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TUNISNEWS
8 Úme année, N° 3087 du 04.11.2008
 archives : www.tunisnews.net Â
AFP: Les otages au Cameroun en “bonne santĂ©” selon le groupe français Bourbon
Le Messager: EnlĂšvement: Voici les otages de Bakassi
Webmanagercenter: Tunisie – ChĂŽmage : 80.000 diplĂŽmĂ©s du supĂ©rieur sans emploi
AFP:SiĂšge de l’UPM Ă Barcelone: Zapatero salue un “grand succĂšs” pour l’Espagne
AFP: Le patrimoine audiovisuel des pays méditerranéens bientÎt sur le net
Houcine Ghali: Tunisie : en guise de participation aux festivites du 7 novembre 1987
Sami Ben Abdallah: Le Canard enchaßné :  révélations sur les sifflets de la Marseillaise
Le site provisoire de KALIMA: http://kal.mediaturtle.com
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Les otages au Cameroun en “bonne santĂ©” selon le groupe français Bourbon
AFP Mardi 4 novembre, 21h08 Les dix membres d’Ă©quipage du navire Bourbon Sagitta pris en otage dans la nuit du 30 au 31 octobre dans la rĂ©gion de Bakassi au large du Cameroun sont “en bonne santĂ©” et “bien traitĂ©s”, selon le groupe Bourbon, propriĂ©taire du navire. “Ce mardi 4 novembre 2008, Bourbon a reçu un appel qui lui a permis d’ĂȘtre en contact avec le commandant et le second capitaine du Bourbon Sagitta. Ces derniers ont confirmĂ© que les 10 membres de l’Ă©quipage sont ensemble, en bonne santĂ© et qu’ils sont bien traitĂ©s”, a indiquĂ© la sociĂ©tĂ© française de services maritimes, basĂ©e Ă Marseille, dans un communiquĂ©. “La cellule d’urgence, mise en place par Bourbon dĂšs le 31 octobre, continue de travailler en Ă©troite collaboration avec le ministĂšre des Affaires EtrangĂšres et EuropĂ©ennes, les autoritĂ©s tunisiennes et les autoritĂ©s locales camerounaises”, poursuit la direction de Bourbon. Sept des otages sont français dont un franco-sĂ©nĂ©galais, deux sont camerounais et le dernier est tunisien. Un groupe dĂ©nommĂ© Bakassi Freedom Fighters (BFF) a revendiquĂ© cet enlĂšvement et a indiquĂ© lundi ĂȘtre prĂȘt Ă garder les otages jusqu’Ă l’ouverture de nĂ©gociations avec YaoundĂ©. La pĂ©ninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pĂ©trole et gaz, est une rĂ©gion de mangrove instable dans le delta du fleuve Niger oĂč de nombreux groupes armĂ©s sont actifs. Elle a Ă©tĂ© rĂ©trocĂ©dĂ©e au Cameroun par le Nigeria le 14 aoĂ»t aprĂšs quinze ans d’un diffĂ©rend frontalier. Les BFF estiment que cette rĂ©trocession s’est faite sans consulter les populations. Â
EnlĂšvement: Voici les otages de Bakassi
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DOUALA – 3 NOVEMBRE 2008 © Marlyse SIBATCHEU, Le Messager Six Français, deux Camerounais, un SĂ©nĂ©galais et un Tunisien ont Ă©tĂ© enlevĂ©s dans la nuit de jeudi 30 au vendredi 31 octobre dernier dans les eaux maritimes du Littoral camerounais. Leurs ravisseurs ne sont pas prĂȘts Ă les lĂącher.  Statu quo ante. Telle est la situation des marins enlevĂ©s dans la nuit de jeudi Ă vendredi dernier au large du littoral camerounais. Leurs ravisseurs qui avaient dĂ©cidĂ© de les tuer un Ă un Ă partir de ce lundi si le gouvernement camerounais ne les rencontrait pas pour nĂ©gocier la libĂ©ration des otages sont revenus sur leur position. â AprĂšs notre rĂ©union dâavant-hier [vendredi 31 octobre 2008, ndlr], nous sommes revenus sur notre position. Mais nous les garderons autant que possible, tant que le gouvernement camerounais refusera de nous rencontrer pour un dialogue direct â, affirme au tĂ©lĂ©phone celui qui se prĂ©sente comme le commandant Ebi Dari, directeur des opĂ©rations du Bakassi freedom fighters. Et dâajouter : â La situation nâa pas changĂ©, nous nâavons aucun signal de votre gouvernement ; nous attendons toujours⊠â Au sujet de lâĂ©tat de santĂ© des otages, le commandant Ebi tente de rassurer : â Ils sont trĂšs bien traitĂ©s â. Selon nos sources, Ă leur arrivĂ©e au lieu de dĂ©tention, certains se lamentaient. â Il y a surtout un jeune Tunisien, trĂšs beau garçon, qui nous a demandĂ© si nous allions les tuer. Nous lui avons dit non. Et maintenant tous se sont calmĂ©s ; la peur est presque terminĂ©e â, indique M. Ebi Dari. Ils passent des jours sombres, mais organisent leur temps comme ils peuvent. A en croire notre source, ils ont eux-mĂȘmes Ă©crit sur un bout de papier ce quâils voulaient manger. Câest ainsi que les ravisseurs sont allĂ©s en ville leur acheter, entre autres des pommes de terre, de la banane, des oranges, du poisson, du riz, ⊠â Nous leur avons mĂȘme achetĂ© de lâeau parce quâils ne peuvent pas consommer lâeau que nous buvons lĂ -bas dans la forĂȘt â, affirme le commandant Ebi Dari. Joint au tĂ©lĂ©phone, une source gouvernementale ayant requis lâanonymat affirme que le Cameroun est prĂ©occupĂ© au plus haut niveau par cette affaire. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, a fermement condamnĂ© cet acte depuis son â exil â helvĂ©tique. Revenu au Cameroun samedi dernier Ă 17h, il a pris deux mesures dâurgence : le limogeage du commandant de la base navale de Limbe (citĂ© balnĂ©aire situĂ©e non loin de lĂ oĂč le kidnapping a eu lieu) ainsi que le commandant de la compagnie de gendarmerie. Une maniĂšre de prendre ses responsabilitĂ©s, mais bien critiquĂ©e par de nombreux observateurs qui pensent quâil a abandonnĂ© la proie pour lâombre. En tout cas, le gouvernement camerounais Ă©tudie, de concert avec ses partenaires dont la France et le Nigeria, la meilleure maniĂšre de riposter Ă ces attaques rĂ©pĂ©tĂ©es. Revendication Les ravisseurs nâont pas clairement indiquĂ© ce quâils souhaitent avoir du gouvernement camerounais. Mais lâon sait que câest le mĂȘme groupe qui a revendiquĂ© plusieurs attaques des positions de lâarmĂ©e camerounaise cette annĂ©e et lâannĂ©e derniĂšre. Il ne conteste pas la souverainetĂ© du Cameroun sur la presquâĂźle de Bakassi mais estiment que les populations de cette partie du pays souffrent Ă©normĂ©ment. Ils affirment se battre afin que le gouvernement camerounais vienne les rencontrer pour discuter avec eux des conditions dâamĂ©lioration de la vie de ces habitants dâune partie du territoire bien riche en minerais et en produits halieutiques. Une cause dont la lĂ©gitimitĂ© est remise en question par les attaques rĂ©centes des banques Ă Limbe et de pĂȘcheurs sur les eaux tranquilles de la presquâĂźle. Mais on se souvient que le commandant Ebi Dari avait affirmĂ©, juste avant le transfert dĂ©finitif dâautoritĂ© sur Bakassi au Cameroun le 14 aoĂ»t dernier, que le Cameroun ne connaĂźtra plus jamais la paix tant que les autoritĂ©s ne les auront pas rencontrĂ© pour discuter avec eux. Pour le commandant Ebi Dari, la prise dâotages fait partie de leurs mĂ©thodes de pression sur le gouvernement camerounais. Les ravisseurs ont, au cours de leurs multiples rencontres, exigĂ© entre autres, comme condition de libĂ©ration des otages, la mise en libertĂ© de deux de leurs membres. Des miliciens capturĂ©s depuis le mois dâaoĂ»t lorsque lâarmĂ©e camerounaise avait mis en dĂ©route lâune des derniĂšres attaques des factions rebelles. Dix-sept factions rebelles constituent les Bakassi Freedom Fighters (Bff), le bras armĂ© qui rĂ©clame cette prise dâotage. En attendant une nouvelle Ă©volution, Le Messager a appris que dans la matinĂ©e de samedi 1er novembre 2008, le navire du Bourbon Sagitta Ă bord duquel les otages ont Ă©tĂ© pris a accostĂ© en haute mer aux environs de Youpwe, au large de Douala. Selon des sources proches de Total, le navire avait Ă son bord les cinq membres d’Ă©quipage qui n’ont pas Ă©tĂ© enlevĂ©s. AttaquĂ© par des pirates vers minuit alors quâil Ă©tait âen support d’une opĂ©ration de chargement de brut sur un terminal pĂ©trolier offshore Ă 180 kilomĂštres au large de Doualaâ, selon un communiquĂ© du groupe Bourbon, la prise dâotage a en effet Ă©tĂ© effectuĂ©e par des individus armĂ©s Ă bord de trois âfly boatâ ; ils ont tenu en respect les occupants et sont repartis avec 10 des 15 membres de l’Ă©quipage. Ce sont donc ces rescapĂ©s qui ont Ă©tĂ© accueillis par des psychologues dĂ©pĂȘchĂ©s par le groupe pĂ©trolier Total et lâarmateur Bourbon. Toutes les prĂ©cautions ont Ă©tĂ© prises pour maintenir cet accueil discret et les rescapĂ©s loin de la pression des mĂ©dias. Liste des marins faits otages 1/- Fabien Tallec, capitaine, Français 2/- Julien Meheust, capitaine assistant, Français 3/- Pascal Costoec, chef mĂ©canicien, Français 4/- Antony Choalay, lieutenant, Français 5/- Florentin Coulas, mĂ©canicien, Français 6/- Thomas Paos, Ă©lĂšve-mĂ©canicien, Français 7/- Sarr Ngagne, mĂ©canicien, SĂ©nĂ©galais 8- Yasin Tarcroum, Ă©lĂšve., Tunisien 9/- Faustin Boyomo, matelot, Camerounais 10/- ZĂ©phirin B. Boloko, cuisinier, Camerounais (Source: “Le Messager” (Cameroun) Journal N° 2731 du 03-11-2008
Tunisie – ChĂŽmage : 80.000 diplĂŽmĂ©s du supĂ©rieur sans emploi
Selon des statistiques fournies, Ă lâoccasion de la consultation nationale sur lâemploi, la Tunisie compte 508 mille chĂŽmeurs, soit 14% de la population active (3,682 millions de personnes). Sur ce total de chĂŽmeurs, environ 80.000 sont des diplĂŽmĂ©s du supĂ©rieur. Cette catĂ©gorie de chĂŽmeurs reprĂ©sente 50% de la demande additionnelle dâemploi, estimĂ©e Ă 87 mille. (Source: webmanagercenter.com 04 Novembre 2008 05:37:00)
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SiĂšge de l’UPM Ă Barcelone: Zapatero salue un “grand succĂšs” pour l’Espagne
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AFP 04.11.08 | 19h11 Le chef du gouvernement espagnol, JosĂ© Luis Rodriguez Zapatero, a saluĂ© mardi comme un “grand succĂšs” pour l’Espagne la dĂ©signation de Barcelone comme siĂšge de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM). Le choix de Barcelone permettra de placer la capitale catalane “au centre du dĂ©veloppement politique et Ă©conomique” de la zone mĂ©diterranĂ©enne, a dĂ©clarĂ© M. Zapatero lors d’une confĂ©rence de presse avec le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, Ă l’issue d’une rencontre bilatĂ©rale.  Le choix de Barcelone pour accueillir le secrĂ©tariat permanent de l’UPM est “un grand succĂšs pour la diplomatie espagnole et pour Barcelone”, a soulignĂ© JosĂ© Luis Rodriguez Zapatero. “Cela situe Barcelone au centre de tout le dĂ©veloppement politique et Ă©conomique d’une zone vitale comme la MĂ©diterranĂ©e”, a encore commentĂ© le chef de gouvernement socialiste. Un consensus global s’est dĂ©gagĂ© mardi Ă Marseille (sud de la France), au cours d’une rĂ©union ministĂ©rielle pour que l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e siĂšge Ă Barcelone. Les Espagnols avaient insistĂ© sur l’importance d’avoir le siĂšge Ă Barcelone pour “garder un maillon” entre le Processus de Barcelone, prĂ©curseur de l’UPM, et l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e. Tunis, pourtant soutenue par la prĂ©sidence française, avait renoncĂ© vendredi Ă sa candidature et les pays de la rive sud ont acceptĂ© que le siĂšge de l’UPM aille Ă un pays du nord, en Ă©change de l’attribution du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă un pays du sud. L’Espagne considĂšre que Barcelone reprĂ©sente le berceau de l’UPM, ayant Ă©tĂ© la ville oĂč est nĂ© en novembre 1995 le “partenariat euro-mĂ©diterranĂ©en” ou “processus de Barcelone” lors d’une confĂ©rence qui avait rĂ©uni les 15 pays de l’UE de l’Ă©poque et 12 pays du pourtour mĂ©diterranĂ©en (AlgĂ©rie, Chypre, Egypte, IsraĂ«l, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie et Turquie). L’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM), voulue par le prĂ©sident français Nicolas Sarkozy, cherche prĂ©cisĂ©ment Ă relancer ce “processus de Barcelone” de 1995, qui s’Ă©tait enlisĂ© en raison notamment de l’opposition entre IsraĂ«l et les pays arabes. “Je suis trĂšs, trĂšs content, et, pourquoi ne pas le dire, euphorique”, a pour sa part commentĂ© le ministre espagnol des Affaires Ă©trangĂšres Miguel Angel Moratinos Ă Barcelone, Ă©voquant un “moment magique”. Il a remerciĂ© les deux co-prĂ©sidences de l’UPM, “la France qui a travaillĂ© fort pour que Barcelone l’emporte Ă la fin” et l’Egypte “qui a su dĂ©passer les impasses et diffĂ©rents qui ont pu surgir sur la rive sud de la MĂ©diterranĂ©e”. “C’est un grand jour pour Barcelone”, s’est fĂ©licitĂ© le maire de la capitale catalane Jordi Hereu, assurant que sa ville allait “s’impliquer Ă fond dans ce processus d’Union mĂ©diterranĂ©enne” parce que “nous sommes europĂ©ens et mĂ©diterranĂ©ens”.
Le patrimoine audiovisuel des pays méditerranéens bientÎt sur le net
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AFP Lundi 3 novembre, 19h49 Les pays de la MĂ©diterranĂ©e vont bientĂŽt partager leur patrimoine audiovisuel grĂące au lancement d’un site internet rĂ©alisĂ© avec l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) maĂźtre d’oeuvre d’un projet prĂ©sentĂ© lundi Ă Marseille par son Pdg, Emmanuel Hoog. Lire la suite l’article Ce projet, baptisĂ© MedMem (pour MĂ©diterranĂ©e MĂ©moire), s’Ă©tend sur trois ans et rĂ©unit 18 partenaires dont 10 tĂ©lĂ©visions de la MĂ©diterranĂ©e, trois organismes professionnels, des partenaires culturels et scientifiques. Le site proprement dit doit voir le jour en 2010. “L’idĂ©e est de rassembler le maximum d’acteurs audiovisuels du pourtour de la MĂ©diterranĂ©e qui disposent d’archives vidĂ©o et de les rĂ©unir sur un site commun, en premier temps dans trois langues, français, anglais et arabe”, a expliquĂ© Ă l’AFP Emmanuel Hoog, qui prĂ©side depuis mai dernier la COPEAM (ConfĂ©rence permanente de l’audiovisuel mĂ©diterranĂ©en). Le plan de financement du projet (2 Ă 2,5 millions d’euros), pour lequel un appel d’offre europĂ©en a Ă©tĂ© lancĂ©, est en phase finale. MedMem proposera une sĂ©lection de plus de 4.000 vidĂ©os sur 23 pays du bassin mĂ©diterranĂ©en. Ces archives seront classĂ©es en six grands chapitres: “Les sites culturels” (sites archĂ©ologiques, monuments, villes, grands musĂ©es), “Coutumes, traditions, mĂ©tiers, savoirs”, “Paysages et environnement”, “Les expressions culturelles et artistiques”, “Histoire” et “Tourisme”. “L’Union pour la MĂ©diterranĂ©e qui se constitue a inscrit dans sa rĂ©solution l’audiovisuel comme un des champs d’activitĂ© et d’intĂ©rĂȘt. Ce portail sera la premiĂšre expression concrĂšte en matiĂšre audiovisuelle d’un projet commun portĂ© par un nombre de partenaires significatifs”, souligne M. Hoog. IsraĂ«l mais aussi la Palestine, la Libye, l’Egypte, la Jordanie, le Maroc se retrouvent notamment associĂ©s dans ce projet. Avec des points de vue sur l’histoire et l’actualitĂ© qui souvent divergent. “Un groupe Ă©ditorial composĂ© de professionnels de l’audiovisuel et d’universitaires a Ă©tĂ© mis en place pour que l’on ait des regards d’historiens apportant des Ă©lĂ©ments de contexte. Pour accepter qu’une histoire soit partagĂ©e mĂȘme si c’est une histoire qui nous divise”, dit le patron de l’Ina. Le site de cette mĂ©moire partagĂ©e a vocation Ă grandir. A terme il devrait s’enrichir de nouvelles langues et de nouveaux partenaires. En dĂ©but d’annĂ©e, l’Ina a remis Ă la tĂ©lĂ©vision publique algĂ©rienne (EPTV) l’ensemble de ses archives sur l’histoire de l’AlgĂ©rie sous la colonisation française, de 1940 jusqu’Ă l’indĂ©pendance en 1962. RĂ©cemment, l’institut et la radio algĂ©rienne ont Ă©galement signĂ© un accord sur la restitution du patrimoine radio Ă l’AlgĂ©rie. Marseille accueille les 4 et 5 novembre les Etats gĂ©nĂ©raux culturels de la MĂ©diterranĂ©e et les 3 et 4 novembre le ComitĂ© directeur de la COPEAM.
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TUNISIE : EN GUISE DE PARTICIPATION AUX FESTIVITES DU 7 NOVEMBRE 1987
Houcine Ghali, GenĂšve Il est aujourd’ hui Ă©tabli par plusieurs spĂ©cialistes en psychiatrie, et par quelques uns de ses anciens ministres et hommes du sĂ©rail dont les langues ne se sont dĂ©liĂ©es qu’ aprĂšs sa dĂ©position en novembre 1987, qu’ Habib Bourguiba n’ Ă©tait plus en Ă©tat de gouverner depuis la fin des annĂ©es 60. En effet, dĂ©jĂ en 1967, ” l’ Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral du prĂ©sident tunisien s’ est dĂ©gradĂ©e lorsqu’ il a fait deux infractus de myocarde, une hĂ©patite virale qui a Ă©tĂ© traitĂ©e aux Etats – Unis. L’ Ă©tat mental s’ est Ă©galement dĂ©tĂ©riorĂ© et en 1977, le prĂ©sident Bourguia n’ avait que deux Ă trois heures de luciditĂ© pour prendre part aux affaires. Il souffrait d’ une insomnie chronique ” 1. Le docteur Pierre Rentchnick est un psychiatre suisse Ă©tabli Ă GenĂšve. Il Ă©tait longtemps rĂ©dacteur en chef de ” MĂ©decine et HygiĂšne “, hebdomadaire suisse d’ informations mĂ©dicales. SpĂ©cialiste en pathographie, il a Ă©crit plusieurs livres ( Les orphelins mĂšnent – ils le monde?, Ed. Stock, Paris, 1977; Ces malades qui nous gouvernent, Ed.Stock, Paris, 1978; Ces malades qui font l’ Histoire, Ed. Plon, Paris, 1984; Ces nouveaux malades qui nous gouvernent, Ed. Stock, Paris, 1988 ) qui traitent de la pathologie des chefs d’ Etat, et consacrĂ© Ă ce titre plusieurs articles et chapitres au prĂ©sident Bourguiba, d’ autant plus qu’ il a eu accĂšs aux dossiers et archives concernant les nombreux sĂ©jours du ” combattant suprĂȘme ” dans les cliniques et hopitaux pour soins d’ ordre psychique. Dans un article publiĂ© quelques jours seulement aprĂšs la chute de Bourguiba , il a Ă©crit un article consacrĂ© Ă ce dernier et qui rĂ©sume le lamentable Ă©tat psychique dans lequel se trouve le prĂ©sident de la Tunisie depuis de nombreuses annĂ©es et les facheuses consĂ©quences de son pouvoir calamiteux sur le devenir du peuple : ” La dĂ©position du prĂ©sident Bourguiba par son premier ministre M. Ben Ali le 7 novembre 1987 pour ” incapacitĂ© de gouverner “met une fois de plus en lumiĂšre les consĂ©quences graves de dĂ©cisions que peuvent prendre ” ces malades qui nous gouvernent “…Moins de vingt ans aprĂšs la prise du pouvoir, le prĂ©sident prĂ©sente des symptĂŽmes graves de dĂ©pression qui mettent en Ă©vidence une psychose maniaco-dĂ©pressive avec des phases de paranoĂŻa et de bouffĂ©es dĂ©lirantes au cours desquelles il prendra des dĂ©cisions manifestement contraires aux intĂ©rĂȘts de son pays. Le traitement antidĂ©pressif est mal supportĂ© et dĂ©clenche un syndrome pseudo – parkinsonien ( certains pensent qu’ il s’ agit d’ une vraie maladie de Parkinson ). Les observateurs notent que le prĂ©sident n’ est lucide que par moment seulement et qu’ il devient le jouet de plusieurs clans qui s’ opposent dans les coulices. C’ est le crĂ©puscule de la Tunisie Ă l’ image de son chef sĂ©nile jusqu’ au brusque rĂ©veil du 7 novembre 1987 ” 2. J’ ai rencontrĂ© le Dr. Pierre Rentchnick Ă plusieurs reprises. Il m’ a affirmĂ© qu’ il connait bien les mĂ©decins particuliers de Bourguiba et notamment, le patron de la psychiatrie tunisienne , le professeur Slim Ammar et les mĂ©decins Ben Hmida et Kaabi. Il les a rencontrĂ©s aussi bien Ă Tunis qu’ en Suisse et a eu de nombreuses contacts tĂ©lĂ©phinques avec eux en tant que connaissances et confrĂšres trĂšs intĂ©ressĂ©s par ses travaux et ses Ă©crits sur les chefs d’ Etat maniaco-dĂ©pressifs. Selon lui, ces mĂ©decins savaient que Bourguiba n’ Ă©tait plus en Ă©tat de gouverner depuis au moins 1970, mais cachaient la vĂ©ritĂ© Ă leur peuple et rĂ©digeaient des bulletins de santĂ© erronĂ©s et mensongers. Ils ont toujours contredits les analyses du Dr. Pierre Rentchnick jusqu’ au 7 novembre 1987. Car, juste aprĂšs la dĂ©position de Bourguiba, ils n’ ont pas manquĂ©, par lettres ( disponibles chez le mĂ©decin suisse ), par tĂ©lĂ©phone et Ă Tunis mĂȘme en sa prĂ©sence, de fĂ©liciter le docteur Pierre Rentchnick pour la vĂ©racitĂ© de ses diagnostics et la pertinence de ses analyses. Dans un pays vĂ©ritablement dĂ©mocratique, ces mĂ©decins, s’ ils sont encore en vie, devraient ĂȘtre jugĂ©s pour manquement Ă leur devoir, tromperie de leur peuple et toutes les funestes consĂ©quences d’ un pouvoir gĂ©rĂ© par un malade maniaco-dĂ©pressif. De mĂȘme, les anciens ministres et membres du sĂ©rail de Bourguiba encore vivants, sont responsables de crimes pour lesquels ils ne sont nullement punis. Quant aux journalistes et responsables des mĂ©dias de l’ Ă©poque, eux aussi ont contribuĂ© Ă cacher la vĂ©ritĂ© sur la santĂ© du ” combattant suprĂȘme ” en prĂ©sentant des photos dĂ©passĂ©es, des articles Ă©logieux et des bulletins de santĂ© truquĂ©s. Ils continuent Ă agir de mĂȘme sous l’Ăšre du ” changement ” en niant la rĂ©pression policiĂšre, l’ absence de dĂ©mocratie, le rĂšgne de la corruption et l’ imposition d’ un pouvoir absolu. 1 et 2 : MĂ©decine et HygiĂšne, n° 1725, du 25 novembre 1987, GenĂšve Houcine.ghali@bluewin.ch
Le Canard enchaßné :  révélations sur les sifflets de la Marseillaise
Par Sami Ben Abdallah Voir les caricatures sur: www.samibenabdallah.com Tunisie,caricature: Khemais Chammari rassure Nejib ChebbiTunisie,Caricature:Les droits de l’Homme en Tunisie Tunisie,caricature:la libertĂ© d’expression en Tunisie, Tunisie Caricature:M.Mzali, et qu’est ce qui reste? Tunisie,caricature: Caricature d’Egypte, Les coqs,les poules,les lions et les brebies Tunisie,caricature: Communication politique avec les mains, expliquez-vous? Bernard dĂ©savouĂ© par Laporte Selon le Canard EnchaĂźnĂ© du 29 octobre, Bernard Laporte (Le secrĂ©taire dâEtat des sports) avait dĂ©clarĂ© avant le match, lors dâune rencontre avec les jeunes de Bondy : « si des supporters sifflent la marseillaise ? mais je pars ! jâpeux pas accepter de rester, je sors parce que je veux pas voir ça ! ». Le fameux soir, Laporte a vu ça et il est restĂ©. Au lendemain du match, Laporte a dĂ©clarĂ© : « Ne plus jouer contre ces maghrĂ©bins, ou alors chez eux et en province ». Pour “Bernard Laporte”, il semble que “Bernard” a dĂ©savouĂ© “Laporte”. Et le surlendemain du match, aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©savouĂ© par sa Ministre (Roselyne Bachelot) qui a qualifiĂ© ses propos de « malencontreux” Laporte a dĂ©clarĂ© « le fait de siffler «La marseillaise » montre quâil y a un problĂšme dans les quartiers (..), une crise identitaire au niveau des jeunes, et câest pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens dâaider, dâaccompagner et de pĂ©nĂ©trer ces quartiers. » Laporte change-t-il ses dĂ©clarations plus vite que le vent ? pas plus vite que Fadela Amara (sous-ministre de la ville). Du fĂ©minisme et du gauchisme au pouvoir: Comment rester fidĂšle Ă ses convictions Lâancienne prĂ©sidente des « Ni putes ni soumises », association soi-disant fĂ©ministe et plus gauchiste tu meurs, a dĂ©clarĂ© au «Parisien » (16/10) (dĂ©clarations reprises par Le Canard EnchainĂ© du (29/10): « il faut vraiment passer Ă la sanction(..) il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitiĂ© avec ces gens-lĂ !ArrĂȘtons de parler de malaise social ou de problĂšme dâintĂ©gration(..). Je ne veux mĂȘme pas chercher de justification. ». Fadela Amara pourrait Ă©crire ses mĂ©moires un jour : « Du fĂ©minisme et du gauchisme au pouvoir : comment rester fidĂšle Ă ses convictions ! ». FidĂšle ? Et comment ! Conclusion : le trĂšs «à droite » Bernard Laporte parle de « crise identitaire », veut « aider, accompagner et pĂ©nĂ©trer ces quartiers. », et la trĂšs « fĂ©ministe », « trĂšs Ă gauche » Fadela Amara parle de « il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitiĂ© avec ces gens-là ». Ces deux la changent leurs «discours » plus vite que le vent. « Femmes dĂ©mocrates » Ă la tunisienne Et que dire de la microscopique mais combien tonitruante ATFD, Association Tunisienne des Femmes DĂ©mocrates (plus fĂ©ministe, plus dĂ©mocrate, plus gauchiste, tu meurs !) ? « Femmes dĂ©mocrates » Ă la tunisienne veut-il dire « Ni putes ni soumises » Ă la Fadela Amara ? Faut arrĂȘter avec les jeux de mots, sinon Khedija Cherif, lâactuelle prĂ©sidente de lâATFD va se fendre, Ă son habitude, dâun CommuniquĂ© dĂ©nonçant le « sexisme et le machisme latent » ou « lâislamisme et lâintĂ©grisme rampant ». Câest au choix et Ă volontĂ©. Il faut sauver le soldat Laporte « Le Canard enchaĂźnĂ© » – Mercredi 22 octobre, p2 Roselyne Bachelot a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e peu avant minuit, le 14 octobre, par son tĂ©lĂ©phone. Au bout du fil, un collaborateur qui lâinformait des sifflets au stade de France pendant « La Marseillaise » qui avait prĂ©cĂ©dĂ© le match France-Tunisie. AussitĂŽt, Roselyne appelle un conseiller de son sous-ministre Bernard Laporte pour le prĂ©venir quâelle va ĂȘtre «obligĂ©e de faire un CommuniquĂ© », «il faut protĂ©ger Bernard » explique-t-elle. « Bernard » nâavait pas jugĂ© bon de quitter la tribune pendant les sifflets, pas plus que les deux autres sous-ministre prĂ©sents ce soir-lĂ au Stade de France, Eric Besson et Alain Joyandet. Cela dit, qui aurait remarquĂ© que ces trois-lĂ quittaient la tribune ? La force de Lùùm « Le Canard enchaĂźnĂ© » – Mercredi 22 octobre, p2 La mĂȘme Bachelot sâĂ©tait dĂ©chaĂźnĂ©e quelques instants plus tĂŽt, aux questions dâactualitĂ©s. alors que le socialiste Pascal Terrasse (applaudi par plusieurs dĂ©putĂ©s UMP) lançait : « Bernard Laporte aurait dĂ» quitter le stade », elle volait au secours de son SecrĂ©taire dâEtat, avec cet argument : « Il est restĂ© par respect pour la chanteuse Lùùm », qui interprĂ©tait « La marseillaise ». Les chanteuses, depuis que Carla est Ă lâElysĂ©e, sont sacrĂ©es. Histoire de gros sous « Le Canard enchaĂźnĂ© » – Mercredi 22 octobre, p2 Le 15 octobre, Roselyne est auditionnĂ©e par la commission des affaires sociales de lâassemblĂ©e. Mais la Ministre de la SantĂ©, de la jeunesse et des sports ne se prĂ©occupe pas beaucoup du budget, le sujet du jour. Elle est encore dans le match de la veille. « Quel match de merde ! lance-t-elle Ă son voisin, Eric Woerth, le ministre du budget. Et quâest-ce quâEscalette (Le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration française de football) avait besoin dâorganiser un match pareil ? Câest pour le pognon⊠» allusion aux royalties versĂ©es par TF1 Ă la FFF. Si elle dit vrai, ça vaut quelques sifflets, non ? Allons zâenfants de la comĂ©die « Le Canard enchaĂźnĂ© »- Mercredi 29 octobre 2008,p8 Il a dĂ» se marrer, Anton Geniov, lâarbitre bulgare du match France-Tunisie qui a plongĂ© le pays dans un bouleversant psychodrame. Lui, câest sur, il sâest souvenu de ce 17 novembre 1993, quand la Bulgarie gagnait les Ă©liminatoires de la coupe du monde contre la France. Ce jour-lĂ , tout le parc des princes avait sifflĂ© lâhymne national bulgare. La RĂ©action ? pas une ligne dans les mĂ©dias. Pas un commentaire de la classe politique. Mais qui gouvernait Ă lâĂ©poque ? Les Balladur, Sarkozy et compagnie. Et qui Ă©tait ministre des sports ? MichĂšle Alliot-Marie [lâactuelle Ministre de lâintĂ©rieur], celle-lĂ mĂȘme qui la semaine derniĂšre, a fait part de sa «profonde indignation » et exigĂ© des poursuites pour «outrages Ă lâhymne national »⊠La Sarkozy a oubliĂ© les sifflets gaulois du France- Bulgarie de 1993, mais elle nâa pas oubliĂ© ceux, corses, du Bastia- Lorient de 2002. La cote de Chirac avait grimpĂ© en flĂšche aprĂšs son dĂ©part du stade. Sarkozy le sait : sâindigner est trĂšs payant auprĂšs de lâopinion publique. Alors, Ă peine le France-Tunisie achevĂ©, ses troupes ont sautĂ© sur lâoccasion et elles se sont dĂ©chaĂźnĂ©es. « Insultant pour la France ! », a tonnĂ© Fillon [le Premier ministre]. « Scandaleux ! », Sâest offusquĂ© Sarko lui-mĂȘme, qui nâavait pas vu le match. Et les petits soldats dâen rajouter : il faut interrompre les matchs ( Roselyne Bachelot [Ministre des sports]). Ne plus jouer contre ces maghrĂ©bins, ou alors chez eux et en province (Laporte, [secrĂ©taire dâEtat des sports]). Plus courageux sur les pelouses que dans les gradins, le mĂȘme Laporte avait dĂ©clarĂ© avant le match, lors dâune rencontre avec les jeunes de Bondy : « si des supporters sifflent la marseillaise ? mais je pars ! jâpeux pas accepter de rester, je sors parce que je veux pas voir ça ! ». le fameux soir, Laporte a vu ça et il est restĂ©. Lâex-Ă©gĂ©rie des banlieues devenue sous-ministre, Fadela Amera, rĂ©pĂšte en ville quâelle reste de gauche. Et voilĂ ce quâelle a dit au «Parisien » (16/10) : « il faut vraiment passer Ă la sanction(..) il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitiĂ© avec ces gens-lĂ !ArrĂȘtons de parler de malaise social ou de problĂšme dâintĂ©gration(..). Je ne veux mĂȘme pas chercher de justification. ». Au passage, ce grand barnum a rĂ©veillĂ© quelques vieux rĂ©flexes. Lionel Luca, dĂ©putĂ© trĂšs UMP de la cote dâazur : « quâils fassent leurs valises pour rĂ©intĂ©grer le pays de leurs origines ». des journaux ont enchaĂźnĂ© : « indignation gĂ©nĂ©rale », a titrĂ© en Ă©norme Ă la une « Le Figaro » (16/10), « 80% des français choquĂ©s, une vraie affaire dâEtat ! » a criĂ© « Le Parisien » (16/10), sondage opportun Ă lâappui. Et aprĂšs cette surenchĂšre dĂ©mago ? AprĂšs, changement de ton et rĂ©tropĂ©dalages embarrassĂ©s. Michel Platini, qui connaĂźt un peu le foot, a sifflĂ© la mi-temps (« Le Monde,18/10) : « il y a trente ans, quand je jouais avec lâĂ©quipe de France « La marseillaise» Ă©tait sifflĂ©e sur tous les terrains(..). ça ne choquait personne(..) cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique. » Le patron du foot français, Jean-Pierre Escalette, a dĂ©savouĂ© Bachelot : «je ne me sens pas capable, moi, dâĂ©vacuer un stade ». De toute façon, câest dangereux et câest lâarbitre qui dĂ©cide. Puis Bachelot a dĂ©savouĂ© Laporte et ses « propos malencontreux ».Enfin, lundi 20, Laporte a dĂ©savouĂ© Laporte « le fait de siffler «La marseillaise » montre quâil y a un problĂšme dans les quartiers (..), une crise identitaire au niveau des jeunes, et câest pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens dâaider, dâaccompagner et de pĂ©nĂ©trer ces quartiers. » Coup de sifflet et retour aux vestiaires⊠Extraits du Canard EnchainĂ©,retranscris par SBA qui vous recommande dâacheter le Canard EnchaĂźnĂ©. www.samibenabdallah.com

