25 janvier 2008

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TUNISNEWS
8 ème année, N°  2802 du 25.01.2008

 archives : www.tunisnews.net


Liberté et Equité: Obsèques de Monji Ayari Liberté et Equité: Taoufik Zaïr et les entraves du contrôle administratif AISPP: Communiqué AP: Tunisie: un détenu ancien candidat à la présidentielle entame une grève de la faim, démentie par les autorités AFP: Tunisie: Ben Ali annonce une réforme pour promouvoir les droits de l’Homme Réalités: Mohamed Mzali: “ J’étais opposé à l’augmentation du prix du pain”  Réalités: Changer de mode de scrutin Reuters: Turquie – Gül prend parti dans la querelle du foulard AFP:Pays-Bas : un député anti-islam porte plainte contre un film le menaçant

Letter from Barack Obama on His Muslim Heritage


Liberté pour Slim Boukhdir, la plume libre Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : Liberte_équite@yahoo.fr Tunis, le 25 janvier 2008

Obsèques de Monji Ayari

Une foule de militants politiques et des droits de l’homme, ont accompagné dans sa dernière demeure aujourd’hui vendredi 25 janvier 2008, la dépouille du militant politique et membre du mouvement de la Nahdha, le défunt Monji Ayari, au cimetière du Jellaz. Beaucoup d’ex prisonniers politiques, des proches et la famille du défunt ont assisté aux funérailles. Monji Ayari est décédé d’un cancer qui s’est déclaré alors qu’il était en prison et s’est développé après sa libération du fait de la négligence sanitaire et des atermoiements de l’administration. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour Slim Boukhdir, la plume libre Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : Liberte_équite@yahoo.fr Tunis, le 25 janvier 2008

Taoufik Zaïr et les entraves du contrôle administratif

L’ex prisonnier politique Taoufik Zaïr a reçu un appel téléphonique du responsable du district de la Sûreté de Bou Salem, l’informant qu’il avait trop traîné dans la capitale […] : « nous mettrons les points sur le i lorsque tu reviendras de Tunis »; Monsieur Taoufik Zaïr se trouve à Tunis, la capitale, depuis le 24 janvier 2008 pour effectuer des examens et des analyses à l’hôpital et il réside à l’hôtel Masmoudi dans lequel il est contraint de descendre à chaque fois qu’il se rend à Tunis, le contrôle administratif étant assuré par le poste de police de la rue Charles de Gaulle à Tunis. Monsieur Taoufik Zaîr a été libéré de prison le 25 juillet 2007 après avoir passé plus de seize années dans différente prisons du pays, où il a contracté plusieurs maladies, […] Monsieur Taoufik Zaïr a déclaré qu’au cas où il serait soumis à des brimades après son retour de soins, il commencerait une grève de la faim illimitée et il considère que ce harcèlement ne fera qu’aggraver son état de santé Pour le bureau exécutif de l’Organisation Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr
 
Communiqué  
 
Tunis, le 25 janvier 2008 La vingt cinquième chambre criminelle de la cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mannoubi Hamidane, a examiné aujourd’hui 25 janvier 2008 : * l’affaire n°10511 dans laquelle sont déférés Houssine Ben Brik, Fadhel Lhouimli, Boussaïd Trabelsi, Bilal Milad, Islah Issaoui, Mohsen Jemli, Karim Mchichi, Tarek Ouertani, Ayoub Ben Amor et Abdelbasset Moueddhen, déférés en vertu de la loi du 10 décembre 2003 de « lutte antiterroriste » pour avoir pensé rejoindre la résistance irakienne, certains s’étant rendus en Syrie en vue de participer à la résistance. Parmi les avocats ayant assuré leur défense, Maîtres Abdelfattah Mourou, Samir Ben Amor, Mounir Ben Ammar et Mokhtar Idoudi. Le juge a levé la séance pour le délibéré. * L’affaire n°10478 dans laquelle sont déférés Mohammed Bacha, Seïfeddine Benkahla, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de concrétiser ses objectifs, d’utilisation du territoire de la République pour recruter des personnes en vue de commettre un acte terroriste sur et en dehors du territoire, de mise à disposition d’un local pour les réunions, d’hébergement de membres de l’entente et de personnes ayant un rapport avec les infractions terroristes, d’adhésion hors du territoire de la République à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de concrétiser ses objectifs, d’entraînements militaires sur et en dehors du territoire de la République. Ils ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement en première instance. Maitre Samir Dilou a plaidé, en son nom et pour sa consoeur Radhia Nasraoui. […] Le juge a décidé de lever l’audience pour le délibéré.[…] Pour la commission de suivi des procès Le secrétaire général de l’Association Maître Samir Dilou (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

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Tunisie: un détenu ancien candidat à la présidentielle entame une grève de la faim, démentie par les autorités

Associated Press, le 24 janvier 2008 à 17h53  
TUNIS (AP) — Un ancien candidat de l’opposition à l’élection présidentielle en Tunisie, Aderrahmane Tlili, en détention, a entamé « une grève de la faim illimitée » pour protester contre sa condition carcérale, a annoncé jeudi sa famille dans un communiqué. Les autorités ont cependant démenti.  Cet opposant âgé de 63 ans, qui présidait l’Union démocratique unioniste (UDU), une formation légale, a été l’un des deux candidats de l’opposition au premier scrutin présidentiel organisé en Tunisie en 1994.  Il a été condamné en 2003 à neuf ans de prison pour « abus de pouvoir et profit illicite » alors qu’il dirigeait l’Office de l’aviation civile et des aéroports.  Selon le communiqué, le procès qui lui a été fait visait à « l’écarter de la scène politique ».  Sa mère Fatma, jointe par téléphone, considère que son fils auquel elle a rendu visite jeudi à la prison de Mornaguia (près de Tunis), et qui souffre de diabète, a été condamné « injustement ». Il fait l’objet de « mauvais traitements en prison et vit dans des conditions carcérales pénibles ». « Ou bien on me sort de prison ou j’y mourrai », lui a-t-il martelé.  Les autorités ont démenti que M. Tlili ait cessé de s’alimenter. « Outre les repas qui lui sont servis trois fois par jour par l’administration pénitentiaire, il reçoit régulièrement la nourriture que lui envoie sa famille », a indiqué le ministère de la Justice en charge des établissements carcéraux.  La même source dénie à M. Tlili le statut de « prisonnier politique » et considère qu’il s’agit en l’occurrence « d’une manoeuvre visant à détourner l’opinion publique sur son véritable statut (de détenu de droit commun) ».   Associated Press

Tunisie: Ben Ali annonce une réforme pour promouvoir les droits de l’Homme

AFP, le 24 janvier 2008 à 18h14
 
TUNIS, 24 jan 2008 (AFP) – Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a annoncé des mesures institutionnelles destinées à promouvoir les droits de l’Homme et les libertés fondamentales en recevant jeudi à Tunis les voeux du corps diplomatique pour 2008. « Nous nous proposons d’oeuvrer à développer davantage le système des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans notre pays afin de conforter nos choix nationaux en la matière », a-t-il déclaré dans un discours au Palais de Carthage. M. Ben Ali a annoncé sa décision de réformer le « Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales » pour doter cet organisme consultatif d’un « statut d’autonomie administrative et financière ». Ce comité verra sa composition révisée pour une meilleure « communication entre l’Etat et les composantes de la société civile » et ses prérogatives seront consolidées pour la « promotion et la protection des droits de l’Homme », a-t-il ajouté. Crée en 1991, ce comité, qui rend compte au président de la République, a été plus récemment habilité à recevoir des plaintes de la part de personnes ou d’associations au sujet de l’état des droits de l’Homme et des libertés. Il a également eu pour mission ces dernières années de visiter les prisons et centres d’hébergement pour mineurs pour rendre compte de leur état dans des rapports au président. Le chef de l’Etat tunisien a évoqué en outre l’évolution dynamique de l’économie de son pays, qui a « continué de progresser à une cadence élevée » et souligné notamment l’importance de ses liens « stratégiques » avec l’Europe. « La Tunisie est déterminée à consolider sans cesse » ses relations avec l’Europe », a-t-il dit, en notant que 2008 marquera l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange avec l’Union Européenne. Espérant que ce processus permettra d’élever la coopération « au rang d’un partenariat intégral et pluridimensionnel » avec l’UE, il a réitéré l’accueil « favorable » de son pays à l’idée d’une Union Méditerranéenne proposée par le président français Nicolas Sarkozy. « La Tunisie s’emploie actuellement à contribuer à l’élaboration d’une approche cohérente de cet ensemble », a-t-il indiqué.   AFP

Grève : la guerre des chiffres

 
La grève des enseignants des 16 et 17 janvier a donné lieu, comme d’habitude, à des chiffres diamétralement opposés entre ceux de l’administration et du syndicat. Alors que le ministère affirme que le taux de suivi de la grève était de 11,35%, le syndicat affirme que ce taux était de 70%.   Des écarts de chiffres dans les grèves, il y en a toujours eu dans tous les pays du monde. Mais on voit rarement ce très grand écart ailleurs que chez nous, et ceci est valable pour plusieurs administrations et non pas uniquement dans l’Education.   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)

Le nouveau livre de Mohamed Talbi

 
Le penseur tunisien Mohamed Talbi vient de publier chez Cérès éditions un nouveau livre en arabe intitulé “Afin que mon cœur se rassérène” ; cet ouvrage se veut le premier d’une série.   Mohamed Talbi y traite du problème de la foi. Il n’hésite pas à polémiquer avec un certain nombre d’intellectuels tunisiens. Nous y reviendrons.   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)

Le dossier de la BFT traîne encore

 
Le dossier de la Banque Franco-Tunisienne continue à traîner et rien ne semble encore avoir été fait après l’échec de la privatisation. Une privatisation qui aurait pu réussir sans le problème posé par un ancien important actionnaire actuellement résidant à Londres, du nom de Bouden.   M. Bouden réclame des dommages et intérêts et la justice lui a donné raison, lui accordant le droit d’obtenir la somme de 3,2 millions de dollars, sans intérêts. Soit une somme estimée par des experts que nous avons contactés, de l’ordre de 10 à 15 millions de dollars. Un montant qui pouvait être payé par les acquéreurs de la BFT. Les participants à l’appel d’offres ont d’ailleurs donné leur acceptation, mais ont demandé la garantie de l’Etat contre tout rebondissement dans cette affaire. C’est cette garantie qui tarde à être donnée et qui serait derrière le blocage actuel. La BFT continue à rester sous la tutelle de l’Etat et le compteur des intérêts des dommages et intérêts continue à tourner.   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)

VAUT MIEUX EN RIRE !

 
L’année 2008 est placée sous la bonne humeur, avec l’organisation du Festival du rire, du 26 janvier au 2 février. Un festival dont le succès foudroyant prouve si besoin est combien le rire est utile en ces temps où la morosité tend à envelopper l’atmosphère. Une flopée d’artistes humoristes, guignols et bateleurs de haute facture se retrouvent au théâtre Municipal de Tunis pour un seul but : vous faire rire. Ce tout jeune festival frappe déjà un grand coup avec, tenez- vous bien, Ives Lecoq, Anne Roumanoff, Antony Kavanagh et Booder, Adam (qui réussit à démontrer que même la malchance peut aussi être drôle) et Tomer Sisley du côté étranger, Nasreddine Ben Mokhtar, Jaafer Gasmi , côté tunisien, sans oublier le roi de la fable sociale, l’Algérien Baaziz. Ne manquez pas ce rendez-vous drôle et décapant.   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)


Mohamed Mzali:

“ J’étais opposé à l’augmentation du prix du pain”

 
  En tant qu’ancien Premier ministre tunisien, Mohamed Mzali figure parmi les personnalités politiques tunisiennes les plus controversées. Lorsqu’il était à la tête du gouvernement tunisien, Mzali était pris dans la tourmente de la course au pouvoir, attisée par la vieillesse et la longue maladie de l’ex-Président de la République, Habib Bourguiba. », Mzali revient sur les épisodes les plus épineuses de ces années difficiles. Ma part de vérité « Dans ses mémoires, intitulées Au demeurant, l’ancien Premier ministre tunisien a évoqué avec notre confrère Haqaiq certains de ces faits marquants de l’histoire contemporaine de la Tunisie dont nous reprenons ci-dessous de larges extraits. Au commencement, Mzali a estimé que ceux qui ont écrit leurs mémoires ne lui ont pas rendu justice, à l’instar de certains d’entre eux qui ont tenu des «propos calomnieux» à son égard «en l’occurrence l’ancien ministre Tahar Belkhodja». «Celui-ci prétend dans ses mémoires avoir œuvré, naguère, à faire ingurgiter une dose de démocratie au système tunisien en place en 1981 alors que j’étais opposé à cette démarche, oubliant qu’il y a des témoins encore en vie qui savent très bien comment j’ai ajouté un paragraphe à la faveur d’une démarche démocratique au discours de Bourguiba et que j’ai dicté à Chedli Klibi avant d’en persuader l’ex-Président de la République». Le devoir de mémoire Mzali a, à ce titre, déploré le fait que certains historiens ont écrit l’histoire de la Tunisie sans avoir fait mention du moindre mot sur lui. Il a rappelé à cet effet que même le Maréchal Pétain n’a pas été relégué aux oubliettes dans l’Histoire de France. Evoquant les interventions de l’ancien Premier ministre sur la chaîne satellitaire Al Jazira, notre confrère lui a indiqué certains propos signifiant que par ces interventions, l’ancien Premier ministre a surtout tenté de s’innocenter. Ce à quoi Mzali a répondu en rappelant qu’il s’est «totalement investi pour persuader Bourguiba de la nécessité de reconnaître le Mouvement des Démocrates Socialistes en 1983 après le Parti communiste Tunisien en 1981». Quant à ceux qui prétendent que Mzali a vécu dans le luxe après avoir quitté la Tunisie en 1986,l’ancien Premier ministre a précisé qu’ils n’avaient, ni lui ni sa femme de compte-courant à l’étranger. Il a «sans le sou», de nuit et à rappelé l’«aventure» qui l’a conduit travers «des champs minés», en Algérie, fuyant la peine de mort dont il était, à son avis, menacé après son éviction en 1986. Et lorsqu’à son arrivée en Algérie, le responsable algérien Chérif Msaadia lui a demandé s’il n’avait pas eu peur des loups, Mzali lui a !» : «Les loups, je les ai laissé au palais de Carthage répondu Une fois installé à l’étranger, il a été, comme il dit, «aidé par ses amis ainsi que par les monarques de l’époque d’Arabie Saoudite et du Koweït». Son amour pour Bourguiba Notre confrère l’a interrogé sur son amour constant pour Bourguiba, au mépris de tout ce qu’il a enduré lors et après son éviction. A ce titre, Mzali a indiqué qu’il considérait Bourguiba comme son propre père, qu’il lui a voué une considération hors du commun et qu’il était fasciné par sa personnalité. vieux et malade et Il a ensuite regretté le fait que Bourguiba était « qu’il traversait parfois des périodes de perte totale de mémoire. Et qu’à cause de cet état il était influençable, d’abord par son ex-femme Wassila Ben Ammar, ensuite par sa nièce Saida Sassi». Mzali a à cet effet estimé qu’à l’origine de tous ces maux figure «la présidence à vie». La révolte du pain S’agissant du mois de janvier, si porteur d’évènements qui ont entaché la mémoire collective tunisienne, Mzali a affirmé que la journée du 26 » de l’histoire contemporaine de janvier 1978 a été une «journée noire la Tunisie, tout comme le 3 janvier 1984. Il a estimé que lui et l’ancien Premier ministre, le défunt Hédi Nouira, ont tout deux fait l’objet de complots, Hédi Nouira le 26 janvier 1978 et lui le 3 janvier 1984. «Les comploteurs étaient menés par Tahar Bekhodja en 1978 et par Driss Guiga en 1984», dit-il. Le 3 janvier fut, selon lui, une journée noire en raison de la révolte qui a fait suite à une augmentation sans précédent du prix du pain. Mzali a souligné qu’il était opposé à cette augmentation tandis que Driss Guiga menait une campagne en sa faveur. Il a indiqué également que «c’est le Président de la République qui a tenu à réviser à la hausse le prix du pain” et que sous la contrainte il a obéi à sa volonté. Quant aux évènements qui s’en sont suivis, Mzali accuse le ministre de l’Intérieur de l’époque, Driss Guiga, d’avoir «vidé» les rues des forces de l’ordre, créant ainsi un climat favorable à l’anarchie. Il a tenu, à cet effet, à innocenter toute les factions de l’opposition alors de toute immixtion dans “ la sédition du pain”. Abdelmajid Haouachi   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)


Changer de mode de scrutin

 
Par Taïeb ZAHAR   Nous consacrons de nouveau notre éditorial au développement politique en Tunisie. Pour deux raisons essentielles. La première tient à l’importance de ce sujet et à l’intérêt que lui portent les Tunisiens ; ils aspirent tous, et c’est là une réalité que l’on ne peut nier, à la démocratie politique, sans laquelle on ne peut pas concevoir de véritable progrès social et de promotion humaine. La seconde est que, ce qui est paradoxal, à première vue du moins, le sujet du développement politique n’a pas suscité depuis qu’il a été posé —dans une émission télévisée qui, nous espérons que ce ne sera pas l’unique fois, a répondu aux attentes des citoyens— le débat que l’on était en droit d’attendre, ni à travers les médias, ni au sein des partis politiques et de la société civile. Est-ce par l’effet de comportements et de conduites hérités du passé ? Par paresse intellectuelle ? Par refus de s’engager ou parce que ces milieux concernés ne croient pas à l’efficacité du débat ? Ces questions demeurent posées. Quant à nous, nous pensons qu’il est de notre devoir de continuer et de persévérer dans la voie que nous avons choisie, car nous sommes convaincus que c’est le seul moyen de poser les problèmes à travers la confrontation des idées et des approches. La finalité du développement politique est l’instauration d’un système démocratique qui permette aux citoyens de s’exprimer et de choisir en toute liberté, dans le cadre du respect de la loi, les institutions et les valeurs de la République. Cette finalité est consacrée par les élections qui sont le test pour toute démocratie dans la mesure où c’est à travers elles que s’affirme la souveraineté populaire qui est le fondement de toute démocratie, avec tout ce qu’elles impliquent de transparence, de neutralité de l’administration et d’alternance. La Tunisie s’est dotée depuis les premières années de son indépendance d’un Code électoral profondément marqué par les conditions qui prévalaient lors de sa promulgation et les choix du pouvoir de l’époque. Ce code a institué comme mode de scrutin le système majoritaire de liste à un seul tour, ce qui a rendu impossible, dans les rares fois où des listes indépendantes ou d’opposition ont été présentées, qu’elles soient en mesure de l’emporter face aux candidats du parti au pouvoir. Après le Changement, certains amendements ont été apportés au Code électoral, mais les articles relatifs au mode de scrutin sont demeurés inchangés, et si les partis de l’opposition sont actuellement représentés à la Chambre des Députés, à la Chambre des Conseillers et dans les Conseils municipaux, c’est par la volonté du Président Zine El Abidine Ben Ali de promouvoir la représentation démocratique et d’ouvrir les institutions de la République à l’opposition. Nous pensons, et c’est là une idée que nous lançons dans le débat, que le développement politique devrait passer par une réforme du Code électoral qui irait dans le sens d’un changement du mode de scrutin. Pour une raison essentielle. Dans les circonstances actuelles, et en raison du passé et de l’audience du R.C.D., il semble très peu probable, voire impossible, que l’une de ses listes soit battue par des candidats d’un parti de l’opposition, ce qui diminue sensiblement, à moyen terme du moins, les chances de l’opposition d’entrer au Parlement en dehors du quota qui lui est réservé encore moins d’envisager l’alternance. La solution, l’une des solutions —le débat étant ouvert— serait le mode de scrutin uninominal, qui impliquerait l’augmentation du nombre de circonscriptions et introduirait une nouvelle dynamique dans l’opération électorale. Ceci entrainerait évidemment la suppression des quotas accordés aux partis de l’opposition, ce qui n’exclut pas de modérer le scrutin uninominal par une dose de proportionnelle à l’échelle nationale. Elle permettrait l’émergence de personnalités rayonnantes, mais qui ont parfois le “tort” de figurer sur une liste peu crédible et qui, de toutes façons, n’a aucune chance dans le système actuel de battre celle du parti au pouvoir. Elle contribuera aussi à créer des rapports plus humains et plus directs entre l’électeur et celui qui le représentera au Parlement ou au Conseil municipal ; il aura choisi un homme ou une femme qu’il connaît et non pas approuvé une liste dont la plupart des membres lui sont inconnus puisqu’elle est censée être une grande circonscription et non pas un “territoire” aux dimensions humaines. C’est ainsi que l’on peut attirer les élites qui ne sont pas forcément adhérentes à des partis politiques et réintéresser nos jeunes à la politiques Autre réforme qui nous semble nécessaire, celle relative au temps de parole accordé aux candidats à la télévision et à la radio. Il est clair que dans sa durée actuelle, elle ne permet pas à un candidat, en deux ou trois minutes, d’exposer son programme. On pourrait allonger la durée de ces interventions et penser au cours de la campagne à d’autres formules, comme le débat entre candidats de bords différents, les face-à-face entre les représentants des partis. Cette réforme permettra aux partis, surtout pour ceux qui ont de rares occasions de s’adresser à l’opinion publique, de pouvoir se faire connaître davantage. N’est-ce pas là l’une des finalités du développement politique ? Et puisque nous parlons de débat à la télévision et à la radio, il serait utile que les différentes chaînes et stations, qu’elles soient publiques ou privées, ne se limitent pas aux partis politiques mais s’ouvrent aux élites, à la société civile et aux journalistes.   (Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1152 du 24 janvier 2008)

 

Turquie – Gül prend parti dans la querelle du foulard

Reuters, le 25 janvier 2008 à 1505
 
ANKARA, 25 janvier (Reuters) – Le président Abdullah Gül s’est déclaré vendredi favorable à une proposition du gouvernement issu de la mouvance islamiste visant à lever l’interdiction du port du foulard islamique à l’université.  « Les universités ne devraient pas être un lieu de controverse politique; on devrait pouvoir pratiquer ses croyances librement à l’université », a déclaré le chef de l’Etat, issu lui-aussi du parti AKP, lors d’un discours prononcé dans sa ville natale de Kayseri.  Cette proposition controversée se heurte à l’hostilité des élites laïques turques – généraux, magistrats, recteurs d’université, etc… – dans la plus pure tradition kémaliste.  En sa qualité de chef de l’Etat, Gül a un devoir de neutralité dans les querelles partisanes mais son soutien au gouvernement dans l’affaire du foulard islamique n’est en rien une surprise, compte-tenu de son passé politique.  L’an dernier, les élites laïques avaient tenté de bloquer l’élection à la présidence de cet ancien ministre des Affaires étrangères en raison, précisément, de son passé et du fait que son épouse portait ostensiblement le foulard.  La crise avait obligé le Premier ministre, Tayyip Erdogan, un proche allié de Gül, d’organiser des élections législatives anticipées que l’AKP avait remportées haut la main.  Jeudi, le Parti de la justice et du développement (AKP) avait obtenu le soutien du parti nationaliste MHP (opposition) sur cette question de la levée de l’interdiction du voile à l’université.  Très attachés au principe de laïcité, l’armée, l’appareil judiciaire et les recteurs d’universités jugent l’interdiction du port du voile dans l’enseignement supérieur indispensable et soupçonnent l’AKP de chercher à revenir sur la stricte séparation de l’islam et de l’Etat.  Erdogan considère, quant à lui, qu’il en va du respect des droits fondamentaux, dans un pays où les deux tiers des femmes portent le voile. Nombreuses sont celles qui renoncent à des études pour cette raison.   REUTERS

Pays-Bas : un député anti-islam porte plainte contre un film le menaçant

AFP, le 25 janvier 2008 à 16h16
 
LA HAYE, 25 jan 2008 (AFP) – Le député néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders va déposer plainte à la police à la suite de l’apparition sur internet d’un petit film dans lequel une affiche présentant son visage sous l’inscription « Allahu Akbar » (Dieu est grand en arabe) est criblée de balles. « M. Wilders veut déposer plainte contre le film », qu’il juge « dégoûtant », a indiqué à l’AFP un porte-parole de son parti PVV (9 sièges sur 150 au parlement). L’homme politique populiste est au centre de l’attention aux Pays-Bas depuis qu’il a annoncé préparer un fil anti-islam dans lequel il montrerait que le Coran est « un livre affreux et fasciste », qu’il a comparé à Mein Kampf d’Adolf Hitler. La diffusion de son film, dans lequel il brûlerait ou déchirerait le livre saint des musulmans, devait avoir lieu fin janvier, mais le député a indiqué qu’il pourrait avoir du retard. Le film dirigé contre M. Wilders, qui dure un peu plus d’une minute, montre en alternance des plans fixes du député avec l’inscription « Allahu Akbar » et des plans figurant une cible coloréesurmontés de l’expression « R.I.P. » (Reposez en paix) et précisant où(oeil, tête, bouche) était tirée la balle qui apparaît alors dans leplan suivant sous la forme d’un tache noire.Il a initialement été publié sur le site de mise en ligne et departage de vidéo Youtube par un prénommé « Allahu2008 ». Youtube l’aensuite retiré.Geert Wilders vit sous protection policière depuis l’assassinaten 2004 du cinéaste et polémiste Theo van Gogh, égorgé par unislamiste radical après un film dénonçant l’oppression des femmespar l’islam.    


LETTRE ADRESSEE PAR LE CANDIDAT DEMOCRATE BARACK OBAMA A UNE ASSOCIATION DE MUSULMANS AMERICAINS (*) A CHICAGO

Letter from Barack Obama on His Muslim Heritage  

 
There has been a lot made in the recent weeks about the Muslim history of my family. Some of the things that have been said are true, others are false, so I am writing this letter to clear up the misunderstandings on this issue. Yes, it is true that I have a name that is common amongst Kenyan Muslims where my father came from and that my middle name is Hussein. Baraka is a name which means « blessing » and Hussein is a masculine form of the word beauty. Since there is nothing inherently wrong with the concept of blessings from God and the beauty He creates I fail to see the problem with these names. Some will say wouldn’t it be a problem to have a president with a name similar to the deposed and executed former dictator of Iraq? My answer to this is simply no; rather it is the strength and beauty of America that the son of an African man with a « funny sounding » name, born under British Colonial Rule, can now be a serious candidate for the presidency of the United States. My father was a Muslim and although I did not know him well the religion of my father and his family was always something I had an interest in. This interest became more intense when my mother re-married an Indonesian Muslim man. As a small child, I lived in Indonesia and attended school alongside Muslim pupils. I saw their parents dutifully observing the daily prayers, the mothers covered in the Muslim hijab, the change of atmosphere of the school during Ramadan, and the festiveness of the Eid celebrations. The man my mother was married to was not particularly religious; but he would attend the mosque on occasion, and had copies of the Quran in different languages in the home, and books of the sayings and life of the Prophet Muhammad. From time to time he would quote Islamic phrases such as « no one truly believes until he wants for his brother what he wants for himself », « oppression is worse than slaughter », and « all humans are equal the only difference comes from our deeds ». Growing up in Hawaii with my mother and her grandparents Islam largely escaped my mind. My mother installed in me the values of humanism and I did not grow-up in a home were religion was taught. It was later while I attended college at Columbia University and Harvard Law that I became reacquainted with Muslims as both schools had large Muslims student populations. Some of them were my friends and many came from countries that our nation now has hostile relations with. The background I had from my early childhood in Indonesia helped me get to know them and learn from them and to me Muslims are not to be looked upon as something strange. In my experiences up until college a Muslim was no less exotic to me than a Mormon, a Jew, or a Jehovah’s Witness. After college I settled in my adopted hometown of Chicago and lived on the South Side and worked as a community organizer.   Chicago has one of the largest Muslim populations in America (estimated to be around 300,000) and Muslims make-up some of the most productive citizens in the area. I met countless numbers of Muslims in my job as an organizer and later on in my early political career. I ate in their homes, played with their kids, and looked at them as friends and peers and sought their advice. Therefore, when the tragic terrorist attacks of 9-11 occurred I was deeply saddened with the rest of America , and I wanted justice for the victims of this horrific attack, but I did not blame  all Muslims or the religion of Islam. From my experience I knew the good character of most Muslims and the value that they bring to America. Many, who did not personally know Muslims, indicted the entire religion for the bad actions of a few; my experience taught me that this was something foolish and unwise.  Later I had the chance to visit the homeland of my father and meet Muslim relatives of my family including my grandmother. I found that these were people who wanted the same things out of life as people right here in America and worked hard, strive to make a better way   for their children, and prayed to God to grant them success. This is what I will bring to the office of the Presidency of the United States . I will deal with Muslims from a position of familiarity and respect and at this time in the history of our nation that is something sorely needed. — MAS CHICAGO CHAPTER 9210 S.OKETO AVE BRIDGEVIEW, IL 60455 Ph(708)430-1060 Fax(708)430-1070 MAS NORTH CHICAGO OFFICE 3142 N Narragansett Ave Chicago, IL 60634 Phone&Fax (773)622-1601 www.maschicago.org . »   (*) What is MAS? The Muslim American Society (MAS) is a charitable, religious, social, cultural, and educational, not-for-profit organization. It is a pioneering Islamic organization, an Islamic revival, and reform movement that uplifts the individual, family, and society.

 


 

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