6 octobre 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3788 du 06.10.2010
 archives : www.tunisnews.net 


L’OLPEC et le CNLT: Procès du journaliste Mouldi Zouabi : les avocats dénoncent une mascarade judiciaire AISPP: Procès du 5 octobre AISPP: A quand la fin des persécutions du prisonnier Jameleddine Mellakh ? Amnesty International: Maroc et Tunisie. Le travail des défenseurs des droits humains doit être respecté et protégé Point de presse avec P.Lellouche au Quai d’Orsay – Kamel Jendoubi Maghreb Intelligence: Saleh Bekkari fait du lobbying à Rabat   Jeune Afrique: Un opposant tunisien refoulé à Rabat Lettre de soutien d’un haut cadre gabonais à l’Université libre de Tunis AP: Sept Tunisiens condamnés à la prison pour avoir tenté de rallier Al-Qaïda AFP: FMI: solide reprise des économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord Jeune Afrique: La curieuse impatience de Trabelsi


L’OLPEC et le CNLT
COMMUNIQUE   Tunis le 6 octobre 2010

 Procès du journaliste Mouldi Zouabi : les avocats dénoncent une mascarade judiciaire


Les avocats de la défense ont décidé aujourd’hui 6 octobre de se retirer de l’affaire dans laquelle est poursuivi le journaliste Mouldi Zouabi pour ne pas servir de caution à une mascarade judiciaire. L’affaire est renvoyée devant un tribunal de 1e instance et Zouabi risque 2 ans de prison ferme. L’affaire dans laquelle est poursuivi le journaliste Mouldi Zouabi, et dont la 5e audience s’est tenue aujourd’hui 6 octobre devant le tribunal cantonal de Jendouba, vient de prendre un tournant grave qui a incité les avocats de la défense à se retirer en bloc, soulignant ainsi leur désespoir de voir la justice adopter une attitude neutre. Les avocats constatent que depuis le 14 juillet, date de la 1e audience, les actes d’atteinte aux droits de la défense se sont multipliés ; la Cour a délibérément ignoré les demandes de la défense, notamment la demande de confrontation entre les parties qui n’a jamais eu lieu à aucune étape de l’investigation judiciaire ainsi que la présentation des témoins devant la cour. La cour a également refusé d’ouvrir une enquête sur les faits avérés d’agression subie par Mouldi Zouabi de la part de ce même plaignant et d’entendre ses témoins. En contre partie, le Tribunal a exaucé la requête d’examen médical de l’avocat du plaignant, qui a refusé de se présenter devant la Cour depuis le début de la procédure.  Le plus surprenant est qu’elle ait autorisé que cet examen s’effectue en dehors de la compétence territoriale de la cour, ce qui constitue une violation supplémentaire de la procédure. Lors de cette audience du 6 octobre, les avocats ont eu la surprise de voir versé au dossier un certificat médical attestant d’une incapacité permanente du plaignant de 6% !  Ce taux d’incapacité est absolument fantaisiste rapporté aux faits exposés à la Cour; selon les avocats de Mouldi Zouabi, cela est comparable à des atteintes générés par un accident de la route et n’est pas crédible. Conformément au code de procédure pénale, la conséquence d’un tel développement est que le tribunal cantonal de Jendouba devra se déclarer incompétent ; et effectivement le tribunal s’est dessaisi aujourd’hui de l’affaire qui devra être renvoyée devant un tribunal de première instance, ce qui implique une requalification des faits et expose Mouldi Zouabi à une peine de 2 ans de prison ferme. Par son retrait, le collectif de défense de Zouabi a déclaré « refuser de servir de caution à une mascarade judiciaire où les critères élémentaires d’un procès équitable font défaut» Background Alors qu’il s’attendait à être convoqué en tant que plaignant dans l’affaire où il avait été agressé par un membre de la milice du parti au pouvoir, Mouldi Zouabi, grand reporter à Radio Kalima et membre fondateur du Pen Club Tunisie, a reçu une convocation à comparaitre devant le tribunal cantonal de Jendouba le 14 juillet 2010, pour répondre de l’accusation de « violences et injures publiques » contre son agresseur, le dénommé Khalil Maaroufi. Les faits remontent au 1er avril 2010, jour où le journaliste a été agressé par un homme de main connu pour être proche de la police. L’agression avait eu lieu devant le poste de police central du district de Jendouba devant lequel passait le journaliste ; l’individu était descendu de sa voiture, lui a demandé s’il s’appelait bien Mouldi Zouabi et dès que ce dernier avait répondu par l’affirmative, il s’est jeté sur lui en le frappant avec ses brodequins, le rouant de coups et brisant ses lunettes de vue ; Le barbouze a proféré des menaces contre lui en l’insultant vulgairement, le traitant de « traitre à la partie » qui « salit l’image du pays » et qui « va payer cher sa trahison ». Alors qu’il était à terre, il lui a arraché ses papiers d’identité, sa carte bancaire, son permis de conduire, sa carte de presse de la FIJ, son audio recorder ainsi que d’autres documents personnels qui ne lui ont pas été restitués. Mouldi Zouabi avait déposé le jour même une plainte au parquet de Jendouba après avoir été examiné par un médecin qui lui a délivré un certificat médical attestant des blessures provoquées par l’agression. Les avocats de la Ligue des droits de l’homme de la section de Jendouba l’avaient accompagné au tribunal et constaté l’état dans lequel il se trouvait. Cette plainte qu’il avait déposée a été classée pour « insuffisance de preuves » et son agresseur le poursuit pour les faits dont lui même avait été victime ! Mouldi Zouabi est célèbre pour les reportages sociaux qu’il effectue dans la région défavorisée du Nord-ouest et qui mettent à nu la propagande trompeuse du régime sur les réalisations économiques et l’éradication de la pauvreté. Il subit pour cette raison une répression constante. Son domicile est sous une surveillance permanente de policiers en civil qui harcèlent sa famille. Sa connexion Internet continue d’être arbitrairement coupée depuis le début du mois de février 2010 malgré un recours en justice qu’il a introduit ; Il avait été arrêté le 28 janvier 2010 au commissariat de Montplaisir à Tunis et détenu durant plus de huit heures, alors qu’il s’apprêtait à faire une interview avec Mohamed Bouebdelli, directeur de l’Université Libre de Tunis. L’OLPEC et le CNLT ·         constatent que cette nouvelle poursuite contre un journaliste, se produit dans le contexte de la promulgation d’une nouvelle loi appelée « la loi des traitres » qui criminalise toute forme de critique à l’égard de la politique du gouvernement. Mouldi Zouabi est aussi accusé d’être un traitre qui “porte atteinte à l’image du pays” ; ·         dénoncent ce harcèlement judiciaire et le déni d’accès à la justice dont est victime Mouldi Zouabi, comme nombre de défenseurs de droits humains ; un déni qui coïncide avec une prétendue « réforme de la justice » conduite avec des fonds de l’Union européenne. ·         Exigent l’arrêt des poursuites contre le journaliste Zouabi et la libération du journaliste Fahem Boukaddous et que cessent les harcèlements contre les journalistes et les medias indépendants.   Pour l’Observatoire                                          Pour le CNLT        Le président                                                      La porte parole             Mohamed Talbi                                                   Sihem Bensedrine  
 


Association internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com

Tunis, le 5 octobre 2010 ·        Aujourd’hui, mardi 5 octobre, la deuxième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abdelmajid Chouchène, a examiné l’affaire n°20570/2 dans laquelle sont déférés Hichem Ben Mohammed Ben Abderrazak Ben Rabah, né le 11 mars 1985, Samir Ben Aïssa Ben Ahmed Dridi, né le 17 juin 1982, Bilel Ben Amor Ben Mohammed Bouaziz Ouchtati, né le 23 janvier 1985, Mbarek Ben Ammar ben Mohammed Hamdi, né le 29 juillet 1987, Anouer Ben Habib Ben Abdallah Zraïbia, né le 7 octobre 1982, en état d’arrestation, ainsi que Hamza Ben Ali Ben Mohammed Gabsi, né le 4 juin 1987 et Taoufik Ben Sadok Ben Mohammed Rahali, né le 23 mai 1985, en liberté, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes, tenue de réunions non autorisées, recrutement d’un groupe de personne en vue de commettre un acte terroriste sur le territoire de la République et non révélation immédiate aux autorités d’informations sur des infractions terroristes, tentative d’aide à une personne pour qu’elle quitte clandestinement le territoire tunisien. Lors de leur interrogatoire, les jeunes déférés ont nié ce qui leur était imputé puis ce fut le tour des plaidoiries de la commission de la défense composée de Maîtres Hédi Mannaï, Radhia Nasraoui, Abdelhamid Amara, Habib Chaabi et Nabil Rezgui. La commission de la défense a plaidé la nullité des procédures de poursuite, l’enquêteur n’ayant pas respecté les garanties prévues par les législateur en faveur du gardé à vue et à titre conservatoire qu’ils soient innocentés. Puis l’audience a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. La majorité des jeunes déférés dans cette affaire habitent dans la région de la Soukra et certains sont accusés d’avoir tenté de passer en Algérie pour rejoindre les groupes armés. ·        Aujourd’hui, mardi 5 octobre, le jeune Choukri Sata a été déféré devant le huitième juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Tunis, pour incitation à la commission d’infractions terroristes et incitation à l’adhésion à une organisation terroriste. Son avocat, Maître Samir Dilou, a expliqué que l’enquêteur préliminaire avait falsifié la date d’arrestation, soit le 4 octobre 2010 alors qu’elle remonte au 23 septembre 2010. Il a tendu au juge la demande de la famille de son client faite en date du 29 septembre 2010 et lui a demandé « Est-il possible que la famille le charge de défendre son fils cinq jours avant qu’il ne soit arrêté ? » Le détenu s’est plaint des tortures subies et le juge a remarqué les traces sur son corps. Après l’interrogatoire de l’accusé qui s’est déclaré innocent des accusations portées contre lui, qui a dit n’avoir pas lu le procès verbal qu’il avait signé, le juge a accédé  à la demande de la défense de laisser l’accusé en liberté dans l’attente d’un complément d’études du dossier. Pour la commission de suivi des procès politiques Le secrétaire général Maître Samir Ben Amor (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Association internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 5 octobre 2010

A quand la fin des persécutions du prisonnier Jameleddine Mellakh ?


Le directeur de la prison civile de Mornaguia, Imed Dridi, continue de réprimer le prisonnier Jameleddine Mellakh. Il a refusé le 16 septembre 2010 qu’il rencontre son père atteint d’une leucémie avant le voyage de ce dernier à l’étranger pour des soins, puis il lui a refusé de se rendre à ses obsèques le 1er octobre. Sa famille dit que le parloir du 4 octobre 2010 a été interrompu arbitrairement et que son fils a été trainé au cachot en guise de sanction après qu’il eut protesté contre le fait qu’il n’avait pas été informé du décès de son père en dépit des engagements de la prison. Madame Tijania Mezhoud, la mère de Jameleddine Mellakh, a exprimé dans un courrier envoyé à l’association ses craintes quant à l’intégrité physique de  son fils à la suite des menaces qu’il a reçues en sa présence lors de l’interruption du parloir […] Pour l’association Le vice-Président Maître Abdelwahab Maatar (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


AMNESTY INTERNATIONAL Déclaration publique Index AI :          MDE 29/018/2010    (Public) ÉFAI 1er octobre 2010

Maroc et Tunisie. Le travail des défenseurs des droits humains doit être respecté et protégé


Amnesty International déplore la décision prise le 30 septembre par les autorités marocaines d’interdire l’entrée de leur territoire à un défenseur des droits humains tunisien connu. L’organisation appelle les autorités marocaines et tunisiennes à respecter et protéger le travail des défenseurs des droits humains. Kamel Jendoubi, qui mène campagne contre les violations des droits humains en Tunisie, a été refoulé à son arrivée à l’aéroport le 30 septembre, manifestement suite à des pressions des autorités tunisiennes. Kamel Jendoubi, qui a la double nationalité française et tunisienne, avait pris un vol de Paris pour se rendre au Maroc le jeudi 30 septembre au soir, afin d’assister à une réunion de militants des droits humains. Il a été empêché de descendre de l’avion, mais aucune explication ne lui aurait été donnée concernant les raisons pour lesquelles il n’était pas autorisé à entrer dans le pays. Il a déclaré à Amnesty International qu’il avait effectivement été contraint de passer la nuit à bord, en dépit de sa mauvaise santé, avant de retourner à Paris le vendredi matin. La décision d’empêcher Kamel Jendoubi d’entrer au Maroc aurait été prise suite à des pressions des autorités tunisiennes ; les fonctionnaires marocains n’auraient pas fourni à Kamel Jendoubi de raison officielle concernant son interdiction d’entrer sur le territoire marocain ; toutefois, Amnesty International a recueilli un certain nombre d’informations montrant comment, au cours de ces derniers mois, les autorités tunisiennes ont réprimé les militants des droits humains qui tentent d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le bilan de la Tunisie en matière de droits humains. Le 15 juin, le parlement tunisien a approuvé plusieurs amendements à l’article 61 bis du Code pénal, rendant passibles de poursuites au pénal tous contacts avec des parties étrangères en vue de nuire à la « sécurité économique » de la Tunisie. Selon Amnesty International, ces réformes juridiques ont été entreprises dans l’intention claire de cibler les militants des droits humains comme Kamel Jendoubi qui tentent de faire pression auprès d’institutions comme l’Union européenne (UE) pour qu’elles se penchent sur le bilan de la Tunisie en matière de droits humains. Le 16 septembre 2010, Kamel Jendoubi et des représentants d’organisations de défense des droits humains, parmi lesquelles Amnesty International, étaient présents à une réunion sur la Tunisie à Bruxelles avec le commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage. La répression des militants des droits humains et d’autres voix indépendantes en Tunisie est de plus en plus perçue comme préparant le terrain pour des négociations commerciales avec l’UE. La Tunisie et l’Union européenne ont entamé des discussions visant à accorder à la Tunisie un « statut avancé » – identique à celui dont bénéficie le Maroc – le 27 septembre.  Amnesty International appelle la Tunisie et le Maroc à se conformer à la Déclaration de 1998 des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, dont l’article 5 établit que : « Afin de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, aux niveaux national et international…  de se réunir et de se rassembler pacifiquement.» Le refoulement de Kamel Jendoubi à son arrivée au Maroc illustre la manière dont la coopération entre États au Moyen-Orient et en Afrique du Nord peut être employée à tort pour limiter les activités des défenseurs des droits humains. Complément d’information Kamel Jendoubi est président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH). Il est également président du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) qui a son siège en France.

 


Point de presse avec P. Lellouche au Quai d’Orsay


.du 5 octobre 2010 1 – ENTRETIEN DE PIERRE LELLOUCHE, SECRETAIRE D’ETAT CHARGE DES AFFAIRES EUROPEENNES, AVEC ANDREA RONCHI, MINISTRE ITALIEN DES POLITIQUES COMMUNAUTAIRES (5 OCTOBRE) 2 – ENTRETIEN DE PIERRE LELLOUCHE, SECRETAIRE D’ETAT CHARGE DES AFFAIRES EUROPEENNES, AVEC ENIKÖ GYÖRI, SECRETAIRE D’ETAT HONGROISE AUX AFFAIRES EUROPEENNES (6 OCTOBRE) 3 – CISJORDANIE – INCENDIE DE LA MOSQUEE DE BEIT FAJJAR 4 – RDC : MORT DE ARMAND TUNGULU 5 – G8 – CONFERENCE A BAMAKO SUR LE TERRORISME 6 – FRANCE – MENACE TERRORISTE 7 – BIRMANIE 8 – LIBAN 9 – SYRIE 10 – NIGER 11 – MAROC 12 – CAMEROUN 13 – ARABIE SAOUDITE 11 – MAROC Q – Avez-vous protesté officiellement auprès du Maroc après l’expulsion du Franco-tunisien Kamel Jendoubi ? R – S’agissant du Maroc, concernant l’affaire à laquelle vous vous référez, je voudrais indiquer les points suivants. Nous avons exprimé notre incompréhension auprès des autorités marocaines quant aux conditions dans lesquelles elles ont refusé, jeudi 30 septembre, l’accès à leur territoire à Kamel Jendoubi président du réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme. Notre incompréhension s’est en partie nourrie du fait que Kamel Jendoubi s’était déjà rendu au Maroc il y a peu de temps à l’invitation d’une ONG marocaine et il n’avait pas été inquiété. Nous comptons sur le Maroc pour que se poursuive la collaboration avec le réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme. Enfin, durant les moments qu’il a passés à l’aéroport de Rabat-Salé, nos services consulaires à Rabat étaient aux côtés de Kamel Jendoubi, et ce d’autant plus que cette personnalité possède la nationalité française. Q – Etes-vous en contact avec les autorités marocaines actuellement ? R – En effet, nous sommes en permanence en relation avec nos amis marocains et les premiers contacts ont été établis très vite, le jour-même. C’est aussi pour cette raison que notre incompréhension a été exprimée très rapidement.


Saleh Bekkari fait du lobbying à Rabat

  


Mercredi, 06 Octobre 2010 10:02 Saleh Bekkari, ancien ambassadeur de Tunisie au Maroc pendant plus d’une dizaine d’années, a été vu la semaine dernière à Rabat. Bekkari qui a quitté le royaume au terme de sa mission à la fin de l’année 2009, est revenu dans le pays qu’il connait sur le bout des doigts. Souriant et affable comme à son habitude, l’ancien ambassadeur a multiplié les rencontres avec des personnalités amies marocaines au Sofitel jardin des roses, palace nouvellement rouvert dans la capitale marocaine. Certains observateurs ont malicieusement fait remarquer que la visite de Bekkari au Maroc a étrangement coïncidé avec les péripéties qu’a connues l’affaire Kamal Jendoubi, président du réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, invité par l’Organisation marocaine des droits humains OMDH à un colloque qui s’est tenu à Rabat vendredi dernier. Jendoubi, opposant tunisien notoire, a été finalement interdit par les autorités marocaines de débarquer de son avion en provenance de Paris. Si les amis marocains de Saleh Bekkari nient avoir évoqué avec lui le cas Jendoubi, il est exclu que le redoutable diplomate ait fait le déplacement à Rabat juste pour admirer la majestueuse Tour Hassan. D’un autre côté, le gouvernement marocain a subi les foudres des organisations des droits de l’homme marocaines et étrangères. Elles ont à l’unanimité dénoncé le comportement de Rabat, qui disent-ils, a plié devant les pressions tunisiennes. (Source: Maghreb Intelligence » le 6 octobre 2010) lien: http://maghreb-intelligence.com/tunisie/494-saleh-bekkari-fait-du-lobbying-a-rabat


Maroc – Tunisie

Un opposant tunisien refoulé à Rabat


Par Jeune Afrique L’opposant tunisien Kamel Jendoubi a été empêché de débarquer à son arrivée à l’aéroport de la capitale marocaine la semaine dernière. L’opposant tunisien et ancien journaliste Kamel Jendoubi, qui réside en France, où il anime le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, a passé la nuit du 30 septembre au 1er octobre dans un avion sur le tarmac de l’aéroport de Rabat-Salé, avant d’être autorisé à repartir pour Paris à bord du même appareil. Invité par une ONG marocaine, Jendoubi, déjà très critique à l’égard du régime tunisien à la fin de l’ère Bourguiba et régulièrement accusé de « propagation de fausses nouvelles » par les autorités, n’a pas été autorisé par la police à fouler le sol marocain. Pressions amicales des Tunisiens ou geste de bonne volonté de Rabat à l’égard de Tunis ? Les deux, sans doute.

 
(Source: jeuneafrique.com le 06/10/2010 à 12h:32 )
 

Lettre de soutien d’un haut cadre gabonais à l’Université libre de Tunis


par LOUMBI Wenceslas Edgard Gabon A Monsieur le Président de l’Université Libre de Tunis Objet : Lettre de soutien à votre action Monsieur le Président, C’est avec une vive émotion que j’apprends la déchirante nouvelle qui consacre la mort de la grande Université que vous avez eu le mérite de créer et de diriger depuis toutes ces années. En effet, la nouvelle est d’autant plus déchirante, que je suis un des nombreux anciens étudiants et donc un membre de la grande famille qu’a toujours été l’Université Libre de Tunis. En intégrant votre Université en 1997 pour la quitter quatre ans plus tard, soit en 2001 avec une Maîtrise en Finance avant de poursuivre mes études au Canada, je peux en toute sincérité vous dire qu’au sein de cette grande famille j’ai passé quatre des plus belles années de ma vie. Durant ces années il m’aura été donné l’opportunité de voir et d’apprendre à travers votre institution, le meilleur de la Tunisie. Aujourd’hui, rentré depuis 4 ans au Gabon où je travaille dans l’une des plus dynamiques compagnies pétrolières du pays, je crois pouvoir faire à mon niveau, la démonstration de la qualité des enseignements et des valeurs propres à l’Université Libre de Tunis. C’est pour toutes ces raisons, Monsieur le Président, que je vis au même titre que les nombreux gabonais formés par votre Université, cette nouvelle comme une tragédie personnelle. Je tiens par ces quelques lignes, à vous témoigner non seulement ma reconnaissance pour les trésors de connaissances et de valeurs que votre institution a su me transmettre, mais aussi je crois parler au nom de tous les nombreux Gabonais qui sont passés par l’Université Libre de Tunis. La prochaine fermeture de votre établissement est une grande perte pour le monde de la formation en Afrique qui va être privé d’un excellent pool de formation. Car en tuant votre établissement, qui est et restera l’œuvre de votre vie et le symbole vivant des valeurs que vous avez toujours défendues, c’est la Tunisie qui fait un pas en arrière. En terminant, recevez Monsieur le président tout mon soutien dans la poursuite de votre noble combat de sortir le continent de l’ignorance en investissant votre vie à la formation d’une Afrique de l’élite. Que Dieu vous donne la sagesse et la force de continuer à défendre vos convictions profondes. Très respectueusement Fait à Port-gentil, le 04 Octobre 2010 Wenceslas Edgard LOUMBI


Sept Tunisiens condamnés à la prison pour avoir tenté de rallier Al-Qaïda


06/10/10 20:52 TUNIS (AP) — Le tribunal de première instance de Tunis a condamné mercredi sept jeunes Tunisiens à des peines allant d’un à sept ans de prison ferme pour avoir tenté de se rendre en Algérie afin de rallier les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), selon l’acte d’accusation, a-t-on appris auprès de l’avocat Me Samir Ben Amor. L’accusation concernait directement quatre des inculpés. Il était reproché à deux autres de n’avoir pas informé les autorités du projet de leurs co-inculpés et au septième de les avoir aidés à traverser la frontière. Hichem Ben Rabeh et Samir Dridi, ont été condamnés à sept ans de prison ferme, deux autres suspects à cinq ans et les trois derniers à un an chacun. Lors de leur interrogatoire, les quatre principaux prévenus ont nié toute appartenance à des groupes terroristes. Ils ont déclaré à la cour avoir projeté de se rendre en Algérie, puis en Libye et en Egypte pour aller ensuite combattre dans les rangs palestiniens après l’offensive de l’armée israélienne dans la Bande de Gaza à l’hiver 2008-2009. Les arrestations se sont déroulées en novembre 2009. Selon Me Ben Samir, spécialiste des affaires liées au terrorisme, la défense va interjeter appel de ce jugement qu’il qualifie d' »injuste ». Les avocats estiment à environ 2.500 voire 3.000 les personnes traduites devant la justice en vertu de la loi anti-terroriste adoptée en 2003 par le Parlement tunisien et décriée par plusieurs organisations non gouvernementales et partis d’opposition, qui la jugent comme anti-constitutionnelle. AP


FMI: solide reprise des économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (dév.)


(AWP/06 octobre 2010 15h31) Washington (awp/afp) – Les économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) connaissent cette année une solide reprise grâce à la hausse du prix du pétrole, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié mercredi à Washington. Le taux de croissance pour ces régions doit atteindre 4,1% en 2010 contre 2% en 2009, a précisé le FMI dans ses prévisions semestrielles. Le FMI table par ailleurs sur une croissance de 5,1% en 2011. « La vigueur de la récente reprise économique dans la zone MENA a été soutenue par la hausse des prix du pétrole en 2009, qui a accru les revenus pétroliers dans la région », souligne le Fonds. Le prix du baril tourne actuellement autour de 80 dollars après avoir plongé à 30 début 2009, alors qu’il avait atteint un record de plus de 140 dollars pendant l’été 2008. Les économies de la zone MENA ont aussi bénéficié d’une « réponse fiscale (à la crise) rapide et significative notamment dans les pays exportateurs de pétrole » dont les effets ont rejailli sur les autres pays « en raison des liens commerciaux étroits entre ces deux groupes d’économie », selon le FMI. La zone MENA comprend les pays exportateurs de pétrole que sont l’Algérie, Bahreïn, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, Oman, Qatar, l’Arabie saoudite, le Soudan, les Emirats arabes unis, le Yémen, ainsi que l’Egypte, Djibouti, la Jordanie, le Liban, la Mauritanie, le Maroc, la Syrie et la Tunisie, considérés par le rapport comme des importateurs de pétrole. Le premier groupe de pays devrait connaître une croissance de 3,8% en 2010 et 5% en 2011 alors que les économies du second, qui ont progressé de 4,6 en 2009, devraient croître de 5% en 2010 et 5,2% en 2011. Le FMI a cependant mis en garde contre les effets de toute baisse des prix du pétrole et de possibles turbulences économiques en Europe, principal partenaire commercial des pays non exportateurs de pétrole. « Les perspectives économiques dans la région sont liées aux développements économiques dans le monde et en premier lieu à leur impact sur les prix du pétrole ». Le FMI a averti que toute hausse du prix du pétrole à l’avenir serait « modeste ». « La demande (sur le pétrole) sur les marchés émergents sera atténuée par une demande stagnante des économies développées ». Les économies de la MENA, à l’exception de celles de l’Egypte et du Liban, font face également au déclin des flux financiers extérieurs et une épargne en baisse qui limite la capacité des banques à prêter de l’argent, selon le FMI. L’Egypte aura une croissance robuste de 5% en 2010 et de 5,2% en 2011, après 4,6% en 2009 alors que le Liban, qui a une dette de 51 milliards de dollars, soit 156% du PIB en 2009, devrait avoir la meilleure croissance des non exportateurs de pétrole avec 8% en 2010 contre 9% en 2009. Le Liban a pu résister à la crise grâce à un flux de capitaux en 2009. Mais la croissance libanaise devrait baisser à 5% en 2011. Le Qatar, pays gazier, a la plus forte croissance. Il devrait avoir 16% de croissance en 2010 et 18,6% en 2011, contre 8,6% en 2009. La croissance saoudienne devrait être de 3,4% en 2010 et de 4,5% en 2011 contre seulement 0,6%. Aux Emirats, ce taux devrait être de 2,4% cette année et de 3,2% en 2011 après une croissance négative de 2,5% en 2009. L’Iran devrait connaître une croissance de 1,6% en 2010 et 3% en 2011, contre 1,1% en 2009. Le Soudan aura une croissance de 5,5% et 6,2% respectivement en 2010 et 2011. En Afrique du Nord, l’économie du Maroc doit croître de 4% en 2010 contre 4,9% en 2009, celle de l’Algérie doit progresser de 3,8% en 2010 et de 4% en 2011 alors que celle de la Tunisie devrait avoir 3,8% de croissance en 2010 contre 3,1% en 2009.  


La curieuse impatience de Trabelsi


06/10/2010 à 17h:08 Par Abdelaziz Barrouhi, à Tunis
Le puissant homme d’affaire tunisien – et gendre du président – presse le parti au pouvoir de se réunir en session extraordinaire pour avaliser l’investiture de Zine el-Abidine Ben Ali pour 2014.

Que se passe-t-il dans le ciel radieux du parti au pouvoir, où rien, depuis plus de vingt ans, n’est censé bouger, si ce n’est par la volonté du président Zine el-Abidine Ben Ali ? Dans une démarche inhabituelle et inattendue, l’homme d’affaires Belhassen Trabelsi a demandé, le 28 septembre, la convocation en session extraordinaire du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir). Président du groupe Karthago, qui contrôle, entre autres, des compagnies aériennes, une cimenterie et une chaîne hôtelière, Trabelsi veut que le RCD réunisse cette instance pour adjurer Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, de briguer un sixième mandat à la présidentielle d’octobre 2014. Bien qu’il soit, comme la plupart des grands hommes d’affaires du pays, membre du comité central du RCD, Trabelsi, par ailleurs beau-frère du chef de l’État, ne s’était jusque-là pas distingué par ses activités politiques. Du moins, publiquement. Sa démarche scelle donc son entrée dans la vie politique active, mais aussi son positionnement marqué en faveur de la candidature de Ben Ali en 2014. C’est le sens de son adresse publique aux responsables du parti, à travers un article publié à la une du quotidien arabophone Achourouk, le 28 septembre. « En ma qualité de membre du comité central du RCD, écrit-il, en mon nom propre et en celui de mes collègues, membres du comité, je demande au secrétaire général du RCD de réunir le comité central en session extraordinaire afin de reprendre à son compte l’appel unanime lancé au président Ben Ali pour qu’il se porte candidat… » Depuis le mois d’août, la Tunisie vit en effet au rythme des mounachadat, ces appels émanant de milliers de personnalités, fonctionnaires, cadres, professions libérales, etc., et relayés presque chaque jour par les médias publics et privés. Le comité central, structure intermédiaire chargée du suivi entre deux congrès, se réunit une fois tous les six mois en session ordinaire, sur décision du président du RCD, qui n’est autre que Ben Ali. Ce dernier peut aussi le convoquer en session extraordinaire à tout moment. À l’issue de sa dernière réunion, au mois d’août, le comité, qui compte 350 membres, a appelé Ben Ali, qui a fêté ses 74 ans le 3 septembre, « à continuer de diriger la Tunisie au cours de la prochaine étape ». En clôturant les travaux de deux jours, le chef de l’État s’était déclaré « satisfait » de ses résultats. Mais Trabelsi veut que le parti aille bien plus loin et adopte « une position officielle et franche ». Surtout, il lui demande « d’officialiser ce plébiscite populaire et de le convertir en véritable investiture ». Vaste programme. (Source: jeuneafrique.com le 06/10/2010 à à 17h:08 )

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