Le Soir: Ben Ali sous les 90% mais ce nâest pas grave
Lutte OuvriÚre: Tunisie : Ben Ali réélu, quelle surprise !
LÂŽHumanitĂ©: Le potentat tunisien prend sa relĂšve Taoufik Ben Brik: “Ben Ali veut ce pays et ma tĂȘte” Sami Ben Gharbia: Tunisia: Prominent Activist Arrested For Environmental Video Report Published OnlineLibertĂ© pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux dĂ©cennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/Fax : 71 340 860
Tunis, le 27 octobre 2009
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 Nouvelles des libertés en Tunisie
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1)      Arrestation, agression et menaces contre  lâĂ©tudiant Wissem Othman
Des agents de la police politique ont arrĂȘtĂ© Ă quatre heures et demie de lâaprĂšs midi du dimanche 25 octobre, soit le jour des Ă©lections, Wissem Othman, Ă©tudiant en troisiĂšme cycle de droit et lâont conduit dans une brigade de la SĂ»retĂ© rue de Palestine prĂšs de lâambassade du Canada Ă Tunis oĂč ils lâont soumis Ă un interrogatoire sur son adhĂ©sion Ă la pensĂ©e salafiste, puis ils lâont agressĂ© verbalement, lâont menacĂ© de le dĂ©shabiller et de le suspendre. LâenquĂȘte sâest ensuite dĂ©tournĂ©e sur ses rapports avec le PDP et lâorganisation LibertĂ© et EquitĂ©. Il nâa Ă©tĂ© relĂąchĂ© quâĂ huit heures et demi du soir.
Wissem Othman a fait lâobjet de harcĂšlement dans le passĂ©, notamment irruption de la police politique Ă son domicile, arrestation, enquĂȘte et saisie de  livres religieux.
2)      ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits de lâhomme toujours incarcĂ©rĂ©, poursuit sa grĂšve de la faim
ZouhaĂŻer Makhlouf, journaliste et militant des droits de lâhomme, est emprisonnĂ© pour le neuviĂšme jour dâaffilĂ©e en raison de son activitĂ© militante et journalistique qui lui a fait couvrir les atteintes aux droits dont sont victimes les citoyens. Il poursuit sa grĂšve de la faim illimitĂ©e quâil a commencĂ©e il y a huit jours pour exiger sa libĂ©ration.
3)      LâĂ©pouse de ZouhaĂŻer Makhlouf accepte de suspendre sa grĂšve
Madame Oum Yahya, Majda Mouaddeb, a dĂ©cidĂ© lundi 26 octobre 2009 de rĂ©pondre favorablement Ă lâappel lancĂ© par LibertĂ© et EquitĂ© et les comitĂ©s de soutien qui sâĂ©taient constituĂ©s en solidaritĂ© avec ZouhaĂŻer Makhlouf pour exiger sa libĂ©ration. Le siĂšge du domicile se poursuit tout comme lâinterdiction faite aux militants des droits de lâhomme de rendre visite Ă sa famille pour lui tĂ©moigner solidaritĂ© et assistance.
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâOrganisation
Le Président
MaĂźtre Mohammed Nouri
(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe ,LT)
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TUNISIEÂ :
Florence Beaugé
La journaliste du Monde , envoyĂ©e spĂ©ciale en Tunisie pour couvrir l’Ă©lection prĂ©sidentielle du 25 octobre, est persona non grata dans ce pays. ArrivĂ©e le 20, les autoritĂ©s l’ont refoulĂ©e le 21. Hasard du calendrier, au mĂȘme moment les rĂ©dactions recevaient Tunisie Plus, le trimestriel de Hosni Djemmali, oĂč l’on dĂ©couvrait les photos du grand dĂźner organisĂ© en juin par les Echanges Franco-Tunisiens (Georges Fenech) Ă l’occasion de la sortie du dernier livre d’Eric Fottorino, le directeur du Monde.
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Objet : RE: Accentuation de la répression en Tunisie
 Message au reprĂ©sentant des Ă©tats membres en charge des droits de lâhomme au conseil de l’Europe
 La Tunisie réfute les déclarations américaines sur ses élections présidentielles et législatives
PubliĂ© le 2009-10-28 20:50:24 | French. News. CnTaille du texte TUNIS, 28 octobre (Xinhua) — Les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©futĂ© la dĂ©claration d’un porte-parole du dĂ©partement d’Etat amĂ©ricain, le 26 octobre 2009, au sujet des rĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives en Tunisie. Dans un communiquĂ© rapportĂ© dans la nuit de mardi Ă mercredi par l’agence de presse officielle tunisienne (TAP), une source autorisĂ©e du ministĂšre des AE a prĂ©cisĂ© que “contrairement aux propos selon lesquels le gouvernement tunisien n’a autorisĂ© aucun observateur indĂ©pendant Ă suivre les Ă©lections, la Tunisie affirme que cette importante Ă©chĂ©ance Ă©lectorale a Ă©tĂ© suivie par 31 personnalitĂ©s indĂ©pendantes et crĂ©dibles dont notamment des ministres, des parlementaires, d’anciens ambassadeurs et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile”. Ces observateurs, ajoute la mĂȘme source, appartiennent Ă 23 Etats dont notamment la France, l’Italie, l’Autriche, le Royaume- Uni, le Portugal, Malte, la Russie, le Japon, la Turquie, le Maroc, l’AlgĂ©rie et l’Egypte, en plus d’une dĂ©lĂ©gation de la commission de l’Union Africaine (UA). Selon la mĂȘme source, ces personnalitĂ©s, ainsi que les membres de l’observatoire national des Ă©lections, composĂ©, lui aussi, de personnalitĂ©s tunisiennes indĂ©pendantes et neutres, et les reprĂ©sentants des diffĂ©rents partis politiques candidats aux Ă©lections, “ont suivi les diffĂ©rentes Ă©tapes de l’opĂ©ration Ă©lectorale qui se sont dĂ©roulĂ©es dans un climat de libertĂ© et de transparence et pour lesquelles toutes les conditions favorables ont Ă©tĂ© rĂ©unies”. Lundi, l’administration amĂ©ricaine a fait part de sa prĂ©occupation quant Ă l’Ă©quitĂ© des Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives en Tunisie. “Le gouvernement tunisien n’a pas autorisĂ© une surveillance internationale de l’Ă©lection, Ă notre connaissance, aucune autorisation n’a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă aucun observateur international crĂ©dible”, a dĂ©clarĂ© le porte-parole du dĂ©partement d’Etat Ian Kelly. Toutefois, le porte-parole du dĂ©partement d’Etat Ian Kelly a prĂ©cisĂ© que Washington est prĂȘt Ă travailler avec les autoritĂ©s tunisiennes Cette prĂ©cision a Ă©tĂ© saluĂ©e par la mĂȘme source tunisienne, qui a soulignĂ© que la Tunisie apprĂ©cie l’intĂ©rĂȘt portĂ© par les Etats-Unis d’AmĂ©rique au renforcement des relations d’amitiĂ© et de coopĂ©ration avec la Tunisie. Rappelons que le prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali a Ă©tĂ© réélu avec un score Ă©crasant, pour un cinquiĂšme mandat lors des Ă©lections prĂ©sidentielles du 25 octobre 2009 en Tunisie, tandis que son parti le Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD), a conservĂ© sa trĂšs large majoritĂ© avec 75% des suffrages aux lĂ©gislative
 A Tunis comme ailleurs, il faut en finir avec les démocraties frelatées
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De toutes ces dĂ©mocraties frelatĂ©es, la Tunisie est certainement la plus sophistiquĂ©e. Le rĂ©gime se targue, tout en torturant tous azimuts depuis vingt ans, d’avoir signĂ© toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme. Il rĂ©prime avec une violence mĂ©thodique toutes les libertĂ©s individuelles et publiques, mais n’en organise pas moins rĂ©guliĂšrement des parodies d’Ă©lections avec des faux partis d’opposition créés de toutes piĂšces. Le dimanche 25 octobre, il a commis un Ă©niĂšme simulacre d’Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives dont la mission est de jeter comme d’habitude un voile de lĂ©galitĂ© dĂ©mocratique sur des nominations dĂ©cidĂ©es d’avance : celle du dictateur comme prĂ©sident Ă perpĂ©tuitĂ© et celles de “reprĂ©sentants du peuple” minutieusement choisis pour leur docilitĂ© dans le giron du parti du pouvoir et de ses satellites. Les plus habiles faussaires ne peuvent abuser indĂ©finiment leur monde. Aujourd’hui le roi est nu et le rĂ©gime tunisien apparaĂźt sous son vrai jour, Ă savoir une dictature policiĂšre Ă forte connotation mafieuse. Que cette Ă©lection soit une insulte Ă l’intelligence et Ă la dignitĂ© des Tunisiens, que les opposants hurlent Ă la farce Ă©lectorale, peu importe au dictateur. Seul le rĂ©sultat compte, et il est en sa faveur. Toutes les stratĂ©gies mises en place par l’opposition dĂ©mocratique ont Ă©chouĂ©. La participation, pour le principe, et la protestation symbolique, prĂŽnĂ©e par certains politiciens, font le jeu du pouvoir et n’apportent Ă ses partisans qu’un peu de publicitĂ© personnelle le temps d’une bulle mĂ©diatique. Le boycottage passif La dictature sait choisir ses “opposants” et laisser les autres s’Ă©gosiller en vaines et futiles complaintes de la victime. L’appel au boycottage s’avĂšre tout aussi inefficace. De façon spontanĂ©e, la population dĂ©serte massivement les urnes, mais prend garde Ă ne pas descendre dans la rue, sachant qu’elle n’a aucune chance devant les hordes policiĂšres prĂȘtes Ă tirer dans le tas. Or, du moment que le boycottage est passif, le pouvoir n’en a cure puisqu’il peut gonfler tout autant le taux de participation que le score du prĂ©sident chronique. DĂšs lors, la question est : que faire pour empĂȘcher des faussaires patentĂ©s de commettre un forfait au vu et au su de tous, Ă commencer par les grands pays dĂ©mocratiques ? Il y a, certes, la nĂ©cessitĂ© de la mobilisation interne et le passage de la rĂ©sistance civile passive Ă une rĂ©sistance pacifique mais active. Elle relĂšvera toujours de la responsabilitĂ© des Tunisiens et d’eux seuls. La libertĂ©, cela se mĂ©rite. Reste la part qui leur Ă©chappe, Ă savoir la dimension internationale. Aujourd’hui, toutes les dictatures arabes, et la tunisienne en particulier, sont des protectorats occidentaux de facto. Quel ironique paradoxe de voir les vertueuses dĂ©mocraties occidentales soutenir nos dictateurs, le mot d’ordre semblant ĂȘtre : si notre libertĂ© est au prix de “leur” servitude, ainsi soit-il. Nos dictateurs arabes ont achetĂ© l’appui de l’Occident dĂ©mocratique en se faisant les dociles supplĂ©tifs du contrĂŽle du danger islamiste et de l’Ă©migration clandestine, sans oublier les gros marchĂ©s et les petites corruptions. Pour nous, dĂ©mocrates tunisiens et arabes, les choses sont claires. Nos dictateurs ont les Etats pour alliĂ©s, nous avons les sociĂ©tĂ©s civiles Ă nos cĂŽtĂ©s. Que peuvent-elles et que doivent-elles faire pour nous aider Ă acquĂ©rir notre seconde indĂ©pendance et une vraie stabilitĂ© dans la rĂ©gion ? Elles doivent poser un certain nombre de questions et exiger de leurs dirigeants des rĂ©ponses claires. Comment peut-on ĂȘtre pour la dĂ©mocratie chez soi et pour la dictature chez les voisins de palier ? Les dictateurs corrompus et honnis par leurs peuples sont-ils les pompiers ou les pyromanes des incendies allumĂ©s sur la rive sud ? A long terme, qu’est-ce qui est plus rentable pour l’Occident : avoir en face des rĂ©gimes dĂ©mocratiques, mĂȘme avec une composante islamiste, ou des oligarchies militaires et policiĂšres corrompues et violentes en guerre civile dĂ©clarĂ©e ou larvĂ©e avec leurs peuples ? Mais surtout, une vraie dĂ©mocratie peut-elle porter Ă bout de bras une dĂ©mocratie frelatĂ©e ? Mandela disait qu’un homme ou un peuple n’est jamais aussi libre que quand il se bat pour la libertĂ© d’un autre homme ou d’un autre peuple. A mĂ©diter par tous les dĂ©mocrates Ă gĂ©omĂ©trie variable. Moncef Marzouki est mĂ©decin, Ă©crivain, et opposant tunisien.
Tunisie Ben Ali ou la récup islamiste
Pour s’offrir un nouveau triomphe Ă©lectoral, dimanche dernier, le prĂ©sident tunisien n’a nĂ©gligĂ© aucun appui. Explications de l’opposant KhemaĂŻs Chammari, militant des droits de l’homme.
A l’issue du scrutin du 25 octobre, le prĂ©sident Zine el-Abidine Ben Ali est crĂ©ditĂ© de prĂšs de 90% des suffrages. Un nouveau plĂ©biscite?
89,62%, trĂšs exactement! C’est en effet un score sans surprise, quoiqu’un peu moins Ă©levĂ© que les fois prĂ©cĂ©dentes. La multiplication des rites d’allĂ©geance et la propagande pendant la campagne, dont le coĂ»t est estimĂ© Ă plus de 20 millions d’euros, ont renforcĂ© chez les Tunisiens le sentiment de vivre un simulacre d’Ă©lection.
La campagne, et surtout la pré-campagne, pendant le ramadan, du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), ciblaient en particulier les milieux musulmans conservateurs. Est-ce nouveau?
Cela remonte Ă dix-huit mois environ. AprĂšs avoir diabolisĂ© le mouvement islamiste modĂ©rĂ© et rĂ©primĂ© ses militants, le pouvoir, tout en continuant Ă prĂ©senter la Tunisie comme un “rempart contre la dĂ©ferlante islamiste”, s’est peu Ă peu engagĂ© dans une surenchĂšre piĂ©tiste. Et celui qui s’est, plus que tout autre, illustrĂ© dans cette dĂ©marche risquĂ©e est le propre gendre du chef de l’Etat, Sakher el-Materi, un jeune homme d’affaires Ă l’ascension financiĂšre fulgurante, qui vient d’ĂȘtre Ă©lu dĂ©putĂ©. En quelques mois il est devenu propriĂ©taire d’un important groupe de presse, il a lancĂ© une radio islamique Ă laquelle s’ajoutera bientĂŽt une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision, et il vient de crĂ©er une banque islamique qui disposera des guichets dans tous les bureaux de poste du pays.
Plusieurs anciens cadres du parti islamiste interdit Ennahda ont officiellement soutenu Ben Ali. Y a-t-il une tentative de récupération politique?
Sans aucun doute. L’opĂ©ration sĂ©duction a permis de rallier au pouvoir prĂšs d’une centaine de cadres en exil de ce parti. Et, pour la premiĂšre fois, un ministre, celui de la Justice et des Droits de l’homme, a dĂ©clarĂ© Ă un quotidien français [NDLR: Le Monde] que l’islam Ă©tait en Tunisie “religion d’Etat”…
(Source: LEXPRESS.fr le 28 octobre 2009)
HUMEUR
 Ben Ali sous les 90% mais ce nâest pas grave
Comme un coup de tonnerre dans le paysage politique dâordinaire si calme en Tunisie: le prĂ©sident sortant, Zine el-Abidine Ben Ali, «Zaba» pour les intimes, nâa pas franchi la barre de 90% au scrutin prĂ©sidentiel de dimanche. Des 99% (en 1989 et 1994), il Ă©tait passĂ© Ă 94% en 2004, le voilĂ rĂ©duit Ă 89,62%.
LâĂ©rosion du pouvoir? A moins quâil ne faille y voir un pied de nez du rĂ©gime face aux esprits chagrins qui avaient annoncĂ© un score habituel, digne de la CorĂ©e du Nord⊠La façade dĂ©mocratique exigeait des chiffres fiables (1).
Cela dit, le rĂ©gime nâaime guĂšre les remises en question. En atteste ce passage de lâĂ©ditorial de « La Presse », organe quotidien gouvernemental: «Les Tunisiens ont donc imposĂ© leur souverainetĂ© et donnĂ© un coup de balai aux commĂ©rages et au dĂ©nigrement des pĂȘcheurs en eau trouble. Ils ont donnĂ© la preuve irrĂ©futable quâils ont réélu leur prĂ©sident en toute conscience et en toute intelligence, et leur acte est plus fort que toutes les mĂ©disances et les diffamations dont ont abusĂ© rĂ©cemment quelques petits politicards qui y ont recouru parce quâils nâont ni vision intelligente, ni arguments crĂ©dibles et qui nâont pas hĂ©sitĂ© Ă insulter la maturitĂ© et la conscience citoyenne dâun peuple reconnu comme Ă©tant lâun des plus instruits et des plus rationnels dans le concert des peuples de sa catĂ©gorie» (Le texte ne prĂ©cise pas dans quelle catĂ©gorie se situe le peuple tunisien, NDLR.)
Ce genre de prose fleurie constitue le menu quotidien des Tunisiens qui ont encore le courage de lire leur presse. Une presse qui annonçait les rĂ©sultats en une ce lundi matin, alors quâils nâont Ă©tĂ© rendus officiels quâĂ partir de 4h20 du matin, hors dĂ©lai dâimprimerieâŠ
TrĂȘve de commĂ©rages et de dĂ©nigrement: Ben Ali a donc Ă©tĂ© Ă©lu pour un cinquiĂšme mandat de cinq ans. Le dernier? En principe, puisque la constitution locale postule un Ăąge limite de septante-cinq ans. Mais une constitution, cela se modifie. En 2002, par exemple, elle avait Ă©tĂ© remodelĂ©e pour notamment en Ă©liminer le paragraphe stipulant quâun mĂȘme prĂ©sident ne pouvait dĂ©passer le nombre de trois mandats, une limite pourtant instaurĂ©e par⊠Ben Ali en 1988. Il nây a que les imbĂ©ciles qui ne changent pas dâavis, dit lâadage populaire. Dâailleurs, le pourcentage de Tunisiens qui avaient avalisĂ© cette modification constitutionnelle ne laissait pas dâimpressionner: 99%. Le nouveau texte introduisait aussi une notion nouvelle, celle dâEtat de droitâŠ
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BAUDOUIN LOOSÂ
(1) Les trois candidats de lâopposition en lice, ont obtenu respectivement 5,01% des voix pour Mohamed Bouchiha, 3,80% pour Ahmed Inoubli, tous deux considĂ©rĂ©s comme proches du pouvoir, tandis que le dirigeant du mouvement Ettajdid, qui se prĂ©sentait comme «un vrai candidat de lâopposition», a rĂ©coltĂ© 1,57% des voix. Au parlement, Ettajdid aura 2 siĂšges sur 214, le reste allant au parti prĂ©sidentiel (161) et aux partis de lâ«opposition-soutien» .
 (Source : « Le Soir » (Bruxelles), le 27 octobre 2009)Â
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Ben Ali réélu Président avec 89,62% des voix Tunisie : Ben Ali, un mal nécessaire ?
 par Cyril Gaucher | dijOnscOpe | mer 28 oct 09 | 08:59 Sans suspense. Zine El Abidine Ben Ali a Ă©tĂ© réélu dimanche prĂ©sident de la RĂ©publique Tunisienne, pour un nouveau mandat de 5 ans. Un score (89,62%) bien Ă©loignĂ© des rĂ©sultats classiques d’une vĂ©ritable dĂ©mocratie, une presse unanime, pas de rĂ©actions internationales, peu de Tunisiens vĂ©ritablement mĂ©contents de cette “mascarade” ; est-ce Ă dire que le prĂ©sident Ben Ali est “utile” dans ce rĂŽle, tant sur le plan intĂ©rieur, que sur la scĂšne internationale ? Une “dĂ©mocratie responsable” Comment justifier un tel score (89,62%), quand les clivages habituels de la dĂ©mocratie nous rĂ©servent en gĂ©nĂ©ral des “51-49” ? La Tunisie, frontaliĂšre de la Libye d’un cĂŽtĂ©, de l’AlgĂ©rie de l’autre, n’est “pas encore la SuĂšde”, comme le dit Nizar Bahloul sur le site tunisien “Business News”. La dĂ©mocratie vĂ©ritable n’est pas ressentie comme une urgente necessitĂ©, et de nombreux tunisiens (notamment sur Internet) voient dans ce score un plĂ©biscite pour un homme qui a accompagnĂ© (initiĂ©?) les grandes Ă©volutions et les progrĂšs rĂ©alisĂ©s par la Tunisie ces 2 derniĂšres dĂ©cennies. On nous parle alors de “dĂ©mocratie responsable”, d’un pays sur la voie du progrĂšs, mais avec prudence et dans la continuitĂ©. Le niveau de vie a en effet augmentĂ©, une vĂ©ritable classe moyenne a Ă©mergĂ©, et le pays s’est dotĂ© d’infrastructures qui le distinguent nettement de ses voisins, et l’Ă©loignent durablement de la situation, Ă quelques exceptions prĂšs, du reste du continent africain. Le rang de “nation dĂ©veloppĂ©e” La Tunisie est Ă©galement un partenaire de choix, pour la France notamment. Si l’hexagone brille par son silence quant aux questions des droits de l’homme en Tunisie, les sociĂ©tĂ©s françaises sont en revanche trĂšs prĂ©sentes sur le territoire tunisien : Total, Carrefour, Casino, Monoprix dessinent le paysage commercial, sans compter tous les “centres d’appels” tĂ©lĂ©phoniques installĂ©s ces derniĂšres annĂ©es. Selon des sources officielles, la France dĂ©tient le plus grand nombre dâentreprises Ă participation Ă©trangĂšre en Tunisie, avec plus de 1000 unitĂ©s de production, soit 40% du total, et plus de 80 000 emplois. Elle est Ă©galement le premier pays europĂ©en Ă©metteur de touristes en Tunisie. Ce partenariat Ă©conomique est une des prioritĂ©s de Ben Ali, qui dĂ©clarait rĂ©cemment Ă Afrique Magazine que sâil Ă©tait réélu, il se ferait “un devoir de progresser rĂ©solument vers l’objectif fixĂ©, Ă savoir prĂ©parer la Tunisie Ă accĂ©der rapidement au rang de nation dĂ©veloppĂ©e”, indiquant Ă©galement qu’il entendait “faire entrer le pays dans une nouvelle Ăšre dĂ©mocratique, encore plus avancĂ©e”. La montĂ©e des intĂ©grismes Autre argument, Ă considĂ©rer avec prudence, qui plaida Ă©galement en faveur de la “dictature laĂŻque” de Saddam Hussein en Irak : Ă sa façon, le rĂ©gime du PrĂ©sident Ben Ali est considĂ©rĂ© dans la rĂ©gion comme un “rempart” contre les intĂ©grismes. Mais pour les partisans d’une Tunisie laĂŻque, la situation se fragilise de plus en plus, avec une montĂ©e sensible du fondamentalisme, mesurable notamment Ă l’influence de thĂ©ologiens comme Youssef Qaradhaoui, ou Amr Mahmoud Helmi Khaled, l’un des plus cĂ©lĂšbres tĂ©lĂ©-prĂ©dicateurs du monde arabe, et dont la popularitĂ© ne cesse de grandir. Mais sur le plan lĂ©gal, comme sur celui des principes fondateurs affirmĂ©s dĂšs l’indĂ©pendance du pays en 1956, la Tunisie de Ben Ali semble encore bien loin d’une application de la chariĂąa… Une conception laĂŻque hĂ©ritĂ©e de Bourguiba Pour le prĂ©decesseur de Ben Ali, la prioritĂ© Ă©tait dĂ©jĂ de bĂątir une “sociĂ©tĂ© moderne”. Ainsi l’ancien PrĂ©sident fut particuliĂšrement hostile envers tout ce qu’il jugeait comme “archaĂŻque, dĂ©cadent ou participant au sous-dĂ©veloppement du pays”. L’islam ne sera pas Ă©pargnĂ©, et sans ĂȘtre laĂŻque, la Tunisie se dĂ©marqua du monde arabe en matiĂšre de rĂ©formes religieuses et culturelles. Ces derniĂšres annĂ©es, le PrĂ©sident Ben Ali sâest prononcé à plusieurs reprises contre le port du voile “dâinspiration sectaire importĂ©e de lâextĂ©rieur”. Son ministre de l’IntĂ©rieur Rafik Belhaj Kacem a mĂȘme qualifiĂ© le voile de “symbole dâune appartenance politique qui se cache derriĂšre la religion et qui cherche Ă faire revenir la sociĂ©tĂ© aux Ăšres trĂšs anciennes”. Mais l’autoritĂ© semble ici trouver ses limites, et on constate une nette augmentation du nombre de femmes couvrant leur tĂȘte. Pour Khadija ChĂ©rif, prĂ©sidente de lâAssociation tunisienne des femmes dĂ©mocrates (ATFD), “celles qui portent le voile remettent en cause le Code du statut personnel de 1956, qui a fait de la Tunisie, trĂšs tĂŽt, un pays avant-gardiste en matiĂšre de droits de la femme”. Le “dĂ©cret 108” Afin d’Ă©viter l’extension de ce phĂ©nomĂšne du voile, le gouvernement dispose du dĂ©cret 108 de 1981, qui interdit le port du voile dans les Ă©tablissements publics. Au risque, pour les employĂ©es du secteur en question, dâĂȘtre licenciĂ©es. Ainsi les autoritĂ©s tunisiennes ont “empĂȘchĂ© les Ă©tudiantes du campus universitaire de Tunis et dâautres citĂ©s universitaires dâaccĂ©der Ă leurs facultĂ©s pour passer leurs examens de fin dâannĂ©e, pour la simple raison quâelles portent le voile”, expliquait en 2006, Safwa AĂŻssa, prĂ©sidente de lâassociation VĂ©ritĂ©-Action, qui milite pour la libertĂ© dâexpression et le respect des droits de lâHomme en Tunisie. Par ailleurs, selon le quotidien libanais LâOrient le Jour, “des femmes tunisiennes voilĂ©es sont souvent interpellĂ©es, devant parfois sâengager par Ă©crit Ă ne plus porter le voile au risque de perdre leur emploi ou de devoir abandonner leurs Ă©tudes”. Des tĂ©moins ont fait Ă©tat dâinterventions de policiers en civil, notamment Ă Sfax (Sud), enlevant des voiles Ă lâarrachĂ©, en pleine rue. “Des gens de confiance mâont rapportĂ© que des policiers ont bousculĂ© des femmes et leur ont demandĂ© dâenlever leur voile. Nous sommes pour lâapplication du texte, mais pas par la violence et la rĂ©pression. Il faut expliquer, faire de la pĂ©dagogie, dĂ©battre. Personne nâa la parole Ă part le gouvernement”, confie Khadija ChĂ©rif, qui craint aussi que la rĂ©pression ne radicalise les femmes qui portent le voile et suscite un mouvement de solidaritĂ© avec elles. Ainsi, le soutien au rĂ©gime, d’une part, et les condamnations face Ă ses excĂšs, d’autre part, sont Ă l’image d’une nation tunisienne Ă©cartelĂ©e entre ses cultures arabo-musulmane dâun cĂŽtĂ©, et occidentalo-laĂŻque de lâautre. A l’image d’un pays seulement Ă©mergeant, mais devenu un acteur Ă©conomique international de poids. D’une modernitĂ© visible, mais aussi d’un attachement profond aux traditions. AprĂšs 22 ans de pouvoir de Zine El Abidine Ben Ali, ce nouveau mandat devrait thĂ©oriquement ĂȘtre son dernier, si la Constitution limitant Ă 75 ans l’Ăąge du PrĂ©sident est respectĂ©e…
Tunisie : Ben Ali réélu, quelle surprise !
Le potentat tunisien prend sa relĂšve
Réélu avec 89,62 % contre 94, 4 % en 2005, le potentat Zinedine Ben Ali (soixante-treize ans) a sans doute estimĂ©, cette fois, quâil convenait de laisser quelques miettes Ă ceux qui ont acceptĂ© de jouer les faire-valoir dâun scrutin jouĂ© dâavance. Mohamed Bouhicha, du Parti de lâunitĂ© populaire (PUP), a ainsi obtenu 5,01 % et Ahmed Inoubli, de lâUnion dĂ©mocratique unioniste (UDU), 3,80 %. Ces deux pseudo-candidats, qui avaient dâailleurs dĂ©clarĂ© quâils nâĂ©taient pas des opposants au chef de lâĂtat, ont donc Ă©tĂ© « rĂ©compensĂ©s ». Tel ne fut pas le cas du vĂ©ritable opposant, Ahmed Brahim, du parti Etajdid (ex-communiste). En dĂ©pit dâune campagne jugĂ©e courageuse par de nombreux Tunisiens, il nâa obtenu, lui, que 1,57 % des voix. « Jâai rĂ©ussi Ă faire entendre une autre voix que celle du rĂ©gime, cela me suffit », a-t-il nĂ©anmoins dĂ©clarĂ©.
Ă vrai dire, avec un parti, le Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD), qui compte 2,7 millions dâadhĂ©rents, soit plus de la moitiĂ© des Ă©lecteurs inscrits dans un pays verrouillĂ© politiquement et mĂ©diatiquement, le prĂ©sident-candidat ne courait aucun risque. Celui dont le rĂ©gime dictatorial est plus que tolĂ©rĂ© par la plupart des capitales occidentales, sous prĂ©texte quâil constituerait un rempart Ă lâislamisme, a de plus bĂ©nĂ©ficiĂ©, cette fois, du soutien de ces mĂȘmes islamistes. Bien avant le dĂ©but de la campagne, une centaine dâislamistes appartenant au mouvement interdit Ennahda avaient ainsi appelĂ© Ă voter Ben Ali. Mieux, au sein de la mouvance islamiste, certains comme le groupe Lazhar Abaab, basĂ© Ă Paris, appellent Ă un dialogue national. Sur le terrain, du fait de la rĂ©pression, de lâinterdiction des espaces dâexpression socioculturelle et syndicale, lâislamisme progresse. Le port du voile Ă©galement.
Ă y regarder de plus prĂšs, la réélection dâun Ben Ali, obsĂ©dĂ© par la supposĂ©e menace que reprĂ©senteraient les dĂ©mocrates et progressistes, risque donc de jouer in fine en faveur dâune mouvance islamiste.
Hassane Zerrouky
(Source: “LÂŽHumanitĂ©” le 27 octobre 2009)
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Republication dâun article de Taoufik ben Brik suite Ă une rectification.
En fait, dans la rĂ©ponse Ă la 3Ă©me question, il ne sâagissait pas de M. Khemais Chammari mais de M. Hamma Hammami . Un de nos lecteurs nous avait fait la remarque hier mais la grande quantitĂ© dâarticles et de dĂ©pĂȘches nous a empĂȘchĂ©e de faire la correction. TUNISIE
“Ben Ali veut ce pays et ma tĂȘte”
 par Taoufik Ben Brik
Le journaliste et Ă©crivain tunisien Taoufik Ben Brick, opposant au rĂ©gime et qui avait livrĂ© son regard sur la campagne prĂ©sidentielle sur nouvelobs.com, dit avoir Ă©tĂ© victime d’un piĂšge de la police tunisienne, le 22 octobre dernier. Il raconte : – “Je suis allĂ© chercher ma fille Ă l’Ă©cole, jeudi dernier, Ă Tunis. J’avais mis ma voiture dans un parking. Une autre voiture Ă©tait garĂ©e derriĂšre moi. Avant mĂȘme que j’ai mis le contact, elle m’a embouti. La conductrice, qui, je pense, Ă©tait de la police, en est sortie, me criant dessus, m’accusant d’avoir voulu lui rentrer dedans ; elle dĂ©chire mes habits, essaie de me pousser Ă la violence. Il a fallu l’intervention d’ouvriers travaillant dans le coin pour que la querelle s’arrĂȘte. Je pense qu’elle a essayĂ© de m’amener Ă user de la violence pour m’inculper d’agression”. Vous croyez que c’est un piĂšge de la part du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali ? – Le samedi 24 octobre, Ben Ali a menacĂ© tout le monde, surtout ceux qui livrent le pays en pĂąture Ă l’Ă©tranger. Mes contributions Ă des mĂ©dias Ă©trangers – Nouvelobs.com, Mediapart, Rue 89, Courrier international – l’Ă©nervent. Il n’a pas dĂ» du tout aimer mon “Interview presque vrai de Ben Ali”. Je pense que c’est la goutte d’eau qui a fait dĂ©border le vase”. Pourquoi Ben Ali commettrait-il une telle agression alors qu’il Ă©tait assurĂ© d’ĂȘtre réélu ? – “Ben Ali veut se payer Ben Brick. Le prĂ©sident est trĂšs populaire, il vient d’ĂȘtre réélu. Mais en 2000, il est devenu connu dans le monde entier Ă cause de moi, Ă cause de la grĂšve de la faim trĂšs mĂ©diatisĂ©e que j’avais fait pour protester contre les atteintes du rĂ©gime aux droits de l’Homme. Ben Ali veut ce pays et ma tĂȘte ; il veut ĂȘtre prĂ©sident et que moi, j’aille en prison. Je ne suis pas le seul Ă avoir Ă©tĂ© menacĂ©. Les exemples sont nombreux. Ainsi, Hamma Hammami, le chef du Parti communiste ouvrier tunisien a connu de nombreuses arrestations et peines de prison sous le rĂ©gime de Ben Ali Ă cause de son combat. Par exemple en 2008, il a Ă©tĂ© molestĂ© Ă son arrivĂ©e Ă l’aĂ©roport de Tunis. Le lendemain, il a reçu une convocation de la police criminelle, l’accusant d’avoir tabassĂ© quelqu’un. Plus rĂ©cemment, la journaliste du Monde Florence BeaugĂ© a Ă©tĂ© accusĂ©e de terrorisme pour certains articles qu’elle a Ă©crit”. [Mercredi dernier, la journaliste a Ă©tĂ© refoulĂ©e Ă son arrivĂ©e Ă Tunis et interdite de territoire tunisien Ă cause, selon elle, d’un article “la goutte d’eau qui a fait dĂ©border le vase”, ndr] Vous dites avoir Ă©tĂ© convoquĂ© par la police. Vous n’envisagez toujours pas de partir ? – “Je ne veux pas partir, j’ai d’ailleurs Ă©crit un livre Ă ce sujet lĂ , et je ne peux pas partir. Je vis avec la peur au ventre, mais je ne sais pas oĂč aller ; c’est mon pays, ici. Sans doute Ă cause des articles que j’ai Ă©cris en France, j’ai Ă©tĂ© convoquĂ© par la police. Il faut que je me prĂ©pare, que je rassemble mes soutiens, et c’est moi qui dĂ©ciderais du moment auquel j’irais me livrer Ă eux, comme un criminel. Car c’est ce que je suis Ă leurs yeux”. Interview de Taoufik Ben Brick par Sibylle Laurent (le mardi 27 octobre 2009) [Des voix dissonantes, il y en a en Tunisie. Mais les journaux tunisiens contrĂŽlĂ©s par le pouvoir n’hĂ©sitent souvent pas Ă orchestrer des campagnes de presse contre ces gens qui dĂ©rangent. Parmi les meneurs, Le Temps et As-Sabah, deux titres appartenant au gendre du prĂ©sident Ben Ali, Mohamed Sakhr El Materi. Le Renouveau, organe officiel du parti au pouvoir – le RCD, Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique – distille Ă©galement la bonne parole prĂ©sidentielle, tout comme La Presse, As-Safah et Ach-Chourouk]
(Source: le site de « NouvelObs » (France), le 27 octobre 2009)
Tunisia: Prominent Activist Arrested For Environmental Video Report Published Online
BySami Ben Gharbia
On October 20th, 2009, ZouhaĂŻer Makhlouf, a Tunisia Human rights activist and correspondent ofAssabil Online [1] website has been arrested for publishing avideo report [2] online about the environmental pollution in Nabeul (Dar Chaabane El Fehri), a coastal town in northeastern Tunisia.
According to reportsreleased by several local human rights organizations, [3] it seems that someone called Mourad Ladhib had brought a case against Mr Makhlouf accusing him of filming without permission.
Mr Makhlouf in turn, has denied the charges against him and refused to sign the police report arguing hat the subject of his online video report was part of the activities of the Democratic Progressive Party – a legal party of which he is an active member- to ivestigate social, economic and environmental issues in the area of Nabeul, adding that he didn’t film any sensitive areas prohibited by the law and accusing the investigator of politicizing the case.
Mr Makhlouf has since been transferred to Mornaguia Prison in the suburbs of Tunis where he began a hunger strike on October 21st to protest against his illegal detention. Mr Makhlouf will be tried on November 3rd, 2009, on defamation charges andcould be sentenced to up to one year in prison[4], under the Tunisian Telecommunications Code.
On October 26th, Tunisian Security services and plainclothes police surrounded the office of the Democratic Progressive Party in a bid to block a rally in support of the detained activist. Furthermore, and on the same day, State Security also surrounded the house of Mr Makhlouf preventing his friends from contacting Mr Makhlouf’s wife to persuade her to stop a hunger strike that she began on October 22nd in support for her husband.
Despite the continuous threats and harassments that he is subjected to, ZouhaĂŻer Makhlouf is one of the most active human rights activist both online and offline. He has published several human rightstestimonies [5] (video, audio and textual) which broke the silence on many sensitive issues and human rightsabuses faced by tunisian activists and former political prisoners [6].
URL to article: http://advocacy.globalvoicesonline.org/2009/10/27/tunisia-prominent-activist-arrested-for-environmental-video-report-published-online/
URLs in this post:
[1] Assabil Online: http://www.assabilonline.net/
[2] video report:http://www.facebook.com/video/video.php?v=1232132293572&subj=1532704885
[3] released by several local human rights organizations,:http://www.alhiwar.net/ShowNews.php?Tnd=1248
[4] could be sentenced to up to one year in prison:http://cpj.org/2009/10/as-tunisian-elections-near-attacks-on-press-mount.php
[5] testimonies:http://www.assabilonline.net/index.php?option=com_content&task=category§ionid=11&id=26&Itemid=88
[6] abuses faced by tunisian activists and former political prisoners:http://www.facebook.com/video/video.php?v=1232132293572&subj=1532704885#/video/?id=1532704885
(Source: âGlobal Voices Onlineâ, le 27 octobre 2009)
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