29 septembre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2685 du 29.09.2007

 archives : www.tunisnews.net

Décès du père du prisonnier politique Abdelhamid Jelassi Reporters sans frontières: Le correspondant d’Al-Jazira pris à partie par les forces de l’ordre Reporters Without Borders: Plain-clothes police repeatedly manhandle Al-Jazeera correspondent AP: L’armée américaine dit avoir tué « Abou Oussama al-Tunisi », l’un des principaux dirigeants d’Al-Qaïda en Irak Christian Science Monitor: A rare free-speech victory in Tunisia Slim bagga: Que faire d’un schizophrène? Réalités : “Zitouna” : Quand la radio devient la voix du culte… Le Temps: Korbous passe au tourisme thermal haut de gamme Réalités: Rentrée scolaire 2007-2008  : La mort programmée de la philosophie Le Temps:  » Histoire des derniers rois de Tunis «  Réalités: Nouveau documentaire d’Akram Adouani  – Voyage millénaire à travers les forteresses tunisiennes Reuters:  Le fils Pasqua rentre en France pour répondre aux juges AP: Pierre Pasqua rentre en France pour y être jugé

Le Temps  (Suisse): Entretien avec le président du Conseil des droits de l’homme, Doru Costea. «Au sujet de la Palestine, le Conseil a échoué»


Vidéo de la couverture de la grève de la faim des 2 dirigeants du PDP

diffusée par « Canal du Dialogue Tunisien »

dans son édition N°73 du 30 septembre 2007

http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=15013

(Source : forum « Taht essour » de nawaat.org, le 29 septembre 2007)


Décès du père du prisonnier politique Abdelhamid Jelassi

 

La famille du prisonnier politique Abdelhamid Jelassi a envoyé à :

 

– la Présidence de la République

– le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

– l’Administration générale des prisons et de la rééducation

– Monsieur le Juge d’exécution des peines près le TPI de Sousse

 

un télégramme dont le texte suit :

 

« La famille d’Abdelkader El Hajj Boubaker vous demande instamment d’autoriser leur fils Abdelhamid Jelassi, prisonnier de catégorie spéciale, N° 18683, à la prison civile de Messaadine, à se rendre au chevet de son père sur son lit de mort.

Merci »

 

L’article 78 de la loi du 4 novembre 1988 relative à l’organisation des prisons :

En cas de décès de l’un des parents prévus à l’article 48 du présent décret, le juge saisi de l’affaire peut autoriser les détenus préventifs à sortir de prison pour assister aux funérailles. Pour les condamnés, l’autorisation peut être accordée par le directeur général des prisons et de la rééducation et ce dans le cadre du gouvernorat où est située la prisonou du gouvernorat limitrophe seulement

Le détenu sera accompagné de deux agents de garde en tenue civile. La famille du détenu s’engage à apporter le moyen de transport nécessaire et à faire retourner le détenu en prison et ses accompagnateurs après expiration de la permission. Il résulte du non retour l’engagement des poursuites judiciaires nécessaires.

L’article 18 de la loi N°52 de l’année 2001 du 14 mai 2002 :

Le détenu a le droit de conserver ses relations familiales et sociales, notamment en sortant de prison en cas de maladie grave d’un proche, ou en assistant aux funérailles de l’un d’eux (..)

 

Vendredi 16 Ramadhan,

Monsieur Abdelkader Bel Hajj Boubaker (Jelassi) s’est éteint dans la soirée du vendredi 16 Ramadhan 1418 (28 septembre 2007) peu après 21 heures à son domicile de Bouhabib, délégation de Menzel Temime, gouvernorat de Nabeul, à l’âge de 74 ans.

Notre oncle était un simple ouvrier agricole (…) Trois de ses fils ont connu les geôles tunisiennes pour avoir défendu leur liberté et leur religion et le quatrième vit en exil depuis 17 ans, soit la période qu’Abdelhamid a passée derrière les barreaux.

 

Pour les condoléances :

Abdelmajid, frère d’Abdelhamid : 00 216 20 638 725

Monia, épouse d’Abdelhamid : 00 216 22 933 600

 

Abdallah Zouari

 

(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT

 

 


 

Reporters sans frontières Communiqué 28 septembre 2007 TUNISIE  Le correspondant d’Al-Jazira pris à partie par les forces de l’ordre  

Reporters sans frontières est scandalisée par le traitement réservé à Lotfi Hajji, correspondant de la chaîne satellitaire Al-Jazira, qui a été malmené par des policiers en civil à quatre reprises en l’espace d’une semaine.  “Lotfi Hajji n’a jamais pu exercer son métier librement. Après avoir refusé de lui délivrer une carte de presse et après lui avoir interdit d’ouvrir un bureau pour la chaîne qatariote, les autorités tunisiennes usent et abusent régulièrement de la force pour censurer ce journaliste indépendant”, a déclaré l’organisation. Entre le 20 et le 27 septembre 2007, Lotfi Hajji a tenté de se rendre à quatre reprises dans les locaux du Parti démocratique progressiste (PDP), à Tunis, pour couvrir la grève de la faim du secrétaire général, Maya Jribi, et de Néjib Chebbi, directeur de publication de l’hebdomadaire Al Maoukif (organe du parti). Il n’a été autorisé à entrer qu’une seule fois. A trois reprises, il a été éloigné de force par des policiers en civil postés autour des locaux du PDP (voir vidéo:  

http://www.dailymotion.com/video/x3302i_lotfihajji27092007tunisie_politics). Contacté par Reporters sans frontières, Lotfi Hajji a déclaré que ces pratiques étaient malheureusement courantes. Maya Jribi et Néjib Chebbi ont entamé une grève de la faim le 20 septembre pour protester contre la décision des autorités de fermer les locaux du PDP.   — Hajar Smouni North Africa & Middle-East Desk Reporters Without Borders 47 rue Vivienne   F – 75002 Paris 33 1 44 83 84 78 33 1 45 23 11 51 (fax) middle-east@rsf.org www.rsf.org www.leblogmedias.com (en français) Skype : hajar_mmo

 

 


 

Reporters Without Borders Press release 28 September 2007 TUNISIA Plain-clothes police repeatedly manhandle Al-Jazeera correspondent

Reporters Without Borders voiced outrage today that Lotfi Hajji, the correspondent of the Qatar-based satellite TV news station Al-Jazeera, has been manhandled by plain-clothes police four times in the past week   “Hajji has never been allowed to work freely,” the press freedom organisation said. “After refusing to issue him with a press card and banning him from opening an Al-Jazeera bureau in Tunis, the authorities are now making frequent use of force to censor this independent journalist.”   The incidents took place on each of the four occasions between 20 and 27 September that Hajji went to the headquarters of the opposition Progressive Democratic Party (PDP) to report on a hunger strike by its secretary-general, Maya Jribi, and by Néjib Chebbi, the editor of the party’s newspaper, Al Maoukif.   He was allowed to enter the party’s office on only one of the four occasions. The other three times he was forcibly removed by the plain-clothes police stationed outside (see video:http://www.dailymotion.com/video/x3302i_lotfihajji27092007tunisie_politics).   Hajji told Reporters Without Borders that such incidents are unfortunately common in Tunisia. Jribi and Chebbi began their hunger strike on 20 September in protest against the authorities’ decision to close the premises that house the party’s headquarters.  


 

Christian Science Monitor: A rare free-speech victory in Tunisia

 

The release of Mohammed Abbou gives human rights advocates hope, and perhaps a formula for more political freedoms in the North African nation.

By Jill Carroll | Staff writer of The Christian Science Monitor

 

TUNIS, TUNISIA

 

Lawyer Mohammed Abbou, Tunisia’s most famous political prisoner, became a free man this summer thanks in part to home-grown activists who are finding new ways around government restrictions on dissent.

 

This tiny community of opposition groups, which runs the ideological gamut from conservative Islamists to liberal democrats, normally count their mere existence an accomplishment. So when Mr. Abbou was released from prison the day before Tunisia’s Republic Day in July, along with 21 other political prisoners, it was a rare tangible victory.

 

While no one sees massive changes coming to Tunisia’s authoritarian system, analysts say that the case is a sign that local persistence can pay off – especially when the international community joins the chorus. It also raises hopes among some activists that the government may think twice about jailing detractors in the future.

 

Abbou’s case was a high-profile embarrassment for a country that insists it holds no political prisoners and is concerned about fostering an image as a moderate, modern Arab country.

 

« Maybe after all this … we will have a bit more discussion with the government, » says Mokhtar Trifi, president of the Tunisian League for the Defense of Human Rights.

 

In 2005, Abbou was sentenced to three-and-a-half years in prison for two crimes. He was convicted of assaulting a female lawyer in 2002 and for defaming the judiciary in a 2005 online article, which compared torture in Tunisian prisons to the US-run Abu Ghraib prison in Iraq, says Ridha Khemakhem, head of the Ministry of Justice human rights unit.

 

« These crimes are not political. They are real. So he is not a political prisoner, » says Mr. Khemakhem. « All people are free to say what they want. »

 

But human rights advocates say the charges were trumped up in retaliation for another online article Abbou wrote criticizing Tunisia’sPresident Zine el Abidine Ben Ali for meeting with Israeli Prime Minister Ariel Sharon.

 

Abbou says that at the time he was arrested, others were writing similar criticisms online about the government but, unlike him, their postings were usually anonymous. That’s changing. « Now there are many people here using their names on the Internet and it’s growing. It has to start small and now it is growing, » says the energetic lawyer during an interview in his home in Tunis.

 

During his imprisonment, international human rights groups and foreign officials (including French President NicolasSarkozy, who was there two weeks before his release), helped raise Abbou’s profile and put pressure on the Tunisian government to free him.

 

Local activists kept his case on the front burner here and coordinated their efforts with outside groups to bring the crucial foreign pressure to bear. The lawyers’ association that Abbou is a member of staged a 52-day sit-in in front of the court after he was convicted. The National Council for Liberties in Tunisia invited foreign human rights activists to Tunisia last spring for a day of protest against Abbou’s imprisonment. Opposition political groups staged a protest in front of the prison where he was held and accompanied Abbou’s wife, Samia, on a visit to the prison – but the visit was stopped by young men who attacked the protesters under the gaze of police near the prison gate. Two Tunisian journalists known for testing the limits of press freedom here were beaten last summer by secret police after interviewing Abbou’s wife at her home.

 

« There has never been a case like his that became a symbol, » says Mr. Trifi, noting that Abbou was already a high-profile opposition figure when he was jailed. His case attracted a lot of attention « because he wrote just a story. It’s just his ideas. »

 

Abbou is on probation for a year, the rest of his sentence, and is barred from leaving Tunisia during that time.

 

While encouraged by Abbou and the other prisoners’ release, Trifi says the government hasn’t signaled that it plans broader democratic reforms.

 

« The way to [secure] rights is not to argue for it but to act, » says Omar Mestiri, a journalist with the banned Kalima magazine and among those who campaigned for Abbou’s release. « It’s a huge police state. We are a few men. » But he adds, their faith in the rightness of their views is a source of strength – « a positive weapon. »

 

While Tunisian opposition groups share common causes – such as greater freedom of expression, fair elections, and freeing political prisoners (estimated at « dozens » by human rights groups) – their wide ideological differences mean they seldom work as a united front.

 

« The possibility to create unity is strong but it isn’t realized, » say Mr. Mestiri.

 

A Tunisian official who declined to be identified for this story, rejects the oppositionists’ claims about government restrictions. « The authorities do not engage in harassment of the opposition. It is in fact the government and authorities who have taken the initiative in the last 20 years to allow the opposition to get a better hearing and to express itself much more on the issues of the day, » says the official, noting that Tunisia allows a handful of government-approved political parties to hold seats in parliament.

 

But observers say that unsanctioned government critics are treated harshly. « The Tunisian government will be as … repressive as it can without getting too much international backlash. They have gotten international backlash for some time from France and the US, » says William Zartman, director of the conflict management program at the Johns Hopkins School of Advanced International Studies in Washington.

 

Meanwhile, Abbou is modest about what his case means to Tunisian opposition groups. « I just gave this country two-and-a-half years in a prison, » a small sacrifice compared with others who have been in jail longer, he says.

 

« In prison, I was a little bit confused if I was right or wrong [for criticizing the president]. But since I came out, I saw I was right because a lot of people supported me … and a lot of people believed in me and my ideas. Today, I believe more and more in these ideas…. We have to be a more democratic country, » says Abbou.

 

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(Source : « Christian Science Monitor » (Quotidien – USA), le 28 septembre 2007)

Lien:http://www.csmonitor.com/2007/0928/p06s02-wome.html


 

 

 

L’armée américaine dit avoir tué « Abou Oussama al-Tunisi », l’un des principaux dirigeants d’Al-Qaïda en Irak

Associated Press, le 28 septembre 2007 à18h21

 WASHINGTON (AP) — Les forces américaines ont annoncé avoir tué l’un des principaux dirigeants d’Al-Qaïda en Irak, un Tunisien qu’on pensait impliqué dans les enlèvements et assassinats de soldats américains l’été dernier.

 

« Abou Oussama al-Tunisi était l’un des principaux dirigeants (d’Al-Qaïda), l’émir des terroristes étrangers en Irak et l’un des membres de la direction intérieure », a précisé vendredi le général Joseph Anderson.

 

Selon le général, qui s’exprimait depuis Bagdad en visioconférence au cours d’un point presse au Pentagone, il s’agit d’une « perte importante » pour Al-Qaïda, car al-Tunisi était l’un de ceux qui organisaient la venue de jihadistes étrangers en Irak. Il opérait à Youssoufiah, au sud-est de Bagdad, depuis la deuxième bataille de Falloujah, en novembre 2004.

 

« Son groupe a été responsable de l’enlèvement de nos soldats en juin 2006 », a-t-il précisé. Il n’a pas fourni plus de détails, mais trois soldats américains avaient été tués à cette époque, enlevés

au cours d’une embuscade, et leurs cadavres, mutilés et piégés, retrouvés trois jours plus tard.

 

Selon le général Anderson, les entrées de combattants étrangers en Irak se sont réduites de moitié récemment, grâce notamment aux gardes frontaliers irakiens. Elles étaient auparavant de 60 à 80

par mois.

 


 

Que faire d’un schizophrène?

par Slim bagga

 

Je commencerais par remercier Houcine Ghali qui a publié hier sur votre site autant de vérités sur Saida Sassi sans que je le lui demande. Cela prouve au contraire qu’il existe des témoins et archivistes concernant notre pays qui manient admirablement la plume.

 

C’est pourquoi je m’interdirais de lui répondre sur « mon emportement ». Houcine, que je connais depuis plus de 25 ans sait notre discorde et sait pourquoi l’on ne se parle plus depuis une fameuse nuit à Genève devant Zouhair Yahyaoui, Jallel Materi, Mohamed Ben Henda et une trentaine d’autres personnes. Je déteste la cupidité et je le lui ai fait savoir. A part cela, il a collaboré avec moi des années durant à « Réalités », et il sait ce que j’ai pour lui et ses piges qui arrivaient chez sa maman à Jebeniana.

 

L’objet de cette missive n’est pas là. Houcine a pris en conscience la décision d’intervenir dans cette affaire de Saïda Sassi, et je le remercie encore une fois d’abonder dans le sens de la vérité historique.

Reste Lyes Ben Chedli et la schizophrénie qui touche « l’obscur neveu » et toute la famille, y compris la fille de la défunte Leïla qui a pris l’avion ce matin pour un conseil de famille à Paris.

 

Ce que j’ai écrit sur « l’Audace » est la stricte vérité. Ce que j’ai publié sur Tunisnews est la stricte vérité.

Que Lyes Ben chedli, évoque Corneille, cela me fait rire. « La valeur n’attend point le nombre des années », appartient à des strophes qui ont un sens. je suis plus ou moins spécialiste du 17ème siècle, et je sais que Corneille a toujours mis au devant l’honneur et le devoir. Racine peignait l’homme tel qu’il est (Lyes Ben Chedli), faible, cupide et imposteur. Corneille le décrivait tel qu’il devrait être. Et Lyes Ben Chedli et tout son entourage en sont incapables.

 

L’autre petite ligne consiste à faire appel aux Autorités françaises afin d’arrêter le vil journal. Lyes Ben Chedli , qui a grandi sur les genoux de Saida Sassi, sait de quoi il parle. Mais il oublie que nous sommes en France dans un Etat de droit. Et que « L’Audace » ne s’arrêtera pas sur un coup de colère des héritiers de Saida Sassi.

 

Lyes Ben Chedli se croit tout permis, y compris manipuler Tunisnews. Il m’a retéléphoné en me disant que Leila et sahla , deux autres filles de Saida Sassi arrivaient à Paris pour un conseil de famille. Que Mounira , femme de Raouf Zaanoun était malade depuis mon article sur « L’Audace »; que 13 petits enfants auquels on a parlé de leur grand mère (une femme magnifique) commencent à douter de Saida Sassi. Que  je n’aurais pas les moyens de continuer L’Audace . Et que je pouvais compter sur lui à la condition qu’il m’insulte sur Tunisnews et que je ne répondes pas. « 7000 ou 8000 euros, prends les de notre famille; personne ne te les donne ». je lui ai répondu que j’étais désolé pour Mounira Zaanoun et pour les petits enfants, et que l’on n’achète pas ma conscience ». C’est ainsi, et en refusant d’être corrompu, que je suis traité de tous les noms.Donc , il faut que j’accepte les désidératas d’une famille ripoue ou être moi même objet de tous les  noms.; lyes ben chedli m’a téléphoné encore une fois devant ma femme, sa soeur et des journalistes d’un grand canard français pour pour déblatérer ses bêtises le mercredi; on discutait entre entre amis d’affaires entre amis; et je lui expliqué que non, je ne pouvais le prendre. Il n’a rien respecté. Il m’a dit, « je vous envoie un chauffeur au 33 avenue Montaigne,’ code ‘je le tairais), immeuble El Karama. Et je lui ai dit non, devant ma femme française et témoins. Il  m’a rappelé dans la soirée pour me dire qu’il allait tout faire car notre ennemi commun est Ben Ali. Qu’il fallait que sa famille ait le dernier mot sur tunisnews et que j’y gagnerais. J’ai refusé Je mets à la disposition des autorités françaises, de tous les amis, des lecteurs les messages que je reçois depuis.  « Fils fe pute arnaqueur Pd ta mère et ton père sont des couillons (ma mère est morte depuis depuis 1971 à l’âge de 30 ans; aujourd’hui, c’est une putain) C’est à la disposition de tout le monde et j’enverrai à tunisnews cette puce et ces enregistrements. Enfin, je ne vais pas lui répondre sur Abdelwaheb Abdallah, ni sur Hosni Jemmali. Il dit les avoir éjectés de la SOTUPRESSE. Je vais préparer un dossier sur la famille et celui qui m’insulte. et 100 personnes prouveront que Saida Sassi est non seulement une manipoulatrice, mais fut une femme légère… J’en donnerais l’exclusivité à Tunisnews. Quant à « L’Audace »; il ne s’occupera plus des êtres méprisables. Si Lyes Ben Chedli, obscur neveu  » éloigné de Saida prend autant de risques, je veux bien le croire, il vient d’elle et de sa descvendance. C’est dans ses gènes…


 

 

  

“Zitouna” : Quand la radio devient la voix du culte…

 

C’est le 13 septembre, premier jour du mois de Ramadan que la nouvelle radio privée «Zitouna» a vu le jour. Outre ses sept stations publiques dont cinq radios régionales, la Tunisie compte également deux stations privées en grande partie musicales.

 

Aujourd’hui, «Zitouna», fait partie du paysage radiophonique tunisien et se veut à vocation religieuse. Eponyme d’une prestigieuse mosquée et institution coranique de l’ancienne Médina de Tunis, la station couvrira 80% du territoire national. La programmation est dédiée à la récitation du Coran, à l’apprentissage de la psalmodie de ses versets et à l’explication de leurs finalités.

 

Le lancement de cette station a pour souci de développer la foi islamique et de diffuser les valeurs comme la tolérance, le sens du partage et l’amour d’autrui. L’instigateur du projet n’est autre que l’homme d’affaires réputé M. Sakhr El Matri qui s’est montré plus que généreux dans l’unique but de faire le bien en diffusant la bonne parole. L’investissement est de taille car ce dernier a mis de sa poche plus de 900.000 dinars. Cette station à but non lucratif sera financée par le donateur et encouragée par le Président Ben Ali. Nous retrouvons à la tête de cette radio, le Dr Kamel Omrane, universitaire, ancien directeur des stations de radio tunisiennes, membre de la haute assemblée islamique et imam à la mosquée Sidi Daoud, La Marsa.

 

Vous avez été récemment nommé directeur de la nouvelle radio “Zitouna”, parlez nous de cette nouvelle chaîne.

 

La nouvelle station « Zitouna» a été créée par M. Sakhr El Matri avec l’appui du Président de la République. Cette chaîne allait de soi car la Tunisie est un pays musulman, depuis l’arrivée de Okba Ibn Nafaâ et l’édification de la mosquée de Kairouan à l’édification de la mosquée Zitouna en l’an 79 de l’Héjire. Le choix du nom est très évocateur et se doit d’être symbolique. L’olivier représente l’espoir et la vie avec tout ce que cela véhicule comme message de paix et de tolérance.

 

Dans quel but a-t-elle été créée ?

 

Cette radio a été créée dans le but de diffuser le Coran, de le vulgariser afin de le rendre accessible à tous à travers ses émissions et d’éclairer les gens sur l’Islam avec des hadiths du prophète et des petites anecdotes historiques. Un autre but est à signaler et il n’est pas des moindres, c’est apprendre aux jeunes à psalmodier le Coran et leur donner une culture arabo-musulmane qui s’est effacée, aujourd’hui, au profit d’une culture occidentalisée.

 

Quelles sont les émissions qui font partie de la programmation ?

 

Nos émissions se veulent avant tout médiatrices et font lien entre la population et le discours parfois hermétique du Livre Saint. Nous avons en grande partie la diffusion du Coran, surtout pendant Ramadan mais aussi des émissions d’apprentissage de la psalmodie, des émissions socioculturelles où le citoyen tunisien pourra faire part de ses problèmes et de ses questions en direct. Le reste, je vous laisse le soin de le découvrir au fur et à mesure.

 

N’avez-vous pas peur que la station contribue à la montée de l’intégrisme en Tunisie ?

 

Non. Si le moindre doute s’était installé, nous ne l’aurions pas fait. En fait, la station de radio «Zitouna» est la voix de la tolérance et non de l’intégrisme. Sa création a pour but de montrer aux gens que les idées extrémistes représentent une menace pour le monde entier. Il faut éclairer les gens qui accusent l’Islam d’être une religion meurtrière, contrairement à sa véritable vocation. Notre radio, à travers ses émissions, fera reculer les esprits enflammés et donnera une vision pacifiste de notre culte.

 

Combien a coûté une telle radio ?

 

Exactement, je ne pourrais pas vous répondre. Ce que je peux dire, c’est que la station ne vivra pas de publicité comme beaucoup de stations privées. L’instigateur du projet a déboursé plus de 900.000 dinars de sa poche et il l’a fait uniquement dans le but de faire une bonne action.

 

Aujourd’hui elle est diffusée dans toute la Tunisie, demain à l’étranger ?

 

Elle est déjà diffusée à l’étranger par le biais de notre site internet. Je peux vous dire que depuis sa création, notre site a reçu plus de 800.000 visiteurs. C’est un signe de succès et un gage de pérennité.

 

Monia Ben Smida

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1134 du 20 septembre 2007)


 

 

Korbous passe au tourisme thermal haut de gamme

Un projet émirati de 10 milliards de dollars pour la construction d’un complexe touristique de bien-être et de thermalisme

 

Le thermalisme envahit le secteur touristique. Inscrit au cœur des tendances de consommation, tous les cœurs s’emballent. Les cures thermales présentent un intérêt particulier dans une approche préventive.

 

Phénomène de mode, le thermalisme est devenu un vrai signe de société qui touche une population de plus en plus stressée.

 

En Tunisie, les stations thermales sont nombreuses. C’est le cas de Korbous, un village thermal situé à une cinquantaine de km de Tunis. Cet espace thermal connu par ses soins thermaux et les cures est célèbre par ses nombreuses sources, les plus connues étant au nombre de sept. Cette ville ancienne a attiré depuis l’époque romaine curistes et malades cherchant la convalescence et les traitements. Korbous est une bonne adresse pour les diverses maladies grâce aux bienfaits de ses eaux sulfureuses comme l’obésité, les dermatoses, les rhumatismes et le surmenage. Aïn Atrous, Aïn Cheffa et Aïn Sbia attirent chaque jour une foule de curistes attirée par les eaux miraculeuses de cette station. Cette ville s’est très bien repositionnée  sur le produit et a su séduire une clientèle nombreuse. On combine dans cette station le thermalisme pour randonnée, la découverte et le sport. Le thermalisme tombe à pic et l’objectif des professionnels est d’attirer une clientèle à pouvoir d’achat plus élevé et gommer toute notion de saisonnalité pour imposer la destination à l’année.

 

Pourparlers

 

Ce sera chose faite puisque les pourparlers vont bon train avec un groupe Emirati qui compte réaliser un complexe touristique haut de gamme de bien-être et de thermalisme. Le coût est estimé à 10 milliards de dollars. Ainsi, en matière de thermalisme, Korbous vise la cour des grands  et ce projet grandiose vise à prodiguer le bien-être à travers un mélange de soins régénérats et apaisants et de vacances dans un beau cadre situé  entre la mer et la montagne. Des idées plein la tête, Korbous sera doté d’une nouvelle génération d’hôtels où la notion thermalisme sera reine. Ce secteur est en voie de démocratisation. On utilise de plus en plus les eaux thermales pour guérir et avec le lancement de ce projet émirati Korbous, le thermalisme trouve bel et bien sa place à l’heure où la population tunisienne fait apparaître un certain vieillissement. Il correspond à une évolution profonde de notre société où les individus sont stressés, surmenés et soumis à de nombreuses pressions. Globalement cette vague de cures thermales correspond à un art de vivre où l’on cherche à être en harmonie avec son environnement avec soi même.

 

Kamel BOUAOUINA

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 29 septembre 2007)

 


 

Rentrée scolaire 2007-2008 :

La mort programmée de la philosophie

Par Zyed Krichen

 

Chaque rentrée scolaire apporte son lot de petites nouveautés. Celle-ci n’a pas failli à la règle. C’est une mise à mort en règle d’une discipline emblématique; la philosophie

 

Le Ministère de l’Education nationale a publié un tableau dans lequel on note que pour les six baccalauréats que compte notre système scolaire la philosophie a perdu une heure de cours dans cinq branches. Son coefficient demeure stable pour les littéraires et est ramené de deux à un pour les sciences expérimentales, les mathématiques, les sciences techniques, l’économie et gestion. Pour les sciences informatiques le coefficient passe de un et demi à un point.

 

Peut-être que nombre de parents et d’élèves qui passeront leur baccalauréat cette année sont satisfaits. La « bête noire” des futurs bacheliers perd de sa superbe. Désormais on peut la négliger totalement, pour les non littéraires, sans que cela ait une importance préjudiciable sur la moyenne générale. Gageons aussi que la commission qui a planché sur ce dossier n’a eu que cela en tête : rendre le baccalauréat plus abordable en marginalisant, en termes d’horaire et de coefficient, la matière la plus difficile.

 

La question, contrairement aux apparences, n’est pas bénigne.

 

Tous ceux qui ont eu à accompagner un futur bachelier dans sa préparation savent que celle-ci se fait en fonction de l’importance des matières, c’est-à-dire de leurs coefficients. Une matière difficile à coefficient réduit signifie qu’elle n’existe plus pour lui.

 

Il faut imaginer le calvaire supplémentaire des milliers d’enseignants qui, dès le mois de septembre, n’ont presque aucune écoute en classe.

 

On peut nous rétorquer : pourquoi ne faites vous pas autant de chichis quand des modifications touchent d’autres matières? La réponse est claire : la philosophie n’est pas une matière comme les autres.

 

La finalité de l’Ecole est de conduire à la chose suivante : acquisition de connaissances techniques (scientifiques ou littéraires) et éveil de la conscience critique.

 

Toutes les matières des sciences dites humaines participent de ce deuxième objectif.

 

Dès le collège, des matières comme l’arabe, le français, l’histoire, la géographie, l’initiation civique et religieuse ont pour but, outre les connaissances techniques, d’aider nos jeunes adolescents à prendre conscience de ce qui les entoure, d’éveiller leur curiosité et de contribuer à aiguiser leur esprit critique.

 

Le lycée se doit d’accompagner et d’approfondir cette tendance. Ensuite vient dans les classes terminales l’initiation à la réflexion philosophique pour synthétiser et donner de la cohérence à tous ces petits pas des années passées.

 

L’enseignement de la philosophie est conçu pour être, en quelque sorte, la clef de voûte de cette grande finalité de l’Ecole républicaine : l’éveil à la citoyenneté et à la modernité.

 

Signer l’arrêt de mort de l’enseignement de la philosophie, car c’en est un, c’est mettre tout l’édifice en péril.

 

Il serait puéril de dire que la philosophie protège notre jeunesse de l’extrémisme en l’initiant à la pensée universelle. Mais une jeunesse technicisée et sans réelle conscience critique est dangereuse pour elle-même et pour le pays.

 

Ne nous voilons pas la face : il y a un problème de l’enseignement de la philosophie dans notre Ecole. Il n’est pas normal de ne pas prendre en ligne de compte le niveau de la culture générale des élèves des classes terminales et de s’entêter à leur enseigner des textes hermétiques pour eux. Disons, pour l’anecdote, que certains enseignants honnêtes avouent ne pas comprendre d’une manière satisfaisante certains textes du manuel scolaire. Que dire alors pour les élèves ?

 

Il faut réfléchir sérieusement à réformer en profondeur le programme et la pédagogie de l’enseignement dans les classes terminales.

 

Il faut qu’on se rende compte que le plus important n’est pas de lire Heidegger, Hegel ou Kant, mais de pouvoir réfléchir sur les problèmes du monde d’une matière méthodique critique et rationnelle ; le véritable enseignement de la philosophie fondamentale se fera pour ceux qui le choisissent à l’Université.

 

Ensuite, pourquoi ne pas repenser cette forme d’examen, la dissertation ou le commentaire de texte, qui remonte au Moyen-âge ? Pourquoi ne pas introduire des questions de cours (la moitié de la note par exemple) en plus d’une dissertation réduite ? Cela aura l’avantage de fixer des objectifs réalisables pour les élèves. Un suivi attentif du programme permettra à tout candidat normalement constitué d’avoir la moyenne et plus.

 

L’enseignement de la philosophie n’est pas sacré. Il peut, et doit, évoluer en fonction du public cible. On peut faire des cours de philosophie un espace où l’émergence d’une réflexion personnelle est encouragée avec des textes et des définitions simplifiées.

 

Tout est négociable du moment que l’essentiel est préservé. Mais la dernière décision du ministère de l’Education nationale jette l’eau du bain et le bébé avec. Son application risque de porter un coup fatal à un équilibre déjà précaire entre l’acquisition des connaissances techniques et l’éveil à l’esprit critique.

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1134 du 20 septembre 2007)


 

Nouveaux ambassadeurs

 

Comme nous l’avons écrit précédemment, les ministres sortis du gouvernement seront nommés en qualité d’ambassadeurs. Ainsi, on croit savoir que M. Ridha Kechrid pourrait être nommé à Madrid ; M. Montassar Ouaïli à Rome (en remplacement de M. Habib Mansour qui irait aux Nations Unies à New York) et M. Habib Mbarek à Alger. M. Tijani Haddad serait nommé pour sa part ambassadeur dans une capitale européenne.

 

Par ailleurs, on croit savoir que le futur ambassadeur de Tunisie à Brasilia serait issu du Parti Social Libéral et, dans la même optique, il est probable que le futur ambassadeur de Tunisie à Abidjan pourrait être issu du Parti des Verts pour le Progrès.

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1134 du 20 septembre 2007)


 

 

Deux hold-up en quatre jours !

 

Deux hold-up ont été enregistrés la semaine dernière, le premier le lundi et le second le jeudi, coïncidant avec le premier jour du mois de ramadan.

 

S’agissant du premier, un énergumène a menacé les agents de guichet d’une agence bancaire sise au centre de Tunis.

 

Le butin serait de 32.000 euros selon certaines sources et de différentes devises équivalant à 70.000 dinars, selon d’autres sources. Le voleur, qui avait un complice assurant le guet devant l’agence, aurait utilisé une arme factice pour menacer les agents.

 

Le second hold-up a visé un camion de transport de fonds du côté de Monastir. Il semblerait, selon certaines sources, que le voleur ait porté l’uniforme d’un agent de l’ordre et a fait arrêter le camion qui poursuivait son chemin sur la route de Skanès.

 

Une fois le camion arrêté, le chauffeur a été menacé par deux braqueurs puis obligé à abandonner les sacs qu’il transportait. Le magot a été de 300.000 dinars. Selon certaines sources, les deux énergumènes auraient été arrêtés très rapidement.

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1134 du 20 septembre 2007)

 

 


 

 

 » Histoire des derniers rois de Tunis « 

 

Les Editions Cartaginoiseries nous font découvrir  des paysages littéraires pittoresques du patrimoine méditerranéen.

 

 » Histoire des derniers rois de Tunis, d’après Marmol et Vermeyen présenté par Jean-Pierre Vittu et Mika ben Miled jette la lumière sur des troubles qui s’y déroulèrent, du malheur des Hafsides, de la prise de la ville par Charles-Quint… de Kheireddine Barberousse, Euldj Ali, Dargouth, et autres valeureux raïs…

 

  Au XVIe siècle en Méditerranée s’affrontent deux puissances : l’empire chrétien et l’empire ottoman. Le Maghreb est au centre des conflits.

 

Pour la première fois par un montage en parallèle de deux témoignages directs, les peintures de Vermeyen et le récit de Marmol, cet ouvrage relate ces événements. Le lecteur découvrira ainsi tout un pan d’histoire par ces deux « reporters de guerre ».

 

Au fil des « Prises de vues » se dévoileront les paysages de Tunis au XVIe s. et maints détails comme les vêtements et les armes, et dans la « Galerie de tableaux  » seront révélés les portraits retrouvés des derniers hafsides et leur influence dans la peinture flamande.

 

L’ouvrage se compose de deux parties :

 

– Une enquête sur l’ensemble des œuvres picturales d’après l’expédition de Charles Quint à Tunis en 1535.

 

Charles Quint avait dans sa suite Jan Cornelisz Vermeyen, peintre, dessinateur, ingénieur et orfèvre (né à Beverwijk, près d’Haarlem, v.

 

1500, mort à Bruxelles 1559), qui a reproduit avec précision les détails de cette expédition : paysages de Carthage, La Goulette, Tunis (fortifications, portes, remparts, arsenal…), la flotte, les armes, personnages, costumes, (soldats des deux armées et habitants de la ville)… etc.

 

Sur commande de Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint, Vermeyen exécuta d’abord une série de tableaux (six restants sur les douze originaux) (Kunstsammlungen der Veste Coburg, Allemagne). Douze cartons originaux représentant les mêmes scènes (env. 8 m/5m,

 

Kunsthistorisches Museum Wien), d’après lesquelles furent exécutées les fameuses tapisseries (Musée Royal de Madrid) que Guillaume Pannemaker  tissa dans son atelier bruxellois (soie, fils d’or et d’argent), de 1548  à 1554. Des copies réalisées au XVIIIe s. se trouvent au Museum Wien et  à l’Alcazar de Séville.

 

Ces œuvres de Vermeyen vont influencer la peinture flamande dans la mode  des paysages de ruines et des représentations orientalisantes, en vogue  à l’époque de la Renaissance. En effet, les vestiges et l’aqueduc de  Carthage, les vues de Tunis, des détails de costumes… seront repris par d’autres artistes.

 

L’ouvrage prend en considération cet aspect avec des reproductions de ces œuvres.  Ainsi une imagerie diverse forme l’ensemble des illustrations sur le  Tunis des XVIe et XVIIe siècles : des plans, des pièces d’orfèvrerie et une série de 7 gravures d’après Vermeyen de Frans Hogenberg (1570) (B.N.F.,  cabinet des Estampes), qui furent reproduites ou copiées de multiples fois.

 

On découvrira les portraits des derniers rois hafsides, Mulay Hassan et son fils Mulay Ahmed, d’après un tableau aujourd’hui perdu de Vermeyen, copié à l’identique par Rubens, figurant en mage Balthazar dans les  tableaux ayant la Nativité pour thème et qu’on reconnaît dans d’autres œuvres.

 

On découvrira de même la représentation de Kheyr-ed-Dîn Barberousse, peint de visu par Vermeyen.

 

– Dans une seconde partie, un texte relatant la fameuse expédition :

 

L’Afrique de Màrmol, de la traduction de Nicolas Perrot sieur d’Ablancourt, A Paris: Chez Thomas Iolly, 1667. (Livre 6). (Traduction qui n’a jamais été republiée sauf nombreuses citations et références par des historiens).

 

Luis del Mármol Carvajal, écrivain espagnol du XVIe s., qui relate en détail l’expédition de Charles-Quint à Tunis en 1535, à laquelle il avait participé.

 

L’ouvrage en parallèle texte et illustrations qui se communiquent et se complètent avec une étonnante exactitude de lieux et de temps.

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 26 septembre 2007)

 


 

 

Nouveau documentaire d’Akram Adouani :

Voyage millénaire à travers les forteresses tunisiennes

 

Le cinéaste tunisien Akram Adouani a réalisé dernièrement un nouveau documentaire d’une durée de 26 minutes sur les citadelles et les forts marins en Méditerranée. Intitulé « Les gardiens des civilisations », le film, qui sera diffusé prochainement sur la chaîne Al Jazira Documentaire, retrace 2.000 ans de conflit entre les civilisations de la Méditerranée, à travers un voyage dans les forteresses situées sur le littoral tunisien. L’œuvre rappelle, par la même occasion, les évènements historiques qui s’y sont déroulés, en l’occurrence les batailles entre les grandes forces voulant contrôler la Méditerranée. Le conflit entre Carthage et Rome reste le plus célèbre en ce sens et le plus significatif en tant que fort témoignage de l’importance que revêtait cette région dans l’histoire.

 

Pour raconter les faits et expliquer la dynamique des relations qui liaient les civilisations de la Méditerranée en temps de guerre et de paix, le cinéaste a fait appel à plusieurs historiens dont Néji Jallouli, auteur d’une thèse de Doctorat sur « Les installations militaires et le défense des côtes tunisiennes », Tahar Mansouri, spécialiste dans l’histoire de Carthage punique et romaine et Habib Abou Baker, spécialiste en Géographie.

 

Le film de Akram Adouani donne des informations précieuses sur la vie à l’intérieur des citadelles, mais surtout sur la variété des sites militaires le long des 1.300 km de littoral tunisien qui sont de l’ordre de mille, entre forts, ribats, tours de contrôle et villes fortifiées. Le cinéaste en présente quelques exemples comme la forteresse de Kélibia, construite par les Carthaginois pour faire face aux incursions de Rome, puis récupéré et développée par cette dernière, ou le ribat de Monastir, siège privilégié des moines guerriers à l’époque islamique ou encore la citadelle de Djerba qui témoigne du rude conflit qui a opposé les Ottomans et les Espagnols au XVIIème siècle sur le territoire tunisien pour le contrôle de la Méditerranée.

 

Bref, c’est un film documentaire très intéressant et instructif que nous souhaitons voir rapidement sur nos écrans en Tunisie.

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1134 du 20 septembre 2007)


 

 Le fils Pasqua rentre en France pour répondre aux juges

 

 

REUTERS, le 28 septembre 2007 à 14h02

PARIS, 28 septembre (Reuters) – Pierre Pasqua, fils de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international, est rentré en France vendredi, a-t-on appris de source policière.

 

La justice veut l’interroger pour sa participation dans une affaire de corruption. Pierre Pasqua a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Tunisie, où il résidait, et conduit au palais de justice de Paris.

 

Après son audition, il a été laissé en liberté, « vraisemblablement sous contrôle judiciaire », a-t-on indiqué de source judiciaire.

 

Pierre Pasqua, 59 ans, est poursuivi pour avoir bénéficié d’une commission occulte à l’occasion du transfert du siège social de GEC-Alstom  en 1994.

 

Le tribunal correctionnel de Paris l’avait relaxé en mars 2006 dans cette affaire. Le parquet de Paris avait fait appel. La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision le 4 octobre.

 

Par ailleurs, plusieurs proches de Charles Pasqua et son fils ont été renvoyés en correctionnelle dans une affaire de détournements de fonds commis entre 1993 et 1995 au préjudice de la Société française d’exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l’Intérieur (Sofremi).

 

Tous sont poursuivis pour des détournements d’argent lors de la vente d’équipements de police à l’étranger par la Sofremi, du temps où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur. Cette affaire devrait être jugée le 8 octobre.

 

Charles Pasqua est mis en examen dans cette affaire depuis octobre 2004, mais dans une procédure distincte instruite par la Cour de justice de la République, seule compétente pour enquêter sur des actes commis par des membres du gouvernement.

 

REUTERS

 


 

 

Pierre Pasqua rentre en France pour y être jugé

 

Associated Press, le 28 septembre 2007 à 13h42

 

 par Pierre-Antoine Souchard

 

PARIS (AP) — Rentré vendredi en France après des années d’exil en Tunisie, Pierre Pasqua, le fils de l’ex-ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, a quitté le Palais de justice de Paris libre, sous contrôle judiciaire, en attendant d’être jugé la semaine prochaine dans le cadre de deux affaires financières.

 Le juge des libertés et de la détention lui a imposé une caution de 200.000 euros, dont 100.000 euros doivent être versés d’ici le 8 octobre, a indiqué son avocat, Me Pierre Haïk, à l’Associated

Press. Mais il ne doit pas pointer au commissariat et ne s’est pas vu retirer son passeport. M. Pasqua n’a pas souhaité s’exprimer en quittant le bureau du JLD.

 L’avocat tient à préciser « qu’il n’y a pas eu de négociations » pour le retour de son client qui « n’a pas été arrêté ». « Il a tout simplement décidé de venir s’expliquer devant ses juges et les

autorités compétentes ont pris les décisions qui s’imposaient », a indiqué Me Haïk. Le parquet de Paris n’avait pas pris de réquisition de mandat de dépôt contre M. Pasqua, arrivé dans la matinée à l’aéroport du Bourget en provenance de Tunisie dans un avion privé.

 Pierre Pasqua a été renvoyé en août 2006 dans le cadre d’une affaire de détournements de fonds présumés au détriment d’une société dépendant du ministère de l’Intérieur, la Sofremi. Il doit

être jugé aux côtés de huit proches à partir du 8 octobre prochain par le tribunal correctionnel de Paris.

 Dans ce dossier, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par le juge d’instruction Philippe Courroye, mais avait toujours refusé de se rendre aux convocations. Depuis quelque temps, il préparait cependant son retour en France.

 Le 4 octobre, il doit par ailleurs comparaître devant la cour d’appel de Paris dans l’affaire Alstom. Il est soupçonné d’avoir bénéficié d’une commission occulte de 700.000 dollars à l’occasion du transfert du siège social de GEC-Alstom en 1994. Il avait été relaxé en mars 2006 par le tribunal, mais le parquet a fait appel.

 L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua est également mis en examen dans ces deux dossiers mais devant la Cour de justice de la République (CJR), seule instance autorisée à juger des ministres

pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Ce volet de l’enquête est toujours en cours.

 Dans l’enquête sur la Sofremi (Société française d’exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l’Intérieur),

Philippe Courroye a enquêté sur des proches de M. Pasqua soupçonnés d’avoir bénéficié de commissions à l’occasion de l’obtention de marchés par cette société pour la vente d’équipements de police à l’étranger.

 Pierre-Philippe Pasqua, Bernard Guillet, un ex-conseiller diplomatique de son père, et Jean-Charles Marchiani, un ancien préfet du Var proche de Charles Pasqua, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris pour « recel d’abus de biens sociaux ».

 Les hommes d’affaires Pierre Falcone, les frères Iskandar et Akram Safa ainsi que l’ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac, sont poursuivis des mêmes chefs, tandis que l’ancien directeur général de la Sofremi Bernard Dubois et son adjoint Bernard Poussier seront jugés pour « abus de biens sociaux ».

 

Associated Press

 


 

           

NATIONS UNIES. Entretien avec le président du Conseil des droits de l’homme, Doru Costea.

«Au sujet de la Palestine, le Conseil a échoué»

 

Stéphane Bussard

 

Doru Costea a succédé à Luis Alfonso de Alba à la présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU au début juillet. En juin, les membres ont réussi in extremis à adopter par consensus un paquet qui donne les principaux contours institutionnels du nouveau Conseil. L’ambassadeur roumain livre son analyse après la 6e session de la nouvelle institution.

 

Le Temps: Le paquet adopté en juin semble menacé. Votre diagnostic?

 

Doru Costea: Ma première tâche a été de consolider ce qui avait été décidé en juin. Nous avons travaillé à finaliser l’examen périodique universel (ndlr: une évaluation de la situation des droits de l’homme par les pairs), un mécanisme unique dans le système des Nations unies. L’autre tâche essentielle, c’est la révision des mandats des rapporteurs spéciaux par pays. Si nous prenons une métaphore propre au patinage artistique, nous avons achevé le programme imposé et devons nous atteler au programme libre. Il faut désormais traiter de la substance, des violations des droits de l’homme.

 

– L’édifice institutionnel reste toutefois très fragile.

 

– Il y a en effet plusieurs Etats qui souhaitent se débarrasser des mandats des rapporteurs spéciaux par pays. Ils les trouvent trop sélectifs et discriminatoires. Des Etats comme le Burundi ou Haïti ont toutefois montré qu’ils y tiennent. Certes, ces mandats ne doivent pas être un instrument inquisitorial. Ils doivent servir à montrer les efforts accomplis par les gouvernements sous la loupe. Mais aussi à montrer leurs lacunes. Les droits de l’homme sont une réalité très complexe. Dans un monde interdépendant comme le nôtre, les réponses à donner doivent être globales. Des violations des droits humains au Moyen-Orient, en Birmanie ou au Soudan ne peuvent pas être abordées de façon purement nationale, sectorielle. La problématique dépasse largement les frontières d’un pays.

 

– Dominé par le groupe africain et l’Organisation de la conférence islamique, le Conseil a imposé une vision parfois très unilatérale des droits humains, non?

 

– Numériquement, c’est un fait. L’Asie et l’Afrique ont plus de sièges que l’Occident. Cela donne un certain pouvoir, mais cela ne veut pas dire que ce pouvoir est toujours exercé à bon escient. Le Conseil parvient néanmoins à sortir de la logique des blocs. Deux exemples: une session spéciale sur le Darfour a eu lieu grâce à une bonne coopération transrégionale entre l’Union européenne et le groupe africain. Au sujet de la Birmanie, c’est l’UE qui a réussi à convaincre d’autres Etats d’organiser une session spéciale mardi. Pour que la coopération transrégionale soit possible, il faut que tout le monde se rende compte qu’aucun pays n’est parfait. Cela pousse à s’entraider.

 

– Etes-vous satisfait du traitement par le Conseil du conflit israélo-arabe?

 

– Sur ce point, le Conseil a échoué. Le problème palestinien est extrêmement complexe. Il revêt plusieurs dimensions. Le Conseil doit rester modeste et se concentrer sur l’une d’elles, celle des droits humains. Mais il doit examiner l’attitude de toutes les parties, pas seulement celle d’un pays.

 

– A l’Assemblée générale, mardi 25 septembre, George Bush a déclaré que si l’ONU veut retrouver sa crédibilité, elle doit réformer le Conseil des droits de l’homme…

 

– Je suis d’accord avec lui. Il faut constamment améliorer le fonctionnement du Conseil. Mais maintenant que la nouvelle institution est sur pied, il faut la tester. Ce serait dangereux de chercher

à en construire une autre avant de l’avoir éprouvée.

 

– Les critiques à l’égard du Conseil restent vives. Que leur répondez-vous?

 

– Le Conseil a une image contrastée. Il a fait du bon et du mauvais travail. Mais je serais inquiet s’il avait une image parfaite. En tant que Roumain, je me méfie des images parfaites. En Roumanie, j’ai vécu une bonne partie de ma vie avec une telle image de mon pays. J’ai appris à m’en méfier…

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 29 septembre 2007)

 


 

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