7 août 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2632 du 07.08.2007

 archives : www.tunisnews.net


C.R.L.D.H. Tunisie: L’affaire du Lycée Pasteur ou lorsque le savoir rime avec  business Luiza Toscane: Abdellatif Bouhjila privé de visites Liberté: Ils étaient parmi les 30 éléments neutralisés à Tébessa – Des terroristes tunisiens, libyens et marocains abattus Reuters: Algérie – Des membres d’Al Qaïda tués viennent des pays voisins Reuters: Algeria finds foreigners among rebel dead-paper AP: Some Guantanamo inmates say they would rather stay than be sent home to North Africa to face torture Le Matin Dimanche: Les dessous chics tunisiens Le Temps: Conseil Central d’Ettajdid –  « La bataille annoncée n’a pas eu lieu », déclare le nouveau Premier Secrétaire, Ahmed Brahim Tunis Hebdo: Tunisie: les radios publiques se mettent en « streaming » Tunis Hebdo: Caisse nationale d’assurance maladie – L’équité en matière de soins Libération: Fatah et Hamas s’affrontent sur le campus de Naplouse AFP: Le bataillon danois en Irak a quitté le pays Le Monde: Amsterdam lance une enquête sur la situation des homosexuels dans 36 pays


C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

 

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org

 

L’affaire du Lycée Pasteur ou lorsque le savoir rime avec  business

 

Le lycée Louis Pasteur de Tunis, de la fondation BOUEBDELLI,  est un des établissements scolaires les mieux réputés et les plus crédibles. Il fait partie d’un groupe scolaire privé dirigé par une famille franco-tunisienne qui accueille plus de 1400 élèves de différents niveaux d’études. 

 

A l’initiative de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, ce lycée, préparant aux examens d’Etat français, a été ajouté au groupe scolaire en septembre 2005 après avoir reçu de la part du Ministère de l’Education Nationale un accord officiel le 25 mai 2005 et s’être garanties les cinq conditions imposées avant l’ouverture du lycée : l’accord avec la France, l’enseignement de la langue arabe, l’enseignement de l’histoire et de la géographie tunisiennes, la nomination d’un directeur indépendant…Conditions dûment remplies puisque le lycée a ouvert ses portes en septembre 2005.

 

Le 10 mai 2007,  le lycée Pasteur reçoit du Ministère de l’Education Nationale l’ordre d’arrêter toute inscription ! Or, s’il ne peut plus inscrire des élèves, le lycée est condamné à la fermeture.

 

En réalité, cette fondation a subi dans le passé  les foudres des dirigeants politiques du pays puisque en 2004, Mme Leila Ben Ali avait tenté d’obtenir sa fermeture, officiellement parce qu’il avait refusé d’inscrire une proche, au dossier scolaire jugé insuffisant. La vague de protestations des parents et enseignants, suscitée par cette affaire avait fait reculer le régime, mais pas pour longtemps.

 

Cette fois-ci, la première dame de la Tunisie, Mme Leila Ben Ali et son amie, Mme Souha Arafat, veuve de Yasser Arafat, qui vit en Tunisie, ouvriront à partir de septembre prochain un lycée privé dans la banlieue Nord de la capitale. Il s’agit de   « l’École internationale de Carthage » qui doit garantir sa pérennité en mettant un terme à tout établissement apte à le concurrencer, et particulièrement ce lycée de renommée, et par là récupérer élèves et corps enseignant. Ni la pétition de plus de 1000 parents d’élèves envoyée au Président Ben Ali ni la lettre de Mme Madeleine BOUEBDELLI, directrice du lycée, adressée  au Président français Nicolas Sarkozy n’ont pu arrêter cette décision arbitraire de fermeture et faire cesser  cet abus de pouvoir, injuste et révoltant.

Le CRLDHT s’insurge contre  la fermeture de cette institution scolaire de qualité au moment où le système d’éducation tunisien connaît une grave crise et le niveau des élèves une dégradation constante, chose que les professionnels du secteur, tous fonctions et grades confondus ne cessent d’alerter.

 

Il appelle à la réouverture, sans délai, du lycée Pasteur et la fin de cette politique de main mise qui vise la  spoliation du patrimoine instructif et scientifique, au service de l’enfant tunisien.

 

Le CRLDHT  Le : 07/08/2007


 

Abdellatif Bouhjila privé de visites

 

 
Comme chaque semaine depuis neuf ans, Abdelmajid Bouhjila s’est déplacé aujourd’hui pour rendre visite à son fils Abdellatif, incarcéré actuellement à la prison de Mornaguia. Comme chaque mardi depuis maintenant six semaines, il n’a pu lui rendre visite, et le motif allégué par l’administration de la prison est toujours le même : Abdellatif Bouhjila ne peut plus marcher, l’administration ne peut lui fournir de fauteuil roulant pour l’emmener au parloir. Ce qui aurait pu apparaître comme une « négligence sanitaire » s’est vite révélé une véritable mesure de rétorsion contre le prisonnier puisque le père de ce dernier s’est vu refuser par l’administration le droit de lui procurer ce fauteuil. Ainsi, Abdellatif Bouhjila est arbitrairement privé de visites, dans le mépris le plus total de la loi sur les prisons, qui prévoit que même une sanction de ce type ne peut excéder quelques jours. Il y a bientôt deux mois que les parents d’Abdellatif Bouhjila vivent dans l’expectative, l’angoisse, les supputations. Pourtant, mardi prochain, Abdelmajid Bouhjila retournera à la prison de Mornaguia pour tenter de revoir son fils. A nous de l’y aider. Luiza Toscane


 

 

Ils étaient parmi les 30 éléments neutralisés à Tébessa

Des terroristes tunisiens, libyens et marocains abattus

Par: B. Badis

 

 

Six terroristes étrangers, à savoir trois Tunisiens, deux Libyens et un Marocain, ont été abattus lors de l’opération de ratissage d’envergure lancée depuis mercredi dernier et ayant ciblé les monts de la région de Bir El-Ater dans la wilaya de Tébessa, où un important groupe de terroristes est encerclé, révèlent des sources sécuritaires.

 

Les terroristes étrangers ont été officiellement identifiés par les services spécialisés en la matière, en collaboration avec certains services des pays concernés, précise-t-on de même source.

 

Il s’agit, relève-t-on, d’islamistes, recherchés depuis plusieurs années dans leurs pays respectifs pour appartenance à un réseau d’intégristes international, autrement dit à Al-Qaïda.

 

Sur les soixante-dix membres environ que compte ce groupe de terroristes, basé dans la région de Bir El-Ater depuis près d’une décennie, figure une quinzaine de mercenaires étrangers, principalement des Tunisiens, affirme-t-on.

 

Il faut savoir que 30 terroristes ont été abattus dans l’opération des forces de l’ANP dans la région de Tébessa.

 

(Source : « Liberté » (Quotidien – Algérie), le 7 août 2007)

Lien : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=81310

 


 

Algérie – Des membres d’Al Qaïda tués viennent des pays voisins

 

Reuters, le 7 août 2007 à 14h11

 

ALGER, 7 août (Reuters) – Trois Tunisiens, deux Libyens et un Marocain figurent parmi les 13 islamistes tués la semaine dernière par l’armée algérienne dans la province de Tebessa, frontalière de la Tunisie, rapporte mardi le journal Liberté, généralement bien informé sur les questions de sécurité.

 

Celui-ci précise que ces six membres d’Al Qaïda au Mahgreb islamique (AQMI) ont été identifiés grâce à l’aide des services de sécurité des trois pays dont ils étaient originaires et où ils étaient recherchés pour leur appartenance à AQMI.

 

Leur présence dans les rangs d’AQMI semble confirmer que l’ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dernier mouvement armé algérien issu de l’insurrection islamiste de 1992 encore actif, a réussi sa reconversion en branche régionale de la mouvance inspirée par Oussam ben Laden.

 

L’Algérie, frappée par de sanglants attentats suicide en avril et en juillet, a ainsi arrêté en mai à Alger trois islamistes libyens venus s’enrôler sous la bannière d’AQMI, qui a promis récemment de lancer une nouvelle vague d’attaques régionale contre les « infidèles ».

 

La presse algéroise croit savoir que des dizaines de ressortissants des pays voisins sont venus ces derniers mois en Algérie s’entraîner sous la houlette d’AQMI, mais on ignore encore l’ampleur de ce recrutement régional.

 

Pour conjurer cette menace contre eux-mêmes et l’Europe, qu’AQMI a également menacé de frapper, les Etats maghrébins ont intensifié récemment leur coopération en matière de sécurité.

 

Le Maroc, où des islamistes ont commis plusieurs attentats suicides au printemps, s’est engagé le mois dernier par la voix du roi Mohamed VI à intensifier sa coopération avec l’Algérie,

voisine et rivale.

 

La Tunisie est également affectée par l’islamisme armé. En décembre et janvier dernier, les forces de sécurité tunisiennes ont abattu 14 activistes qui s’apprêtaient, semble-t-il, à frapper des ambassades à Tunis.

 

REUTERS

 


 

 

Algeria finds foreigners among rebel dead-paper

Reuters, le 7 août 2007 à 13h15

 

ALGIERS, Aug 7 (Reuters) – Foreign fighters were among 13 rebels killed in an Algerian army offensive against al Qaeda hideouts, a newspaper reported on Tuesday, in a report suggesting stepped up links among the region’s militants.

 

Three Tunisians, two Libyans and a Moroccan were among the rebels killed near the Tunisian border in Tebessa province, 630 km (390 miles) east of the capital Algiers, said Liberte, usually  well-informed on security matters.

 

First reports of the deaths on Saturday had no word on their identities but Liberte on Tuesday cited security sources as saying six were identified with the help of the security services of three other countries.

 

Newspapers said the militants were killed in an army attack launched on Aug 1 against a group of the al Qaeda Organisation in the Islamic Maghreb.

 

The six were wanted in their own countries for belonging to al Qaeda’s north Africa wing, Liberte said.

 

North African states are increasing security cooperation to try to stifle attempts by radical Islamist groups to coordinate attacks on targets both in the region and in Europe.

 

SUICIDE BOMBINGS

 

Morocco’s King Mohammed, whose country is on high security alert after suicide bombings by Islamists earlier this year, vowed in July to step up security cooperation with Algeria.

 

In Tunisia, 14 gunmen were killed in clashes with security forces in and around Tunis on Dec. 23 and Jan. 3, rare serious disturbances in a Mediterranean Arab country most Europeans know as a sleepy holiday destination.

 

A group calling itself « Tunisian Youth for Unity and Jihad » said the gunmen were its members. The authorities have said no such group existed but acknowledged the gunmen were radical Islamists who were carrying details about foreign embassies.

 

In May, Algerian security forces said they had arrested three Libyans in Algiers, planning to join al Qaeda’s north African wing.

 

Newspapers estimate several dozen nationals of neighbouring states may have come to Algeria to train with al Qaeda’s north Africa wing in recent months, but there is no firm word on the size of their presence.

 

Al Qaeda’s north Africa wing said last month it was planning a violent campaign against « infidels » and government forces in the Maghreb region and urged Muslims to stay away from possible targets, according to a statement posted on the Internet.

 

The armed movement, known previously as the Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC), has switched tactics from hit and run raids in rural areas to high-profile urban bombings.

 

Triple suicide attacks killed 33 people in Algiers in April. Up to 200,000 people have been killed in Algeria since 1992

after military-backed authorities scrapped parliamentary elections that an Islamist party was poised to win.

 

The violence has subsided in recent years but some bloodshed continues, mainly in the mountainous Kabylie region east of Algiers and nearby areas.

 

REUTERS

 


 

Some Guantanamo inmates say they would rather stay than be sent home

to North Africa to face torture

 

Associated Press, le 7 août 2007 à02h19

 

 

By AIDAN LEWIS, Associated Press Writer

 

ALGIERS, Algeria (AP) _ This was supposed to be the moment Ahmed Bel Bacha was waiting for _ the end of his five years in prison at Guantanamo Bay. Instead, the Algerian is fighting to stay put rather than return home.

 

Bel Bacha, reportedly slated to leave Guantanamo Bay soon along with three of his countrymen, fears he will be tortured back in Algeria, a country he had already fled once before to seek asylum in Britain, his lawyers say.

 

And so lawyers for the 38-year-old former hotel cleaner have been waging an 11th-hour legal attempt to keep him temporarily at Guantanamo while looking for another country to give him political asylum.

 

Bel Bacha is not alone in his fears: Human rights groups say at least two dozen Guantanamo detainees _ including many from the North African countries of Libya, Algeria and Tunisia _ are afraid they will face abuse on returning home.

 

« How many times is the U.S. willing to take the risk with someone’s life and send them back to regimes with terrible human rights records? » said Zachary Katznelson, an attorney for the rights group Reprieve, which represents Bel Bacha and three dozen other detainees. Human Rights Watch and Amnesty International are among other groups that are worried.

 

About 80 detainees have been declared eligible for release. Navy Cmdr. Jeffrey Gordon, a Pentagon spokesman, said detainees at the U.S. Navy base in Cuba can leave only « once humane treatment and continuing threat concerns have been satisfactorily addressed by the receiving country. »

 

« I reiterate that detainees are not repatriated to countries where it is more likely than not that they will be tortured, » he said.

 

Algeria’s presidential office told the AP that Algeria had U.S. concerns about the prisoners covered, both through thecountry’s « constant and incontestable commitment to the struggle against international terrorism, » and by having signed « numerous international conventions for the protection of human rights. »

 

But rights groups say countries’ promises are not enough. With U.S. President George W. Bush facing international pressure to close the military prison camp down, and with the U.S. administration struggling over what to do with roughly 360 remaining prisoners, rights groups fear U.S. officials may overlook the torture records of inmates’ home countries.

 

In at least one other case already in North Africa, a former Guantanamo detainee says he was mistreated on returning to Tunisia.

 

Abdullah bin Omar’s lawyer and wife say the 49-year-old father of eight was struck while in Tunisian custody, and that security services also threatened to rape bin Omar’s female family members.

 

Bin Omar’s wife said in an interview that his physical and mental state has improved since his return, though his prison conditions are « appalling. »

 

« If he had known he was going to be treated that way, he wouldn’t have accepted to come home » and would have sought asylum elsewhere instead, Khadija Bousaidi told The Associated Press.

 

Tunisia’s Justice Ministry has dismissed the allegations he was mistreated as « baseless. »

 

Another Tunisian who was recently returned home and jailed, Lofti Lagha, has still never seen a lawyer, either before or after leaving Guantanamo, Reprieve says. Two representatives from the rights group left Tunisia on Sunday after trying unsuccessfully to see Lagha and bin Omar.

 

« We were basically given the run-around the entire week, » Cori Crider of Reprieve said.

 

One North African country, Morocco, seems to be treating former Guantanamo prisoners « relatively fairly, » Reprieve’s Katznelson said. Ten prisoners have gone back, and all are free except two.

 

In the case of Algeria, Amnesty International said this weekend that U.S. authorities planned to send Bel Bacha and three other Algerians home imminently. Lawyers for Reprieve have asked the U.S. Supreme Court to halt Bel Bacha’s transfer to Algeria, and the court ordered the U.S. government to respond by Wednesday afternoon.

 

Algeria is still trying to turn the page on an Islamic insurgency that has killed as many as 200,000 people since 1992, and anyone suspected of terrorist activities or knowledge of Islamist groups there « faces a real risk of secret detention and torture in Algeria, » Amnesty says.

 

Beatings and electric shock treatments are often reported in Algeria, as is a method of tying victims down and forcing them to ingest dirty water, urine or chemicals through a rag stuffed in their mouths, Amnesty has said.

 

Bel Bacha lived for a time in Britain where he worked as a hotel cleaner before his capture in Pakistan, where he had gone to study the Quran, his family said. His brother, Mohammed Bel Bacha, complained that Algerian authorities gave the family little information on the case and that his lawyers had not been allowed to visit the country.

 

« If authorities are afraid to let the lawyers in, who can guarantee that my brother is going to come back to Algeria safe and sound? » he asked.

 

The Pentagon alleged Bel Bacha had weapons training in Afghanistan and met Osama bin Laden twice, declaring him an « enemy combatant. » A later review, however, found he no longer posed a threat to the United States and could be released.

 

Bel Bacha has been held at Guantanamo since February 2002 and is held in a solid-wall cell by himself for as many as 22 hours a day. Twenty-four Algerians are being held there, according to the New York-based Center for Constitutional Rights.

 

« If anyone comes back to Algeria it’s a golden opportunity for Algeria to show that they have changed,

that there is a new page in Algeria, » said Katznelson of Reprieve. « Because the world will be watching. »

___

Associated Press Writer Bouazza Ben Bouazza in Tunis, Tunisia, Angela Doland in Paris and Michael Melia in San Juan, Puerto Rico contributed to this report.

 

Associated Press 

 


 

Les dessous chics tunisiens

 

Fethi Djebali, InfoSud-Syfia

 

«La lingerie fine a eu plus de chance de résister à la déferlante chinoise que les autres branches du secteur du textile», confie Samir Ben Abdallah, directeur d’Intimo, une des grandes entreprises de lingerie fine en Tunisie, et président de la Chambre patronale de la lingerie fine.

 

La filière lingerie représente 10% des exportations tunisiennes de textile et occupe la troisième place après les jeans et les chemises (19 et 10%). En 2005, les exportations de cette branche ont fait 534 millions de dinars de chiffre d’affaires (plus de 500 millions de francs suisses). En 2006, année difficile, elles avaient régressé de 1,7% par rapport à 2005. Une baisse cependant dix fois plus faible que celle qui avait touché les autres filières fortes du textile tunisien.

 

Pour les trois premiers mois de 2007, la lingerie fine a effectué un retour remarquable avec une croissance de 14% par rapport à l’année dernière. Pourtant, avec la fin des quotas d’importation européens et de l’Accord multifibres au 1er janvier 2005, qui visaient à protéger d’une concurrence trop féroce les secteurs textiles de pays producteurs, peu de monde aurait misé sur une telle évolution.

 

Un tissu de PME

 

Les pays comme la Tunisie se sont alors retrouvés en concurrence directe avec la Chine. Mais, alors que celle-ci a mis en avant sa grosse machine de production et ses coûts en deçà de toute concurrence, les Tunisiens ont joué les cartes de la proximité avec l’Europe et d’un savoir-faire développé au fil des années.

 

Depuis 5 ans, Moufida Djerbi dirige Eve, une entreprise de lingerie fine d’une vingtaine d’employées à Soukra, au Nord de Tunis. Eve produit des dessous et des maillots de bain pour des marques françaises et anglaises. Elle répond à des commandes de petites séries, de 200 à 2000 pièces: «Pour percer dans la lingerie fine, il faut être minutieux, car un soutien-gorge, sur une machine à coudre, est négocié au millimètre près. »

 

La Tunisie compte aujourd’hui 230 entreprises spécialisées dans la confection de dessous féminins, dont près de 88% travaillent à l’exportation.

 

À partir des années 1970, la recherche de coûts de production moindres a poussé des grandes marques comme Simone Pérèle, Barbara & Ravage, Lejaby, Triumph, Dim, Kiwi, Princesse Tam Tam ou Playtex à délocaliser leur production dans ce pays et le phénomène s’est intensifié dans les années 1990. Les employées sont payées de 1,1 à 1,5 dinar de l’heure (1 à 1. 3 fr. ) pour confectionner des slips, corsets, soutiens-gorge et chemises de nuit, quasi tous destinés à l’exportation. La main-d’œuvre pour un maillot de bain revient ainsi à 1,7 franc suisse.

 

L’atout du haut de gamme

 

Les grandes marques de dessous se sont implantées dans le pays en créant leurs propres unités de production, tandis que la majorité des griffes moyennes et petites ont confié l’exécution de leurs modèles de lingerie aux corsetiers tunisiens. Intimo sous-traite La Perla et Aemona.

 

Le secteur de la lingerie a choisi de s’orienter vers la production en petite quantité, avec une majorité de petites et moyennes entreprises. Près de 40% d’entre elles emploient moins de 40 personnes.

 

Aubade, une des plus grandes marques de lingerie fine positionnée sur le haut de gamme, a décidé en 2006 de délocaliser sa dernière usine de production en France vers la Tunisie où elle confectionnait déjà 70% de sa production et employait 200 personnes. La proximité avec le marché européen est un atout supplémentaire qui permet à la Tunisie d’assurer des livraisons rapides et avantageuses. Elle est ainsi devenue le deuxième fournisseur de l’UE après la Chine.

 

Clients européens

 

Ses premières clientes sont la France, suivie par l’Italie, l’Allemagne et la Belgique. Des marques espagnoles, anglaises, mais aussi américaines sont également confectionnées en Tunisie. Selon des chiffres officiels, un maillot de bain sur deux et un soutien-gorge sur trois importés en France sont fabriqués en Tunisie.

 

(Source : « Le Matin Dimanche » (Hebdomadaire – Suisse), le 5 août 2007)  

 


 

 

Conseil Central d’Ettajdid

« La bataille annoncée n’a pas eu lieu », déclare le nouveau Premier Secrétaire, Ahmed Brahim

 

– Consensus sur un secrétariat national de 5 membres

 

Ahmed Brahim a été élu, dimanche dernier, nouveau Premier Secrétaire du parti « Ettajdid ».lors de la réunion du nouveau Conseil Central issu du dernier congrès qui a été tenu sous la présidence de Mme Sana Ben Achour, la présidente du congrès.

 

Un communiqué a été publié à la suite de ce conseil dans lequel un aperçu a été donné sur la structure organisationnelle et les principales évaluations politiques d’Ettajdid.

 

Sur le plan organisationnel, un nouveau secrétariat national de cinq membres a été choisi et une nouvelle direction politique de 13 membres a émergé suite à cette réunion. La composition de cette direction a respecté la parité dans les structures entre les anciens d’Ettajdid et les « Indépendants » qui ont rejoint le parti suite au congrès unificateur. Malgré le fait qu’à la veille du congrès, Hatem Châabouni ait émis, lui aussi, le souhait de briguer le poste de Secrétaire Général, ce fut finalement, à l’unanimité, qu’Ahmed Brahim a été élu au poste.

 

Dans une première déclaration suite à son élection, le nouveau Premier Secrétaire a affirmé au Temps que : « Nous étions convenus depuis les préparatifs du congrès de rechercher au maximum les solutions consensuelles et d’éviter les empoignades électorales. Nous y sommes parvenus et la bataille rongée annoncée pour le poste de Secrétaire Général n’a pas eu lieu. Nous sommes sortis du congrès plus unis et mieux aguerris pour affronter les défis et pour constituer le pôle démocratique dont notre pays a besoin. Maintenant que l’unification a eu lieu entre Ettajdid et cette première vague d’ « Indépendants », nous allons œuvrer à renforcer cette unité par le ralliement d’autres tendances et des individualités partageant notre plate-forme politique et qui étaient, jusque-là, sceptiques quant à l’aboutissement du processus. »  

 

Démission

 

Concernant la démission d’un groupe de congressistes dont le député Mohamed Thameur Driss, une source d’Ettajdid a affirmé que : « s’il est vrai qu’une lettre de démission portant plusieurs noms (dont Thameur Driss) a été soumise à la présidence du congrès, cette lettre a été retirée, tout de suite après, par ceux-là même qui l’ont déposée. Donc, aussi bien le congrès, que le secrétariat du parti, n’ont pas pris acte de cette démission et aucune correspondance officielle ne leur est parvenue à cet effet. »

 

 

Mourad SELLAMI

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 7 août 2007)


 

 

Structure organisationnelle

 

Premier Secrétaire: Ahmed Brahim

 

Membres du comité politique :

 

1-Anouar Ben Nawa , 2- Mahmoud Ben Romdhane, 3- Slim Ben Arfa, 4- Mekki Jaziri, 5- Taoufik Houij, 6- Adel Chaouch, 7- Hatem Châabouni, 8- Tarek Châabouni, 9- Samir Taïeb, 10- Jounaîdi Abdeljawed, 11- Mohamed Lakhdhar Lala, 12- Abdelaziz Messaoudi.

 

Secrétariat National :

 

Hatem Chaâbouni, Mahmoud Ben Romdhane, Jounaïdi Abdeljaoued, Samir Taïeb.

 

Commission des garanties démocratiques

 

Hichem S’kik     : président

 

Balkis El Michri : vice-président

 

 

Commission de contrôle financier

 

Arbi Bel Arbi                    : président

 

Mohamed Hédi Akhzouri : vice-président

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 7 août 2007) 

 

 


 

Tunisie: les radios publiques se mettent en « streaming »

 

On aura attendu presque huit ans avant de pouvoir écouter en continu et en direct Radio Tunis Chaîne Internationale (RTCI).

 

Radiotunis.com vient en effet d’alimenter sur son site, en plus de la Radio Nationale qui émet sur Internet depuis 1999, trois nouvelles radios étatiques : RTCI, Radio-Jeune et Radio Culture.

 

A cette occasion qui fera sûrement le bonheur des internautes tunisiens à l’étranger, le site de radiotunis.com n’a pas reçu de nouveau relookage. Composé d’une seule page web sur un fond d’image sombre d’un vieux microphone et d’une calligraphie en arabe du mot Tunisie, il laisse paraître en bas de la page les quatre liens streaming des chaînes radios avec la notice en anglais :  » You Need to Download the Free RealAudio Player ».

 

Le côté technologique utilisé n’a rien de révolutionnaire. Malgré la multitude des outils de streaming, permettant la lecture d’une vidéo ou d’un son au fur et à mesure de son arrivée sur l’ordinateur de l’internaute, Radiotunis.com propose toujours le seul outil de RealNetworks inventé depuis 1995.

 

Aujourd’hui, il est inutile de vous rappeler l’enjeu de se mettre à l’heure du Web. Il est de même pour des radios classiques, en témoignent Mosaique FM et Jawhara FM. Les deux radios privées tunisiennes ont une présence sur le Net interactive qui se veut un relais entre la chaîne et ses auditeurs. On y trouve les émissions en direct ou enregistrées, de toutes sortes d’informations, les visages énigmatiques des animateurs…Tout est assuré et développé par des Tunisiens et hébergé chez des fournisseurs tunisiens, pour un service comparable à celui des Occidentaux et à moindre prix.

 

Incontestablement cela ne fait qu’enrichir le contenu Internet tunisien et participe à la diminution des frais de la bande passante. La règle veut que plus on utilise la bande passante tunisienne, en se connectant de la Tunisie ou de l’étranger, moins sont les frais de la bande passante internationale.

 

Sur ce sujet –et vous l’avez bien senti venir-, on constate malheureusement que radiotunis.com et le streaming des quatre chaînes publiques se fait a partir d’un serveur hébergé au… Canada !

 

W.B.Y

 

(Source : « Tunis Hebdo » (Hebdomadaire – Tunis), le 6 août 2007)


 

 

 

GHARDIMAOU

50 hectares de forêt ravagés par le feu

 

Un incendie s’est déclaré mardi à midi dans la forêt de «Fej Hassine» relevant de la délégation de Ghardimaou (Gouvernorat de Jendouba).

 

La forêt est essentiellement composée de chênes, ce qui a permis au feu de se propager rapidement, aidé en cela par la forte canicule qui y régnait.

 

Selon les premières estimations, l’incendie aurait ravagé 50 hectares de forêt et n’eussent été les efforts des agents de la protection civile qui sont parvenus à circonscrire le feu, les dégâts auraient été plus considérables.

 

T.H

 

(Source : « Tunis Hebdo » (Hebdomadaire – Tunis), le 6 août 2007)

 


 

caisse nationale d’assurance maladie

L’équité en matière de soins

 

L’assurance maladie en Tunisie ne date pas d’hier. Elle existait jusqu’il y a peu sous deux formes. Il y avait les assurés de la CNSS et ceux de la CNRPS. Le projet de la CNAM a cette importance capitale qu’il est venu regrouper les deux caisses. En effet, la CNAM bénéficiera à la fois aux affiliés de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale et aux assurés sociaux affiliés au régime des salariés et des non-salariés de la Caisse nationale de sécurité sociale. L’objectif de cette nouvelle caisse : assurer une meilleure équité en matière de soins en garantissant aux assurés sociaux le droit de recevoir des soins dans les secteurs public et privé de la santé.

 

Trois étapes seront mises en place progressivement, mais la nouvelle caisse est bel et bien opérationnelle depuis le 1er juillet 2007. En effet, depuis cette date, la CNAM prend en charge deux catégories de traitements.

 

Il y a d’abord les maladies de longue durée. Cette catégorie est composée d’une liste de 24 groupes de longues maladies (Affections Prises en Charge Intégralement) qui vont du diabète au cancer, en passant par les maladies cardiovasculaires. La deuxième catégorie concerne les femmes enceintes, le suivi de grossesse et l’accouchement, la chirurgie et l’hospitalisation. La prise en charge se fait dès le 3ème mois.

 

Pour cette première étape, les 80 mille assurés sociaux de la CNRPS auront le choix entre conserver leurs droits acquis de l’ancien système ou adopter le nouveau régime tout en sachant que leurs avantages ne seront pas réduits dans l’un ou l’autre. Ils préservent ainsi leurs avantages qui leur sont accordés à ce titre tout en bénéficiant des nouvelles prestations qui leur sont offertes par le nouveau régime d’assurance maladie. Pour les ex-assurés de la CNSS, la nouvelle caisse va leur permettre désormais de pouvoir se soigner là où ils le désirent avec l’avantage de pouvoir bénéficier d’un remboursement des frais de soins. Bien-sûr, à la condition que les fournisseurs de soins, c’est-à-dire les médecins, soient conventionnés avec la CNAM.

 

2100 médecins conventionnés

 

Toutefois, la première étape veut que tout remboursement ne concerne actuellement que les situations citées en amont.

 

A ce titre, sur les 4500 médecins, 2100 (1500 généralistes et 560 spécialistes) sont déjà conventionnés avec la CNAM. En y ajoutant les pharmaciens, les dentistes, les cliniques privées et les biologistes, on obtient un panel de cinq partenaires qui vont entrer dans l’itinéraire du patient affilié.

 

Pour être remboursé des soins nécessités par l’APCI, l’assuré social devra donc obligatoirement passer par un médecin conventionné qui lui délivre une demande d’admission en APCI. En d’autres termes, c’est l’ancien circuit de la CNRPS pour la prise en charge des longues maladies qui a été adopté avec d’autres avantages. Mais surtout qui a été étendu aux affiliés de la CNSS.

 

Intégration systématique

 

Pour ce qui concerne le suivi des grossesses, toute femme enceinte assurée sociale ou ayant droit d’un assuré social bénéficiera du remboursement de ses consultations auprès d’un médecin conventionné de son choix (médecin généraliste ou gynécologue obstétricien). Elle sera également remboursée pour tous les bilans effectués, les échographies, les médicaments prescrits, puis les frais d’accouchement et de clinique même si celle-ci est privée mais à condition qu’elle soit conventionnée.

 

Seuls les extras ne sont pas compris dans ces remboursements qui vont de 350 dinars pour un accouchement normal à 500 dinars pour un accouchement ayant nécessité une césarienne.

A noter que le premier accouchement couvert intégralement par la CNAM s’est déroulé à Kasserine le 1er juillet dernier.

 

Beaucoup d’assurés ne le savent peut-être pas mais en matière de soin, tout assuré social (CNSS/CNRPS) est systématiquement intégré à la CNAM. Le taux de cotisation au titre du régime de base est fixé à 6,75% du salaire ou du revenu. Ce taux est réparti à raison de 4% à la charge de l’employeur et 2,75% à la charge du salarié. Pour le cas de l’assuré social indépendant, ce taux est totalement à sa charge (6,75%). Par ailleurs, pour les retraités et autres bénéficiaires de pensions ce taux est fixé à 4%.

 

Ces taux seront d’ailleurs revus à la hausse dès l’année prochaine. A moyen terme, l’objectif est d’atteindre les avantages qu’offrent les mutuelles avec 100% de couverture des frais médicaux pour une cotisation comprise entre 10 et 12%.

 

Concernant les remboursements, la CNAM a pris les devants en s’engageant également, dans le cadre de l’assurance maladie, à rembourser 18 dinars pour des honoraires établis à 25 dinars chez les spécialistes.

 

A ce titre, les assurés sociaux auront le choix entre les trois formules qui leurs sont proposées. Soit consulter des établissements publics de santé, soit adopter le système de recouvrement des dépenses dans le secteur public et privé ou la formule du tiers payant.

 

La 2ème étape : les maladies ordinaires

 

Dès le 1er juillet 2008, la 2ème étape du projet entrera en vigueur. Cette étape concernera essentiellement les maladies ordinaires et suivra le même mécanisme adopté par la caisse avec l’étape initiale.

 

Le script concernant cette deuxième partie du projet est d’ailleurs en train d’être rédigé avec tous les détails afférents aux catégories qui y seront intégrés.

 

Avec ses plus de deux millions d’adhérents et une population bénéficiaire supérieure à six millions, la CNAM se doit d’être au diapason. Le lancement du projet, dans sa globalité, va d’ailleurs permettre l’application effective de la mise à niveau du secteur public en matière de soins.

 

Car avant tout, la CNAM va conserver le secteur de base composé principalement des hôpitaux. Le lancement de la caisse va permettre de réduire considérablement la pression sur ces hôpitaux qui vont pouvoir se remettre à niveau. A long terme, il s’agit de faire du secteur public un secteur de référence.

 

Maher CHAABANE

 

(Source : « Tunis Hebdo » (Hebdomadaire – Tunis), le 6 août 2007)

  


 

 

Fatah et Hamas s’affrontent sur le campus de Naplouse

Tensions accrues entre étudiants des factions rivales après des heurts qui ont fait un mort.

Par DELPHINE MATTHIEUSSENT

 

 «Nous défions le présent pour façonner le futur.» Le slogan surmonte fièrement la porte d’entrée de l’université Al-Najah à Naplouse, une des principales universités de Cisjordanie. Pour Bayan Dahaghmeh, 20 ans, étudiante en arabe, le défi, ces derniers jours, lorsqu’elle se rend à l’université, est d’oublier. Elle tente d’effacer de son esprit les scènes de violence auxquelles elle a assisté le 24 juillet sur le campus, lorsque des heurts opposant des sympathisants du Fatah et du Hamas ont fait un mort et plusieurs blessés.

«Provocation».  «Les images du meurtre de Mohammed [étudiant membre du Hamas tué pendant les affrontements par un homme du Fatah, ndlr] – la façon dont ils lui ont tiré dessus à bout portant, alors qu’il avait le dos tourné – m’obsèdent», explique d’une voix saccadée la jeune fille, une sympathisante du Hamas, la tête couverte d’un hijab blanc. «J’étais juste à côté. Le bas de ma robe a été éclaboussé de son sang. Chaque fois que je me souviens de ce qui s’est passé, j’ai l’impression que je vais m’effondrer.» Les étudiants en sont venus aux mains après la publication par des représentants Hamas du campus d’un communiqué condamnant l’arrestation de trois Palestiniens armés par des militaires ­israéliens.

Les organisations étudiantes s’étaient engagées en juin, peu de temps après la prise du pouvoir du Hamas à Gaza, à s’abstenir de toute activité à caractère politique afin de ne pas menacer le fragile équilibre au sein de l’université, où les partis rivaux sont arrivés à égalité lors des dernières élections universitaires, en novembre 2006. Suite à la publication du communiqué, des membres des Brigades Al-Aqsa, un groupe ­armé affilié au Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, ont dénoncé la «provocation» du Hamas et sont ­intervenus sur le campus, où ils ont ouvert le feu. Sept étudiants ont été blessés, dont trois par balles. L’un d’entre eux, grièvement atteint, est décédé peu de temps après.

Depuis la violente prise de pouvoir du mouvement islamiste dans la bande de Gaza mi-juin, les arrestations de membres du Hamas par les services de sécurité du Fatah en Cisjordanie ont provoqué un regain de tension sur les campus universitaires. L’hostilité latente entre étudiants du Hamas et du Fatah s’est à plusieurs ­reprises transformée en violences ouvertes. Mi-juillet, quelques jours avant les incidents de l’université de Naplouse, l’université de Bir Zeit, près de ­Ramallah, a ainsi fermé ses portes pour quelques jours en raison d’incidents entre étudiants des deux mouvements palestiniens rivaux.

«Depuis la fusillade d’il y a dix jours, l’atmosphère est complètement viciée sur le campus, explique Leyali Ya’iish, 21 ans, qui suit des cours en quatrième année d’art à l’université de Naplouse. La division entre Hamas et Fatah est devenue très claire, les groupes d’étudiants du Fatah sont d’un côté, ceux du Hamas de l’autre. Ils ne se parlent pas, ne se regardent pas et s’évitent dans les couloirs. Je reste avec mon groupe des ni Fatah ni Hamas , et quand je vois [les groupes du Fatah et du Hamas] je tremble et je fiche le camp. Comment étudier normalement dans ces conditions ?»

Les événements de Gaza n’expliquent pas à eux seuls les incidents récents. «En 1982, lorsque les islamistes avaient remporté les élections universitaires, le Fatah n’avait pas accepté le résultat, cela avait dégénéré en violence, et l’université avait fermé pendant deux mois. Le fond du problème est toujours le même : l’administration de l’université de Naplouse est traditionnellement pro-Fatah et les étudiants islamistes s’y sentent discriminés. Quand vous ajoutez à cela les événements de ­Gaza et la présence massive des groupes armés à Naplouse, vous parvenez au drame d’il y a dix jours», explique Iyad Barghouti, professeur de sciences politiques et directeur du Centre de Ramallah pour les droits de l’homme.

«Orage».  Une discrimination anti-Hamas formellement récusée par la direction d. «L’éducation est notre priorité, et nous tenons à maintenir une stricte neutralité à l’égard des étudiants du Fatah et du Hamas, assure Nabil Alawi, directeur de la communication de l’université de Naplouse. La situation sur le campus est stable, les étudiants sont ­occupés à s’inscrire pour le semestre d’automne. Nous avons pris tous les ­contacts auprès des responsables du ­Fatah et du Hamas pour éviter toute nouvelle violence sur le campus.» Pour ­Ahmad Daas, 21 ans, membre Fatah du conseil des étudiants, le calme actuel sur le campus pourrait n’être qu’illusoire. «C’est le calme avant l’orage. Quand le ­semestre d’automne commencera, il n’y aura non pas 7 000 étudiants, comme c’est le cas actuellement, mais 16 000, et les tensions seront amplifiées d’autant, explique le jeune homme, étudiant en tourisme et en archéologie. La communication a été complètement rompue entre le Hamas et le Fatah. Il s’agit maintenant d’une division totale, d’un tournant à 180 degrés. Après ce qui s’est passé, le Hamas veut se venger.»

 

(Source : « Libération » (Quotidien – France), le 7 août 2007)

Lien:http://www.liberation.fr/actualite/monde/271067.FR.php


 

 

Le bataillon danois en Irak a quitté le pays

AFP, le 7 août 2007 à 15h03

 

COPENHAGUE, 7 août 2007 (AFP) – Le bataillon danois présent en Irak depuis 2003 a quitté ce pays, a annoncé mardi le Commandement opérationnel de l’armée danoise (HOK).

 

« Le bataillon danois qui était déployé dans le sud de l’Irak a désormais quitté l’Irak », a indiqué à l’AFP Hans Vedholm, porte-parole du HOK, ajoutant que la plupart des soldats étaient de retour au Danemark, tandis que d’autres se trouvent au Koweït.

 

Il a précisé que les derniers hommes du bataillon étaient arrivés au Koweït dimanche.

 

Le Danemark, fidèle allié des Etats-Unis, avait annoncé en février le retrait en août de ce bataillon déployé à Bassorah (sud) sous commandement britannique.

 

Le pays scandinave reste cependant présent en Irak où il a récemment envoyé une unité constituée de quatre hélicoptères et d’une cinquantaine d’hommes.

 

AFP


 

 

Amsterdam lance une enquête sur la situation des homosexuels dans 36 pays

 

BRUXELLES CORRESPONDANT

 

Les ambassades néerlandaises ont reçu la consigne d’enquêter sur la situation et les droits éventuels des homosexuels dans les 36 pays avec lesquels les Pays-Bas entretiennent des rapports de coopération. A l’issue de cette enquête, ils pourraient décider soit de faire pression sur les gouvernements les plus répressifs, soit d’aider les groupes de défense des homosexuels, voire d’adapter les montants de leur aide financière.

 

Même si cette dernière mesure a les faveurs de certaines organisations non gouvernementales et de défenseurs de la cause homosexuelle, elle ne semble pas privilégiée, a priori, par le ministère de la coopération, qui ne l’exclut cependant pas complètement. Dix-neuf des 36 Etats qui bénéficient de l’aide des Pays-Bas, dont le Nigeria et l’Indonésie, répriment l’homosexualité en la punissant, selon les cas, d’amendes, de la détention à perpétuité ou de la peine de mort. La puissante Association néerlandaise pour l’intégration de l’homosexualité (COC) – le plus ancien mouvement gay au monde, créé en 1946 – a convaincu le nouveau ministre de la coopération, le travailliste Bert Koenders, de dresser un inventaire mondial du droit des homosexuels.

 

M. Koenders a, en parallèle, invité ses ambassadeurs à faire pression sur les régimes les plus répressifs, mais a précisé qu’il ne s’agissait pas d’exporter le modèle néerlandais, qui autorise notamment le mariage entre personnes du même sexe. Une disposition qui, il faut le noter, a fait récemment l’objet de modifications, les fonctionnaires municipaux pouvant invoquer leur refus de célébrer de telles unions.

 

La question du droit des homosexuels dans le monde est vive aux Pays-Bas depuis qu’en 2006, le gouvernement chrétien libéral de l’époque a longuement hésité à accorder le droit d’asile à des homosexuels iraniens. Alors que la ministre de l’immigration, Rita Verdonk, affirmait qu’ils ne courraient aucun risque s’ils étaient expulsés vers leur pays d’origine, l’opposition et diverses associations rappelaient l’exécution de deux homosexuels iraniens en 2005. Les demandeurs d’asile ont finalement reçu un titre de séjour.

 

Les autorités néerlandaises manifestent leur intérêt pour les conclusions auxquelles sont arrivés, en 2006, des experts internationaux qui ont mis au point les principes dits de Jogjakarta, du nom de la ville indonésienne où ils ont été signés. Le groupe, qui a établi que 91 Etats répriment toujours l’homosexualité, a fixé des normes juridiques et des recommandations afin d’assurer une égalité entre toutes les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle. Ce texte a été présenté, en mars, au Comité des droits de l’homme des Nations unies. Comité devant lequel, en 2005, 54 Etats avaient demandé une action contre les violations flagrantes des droits des personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles.

 

Jean-Pierre Stroobants

 

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 7 août 2007)

 


 

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