29 novembre 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2382 du 29.11.2006

 archives : www.tunisnews.net


Abdelhamid Sghaïer: Dixième jour de ma seconde grève de la faim Dr.Saadeddine Zmerli: La ligue tunisienne pour la defense des droits de l’homme (LTDH)  son identite, ses accquis et sa survie L’étranger: Le Vide (et Censure) Sur Tunisnews Les coucous et les indigènes AFP: Un Français (né à Tunis, NDLR) élu président de la Cour européenne des droits de l’Homme Reuters: L’Arabie pourrait intervenir en Irak en cas de retrait américain  Reuters: Saudi will intervene in Iraq if US withdraws-aide

 

Au nom de Dieu le tout Puissant le Très miséricordieux

 

Tunis, le 27 novembre 2006

 

Dixième jour de ma seconde grève de la faim

 

Je soussigné Abdelhamid Sghaïer, étudiant en troisième cycle, poursuis ma grève de la faim pour le dixième jour d’affilée, en protestation contre mon procès expéditif, (pour avoir défendu mes collègues voilées contre l’interdiction qui leur était faite d’entrer à la faculté des sciences de Tunis) et pour protester contre ma privation de passeport.

Dans le cadre de mes actions de protestation en marge de ma grève de la faim, je me suis rendu aujourd’hui, en dépit de mon état d’épuisement, et en réponse à une demande émanant de camarades étudiants, à la fac de sciences de Tunis, où j’ai arboré une pancarte où il était écrit : »Monsieur le ministre de l’Intérieur, j’exige mon passeport « . J’ai pris contact avec des étudiants qui m’ont exprimé leur solidarité et ont dit me soutenir contre cette injustice. Cette action visait à briser l’isolement qu’on m’impose et j’annonce que je continuerai de contacter les composantes estudiantines comme celles de la société civile tunisienne.

Je suis déterminé à voir aboutir ma revendication, quoi qu’il m’en coûte, et j’annonce :

– Je réitère mon exigence de me voir délivrer un passeport rapidement

– j’exhorte toutes les forces politiques et l’ensemble des composantes de la société civile à me soutenir pour que soit mis fin à cette injustice.

Enfin, je salue tous ceux qui m’ont exprimé leur solidarité.

Abdelhamid Sghaïer

 

Pour exprimer votre solidarité :

Lieu de la grève : Rue Sidi Soufiane, centre ville, immeuble n°25, 3ème étage, appartement n°8

Tel : 00 216 97 080 718

absghaier@yahoo.fr

 

(traduction ni relue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

 

 


 

LA LIGUE TUNISIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME (LTDH)

 

 SON IDENTITE, SES ACCQUIS ET SA SURVIE 

 

        Dr.Saadeddine Zmerli

 

En 1977, l’apparition  de la L.T.D.H., organisation non gouvernementale  constituait une nouveauté, c’était la  première organisation des droits humains dans le monde arabe et en Afrique.

Force de pression morale, la Ligue se caractérise par son indépendance à l’égard des  pouvoirs publics et de toutes les formations  politiques.  Sa crédibilité  se fonde sur son caractère d’indépendance et de  pluralisme.

 

Cette crédibilité, la LTDH l’a essentiellement acquise par son comportement et ses actions.

Depuis sa naissance la Ligue a connu des années d’activités soutenues. A côté des tâches quotidiennes dont les plus courantes étaient de répondre aux sollicitations de nos concitoyens limités dans leurs déplacements, privés de leur passeport, elle s’est attachée à améliorer les conditions carcérales des détenus, à militer pour l’intégrité physiques des personnes interpelées, à apporter assistance juridique dans les procès des militants de la gauche, des syndicalistes  en 1978-1979, des islamistes en 1981- 1982, des ouvriers communistes, des démocrates socialistes et d’autres.

Pendant toutes ces années, la LTDH est intervenue sur le terrain des libertés et a suscité de nombreux débats de société dont les thèmes ont été : la liberté de conscience, la tolérance, les châtiments corporels, la torture, la peine de mort. Nous sommes bien sûr intervenus pour exprimer la solidarité des défenseurs tunisiens avec le peuple palestinien.

 

La journée internationale des Droits de l’Homme était célébrée par une manifestation publique thématique prolongée par un débat qui généralement s’avérait fructueux et enrichissant. Ce fut le cas notamment, le 10 décembre1981, lors de notre  réunion sur le thème de l’amnistie générale.

 

Trois faits ont dominé la vie de la LTDH  pendant les années 80 :

– la création d’une commission d’enquête indépendante après les émeutes du pain en 1984 et dont le rapport a fait autorité tant en Tunisie qu’à l’étranger.

– le combat mené en 1985 par la Ligue pour s’opposer aux conceptions conservatrices, fondamentalistes notamment, dans le domaine des droits de la femme, du combat pour l’égalité et plus généralement de l’interprétation de la Charia et de la sécularisation du droit. L’adoption de la chartre de la Ligue en fut un moment important.

– la dénonciation publique, en 1987, malgré les risques majeurs de la situation, des cas de torture et de  morts suspectes dans les locaux de la police.

 

Sur le plan international nous n’avons cessé de soutenir le peuple palestinien dans son juste combat pour recouvrer ses droits nationaux inaliénables et Nelson Mandela dans sa lutte héroïque contre l’Apartheid.

Nous n’avons cessé d’exprimer cette solidarité dans de nombreuses instances internationales et notamment au sein de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), dont nous étions devenus membres  en 1979, au Congrès de Florence. Nous avons eu l’honneur d’y affilier la première ligue arabe et africaine, la ligue tunisienne. La FIDH ne comptait que 35 ligues, en grande majorité européennes, son bureau international avec son Président, ses trois vice-présidents et ses deux secrétaires généraux  étaient tous européens. Notre élection par standing ovation, lors de ce congrès, au poste de vice-président constituait une nouveauté et allait permettre à la Tunisie d’occuper ce poste, presque sans discontinuer jusqu’à l’heure actuelle, par S. Zmerli, K. Chammari et S Belhassen.  

Entretemps, nous avons parrainé l’admission de la plupart des Ligues arabes et africaines, contribuant à l’internationalisation de la FIDH et à son essor. Maintenant la FIDH est devenue une grande dame groupant près de 150 Ligues, un président sénégalais depuis 2000, un marocain parmi les 3 secrétaires généraux et 15  vice-présidents de toutes nationalités.

Aujourd’hui l’élection d’une militante tunisienne, Souhair Belhassen, à la présidence de la FIDH, au prochain congrès, en février 2007 n’est plus du domaine de l’utopie.  

C’est en 1989, que la Ligue a été l’une des trois formations cofondatrices, avec l’Organisation arabe des Droits de l’Homme et l’Union des Avocats Arabes, de l’Institut Arabe des Droits de l’Homme.

C’est à la suite de toutes ces actions  et grâce à l’investissement de ses militants que la Ligue a gagné ses lettres de noblesse en devenant un « acquis national », même auprès de personnalités septiques voire même réticentes au moment de sa création.

C’est cet acquis caractérisé par la pondération de son engagement et de ses actions, son pluralisme et son indépendance que nous voulons sauvegarder.

Aujourd’hui, la LTDH vit une crise, empêchée de poursuivre son action, notamment d’accéder à ses locaux et de tenir son sixième congrès. Pourquoi ? Peut-on remédier à cet état des choses ?

La fusion de certaines sections et le financement externe seraient à l’origine de la crise que traverse la LTDH sous la forme, aujourd’hui, d’un procès intenté par 22 de ses adhérents, avec pour conséquence, sa paralysie depuis plus d’une année.

 

Or la fusion de sections contestée par certains, ni mentionnée ni interdite par le règlement intérieur de la Ligue, avait été décidée par le Comité Directeur et agrée par le Conseil National. En réalité la crise a commencé en 2OOO, après la tenue du 5ème Congrès de la LTDH après la première plainte instruite en justice contre le Comité Directeur, élu par le Congrès et depuis lors, plus de 30 procès lui ont été intenté.

Le recours à la justice pour régler des différends internes n’a jamais eu lieu pendant les 22 premières années de la vie de la Ligue, c’est une manifestation nouvelle, grave, et paradoxale dans la vie associative et notamment dans une association de défense des droits humains.

 

Quant au financement externe, la Ligue y a eu recours parce qu’actuellement il  n’existe pas de subventions nationales pour les ONG et les seules cotisations des militants sont insuffisantes à couvrir les besoins de la Ligue.

Il ne s’agit pas d’une subvention d’un gouvernement ou d’un parti politique étranger mais d’un financement attribué  par l’Union Européenne dans un cadre juridique bien défini et dans la transparence la plus complète. En effet l’accord d’association entre l’Union européenne  (U.E.) et le gouvernement tunisien a été adopté par le parlement européen et par les parlements, à l’époque, des quinze états membres d’une part et par le parlement tunisien d’autre part. Le chapitre relatif au dialogue politique de cet accord  prévoit « des appuis pour le renforcement des capacités des composantes de la Société civile », d’où –entre autres- l’initiative européenne pour les droits de l’Homme et de la Démocratie qui est une ligne budgétaire communautaire utilisée dans ce sens.

 Enfin l’article 13 de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1998, confirme le caractère légal du financement externe : « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de solliciter, recevoir et utiliser des ressources dans le but exprès de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales par des moyens pacifiques, conformément à l’article 3 de la présente déclaration. »

A partir de ces données le principal débat est celui de la transparence et de la légalité. Nous avons nous-mêmes, dans le passé, il y a 25 ans, bénéficié du soutien d’Amideast et, grâce à notre ami Abdelwahab Bouhdiba, d’un financement de la Commission Internationale des Juristes. En tout état de cause, il est opportun d’envisager aujourd’hui, une loi de financement public des Associations fondée sur l’équité, la transparence et l’indépendance.

 

Aujourd’hui, le dialogue entre les autorités et la Ligue est indispensable. Dans le passé, l’attitude de la Ligue à l’égard des pouvoirs publics a toujours été claire dans la mesure où nous n’avons cessé de réclamer avec insistance l’instauration d’un dialogue continu et la mise en place de passerelles efficaces car nous pensons que la Ligue n’a pas pour vocation de s’en tenir seulement aux pétitions de principes mais qu’elle doit avoir les moyens d’infléchir, par le dialogue et la concertation, certaines attitudes des pouvoirs publics. C’est ainsi que de nombreux problèmes d’abus administratif, de condition carcérale, de liberté de circulation avaient pu être réglés sans publicité aucune.                                                                                   

Le dialogue entre les autorités et la Ligue est indispensable pour lever les malentendus et tracer les chemins de l’avenir.

 

L’appel que nous lançons et qui rétablira la normalité des relations entre les militants, sollicite le retrait des plaintes introduites en justice.

Il entrainera la levée des entraves au fonctionnement de la Ligue et de ses sections, permettra l’instauration d’un dialogue dans les instances de la LTDH  seules habilitées à trancher tous les différends, et la tenue du 6ème Congrès qui pourrait seul modifier le règlement interne et les statuts de l’association s’il en était besoin.

En contre partie, nous avons pris nos responsabilités en tant qu’anciens présidents et responsables de la Ligue de faciliter le dialogue et le débat démocratique dans les instances de la Ligue dans le respect des personnes et de la diversité des opinions et ce notamment dans la perspective de la préparation et de la tenue du Congrès.

 

Aujourd’hui, peut-on envisager une sortie de crise ?

Une sortie de crise  est aujourd’hui possible, de nombreux  acteurs manifestent en effet leur volonté de dialogue, souhaitent la tenue  d’un prochain congrès  et font  appel aux anciens présidents de la LTDH pour sauvegarder la Ligue, actuellement frappée par une paralysie qui ne sert ni le citoyen tunisien ni les pouvoirs publics.

 

(Source: Attariq Al Jadid nr 54 novembre 2006 – posté dans le blog du jounaliste Mohamed Maali)

 

http://fr.360.yahoo.com/maalimohamed


Le Vide (et Censure) Sur Tunisnews

Posté par L’étranger sur nawaat.org le lundi 27 novembre 2006 à 14h08

 

Je crois que je ne suis pas le seul à remarquer le vide sur tunisnews, surtout sur sa page française. Le malheur c’est quand on voit Tunisnews aller chercher de « l’information » ailleurs, à propos de tout et n’importe quoi comme par exemple: Le numéro du 26 novembre 2006 il n’y a seulement que 2 « textes » : une ancienne Pétition contre la censure de la pièce théâtrale « KHAMSOUN » et un Poème: Le nouveau Ben Ali est arrivé. Le numéro du 25 novembre 2006 AISPP: Communiqué Le Journal: Lorsque Moncef Souissi fait l’éloge du colonialisme Le Monde: La Libye s’efforce d’empêcher ses immigrants d’Afrique noire de traverser la Méditerranée Pourquoi Tunisnews se refuse de publier les textes de qualité concernant la Tunisie publiés ici sur nawaat, surtout ceux écrits par l’équipe de nawaat ?? comme : Tunisie : Le cauchemar de l’information, un document pour l’Histoire par Astrubal, dimanche 26 novembre 2006 La Tunisie 135e dans l’Index de la Démocratie par Sami Ben Gharbia, samedi 25 novembre 2006 Wikipedia censuré en Tunisie ? Par Sami Ben Gharbia, mis en ligne le lundi 27 novembre 2006

 

Réponse de l’équipe de TUNISNEWS :

 

1-       Comme toujours, nous sommes très ravis et honorés par l’intérêt, les commentaires et les critiques de nos concitoyens, amis et lecteurs attentifs à ce que nous faisons et publions.

2-       M. « L’étranger » a critiqué le « VIDE » et la « CENSURE » qu’il a constaté dans nos numéros du samedi et dimanche dernier. Il a raison, nous étions occupés et nous n’avions pas pu travailler normalement. Est-ce qu’on n’aurait pas par hasard le droit de diminuer notre rythme de travail pendant le weekend, cher Monsieur ?

3-       M. « L’étranger » a critiqué le fait que TUNISNEWS va « chercher de « l’information » ailleurs, à propos de tout et n’importe quoi » : mais cher compatriote nous avons toujours fait ça : Chercher de l’information à propos de la Tunisie, la trier, l’ordonner et l’offrir à nos lecteurs et abonnés. D’autre part, il considère que la pétition contre la censure de « Khamsoun » est ancienne. Bien sûr qu’elle est ancienne mais nous avons jugé qu’il est nécessaire de rappeler à l’opinion publique que la censure qui sévit dans notre pays n’épargne personne et qu’il faut – au moins – signer cette pétition.

4-     M. « L’étranger » vous posez une très bonne question : « Pourquoi Tunisnews se refuse de publier les textes de qualité concernant la Tunisie publiés ici sur nawaat, surtout ceux écrits par l’équipe de nawaat » ?. En fait, nous ne nous sommes jamais refusé à publier les textes de qualité publiés sur nawaat (et des forums de nawaat aussi). Nous l’avons toujours fait, et ce pendant plusieurs années. Il n’y a aucune raison pour que ça change maintenant.

5-     Enfin, nous sommes toujours à l’écoute des remarques, des critiques et de tous les messages qui nous sont adressées mais nous espérons que ceux qui les écrivent tiennent compte de la réalité (c-à-d consulter nos archives avant de faire des affirmations erronées) et être attentifs à nos limites : nous sommes une très petite équipe de BÉNÉVOLES constituée d’êtres humains qui peuvent tomber malades, avoir des empêchements divers, qui ont des responsabilités familiales et professionnelles et qui ont des fois besoin d’un tout petit break.

 

Merci pour votre compréhension

 

 

L’équipe de TUNISNEWS

Le 29 novembre 2006


 

 

Les coucous et les indigènes

 

A Kasserine les coucous je veux dire par là les flics ne sont aucunement garants de la société civile

d’ailleurs elle n’existe même pas donc ils se convertissent en paras et parias en guerre contre les INDIGENES du pays Hé oui…nul ne peut débattre avec eux nul ne peut en discuter. Nos flics ont raison sur tout mais surtout ils ont raison. Quand un flic vous sourit c’est cela..votre jour de chance quand il vous interpelle c’est la catastrophe

 

Le pays aride hiver comme été semble inerte figé dans le temps et dans son espace. La pauvreté des jeunes leur chômage aidant. La piété que dégage un vieux tous les vieux et la pitié qui vous enrage la vue devant la horde des mendiants vous harcèle la nuit dans votre sommeil ; si rêve y a.

 

Les flic eux c’est la belle vie qu’ils mènent la bonne bouteille et la belle P…et pucelle s’il vous plait

ils n’ont d’ordre à recevoir de personne .

 

Au pays des indigènes, ont fait ce qu’on veut les délinquants eux travaillent pour eux ,ils sont leurs indicateurs ou, leurs serviteurs il n’y a pas d’autres boulots et il fallait occuper un indigène comme du temps de la coloniale ou un petit arabe n’est autre qu’un bicot un bougnoule un tronc un raton.etc…

 

le flic lui doit se comporter ainsi comme jean d’autrefois dernièrement on arrêta Mohsen T on rentra par la porte ouverte comme d’habitude on l’a défoncé et on rentra manu militari dans la chambre de sa vielle maman on lui piqua son argent et une carte de soin et on prend des papiers de la famille on éclaboussa la vielle de son sommeil vers minuit on rapte le jeune en caleçon et tricot de peau pour un interrogatoire en liaison avec la drogue nos flics sont si surs d’eux et dominateurs transportent leur butin menotte en mains .pour un interrogatoire muscle car les indigènes ne comprennent pas les manières civiles des autres villes du pays après que vaut un ferchichi ou un mejri devant nos james bond?

 

Bref l’histoire parait longue et nos flics ne tissent pas dans la dentelle. Mohsen l’homme coupable l’homme qui représente le danger pour sa société d’indigènes doit comparaitre devant les médecins de l’hôpital avant de comparaitre devant le juge d’instruction. Son avocat est reste coit quoi de plus normal avez-vous entendu parler d’un flic jugé pour crime ?

 

Cependant nos flics ont oublié ou feint d’oublier que Mohsen n’est autre que le fou du village un petit arriéré mental et irresponsable mais avec nos flics de Kasserine y a t il un soupçon d’humanité? j’en doute fort pour le moment la ligue des droits de l’homme tient le dossier en main les instances internationales pour sauver un arriéré mental des griffes des fous pardons des coucous de Kasserine.

 

(Correspondance particuliére )

 


 

Un Français (né à Tunis, NDLR)

élu président de la Cour européenne des droits de l’Homme

 

AFP, le 29 novembre 2006 à 13h04

 

 

STRASBOURG (Conseil Europe), 28 nov 2006 (AFP) – Le juge français Jean-Paul Costa a été élu mercredi à Strasbourg président de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), a-t-on appris

auprès de la Cour.

 

M. Costa, 65 ans, qui était vice-président de la CEDH depuis 2001, prendra ses fonctions en janvier lorsque l’actuel titulaire du poste, le Suisse Luzius Wildhaber, président de la CEDH depuis 1998, prendra sa retraite, précise-t-on de même source.

 

Le président de la CEDH est élu pour une durée de trois ans. Né en 1941 à Tunis (Tunisie), ancien élève de l’Ecole nationale d’administration (ENA), Jean-Paul Costa a débuté sa carrière au

Conseil d’Etat avant de diriger le cabinet d’Alain Savary, ministre socialiste de l’Education nationale de 1981 à 1984.

 

Professeur associé de droit aux Universités d’Orléans et de Paris I (Panthéon-Sorbonne), M. Costa a notamment présidé la délégation française pour la négociation du traité entre la France

et le Royaume-Uni au sujet de la liaison fixe trans-Manche

(1985-86), ainsi que la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) de 1995 à 1998.

 

Juge (représentant de la France) à la CEDH depuis 1998, M. Costa passe pour un juriste très expérimenté qui avait notamment pris position en faveur du oui à la Constitution européenne, estimant que cette dernière apportait de nouveaux droits au citoyen européen.

 

Il avait également à plusieurs reprises donné son point de vue sur le foulard islamique, estimant notamment en 2003 que la CEDH ne voyait « aucun problème » à ce que la France légifère sur

l’interdiction des signes religieux à l’école. Il avait également estimé que le droit français sur la laïcité devait être révisé afin de prendre en compte les évolutions de la société, et plus particulièrement la place occupée par l’islam, devenu deuxième religion en France.

 

La CEDH – qui a remplacé en 1998 la Commission européenne des droits de l’Homme – compte actuellement 46 juges, un au titre de chacun des Etats membres du Conseil de l’Europe qui ont ratifié la Convention européenne des droits de l’Homme. Les arrêts de la Cour sont rendus par des chambres de sept juges, tandis qu’une Grande chambre, constituée de 17 juges, statue en appel ou sur les affaires jugées délicates.

 

Plus de 800 millions d’Européens peuvent se plaindre auprès de la Cour de Strasbourg s’ils s’estiment victimes de violations des droits de l’Homme.

 

Les arrêts de cette Cour sont contraignants pour les gouvernements.

 


 

L’Arabie pourrait intervenir en Irak en cas de retrait américain

 

REUTERS,  le 29 novembre 2006 à 16h46

 

WASHINGTON, 29 novembre (Reuters) – L’Arabie saoudite utilisera des moyens financiers, militaires ou pétroliers pour empêcher un éventuel massacre de la minorité sunnite par la majorité chiite, soutenue par l’Iran, en cas de retrait américain d’Irak, a prévenu mercredi un conseiller du gouvernement saoudien.

 

Dans une tribune publiée par le Washington Post, Naouaf Obaid écrit que les autorités saoudiennes s’apprêtent à revoir leur politique irakienne pour tenir compte des conséquences d’un éventuel retrait américain. Parmi les diverses options à l’étude, l’Arabie saoudite pourrait inonder le marché pétrolier pour faire chuter les cours afin de limiter la capacité iranienne de financement des milices chiites.

 

« Un engagement saoudien en Irak comporte assurément de grands risques: il pourrait déclencher une guerre régionale.

Certes, mais les conséquences de l’inaction sont bien pires », juge Obaid.

 

Le journal précise que les opinions exprimées par ce conseiller n’engagent que leur auteur et non le gouvernement saoudien.

 

« Rester aveugle au massacre de sunnites irakiens reviendrait à renoncer aux principes fondateurs du royaume. Cela saperait la crédibilité de l’Arabie saoudite dans le monde sunnite et constituerait une capitulation face aux actions militaristes de l’Iran dans la région », poursuit Obaid.

 

FOURNITURE D’ARMES À LA RÉBELLION SUNNITE?

 

Le président américain George Bush exclut tout retrait de l’armée américaine avant l’achèvement de la mission qu’il lui a assignée. Depuis la défaite de son parti républicain aux élections parlementaires du 7 novembre, il se dit néanmoins ouvert à toute suggestion sur une évolution de la stratégie américaine en Irak, en proie à des violences confessionnelles entre chiites et sunnites.

 

L’Arabie saoudite, premier producteur et exportateur mondial de pétrole et proche allié de Washington, craint que l’Iran ait profité du renversement de Saddam Hussein par l’armée américaine

en 2003 pour étendre son influence dans la région.

 

D’après un diplomate occidental en poste à Ryad, l’Arabie saoudite finance déjà des tribus sunnites en Irak.

Le vice-président américain Dick Cheney a rencontré samedi à Ryad le roi Abdallah d’Arabie saoudite.

D’après Obaid, cette visite a permis de souligner « la prééminence de l’Arabie saoudite dans la région et son importance dans la stratégie des Etats-Unis en Irak ».

Si les Etats-Unis commencent à se retirer d’Irak, « l’une des premières conséquences serait une intervention saoudienne de grande ampleur pour empêcher les milices chiites soutenues par

l’Iran de massacrer les sunnites irakiens », a insisté Obaid.

Ce conseiller détaille les trois options envisagées par le gouvernement saoudien:

– fournir « aux chefs militaires sunnites (principalement des ex-baassistes de l’ancien corps des officiers irakiens, qui constituent la colonne vertébrale de l’insurrection) le même type d’aide », notamment de l’argent et des armes;

– créer de nouvelles brigades sunnites destinées à combattre les milices soutenues par l’Iran;

– le roi Abdallah « pourrait décider d’étrangler le financement iranien des milices par le biais de la politique pétrolière. Si l’Arabie saoudite augmente sa production et fait chuter de moitié le cours du pétrole (…) ce serait dévastateur pour l’Iran (…) La conséquence serait de limiter la capacité

de Téhéran de poursuivre le transfert de centaines de millions (de dollars) chaque année aux milices chiites en Irak et ailleurs ».

 


 

 

Saudi will intervene in Iraq if US withdraws-aide

REUTERS, le 29 novembre 2006 à 16h42

 

WASHINGTON, Nov 29 (Reuters) – Using money, weapons or its oil power, Saudi Arabia will intervene to prevent Iranian-backed Shi’ite militias from massacring Iraqi Sunni Muslims once the

United States begins pulling out of Iraq, a security adviser to the Saudi government said on Wednesday.

Diplomats and analysts say Iraq’s Sunni Arab neighbours, led by heavyweight Saudi Arabia, fear that the sectarian violence could spill into large-scale civil war between Shi’ites and Sunnis and set off a political earthquake far beyond Iraq.

Nawaf Obaid, writing in The Washington Post, said the Saudi leadership was preparing to revise its Iraq policy to deal with the aftermath of a possible U.S. pullout, and is considering options including flooding the oil market to crash prices and thus limit Iran’s ability to finance Shi’ite militias in Iraq.

« To be sure, Saudi engagement in Iraq carries great risks — it could spark a regional war. So be it: The consequences of inaction are far worse, » Obaid said.

The article said the opinions expressed were Obaid’s own and not those of the Saudi government.

« To turn a blind eye to the massacre of Iraqi Sunnis would be to abandon the principles upon which the kingdom was founded. It would undermine Saudi Arabia’s credibility in the Sunni world and would be a capitulation to Iran’s militarist actions in the region, » he said.

An official Arab source sought to play down the comments. « Saudi Arabia is worried about a new Iran imposing its political agenda on the region. We don’t want Iran and its allies to have a free hand and free control, » he said. « Iran knows that it is vulnerable and that Saudi Arabia has the upper hand and maintains real weight and power. »

 

THREE OPTIONS

 

A Western diplomat based in Riyadh said Saudi Arabia was already funding Sunni tribes in Iraq.

« I don’t doubt for a second that they do pump money to the tribes, that’s the Saudi way of doing things. But if they sent in troops it would be a bloodbath, » he said.

U.S. President George W. Bush will meet Iraqi Prime Minister Nuri al-Maliki in Jordan on Wednesday to discuss a surge in Sunni-Shi’ite violence in Iraq.

Bush has said he does not support calls for a U.S. pullout from Iraq, but he is expected soon to receive proposals for possible changes in U.S. policy in Iraq from a bipartisan panel.

Saudi Arabia, the world’s biggest oil exporter and a close U.S. ally, fears Shi’ite Iran has been gaining influence since the 2003 U.S.-led invasion of Iraq ousted Saddam Hussein.

 

Obaid said if the United States begins withdrawing from Iraq, « one of the first consequences will be massive Saudi intervention to stop Iranian-backed Shi’ite militias from butchering Iraqi Sunnis. »

 

Anthony Cordesman of the Center for Strategic and International Studies said any intervention could only be determined by the course of events.

 

« Until we see what happens and how the situation is going to develop and the implications for those countries it is important to consider the possibilities but who will do what will be determined by the course of events, » he told Reuters.

 

Obaid listed three options being considered by the Saudi government:

– providing « Sunni military leaders (primarily ex-Baathist members of the former Iraqi officer corps, who make up the backbone of the insurgency) with the same types of assistance », including funding and arms.

– establishing new Sunni brigades to combat the Iranian-backed militias.

– or the Saudi king « may decide to strangle Iranian funding of the militias through oil policy. If Saudi Arabia boosted production and cut the price of oil in half … it would be devastating to Iran … The result would be to limit Tehran’s ability to continue funneling hundreds of millions each year to

Shi’ite militias in Iraq and elsewhere. »

 

(Additional reporting by Samia Nakhoul and Andrew Hammond)

 

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