28 novembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année,N° 3111 du 28.11.2008

 archives : www.tunisnews.net  

 


AFP: Un ex-détenu cesse une grève de faim à la demande de militants français AP: Tunisie: un ex-détenu islamiste met fin à une longue grève de la faim AP: Tunisie: des associations dénoncent la visite « d’activistes français » Mohamed Ettaieb: Délégation française en Tunisie : La réponse indirecte de Carthage Khémais khayati: Démenti Le Temps: Vie associative – Aujourd’hui, 8ème congrès de l’Association des Femmes Démocrates (ATFD) Le Soir: Pourquoi les journalistes ne peuvent-ils plus entrer dans la bande de Gaza ?


 

Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com

 


Un ex-détenu cesse une grève de faim à la demande de militants français

 AFP 28.11.08 | 15h12  Un ancien prisonnier islamiste a cessé vendredi une grève de la faim qu’il observait depuis le 2 octobre pour exiger des soins et un passeport, à la demande de militants français, a-t-on appris auprès de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH). Abdelatif Bouhjila, 34 ans, a arrêté sa grève à la demande d’associations tunisiennes et militants français qui se sont rendus à son domicile à Tunis, a indiqué à l’AFP Mokhtar Trifi, président de l’association.   « Abdelatif a accepté d’arrêter son jeûne à la demande insistante de l’évêque Monseigneur Jacques Gaillot et du médecin Philippe Legrand, membre de la Ligue française des droits de l’Homme (Nantes) », a précisé M. Trifi. « Nous l’avons assuré de notre soutien et de notre détermination à défendre son droit à des soins appropriés et à l’obtention d’un passeport », a-t-il dit. Libéré sous condition en novembre 2006, Abdelatif Bouhjila avait été condamné en juillet 2002 à onze ans de prison et à une peine complémentaire de surveillance administrative pour « appartenance à une organisation terroriste dite Al-Ansar », selon une source officielle tunisienne. Selon sa famille, cet ancien prisonnier atteint d’affections cardiaques et rénales, et souffrant d’un handicap à la jambe, demandait en vain des soins et un passeport pour se faire soigner à l’étranger. Les autorités tunisiennes ont démenti tout refus de soins et indiqué que l’ancien prisonnier ne pouvait quitter le territoire tunisien en raison des modalités de sa libération conditionnelle. Selon elles, « il est suivi à l’hôpital +La Rabta+ depuis 2002, date à laquelle il a été opéré, et depuis lors, y compris après sa libération conditionnelle en 2007, il a été régulièrement pris en charge et convenablement soigné dans divers services du même hôpital ». Les autorités affirment aussi que « l’interessé a été informé qu’il ne pouvait quitter le territoire tunisien avant que sa libération n’acquière un caractère définitif ». Monseigneur Gaillot et Philippe Legrand font partie d’une délégation d’élus de la gauche et représentants de la société civile française ayant effectué une visite de trois jours en Tunisie. Certains de ses membres ont visité des familles de prisonniers dans la région minière de Gafsa (350 km de Tunis), théâtre de troubles sociaux en 2008. Le quotidien privé Assabah critiquait vendredi cette mission assimilée à un esprit « colonialiste », alors que le Renouveau, organe du RCD (parti au pouvoir) dénonçait « la portée opportuniste de cette orchestration politicienne ». Pour l’ambassadeur de France, Serge Degallaix, « l’Etat français n’est pas partie prenante » du périple entrepris « de leur propre chef » par un groupe d’organisations politiques.  

Tunisie: un ex-détenu islamiste met fin à une longue grève de la faim

 

AP | 28.11.2008 | 19:04 En grève de la faim depuis près de deux mois pour réclamer l’accès aux soins et un passeport, un ancien prisonnier islamiste tunisien a mis fin vendredi à son action de protestation, suite à la sollicitation d’associations locales et de personnalités françaises en visite en Tunisie, a-t-on appris auprès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH). Condamné en 2002 à une peine de 11 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste, Al Ansar », Abdellatif Bouhajila, 34 ans, a été libéré sous condition en novembre 2006. Souffrant de problèmes de santé, notamment cardiaques et rénaux, il se serait heurté à l’accès aux soins dans un hôpital de Tunis, selon des sources associatives qui déplorent, en outre, le refus des autorités de lui délivrer un passeport pour aller se soigner à l’étranger. Le gouvernement, quant à lui, assure que M. Bouhajila « est régulièrement pris en charge à l’hôpital La Rabta (de Tunis) et convenablement soigné dans divers services du même hôpital ». Cependant, pour les autorités, l’ancien prisonnier ne peut pas quitter le territoire tunisien, étant encore tenu par la réglementation régissant la libération conditionnelle. Selon le président de la LTDH, Me Mokhtar Trifi, M. Bouhajila a accédé à « la demande insistante » des représentants de la société civile tunisienne et de personnalités françaises qui lui ont rendu visite à son domicile, dont Mgr Jacques Gaillot. Le Dr Jean-Robert Bradier a jugé son état « extrêmement grave. Il risque d’y passer », s’est-il alarmé après l’avoir examiné, selon les propos rapportés à l’Associated Press par Me Trifi. « Nous l’avons assuré de notre détermination à militer pour qu’il accède aux soins nécessaires et puisse voyager », a encore relaté le président de la LTDH. AP  

Tunisie: des associations dénoncent la visite « d’activistes français »

 
AP | 28.11.2008 | 20:09 Une vingtaine d’associations tunisiennes et franco-tunisiennes ont dénoncé vendredi la mission que vient d’effectuer en Tunisie un groupe de personnalités politiques de gauche et représentants d’associations françaises, en signe de soutien à la population du bassin minier de Gafsa (centre-ouest tunisien) en proie à une agitation sociale. Les militants français, dont les secrétaires nationales du parti communiste (PCF), et des Verts, Marie-Georges Buffet et Cécile Duflot ainsi que Mgr Jacques Gaillot, ont rendu visite à des familles de détenus à Redeyef, une des villes de cette région riche en phosphates, qui a connu de violents troubles depuis janvier 2008. De nombreux manifestants interpellés ont été condamnés récemment à plusieurs mois de prison notamment pour « troubles à l’ordre public et détérioration de biens d’autrui ». D’autres parmi lesquels figure le dirigeant syndicaliste Adnane Hajji, doivent être jugés incessamment. La délégation français a aussi rencontré des représentants de la société civile et de partis d’opposition au siège de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH). « J’espère qu’à l’avenir nos militants pourront accéder aux locaux de la ligue sans problème, pas seulement à l’occasion de visites de délégations étrangères », a déclaré son président Me Mokhtar Trifi à l’Associated Press. Dans une déclaration transmise à l’AP, les associations tunisienne s’élèvent contre cette « soi-disant mission de solidarité », considérée comme « absolument dépassée et relevant d’une époque révolue », la qualifiant « d’interventionnisme néocolonialiste ». « C’est à la société civile tunisienne et non à une délégation d’activistes étrangers, d’ailleurs connus pour leurs partis pris contre la Tunisie, de venir ‘évaluer’ la situation dans le pays », ajoute le communiqué. Parmi les signataires figurent notamment l’Association tunisienne des parlementaires tunisiens, l’Union des écrivains tunisiens, la Ligue africaine des droits de l’Homme (Paris-France), l’Association tuniso-européenne des femmes d’affaires (Paris-France). Ils les accusent de « tenter d’instrumentaliser ‘la soi-disant situation dans le bassin minier’ alors même que la situation dans cette région est revenue à la normale depuis belle lurette ». Interrogé sur cette mission lors d’une rencontre vendredi avec la presse, l’ambassadeur de France à Tunis, Serge Degallaix, a fait valoir que « l’Etat français n’est pas partie prenante dans ce voyage ». AP  

Délégation française en Tunisie : La réponse indirecte de Carthage

 
28 novembre à 19h45 Si aucun responsable tunisien n’a officiellement réagi à la visite de solidarité d’une délégation de la gauche française en Tunisie , Borhane Bsaies, porte-parole officieux de Ben Ali, vient de rectifier le tir.   Dans Assabah — journal arabophone naguère indépendant — de ce vendredi 28 novembre, le « journaliste » Bsaies tacle sévèrement ce « mélange gauchisant qui lance le même discours hautain prétendant posséder la vérité et qui est fier de donner des leçons (…). La Secrétaire nationale du Parti communiste français, le parti de Moscou, celui du paradis socialiste et de la défunte Union soviétique, vient en Tunisie pour donner des leçons de démocratie et de droits de l’Homme !! », s’indigne Bsaies. On croirait presque lire un éditorial du Figaro…   Noyant le poisson et jouant habilement sur la fibre nationaliste arabe des Tunisiens, Bsaies conseille aux militants du pays du jasmin de « guider cette noble délégation humanitaire et politique vers la vraie destination, soit à Gaza, endroit où un peuple est affamé sans qu’un communiste, un socialiste ou un Vert français ne prenne la peine d’adresser un semblant de lettre de protestation à l’ambassade israélienne de Paris ». Bsaies : Une étoile qui monte L’étoile de Borhane Bsaies auprès de Carthage commence à briller au début des années 2000. Proche de l’extrême-gauche durant sa période étudiante, Borhane tente un éphémère rapprochement avec le parti centriste du Dr. Mustapha Ben Jâafar, avant de réaliser qu’il y a un autre chemin pour atteindre le cœur du pouvoir. Comme la plupart des ministres tunisiens ont une peur bleue des vrais médias, le champ est complètement libre devant cet enseignant en « éducation civique » (ça ne s’invente pas !) pour apparaître sur toutes les tribunes. C’est lui qu’Al Jazeera invite, de plus en plus systématiquement, pour défendre les positions de Carthage. Bsaies, à qui même ses adversaires reconnaissent une certaine intelligence et un talent de tribun, défend le régime tunisien bec et ongles. Pourvu d’un incroyable culot et d’une bonne dose de mauvaise foi, il donne la réplique aux « vendus » (lire les opposants) et apporte la bonne parole du palais présidentiel. Il est bien loin le temps où le jeune gauchiste Bsaies soulevait les foules de la mythique « Faculté des lettres du 9 avril 1938 »… Mohamed Ettaieb (Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 28 novembre 2008)  

Démenti Ai appris tout récemment avec colère et consternation que certaines personnes de mon pays en mal de méchanceté gratuite et dégueulasse, m’ont accordé la paternité d’un texte en langue arabe intitulé « Qalilun min al-Anafa » (Un peu d’orgueil) comportant 432 mots dispatchés en six paragraphes traitant de certains aspects de la scène politique tunisienne et l’ont adressé à « qui de droit »… Je déclare sur l’honneur que je ne suis pas l’auteur de ce texte, qu’il ne représente nullement ni mes idées ni mes idéaux et de ce fait, je trouve de telles pratiques indignes de citoyens d’un même pays. Tunis le 27/11/2008 Khémais khayati  

Vie associative – Aujourd’hui, 8ème congrès de l’Association des Femmes Démocrates (ATFD) Pour une égalité effective entre femmes et hommes

 
• Mme Khadija Chérif ne briguera pas un second mandat à la tête de l’Association L’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) tient aujourd’hui, demain et après-demain son 8ème congrès sous le thème « Egalité effective nécessité vitale, égalité responsabilité de toutes et tous ». L’ouverture des travaux du congrès se fera à 15 heures à l’hôtel El Hana International de Tunis. Après l’allocution de la présidente de l’Association et celle des invités. Les congressistes qui seront au nombre d’environ une centaine éliront la présidente du congrès et les membres du bureau de vote. Puis on procèdera à la lecture des rapports moral et financier qui seront discutés et passés au vote par les congressistes.   Répartition Les travaux se poursuivront samedi et dimanche au siège de l’ATFD avenue de la Liberté à Tunis par la présentation des rapports des commissions et le débat général. Le dimanche les congressistes éliront les 9 membres du comité directeur de l’Association qui une fois élus ils procèderont à l’élection de la présidente et à la répartition des tâches au sein du comité. Plusieurs candidatures ont été enregistrées. Et comme signe de continuité une majorité des membres du comité sortant vont se présenter à cette élection. Mais la présidente sortante a décidé de ne pas briguer un second mandat à la tête de l’Association.   Bilan Dans une interview publiée à l’hebdomadaire l’Expression daté d’aujourd’hui Mme Chérif explique sa décision. « Il faut que l’alternance se fasse, les compétences et l’engagement sont là et il n’y a aucune nécessité à poursuivre. Le congrès est l’occasion de dynamiser et enrichir par des méthodes nouvelles que chaque bureau définit pour poursuivre les activités et les objectifs de l’Association. Je ne quitte que la direction, je continue à être membre, à m’investir dans le travail des commissions, juste je me décharge de la première responsabilité ». Evoquant le bilan de son mandat la présidente sortante souligne « qu’il s’agit du mandat d’un comité directeur, c’est-à-dire d’une équipe. Quel que soit le bilan il est toujours mitigé, des satisfactions, mais aussi des frustrations. Comme j’ai eu à le dire nous pouvons être satisfaites au vu de nombreuses activités… et du rayonnement de notre association… mais cela n’empêche pas de dire que rien n’est parfait et qu’on peut toujours mieux faire ». Néjib SASSI    Les présidentes de l’Association depuis sa création le 6 août 1989 Mme Hédia Jrad Mme Bochra Bel Haj Hamida Mme Hella Abdeljaoued Mme Ahlam Bel Haj Mme Khadija Chérif (Source: « Le Temps » (Quotidien – Tunisie) le 28 novembre 2008)

 

Pourquoi les journalistes ne peuvent-ils plus entrer dans la bande de Gaza ?

 
Beaucoup d’Israéliens considèrent que la bataille « pour l’image » est depuis longtemps gagnée par les Palestiniens. Pour les plus pessimistes, l’expression « le monde est de toute façon contre nous » résume la situation. Les autorités israéliennes sont-elles gagnées par ce pessimisme ? En tout cas, leur attitude dans le dossier du siège de Gaza le donne à penser. Depuis le 5 novembre, Israël impose un bouclage de la bande de Gaza bien plus strict que celui, déjà très sévère, qui prévaut depuis plus d’un an, depuis que les islamistes du Hamas ont fait main basse sur le pouvoir dans ce territoire déshérité. Mais, en plus des biens de première nécessité (à l’exception d’un maigre convoi d’une trentaine de camions lundi), les Israéliens ont ajouté une interdiction sans précédent, celle des journalistes étrangers. Circulez, y a rien à voir ! en quelque sorte. L’association des journalistes étrangers en Israël a protesté, évoquant « un bouclage qui va à l’encontre de la propre affirmation d’Israël que c’est une démocratie qui respecte la liberté des médias ». En vain. Mercredi, les directeurs d’une quinzaine des plus importants médias du monde, dont l’AFP, Reuters, Associated Press, ABC, BBC, CNN ou le New York Times ont écrit au Premier ministre pour faire part de leur « grave inquiétude ». L’interdit signifié à la profession journalistique est expliqué par des raisons sécuritaires (les tirs de roquettes palestiniennes). Mais ces tirs, qui existent depuis des années, n’avaient jamais suscité une telle mesure. Un porte-parole du ministère israélien de la Défense, Shlomo Dror, s’est laissé aller à des commentaires repris par l’Associated Press mercredi : Israël, a-t-il dit en substance, est mécontent de la couverture médiatique internationale qui exagère les souffrances palestiniennes et n’indique pas clairement que les mesures israéliennes sont une réponse aux violences palestiniennes. « Quand il s’agit de Gaza, notre image sera toujours mauvaise », a lâché Shlomo Dror. L’interdiction des médias peut-elle améliorer l’image d’Israël ? Non. D’autant que personne ne réussira jamais à prohiber toute information. Ainsi, par exemple, ce jeudi, le bureau de l’AFP de Gaza, a envoyé une dépêche alarmante sur les problèmes croissants des boulangers : « Toutes les boulangeries s’arrêteront d’ici deux jours au plus tard si le blocus israélien se poursuit », déclarait le chef du syndicat des boulangers. Voilà qui mènera à la description – exagérée ? – de nouvelles souffrances.
BAUDOUIN LOOS (Source: « Le Soir » (quotidien – Belgique) le 21 novembre 2008)

 

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