20 mai 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2553 du 20.05.2007

 archives : www.tunisnews.net


Kalima: Un ancien responsable de tortures à la réception de la LTDH AP: Internet censuré dans au moins 25 pays, selon une étude DailyTech: Internet Report: Numerous Governments Enacting Internet Censorship

Le Temps: Les préoccupations des jeunes – Un emploi stable d’abord, le mariage ensuite


Un ancien responsable de tortures à la réception de la LTDH

 

Sihem Bensedrine 20 mai 2007
 
La LTDH a commémoré son 30e anniversaire dans l’espace réduit de son local à Tunis. ; Tous les hôtels contactés étaient « indisponibles » ! Les autorités continuent de lui refuser tout espace public et maintiennent l’étau qu’ils ont placé autour de la ligue depuis 2000, date de l’élection de l’actuel bureau dirigé par Mokhtar Trifi.

Malgré cela, presque tout Tunis était là ce lundi 7 mai; ONG, partis, diplomates et anciens dirigeants de la LTDH sont venus apporter leur soutien à la doyenne des ligues arabes. Certains ont fait le déplacement de l’étranger, comme le président sortant de la FIDH, Sidiki Kaba, la présidente de l’OMDH, la marocaine Emina Bouayache, ou le directeur exécutif de la FIDH, Antoine Bernard, avec bien sûr Souhayr Belhassen, dont on fêtait également l’élection à la tête de la FIDH.

Mais ce qui a choqué plus d’un, c’est la présence d’un ancien ministre de l’Intérieur sous Bourguiba, Tahar Belkhodja, surnommé par les jeunes alors « Tahar bop » (du nom de la brigade anti-émeute).

Raoudha Gharbi, une militante de la LTDH qui a eu à connaître durant les années 70, des tortures infligés par ses services, chapeauté par le sinistre Abdelaziz Tabka s’était écriée scandalisée :« que fait-il celui là ici ? Est-ce le rôle de la Ligue de blanchir les tortionnaires ?» La torture est un crime imprescriptible et le temps ne peut effacer ses traces. La direction de la LTDH l’aurait invité parce qu’il avait signé le décret donnant naissance à la Ligue ! Est-ce suffisant pour effacer une responsabilité qui relève du pénal ? Il est vrai que sous son ministère on n’est pas allé jusqu’à l’assassinat sous la torture, comme ce fut le cas pour son collègue Abdallah Kallel, dont le procès pour torture sera examiné le 22 mai prochain par le tribunal fédéral helvétique.

Belhkodja a écrit un livre sur son expérience au sein du gouvernement et a été largement médiatisé ; il ne s’est à aucun moment arrêté sur sa responsabilité dans les « abus » commis à la tête de l’appareil sécuritaire ! Se cacher derrière la raison d’Etat ne peut absoudre de ce que les instruments internationaux appellent un crime contre l’humanité ; Comme l’a rappelé Omar Mestiri dans son article «Nous ne les laisserons jamais se reposer…pas même dans leurs tombes» : Belkhodja « est interpellé sur des faits : des pratiques illégales sur lesquelles sa responsabilité est pénalement engagée. Il est acculé à donner des réponses précises à des accusations précises, comme un citoyen ne jouissant d’aucune immunité, à assumer sa part de responsabilité et dégager celle de ses subordonnés. »

 
(Source : « Kalima » (Mensuel électronique – Tunis), N° 53 – Mai 2007) Lien : http://www.kalimatunisie.com/article.php?id=548


 

Internet censuré dans au moins 25 pays, selon une étude

vendredi 18 mai 2007, 19h26

NEW YORK (AP) – Au moins 25 pays dans le monde censurent Internet pour des raisons politiques, économiques ou sociales, selon une étude publiée vendredi par OpenNet Initiative (ONI), un organisme regroupant des chercheurs américains, britanniques et canadiens.

L’ONU s’est donnée pour mission « d’identifier et documenter » les pratiques de « surveillance et de filtrage » d’Internet, et d’en informer l’opinion publique.

Selon l’ONI, le chiffre de 25 pays pratiquant la censure sur Internet est probablement plus important. Mais les chercheurs des universités d’Oxford, Cambridge (Grande-Bretagne), Harvard (Etats-Unis) et Toronto (Canada) expliquent n’avoir eu le temps et les moyens que pour l’étude de 40 pays, en plus des territoires palestiniens.

D’après leurs travaux, ce sont la Chine, l’Iran, Myanmar (Birmanie), la Syrie, la Tunisie et le Vietnam qui exercent la plus grande surveillance sur les sites politiques. L’Iran, le sultanat d’Oman, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie, les Emirats arabes unis et le Yémen appliquent de leur côté les restrictions les plus strictes sur les sites à caractères sociaux, bloquant en particulier la pornographie, le jeu, les sites gays et lesbiens.

En Corée du Sud, la censure s’applique principalement à l’information concernant la Corée du Nord voisine. Les chercheurs disent ne pas avoir constaté de restrictions en Russie, en Israël ou dans les territoires palestiniens. Ils soulignent que leur étude, qui ne comprend pas l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale, la Corée du Nord ou Cuba, ne doit pas être considérée comme exhaustive.

Ils ne se prononcent pas, par ailleurs, sur l’efficacité des dispositifs techniques de censure -qui peuvent tous être contournés en utilisant des logiciels ou des « routeurs » adéquats. Les « routeurs » sont des équipements établissant le lien entre un ou plusieurs ordinateurs et des serveurs sur Internet.

Sur le Net

OpenNet Initiative

http://opennet.net/

AP


Internet Report: Numerous Governments Enacting Internet Censorship

Michael Hoffman & Kristopher Kubicki – May 20, 2007 1:49 AM
 
Governments are now using filters to censor internet content at an alarming rate
 
According to a recent report conducted by University of Toronto, Harvard, Oxford and Cambridge, 26 of 40 countries surveyed utilize some degree of state-sponsored software filtering. China, Iran, Syria, Tunisia, Vietnam, Uzbekistan, Oman, Pakistan, Saudi Arabia, Sudan, the United Arab Emirates, Jordan, Morocco, and Singapore were mentioned as countries actively filtering is citizens. The study found that many of the Middle Eastern countries mainly filtered international news.  Saudi Arabia focuses its censorship on political sites, pornography and gambling.  Tunisia also focused their filter on pornography, but the country also filters sites which dealt with human rights and political opposition to the government.  South Korea enabled filters to eliminate North Korean web sites.  Thailand, while not in the report, recently filtered YouTube and other video-sharing websites that disseminated videos critical of the country’s king. According to the University of Toronto report, Russia, Venezuela, Egypt, Hong Kong, Israel and Iraq were among the countries found that did not enable any sort state-sponsored of content filtering. SmartFilter, developed by Secure Computing in San Jose, California, is one of the more popular software filtering tools found used today.  Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Oman, Sudan and Tunisia are currently using this software. Other countries simply display a default page or a report a DNS error in an attempt to mask that any censorship is taking place. China, by far the worst offender according to the report, recently censored the entire LiveJournal network in an attempt to block individual blogs. A brief lax in the Great Firewall of China resulted in major headlines last year.  For a six hour period, all users inside China were able to view and search for content typically deemed unviewable by the Chinese government.  The Chinese government, Skype and Google have since declared it their right to continue to censor and promote censorship as a cost of doing business in such countries. Last year Yahoo! spoke openly against censorship in China, yet only a month later it was discovered Yahoo! is one of the most censored western portals inside China. « Once the tools are in place, authorities realize that the Internet can be controlled. There used to be a myth that the Internet was immune to regulation. Now governments are realizing it’s actually the opposite, » said associate professor of political science at the University of Toronto, Ron Deibert. The report did not include western countries in its report, citing that North American censorship typically takes place because of copyright infractions.  None of the 40 countries observed during the analysis incorporated any filtering based on intellectual property concerns.
 
 

(Source: DailyTech May 20, 2007 1:49 AM)

 

Les préoccupations des jeunes Un emploi stable d’abord, le mariage ensuite

La jeunesse c’est la période de la construction de la personnalité et de l’avenir par excellence. A cette période de la vie, les jeunes pensent à la poursuite de leurs études, à un emploi stable et d’avenir et ce avant de s’engager et de se marier. De nombreuses décisions ayant toutes un seul but : construire un avenir professionnel prometteur et pouvoir fonder une famille doivent être prises. Le mariage a aujourd’hui un coût plutôt élevé et c’est principalement cette raison qui fait peur aux jeunes couples.   La saison estivale commence déjà à frapper à nos portes. Beau temps, soleil et hausse de la température. Comme chaque année, l’été est la saison des fêtes par excellence. Mariages, fiançailles, réussite,.les soirées se multiplient et ne se ressemblent pas. A chaque famille ses traditions et ses habitudes. Pour certaines, les préparatifs pour une fête de mariage ont déjà commencé depuis des mois avec l’achat du meuble, les costumes, les bijoux ainsi que la réservation de la salle de fête et de la chambre d’hôtel pour le voyage de noces.   En effet, un mariage n’est pas une simple signature d’un contrat à la mairie, c’est un engagement réciproque entre deux personnes. Certains couples passent des années pour se décider et passer du statut des fiancés au statut des mariés. Dans ce cadre, les résultats de la 3ème consultation nationale sur la jeunesse réalisée en 2005 sur échantillon de 10 mille jeunes âgés de 15 à 29 ans a révélé que l’âge moyen du mariage est actuellement de 26,7%. Ceci est lié à différentes raisons : la poursuite des études supérieures et la recherche d’un emploi pour pouvoir se procurer les moyens matériels et se marier. En 1956,  l’âge moyen au mariage chez  les femmes était de 19,5 ans.  A cet époque, un jeune couple n’était pas obligé de penser aux moyens matériels puisque les parents étaient toujours là pour leur garantir au moins le logement dans la grande maison de famille. Une chose que les jeunes couples d’aujourd’hui n’acceptent pas et préfèrent être indépendants. 74% des ménages habitent seuls, séparés de la grande famille.   Seuls 22% demeurent dépendants des parents de l’époux et 4% des parents de l’épouse.           Les couples qui choisissent l’indépendance, doivent donc réserver un montant mensuel de 200 dinars minimum pour le loyer, une moyenne de 900 dinars pour les bijoux de la mariée… ceci sans compter les dépenses pour les costumes, la coiffure, la salle des fêtes, le meuble …une série de contraintes qui font peur à certains surtout s’il n’y a pas un vrai soutien de la part de la famille. D’ailleurs, 25,2% des jeunes interviewés refusent le mariage à cause de l’évolution de son coût. 19,7% par peur de s’engager pour la vie et 0,8% ne se considèrent pas en mesure d’assumer la responsabilité de chef de famille notamment quand il s’agit d’éducation des enfants. Ceci étant, les résultats de la troisième consultation ont révélé que 50% des jeunes ne pensent pas au mariage et 50% y pensent. 54,3% des jeunes ont évoqué d’autres raisons de leur refus comme l’âge, la poursuite de leurs études pendant de longues années, la recherche d’un emploi qui peut durer aussi des années et le fait de ne pas trouver un soutien matériel ou un encouragement pour passer à cette nouvelle étape de la vie. Concernant le choix du conjoint, 85,7% des jeunes affirment que c’est un choix personnel avant tout. Les résultats de la 3ème consultation nationale sur la jeunesse sont révélateurs d’une profonde mutation au sein de la catégorie des jeunes. Ils pensent aujourd’hui à leur avenir professionnel qui leur assure un bon avenir personnel.
Afef BEN ABDELJELIL
 
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 mai 2007)

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