28 avril 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2167 du 28.04.2006

 archives : www.tunisnews.net


AISPP: Communiqué Petition:  La LTDH doit pouvoir tenir librement son VIème Congrès National Sénateurs du PCF : Lettre à Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY Dr Moncef Marzouki: Zeineb et les flics Yahyaoui Mokhtar: Les coupons de la dictature Haaretz Service: La Suède boycotte des exercices israéliens à cause de la participation d’Israël Reuters: Le Vatican appelle à boycotter le film tiré du Da Vinci Code

AFP: Tous les chemins mènent à Dieu, même le strip-tease

Marwan Sultan: Catastrophe humanitaire  à brève échéance dans les territoires palestiniens

IOM opens Office in Tripoli Reuters: African media fear erosion of press freedom

 
Sauvez la vie de Mohammed Abbou Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   Association internationale de soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis tel : 71 340 860   Tunis, le 28 avril 2006   Communiqué  
Monsieur Saber Hamrouni, ex-prisonnier politique, a pris contact avec nous au local de l’AISPP. Il avait été libéré le 25 février 2006 en vertu d’une décision de libération conditionnelle. Il nous a informés qu’il subissait les brimades de la police politique qui se rend au domicile où il vit avec ses parents, créant un climat d’épouvante ressentie par tous les membres de la famille, d’autant que les visites des agents de la sûreté surviennent la nuit. C’est ainsi que la nuit du 28 avril 2006, son domicile a été investi à une heure du matin. Son père est sorti, terrifié, pour demander aux agents de la police politique des explications sur leur venue à une heure aussi tardive. Ils lui ont dit venir vérifier la présence de son fils à son domicile. L’ex-prisonnier politique Saber Hamrouni a dit que sa mère était une femme âgée, souffrant de diverses maladies et que cette descente nocturne avait entraîné une aggravation de son état de santé. L’AISPP dénonce ces procédés et appelle les autorités à y mettre un terme. Le président de l’association Maître Mohammed Nouri   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 
 
Sauvez la vie de Mohammed Abbou Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   Association internationale de soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis tel : 71 340 860   Tunis, le 28 avril 2006   Communiqué  
L’AISPP a appris que messieurs Aberraouf Tounakti, Maher Khalsi et Mounir Chergui, qui effectuent des peines d’emprisonnement de longue durée, avaient commencé une grève de la faim illimitée pour protester contre les brimades incessantes perpétrées contre eux par le chef du pavillon où ils sont incarcérés à la prison de Borj El Amri. Le président de l’association Maître Mohammed Nouri   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT

 
 

Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme

 

Tunis le, 15 avril 2006

Monsieur, Madame et cher(e) ami(e),

La LTDH a décidé d’organiser son 6ème Congrès National les 27 et 28 mai 2006 à Tunis.

Du fait des pressions dont la Ligue est l’objet depuis, plusieurs mois, notamment suite à une décision judiciaire suscitée par le pouvoir, celui-ci entrave toutes les activités de la Ligue, y compris la tenue de ses assises.

C’est dans ce cadre qu’une campagne nationale et internationale s’organise pour appeler les autorités tunisiennes, en l’occurrence le Président Ben Ali à donner à la LTDH, la possibilité de mener librement ses activités et en particulier de tenir son 6ème Congrès National.

Vous trouverez ci-joint la pétition internationale destinée à être signée et adressée aussitôt que possible au Président Ben Ali.

Nous vous remercions pour votre solidarité et vous adressons nos salutations amicales.

Pour le Comité Directeur Le Président Mokhtar TRIFI

21, rue Baudelaire – El Omrane – 1005 Tunis – Tél : 71.280596 – Fax : 71.892866 E-mail : ltdhcongres6@yahoo.fr


Pétition Internationale adressée au président Ben Ali

 

La LTDH doit pouvoir tenir librement son VIème Congrès National

 

Depuis septembre 2005, La Ligue tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme est empêchée de tenir son VIème Congrès National. De multiples mesures sécuritaires et judiciaires ont été prises par les autorités tunisiennes pour entraver délibérément l’organisation, la préparation et la tenue du Congrès. Sous couvert d’une décision judiciaire prise par une magistrature fonctionnarisée, les autorités font tout, non seulement pour empêcher la tenue des assises nationales de la LTDH, mais aussi pour entraver et bloquer toutes ses activités.

 

Les locaux de ses Sections à l’intérieur du pays sont depuis plusieurs mois encerclés par la police et les responsables locaux de la Ligue sont empêchés d’y accéder et d’y organiser quelque activité que ce soit. Le siège central de la Ligue à Tunis est constamment sous surveillance policière.

La LTDH qui n’a jamais cessé, tout au long de ces graves développements, d’affirmer à la fois son attachement à son autonomie et sa constante volonté de dialogue, vient de prendre la décision de tenir son congrès les 27 et 28 mai prochains.

 

Les signataires de la présente pétition : organisations, mouvements, groupes, personnalités, qui militent pour les droits de l’Homme, pour les libertés et la démocratie, pour l’amitié et la solidarité entre les peuples, demandent instamment au Président Ben Ali de prendre toutes les mesures nécessaires afin que la LTDH, qui constitue un acquis démocratique essentiel pour la Tunisie, puisse mener ses activités en toute liberté et en toute autonomie, et en particulier tenir son VIème Congrès National les 27 et 28 mai 2006, dates fixées par ses instances régulières dont la légitimité n’est contestée par personne.

 

Nom & prénom — Qualité — Signature

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 (Source : le site pdpinfo.org, le 28 avril 2006)


 
Paris, le 26 avril 2006

 

Nicole BORVO – Robert BRET

Sénateurs du PCF : Lettre à Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Paris, le 26 avril 2006, Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY Ministre des Affaires étrangères 37, Quai d’Orsay 75007 Paris

Monsieur le Ministre,

Nous sommes informés d’un nouveau durcissement du régime en Tunisie se traduisant par de graves atteintes aux libertés de circulation et de réunion, par des pratiques qui visent à bloquer toute activité politique et associative d’organisations légales comme la Ligue tunisienne des Droits de l’homme, l’Association des Magistrats, l’Association des Femmes démocrates, l’Association des jeunes avocats ou le Syndicat des journalistes.

Des militants ont été agressés, bousculés, interdits d’accès à leurs locaux. Des partis politiques subissent des pressions permanentes. Le Forum démocratique pour le travail et les libertés souligne qu’il est victime d’inacceptables mesures arbitraires. On assiste en fait à une tentative de verrouillage de plus en plus dur de la vie politique et associative, ce qui est, légitimement, d’autant plus mal accepté par les organisations tunisiennes concernées que celles-ci remplissent leur mission démocratique avec un grand sens des responsabilités.

La Ligue tunisienne des Droits de l’homme a annoncé son Congrès pour le 27 mai. Dans ce contexte, ses responsables craignent de faire l’objet d’intimidation et d’actions répressives visant à perturber leurs assises. Nous souhaitons que la plus grande vigilance soit de mise pour que ce congrès puisse avoir lieu dans les conditions les plus normales.

Les évolutions en cours en Tunisie sont particulièrement préoccupantes. Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de faire savoir, de façon urgente, aux autorités tunisiennes l’émotion que cela suscite en France, en particulier dans les milieux progressistes et démocratiques solidaires de l’ensemble des forces qui agissent pour le respect des libertés en Tunisie. Nous souhaitons que le gouvernement français rappelle aux autorités tunisiennes l’exigence universelle des pratiques conformes à un Etat de droit. Nous vous remercions de l’attention que vous pourrez porter à cette sollicitation pressante.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Nicole BORVO Robert BRET

 


 

Association des Magistrats Tunisiens :

Un Conseil national chaud en perspective

 

Tunis-Le Quotidien

 

L’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) tiendra son Conseil national le 30 avril à Hammamet. Toutes les préoccupations du corps des magistrats y seront débattues.

 

Les dossiers les plus chauds concernent les négociations avec le ministère de la Justice et des droits de l’homme sur l’actualisation des fonctions judiciaires, les conditions de travail dans les tribunaux et les préparatifs du mouvement des magistrats.

 

On s’attend, en effet, à ce que les gens de la profession réclament la généralisation de l’actualisation des fonctions judiciaires dans les plus brefs délais et l’amélioration des conditions de travail, des équipements et des ressources humaines (greffiers, secrétaires…) au niveau de plusieurs tribunaux.

 

Certains magistrats pourraient, selon des sources proches du Bureau politique de l’Association, appeler à la révision des normes retenues en matière du mouvement des magistrats et à accélérer les travaux de la commission chargée d’approfondir le débat sur l’amendement du statut des magistrats.

 

Des «revendications» qui s’imposent aux yeux des magistrats soucieux de consolider leurs acquis et de préserver la cohésion de leur association qui a été ébranlée en juillet 2005 par une grave dissension.

 

W.K.

 

(Source : « Le Quotidien » du 28 avril 2006)

 

 

Zeineb et les flics

 
Dr Moncef Marzouki
28-4-2006
Traduit de l’arabe par : Taïeb Moalla, tmoalla@yahoo.com
 
Il y a quelques années, la télévision égyptienne a diffusé un feuilleton intitulé « Zeineb et le trône », qui a tranché avec ce style de productions. Les téléspectateurs du monde arabe se sont passionnés pour cette œuvre qui évoquait – pour une fois – la persécution et les souffrances découlant d’un régime politique censé apporter les solutions et qui s’est révélé, en fin de compte, porteur de problèmes.
 
Me voilà rêvant d’un film tunisien (le jour où la liberté triomphera) qui aurait pour titre : « Zeineb et les flics ». Zeineb serait l’héroïne et le film raconterait une partie des souffrances de notre peuple affligé, depuis vingt ans, par un régime perfide.
 
Zeineb est une femme du peuple. Les lumières ne se sont pas attardées sur elle. Aucun comité de soutien national ou international n’a été créé pour la soutenir. Elle n’a remporté aucun prix de droits de l’Homme et n’a observé aucune grève de la faim pour que l’on s’intéresse à son cas. Pourtant, cette modeste, généreuse, accueillante et bonne femme résume , à elle seule, toute la tragédie tunisienne.
 
Hier, je lui ai téléphoné pour avoir des nouvelles de son mari – notre professeur à tous et grand militant – Ali Ben Salem. Il venait d’être admis d’urgence à l’hôpital. Au téléphone, Lella Zeinab a pleuré. Elle m’a raconté la façon avec laquelle la police politique a serré l’étau autour du Cheikh malade. Elle m’a décrit les hordes de policiers qui le suivaient, tel son ombre, dans ses moindres déplacements (il s’agit d’une méthode ingénieuse du technicien en chef Mohamed Ali Ganzoui, apprise directement chez le dictateur). Elle m’a décrit son état physique et psychologique, lui qui était traqué par des gens qui se rapprochent plus des bandits de grand chemins qu’à de fonctionnaires de l’État. Malgré les larmes qui coulaient silencieusement sur mes joues, j’ai explosé de rire. Tandis que Lella Zeineb racontaient ceci à travers ses plaintes :
 
« Peux-tu croire ce que m’a dit un des policiers alors que l’homme est toujours sur son lit d’hôpital ? Il m’a fait remarquer qu’il avait juste à faire repentance ».
 
Ali ben Salem, toi qui es peut-être au dernier virage de ta vie, devrait te repentir de tous tes pêchés ! Repentance pour avoir adhéré, à 16 ans, à la résistance militaire pour libérer la Tunisie de l’occupation. Repentance de t’être levé devant la tyrannie de Bourguiba et d’avoir passé 11 ans de ta vie derrière ses barreaux. Repentance de t’être inscrit dans la mouvance démocratique et celle des droits de l’Homme, dans les années 1980. Repentance d’avoir co-fondé le Conseil national pour les libertés. Repentance d’avoir transformé ta demeure de Bizerte en une maison des droits de l’Homme. Il ne te reste plus qu’à rattraper le temps perdu, qu’à prendre ta carte au sein du Parti des « affaires », qu’à payer – le sourire aux lèvres – la taxe du « 26-26 » pour éviter de verser les impôts à l’État officiel, ou ce qu’il en reste. Tu devrais faire partie d’une des bandes criminelles et ainsi obtenir un juteux permis d’import-export. Tu serais bien inspiré de chanter les louanges de la nouvelle ère. Tu dois devenir un salaud, un menteur, un trafiquant, un faussaire ou un voleur. Tu dois faire partie des Tunisiens dont les valeurs sont les suivantes : Évite de toucher à ma tête et frappe qui tu veux, le peureux arrive toujours à se sauver, embrasse le chien sur la bouche jusqu’à ce que tu finisses de faire affaire avec lui, le mari de maman est mon papa. Arrête ton extrémisme, « Amm » Ali…!
 
Lella Zeineb a poursuivi : « Ils nous ont affamé. Nous en sommes pratiquement à vivre d’eau et de pain. Ils ne nous ont même pas permis de louer une partie de notre logement. Les éventuels locataires sont convoqués par la police ».
 
La technique d’affamer est celle utilisée par le ministère de la torture contre tous les opposants. Pour résumer, Lella Zeineb est encerclée par Ganzoui, Ben Ali et le chef de la police secrète de Bizerte. Ils veulent l’affamer, l’humilier et lui faire peur. Elle est surtout encerclée par les Tunisiens adeptes du : Évite de toucher à ma tête et frappe qui tu veux, le peureux arrive toujours à se sauver, embrasse le chien sur la bouche jusqu’à ce que tu finisses de faire affaire avec lui, le mari de maman est mon papa. Arrête ton extrémisme, « Amm » Ali…!
 
Le seul espoir pour Zeineb et pour la Tunisie, ce sont les Tunisiens remplis des valeurs de l’arabité et de l’Islam. Soutenez-là, vous qui êtes épris des principes [de justice] d’Omar Al Farouk, [du poète] d’Al Moutanabbi et d’Abul Kacem El Chebbi.
 
En attendant que les vents de la révolution démocratique et pacifique ne soufflent – seul rempart pour arrêter ce cauchemar et éviter sa répétition sous la forme d’un 7 novembre bis -, ne laissez pas Lella Zeineb aux loups. Elle a besoin de votre soutien. Ainsi, le message se rendra à « Amm » Ali qui lutte contre la mort. Il saura que, tout comme lui, nous ne laisserons jamais tomber Zeineb.
 
À propos de « Amm » Ali, il doit savoir que je le boycotterai à vie, s’il avait dans l’idée de nous quitter maintenant. Nous avons tellement besoin de la présence de celui qui est le trait d’union entre trois générations éprises du pays. Puisse Dieu guérir cet homme exceptionnel. Qu’il nous revienne en santé pour voir cette aube dont il a tant rêvé quand il était dans la maison des fantômes.
 
Le numéro de téléphone est le : 72 435.440. S’il est coupé, l’adresse est le : 75, rue Farhat Hached, Bizerte.
 
S’ils censurent vos lettres – ce qui est pratiquement certain – qu’ils lisent ce que vous allez écrire. S’il vous est impossible d’apporter un quelconque soutien moral ou financier, souvenez-vous au moins que Zeineb est encerclée, insultée affamée et terrorisée. Elle attend ses libérateurs. Il ne reste plus de place qu’à la détermination et à l’endurance.
 

Les coupons de la dictature

 

Yahyaoui Mokhtar

l ne se passe plus une occasion sans qu’une nouvelle association « mondiale » jamais connu auparavant ne se manifeste à la première de tous nos journaux annonçant l’octroi de son prix au président de la république Zine el Abidine Ben Ali. Cette pratique qui est devenu une constante dans les derniers 18 ans de pouvoir de l’actuel président une véritable obsession orchestrée périodiquement selon les besoins de l’actualité pour répondre aux arguments critiques les plus relevants qui son adressés à sa politique. Inscrit dans le registre des témoignages internationaux accréditant la politique du président, cette pratique indépendamment de son caractère anodin cherche à conforter l’illusion de cette image idyllique du pays par la quelle on veut nous masquer la réalité par tout moyens. Mme Deisi Kusztra présidente de l’ « organisation mondiale de la Famille » vient de remettre à l’occasion de la journée nationale des associations « le premier prix de l’organisation mondiale de la famille pour la bonne gouvernance » au président de la république. « Cette distinction est une reconnaissance pour la politique sage et pertinente du président de la république dans tous les domaines et pour le succès de son action visant à consolider la paix, la solidarité et la justice pour tous… » elle a également salué les acquis sociaux accomplis par la Tunisie et les réalisations engrangées par la famille tunisienne grâce aux réformes pionnières et à la politique clairvoyante fondée sur une approche globale des droits de l’homme qui allie les dimensions économiques et sociales. Le discours de remise de prix prononcé comme chaque fois vient conforter le discours officiel au point de reprendre à la lettre sa langue de bois qu’on à l’impression qu’il a été dicté à celui qui l’a prononcé. Aucun besoin de chercher la trace de l’empreinte du discours ailleurs, c’est Mme Agerbi sa vice présidente qui doit connaître le secret de cette parfaite synergie. Le plus troublant dans cette manipulation, puisqu’il s’agit bien de ça, est le titre flanqué au prix accordé : « Prix de bonne gouvernance » dont il n’est fait mention nulle part ailleurs que dans les articles des fraudeurs, apologistes invétérés, de la dictatures qui ne s’arrêtent plus devant rien dans leur œuvre de désinformation. Il semble par cet élan d’encensements que Mme Deisi Kusztra vient s’inscrire au parti de la dictature pour nous insulter par sa bénédiction de ses ignominies qu’elle ne peut les ignorer quand elle a fait son choix de primer. Quand elle parle des acquis engrangés pense-t-elle aux procédés par lesquels l’association des magistrats a été occupée, ou cherche-t-elle à féliciter la milice du parti pour son exploit à s’approprier de l’association des jeunes avocats ou au blocage auquel sont soumis la LTDH, Le Syndicat des journalistes et tous les associations indépendantes reconnues ou non qui sont traités comme des bandes de malfrats pourchassés par la police de la dictature et ses milices. Une autre histoire de coupons de la dictature après celle décrite par Jamel Aid dans le journal indépendant Egyptien « Eddestour » a propos des articles élogieux commandités par le pouvoir Tunisien et publiés par la presse internationale et qui mélange l’information à la publicités et procédant d’une éthique douteuse à laquelle certains journaux font recours pour subsister. Des ONG versaient essentiellement sur la mondanité comme cette OMF, font les portes des cours des despotes et des dictateurs pour s’assurer les moyens de leur frivolité par des témoignages d’affabulation en contrepartie de coupons de gratification. Cette pratique institutionnalisée depuis plusieurs années, personne ne sait le véritable montant ni les mécanismes de financement de son budget. Si la création de l’Agence de communication extérieure s’est révélée un rouage essentiel dans le maintient de l’image de marque de la dictature en assurant la fonction de son ministère de la propagande après la suppression du ministère de l’information en signe de modernisation. Dotée d’un monopole de droit lui permettant de renflouer tous les budgets de communication et de publications officielles de toutes les institutions publiques ainsi que d’une exclusivité de distribution de toutes les publicités des entreprises nationales, elle dispose d’énormes moyens financiers de subornation, de pressions et de financement d’articles et témoignages commandés à la gloire de la dictature et ses émérites succès.

 

La Tunisie est en outre l’une des rares pays au monde aujourd’hui à astreindre ses citoyens à une taxe d’information sous le titre de redevance au profit de la radio et de la télévision publique. L’astuce auquel on a pensé pour assurer son acquittement en la prélevant sur les factures d’un service public vital qu’aucun citoyen ne peut s’en passer à savoir l’électricité et le gaz. Le montant en pourcentage sur la consommation avoisinant les 7% indépendamment de la possession ou de l’usage de moyens de réceptions radio ou Tv comme il est précisé au verso de chaque facture, cette imposition fait de la RTT l’une des plus riche station dont le budget dépasse de loin celui d’El Jazeera à titre de comparaison. Elle permet d’amasser d’énormes fonds gérés à la discrétion absolu de donneurs de décision inconnu et dans un manque de transparence absolu. En se prévalant à cette occasion de plus de 8600 associations pour la majorité constituée après novembre 1987 le discours officiel ne fait dans les circonstances dans lesquelles est célébrée cette journée que fournir l’argument nécessaire pour compléter son image totalitaire qui ne laisse aucun espace a la liberté de l’action citoyenne dans notre société et qui investit massivement le champs associatif pour empêcher une véritable société civile d’exister. Ce procédé d’instrumentalisation et de création d’entités fictives à la mesure de la dictature par la manipulation discrétionnaire de son pouvoir de détenir la décision d’autoriser ou d’interdire et en train de fausser le champ politique, médiatique et syndical comme il a faussé celui de la société civile. C’est l’image d’une dictature contestée qui à défaut de pouvoir confronter loyalement ses adversaire et répondre au véritables revendications de sa société cherche à la faire taire définitivement en le privant de tout moyen légal d’exercer son droit de mettre son exercice du pouvoir en débat. L’exercice même de la politique par le pouvoir est en train d’être réduit à cette préoccupation d’inciter au soutien moyennant des coupons sous forme d’autorisations, de reconnaissances, de visas et de financement. Malgré tous les efforts qu’on y met force est de constater qu’on se bouscule plus au guichet

 

Yahyaoui Mokhtar – Tunis le 25 avril 2006

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[1] – Texte de l’information publiée sur le site de la WFO : ”Dr. Deisi Kusztra, WFO President is today in Tunis, Tunisia, where she will award the President of Tunisia, H.E. Zine El Abidine BEN ALI, for his outstandig support towards promoting Family Issues and Family matters. She will be officially greeted by the President, on the occasion of the celebration of the “The National Day for NGOs in Tunisia”, on April 23. Following the awarding, Dr. Deisi is heading to Tripoli, Libya, to meet with Dr. Abd al-Qadir Muhammad al-BAGHDADI, Prime Minister, and then to Dubai, United Arab Emirates, where she will meet His Highness Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum.”

 

(Source : le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 25 avril 2006)

URL :  http://www.yahyaoui.blogspot.com/2006/04/les-coupons-de-la-dictature-il-ne-se.html

 

 
 

La Suède boycotte des exercices israéliens à cause de la participation d’Israël

   

 
  Par Haaretz Service  Traduit par DM.  
  La Suède a annulé sa participation à des exercices aériens internationaux qui devaient avoir lieu en Italie le mois prochain à cause de la participation des forces israéliennes aux exercices.  
  La Suède était censée envoyer neuf appareils en Italie pour Volcanex 2006.    
  « Actuellement, Israel n’agit pas au nom de la paix, et donc, ne devrait pas prendre part à la manifestation » ont déclaré des hauts fonctionnaires suédois.    
  Un fonctionnaire du Ministère des Affaires Etrangères suédois a dit:  » Le but de l’opération est de se préparer à la coopération internationale pour préserver la paix mondiale. La participation des forces aériennes israéliennes change les conditions préalables de cet exercice.  »    Sans nommer directement Israël, le Ministre de la Défense suédois Leni Bjorklund a déclaré que son pays se retirait à cause de la participation d’un « état qui ne participe pas à la préservation de la paix internationale. »    
  Les officiels israéliens ont répondu durement à cette décision.    
  Une source gouvernementale a déclaré:  » le manque de sympathie pour Israël en Suède est disproportionné. Certains ministres du gouvernement sont les fers de lance des approches les plus anti-israéliennes dans toute l’Europe, et particulièrement en Scandinavie. Dans les rencontres entre les hauts fonctionnaires israéliens et les ministres suédois, les Suédois refusent d’écouter les positions israéliennes. » 
  Le Président du Parti National Religieux  Zevulun Orlev, a qualifié la décision suédoise d’antisémite, déclarant  » Un jour seulement après la commémoration du Jour du Souvenir de l’Holocauste, une nation éclairée s’est levée et s’est rendue à l’axe du mal islamique.  »  

 

Tous les chemins mènent à Dieu, même le strip-tease

Par Paula BUSTAMENTE

AFP, le 26 avril 2006 à 06h10

LOS ANGELES, 26 avr 2006 (AFP) – Grande blonde aux yeux bleus et aux courbes harmonieuses, Heather Veitch utilisait ses charmes pour satisfaire les fantasmes sexuels des clients de boîtes de nuit jusqu’à ce qu’elle soit touchée par la grâce et se mette au service de Dieu pour sauver ses ex-collègues.

 

« Si vous êtes une femme dans l’industrie du sexe, si vous êtes un homme cherchant l’épanouissement dans l’industrie du sexe, si vous êtes chrétien, venez nous voir à l’œuvre », affirme-t-elle dans une pose provocatrice, mais la Bible à la main, sur son site internet (www.jcsgirls.com) en compagnie de deux compagnes au physique de poupée Barbie, Tanya et Lori, elles aussi reconverties en prédicatrices.

 

Ces trois missionnaires de choc ont baptisées leur Eglise « JC (pour Jésus Christ) Girls » et vendent pour financer en partie leur ministère des tee-shirts frappés du slogan « les saintes allumeuses« .

 

Mais leur Eglise fondée il y a un an à Riverside (Californie),entre Los Angeles et Palm Springs, qui revendique maintenant plus de 2.000 paroissiens, se distingue par son austérité. La Convention baptiste du sud de la Californie reconnaît la « JC Girls » comme une de ses églises associées.

 

Quand elles ne sont pas à Riverside, les trois allumeuses de Dieu font la tournée des night-clubs pour aller porter la bonne parole et donner une lueur d’espoir aux strip-teaseuses.

 

A 32 ans, Heather a gardé une voix d’ingénue, mais sa vie remplirait déjà un roman. Née à Los Angeles dans une famille pauvre, sa jeunesse est une descente dans l’abîme. Violée à l’âge de 14 ans, elle devient enceinte à 17 ans, mère à 18 ans. Son premier mari, épousé à 20 ans en 1994 « était réellement un sale type. Il était

dangereux ». Elle le quitte rapidement. « Mais je n’avais pas un sou. Je suis montée à San Francisco ou j’ai trouvé un boulot de go-go girl, deux ou trois soirs par semaine, rapportant entre 100 et 200 dollars la nuit », confie-t-elle à l’AFP.

 

Quelques mois plus tard, grâce à des implants mammaires et quelques kilos en moins, elle triple ses gains nocturnes et quand son club devient topless, elle oublie tout problème d’argent gagnant « entre 700 et 2.500 dollars la nuit » et elle prend le chemin des clubs de Las Vegas où elle fait « une pile d’argent » et de temps à autre se trouve des rôles dans des films porno, « soft » précise-t-elle.

 

Le tournant pour elle survient en 1999. Je voulais changer ma vie. je ne voulais pas entrer dans le nouveau millénaire en étant stripteaseuse. « J’ai quitté mon boulot, je me suis remariée, j’ai suivi des cours de salon de beauté. je suis devenue coiffeuse, et j’ai eu une petite fille« .

 

Il y a trois ans, j’ai appris que l’une de mes anciennes copines de boîte de nuit était morte d’alcoolisme (…) et j’ai compris que je devais aller voir les autres pour leur dire qu’elles pouvaient avoir une autre vie, que Dieu existe, qu’il nous aime, et qu’elles peuvent demander son aide même si elles ne changent pas de métier« .

 

« Beaucoup de gens croient qu’on cherche à leur faire quitter leur métier (…) mais nous essayons seulement de les mettre en contact avec Dieu. Et si elles décident ensuite de changer leur vie, tant mieux, mais ce n’est pas nécessaire« .

 

« Nous ne leur demandons pas de devenir membres de notre Eglise. Elles peuvent choisir l’Eglise qu’elles veulent », ajoute-t-elle.

 

Elle affirme aussi avoir fait un trait sur les richesses d’ici bas. « je ne touche que 40.000 dollars par an », dit Heather en relevant qu’elle gagnait presque deux fois plus quand elle était coiffeuse.

 

La célébrité des « saintes allumeuses » est arrivée il y a quelques mois lorsque Heather, Tanya et Lori ont été invitées par le télé-évangéliste de la droite chrétienne Pat Robertson. Depuis elles multiplient les interviews et leur renommée a atteint jusqu’à la Grande-Bretagne où elles voudraient faire des émules.

 


Catastrophe humanitaire  à brève échéance dans les territoires palestiniens :

la pauvreté touchera plus de 74% de la population dans quelques semaines

par Marwan Sultan, Gouvernorat de Al Khalil-Hébron, Palestine, 24 avril 2006 Israël porte l’entière responsabilité de la catastrophe palestinienne en vue, parce qu’il occupe les territoires palestiniens. La communauté internationale en assume une part importante pour avoir imposé des sanctions collectives, à la suite des choix démocratiques de la société palestinienne.    Selon certains rapports « le retard de paiement des salaires des fonctionnaires par le gouvernement palestinien, a porté la souffrance des Palestiniens à son paroxysme ». Cette situation a mis le gouvernement en porte-à-faux par rapport à la population, puisqu’il n’a pu respecter ses engagements à payer ses fonctionnaires, suite au refus des autorités israéliennes de transférer les sommes qu’elles doivent à l’Autorité palestinienne et à l’interruption des aides étrangères.   L’incapacité dans laquelle se trouve l’Autorité palestinienne de régler les salaires de ses 140 000 fonctionnaires et employés, a réduit ces derniers à vivre une situation des plus précaires. Ils sont incapables d’assurer le minimum vital pour leurs familles et de respecter leurs engagements vis-à-vis de leurs créanciers. Il en est résulté une stagnation de l’économie locale, caractérisée par le ralentissement vertigineux de  l’activité commerciale.   Cette situation a créé un nouveau phénomène d’absentéisme des fonctionnaires et employés, dans les administrations civiles et les services, mais aussi dans les services de sécurité et de police. Les fonctionnaires arrivent très tard à leur travail ou n’y vont même pas, parce qu’ils sont obligés de chercher ailleurs des moyens de subsistance pour de leurs familles. Certains s’absentent parce qu’ils ne peuvent même plus payer le prix des transports, surtout s’ils habitent loin de leurs lieux de travail.   L’entêtement des autorités israéliennes à refuser de régler les sommes dues aux Palestiniens et celui des pays donateurs à interrompre leur aide, vont occasionner une catastrophe humanitaire sans précédent dans les territoires occupés. Cette catastrophe touchera tout le monde et principalement les employés du secteur public, qui, rappelons-le, ont un salaire moyen de 2000 Shekels israéliens [=356 €], dans une économie palestinienne entièrement dépendante de l’économie israélienne et où le salaire moyen est de 4500 Shekels [=800 €].   Aussi, il est quasi certain qu’on assistera à des scénarios catastrophe de désarticulation des institutions officielles palestiniennes, d’une plus grande paupérisation et de délitement de toute la société palestinienne.   C’est Israël qui assumera en premier, la responsabilité d’une telle situation et de ses conséquences.   Un rapport, publié récemment par les Nations unies, rappelle que « selon la quatrième Convention de Genève, Israël, puissance occupante, a l’obligation d’assurer le bien-être des populations palestiniennes sous occupation, et que durant les années précédentes, ce sont les pays donateurs et l’Autorité palestinienne qui se sont matériellement acquittés de cette tâche, remplaçant ainsi Israël ». Et d’ajouter que « au cas où les pays donateurs interrompraient leur aide et où l’Autorité palestinienne s’avérerait incapable de poursuivre son action, il incomberait légalement à Israël d’y pourvoir, en sa qualité de puissance occupante, mais aussi à la communauté internationale qui impose des sanctions collectives au peuple palestinien ».   Dans son rapport sur les risques humanitaires encourus dans les territoires palestiniens dans les mois prochains, par suite de l’encerclement et de l’agression israélienne et de l’interruption de l’aide internationale, les Nations Unies ont réitéré leur alerte sur la grave détérioration prévue de la situation humanitaire et ses graves conséquences.   Le rapport des Nations Unies a attribué les raisons de la crise humanitaire actuelle, aux obstacles à la liberté de mouvement des Palestiniens, ainsi que d’autres mesures, telle que l’interruption des transferts des montants des taxes dues à l’Autorité palestinienne, imposées par Israël.   Le rapport des Nations Unies a rappelé que l’Autorité palestinienne emploie 152 000 personnes, qui assument des services pour plus d’un million de citoyens, soit 25% de la population palestinienne, en Cisjordanie et à Gaza], que l’Autorité a besoin de 165 Millions $ [=132 millions €] tous les mois (dont 60% pour les salaires) et que le non-paiement des salaires va augmenter très sensiblement le taux de pauvreté jusqu’à 74%.   Le rapport souligne par ailleurs que l’affaiblissement de l’Autorité allait augmenter la mortalité de la population par suite de l’absence de sécurité, et des carences des services de santé et d’hygiène. Il y a un danger en effet, à ce que l’interruption de l’eau potable et la chute de l’entretien des canalisations d’évacuation des eaux usées, participent à la prolifération des maladies et des épidémies, en plus de la sous-alimentation prévisible.   Aussi, nous mettons la communauté internationale devant ses responsabilités et nous la considérons première responsable de la catastrophe qui risque de s’abattre sur le peuple palestinien, à cause de ses choix démocratiques, que cette même communauté prêche au Moyen-Orient.  hupr@hotmail.com

marwansutan@yahoo.com

Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.


 

African media fear erosion of press freedom

By Andrew Cawthorne

 

Reuters, le 28 avril 2006 à 12h16

NAIROBI, April 28 (Reuters) – Anyone seeking to take the pulse of media freedom in Africa these days might want to make the climb to Joseph Tuei’s office towering over Nairobi.

There, up 17 floors in a lift and several more by foot, the amiable senior technical operator and his colleagues keep the private Kenya Television Network (KTN) on air via a baffling array of screens, transmitters and cables.

 

And it was there in the early hours of March 2 that they took the brunt of a raid by masked police armed with automatic rifles who stormed in to pull the plug on KTN.

« It was terrifying. I thought either they were holding us hostage, or that the government had been overthrown, » recalled Tuei, whose ordeal was captured on CCTV footage.

The Kenyan raid was only the latest and highest profile in a string of worrying incidents of harassment and detention of journalists around Africa. They fear advances made under increased democracy since the 1990s could be at risk.

The assault on Kenya‘s second largest media house, The Standard Group of which KTN is a part, was particularly shocking as it occurred in a country with a reputation for one of Africa‘s freest media.

The state said the group had information threatening Kenyan security, but some saw it as reprisal for media revelations on graft. Either way, it was part of a worrying trend. « I think we have seen a reversal, where things were getting better and there was hope, but recently it has been downhill, » said Trevor Ncube, who owns Zimbabwe Independent Newspapers and publishes South Africa‘s Mail and Guardian newspaper.

Some African leaders « want sunshine journalism, » he added. « If you don’t paint a picture where all is well, then you are seen as an enemy of the state or an instrument of imperialism. »

 

MIXED PICTURE

 

Watchdogs broadly agree on the worst offenders: Eritrea, Zimbabwe, Ethiopia, Gambia, Equatorial Guinea and Rwanda. But they are also quick to point to success stories: Mali, Benin, Botswana, South Africa, Senegal, Burundi, Central African Republic and Ghana for example. And they note African media are better off than than Middle East counterparts.

 

« Africa‘s a mixed picture. Things have improved enormously from the dictatorships of the 80s, but there are still some real dark spots, » said Leonard Vincent, Africa desk officer for Paris-based Reporters Without Borders.

 

« Eritrea is a sort of African ‘North Korea‘. »

 

Much of current concern is, indeed, focused on the Horn of Africa, where authoritarian governments in Eritrea and Ethiopia keep about 30 journalists in jail. More than a dozen were held in Addis Ababa during last year’s crackdown after poll protests. Also in the Horn, reporters in anarchic Somalia risk their lives every day. BBC producer Kate Peyton was shot dead in Mogadishu last year.

 

But countries across the continent with a history of vibrant media, like Uganda and Nigeria, have also been showing signs of impatience — particularly when elections are in the air.

Before and after Uganda‘s February poll, which President Yoweri Museveni won, there were various moves against media deemed pro-opposition. Local radio pundit Andrew Mwenda was charged with sedition, while a Canadian with the Economist who also appeared on the same show was denied a new visa.

The government said Blake Lambert was a « national security threat » but his employer said the message to locals was clear.

 

« Any reporter picking at the competence of Mr Museveni’s administration can expect something rather nastier than a brusque cheerio at Entebbe airport, » the Economist wrote.

Nigeria, too, has seen a spate of arrests of journalists and closures of media outlets critical of the government. Some view it as growing intolerance before next year’s election.

In Gambia, persecution of media critical of President Yahya Jammeh is common. The arrest of two media chiefs led some to demand the postponement of an African Union summit there in July. And the 2004 murder of editor Deyda Hydara stays unsolved.

The head of the West African Journalists Union, Said Alpha Sall, said there was also limited freedom in Guinea, where reclusive and ailing President Lansana Conte is clinging to power, and in Mauritania, where a military junta rules.

 

North Africa‘s often authoritarian governments have frequently sought to muzzle and bully media, and remain among the continent’s most enthusiastic prosecutors of journalists.

Libya‘s state-run media are full of official statements, while rights groups say Tunisia, the region’s most stable and prosperous country, stifles freedom by jailing journalists.

 

Algerian newspapers enjoy more freedom than in many other Arabic-speaking countries — about 50 titles have sprung up since the sector was liberalised in the early 1990s.

And Morocco‘s media have loosened up markedly too after reform-minded King Mohammed took the throne in 1999. But in both countries, journalists still face legal action if they annoy authorities too much.

 

In the continent’s south, President Robert Mugabe of Zimbabwe is the best-known oppressor of independent media.

 

POLITICAL TURMOIL

 

Analysts cite political turmoil, civil conflict, and elections as the major detonators for attacks on media. « Beyond repressive states, political instability drives many threats to press freedom in Africa, » said Julia Crawford, of New York-based Committee to Protect Journalists.

 

African leaders under fire over media freedom have plenty of counter-arguments, not least that the Western model of capitalist media moguls is hardly a shining example.

« There is a monopolisation of information which manufactures consent, » said Eritrean Information Minister Ali Abdu.

 

In Rwanda, President Paul Kagame has lambasted foreign media for failing to go beyond portrayals of poverty, war and disease in Africa. Such « constant negative reporting » has hindered desperately needed investment flows, he said.

 

Analysts say political pluralism and solid legislation are the key platforms to media freedom in Africa.

 

And journalists say sometimes, ironically, assaults on their rights have a positive twist by uniting them.

 

The Kenyan raid was a classic case. Given the strength of negative reaction to President Mwai Kibaki’s government, and continued robust reporting on corruption by the Standard group and others, few think such a raid could happen again.

 

« It was very traumatic, but the reaction gave us courage and now the media feels stronger in Kenya, » said KTN’s Tuei.

 

« I don’t think the government would do it again, » he added, with a nervous glance at the door.

 

(Additional reporting by Reuters reporters across Africa)

 

REUTERS


LIBYA – IOM opens Office in Tripoli

 

IOM Director General, Brunson McKinley is today starting a three-day official visit to Libya during which he will meet members of the government and open an office in Tripoli.

 

This visit follows the signing in August 2005 of an agreement with the Socialist People’s Libyan Arab Jamahiriya, which provides IOM with the same privileges and immunities as specified by the 1947 Convention on Privileges and Immunities of the UN.

 

Through a series of diplomatic and technical consultations held in Geneva and Tripoli, and within the context of the 5+ 5 dialogue, IOM and Libya have agreed to cooperate on migration issues such as the assisted voluntary return of migrants to their home countries and their reintegration, labour migration, international migration law and migrant rights, as well as technical assistance and capacity building for migration management.

 

« The opening of IOM Office in Tripoli is a concrete _expression of the strong partnership between the Great Jamahiriya and IOM, » declared McKinley at the opening ceremony. « IOM Tripoli will work with all Libyan partners and other stakeholders to find pragmatic solutions to migration challenges at the Libyan, African and Mediterranean levels. »

 

In June 2004, IOM and the Libyan government organised a seminar in Tripoli that brought together some 50 officials from nine Western Mediterranean countries (Algeria, France, Italy, Libya, Malta, Morocco, Portugal, Spain and Tunisia) to discuss improved regional cooperation on migration and development, migrant rights and the fight against irregular migration.

 

IOM has also organised training sessions for Libyan officials to discuss issues related to border management, international migration law, migrant rights and assisted voluntary return and reintegration of stranded migrants.

 

Libya, which joined IOM in June 2004, is an active player in the Western Mediterranean Dialogue on Migration (« 5+5 Dialogue »), which brings together ministers and representatives of the governments of Algeria, France, Italy, Libya, Malta, Mauritania, Morocco, Portugal, Spain and Tunisia to work on common migration issues.

 

For more information, please call Redouane Saadi, IOM’s Regional Advisor for the Western Mediterranean, Tel +218 91 383 25 96 / 218 21 4777 039. Email rsaadi@iom.int

 

(Source : Newsletter de l’IOM diffusée le 28 avril 2006)


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