25 septembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3047 du 25.09.2008

 archives : www.tunisnews.net  


Bilel: S’est arrivé en tunisie

Chedi Bouzouita: Lettre responsables de l’état – Avis d’harcèlements policier sur toute ma famille

Syfia: Tunisie – Impossible de créer un média indépendant

Mohamed Ettaieb: L’internet tunisien respire un peu

Astrubal: Tunisie  – Retour sur les échanges Zied El Heni/Aymen Rezgui sur Canal du Dialogue Tunisien

Sami Ben Abdallah: L’héritage de Bourguiba aux Tunisiens et l’héritage de De Gaulle aux Français

Le Temps : Impact du projet du port en eaux profondes d’Enfidha – L’écosystème en péril

Le Nouvelliste: L’autre facette de Super Nanny  (alias Khalthoum Sarrai, la tunisienne)

Reuters: Méditerranée – 65 clandestins secourus par la marine française

AFP: L’UA menace la Mauritanie de sanctions

Reuters: Populaire ou incorrect, le ‘parler Sarkozy’ ne fait pas l’unanimité

AFP: Bosnie: 8 blessés dont deux journalistes en marge du premier festival gay


 

S’est arrivé en tunisie

 
 
Bengardane,  26 septembre 2008.  

On se croyait dans un autre pays ou même dans un film. Lors d’une course poursuite, pas loin des frontières avec la Libye, un gendarme a abattu un citoyen tunisien. Ce pauvre citoyen, apparemment ne s’est pas plié aux ordres des gendarmes qui lui demandaient de s’arrêter. Et les gendarmes n’ont pas eu d’autre choix que de lui tirer dessus !!! Sachant qu’il était en voiture, donc c’était plus facile de viser la voiture que de tirer sur la tête du pauvre. A notre connaissance, ce citoyen ne constitue pas un danger particulier. Il n’est lié ni au terorisme ni au trafic de stupéfiants, pour que ce sort lui soit reservé. Par ailleur, ce citoyen a laissé une veuve et 3 enfants. Bilel.


 
Nabeul : le 24 /09/2008   Le citoyen Chédy Bouzouita membre de Liberté_équité est jugé d’un mois de prison ferme par le tribunal cantonal de Nabeul aujourd’hui mercredi24/09 /2OO8. Rappelons que ce citoyen est victime d’une poursuite policière infernale  depuis son retour de Bruxelles . Il est harcelé …humilié…poursuivi et préjugé… Notons aussi qu’il a mis au courant les responsables de l’état des circonstances inhumaines qu’il a vécu depuis son retour au pays( Ministre de l’intérieur,Commissariat des Droits de l’Homme,Ministre de la justice….) Et voici une copie de la lettre de Bouzouita envoyée aux responsables de l’état : Nabeul Le 9/02/2008                                                               Au nom d’Allah le clément et le tous miséricordieux.   Requête: A Monsieur                                                       Objet:  

Avis d’harcèlements policier sur toute ma famille

  Nom et Prénom: Chedi ben Mohamed Nejib Bouzouita Date et Lieu de Naissance: 26/04/1978 à Bruxelles Nationalité: Tunisienne c.i.u 06381449 delivrée le :10 /7/1999àTunis. Adresse: 4 Rue Elismailia 8000 Nabeul.   Monsieur le Ministre, Après avoir vécue presque la totalité de ma vie à l’étranger, je décide de retourner dans mon pays pour m’y installer définitivement et ce depuis 5 ans (alors que mon permis de séjour était encore valable 1 année et renouvelable pour 5 ou 10 ans). Une année avant de rentrer en Tunisie je suis devenu musulman pratiquant. Je me suis marié et actuellement je suis père d’un enfant de 2 ans.   Je vous avise Monsieur le Ministre que je suis opprimé et victime de pressions policières dès mon arrivée à mon pays (5ans déjà).Je compte plus que 60 arrestations moyennant 1 par mois. Parfois je me suis fait interpellé 2 à 3 fois par jour par des brigades différentes (brigades des renseignements policiers, brigades spécialisées ex-sûreté de l’état et brigades d’enquêtes de la garde national) avec cela des perquisitions chez moi chez mes parents et même chez ma grand-mère. A chaque fois on m’interroge jusqu’à 5 heures par jour et même durant des journées entières. Le 5/02/2008 en rentrant chez moi avec un voisin 3 agents de police nous ont arrêtés et ont exigés de les rejoindre au poste de police de Nabeul après avoir fait monter mon voisin dans la voiture (ces agents m’ont interpellés questionnés durant des heures au moins 15fois). Ma réponse fut claire et net:’j’exige l’application de la lois, envoyer moi une convocation avec le motif à mon adresse et je viendrais’, mais au lieu de cela ils voulurent m’emmener de force et me frappèrent, j’ai crié, quelques voisins, ma femme et mon fils sont sortis ainsi que mon père (qui m’ordonna de rentrer), alors ils partirent. Depuis 5ans, ni même avant, je n’ai enfreint la lois et  la police n’a rien trouver de suspect sur moi, je n’ai aucune activité politique, je ne fais partis d’aucun groupe islamique, je suis musulmans! Est-ce que mon péché est de suivre une religion ou je suis appeler à n’adorer qu’Allah est de faire du bien aux géniteurs, aux proches, aux orphelins, aux miséreux , aux voisins, d’accomplir la prière et de ne pas boire d’alcool, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas voler,de respecter autrui…?   Je ne peut plus supporter d’être interpellé puis menacé, frappé, insulté, terrorisé et arrêté pendant des heures, ce qui m’arrive est horrible des insultes que vous ne pouvais pas imaginer je suis poursuivis partout. Ceci est devenu un harcèlement que je ne peux plus supporter, mon père ma mère ma femme et un enfant de 2ans vivant dans une inquiétude et un stress permanent, je suis devenu nerveux, je n’arrive plus à aller travailler. Je demande que cette poursuite infernal s’arrête afin de pouvoir vivre une vie normal avec mon père ma mère ma femme et mon fils de 2ans.                                                                                                                                                                              Dans l’attente d’une réponse favorable,                                                                                              veuillez agréer mes salutations


 
 

Tunisie

Impossible de créer un média indépendant

par Féthi Djebali, Youad Ben Rejeb

)SyfiaTunisie) Créer un média indépendant en Tunisie est une gageure bien que rien dans les textes de loi ne l’empêche véritablement. Les seuls médias édités dans le pays sont complaisants ou affichent un caractère apolitique. Les autres sont condamnés auxoubliettes, à l’exil ou doivent se contenter du Web.

La quarantaine, cheveux poivre et sel, Salah Fourti est lassé des beaux discours sur la démocratie ressassés par les représentants de l’État. Au lendemain du changement politique du 7 novembre 1987 qui a vu arriver le président Ben Ali au pouvoir, Salah a été le premier à déposer une demande d’ouverture d’une radio privée, Radio 7. Une trentaine d’autres dossiers ont depuis été présentés à l’administration. Tous sont restés sans suite. Le 10 décembre dernier, journée des droits de l’Homme, Radio 7 a fêté ses 21 ans d’attente. ‘Nous avons écrit au plus haut responsable de l’État et présenté un recours devant le tribunal’, raconte Salah, aujourd’hui fatigué de ce rêve qu’il a nourri pendant de nombreuses années. ‘L’ensemble de nos recours n’a donné aucune solution. Nous n’avons eu droit qu’à des réponses évasives’, continue-t-il. Aujourd’hui, il est pourtant à la tête de l’Association des radios libres, qui regroupe les radios qui n’ont pas été autorisées à émettre.

Pouvoir discrétionnaire

Selon Naji el Bghouri, président du Syndicat national des journalistes (SNJ), ‘c’est l’une des atteintes à la liberté de presse en Tunisie. Il faut remanier le code de la presse pour assurer la libre initiative dans le secteur des médias’. La Constitution ainsi que le code de la presse insistent pourtant sur le fait que l’édition est libre et garantie par la loi. Des conditions préalables particulières ne sont pas posées pour se voir accorder une autorisation. Pour Naziha Rejiba, de l’Observatoire national des médias, qui milite pour la libéralisation du secteur de la presse, ‘chaque citoyen a le droit d’éditer une publication. Or, ce droit nous est pour le moment dénié. Et tous les recours ont été épuisés pour le faire valoir’. ‘En matière de presse, la Tunisie n’est pas un état de droit, mais de passe-droits. J’attends une autorisation pour une maison d’édition depuis février 2007’, déclare Taher Bel Hassine, un homme d’affaire, directeur de la chaîne de télévision Elhiwar (Le dialogue) qui émet de l’étranger. ‘Les chaînes qui fonctionnent actuellement ont été autorisées par décision présidentielle annoncée à l’occasion d’un 7 novembre [fête d’investiture de Ben Ali, ndlr] quelconque’, ajoute-t-il.

Depuis le sommet mondial sur la société de l’information organisé en 2005 à Tunis, le pays s’est trouvé obligé de libéraliser un tant soit peu le secteur des médias. Trois autorisations ont été octroyées à Radio jawhara, MozaïqueFm et Hannibaltv, qui ont en commun d’avoir adopté une ligne pro pouvoir et d’axer leurs programmes sur le divertissement. ‘La libéralisation des ondes n’était qu’un simulacre. La Tunisie ne pouvait ignorer le mouvement mondial de la liberté d’expression et était obligée de s’y engager, tout en ménageant le monopole de fait sur le secteur. Les autorisations ont été octroyées à des personnes faisant partie directement du cercle familial présidentiel’, explique Salah Fourti. Radio Zeitouna (L’olivier), qui vient de faire son apparition,est détenue par le gendre du président Ben Ali.

Poussés à l’exil

Selon le SNJ, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ou le Syndicat des radios libres, plus de 100 demandes d’autorisations de médias de presse écrite, radios et télévision confondues attendent toujours d’être satisfaites. Dans un pays où les publications indépendantes font cruellement défaut, la libéralisation du secteur de la presse constitue un souci majeur pour l’ensemble de la société civile. Selon des organismes comme le SNJ, la LTDH et Amnesty international, les titres indépendants ayant disparu à la suite de pressions diverses exercées sur leurs activités seraient plus nombreux que les titres créés. Devant cette réalité, plusieurs porteurs de projets de médias, las d’attendre ces autorisations ou anticipant un refus éventuel, ont choisi de le lancer à partir de l’étranger. D’autres se sont réfugiés sur internet en attendant une hypothétique ouverture. La Chaîne du Dialogue, qui émet par satellite, est diffusée à partir d’Italie tandis que le magazine Africana est édité en France. La revue Kalima s’est transformée en un webzine mais les autorités ont vite réagi en bloquant l’accès à son contenu à partir de Tunis, sort partagé par Radio 7, lancée sur internet en 2008. D’autres campent sur leurs positions et ne cèdent pas encore à la tentation de l’exil ou du Web, mais demeurent dans l’attente. ‘Je voulais et je voudrai un magazine en bonne et due forme, imprimé sur papier’, affirme Noura Borsali, une journaliste qui attend depuis 17 ans l’autorisation de créer un magazine féminin qui s’appellerait ‘La maghrébine‘.

LE NET TRAQUE PAR LA CYBERMILICE

Afin de démasquer le visage de la censure sur Internet en Tunisie, Open Net Initiative (ONI) a effectué en 2005 une étude sur 1923 sites internet. L’étude a révélé que globalement, 187 (10 %) des sites testés étaient bloqués de l’intérieur du pays. Quatre catégories de sites se trouvent en ligne de mire des censeurs : les sites d’opposition politique, les sites de défense des droits de l’Homme, les sites renseignant sur les moyens de détournement de la censure et les sites au contenu pornographique. Les instances de censure et notamment l’Agence tunisienne de l’internet, effectuent en effet un contrôle en amont sur le Web au moyen de logiciels informatiques sophistiqués chargés de tracer les usagers. Plus connu sous le pseudonyme d’Ettounsi (le Tunisien), Zouhair Yahyaoui, 34 ans, fondateur du site Tunezine, est connu pour être la première victime de la police informatique. Le plus connu des blogueurs tunisiens est tombé à Tunis, le 4 juin, entre les mains des forces de sécurité, après des mois de traque cybernétique sophistiquée. Pour contourner cette censure, les journalistes, militants de la société civile et opposants au régime tunisien qui veulent mettre à jour leurs blogs ou surfer sur les sites interdits, s’arment de ‘proxys’, une astuce informatique qui permet de modifier le chemin d’accès aux sites et de brouiller les pistes de connexion en cryptant les adresses des sites censurés. Désarmée face à ces proxys, la police s’est mise à pirater les sites d’opposition et les blogs critiques à l’égard du régime. Des sites comme Youtube, Dailymotion ou Reporters sans frontières demeurent toutefois inaccessibles aux internautes tunisiens.

F.D. et Y.B.R.

(Source : Agence de presse Syfia (France), le 26 aout 2008)

Lien :http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=4989


L’internet tunisien respire un peu

 
25 septembre à 20h51

Miracle sur le net tunisien ! Après des mois de censure, les internautes du pays du jasmin peuvent accéder librement aux populaires sites web de partage de vidéos YouTube et Dailymotion. C’est le site d’information Webmanagercenter qui a révélé l’information jeudi, en début d’après-midi. La nouvelle nous a été confirmée par plusieurs Tunisiens aussi surpris que soulagés.

La levée de la censure intervient trois semaines après la « libération », à la suite d’une intervention directe de Ben Ali, de Facebook. L’interdiction de ce site de réseautage social, fin août, avait suscité une levée de boucliers sur la Toile. Le journaliste tunisien,Zied El Hani a même intenté un procès à l’Agence tunisienne d’Internet (ATI) pour protester contre cette énième brimade. La justice statuera sur cette requête pour le moins inédite début novembre.

Du coup, les Tunisiens n’auront a priori plus de besoin de serveurs proxy pour consulter les sketchs hilarants produits, depuis Montréal, par un certainTarak Mekki. Ce dernier, qui se présente comme opposant, y tourne en ridicule le président Ben Ali et son épouse, la vénéneuse Leïla. Ce sont ces mêmes satires qui auraient causé les premières censures de Dailymotion, à l’été 2007.

Mohamed Ettaieb

(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par  « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 25 septembre 2008)

Tunisie : Retour sur les échanges Zied El Heni/Aymen Rezgui sur Canal du Dialogue Tunisien

By Astrubal • September 25th, 2008

C’est la première émission de Canal du Dialogue consacrée intégralement à la préoccupation qui me touche le plus en tant que citoyen tunisien. J’ai un entendu un langage qui m’est familier et me suis retrouvé dans un vocabulaire que je croise tous les jours. L’émission a même commencé par l’excellente satire de la non moins excellente blogueuse Tunisienne Arabicca. On m’a parlé de « 3mmar 404 », on m’a parlé de choses concrètes, d’un recours en justice contre ceux qui m’empêchent d’accéder à l’information et d’émettre mon opinion fût-ce-t-elle pour dire «non je ne suis pas d’accord avec la politique actuelle des gouvernants ». Et il a été discuté d’une chose fondamentale à mes yeux, de cet outil régulateur des conflits, incarnant le dénominateur commun de tous les Tunisiens : la Loi.

Aussi imparfaite soit-elle, c’est elle qui nous rassemble quelles que soient nos opinions. C’est elle qui arbitre nos désaccords et est censée sanctionner les outrages à nos droits.

Depuis des années que je me pose des interrogations et que je m’adresse aux politiques pour demander des explications, je n’ai jamais obtenu satisfaction. A cet égard, voici ce que j’avais écrit en 2006:

    – [La] censure [vécue par les partis politiques] a-t-elle été signifiée aux partis concernés par les autorités tunisiennes ?

    – Cette censure sauvage en violation des lois tunisiennes a-t-elle fait l’objet d’un constat par exploit d’huissier pour un dépôt de plainte ?

    – Y a t-il eu dépôt ou, tout au moins, une tentative de dépôt de plainte de la part de ces partis ?

    Nous savons, certes, que ce genre de dépôt de plainte se heure systématiquement en Tunisie au refus des autorités compétentes, sous la botte du régime, de les enregistrer. Mais il n’en demeure pas moins, qu’il est crucial que ces démarches en vue des procédures judiciaires soient entreprises. Il faut que les auteurs de ces violations caractérisées de la loi sachent que tôt ou tard des poursuites judiciaires à leur encontre sont susceptibles d’aboutir.

    Or, si tel est le cas, pourquoi sur les sites des partis politiques, notamment ceux reconnus mais censurés, il n’y a aucune communication sur la question ? Pourquoi ces partis n’informent-ils pas les Tunisiens sur les détails de cette censure qu’ils subissent au sein d’une rubrique ad hoc ? Pourquoi ne publient-ils pas sur leurs sites les éventuels courriers adressés au ministre de l’Intérieur pour faire cesser ces exactions ignobles ?

On a coutume de dire que le Tunisien est khobisite, tant il est préoccupé par les moyens de sa subsistance au détriment de ceux liés à la défense de ses libertés fondamentales. Sans doute qu’il y a une part de vérité dans ce constat. Et je n’hésite pas quand l’occasion se présente à exprimer mon regret pour ce manque d’engagement. Le vrai changement en matière de démocratie ne peut provenir n’en déplaise à Mouldi M’barek, d’une «décision historique et avant-gardiste » de je ne sais quel « irremplaçable mortel ». Les libertés fondamentales s’arrachent et se pérennisent de par la seule volonté des citoyens.

Néanmoins, peut-être que le Tunisien n’est pas aussi khobziste que cela et qu’il n’hésite pas, lorsqu’il est vraiment touché par un discours ou un événement à s’impliquer. J’avoue que l’épisode de Facebook conforte l’idée que je me suis faite depuis quelque temps sur l’incapacité chronique des hommes politiques dits de « la mouvance démocratique » à incarner l’avenir de cette « démocratie tunisienne » en fédérant cette aspiration au changement. Je ne juge pas, je ne fais que constater. Toute personne qui suit la blogosphère tunisienne de près, ne peut que faire le même constat de l’absence d’intérêt chez les Tunisiens pour ceux qui martèlent à longueur de discours leur intention d’incarner une alternance vers la démocratie effective.

Que TV7 soit d’un cloisonnement à toute épreuve à l’égard du pluralisme des discours, qui le conteste ? Que les médias écrits à large diffusion le soient également, c’est certain. A ce jour, aucun de ces médias n’est en mesure de relayer une opinion disant « Ben Ali, 20 ans Yezzi ». Même lorsque les colonnes de ces journaux s’ouvrent à cette opposition guignolesque que nous avons, c’est toujours et invariablement pour commencer ou conclure par la démonstration indiquant à quel point le régime de Ben Ali est remarquable. Et personne parmi les plumes libres ne conteste les effets dévastateurs d’une politique de 20 ans consistant à isoler tout parti ou discours politiquement indépendant. Néanmoins, une question s’impose : « Et quand bien même, y aurait-il vraiment un discours alternatif audible par les Tunisiens si le paysage médiatique était plus ouvert ? »

Je n’en sais rien ! En revanche, je constate simplement que sur près de 500 blogs tunisiens constituant la partie active et « visible » de la blogosphère tunisienne, des blogs, peut-être pas aussi débridés que celui de Bepe Grillo de Backchich ou de Sami, mais néanmoins libres d’émettre des opinions, la présence (en tant qu’objet de débat) de ceux qui cherchent à incarner l’avenir politique de la Tunisie est quasi nulle. Leurs discours politiques sont totalement inaudibles ! Idem parmi les dizaines de milliers d’inscrit sur Facebook et autres réseaux sociaux !

Comment expliquer cela ? Le moins que l’on puisse dire c’est que ces supports sur lesquels s’expriment ces dizaines de milliers de Tunisiens ne sont soumis (hormis quelques-uns) ni à la censure de Abdelwaheb Abdallah ni à celle de ses subalternes. Et si ces Tunisiens ignorent ces forces démocratiques, ce n’est surement pas sur instruction du ministre de l’Intérieur. Et c’est précisément là où est tout le problème. J’aurais aimé avoir l’opinion de nos dirigeant de la mouvance démocratique là-dessus. Hélas, et à l’image des hommes de l’actuel pouvoir, ils ne répondent jamais aux questions qui fâchent et encore moins à la populace ! Mon amie Alyssa attend toujours la réponse de Ahmed Nejib Chebbi à une question qu’elle a posée sur le site du PDP depuis bientôt deux ans ! Ne lui posez pas la question pourquoi elle ne s’intéresse plus aux activités du PDP, car elle vous répondra «illi y bii3ni bil foule, inbi3ou bikchourou».

On qualifie souvent les Tunisiens de «peuple éduqué». Et il arrive également que l’on parle de la Tunisie (et je précise… de la part de personnes non ignorantes, c’est important pour la suite) que c’est un Etat moderne de tradition séculaire. Et certainement que j’y adhère. Or que signifient ces deux affirmations ? D’abord, elles signifient l’imbécillité de tous ceux qui parlent de la Tunisie en la comparant à d’autres Etats africains ou arabes y compris à notre voisine Algérie pour montrer à quel point la Tunisie s’en sort bien. Et l’imbécilité est d’autant plus flagrante, quand on réalise la démarche qui cherche à comparer l’incomparable. En matière de développement politique, on ne compare pas un pays avec un appareil d’Etat (au sens wébérien du terme) plusieurs fois séculaire à celui né, artificiellement, il y a, à peine, quelques décennies ! On ne compare pas un pays à forte tradition d’Etat avec d’autres dont le consensus même autour de l’appareil d’Etat est à peine formé, voire encore en cours de formation. De même, cet Etat tunisien, avec sa tradition d’Etat bien ancrée, montre que la maîtrise du territoire par le ministère de l’Intérieur (je parle ici de l’aspect administratif et non répressif) est sans équivalent en Afrique. La différence est telle, que la Tunisie n’est plus comparable aux autres Etats africains. Même l’Afrique du Sud ne fait pas mieux en matière de maîtrise de son territoire !

Forcement, quand on a un territoire relativement plat, petit et facile d’accès comme la Tunisie, avec une population assez homogène, méconnaissant le tribalisme, nul besoin d’être un peuple plus intelligent que les autres pour se targuer d’avoir une institution étatique multiséculaire. C’est plutôt l’inverse. On aurait tendance à passer pour un peuple d’imbéciles pour applaudir un Sarkozy plein d’éloges sur la réussite de la Tunisie par rapport aux autres pays africains. Et, en effet, il n’y a que les sots de la TAP et les pseudos universitaires pour applaudir et répéter des discours lesquels, en somme, sortent la Tunisie de son rang au regard de la théorie du développement politique, pour la sous-classer avec ceux qui ont été moins favorisés par l’histoire, la géographie et les conditions de regroupements humains.

Si je rappelle ces éléments, c’est pour faire remarquer un point essentiel à mes yeux. Ceux qui aspirent à changer les choses en Tunisie, leurs démarches et les stratégies qu’ils adoptent ne me semblent pas être à la hauteur des attentes de ce peuple tunisien légaliste, imbue d’une réelle culture d’Etat et au sein duquel le consensus autour du régime républicain est manifeste. ( Il serait ici trop long de revenir en détail sur les aspects de ce que je ne donsidère pas à la hauteur. , voir cependant cet article sur ce lien).

Ô certes, on entend souvent ces mêmes politiques faire l’éloge du peuple tunisien et de sa maturité. Hélas, j’ai fini par croire que c’est soit du populisme soit que les auteurs de tels discours ne font que singer des formulations dont ils en sont eux-mêmes incapables d’en comprendre le sens et la profondeur. Quand à ceux dont je ne doute pas de la finesse de l’intelligence, je m’aperçois que leur discours ne s’avère être que de la langue de bois adressés à un public dont il sous-estime également les réelles attentes et la conception qu’il se fait de la République. Qu’ils aillent un peu, ces politiques, sur l’excellent blog de Carpediem Selim, de Malek, sur celui de notre célèbre Arabicca, celui ou intervient les Bachbouch, Hnani et autres, le Blog de SteppenWolf, Carthapolis et de tant d’autres Tunisiens pour réaliser cet attachement qu’ils manifestent à cet Etat de tous les Tunisiens et au respect de sa loi.

Du reste, l’accueil fait au recours de Zied El Heni par ces simples Tunisiens montre à quel point ils sont concrètement matures ; et que parmi leurs aspirations, c’est aussi des actions concrètes et non ces discours creux sur la cherté de la vie ou le chômage… comme si l’on pouvait être pour ou contre le cancer, le Sida ou la tuberculose. Et comme si l’on pouvait parler librement du chômage lorsque nos compatriotes du bassin minier se font condamner pour avoir simplement exprimé leur droit au travail et à une vie plus digne ?

Je ne doute pas de la formidable diffusion qu’aura cette émission de Canal du Dialogue sur les blogs des Tunisiens, tant elle a concerné et d’une façon concrète des choses qui les touchent. Et je dis encore Bravo à Zied El Heni d’avoir remis sur le tapis ce débat sur les exigences du respect de la loi et remercie canal du Dialogue de l’avoir ainsi relayé. Mais en même temps, et s’agissant de canal du Dialogue, comme je l’ai déjà dit à Tahar Ben Hassine, je regrette que parmi les choix éditoriaux de la chaine, il n’y ait pas davantage de temps consacré à se qui se passe et s’échange sur la blogosphère Tunisienne. Dans les 10 à 20 ans à venir, les futurs dirigeants de la Tunisie sortiront de cette blogosphère. Ibn Taymiyya, Tourabi, Lenine et Marx font partie du passé. L’avenir de la Tunisie et l’orientation qu’il aura dépendra, et j’en suis convaincu, entre autres, de ce qui s’échangera et se dira par les Tunisiens sur leurs propres blogs et non de ces interminables motions des partis politiques datant d’un autre âge.

Ghannouchi, Chebbi, Ben Jaafar, etc., représente la fin d’une époque. Pour moi, ils incarnent déjà le passé. Cela n’a rien d’insultant, ni de dégradant. C’est ainsi, c’est la vie. L’avenir est désormais du côté de la vivacité de Aymen, Iyed, Chokri, Maya, Zied, Selim, Soumayya (oui oui, je songe à la brillante Soumayya Ghannouchi) et de tant d’autres. Leurs attentes et leur manière de voir le monde, et j’ai presque envie de dire, y compris leur manière de concevoir l’au-delà ne sont plus celles de cette génération d’hommes politiques qui arrivent au terme de sa carrière. Cette même génération d’hommes politiques dont je n’ai que trop lu les discours, les pétitions, les motions et même les complaintes. Et pourtant, je suis toujours au même point… Mon grand père a eu la chance d’écouter un homme, lequel, avec d’autres, au bout de 20 ans a viré un colon et s’est accaparé, évidemment à tort, l’Etat. Moi ça fait 20 ans que j’écoute des gens qui ont été incapables d’agir pour garantir même pas mes droits, à moi, mais simplement les leurs, et notamment leur droit à s’exprimer librement. Et si je dis qu’au regard des objectifs atteints, j’ai écouté des tocards pendant 20 ans, on me reprochera ce qualificatif cruel et peut-être même insultant. Pourtant, je demeure convaincu que c’est autrement moins cruel et autrement moins insultant pour un homme politique que le fait d’observer du haut de son impuissance et du confort de son divan un citoyen Tunisien être amené à se coudre les lèvres depuis sa prison.

Astrubal, le 25 septembre 2008

http://astrubal.nawaat.org

www.nawaat.org


 

Tunisie, A Contre courant:

L’héritage de Bourguiba aux Tunisiens et l’héritage de De Gaulle aux Français

Par Sami BEN ABDALLAH

France : Hervé Morin, Ministre de la défense est  paru assez gêné après la révélation par la presse des conditions dans lesquelles des soldats français ont trouvé la mort dans une embuscade en Afghanistan. Ils ont été  tout simplement égorgés.

M. Hervé Morin a appelé à l’unité du pays sur l’Afghanistan. C’est  un message qui vise  les journalistes, tandis qu’apparaissent de nouveaux détails sur l’embuscade du 18 août où ont péri dix soldats français. « Les taliban c’est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (…) J’en appelle aussi à l’unité du pays pour nos soldats et notre armée », a-t-il ajouté. Moyenâgeux, moderne ou futuriste, cela n’a pas empêché les journalistes français de désobéir  aux  consignes du Ministre de la défense et de continuer à publier toutes les vérités sur cette embuscade.

Oui car chacun est dans  son rôle. Il est compréhensible que le Ministre défende la politique du Gouvernement, il est compréhensible que les journalistes fassent leur rôle de contre-pouvoir  en disant la vérité. Ce qui nous sépare de la France, ce n’est pas la révolution française ! Mais le courage qu’ont ces français qui nous fait vraiment défaut.

Durant la guerre  d’Algérie, alors que cette dernière était engagée dans la guerre, des journalistes, des intellectuels et des citoyens ordinaires  français ont osé dénoncer la torture pratiquée par leur armée. Personne n’est sorti des rangs pour dire «qu’il fallait emprisonner ces journalistes car ces informations constituaient  un poignard dans le dos de l’armée française », ou «qu’il ne fallait pas publier telle information car les Algériens en tireraient profit » ou que «les Français sont immatures  et fragiles et que  la publication  de telles informations allait remettre en question le régime politique français » ! Pourtant, les français vivaient sous la quatrième République qui était caractérisée par une grande instabilité gouvernementale (les gouvernements changeaient chaque 3 mois) et ils venaient de vivre un épisode douloureux  de leur histoire – le régime de Vichy- où la majorité des Français ont applaudi  le maréchal Pétain – collaborateur de l’Allemagne nazie- avant d’applaudir le général de Gaulle rentré victorieux de Londres.

L’héritage de Bourguiba

Comment ne pas évoquer la Tunisie en se rappelant de tels faits ? Les épisodes douloureux dans notre pays n’en manquent pas et malheureusement nous  n’avons pas eu le courage des français. Salah Ben Youssef,  opposant de Bourguiba (certes, il n’était pas un saint) a été condamné à perpétuité 2 fois. Il s’est exilé. Il y a eu un jugement. Il fallait laisser la justice faire son travail.

Mais Bourguiba  et le Ministre de l’intérieur Taib Mhiri  ont commandité  son assassinat en Allemagne. Cela n’a pas suffit non plus. En 1973, devant un parterre de Ministres et de futurs journalistes, lors de conférences publiques, Bourguiba n’hésita pas à  assumer cet assassinat politique et  déclarer «la Tunisie s’est débarrassée ainsi d’une vipère haineuse ».  Il s’agissait pourtant d’un mort et d’un assassinat. Réactions de  la salle : «  applaudissements et des cris vive Bourguiba ». Avec du recul aujourd’hui, il est légitime de s’interroger : « ils applaudissaient qui et quoi ? Un Homme qui a commandité l’assassinat de son rival ? Un Homme qui évoque un mort en le qualifiant de «vipère haineuse » ? Ils applaudissaient un crime ?

Notre histoire collective est faite d’applaudissements. Ce fût le cas lors de la répression de l’extrême gauche de 1967 à 1974, des syndicalistes en 1978, des islamistes en 1981, des émeutes du pain en 1984 : «  applaudissements ».  Nous avons continué avec cette logique en 1990. Il y a eu une piètre tentative de renversement du régime. Il fallait  juger les coupables, mais il fallait aussi dénoncer la répression qui s’en est suivie au lieu de l’applaudir.

Imaginons que…

Imaginons que cette minorité courageuse française n’ait  pas dénoncé la torture en Algérie, imaginons que De Gaulle n’ait pas présenté sa démission et qu’il n’ait  quitté le pouvoir en 1946 ou après avoir perdu le référendum en 1969. Il était élu à 78% des suffrages universels en 1958 et  il était victime de tentatives de renversement du régime quand il était président de la République (plus d’une vingtaine de tentatives d’assassinats).

De Gaulle  pouvait déclarer –lui-aussi-  «le régime politique est  encore fragile » (après tout le modèle de la cinquième République venait à peine d’être adopté, il y avait plus d’une vingtaine de tentatives de l’assassiner, les Français auraient pu être accusés d’être immatures pour la démocratie car ils avaient soutenu le Maréchal Pétain et l’Allemagne nazie et puis il y a eu les troubles de mai 68).

De Gaulle aurait pu tout verrouiller et s’auto-proclamer  «père de la nation française » (après tout  les Français disent que de Gaulle est l’homme qui a sauvé l’honneur de la France). Ainsi de Gaulle, héros national, pouvait s’auto-désigner « président à vie » (en reconnaissance à tout ce qu’il a fait pour la France), aurait pu avec la répression, interdire les partis politiques, mettre les médias à sa botte ( après tout il avait une forte estime de lui-même). Il y avait  dans son entourage des Ministres qui chantaient matin, après midi et soir ses louanges pour l’encourager à s’éterniser au pouvoir (après tout le modèle de la cinquième République ne limite pas les mandats présidentiels. C’est Nicolas Sarkozy qui a introduit une nouvelle reforme pour limiter les mandats à deux).

Tout comme Bourguiba, De Gaulle aurait pu déclarer enfin «j’ai fait une nation d’une poussière d’individus » (après tout-comme le confirme  son fils-  De Gaulle disait que les français étaient des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent » Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal qui recrutait des légions pour battre Rome écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins: « Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l’action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents ». César disait à peu près la même chose. Il ajoutait: « Ils sont palabreurs et n’arrivent à s’unir que face au danger ». Comme quoi tous les peuples se ressemblent et le fait que la France a connut la révolution française ne l’a pas empêché de connaître le régime de vichy, de collaborer avec l’Allemagne nazie, de pratiquer la torture durant les temps coloniaux). (1)

De Gaulle n’a rien fait de tout cela. Il a pensé à la France avant de penser à sa personne. Il a laissé aux Français comme héritage la «cinquième République, la liberté d’expression, les droits de l’homme».

Et nous en Tunisie ? Qu’avons-nous  eu comme… héritage ?

La répression, la torture, la présidence à vie, la censure, et un modèle politique qui ne ressemble à rien (contrairement à tout ce qu’on croit, il ne n’est présidentiel ni parlementaire, il ne ressemble en rien au modèle politique français ni américain).

 

C’est ce qui nous sépare de la France. Aujourd’hui, les journalistes français peuvent évoquer en toute liberté les conditions dans lesquelles leurs soldats sont morts en Afghanistan. Alors qu’en Tunisie, la moindre révélation devient une affaire sensible et d’Etat.

Vous sereiz traduit devant les tribunaux pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public » ou « outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ». Si vous avez une entreprise, les inspecteurs fiscaux vous rendront visite, vous seriez accusé aussi d’être un traitre et  un vendu à l’étranger qui s’est fait le vecteur du mal contre son propre pays. On vous dira enfin, il ne sert à rien de s’inspirer de modèles étrangers, mieux vaut construire le nôtre en soutenant  «le processus démocratique » et «la République de demain » ! . Oui, mais ce qui nous intéresse, c’est la République d’aujourd’hui ! Et dans la République d’aujourd’hui, nous sentons tous une grande honte en apprenant que le passeport d’untel a été  confisqué, que tel site a été censuré, qu’untel a été battu par des inconnus, et qu’untel a été condamné pour diffusion de fausses nouvelles de nature  troubler l’ordre public.

Et il y a parmi nous ceux qui victimes du désespoir choisissent d’autres voies, ils brûlent à l’étranger, ils se radicalisent, ils ne croient plus en rien, ils démissionnent, désertent, s’intègrent dans d’autres sociétés qui profitent de leur savoir faire. Il y a tant d’énergie, de Tunisiens et de Tunisiennes, qui est  gaspillée, perdue, inutilisée et  sacrifiée. Pourtant notre pays a besoin de tous ses enfants et ensemble, beaucoup de choses peuvent être améliorées.

 (1) http://www.denistouret.net/textes/Gaulle.html, Lire la réponse de la question N°3

(Source : le site de Sami Ben Abdallah, le 24 septembre 2008)

Lien :  www.samibenabdallah.com


Impact du projet du port en eaux profondes d’Enfidha

L’écosystème en péril

Plusieurs mégaprojets seront édifiés dans notre pays lors des prochaines années. Tunis sera en fait La Porte de la Méditerranée grâce au futur projet. Nous occuperons également une position stratégique toujours dans la Méditerranée en termes de trafic maritime suite à la réalisation du port en eaux profondes d’Enfidha qui s’étalera sur 1200 hectares.

 Ces projets génèreront certes des gains économiques et des emplois directs et indirects qui seront d’ailleurs chiffrés en milliers, mais c’est une arme à double tranchant. L’impact sur l’environnement sera lourd même très lourd. Il est question en fait du port en eaux profondes d’Enfidha qui détruira une bonne partie de l’écosystème de la région. Les experts dans le domaine de l’environnement tirent la sonnette d’alarme car, la biodiversité marine sera sévèrement touchée aussi bien lors de la réalisation que de l’exploitation du port.

Se hisser à une place importante dans le paysage régional ou même international est incontestablement, un signe de développement économique et social. La Tunisie qui deviendra une porte de la Méditerranée s’ouvrira davantage sur son environnement ainsi que sur d’autres civilisations. Ce sont en fait les bons signes d’une société qui bouge. Egalement, notre pays ne lésine pas sur les moyens pour mieux se positionner et rayonner dans la Méditerranée. Le projet du port en eaux profondes qui sera réalisé prochainement à Enfidha s’inscrit dans cette dynamique. Située au centre Est de la Tunisie (gouvernorat de Sousse), cette petite ville est riche en biodiversité marine et terrestre, risque de voir son atout majeur se détériorer. Ses côtes qui s’étalent sur des kilomètres charment déjà les investisseurs. C’est une terre fertile pour réaliser des projets lourds et rentables à moyen et long termes dans le domaine du trafic maritime. Elle offre une plate-forme adéquate pour s’intégrer dans le processus des autoroutes maritimes. Des projets bénéfiques mais à double tranchant. Ca risque même d’avoir des effets contraires plus particulièrement sur l’environnement. Cette donne a été confirmée par les experts suite à la réalisation d’une étude d’impact.

Atouts naturels

Enfidha, une ville calme fait partie des 1300 km de la côte risque de voir sa biodiversité marine et terrestre disparaître lors des prochaines années et ce à cause du projet du port en eaux profondes qui sera réalisé sur 1200 hectares. En effet, la ville se distingue par son écosystème et sa biodiversité marine ainsi que par la qualité de ses eaux très favorables pour la baignade. Autres richesses naturelles qui ne manquent pas d’importance mais qui risquent gros elles aussi ; les zones humides qui servent de bassin de groupement des eaux de pluie et de lieux de rassemblement pour les oiseaux migrateurs. La zone dispose aussi d’un écosystème important qui sert de barrière contre l’érosion marine. Ces atouts naturels seront enterrés dans le port en eaux profondes et ce lors et après la réalisation du projet.

Les spécialistes dans le domaine confirment que l’écosystème marin sera sévèrement affecté par le creusement du port. Pis, la sebkha d’Assar risque d’être totalement détruite. 

Toujours dans le même cadre, les herbacés de posidonie risquent eux aussi d’être totalement démolis. Le cordon de forêt et les terres agricoles seront altérés pour laisser place à des milliers de tonnes de béton et des navires de transport de marchandises qui pollueront la mer méditerranéenne. Des conséquences lourdes sur l’environnement car l’eau salée gagnera encore du terrain suite à la creuse des terres qui serviront de quai pour les bateaux.

D’autres problèmes beaucoup plus graves à savoir l’érosion et la sédimentation se produiront même sévèrement au Golfe de Hammamet.

Impact sur la vie socioculturelle

En plus de l’écosystème, le projet pourrait exercer un impact négatif sur la vie sociale et même l’activité agricole dans la région. La population locale plus particulièrement les citoyens du village El Kamla seraient touchés par le projet à cause de la nuisance sonore et de la pollution atmosphérique. Ils verraient également leur économie régresser. Il est question ainsi de l’activité agricole qui risque de disparaître totalement du village.

Ce n’est pas tout, le projet aura un impact sur l’activité touristique car Enfidha se situe à quelques kilomètres de Hammamet Sud et de Hergla. Ces zones qui attirent des milliers de touristes pourraient perdre leur image étant donné que la qualité de l’eau de baignade sera altérée aussi bien lors de la construction du projet qu’après. Le trafic maritime aura certes un impact sur cette activité. Certes, les rejets de carburants et des déchets de navires pollueront la mer.

Un méga projet rentable économiquement est à saluer. Reste à penser sérieusement à son impact négatif sur l’environnement et la vie socioculturelle des populations qui résident dans le voisinage. Les associations qui travaillent dans le domaine sont appelées plus que jamais à intervenir pour préserver notre écosystème et la biodiversité qui seraient en péril.  

Sana FARHAT

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 25 septembre 2008)


L’autre facette de Super Nanny

(alias Khalthoum Sarrai, la tunisienne)

La plus connue des gouvernantes a fait halte hier matin au «Nouvelliste». Rencontre avec Cathy Sarrai, charmante tunisienne bien plus décontractée que son personnage de Super Nanny et qui pourrait bientôt faire son apparition sur les écrans romands.

«Cathy n’est pas Super Nanny, ce serait trop ennuyeux. Cathy est une fêtarde, elle est capable de dépasser un gamin de 16 ans en boîte de nuit». Notre rencontre avec Cathy Sarrai (45 ans), la plus connue des gouvernantes, démarre sur les chapeaux de roues.

Et à la voir se trémousser sur la sonnerie «made in Tunis» de son portable, on ne doute pas une seconde du caractère enjoué de celle qui crève l’écran depuis cinq ans dans le rôle de Super Nanny, star d’une émission de téléréalité consacrée à l’éducation. «J’ai déjà rencontré 35 familles, et à chaque fois j’y laisse une bonne partie de moi. Le jour où j’arriverai à moins m’impliquer, j’arrêterai de faire ce métier».

De Tunis à Paris

Mais qui est donc Cathy, celle qui se cache derrière le costume noir et blanc, les lunettes sévères et les cheveux tirés de Super Nanny? Une fêtarde, on l’aura compris, mais encore… «Je suis l’aînée d’une fratrie de huit enfants, l’éducation fait donc partie de moi. J’ai commencé à m’occuper de mes frères et sœurs quand j’avais à peine 10 ans», raconte-t-elle. A 16 ans, cette jeune Tunisienne débarque en France, sans connaître un seul mot de Français. «Je me suis dit: «Cathy, fais ce que tu sais faire». J’ai donc commencé par des ménages dans des familles qui m’ont petit à petit confié leurs enfants».

L’expérience et les diplômes aidant (elle est notamment nurse qualification 5 et auxiliaire puéricultrice), Cathy se fait engager dans des familles prestigieuses en France, puis un peu partout dans le monde. Elle se forme ensuite à l’école de la vie comme on dit.

Choisie parmi 83 nounous

Sa carrière télévisuelle démarre en 2002. M6 cherche alors une gouvernante pour une émission consacrée à l’éducation. «J’ai été choisie parmi 83 nounous», se souvient Cathy. «J’ai fait la différence car j’ai osé dire ce que je pensais au casting. Que je préférais crever que m’en foutre d’un enfant livré à lui-même».

Le premier tournage de Super Nanny a lieu en janvier 2003. Cinq ans plus tard, cette super nounou sillonne toujours la France. «Pour chaque émission, je reste deux semaines dans les familles», précise-t-elle. Des familles qu’elle sélectionne elle-même parmi toute une série de parents qui font appel à ses services. «Mon choix est d’aller là où les gens ont vraiment besoin de moi et non dans des familles pétées de tunes qui peuvent se payer leur propre gouvernante». Son meilleur souvenir? «Je n’ai que des bons souvenirs, mais j’aime spécialement quand j’entends un enfant dire à sa maman: «Oui maman, tu as raison»». Les images diffusées ne sont-elles pas exagérées? «Je peux vous assurer qu’on vous épargne le pire… Le but n’est pas de choquer les téléspectateurs

«J’adore la Suisse»

A côté de cette émission pour la chaîne privée française, Cathy participe à d’autres émissions liées à l’éducation sur Hannibal TV en Tunisie[100] et bientôt Canal Alger en Algérie. Et la télévision suisse? «Mon ami et responsable de cette tournée romande,Amir, est en contact avec elle. En tous les cas, j’adore la Suisse. Ce n’est pas qu’un paradis fiscal, c’est aussi un paradis pour une bonne éducation».

Son travail de gouvernante, Cathy le pratique encore à temps partiel. «Je me rends une fois par mois dans une famille en Tunisie[100] pour vérifier le travail des autres gouvernantes». Cathy s’occupe aussi de ses trois enfants de 28, 27 et 20 ans et attendun heureux événement.

Les a-t-elle élevés à la manière de Super Nanny? «Je les ai éduqués comme je l’ai été par ma mère, avec quand même un peu plus de psychologie…»

A-t-elle changé avec cette nouvelle notoriété? «Pas du tout, je sais qui je suis et d’où je viens. Cette notoriété ne m’a rien apporté si ce n’est une énorme réserve d’amour… Je pourrais vivre 500 ans sur cette terre, que j’en aurais encore assez».

Parents :

Les 5 conseils de Super Nanny

Ne pas rechigner à dire «non» à ses enfants de peur qu’ils ne vous aiment plus. Le «non» est rassurant pour un enfant.

Ne pas dénigrer les décisions des professeurs. Si un professeur hausse le ton ou punit un enfant, même si le parent n’est pas d’accord, il ne doit jamais le faire remarquer devant son enfant afin que le professeur conserve sa crédibilité et puisse continuer d’inculquer un savoir.

Quand un enfant refuse d’obéir, contourner ça par le jeu.

Ne jamais dire à son enfant: «Tu as été méchant, je ne suis plus ta maman, je ne t’aime plus, le Père Noël ne viendra pas, etc

Quand les parents partent faire des courses avec un enfant capricieux, je leur recommande de faire participer l’enfant à la liste des commissions en lui expliquant ce dont la maison a besoin et en soulignant qu’il n’aura rien pour lui. Un enfant prévenu est un enfant calmé.

(Source : « Le Nouvelliste » (Quotidien – Suisse), le 13 septembre 2008)


 

Méditerranée – 65 clandestins secourus par la marine française

 
Reuters, le 24 septembre 2008 à 19h23 MARSEILLE (Reuters) – Soixante-cinq candidats à l’immigration ont été secourus mardi en Méditerranée par un bâtiment de la marine française au sud de l’île italienne de Lampedusa, annonce la préfecture maritime. Les 65 passagers, dont 13 femmes, ont été débarqués sains et saufs mercredi vers 04h00 (02h00 GMT) à Lampedusa et pris en charge par les autorités italiennes, précise-t-elle dans un communiqué. Le pays d’origine des clandestins n’a pas été précisé. L’opération de sauvetage s’est déroulée dans le cadre d’une mission de l’agence Frontex, l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures de l’Union européenne. L’embarcation en difficulté avait été repérée mardi vers midi par un avion maritime luxembourgeois à plus de 80 milles nautiques (environ 150 kilomètres) au sud-est de Lampedusa. Le MRCC (Maritime Research Coordination Center) de Malte a alors ordonné au navire français, l’Arago, de faire route vers la zone. REUTERS  

L’UA menace la Mauritanie de sanctions

 

 
AFP, le 24 septembre 2008 à 16h16 ADDIS ABEBA, 24 sept 2008 (AFP) – Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (UA), qui s’est réuni lundi en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, a une nouvelle fois demandé le retour à l’ordre constitutionnel en Mauritanie et a menacé le pays de sanctions.   Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’UA souligne qu’elle ‘exige le retour à l’ordre constitutionnel par le rétablissement inconditionnel de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, président de la République islamique de Mauritanie, dans ses fonctions, à la date du 6 octobre 2008 au plus tard’. L’UA ‘met en garde les auteurs du coup d’Etat et leurs soutiens civils contre les risques de sanctions et d’isolement qu’ils encourent au cas où ils ne répondraient pas positivement à cette exigence’. Le CPS de l’organisation panafricaine ‘exprime sa grave préoccupation devant le fait que, malgré les efforts déployés à ce jour, aucune avancée n’a été obtenue sur la voie d’un retour rapide à la légalité constitutionnelle’. Alors que se tient l’assemblée annuelle de l’ONU, le CPS demande ‘instamment aux Etats membres de l’UA et à la communauté internationale dans son ensemble de considérer comme illégitimes et illégales toutes les actions et initiatives des auteurs du coup d’Etat destinées à faire échec à la restauration de l’ordre constitutionnel’. L’UA a déjà condamné à plusieurs reprises le coup d’Etat qui s’est déroulé le 6 août en Mauritanie. AFP  

Bosnie: 8 blessés dont deux journalistes en marge du premier festival gay

 
AFP, le 24 septembre 2008 à 00h31 SARAJEVO, 24 sept 2008 (AFP) – SARAJEVO – Au moins huit personnes, dont deux journalistes et un policier, ont été blessées lors d’echauffourées mercredi soir à Sarajevo en marge de l’ouverture du premier festival gay de Bosnie, a-t-on appris de source policière. Trois personnes ont en outre été interpellés, a-t-on ajouté de même source. Plusieurs dizaines d’hooligans, certains issus de la communauté wahhabite (islamistes radicaux), ont attaqué les participants à la fin de la cérémonie inaugurale de la manifestation, devant l’Accadémie des arts plastiques, dans le centre-ville de la capitale de Bosnie. La foule scandait ‘Tuer les gays!’ et ‘Allah akbar!’ (Dieu est grand, en arabe) et lançait des injures aux journalistes présents. D’autres groupes de hooligans concentrés dans les alentours de l’Académie, étaient ‘éparpillés dans les rues proches’ et se sont attaqués à des passants, selon un responsable policier sur place. ‘Nous sommes en train de vérifier des informations selon lesquelles des invités à l’inauguration ont été descendus des taxis et battus’, a déclaré à l’AFP Svetlana Djurkovic, présidente de l’association ‘Q’ qui organise le festival. Parmi la cinquantaine d’invités, il y avait de nombreux membres du corps diplomatique de Sarajevo. Plusieurs ambassades occidentales ont soutenu les organisateurs du festival. L’annonce du festival avait déjà provoqué des réactions homophobes de la part des hommes politiques et des responsables religieux musulmans. Vexé par le fait que le festival se déroule pendant le Ramadan, le mois sacré des musulmans, le grand mufti de Bosnie, Mustafa Ceric, l’a récemment qualifié de ‘provocation’. ‘Nous refusons toute sorte de violence, notamment la violence contre la liberté de conscience et des valeurs traditionnelles et familiales’, avait-il dit. Mercredi dans la journée, treize associations religieuses musulmanes ont publié un communiqué dans lequel elles ont dénoncé la tenue du festival de la ‘communauté des homosexuels qui représente’, selon ces associations, une ‘source des maladies les plus contagieuses’. Peuplée de 3,8 millions d’habitants, la Bosnie est composée d’environ 40% de musulmans, 31% de Serbes orthodoxes et 10% de Croates catholiques. Aujourd’hui, Sarajevo est peuplé à 90% de musulmans. Les églises chrétiennes de Bosnie, orthodoxe et catholique, rejettent d’une manière générale l’homosexualité, mais elles se sont néanmoins abstenues de critiquer cet événement. AFP  

Populaire ou incorrect, le ‘parler Sarkozy’ ne fait pas l’unanimité

Reuters, le 24 septembre 2008 à 06h07 par Elizabeth Pineau, Reuters Paris – Style trop relâché pour les uns, art de toucher son auditoire pour les autres, la façon de parler de Nicolas Sarkozy tranche fortement avec celle de ses prédécesseurs. Elle intrigue les linguistes et irrite les puristes. ‘Ne’ de négation régulièrement omis, concordance des temps approximative, emploi fréquent de la forme interrogative pour interpeller son interlocuteur, tutoiement facile, le locataire de l’Elysée est connu pour son franc parler. Il n’a guère changé depuis qu’il assume la plus haute charge de l’Etat. Pauvre con Ce style a atteint son paroxysme avec le ‘casse-toi, pauvre con’ lancé en février dernier à un visiteur du Salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main. Filmée par un amateur, la vidéo de cette insulte a connu un grand succès sur l’internet. Pour Jean-Marie Rouart, membre de l’Académie française, le français de Nicolas Sarkozy est cependant inattaquable sur la forme. ‘Je ne trouve pas que sa langue soit fautive, loin de là, elle est très précise’, estime le romancier. Il voit sur ce dernier point des similitudes entre l’actuel président et son prédécesseur Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981). Crûment ‘C’est un homme qui s’exprime assez crûment. La critique que l’on peut lui faire c’est une critique sur le plan des convenances mais pas sur le plan de la langue française’, estime l’écrivain. Le linguiste Louis-Jean Calvet qualifie quant à lui le mode d’expression présidentiel de ‘popu de droite’. ‘On ne compte plus ses ‘ch’ai pas’, ses ‘chui’, ses ‘m’enfin M’ame Chabot’, qui émaillent ses improvisations orales et mettent une couleur ‘popu’ dans ses prestations’, écrivait-il en mai dans ‘Le Monde’. Toucher Pour ses amateurs, le verbe sarkozyste est à même de toucher le plus grand nombre, ce que reconnaissent même ses adversaires. ‘C’est la force de Nicolas Sarkozy: il parle mal français mais il parle aux Français’, dit de lui le député socialiste Pierre Moscovici, cité par ‘Libération’. ‘C’est la langue du coeur, la langue spontanée, la langue parlée et pas écrite, à l’heure du SMS et du téléphone mobile. Une langue dure mais simple, vraie et pas compassée’, renchérit le publicitaire Jacques Séguéla, interrogé par Reuters. Kennedy Pour ce spécialiste du monde politique, qui œuvra pour les campagnes de François Mitterrand et vota Sarkozy en 2007, le chef de l’Etat s’inspire de dirigeants qu’il admire. ‘On reconnaîtra demain que (John) Kennedy parlait la même langue, que Tony Blair aussi, et qu’il a fait entrer ce langage élyséen dans le langage communément admis par les Français’. Le général de Gaulle était connu pour ses formules – on lui doit notamment l’expression ‘comité Théodule’, qui désigne une commission n’ayant pour mission que d’enterrer une affaire -, Valéry Giscard d’Estaing pour son parler pointu, François Mitterrand pour ses références livresques, Jacques Chirac pour ses gauloiseries, toujours exprimées en privé toutefois. Kärcher Sans être lui-même l’inventeur de formules, Nicolas Sarkozy en a repris à son compte, comme lorsqu’il a parlé de ‘nettoyer au Kärcher’ un quartier de la Courneuve. Ses expressions sont recensées par Pierre Rézeau, co-auteur d’un Dictionnaire du français parlé récemment paru. ‘Il a une langue facilement relâchée’, note le lexicologue. ‘Il a une formation d’avocat, il sait parler. Et comme tout homme politique, son but est de convaincre ceux qui l’écoutent’. Pour Cécile Mathey, professeur d’histoire dans un collège de Hyères, l’altercation au salon de l’Agriculture a eu un effet catastrophique à l’école. ‘Chaque fois que je reprenais un élève, il me répondait ‘le président de la République parle comme ça alors pourquoi pas moi? ». REUTERS

 

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