6 juin 2010

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TUNISNEWS
10 Úme année,N° 3666 du 06.06.2010
 archives :www.tunisnews.net 


Amnesty international: Tunisie. Une loi pour faire taire ceux qui critiquent le gouvernement SolidaritĂ© avec les luttes sociales et pour les libertĂ©s syndicales au Maghreb Slim Bagga: Les nouveaux moralistes, ces inquisiteurs!!! Biju: Nous sommes tous des traĂźtres La Tribune: Exportation de 100 000 quintaux d’orge vers la Tunisie Jeune Afrique: Pierre MĂ©nat :”Il faut entretenir et valoriser la francophonie en Tunisie” Liberation.fr: Etre Ă©gyptien et mariĂ©e Ă  une IsraĂ©lienne: impossible

Reuters: Egypt may cut citizenship on those wed to Israelis


Document –

Tunisie. Une loi pour faire taire ceux qui critiquent le gouvernement


 

AU 125/10, MDE 30/012/2010 – Tunisie 28 mai 2010

ACTION URGENTE

TUNISIE : UNE LOI POUR FAIRE TAIRE CEUX QUI CRITIQUENTLE GOUVERNEMENT

Le gouvernement tunisien a proposĂ© des modifications du Code pĂ©nal destinĂ©es Ă  faire taire ceux qui critiquent le bilan du pays en matiĂšre de droits humains, en Tunisie et Ă  l’Ă©tranger.

Les autoritĂ©s tunisiennesenvisagent de modifier l’article 61 bis du Code pĂ©nal, qui traite des atteintes Ă  la « sĂ©curitĂ© extĂ©rieure » de la Tunisie.Cet article rĂ©prime le fait de contacter « des agents d’une puissance Ă©trangĂšre pour porter atteinte Ă  la situation militaire ou diplomatique en Tunisie ».Les Tunisiens dĂ©clarĂ©s coupables de cette infraction sont actuellement passibles d’une peine de cinq Ă  20 ans d’emprisonnement.Si l’amendement est adoptĂ©, cet article sanctionnera Ă©galement les personnes qui contactent des organismes Ă©trangers en vue de nuire aux intĂ©rĂȘts vitaux de la Tunisie, notamment Ă  la « sĂ©curitĂ© Ă©conomique » du pays.

Les modifications envisagĂ©es semblent clairement viser les militants qui fontun travail de lobbying auprĂšs d’organisations Ă©trangĂšres telles que l’Union europĂ©enne (UE) afin que celles-ci amĂšnent les autoritĂ©s tunisiennes, par le biais de pressions, Ă  prendre des mesures pour amĂ©liorer la situation des droits fondamentaux dans le pays.Si le gouvernement obtient la modification de la loi, les dĂ©fenseurs des droits humains pourront alors ĂȘtre poursuivis en justice en raison de leur travail de sensibilisation.

Ceprojet est manifestement une rĂ©ponse directe des autoritĂ©s tunisiennes Ă  des rĂ©unions organisĂ©es en mai par des dĂ©fenseurs tunisiens des droits humains avec des dĂ©putĂ©s et d’autres responsables de l’UE Ă  Madrid et Ă  Bruxelles.Au cours de ces rencontres, des militants tunisiens ont exhortĂ© ces responsables Ă  faire pression sur le gouvernement tunisien pour qu’il respecte les obligations qui lui incombent aux termes du Pacte international relatif aux droits civils et politiqueset de plusieurs autres instruments relatifs aux droits humains.La Tunisie a engagĂ© des nĂ©gociations avec l’UE en vue d’obtenir un « statut avancé ».

Il semble que le gouvernement ait validĂ© le projet de modification lors d’une rĂ©union du conseil des ministres le 19 mai 2010.Ce projet va maintenant ĂȘtre examinĂ© par au moins une commission parlementaire avant d’ĂȘtre soumis au Parlement, puis promulguĂ©.Il devrait ĂȘtre adoptĂ© rapidement par le Parlement, sans rĂ©el dĂ©bat, les deux chambres Ă©tant dominĂ©es par le parti au pouvoir, leRassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD).

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES CI-APRÈS (en arabe, en français, en anglais ou dans votre propre langue) :

  • demandez instamment aux autoritĂ©s tunisiennes de retirer les propositions de modification de l’article 61 bis du Code pĂ©nal ;

  • exhortez-les Ă  cesser de harceler et d’intimider les dĂ©fenseurs des droits humains et les personnes qui critiquent le gouvernement, et Ă  respecter le droit Ă  la libertĂ© d’expression ainsi que le droit des militants des droits fondamentaux Ă  mener des activitĂ©s pacifiques pour protester contre les violations des droits humains et des libertĂ©s fondamentales, conformĂ©ment aux obligations de la Tunisie aux termes du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, instrument auquel cet État est partie, et de la DĂ©claration sur le droit et la responsabilitĂ© des individus, groupes et organes de la sociĂ©tĂ© de promouvoir et protĂ©ger les droits de l’homme et les libertĂ©s fondamentales universellement reconnus, Ă©galement appelĂ©e DĂ©claration des Nations unies sur les dĂ©fenseurs des droits de l’homme.

 

VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 9 JUILLET 2010 À :

Ministre des Affaires étrangÚres :

Kamel Morjane

Avenue de la Ligue des États arabes

Nord Hilton

1030 Tunis

Tunisie

Fax : +216 71 784 553

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,

 

 

Ministre de la Justice et des Droits de l’homme :

Lazhar Bououni

MinistĂšre de la Justice et des Droits de l’homme

31, boulevard Bab Benat

1006 Tunis – La Kasbah, Tunisie

Fax : +216 71 568 106

Courriel : mju@ministeres.tn

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,

 

Copiesà :

Président du Washington Media Group : Gregory L. Vistica

President

Washington Media Group

525 9th Street, NW, Suite 800

Washington DC 20004, États-Unis

Fax :+1 202 628 1218

Courriel :info@WashingtonMedia.com

Veuillez Ă©galement adresser des copies aux reprĂ©sentants diplomatiques de la Tunisie dans votre pays.VĂ©rifiez auprĂšs de votre section s’il faut encore intervenir aprĂšs la date indiquĂ©e ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

TUNISIE : UNE LOI POUR FAIRE TAIRE CEUX QUI CRITIQUENT LE GOUVERNEMENT

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Les autoritĂ©s tunisiennes ont fait de grands efforts pour donner de la Tunisie l’image d’un pays respectueux des droits humains. En octobre 2009, le prĂ©sident Zine el Abidine Ben Ali a dĂ©clarĂ© que son gouvernement Ă©tait « trĂšs soucieux de faire Ă©voluer rĂ©guliĂšrement la lĂ©gislation, les institutions et les organes relatifs aux droits humains, et d’encourager les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile Ɠuvrant dans ce domaine ». Cependant, plus tard le mĂȘme mois, en Ă©voquant les dĂ©fenseurs des droits humains et les journalistes qui cherchaient Ă  dĂ©noncer les violations des droits humains et la corruption de l’appareil d’État tunisien, il a critiquĂ© la « minoritĂ© infime de Tunisiens qui [mettent] en doute [les] rĂ©alisations et [les] acquis [de la Tunisie] », ajoutant :« Ceux-lĂ  n’auront pas estimĂ© Ă  sa juste valeur leur devoir de fidĂ©litĂ© Ă  l’honneur d’appartenir Ă  la Tunisie ; cet honneur qui leur impose le devoir moral de biensĂ©ance et de rĂ©serve face Ă  quiconque cherche Ă  nuire Ă  leur patrie. Ils n’ont pas respectĂ© le caractĂšre sacro-saint de la patrie ni son intĂ©gritĂ©… »

Dans la pratique, quiconque remet cette image en cause risque de devenir la cible des forces de sĂ©curitĂ©. Les dĂ©fenseurs des droits humains en Tunisie sont en butte Ă  des actes de harcĂšlement et d’intimidations. Bon nombre d’entre eux ont dĂ©clarĂ© ĂȘtre surveillĂ©s en permanence par les forces de sĂ©curitĂ© et avoir Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s de voyager Ă  l’Ă©tranger ou dans le pays, ce qui constitue une violation de leur droit Ă  la libertĂ© de mouvement. Certains ont Ă©galement signalĂ© avoir Ă©tĂ© battus par des hommes en civil qui semblaient ĂȘtre des agents des forces de sĂ©curitĂ©. Les autoritĂ©s refusent systĂ©matiquement les demandes de reconnaissance lĂ©gale prĂ©sentĂ©es par les organisations de dĂ©fense des droits humains, qui ne sont juridiquement pas autorisĂ©es Ă  exercer leurs activitĂ©s tant qu’elles n’ont pas de statut lĂ©gal. Elles interfĂšrent dans les activitĂ©s des rares organisations officiellement enregistrĂ©es, parfois en organisant leur prise de contrĂŽle par des partisans du gouvernement. Des militants tunisiens qui avaient publiquement critiquĂ© le bilan du gouvernement en matiĂšre de droits humains alors qu’ils se trouvaient Ă  l’Ă©tranger ont Ă©tĂ© harcelĂ©s et interrogĂ©s Ă  leur retour en Tunisie. Plusieurs ne sont depuis plus autorisĂ©s Ă  voyager Ă  l’Ă©tranger.

Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres est chargĂ© de prĂ©server l’image internationale du pays. Amnesty International pense que les appels internationaux adressĂ©s directement au ministre peuvent l’amener Ă  penser que les autoritĂ©s devraient abandonner le projet de modification de la loi puisqu’il ternirait l’image du pays.

Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme est chargĂ© de superviser ce projet de modification de la loi. Il est donc bien placĂ© pour prendre des mesures tenant compte des inquiĂ©tudes d’Amnesty International, et l’on peut supposer qu’il Ă©voquera ces prĂ©occupations avec les autres membres du gouvernement tunisien.

Les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©cemment fait appel aux services d’une entreprise de relations publiques basĂ©e aux États-Unis pour redorer l’image de la Tunisie Ă  l’Ă©tranger.

AU 125/10, MDE 30/012/2010 28 mai 2010

(Source: Amnesty international le 28 mai 2010)  


Solidarité avec les luttes sociales

et pour les libertés syndicales au Maghreb


Dans tous les pays du Maghreb, des luttes ont lieu contre l’exploitation, les effets de la mondialisation capitaliste et pour la dĂ©fense des libertĂ©s.

  A Khourigba (Maroc), 850 ouvriers de la SMESI ont Ă©tĂ© licenciĂ©s par l’ Office ChĂ©rifien des Phosphates (OCP) pour avoir osĂ© monter une section syndicale dans leur entreprise. Ils sont en butte Ă  un pouvoir rĂ©pressif qui les assigne en justice sous de fallacieux prĂ©textes de droit commun, aprĂšs avoir tentĂ© de les faire taire Ă  coups de matraque et de tirs Ă  balles rĂ©elles au mois d’avril 2010.

  Au Sahara occidental, ce mĂȘme employeur, l’ OCP, qui vient nĂ©anmoins d’obtenir un prĂȘt de 240 millions d’euros, dans le cadre d’un “accord stratĂ©gique pour une croissance verte” entre la France et le Maroc, s’illustre par des pratiques discriminatoires Ă  l’encontre des travailleurs sahraouis du site de BoukraĂą.

  Dans le bassin minier de Gafsa (Tunisie), des dizaines de participants aux mouvements sociaux de 2008, dont de nombreux enseignants syndicalistes, ont passĂ© de longs mois en prison. En libĂ©ration conditionnelle depuis novembre 2009, ils n’ont toujours pas Ă©tĂ© rĂ©intĂ©grĂ©s dans leurs emplois et subissent brimades et intimidations. D’autres militants condamnĂ©s par contumace en fĂ©vrier 2009 continuent Ă  faire l’objet d’emprisonnement et de poursuites judiciaires. Hassan Ben Abdallah, coordinateur du comitĂ© des diplĂŽmĂ©s chĂŽmeurs Ă  Redeyef, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 24 fĂ©vrier 2010, il purge une peine de 4 ans et 1 mois de prison ferme. Le journaliste Fahem Boukadouss, qui a rĂ©alisĂ© des reportages tĂ©lĂ©visĂ©s sur le mouvement, sera jugĂ© en appel le 22 juin 2010. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© en premiĂšre instance Ă  4 ans de prison. Mouhiedine Cherbib, militant de l’immigration tunisienne en France, est sous le coup d’une condamnation Ă  2 ans de prison pour avoir soutenu le mouvement.

  Au Maroc, les diplĂŽmĂ©s chĂŽmeurs qui manifestent pour le droit Ă  l’emploi affrontent une rĂ©pression systĂ©matique et leur association, l’ ANDCM est toujours interdite. Le MinistĂšre de l’ Education Nationale traite par le mĂ©pris 22 enseignantes de Rabat, en grĂšve de la faim depuis le 15 mars, malgrĂ© l’intervention d’organisations syndicales et de Droits de l’ Homme. Elles participent depuis de longues annĂ©es au mouvement national de mutations sans en bĂ©nĂ©ficier, et rĂ©clament le rapprochement du conjoint, dĂ©nonçant nĂ©potisme et clientĂ©lisme.

  Des militants de l’ Union GĂ©nĂ©rale des Etudiants Tunisiens (UGET) qui protestaient contre les conditions de logement des Ă©tudiants ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s, torturĂ©s, interdits de passer leurs examens, exclus de l’ UniversitĂ©. Le pouvoir a interdit la tenue du congrĂšs de cette centrale syndicale Ă©tudiante.

  MĂȘme sort pour les Ă©tudiants sahraouis dans les universitĂ©s marocaines, qui subissent le mĂȘme type de rĂ©pression (emprisonnements, procĂšs, interdiction de se prĂ©senter aux examens, jusqu’Ă  exclusion de l’universitĂ©) dĂšs lors qu’ils manifestent pour le respect des libertĂ©s et contre les violations des Droits de l’ Homme.

  En AlgĂ©rie, le gouvernement a dĂ©crĂ©tĂ© l’Ă©tat d’urgence pour tenter de criminaliser les mouvements sociaux. Les syndicats autonomes subissent harcĂšlement, suspension, menaces de dissolution et crĂ©ation de clones, ces syndicats factices mis en place par le pouvoir. C’est dans ce contexte qu’a Ă©clatĂ© dĂ©but mai une grĂšve illimitĂ©e des cheminots, initiĂ©e par la base syndicale avec pour revendication des salaires dĂ©cents et pour mot d’ordre «ce n’est pas Ă  nous de payer leur crise».

Afin de populariser ces luttes, les soutenir et organiser des mobilisations communes de part et d’autre de la MĂ©diterranĂ©e, plusieurs organisations associatives, syndicales et politiques ont constituĂ© en France le «RĂ©seau Maghreb-Solidarité». Ce rĂ©seau organise une

Réunion publique

Jeudi 10 juin Ă  18h30

Salle Grande Croizat, Bourse du travail de Paris

      3 rue du ChĂąteau d’Eau75010 Paris, mĂ©tro RĂ©publique

Participent au «Réseau Maghreb-Solidarité» les organisations suivantes:

Associations: AMF, ASDHOM, ATF, ATMF, CEDETIM, CISA, ComitĂ© de soutien au Bassin Minier, CORELSO, CRLDHT, FTCR, Groupe de soutien AMDH Paris, MRAP,…

Syndicats: CNT, Union Syndicale Solidaires, …

Partis politiques: FASE, NPA, PCF, PCOF, PCOT, PDP, PG, Verts, Voie DĂ©mocratique, …

 


Chers lecteurs,

Le numéro 133 de Mouwatinoun organe du Forum Démocratique est maintenant disponible chez votre marchand de journaux*.

Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir du dimanche 13 juin 2010 en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_133.pdf

Pour les internautes se connectant depuis la Tunisie, il est fort possible que l’accĂšs Ă  notre site soit bloquĂ© pour les raisons connues par tous. Dans ce cas, la seule maniĂšre de se procurer notre hebdomadaire est de le demander Ă  votre marchand de journaux.

* La présence du journal dépendra des préssions exercées sur les distributeurs et/ou marchands de journaux.


Les nouveaux moralistes, ces inquisiteurs!!


 
Slim BAGGA C’est Mirabeau, je crois, parlementaire et orateur hors pair, qui affirmait Ă  la veille de la RĂ©volution française: “Il existe pire que le bourreau: ce sont ses valets”. En une dizaine de mots, cette affirmation rĂ©sume l’attitude de certains ventriloques du rĂ©gime abject de Ben Ali qui rivalisent d’ingĂ©niositĂ© pour voler au secours de leur mentor et s’Ă©chiner Ă  nous expliquer, Ă  longueur de colonnes, que de gouvernement tyrannique en duperies systĂ©matiques, le gang du 7 machin protĂšge le pays des “malfaisants, ces agents de l’Ă©tranger, ces empĂȘcheurs de voler, dĂ©tourner, museler en rond”. Les propos de Mirabeau retentissent toujours pour venir dĂ©montrer si besoin en est encore que de tout temps, les valets et les larbins les plus indignes on germĂ©, prospĂ©rĂ© et fleuri comme la mauvaise herbe, sur le dos de la majoritĂ© silencieuse, tĂ©tanisĂ©e par la brutalitĂ© policiĂšre et les reprĂ©sailles automatiques contre toute voix discordante. Il y a profusion d’exemples pour Ă©voquer cette courageuse lĂąchetĂ© qui, d’un coup de baguette magique et par le biais d’une plus que suspecte rhĂ©torique, nous apporte quotidiennement la preuve que le devoir citoyen peut ĂȘtre criminalisĂ©, et la dictature et la corruption encensĂ©es. J’en Ă©voquerai un que je trouve pathĂ©tique depuis de longues semaines au moins: il s’agit de Ahmed Kedidi, ci-devant patron d’une AcadĂ©mie europĂ©enne pour des relations internationales, laquelle parions-le, ne reprĂ©senterait que sa personne et peut-ĂȘtre au delĂ  de sa personne: sa nouvelle ambition. Cet ancien dĂ©putĂ© de l’Ancien rĂ©gime, ancien directeur du journal du PSD “Al Amal”, exilĂ© en France puis au Qatar, puis de nouveau en France que Ben Ali a pourchassĂ© durant de trĂšs longues annĂ©es, trouve Ă  Ben Ali et chez Ben Ali un sens de l’Etat, de l’Ă©quitĂ© et mĂȘme plus encore vu les affinitĂ©s… On ne l’entend guĂšre vocifĂ©rer lorsque “ses” amis dans l’exil d’hier se font qualifier de traitres et d’agents du Mossad; on ne l’entend guĂšre lorsque jusqu’Ă  il y a deux ans le tyran Ă©tait “fĂąchĂ©” contre lui, compromettant mĂȘme un retour en vacances en Tunisie. Alors Kedidi prend sa plus belle plume sur tunisnews, sur “El Watan”, l’organe de l’UDU, parti fantĂŽche, sur lequel trĂŽne un agent du 2Ăšme Bureau, Mohamed Inoubli, et mĂȘme sur El Jazira pour dire Ă  son seigneur de saigner encore, et qu’il peut mĂȘme compter sur lui, l’AcadĂ©micien de la fin des temps… En disant toute sa colĂšre contre cette opposition qui complote dans les Parlements Ă©trangers, il encourage en passant l’amendement de l’article 61 bis du code Ă©lectoral et rend hommage Ă  la trouvaille de “son ami Mezri Haddad”, un autre repenti dont l’amour vouĂ© Ă  Ben Ali n’est guĂšre intĂ©ressĂ©, je dirais mĂȘme “philanthropique”. Le drame avec ces gens-lĂ , comme dirait le poĂšte Ă©ternel, c’est qu’au manque de goĂ»t s’ajoute la bĂȘtise, voire la faute criminelle. Tellement pressĂ©s d’arriver et d’ĂȘtre rĂ©compensĂ©s, ils ne sont freinĂ©s par nulle compromission. Cela en dit long sur leur notion du patriotisme qu’ils veulent s’approprier. Sauf que dans ce cas bien prĂ©cis il y a confusion entre patriotisme et intĂ©rĂȘt personnel aussi scandaleux qu’inavouĂ©. Il y a confusion surtout lorsque le moralisateur s’est dĂ©jĂ  avĂ©rĂ© un inquisiteur. Pour conclure comme j’ai commencĂ©, je suis tentĂ© de dire aux Kedidi, Haddad et aux autres nouveaux fous du roi, ce que disait le Vicomte de Turenne en 1673 Ă  des “simplets”: “J’ai un conseil Ă  vous donner: chaque fois que vous avez envie de dire quelque chose, taisez-vous!” Slim BAGGA

NOUS SOMMES TOUS DES TRAÎTRES.


Par Biju Les accusations de trahison ou l’Ă©pithĂšte de traĂźtre abondent dans l’histoire politique des dictatures, chez nous, cette rhĂ©torique coule de source, elle est assez rĂ©vĂ©latrice du dĂ©sarroi de la maffia mauve qui s’agite dans son capharnaĂŒm carthaginois.Quoi de plus facile de se chercher des boucs Ă©missaires et de travestir ses propres errements et ses trahisons envers la Tunisie, la nation tunisienne et sa constitution rĂ©duite depuis longtemps en charpie, peau de chagrin, la violence leur permet tous les dĂ©lires, toutes les dĂ©rives et les ignominies. ZinĂ©tron au crĂ©puscule de sa pauvre vie pousse la folie jusqu’Ă  ses limites les plus bestiales, qui consiste Ă  prendre ses dĂ©sirs de pleutre pour les rĂ©alitĂ©s tunisiennes, les rĂ©alitĂ©s universelles, il veut que tous les tunisiens, le monde entier, et toute crĂ©ature vivante de l’univers, sachent, que la Tunisie, c’est rien que lui, lui, sa “glorieuse” pensĂ©e de faux gĂ©nĂ©ral de pacotille, mais vrai tueur sans scrupules; lui, le diable dans cette boĂźte mauve qui sent le sapin, ses rots de funambule les pieds enfoncĂ©es dans le marĂ©cages de ses horreurs gĂ©nomiques, ses pets de trouillard planquĂ© derriĂšre les lames fines et aveugles de ses lĂ©gions de prostituĂ©es, lui la TUNISIE et personne d’autre, les tunisiens c’est juste de la monnaie de singe pour ses virĂ©es maffieuses, lui et rien d’autre, il croit dur comme fer, cette tare immonde que tout tunisien qui le mĂ©prise, le rejette, le combat, est traĂźtre Ă  la TUNISIE, traĂźtres les milliers d’opposants, traĂźtre MOI, plutĂŽt que d’accepter ses diktats et sa folie de sĂ©rail killer; pour lui et cela doit ĂȘtre Ă  tout prix compris par tous, la TUNISIE, ce ne sont pas des siĂšcles d’histoire, dix millions d’Ăąmes et quelques milliers de potentialitĂ©s qui , libres, pourraient faire fleurir n’importe quel dĂ©sert, Ă  commencer par celui de la tendresse et des sentiments qui dĂ©composent , les doigts dans le nez, la sociĂ©tĂ© tunisienne matĂ©e, des mots des nourritures terrestres, humaines, que ZinĂ©tron considĂšre comme des insultes Ă  sa sagacitĂ© de charognard, Non! Pour ce dĂ©traquĂ©, la TUNISIE, c’est lui et sa maffia mauve, et quiconque, s’avise de critiquer son pouvoir illĂ©gitime, despotique et dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, est ennemi de la TUNISIE, quand il n’est pas tunisien, et quand il l’est , c’est un traĂźtre, oui un TRAÎTRE, c’est sa nouvelle marotte. je crois que nous venons de passer un palier dans l’absurde, la trahison est un terme juridique lourd et extrĂȘme, c’est un terme qui rentre dans le cadre de travail des juridictions spĂ©ciales, par cette nouvelle folie, BEN ALI et sa clique, viennent de signifier qu’ils sont en Ă©tat de guerre totale et sans rĂ©pit contre les tunisiens, du moins contre beaucoup d’entre eux, pacifiques, qui ne veulent que l’application de la constitution tunisienne, le droit de penser, de s’exprimer, d’ĂȘtre libres, ce sont ces tunisiens lĂ  qui sont considĂ©rĂ©s comme des traĂźtres par la dictature tunisienne et jeter en pĂąture, aux fantĂŽmes de l’opinion publique tunisienne autorisĂ©e Ă  donner son pitoyable avis, les zĂ©lotes, les kawads, les bouffe merde, les droits communs, les miliciens, les flics et juges corrompus, aux plumes soumises, Ă  toutes les salopes alimentaires en transhumance, et compagnie.Un tunisien qui aspire Ă  la libertĂ© d’expression, de penser, qui revendique ses droits et ses choix politiques, contre la censure, ne peut que contester cette dictature, et le voilĂ  par la grĂące de l’Ubu en babouches, le mauve de Carthage, en deux cuillĂšres Ă  pot et par tout un arsenal de manipulation pseudo- juridique, ce pauvre tunisien qui ne veut en aucun cas assumer les saloperies de la dictature tunisienne, est transformĂ© en traĂźtre, rien que ça, c’est devenu tellement facile de dĂ©signer les traitres, par la bureaucratie policiĂšre, dans la TUNISIE mauve, que les mots n’ont plus de sens, les principes n’existent plus depuis longtemps, il est vrai, dans cette pauvre TUNISIE, il existe la pyramide oĂč trĂŽne notre pharaon et Leila sa marionnettiste, et puis une lĂ©gion de larbins qui Ăąnonnent leurs conneries insipides, dans le fond les vrais traĂźtres Ă  la TUNISIE , ce sont eux. Donc, ZinĂ©tron dĂ©clare que la Tunisie c’est lui, il est la TUNISIE Ă  lui tout seul, le critiquer , lui le minable dictateur, c’est ĂȘtre TRAÎTRE Ă  la TUNISIE, c’est aussi “dramatique” que cela, en rĂ©sumĂ©, je pense que nous les dĂ©mocrates, nous devons nous rĂ©jouir de cette dĂ©bandade, une de plus de ces malsains corrompus, nous avons la preuve, qu’il existe des milliers de traĂźtres en TUNISIE et par voie de consĂ©quence, son score de 99% de voix dans les Ă©lections misĂ©rables de sa TUNISE mauve, violĂ©e et dĂ©figurĂ©e, ne sont que des chiffres truquĂ©s, usĂ©e jusqu’Ă  la corde de sa morve de momie .Nous, les milliers de dĂ©mocrates sommes tous des traĂźtres, tous les opposants, toutes les oppositions, sont des TRAÎTRES, cela ne nous coĂ»te vraiment rien de faire plaisir Ă  ZinĂ©tron, qui est vraiment le roi des cons, et l’aider Ă  tresser la corde qui le pendra, nous sommes des traĂźtres et nous n’aimons pas le dingue porte flingues BEN ALI, mais dans la rĂ©alitĂ© vagissante, haĂŻr la dictature pour les tunisiens, c’est justement ĂȘtre patriote et aimer par dessus tout la TUNISIE, celle du droit, de l’honneur, de la fraternitĂ© et de la justice, celle que la maffia mauve, dĂ©compose, dĂ©chire et pille et, s’il continue sur sa lancĂ©e, le sĂ©nile gĂ©nĂ©ral africain de CARTHAGE, il va finir vraiment par rassembler l’opposition dĂ©mocratique et les dĂ©mocrates, il va rĂ©ussir, ce pourquoi, beaucoup d’entre nous militent depuis longtemps, le rassemblement des dĂ©mocrates, la TUNISIE de la justice, de l’Ă©tat de droit et de l’honneur pour foutre tous les gibiers de potence mauves en enfer .Je suis le premier Ă  applaudir Ă  une TUNISIE oĂč les reprĂ©sentants du peuple , par le droit, font la chasse Ă  la corruption, au crime, qu’il soient en col blanc ou les autres, les jetables, aux traitres Ă  la TUNISIE, car, si seulement cela pouvait ĂȘtre effectif et vrai, dans cette salutaire vision des choses, toute la maffia mauve qui rĂšgne aujourd’hui en TUNISIE passerait Ă  la moulinette, les imposteurs, les usurpateurs, les criminels, les tortionnaires, ceux qui dĂ©figurent la TUNISIE, ceux identifiĂ©s aujourd’hui par le monde entier, ce sont quand mĂȘme les BEN ALI/TRABELSI/CHIBOUB/MATERI etc et j’en oublie, bref toute la maffia mauve dĂ©goulinante et leurs lĂ©gions de sicaires et de brebis mauves, qui sont dans cette configuration sont bon pour la centuple peine, dans les couloirs de haute sĂ©curitĂ©. En la TUNISIE rĂ©sistante , la trahison doit rĂ©pondre Ă  une dĂ©finition simple et civilisĂ©e. Qui va, de l’abandon Ă  la fidĂ©litĂ© des sermons et des pactes rĂ©publicains, constitutionnels et institutionnels, Ă  un individu nommĂ© par l’administration rĂ©publicaine , Ă  n’importe quel poste pour servir et non se servir, et qui par incompĂ©tence et banditisme agresse les droits collectifs, Ă  une institution qui doit respecter ces valeurs rĂ©publicaines et les choix du peuple souverain, et qui ne le fait pas et pis, fait le contraire, Ă  une faction, Ă  un groupe politique qui doivent respecter le pluralisme, l’alternative et la volontĂ© du peuple souverain,et qui doivent avoir , en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, comme corollaire l’intĂ©gritĂ© sans l’abjuration, mais qui travaillent Ă  corrompre et Ă  dĂ©tourner ces valeurs sacrĂ©s. Ă  mon avis, la vĂ©ritable trahison en TUNISIE, ou dans n’importe quel pays au monde, ne peut ĂȘtre le fait que d’une dictature bornĂ©e, aveugle et violente, car tout ce que cette derniĂšre entreprend pour sa survie, illĂ©gitime, se fait contre les tunisiens et la patrie; cela est trĂšs bien dĂ©finit par l’Ă©tat de la plus haute trahison subie par notre pays, le putsch du 7 novembre et l’attitude de tous les caciques du RCD depuis 1956 Ă  nous jours, le RCD des opportunistes, c’ est bien entendu l’ancien nĂ©o-destour sous le masque, de ce cĂŽtĂ© lĂ , il n’y’a rien de neuf au sud des vieilles lunes. La trahison de BEN ALI et sa clique dĂ©truit dans la durĂ©e la nation Ă  la racine, c’est du devoir des dĂ©mocrates de la dĂ©noncer et de la dĂ©masquer Ă  tous propos. Cette trahison, est caractĂ©risĂ©e, prouvĂ©e, par des dĂ©finitions juridiques prĂ©cises qui mĂšneront cette dictature mauve devant le tribunal pĂ©nal international sans l’ombre d’un doute, quand Ă  la rĂ©sistance des dĂ©mocrates tunisiens, elle est inscrite dans des valeurs universelles qui ne laissent aucune place Ă  l’ambiguĂŻtĂ© et Ă  la forfaiture, son objectif est transparent, simple et intĂšgre, faire de la TUNISIE un Ă©tat de droit, une dĂ©mocratie et donner aux tunisiens la libertĂ© d’ĂȘtre, devant ces Ă©vidences, les traĂźtres sont plutĂŽt ceux qui combattent ces valeurs annoncĂ©es, par tous les moyens illĂ©gaux dont les mauves usent et abusent, c’est bien cela, la seule vĂ©ritĂ© de la dictature tunisienne et sa sanglante histoire, elle est dans la trahison totale de notre patrie. Sous cet angle, la trahison de BEN ALI constitue une Ă©vidence tangible dont la dĂ©finition pĂ©nale est fondamentale, c’est bien lui qui salit l’image de la TUNISIE, qui pille son Ă©conomie et prostitue sa population, c’est bien la dictature qui a des soucis Ă  se faire, tout le reste, c’est du pipeau pour faire encore plus, danser les brebis mauves, jusqu’au prĂ©cipice, comme dans la lĂ©gende. Cependant, cette dĂ©finition ne peut en aucun cas, nĂ©gliger les jugements moraux des acteurs et tĂ©moins du drame tunisien, nous devons insister sur cela par la communication et l’information, nous devons assumer notre condition de rĂ©sistants Ă  ces monstres et leur arsenal rĂ©pressif, oui soyons Ă  leurs yeux de la perversitĂ© des “traĂźtres”, mais ne leur laissons pas de rĂ©pit, quoiqu’il en coĂ»te, dans l’absolu de cette vĂ©ritĂ© qui mĂȘme des fois artificiellement fait rĂ©flĂ©chir le genre et les hommes libres, ce sont eux, les oppresseurs de la TUNISIE qui sont depuis toujours les traĂźtres.La trahison de la TUNISIE par la dictature mauve en dehors de sa dimension concrĂšte, a le statut d’une condamnation platonicienne, tatouĂ©e Ă  tout jamais dans notre subconscient et notre mĂ©moire collective qui, est et restera toujours dans l’attente d’une justice imminente et rĂ©demptrice, et elle tire sa force d’un sentiment partagĂ© par la majoritĂ© des tunisiens, elle est, dans le quotidien de notre peuple opprimĂ©, dans un systĂšme de reprĂ©sentations collectives, qui sera un des actes d’accusation , fondamental, contre la maffia BEN ALI. Pour la question tunisienne, nous devons ĂȘtre conscient que la trahison est dĂ©sormais, Ă  la base de notre revendication dĂ©mocratique, une notion simple, pour dĂ©signer la dictature, cette accusation calamiteuse nous vient de nos oppresseurs, nous devons l’accepter comme une reconnaissance de dettes et une marque d’honneur. Le crime de trahison envers notre patrie commis par la dictature, est nĂ© d’agissements bien rĂ©els, il est en fait construit et de multiples dimensions,ayant rapport tant aux faits qu’aux reprĂ©sentations, par toujours les mĂȘmes milieux et les mĂȘmes acteurs , tous identifiĂ©s, rares sont les tunisiens qui n’ont pas eu affaire, directement ou indirectement au banditisme et aux agissement maffieux des familles rĂ©gnantes et de leurs sbires. Le poids du contexte rĂ©el oĂč survivent les tunisiens, est Ă  l’Ă©vidence rĂ©vĂ©lateur de la trahison dans les agissements de BEN ALI, elle est une pratique, une sous culture politique qui lui donne existence , elle fait de lui un vĂ©ritable chef de guerre avec des mĂ©thodes gestapistes, contre son propre peuple . Nous les opposants et dĂ©mocrates tunisiens en butte avec la dictature mauve de ZinĂ©tron, NOUS, contrairement Ă  ces dĂ©putĂ©s alimentaires qui siĂšgent dans un parlement indigne, les flagorneurs des injonctions et des dĂ©lires de l’UBU de Carthage, contrairement Ă  ces magistrats aux ordres, Ă  ces plumes dĂ©voyĂ©es et mensongĂšres, Ă  ces diplomates barbouzes et Ă  tous ces fonctionnaires corrompus, quelque soit leur niveau, nous somme “les traĂźtres”, par les dĂ©crets d’un sĂ©nile dictateur illĂ©gitime, qui sauvons l’honneur de la TUNISIE , et dans l’absolu qui fait le progrĂšs, et la fiertĂ© d’ĂȘtre des peuples libres, nous avons par dessus tout, avec NOUS, la morale, le droit et la loi


Une deuxiĂšme opĂ©ration est prĂ©vue dans dix jours Exportation de 100 000 quintaux d’orge vers la Tunisie


Par Ziad Abdelhadi PrĂšs de 80 000 quintaux d’orge ont Ă©tĂ© embarquĂ©s hier sur un vraquier Rita B/R, amarrĂ© au port d’Alger, battant pavillon italien. Cette cargaison a Ă©tĂ© achetĂ©e par un trader français pour le compte de la sociĂ©tĂ© Grant Negos au profit de l’Office des cĂ©rĂ©ales de Tunisie. Un autre bateau est attendu pour charger les 20 000 quintaux restants du volume total du contrat d’achat conclu derniĂšrement entre l’Office algĂ©rien interprofessionnel des cĂ©rĂ©ales (OAIC) et le client français. Selon Nourredine Kehal, DG de l’OAIC, prĂ©sent Ă  cette premiĂšre opĂ©ration d’exportation d’orge aux cĂŽtĂ©s de Rachid BenaĂŻssa, ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, le prix de vente est 140,5 dollars la tonne. Il a prĂ©cisĂ© que l’orge provient de 18 wilayas : 5 de l’est du pays (41 325 quintaux), 3 du centre (20 285) et 10 de l’ouest (42 440). «Le volume total a subi tous les examens de contrĂŽle qualitĂ© commerciale comme l’exige le cahier des charges. Un contrĂŽle rigoureux a Ă©tĂ© effectuĂ© au niveau de chaque coopĂ©rative de wilaya (CCLS) avant de dĂ©cider l’acheminement vers le port d’Alger», a-t-il soulignĂ©, prĂ©cisant que l’orge expĂ©diĂ© est d’une  excellente qualitĂ© «si l’on s’en tient aux normes requises». Il citera le taux d’humiditĂ© de notre orge, qui est compris entre 8 et 9% contre une norme internationale de 15%. Il poursuivra : «Avec de telles rĂ©fĂ©rences de qualitĂ©, notre orge a de sĂ©rieux atouts qui peuvent lui permettre de se placer facilement sur les marchĂ©s extĂ©rieurs.» En ce qui concerne d’éventuelles autres expĂ©ditions, il a dĂ©clarĂ© : «Nous procĂ©derons par prudence, c’est-Ă -dire que chaque fois que les cours mondiaux seront intĂ©ressants, nous lancerons des avis d’appel d’offres et Ă  nous de saisir les propositions  d’offres d’achat les plus avantageuses.» Toutefois, il a annoncĂ© qu’un contrat de vente est en voie de finalisation, donnant rendez-vous aux journalistes dans au moins dix jours pour une seconde opĂ©ration d’exportation. Le ministre a, pour sa part, insistĂ© sur le fait que cette opĂ©ration est Ă  qualifier d’«évĂ©nement historique car elle marque le retour de l’AlgĂ©rie sur le marchĂ© cĂ©rĂ©alier international, aprĂšs une absence de 43 ans, la derniĂšre opĂ©ration d’exportation d’orge remontant Ă  1967». Interrogé  sur les  estimations de rĂ©colte de la campagne moissons-battage 2010, il dira : «Il est encore trop tĂŽt pour se prononcer mais, globalement, il faut s’attendre Ă  une bonne moyenne de rendement.» A propos du soutien Ă  la production accordĂ© par l’Etat aux cĂ©rĂ©aliculteurs, il a tenu Ă  rassurer que les subventions seront maintenues au moins jusqu’en 2015.  Z. A
(Source: “La Tribune” (Quotidien – Algerie) le 6 juin 2010)


Pierre MĂ©nat :”Il faut entretenir et valoriser la francophonie en Tunisie”


04/06/2010 Ă  12h:14 Par Propos recueillis Ă  Tunis par Frida Dahmani
 
En poste depuis huit mois, le diplomate français s’est rapidement familiarisĂ© avec les rĂ©alitĂ©s contrastĂ©es du pays. Sa mission : donner une nouvelle visibilitĂ© Ă  l’Hexagone dans le paysage Ă©conomique et culturel tunisien.

Jeune Afrique : Quelle est votre perception globale de l’évolution de la Tunisie ?

Pierre MĂ©nat : Huit mois, c’est court pour apprĂ©hender la Tunisie. Mais je constate que c’est un pays trĂšs ouvert sur le monde extĂ©rieur. Son histoire lui en a notamment confĂ©rĂ© cette capacitĂ©. Cela se manifeste, entre autres, par le fait qu’elle rĂ©alise 80 % de ses Ă©changes avec l’Union europĂ©enne (UE). Elle a beaucoup modernisĂ© son Ă©conomie et engagĂ© de nombreuses rĂ©formes. Et les bailleurs de fonds la considĂšrent comme bien gĂ©rĂ©e.

C’est aussi une sociĂ©tĂ© ouverte grĂące aux efforts constants des dirigeants politiques depuis l’indĂ©pendance. Il faut souligner le rĂŽle des femmes et les responsabilitĂ©s que celles-ci exercent dans l’économie et dans la sociĂ©tĂ©. C’est une tendance moderniste dominante, mais la Tunisie a aussi sa propre identitĂ© et ses racines arabo-musulmanes. Cette dualitĂ© est trĂšs prĂ©sente dans la vie tunisienne et peut rendre parfois le pays difficile Ă  comprendre. Elle a conduit les Tunisiens Ă  mettre l’accent Ă  la fois sur leur identitĂ© propre et sur l’ouverture. La Tunisie est un Ă©quilibre et, comme tout Ă©quilibre, elle balance entre ces deux aspects. Mais le pays est assez homogĂšne ; il n’y a pas de diffĂ©rences ethniques ou religieuses, et les disparitĂ©s sociales ne sont pas aussi fortes qu’ailleurs. Il y a une importante classe moyenne. Cet Ă©quilibre fait que le balancier revient toujours au milieu.

Et les enjeux Ă©conomiques ?

C’est l’une des Ă©conomies les plus solides d’Afrique, avec le PNB par habitant le plus performant, derriĂšre l’Afrique du Sud. La rĂ©partition des richesses est telle que la Tunisie, qui affiche pourtant un PNB moins important que la Libye, est en rĂ©alitĂ© plus prospĂšre que celle-ci. Cette performance Ă©conomique la rend trĂšs attrayante, Ă  la fois en termes d’échanges extĂ©rieurs et d’investissements, domaines oĂč la France arrive en tĂȘte, compte tenu des liens historiques entre les deux pays. Leurs Ă©changes s’élĂšvent Ă  6 milliards d’euros, rĂ©partis Ă©quitablement, en 2009, entre exportations et importations. Quant aux investissements directs, ils sont de l’ordre de 1 milliard d’euros. Notons que 1 200 entreprises françaises sont installĂ©es en Tunisie, ce qui reprĂ©sente plusieurs milliers d’emplois. RĂ©cemment ont eu lieu la pose de la premiĂšre pierre d’une unitĂ© de production d’Aerolia [filiale d’EADS, NDLR] et l’inauguration d’Orange Tunisie. Cela crĂ©e des liens trĂšs Ă©troits, mais il ne faut pas oublier que, dans ces relations Ă©conomiques, le facteur principal est la francophonie. Que la langue des affaires soit ici le français est un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de cette Ă©volution.

PrĂ©server la francophonie semble vous tenir Ă  cƓur


La francophonie de la Tunisie ne doit pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un acquis dĂ©finitif. La langue des Tunisiens est l’arabe ; le français est une deuxiĂšme langue, et nous devons considĂ©rer comme un honneur qu’il en soit ainsi. Nous devons aussi convaincre les Tunisiens que c’est utile de continuer dans ce sens, alors que dans plusieurs pays l’anglais a pris le pas, mĂȘme en Europe. Lorsque j’étais en Roumanie, la premiĂšre langue Ă©trangĂšre enseignĂ©e Ă©tait le français. Aujourd’hui, c’est l’anglais. En Tunisie, la francophonie est une rĂ©alitĂ© profonde, mais elle n’est pas acquise. Il faut l’entretenir et la valoriser.

Quelles sont les actions à entreprendre pour promouvoir le français ?

D’abord, avoir un centre culturel digne de ce nom, car il est regrettable que Tunis soit la seule capitale de la rĂ©gion sans un vrai centre culturel français. Ce projet est concret ; il a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© et approuvĂ©, reste Ă  le mettre en Ɠuvre. Nous ne sous-estimons pas pour autant l’intĂ©rĂȘt d’ĂȘtre prĂ©sents dans d’autres lieux de culture tunisiens ou mĂȘme Ă  travers internet. Le centre culturel est le grand projet Ă  venir, mais nous agirons aussi en matiĂšre de francophonie. Il faut rendre hommage aux professeurs de français tunisiens, qui sont admirablement dĂ©vouĂ©s Ă  la langue française. Il y a Ă©galement la coopĂ©ration universitaire, les codiplĂŽmes


Que pensez-vous des ratĂ©s de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM) ?

Vous appelez cela des ratĂ©s ? En fait, cette structure apporte un Ă©lĂ©ment nouveau : tous les membres le sont Ă  part entiĂšre, c’est trĂšs important pour faire la diffĂ©rence avec la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre l’UE et les pays tiers. Dans l’UPM, il y a quarante-trois membres, tous sur un pied d’égalitĂ©, mĂȘme si le projet initial a un peu changĂ© avec l’élargissement Ă  des pays non mĂ©diterranĂ©ens. L’UPM intĂ©resse aussi des États europĂ©ens, et il nous est plus facile de plaider pour leur implication. Les problĂšmes politiques sont liĂ©s au conflit du Proche-Orient ; il est clair que l’UPM n’allait pas le rĂ©soudre par miracle, et ce n’est d’ailleurs pas lĂ  son critĂšre de rĂ©ussite.

En revanche, c’est un cadre qui sera utile, mais il y a des problĂšmes trĂšs lourds indĂ©pendants de l’UPM. Si le volet politique a son poids, il y a aussi le volet communautaire issu du processus de Barcelone, c’est-Ă -dire celui de la politique de voisinage, l’un des axes de l’UPM et qui reprĂ©sente pour la seule Tunisie 75 millions d’euros par an. La grande Ă©chĂ©ance Ă  venir est la discussion sur le statut avancĂ©, dont Paris souhaite qu’elle aboutisse le plus vite possible. Le troisiĂšme volet porte sur des projets rĂ©gionaux, comme le plan solaire, la dĂ©pollution de la MĂ©diterranĂ©e, la lutte contre la dĂ©sertification, les problĂšmes de protection civile, l’UniversitĂ© mĂ©diterranĂ©enne, la Banque mĂ©diterranĂ©enne. Pour l’instant, tout cela est en gestation, mais la Tunisie aura son mot Ă  dire, car elle a des projets importants, comme le plan solaire, et qu’elle est considĂ©rĂ©e par les bailleurs de fonds comme un pays sĂ©rieux.

Cela va dans le mĂȘme sens que le nouvel aspect de la politique tunisienne : le dĂ©veloppement durable


Absolument, et c’est totalement en phase avec notre propre action, qui s’exerce en Tunisie Ă  travers l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD), et avec celle de l’UPM. Nous avons les mĂȘmes objectifs, Ă  savoir le rapprochement Ă©conomique avec l’UE, l’utilisation rationnelle de l’énergie et le dĂ©veloppement durable. Ce sont les trois projets de l’AFD, mais aussi de la Banque europĂ©enne d’investissement (BEI). Nous sommes sur la mĂȘme longueur d’onde et c’est essentiel pour la cohĂ©rence et la rĂ©ussite des projets rĂ©gionaux.

La France a été trÚs active ces derniers temps dans le domaine social


Nous avons organisĂ© un Forum pour l’emploi, en avril, et cela a Ă©tĂ© un rĂ©el travail d’équipe avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, le ministĂšre tunisien de la Formation professionnelle et de l’Emploi, le patronat, les syndicats. Nous avons eu de bons rĂ©sultats, puisque plusieurs centaines de personnes que nous avons reçues ont trouvĂ© un poste. Et nous allons faire en sorte que ce Forum pour l’emploi soit permanent via un site internet dĂ©diĂ©, en attendant une prochaine session.

Il semble que le sujet de l’audiovisuel vous soit cher


En effet, mais c’est peut-ĂȘtre le plus compliquĂ©. Il s’agit de trouver les moyens de rĂ©introduire les mĂ©dias français dans le paysage audiovisuel tunisien. Nous organisons, en octobre, en marge des JournĂ©es cinĂ©matographiques de Carthage, des JournĂ©es de l’audiovisuel. Notre but est de rĂ©unir des professionnels tunisiens et français pour examiner la faisabilitĂ© d’un certain nombre de choses : la diffusion des chaĂźnes françaises, mais aussi les coproductions cinĂ©matographiques et tĂ©lĂ©visuelles, la TNT, la tĂ©lĂ© sur internet. La langue française, de par sa prĂ©sence dans la rĂ©gion, contribue aussi Ă  construire le Maghreb, et c’est Ă  cela que nous souhaitons Ɠuvrer. 

(Source:Le site de “Jeune Afrique” le 4 juin 2010)


Etre égyptien et mariée à une Israélienne: impossible


    La Haute cour administrative a confirmĂ© samedi un jugement dĂ©possĂ©dant de leur nationalitĂ© les Egyptiens mariĂ©s Ă  une IsraĂ©lienne, dans un dossier qui illustre la sensibilitĂ© du sujet en Egypte, malgrĂ© la paix signĂ©e avec IsraĂ«l il y a plus de trente ans. Le juge Mohammed al-Husseini a jugĂ© que le ministĂšre de l’IntĂ©rieur devait demander au gouvernement de prendre les mesures nĂ©cessaires pour dĂ©choir de leur nationalitĂ© les Egyptiens mariĂ©s Ă  une IsraĂ©lienne ainsi que leurs enfants. L’arrĂȘt de la Haute cour n’est pas susceptible d’appel. Le juge a indiquĂ© que la dĂ©cision ne s’appliquait pas aux Egyptiens mariĂ©s Ă  des Arabes israĂ©liennes. «Le cas d’hommes (Ă©gyptiens) mariĂ©s Ă  des Arabes israĂ©liennes est diffĂ©rent de celui de ceux mariĂ©s Ă  des IsraĂ©liennes d’origine juive car (les Arabes israĂ©liens) vivent sous occupation israĂ©lienne», a dit M. Husseini devant la Cour. «La dĂ©cision de la Cour tient compte de la sĂ©curitĂ© nationale de l’Egypte», a-t-il soulignĂ©.  

    Enfants exclus du service militaire

    L’an dernier, un tribunal de premiĂšre instance avait demandĂ© au ministĂšre de l’IntĂ©rieur d’examiner le cas d’un Egyptien mariĂ© Ă  une IsraĂ©lienne, et de leurs enfants, afin de «prendre les dispositions nĂ©cessaires pour les dĂ©choir de leur nationalité». Les ministĂšres Ă©gyptiens de l’IntĂ©rieur et des Affaires Ă©trangĂšres avaient fait appel de ce jugement, arguant du fait que ce genre de dĂ©cision relevait du Parlement. Me Nabil al-Wahsh, l’avocat qui a portĂ© l’affaire devant le tribunal, avait fait valoir que «la loi sur la nationalitĂ© Ă©gyptienne met en garde contre tout mariage avec une personne considĂ©rĂ©e comme sioniste». Il ne faut pas permettre la naissance d’une gĂ©nĂ©ration «qui ne soit pas loyale Ă  l’Egypte et au monde arabe», a-t-il dĂ©clarĂ©. Les enfants de ces mariages mixtes «ne doivent pas ĂȘtre autorisĂ©s Ă  faire leur service militaire», selon lui. Il a Ă©galement affirmĂ© que les autoritĂ©s Ă©gyptiennes avaient refusĂ© de fournir le nombre exact d’Egyptiens mariĂ©s Ă  des IsraĂ©liennes, estimant leur nombre pour sa part aux alentours de 30.000. «La majoritĂ© sont mariĂ©s Ă  des IsraĂ©liennes considĂ©rĂ©es comme sionistes, et seulement 10% ont Ă©pousĂ© une Arabe israĂ©lienne», a-t-il ajoutĂ©.  

    Question de «sécurité nationale»

    «La dĂ©cision de la Cour profite Ă  l’Egypte, une nation de leadership, d’histoire et de civilisation», a poursuivi Me Wahsh estimant que «c’est pour la protection de l’Egypte et de la jeunesse Ă©gyptienne ainsi que sa sĂ©curitĂ© nationale». «La dĂ©cision survient alors qu’IsraĂ«l poursuit son assaut sur ceux qui aiment la paix. Le dernier exemple est l’agression contre le bateau d’aide en route pour la bande de Gaza sous blocus», a-t-il dit. Lundi, des commandos de marine israĂ©liens ont menĂ© une attaque meurtriĂšre contre une flottille transportant des centaines de militants pro-palestiniens et des tonnes d’aide pour la bande de Gaza, qui a fait neuf morts civils. Des milliers d’Egyptiens, en particulier ceux qui vivaient en Irak et avaient dĂ» quitter le pays lors de la guerre du Golfe de 1990, sont partis trouver du travail en IsraĂ«l, oĂč ils se sont souvent mariĂ©s. L’Egypte a Ă©tĂ©, en 1979, le premier pays arabe Ă  signer la paix avec l’Etat hĂ©breu. La question des relations avec IsraĂ«l reste toutefois toujours trĂšs polĂ©mique au sein de la sociĂ©tĂ© Ă©gyptienne.  
    (Source: Liberation.fr le 05/06/2010 à 19h30 )  

    Egypt may cut citizenship on those wed to Israelis


    By Reuters Last Updated: June 5, 2010 5:15pm CAIRO – An Egyptian court ordered the government on Saturday to consider revoking the citizenship of Egyptians married to Israelis if the marriage posed a threat to Egypt’s national security. The High Administrative court’s ruling, which had been timetabled before the outcry over Israel’s lethal raid on an aid flotilla heading to Gaza, comes in response to an appeal by the Interior Ministry over an earlier lawsuit in a lower court. “The court asks the Ministry of Interior to present all the marriages to the cabinet to examine … Each case should be investigated separately and with consideration to personal freedoms and the nation’s security,” Judge Mohamed al-Husseinay said. In the earlier lawsuit, a lawyer argued that Egyptians married to Israelis were a risk to national security because they could be spying on Egypt for Israel. Egypt maintains strong diplomatic and economic ties with Israel since signing a peace deal 30 years ago after the two countries fought four wars, but resentment lingers among some ordinary Egyptians over Israel’s conflict with the Palestinians. In February, the same court gave Egypt legal clearance to allow natural gas exports to Israel, cancelling a lower court’s verdict to stop exports. A rights activist said the ruling demonstrated mixed messages about Egypt’s ties with Israel. “The government is so strange. It says it is a friend of Israel… The president congratulates Israeli’s president in national holidays yet it punishes the people for having relationships with Israel,” Negad al-Borai, lawyer and a rights’ activist said. “I am so surprised by the verdict. Egyptian law says citizenship can only be revoked if the citizen is proven to be spying on his country, and this verdict considers marrying an Israeli an act of spying.”

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