29 mars 2009

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TUNISNEWS

8 Úme année, N° 3232 du 29.03.2009

 archives : www.tunisnews.net  

JournĂ©e de Soutien aux Matroudine AFP: Tunisie: l’ex-prĂ©sident d’Ennahdha se dit victime d’un procĂšs d’opinion AP: Tunisie: en grĂšve de la faim depuis 46 jours, cinq Ă©tudiants dans “un Ă©tat grave”, selon un mĂ©decin AFP:  Tunisie : approbation d’un accord prĂ©fĂ©rentiel de commerce avec l’AlgĂ©rie Xinhua: Le prĂ©sident tunisien participe au sommet arabe de Doha Slim Bagga: Traitre, et je le revendique Dr.Sahbi Amri: A Kouchner : Ce mĂ©decin – vraiment – sans frontiĂšres morales


Mizaanoun: Une vérité dite par un imposteur



Liste actualisĂ©e des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invitĂ©s Ă  envoyer leur: Nom, Pays de rĂ©sidence et AnnĂ©e de sortie de la Tunisie sur le mĂ©l de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


 

Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim www.matroudine.fr.vc matroudine.solidarite@gmail.com
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives www.ftcr.eu ftcr2@wanadoo.fr

Journée de Soutien aux Matroudine

du 28 mars 2009 47ùme Jour de grùve de la faim des 6 Etudiants de  l’ UGET

Le ComitĂ© de Soutien aux Etudiants grĂ©vistes de la Faim et la  FĂ©dĂ©ration des Tunisiens pour une CitoyennetĂ© des Deux Rives ont organisĂ© samedi 28/03/2009 une journĂ©e de solidaritĂ© avec les Ă©tudiants grĂ©vistes de la faim (matroudine) : 11H00 – 13H00 : –          Lors d’un rassemblement devant le Consulat de Tunisie Ă  Paris le ComitĂ© a distribuĂ© son dernier communiquĂ© (N°4) et a fait signer une pĂ©tition dĂ©nonçant l’attitude des autoritĂ©s Ă  leur Ă©gard et soutenant leur cause. –          Un membre du ComitĂ© a pris la parole pour exposer la situation aux participants au rassemblement les invitants Ă  soutenir les grĂ©vistes. L’intervenant a insistĂ© sur la rĂ©pression que subissent les militants de l’UGET, sur la lĂ©gitimitĂ© de leurs revendications et sur la nĂ©cessitĂ© grandissante d’intensifier la solidaritĂ© avec eux surtout que leur Ă©tat de santĂ© est de plus en plus grave.  14H00 – 18H30 : –          Le ComitĂ© a organisĂ© une rencontre dans le siĂšge de la FTCR durant laquelle les participants ont regardĂ© des extraits de la confĂ©rence de presse que les grĂ©vistes ont donnĂ©. Une discussion suivie d’une rĂ©union de travail a eu lieu aprĂšs. –          Lors de la rencontre-dĂ©bat, les participants ont Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© d’intensifier les expressions de solidaritĂ©s avec les matroudine (les exclus) ainsi que les possibilitĂ©s de collaborer avec notamment les syndicats Ă©tudiants et les organisations de jeunesses. –          Les participants ont dĂ©cidĂ© d’organiser une deuxiĂšme JournĂ©e de SolidaritĂ© avec les matroudine dans les jours qui viennent. Des informations plus dĂ©taillĂ©es seront donnĂ©es au fur et Ă  mesure sur le programme.   –          Se sont associĂ©s Ă  la rencontre-dĂ©bat des participants au rassemblement qui, intĂ©ressĂ©s par la cause des Ă©tudiants grĂ©vistes de la faim, ont participĂ© Ă  la rencontre en exprimant leur volontĂ© de contribuer aux actions du ComitĂ©. La rĂ©alisation de cette journĂ©e de solidaritĂ© a Ă©tĂ© Ă©troitement prĂ©parĂ©e par le ComitĂ© de Soutien aux Etudiants grĂ©vistes de la Faim et la FĂ©dĂ©ration des Tunisiens pour une CitoyennetĂ© des deux Rives. Tous les deux lancent une invitation ouverte aux organisations dĂ©mocratiques pour soutenir les matroudine et leur exprimer toute les expressions de solidaritĂ©. Paris le 28/03/2009 A l’heure oĂč se communiquĂ© est rĂ©digĂ©, nous venons d’apprendre que le site de soutien aux grĂ©vistes de la faim www.matroudine.fr.vc n’est plus accessible depuis la Tunisie.

 

 

Tunisie: l’ex-prĂ©sident d’Ennahdha se dit victime d’un procĂšs d’opinion

AFP le 28 mars 2009

TUNIS (AFP) — L’ancien prĂ©sident du mouvement islamiste tunisien interdit Ennahdha (Renaissance), Sadok Chourou, jugĂ© en appel samedi pour “association illĂ©gale”, a affirmĂ© ĂȘtre poursuivi pour “ses opinions” dans un “procĂšs politique” visant Ă  le rĂ©duire au silence.

CoiffĂ© d’une chĂ©chia rouge, l’opposant s’est longuement dĂ©fendu devant la Cour d’appel de Tunis pour contester sa condamnation en premiĂšre instance Ă  un an de prison le 13 dĂ©cembre 2008 pour “maintien d’une association illĂ©gale”, en l’occurrence Ennahdha.

Sadok Chourou, 61 ans, est poursuivi pour avoir “repris des activitĂ©s, renouĂ© le contact avec ses partisans et parlĂ© au nom du mouvement interdit” peu de temps aprĂšs sa libĂ©ration conditionnelle, qui avait mis fin Ă  18 annĂ©es de rĂ©clusion.

Ces accusations reposent sur des dĂ©clarations diffusĂ©es par le site “islamonline” et la tĂ©lĂ©vision Al-Hiwar (Le Dialogue, Londres), auprĂšs desquels M. Chourou s’Ă©tait exprimĂ© sur la situation politique et s’Ă©tait plaint de torture durant sa dĂ©tention.

Samedi, il a indiquĂ© avoir Ă©tĂ© interdit par la police d’organiser une rĂ©ception Ă  son domicile pour fĂȘter sa sortie de prison, en novembre 2008.

La création de partis sur des bases religieuses est interdite par la loi tunisienne.

M. Chourou a revendiquĂ© son adhĂ©sion idĂ©ologique au parti Ennahdha dissous, et a dĂ©fendu son droit d’expression. Il a dĂ©menti avoir entrepris la restructuration de son parti mais confirmĂ© souhaiter le voir un jour participer “lĂ©galement” Ă  la vie politique.

Une cinquantaine d’avocats de la dĂ©fense ont plaidĂ© l’acquittement, dĂ©noncĂ© un “procĂšs politique” et estimĂ© que leur client Ă©tait jugĂ© pour des motifs “sans fondement” et pour “ses opinions”.

La cour doit rendre son verdict le 4 avril.

Physicien universitaire, Sadok Chourou a dirigĂ© Ennahdha aprĂšs l’exil volontaire de son chef Rached Ghannouchi en 1988, avant d’ĂȘtre condamnĂ© Ă  la rĂ©clusion Ă  perpĂ©tuitĂ© en 1991 lors des procĂšs ayant suivi le dĂ©mantĂšlement du mouvement islamiste.

Il fait partie des derniers opposants libĂ©rĂ©s parmi les partisans d’Ennahdha, parti accusĂ© de complot contre le pouvoir et qualifiĂ© d'”organisation extrĂ©miste interdite qui prĂŽne l’atteinte aux biens et aux personnes pour rĂ©aliser ses objectifs”.


 

Tunisie: en grĂšve de la faim depuis 46 jours, cinq Ă©tudiants dans “un Ă©tat grave”, selon un mĂ©decin

AP | 28.03.2009 | 19:24 Cinq Ă©tudiants tunisiens observent une grĂšve de la faim depuis 46 jours pour protester contre leur renvoi “arbitraire” et rĂ©clamer leur rĂ©intĂ©gration dans leurs facultĂ©s. Le Dr Dridi Hamida, qui a Ă©tĂ© Ă  leur chevet, juge leur Ă©tat “grave”. “Ils sont en train de frĂŽler la mort sans s’en rendre compte”, s’alarme-t-elle. Dans un rapport mĂ©dical, deux autres praticiens, les Dr Ahlem Belhaj et Sami Souihli, font Ă©tat notamment d’une altĂ©ration de l’Ă©tat gĂ©nĂ©ral des grĂ©vistes ĂągĂ©s de 23 Ă  27 ans, d’une asthĂ©nie profonde, et de dĂ©shydratation. Selon les autoritĂ©s, les grĂ©vistes, qui appartiennent Ă  l’Union gĂ©nĂ©rale des Ă©tudiants tunisiens (UGET), ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s aprĂšs avoir Ă©tĂ© traduits devant les conseils de discipline de leurs facultĂ©s respectives et “bĂ©nĂ©ficiĂ© de leur droit de dĂ©fense, certains ayant Ă©tĂ© assistĂ© par des avocats”. Il leur Ă©tait reprochĂ© des violences verbales et physiques sur des membres du corps enseignant, l’agression et la sĂ©questration de doyens et des “entraves rĂ©pĂ©tĂ©es” au dĂ©roulement des cours. “Nous avons Ă©tĂ© renvoyĂ©s en raison de nos activitĂ©s syndicales”, soutiennent quant Ă  eux les grĂ©vistes. Une version jugĂ©e “sans fondement” par les autoritĂ©s. ConsidĂ©rant qu’ils Ă©taient “victimes d’injustice”, ils se disent dĂ©terminĂ©s Ă  poursuivre leur grĂšve de la faim illimitĂ©e, malgrĂ© leur Ă©tat de santĂ© prĂ©caire. AP
 

 

Tunisie : approbation d’un accord prĂ©fĂ©rentiel de commerce avec l’AlgĂ©rie

 
Par  AFP , le  28/03/2009  |  Le prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali a promulguĂ© samedi une loi approuvant un accord commercial avec l’AlgĂ©rie, le premier du genre entre ces deux pays du Maghreb, a indiquĂ© l’agence tunisienne TAP. M. Ben Ali a recommandĂ© au gouvernement d’en “tirer le meilleur profit” de façon “Ă  renforcer davantage les liens solides et promouvoir la coopĂ©ration” entre Tunis et Alger, a ajoutĂ© l’agence. L’accord, conclu en dĂ©cembre dernier lors d’une visite Ă  Tunis du Premier ministre Ahmed Ouyahia, concerne trois listes de produits pour lesquels les deux pays s’accordent des avantages tarifaires similaires Ă  ceux qui rĂ©gissent leurs Ă©changes avec l’Union europĂ©enne. Il s’agit d’une exonĂ©ration douaniĂšre partielle et progressive sur cinq et dix ans selon l’accord, qui comporte Ă©galement une clause contre la concurrence dĂ©loyale. En pourparlers depuis deux ans et trĂšs attendu dans les milieux d’affaires, cet accord vise Ă  dynamiser le commerce bilatĂ©ral (500 millions USD en 2008) et instaurer Ă  terme le libre-Ă©change entre ces deux pays membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA, AlgĂ©rie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Cet ensemble peine Ă  rĂ©aliser son intĂ©gration Ă©conomique avec un niveau de commerce rĂ©gional parmi les plus faibles de la planĂšte, reprĂ©sentant 3% des Ă©changes des cinq pays qui le composent.

 

Le président tunisien participe au sommet arabe de Doha

 2009-03-29 07:08:12      TUNIS, 28 mars (Xinhua) — Le prĂ©sident tunisien Zine El  Abidine Ben Ali participera au sommet arabe, prĂ©vu lundi, a  annoncĂ© samedi le porte-parole officiel de la prĂ©sidence  tunisienne.       Dans une dĂ©claration rapportĂ©e par l’agence de presse  officielle tunisien TAP, le porte-parole officiel de la prĂ©sidence tunisienne a soulignĂ© que le prĂ©sident Ben Ali se rendra au Qatar  pour participer aux travaux de la 21Ăšme session du sommet arabe et au deuxiĂšme sommet des pays arabes et des pays d’AmĂ©rique latine,  qui se tiennent Ă  Doha.       Le 21e sommet de la Ligue arabe sera convoquĂ© lundi prochain Ă  Doha et s’achĂšvera mardi dans l’aprĂšs-midi.       Samedi, les ministres arabes des Affaires Ă©trangĂšres se sont  rĂ©unis Ă  Doha pour mettre la touche finale au programme du 21e  sommet arabe.


TRAITRE, ET JE LE REVENDIQUE

 
par SLIM BAGGA
 
N’en dĂ©plaise Ă  ceux qui font feu de tout bois, je vais apporter mon soutien Ă  Bernard Kouchner, en devançant les mercenaires Ă  la solde d’un rĂ©gime tyrannique. Oui, je suis traitre. Traitre Ă  Ben Ali, traitre Ă  Leila, traitre Ă  une caste de pourris dont le temps est plus que jamais comptĂ©.
Traitre surtout  aujourd’hui au premier exĂ©cuteur d’un complot contre le peuple tunisien, contre la presse, contre la vĂ©ritĂ©: cet homme est Abdelwaheb Abdallah, si miniscule en taille en apparence et si grand en coups bas. Je le comprends puisqu’il il ne doit sa longĂ©vitĂ© qu’Ă  sa fĂ©lonie. Il doit donc servir son seul fonds de commerce.
A priori, rien ne devrait justifier ce qu’on appellerait dĂšs aujourd’hui “une attaque gratuite” contre quelqu’un que rien ne prĂ©destinait aux hautes responsabilitĂ©s. Mais il se trouve que l’excellent prof que je connais est un piĂštre politique, un nullissime stratĂšge. Ce qui fait que je peux dire sans culpabiliser que j’ai honte d’avoir Ă©tĂ© son Ă©tudiant.
Etudiant, j’en fus fier; mais journaliste j’ai dĂ©couvert sa lĂąchetĂ©, son ambition dĂ©mesurĂ©e, sa platitude devant un GĂ©nĂ©ral assasssin et sa rĂ©vĂ©rence Ă  une famille venue de rien, les Trabelsi, en l’occurrennce…
De quelqu’un qui a trahi Bourguiba pendant que son seul rĂŽle se limitait Ă  lui faire la lecture de la presse tous les jours à 16h, que peut-on attendre et que peut attendre l’opinion tunisienne et internationale? J’avoue que cette question me travaille quand je pense Ă  mon pays colonisĂ© de maniĂšre interne par une mafia.
Et jusque lĂ , ce qui distingue mes enseignants arrivĂ©s aux plus hauts postes, c’est leur dĂ©termination dans la sauvegarde d’un minimum de principes.
Alors, oui; j’ai eu pour enseignant Larbi Chouikha, Hichem Skik et Alya, Mohamed Charfi, Sana Ben Achour, Moncef Ben M’Rad; et je n’ai pas Ă  rougir. J’ai eu aussi Dali Jazy, Habib Slim, Abdelfattah Amor et beaucoup d’autres dont ma mĂ©moire Ă©vacue jusqu’aux noms, et qui font honte.
J’ai eu surtout Abdelwaheb Abdallah que ma monscience m’interdit de mĂ©nager, aussi puissant soit-il.
Je profite de sa bĂȘtise pour annoncer que je ne me tairai plus. Son dernier communiquĂ© traitant Bernard Kouchner de tous les noms d’oiseaux, et l’arrogance du texte dĂ©fiant le
patron du Quai d’Orsay Ă  apporter la moindre preuve qu’il y ait eu un seul journaliste emprisonnĂ© durant ces vingt derniĂšres annĂ©es ni le moindre opposant harcelĂ© m’offre un plateau en or pour rĂ©pondre, par respect de tous les opprimĂ©s.
 
A propos de journalistes: Que votre fĂȘte commence?
 
1/ Omar S’habou, directeur du ” Maghreb” n’a pas Ă©tĂ© emprisonnĂ© en 1990 pendant prĂšs d’un an? C’Ă©tait pourtant Ă  votre retour de Londres pour prendre en main l’information Ă  partir du Palais!!! TROU DE MEMOIRE, sans doute!!!
 
2/ Hammadi Jebali, Abdallah Zouari ne sont toujours pas quasiment en prison aprĂšs plus d’une dĂ©cennie dans l’enfer de votre maĂźtre!!!
 
3/ Sahnoun Jouhri n’est pas mort en dĂ©cembre 1995 sous la torture? Et Lassaad son frĂšre vit en paix!!!
 
4/ Le correspondant de l’AFP n’a pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© , malmenĂ© en 2000!!!
 
5/ Sihem Ben sedrine n’est pas restĂ© 60 jours en prison en 2001 pour avoir Ă©voquĂ© le  trafic de cigarettes en contrebande avec l’AlgĂ©rie d’un Trabelsi!!!
 
6/  Son siĂšge de “Kalima” n’a pas Ă©tĂ© dĂ©vastĂ© de multiples fois!!!
 
7/ Le journaliste Ryadh Ben Fadhl n’a pas reçu un coup de rĂ©volver Ă  Carthage aprĂšs son article sur “Le Monde diplomatique”. Ben Ali avait jurĂ© ses grands dieux de l’enquĂȘte. OĂč en est-elle 9 ans plus tard?
 
8/ Taoufik Ben Brik n’a rien subi; et sa grĂšve de la faim Ă©tait du pipeau. Sa femme, Azza Zarrad , journaliste aussi, n’a rien subi non plus!!!
 
10/ Jean-Pierre Tuquoi du “Monde” est le bienvenu Ă  Tunis. Ce n’est pas vous-mĂȘme qui avez contactĂ© l’ElysĂ©e pour mettre un point d’honneur Ă  ce qu’il n’accompagne pas le prĂ©sident français dans une visite officielle!!!
 
11/ Christophe Boltansky, ex- “LibĂ©ration” et Ă  prĂ©sent “Le Nouvel Observateur” n’a pas Ă©tĂ© agressĂ© Ă  Tunis!!!
 
12/ Une voiture de flics tunisiens n’Ă©tait pas planquĂ©e devant le domicile de Nicolas Beau entre septembre et octobre 1999, Ă  la veille de la parution “de Notre ami Ben Ali”!!!
Stop ou encore? Allez une ou deux autres pour la route:
 
13/ Slim Boukhdhir n’a pas Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de prison cet Ă©tĂ© 2008. Il Ă©tait quelque part dans votre sombre paradis!!!
 
14/ Zakia Dhifaoui n’a rien subi non plus;,
 
15/ Quant Om Ziad et son mari, dĂ©putĂ©, M. Jallali, ils vivent une vie de journaliste et de dĂ©putĂ© libres. Ils n’ont pas Ă©tĂ© touchĂ©s par un accident politique de la circulation.
 
Il n’y rien de tout celĂ , Monsieur le ministre menteur, imposteur, et je dirais esclave de son ambition. Il n’ y a rien de tout cela. MĂȘme ma riposte n’existe pas. Tous ces faits se  sont passĂ©s au Botswana, pas en Tunisie.
 
 
MAINTENANT LES PREUVES DE HARCELEMENT D’ OPPOSANTS ET DE MILITANTS
 
1/ Khemais Chammari n’a pas Ă©tĂ© fouillĂ© au corps Ă  l’aĂ©roport. Jamais!!!
 
2/ Sa fille Fatma et son Ă©pouse Alya n’ont pas gardĂ© la minerve aprĂšs une course sur la route et une queue de poisson?!!!
 
3/ Les photos d’yeux au beurre noir de Sihem Ben Sedrine ou de Radhia Nasraoui, publiĂ©es par “L’Audace” sont un montage de moi!!!
 
4/ Le siĂšge du domicile de Me Mohamed Nouri est une invention!!!
 
5/ La libre circulation de Maitre Mohamed Abbou est assurée!!!
 
6/ C’est au Botswana que la presse Ă  vos ordres  a traitĂ© son Ă©pouse de femme aux moeurs lĂ©gĂšres!!! La vĂŽtre est d’une puretĂ©… J’y reviendrais.
 
7/ Le juge Yahyaoui est un salaud!!!
 
8/ Maitre Matar est un escroc!!! Il ne s’agit de votre ami Jammali en France, un escroc notoire, et je mesure mes mots!!! J’y reviendrai aussi…
 
9/ Les cinq juges femmes sont des salopes, des menteuses aprĂšs avoir osĂ© dĂ©noncĂ© l’Ă©tat des lieux le 8 mars!!!
 
10/ Les Ă©tudiants entre la vie et la mort, vous vous en foutez. Ils n’appartiennent pas “Ă  la race aryenne”, que dis-je benalienne de purification!!!
 
11/ Moncef Marzouki est fou et mĂȘme violeur de femmes!!!
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12/ Mustapha Ben Jaafar, traitre pour avoir discutĂ© avec des parlementaires avec “sa prudence” habituelle!!!
 
13/ MaĂźtre Patrick Baudouin, prĂ©sident d’honneur de la FIDH est reçu dans votre pays avec Ă©gard, tout comme Robert MĂ©nard,hebbi de RSF!!!
 
14/ Madame  Souhair Belhassen n’est pas trainĂ©e dans la boue!!!
 
15/ NĂ©jib Chebbi, Rachid Khechana ne sont pas la cible de la presse qui porte votre signature plaire Ă  vos dieux (EL Hadath, Kol Ennas, EchourouK; Biladi etc. sans oublier les sites internet…
 
Il est tout de mĂȘme drĂŽle qu’il n’arrive les plus gros ennuis qu’Ă  ceux qui contestent le rĂ©gime dont vous ĂȘtes le thĂ©oricien.
 
Restent les derniĂšres preuves. Photos Ă  l’appui pour votre dessert
 
LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE A DES PREUVES
 
Alors venons à moi, “traitre” qui s’assume, dont tout le dossier est sur le bureau de L’ElysĂ©e, du Quai d’Orsay et du procureur de la RĂ©publique française, dans un pays oĂč la loi a encore  un sens.
Dans les notes saisies du GĂ©nĂ©ral Rondot, en marge de l’affaire Clearstream, notes rĂ©cupĂ©rĂ©es par le “Canard EnchainĂ©”, il est fait Ă©tat du dĂ©placement personnel de Mohamed Ali Ganzoui auprĂšs de Rondot afin qu’il intervienne pour faire suspendre “L’Audace” Ă  Paris. Abdelwaheb Abdallah n’Ă©tait bien sĂ»r pas au courant. Et Ganzoui ne l’a pas rencontrĂ©.
Manque de pot si Abdelwaheb (les preuves sont lĂ , dans les fichiers du procureur). Et vous vous hasardez de maniĂšre arrogante Ă  demander des preuves de harcĂšlement au ministre français!!! Mais, mo!nsieur, il les a les preuves!!! Vous les lui avez donnez vous-mĂȘme.
DeuxiĂšme chose vĂ©cue par moi -mĂȘme et sur laquelle je ne me suis jamais Ă©talĂ© par respect pour ma femme .
Le frĂšre de mon Ă©pouse, avocat, a Ă©tĂ© maltraitĂ© Ă  l’aĂ©roport de Tunis le 25 dĂ©cembre 2008. Preuve? Un avion privĂ© Ă  bord duquel il y avait prĂšs d’une centaine de couples avec femmes et enfants, juges et  avocats Ă  destination de Beyrouth pour le jour de l’an.
Cet avocat de Sousse, qui ne s’intĂ©resse pas Ă  la politique, issu d’une famille au dessus de tout soupçon a Ă©tĂ© ue fait-il? malmenĂ©, l’avion bloquĂ© plus d’une heure devant des juges et les avocats Ă  bord. Finalement, l’avion dĂ©colla. Juste un harcĂšlement.
Au retour de l’avion le samedi 3 janvier, rebelotte. Mais cette fois, invitation au ministĂšre de l’IntĂ©rieur pour le lundi 5 janvier 2009.
 Et voilĂ  le discours du rĂ©gime de Abdelwaheb Abdallah qui veut des preuves, Ă  mon beau frĂšre: “Il faut que le mariage de votre soeur n’ait pas lieu. Dites Ă  votre soeur qu’il faut tout annuler. On va ensemble Ă  Paris, et on la sauvera de ce criminel”. 
Ainsi, Tunis allee subitement sauver une famille et une  femme d’un criminel Ă  la veille d’un mariage prĂ©vu le 24 janvier, et les bans dĂ©posĂ©s Ă  la mairie. Qui est le mari? Slim Bagga! Que fait-il? Traitre Ă  Leila?  Dire non Ă  Leila et Ă  son Ă©crivassier Abdallah , c’est un crime d’Etat. En effet!!!
J’ai donc prĂ©venu le procureur de la RĂ©publique française qui a pris ses dispositions pour la cĂ©rĂ©monie ,prendre en photo et mĂȘme chasser 8 agents venus superviser le mariage qui a eu lieu Ă  la date prĂ©cise.
Ceux qui venaient superviser Moncef Marzouki, les vice-prĂ©sidents du mouvement Ennahdha, M. Ahmed Bennour et plusieurs autres amis, ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s par le procureur français, comme des voyoux…
 Les flics de Abdallah et son maitre Ben Ali ne savaient pas que je les attendais aussi, moi simple journaliste: si on veut les beaux visages de 8 flics devant la mairie du 16Úme, samedi 24 janvier, le procureur français  et moi aussi les avons.
Je les fournirais aux lecteurs de Tunisnews pour dire Ă  Ben Ali que ces flics sont des petits cons. Et que Abdelwaheb est le roi d’entre ces derniers…
 
BientÎt des preuves sur le systÚme Abdalllah; signé de ma plume
A votre service, monsieur le ministre   Abdallah

 


A Kouchner : Ce mĂ©decin – vraiment – sans frontiĂšres morales


 
Il se fait plus que certain que la mĂ©decine – telle la bonne musique – n’adoucit pas les mƓurs uniquement, mais affute les consciences. Etre «mĂ©decin» est un «état d’ĂȘtre» et une «maniĂšre de concevoir la vie» La mĂ©decine, ne peut se porter telle cette Ă©ternelle blouse blanche, mais comme l’a dit si bien Piaf «te colle Ă  la peau» je dirais plutĂŽt «doit», elle doit te coller Ă  la peau, du moment oĂč nous constatons un dĂ©calage Ă©norme entre le triste rĂ©el et la thĂ©orie «combien parfaite»  La mĂ©decine compte bien sur des infections pour pouvoir les Ă©liminer, le PS aussi, il s’est laissĂ© infectĂ©/hibernĂ© par celui qui avait bien un cƓur Ă  gauche (selon ses dires), mais le portefeuille du cĂŽtĂ© de Libreville sur Seine, tellement le Gabon peut – si un gĂ©ographe est myope – se situer au «faubourg» d’une morale atlantiste par les gĂšnes (gĂ©notype) et socialisante par apparence (phĂ©notype)
 Certes, Docteur, on vous reconnaĂźt cette gueule d’acteur Ă  la «Douglas», et ce verbe Ă  la «tirade parfaite», mais tel ce cinĂ©ma hollywoodien, l’image ne sert que de mage, uniquement pour les dĂ©biles et ceux qui portent une prĂ©disposition Ă  une «atlantisation» prĂ©coce. La France, la votre, celle qui se «fantasme» un strapontin actuel (ou disons presque) en «trĂŽne» d’antan, doit de temps en temps au moins redescendre sur terre et retrouver la rĂ©alitĂ© rĂ©elle, oĂč elle ne peut prĂ©tendre dans ce théùtre des Nations qu’au rĂŽle de ce «suiveur» de Don Quichotte, mĂȘme si l’ñne de service est presque de force Ă  tirer cette fameuse «charrette du PrĂ©sident»  La France, Monsieur, a depuis belle lurette perdu son titre d’instit assermentĂ©, elle ne peut que de temps en temps «tirer quelques cours particuliers» chez des «ignares d’un autre temps» qui ont toujours en refrain cette «France Ă©ternelle et tous ceux qui sont – inutilement – morts pour elle» Un institut de votre race, ne peut prĂ©tendre Ă  la cours des grands, certes, le passĂ© compte, la frime le porte, mais le rĂ©el l’emporte toujours. Le miroir de la France est tellement sali qu’elle a pris un «PrĂ©sident nu de moral»… Nous pouvons – nous arabes, les rois des la gĂ©nĂ©rositĂ© – jouer les borgnes et faire semblant d’avaler votre couleuvre de toujours, mais – mille excuses – nous ne pouvons jouer aux aveugles et accepter de prendre ce bourricot pour un Ă©talon de course !!!! Nous ne pouvons prĂ©tendre que notre Tunisie est cette «oasis de paix», mais aussi nous ne pouvons accepter de la part de quiconque de la rendre – ou plutĂŽt de la prendre – pour cet «enfer», surtout de la part d’un mĂ©decin qui – il faut le rappeler – vit, respire et mĂȘme pratique la politique sous serment !!! Certes, Monsieur, on vous reconnaĂźt – l’histoire ne peut l’omettre – ce rĂŽle de crĂ©ateurs de MSF, mais faut-il rappeler que si un mĂ©decin veut bannir les frontiĂšres, il doit encore et toujours, et je dirais Ă©ternellement, porter une frontiĂšre Ă©tanche entre le moralement acceptable et ce devoir sacrĂ© de ne pas mentir, ou essayer de travestir la vĂ©ritĂ©, tellement ton prĂ©sident, joue actuellement bien – et mĂȘme trĂšs bien – ce crĂ©ateurs de costumes des autres, et un piĂštre bonimenteur de circonstances
 Aussi, Un mĂ©decin qui sait ausculter, doit savoir – en toutes circonstances – scanner la vĂ©ritĂ© et nullement se laisser berner par des «corbeaux» que la «Piscine» a mal dressĂ©/nourri… Un mĂ©decin est avant tout ce «dĂ©cideur» que seule sa conscience guide, mais s’il finit par des truchements et de tricheries Ă  confondre une grippe simple Ă  une typhoĂŻde, il ne se fait pas mal uniquement, mais a mal diagnostiquĂ© son mal !!! Moi-mĂȘme mĂ©decin, je peux, je dirai plutĂŽt je dois, car notre serment me pĂšse toujours et encore, vous ausculter – mĂȘme de force, par rĂ©quisition – et vous prescrire, ce que je verrais de nature
 Je constate bien une myopie mentale, une insuffisance psychologique et surtout une forme aiguĂ« et encore mal connue de daltonisme politique, au risque – pour votre cas – de confondre les couleurs de votre Ă©tendard tricolore !!!  Certes, j’Ɠuvre – pour votre cas – selon ta conscience et surtout la doctrine qui a toujours guidĂ© vos pas, cette forme d’interventionnisme pour raison humanitaire… Le cas Kouchner serait certainement bien un cas de figure dans les annales de la mĂ©decine !!! Hallucination, psychose, irritation, nostalgie (coloniale), dĂ©lire (gabonais), ambigĂŒitĂ©, schizophrĂ©nie (politicienne), et que puis-je inventer d’autre au point de confondre le Quai Ă  RFI : Malheurs en la demeure… Je constate pire encore, un mĂ©decin qui doit bien jouer aux Ă©checs, se prend les pattes dans les Ă©checs de pions tunisiens, qui rĂȘvent depuis des dĂ©cennies de faire les fous et surtout de s’inventer des tours d’un ivoire de camelote !!! Cher confrĂšre, un bon joueur doit choisir ses pions et les affuter, bien les nourrir et surtout les faire entrainer Ă  bien trainer «la charrette du PrĂ©sident»… Tellement les mules se font chĂšres et rares chez vous. Pourquoi – mondialisation oblige – ne pas se fournir en bourricot «Made in chez nous» ??? Ils sont de bonne race, savent mordre la main qui les a nourri et essentiellement jouer Ă  la girouette et devancer les vents au point que les services de mĂ©tĂ©o peinent Ă  les recruter
 Ils savent marcher Ă  la baguette de l’euro, sans oublier une conversion rapide aux autres monnaies. La France a conclu un affaire certaine en les recrutant, ils savent cultiver le pavot politique et le faire Ă©couler en monnaie de – mauvais – singe
 Le marketing – made in chez vous – ne paye plus de mine, Aznavour avait bien raison, la politique de votre temps n’est plus la politique et la dĂ©robade est vraiment dĂ©bordĂ©e
 Ce journaliste du «R.V.F» (comprendre Radio de Votre Femme) nous donne bien une belle leçon de dĂ©mocratie et de droit d’expression, on est bien libre de mourir de bassesse ou de finir Ă  la guillotine de votre bistouri
 La France peut nous vanter Versailles, la cours de ce Roi-Soleil, (re)inviter ce NapolĂ©on de paille, ou mĂȘme prĂ©tendre aux «bienfaits du colonialisme», mais ne peut telle cette poule de batterie prĂ©tendre dilater sa «machine productive» autant que puise le faire une poule de basse-cour. Cette Madeleine Korbel Albright a bien Ă©duquĂ© son poulain, il joue bien Ă  l’arc-en-ciel, une intervention au Darfour, une parole douce pour la GĂ©orgie , sans oublier un motus fracassant pour les enfants de Gaza, qui avaient bien besoin en vous d’un toubib qui – ils insistent bien – doit reprendre ses frontiĂšres (morales)
 Cher ConfrĂšre, vous ausculter serait toujours un devoir
 Un plaisir, je ne pense pas !!! Dr.Sahbi Amri 35, Rue des bosquets. CitĂ© Bouchoucha Le Bardo 2000, Tunis Portable : 00.216/25222751 – 00.216/23222751 Moha90fr@yahoo.fr


Une vérité dite par un imposteur


Par Mizaanoun

Au dĂ©but de ce printemps, en cette fin du mois de mars (le 24 et le 25) on a assistĂ© un bref « rifirrafe », une petite bagarre verbale, entre un « lĂ©gionnaire » français et les sinistres «mercenaires» de Tunis. Une rixe sans rĂ©ellement aucune transcendance particuliĂšre sur le « temps printanier », qui dure depuis belle lurette entre le rĂ©gime « solidement ancré » Ă  Tunis et l’ÉlysĂ©e, et ce, indĂ©pendamment de la couleur de son locataire du moment.

Le lĂ©gionnaire qui n’est autre que le cĂ©lĂšbre « French Doctor » exerçant en l’actualitĂ©, et, Ă  la fin de sa carriĂšre politique, comme ministre des affaires Ă©trangĂšres de « l’American Sarkozy », a lancĂ© des petites flĂšches orales, sans risque de faire un mal quelconque, en interpellant le rĂ©gime de Tunis. Ainsi tel que le rapporte un hebdomadaire français, non moins cĂ©lĂšbre pour son opportunisme et son mercantilisme pervers, et repris par les diffĂ©rents sites sur Internet comme « tunisnews », en ces termes : « Ils y a des atteintes de droits de l’homme, des journalistes tracassĂ©s, parfois emprisonnĂ©s, et une politique gĂ©nĂ©rale de fermetĂ©. Je ne peux pas ĂȘtre d’accord avec ce qui contrevient Ă  la libertĂ© d’expression et d’association. Et je serai trĂšs heureux si les Ă©lections se dĂ©roulaient dans un climat de transparence et de compĂ©tition.»

La rĂ©action de Tunis ne s’était pas fait attendre. Elle est toute une rhĂ©torique calquĂ©e sur tant d’autres que le rĂ©gime de Tunis brandit Ă  chaque fois qu’il fasse l’objet de critique venant de la part d’un politicien, d’un journaliste ou d’un organisme occidental quelconque. Mais quand ça vient d’un autre cĂŽtĂ© autre qu’occidental ou bien, par mĂ©pris, il ne rĂ©agit mĂȘme pas, ou alors il emploie des munitions de gros calibres. Surtout quand ça vient du cĂŽtĂ© d’une organisation arabe. Mais quand il s’agit d’un intellectuel musulman ou d’une organisation Ă  caractĂšre islamique, le rĂ©gime emploie immĂ©diatement les munitions les plus mortifĂšres, les mĂȘmes que celles employĂ©es par George W. Bush, Sarkozy. Et dans ce terrain lĂ , c’est-Ă -dire l’essentiel, il n’y a aucun diffĂ©rent entre le rĂ©gime, Kouchner et la revue française qui leur sert de tribune de «confrontation» d’idĂ©es.   

Quand le rĂ©gime tunisien dit : « En effet, ses dĂ©clarations, Ă  la revue française, sont malheureusement pour lui, bien loin d’ĂȘtre crĂ©dibles». LĂ  on est absolument d’accord avec cette apprĂ©ciation. Mais pas pour le mĂȘme motif, bien sĂ»r. Le rĂ©gime nie tout en bloc comme Ă  l’accoutumĂ© et prĂ©tend que tout ce qu’a dĂ©clarĂ© Kouchner n’a aucun fondement. Il pousse le ridicule, comme d’habitude aussi, pour finalement lui lancer le dĂ©fi de citer un seul cas de journaliste emprisonnĂ© (sic) et d’ajouter : « Quand on parle de journalistes « tracassĂ©s » ou encore «emprisonnĂ©s» (Les guillemets sont dans le texte du rĂ©gime) en Tunisie et quand on le fait sous lambris (Les « nĂšgres » du rĂ©gime s’adonnent volontiers aux exercices pseudo-intellectuels et intercalent toujours des termes raffinĂ©s de la langue française. Ils font de mĂȘme quand le texte est rĂ©digĂ© en arabe. Ainsi ils pensent mieux dissimuler leur propre sinistre nature et celle du rĂ©gime) de la rĂ©publique française, on doit commencer par vĂ©rifier ses allĂ©gations pour Ă©viter de se tromper de pays et d’époque »

Bref, pour le rĂ©gime il n’y a pas de journalistes, ni tracassĂ©s ni, encore moins, emprisonnĂ©s. Comme il n’y en a eu jamais eu de prisonniers politiques d’aucune nature. Les milliers de prisonniers qui moisissent impitoyablement dans la multitude de prisons rĂ©pandues dans toutes rĂ©gions du territoire, dont plusieurs centaines y sont morts et d’autres s’y trouvent depuis des longues annĂ©es. Des annĂ©es au nombre de vies entiĂšres. Pour le rĂ©gime toutes ses victimes sont des prisonniers de droit commun. Pis encore des criminels dont la libertĂ© met en danger « la paisible sociĂ©té qui n’aspire qu’à la tranquillitĂ©, Ă  la stabilitĂ©, au progrĂšs et Ă  la prospĂ©rité».  

Plus loin, dans sa rhĂ©torique, le rĂ©gime ajoute : « Il faut dire que M Kouchner n’en est pas Ă  une contradiction prĂšs. On peut, certes, comprendre sa nostalgie des discours 
 enflammĂ©s, comprendre la crise existentielle qui doit le dĂ©chirer de temps en temps ».

En effet M. Kouchner a certainement un curriculum vitae qui donne du vertige, tellement il est plein de contradictions sur tous les plans. Le plan personnel, le plan politique, le plan moral, le plans philosophique etc. En rĂ©sumant, et, sur le plan politique seulement, il est passĂ© de l’extrĂȘme gauche au dĂ©but de sa carriĂšre Ă  l’extrĂȘme droite Ă  la fin de celle-ci. Point besoin de chercher trop Ă  quelle catĂ©gorie « d’homme de principe » appartient le personnage. Avec certitude Ă  la mĂȘme catĂ©gorie d’un lĂ©gionnaire, mais avec des armes « soft » : Il est prĂȘt pour toute besogne pourvu que ça paye.

Quand les rumeurs avaient couru dans les milieux politiques français, au moment oĂč « l’American Sarkozy », Ă©tait en train de former son premier gouvernement, en Ă©tĂ© 2007, au sujet des diffĂ©rents candidats ministrables, une information avait paru sur plusieurs journaux et a retenu particuliĂšrement l’attention. Bernard Kouchner qui Ă©tait encore membre du parti socialiste dont la candidate, SĂ©golĂšne Royal, venait de perdre les Ă©lections, serait pressenti pour ĂȘtre le ministre des affaires Ă©trangĂšres l’un des quotidiens français avait Ă©crit un court commentaire, mais d’une vĂ©racitĂ© prodigieuse : « Mais que voulez-vous, Bernard (nĂ© le 30 novembre 1939) est Ă  l’ñge de la retraite et s’il doit attendre les prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles de 2012, en supposant que le parti socialiste l’emporterait, ça sera bien trop tard pour lui. Par consĂ©quent il est de son intĂ©rĂȘt d’accepter l’offre de Sarcomes, quitte Ă  n’avoir dans le domaine des affaires Ă©trangĂšres, que de s’occuper des « petites courses », enfin, du superflu. Car pour le sĂ©rieux, comme d’habitude, s’occupera le Patron en personne. Et Sarkozy s’en occupe « beaucoup plus » que tous ses prĂ©dĂ©cesseurs. Donc tout compte fait [mĂȘme dans ces conditions], Bernard finira avec une retraite bien confortable avec les immenses privilĂšges dont jouit toujours, et, surtout en France, un ex-haut fonctionnaire de l’État. Et c’est ce qui compte le plus».  

Donc et sans aller trop loin encore, les contradictions dont parle la rĂ©plique de Tunis, ne font aucun doute. C’est une vĂ©ritĂ© mĂ©ridienne.

Mais quand Kouchner interpelle le rĂ©gime de Tunis, il le fait pour quelle raison ? –  Le fait-il par principe ? Le fait-il par exigence de la politique française au nom de son Patron ? Ou le fait-il uniquement pour faire plaisir Ă  l’opposition ?

Dans le premier cas il serait trĂšs difficile de le croire venant de la part d’un homme dont l’action est rĂ©gie par le strict gain personnel loin de principe quelconque ou de considĂ©rations morales.  

Dans le deuxiĂšme cas, il aussi trĂšs difficile de le croire, car on ne voit aucun signe prĂ©curseur dans la politique française qui pourrait laisser croire Ă  un dĂ©sir de «changement souhaitable» Ă  Tunis. En ce moment, la politique française, et, particuliĂšrement le Patron Sarkozy a, Ă  la pointe de mire,  la tĂȘte d’un autre dirigeant arabe et en mĂȘme temps africain. La cible imminente dans le viseur occidental en gĂ©nĂ©ral et la France en particulier s’appelle Omar Hassan Al Bachir. Le Soudan d’Al Bachir entourĂ© du Niger, du Tchad, de la RĂ©publique Centrafricaine et d’Égypte, toutes des zones d’influence française avec des intĂ©rĂȘts considĂ©rables. Toutes courent le risque d’ĂȘtre dĂ©stabilisĂ©es Ă  cause du Soudan. Enfin les dĂ©tails sont loin du sujet qui nous occupe. Mais c’est juste pour Ă©carter la seconde hypothĂšse.

La troisiĂšme hypothĂšse, qui est la plus probable, est celle qui consiste Ă  satisfaire la sollicitude de certains opposants. Connaissant comme tout le monde le nom de plusieurs figures de l’opposition, on ne pense pas que le docteur Marzouki par exemple aurait souhaitĂ© le soutien du « French Doctor ». Beaucoup moins d’autres figures de la tendance islamique. Restent donc tous ceux qui croient  aux « valeurs dĂ©mocratiques » occidentales et ne cessent « d’apitoyer » sur leur sort les cƓurs des politiciens de l’espĂšce de Kouchner.

Bernard Kouchner qui parle de son bonheur de voir des Ă©lections se dĂ©rouler dans un climat de transparence, pourquoi objecte-t-il avec une vĂ©hĂ©mence inouĂŻe  contre le gouvernement de la RĂ©publique Islamique d’Iran, un gouvernement Ă©lu dĂ©mocratiquement ? Pourquoi est-il si enragĂ© que son Patron contre ce pays ? Et au fond pourquoi fussent-ils le rĂ©sultat des Ă©lections palestiniennes ? – Ou est-ce que toutes Ă©lections qui se dĂ©roulent dans le monde arabe et musulman, si jamais rĂ©ellement, tel est le souhait du « French Doctor » et acolytes, doit obligatoirement faire vainqueur le candidat de leur choix, sinon elles ne sont pas valables ?

Donc Kouchner prend les peuples non blancs pour des  peuples naĂŻfs et particuliĂšrement les peuples arabes et musulmans. Il dit encore « Je ne peux pas ĂȘtre d’accord avec ce qui contrevient Ă  la libertĂ© d’expression et d’association ». On ne sait vraiment plus s’il le dit en tant que politicien ou en tant qu’humaniste. En tant qu’humaniste, il a Ă©tĂ© expulsĂ© de toutes les organisations humanitaires et rien plus n’accrĂ©dite ses compĂ©tences morales de ce cĂŽtĂ©. S’il le dit en tant que politicien il n’a aucune autoritĂ© morale non plus pour le faire. Car la politique de son pays et aujourd’hui, avec Ă  sa tĂȘte l’actuel prĂ©sident, n’a jamais fait autre chose que le contraire.

Ni lui ni aucun des politiciens français n’a jamais apportĂ© le moindre soutien moral aux milliers de personnes qui se trouvent dans les prisons des rĂ©gimes de Tunis, d’Alger ou de Rabat, pour ne parler que de cette rĂ©gion du monde arabe, africain et musulman. Qui veut-il duper monsieur Kouchner ?

Donc, par sa dĂ©claration, monsieur Kouchner a soulevĂ© en effet un problĂšme rĂ©el, mais ça ne concerne que le peuple arabe et ça ne relĂšve, en aucun cas de ses compĂ©tences, d’autant plus que ses penchants sionistes, plutĂŽt son sionisme viscĂ©ral ne favorise en rien ses interventions dans des questions qui concernent les arabes et les musulmans oĂč  qu’ils soient. Et pour terminer la vĂ©ritĂ© dite par un imposteur dissimule inĂ©vitablement un grand mensonge et beaucoup d’hypocrisie 

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