29 juin 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3689 du 29.06.2010
 archives : www.tunisnews.net 


1001 actus: Gmail : victime d’une opération de phishing en Tunisie PC INpact: Phishing massif contre les webmails en Tunisie Ce soir couscous de e-poissons ? Read Write Web: Opération massive de phising sur Gmail en Tunisie WMC: Tunisie-UE : Les projets de la présidence belge Business News: « La loi sur la sécurité économique est une décision souveraine », commente l’ambassadeur belge à Tunis Omar Khayyam: Les interrogateurs et leur docteur –  » Aujourd’hui, j’ai envie d’enfreindre la loi «  Biju: Les TRAÎTRES à la TUNISIE ont toujours été les mauves


Gmail : victime d’une opération de phishing en Tunisie


29 juin 2010, 1001actus
 
 

 

Les utilisateurs de Google en Tunisie se plaignent depuis un certains temps de la difficulté qu’ils rencontrent en se connectant sur Gmail. Voilà pourquoi, Slim Amamou, un informaticien tunisien de profession a lancé des recherches sur le sujet. Au final, il affirme avoir découvert qu’une opération de phishing s’effectue depuis un certains temps sur Gmail dans le pays.

Il est à préciser que l’opération en question s’effectue donc toutes les deux heures et dure ainsi 5 mn. Tout en signalant les mêmes problèmes sur Facebook etYahoo.mail, l’informaticien estime qu’il faut impérativement changer les mots de passe.

(Source: 1001 actus le 29 juin 2010)

Lien:http://www.1001actus.com/gmail-victime-dune-operation-de-phising-en-tunisie-51043.html


Phishing massif contre les webmails en Tunisie  Ce soir couscous de e-poissons ?


 

Le très bon blog technologique ReadWriteWeb a publié ce matin un article écrit par Slim Amamou, informaticien tunisien militant pour la liberté d’expression sur le web. Cet article décrit les attaques de phishing que subissent depuis quelques semaines les internautes tunisiens voulant se connecter à un compte Gmail. Le mode opératoire de ces attaques laisse à penser que les pirates ont un certain contrôle sur les infrastructures réseau du pays. Mais le militant n’accuse pas le gouvernement ou l’armée tunisienne. Ils ne sont pourtant pasde grands défenseurs de la liberté d’expression, mais M. Amamou ne tient pas à passer les prochains mois hébergé à l’ombre aux frais dudit gouvernement. Aussi dans son article considère-t-il un autre suspect : la CIA (bizarrement aucune mention des Chinois) ou alors le KGB. A moins que ce ne soit la NSA. L’informaticien a découvert la machination de la « CIA » en tentant de se connecter à son compte Gmail, pour découvrir des erreurs EasyPHP. Le fait que Gmail utilise cette solution semble hautement improbable.  

 

Après avoir vérifié que ce site ne fonctionne pas, que le problème n’était pas causé par un malware et qu’il était répandu dans tout le pays, la conclusion logique est que ce Gmail est un faux. Il a été créé dans le cadre d’une campagne de phishing. Mais puisque l’URL s’affiche correctement, et que même l’adresse IP est la bonne, « pour réaliser une telle opération, il faut un contrôle total du réseau en Tunisie, des câbles jusqu’au protocole HTTP. […] La méthode de la CIA serait donc de bloquer l’accès sécurisé à Gmail afin que les Tunisiens soient obligés d’y accéder en mode non sécurisé, de les détourner vers une machine faisant tourner un faux Gmail sous EasyPHP, pour leur voler leur mot de passe et ainsi prendre possession de leur compte mail ». En effet, une tentative de connexion en HTTPS renvoie une page d’erreur. Grâce à d’autres éléments accumulés dans son enquête, le militant tunisien affirme : « J’ai entre temps reçu la preuve que cette opération dure depuis des mois, certaines personnes affirmant que cela fait plusieurs années que cela est en place. Un conseil : changez vos mots de passe, le FBI vous espionne (ou la DST, encore une fois, rien ne permet d’incriminer la CIA plus qu’autre chose) ». D’autres sites victimes de ces attaques Sur son compte Twitter, Slim Amamou se fait aussi l’écho depuis la publication de sa tribune de tentatives similaires contre YahooMail, Hotmail et Facebook :  

 

Pour éviter ces attaques, Slim Amamou recommande de laisser passer la tempête, ces tentatives durant en général 5 minutes avant que tout redevienne normal. Google de son côté a réagi à l’article en recommandant à ses utilisateurs de toujours utiliser une connexion sécurisée en HTTPS : « Nous encourageons tous les utilisateurs à utiliser HTTPS, qui offre une protection contre le ‘packet sniffing‘ et d’autres tentatives destinées à surveiller et manipuler le trafic réseau. Si vous ne pouvez accéder momentanément à Gmail en utilisant HTTPS, attendez quelques minutes avant de recommencer à nouveau », et de changer le mot de passe si votre compte a pu être compromis.  

 
Rédigée par Jeff le mardi 29 juin 2010 à 16h30 (5530 lectures) Source de l’INformation : Merci à Eupalynos
 
(Source:  » PC INpact » le 29 juin 2010)
 


Opération massive de phising sur Gmail en Tunisie


Slim Amamou est citoyen tuni­sien. Informaticien de pro­fes­sion, il est connu pour ses prises de posi­tion contre la cen­sure de l’internet. Depuis quelques semaines mes com­pa­triotes en Tunisie ont com­mencé a se plaindre de dif­fi­cul­tés d’accés a Gmail et des rumeurs ont com­mencé a cir­cu­ler sur une cen­sure pro­chaine de Gmail. Depuis le mois d’avril une vague de cen­sure a frappé Flickr, Wat.tv, Blip.tv, Metacafe.com, Agoravox.fr et un nombre incal­cu­lable de blogs : ils n’en fal­lait pas plus pour créer un cli­mat de para­noia… qui va s’avérer justifié. Lundi der­nier, deux per­sonnes que je suis sur twit­ter ont com­mencé lan­cer des alertes concer­nant une vague de phi­shing, cap­tures d’écran à la clé, mon­trant qu’un accés a l’adresse mail.google.com affi­chait des mes­sages d’erreur éton­nants… de EasyPHP. EasyPHP est certes une solu­tion puis­sante, mais en aucun cas en mesure de faire tour­ner un ser­vice comme Gmail. Il s’agissait donc sans l’ombre d’un doute d’un faux Gmail, réa­lisé par des pirates inca­pable de confi­gu­rer cor­rec­te­ment EasyPHP, et agis­sant à priori sur l’ensemble du réseau inter­net en Tunisie. Pour confir­mer cette théo­rie, il fal­lait d’abord écar­ter la pos­si­bi­lité d’un mal­ware (un logi­ciel mal­veillant) ins­tallé sur une machine, et qui aurait détourné le navi­ga­teur vers un faux site Gmail des­tiné à récu­pé­rer le mot de passe de ses vic­times afin de pira­ter leur compte mail. Ce n’était en l’occurrence pas le cas. Reste ensuite à voir si ce pro­blème appa­rait de la même façon pour tout le monde. Après enquête, les soupçons se confirment et mettent en évidence deux cas de figure : ceux qui depuis des semaines n’arrivent pas à se connec­ter à Gmail, et ceux à qui Gmail demande sans cesse de s’authentifier. Que ce soit sur leur lieu de tra­vail ou à leur domi­cile, la situa­tion est la même, et chose inté­res­sante, ceux qui ont expé­ri­menté cela sur leur lieu de tra­vail indiquent que quand ce pro­blème arrive avec Gmail, tout le monde est tou­ché en même temps. A ce stade de mon enquête, l’hypothèse que j’avais retenu était une attaque infor­ma­tique par DNS cache poi­so­ning, une tech­nique consis­tant à trom­per les DNS, les aiguilleurs de l’internet, et ache­mi­ner un inter­naute cher­chant à accé­der à un site vers un autre site. Jusqu’ici, je n’étais pas vic­time de tout cela, ce qui pou­vait s’expliquer par le fait que j’utilise un DNS qui n’est pas celui de mon four­nis­seur d’accès. En fait la situa­tion est pire que cela. Quelques jours plus tard, alors que je tente de me connec­ter à Gmail – ce que je fais en mode sécu­risé (https), voilà que mon navi­ga­teur refuse de s’y connecter. Après une rapide véri­fi­ca­tion tech­nique, je constate que le port HTTPS est bloqué sur toutes des adresses IP de mail.google.com En clair, l’accès à la ver­sion sécu­ri­sée de Gmail est cen­suré. La ver­sion non sécu­ri­sée de Gmail, elle, semble fonc­tion­ner, mais éton­nam­ment, elle me demande de m’authentifier alors que je m’y étais connecté il y a à peine une demi heure. Un détail cepen­dant attire mon atten­tion : l’url auquel on accède lors d’une requète vers mail.google.com :  

http://mail.google.com/accountsServiceLoginservicemail&passivetrue&rmfalse&continuehttp3A2F2F mail.google.com2Fmail2F3Fhl3Dfr26tab3Dwm26ui3Dhtml26zy3Dl&bsvzpwhtygjntrz &scc1&ltmpldefault&ltmplcache2&hlfr.htm  

Pour un néo­phyte, cela n’est pas vrai­ment par­lant, mais les experts ne s’y trom­pe­ront pas : le « .htm » situé à la fin de l’adresse tra­hit bel et bien une ten­ta­tive de phising. Ma pre­mière expé­rience avec cette cam­pagne de phi­sing sur Gmail ne durera que quelques minutes avant que les choses ne reviennent à la nor­male, mais il y a de quoi s’inquiéter : l’adresse IP est la bonne (voir la cap­ture d’écran nmap), pour réa­li­ser une telle opé­ra­tion, il faut un contrôle total du réseau en Tunisie, des câbles jusqu’au pro­to­cole HTTP. Attention, je n’accuse abso­lu­ment pas une agence gou­ver­ne­men­tale tuni­sienne ou l’armée d’être l’auteur de ce détour­ne­ment de Gmail… ça pour­rait aussi bien être la CIA. Après tout la plu­part de nos rou­teurs sont des Cisco et Cisco est obligé, de par la loi amé­ri­caine, de four­nir des back­doors aux agences amé­ri­caines. J’aime bien cette idée. Disons que c’est la CIA. [ndlr: avec le Patriot Act la CIA n’aurait pas besoin de pro­cé­der ainsi et pour­rait obte­nir ces infor­ma­tions bien plus discrètement] La méthode de la CIA serait donc de bloquer l’accès sécu­risé a Gmail afin que les Tunisiens soient obli­gés d’y accé­der en mode non sécu­risé, de les détour­ner vers une machine fai­sant tour­ner un faux Gmail sous EasyPHP, pour leur voler leur mot de passe et ainsi prendre pos­ses­sion de leur compte mail. Furieux à l’idée que le KGB puisse ainsi flouer les tuni­siens, je me suis mis en tête de sur­veiller et tra­cer de façon sys­té­ma­tique cette cam­pagne de phi­sing sur Gmail à l’aide d’un cron­tab qui véri­fie si le port 443 est ouvert ou s’il est bloqué – cela peut sem­bler être du chi­nois pour beau­coup d’entre vous, mais en gros, s’il est bloqué, c’est qu’un phi­sing est en cours, et s’il est ouvert, c’est que tout va bien. En une jour­née de sur­veillance de cette opé­ra­tion, sans doute menée par la NSA, un shéma récur­rent sem­blait se des­si­ner : le phi­sing a lieu toutes les deux heures et dure pré­ci­sé­ment 5 minutes. J’ai entre temps reçu la preuve que cette opé­ra­tion dure depuis des mois, cer­taines per­sonnes affir­mant que cela fait plu­sieurs années que cela est en place. Un conseil : chan­gez vos mot de passe, le FBI vous espionne (ou la DST, encore une fois, rien ne per­met d’incriminer la CIA plus qu’autre chose). Par exemple, voici les horaires de pas­sage du train de phi­shing dans mon sous-réseau 41.226.255.* : 08:35 UTC+1 10:35 UTC+1 12:35 UTC+1 14:35 UTC+1 16:35 UTC+1 18:35 UTC+1 20:35 UTC+1 22:35 UTC+1 00:35 UTC+1 02:35 UTC+1 04:35 UTC+1 06:35 UTC+1 Consignes si vous êtes en Tunisie : lais­ser pas­ser le train. Allez prendre un café et reve­nez, ça ne dure que 5min. Et sur­tout acti­vez l’option sécu­risé de Gmail et chan­gez vôtre mot de passe. Entre temps, plu­sieurs per­sonnes m’ont fait part de pro­blèmes simi­laires sur Facebook et YahooMail… La suite au pro­chain épisode… UPDATE Contacté par nos soin, Google confirme impli­ci­te­ment tout cela (pas la CIA ou le KGB, bien sûr, ça c’est une touche d’ironie qui semble échap­per à beau­coup) et nous a répondu rapi­de­ment. Nous vous livrons ici l’email que nous a fait par­ve­nir son porte parole pour la région.  

« Nous sommes conscient que beau­coup de gens dépendent de Gmail et nous nous atte­lons à le rendre le plus sécu­risé pos­sible, et cher­chons sans cesse de nou­velles façon de le faire. Nous avons par exemple récem­ment activé par défaut le HTTPS sur Gmail. Afin de sécu­ri­ser l’utilisation de Gmail, nous vous recom­man­dons de ne sai­sir votre mot de passe que sur les pages dont l’adresse com­mence par https:// et si un mes­sage d’alerte quel­conque sur­vient concer­nant un cer­ti­fi­cat, de ne sur­tout pas aller plus loin. Nous encou­ra­geons tous les uti­li­sa­teurs à uti­li­ser HTTPS, qui offre une pro­tec­tion contre le ‘packet snif­fing‘ et d’autres ten­ta­tives des­ti­nées à sur­veiller et mani­pu­ler le tra­fic réseau. Si vous ne pou­vez accé­der momen­ta­né­ment à Gmail en uti­li­sant HTTPS, atten­dez quelques minutes avant de recom­men­cer à nouveau. Si vous pen­sez que votre compte a été com­pro­mis, nous vous inci­tons à chan­ger immé­dia­te­ment votre mot de passe et à vous assu­rer que votre email secon­daire est toujours valide (ces don­nées sont acces­sibles à tra­vers les réglages de compte Google). Si vous ne pou­vez plus accé­der à votre compte, vous pou­vez récu­pé­rer un accès en répon­dant aux ques­tions de sécu­ritéici. Vous pou­vez égale­ment consul­ter ce billet pour obte­nir plus de détails concer­nant notre approche de la sécurité.  

 

 

26 commentaires pour cet article

  1.  Boudah Talenka 29 juin 2010 à 9:08Autres conseils à l’usage du dis­si­dent tuni­sien (et d’ailleurs) : uti­li­sez des mots de passes dif­fé­rents pour vos dif­fé­rents ser­vices inter­net. Si vous avez des remarques déso­bli­geantes à faire sur votre gou­ver­ne­ment (ou la CIA, ou la DST bien sûr) ne com­mu­niquez aucune infor­ma­tion per­son­nelle (nom, pré­nom, région, lan­gage et expres­sion spé­ci­fique à une région). Si vous déli­vrez des infor­ma­tions cri­tiques, uti­li­sez plu­tôt des relais mon­diaux dont la sécu­rité est le sou­cis para­noiaques, tel Wikileaks et Freenet. À bon entendeur…  
  2.  MortyReaper 29 juin 2010 à 9:42LA Tunisie offre un ter­rain pro­pice aux intox-detox, la cen­sure… Les exer­cices de cen­sure en Tunisie seraient-ils un lab expe­ri­men­tal, repro­duc­tibles à d’autres pays à des périodes entre “chiens et loups” ?  
  3.  MortyTheReaper 29 juin 2010 à 9:47La Tunisie offrant un ter­rain pro­pice aux expé­riences. Celles-ci sont-elle déjà repro­duites dans d’autres pays, y com­pris occi­den­taux, à une période entre chiens et loups ?  
  4.  Nono 29 juin 2010 à 10:15Je serais curieux de voir le tra­cert mail.gmail.com lors du pishing com­paré au tra­cert normal!  
  5.  H. 29 juin 2010 à 10:18Ouh là *FEAR* J’ai peur ! Le KGB, la CIA, la NSA Wahouuuu. Arrête de regar­der X-files, la fin de l’article fait vrai­ment pitié et cela décri­di­bi­lise l’ensemble de ce dernier.  
  6.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 10:26@MortyTheReaper Nous avons des infor­ma­tions sur des opé­ra­tions simi­laires dans plu­sieurs pays, dont récem­ment la Colombie. @H. Je pense que quelque chose vous a échappé. CIA, NSA… l’utilisation du KGB, dis­paru depuis long­temps, aurait du vous mettre la puce à l’oreille, tout comme le fait que por­ter des accu­sa­tions contre son gou­ver­ne­ment mène, grâce à une récente loi, tout citoyen tuni­sien en pri­son. On appelle cela de l’ironie, c’est une tour­nure dia­lec­tique uti­lise par Voltaire en son temps, ce qui n’a semble-t-il jamais porté atteinte à la cré­di­bi­lité de ses écrits.  
  7.  Samy DINDANE 29 juin 2010 à 10:39GG le gars qui croit que le FBI ou la CIA le sur­veillent avec un site de phi­shing (phi­shing mec, pas phi­sing) qui tourne sur EasyPHP.  
  8.  Chlankboot 29 juin 2010 à 10:41Ces gens sont pathé­tiques puisqu’ils ne sont même pas fou­tus d’écrire du php qui tourne. Avec les moyens mis en œuvre, faire du phi­shing serait un jeu d’enfants et non seule­ment sur Gmail. Il faut vrai­ment être nul et incom­pé­tent pour se faire remarquer comme ça. Je demande offi­ciel­le­ment aux auto­ri­tés CIA KGB DST XXL et WTF de congé­dier ces incom­pé­tents. Si on se fait n.. sans qu’on ne le sache, c’est comme si rien ne s’est passé et puisque c’est obli­ga­toire de se faire niquer, autant se le faire par des pro­fes­sion­nels qui ne laissent pas de traces … en atten­dant le jour ou il y aura une loi qui punit les fonc­tion­naires (par­don, les agents) qui font de l’excès de zèle.  
  9.  koni 29 juin 2010 à 10:42bot Phishing in Tunisia http://twitter.com/tnphish  
  10.  Aymen Mekki 29 juin 2010 à 10:44je me rap­pel que j’ai eu le même mes­sage d’erreur d’easyphp avec Facebook : http://www.twitpic.com/rte83 peut on conclure que les tuni­siens naviguent dans un inter­net locale hébergé chez l’ATI ??  
  11.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 10:45@Samy DINDANE Cf ma remarque faite à H. Par ailleurs, est-il utile de rap­pe­ler que si la CIA vou­lait ces infor­ma­tions, elle n’aurait qu’a les deman­der à Google comme le lui auto­rise le Patriot Act ?  
  12.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 10:46@Aymen Locale et inter­mi­tente… oui, je crois qu’on peut voir cela comme ça…  
  13.  nurd13 29 juin 2010 à 10:47Euh !?!? la date sur la cap­ture d’écran est du 16 novembre … ça date un peu non ?  
  14.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 10:51@nurd13 Oui, soit la date de sa bécane a été changé pour une rai­son que j’ignore, soit tout cela est pisté par des hackers tuni­siens depuis belle lurette… Des témoi­gnages affirment que tout cela est en place depuis des années…  
  15.  Slim Amamou 29 juin 2010 à 11:18@nurd13 la cap­ture a bien été faite à cette date là. Ce qui prouve que le phi­shing sys­té­ma­tique date au moins depuis novembre 2009. Et il conti­nue jusqu’à en ce moment même dans dif­fé­rentes par­ties du réseau Tunisien  
  16.  Ali jani 29 juin 2010 à 12:59Hmm, j’ai com­mencé à gober le truc jusqu’à ce que je suis arrivé à la par­tie FBI, NSA, CIA. Là, je dis, il faut par­fois arrê­ter de regar­der la série 24…  
  17.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 13:01@Ali Même réponse que pour H. http://fr.readwriteweb.com/2010/06/29/nouveautes/opration-massive-de-phising-sur-gmail-en-tunisie/#comment-14162 Par ailleurs, dois-je rap­pe­ler que Google a offi­ciel­le­ment com­menté sur cette affaire et confirme impli­ci­te­ment tout cela ? (cf ita­lique à la fin de l’article).  
  18.  Fabrice Epelboin 29 juin 2010 à 13:02Y-a-t-il une per­sonne qui ai remarqué que le KGB a dis­paru depuis plu­sieurs décen­nies ? Ca ne vous met pas la puce à l’oreille ?  
  19.  f.. trabelsi 29 juin 2010 à 13:04pour les com­men­taires, qui parle de CIA, KGB et DST, vous etes con oui quoi? le mec il est en tuni­sie il ne peux pas dire que le gou­ver­ne­ment d’Ali baba (par­don ben ali) fait du phi­shing, piratage,…donc …tu dis ça ==> pri­son garan­tie. @Slim bravo! les mecs qui font ça, appa­rem­ment il sont trés trés com­pé­tents, (c’est vrai ce n’est pas de l’ironie) MAIS il uti­lise easy­php, ça colle pas!!!!!!!!!!!!!! 1/ soit c’est un mélange de com­pé­tents et de con! 2/ soit Ali baba veut qu’on sache qu’il nous super­vise, car comme l’ont dit, ali baba veut qu’on sache qu’on se fait ni…, c’est plus dou­lou­reux. sacré ali baba CDT les Trabelsi, we are the power  
  20.  Slim Amamou 29 juin 2010 à 14:11@fuck c’est un mélange de com­pé­tents et de cons. comme par­tout ailleurs.  
  21.  revolution tunisie 29 juin 2010 à 14:20ça ne m’étonne pas. Dites vous qu’une cel­lule de l’ATI sévisse dans les locaux du minis­tère de l’intérieur, cette unité ne porte pas de nom, et ses employés n’ont aucun sta­tues. Ils ont un contrôle total à dis­tance de tous les rou­teurs, swit­chers, ser­veurs DNS confon­dus. Ils filtrent tous les paquets sor­tants ou entrants en usant de key­word (ben ali, nawaat, tra­belsi, materi…) Ils sondent des noms spé­ci­fiques, dailleurs @Slim, tous les paquets conte­nant ton nom non crypté sont auto­ma­tique­ment sto­ckés pour être décryp­tés ulté­rieu­re­ment, c’est comme ça d’ailleurs qu’ils dérobent les mots de passe des comptes non https. Ils ont aussi accès à tout compte ban­caire sur le sol tuni­sien, tran­sac­tion de paye­ment en ligne et vire­ment de l’étranger, … D’ailleurs, der­niè­re­ment (il y’a 2 mois), une affaire de détour­ne­ment de fond à l’intérieur même de ce ser­vice a bou­le­versé l’hiérarchie, au plus haut niveau. Trois infor­ma­ti­ciens, dont un hacker, et une per­sonne que je connais en per­sonnes, ont écopé cha­cun de 7 années de pri­sons fermes et de 150 000 DT d’amande. Je ne peux pas vous en dire plus (pour la sécu­rité de ces per­sonnes), mais dites vous que l’internet tuni­sien tend vers un intra­net géant, avec une zone tam­pon admi­nis­trée par une bande d’imbéciles heu­reux, dont la mis­sion est l’abrutissement des masses. Une insulte à l’intelligence d’un peuple démuni de sa liberté de penser …  
  22.  Noob 29 juin 2010 à 17:35Ce qui est “amu­sant”, c’est que ce que je trouve presque le plus choquant c’est l’incompétence de celui (ou ceux) qui font cela… EasyPHP, avec en plus un accès à des pages d’EasyPHP… la honte ! Vraiment la honte !  
  23.  Sami 29 juin 2010 à 19:10Ce n’est pas une chose récente. J’ai déjà vu cette fausse page depuis 2009.  
  24.  elmadj 29 juin 2010 à 19:17La sur­veillance de l’Etat Tunisien est effrayante! Bon cou­rage à vous. D’autre part cela me par­rait assez drole que cer­tains n’aient pas com­pris l’ironie der­rière les men­tions du KGB/CIA …  
  25.  Sabri MAHJOUB 29 juin 2010 à 20:25Il est aussi pos­sible que les ser­veurs DNS soit pira­tés .. ce n’est pas la pre­mière fois  
  26.  Mohamed Salah 29 juin 2010 à 20:36c’est triste que cer­tains ne com­prennent même pas le sar­casme, et prennent les choses au pre­mier degré..  

(Source: « Read Write Web » le 29juin 2010)

« La loi sur la sécurité économique est une décision souveraine », commente l’ambassadeur belge à Tunis


29/06/2010     

« L’adoption de la Tunisie d’une loi pour la sécurité économique n’aurait aucun impact sur nos négociations sur le statut avancé. Nous croyons que toute loi est sujette à un arrangement entre la nécessité et la liberté. Ceci revient à dire, que toute loi est justifiée, uniquement, dans son contexte. Et c’est là qu’on peut juger de son efficacité ou non. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une décision souveraine et nous espérons que cette loi soit accompagnée par des mesures d’assouplissement économique ». Telle était la réponse qui nous a été donnée par Thomas Antoine, l’ambassadeur de Belgique suite à une question posée par Business News, lors de la conférence de presse, tenue mardi 29 juin 2010, au siège de la délégation de l’Union européenne à Tunis. Une opinion largement partagée par Adrianus Koetsenruijter, chef de la délégation de la Commission européenne à Tunis, qui a tenu à rappeler que la loi portant amendement de l’article 61bis du code pénal pour réprimer les actes jugés contraires aux intérêts économiques de la Tunisie à l’étranger est justifiée. « Nous avons demandé à nos amis tunisiens, notamment ceux de la justice et des affaires étrangères, des éclaircissements à l’égard du présent amendement. Ils nous ont précisé que cette loi incrimine l’établissement de contacts avec des agents d’un Etat étranger, d’institutions ou d’organisations étrangères dans le but de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie relatifs à sa sécurité économique. Et c’est à tout a fait légitime. Notre position est la suivante : cette loi ne peut pas être utilisée pour réduire le débat sur le statut avancé ». Et d’ajouter, sur un ton humoristique : « Peut être qu’il faut s’adresser au peuple tunisien pour lui expliquer davantage les contours de cette loi. Pour nous, c’est une décision souveraine ». Toujours avec la question du statut avancé, qui a animé un peu le débat entre le duo européen, en l’occurrence M. Antoine et M. Koetsenruijter, et les représentants de la presse nationale, l’ambassadeur de Belgique nous a fait savoir que la Tunisie a de fortes chances pour accéder à ce statut. » La position de la Belgique est claire. Nous avons des relations historiques, sereines et cordiales avec la Tunisie. Il y a quelque 20 000 Tunisiens en Belgique. Les investissements belges en Tunisie ont permis de créer plus de 20 000 postes d’emplois. Cette même relation a été émaillée, à maintes reprises, par les visites de hauts fonctionnaires d’Etat belges à votre pays mais également par des missions économiques. Dans ce même cadre, une mission d’hommes d’affaires belges, éventuellement conduite par un ministre, rendra visite au mois de novembre prochain à Tunis pour discuter des opportunités que présente le secteur énergétique. Voyons, nous entretenons des rapports sans nuages avec la Tunisie. Seulement, le statut avancé est un dossier qui dépend également des Tunisiens. Et nous serions vraiment satisfaits si ces négociations aboutissent sur un accord entre la Tunisie et l’UE », a-t-il précisé. En réponse à une autre question posée par Business News, quant à l’impact de la crise de la zone euro sur les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’UE et sur le processus de négociations dans le domaine de libéralisation des services, une des priorités de la présidence belge pour les mois à venir, M. Antoine nous a précisé que l’Europe veut écarter toute alternative de protectionnisme, un premier réflexe qui surgit normalement dans une telle conjoncture. « Bien qu’il s’agisse d’une crise à la fois structurelle et conjoncturelle, l’Europe est déterminée à appuyer le cycle de Doha et de lutter contre le protectionnisme. Pour faire face à l’actuelle crise, nous proposons d’investir davantage dans les secteurs à forte valeur ajoutée et à fort contenu technologique Pour nous, la Tunisie est un partenaire idéal, notamment avec son assise technologique. A mon avis, cette conjoncture n’impactera nullement nos échanges économiques et commerciaux avec la Tunisie qui, étant proche de nous, demeure un partenaire économique stratégiquement privilégié », a-t-il souligné. L’ambassadeur a, même, donné l’exemple du projet Désertec, un très grand chantier qui bénéficie de l’appui politique et économique de l’UE et dont la Tunisie est considérée comme une partie prenante. De même, il a évoqué le processus de la délocalisation qui a permis à un bon nombre d’entreprises belges et européennes d’échapper à un sort opaque en délocalisant leur activité en Tunisie. Bon à signaler, la conférence était également une occasion pour présenter les priorités de la présidence belge de l’UE pour les six mois à venir. Les conférenciers ont insisté, par ailleurs, sur le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, avec lequel l’UE s’est dotée d’une personnalité juridique unique, qui renforce son pouvoir de négociation, le rend plus efficace dur la scène internationale et fait d’elle un partenaire plus visible aux yeux des pays partenaires et des organismes internationaux. Justement, en Tunisie, après une période de transition pendant laquelle l’Espagne a continué à tenir le rôle traditionnel de présidence, la représentation extérieur de l’UE est depuis le 8 juin 2010, entièrement assurée par la délégation de l’UE en Tunisie. De même, les priorités de l’UE pour les mois à venir en Tunisie porteront essentiellement sur les négociations sur le statut avancé. Faut-il rappeler, à cet égard, qu’un groupe ad hoc de négociation, relatif aux dimensions politique, économique, scientifique/humaine, a été mis en place après le dernier Conseil d’association (11 mai 2010) pour l’élaboration d’un plan d’action concret traitant de ces trois volets. Pareillement, l’UE se penchera sur un autre chantier, non moins important, celui de la relance des négociations dans les domaines de la libéralisation des échanges agricoles, la relance des négociations dans la libéralisation des services et l’ouverture des négociations sur le transport aérien.
 
Walid Ahmed Ferchichi
 
(Source: « Business News » le 29 juin 2010)


 » Aujourd’hui, j’ai envie d’enfreindre la loi « 

Par Omar Khayyam

Lorsqu’on me raconte une histoire intéressante, je n’ai pas besoin de prendre des notes pour en rentenir les détails les plus « croustillants ». Le récit qui suit remonte au milieu des années 90. Depuis, il est resté gravé dans ma mémoire. Puisque ce genre d’histoires n’arrivent qu’aux autres, je n’en suis qu’un simple rapporteur. Hédi *, émigré tunisien en France depuis les années 70, rencontré au hasard d’un dîner de mariage dans la ville de M., est le « héros » de cette histoire kafakaïenne.

Hédi a l’habitude de rentrer chaque été passer ses vacances à M., sa ville natale. Jusqu’à un certain jour de canicule de l’été 199…, Hédi n’a jamais eu de problème ni avec la police des frontières ni avec les douanes.  Sa vie parisienne est celle de l’immigré bien intégré et sa vie tunisienne est celle de l’émigré ordinaire, apolitique et apporteur de devises à la Banque Centrale de Tunisie.

 Ce jour-là, le jour le plus long de sa vie, il débarque comme chaque été à l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir. Lorsqu’il arrive au poste de contrôle de la police des frontières, le policier le salue, prend son passeport tunisien et enregistre cette énième entrée de Hédi sur un terminal, connecté à l’ordinateur central de la Direction des Frontières et des Étrangers. Soudain, un code que seuls les initiés de l’Intérieur savent déchiffrer fait bip sur l’écran du policier. Il saisit le passeport de Hédi et l’invite poliment à le suivre. Ce dernier ne comprend pas ce qui lui arrive. Il n’a jamais appartenu au moindre mouvement ou parti politique ni en Tunisie ni en France. En plus, il se trouvait toujours en France pendant les périodes de fièvre politique, telles que la grève générale du 26 janvier 1978 et les émeutes qui l’ont suivie, la « révolte du pain » de janvier 1984, le bras de fer entre Bourguiba et le MTI (Mouvement de Tendance Islamique) en 1987, la « sale guerre » de Ben Ali contre les mêmes islamistes au début des années 90 etc.

Malgré son insistance, Hédi ne reçoit aucune explication sur le motif de sa rétention. Il est conduit à une salle d’attente anonyme et prié de s’asseoir sur une chaise. Ainsi a-t-il passé la nuit, seul, rongé par l’inquiétude. Le suspect, insomniaque malgré lui, n’est encore accusé de rien, mais il commence à examiner minutieusement son passé pour chercher son délit. Il ne trouve rien. La seule piste à explorer est, peut-être, celle d’un accident de la route impliquant des tiers pendant un séjour antérieur en Tunisie. Sauf trou de mémoire, cette hypothèse est à écarter aussi.

Tôt le matin, un policier en uniforme vient le chercher. Il l’embarque dans une voiture de police qui les conduit jusqu’à la gare de Sousse, située à une vingtaine de kilomètres de l’aéroport. Lorsqu’ils arrivent à la gare, le policier prend congé de son collègue conducteur et  informe Hédi qu’ils vont prendre le train Sousse-Tunis pour aller au Ministère de l’Intérieur. Lorsqu’ils s’apprêtent à monter ensemble dans le train, le flic lui dit gentiment:  » Il me semble que vous êtes une personne civilisée. C’est pourquoi je ne vais pas vous mettre les menottes. »

Après un voyage assez confortable de deux heures et demie, l’agent et le détenu sans menottes arrivent enfin à Tunis. Ils traversent la Place Barcelone à pied et marchent tranquillement jusqu’au Ministère de l’intérieur, situé à une dizaine de minutes de la gare. Lorsqu’ils arrivent à leur destination finale, l’agent accompagnateur confie son « prisonnier » à un collègue en civil. Ce dernier conduit Hédi à une grande salle où un groupe de personnes cravatées attendait impatiemment son arrivée.

Hédi salue ses interrogateurs. Ils font semblant de le saluer à leur tour. Les interrogateurs forment un demi-cercle autour de la seule chaise vacante, celle de leur invité. Les cadres de la Sûreté de l’État veulent tout savoir sur la vie, présente et passée, de Hédi. Ils veulent surtout avoir tous les détails sur ses croyances et pratiques religieuses. Il leur avoue qu’il n’a jamais prié et qu’il ne fait plus le ramadan depuis son émigration en France. Mais les questions liées à la religion continuent de fuser comme des rafales. Exaspéré, Hédi sort de ses gonds:  » Mais Messieurs, je suis au bord de l’athéisme !  » Cet aveu spontané les a calmés.

Hédi note la présence d’un personnage énigmatique, taciturne, qui porte des lunettes d’intello, assis au milieu du groupe interrogateur. Lorsqu’ils s’adressent à lui pour commenter une déclarartion du suspect, ses collègues l’appellent toujours « doktour » (docteur). Mais docteur en quoi ? S’agit-il d’un psy déguisé en flic ou d’un flic déguisé en psy ? Hédi penche pour la première hypothèse, mais impossible d’en avoir le coeur net.

L’interrogatoire dure environ quatre heures. Hédi ne subit taucune torture, aucune insulte. Il s’avère, vers la fin de cet interrogatoire plus ou moins serré, que la Sûreté de l’État est vraisemblablement à la recherche d’un homonyme, un autre Hédi « au bord de l’islamisme ». Blanchi de tout soupçon, Hédi veut néanmoins savoir l’origine de l’équivoque. On lui  répond: « Ça ne vous concerne pas !« . Mais Hédi  insite, car il n’a pas envie de revivre le même calvaire à chaque entrée en Tunisie. Les flics l’ont rassuré:  » Ne vous inquiètez pas. Nous allons clarifier le malentendu.« 

Lorsqu’il quitte le sinistre bâtiment de l’Intérieur, Hédi n’a plus qu’une seule envie: dissoudre le cauchemar qu’il vient de vivre dans un océan de bière. Il entre dans le premier bar qui se trouve sur son chemin et commande quatre bières. à la fois. Apparemment, il est le premier client de ce bar étrange où la seule âme qui vive est celle du barman. Ce denier lui dit:  » Malheureusement, je ne peux pas servir d’alcool avant deux heures de l’après-midi. C’est l’heure légale d’ouverture. Vous ne pouvez pas patienter dix minutes ? « .

Pour Hédi, qui vient de se réveiller d’un mauvais rêve, dix minutes c’est presque aussi long que l’éternité. Il sort un billet de vingt dinars, le glisse dans la poche du braman et lui dit: « Aujourd’hui, j’ai envie d’enfreindre la loi ! « 

* Nom fictif


Les TRAÎTRES à la TUNISIE ont toujours été les mauves


Par Biju

 
Les TRAÎTRES à la TUNISIE ont toujours été les mauves -Traîtres à la constitution tunisienne -Traitre au peuple tunisien -Traitres à la nation tunisienne -Traitres à notre histoire commune -Traîtres au peuple tunisien -Traîtres aux sermons -Traitres aux pactes -Traîtres au genre TRAITRES ES MAITRES EN TRAHISON, tout en eux n’est que crimes, horreur et parjure.Tout en eux se réduit à la violence, la haine et le mensonges, Zinetron et ses larbins mauves sont la trahison incarnée.
 
Le contexte politique, économique et social tunisien, actuel, en décomposition, est l’œuvre de BEN ALI et son parti unique le RCD, il doit inciter, ceux des démocrates qui ne veulent d’aucune compromission, à revoir radicalement les modalités de l’action civique pour mobiliser les tunisiens, SAYEB SALAH fut une action formidable, on aurait dû maintenir la pression, du moins à l’étranger, il suffisait d’un peu de volonté, puisque dans l’absolu on ne court aucun risque, mais ceux des initiateurs en occident ont donné la fâcheuse impression qu’ils faisaient un « coup » entre bons copains, une sorte de pique-nique contestataire, cela peut-être efficace pour un comité d’entreprise dans une démocratie, mais pour une dictature retors comme la dictature tunisienne, pour être efficace, chaque action doit s’inscrire dans la durée, comme l’avait fait les UKRAINIENS, les THAÏLANDAIS, c’est du travail sérieux, la parade clanique est futile et puérile; mais, je suis aujourd’hui offusqué par la vidéo d’une personne qui propose d’écrire des lettres aux députés tunisiens véreux, en villégiature dans un parlement tunisien de la prébende, pour leur demander Dieu je ne sais quoi…, comme d’habitude je présume que cela sera tourné en ridicule et à juste raison par ces de députés mauves et illégitimes, pourquoi voulez vous que ces larbins de BEN ALI sans aucune distinction, et surtout sans un ordre de leur maître de CARTHAGE prendrait même le temps de lire, ces lettres envoyés par des utopiques. La bonne gestion des actions de l’opposition politique tunisienne serait donc celle qui concilie efficience et équité, tout le reste n’est que branlette infantile. L’efficacité politique face à la machine mauve viendrait, en TUNISIE, comme ailleurs, du capital humain, et aujourd’hui pour un travail de mobilisation, il est nécessaire de réduire les distances entre les acteurs politiques de l’opposition, et le peuple tunisien, et d’aller à l’essentiel, l’essentiel c’est le travail de fond, pas les effets d’annonce et les saignées des opportunités, on s’improvise pas leader, on le devient par le sérieux des propositions qui peuvent avoir une projection et surtout par une base de travail claire et efficace qui puissent nous crédibiliser aux yeux des attentistes, des indifférents et de la masse silencieuse des tunisiens, or écrire des lettres aux députés, après avoir défilé, même à quelques uns contre la censure en Tunisie, c’est plus que ridicule, c’est un aveu de résignation et d’impuissance, une terrible régression dans le combat des esprits. Notre politique de résistance doit avant toute chose contribuer au développement de notre  » capital humain  » et de  » capital social et culturel  » au sein de la société tunisienne, à part cela, et écrire des lettres aux députés tunisiens illégitimes, c’est jouer au docteur, ou à papa-maman, ce n’est pas, comme le pense un de LTDH qui ne sert à rien, s’adresser au pouvoir par ce biais, ce biais de la rigolade, la dictature et le dictateur, Zinétron s’en fichent, toute la dictature s’en branle de lettres et des baise-main, quelques cadors en tee shirts blancs assis aux terrasses des cafés Tunisois, devant le monde entier, le font, l’ont fait vraiment trembler, chier à mort. Ce qui est étonnant , venant de certaines O.N.G tunisiennes, c’est cette facilité qu’elles ont de pirater les combats, hier REDEYEF, aujourd’hui l’action contre la censure, les tunisiens ne sont pas dupes, ils n’aiment ni la forfaiture, ni jouer à touche pipi pour la gloriole de certains arrivistes, et à ce rythme, on n’est pas encore sorti de l’auberge. Pour la petite histoire, voici une action déclenchée par un ami, que je connais de réputation, un ancien prisonnier politique, très fin, qui dans la cohérence, par sa petite stratégie, il a donné la preuve que les agents de l’étranger, les traitres à la TUNISIE, les jambons qui méritent plus que l’article 61, bien plus, douze balles dans la peau au minimum, sont BEN ALI et sa maffia mauve, je remercie au passage les tunisiens de l’entourage de l’admirable DIEUDONNE, et plus spécialement la vieille combattante, une des fondatrices des verts en FRANCE, militante anti-sioniste et, tunisienne, que BEN ALI, jusqu’à ce jour pourchasse de sa haine , ses sbires et ses tueurs de PARIS, les enculeurs de mouches, lâches , de la rue BOTZARIS, fief des barbouzes mauves, ne cessent d’agresser cette vieille combattante pour la démocratie et la liberté, elle est la principale conseillère de l’humoriste pro-palestinien DIEUDONNE, c’est en grande partie grâce à elle et à l’ami tunisien que le coup fut monté. A Tunis, notre »ami » manipulât un groupe de mauves et à leur tête un certain KHERMASSI YACINE, fils à papa qui à plus de 20 ans traine encore en première au lycée MENDES FRANCE, son père est un proche des BEN ALI/TRABELSI, un de ces affairistes véreux sans conscience, brasseur de son état, bourré comme un coin, 24h/24, l’ami de Tunis met donc tout ce beau monde en contact avec le ménager de DIEUDONNE qui accepta la plus part des conditions, surtout matérielle, pour se produire à TUNIS, le gang mauve de ce taré de YACINE sauta sur l’aubaine, fixa les prix d’entrée à 40 dinars, fais passer des annonces partout pour le spectacle, les places furent vendus en un jour, tellement les tunisiens sont reconnaissant comme tous les opprimés d’ailleurs du combat pour la dignité de DIEUDONNE, ce dernier fut prévenu dés le début de l’affaire, par son entourage tunisien de PARIS, qu’il ne sera jamais autorisé à se produire en TUNISIE tellement la dictature tunisienne est à la solde de l’étranger, du lobby sioniste, BHL, MACIAS, F.MITTERRAND BENGUIGI /BRUEL, CAMUS ZEMMOUR et compagnie veille au grain en TUNISIE, qui n’est que, grâce à BEN ALI qu’un territoire occupé, une république bananiére. Donc tout fut mis en place par les mauves en TUNISIE pour organiser le spectacle, mais BEN ALI donna l’ordre, sous pression du lobby, d’annuler et de déclarer DIEUDONNE Persona non grata dans notre pays; et ainsi la preuve de la trahison de BEN ALI et sa clique fut étalée au grand jour, dans la dictature mauve de Zinétron, on interdit un artiste pro-palestinien de se produire à TUNIS, et on autorise les sionistes avec des passeports de l’entité sionistes de fouler la terre tunisienne. Zinetron et ses mauves sont les seuls traitres de la TUNISIE, ce sont eux qui avaient comploté avec le Mossad pour le meurtre d’ABOU JIHAD, le bombardement de BORG SEDRIA, le meurtre de l’informaticien tunisien qui avait découvert la liste des agents du MOSSAD au service de BEN ALI ETC.Voilà une action qui est efficace, et qui reste dans la cohérence du travail militant et politique,CELUI qui démasque les vrais traîtres tunisiens qui sont effectivement à la solde de l’étranger,ceux qui l’ont toujours été et qui le seront toujours s’ils veulent survivre, sans les maffias étrangères, BEN ALI et son gang seront éliminés.Et c’est à ces traîtres là que les tunisiens sont sollicités pour leur envoyer des lettres de doléances, pourquoi faire? Autant parler dans la rue à Dieu plutôt qu’à ses saints, les députés tunisiens sont des paillassons, ils ne représentent rien, et Zinétron, il se marre de toutes les suppliques.

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