9 décembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3122 du 09.12.2008

 archives : www.tunisnews.net  


TUNISIE – Encore un procès politique ! – RASSEMBLEMENT A PARIS A PROXIMITE DE L’AMBASSADE DE TUNISIE

Amnesty international: Tunisie – Rapport 2008 Association Ez-Zeitouna: BILAN DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE – Décembre 2008 AFP: Amnesty réclame une enquête sur des allégations de torture en Tunisie Abdelkader Zitouni: Délégation de la Société Civile française à Gafsa  Abdelkader Zitouni: Congrès fallacieux des Verts fantoches !!!   En dictature le mensonge conforte le cynisme 


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com Voix libre


TUNISIE – Encore un procès politique !

 

Libérer le Dr. Sadok CHOUROU

 

 

RASSEMBLEMENT A PARIS

 

Le jeudi 11 décembre 2008 à 18H30

 

STATION DE M° St FRANCOIS XAVIER – Ligne 13  A PROXIMITE DE L’AMBASSADE DE TUNISIE

 

 

Après avoir croupi pendant plus de 17 ans dans les prisons tunisiennes et moins d’un mois après sa libération, l’ex-président du mouvement ENNAHDHA Dr. Sadok CHOUROU a été de nouveau arrêté suite à son intervention sur la chaîne londonienne AL-HIWAR.

 

Son procès aura lieu le samedi 13 décembre 2008. Il est poursuivi pour avoir revendiqué la liberté d’expression et d’organisation et notamment la légalisation de son parti. Il sera jugé pour le fameux « maintien d’une association illégale ».

 

 

 

Premiers signataires :

-Voix Libre

-Solidarité tunisienne


 

Amnesty international

Tunisie – Rapport 2008

 
République tunisienne Chef de l’ÉtatZine el Abidine Ben Ali Chef du gouvernementMohamed Ghannouchi Peine de mortabolie en pratique Population10,3 millions Espérance de vie73,5 ans Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰)23 / 20 ‰ Taux d’alphabétisation des adultes74,3 % Les performances économiques de la Tunisie et les avancées législatives ont amélioré l’image du pays au niveau international. Ceci dissimulait toutefois une réalité plus sombre dans laquelle les garanties juridiques étaient souvent violées, les personnes arrêtées pour des motifs politiques torturées alors que les auteurs des sévices étaient impunis, et les défenseurs des droits humains harcelés. Des restrictions sévères continuaient de peser sur la liberté d’expression et d’association. De nombreuses personnes poursuivies pour activités terroristes ont été condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement à l’issue de procès inéquitables, qui se sont notamment déroulés devant des tribunaux militaires. Plusieurs centaines d’autres, condamnées les années précédentes à l’issue de procès iniques, étaient maintenues en détention, dans certains cas depuis plus de dix ans. Certains de ces détenus étaient susceptibles d’être considérés comme des prisonniers d’opinion.
  • Évolutions sur le plan juridique et institutionnel
En juillet, la composition du Comité supérieur des droits humains et des libertés fondamentales, l’organe chargé de recueillir les plaintes pour violation des droits humains, a été modifiée par décret. Le nombre de membres du Comité a été accru, mais celui-ci n’incluait pas d’organisations indépendantes de défense des droits fondamentaux. « Guerre contre le terrorisme » Abdellah al Hajji et Lotfi Lagha, deux des 12 Tunisiens détenus par les autorités américaines à Guantánamo Bay (Cuba), ont été renvoyés en Tunisie en juin. Arrêtés à leur arrivée, ils ont été placés en détention dans les locaux de la Direction de la sûreté de l’État du ministère de l’Intérieur, où ils auraient été torturés et contraints de signer des déclarations. Abdellah al Hajji s’est plaint d’avoir été privé de sommeil et frappé au visage. Il a ajouté que des agents de la Direction de la sûreté de l’État avaient menacé de violer sa femme et ses filles. Déclaré coupable, en octobre, d’appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger, Lotfi Lagha a été condamné à trois ans d’emprisonnement. Abdellah al Hajji, qui avait interjeté appel d’une condamnation à dix ans d’emprisonnement prononcée par contumace en 1995, a été rejugé par un tribunal militaire de Tunis. Déclaré coupable, en novembre, d’appartenance, en temps de paix, à une organisation terroriste opérant à l’étranger, il a été condamné à sept ans d’emprisonnement. Neuf Tunisiens renvoyés d’Égypte en janvier et en mars auraient été détenus aux fins d’interrogatoire, dans certains cas pendant plusieurs semaines. La plupart d’entre eux ont été libérés, mais deux au moins – Ayman Hkiri et Adam Boukadida – étaient maintenus en détention à la fin de l’année dans l’attente de leur procès. Ces hommes avaient été arrêtés en Égypte en novembre 2006 avec d’autres étudiants égyptiens et étrangers. Ils auraient été torturés alors qu’ils étaient interrogés à propos d’un complot présumé en vue de recruter des personnes en Égypte et de les envoyer en Irak combattre les troupes de la coalition emmenée par les États-Unis.
  • Système judiciaire
Les procès des suspects accusés d’activités terroristes, dont certains se sont déroulés devant des tribunaux militaires, étaient le plus souvent inéquitables et débouchaient généralement sur des condamnations à de lourdes peines d’emprisonnement. Parmi les accusés figuraient des personnes arrêtées en Tunisie ainsi que des Tunisiens renvoyés contre leur gré par les autorités d’autres pays, notamment de France, d’Italie et des États-Unis, alors qu’ils risquaient d’être victimes d’actes de torture. Les condamnations étaient souvent fondées sur des « aveux » obtenus durant la période de détention provisoire et que les accusés avaient rétractés à l’audience en affirmant qu’ils avaient été extorqués sous la torture. Les juges d’instruction et les tribunaux s’abstenaient systématiquement d’ordonner une enquête sur ce type d’allégations. Seize civils au moins auraient été traduits devant le tribunal militaire de Tunis et condamnés à des peines allant jusqu’à onze ans d’emprisonnement. La plupart ont été déclarés coupables de liens avec des organisations terroristes opérant à l’étranger. Dans ces procès, non conformes aux normes internationales d’équité, le droit des accusés de se pourvoir en appel n’a pas été intégralement respecté. En novembre, 30 hommes ont comparu devant le tribunal de première instance de Tunis dans le cadre de l’affaire dite « de Soliman ». Ils étaient accusés de toute une série d’infractions, notamment de complot en vue de renverser le gouvernement, utilisation d’armes à feu et appartenance à une organisation terroriste. Tous avaient été arrêtés en décembre 2006 et janvier 2007 à la suite d’affrontements armés entre les forces de sécurité et des membres présumés des Soldats d’Assad ibn al Fourat, un groupe armé. Ils se sont plaints d’avoir été torturés et maltraités durant leur garde à vue, qui s’est prolongée bien au-delà de la durée maximale légale de six jours. Leurs avocats ont demandé au juge d’instruction et au tribunal d’ordonner des examens médicaux de leurs clients en vue de constater des traces de torture, mais ces demandes ont été rejetées. Le 30 décembre, deux des accusés ont été condamnés à mort, huit à la détention à perpétuité et les autres à des peines allant de cinq à trente ans d’emprisonnement.
  • Libération de prisonniers politiques
Cent soixante-dix-neuf prisonniers politiques ont été remis en liberté. Selon les informations recueillies, une quinzaine avaient été maintenus en détention provisoire car on les soupçonnait d’appartenir au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), un groupe armé qui serait lié à Al Qaïda. Les autres étaient, pour la plupart, incarcérés depuis le début des années 1990 pour appartenance à l’organisation islamiste interdite Ennahda (Renaissance).
  • Torture et mauvais traitements
Comme les années précédentes, des cas de torture et de mauvais traitements infligés par des membres des forces de sécurité, et notamment de la Direction de la sûreté de l’État, ont été signalés. Les prisonniers maintenus au secret risquaient tout particulièrement d’être victimes de telles pratiques. Il n’était pas rare que les forces de sécurité ne respectent pas la durée maximale de la garde à vue, fixée à six jours, et maintiennent des personnes au secret pendant plusieurs semaines. De nombreux détenus se sont plaints d’avoir été torturés pendant leur garde à vue. Parmi les méthodes le plus souvent signalées figuraient les coups, la suspension dans des positions contorsionnées, les décharges électriques, la privation de sommeil, le viol et les menaces de viol de parentes des détenus. Les autorités n’ont pratiquement jamais mené d’enquête ni pris une quelconque mesure pour traduire en justice les tortionnaires présumés. Mohamed Amine Jaziri, l’un des accusés dans « l’affaire de Soliman » (voir plus haut), a été arrêté le 24 décembre à Sidi Bouzid, au sud de Tunis. Il a été détenu au secret, dans un premier temps au poste de police de cette localité puis dans les locaux de la Direction de la sûreté de l’État à Tunis, jusqu’au 22 janvier. Les proches de cet homme se sont régulièrement enquis de son sort, mais les autorités ont nié le détenir jusqu’à sa remise en liberté. Mohamed Amine Jaziri a affirmé que pendant sa garde à vue il avait été frappé sur tout le corps et suspendu au plafond durant plusieurs heures, et qu’on lui avait administré des décharges électriques. Il a ajouté qu’on l’avait aspergé d’eau froide et privé de sommeil et qu’on lui avait recouvert la tête d’une cagoule sale durant les interrogatoires. Cet homme a été condamné en décembre à trente ans d’emprisonnement.
  • Conditions de détention  
Selon certaines informations, de nombreux prisonniers politiques étaient victimes de discrimination et subissaient des conditions de détention très pénibles. Certains ont observé une grève de la faim pour protester contre les sévices infligés par les gardiens, la privation de soins médicaux, l’interruption des visites de leur famille ainsi que la dureté des conditions carcérales, tout particulièrement le maintien prolongé à l’isolement. En octobre, Ousama Abbadi, Ramzi el Aifi, Oualid Layouni et Mahdi Ben Elhaj Ali auraient été frappés à coups de poing et de pied et ligotés par des surveillants de la prison de Mornaguia. Lorsque l’avocat d’Ousama Abbadi lui a rendu visite, il a constaté que son client était grièvement blessé à l’œil et présentait une blessure ouverte profonde à la jambe ; il était dans un fauteuil roulant, incapable de se tenir debout. D’autres détenus de la prison de Mornaguia auraient été entièrement dévêtus par des gardiens et traînés dans un couloir le long des cellules. Aucune enquête n’a semble-t-il été effectuée, malgré les plaintes déposées par les avocats des détenus.  
  • Liberté d’expression  
La liberté d’expression restait soumise à de sévères restrictions. Plusieurs centaines de prisonniers politiques continuaient de purger des peines d’emprisonnement en raison de leur implication, réelle ou supposée, dans des activités pacifiques d’opposition au gouvernement.
  • Liberté de la presse
Les rédacteurs en chef et les journalistes exerçaient leur profession dans un climat d’intimidation et de peur. Des publications étrangères ont été censurées et des journalistes qui critiquaient le gouvernement ont été la cible de campagnes de dénigrement ou de poursuites pénales pour diffamation. Des journalistes ont été empêchés, y compris par la force, d’assister à des manifestations organisées par des organisations indépendantes de défense des droits humains ou au cours desquelles le régime allait être mis en cause, et d’en rendre compte. À l’issue d’un procès inéquitable, un tribunal de Sakiet Ezzit (gouvernorat de Sfax) a condamné, en décembre, le journaliste indépendant Slim Boukhdir à une peine d’un an d’emprisonnement. Cet homme comparaissait pour « outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions », « atteinte à la moralité publique » et « refus de présenter sa carte d’identité ». Il a été arrêté le 26 novembre alors qu’il se rendait de Sfax à Tunis à la suite d’une convocation pour récupérer son passeport. Au cours de l’année, Slim Boukhdir avait signalé avoir reçu des menaces de mort après avoir accordé un entretien à Al Hiwar, une chaîne de télévision basée au Royaume-Uni, dans lequel il critiquait des membres de la famille du président Ben Ali. Il avait été agressé par des policiers en civil la semaine précédant ces menaces. Les autorités continuaient de bloquer l’accès à un certain nombre de sites Internet qui diffusaient des critiques politiques, entre autres, du gouvernement, avançant des raisons de « sécurité » ou arguant de leur contenu « nocif ». Les sites Internet de journaux et d’organisations de défense des droits humains locales et internationales tout à fait respectables étaient parmi ceux dont l’accès était bloqué.
  • Liberté religieuse
La liberté d’expression des croyances religieuses était restreinte. Des femmes portant le hijab (voile islamique) ont été harcelées. Certaines ont été contraintes de l’ôter avant d’être autorisées à entrer dans une école, une université ou un lieu de travail, et d’autres ont dû l’enlever dans la rue. En mai, des femmes qui portaient le hijab se sont vu refuser l’entrée à la Foire internationale du livre de Tunis. Des femmes ont affirmé qu’elles avaient été conduites dans des postes de police où on leur aurait demandé de s’engager par écrit à ne plus porter le hijab ; certaines qui avaient refusé ont été brutalisées par des policiers.
  • Défenseurs des droits humains
Les autorités ont fortement entravé les activités des organisations de défense des droits humains. Les lignes téléphoniques et les connexions Internet de ces organisations étaient régulièrement interrompues ou perturbées, ce qui les empêchait de communiquer avec des personnes en Tunisie et à l’étranger. Des défenseurs des droits humains ont été harcelés et intimidés. Certains d’entre eux, de même que leur famille, étaient soumis à une surveillance constante de membres des forces de sécurité qui, dans certains cas, les brutalisaient. En mai, Raouf Ayadi, avocat et défenseur des droits humains, a été agressé par un policier alors qu’il allait entrer dans une salle d’audience pour assurer la défense d’une personne accusée d’activités terroristes. Sa voiture a été saccagée au mois de juin. En novembre, Raouf Ayadi a été insulté, jeté par terre et traîné par des policiers qui voulaient l’empêcher de rendre visite à un militant des droits humains et à un journaliste qui observaient une grève de la faim pour protester contre le refus des autorités de leur délivrer un passeport. Les autorités n’ont pris aucune mesure contre les responsables des agressions dont cet avocat a été victime. Mohammed Abbou, avocat et défenseur des droits humains, a été libéré en juillet après avoir purgé vingt-huit mois de la peine de trois ans et demi d’emprisonnement à laquelle il avait été condamné en avril 2005 à l’issue d’un procès inéquitable. Après sa remise en liberté conditionnelle, il a été empêché de quitter le pays à trois reprises au moins.
  • Peine de mort
Trois condamnations à mort ont été prononcées, ce qui portait, semble-t-il, à plus de 100 le nombre total de prisonniers sous le coup d’une sentence capitale. Aucune exécution n’a été signalée. En mars, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme a déclaré que le gouvernement n’était pas favorable à l’abolition de la peine de mort. En juin, une Coalition nationale contre la peine de mort a été formée par des organisations tunisiennes de défense des droits humains, dont la section tunisienne d’Amnesty International. En novembre, le représentant de la Tunisie n’a pas pris part au vote d’une résolution des Nations unies préconisant un moratoire au niveau mondial sur les exécutions.
  • Visites et documents d’Amnesty International
Des représentants d’Amnesty International se sont rendus en Tunisie en juin et juillet, ainsi qu’en novembre et décembre. Ils ont rencontré des défenseurs des droits humains, des victimes de violations et leurs proches ainsi que des responsables des pouvoirs publics et des représentants des pays de l’Union européenne.


 

A l’occasion du 60ème anniversaire de la journée mondiale des Droits de l’Homme, le bureau juridique de l’Association Ez-Zeitouna a élaboré un bilan des Droits de l’Homme en Tunisie pour l’année 2008. Ce bilan a été envoyé aux médias suisses et aux organisations et instances suivantes:   Département fédéral des affaires étrangères (Suisse), Human Rights Watch, Commission Arabe des Droits de l’Homme, ONU:Commission des droits de l’homme, Association AlKarama, La Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Liberté-Equité, AISPP; Amnesty International Suisse, Organisation mondiale contre la torture CICR : Section Tunisie   Association Ez-Zeitouna N° Tél. : (+41) 032 721 39 21 N° Mobile : (+41) 079 452 24 36 E-mail : larbi_guesmi@hotmail.com  
 
 Association Ez-Zeitouna

BILAN DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE – Décembre 2008

 
Depuis l’arrivée de Ben Ali au pouvoir en novembre 1987 le régime n’a cessé d’utiliser la force, la répression et l’exclusion comme moyen de gouvernance. La société civile, toute couleur politique confondue, n’a cessé d’appeler les autorités tunisiennes à maintenir leurs promesses relatives au respect des Droits de l’Homme et à la promotion des libertés d’expression et d’organisation. Ces appels n’ont trouvé aucun écho auprès des autorités et le harcèlement systématique de l’opposition n’a fait qu’empirer la situation : La scène politique reste sans horizon et les victimes sont de plus en plus nombreuses ! Ni liberté d’organisation, ni liberté d’expression, ni dignité de la personne humaine ne sont respectées en Tunisie. Plusieurs partis et mouvements politiques sont interdits tel Nahdha (Renaissance), le Parti des Ouvriers Communiste de Tunisie (POCT), le Congrès pour la République (CPR)… Plusieurs sites Internet sont censurés et interdits tels www.tunisnews.net, www.nawaat.org, www.alhiwar.net, www.nahdha.info et autres …Les journaux de l’opposition, bien que peu nombreux, sont souvent soumis à la censure et à l’interdiction. Citons l’exemple du quotidien Al Mawkif journal du Parti Démocrate Progressiste- PDP (parti reconnu). Certains journalistes ont même été jugés et condamnés tels M. Slim Boukhdhir et M. Mohamed Fourati pour le seul tort d’avoir écrit !!! Les ex-prisonniers politiques, qui comptent par milliers, sont confrontés à toutes les difficultés pour pouvoir intégrer la société civile. Ils sont privés de tous leurs droits civiques tel le travail, les soins et le déplacement et souffrent de nombreuses maladies amassées de la torture et des longues années d’emprisonnement. Nombreux parmi eux sont soumis au contrôle administratif et certains sont même assignés à résidence surveillée le plus souvent loin de leurs lieux de domicile. Certains, comme Toumi Mansouri, Abdelatif Bouhjila et autres… ont eu recours à la grève de la faim comme dernier moyen pour faire valoir leur Droits à se déplacer librement ou à se soigner et à vivre dignement mais ils n’ont pas été entendus malgré la détérioration de leur santé! Ils sont soumis à embargo et abandonnés à l’oubli. Ils subissent une usure sociale sévère, une dégradation inhumaine sans précédent de leur dignité et une mort lente certaine bien programmée et bien masquée. La vie de Monsieur JLASSI Abdel Hamid, ex prisonnier d’opinion, actuellement opéré d’un cancer du Larynx et hospitalisé dans un état critique en réanimation intensive au service ORL de l’hôpital Salah Azaiez de Tunis est mise en danger par les agissements criminels irresponsables de la police qui, contre avis médical strict d’interdiction de toute visite à M. Jlassi par crainte de complication médicale, ne cesse d’aller au chevet de celui-ci sans la moindre mesure de désinfection et d’hygiène. Bref ! Est-ce une nouvelle forme d’emprisonner et de torturer ? L’ex porte-parole du mouvement Nahdha (Renaissance) M. Ali Larayedh a été arrêté et menacé 20 fois depuis sa libération en 2004 et M. Sadok Chourou ex président du mouvement Nahdha, à peine libéré en novembre 2008 après 18 ans de prison dont 14 en isolement durant lesquels il a subit toute sorte de torture barbare et a été privé de ces moindres droits humains dont le soins, l’écriture et la lecture entre autres, vient d’être enlevé de chez lui après une descente policière terrorisante et il est traduit de nouveau devant la « justice » pour appartenance à un mouvement non autorisé. Il passe sa 36ème fête en prison et son procès sera le 13 décembre 2008. Son seul tort cette fois-ci est d’avoir donné une interview aux médias dans laquelle il a réclamé la liberté d’organisation et d’expression cause pour laquelle il a purgé de longues et dures années de prison. Plusieurs centaines de jeunes sont arrêtés, torturés et condamnés sous le faux prétexte de « lutte contre le terrorisme ». Les procès, en groupes, se sont multipliés sans la moindre garantie des droits des détenus. Les juges ont montré une agressivité et une intransigeance à l’égard des avocats en les empêchant d’enregistrer leurs observations sur le déroulement des procès, sur le droit de leurs clients, sur la torture subite par leurs clients durant les interrogatoires musclés et sur l’inadéquation à la loi des procès verbaux et des aveux émanant de ces interrogatoires, ce qui reflète l’énorme pression et la politique de la mainmise du régime tunisien sur les juges, malgré ses prétentions faussaires quant à la liberté et à l’impartialité de la justice. Malgré le fait que le régime tunisien se vante sans cesse de la libération de la femme et de la promotion de ses conditions, plusieurs jeunes filles et étudiantes ont été empêchées, des fois par la force, de s’habiller comme elles le veulent et certaines se sont même vues s’arracher leurs voiles du dessus de la tête dans la rue ! D’autres ont été interpellées dans les salles d’examens et empêchées de passer leurs examens. Dans les lycées et les universités, les élèves et les étudiantes voilées subissent un harcèlement permanent, surtout à l’approche des examens, elles sont même renvoyées de leurs établissements à cause de leurs tenues vestimentaires. Les conditions sociales dans le pays se dégradent jour après jour. Les revendications syndicales des ouvriers de Redeif, ville du bassin minier à Gafsa au sud tunisien, ont été réprimées par la force. Des victimes sont tombées sous les balles des forces de l’ordre, d’autres ont été arrêtés, jugées et condamnés à des peines de 3 à 6 ans de prison ferme. Parmi eux le leader syndical Adnan Hajji (encore en prison) et la militante socialiste Mme Zakia Dhifaoui ! L’association Ez-Zeitouna exprime son inquiétude devant la dégradation de la situation des Droits de l’Homme en Tunisie. Elle appelle les autorités tunisiennes à mettre fin à cette politique inhumaine et promulguer d’urgence une amnistie générale. Ez-Zeitouna sollicite également toutes les instances compétentes, nationales et internationales, d’intervenir auprès des autorités tunisiennes afin qu’elle cesse d’étoffer les prisonniers et ex-prisonniers politiques et de bafouer les Droits Genève, le 10.12.2008 Association Ez-Zeitouna – Suisse Bureau juridique (*) : L’Association Ez-Zeitouna est une ONG qui rassemble plusieurs dizaines de familles victimes de la dictature tunisienne. Elle milite pour la promotion des Libertés d’Expression et d’Organisation et pour le respect des Droits de l’Homme en utilisant des moyens pacifique.

Amnesty réclame une enquête sur des allégations de torture en Tunisie

 
AFP, le 3 décembre 2008 à 21h42 LONDRES, 3 déc 2008 (AFP) – L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a appelé mercredi le gouvernement tunisien à ordonner une enquête indépendante sur des allégations de tortures et de mauvais traitements lors de la répression cette année d’une agitation sociale dans le sud du pays. Amnesty lance cet appel à la veille du procès d’Adnane Hajji, principal leader d’un mouvement de protestation de la région minière de Gafsa (sud) et de 37 autres accusés considérés comme des meneurs. M. Hajji et ses coaccusés doivent être jugés à partir du 4 décembre notamment pour « avoir formé un groupe criminel avec l’objectif de détruire la propriété publique et privée ». Ils risquent plus de 10 ans de prison s’ils sont condamnés. Dans une lettre adressée au ministre tunisien de la Justice, Béchir Tekkari, Amnesty International appelle les autorités tunisiennes à publier les conclusions d’une enquête officielle qu’elles disent avoir menée après que la police eut ouvert le feu sur des manifestants le 6 juin 2008, faisant un mort et plusieurs blessés. La lettre détaille les cas des plusieurs personnes, suspectées d’avoir organisé ou participé aux manifestations, et qui ont fait état d’emprisonnements ou de tortures par la police. Ces personnes ont également indiqué avoir été contraintes à signer des aveux qui pourraient être utilisés contre elles au cours d’un procès. Le mouvement de protestation dans la région avait été déclenché en janvier par la manipulation au profit de notables proches du pouvoir d’un concours de recrutement à la Compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur dans la région au taux de chômage très élevé. Les manifestations sporadiques avaient tourné à l’affrontement avec les forces de sécurité. Selon les informations d’Amnesty, des centaines de manifestants ont été arrêtés et plus de 140 inculpés, dont certains ont déjà été condamnés à des peines de prison. AFP
 

Délégation de la Société Civile française à Gafsa

      Le Mercredi 26 Novembre 2008, une délégation de la société civile française mandatée par la LDHT s’est rendue à Gafsa. Cette délégation comprend, la secrétaire nationale des verts Cécile Duflot, Mme Marie Georges Buffet la secrétaire nationale du parti communiste français, Mgr Jacques Gaillot évêque de Partenia, Abdelghni Moussali (ATMF) Philippe le Grant (ligue des droits de l’homme de Nantes) et d’autres personnalités a rencontré la société civile du bassin minier, le comité régional de la LDTH, des avocats, des militants de partis politiques,  des syndicalistes  et militants associatifs.       A Redeyef, la délégation s’est rendue aux domiciles des militants  syndicalistes emprisonnés et dont le procès est fixé au 4 Décembre 2008, Béchir Laabidi, Adnene Hadji. Ils ont  aussi rencontré la famille d’un des jeunes tué à Redeyef.       Au cours de leur rencontre avec les familles des victimes, ils ont réalisé l’horreur de l’intervention policière ainsi que le courage des familles des ouvriers qui ont participé au mouvement pacifique de protestation. Mgr Gaillot, touché par les conditions précaires des familles  victimes, a qualifié la résistance pacifique de Gafsa de « Mouvement de citoyens libres »       Selon Cécile Duflot, (les verts français) « la situation à Gafsa est extrêmement préoccupante … les familles des détenus font état de fortes pressions » … quant au procès des « 38 », elle a déclaré que « les verts souhaitent la présence d’observateurs internationaux lors de ce procès et la relaxe de l’ensemble des personnes mises en cause ».      Cécile Dufflot a déclaré notamment « qu’elle a pu rencontrer Mr Abdelkader Zitouni  et le Bureau politique de « Tunisie Verte » parti frère des Verts français, et qu’elle « salue le courage de tous ses militants qui luttent malgré les multiples pressions dont- ils font l’objet ».      Nous apprenons que le procès des 38 détenus du bassin minier a été reporté au 11 Décembre 2008 et que 8 détenus ont été libérés. Plus de 100 avocats ont été présents à la séance d’ouverture ainsi que des syndicalistes français et maghrébins.      Le parti « Tunisie Verte » demande la libération de tous les détenus politiques du bassin minier de Gafsa ainsi que la libération de tous les autres détenus politiques en Tunisie et condamne le harcèlement policier de plusieurs détenus politiques libérés. Tunis le 10/12/2008 Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de « Global Greens ». E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907  

Congrès fallacieux des Verts fantoches !!!  En dictature le mensonge conforte le cynisme

    

 
      Le 19 Avril 2004, est une date historique pour les écolos tunisiens. Après une année de discussions et de débat entre les militants associatifs et des dirigeants et anciens prisonniers politiques, un comité de fondateurs du premier parti Vert « Tunisie Verte » a choisi un bureau national et a mandaté une délégation, composée du coordinateur  national et de deux membres du bureau à savoir Mme Najiba Bakhtri et Mr Moncef Ben Fredj pour déposer auprès du ministère de l’intérieur un dossier complet de légalisation du parti « Tunisie Verte » et ce conformément à la loi. Le 3 Mars 2006, date mensongère, va marquer le mouvement écolo par son cynisme, le ministère de l’intérieur a légalisé un faux parti vert. Cette nouvelle supercherie a été dénoncée par notre parti et notre bureau réuni le jour même, et par nos amis les verts français, européens et africains ainsi que toute la société civile tunisienne qui l’a qualifiée d’Hold-up politique d’un état ubuesque. Ainsi le pouvoir a choisi ses verts et a désigné un députe timoré d’un autre parti (le parti libéral) à la tête de ce parti fantoche en contradiction avec toutes les lois qu’il a promulguées.       Notre parti a réussi depuis sa création à se situer au sein de la société civile et la vie politique du pays par son apport et sa conception de la lutte démocratique, sociale et écologique. Il a ainsi gagné la sympathie de plusieurs anciens dirigeants de la gauche tunisienne et particulièrement notre camarade Noureddine Ben kheder fondateur de la nouvelle gauche.       Durant quatre années notre parti a gagné l’estime et le soutien de la fédération africaine des verts, de nos amis verts européens, suite à leur reconnaissance officielle au congrès du parti vert européen le 15 Octobre 2006 et notre parti est devenu membre du parti vert européen officiellement. Et finalement, notre parti a été reconnu par Global Greens qui nous a invités à assister à Sao Paulo au congrès mondial des verts en mai 2008. Global Greens a refusé la présence du parti fantoche et a considéré le parti « Tunisie Verte » comme le seul parti représentant de tous les verts tunisiens.      Quant au parti du ministère de l’intérieur nous l’avons isolé, même si le pouvoir a cru l’insérer dans un « quatuor » de partis  parlementaires pour lui donner un zest de crédibilité (sic!). L’opération s’est soldée par un échec total! Néanmoins, le pouvoir, qui a choisi l’affrontement et le refus de tout dialogue et a besoin de larbins pour faire applaudir sa politique anti-démocratique, a initié et autorisé un congrès vert fantoche le 12 et 13 décembre 2008.       Le parti « Tunisie Verte » tout en dénonçant ce congrès fallacieux appelle toute la société civile tunisienne à renforcer son soutien à notre parti et à isoler encore plus les usurpateurs. Tunis le 10/12/2008 Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de « Global Greens ». E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907  

Canada / Abdo Maalaoui / vous souhaite Aid Mabrouk

 
À tous mes frères et sœurs de Tunisnews, permettez-moi de vous souhaiter Aid Mabrouk. Je prie le Seigneur afin qu’il vous aide dans votre noble mission et qu’Il vous donne la sagesse lors de vos actions. Avec presque « sans moyens » vous avez fait plus que l’ensemble des médias officiels tunisiens, vous avez donné la voix à des sans voix ! Vous avez sauvez des humains des griffes de l’injustice. Depuis des années, vous avez donné la chance à « l’autre Tunisie », celle des pauvres, des exilés, des révoltés et des désespérés, c’est à dire tous ceux et celles qui ont décidé de vive différemment, qui pensent autrement ! Cette bonne partie des tunisiens oubliés par le système, de notre société et même de nos familles ! Vous êtes le plus croyants de tous les croyants parce qu’il ne suffit pas de prier machinalement, depuis des années et sans relâche vous avez eu la FOI de mener une autre prière qui est de crier aux tunisiens la souffrance des autres êtes humains… Vous êtes la mère Térésa des sans voix ! Depuis des années, que nous nous connaissons, j’ai développé un amour sincère envers vous tous, sans avoir la chance de vous rencontrer. Mais le vrai Amour n’a pas besoin de voir le corps, il est avant tout énergie ! Depuis qu’Obama est au pouvoir, depuis que Martin King a prononcé son éternel crie : J’ai un rêve (I have a dream !)… Mon rêve est de pouvoir retourner en Tunisie le 21 février 2009 (l’anniversaire de mon 10ème année de mon 2ème exil), le deuxième rêve de pouvoir vous inviter dans mon village natal (Sejnane) et de vous sacrifier un mouton de la fraternité retrouvée ! De loin du Canada, permettez-moi de vous confirmer que je vous aime ! Abdo Maalaoui Montréal / Canada Abdo MAALAOUI, mba Adresse au Canada / Montréal Tél. : 1 (514) 526-09-38 Fax : 1 (514)526-51-57 Adresse au Gabon / Libreville Tél. : 241-07-58-00-69 E-mail : maalaoui@yahoo.com

 

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