28 juin 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2228 du 28.06.2006

 archives : www.tunisnews.net


ATS: 26 juin : Journée de soutien aux victimes de la torture Louise Arbour dénonce L’érosion du droit international AFP:Un Tunisien présenté comme l’auteur principal de l’attentat de Samarra Amel Béjaoui: Sans voile Taïeb Moalla : Un texte satirique embarrasse les autorités tunisiennes Taieb Smati: A bas le president Ben Ali et son regime politique Webmanagercenter:29% de la Bourse de Tunis détenus par des investisseurs étrangers Webmanagercenter:Et si on privatisait l’équipe nationale ! H.H. et des grains de sel d’Ibtissem AFP:Sécurité ou liberté d’informer, le débat est rouvert aux Etats-Unis

 

26 juin : Journée de soutien aux victimes de la torture Louise Arbour dénonce L’érosion du droit international

 
  ATS, le 26 juin 2006 à 15h00   Genève (ats) – La Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Louise Arbour a dénoncé lundi l’érosion du droit international et le recours à la torture dans de nombreux pays, même démocratiques. Elle a critiqué l’existence de lieux secrets de détention.   La Haut Commissaire a marqué la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture en présentant un livre sur les 25 ans du Fonds de contributions des Nations Unies pour les victimes de la torture « Reconstruire des vies ». De nombreuses victimes y témoignent de leurs souffrances.   « Aujourd’hui, un aspect essentiel des droits de l’homme est l’objet d’attaques sans précédent sous prétexte de la lutte contre le terrorisme », a affirmé Mme Arbour. « Nous sommes très préoccupés par le grand nombre d’informations fiables sur la pratique d’actes de torture à travers le monde », a-t-elle dit.   Activités secrètes   « Plusieurs gouvernements démocratiques mènent des activités secrètes et montrent une tendance à éviter le contrôle judiciaire », a ajouté la Haut Commissaire. Elle a souhaité que des mesures concrètes soient prises, y compris l’enregistrement obligatoire, pour éviter des mauvais traitements pendant les interrogatoires.   « Les lieux de détention doivent être ouverts au contrôle d’experts indépendants et aux organisations non gouvernementales », a demandé la Haut Commissaire dans une déclaration signée également par le comité de l’ONU contre la torture, le rapporteur sur la torture Manfred Nowak et le conseil du Fonds.   La Haut Commissaire a également invité les donateurs à augmenter leurs contributions au Fonds. Créé en 1981, le Fonds a reçu l’an dernier des demandes pour 13,5 millions de dollars afin d’aider des victimes, mais n’a pu verser que 6,5 millions pour 179 projets.   (Source: www.tsr.ch, le 26 juin 2006)
 

A cette occasion, TUNISNEWS lance l’appel suivant :

 
  Nous savons tous que les citoyens tunisiens victimes de la torture systématique et inhumaine pratiquée à très large échelle en Tunisie depuis « l’indépendance » et aggravée depuis « le changement » se comptent par milliers ou même par dizaines de milliers d’hommes et de femmes et d’enfants.   Par contre, les ONG, les partis politiques, les victimes elles-mêmes et leurs proches ne font rien (ou trop peu) pour profiter de ce mécanisme ONUSIEN mis à leur disposition par la communauté internationale depuis 1981 et auquel l’Etat tunisien participe en dinars sonnants et trébuchants.   Toutes les informations concernant le fonctionnement de ce Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture sont publiques et accessibles à n’importe quelle personne depuis n’importe quel pays.   Nous appelons toutes les ONG indépendantes tunisiennes (agissant à l’intérieur et à l’extérieur du pays) de prendre ce dossier en main et de tout faire pour aider les VICTIMES de la torture en Tunisie à présenter leurs demandes d’aide, de soins physiques et psychologiques, d’assistance juridique et de toute autre soutien au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.   Si elle est engagée sérieusement, cette action citoyenne et digne apporterait un soulagement certain à des milliers de victimes qui n’ont aucun soutien tandis que leurs souffrances se poursuivent dans un silence intenable.   Pour s’informer et agir voici l’adresse web du fonds : http://www.unhchr.ch/french/html/menu2/9/vftortur_fr.htm


SOLIDARITE
 
Le centre Marocain des Droits de l’Homme soutient sans conditions les ouvrières  de la société tunisienne FANTASIA, spécialiste de vente de vêtements par détails qui vient de fermer leurs points de vente en déclarant la faillite.   (Alerte électronique reçue le 28 juin 2006 de M. Sofiene Chourabi)

 

Un Tunisien présenté comme l’auteur principal de l’attentat de Samarra

 

AFP, le 28 juin 2006 à 13h01

Par Salam FARAJ   BAGDAD, 28 juin 2006 (AFP) –  Les autorités irakiennes ont affirmé mercredi avoir arrêté un Tunisien, membre d’Al-Qaïda, présenté comme le principal auteur du dynamitage du mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, qui avait provoqué une vague de violences confessionnelles dans le pays.   « Abou Ghoudama at-Tounsi a été arrêté récemment à Dhoulouiyah », au nord de Bagdad, lors d’une opération au cours de laquelle « 15 combattants étrangers ont été tués » en tentant d’attaquer une barrage de sécurité, a déclaré dans une conférence de presse, Mouaffak al-Roubaye, conseiller à la Sécurité nationale.   Selon lui, ce Tunisien, a été « sérieusement blessé (…) capturé et a avoué avoir pris une part active » au dynamitage le 22 février dernier du mausolée des imams Hassan al-Askari et Ali al-Hadi à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad.   Le responsable irakien a ajouté que ce membre d’Al-Qaïda, agissait sous les ordres d’un Irakien, Haitham al-Badri, qui était toujours recherché.   L’attaque contre le mausolée de Samarra a été menée, selon M. Roubaye, par un groupe d’Al-Qaïda composé de quatre Saoudiens, deux Irakiens et le Tunisien.   « Le terroriste Haitham al-Badri, de son nom complet, Haitham Sabah Chaker Mahmoud al-Badri est originaire de Samarra. Il était en relation avec les partisans de l’ancien régime et avait des liens avec Ansar al-Sunna avant de se joindre à Al-Qaïda », a déclaré le responsable irakien. Ansar al-Sunna est un groupe armé proche d’Al-Qaïda.   « Il est considéré comme l’émir (le chef) d’Al-Qaïda pour la province de Salaheddine et c’est lui qui a planifié l’attaque contre le mausolée ».   « C’est lui qui a donné les ordres à quatre Saoudiens, deux Irakiens et le Tunisien Yosri Naji Triki, alias Abou Ghoudama at-Tounsi pour mener l’attaque avec l’intention d’exacerber les tensions confessionnelles », a dit M. Roubaye.   Le Tunisien est entré en Irak en novembre 2003 et a reconnu, a-t-il ajouté, avoir « tué des centaines d’Irakiens dans les provinces de Ninive (Mossoul), Al-Anbar (Ramadi) et Bagdad sous les ordre de Haitham al-Badri ».   Il a affirmé que Haitham al-Badri avait tué Atwar Pahjat, la journaliste de la télévision Al-Arabya, basée à Dubai, après l’attentat contre le mausolée de Samarra, après l’avoir repérée alors qu’elle était en train d’assurer un direct avec sa chaîne sur l’attentat de Samarra.   Cette attaque avait été à l’origine d’une vague de violences dans le pays qui a vu de nombreuses attaques contre des mosquées sunnites et des dizaines de morts dans des actes de représailles. L’annonce de cette arrestation a coïncidé avec le deuxième anniversaire du transfert de souveraineté aux Irakiens par l’ancien administrateur civil américain de l’Irak, Paul Bremer.   Ce dernier avait alors transféré le pouvoir au gouvernement transitoire présidé par Iyad Allaoui, un allié de Washington, qui avait ensuite géré le schéma de transition politique dans le pays.   Deux ans après, le pays continue de connaître des violences que le Premier ministre Nouri al-Maliki, tente de contenir avec un plan de réconciliation nationale, prévoyant notamment une amnistie pour ceux qui n’ont pas commis de crimes ou d’actes terroristes.   Ces violences ont fait mercredi sept morts et 22 blessés. Les principaux groupes armés en Irak, dont la branche irakienne d’Al-Qaïda, ont affirmé qu’ils poursuivraient leurs actions après l’annonce du plan, mais le vice-président Adel Abdel Mehdi a déclaré au quotidien français Libération que « la situation est confuse dans leur camp ».   « On ne sait pas quelle force ils représentent, s’ils contrôlent bien la situation, les acteurs de la violence (…) L’initiative est là. Les portes sont ouvertes. On commence à définir les mécanismes », a-t-il déclaré.   La seconde étape consistera, selon lui, à envoyer dans les provinces « des comités composés de responsables, de chefs de tribus et de religieux pour demander comment peut-on arranger les choses, quelles sont les exigences… »


 

Sans voile
 
 J’ai été attentive aux différents commentaires relatifs à l’intervention de Zied Krichen et Rachid Khechana, respectivement, journalistes à Réalités et El-Mawkif  sur la chaine de télévision TV5.
En ce qui concerne Zied Krichen, il serait inutile de s’attarder sur ses propos tant est manifeste son choix. Certes, chacun est libre de choisir son camp, mais que cela soit fait dans les règles de l’art et dans les limites d’une certaine décence, tout de même!
En revanche, la position de Rachid Khéchana qui, tout en dressant un tableau objectivement critique de la situation de la presse en Tunisie, appelle l’UE à intervenir pour que notre presse devienne enfin libre et démocratique, suscite en nous  un certain nombre d’interrogations.
Il est vrai que l’Union européenne et la Tunisie sont liées par des engagements contractuels en vertu de l’Accord d’association signé en 1995, et notamment de la clause n°2 qui engage notre pays à respecter les droits de l’homme et à œuvrer à l’instauration d’une démocratie véritable où la presse serait libre et autonome. Sur cette base, appeler donc l’Union européenne à jouer son rôle dans ce cadre et dans ces limites est une démarche tout à fait compréhensible. Mais quand Rachid Khechana appelle l’UE à assumer, seule, le rôle dévolu, en toute logique, aux hommes et femmes de médias, ainsi qu’à la société civile tunisienne pour que la presse nationale s’émancipe, ne peut que nous interpeller.
D’abord, parce que le rôle de l’UE, en la matière est très limité par rapport à celui d’autres organisations dont la mission est, essentiellement, voire exclusivement la défense des journalistes dans l’exercice de leur profession, ainsi que la valorisation du secteur de la presse, dans son ensemble. Ce rôle est d’autant plus circonscrit que certains Etats européens, parmi les plus puissants ont de multiples connivences avec notre pays, pour, au moins deux enjeux principaux: économiques d’abord, sécuritaires, ensuite et surtout. Donc, ne nous voilons pas la face.
Ensuite, parce que, quelle que soit la partie extérieure, à même de jouer un rôle dans cette bataille, il va sans dire que rien ne pourra se faire sans l’implication des journalistes eux mêmes. Et ça, Rachid Khechana ne semble pas le prendre en compte. Alors venons-en à l’essentiel.
Qu’a-t-on fait en direction des journalistes tunisiens avant d’aller quérir  l’aide de l’UE ou d’une autre quelconque partie étrangère? Quel terrain avons-nous préparé et de quelle crédibilité bénéficions-nous aujourd’hui si nous mettons à part un certain discours et une certaine image, longtemps « cultivés » et « entretenus »?
Soyons réalistes: aujourd’hui, les journalistes ont l’impérieuse obligation de s’engager dans une bataille qui les concerne au premier chef et dont dépend la préservation de leurs droits et de leur dignité. Sinon, nous continuerons à ressasser indéfiniment un discours et des appels qui ont prouvé leur inefficacité depuis bien des lustres.  Cela fait aujourd’hui  des décennies que les mêmes méthodes de revendications sont utilisées par, d’ailleurs, les mêmes personnes, essentiellement auprès d’instances internationales ou régionales.
Pour preuve, la dernière tentative que nous avons vécue avec la création d’un Syndicat de journalistes, un certain mai 2004.
Souvenons-nous du soutien sans égal que cette jeune structure avait trouvé à l’échelle nationale et internationale. Nombreux, très nombreux, étaient les ONG nationales et internationales, les syndicats, les personnalités et les journalistes, de par le monde, sans omettre bien entendu l’UE, qui nous  avaient fait part de leur satisfaction de voir enfin un groupe de journalistes tunisiens prendre une telle initiative et sortir d’une longue période de léthargie et nous avaient assurés de leur indéfectible soutien, sur les plans tant moral que matériel et politique. Et si nous n’avions rien atteint, ce fut parce que nous ne nous étions pas investis sur le terrain.
 
Quel est, aujourd’hui, le bilan de cette expérience, tant en ce qui concerne les journalistes que le secteur, dans son ensemble? Un bilan des plus mitigé parce qu’il aura surtout permis  à l’AJT de retrouver bientôt sa place au sein de la FIJ au moment même ou le sort du SJT, largement déserté, demeure plus qu’incertain. Qu’on ne vienne pas incriminer dans ce bilan l’Union Européenne qui n’aurait pas fait ce qu’elle aurait dû faire.
La vérité, c »est qu’on a décidé de tourner le dos à ce qui devrait se faire sur le plan local. Une telle défaillance est, du reste, compréhensible. Pour aboutir, un tel projet exigeait une disponibilité, des sacrifices et beaucoup de privations.
C’est pourquoi, il a été préférable de persister dans la recherche de la solution la plus facile et la plus disculpante: militer sous d’autres cieux. D’autres ont choisi tout bonnement, de déserter.
Et pourtant, l’adhésion à la Fédération Internationale des Journalistes n’a pas tardé et est intervenue seulement six moi après la création du syndicat. L’UE, par le biais de la délégation de la Commission européenne à Tunis, nous a offert un soutien effectif pour la réalisation de nos projets, et ce, dans le strict cadre ci-haut précisé. Personne n’était disponible. De son côté, la Confédération Internationale des Syndicats Libres s’est démenée pour nous soutenir dans l’organisation d’un congrès, et a pu arracher des garanties officielles de soutien à l’UGTT, en tant que partie influente, au lendemain du fiasco du 7 septembre. L’engagement de l’UGTT était, on ne peut plus clair et confirmé par les termes mêmes d’une lettre confidentielle adressée à la CISL*, fruit d’un long échange entre les deux organisations -suscité par la CISL pour qu’enfin le SJT voit le jour- et résultante d’un long travail de lobbying. Mais, une fois encore, il a été décidé de laisser tout cela de côté!! Pourquoi?
Je m’en tiens à ces deux exemples parce qu’ils illustrent le mieux les atouts dont nous disposions.
Où étais tu, donc, Rachid Khechana, à ce moment là pour mettre la main à la pâte et saisir les opportunités qui étaient à notre disposition? Tu n’étais pas le seul, hélas, à faire peu de cas des journalistes et à continuer à agir selon de vieilles méthodes qui n’ont jamais abouti ni servi la presse en Tunisie.
Voilà pourquoi, nous continuerons à subir la mainmise de l’Etat, pour bien longtemps encore, surtout si nous persistons dans nos errements et refusons de faire, ensemble, le bilan d’une débâcle médiatique et toutes celles qui ont précédé, d’ailleurs, dont nous aurons à subir les conséquences pour encore longtemps.
 
Admettons que l’UE parvienne à libérer, à notre place, le secteur. Extrapolons un peu. Cela veut-il dire pour autant que la plume sera libre et que l’intelligence va se déployer, si cet idéal n’est pas, à la base, porté par les journalistes eux-mêmes?
Il est temps aujourd’hui pour chaque journaliste et chaque militant pour la liberté de la presse et la dignité des hommes et femmes de média, de faire son autocritique. Cessons cette victimisation au moment où quasiment personne, aujourd’hui, mises à part quelques tentatives individuelles, très vite avortées car non structurées et mal organisées,  n’a le courage de s »engager véritablement sur la scène  militante au service de la seule cause journalistique, sans calculs individualistes. Il est, aujourd’hui impératif que tous ceux qui se sont donné comme mission de porter nos revendications à l’étranger fassent preuve de mesure, de réalisme et cessent, surtout, d’en rajouter à une humiliation déjà lourde à supporter.
En l’absence de cran, d’une volonté affirmée de s’engager, en l’absence surtout d’une stratégie en rapport avec la véritable mission de la presse, il est bien difficile d’être crédible. En attendant, est-il préférable de nous contraindre au silence. Ce silence qui préserve l’honneur.
 
Amel Béjaoui
Tunis
 
* Source : Directeur du département « droits syndicaux » de la C.I.S.L

 


Un texte satirique embarrasse les autorités tunisiennes

 
Taïeb Moalla Collaboration spéciale    Les régimes autoritaires n’ont aucun sens de l’humour. Si cette vérité de La Palice avait besoin d’une illustration, le pouvoir tunisien vient tout juste de la fournir.   L’histoire commence en mai 2002. Omar Khayyâm – le pseudonyme d’un tunisien vivant à Montréal – sévit dans le cyberespace. Sa spécialité ? Des textes satiriques de « politique fiction » dans lesquels il laisse libre cours à son imagination avec, pour unique but, de tourner en ridicule les caciques du pouvoir en place.   C’est ainsi que « le badge du prieur » fait son apparition sur la Toile. Omar Khayyâm tient son (faux) scoop : Tunis vient de lancer un plan ministériel visant à « éviter l’anarchie et [à] rationaliser la visite des mosquées ». Chaque Tunisien est désormais dans l’obligation de « remplir une demande de carte de prieur ». Les imams doivent « s’assurer que tous les prieurs [soient] badgés ». La police des frontières n’a pas oublié les touristes musulmans qui recevront des « cartes spéciales valables pour toutes les mosquées tunisiennes », ajoute Omar Khayyâm.   Le papier – que les Tunisiens s’échangent rapidement sous le manteau – fait les délices des lecteurs. Même si l’information qu’il contient est inventée de toutes pièces, beaucoup ont apprécié la dénonciation originale des mesures draconiennes imposées aux pratiquants depuis le début des années 1990. Dans sa lutte contre l’islam politique, le pouvoir tunisien a, en effet, limité les heures d’ouverture des mosquées, fait une chasse impitoyable aux « barbus » et traqué les femmes portant le foulard islamique, apparenté à un « habit confessionnel ».    L’article, qui fait boule-de-neige, est repris dans plusieurs sites Internet et forums de discussion arabophones. Le dernier exemple en date étant le journal jordanien Al Wasat qui a vilipendé, le 15 avril 2006, le gouvernement tunisien sans même prendre la peine de vérifier l’information.    Cette mauvaise publicité a tellement déplu aux autorités qu’un démenti gouvernemental a été envoyé à l’agence de presse Reuters, le 18 mai dernier, soit quatre ans après la publication de l’article ! « Il s’agit de tentatives désespérées de certains regroupements […] qui visent à porter atteinte à l’image de la Tunisie », indique le communiqué. Notons que cette mise au point (non signée) s’adressait uniquement à la communication externe. Aucun media tunisien, pas même les journaux gouvernementaux, n’ayant jugé bon de la reprendre. Dès lors, plusieurs éditorialistes de la presse aux ordres stigmatisent les « malades qui essayent de semer le désarroi chez le peuple tunisien ».    Des libertés en recul   Au delà de ce fait anecdotique, la situation des libertés publiques en Tunisie ne cesse de se dégrader.   À la fin mai, un membre de la section suisse d’Amnestie Internationale a été expulsé manu militari du pays. Son crime ? Avoir montré sa solidarité avec les militants tunisiens. Aussi, le bras de fer entre les autorités et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) – la plus ancienne association du genre dans le monde arabe et en Afrique – n’est pas prêt de se terminer. La police a eu recours à la force pour empêcher l’organisation de tenir son congrès.   Le 15 juin, le Parlement européen a demandé à Tunis de fournir « des explications » quant à l’interdiction du congrès de la LTDH.  « La situation des droits et des libertés en Tunisie reste préoccupante (et) les démarches entreprises jusqu’à présent par le Conseil (européen) et la Commission (européenne) ont clairement montré leurs limites », estiment les eurodéputés.   (Source : « Alternatives » (Québec) numéro juillet 2006)

 

AU NOM D’ALLAH LE TOUT MISERICORDIEUX, LE TRES MISERICORDIEUX
 
PARTI ISLAMI TUNIIEN
 
TAIEB SMATI
 
ABAT LE PRESIDENT BEN ALI
ET SON REGIME POLITIQUE
 
Horribles événements qui se déroulent depuis longtemps aux magasins PRI MARKS situés au 41 av. de Paris à Tunis et dont le propriétaire est un «voleur député» de cette Tunisie orpheline .
Ce jour mardi 27 juin à midi, étant en grèves depuis  très longtemps pour réclamer leurs droits, n’ayant plus un sous, même pas de quoi payer une boite de lait en poudre à leurs progénitures,  les employées de ce magasin PRI MARKS, toutes des femmes, certaines portaient leurs bébés en pleurs à la main, se mettaient à crier à haute voix, devant nombre de policiers en civil et d’autres en tenues officielles:
 
« Nous demandons nos droits, où est la justice, abat ben Ali,  abat le régime politique » Crient nos pauvres femmes, mais qui les entend ? ni ce régime nazi, ni cette opposition aux cols blancs et aux Mercedes tout confort.
 
Seules des femmes courageuses comme celles là nous libérerons des griffes de cette mafia politique, nos autres soit disant opposants politiques, se prosternant aux pieds du dictateur le priant de leur accorder quelques réformes inutiles, refusant carrément le départ du régime politique dictatoriel, ne sont d’aucune utilité pour nos travailleuses et nos travailleurs, la patrie à besoin de réel résistants.
 
 O PEUPLE OPPRIME, O PEUPLE AFFAME, CRIE COMME ELLES :
ABAT BEN ALI, ABAT LE REGIME POLITIQUE DICTATEUR, ABAT NOS OPPORTUNISTES DEPUTES EMETTEURS DE CHEQUES SANS PROVISIONS.ABAT NOS MINISTRES ARRIVISTES.
 
O PEUPLE OPPRIME, O PEUPLE AFFAME, NE CROIT PLUS EN CETTE OPPOSITION DE VITRINE VASSALE ET IRRESPONSABLE, ELLE NE CHERCHE QUE SON INTERET, PREND TON SORT EN MAIN ET MANIFESTE TA REPROBATION, MANIFESTE TON MECONTENTEMENT.
 
Tunis le 27 juin 2006 à midi 20
TAIEB SMATI, un autre tunisien privé de ses droits par un régime politique pire que nazi, ses  juges corrompus et ses députés voyous.  


29% de la Bourse de Tunis détenus par des investisseurs étrangers

 
H.H.   Les Selon le dernier numéro de la revue «Recherche» (1), l’augmentation (+53% en volumes) de l’activité sur la place boursière de Tunis est principalement due à la forte demande des investisseurs étrangers, notamment ceux des pays du Golfe.   Selon Tunisie-valeurs, la Bourse de Tunis serait détenue à hauteur de 29% par les investisseurs étrangers. La partie flottant (hors participations étrangères stratégiques, notamment celles de la BNP, SG, Attijari Wafa bank, Castel…) détenu par des investisseurs étrangers est estimée à 8% du marché soit 380 millions de dinars. 60% de ce montant est concentré sur 3 valeurs : BIAT (154 MDT), BT (43 MDT) et SOMOCER (39MDT).   L’auteur regrette que cette dynamique ne soit pas soutenue par une levée plus franche de certaines restrictions à l’investissement étranger «alors que l’on s’attendait à une levée des restrictions à l’image de ce qui existe sur les marchés émergents avec qui nous sommes en concurrence directe (le Maroc, par exemple) ; la législation tunisienne en la matière n’a évolué que partiellement».   Il poursuit en rappelant que «L’investissement étranger est désormais autorisé à hauteur de 100% sans autorisation préalable mais uniquement dans les sociétés non soumises à une licence pour leur activité. Cette nuance exclut de facto un bon nombre de sociétés cibles des investisseurs en portefeuille étrangers (la SFBT ou Monoprix pour ne citer qu’elles)».   L’auteur conclut qu’en dépit des barrières à l’entrée du marché tunisien (étroitesse, restrictions réglementaires, transparence perfectible), la demande de la part des investisseurs étrangers reste importante.   Source : Département Recherches et études de Tunisie-valeurs (n°24-juin 2006)   (Source: www.webmanagercenter.com, le 28 juin 2006 à 05h57)

Et si on privatisait l’équipe nationale !

H.H. et des grains de sel d’Ibtissem

 
  Quand, indubitablement, plus de la moitié de la planète reste collée, pendant plusieurs semaines, à ses téléviseurs pour regarder ce rendez-vous, on imagine l’importance de cette vitrine pour les équipes des pays participants.   Laisser une bonne impression d’organisation, de rigueur et de discipline, être capable de dépasser ce sacré premier tour et c’est tout un pays qui gagne en visibilité et en notoriété. L’importance des budgets consacrés à la gestion de cette participation serait, dans ce cas, insignifiante par rapport aux retombées sur l’économie de notre pays.   Certains ont même suggéré qu’une bonne prestation au Mondial 2006 nous ferait gagner quelques points de l’indice de confiance dans le climat des affaires ; c’est dire l’étendue de l’impact possible sur un pays de bons ou de mauvais résultats d’une participation à cette manifestation unique dans son genre.   L’importance de l’enjeu ne peut donc souffrir d’approximations, d’une mauvaise organisation, d’une mauvaise préparation, d’un état physique quelconque, d’un mental en piètre état ou de décisions de dernière minute. Toutes ces dernières participations de la Tunisie ont laissé l’impression que l’on n’arrive pas à sortir de l’état d’amateurisme qui nous colle à la peau, l’équipe nationale donne plus l’impression d’être là pour faire de la figuration que pour atteindre des objectifs de résultats.   Une participation de l’équipe nationale est une véritable entreprise où plusieurs métiers (techniques, organisation, marketing,…) devraient être exploités pour la réussite des objectifs de cette opération. Les meilleures pratiques dans la gestion devraient pouvoir être mises à contribution dans ce type d’entreprise.   Privatiser la gestion de l’équipe nationale serait peut-être une des solutions possibles ;…. et pourquoi ne pas lancer dès maintenant un appel d’offres national où l’on choisirait le «mieux disant» pour la gestion de la prochaine participation de la Tunisie à la coupe du monde 2010 ? Et ce avec obligation de résultats. Car il ne faut pas oublier que la FIFA est une énorme entreprise qui a un bilan annuel colossal –hormis les manifestations tel que la WorldCup. Et dans ce qui suit, suivez notre approche :   Le parallèle Equipe nationale – Entreprise   – Montée en régime progressive : Le premier match de l’équipe nationale a toujours été mauvais ou catastrophique, le 2ème on constate un léger mieux, etc., signe qu’on arrive toujours au Mondial avec un sacré retard dans la préparation et certainement des sacrés problèmes de planification et d’organisation.   – Imaginez maintenant une entreprise qui se crée et qui démarre alors qu’elle a une connaissance approximative du marché, de ses produits, qu’elle n’a pas encore arrêté son Business Plan et qu’en prime elle a procédé à l’embauche de son équipe non seulement d’une manière quelconque mais qu’en plus cette équipe n’a pas été correctement formée pour les activités qu’elle allait exercer … et les résultats ne se font pas attendre, et c’est la faillite de l’entreprise.   – Organisation : Imaginez une entreprise où chacun décide tout seul de son rôle et de son activité où personne ne se sent responsable d’une tâche quelconque, où personne n’est tenu par des objectifs de résultats, où on enregistre des problèmes de communication de groupe… mettez-là maintenant face à une équipe structurée et par délicatesse je n’en citerai aucune, même pas l’équipe allemande.   – Discipline : Imaginez maintenant l’impact de l’absence de discipline sur les performances d’un groupe que ça soit une équipe de foot ou une entreprise…   – Rigueur : Imaginez encore un responsable financier d’une entreprise qui vous réponde approximativement sur la situation des engagements de son entreprise (cette fameuse «YOUDH-HORLI» ou l’équivalent de «je suis pas sûr, mais je crois que… ») et des footballeurs qui vous font des passes approximatives sans destinataires à l’image d’un service commercial qui livre ses produits à des adresses qu’il ne connaît même pas et sans bons de livraison par-dessus le marché …   – Une séance unique de 70 minutes : Là, notre équipe nationale a donné beaucoup plus l’impression d’être déjà sous l’effet de la séance unique, les joueurs n’arrivent pas à tenir plus de 70 minutes d’affilés,… (6h/8h ou un 70’/90’)…   Imaginez maintenant d’autres parallèles…   (Source : webmagercenter.com, le 26 juin 2006 à 15h48) URL: http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=6134

 

Sécurité ou liberté d’informer, le débat est rouvert aux Etats-Unis

 
AFP, le 28 juin 2006 à 06h53 Par Catherine HOURS   NEW YORK, 28 juin 2006 (AFP) – Le New York Times est sous le feu de la critique de l’administration républicaine pour avoir révélé l’existence du programme gouvernemental d’espionnage bancaire, une campagne anti-Times que des analystes nuancent ou contestent en soulignant que ces « révélations » étaient déjà connues.   Le président George W. Bush a qualifié de « déplorable » l’article du quotidien sur ce programme destiné à traquer les mouvements des terroristes. Tandis que le représentant républicain de New York Pete King criait à la « trahison » et que le conservateur New York Post titrait mardi sur les « New York Crimes » de son concurrent, le secrétaire au Trésor John Snow envoyait une cinglante lettre au journal.   « La décision du New York Times de révéler le programme de surveillance du financement du terrorisme (…) était irresponsable et a causé du tort à la sécurité des Américains », écrit-il au directeur général Bill Keller. « Le Times a sapé un programme de contre-terrorisme extrêmement efficace et alerté les terroristes sur les méthodes et sources utilisées pour pister leur argent ».   Mardi, le sénateur républicain Sénat Pat Roberts a demandé au renseignement d’entreprendre une évaluation des dommages causés. Bill Keller a pour sa part expliqué avoir « écouté attentivement les arguments du gouvernement » avant publication, mais jugé qu’il s’agissait d' »un sujet intéressant le public ».   Le cas n’est pas une première: le même journal a essuyé des reproches pour avoir dévoilé en décembre le programme d’écoutes extra-judiciaires des citoyens américains.   Pour Thomas Patterson, professeur spécialiste des rapports entre presse et gouvernement à Harvard, cette nouvelle affaire est cependant plus tangente.   « La révélation (des écoutes) était clairement dans l’intérêt du public, le président avait choisi d’ignorer la loi, » dit-il. « Ici il ne semble pas y avoir de preuve écrasante que la loi a été bafouée. Le Times comme le gouvernement ont de bonnes raisons ».   Pour autant, le gouvernement lui-même est premier responsable de cette situation, relève-t-il.   « Cette administration a un problème de crédibilité: ses affirmations se sont souvent révélées à moitié vraies. Le système de contrôle ne marche pas: le Congrès, dominé par le parti du président, ne remplit pas son rôle de surveillance. Alors qui reste-t-il? La presse, qui se fait plus agressive », dit-il, ajoutant qu’en général elle s’entoure de précautions.   « Quand (en novembre) le Washington Post a révélé l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe, il a retiré des informations (sensibles). Pour les écoutes, le Times a fait de même ».   L’universitaire s’interroge aussi sur l’article, selon lequel Washington espionne depuis 2001 nombre de transactions financières via Swift, un organisme de transit basé en Belgique: « Il précise des choses que l’on savait déjà ».   « Le gouvernement lui-même a dit qu’il utilisait toute mesure pour suivre les transactions des terroristes présumés », opine Aziz Huq, avocat du Centre Brennan pour la justice, de l’Université de New York, pour qui l’argument du secret ne tient pas. « Dès avant le 11-Septembre, ce gouvernement avait un goût du secret inhabituel ».   Pour Paul McLeary, de la Columbia Journalism Review, l’attitude républicaine est « politique »: « Un rapport de l’Onu encourage même les gouvernements à suivre les transactions financières! Cela fait des années que cette administration critique le New York Times, qui est le méchant visage des médias de gauche! »   Presse et pouvoir n’en sont pas à leur première crise. En 1971 le Times sortait « les papiers du Pentagone », documents secrets sur la situation au Vietnam. Mais le gouvernement Nixon n’a jamais poursuivi le journal.   Là encore, les observateurs ne croient pas que le Times sera poursuivi, même si plusieurs élus l’ont souhaité. « Car la victoire politique n’est pas garantie, dit M. Patterson, et un procès peut révéler bien plus que le gouvernement ne le souhaite ».  

 


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