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TUNISNEWS
9 Úme année, N° 3474 du 26.11.2009
Slim BAGGA: Au secours, LeĂŻla va euthanasier Zinochet!!! LibertĂ© et EquitĂ©: Appel aux organisations et comitĂ©s de droits humains en Tunisie et Ă lâĂ©tranger LibertĂ© et EquitĂ©: Nouvelles des libertĂ©s en Tunisie AISPP: CommuniquĂ© C.R.L.D.H. Tunisie : Six mois de prison ferme pour Taoufik Ben Brik au terme dâune scandaleuse parodie de justice. REPORTERS SANS FRONTIERES: Six mois de trop! Les Verts français: Taoufik Ben Brik victime de la dictature tunisienne Tunisie Verte: Graves atteintes aux libertĂ©s en Tunisie AFP: Prison pour Ben Brik Ă Tunis: RSF appelle Ă une rĂ©action internationale AFP: Paris “regrette” la condamnation du journaliste tunisien Ben Brik AFP: Ben Brik en prison, ses dĂ©fenseurs dĂ©noncent des atteintes Ă la libertĂ© de la presse AP: Tunisie: Taoufik Ben Brik condamnĂ© Ă six mois de prison AP: Tunisian court hands journalist 6-month sentence AZZA ZARRAD: OU EST TBB? Omar Khayyam: Ben Brik otage du tyran de Carthage Mizaanoun: Pour la libertĂ© immĂ©diate de Ben Brik ATS: Libye: Tripoli autorise un rapport de HRW sur les droits de l’homme Reuters: Libya offers rare opening to human rights group AFP: L’Asie et le Golfe Ă la conquĂȘte des terres arables du Soudan
SUCCESSION Au secours, LeĂŻla va euthanasier Zinochet!!!
par Slim BAGGA C’est parti. Tous ceux qui en doutaient encore sont dĂ©sormais fixĂ©s. C’est Zinochette qui se pose elle-mĂȘme en hĂ©ritiĂšre du trĂŽne de Carthage. Pourquoi chercher l’homme rare qui sache concilier entre les sous-clans mafieux lorsque “la RĂ©gente” est plus que jamais inspirĂ©e pour conduire les affaires du pays vers les affres de la basse politique? Depuis 15 jours qu’elle a entamĂ© une opĂ©ration de charme Ă travers la presse internationale du “Figaro Magazine” au libanais “Fayrouz”, Oum Mohamed Zine nous explique, avec cette assurance et ce doigtĂ© de coiffeuse que “lĂ oĂč oĂč gouverne une femme, il y a moins de guerre et plus de justice sociale et d’Ă©quitĂ©”. L’argument est imparable! Sauf quil faudrait peut-ĂȘtre ajouter que lĂ oĂč cette femme met le nez, ça commence vite Ă sentir le roussi: pratiques mafieuses au sein de son entourage, dĂ©tournements de fonds, racket tous azimuts, humiliation des commis de l’Etat et la liste est trop longue… Bref! Toujours est-il qu’il y a deux semaines environ, le Parrain a convoquĂ© Ă Carthage ses gendres Slim Zarrouk et MarouĂšne Mabrouk (respectivement Ă©poux de Ghazoua et Cyrine Ben Ali). Ce qu’il leur assĂ©na est sans ambages: “Quiconque se met au travers de ma douce Zinochette en rĂ©pondra personnellement devant moi”. C’est clair, et c’est du Musset!!! Car quand on aime, on ne compte pas….les crimes contre son peuple. Or, il faut le dire et sĂ»rement le dĂ©noncer dĂšs aujourd’hui: ce legs de l’Etat par Ben Ali Ă LeĂŻla est incontestablement le dernier mĂ©fait de Ben Ali, et sans doute le plus criminel. Etat des lieux Zinochet veut garder le secret, mais il n’en est plus un: le cancer dont il souffre a mĂ©tastasĂ© et toutes les chancelleries bien informĂ©es le savent et en ont fait part Ă leurs hiĂ©rarchies. LeĂŻla le sait trĂšs bien qui presse son “Jules” d’accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure de passation du pouvoir qui risque de lui Ă©chapper Ă sa disparition. Et pour cause: les chutes et rechutes du “NĂ©ron” tunisien sont devenues quasi hebdomadaires comme celle qui l’immobilise cette semaine encore Ă la veille de la visite du roi d’Espagne. C’est ainsi qu’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© au sein de “la Bande des Quatre” qui compte Ben Ali, LeĂŻla, Abdelwaheb Abdallah et Abdelaziz Ben Dhia, avec le renfort de l’appareil policier, de rĂ©former une fois de plus la Constitution et d’y injecter un poste de vice-prĂ©sident qui devrait Ă©choir Ă LeĂŻla. LĂ voilĂ donc installĂ©e sur le trĂŽne de Tunis par la loi, et pour longtemps…,des dĂ©cennies. Ben Ali, quant Ă lui aura tout intĂ©rĂȘt Ă dĂ©guerpir vite, sinon cette mafia pressĂ©e, cupide et avide de pouvoir s’en chargerait elle-mĂȘme. Dans le clan des Trabelsi, on connaĂźt aussi les vertus de l’euthanasie…. Silence de l’Ă©lite Devant ce scĂ©nario effrayant pour la Tunisie, l’Ă©lite qui est au fait de tout semble se complaire dans un silence assourdissant. Des observateurs neutres se demandent ce qu’attendent les partis d’opposition, les Organisations actives et la sociĂ©tĂ© civile pour monter au crĂ©neau et faire barrage Ă ce plan diabolique de cession de la Tunisie Ă une femme et Ă son clan alors que rien ne les prĂ©destine au pouvoir, et qu’ils sont plutĂŽt vus comme une faillite de l’Etat, Ă court et moyen termes que comme une chance pour un pays qui se dit et se veut Ă©mergent. Faut-il attendre que la rĂ©forme constitutionnelle se fasse et impose l’irrĂ©parable pour accoucher de deux ou trois communiquĂ©s dĂ©nonciateurs de ce legs du pouvoir en hĂ©ritage? Ou faut-il dĂšs Ă prĂ©sent faire front commun et barrer la route Ă l’ignominie politique et au destin tragique qui risque d’entraĂźner le pays dans une Ăšre de turbulences sans prĂ©cĂ©dent? Montesqieu disait que “lorsque cesse le tumulte de l’Ă©lite, un peuple est mĂ»r pour le despotisme”. Avec LeĂŻla, on entre de plain pied dans la tyrannie sanglante et mafieuse. A cette Ă©lite et au peuple de prendre leurs responsabilitĂ©s, car les Trabelsi au pouvoir ce n’est pas encore une fatalitĂ©… Slim BAGGA
Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Le 23 novembre 2009
Le courrier des opprimés
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Appel aux organisations et comitĂ©s de droits humains en Tunisie et Ă lâĂ©tranger
Nous, soussignĂ©s, parents des jeunes Badil Jazi, Sahbi Hawwet et Elies Sallam, arrĂȘtĂ©s le 28 septembre 2009 pour « tenue de rĂ©unions non autorisĂ©es » dans lâaffaire 17766 dĂ©fĂ©rĂ©e devant le tribunal de PremiĂšre instance de Tunis, et qui ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s le 10 septembre 2009 aprĂšs avoir Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă trois mois dâemprisonnement avec sursis, nous vous informons que nous avons fait appel de cette condamnation en premiĂšre instance car elle a Ă©tabli la culpabilitĂ© de jeunes qui sont malades ou handicapĂ©s mentaux et qui nâont commis aucun crime envers quiconque. La commission du tribunal a fixĂ© au 26.11.2006 la sĂ©ance Ă la Cour dâAppel de Tunis. Aussi nous attendons de toutes les associations de droits humains quâelles interviennent pour arrĂȘter cette mascarade et que ne soient pas opprimĂ©s des jeunes qui Ă©taient hier sous suivi. Ceux qui voudraient sâassurer du bien fondĂ© de nos dires pourront se procurer auprĂšs de nous les nouveaux documents Ă©tablis par des mĂ©decins spĂ©cialistes attestant du handicap mental qui affecte ces jeunes. Merci Ă vous pour votre soutien Mouldia Belkahla, mĂšre de Sahbi Hawwet, carte dâidentitĂ© n°01780683 SaĂŻd Jazi, pĂšre de Badil Jazi, carte dâidentitĂ© n°01611374 Halima Arafa, mĂšre dâElies Sallam, Carte dâidentitĂ© n°05130413  (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Le 15 novembre 2009
Nouvelles des libertés en Tunisie
1) LâĂ©tudiant Skander Boujadâa, disparu jusquâĂ nouvel ordre La famille du jeune Skander Boujadâa (Ă©tudiant en seconde annĂ©e dâinformatique Ă GabĂšs, originaire dâElamra dans la rĂ©gion de Sidi Makhlouf dans le gouvernorat de MĂ©denine) a fait Ă©tat de la disparition de son fils depuis le jeudi 19 novembre 2009. Elle ne sait rien de ce quâil est advenu de lui sinon quâil a Ă©tĂ© arrĂȘté à GabĂšs et conduit dans un lieu inconnu. 2) ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits humains et reporter est privĂ© de visites Lâadministration de la prison de Morgnaguia a empĂȘchĂ© mercredi 25 novembre la famille de ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits humains et reporter actuellement incarcĂ©rĂ© Ă la prison prĂ©citĂ©e, de lui rendre visite en allĂ©guant quâil refusait de rencontrer sa famille. Cette derniĂšre craint pour sa vie et fait endosser au pouvoir toute la responsabilitĂ© sâil lui arrivait quelque chose. [âŠ] 4) Le domicile de maĂźtre Mohammed Abbou encerclĂ© Le domicile de Mohammed Abou avocat est assiĂ©gĂ© depuis plusieurs jours p des Ă©lĂ©ments de la police politique qui vĂ©rifient qui sont les personnes qui lui rendent visite. 5) Nâoubliez pas Sadok Chourou, le prisonnier des deux dĂ©cennies  Pour le bureau exĂ©cutif de lâOrganisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité Organisation de Droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 23 novembre 2009
Nouvelles des libertés en Tunisie
1) Des militants des droits humains et des militants politiques entre blocus et filature Nombre de militants des droits humains ou politiques, ainsi que des journalistes son soumis Ă un blocus permanent et une filature rapprochĂ©e de la police politique, notamment messieurs Ali Laridh, Slim Boukhdhir, Lotfi Hidouri, Abdelkarim Harouni, Hamza Hamza, MaĂźtres Mohammed Nouri, Radhia Nasraoui, madame Sihem Ben Sedrine et son mari Omar Mestiri [âŠ] 4) MaĂźtre SaĂŻfeddine Makhlouf est empĂȘchĂ© de rendre visite au militant des droits humains ZouhaĂŻer Makhlouf Lâadministration de la prison de Mornaguia a empĂȘchĂ©, lundi 23 novembre, MaĂźtre SaĂŻfeddine Makhlouf, de rendre visite au militant des droits humains, ZouhaĂŻer Makhlouf, incarcĂ©rĂ© actuellement dans la prison prĂ©citĂ©e en allĂ©guant que le prisonnier ne souhaitait pas rencontrer dâavocats. 5) HarcĂšlement de Lazhar Zarrouk, ex prisonnier politique- son frĂšre est privĂ© de passeport Lâex prisonnier politique Lazhar Zarrouk (propriĂ©taire dâun commerce dâalimentation) est en butte au harcĂšlement permanent de la police politique, des agents faisant pression sur ses clients et les harcelant. Ils vont jusquâĂ le menacer de fermer son commerce et de le renvoyer en prison. Son frĂšre Mourad Zarrouk (technicien supĂ©rieur) a Ă©galement Ă©tĂ© privĂ© de passeport. Il lui a fallu attendre plus de deux mois pour obtenir son bulletin n°3 lĂ oĂč il ne faut gĂ©nĂ©ralement que 15 jours pour obtenir ce document. 6) Nâoubliez pas le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux dĂ©cennies [âŠ] Pour le bureau exĂ©cutif de lâ Organisation Le prĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
LibertĂ© pour tous les prisonniers politiques LibertĂ© pour le Docteur Sadok Chourou Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis E-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 24 novembre 2009 Â
[âŠ] Mardi 24 novembre 2009, la chambre correctionnelle du Tribunal de premiĂšre instance de Grombalia, prĂ©sidĂ©e par le juge Slimane Hammami, a examinĂ© lâaffaire n°96838 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits humains, et membre de la fĂ©dĂ©ration de Nabeul du Parti DĂ©mocratique Progressiste (en Ă©tat dâarrestation) et SaĂŻd Jazi, membre de la fĂ©dĂ©ration de Nabeul du Parti DĂ©mocratique Progressiste (en libertĂ©), accusĂ©s de nuisance Ă un tiers Ă travers le rĂ©seau des tĂ©lĂ©communications en vertu de lâarticle 86 du Code des tĂ©lĂ©communications, Ă la suite dâune plainte dĂ©posĂ©e par Mourad Ladhib qui sâest constituĂ© partie civile et a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© par Maitre Karim Khazzar. Une trentaine dâavocats se sont prĂ©sentĂ©s pour assurer la dĂ©fense de ZouhaĂŻer Makhlouf, mais le juge Slimane Hammami a tenu Ă dĂ©signer les avocats [âŠ] seuls maĂźtres Nejib Chebbi, Faouzi Ben Mrad et Radhia Nasraoui ont pu plaider. A lâissue de la dĂ©libĂ©ration, le juge a dĂ©cidĂ© de prononcer le jugement le 1er dĂ©cembre 2009. [âŠ] Pour lâassociation La commission de suivi des procĂšs politiques (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT) Â
C.R.L.D.H. Tunisie ۧÙÙŰŹÙŰ© Ù
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ۧÙŰ۱ÙۧŰȘ ÙŰÙÙÙ Ű§ÙŰ„ÙŰłŰ§Ù ÙÙ ŰȘÙÙŰł ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie membre du RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme 21ter rue Voltaire â FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org
CommuniquĂ© Six mois de prison ferme pour Taoufik Ben Brik au terme dâune scandaleuse parodie de justice.
–     LĂ©gitime inquiĂ©tude quant au sort rĂ©servĂ© Ă Taoufik Ben Brik, absent de lâaudience et interdit de toute visite(y compris ses avocats) tout comme Zouhair Makhlouf –     Les droits de la dĂ©fense bafouĂ©s par une justice aux ordres ; –     AprĂšs le verdict inique contre Taoufik Ben Brik, les risques dâun « jugement » trĂšs sĂ©vĂšre contre Zouhair Makhlouf se prĂ©cisent. Au terme de lâaudience du 19 novembre 2009, menĂ©e Ă marche forcĂ©e par le PrĂ©sident du tribunal de PremiĂšre instance de Tunis, M. Mohamed Jebali, qui a bafouĂ© les droits les plus Ă©lĂ©mentaires de la dĂ©fense, le prononcĂ© du verdict avait Ă©tĂ© reportĂ© Ă lâaudience de ce jeudi 26 novembre. Cette audience sâest rĂ©vĂ©lĂ©e purement formelle, le prĂ©sident se contentant de prononcer le scandaleux verdict de six mois de prison ferme Ă lâencontre de Taoufik Ben Brik sans que celui-ci soit appelĂ© Ă comparaitre Ă lâaudience. Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 3 mois de prison ferme pour usage de la violence contre une prĂ©tendue victime qui avait dĂ©posĂ© plainte au terme dâune altercation avec TBB suite Ă une collision de sa voiture avec celle de ce dernier, Ă lâĂ©vidence une provocation. Absente de lâaudience du 19 novembre, la prĂ©tendue victime sâest contentĂ©e dâaccorder au quotidien de langue arabe « As-Sabah » une virulente interview Ă charge. A ces trois mois sâajoutent deux mois de prison ferme pour « atteinte aux biens dâautrui » alors que la collision nâa provoquĂ© en rĂ©alitĂ© aucun dĂ©gĂąt matĂ©riel, et un mois de prison ferme pour « atteinte aux bonnes mĆurs » en raison des propos injurieux prĂȘtĂ©s Ă lâaccusĂ© et quâaucun tĂ©moin nâa confirmĂ© Ă lâaudience !!! Ainsi se trouve ĂȘtre consacrĂ© par ce dĂ©ni de justice, la criminalisation de la dissidence dans la mesure oĂč lâarrestation de Taoufik Ben Brik et le procĂšs prĂ©fabriquĂ© qui lui a Ă©tĂ© fait constituent une forme de reprĂ©sailles contre la sĂ©rie dâarticles critiques et iconoclastes quâil a publiĂ©s depuis la mi septembre sur plusieurs sites en France (Nouvel Observateur.com, Rue 89, MĂ©dia Part et Courrier International). Mais au delĂ de ce « jugement » qui procĂšde du fait et de la vengeance du prince, la famille, les avocats et les amis de Taoufik Ben Brik ont tout lieu de sâinquiĂ©ter de la dĂ©cision arbitraire de lâadministration pĂ©nitentiaire dâinterdire depuis le 22 novembre aux proches de Taoufik et Ă ses avocats de lui rendre visite. Lâabsence de nouvelles tout au long de la journĂ©e du 26 novembre de la part des services pĂ©nitentiaires est, de ce point de vue, plus alarmante encore. La mĂȘme mesure a Ă©tĂ© prise Ă lâĂ©gard de Zouhair Makhlouf lors de la deuxiĂšme audience de son procĂšs le 24 novembre 2009 qui sâest dĂ©roulĂ©e dâune façon aussi expĂ©ditive que celle de lâaudience de Ben Brik le 19 novembre 2009. Le prononcĂ© du jugement a Ă©tĂ© reportĂ© au 1er dĂ©cembre 2009 et les commentaires des avocats internationaux observateurs sont concordants[1]: parodies de justice, ces deux procĂšs confirment lâĂ©tat de dĂ©pendance et lâinstrumentalisation de la justice en Tunisie oĂč les droits de la dĂ©fense sont systĂ©matiquement bafouĂ©s et oĂč la criminalisation du droit commun de la dissidence politique est Ă©rigĂ© en systĂšme de gouvernement. MalgrĂ© les rĂ©actions indignĂ©es de la majoritĂ© des mĂ©dias europĂ©ens et des associations europĂ©ennes des droits de lâHomme ainsi que dâun certain nombre de parlementaires de renom, les Etats membres de lâUE reprĂ©sentĂ©s en Tunisie et la DĂ©lĂ©gation de la Commission europĂ©enne Ă Tunis nâont dĂ©pĂȘchĂ© aucun observateur. Une « rĂ©serve » qui contraste avec la virulence de la campagne officielle tunisienne contre la France, la Belgique et la SuĂšde et que la dĂ©putĂ©e europĂ©enne, HĂ©lĂšne Flautre , prĂ©sente comme observatrice Ă Tunis au procĂšs de Taoufik Ben Brik, a dĂ©noncĂ© avec vigueur. Le CRLDHT dĂ©nonce ces dĂ©nis de justice et appelle Ă un renforcement du mouvement de solidaritĂ© internationale qui connait depuis le dĂ©but du mois dâoctobre 2009, un Ă©lan renouvelĂ© et doit contribuer Ă obtenir la libĂ©ration de Taoufik ben Brik et de Zouhair Makhlouf, lâouverture dâun dĂ©bat national sur la situation sinistrĂ©e de lâinformation en Tunisie et lâĂ©chec du gouvernement tunisien Ă obtenir le relĂšvement de son statut (« statut avancĂ© ») dans le cadre de ses relations ave lâUnion europĂ©enne. Paris, 26 novembre 2009 [1] Les commentaires de Me Pradel, mandatĂ© Ă cette audience par lâObservatoire International de soutien aux dĂ©fenseurs des droits de lâHomme (programme conjoint de la FIDH et de lâOMCT) et le RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme (REMDH), rejoignent en effet celles de Me William Bourdon et Me LĂ©a Forestier, mandatĂ©s par Reporters Sans FrontiĂšres, et Me François-Xavier Matteoli, ancien bĂątonnier du Barreau des Hauts-de-Seine, mandatĂ© par lâObservatoire et le REMDH en tant quâobservateurs du procĂšs Ben Brik. Â
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REPORTERS SANS FRONTIERES ACTUALITES
TUNISIE Six mois de trop!
Le journaliste Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© aujourdâhui, 26 novembre 2009, Ă 6 mois de prison ferme, par le tribunal de Tunis.
“Avec ce verdict, la Tunisie entre Ă nouveau dans le club peu frĂ©quentable des pays qui emprisonnent les journalistes pour dĂ©lit dâopinion. La seule issue honorable Ă cette parodie de justice aurait Ă©tĂ© l’acquittement. Il faut le rappeler haut et fort : Taoufik Ben Brik n’a rien fait d’autre que son mĂ©tier de journaliste. Avec ce verdict, il paie le prix de son engagement et de sa libertĂ© de ton. La justice tunisienne vient d’adresser un signal inquiĂ©tant aux journalistes tunisiens. Tous ceux qui critiquent le prĂ©sident Ben Ali peuvent se retrouver Ă la prison de Mornaguia, aux cĂŽtĂ©s de Taoufik Ben Brikâ, a dĂ©clarĂ© Jean-françois Julliard, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de Reporters sans frontiĂšres. “J’espĂšre que les chancelleries Ă©trangĂšres, qui sont jusque-lĂ restĂ©es timorĂ©es dans leur rĂ©action, vont maintenant demander publiquement la libĂ©ration de Taoufik Ben Brik et la fin du harcĂšlement Ă l’Ă©gard des dĂ©fenseurs des droits de l’homme. Il faut cesser de protĂ©ger le rĂ©gime du prĂ©sident Ben Aliâ, a ajoutĂ© Jean-François Julliard. âCette condamnation est une criminalisation de la dissidence. On sâattendait Ă ce que la pression diplomatique joue son rĂŽle. On est déçu. JusquâĂ quand lâoccident va-til applaudir Ben Ali?â, sâinterroge, offusquĂ©e, Azza Zarrad, lâĂ©pouse de Taoufik Ben Brik. ArrĂȘtĂ© le 29 octobre 2009, Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© placĂ© sous mandat de dĂ©pĂŽt pour âatteinte aux bonnes mĆursâ, âdiffamationâ, âagressionâ et âdĂ©tĂ©rioration des biens dâautruiâ. Par cette affaire montĂ©e de toutes piĂšces, les autoritĂ©s lui font ainsi payer ses articles pour le Nouvel Observateur et le site Mediapart. IncarcĂ©rĂ© Ă la prison de Mornaguia dans la banlieue de Tunis, son procĂšs s’est ouvert le 19 novembre, au palais de justice de Tunis. Lire le communiquĂ©: http://www.rsf.org/Proces-de-Taoufik-Ben-Brik-Verdict.html Taoufik Ben Brik est atteint du syndrome de Cushing, maladie dĂ©gĂ©nĂ©rative des dĂ©fenses immunitaires. Son Ă©tat de santĂ© nĂ©cessite un suivi mĂ©dical rĂ©gulier. Il est indispensable quâil soit placĂ© dans un endroit propre et chauffĂ©. Il a collaborĂ© Ă de nombreux journaux francophones et Ă des agences de presse indĂ©pendantes en France, en Suisse et en Belgique. Ecrivain, il est lâauteur de âUne si douce dictature. Chroniques tunisiennes 1991-2000â paru aux Ă©ditions La DĂ©couverte en 2000, et de âLe Rire de la baleineâ paru au Seuil en 2000.
Les Verts français
Communiqué de presse du 26 novembre 2009
Taoufik Ben Brik victime de la dictature tunisienne
La condamnation de Taoufik Ben Brik Ă six mois de prison ferme, suite Ă une manipulation policiĂšre, est un acte d’une extrĂȘme gravitĂ©. Il nous rappelle qu’une dictature fĂ©roce menĂ©e par Ben Ali maintient la Tunisie sous une chape de plomb. Taoufik Ben Brik paye aujourd’hui le chĂšque en blanc qu’a signĂ© la France Ă Ben Ali, en fermant constamment les yeux sur l’Ă©tat rĂ©el de la Tunisie. Ainsi, il y a un an, Nicolas Sarkozy dĂ©clarait que « l’espace des libertĂ©s progressait » en Tunisie. Il y a tout juste un mois Nicolas Sarkozy fĂ©licitait « sincĂ©rement » Ben Ali suite Ă sa réélection truquĂ©e. Depuis cette réélĂ©ction les intimidations, menaces, coups, arrestations pleuvent sur les dĂ©mocrates tunisiens. Le Quai d’Orsay peut bien tardivement regretter la condamnation de Ben Brik. Il n’a rien fait pour l’empĂȘcher. Les Verts français adressent leur soutien Taoufik Ben Brik, ses proches, les membres du parti Tunisie Verte et l’ensemble des dĂ©mocrates qui luttent contre la dictature de Ben Ali. Djamila Sonzogni, Porte-parole — AttachĂ©e de presse des Verts: Marjorie Delmond 01 53 19 53 15 Contact: Djamila Sonzogni: 06 72 16 84 35
Tunisie Verte
Graves atteintes aux libertés en Tunisie
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26 Novembre 2009  Taoufik Ben Brik est un penseur libre et journaliste audacieux. Il est en prison, poursuivi arbitrairement pour avoir couvert dans les mĂ©dias français les derniĂšres « Ă©lections ». Il nâest pas libre Ă le faire dans son pays. Les juges ont reportĂ© son procĂšs. Plusieurs personnalitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile tunisienne et Ă©trangĂšre le soutiennent, dâautres ont Ă©tĂ© refoulĂ©es. Sa dĂ©fense est assurĂ©e par plusieurs avocats, mais seulement deux parmi eux ont eu le droit Ă la dĂ©fendre.  Slim Boukdhir journaliste indĂ©pendant, correspondant dâEl Arabia a Ă©tĂ© agressĂ© plusieurs fois et condamnĂ© arbitrairement Ă maintes reprises lors de procĂšs prĂ©fabriquĂ©s. DerniĂšrement, il a Ă©tĂ© rouĂ© de coups pour avoir donnĂ© une interview Ă la BBC sur la situation de la presse en Tunisie aprĂšs le Hold-up sur le syndicat des journalistes. Zouhaier Makhlouf militant des Droits de lâHomme est arrĂȘtĂ© depuis le 20 Octobre 2009 pour avoir diffusĂ© sur le site ESSABIL un film sur la dĂ©gradation de lâenvironnement dans une zone industrielle Ă Nabeul.  On apprend que le journaliste Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 6 mois de prison ferme. Le parti « Tunisie Verte » dĂ©nonce ces atteintes aux libertĂ©s et rĂ©affirme leur soutien Ă Ben Brik, Slim Boukdhir, Ă Zouhaier Makhlouf et Ă toutes les victimes de la rĂ©pression en Tunisie.  Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » Membre du Parti Vert EuropĂ©en, Membre de la fĂ©dĂ©ration des verts africains, Membre du comitĂ© du congrĂšs des verts africains Ouganda 2010 Membre de “Global Greens”. E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907
Prison pour Ben Brik à Tunis: RSF appelle à une réaction internationale
AFP, le 26 novembre 2009 Ă 12h41 PARIS, 26 nov 2009 (AFP) – eporters sans frontiĂšres (RSF) a appelĂ© jeudi les gouvernements Ă©trangers Ă “cesser de protĂ©ger le rĂ©gime” tunisien et Ă demander la libĂ©ration immĂ©diate du journaliste et opposant Taoufik Ben Brik, condamnĂ© Ă six mois de prison ferme par un tribunal de Tunis. “J’espĂšre que les chancelleries Ă©trangĂšres, qui sont jusque-lĂ restĂ©es timorĂ©es dans leur rĂ©action, vont maintenant demander publiquement la libĂ©ration de Taoufik Ben Brik”, a dĂ©clarĂ© Jean-François Julliard, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’organisation de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse, dans un communiquĂ©. “Il faut cesser de protĂ©ger le rĂ©gime du prĂ©sident (tunisien, Zine El Abidine) Ben Ali”, a-t-il martelĂ©, estimant qu’avec ce verdict, la Tunisie entrait “Ă nouveau dans le club peu frĂ©quentable des pays qui emprisonnent les journalistes pour dĂ©lit d’opinion”. “Cette condamnation est une criminalisation de la dissidence”, a renchĂ©ri Azza Zarrad, l’Ă©pouse du journaliste, Ă©galement citĂ©e dans le communiquĂ©. “On s’attendait Ă ce que la pression diplomatique joue son rĂŽle. On est déçu. Jusqu’Ă quand l’occident va-t-il applaudir Ben Ali ?”, s’interroge-t-elle. Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi par un tribunal de Tunis Ă six mois de prison ferme, selon son avocat. EcrouĂ© le 29 octobre, il avait comparu le 19 novembre pour “faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dĂ©gradation volontaire des biens d’autrui” sur la base d’une plainte dĂ©posĂ©e contre lui par une femme d’affaires tunisienne. Durant son procĂšs, il avait affirmĂ© ĂȘtre “victime d’un traquenard” montĂ©, selon lui, par la police politique en raison de ses Ă©crits contre le rĂ©gime du prĂ©sident Ben Ali. RSF a rappelĂ© que le journaliste Ă©tait atteint du syndrome de Cushing, une maladie dĂ©gĂ©nĂ©rative des dĂ©fenses immunitaires qui “nĂ©cessite un suivi mĂ©dical rĂ©gulier”, jugeant “indispensable qu’il soit placĂ© dans un endroit propre et chauffĂ©”. Â
Paris “regrette” la condamnation du journaliste tunisien Ben Brik
AFP, le 26 novembre 2009 Ă 13h34 PARIS, 26 nov 2009 (AFP) – La France “regrette la dĂ©cision” de la justice tunisienne de condamner le journaliste Taoufik Ben Brik Ă six mois de prison ferme, a fait savoir jeudi le ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres. “Nous regrettons cette dĂ©cision et rappelons notre attachement Ă la libertĂ© de la presse en Tunisie comme partout dans le monde”, a dĂ©clarĂ© lors d’un point de presse rĂ©gulier le porte-parole du ministĂšre Bernard Valero, en rĂ©ponse Ă une question sur cette condamnation. Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© par le tribunal de premiĂšre instance de Tunis Ă six mois de prison ferme Ă l’issue d’un procĂšs pour violences contre une femme. EcrouĂ© le 29 octobre, Taoufik Ben Brik, 49 ans, avait Ă©tĂ© inculpĂ© sur la base d’une plainte dĂ©posĂ©e contre lui par Rym Nasraoui, une femme d’affaires tunisienne de 28 ans. Elle l’accusait d’avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment embouti sa voiture, de l’avoir frappĂ©e et injuriĂ©e devant deux tĂ©moins. Durant son procĂšs, le journaliste d’opposition a affirmĂ© ĂȘtre “victime d’un traquenard” posĂ©, selon lui, par la police politique en raison de ses Ă©crits contre le rĂ©gime du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali. Bernard Kouchner s’est rĂ©cemment dit “déçu” par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant “inutiles” alors que le prĂ©sident Ben Ali a Ă©tĂ© réélu en octobre avec 89,62% des voix. Son ministĂšre avait fait savoir que les capitales europĂ©ennes discutaient de la situation de ce journaliste. M. Ben Ali avait rĂ©agi en rĂ©itĂ©rant son refus de toute ingĂ©rence dans les affaires tunisiennes, devant des ambassadeurs dont celui de la France. Reporters sans frontiĂšres (RSF) a appelĂ© jeudi les gouvernements Ă©trangers Ă demander la libĂ©ration immĂ©diate du journaliste. AFP Â
Ben Brik en prison, ses défenseurs dénoncent des atteintes à la liberté de la presse
AFP, le 26 novembre 2009 Ă 16h18 TUNIS, 26 nov 2009 (AFP) – Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi Ă six mois de prison ferme pour violences sur une femme, une accusation fabriquĂ©e selon ses dĂ©fenseurs qui dĂ©noncent un procĂšs inique et des restrictions de la libertĂ© de la presse. Critique irrĂ©ductible du rĂ©gime, Taoufik Ben Brik, 49 ans, a Ă©tĂ© jugĂ© “coupable de dĂ©lits de coups et blessures volontaires, dĂ©gradation de biens d’autrui et atteinte aux bonnes moeurs” par le tribunal de premiĂšre instance, a-t-on indiquĂ© de source judiciaire officielle. Connu pour avoir observĂ© une grĂšve de la faim de 42 jours en 2000, ce journaliste a Ă©tĂ© inculpĂ© sur la base d’une plainte dĂ©posĂ©e par Rym Nasraoui, une femme d’affaires tunisienne de 28 ans. Elle l’accusait d’avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment embouti sa voiture, de l’avoir frappĂ©e et injuriĂ©e devant deux tĂ©moins. Il affirme, quant Ă lui, ĂȘtre “victime d’un traquenard” posĂ©, selon lui, par la police politique en raison de ses Ă©crits dans la presse française contre le rĂ©gime du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali. “Je suis la victime et non l’accusĂ© dans cette affaire entiĂšrement montĂ©e par la police politique”, avait-t-il protestĂ© durant l’unique audience de son procĂšs le 19 novembre. DĂ©noncĂ©e comme un “procĂšs d’opinion” par ses avocats, ainsi que par les organisations de dĂ©fense de la presse et des droits de l’Homme, l’affaire a provoquĂ© des tensions entre Tunis et Paris. La France a rĂ©agi en “regrettant la dĂ©cision” de la justice tunisienne, le porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres Bernard Valero rappelant l'”attachement (de Paris) Ă la libertĂ© de la presse en Tunisie comme partout dans le monde”. Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, Bernard Kouchner, s’Ă©tait dit “déçu” par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant “inutiles” alors que le prĂ©sident Ben Ali a Ă©tĂ© réélu en octobre avec 89,62% des voix. Son ministĂšre avait fait savoir que les capitales europĂ©ennes discutaient de la situation de M. Ben Brik. IrritĂ©, Tunis a rĂ©itĂ©rĂ© maintes fois son refus de toute ingĂ©rence dans ses affaires intĂ©rieures et dĂ©noncĂ© une atteinte Ă sa souverainetĂ©. Dans la foulĂ©e, des excuses officielles Ă©taient demandĂ©es Ă la France pour son passĂ© colonial, une exigence sans prĂ©cĂ©dent Ă©manant de l’opposition proche du pouvoir et largement relayĂ©e par la presse. A Paris, Reporters sans frontiĂšres (RSF) a de nouveau appelĂ© jeudi Ă la “libĂ©ration immĂ©diate” de Taoufik Ben Brik. L’organisation avait auparavant dĂ©noncĂ© des atteintes Ă la libertĂ© de la presse dans le sillage des Ă©lections d’octobre, notamment le procĂšs en cours de l’opposant Zouhair Makhlouf jugĂ© pour avoir tournĂ© illĂ©galement des images dans une zone industrielle. Cet activiste encourt deux ans de prison et son verdict sera rendu dĂ©but dĂ©cembre. RSF avait Ă©galement protestĂ© contre la condamnation Ă 4 mois de prison de Mohamed Soudani, un Ă©tudiant ayant collaborĂ© avec des mĂ©dias français et condamnĂ© pour “ivresse et atteinte aux bonnes moeurs”. A Londres, Amnesty International a aussi demandĂ© la libĂ©ration de Taoufik Ben Brik Ă©voquant “des accusations motivĂ©es par la politique” et son opposition Ă la réélection du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali. RĂ©cemment, M. Ben Ali a laissĂ© entrevoir une intervention en faveur du journaliste: “A ce stade, la Constitution ne me permet pas d’intervenir”, avait-il dĂ©clarĂ© le 12 novembre en rĂ©ponse Ă un appel qui lui avait Ă©tĂ© adressĂ© par l’Ă©ditorialiste Jean Daniel de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, un des organes avec lesquels collabore M. Ben Brik. La France est le premier partenaire de la Tunisie. Son prĂ©sident a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă fĂ©liciter M. Ben Ali pour sa réélection, Nicolas Sarkozy l’ayant assurĂ© du soutien de Paris et saluĂ© les “progrĂšs” d’un pays “modĂšle dans la rĂ©gion”, selon la copie d’un tĂ©lĂ©gramme publiĂ© par l’ambassade de France. AFP
Tunisie: Taoufik Ben Brik condamné à six mois de prison
Associated Press, le 26 novembre 2009 Ă 15h24 par Bouazza ben Bouazza TUNIS (AP) — Le journaliste dissident tunisien Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi Ă six mois de prison ferme par le tribunal de premiĂšre instance de Tunis, a-t-on appris auprĂšs de l’un de ses avocats, Mokhtar Trifi. Ben Brik a Ă©tĂ© reconnu coupable des dĂ©lits de coups et blessures volontaires, dĂ©gradation des biens d’autrui et atteinte aux bonnes moeurs. Il Ă©tait poursuivi Ă la suite d’une plainte dĂ©posĂ©e contre lui par une femme qui l’accusait de l’avoir agressĂ©e physiquement, en profĂ©rant Ă son Ă©gard des propos portant atteinte aux bonnes moeurs et d’avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment endommagĂ© sa voiture. Lui se dit victime d’une affaire montĂ©e de toutes piĂšces par les autoritĂ©s Ă la suite d’articles virulents contre le rĂ©gime tunisien publiĂ©s dans la presse française Ă l’occasion des Ă©lections qui ont eu lieu en octobre dernier en Tunisie. Lors de son interrogatoire, il a dĂ©noncĂ© un “traquenard” posĂ© par les services spĂ©ciaux Ă cause de ses Ă©crits. Me Trifi a qualifiĂ© de “trĂšs sĂ©vĂšre” le verdict prononcĂ© contre le journaliste d’autant, selon lui, qu’il s’agit d’un “procĂšs politique par excellence”. Il envisage “sĂ»rement” d’interjeter appel aprĂšs consultation de son client. Selon lui, le procĂšs qui a eu lieu le 19 novembre a Ă©tĂ© “totalement inĂ©quitable” et “les droits de la dĂ©fense n’ont pas Ă©tĂ© respectĂ©s”. L’avocat a dĂ©plorĂ© le rejet par le tribunal de toutes les requĂȘtes formulĂ©es par la dĂ©fense dont le report de l’examen de l’affaire, l’audition des tĂ©moins Ă charge et une expertise de la signature apposĂ©e au bas des procĂšs-verbaux et que Ben Brik affirme ne pas ĂȘtre la sienne. L’organisation Reporters sans frontiĂšres a immĂ©diatement dĂ©noncĂ© ce verdict, estimant dans un communiquĂ© que ben brik paie lĂ “le prix de son engagement et de sa libertĂ© de ton”. “La justice tunisienne vient d’adresser un signal inquiĂ©tant aux journalistes tunisiens. Tous ceux qui critiquent le prĂ©sident Ben Ali peuvent se retrouver Ă la prison de Mornaguia, aux cĂŽtĂ©s de Taoufik Ben Brik”, souligne RSF, qualifiant cette condamnation de “criminalisation de la dissidence”. “Nous regrettons cette dĂ©cision et rappelons notre attachement Ă la libertĂ© de la presse en Tunisie comme partout dans le monde”, a pour sa part rĂ©agi le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero. L’avocat de la plaignante, Me Abderraouf BaĂązaoui, s’est dit, dans un communiquĂ©, “Ă©tonnĂ©” de cette rĂ©action en notant que le Quai d’Orsay Ă©tait plutĂŽt “censĂ© respecter l’indĂ©pendance de la justice tunisienne”. Il y voit “un parti pris” en faveur de l’accusĂ© lequel, rappelle-t-il, est impliquĂ© dans une affaire similaire qui doit ĂȘtre examinĂ©e prochainement par la justice française. Le journaliste avait Ă©tĂ© Ă©crouĂ© le 29 octobre dernier suite la prĂ©sentation par la plaignante d’un certificat mĂ©dical. Son arrestation a Ă©tĂ© Ă l’origine de la crispation des rapports entre Tunis et Paris Ă la suite des rĂ©actions enregistrĂ©es en France, oĂč tant le Quai d’Orsay que la gauche -en particulier le Parti socialiste- ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales, ont aussitĂŽt dĂ©noncĂ© “les atteintes aux libertĂ©s et aux droits de l’Homme”. Dans ce qui devait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une “guerre de communiquĂ©s”, Tunis stigmatisait “des ingĂ©rences inadmissibles” dans ses affaires intĂ©rieures et “une atteinte Ă la souverainetĂ© nationale”. Entre-temps, le prĂ©sident Ben Ali n’a pas exclu l’Ă©ventualitĂ© d’une grĂące une fois l’affaire tranchĂ©e par la justice, en Ă©cho Ă un appel Ă la clĂ©mence lancĂ© par le prĂ©sident-fondateur du “Nouvel Observateur”, Jean Daniel. AP Associated Press Â
Tunisian court hands journalist 6-month sentence
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Associated Press, le 26 novembre 2009 Ă 16h20 TUNIS, Tunisia (AP) â A journalist known for his critical stance toward Tunisia’s government was sentenced to six months in prison Thursday for what his lawyer called a trumped-up assault charge. The French government expressed regret at the ruling against Taoufik Ben Brik, and attorney Mokhtar Trifi said he plans to appeal the “very severe” sentence. He called the proceedings “a political trial par excellence.” Ben Brik, 49, has written stories critical of President Zine El Abidine Ben Ali for French media including news weekly Le Nouvel Observateur. He was detained last month shortly after Ben Ali’s re-election to a fifth term. He was convicted of damaging a woman’s car during an altercation in the street and engaging in physical violence that resulted in injuries. The government released no other details about the accusations. During the trial last week, Ben Brik insisted he was the “victim of a trap laid by the security services.” In a separate incident that also took place shortly after the presidential elections, another Tunisian journalist, Slim Boukhdhir, was attacked by a group of men hours last month after he gave a critical interview to the BBC, media watchdog Reporters Without Borders said. French Foreign Minister Bernard Kouchner had urged the Tunisian government to release the journalist, who suffers from Cushing’s Syndrome, an ailment caused by prolonged exposure of the body’s tissues to high levels of the hormone cortisol. “We regret this decision and underscore the importance we attach to press freedom in Tunisia and throughout the world,” said French Foreign Ministry spokesman Bernard Valero in an online news conference. In a letter to his Tunisian counterpart, Kouchner had urged authorities to release Ben Brik so he could be hospitalized. Reporters Without Borders also lashed out against the verdict, saying in a statement Thursday that it sends a “worrisome signal to Tunisian journalists.” “With this verdict, he (Ben Brik) is paying the price for his commitment and his freedom of tone,” the statement quotes the Paris-based group’s head, Jean-Francois Julliard, as saying Associated Press
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Pas dans la prison. Câest ce quâont affirmĂ© les gardiens de la prison dâEl Mornaguia, oĂč il Ă©tait incarcĂ©rĂ©, aux deux avocats MaĂźtres Abbou et Abdennasser Laouini qui ont cherchĂ© Ă le voir. Nous subissons les instructions et nous ne pouvons rien, a confirmĂ© hier lors de la visite hebdomadaire le sous directeur Depuis le jour du procĂšs, le 19 novembre, personne nâa pu voir Taoufik Ben Brik, ni sa famille, ni ses avocats, et nous nous inquiĂ©tons, Ă juste titre. Demain, jour de lâaĂźd, jour de visite spontanĂ©e, mĂȘme prĂ©texte nous sera prĂ©sentĂ© pour nous empĂȘcher de le voir. Samedi, dimanche, jours fĂ©riĂ©s, personne nâaura de ses nouvelles. OĂč est Taoufik Ben Brik ? Quâest-il advenu de lui ? Pourquoi nous refuse t -on de le voir ? Est-il hospitalisĂ© ? Est-il toujours vivant ? A t-il Ă©tĂ© tabassĂ© Ă mort ? Nous avons peur pour son intĂ©gritĂ© physique et nous suspectons que quelque chose lui soit arrivĂ© pour le cacher du regard da sa famille et dâautrui. Nous implorons la communautĂ© internationale pour mettre fin Ă lâĂ©tat de la jungle que nous vivons et au chaos judiciaire dans le quel la Tunisie sâengouffre chaque jour de plus en plus ? AZZA ZARRAD LA FEMME DE TAOUFIK BEN BRIK AU NOM DE LA FAMILLE BEN BRIK
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Ben Brik otage du tyran de Carthage Â
Ben Ali condamne Taoufik Ben Brik Ă six mois de prison
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 Tunis – TNA – JugĂ© pour une affaire dâagression ( verbale ) sur le dictateur tunisien Ben Ali, le journaliste, poĂšte et Ă©crivain tunisien Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© reconnu coupable dâĂ©criture fallacieuse, injurieuse et odieuse. Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© le 26 novembre Ă six mois de prison ferme. Lors de son procĂšs, le journaliste a insistĂ© auprĂšs du juge, qui Ă©tait en communication directe avec la PrĂ©sidence, pour quâil transmette ce court message au tyran de Carthage: ” O gĂ©nĂ©ral Zaba, sachez que tout pouvoir est Ă©phĂ©mĂšre, cherchez la preuve aux cimetiĂšres. “
Omar Khayyam Â
Pour la liberté immédiate de Ben Brik
mizaanoun Tant que je suis libre, car demain je nâen suis pas si sĂ»r que ça, je joins ma voix Ă toutes celles de mes concitoyens libres et honnĂȘtes qui crient fort et rĂ©clament la libertĂ© immĂ©diate et inconditionnelle de Taoufik Ben Brik, du docteur Sadok Chourou et de tous les autres dĂ©tenus. DĂ©tenus pour sâĂȘtre opposĂ©s Ă la dictature par leur opinion, par leur action au sein dâune organisation ou une autre, Ă lâintĂ©rieur, comme Ă lâextĂ©rieur du pays. La libertĂ© de tous ceux qui ont eu le courage dâexprimer les sentiments de la colĂšre de tout le peuple, par leur plume ou par tout autre moyen pour dĂ©noncer lâarbitraire, lâinjustice, Ă la corruption et enfin de compte la terreur qui sâexerce sans arrĂȘt sur tous les citoyens du pays depuis plus dâun demi siĂšcle. Certains de mes compatriotes, Ă tort ou Ă raison, se tournent, en ces terribles jours dâhiver, des jours terribles pour tout le peuple, mais particuliĂšrement durs et interminables pour tous ceux qui sont enchaĂźnĂ©s derriĂšre les murs des multiples prisons rĂ©pandues sur tout le territoire et les membres de leurs familles qui souffrent autant ou plus les mĂȘmes effroyables calvaires, ils se tournent vers les puissances, les personnages ou les organisations occidentales pour les supplier dâintervenir afin de venir au secours de Taoufik Ben Brik, personnellement je me dirige uniquement et strictement à la colĂšre du peuple pour quâelle Ă©clate au grand jour Ă la face hideuse de la dictature pour lâabattre une fois pour toute. Seule la colĂšre du peuple mettra fin Ă la terrible nuit quâon vit depuis des dĂ©cennies. Seule la colĂšre du peuple mettra fin Ă lâenchaĂźnement massif de tout un peuple. Pourquoi le rĂ©gime en Tunisie doit-il faire cas aux injonctions des puissances occidentales et non pas Ă celles du peuple ? â Câest parce que tout simplement câest lâOccident qui lui fournit tous les moyens de sa terreur, ferme les yeux et se bouche les oreilles sur toutes ses « bavures » tant que celles-ci ne mettent pas en danger ses propres et immenses intĂ©rĂȘts. Des intĂ©rĂȘts qui sont diamĂ©tralement aux antipodes de ceux du peuple. Se diriger aux commanditaires et protecteurs du rĂ©gime, Ă©quivaut tout simplement Ă leurs reconnaĂźtre une autoritĂ© morale quâils nâont jamais eue. Taoufik Ben Brik est dĂ©tenu par les bourreaux du dictateur, avec la permission expresse de lâhypocrisie occidentale. Ăa suffit, la blessure est trĂšs profonde on ne peut plus supporter, quâaucun citoyen ne soit plus dĂ©tenu pour ses opinions. Et il nây a pas dâautre chemin qui mĂšne Ă la libertĂ©, Ă la justice et Ă lâĂ©galitĂ© que celui de la colĂšre du peuple.
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L’affaire du Retornado / AĂŻd Dr Ahmed Eleuch mise en dĂ©libĂ©ré pour le 10 dĂ©cembre
Par: Abdel Wahab Hani
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En prĂ©sence de l’intĂ©ressé Retornado / AĂŻd Dr Ahmed Eleuch, la Cour d’Appel de Tunis vient de dĂ©cider, ce midi, de renvoyer Ă la sĂ©ance du 10 dĂ©cembre, le rendu de sa dĂ©libĂ©ration, concernant l’opposition, d’un vieux jugement, entachĂ© d’irrĂ©gularitĂ©s, prononcĂ© par contumace, Ă l’encontre de l’intĂ©ressĂ©, dans les annĂ©es 1990.
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La dĂ©libĂ©ration du 10 dĂ©cembre, jour anniversaire de la DĂ©claration universelle des droits de l’homme, est attendue avec grand d’intĂ©rĂȘt par la communautĂ© des ExilĂ©s tunisiens dans les quatre coins du monde, notamment parmi eux les AĂŻdoun / Retornads , qui sont dĂ©cidĂ©s Ă rentrer au pays et qui ont dores et dĂ©jĂ Â entamĂ© les dĂ©marches administratives auprĂšs de nos autoritĂ©s consulaires et diplomatiques Ă l’Ă©tranger, pour l’Ă©tablissment de leurs documents nationaux tunisiens, notamment la carte d’identitĂ© et le passeport.Â
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La dĂ©libĂ©ration du 10 dĂ©cembre coĂŻncide avec le 61e anniversaire de la DĂ©claration universelle des droits de l’homme. Cette date et ce procĂšs symboliques sont devenus un indicateur de la capacitĂ© de la Nation Ă tourner la page et Ă faciliter le retour des ExilĂ©s / Retornados / AĂŻdoun.
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Avant son entrĂ©e Ă Tunis pour les formalitĂ©s judiciaires prĂ©citĂ©es, le Retornado / AĂŻd Dr Ahmed Eleuch a donnĂ© une interview au groupe AIDOUN ILA TOUNES / Retornados en Tunisie, animĂ©, sur le rĂ©seau social FaceBook, par notre ami le Retornado / AĂŻd Abdel Jelil SaĂŻdi, avec l’apport ponctuel de l’auteur de ces lignes, le Retornado / AĂŻd Abdel Wahab Hani.
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La premiĂšre partie de cette vidĂ©o, Ă l’adresse des Retornaods / AĂŻdoun et des AutoritĂ©s, est disponible, sur ledit groupe et sur le site de partage YouTube. Les 2e, 3e et 4e parties seront mises en ligne graduellement, en fonction des possibilitĂ©s humaines et techniques limitĂ©es dont dispose le groupe.
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Une sĂ©rie d’interviews ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es avec d’autres Retornados / AĂŻdoun d’autres sont programmĂ©s ou en cours. Elles seront mises en ligne dans les prochains jours.
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La vidéo est consultable sur le lien:
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Bonne fĂȘte de l’EĂŻd Al Idh’ha, la fĂȘte du sacrifice, pour tous les AĂŻdoun / Retornados et leurs familles, en exil et au pays, ainsi que pour l’ensemble des tunisiennes et des tunisiens
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Vive la Tunisie pour tous les tunisiens,
Vive la République,
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Aéroport parisien de Roissy Charles De Gaulle
26 novembre 2009
Abdel Wahab Hani
Tél: +33 (0)6 17 96 00 37
FaceBook: Abdel Wahab Hani, AIDOUN ILA TOUNES
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Libye: Tripoli autorise un rapport de HRW sur les droits de l’homme
26 novembre 2009 – 22:01 Berne – Human Rights Watch (HRW) a obtenu pour la premiĂšre fois l’autorisation de dĂ©voiler en Libye un rapport sur les droits de l’homme dans ce pays. Pour les observateurs, cette dĂ©cision met en Ă©vidence l’influence croissante de SaĂŻf al Islam, un fils du colonel Kadhafi, au sein du rĂ©gime. “Human Rights Watch a l’intention de diffuser son rapport sur les droits de l’homme en Libye au cours de la premiĂšre semaine de dĂ©cembre Ă Tripoli”, a annoncĂ© l’ONG basĂ©e Ă New York. “Nous pensons que c’est un prĂ©cĂ©dent important et un signe de ce que certains membres du gouvernement libyen sont prĂȘts Ă Ă©couter des critiques sur le respect des droits de l’homme” dans leur pays. Durant des dĂ©cennies, Tripoli n’a autorisĂ© aucun Ă©tranger Ă Ă©tudier le rĂ©gime de Mouammar Kadhafi, mais une certaine ouverture s’est Ă©bauchĂ©e ces derniĂšres annĂ©es sous l’influence de SaĂŻf al Islam. Dans son rapport 2009, HRW Ă©crit que les Libyens sont privĂ©s de la libertĂ© d’expression et que des dizaines de personnes sont en prison pour avoir critiquĂ© les dirigeants du pays. La dĂ©cision d’autoriser la publication du rapport Ă Tripoli intervient un mois aprĂšs la nomination de SaĂŻf al Islam Ă un poste qui en fait de fait le numĂ©ro deux du pays aprĂšs son pĂšre. Pour la Suisse, cette montĂ©e en puissance est une bonne nouvelle, a dĂ©clarĂ© Ă la Radio suisse romande (RSR) Hasni Abidi, le directeur du Centre d’Ă©tudes et de recherche sur le monde arabe et mĂ©diterranĂ©en (CERMAM) Ă GenĂšve. SaĂŻf al Islam avance “ses pions” sur l’Ă©chiquier libyen. Selon M. Abidi, il est “mieux habilitĂ© que ses frĂšres pour succĂ©der Ă son pĂšre ou au moins pour gĂ©rer les dossiers les plus sensibles”, que ce soit la rĂ©forme de la politique intĂ©rieure libyenne ou les rapports entre Tripoli et l’Occident. SDA-ATS Â
Libya offers rare opening to human rights group
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AFP, le 25 novembre 2009 Ă 21h35 By Christian Lowe ALGIERS, Nov 25 (Reuters) – Campaign group Human Rights Watch said on Wednesday it had for the first time been given permission to launch a report on Libya’s rights record from inside the country, a step it said showed a new openness. Libya was for decades off-limits to any foreigners trying to scrutinise the rule of its leader, Muammar Gaddafi, but in the past few years there has been a limited opening up led by Gaddafi’s reform-minded son. New York-based Human Rights Watch is critical of Libya’s government. In its 2009 annual report it said Libyans were denied freedom of expression and dozens of people were in prison for criticising the country’s leadership. “Human Rights Watch is planning to release its report on human rights in Libya from Tripoli in the first week of December,” the group said in a statement sent to Reuters. “We think this is an important precedent and an indicator that some members of the Libyan government are open to listening to criticism of their human rights record.” The decision to allow the report to be launched from Tripoli came a month after Gaddafi’s son, Saif al-Islam, was appointed to a post which, de facto, makes him Libya’s second most powerful figure after his father. Saif al-Islam has said he wants to reform his country. He helped negotiate a deal under which Libya renounced banned weapons programmes in exchange for the lifting of international sanctions, ending years of isolation. Foreign rights activists have in the past had only limited access to Libya, a North African oil producer where firms including BP (BP.L), ExxonMobil (XOM.N) and ENI (ENI.MI) have made major investments. Amnesty International said a fact-finding mission it sent to Libya in May this year was the first the authorities had allowed in since 2004. Human Rights Watch said the report it will unveil at a news conference in Tripoli next month will identify areas where respect for human rights is causing concern and make recommendations to Libya’s government. “We want to ensure, however, that the press conference will be open to all journalists and also to any lawyers, former prisoners and families of prisoners who may be interested in attending,” it said in its statement. (Editing by Charles Dick) ((maghreb.newsroom@thomsonreuters.com; tel: +213 21 727 020; fax: +213 21 639 151)) REUTERS Â
L’Asie et le Golfe Ă la conquĂȘte des terres arables du Soudan
AFP, le 26 novembre 2009 Ă 06h31 Par Guillaume LAVALLEE KHARTOUM, 26 nov 2009 (AFP) – Des investisseurs arabes et asiatiques se bousculent pour mettre la main sur de vastes Ă©tendues de terres arables au Soudan, plus grand pays d’Afrique qui veut devenir le grenier du Moyen-Orient mais devra moderniser son agriculture pour y parvenir. Le repli du cours du brut l’an dernier a privĂ© le Soudan –qui exporte plus de 300.000 barils par jour– de prĂ©cieux revenus et aussitĂŽt redonnĂ© son attrait Ă l’agriculture, moteur traditionnel de son Ă©conomie. Pays pauvre dotĂ© de vastes terres arables, il s’est tournĂ© vers des investisseurs Ă©trangers pour redonner vie Ă une “agro-Ă©conomie” chancelante. Du fait des sanctions Ă©conomiques amĂ©ricaines, ce sont les investisseurs d’Asie et du Moyen-Orient qui affluent. Des investisseurs publics ou privĂ©s du Qatar, de Libye, d’Egypte, de Jordanie, des Emirats arabes unis, d’Arabie Saoudite mais aussi de Chine et de CorĂ©e du Sud dĂ©tiennent ainsi des droits Ă long terme sur quelque 8.400 km2 (Ă titre de comparaison, le Liban a une superficie de 10.500 km2), selon les chiffres officiels. “Les investissements pour des projets visant Ă augmenter la production agricole ou de simples Ă©tudes de projet ont dĂ©passĂ© les cinq milliards de dollars l’an dernier”, explique Abdulrahim Ali Hamad, ministre d’Etat soudanais Ă l’Agriculture. “Nous espĂ©rons devenir le grenier de la rĂ©gion (Moyen-Orient) dĂšs 2012”, poursuit-il dans un entretien Ă l’AFP. BaptisĂ©e “land-grabbing”, la prise de contrĂŽle de terres arables par des pays dĂ©sireux d’assurer leur sĂ©curitĂ© alimentaire inquiĂšte toutefois plusieurs ONG: au Soudan plus de cinq millions de personnes dĂ©pendent dĂ©jĂ de l’aide alimentaire internationale. L’autre inquiĂ©tude concerne la faible utilisation des sols: moins de 15% des surfaces accordĂ©es sont actuellement cultivĂ©es, selon les donnĂ©es obtenues par l’AFP, les acquĂ©reurs Ă©trangers laissant des terres Ă l’abandon en attendant le moment propice pour y investir. “Les investisseurs doivent prouver leur sĂ©rieux dans un certain laps de temps sinon nous allons confisquer les terres et mettre fin aux contrats”, prĂ©vient le ministre. “Je ne pense pas qu’il soit juste d’accorder des terres Ă des Ă©trangers tant que toutes les possibilitĂ©s locales n’ont pas Ă©tĂ© Ă©puisĂ©es”, estime Oussama Daoud, PDG du gĂ©ant soudanais Dal, qui a d’importants projets agricoles en chantier. Autre frein Ă l’ambition soudanaise, selon des observateurs: la nĂ©cessaire modernisation du secteur, notamment des mĂ©thodes de ses petits agriculteurs. Le Soudan compte 2,5 millions de km2 dont 160.000 km2 de terres arables, plus que l’ensemble des surfaces cultivables au Moyen-Orient. “Ce potentiel repose Ă la fois sur le Nil, les rĂ©serves souterraines et les pluies”, explique Suleiman Shugeiry, vice-gĂ©rant de l'”Arab sudanese Blue Nile agriculture”, une sociĂ©tĂ© locale financĂ©e en partie par des capitaux du Golfe. Mais, si “les fermiers soudanais ont beaucoup d’expĂ©rience, celle-ci est souvent dĂ©passĂ©e”, souligne Mohamed Elsebaey, reprĂ©sentant du groupe Ă©gyptien Farment, spĂ©cialisĂ© dans la gestion de projets agricoles. L’agriculture Ă grande Ă©chelle exige moins de main d’oeuvre et des aptitudes qui semblent pour l’instant manquer aux “locaux”: Ă Al-Waha, Ă une quarantaine de km de Khartoum, ce sont des Philippins qui s’activent autour d’un nouveau projet du groupe DAL, sur des tracteurs flambant neufs. AFP
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