Afef Bennaceur: CommuniquĂ© TĂ©moignage du D. Magda Sebaii – Fahem Boukadous Omar Mestiri et Sihem Bensedrine: Tunisie: dĂ©fis citoyens face Ă une RĂ©publique confisquĂ©e Euronews: La France âen guerreâ contre Al Qaida au Maghreb Islamique 20minutes: La France va soutenir des actions militaires contre Al-QaĂŻda au Maghreb islamique AFP: L’Union africaine se mobilise face aux shebab somaliens Mohamed Benchicou: Lettre dâun Africain perplexe Ă Barack Obama.
Fahem Boukadous :
Tunisie: défis citoyens face à une République confisquée
La France âen guerreâ contre Al Qaida au Maghreb Islamique
La France va soutenir des actions militaires contre Al-QaĂŻda au Maghreb islamique
Le raid lancĂ© contre un camp d’Al-QaĂŻda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali pour libĂ©rer Michel Germaneau a Ă©tĂ© «un Ă©chec». François Fillon en a convenu ce mardi matin, mais la France ne compte pas baisser les bras pour autant. Le prĂ©sident de la Commission des affaires Ă©trangĂšres de lâAssemblĂ©e,Axel Poniatowski, a annoncĂ© aprĂšs un entretien avec le Premier ministre, que la France apporterait un «soutien logistique» Ă des actions militaires de la Mauritanie, du Mali ou du Niger contre l’organisation.
Un soutien qui consistera en une «coopĂ©ration en terme de formation des armĂ©es» de ces pays, et non par l’envoi de militaires, a prĂ©cisĂ© Matignon dans la foulĂ©e. Axel Poniatowski semble pourtant envisager une implication un peu plus directe. «On n’est pas dans un conflit avec des armĂ©es diffĂ©rentes. Il y a des militaires français qui pourraient ĂȘtre en support logistique d’actions qui seraient menĂ©es», a estimĂ© le parlementaire.
Représailles?
Et des bombardements? «Je ne crois pas», a indiquĂ© Poniatowski, invoquant des raisons pratiques: «Ce sont des camps avec une vingtaine d’hommes qui sont trĂšs mobiles, qui se dĂ©placent tous les jours ou trĂšs rĂ©guliĂšrement». Aqmi, a-t-il poursuivi, «sont en fait quelques bandes au milieu du dĂ©sert», composĂ©es «d’une cinquantaine d’hommes» chacune, «qui n’ont pas de connections avec ce qui peut se passer en Europe».
Une façon de rassurer ceux qui craindraient des attentats sur le territoire français en reprĂ©sailles aux reprĂ©sailles. «Il s’agit de groupes qui sont trĂšs isolĂ©s», a insistĂ© le parlementaire, prĂ©cisant qu’Ă son sens, «on ne peut pas parler de reprĂ©sailles, on ne peut pas parler de vengeance» de la part de la France.
L’Union africaine se mobilise face aux shebab somaliens
Lettre dâun Africain perplexe Ă Barack Obama
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Monsieur le Président,
Il se dit, depuis le sommet du G 8, que vous caressez le projet de recevoir en aoĂ»t, Ă Washington, 18 chefs dâEtats africains pour fĂȘter les 50 ans d’indĂ©pendance de leurs pays. A entendre vos conseillers, il serait question de « dĂ©battre de lâavenir avec ces jeunes dirigeants dâAfrique ». Croyez-nous, Monsieur le PrĂ©sident, pas un seul des peuples du continent, du Nil au mont Nyangani, des montagnes du Djurdjura au massif du Chaillu, du Rif au fleuve OgoouĂ©, oui, pas un seul des peuples dâAfrique ne manquerait dâapplaudir Ă cette gĂ©nĂ©reuse initiative si, par bonheur, vous arriviez Ă dĂ©nicher 18 « jeunes dirigeants » soucieux de se projeter vers le futur. Mais, vous le savez, dans ce continent on ne quitte le pouvoir que pour le cimetiĂšre. LâAfrique â et je le vois dans mon pays, lâAlgĂ©rie – nâest que le vaste territoire dâune tyrannie endurcie, un continent interdit aux nouvelles gĂ©nĂ©rations, otage de vieux potentats grabataires et de quelques potentats en devenir, un continent fermĂ© Ă lâalternance et Ă la dĂ©mocratie, oĂč lâon se demande encore Ă quoi pourrait bien ressembler lâindĂ©pendance, une contrĂ©e oĂč les gamins naissent et grandissent dans lâintolĂ©rable diffĂ©rence entre les humains, dans un monde maudit, le monde du malheur de naĂźtre et de mourir prosternĂ©, condamnĂ© Ă quĂ©mander un rĂ©pit, un vrai souffle dâamour, un instant de dignité⊠Un monde que leurs pĂšres croyaient avoir aboli. Le monde quâa vaincu Rosa Parks, la marraine du miracle qui vous a fait prĂ©sident. Mais un monde qui sâĂ©ternise pour nous⊠ A quelle oreille escomptez-vous adresser votre « dĂ©bat sur lâavenir » ? A celle de ces tyrans pittoresques et cyniques, ces monarques archaĂŻques qui rĂšgnent par la terreur et la corruption et Ă qui sâadressait dĂ©jĂ votre discours dâAccra : « Aucun pays ne peut crĂ©er de richesse si ses dirigeants sâenrichissent personnellement » ? A celle de Ben Ali qui vient dâemprisonner son Ă©niĂšme journaliste ? Ou Ă celle de ces treize autres autocrates africains dont la cĂ©lĂšbre revue de New-York, Foreign Policy classe parmi les vingt-trois plus grands dictateurs de la planĂšteâ: Teodoro Obiang Nguema, Hosni Moubarak, Robert Mugabe, Omar el-BĂ©chir, Issayas Afewerki, MĂ©lĂšs Zenawi, Mouammar Kaddafi, Idriss DĂ©byâŠ. Vous ne parlerez pas du mĂȘme cinquantenaire. Vous ĂȘtes la crĂ©ature dâun triomphe historique sur la haine, le triomphe de Rosa Parks la couturiĂšre de Montgomery qui refusa de cĂ©der sa place Ă un homme blanc dans un bus. Assez des lois raciales, assez de lâhumiliation ! « That it was the very last time that I would ever ride in humiliation of this kind ». Vous ĂȘtes la crĂ©ature dâun triomphe historique sur la haine. Ils sont les artisans et les lĂ©gataires de la haine.  A quoi bon leur redire votre crĂ©do dâAccra : « Le continent nâa pas besoin dâhommes forts, mais de fortes institutions » ? Ils ont dĂ©sespĂ©rĂ© Tocqueville ; ils dĂ©sespĂ©reront Rosa Parks. Ils ont dĂ©sespĂ©rĂ© Tocqueville qui prĂ©conisait que « le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait ĂȘtre d’habituer peu Ă peu les peuples Ă se passer de lui », eux qui, deux siĂšcles plus tard, persuadent toujours nos peuples de ne pas se passer dâeux. Câest comme une malĂ©diction, Monsieur le PrĂ©sident. En un demi-siĂšcle, lâAmĂ©rique a changĂ© de couleurs. Rosa Park a triomphĂ©. Vous ĂȘtes lĂ : Premier Noir Ă©lu prĂ©sident des Etats-Unis. AprĂšs un demi-siĂšcle, lâAfrique nâa toujours pas changĂ© de pouvoir. Eux, ils sont toujours lĂ . La sĂ©grĂ©gation raciale a abdiquĂ©, mais pas les oligarchies dâAfrique. Oui, câest comme une malĂ©diction. Songez, Monsieur le PrĂ©sident, quâĂ votre naissance, en 1961, lâactuel prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika Ă©tait dĂ©jĂ capitaine de lâArmĂ©e, chargĂ© de fomenter le premier coup dâEtat de la future AlgĂ©rie indĂ©pendante ; songez que deux ans plus tard, lâannĂ©e du discours du rĂ©vĂ©rend Martin Luther King, « I have a dream », M. Bouteflika Ă©tait dĂ©jĂ ministre des Affaires Ă©trangĂšres, Vous aviez 2 ans M. Bouteflika en avait 26. Songez quâau rĂ©tablissement des droits des noirs, lors du « Civil Rights Act » et du « Voting Rights Act » sous la prĂ©sidence de Lyndon B. Johnson, lâactuel prĂ©sident Bouteflika avait dĂ©jĂ provoquĂ© son deuxiĂšme coup dâĂ©tat contre Ahmed Ben Bella. Vous aviez 4 ans.  M. Bouteflika en avait 28 Et songez quâĂ votre investiture pour le SĂ©nat, en 2004, il venait de rĂ©ussir son troisiĂšme putsch contre son adversaire aux prĂ©sidentielles, et quâĂ votre victoire contre Mac Cain, le 4 novembre 2008, lâactuel prĂ©sident Bouteflika viola la Constitution pour rester au pouvoir.   Vous aviez 47 ans. Premier Noir Ă©lu prĂ©sident des Etats-Unis. Abdelaziz Bouteflika en avait 72. TroisiĂšme dictateur le mieux Ă©lu dans le monde, juste derriĂšre Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, (GuinĂ©e Equatoriale) et Noursoultan NazarbaĂŻev (Kazakhstan), mais devant Robert Mugabe (Zimbabwe) et Omar Hassan el-BĂ©chir du Soudan. Depuis, jâentends parfois mon compatriote se confier Ă la mer : « I have a dream⊠» Si vous recevez M. Bouteflika, vous briserez ce rĂȘve. Â
 Si vous recevez ces autocrates, Monsieur le PrĂ©sident, vous les laverez de leurs pĂ©chĂ©s et ils vivront cinquante autres annĂ©es de votre absolution. Vous ferez pleurer nos Rosa Parks, Mandela et Lumumba. Ecoutez plutĂŽt lâAfricain qui rĂȘve et qui se bat. Vous le savez, aujourdâhui, monsieur le PrĂ©sident : on ne peut rien contre un homme qui rĂȘve et qui se bat. Lui seul saura vous raconter lâavenir. Cet homme existe, monsieur le PrĂ©sident. Il est vivant. Il est dans les geĂŽles des potentats, parfois en exil, souvent traquĂ©, ignorĂ©, mais vivant. Il reprĂ©sente les sociĂ©tĂ©s civiles de lâAfrique muette. Ecoutez-le, monsieur le PrĂ©sident. Lui seul saura cĂ©lĂ©brer lâanniversaire des indĂ©pendances africaines. Je vous prie de croire, monsieur le PrĂ©sident, Ă ma plus haute considĂ©ration.
Mohamed Benchicou
Cette lettre est arrivée au bureau du président Obama, par le canal diplomatique.
(Source: “le Matin” (Quotidien -Algerie) le 26 juillet 2010)
Lien:http://www.lematindz.net/news/3232-lettre-dun-africain-perplexe-a-barack-obama.html
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