs autour de la nouvelle équipe afin que notre organisation poursuive son combat pour les libertés et contre l’autocratie.

    Tunis le 16 fevrier 2001

    Pour le Conseil,

    Le Porte Parole :

    Dr Moncef Marzouki
     


     
    C.N.L.T

     
    Communique

     En présence de madame Khédija Chérif, présidente du bureau de vote qui a procédé aux élections des membres du nouveau Comité de liaison (organe dirigeant) du CNLT, le nouveau bureau s’est réuni et a effectué la répartition des tâches conformément aux statuts :

    ·        Sihem Bensedrine : porte-parole

    ·        Raouf Ayadi : Secrétaire Général

    ·        Tahar Mestiri : Trésorier

    ·        Mohamed Talbi : responsable des libertés académiques et culturelles

    ·        Hédi Manaï : responsable des affaires juridiques

    ·        Ahmed Semii : responsable des commissions

    ·        Abdelkader Ben Khémis : responsable des relations aux associations

    Tunis le 16 février 2001

    Pour le Conseil

    La porte-parole

    Sihem Bensedrine

     

    « ROUGE », l’organe de la ligue communiste révolutionnaire (France) a interviewé Jalel Zoghlami à propos de sa gréve de la faim. Texte de l’interview.
    Jalel Zoghlami
    Ben Ali, basta!

    Notre ami Jalel Zoghlami est dirigeant de l’Organisation communiste révolutionnaire (trotskyste), ce qui est loin d’être une sinécure au pays de Ben Ali. C’est notamment parce qu’il était emprisonné que son frère Taoufik Ben Brik avait entamé une grève de la faim en avril dernier. Juriste de formation, journaliste, il vient de lancer un mensuel électronique, « Kaws el Karama », aussitôt interdit par le régime tunisien.

    – Pourquoi cette grève de la faim?
    Jalel Zoghlami –
    Le 3 février, alors que je marchais dans la rue, j’ai senti sur ma tête un coup d’une extrême violence. J’ai cru qu’une énorme pierre était tombée du ciel. Je me suis retourné, et j’ai vu cinq hommes, armés de barres de fer et de machettes. Après une course-poursuite, j’ai pu me barricader dans une société de location de voitures. Alors que les employés de cette agence menaçaient d’appeler la police, mes agresseurs leur répondaient qu’ils étaient de la police et allaient me tuer. Avec l’arrivée d’autres policiers du quartier, j’ai pu sortir.
    J’ai alors entamé, chez moi, une grève de la faim pour dénoncer cette tentative d’homicide. Après être allé à la clinique passer un scanner, je m’apprêtais à faire une conférence de presse, le 6 février. Je revenais chez moi avec un membre de « Kaws el Karama », mon épouse, mon avocat et vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH). Trente policiers étaient placés autour de mon domicile, ont donné l’ordre que je rentre avec ma femme seulement. J’ai refusé, car j’ai le droit de recevoir mes amis. On a vu apparaître les hommes qui m’avaient agressé le 3 février, ils ont frappé des amis qui étaient descendus de chez moi. Nous avons réussi à nous barricader dans mon appartement. Avant que les communications ne soient coupées, nous avons pu téléphoner à des militants pour qu’ils nous rejoignent, à nos amis en Algérie, en Egypte, dans les pays arabes, à mon frère Taoufik en France, à des parlementaires européens de gauche. Sous la pression, ils ont levé le siège le lendemain matin.

    – Quels groupes te soutiennent?
    J. Zoghlami –
    Ils voulaient isoler la grève de la faim, ce n’est pas une réussite! La solidarité ne cesse de s’élargir, notamment dans les rangs syndicaux. Nous avons fait une réunion de solidarité lors de la venue d’une délégation de députés européens. Ont pris la parole ou ont envoyé des messages de soutien ma femme, militante féministe et syndicaliste, le Raid, l’avocate Radiha Nasraoui, la LTDH, les Femmes démocrates, le Conseil national pour les libertés (CNLT), un leader du mouvement étudiant, les chômeurs diplômés, une syndicaliste de la santé, un comité de solidarité marocain, le Parti ouvrier communiste tunisien, les Patriotes démocrates (maoïstes), le PUT, le MDS, le RSB… Mais aussi 20 associations palestiniennes, 101 personnalités égyptiennes emmenées par le cinéaste Youssef Chahine, des journalistes marocains, algériens, européens, Amnesty International, la FIDH, Robert Ménard de Reporters sans frontières et la députée Hélène Flautre…

    – Comment analyses-tu ce regain de répression? On a l’impression que Ben Ali prend sa revanche après la grève de Taoufik Ben Brik…
    J. Zoghlami –
    Après la grève de la faim de Taoufik, qui coïncidait avec un large mouvement de lycéens, Ben Ali a reculé un moment, mais n’a pas cédé. Il m’a fait sortir de prison, il a redonné les passeports à la plupart des opposants. Mais il n’y a eu aucun changement sur le plan politique. Durant l’été, les criminels du palais de Carthage ont mûri leur riposte, puis ont lancé cette vague de répression. Un jeune militant islamiste, après 100 jours de grève de la faim, a été condamné à 17 ans de prison. Le président du CNLT est en procès, tout comme le vice-président de la LTDH; un avocat membre du CNLT est en prison; les réunions du CNLT, du Raid, de la LTDH, des Femmes démocrates, sont interdites. Et le gouvernement n’a pas toléré le congrès de la LTDH, qui avait élu une direction opposée à sa politique. D’où le verdict d’un tribunal de Tunis, ce 12 février, de la dissoudre.

    – Le journal que tu viens de créer est également interdit…
    J. Zoghlami –
    Il s’agit d’un mensuel électronique, « Kaws el Karama » (« l’Arc de la dignité »), qui regroupe des syndicalistes radicaux, des féministes, des dirigeants de l’OCR, des Patriotes démocrates, des anarchistes. Nous l’avions annoncé lors d’une conférence de presse le 26 janvier (jour anniversaire de la grève générale de 1978). Au bout d’une heure la police a débarqué, saisi les sorties papier du journal. Mon agression est survenue six jours après le lancement de notre journal…
    Le premier article, que j’avais écrit, est intitulé « Ben Ali, basta! ». En une dizaine de points, j’y explique pourquoi ça suffit, à cause de sa politique répressive, sa politique économique, sociale, culturelle, sa politique envers les associations et l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), envers les femmes, les jeunes, sa politique aux ordres du FMI, des impérialismes, ses liens avec le régime sioniste. Ce qui les a énervés, surtout, c’est que je dise qu’une cinquantaine de personnes constitue le noyau du pouvoir de Ben Ali, se partageant les postes clés, les ministères, la police. Ce groupe, qui symbolise la répression et la corruption, est là pour appliquer les programmes d’ajustement structurel et se mettre au service des familles du Palais.

    – Comment se déroule ta grève, quelles initiatives prends-tu, quelle solidarité attends-tu?
    J. Zoghlami –
    Je rends visite à des groupes militants. Et nous organisons des journées « Basta ». Mercredi c’est « la politique de Ben Ali envers les jeunes, basta! »; une réunion regroupera des dirigeants des mouvements lycéen et étudiant, de l’Union générale des étudiants. Jeudi sera consacré à des questions internationales, à la Palestine.
    Samedi, ce sera « la répression envers les syndicalistes, basta! », dans les locaux de l’UGTT. J’appelle ici les syndicalistes français et européens, les dirigeants des mouvements sociaux, les défenseurs des droits de l’Homme à venir ce samedi pour défendre la liberté et la dignité en Tunisie, à me soutenir, à envoyer des messages de soutien. J’appelle toutes les forces maghrébines, arabes et internationales à nous envoyer des représentants, à nous soutenir dans notre lutte contre la politique criminelle et de paupérisation de Ben Ali. Basta Ben Ali!

    Propos recueillis par Laure Favières

    l. Le site <www.kawselkarama.com> doit être hébergé par RSF: <www.rsf.fr>.

     

    LE DIRIGEANT DE L’ORGANISATION COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE(Trotskyste), JALEL ZOGHLAMI RECOIT UNE LETTRE DE SOUTIEN DU SYNDICAT DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE DE L’UGTT

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    16/2/2001


    QUI A DEJA IMPORTE CES DIX MILLE ORDINATEURS? LES TRABELSI, LES CHIBOUB OU LES BEN ALI? LES PARIS SONT OUVERTS!!

    (Source: Nouvelles de tunisie www.tunisie.com)

    10.000 ordinateurs a prix abordable proposés aux familles tunisiennes

    16/02/01– La décision de mettre à la vente au profit des familles tunisiennes des ordinateurs pour 1.000 dinars avec facilités de paiement entrera en application au cours des jours à venir.

    A cet effet 10 000 ordinateurs seront fournies aux ménages à revenu moyen grâce à des crédits BTS (Banque Tunisienne de Solidarité).

    Ces ordinateurs seront montés en Tunisie en partenariat avec des marques étrangères connues. L’objectif est de s’assurer que les appareils proposés sont conformes aux critères de qualité.

    La baisse des tarifs relatifs à l’utilisation d’internet depuis le premier janvier 2001 et la décision du Chef de l’Etat de placer l’année 2001 sur le thème « l’année de la culture numérique », ont engendré un fort engouement pour les moyens de communication modernes
    qui ont connu une forte relance dont l’impact est notamment perçu dans le domaine de l’informatique. La décision de pourvoir les
    familles tunisiennes d’ordinateurs à prix modique s’inscrit dans le cadre des efforts déployés en vue de diffuser la culture numérique et de généraliser l’utilisation des technologies modernes de communication. Elle a été annoncée à l’occasion de la célébration du 13ème anniversaire du Changement.

    Prenant connaissance le 8 février des résultats de la consultation organisée à ce sujet, le Président de la République a donné ses instructions pour activer pour que les appareils mis en vente dans ce cadre tiennent compte des normes techniques et répondent aux applications du multimédia et de l’internet.

    Un appel d’offres international avait été lancé en vue d’approvisionner le marché tunisien en ordinateurs de qualité qui seront montés en Tunisie grâce à des compétences tunisiennes.

    Les industriels tunisiens se sont engagés à fournir des ordinateurs performants et à des prix à la portée du citoyen moyen, ce qui leur permet, à terme, d’élargir leur champ de distribution pour inclure aussi bien les familles moyennes que les familles à haut revenu qui peuvent acquérir les mêmes ordinateurs selon les modes de paiement ordinaires.

    Quant aux familles à revenus moyens, elles peuvent avoir recours aux crédits de la BTS. Cellec-ci annoncera prochainement le plafond du revenu permettant de bénéficier du prêt de la BTS.

    L’ordinateur en question aura ainsi une forte capacité de traitement et de stockage. Il sera équipé d’un kit multimédia (haut-parleurs, lecteur CD), d’un écran de 15 pouces, d’un disque dur de 10 GO, d’une mémoire de 64 MO et d’un processeur de 500 MHZ.

    Il sera, par ailleurs, muni d’un clavier arabe et latin et d’un modem de 56 bits par seconde.

    Ainsi, la famille tunisienne sera en mesure de se mettre au diapason de l’évolution technologique, culturelle et économique et accéder au monde du savoir ouvrant des perspectives prometteuses à la société tout entière.

     

    UN POLITOLOGUE SOUDANAIS ENSEIGNANT A L’UNIVERSITE DE CAMBRIDGE (G.B) DISSERTE SUR L’ISLAM ET L’ETAT MODERNE. UN POINT DE VUE INTERESSANT!

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    ÚÏÏ ÇáÕÝÍÇÊ: 210
    ÇáØÈÚÉ: ÇáÃæáì 2001
    ÇáäÇÔÑ: ÏÇÑ ÇáÍßãÉ – áäÏä

    æåÐÇä ÇáÓÈÈÇä åãÇ: ÑæÍ ÇáãÓÇæãÉ æÇáÊáÝíÞ Ýí ÇáÊÚÇãá ãÚ ÇáÇÓÊÈÏÇÏ æÇáãÊæÇÑËÉ ãä ÇáÞÑæä ÇáãÇÖíÉ æÇáÊí ÇÒÏåÑÊ Ýí ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ÇáÍÏíË. ÝãËáÇð, æÈäÙÑÉ ãæÓÚÉ ááÍÑßÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáãÚÇÕÑÉ « äÌÏ ÇáÅÓáÇãííä íäÞÓãæä Åáì ÝÆÇÊ ãÊÔÇßÓÉ ÊÄíÏ ßá ãäåÇ äÙÇãÇð ÏßÊÇÊæÑíÇð íÎÇáÝ ÇáÂÎÑ. ÝåäÇß ÅÓáÇãíæä íÄíÏæä ÇáÇÓÊÈÏÇÏ ÇáÅíÑÇäí, æÂÎÑæä íÝÖáæä ÇáÇÓÊÈÏÇÏ ÇáÓÚæÏí Ãæ ÇáÓæÏÇäí Èá æÍÊì ÇáÚÑÇÞí! æíÛíÈ Úä ÇáÓÇÍÉ ÊãÇãÇð ÃæáÆß ÇáÐí íÕÑÍæä ÈÅÏÇäå ÇáÇÓÊÈÏÇÏ Ãäì ßÇä ãÕÏÑå » (Õ 173).

    ÃãÇ ÇáÓÈÈ ÇáËÇäí ÈÑÃí ÇáÃÝäÏí Ýåæ Ãä ÇáÅÓáÇãííä ÃÚØæÇ ÇáÃæáæíÉ « áÞÊÇá ÇáÃÚÏÇÁ ÇáÃÌÇäÈ æÖÍæÇ Ýí ÓÈíá Ðáß ÈÇáÅÕáÇÍÇÊ ÇáÏÇÎáíÉ ÇáÖÑæÑíÉ », æåÐÇ ÇáÃãÑ ÃÏì Åáì ÊÍãá ÇáÝÓÇÏ ÇáÏÇÎáí æÓæÁ ÇáÅÏÇÑÉ æÛÖ ÇáäÙÑ Úä ÇáãÙÇáã ÇáÊí íÊÚÑÖ áåÇ ÇáÔÚÈ, ÈÏÚæì ãæÇÌåÉ ÇáÎÇÑÌ. æÈÐáß ÝÞÏ ÊÑß ÇáÚÏæ ÇáÈÇØä íÝÚá ÝÚáå ãä Ïæä ÑÞíÈ æáÇ ãæÇÌåÉ. æíÑì ÇáÃÝäÏí Ãä ÇáÚÏæ ÇáÈÇØä « åæ ÇáÎØíÆÉ ÇáÃÕáíÉ ÇáÊí ÊæáÏÊ ÚäåÇ ßá ÇáÔÑæÑ ÇáÃÎÑì, (æÞÏ) ÊÑß Ýí ÃãÇä Ýí ÇäÊÙÇÑ Ðáß ÇáäÕÑ – ÇáÓÑÇÈ Úáì ÇáÃÚÏÇÁ ÇáÎÇÑÌííä ÇáÐíä ÙáæÇ íÊÒÇíÏæä íæãÇð ÈÚÏ íæã ». æíÚÊÈÑ ÇáÃÝäÏí Ãä ÃÈáÛ ÇáäãÇÐÌ Úáì åÐÇ ÇáæÖÚ åí ÇáËæÑÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÅíÑÇä æÇáÓæÏÇä « ÇáÊí ÃæÔßÊ Ãä ÊÌåÖ ÈÓÈÈ ÅåãÇá ÇáÊÍÏíÇÊ ÇáÏÇÎáíÉ æÇáÇäÔÛÇá ÈãÞÇÑÚÉ ÇáÃÚÏÇÁ ÇáÎÇÑÌííä ÇáÍÞíÞíä æÇáãÊæåãíä » (Õ 173).


    ãßæäÇÊ ÇáäÙÑíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ åí ÇáÌÐÑ ÇáÐí ÊÚæÏ Åáíå ßá ÅÔßÇáÇÊ æÊäÇÞÖÇÊ áíÓ ÝÞØ ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ÇáÍÏíË, Èá ÃíÖÇð ÊäÇÞÖÇÊ ÇáßËíÑ ãä ÓíÑ ÇáÏæá æÇáÎáÇÝÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ ÚÈÑ ÇáÊÇÑíΡ ÍíË ÇáããÇÑÓÉ ßÇäÊ Ýí æÇÏ æÇáäÕ ÇáäÙÑí Ýí æÇÏ ÂÎÑ

    æíÄÕá ÇáÃÝäÏí áÅÔßÇáíÇÊ ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ÇáãÚÇÕÑ ÝíãÇ íÎÕ ãæÖæÚ ÇáÏæáÉ ÈÇáÚæÏÉ Åáì ÃÓÓ ÇáäÙÑíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ ÈÔÃä ÝßÑÉ ÇáÓáØÉ æÇáÍÇßã æÖÑæÑÉ ÇáÇäÞíÇÏ áå ÎÔíÉ ÇáÝÊäÉ, æßÐáß ãÇ äÕÊ Úáíå Êáß ÇáäÙÑíÉ ãä Ãä ÇáÍÇßã íÌÈ Ãä íßæä ÃÝÖá ÇáäÇÓ ÚáãÇð æÏÑÇíÉ æÊÞæì. ÝåäÇ íÑì ÇáÃÝäÏí ÎááÇð ßÈíÑÇð ÃÓÓå ÚáãÇÁ ÇáãÓáãíä ãä ÃßËÑ ãä ÒÇæíÉ. Ýãä äÇÍíÉ Ãæáì ÝÅä ÊÑßíÒåã Úáì ÖÑæÑÉ Ãä íßæä ÇáÎáíÝÉ ÃÝÖá ÃÝÑÇÏ ÇáÃãÉ æÃÚáãåã æíÎáÝ ãæÞÚ ÇáÑÓæá (Õ) Ýí ãæÞÚå Ýí ÞíÇÏÉ ÇáÃãÉ æåÏÇíÊåÇ íÄÏí Åáì äÝí ÅãßÇäíÉ ãÍÇÓÈÊå ãä ÞÈá ÇáÃãÉ¡ ÎÇÕÉ æÃä ÃÝÑÇÏåÇ Óíßæäæä ÃÞá ÚáãÇð æÊÞæì ãäå (Õ 69). æãä äÇÍíÉ ËÇäíÉ ÝËãÉ ãÚÖáÉ ßÈíÑÉ Ýí ÇáäÕíÍÉ ÇáÊí ÔÏÏ ÚáíåÇ ÚáãÇÁ ÇáÃãÉ æåí ÖÑæÑÉ Ãä íØíÚ ÇáãÓáãæä ÇáÍÇßã ãÇ áã ÊÄÏ ØÇÚÊå Åáì ãÚÕíÉ.

     

    æíáÇÍÙ ÇáÃÝäÏí Ãä ãÝåæã ÇáãÚÕíÉ åäÇ Ùá ÛÇãÖÇð æÖíÞÇð ÈÍíË áã íÚÊÈÑ ÇÛÊÕÇÈ ÇáÓáØÉ æÇáÊÕÑÝ ÛíÑ ÇáãÔÑæÚ Ýí ÃãæÇá ÇáÃãÉ ãä ÇáßÈÇÆÑ æÇáãÚÇÕí ÇáÊí ÊÓÊæÌÈ ÇáÚÕíÇä æÇáÇãÊäÇÚ Úä ÇáØÇÚÉ, Èá æÇáËæÑÉ. æíÕÝ ÇáÃÝäÏí åÐÇ ÇáãæÞÝ ÞÇÆáÇð ÈÃäå áíÓ ÝÞØ ãæÞÝÇð ÚáãÇäíÇð Èá « Åäå ÚÈøÑ Úä ÃÍØ ÏÑÌÇÊ ÇáÚáãÇäíÉ » (Õ63).

     

    æãä åäÇ ÝÅä ãßæäÇÊ ÇáäÙÑíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ åí Ýí ÇáæÇÞÚ ÇáÌÐÑ ÇáÐí ÊÚæÏ Åáíå ßá ÅÔßÇáÇÊ æÊäÇÞÖÇÊ áíÓ ÝÞØ ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ÇáÍÏíË, Èá ÃíÖÇð ÊäÇÞÖÇÊ ÇáßËíÑ ãä ÓíÑ ÇáÏæá æÇáÎáÇÝÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ ÚÈÑ ÇáÊÇÑíÎ ÍíË ÇáããÇÑÓÉ ßÇäÊ Ýí æÇÏ æÇáäÕ ÇáäÙÑí ßÇä Ýí æÇÏ ÂÎÑ. ÝÌæåÑ ÇáäØÑíÉ ÇäÊåì Åáì ÍÞíÞÉ Ãä « ÇáÛÕÈ » åæ ãäÇØ ÇáÔÑÚíÉ ÇáÝÚáíÉ ááÓáØÉ, æÈÑÑ ÇáÝÞåÇÁ ØÇÚÉ ãä íÓÊæáí Úáì ÇáÓáØÉ æíÊÍßã Ýí ÇáÃãæÑ ÈÃä ÇáËæÑÉ Úáíå ÊÌáÈ ÝÊäÇð ÃßËÑ ãä ÇáÓßæÊ Úäå. ææÕá ÇáÃãÑ ÈßÈÇÑ ÇáÝÞåÇÁ ãä ÃãËÇá ÇáÛÒÇáí æÇáãÇæÑÏí Åáì ÇáÊäÙíÑ áíÓ ÝÞØ ÈæÌæÈ ÊÍãá ÇáÍÇßã « ÇáÛÇÕÈ ááÍßã » ÝÞØ Èá æÈÖÑæÑÉ ÇáÇÚÊÑÇÝ ÈÔÑÚíÊå. æãä ÇáÃãËáÉ ÇáÊí íÓæÞåÇ ÇáÃÝäÏí Úáì åÐÇ ÇáÊÈÇÚÏ Èíä ÇáäÕ æÇáÊØÈíÞ ãÇ ÞÇáå ÚÈÏ Çáãáß Èä ãÑæÇä Ííä ÎØÈ Ãæá ÎØÈÉ áå Ýí ÇáßÚÈÉ ÈÚÏ ÇÓÊíáÇÁ ÚÇãáå ÇáÍÌÇÌ Úáì ãßÉ æãÞÊá ÚÈÏ Çááå Èä ÇáÒÈíÑ Ííä ÊæÌå Åáì ãÓÊãÚíå ÈÇáæÚíÏ ÞÇÆáÇð « Åäßã ÊßáÝæääÇ ÃÚãÇá ÇáÃæÇÆá æáÇ ÊÓíÑæä ÓíÑÊåã, æÇááå áÇ ÃÓãÚ ÑÌáÇð íÞæá áí ÇÊÞ Çááå ÅáÇ ÖÑÈÊ ÚäÞå » (Õ 70).

    æíÊÇÈÚ ÇáÃÝäÏí ÍÞÈÉ ÝÞÏÇä ÇáÊæÇÒä ÇáÊí ÑÇÝÞÊ ÓÞæØ ÇáÎáÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ æÅÔßÇáÇÊåÇ ÇáÝßÑíÉ ÇáÊí ÃËÑÊ Úáì äÙÑÉ ÇáãÝßÑíä ÇáÅÓáÇãííä ÊÌÇå ãÝåæã ÇáÓáØÉ æÇáÎáÇÝÉ, æÕÏæÑ ßÊÇÈ Úáí ÚÈÏ ÇáÑÇÒÞ Íæá « ÇáÅÓáÇã æÃÕæá ÇáÍßã » ÇáÐí ÃËÇÑ ÒæÈÚÉ ÝßÑíÉ ãÇ ÒÇáÊ áã ÊåÏà ÍÊì ÇáÂä. ÝÚÈÏ ÇáÑÇÒÞ äÝì Ãä íßæä Ýí ÇáÅÓáÇã ÓáØÉ ÓíÇÓíÉ, æÃÕÑ Úáì Ãä ÓáØÉ ÇáÑÓæá (Õ) ÑæÍíÉ, æÃä äÙÇã ÇáÎáÇÝÉ ÇáÊÞáíÏí áíÓ æÇÌÈÇð Ýí ÇáÔÑÚ æáíÓ áå ÅÓäÇÏ äÕí Ãæ Ïáíá ÔÑÚí¡ æÅäãÇ ÊÑß ÇáÃãÑ ááãÓáãíä áÊÍÏíÏ ÇáÔßá æÇáÂáíÉ ÇáÊí íÍßãæä ÈåÇ ÃäÝÓåã¡ æÃä ÇáÔÑíÚÉ ÇáÅÓáÇãíÉ « áÇ ÊÍÊæí Úáì ÃíÉ ãæÌåÇÊ ÓíÇÓíÉ, æÃäåÇ ÊÑßÊ ÇáãÓáãíä ÃÍÑÇÑÇð áíÍÏÏæÇ ãÇ íÑæäå ãäÇÓÈÇð áåã ãä ÃÍßÇã æÞíã Ýí ÃãæÑåã ÇáÏäíæíÉ ÚãæãÇð æÇáÓíÇÓíÉ ÎÕæÕÇð » (Õ 89). æíÚÊÈÑ ÇáÃÝäÏí Ãä ÑÏÉ ÇáÝÚá ÇáÚäíÝÉ Úáì ÚÈÏ ÇáÑÇÒÞ ÍÑãÊ ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ãä ÊÝÌíÑ äÞÇÔ ËÑí æãÝíÏ íÚíÏ ÇáäÙÑ Ýí ãæÖæÚ ÇáÏæáÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÈÑãÊåÇ. ãäÐ Ðáß ÇáÊÇÑíÎ æÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí Ùá ÍÈíÓÇð ááäÙÑíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ æáã íæÇÌååÇ (ßãÇ åí ÇáÍÇá Ýí ÇáÝßÑ ÇáÅÎæÇäí ÈÏÁÇð ÈÍÓä ÇáÈäÇ Åáì ÓíÏ ÞØÈ æÍÊì ÇáÂä ãÚ ÇÓÊËäÇÁÇÊ ÞáíáÉ ßØÑæÍÇÊ ÝÊÍí ÚËãÇä æÑÇÔÏ ÇáÛäæÔí). æÇáÃãÑ Çáãåã åæ ÇäÊÞÇá Êáß ÇáÃÝßÇÑ ÇáÍÈíÓÉ Åáì ÇáÊØÈíÞ Ýí ÊÌÇÑÈ ÇáÓæÏÇä æÅíÑÇä æÃÝÛÇäÓÊÇä.

    æíÞÏã ÇáÃÝäÏí äÞÏÇð ÞÇÓíÇð æáÇ ãÌÇãáÉ Ýíå ááÊÌÇÑÈ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáãÚÇÕÑÉ, ÝÝí ÓíÇÞ ÊÞííãå áÓáæß ÇáÞíÇÏÇÊ ÇáÈÇÑÒÉ Ýí ÇáËæÑÉ ÇáÅíÑÇäíÉ íÑì Ãä Ðáß ÇáÓáæß áã íÈÊÚÏ Úä Ãí äãæÐÌ íãßä Ãä íÍÊÐì, Èá ßÇä ÊÕÇÑÚíÇð æÊÞÇÊáíÇð áÇ íÎÊáÝ Úä ÕÑÇÚÇÊ ÇáÝÆÇÊ ÛíÑ ÇáÅÓáÇãíÉ. ÝÇáÞíÇÏíæä ÇáÅíÑÇäíæä « áã íÊÞÇÊáæÇ ÝÍÓÈ Íæá ÇáÓáØÉ æÇáÌÇå ßÃí ÈÔÑ ÎØÇÆíä, æáã íÊÂãÑæÇ ÈÇÓÊãÑÇÑ ÖÏ ÈÚÖåã ÇáÈÚÖ ÝÞØ¡ Èá Åä ÇáÕÑÇÚ ãä ÃÌá ÇáãßÇÓÈ ÇáãÇÏíÉ ãíÒ ÃíÖÇð ÊÕÑÝÇÊ ßËíÑ ãäåã æáã íÎÊáÝæÇ Ýí åÐå ÇáÊÕÑÝÇÊ Úä ÇáßÝÇÑ æÇáãÇÑÞíä, Èá ßÇäæÇ Ýí ÃÍíÇä ßËíÑÉ ÃÓæÃ. æÝæÞ åÐÇ ÝÅä ÍßÇã ÅíÑÇä ÏÃÈæÇ Úáì ÇÑÊßÇÈ ÇáÃÎØÇÁ æÇáÝÙÇÆÚ æÇäÊåÇßÇÊ ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä æãÇ Åáì Ðáß ãä ÃÎØÇÁ Ýí ÇáÍÑÈ æÇáÓáã, ããÇ ÌÚáåã íÞÕÑæä ßËíÑÇð ÍÊì Úä ÇáäãÇÐÌ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ ÇáÊí íÏíäåÇ ÇáÝßÑ ÇáÔíÚí ÈÞæÉ.

    æÈÇÎÊÕÇÑ íãßä Ãä äÞæá Åä ÇáËæÑÉ ÇáÅÓáÇãíÉ æããÇÑÓÇÊåÇ ÎáÞÊ ãä ÇáÃÓÆáÉ æÇáãÔÇßá ÇáãÊÚáÞÉ ÈÇáÝßÑ æÇáããÇÑÓÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÃßËÑ ããÇ ÍÓãÊ. æáÞÏ ÍÓãÊ ÇáËæÑÉ æããÇÑÓÇÊåÇ ãä ÌåÉ ÃÎÑì Ãí Ôß íÊÚáÞ ÈÇáÎáá ÇáßÈíÑ Ýí ÇáäÙÑíÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ Íæá ÇáÏæáÉ æÇáÍßã æÚÏã ßÝÇíÊåÇ áÍÇÌÇÊ ÇáãÌÊãÚ ÇáãÓáã. æáÚá Ãåã ãÇ ßÔÝÊ Úäå ÇáËæÑÉ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÅíÑÇä åæ ÚÏã ßÝÇíÉ ÇáÖæÇÈØ ÇáãÄÓÓíÉ ÇáÊí ÍÏÏÊåÇ Êáß ÇáäÙÑíÉ áãäÚ ÇáÇÓÊÈÏÇÏ » (Õ 110). æÐÇÊ ÇáäÞÏ íÚãáå ÇáÃÝäÏí ÈÍÞ ÊÌÑÈÉ ÇáÅÓáÇãííä Ýí ÇáÓæÏÇä¡ ÅÐ íÞæá Åä Êáß ÇáÊÌÑÈÉ « ßÔÝÊ ÇáÎáá ÇáßÈíÑ Ýí ÇáãÝÇåíã ÇáÊÞáíÏíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÇáãÌÇá ÇáÓíÇÓí, æÃßÏÊ ÊÃßíÏÇð ÍÇÓãÇð ÖÑæÑÉ ÇáÊÝßíÑ Ýí ÊÔÏíÏ ÇáÖæÇÈØ ÇáÊí ÊÍßã ÇáããÇÑÓÉ ÇáÓíÇÓíÉ æÊÞæíÉ ÏæÑ ÇáãÄÓÓÇÊ Úáì ÍÓÇÈ ÇáÃÔÎÇÕ » (Õ 111).


    ÇáÏæá ÇáÊí ÇÊÈÚÊ ÃÓáæÈ ÇáÞåÑ áÍÌÑ ÍÑíÉ ÇáäÇÓ ãä ÍÑíÉ ÇÑÊßÇÈ ÇáÅËã ÞÏ ÌÚáÊ ÇáÏæáÉ ÈÃßãáåÇ ÑÊÚÇð ááÅËã ãÑÊíä, ãÑÉ Ííä ÇäÊÔÑ ÇáÝÓÇÏ Èíä ÇáÚÈÇÏ ÓÑÇð, æãÑÉ ÃÎÑì Ííä ÇÑÊßÈÊ ÇáÂËÇã ÇáßÈÑì ãä Ùáã æãæÇáÇÉ áÃÚÏÇÁ ÇáÃãÉ æáÚÈ ÈãÕíÑåÇ ÊÍÊ ÓãÚ Çáãáà æÈÕÑåã

    Ýí Êíäß ÇáÊÌÑÈÊíä -ßãÇ Ýí ÛíÑåãÇ- íáÇÍÙ ÇáÃÝäÏí æíäÊÞÏ ÇáÊÚáÞ ÈÝßÑÉ ÇáÔÎÕíÇÊ ÇáßÇÑíÒãíÉ æÞÏÑÊåÇ Úáì ÇáÊÛííÑ ÇáÌÐÑí. æåæ íÑì Ãä « ÇáãÝßÑíä ÇáÅÓáÇãííä ÇáãÚÇÕÑíä, ÈÇáÑÛã ãä ÊÙÇåÑåã ÈÛíÑ Ðáß, íãÊáÆæä ÈÇáÍäíä áÐáß ÇáÔÎÕ « ÇáãÓÊÈÏ ÇáÚÇÏá » Ãæ « ÇáãåÏí » ÇáÐí íÊÌÓÏ Ýíå ÇáÊÞæì æÇáÚÏá æÇáÐí íÓÊáåã ÇáäãæÐÌ ÇáäÈæí Ýíãáà ÇáÃÑÖ ÚÏáÇ ÈÚÏ Ãä ãáÆÊ ÌæÑÇð, ãÓÊÚíäÇð Ýí Ðáß ÈÇáÊÃííÏ ÇáÓãÇæí ÇáãÈÇÔÑ » (Õ 114).

     

    Ëã íäÊÞÏ ÇáÃÝäÏí ãÕÇÏÞÉ ÇáÅÓáÇãííä Úáì ÍÞ ÇáÏæáÉ « ÇáÞÇäæäí » Ýí ããÇÑÓÉ ÇáÝÑÖ æÇáÅÌÈÇÑ Úáì ÇáãÌÊãÚ, æÖÚÝ ÇáÍÓÇÓíÉ ÊÌÇå « ÍÞ » ÇáÃÝÑÇÏ æÇáãÌÊãÚ Ýí ÇáÊÕÑÝ ÈÍÑíÉ. æíÞæá « äÌÏ ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÇáÏæá ÇáÚÑÈíÉ -æåí ãÍÑæãÉ ãä ÃÏäì ÇáÍÞæÞ æÇáÍÑíÇÊ- ÊÎÇÕã ÇáÍßæãÇÊ áÇ Ýí åÐÇ ÇáÎÕæÕ, æáßä áÃä Êáß ÇáÍßæãÇÊ áÇ ÊÌÊåÏ Ýí ÞÓÑ ÇáÂÎÑíä æÍÑãÇäåã æÞãÚåã. æåá äÍÊÇÌ åäÇ ááÊÐßíÑ ÈÞÕÉ ÇáÏßÊæÑ äÕÑ ÃÈæ ÒíÏ Ýí ãÕÑ æÌãÇÚÇÊ ÇáÃãÑ ÈÇáãÚÑæÝ æÇáäåí Úä ÇáãäßÑ Ýí ÇáÓÚæÏíÉ æÇáÌãÇÚÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ åäÇ æåäÇß¿ æíßÝí Ãä íÞÑà ÇáãÑÁ ÕÝÍÇÊ ÇáÕÍÝ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáÕÇÏÑÉ Ýí ÇáÚÇáã ÇáÚÑÈí áäÌÏåÇ ÃÞá ÇåÊãÇãÇð ÈÇáÏÝÇÚ Úä ÍÑíÇÊ ÇáÅÓáÇãííä æÛíÑåã ãäåÇ ÈÊÊÈÚ ÇáÞÖÇíÇ ÇáÇäÕÑÇÝíÉ, ãËá åÐÇ ÇáÍÝá ÇáãæÓíÞí åäÇ æÊáß ÇáÝÊÇÉ ÛíÑ ÇáãÍÊÔãÉ åäÇß. ßá åÐÇ íÚØí ÇáÇäØÈÇÚ ÈÃä åÏÝ åÐå ÇáÍÑßÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ åæ ÍÑãÇä ÇáãæÇØä ãä ÍÑíÉ ÇÑÊßÇÈ ÇáÅËã, ÍÊì æÅä áã Êßä áå ÍÑíÉ ÇáÊØáÚ Åáì ÇáÇÑÊÞÇÁ Ýí ÏÑÌÇÊ ÇáÝÖíáÉ » (Õ 114).

     

    æíÑì ÇáÃÝäÏí Ãä ÇáÏæá ÇáÊí ÇÊÈÚÊ ÃÓáæÈ ÇáÞåÑ áÍÌÑ ÍÑíÉ ÇáäÇÓ ãä ÍÑíÉ ÇÑÊßÇÈ ÇáÅËã ÞÏ « ÌÚáÊ ÇáÏæáÉ ÈÃßãáåÇ ÑÊÚÇð ááÅËã ãÑÊíä, ãÑÉ Ííä ÇäÊÔÑ ÇáÝÓÇÏ Èíä ÇáÚÈÇÏ ÓÑÇð (Èá æÌåÑÇð ÃÍíÇäÇð Èíä ßÈÑÇÆåã), æãÑÉ ÃÎÑì Ííä ÇÑÊßÈÊ ÇáÂËÇã ÇáßÈÑì ãä Ùáã æãæÇáÇÉ áÃÚÏÇÁ ÇáÃãÉ æáÚÈ ÈãÕíÑåÇ ÊÍÊ ÓãÚ Çáãáà æÈÕÑåã » (Õ 115).

    æíäÊåí ÇáÃÝäÏí Åáì ÎáÇÕÊå ÇáÊí íÔÏÏ ÝíåÇ Úáì Ãä « ãÝåæã ÇáÏæáÉ ÇáÅÓáÇãíÉ » ÇáÐí ÚãÑ Èå ÇáÎØÇÈ ÇáÅÓáÇãí ÇáÍÏíË áÇ íÍÊÇÌ ááãÑÇÌÚÉ ÇáÔÇãáÉ ÝÞØ, Èá íäÈÛí äÈÐå ÊãÇãÇð ãä ãÝÑÏÇÊ ÇáÎØÇÈ ÇáÓíÇÓí ÍÊì ÊÚæÏ ÇáÚÇÝíÉ æÇáÚÞáÇäíÉ Åáì åÐÇ ÇáÎØÇÈ. æÇáÊÚÈíÑ ÇáÈÏíá ÇáÃÝÖá ÞÏ íßæä ÏæáÉ ÇáãÓáãíä, Ãæ ÇáßíÇä ÇáÓíÇÓí ÇáÅÓáÇãí, Ãæ Ãí ÊÚÈíÑ ÂÎÑ íÚßÓ ÍÞíÞÉ Ãä ÇáÏæáÉ ÇáÊí íäÈÛí ááãÓáãíä Ãä íÓÚæÇ áÅÞÇãÊåÇ áíÓÊ äãæÐÌÇð ÌÇåÒÇð íÊäÒá ãä ÃÚáì¡ æÅäãÇ åí ãÇ íäÊÌ Úä ÇáÅÑÇÏÉ ÇáÍÑÉ ááÃãÉ æÈÇáÊÑÇÖí ãä ÃÝÑÇÏåÇ æÌãÇÚÇÊåÇ » (Õ 183).

    ÇáãÕÏÑ : ÇáÌÒíÑÉ äÊ

     



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