26 janvier 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2440 du 26.01.2007

 archives : www.tunisnews.net


AISPP: Communiqué
CNLT: Nouveaux harcèlements contre maître Abbou et sa famille

La famille de Yasser Ghali: Appel à la libération de notre fils Yasser Lettre de L’IFEX-TMG à Ben Ali

Déclaration d’associations tunisiennes au sujet des allégations de l’IFEX-TMG Statement by Tunisian associations  regarding IFEX-TMG allegations

Communiqué de presse de l’Internationale socialiste italo-tunisienne: Via Ben Ali a Villafranca di Lunigiana Saphir News: Tunisie: des ONGs internationales en appellent aux Nations-Unies AP: Prochaine conférence internationale sur le terrorisme à Tunis AFP: Immigration: 111 clandestins secourus par les garde-côtes libyens AP; Les ministres maghrébins du commerce planchent sur l’établissement d’une zone de libre-échange Reuters: Tunisia cenbank keeps benchmark rate on hold

Kamel Labidi : Ben Ali’s dictatorship is creating more Islamists

Abdo Maalaoui: La violence engendre la violence ! Que nous reste-t-il comme alternative politique en Tunisie ? C’est de résister !

Reveiltunisien : Adresse à l’opposition tunisienne: Message politique Reveiltunisien : Une opposition factice ne dure pas devant la réalité de la Tunisie. Le Temps  (Quotidien – Suisse): Peur sur le Maghreb Tunis Hebdo : L’exemple tunisien de Radio Forza-CA et CA TV


Libérez Maître Mohammed Abbou Libérez tous les prisonniers politiques  Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 354 984 aispptunisie@yahoo.fr   Le 25 janvier 2007   Communiqué

 

Dans l’affaire 11687, la deuxième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mouna, a reconnu coupables, en présence, Radhouane Fez’i (26 ans), Ali Ben Salem (26 ans), Khaled Arfaoui (21 ans), Nidhal Boulaabi (25 ans), Oualid Saïdi (21 ans), Ramzi Ben Saïd (23 ans) et Ahmed Fez’i (26 ans), des faits qui leur avaient été imputés, en vertu des dispositions de la loi n°75 du 10 décembre 2003, relative au soutien à l’effort international de lutte contre le terrorisme, loi dont tous les juristes et hommes de loi se sont accordés pour la considérer comme ne remplissant pas les conditions nécessaires pour un procès équitable. La défense a invoqué l’inconstitutionnalité de la loi en question, a appelé le tribunal à la rejeter et ne pas l’appliquer. Elle a invoqué la nullité de la procédure, a demandé un non lieu et la libération des accusés, détenus depuis près de deux ans. Pourtant, le tribunal a condamné Radhouane Fez’i à neuf ans d’emprisonnement, Ali Ben Salem à sept ans d’emprisonnement, Khaled Arfaoui, Nidhal Boulaabi, Oualid Saïdi et Ramzi Ben Saïd à cinq ans d’emprisonnement, et Ahmed Fez’i à quatre ans d’emprisonnement. Le tribunal les a tous condamnés à une peine de contrôle administratif pour une durée de cinq ans. Le président de l’Association Maître Mohammed Nouri   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Libérez Maître Mohammed Abbou Libérez tous les prisonniers politiques   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 354 984 aispptunisie@yahoo.fr   Le 22 janvier 2007   Communiqué
 

L’AISPP a appris  qu’une brigade à bord de trois véhicules s’était présentée samedi 20 janvier 2007 pour arrêter monsieur Badreddine Abdelkéfi, un ex prisonnier politique, alors qu’il était absorbé par des festivités en l’honneur de Mallak, le fils de son frère monsieur Mohammed Ben Hammouda, ex prisonnier politique. Il a été détenu au district de la Sûreté de Sfax de huit heures du soir jusqu’aux environs de minuit. Son avocat, maître Abdelwahab Maatar est intervenu en envoyant un télégramme au procureur de la République de Sfax (…) Le Président de l’Association Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)orrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)   


CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE Tunis le 26 janvier 2007

Nouveaux harcèlements contre maître Abbou et sa famille

Les harcèlements ont repris de plus belle contre maître Mohamed Abbou, l’avocat et défenseur de droits humains incarcéré depuis le 1er mars 2005 pour avoir publié une tribune sur Internet. Ses conditions de détention se sont  aggravées et ce sont maintenant les livres qu’on refuse de lui faire parvenir.
Sachant que Mohamed Abbou a décidé de terminer son doctorat en droit, l’administration pénitentiaire s’acharne à le priver de ses manuels alors que le droit aux études est garanti par la loi tunisienne sur les prisons (art. 19). Le juge d’application des peines auquel s’est plaint maître Abbou de cette privation ainsi que de son droit à voir la télévision comme tous les autres détenus, s’est défaussé et évite de le rencontrer depuis quelques temps pour se soustraire à une réponse. Certains de ses co-détenus de droit commun continuent de le harceler à l’instigation de la direction de la prison du Kef.
Par ailleurs, au cours de la visite hebdomadaire qu’elle a effectué ce 25 janvier, sa femme Samia Abbou, a été fouillée et dépouillée de son sac à main avant de voir son mari derrière les barreaux. Elle a été menacée de privation de visite si elle n’obtempérait pas. Samia Abbou avait accepté de se soumettre à cette nouvelle exaction afin de permettre à sa fille qui l’accompagnait de voir son père qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs mois. Lorsque cette dernière a voulu embrasser son père, une faveur généralement accordée à tous les enfants (en emmenant l’enfant de l’autre côté des barreaux pour 1 minute), les gardiens le lui ont refusé. Et elle est repartie en pleurs. Durant tout le trajet qui mène de Tunis au Kef (170 Km) Samia Abbou a été encore une fois « escortée » et la voiture où elle se trouvait « contrôlée » une dizaine de fois durant ce trajet afin qu’elle soit retardée pour la visite.
Samia Abbou a fait part au CNLT de son inquiétude concernant la sécurité de ses enfants, et notamment de l’aîné, Jamel que les services de sécurité continuent de harceler. Des agents de police se seraient présentés à son Lycée et pris d’autorité ses relevés de notes.
Le CNLT o       S’élève vigoureusement contre cet acharnement contre un défenseur; Il considère que les mesures de rétorsion auxquelles est soumis maître Abbou ainsi que sa famille constituent une forme de sanction illégale qui s’ajoute à la condamnation injuste qui le frappe. o       Appelle les autorités publiques à cesser toutes les formes de persécutions qui le visent ainsi que sa famille et exige que soient respectés ses droit en tant que prisonnier. Il réitère sa demande de libération inconditionnelle de maître Abbou. Pour le Conseil La porte parole Sihem Bensedrine  


Appel à la libération de notre fils Yasser

 

Notre plus jeune fils Yasser a vingt neuf ans. Il a voulu, à l’instar de la plupart des jeunes Tunisiens, être à la hauteur de ses grands parents qui s’étaient mobilisés pour la victoire de la Palestine en 1947 et 1948 et avaient gagné la Syrie pour affronter l’occupation sioniste. En 2003, Yasser Ghali a voulu rejoindre les combattants arabes contre l’occupation de l’Irak, mais il n’a pu passer de Syrie en Irak car Bagdad était tombée. Il n’a été ni en Afghanistan, ni ailleurs et est revenu en Tunisie. Depuis lors, les services de la Sûreté n’ont cessé de le surveiller. Ils l’ont contacté par téléphone à toute heure du jour et de la nuit, ont vérifié où il travaillait à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Ils l’ont suivi dans les cafés et les hôtels de Sousse, jour et nuit. S’ils ne l’ont pas suivi dans les mosquées, c’est uniquement parce qu’il ne les fréquente pas (…) Les services de la Sûreté se sont présentés et l’ont conduit dimanche 14 janvier au poste pour lui demander de se présenter le lundi, où il a été retenu jusqu’au début de la nuit, puis remis en liberté. Nous avons alors pensé que ses ennuis étaient terminés, mais le matin du 18 janvier, la Sûreté a fait irruption au domicile familial et emmené notre fils Yasser. Depuis lors, nous n’avons pu avoir aucune information à son sujet, ni même savoir de quoi il était accusé. Eu égard à notre expérience, nous sommes extrêmement inquiets et angoissés pour son avenir. Nous sommes persuadés que depuis son retour de Syrie, il ne peut avoir participé à aucune activité clandestine, quelle qu’elle soit, tant le contrôle dont il faisait l’objet était sévère. Nous craignons qu’il ne soit appréhendé en tant que frère d’Hédi Ghali, prisonnier politique depuis seize ans dont nous exigeons la libération. (…) Nous exigeons la libération immédiate de notre plus jeune fils, Yasser, comme nous demandons que nous soient communiquées des informations sur les raisons de son arrestation (…) Nous faisons endosser aux services sécuritaires la responsabilité de ce qui pourrait arriver à Yasser et nous réitérons notre exigence de voir libérer notre fils Hédi Ghali 22 janvier 2007 Pour la famille de Yasser Ghali Son frère Kamel Ghali kamelghali@yahoo.fr (Source : pdpinfo.org, lundi 22 janvier) (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Lettre de L’IFEX-TMG à Ben Ali

Son Excellence Zine el-Abidine Ben Ali Président de la Tunisie Fax : +216 71 744 721 24 janvier 2007 Votre Excellence, Nous vous écrivons au nom du Groupe d’Observation de la Tunisie de l’IFEX, une coalition de 16 organisations défendant la liberté de la presse et la liberté d’expression, pour exprimer notre vive inquiétude face au fait que les autorités tunisiennes ont arbitrairement donné l’ordre à Dar Assabah de ne pas publier son nouveau magazine hebdomadaire L’Expression et ont interdit le magazine français Historia Thématique. Selon certains rapports, la première édition de L’Expression, publiée par Dar Assabah, devait sortir le 5 janvier. Toutefois, en dépit de la promesse faite par le gouvernement d’autoriser le magazine, peu de temps avant la publication de la première édition, les autorités ont interdit à ses éditeurs de le publier. Début janvier, le gouvernement a également interdit l’édition de Janvier/Février du magazine français Historia Thématique, qui examinait le thème du Christianisme, de l’Islam et du Judaïsme. C’est la première fois depuis sa création en 1909 qu’Historia Thématique est interdit. L’ordre de ne pas publier L’Expression et l’interdiction d’Historia Thématique sont les dernières mesures d’une campagne de harcèlement des médias menée par l’Etat, une campagne qui comprend la censure des publications et l’emprisonnement des journalistes. Nous vous rappelons respectueusement que l’interdiction de publier L’Expression et de distribuer Historia Thématique constituent des violations manifestes du droit à la liberté d’expression, qui est garanti par de nombreuses conventions internationales, en particulier l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les idées et les informations par quelque moyen d’expression que ce soit. » Nous vous appelons respectueusement à autoriser immédiatement la publication de L’Expression et la distribution d’Historia Thématique et à mettre fin à la campagne d’intimidation des médias. Nous vous demandons d’user de toute votre influence pour qu’à l’avenir votre pays respecte pleinement les normes internationales de la liberté d’expression. Dans l’attente de votre réponse dans les meilleurs délais, nous vous prions d’agréer, Votre Excellence, l’expression de notre haute considération. Les membres du Groupe d’Observation de la Tunisie de l’IFEX sont : Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo.net), Égypte ARTICLE 19, Royaume-Uni Journalistes Canadiens pour la Liberté d’Expression (CJFE), Canada Organisation Egyptienne des Droits de l’Homme (EOHR), Égypte Index on Censorship, Royaume-Uni Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Belgique Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et d’Institutions (IFLA), Pays-Bas Institut International de la Presse (IIP), Autriche Union Internationale des Editeurs (UIE), Suisse Journaliste en danger (JED), République démocratique du Congo Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie PEN Norvège, Norvège Association Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC), Canada Association Mondiale des Journaux (AMJ), France World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis Le Comité des Ecrivains en Prison du PEN international (WiPC), Royaume-Uni Pour plus d’informations, veuillez contacter: Carl Morten Iversen, PEN Norvège, tél : +47 22479220, tél portable : +47 926 88 023, courrier électronique : pen@norskpen.no ; ou Alexis Krikorian, IPA, tél : +41 22 346 30 18, courrier électronique : secretariat@ipa-uie.org; Site Internet: http://campaigns.ifex.org/tmg/ ou Virginie Jouan, WAN, tél : +33 1 47 42 85 28, courrier électronique : vjouan@wan.asso.fr  
His Excellency Zine el-Abidine Ben Ali President of Tunisia Fax : +216 71 744 721 24 January 2007 Your Excellency, We are writing on behalf of the International Freedom of Expression Exchange Tunisia Monitoring Group, a coalition of 16 press freedom and freedom of expression organisations, to express our serious concern that Tunisian authorities arbitrarily ordered Dar Assabah not to issue its new weekly magazine L’Expression and banned the French magazine Historia Thématique. According to reports, the first issue of L’Expression, published by Dar Assabah, was scheduled to appear on 5 January. However, despite first being told by the government that the magazine would be permitted, shortly before publication of the first issue the authorities ordered Dar Assabah not to publish the magazine. In early January, the government also banned the January-February issue of the French magazine Historia Thématique, which examined issues of Christianity, Islam and Judaism. This is the first time since its establishment in 1909 that Historia Thématique has been banned. The order not to publish L’Expression and the banning of Historia Thématique are the latest acts in a campaign of state harassment of the media, a campaign that includes censoring publications and jailing journalists. We respectfully remind you that forbidding the publication of L’Expression and banning Historia Thématique are clear breaches of the right to freedom of expression, which is guaranteed by numerous international conventions, including the Universal Declaration of Human Rights. Article 19 of the Declaration states: « Everyone has the right to freedom of opinion and expression; this right includes the freedom to hold opinions without interference and to seek, receive and impart information and ideas through any media, regardless of frontiers. » We respectfully call on you to permit the publication of L’Expression and the distribution of the banned issue of Historia Thématique immediately and to halt the campaign of media intimidation. We urge you to take all necessary steps to ensure that in future your country fully respects international standards of freedom of expression. We look forward to hearing from you at your earliest convenience. Yours sincerely, Members of the IFEX-Tunisia Monitoring Group: Arabic Human Rights Information Network (HRinfo), Egypt ARTICLE 19, UK Canadian Journalists for Free Expression (CJFE), Canada Egyptian Organization for Human Rights (EOHR), Egypt Index on Censorship, UK International Federation of Journalists (IFJ), Belgium International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), The Netherlands International Press Institute (IPI), Austria International Publishers’ Association (IPA), Switzerland Journaliste en danger (JED), Democratic Republic of Congo Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibia Norwegian PEN, Norway World Association of Community Radio Broadcasters (AMARC), Canada World Association of Newspapers (WAN), France World Press Freedom Committee (WPFC), USA Writers in Prison Committee of International PEN (WiPC), UK For further information, please contact : Carl Morten Iversen, Norwegian PEN Tel: + 47 22479220 ; Cellphone: + 47 926 88 023 E-mail: pen@norskpen.no or Alexis Krikorian, IPA Tel: +41 22 346 30 18 E-mail: secretariat@ipa-uie.org Website: http://campaigns.ifex.org/tmg/ or Virginie Jouan, WAN Tel : +33 1 47 42 85 28 E-mail : vjouan@wan.asso.fr

 


 

 

Déclaration d’associations tunisiennes au sujet des allégations de l’IFEX-TMG

 

 

Nous, associations de la société civile tunisienne, avons pris connaissance, avec grand étonnement, de déclarations du groupe IFEX-TMG alléguant que la liberté d’expression en Tunisie serait « en état de siège » plus d’un an après le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Nous marquons notre totale désapprobation de telles appréciations biaisées et erronées, devenues malheureusement trop fréquentes de la part de l’IFEX-TMG. Nous tenons, par la même occasion, à dénoncer les amalgames contenus dans cette déclaration qui s’emploie à nier l’évidence du succès du SMSI pourtant salué par la communauté internationale.

 

Nous rappelons à l’IFEX-TMG que le SMSI a été, sur le plan des participations, le plus grand sommet organisé par l’institution depuis sa création. Plus de 21.000 participants y ont pris part, dont environ 6000 représentants de la société civile internationale, plus de 4000 représentants du secteur privé, et plus de 5600 représentants des Etats de la planète. Prenant la parole à l’issue des travaux, le représentant du Canada avait, au nom du groupe des pays occidentaux, salué en ces termes la réussite du SMSI : « Je tiens à remercier la Tunisie, son président et son peuple, pour une organisation d’un sommet qui, si j’ose le dire, a même réussi à excéder le succès de Genève ».

 

 

Les associations de la société civile tunisienne tiennent, également, à dénoncer les allégations fantaisistes contenues dans cette déclaration du 19 janvier, faisant croire à  « des altercations meurtrières entre des agents de sécurité et groupes armés et des manifestants civils qui ont eu lieu fin décembre 2006 et début janvier 2007 ». L’IFEX-TMG doit certainement se tromper de pays. Les opérations de neutralisation du groupe terroriste armé de décembre et janvier dernier n’ont concerné aucun « manifestant civil ». Il y a lieu, à ce sujet, de s’étonner du silence de l’IFEX-TMG qui a choisi de ne pas clairement condamner les menées terroristes de ce groupe, qui constituaient pourtant des menaces sérieuses aux libertés. Ces événements, contrairement aux allégations de l’IFEX, ont été largement et librement couverts par la presse tunisienne.

 

Nous protestons contre l’acharnement récurrent de l’IFEX contre la Tunisie, et condamnons fermement l’instrumentalisation de la liberté d’expression et du SMSI à des fins n’ayant rien à avoir avec le noble combat pour les libertés.

 

Contrairement aux déclarations orientées et partisanes de l’IFEX, nous avons pu constater, sur le terrain, ces faits probants, qui reflètent  les progrès réalisés  par la Tunisie dans plusieurs domaines :

 

–         La société civile tunisienne et les partis politiques ont été conviés, au lendemain du SMSI, à des rencontres avec le président du Comité supérieur des droits de l’homme mandaté par le Président de la République, pour nouer des contacts avec les différentes franges de la société et recueillir leurs propositions et suggestions.

 

–          Le mécanisme de protection des libertés et des droits de l’Homme s’est considérablement renforcé depuis le SMSI, avec la décision présidentielle élargissant les compétences du président du comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Désormais, tout citoyen s’estimant victime d’un abus peut adresser, directement, une pétition au président de cet organisme. De plus, nous avons noté, avec satisfaction, la possibilité offerte au président de ce comité de diligenter des enquêtes sur les questions liées aux droits de l’homme et à leur respect.

 

–         La liberté d’expression est sortie également renforcée avec l’entrée en vigueur de deux lois : la loi abolissant l’exigence de dépôt légal des entreprises de presse qui était une exigence de la société civile, et la loi augmentant le montant des subventions publiques accordées aux partis politiques et aux organes d’information de ces partis.

 

–         Le conseil supérieur de la communication a été davantage élargi aux représentants des partis de l’opposition et de la société civile, répondant ainsi aux attentes que la société civile avait exprimées à ce sujet.

 

–         L’environnement politique s’est enrichi avec l’avènement d’un neuvième parti politique, le Parti des Verts pour le Progrès.

 

–         Le secteur médiatique a bénéficié de l’arrivée, dans les kiosques, d’une nouvelle publication, le journal « Mouatinoun » édité par un parti d’opposition, le Forum démocratique pour le travail et les libertés.  

 

–         Par ailleurs, un processus est en cours en vue de développer davantage le rôle de la radio et de la télévision.

 

Nous, associations de la société civile tunisienne, exprimons notre plus vive inquiétude, face à la persistance des préjugés anti-tunisiens dont  l’IFEX-TMG tarde à se débarrasser, et qui poussent ce réseau à fermer les yeux sur les avancées de la Tunisie et à ne répercuter qu’un seul point de vue, celui de personnes ou groupes qu’il juge acceptables, en censurant tous les autres. Nous  appelons l’IFEX à faire œuvre utile, en évitant l’ostracisme qui est indigne d’une organisation de défense de la liberté d’expression, et en incluant l’objectivité et l’honnêteté dans sa grille de lecture. Les partis pris flagrants de l’IFEX portent gravement atteinte à la crédibilité de ses conclusions.

 

Nous invitons l’IFEX-TMG à se soucier davantage de l’ensemble des engagements pris par les différentes parties prenantes au SMSI en vue de réduire la fracture numérique Nord-Sud et d’ouvrir une gouvernance démocratique de l’Internet qui mette l’information et le savoir à la portée de tous les citoyens, peuples et communautés du monde.

 

 

Nous tenons à rappeler à l’IFEX-TMG ces objectifs du SMSI qui ne doivent jamais être perdus de vue. Plus d’un an après le SMSI, la fracture numérique n’a toujours pas été comblée, et la gouvernance mondiale de l’Internet reste anti-démocratique. Le Fonds international de solidarité numérique n’est toujours pas suffisamment pourvu en ressources, et les investissements prévus dans les Tic par les nations du nord, restent embryonnaires. Il y a là, matière à rapports, et nous nous tenons disponibles pour contribuer aux efforts de tout réseau ou association réellement intéressés par l’après-SMSI.

 

Tunis, le 26 janvier 2007

 

Signé :

 

Association Tunisienne d’Internet et de Multimedia

Association Femmes et TIC

Association Tunisienne des Droits de l’Enfant

Association des Jeunes Médecins sans Frontières

Association Tunisienne d’Aide à l’Insertion des Jeunes

Association Tunisienne de l’Equilibre Familial

 


 

Statement by Tunisian associations 

regarding IFEX-TMG allegations

 

 

We, Tunisian civil society associations are surprised by the content of the IFEX-TMG group’s statements claiming that freedom of expression in Tunisia is « under siege » over one year after the World Summit on the Information Society (WSIS). We express our total disapproval of the clear pattern of biased and erroneous judgments, which have unfortunately become too frequent on the part of IFEX-TMG. At the same time, we wish to denounce the attempt of such statements to deny the success of the WSIS despite the testimonies of the international community to that effect.

 

We remind the IFEX-TMG that the WSIS was, in terms of the number of participants, the most important summit ever organized by the UN since its establishment. Over 21,000 participants took part, among these some 6,000 representatives of international civil society, more than 4,000 representatives from the private sector, and over 5,600 representatives of the world’s countries. Speaking at the end of the Summit proceedings, the Canadian representative, on behalf of the group of western countries, hailed the success of the WSIS. He said, “I wish to thank Tunisia, its President and its people, on the organization of a summit which, if I dare say so, exceeded the success of Geneva.”

 

Tunisian civil society associations also denounce the incredibly outlandish allegations contained in this statement dated January 19th, about « deadly clashes by security forces and armed groups against civilian demonstrators in the end of December 2006 and in early January 2007 ». IFEX-TMG must have been talking about the wrong country. The operations which thwarted the armed terrorist group, last December-January, did not concern any “civilian demonstrators”. Furthermore, we are flabbergasted that the IFEX-TMG chose not to clearly condemn the terrorist activities in question considering the serious threat such activities represented to freedoms. Also, contrary to IFEX-TMG allegations, these events have been widely and freely covered by the Tunisian press.

 

We protest against IFEX’s recurrent bias against Tunisia, and firmly condemn its exploitation of freedom of expression and the WSIS for ends that have nothing to do with the noble struggle for freedoms.

 

Contrary to IFEX’s  slanted statements, we have noted tangible progress in Tunisia, in many regards :

 

·        Immediately after the WSIS, Tunisian civil society and political parties were invited to meetings with the President of the Higher Human Rights Committee mandated by the President of the Republic to undertake contacts with the various segments of society and receive their proposals and suggestions.

 

·        The mechanism for protecting human rights and freedoms has been considerably enhanced since the WSIS, with the Presidential decision widening the competence of the President of the Higher Committee for Human Rights and Fundamental Freedoms. Now, any citizen who believes he is the victim of mistreatment can send a petition directly to the President of this body. Moreover, we have noted with satisfaction the possibility offered to the President of this Committee to carry out investigations on issues concerning human rights and respect for human rights.

 

·        Freedom of expression has also been enhanced by the enforcement of two laws: the law abolishing the requirement of dépôt légal for press publications, a long wished-for measure, and the law increasing the amount of the public subsidies granted to political parties and to their newspapers.

 

·        The Higher Communication Council has been further widened to include more representatives of opposition parties and civil society; thus meeting the expectations that civil society had expressed on the matter.

 

·        The political scene has witnessed the creation of a ninth political party, the Green Party for Progress.

 

·        The media landscape has been enriched with a new paper, Mouatinoun, published by an opposition party, the Democratic Forum for Labor and Liberties.

 

·        Moreover, the process is under way to further develop the role of public radio and television.

 

We, Tunisian civil society associations, express our deep concern about the persistence of that anti-Tunisian prejudice which pushes IFEX-TMG to remain blind to the advances made by Tunisia and to reflect one single viewpoint, that of groups or persons it deems acceptable, while censoring all others. We call on IFEX to do a useful job, by avoiding such ostracism, unworthy of a body defending freedom of expression, and to include objectivity and integrity in its interpretation prism. IFEX-TMG’s flagrant bias does seriously undermine the credibility of its conclusions.

 

We invite IFEX-TMG, also, to concern themselves a little bit more with the whole set of commitments made by the various parties involved m the WS1S to bridge the North-South digital divide and to open up democratic governance of the Internet; thus ensuring access to information and knowledge for all the world’s citizens, peoples and communities.

 

We wish to remind IFEX-TMG about the objectives of the WSIS, which should never be forgotten. More than a year after the WSIS, the digital divide has not been bridged, and Internet governance remains anti-democratic. The International Fund for Digital Solidarity still has insufficient resources, and ICT investments by the nations of the North are still at an embryonic stage. These are things that should be dealt with, and we are ready to contribute to any genuine effort by any association that is truly interested in the post-WSIS situation.

 

 

Tunis, January 26, 2007

 

Tunisian Association for the Internet and Multimedia

Association for Women and ICTs

Tunisian Association for the Rights of Children

Association for Young Doctors without Borders- Tunisia

Tunisian Association for Assistance to Integration of Youth

Tunisian Association for Family Stability

 


 

 

Communiqué de presse de l’Internationale socialiste italo-tunisienne

Via Ben Ali a Villafranca di Lunigiana

-COMUNICATO STAMPA-
Oggetto: Cerimonia per l’intitolazione di una Via pubblica A ZINE EL ABIDINE BEN ALI Presidente della Repubblica di Tunisia a riconoscimento dell’iniziativa adottata di intitolare  una strada della città di  Hammamet al grande statista italiano Bettino Craxi  Ritrovo:
VILLAFRANCA IN L. piazza San Nicolò  Venerdì 19 Gennaio 2007 Ore 15.30 Intervento del Sindaco On.le Lucio Barani La popolazione è invitata a partecipare. Il Socialista  Riformista On.le Lucio Barani Sindaco di Villafranca Deputato del Parlamento Responsabile Nazionale Enti Locali del Partito Socialista (Source : http://www.comunevillafrancainlunigiana.it/flash/tunisia.html)

18/01/2007 : Delibera per l’intitolazione di una Via di Villafranca in Lunigiana al Presidente della Tunisia Ben Ali

Villafranca in Lunigiana, 15 gennaio 2007 Il Sindaco di Villafranca in Lunigiana,
Premesso che : Il Presidente della Repubblica di Tunisia, Zine El-Abidine Ben Ali, ha disposto l’intitolazione di una via in ricordo del Presidente del Consiglio italiano, Bettino Craxi, nella città di Hammamet. La cerimonia ufficiale avverrà in Tunisia in occasione del settimo anniversario della scomparsa dello statista italiano il prossimo 19 gennaio 2007.
Ricordando che : Nel 1987 il Presidente del Consiglio Bettino Craxi, convinto fautore di una politica mediterranea di pace che tanti frutti ha portato alla politica estera italiana e molto preoccupato della stabilità della Tunisia in quel momento, è uno dei primi uomini di stato europei a congratularsi per l’investitura del Presidente Ben Ali alla carica suprema del Paese. Erano tempi in cui il prestigio internazionale e il ruolo di mediazione dell’ Italia erano fortemente autonomi e autorevoli verso tutti i paesi « Arabi » che si affacciano sul Mediterraneo. Il giudizio sul Presidente Ben Ali è ampiamente positivo, in particolar modo quello fornito dalle « fonti economiche », le Agenzie di Rating che guardano al sodo nel definire i livelli di democrazia reale, affidabilità e stabilità di un Paese. Secondo le autorevoli Agenzie di « rating » e bancarie (Mood’s assegna un autorevole BAA ; S&P un BBB, risultati notevoli per una nazione araba e africana) : « Il rinnovamento politico e delle performances economiche e sociali rilevanti ben testimoniano la riuscita del modello tunisino ». Il Presidente Ben Ali gode attualmente di un vasto consenso popolare, in virtù della stabilità garantita dal suo governo e dei favorevoli risultati economici raggiunti dal Paese, uno dei migliori nello scenario regionale. Egli ha perseguito una politica di democratizzazione graduale e il sistema politico è tra quelli che sono riusciti a contrastare al meglio le minacce del fondamentalismo islamico ». E’ stato lodevole quindi il fatto che il Presidente Ben Ali accogliesse con fiducia, a sua volta, il Presidente Bettino Craxi in esilio ad Hammamet e altrettanto lodevole è il fatto di dedicare una via all’ ex Presidente del Consiglio socialista.
Ricordando che : Il Comune di Villafranca in Lunigiana ha già voluto commemorare i settecento anni della presenza e dell’esilio di Dante Alighieri, attraverso un’opera monumentale e iniziative culturali che hanno posto il territorio all’attenzione dei mass-media nazionali e internazionali. In questa occasione si è voluto ricordare soprattutto il Dante « politico », piuttosto che il Sommo Poeta, che certamente non ha bisogno di ulteriori iniziative per primeggiare nel contesto globale. Dante, ha ricordato la scelta dell’Amministrazione Comunale, è stata vittima della mala giustizia del tempo, una « tangentopoli » ante litteram che aveva eliminato una intera classe politica fiorentina per favorire gli interessi del Papato. E’ possibile anche fare un parallelo culturale con gli avvenimenti (soprattutto con l’uso della magistratura politicizzata) che hanno caratterizzato, in Italia, la fine della così detta « Prima Repubblica ». In questo senso sono sotto gli occhi di tutti le numerose, tardive e spesso opportunistiche « riabilitazioni » del Presidente Craxi, personaggio da cui non si può prescindere nel valutare il progresso e le riforme attuate nel nostro Paese. Ad Hammamet, con alcuni anni di ritardo rispetto alle iniziative prese dal Comune di Aulla in tempi difficili per la democrazia, sarà presente l’ Italia della Politica e delle Istituzioni, parte della quale cercherà di far dimenticare le posizioni critiche e opportunistiche espresse in passato. Il Comune di Villafranca in Lunigiana ritiene che il vero protagonista della giornata dell’inaugurazione non sarà la « Politica » italiana ma il Presidente della Tunisia, Ben Ali ; autore di una autentica « lezione educativa » su quello che si intende per coerenza, rispetto, memoria del passato, valori che spesso sembrano abbandonati nell’agone politico-mediatico nazionale. Per questo motivo il Sindaco ritiene giusto onorare il Presidente della Tunisia che, trascendendo la stessa « vicenda Craxi », ha saputo innalzare i valori dell’amicizia e della solidarietà al di sopra degli opportunismi e delle falsificazioni storiche, certo anche che questa iniziativa, per la sua rilevanza, sarà presa ad esempio nel contesto internazionale Italo-Tunisino, portando un ulteriore senso di amicizia tra due nazioni che condividono da millenni la stessa storia dalle sponde opposte del Mediterraneo.
Il Sindaco di Villafranca in Lunigiana propone pertanto alla Giunta Comunale :   L’intitolazione di una Via Cittadina al Presidente della Tunisia Zine El-Abidine Ben Ali ( di cui si allega la planimetria) con la seguente motivazione :  » Il Presidente della Repubblica di Tunisia, Zine El-Abidine Ben Ali, con l’iniziativa di intitolare nella sua terra una Via al Presidente del Consiglio Bettino Craxi, ha ricordato che non si può liquidare o mistificare per opportunismo politico la storia e le radici di una nazione. Il Presidente Ben Ali ha evidenziato inoltre che l’amicizia, il rispetto e la solidarietà, in particolar modo verso gli Ospiti Esuli, sono valori irrinunciabili che devono guidare le azioni degli uomini e il senso della loro politica, cosi come fece Villafranca in Lunigiana settecento anni or sono nei confronti di Dante Alighieri. Con questo gesto il Presidente Tunisino ha inoltre voluto ricordare la storia millenaria, le presenze architettoniche, le strade dei commerci e della gente, le iniziative culturali che da sempre legano i due Paesi mediterranei, per cui si può dire che Bettino Craxi non giace in terra straniera. Un autentico messaggio di pace che il Comune di Villafranca in Lunigiana, « Villa Libera », intende onorare. »
Il Sindaco, On. Lucio Barani La Via in oggetto : ( 7 – 700 anni di Sacra Ospitalità)
L’antica « Via dei Fossi » è il tracciato che costeggia l’antico castello di « Malnido » dei Malaspina di Villafranca in Lunigiana, in direzione delle sponde del Fiume Magra e verso l’Hospitale medievale della Madonna di Goppofosco, lungo la Via Francigena, già citato dall’Abate Sigeric, arcivescovo di Canterbury di ritorno dal pellegrinaggio da Roma negli anni 990-994. Il castello di Malnido e i Malaspina di Villafranca ospiteranno Dante Alighieri esule da Firenze nell’anno 1306, evento testimoniato dalla Pace di Castelnuovo tra i Signori di Lunigiana ed i Vescovi Conti di Luni, di cui Dante fu l’artefice. Il senso di questa ospitalità sarà poi riportato nella Divina Commedia con parole eterne, in modo particolare nell’ VIII° canto del Purgatorio, con l’incontro tra Dante e Corrado Malaspina. Nel luogo malaspiniano l’Amministrazione comunale è già intervenuta nel 2006, a settecento anni dall’avvenimento, predisponendo un progetto di « Parco Dantesco », con il restauro archeologico delle « cripte malaspiniane » e dove è stata collocata un’opera monumentale che ritrae Dante Alighieri, esule politico, con il suo vero volto, unica ricostruzione mai fatta in Italia, opera del Prof. Francesco Mallegni dell’ Università di Pisa con un gruppo di esperti antropologi ed informatici e dello scultore Prof. Luciano Massari. Il castello di Malnido è oggetto di progetto restaurativo da parte dell’ Amministrazione Comunale. La Via proposta all’intitolazione del Presidente della Tunisia è quindi idealmente collocata all’interno dei « Luoghi dell’ Ospitalità », simbolicamente adatta allo scopo e al significato che l’ Amministrazione Comunale desidera dare per questo avvenimento. _ _ _ _ La cerimonia è stata fissata per Venerdì 19 gennaio 2006 alle ore 15,30 in Villafranca in Lunigiana. Alle ore 17,00 sarà inoltre deposta una corona di garofani rossi presso la statua di Bettino Craxi nella vicina Città di Aulla. A questa iniziativa sono collegate tutte le possibili opportunità per rafforzare i legami sociali, culturali ed economici che si vengono a stabilire tra Villafranca in Lunigiana e le Istituzioni della Repubblica di Tunisia.
(Source : http://www.nuovopsi.com/visnews.asp ?id=5580) (Source : www.reveiltunisien.org, le 25 janvier 2007) Lien : http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2450


Tunisie: des ONGs internationales en appellent aux Nations-Unies

Mercredi, un groupe de 16 ONGs, membres de l’International Freedom of Expression Exchange (IFEX), a indiqué avoir demandé au Secrétaire Général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, de s’adresser aux autorités tunisiennes et de les rappeler au respect de la liberté d’expression et des autres Droits de l’Homme. Le Groupe de Suivi de l’IFEX en Tunisie a déclaré que bien que ce pays appartienne au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, la Tunisie n’avait enregistré aucun progrès en matière de liberté de parole. L’organisation a également demandé la libération immédiate de l’internaute et avocat Mohammed Abbou, qui purge actuellement une peine de trois ans et demie de prison pour avoir critiqué le Président tunisien Ben Ali dans un article.
Saphir News Vendredi 26 Janvier 2007  
 

Prochaine conférence internationale sur le terrorisme à Tunis

Associated Press, le 25 janvier 2007 à 16h44 TUNIS (AP) — Une conférence internationale sur le terrorisme doit avoir lieu en novembre prochain à Tunis, a annoncé jeudi le directeur général de l’Organisation islamique de l’éducation, des sciences et de la culture (ISESCO), Abdelaziz Touijri, cité par l’agence presse tunisienne TAP. Intitulée « le terrorisme et ses racines idéologiques: concepts, dimensions et mécanismes de traitement » de ce fléau, la conférence a été au centre de l’entrevue accordée par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à M. Touijri. Elle verra la participation de l’ONU et de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), selon le dirigeant de l’ISESCO, dont le siège permanent se trouve à Rabat. Il n’a pas cependant précisé si des pays occidentaux y seront associés. Associated Press

Immigration: 111 clandestins secourus par les garde-côtes libyens

AFP, le 25 janvier 2007 à 19h57 TRIPOLI, 25 jan 2007 (AFP) – Cent onze immigrants clandestins ont été secourus jeudi en Méditerranée par des garde-côtes libyens, alors qu’ils tentaient de gagner illégalement l’Italie, a annoncé l’agence officielle Jana. « Les garde-côtes sont parvenus jeudi à secourir 111 immigrés clandestins de différentes nationalités au large des côtes, alors qu’ils tentaient de rallier illégalement l’Europe depuis les côtes libyennes », a indiqué Jana. Selon l’agence, qui n’a pas donné de détails sur les circonstances de l’opération, les rescapés ont bénéficié de « toute l’assistance humanitaire nécessaire ». Jana n’a pas non plus précisé le sort de ces clandestins après l’opération de sauvetage. Le littoral méditerranéen de la Libye et de la Tunisie voisine sont souvent le point de départ ou de transit d’embarcations de clandestins tentant de rallier les côtes italiennes proches, principalement les îles de Lampedusa et Linosa, situées entre la Libye, la Sicile et Malte. AFP

Les ministres maghrébins du commerce planchent sur l’établissement d’une zone de libre-échange

Associated Press, le 25 janvier 2007 à 19h58 TUNIS (AP) — L’établissement d’une Zone de libre échange (ZLE) et d’une communauté économique maghrébines ont été au centre des travaux du conseil des ministres du Commerce des cinq pays de la région (Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie) qui ont pris fin jeudi à Tunis. Réuni pendant deux jours, le conseil a procédé à l’évaluation du travail accompli par les groupes de travail chargés de parachever ces deux projets jugés vitaux pour le renforcement des échanges commerciaux et l’impulsion de l’intégration économique maghrébine, selon le communiqué final. L’accord sur la création d’une ZLE prévoit une classification douanière unique et une coordination des politiques commerciales pour préserver les intérêts des pays maghrébins en prévision de l’entrée en vigueur de la zone de libre échange euro-méditerranéenne attendue en 2010. Cette zone regroupera les 27 pays de l’Union européenne et 10 pays du sud de la Méditerranée dont les cinq du Maghreb. Actuellement, les échanges commerciaux intra-maghrébins ne représentent de 2,7% du volume global de leurs échanges extérieurs. S’agissant de l’épineux problème du démantèlement des taxes douanières, le ministre tunisien du Commerce Mondher Zenaïdi a préconisé une démarche graduelle. Il a suggéré l’adoption d’une première liste de produits immédiatement exonérés, une seconde qui le soit à moyen terme et une troisième pour le long terme. M. Zenaïdi a annoncé la création d’une banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur dont les activités démarreront à Tunis au début de cette année. En outre, une union maghrébine des hommes d’affaires verra le jour en février prochain à Marrakech, à l’occasion du 18ème anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Créée en 1989, l’intégration maghrébine a été entravée par des problèmes politiques dont essentiellement le conflit du Sahara-Occidental qui oppose Rabat et Alger. Annexée en 1975 par le Maroc qui la considère comme faisant partie de son territoire, cette ancienne colonie est revendiquée par le front Polisario, soutenu par l’Algérie. Censé être annuel, le sommet de l’UMA n’a pas pu se tenir depuis 1994. Associated Press

Tunisia cenbank keeps benchmark rate on hold

Reuters, le 25 janvier 2007 à 19h11 TUNIS, Jan 25 (Reuters) -Tunisia’s central said on Thursday it left its benchmark interest rate on hold as consumer price inflation eased at the end of last year. « Bearing in mind these changes, the management board decided to keep the Tunisian central bank’s headline interest rate unchanged, » the bank said in a statement after its monthly board meeting. The benchmark rate is 5.25 percent. Inflation measured by Tunisia’s consumer price index fell towards the end of last year to stand at a monthly average of 4.5 percent by the end of December, it added. The local dinar currency gained 4.6 percent against the U.S. dollar last year and fell 5.6 percent versus the euro, according to the bank. Tourism revenue, a crucial source of foreign currency for the North African country, rose by 6.3 percent to 2.751 billion dinars ($2.108 billion) and expatriate remittances were at 1.494 billion dinars, up 7.4 percent. Currency reserves jumped to 8.754 billion dinars, or the equivalent of 159 days of imports by Jan. 24. Tunisia has achieved 5 percent average annual growth in the past decade, helped by an export and tourism boom. Once reliant on agriculture, the country of 10 million people has outperformed its North African neighbours by developing textiles, auto assembly and food processing and drawing millions of tourists to its beaches. The government estimates the economy grew by 5.3 percent overall in 2006 versus 4.2 percent in 2005 and aims for annual growth of 6.3 percent over the next decade. REUTERS

 

Ben Ali’s dictatorship is creating more Islamists

   

By Kamel Labidi
Tunisian President Zein al-Abedin Ben Ali has on official occasions often referred to the legacy of the great Arab writer Ibn Khaldoun, born in Tunis in 1332. The last time he did so was nearly two months ago on the 19th anniversary of his coup against President Habib Bourguiba. This frequent mention of Ibn Khaldoun is somehow designed to show that Ben Ali is committed to the writer’s legacy. This led Amnesty International to remind the Tunisian president in 2003 of one of Ibn Khaldoun’s most important sayings: « Since injustice calls for the eradication of the species leading to the ruin of civilization, it contains in itself a good reason for being prohibited. »
The deadly clashes in the suburbs of the Tunisian capital between security forces and Islamist gunmen at the end of December and in early January took by surprise those who were under the illusion that an Arab autocrat of Ben Ali’s ilk could learn anything from Ibn Khaldoun. According to official sources, the clashes left 12 gunmen dead and 15 under arrest, as well as two security officers killed and two others wounded. The episode dealt an unprecedented blow to the reputation of a state often publicized as one of the most effective in fighting Islamists and maintaining stability.
The blow to the credibility of Ben Ali’s police state seemed more severe than that caused by the terrorist attack on an ancient synagogue in Djerba in 2002, which the government falsely claimed was the result of a traffic accident. At the time, Tunisians and the international community would not have known the truth had it not been for the German authorities. They sought out and publicly announced what had happened, mainly because most of the 21 people who died in the attack were Germans.
That kind of terrorist attack might occur in any country. However, the December-January clashes that shook the southern suburbs of Tunis for more than 10 days were more serious. According to Interior Minister Rafik Haj Qassem, they involved a group of 27 individuals armed with weapons and explosives. Speaking recently at a meeting in Tunis of members of the ruling party, Haj Qassem failed to explain how such a huge quantity of arms could have been smuggled into one of the most tightly controlled states in the world. Nor did he reveal how the weapons could have made their way from the Algerian border to the outskirts of Tunis. Most Tunisians doubt, with good reason, that the government will ever reveal the whole truth about the members of the armed group, or respect the right of the surviving militants to a fair trial. Many people are convinced that the policy of anti-Islamist repression conducted since the early 1990s by Ben Ali has, in fact, radicalized youths.
Such a policy went hand in hand with an unprecedented crackdown against free expression and political dissent. Many Tunisians acknowledge that dissidents have never been so mistreated, even under the French Protectorate. In this climate, most youths have lost interest in public life and in the values of equality and tolerance. At the same time, many of them have been attracted by radical Islamist groups, including Al-Qaeda, with some Tunisians having traveled to Iraq to take part in the resistance against the US-led occupation. Others have been arrested while trying to leave Tunisia to receive training in neighboring Algeria, or trying to lend a helping hand to armed Islamist groups elsewhere.
Similarly, the Tunisian regime’s iron-fist policy has not prevented an increasing number of young women from defying the ban on the wearing of the Islamic headscarf, or former Islamists from returning to public life determined more than ever before to exercise their right to freedom of association and expression. The injustice inflicted on them led many political activists traditionally opposed to any dialogue with Islamists to cooperate with them against what both sides agree is the dire national threat of Ben Ali. The regime, by pursuing arbitrary arrests, torture, and unfair trials will only further empower Islamic radicals.
After the recent deadly clashes, Ben Ali’s top aides once again called for his « reelection » in 2009 (if that word can be used in what has been no better than a rigged selection process). The problem is that this might only further encourage those who believe that the only way to oust an Arab ruler like Ben Ali is through the resort to violent means. Kamel Labidi is a freelance journalist currently living in Arlington, Virginia. He wrote this commentary for THE DAILY STAR.
 

(Source: The Daily Star (Liban), le 26 janvier 2007)


La violence engendre la violence ! Que nous reste-t-il comme alternative politique en Tunisie ? C’est de résister !

Par Abdo Maalaoui
Dr. Marzouki est un visionnaire, il a bien averti le POUVOIR tunisien sur l’escalade de la violence dans le pays ! Triste résultat, nous avons fini l’année 2006 et commencé 2007 par la violence armée en Tunisie !
La dictature internationale instituée par le « Bushisme » n’a plus le monopole des armes. Hier des jeunes Saoudiens de bonne famille ont fait sauter les tours jumelles du World Trade Center, aujourd’hui, des jeunes Tunisiens à la fleur de l’âge ont voulu franchir « la ligne Maginot » qu’a fortifiée un pouvoir international sanglant, inhumain, cruel et païen. Ils ne sont pas fous nos jeunes tunisiens, ils savent qu’ils n’ont aucune chance de réussir un changement du régime en Tunisie par la force.
Alors qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils osé sacrifier leur vie pour un peuple qui ne veut plus de violence y incluse la violence de l’État ? Le gouvernement tunisien voulait nous faire croire à l’étiquette religieuse « salafiste » et leur appartenance au réseau « fantôme » de Ben Laden ? c’est du classique et du réchauffé. Y-t-il un honnête citoyen au pouvoir qui a vécu les événements à l’intérieur de la grande machine policière et militaire, qui peut nous dire la VÉRITÉ !
Le peuple tunisien y inclus l’opposition (Le Mouvement Ettajdid, le Parti Social Libéral (PSL), le Parti de l’Unité Populaire (PUP), le Parti des Verts pour le Progrès (PVP), l’Union Démocratique Unioniste (UDU), le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL)) ont publié, chacun de son côté, des communiqués dans lesquels ils dénoncent toutes formes de terrorisme et d’extrémisme et appellent les forces vives de la nation à contrer « l’obscurantisme ». Ce n’est pas une preuve de plus que l’opposition n’est pas l’ennemi de la Tunisie au contraire, ils ont démontré encore une autre fois que la Tunisie est leur patrie, ils sont prêts à la défendre.
Alors pourquoi le pouvoir tunisien n’organise pas des procès publics justes et équitables afin que le peuple entende les arguments de « son ennemi » pour mieux juger ses propres enfants rebellés ? La SÉCURITÉ de la Tunisie n’est pas le monopole du pouvoir politique en place ! Avons-nous oublié que c’est le peuple qui a pris les armes pour libérer la Tunisie du colonialisme français Y-t-il quelque chose à nous cacher ? Que gagne-t-il ce gouvernement tunisien de nous garder dans l’obscurité et la noirceur ?
Comment voulez-vous avoir confiance à un gouvernement actuel qui nous a toujours caché la vérité sur notre quotidienneté ? Comment peut-on croire à leur parole parce qu’il nous a toujours menti ? Comment peut-on coopérer avec lui parce qu’il nous a toujours trahi !
Alors que nous reste-t-il comme alternative politique en Tunisie ? Moi je continue de résister, je n’ai plus peur de la dictature, j’ai la foi que le peuple tunisien mérite mieux, il mérite la démocratie ! Je n’ai jamais caché mon identité parce que j’aime mon « pays d’origine » qui est la Tunisie ! Moi je continue de résister !! Pourquoi ? Parce que :
Résister c’est créer : Contrairement à la position défensive qu’adoptent le plus souvent les partis politiques de l’opposition ainsi que les groupes contestataires ou alternatifs, nous posons que la véritable résistance passe par la création, ici et maintenant, de liens et de formes alternatives par des collectifs, groupes et personnes qui, au travers de pratiques concrètes et d’une militance pour la vie, dépassent la dictature et la réaction.
Au niveau international, nous assistons aujourd’hui au début d’une contre-offensive à la suite d’une longue période de doutes, de marche arrière et de destruction des forces alternatives. Ce recul a été largement favorisé par la volonté de la logique néolibérale et le « Bushisme » de détruire une bonne partie de ce que cent cinquante ans de luttes politiques avaient construit. Dès lors, résister, c’est créer les nouvelles formes, les nouvelles hypothèses théoriques et pratiques qui soient à la hauteur du défi actuel.
Résister à la tristesse : Nous vivons une époque profondément marquée par la tristesse qui n’est pas seulement la tristesse des larmes mais, et surtout, la tristesse de l’impuissance. Les hommes et les femmes de notre époque vivent dans la certitude que la complexité de la vie est telle que la seule chose que nous puissions faire, si nous ne voulons pas l’augmenter, c’est de nous soumettre à la discipline de l’économisme, de l’intérêt et de l’égoïsme. La tristesse sociale et individuelle nous convainc que nous n’avons plus les moyens de vivre une véritable vie et dès lors, nous nous soumettons à l’ordre et à la discipline de la survie. Le tyran a besoin de la tristesse parce qu’alors chacun de nous s’isole dans son petit monde, virtuel et inquiétant, tout comme les hommes tristes ont besoin du tyran pour justifier leur tristesse.
Nous pensons que le premier pas contre la tristesse (qui est la forme sous laquelle la dictature existe dans nos vies) c’est la création, sous de multiples formes, de liens de solidarité concrets. Rompre l’isolement, créer des solidarités est le début d’un engagement, d’une militance qui ne fonctionne plus « contre » mais « pour » la vie, la joie, à travers la libération de la puissance.
La résistance c’est la multiplicité : La lutte contre la dictature, qui ne peut se réduire à la lutte contre le néolibéralisme, implique des pratiques dans la multiplicité. La dictature a inventé un monde unique et unidimensionnel, mais ce monde n’existe pas « en soi ». Pour exister, il a besoin de notre soumission et de notre accord. Ce monde unifié qui est un monde devenu marchandise, s’oppose à la multiplicité de la vie, aux infinies dimensions du désir, de l’imagination et de la création. Et il s’oppose, fondamentalement, à la justice.
C’est pourquoi nous pensons que toute lutte contre la dictature qui se prétend globale et totalisante reste piégée dans la structure même du « Bushisme » qui est, justement, la globalité. La résistance doit partir de et développer les multiplicités, mais en aucun cas selon une direction ou une structure qui globalise, qui centralise les luttes.
Un réseau de résistance qui respecte la multiplicité est un cercle qui possède, paradoxalement, son centre dans toutes les parties. Nous pouvons rapprocher cela de la définition du rhizome de Gilles Deleuze : « Dans un rhizome on entre par n’importe quel côté, chaque point se connecte avec n’importe quel autre, il est composé de directions mobiles, sans dehors ni fin, seulement un milieu, par où il croît et déborde, sans jamais relever d’une unité ou en dériver ; sans sujet ni objet. »
Résister à la sérialisation : le pouvoir maintient et développe la tristesse en s’appuyant sur l’idéologie de l’insécurité. La dictature ne peut exister sans sérialiser, séparer, diviser. Et la séparation triomphe lorsque, petit à petit, les gens, les peuples, les nations vivent dans l’obsession de l’insécurité. Rien n’est plus facile à discipliner qu’un peuple de brebis toutes convaincues d’être un loup pour les autres. L’insécurité et la violence sont réelles, mais seulement dans la mesure où nous l’acceptons, c’est-à-dire où nous acceptons cette illusion idéologique qui nous fait croire que nous sommes, chacun, un individu isolé du reste et des autres. L’homme triste vit comme s’il avait été jeté dans un décor, les autres étant des figurants. La nature, les animaux et le monde seraient des « utilisables » et chacun de nous, le protagoniste central et unique de nos vies. Mais l’individu n’est qu’une fiction, une étiquette. La personne, en revanche, c’est chacun de nous en tant que nous acceptons notre appartenance à ce tout substantiel qu’est le monde.
Il s’agit alors de refuser les étiquettes sociales de profession, de nationalité, d’état-civil, la répartition entre chômeurs, travailleurs, handicapés, etc., derrière lesquelles le pouvoir tente d’uniformiser et d’écraser la multiplicité qu’est chacun de nous. Car nous sommes des multiplicités mêlées et liées à d’autres multiplicités. C’est pour cela que le lien social n’est pas quelque chose à construire mais plutôt quelque chose à assumer. Les individus, les étiquettes vivent et renforcent le monde virtuel en recevant des nouvelles de leurs propres vies à travers l’écran de leur télévision. La résistance alternative implique de faire exister le réel des hommes, des femmes, de la nature. Les individus sont de tristes sédentaires piégés dans leurs étiquettes et leurs rôles ; c’est pour cela que l’alternative implique d’assumer un nomadisme libertaire.
Résister c’est ne pas désirer le pouvoir : Cent cinquante années de révolutions et de luttes nous ont enseigné que, contrairement à la vision classique, le lieu du pouvoir, les centres de pouvoir, sont en même temps des lieux de peu de puissance, voire d’impuissance (Exemple récent : Saddam !).
Le pouvoir s’occupe de la gestion et n’a pas la possibilité de modifier d’en haut la structure sociale si la puissance des liens réels à la base ne le rend pas possible. La puissance est ainsi toujours séparée du pouvoir. C’est pour cela que nous établissons une distinction entre ce qui se passe « en haut », qui est de l’ordre de la gestion et la politique, au sens noble du terme, qui est-ce qui se passe « en bas ».
Dès lors, la résistance alternative sera puissante dans la mesure où elle abandonnera le piège de l’attente, c’est-à-dire le dispositif politique classique qui reporte invariablement à un « demain », à un plus tard, le moment de la libération. Les « maîtres libérateurs » nous demandent l’obéissance aujourd’hui au nom d’une libération que nous verrons demain, mais demain est toujours demain, autrement dit, demain (le demain de l’attente, le demain de l’ajournement perpétuel, le demain des lendemains qui chantent) n’existe pas. C’est pour cela que ce que nous proposons aux maîtres libérateurs (leaders politiques, dirigeants et autres militants tristes) c’est : la libération ici et maintenant et l’obéissance demain.
Abdo Maalaoui Montréal / Canada maalaoui@yahoo.com (Source : www.nawaat.org, le 26 janvier 2007)


Remaniement, dites-vous?
(Texte Reçu par mail)

– Le dernier remaniement partiel, certes, mais stérile auquel a procédé le Président Ben Ali est synonyme d’immobilisme politique et de refus total de changer de cap dans cette conjoncture que je juge personnellement comme la plus dangereuse dans l’histoire de la Tunisie. Le malaise est palpable dans la rue, sur les visages des gens, dans les actualités (à force de nous bombarder de « bonnes » nouvelles, les propagandistes ne se rendent pas compte que leurs méthodes ne marchent plus).
– Le Ministre de l’Intérieur raconte, devant un parterre de RCDistes que les terroristes avaient des plans d’Ambassades et des noms de diplomates: c’est ridicule…il voulait encore faire croire que la cible du Groupe salafiste n’était pas la Tunisie mais d’autres pays.
– Qui aurait prédit que les Tunisiens allaient se retrouver, un jour, se retrouver dans une situation ou leurs avis seraient partagés entre un régime dictatorial et un mouvement islamiste fragmenté dont certaines mouvances ne jurent que par le terrorisme sauvage et le sang. On est aujourd’hui « l’Algérie des années 90 » lorsque le peuple algérien avait choisi le FIS, pas pour « ses beaux yeux » mais pour sanctionner le régime. Bientôt, on sera l’Irak. Eh oui, il ne faut pas avoir un QI de 250 pour deviner que l’on s’achemine vers un précipice.
– Certains journaux tunisiens se sont laissés aller à quelques critiques sur la façon avec laquelle les autorités ont géré l’affaire du Groupe salafiste. J’espère que cette tendance continuera car il faut profiter de ces brèches pour forcer la main au régime et le mettre devant le fait accompli. Imaginons que tous les Présidents des journaux se réunissent et se mettent d’accord pour entamer un mouvement de « vérité » sur ce qui se passe en Tunisie. Devant la rigidité stupide du régime et son incapacité à comprendre qu’une presse libre lui serait largement bénéfique (les gens se sentiront mieux en voyant leurs soucis étalés dans les journaux), il est indispensable que les professionnels de la presse se soulèvent contre leurs bourreaux (entre autres l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure avec à sa tête Oussama Romdhani).
Ou va- t- on comme ca? il est difficile de savoir car pour le moment, tout le monde a ce scénario en tête: effondrement de l’Etat (il existe déjà un blocage total dans les administrations et le secteur privé stagne), émeutes dans toute la Tunisie, fuite du dictateur et de « ses » familles…
En ramenant mon fils chaque jour à l’école, je ne peux pas m’empêcher de me poser la même question: quel est l’avenir de ces petits et qu’ont-ils fait pour se retrouver dans cette situation?
26 janvier 2007

Adresse à l’opposition tunisienne Message politique
 
par tsar boris

Toujours la même adresse : Présidence de la République tunisienne, palais de Carthage. boris.godounov2@caramail.com
Introduction philosophique (à la sauce chinoise) : Séquence méditation. Imaginez la goutte d’eau (qui fait déborder le vase).
L’année 2007 est sans contexte l’année Ben Ali : 7 ans de malheurs ! Vingt dieux, voilà 20 ans que cela dure et toujours pas de Changement à l’horizon ! Dans le calendrier chinois, 2007 est l’année du cochon.
En Tunisie, c’est le règne de l’arbitraire. Les policiers tunisiens torturent dans les commissariats. Les gardiens, les médecins et les directeurs de prisons font ou laissent mourir toutes les personnes qu’on leur envoie. La corruption a atteint des niveaux inégalés. De son côté, la politique de l’Etat tunisien privilégie une soi-disant « sécurité » aux libertés. D’où une extrême distance entre les aspirations du peuple tunisien qui revendique le droit à disposer de lui-même, et les dirigeants du pays. L’élite tunisienne, que ce soient des voyous de flicards tortionnaires ayant réalisé leur promotion par le vide, ou des fils de bonne famille tunissoises diplômés de Harward, y trouvent leur intérêts personnels.
En Tunisie, on raisonne encore en termes de familles, de clans, de tribus, etc. Ces groupes peuvent êtres alliés ou ennemis. Il est temps de développer en Tunisie des pratiques fondées sur des nouvelles valeurs comme la solidarité, l’assistance aux nombreuses victimes du régime. L’indépendance de la Tunisie a été un échec en termes de développement. Sont coupables d’irresponsabilité politique, de négligence et de non-assistance à peuple en danger toute la génération des grands-parents et parents des jeunes d’aujourd’hui, qui représentent 80% de toute la population. Avant d’écrire la lettre du 1er juillet 2001, le juge Yahooyaoui était un membre de la Justice tunisienne aux ordres de la dictature. Il existe toute une brochette d’opposants classiques (Moncef Marzouki, – est-ce que dois les citer tous ? On peut les compter sur les doigts de la main ! Ksila, Ben Jaafar, … regardez dans le journal L’Audace où ils ont monopolisé le discours de l’opposition pendant de longues années) au discours convenu, prévisible et redondant, qui ne dérangent pas du tout le régime dans la mesure où il a pu aisément infiltrer des espions ou « mouches de police » dans leur entourage et ainsi les manipuler, minimiser les problèmes réels du pays et faire en sortes que leurs influence à l’étranger soit négligeable.
Tout a changé à partir de 2001. Les tunisiens (je parle de l’homme de la rue) ont enfin pu prendre librement la parole confisquée, et cela pour la toute première fois dans l’histoire de la Tunisie (sortir des enclos de l’Université ou des cercles très fermés des salons parisiens), et dire absolument tout ce qu’ils ont envie de dire. Et cela, le régime tunisien, dans le cadre de la bonne gouvernance, devrait en tenir compte s’il veut que sa légitimité politique soit basée sur le consensus et non pas uniquement sur la violence. Une politique dangereuse dans la mesure où le cercle de la violence s’élargit sans cesse. Il n’est pas exclu qu’en Tunisie certains membres des familles ou clans mafieux proches du régime en soient victimes : on a tiré des coups de feu en 2001 sur un proche parent du président de la république tunisienne. Ce n’était pas un hasard ou un « accident de voiture » comme la propagande du régime qualifie comme d’habitude tous les assassinats politiques.
Les « opposants nouvelle génération » de la Tunisie sont des amis de la vérité. Ce sont des citoyens du monde tout à fait normaux, bien intégrés dans la société, qui souhaitent que la Tunisie se développe économiquement dans le cadre du capitalisme libéral et prendre en charge tous les besoins que l’Etat tunisiens ne satisfait pas. A ce titre, la liberté d’expression doit être privatisée. Il est absolument illusoire d’attendre que l’Etat tunisien, c’est-à-dire l’autocrate Ben Ami, nous donne quoi que ce soit. Il est même inutile de le lui demander car on connaît la réponse à l’avance. Les opposants tunisiens classiques se sont échinés pendant des années à négocier avec le pouvoir pour un résultat nul : dans le meilleur des cas on leur téléphone pour se servir d’eux dans des rôles purement figuratifs ou utilitaristes pro dictature. Et on leur donne des avantages matériels : un fauteuil de ministre pour l’arrogant Charfi qui est devenu tellement puant qu’après une courte durée même la dictature n’en voulait plus ! Une chaire de professeur à l’Université pour Mezri Haddad, la chaire Mohamed Ali (comme le boxeur : les peuplades indigènes admirent la force physique). Etc. Etc. Etc
Les nouveaux opposants veulent la liberté et ils vont la prendre : un droit, cela se conquiert. Je propose deux axes majeurs d’action pour toute l’opposition politique tunisienne :
1) Je pense qu’il est temps d’attaquer Zine El Abidine Ben Ali de front et ne plus le laisser faire tout ce qu’il veut. Le temps de l’autocratie est fini en Tunisie : le pays ne veut plus être un laboratoire social. L’un des principaux arguments que l’on a, c’est que 100% des tunisiens souhaitent le départ de Ben Ali parce qu’ils pensent qu’il est mauvais à ses fonctions de tortionnaire numéro un de la République, et qu’il a perdu tout confiance au niveau du peuple. Même si on ne peut pas le dire en Tunisie sous peine d’être menacé ou agressé, les tunisiens dans leur énorme majorité le pensent. Il faut faire en sortes que Ben Ali n’ait plus aucun pouvoir même s’il reste sur le trône. Les droits de l’homme doivent être respectés sans condition sinon cela remet en cause l’ensemble du pacte social. Tous les tunisiens ont légitimement le droit de la désobéissance civile, de la résistance active et même de la violence contre le pouvoir d’un seul qui menace leur existence et celle de leurs proches. Si Ben Ali ne respecte pas les droits de l’homme, chacun a le droit de le renverser. Il ne s’agit pas de discuter pour savoir ce que l’on entends par ces droits, et ainsi de noyer le poisson comme on l’a toujours fait, mais d’exiger le règlement immédiat et définitif du dossier des droits de l’homme comme on l’a fait déjà au Maroc et un peu partout ailleurs dans le monde. La torture doit être abolie en Tunisie, la Justice indépendante et la liberté d’expression rétablie. Sinon le peuple va reprendre ses droits. Sans discussion. Ben Ali doit partir : c’est la condition sine qua non du Changement.
2) Rendre la Tunisie absolument invivable pour les touristes.
a. La Tunisie n’est pas un pays calme Il y a régulièrement des fusillades, des flics partout. On risque énormément en Tunisie : la torture ou la mort. Les touristes ne sont pas à l’abris des maux dont souffre le peuple tunisien. Un mot de trop et c’est l’arrestation et le renvoi dans le premier avion : regardez ce qui est arrivé à Sophie Elwarda ! La Tunisie ne peut pas gagner beaucoup d’argent avec des produits de vacances pas chères, tous ces vols pas chers, ces hôtels à des prix ridicules. Les tunisiens doivent vivre nom de nom ! Les beaufs peuvent aller tirer leur coup ailleurs : et tous ceux qui ont des problèmes chez eux on n’en veux pas chez nous car on a nous-mêmes assez de problèmes comme cela. Je pense à cette famille bourgeoise qui recherchait son fils qui a disparu : il a pris des drogues et s’est noyé en tentant de rejoindre une île à la nage, d’après la police locale. Il ne vaut mieux pas demander quel traitement la police réserve aux jeunes dans les commissariats pour que les jeunes agissent ainsi. « Votre enfant est mort en Tunisie, on est vraiment désolés ». Vous auriez vu la tête de l’ambassadeur : cette vraie nouvelle lui a coupé l’appétit ! b. Les touristes doivent s’intéresser plus aux populations locales et à l’environnement. Cela dérange pas mal les flics tunisiens d’être tout le temps photographiés comme des animaux. Je n’accepte pas que les plus beaux sites de Tunisie soient détruits pour que le tourisme beauf puisse s’épanouir à peux de frais Il y a assez d’endroits pour se saouler en Europe : allez donc dans la colonie alsacienne de Majorque, sur la Côte d’Azur ou en Turquie ! Ah oui, Monsieur est fauché ? Oui bien on a les moyens de se payer des vraies bonnes vacances et on voyage en première classe, ou bien on reste chez soi ! Cela te fait plaisir d’aller dans les pays à problèmes et voir des pauvres pour les narguer ? Les tunisiens sont gentils et c’est la mafia qui en profite : que les tunisiens aillent en vacances en Europe et commencent à entrer dans toutes les propriétés privées pour photographier tout ce qui bouge et vous verrez ce que c’est ! Il est moralement inacceptable de se comporter comme des porcs à l’étranger.
c. Tous ceux qui vont en Tunisie uniquement pour l’amour à tout âge ou les psychotropes seront punis. Vous partez pour faire des bonnes vacances pas chères et vous allez vous retrouver chez vous en prison ! La Tunisie est un pays dangereux. On ne le répétera jamais assez.
3) Les tortionnaires seront punis. Leurs complices aussi.
On va remonter et redescendre toute la chaîne des responsabilités. Il est possible que certains étrangers soient soi-disant « amis de la Tunisie » soient mis sur la sellette. Les tortionnaires seront jugés, mais également leurs complices. Les délateurs seront punis. Je m’adresse plus particulièrement aux femmes de bénalistes tunisiens : vous n’avez aucun intérêt à défendre l’indéfendable. On a remarqué en Tunisie que beaucoup de femmes de bénalistes ont tendance à protéger les agissements de leurs maris. Si vos maris ont commis des fautes, ne les défendez plus. Vous seriez punies vous aussi pour complicité active à leurs crimes. Est-ce que Leila Trabelsi défend Ben Ali ? Bien au contraire ! Il faut être bien bête pour couvrir des agissements criminels. La vérité finit toujours par triompher.
Les femme de bénalistes connaîtront la honte et l’opprobre. Je les vois d’ici tous ces flicards tunisiens : au prochain changement de régime ils vont tous venir jurer fidélité au nouveau président et mendier pour avoir un nouveau job. Ils doivent comprendre que leur pouvoir au service de la dictature, c’est fini ! Ou bien ils deviennent de bon flics, dans la mesure où un flic peut être bon, ou bien ils doivent disparaître ces maudites créatures nuisibles ! Si Ben Ali s’est maintenu aussi longtemps au pouvoir, c’est en grande partie à cause des flics.
4) Le discours politique en Tunisie doit être fait par des tunisiens
Moi je suis complètement estomaqué de voir qu’à chaque fois qu’il se passe quelque chose de sérieux ou d’important en Tunisie on va chercher des soi-disant « spécialistes » à l’étranger pour donner faire la lecon aux tunisiens. Les tunisiens font trop confiances à tous ces chercheurs (qui cherchent mais ne trouvent pas de solutions aux problèmes de la Tunisie : on est payés pour manger, pas pour trouver. Ils conseillent la dictature) et autres individus plus ou moins douteux tous sortis du même moule. Il est incroyable d’entendre un V. Geisser (Vincenzo ! Vincent-time ! Végé) donner depuis la France un avis autorisé sur les événement de Tunis : la Tunisie vue depuis les âpres collines d’Aix-en-Provence (faut faire attention de ne pas tomber dans la piscine du Centre de recherche) ! De même, les gens du CERI essaient de trouver une logique à l’irrationalité apparente de l’économie politique tunisienne : ils sont loin de tous savoir ces braves gens, avec des théories en quit et des idées qui ne sont pas les leurs, des concepts qu’ils ne comprennent pas. Au lieu de dire « je ne comprends vraiment pas ce pays de fous », il prétendent qu’ils savent tout sur tout. Et ils trouvent des liens avec le réseau Al Kalaouida, que Ben Ali appartient à la famille du prophète et autres insanités. La liberté avant la sécurité. La répression engendre la violence. Et si les tunisiens réécrivaient l’histoire de France ? On va inviter à Tunis un ou deux « intellectuels » français pour se marrer !
(Source : www.reveiltunisien.org, le 25 janvier 2007) Lien : http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2446

Une opposition factice ne dure pas devant la réalité de la Tunisie.

Texte posté sur les forums internes de Reveiltunisien.org
Tout le monde sait qu’en Tunisie il n’y a pas d’opposition. Il ya par contre beaucoup d’opposants à l’intérieur du pays et à l’extérieur, les opposants tunisiens à l’étranger sont plus percutants que ceux qui sont en Tunisie par le fait qu’ils sont plus libres.
Les partis d’opposition existent en Tunisie depuis même l’ère de la colonisation française ; comme le parti communiste tunisien, le parti des travailleurs, le parti des démocrates. Tous les partis ont été assassinés par Bourguiba et par le psd devenu rcd ; dont le but d’avoir le terrain libre au trafic de tout genre,surtout pas d’élections, pas de transparence, donc le profit à fond la forme et pour cela c’est simple : se cacher sous l’ombrelle du parti pouvoir pour profiter de la manne de l’état providence et écraser les récalcitrants.
Actuellement, c’est encore plus grave, le régime a fabriqué une opposition sur mesure bien taillée fidèle, choisie et soumise au pouvoir et au parti. Juste un rappel le leader de l’opposition mr Moada du parti mds, sincère, sérieux et combatif, a voulu s’imposer en tant que seul opposant vrai devant les faux, il fut jeté en prison durant 5 années pour rien et à son age pas de pitié de la part d’un régime monolithe !! Les quatre partis factices en carton, une façade aux yeux de l’opinion internationale sont le pup avec à sa tête le charançon des fèves, le fameux mr Mohamed Bouchiha malheureux candidat à la présidentielle de 2004 où il appelle à voter ben ali. Il obtient 0.4% et c’est arrangé à l’avance, juste pour montrer cette pseudo liberté d’avoir des candidats qui se présentent au poste suprême de l’état.
Ce monsieur est récompensé par une somme d’argent, une baraque, un véhicule, un parti bien subventionné, la cote avec le régime. Il est invité partout, au premier rang, consulté malgré son niveau de figurant de l’opposition tunisienne. Il est même mandaté par la haute sphère pour réunir l’opposition décor des 4 partis de la poudre au yeux. Ne vous en faites pas le peuple est au courant de vos manigances, rien ne se cache, et la tache du mec maintenant est la prise en charge de la jeunesse tunisienne pour leur apprendre comment magouiller pour arriver !!!
Je n’ai jamais vu encore à travers le monde même au Bangladesh un président d’un parti d’opposition qui met en valeur et cite en exemple un président d’un autre parti et se soumettre comme un poussin !!! Les autres partis factices et baratin sur baratin : udu, le parti vert de mr Khamassi et le rsp son ancien président mr beji, ancien candidat décor des présidentielles de 2004 va subir bientôt le même sort que notre ami tlili candidat de 1999, il est en prison , après la carte blanche il est nommé pdg de l’opat. Il vide les caisses soit disant protégé par la main de fatma et la par pression des employés ; arrêtés la main dans le sac, bouchiha suivra le même chemin inchallah !!
Le régime tunisien ne veut pas gober et après 50 années d’indépendance qu’il faut une opposition forte dans le pays, c’est nécessaire pour l’équilibre social, et la stabilité. Il faut leur expliquer que l’opposition est une certitude dans le monde entier et les opposants sont des citoyens patriotiques et qui ont d’autres idées, qui surveillent l’abus du gouvernement, dénoncent les fautes graves, font intervenir l’assemblée pour interpeller le gouvernement, apportent des idées nouvelles, pour l’alternance de la gouvernance, pour surveiller la bonne gestion de l’argent public, pour une vie politique active et variée de faire disparaître la haine chez le peuple opprimé et mis à l’écart des affaires du pays, de dénoncer les mauvaises pratiques des responsables délinquants, de mettre fin aux dépenses illégales et énormes de l’état, d’éviter l’enrichissement des hommes politiques, de bien choisir les cadres qu’il faut pour l’administration et éviter les interventions. L’opposition peut voter une motion de censure contre le gouvernement en cas de faille et le pousse à démissionner, demande des comptes et des explications au gouvernement. Dans presque tous les pays qui pratiquent la démocratie, il y a deux grands partis qui font une politique d’équilibre et de choix pour le peuple et c’est un bon système avec lequel il y a une grande liberté d’expression, comme le cas en France entre le ps et l’ump. En Amérique, les républicains et démocrates, en Angleterre les travaillistes et les conservateurs, en Espagne, en Allemagne, à malte , en Israël, au Sénégal, en Afrique du Sud etc.
Nous voulons la même chose en Tunisie deux grands partis et tout autour d’autres partis avec la garantie de la transparence, de la liberté d’autrui à la parole, de la confiance mutuelle envers la patrie. Il n’y a que cette solution pour s’en sortir si non ça va se compliquer par les réclamations de tout bord pour changer la situation. Il est temps de se mettre autour d’une table et vider tout ce qu’on a sur le coeur, en vue de trouver une solution pour tous, tous les tunisiens qui veulent participer à la vie politique et d’autres compétents qui veulent aussi obtenir des poste de hauts cadres dans l’état et ils ont raison car il y a des milliers d’incompétents qui sont à la place des compétents. Il y a aussi des tunisiens qui veulent travailler et produire tranquillement en Tunisie. Ils souhaitent rentrer au bercail à condition de prendre la place des parasites et nocifs au sein des collectivités, des institutions, des hôpitaux, de la recherche etc.
Il faut le dire tous les tunisiens de haut niveau ont foutu le camp ces dernières années par incompréhensions et du tort qu’ils ont reçu de la part de l’administration, du pouvoir des citoyens rcdistes, …
(Source : www.reveiltunisien.org, le 25 janvier 2007) Lien : http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2445  

Des milliers attendent de rentrer à conditions que les choses changent au vrai sens du terme. AFRIQUE DU NORD. Crainte d’un déferlement fondamentaliste. Depuis l’Algérie, la mouvance salafiste essaimerait dans toute la région.

Peur sur le Maghreb

Un «tsunami» fondamentaliste. A en croire certaines mises en garde, un déferlement islamiste dans le Maghreb est à craindre dans un avenir proche. Ce message alarmiste, c’est l’agence d’analyse stratégique américaine Stratfor qui l’a récemment lancé, en se faisant l’écho de services de renseignement du Maghreb. Tunisie, fin décembre-début janvier: une série d’affrontements sanglants oppose un groupe terroriste aux forces de sécurité. Dans un pays où l’opposition est muselée et les vieux démons du fondamentalisme religieux théoriquement enterrés, la mouvance salafiste djihadiste (lire ci-contre) se réveille. Car les rebelles, neutralisés par les autorités tunisiennes, ont des liens avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), l’un des derniers-nés de l’islam radical algérien.
Regain d’activités
Si la terre du fondamentalisme s’apprête à trembler en Afrique du Nord, c’est bien l’Algérie qui pourrait être l’épicentre de la secousse. Du Sahara à la Libye en passant par le Maroc et la Tunisie[100], toute la région serait en pleine poussée de fièvre fondamentaliste. Et le GSPC algérien serait à l’origine des remous en essaimant dans les pays voisins (voir la carte).
En septembre dernier, le groupe terroriste a fait officiellement allégeance à Al-Qaida. A cette date, le GSPC aurait été chargé de fédérer le salafisme djihadiste dans le Maghreb et de viser les intérêts occidentaux. Dans un message vidéo célébrant les liens entre les deux organisations, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux du réseau d’Oussama ben Laden, demandait au GSPC de devenir «un os dans la gorge des croisés américains et français». C’est donc la nébuleuse terroriste internationale qui tenterait de ranimer les braises du fanatisme dans la région.
«On observe un regain des activités du GSPC ces derniers mois, note Hugh Roberts, un spécialiste de l’Afrique du Nord. Mais les liens avec Al-Qaida sont beaucoup plus anciens et il ne faut pas en surestimer la portée.» Né de l’éclatement du GIA (Groupe islamique armé) en 1998, le GSPC doit son existence à une volonté de limiter les carnages du djihad en Algérie. Contre un GIA qui frappe aveuglément tous les éléments d’une société jugée impie, civils désarmés y compris, le GSPC ne s’attaque qu’à l’Etat algérien, son objectif fondamental. Pour Hugh Roberts, l’allégeance du GSPC à Al-Qaida n’a pas renforcé sa capacité de nuire ni influé sur son projet limité au djihad contre le pouvoir algérien. «Il est vrai que le GSPC a étendu ses activités vers le sud à travers le Sahara. Mais il n’a jamais contribué de manière pratique au djihad global mené par Al-Qaida.» Pourtant, le GSPC aurait revendiqué l’attentat contre les salariés d’une filiale du géant de la construction américain Halliburton dans la banlieue d’Alger en décembre dernier. C’était la première fois depuis une dizaine d’années que des islamistes armés s’en prenaient aussi clairement aux intérêts occidentaux en Algérie.
La France menacée
Pour le chercheur, le salafisme djihadiste est sans doute plus dangereux au Maroc qu’en Algérie, «car les attentats au Maroc rentrent jusqu’à présent plus dans le cadre de la vision globale d’Al-Qaida que les actions armées en Algérie, des affaires beaucoup plus algéro-algériennes.» «En Tunisie[100], au Maroc et en Algérie, les régimes vivent pour des raisons distinctes des moments difficiles, poursuit Hugh Roberts. L’instabilité, la perte de confiance ou encore la pauvreté sont autant de facteurs qui peuvent alimenter le fondamentalisme. Tout comme la situation calamiteuse au Moyen-Orient, qui a des effets sur les esprits.» Mais le GSPC ne pourrait que difficilement fédérer dans le Maghreb: «Je doute des thèses selon lesquelles on assiste à un grand processus d’unification dans un seul combat. Les différents groupes sont certes en contact et se prêtent une assistance mutuelle. Mais leur stratégie d’alliance obéit à des fins secondaires liées au fonctionnement et non aux objectifs.» Les mutations du terrorisme algérien inquiètent en tout cas sérieusement la France, qui se sent directement menacée par le GSPC. Pour Alain Rodier, un ancien officier des services de renseignement, «la question de savoir s’il va y avoir un attentat en France ne se pose plus. L’important est de savoir quand, où, et avec quels moyens.» Le salafisme, retour à l’islam des origines Pierre Chambonnet
Dans la religion musulmane, le salafisme est un mouvement pacifiste qui prône un retour à l’islam des origines. L’étymologie de «salafisme» renvoie au mot salaf («prédécesseur»), en référence aux compagnons du prophète Mahomet, les penseurs des premiers siècles de l’islam. Le salafisme consiste à revenir à la religion traditionnelle telle qu’elle fut pratiquée par ces «pieux prédécesseurs». Pour y parvenir, les adeptes du mouvement – les salafistes cheikhistes, majoritaires – prônent une conduite vertueuse et exemplaire, et condamnent toute action violente. Mais les salafistes djihadistes, une branche minoritaire, revendiquent un retour aux sources de l’islam par le djihad, la guerre sainte. Développé notamment en Afghanistan contre les Soviétiques dans les années1980, ce courant salafiste radical prône la lutte armée contre tous ceux qui font obstacle à ce dessein. Comme Al-Qaida, le GSPC algérien se réclame de cette tendance, dont le principal front se situe à l’heure actuelle en Irak: les salafistes djihadistes s’y battent notamment contre les chiites, qu’ils considèrent comme des traîtres à l’islam.
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 26 janvier 2007)  

RADIOS ET TV SUR LE NET

L’exemple tunisien de Radio Forza-CA et CA TV

L’arrivée d’Internet a ouvert de nombreux et multiples horizons. En Tunisie, la révolution du net s’est faite progressivement mais lentement. Mais l’Internet est quasiment devenu indispensable dans la vie quotidienne au point que c’est aujourd’hui un formidable outil de propagande. En attendant l’instauration d’un cadre juridique qui règlementera le secteur, les sites web d’information, les forums, les radios et même les télévisions foisonnent désormais sur le net. En Tunisie le phénomène est encore nouveau et les candidats ne se bousculent pas au portillon. Mais l’exemple du Club Africain illustre cet engouement. En effet, au cours de ces quatre dernières années, pas moins de sept forums ont vu le jour et ont été créés autour de tout ce qui concerne le Club Africain et son actualité. Pourtant, le CA possède son propre site officiel, mais la ferveur de ses supporters est telle que ces forums ne se sont pas limités à l’actualité. Ils proposent aussi une multitude de sujets qui tentent de répondre aux attentes des Clubistes en particulier, et des sportifs, d’un point de vue plus général.
C’est le cas de Forza-CA (www.forza-ca.com) qui a décidé, dès 2005, de prendre le pari de lancer la première radio sportive en Tunisie sur le web faisant du Club Africain, la première association sportive à avoir sa propre radio.
Radio FCA a techniquement vu le jour le 7 juin 2005. Elle a été conçue par plusieurs bloggueurs tunisiens, supporters du Club Africain, en majorité des étudiants installés à l’étranger. L’initiative de ces internautes fait figure de première étant donné son caractère « privé ». en effet, RFCA est à l’image de Mosaïque FM. Elle propose de la musique et les dernières nouvelles sportives. A la différence que RFCA n’est diffusée que sur le web, en attendant le lancement prochain de la radio officielle du club et qui aura vraisemblablement à la fois une diffusion hertzienne et sur le net.
CA TV : une réalité sur le net
Mais les supporters du Club Africain ne se sont pas limités à la radio. Certains ont fait des essais audiovisuels qui ont donné des résultats, semble-t-il, satisfaisants. En effet, ils ont réussi à créer un réseau de télévision sur le web. La web TV n’est pas quelque chose de nouveau sur internet mais quand on parle de CA TV cela devient bien sûr beaucoup plus attirant et spectaculaire aux yeux des novices.
Pour visionner CA TV, il faut télécharger « sopcast 1.0.1 » et choisir la chaîne 16848. Les modalités techniques font que cette web TV fonctionne en Peer to Peer. A partir de là, plus il y a de personnes connectées, plus la qualité de l’image est améliorée dans la mesure où chacune des personnes connectées constitue elle-même un serveur de relais aux autres. De plus, elle nécessite aussi un haut débit ce qui peut paraître logique. Les informations sur CA TV ont été collectées sur le forum où il est question de cette web TV. Et d’après les nombreux commentaires de personnes qui ont tenté l’expérience, CA TV semble fonctionner.
En l’absence de moyens techniques considérables, CA TV n’est pas une chaîne de télévision classique. C’est plutôt un serveur disponible chez un internaute et qui diffuse, dans ce cas précis, d’anciens matches et reportages concernant le Club Africain. Le lancement de RFCA tout comme celui de CA TV, et leur fonctionnement ont été le fruit d’initiatives personnelles regroupées autour d’une même passion. Techniquement RFCA n’est pas Mosaïque FM et CA TV n’est pas TV7. Mais le résultat peut être jugé satisfaisant au vu de ce qui a été accompli jusqu’ici. Toutefois, RFCA et CA TV remettent sur le tapis la question du cadre juridique concernant ces radios libres sur le net. La question est de savoir quel statut doit-on donner à ces outils étant donné le vide juridique qui régit ce secteur ?
M.C (Source: Tunis Hebdo (Hebdomadaire – Tunis), le 22 janvier 2007) Lien : http://www.tunishebdo.com.tn/article.php?rid=6&id=27013


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