2 janvier 2009

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TUNISNEWS

8 Úme année,N° 3146 du 02.01.2009

 archives : www.tunisnews.net  


 
DignitĂ© Tunisienne: CommuniquĂ© AP: Ouverture lundi du procĂšs des complices prĂ©sumĂ©s de l’attentat de Djerba AP: Attentat de Djerba: l’accusĂ© allemand Ă©crit Ă  la chanceliĂšre Angela Merkel Grioo: Justice : Des hauts dirigeants supposĂ©s d’Al QaĂŻda jugĂ©s en France. Halte au massacre du peuple palestinien – DĂ©claration du SecrĂ©tariat international  de la IVe Internationale Hichem Kacem: Naissance : du Ruban  du « Keffieh » ou du chĂąle de la lutte pour la Paix ; 1948 – 2008 Emarrakech: RĂ©actions de blogueurs marocains et tunisiens aux bombardements sur Gaza Courrier International:  ITALIE ‱  A Lampedusa, des migrants toujours plus nombreux


 

Liste actualisĂ©e des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invitĂ©s Ă  envoyer leur: Nom, Pays de rĂ©sidence et AnnĂ©e de sortie de la Tunisie sur le mĂ©l de l’initiative : manfiyoun@gmail.com
 


 Bonjour

Nous sommes un collectif de tunisiens  qui mÚne une action dans le sens de la dignité dans note pays. Nous comptons mener campagne pour la candidature de Maitre Radhia Nasraoui au Prix Nobel de la Paix. Sachant la lutte que mÚne cette femme depuis de longue années contre la torture, nous sommes convaincus que si cette action est menée à terme aura des conséquences positives sur l`état des droits de l`Homme en Tunisie.

Connaissant  la réputation de Tunis News , ainsi que sa notoriété,   nous vous prions de nous soutenir dans notre action en publiant ce communiqué dans vos colonnes

Nous vous remercions d`avance et tout en sachant que nos efforts convergent vers un mĂȘme objectif : La dignitĂ© tunisienne.

Cordialement 

 

Voici le texte:

  

Communiqué

 

Dignité Tunisienne

Paris, le 14 Decembre 2008

dignite.tunisienne@gmail.com

 

 

Nous, membres fondateurs de Dignité Tunisienne,  sommes réunis en assemblée constituante à Paris,  le 14 Décembre 2008.

DignitĂ© Tunisienne  est un collectif de  tunisiens, ayant pour objectif  la dĂ©fense de la dignitĂ© humaine dans notre pays  comme dans  toute autre partie de la Terre. Par la mĂȘme, nous exprimons notre solidaritĂ© avec le peuple palestinien victime des annĂ©es durant, de la colonisation israĂ©lienne. Rappelons en ces journĂ©es tragiques, que la lutte que nous menons pour la dignitĂ© humaine est la mĂȘme, car l`ennemi est le mĂȘme : La barbarie humaine.

La dignité humaine, telle que  nous la défendons, est définie par la déclaration  universelle des Droits de l`Homme du  10 décembre 1948. Signataire de cette déclaration,  le gouvernement tunisien est tenu d`en respecter les rÚgles et particuliÚrement l`article 5

“Nul ne sera soumis Ă  la torture, ni Ă  des peines ou traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants“.

La torture  étant malheureusement une réalité nationale, elle touche depuis des décennies des milliers de nos compatriotes. Les témoignages abondent, ainsi que les rapports dénonçant cette pratique par les forces gouvernementales. Ainsi, et vu la situation de notre pays, nous avons jugé que la lutte contre la torture sera notre priorité concernant la défense de la Dignité Humaine. En effet, la torture,  étant la pire des dégradations de la dignité humaine, les membres de Dignité Tunisienne ont décidé de joindre leurs efforts aux défenseurs des droits de l`Homme, en particulier ceux qui luttent contre la torture.

Dans un souci d`efficacitĂ©, nous avons jugĂ© utile de centrer nos efforts dans une action concrĂšte ciblĂ©e sur une personne.  DĂ©s lors, le candidat Ă©vident  Ă  notre soutien sera MaĂźtre Radhia Nasraoui. En effet, cette femme laĂŻque  se  bat depuis de longues annĂ©es sur le terrain des droits de l`Homme en Tunisie. Par son acharnement Ă  dĂ©fendre les victimes de la torture, elle est familiĂšre des milieux de la police comme des autoritĂ©s pĂ©nitenciĂšres. De plus, dans son combat pour la dignitĂ© humaine,  elle a Ă©tĂ© elle-mĂȘme victime de  la torture, sans compter les humiliations, les innombrables tracasseries. Son courage, sa patience, sa volontĂ©,  sont Ă  nos yeux un gage de sincĂ©rité  et de dĂ©termination dans sa lutte pour le respect du droit humain.

 D`autre part, cette militante des droits de l`Homme a défendu les victimes de la torture indépendamment de toute considération politique. En effet, avocate des droits de l`Homme, a défendu des tunisiens  de tous bords. Dans son combat, Mme Nasraoui ne défendait pas des couleurs politiques, ni de convictions personnelles, elle défendait tout simplement le citoyen tunisien, peu importe ses croyances, ses projets politiques, son idéologie.  La dimension humaine de son combat est incontestable, sa porté universelle.

Dans un autre niveau, notre candidate est d`une notoriĂ©tĂ© internationale.  Elle est mĂȘme devenue une figure mĂ©diatique  reconnue  en matiĂšre de lutte contre la torture. Elle serait en quelque sorte un emblĂšme national sur ce triste dossier. Il est toutefois important de signaler qu`aucun des membres de DignitĂ© Tunisienne ne connaĂźt de prĂ©s ou de loin cette militante des droits humains. La sĂ©lection de notre candidate a rĂ©pondu Ă  des critĂšres objectifs et en aucune façon Ă  une appartenance  idĂ©ologique ou autre. Ceci Ă©tant, les membres de DignitĂ© Tunisienne, louent la bravoure et le courage des tous les militants sincĂšres des droits de l`Homme en Tunisie, leur reconnaissant la dimension historique de leurs sacrifices.

 En conséquence, les membres fondateurs deDignité Tunisienne ont décidé de mener campagne pour lacandidature de Maßtre Radhia Nasraoui  au Prix Nobel de la Paix. Pour toutes  les raisons précédemment citées et pour d`autres encore, nous sommes fort optimistes quant aux chances de notre candidate dans sa course au prestigieux titre.

 

Signalons au passage  que, les retombées de campagne pour la défense de la dignité humaine dans notre pays sont immenses.  Celles-ci débordent largement le cadre des droits de l`Homme en Tunisie. La  protection des victimes  de la torture ainsi que  leurs défenseurs,  la levée de l`impunité des tortionnaires, la mise en cause de la légitimité de ce régime qui gouverne essentiellement par la peur, ne seraient  que quelques conséquences possibles  de la réussite au Prix Nobel.

Enfin, nous appelons tous les tunisiens et tunisiennes honnĂȘtes Ă  rejoindre cette action. L`effort de tous pourra  mener notre  candidate, MaĂźtre Radhia Nasraoui au  prix Nobel de la Paix, ce qui aura des consĂ©quences extrĂȘmement positives sur la santĂ© politique de notre Pays.

 Le  Collectif : Dignité Tunisienne

Ali Ben Taieb

Ahmed Ben Romdhane 

Mouna  Rekik

Naoufel Maatouf

AmĂšne Baklout

Tahar Khouja










                                                       

P.S : Les détails sur la candidature au Nobel de la Paix sont sur ce lien http://www.norvege.no/policy/nobel/nobel.htm

 


Ouverture lundi du procĂšs des complices prĂ©sumĂ©s de l’attentat de Djerba

AP Vendredi 2 janvier, 13h59  PierreAntoine Souchard La cour d’assises de Paris jugera Ă  partir de lundi, et jusqu’au 6 fĂ©vrier, les complices prĂ©sumĂ©s de l’auteur de l’attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie) qui a fait 21 morts le 11 avril 2002, dont Khalid Cheikh Mohammed. Ce dernier est considĂ©rĂ© par la France comme le commanditaire de cette opĂ©ration. DĂ©tenu sur la base amĂ©ricaine de Guantanamo, il est actuellement jugĂ© par un tribunal militaire pour son rĂŽle d’instigateur des attentats du 11-Septembre. Khalid Cheikh Mohammed, nĂ© en 1964, visĂ© par un mandat d’arrĂȘt international, Christian Ganczarski, un Allemand de 42 ans converti Ă  l’Islam, et Walid Naouar, 28 ans, le frĂšre du kamikaze, sont poursuivis pour “complicitĂ© d’assassinats” et “complicitĂ© de tentatives d’assassinats”. Ils encourent la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©. Le 11 avril 2002 Ă  9h35, un homme de 24 ans, Nizar Naouar, se fait exploser au volant d’un camion-citerne rempli de gaz butane, Ă  quelques mĂštres de la synagogue “La Ghriba” sur l’Ăźle de Djerba, provoquant la mort de 21 personnes, dont 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français, ce qui a entraĂźnĂ© la saisine de la justice française. Peu de temps aprĂšs, l’attentat sera revendiquĂ© par Al-QaĂŻda et l’ArmĂ©e de libĂ©ration des lieux saints. L’expertise du vĂ©hicule, menĂ©e sur place par le service allemand du Bundeskriminalamt (BKA), montrera que le kamikaze avait utilisĂ© du TATP, un explosif, reliĂ© Ă  un systĂšme de mise Ă  feu installĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s. L’enquĂȘte française a montrĂ© que Nizar Naouar a Ă©tĂ© en contact frĂ©quent avec Khalid Cheikh Mohammed. Ce haut responsable d’Al-QaĂŻda au Pakistan a Ă©tĂ© interpellĂ© le 1er mars 2003 par les services pakistanais et amĂ©ricains qui le considĂšrent comme le cerveau des attentats du 11-Septembre. DĂ©tenu depuis Ă  Guantanamo, il y jugĂ© pour son rĂŽle prĂ©sumĂ© dans ces attentats. La justice française le soupçonne d’avoir commanditĂ© et financĂ© l’opĂ©ration de Djerba. Le jour de l’attentat, Nizar Naouar l’appellera au Pakistan. Le mĂȘme jour, ce dernier contactera Christian Ganczarski, alias Abou Grahim, un Allemand d’origine polonaise installĂ© Ă  Duisbourg (Allemagne). Selon les Ă©coutes de la police allemande, qui l’avait placĂ© sous surveillance, le kamikaze lui a demandĂ© sa “bĂ©nĂ©diction”. Ganczarski a Ă©tĂ© interpellĂ© en Allemagne en raison de ses liens avec certains membres de la cellule dite de Hambourg ayant prĂ©parĂ© l’ensemble des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. La lĂ©gislation en vigueur Ă  l’Ă©poque ne permettant pas de l’inculper, il avait Ă©tĂ© remis en libertĂ©. Ganczarski s’envolera pour l’Arabie saoudite fin 2002 oĂč, dĂ©but avril 2003, il sera arrĂȘtĂ© par les autoritĂ©s locales. ExpulsĂ© vers l’Allemagne via la France il sera interpellĂ© en juin par les enquĂȘteurs français. Une interpellation qui rĂ©sulterait, selon son avocat, Me SĂ©bastien Bono, d’une entente entre service de renseignements regroupĂ©s au sein d’une cellule Ă  Paris, baptisĂ©e “Alliance Base”. En 2006, le commissaire Christophe Chaboud, chef de l’UnitĂ© de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), a reconnu dans la presse l’existence de cette structure qui a donnĂ© “des rĂ©sultats positifs (et) trĂšs efficaces”. Christian Ganczarski “va s’expliquer” sur les faits qui lui sont reprochĂ©s et pour lesquels il se dit Ă©tranger, a dĂ©clarĂ© Me Bono Ă  l’Associated Press, affirmant que la justice allemande l’avait mis hors de cause pour les attentats du 11-Septembre. L’autre accusĂ©, Walid Naouar, est soupçonnĂ© d’avoir achetĂ© le tĂ©lĂ©phone satellite qui a servi Ă  son frĂšre pour joindre Khalid Cheikh Mohammed. La justice estime qu’il savait que son frĂšre allait commettre un attentat. Le 10 mai 2006, la justice espagnole avait condamnĂ© l’homme d’affaires Enrique Cerda et un Pakistanais, Ahmed Rukhsar, Ă  cinq ans de prison pour participation au financement de l’attentat de Djerba.
 AP

Attentat de Djerba: l’accusĂ© allemand Ă©crit Ă  la chanceliĂšre Angela Merkel

AP Vendredi 2 janvier, 17h34   L’Allemand Christian Ganczarski, l’un des trois hommes jugĂ©s Ă  partir de lundi par la cour d’assises de Paris pour complicitĂ© d’assassinat Ă  la suite de l’attentat en avril 2002 contre une synagogue en Tunisie, a Ă©crit Ă  la chanceliĂšre Angela Merkel pour lui demander d’envoyer un observateur Ă  son procĂšs. Dans cette lettre Ă©crite en allemand, et dont l’Associated Press a pu prendre connaissance, Christian Ganzcarski, 42 ans, estime que son procĂšs sera inĂ©quitable. Il assure qu’il n’est ni un terroriste ni un responsable d’Al-QaĂŻda et se dit Ă©tranger Ă  l’attentat contre la synagogue “La Ghriba” de Djerba dans lequel 21 personnes, dont 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français, ont trouvĂ© la mort. L’acte d’accusation renvoyant Christian Ganczarski devant les assises indique que celui-ci a Ă©tĂ© en contact avec les plus hauts responsables d’Al-QaĂŻda, dont Oussama ben Laden, lors de ses multiples sĂ©jours en Afghanistan. Il aurait jouĂ©, au sein de cette organisation terroriste, le rĂŽle de l’expert en informatique. Quelques heures avant l’attentat, il a Ă©tĂ© destinataire d’un appel du kamikaze, Nizar Naouar, lui demandant de lui accorder sa “bĂ©nĂ©diction”. JugĂ©s notamment pour complicitĂ© d’assassinats, les trois hommes, dont Khalid Cheikh Mohammed, considĂ©rĂ© comme le cerveau des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, et le frĂšre du kamikaze, Walid Naouar, encourent la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©. AP


Justice : Des hauts dirigeants supposĂ©s d’Al QaĂŻda jugĂ©s en France.

Pour leur implication supposĂ©e dans l’attentat-suicide au camion piĂ©gĂ© contre une synagogue de Djerba, en Tunisie. 
 
Par Rachel Kesseng 02/01/2009  Khalid Cheikh Mohammed ĂągĂ© de 44 ans et Christian Ganczarski ĂągĂ© de 42 ans seraient tous deux des lieutenants prĂ©sumĂ©s d’Oussama ben Laden. Respectivement citoyens KoweĂŻtien et Allemand, les deux hommes seraient impliquĂ©s dans l’attentat au camion piĂ©gĂ© dont l’explosion avait fait 21 morts le 11 avril 2002, dans une synagogue de Djerba, en Tunisie. Khalid Cheikh Mohammed prĂ©sentĂ© comme le “cerveau” des attentats du 11 septembre 2001 ne sera pas physiquement prĂ©sent Ă  son procĂšs, ni reprĂ©sentĂ© par aucun avocat. ConsidĂ©rĂ© comme le bras droit d’Oussama Ben Laden, le KoweĂŻtien, sous le coup d’un mandat d’arrĂȘt français, avait Ă©tĂ© interpellĂ© en mars 2003 au Pakistan. Il est incarcĂ©rĂ© dans la prison amĂ©ricaine situĂ©e dans la base cubaine de Guantanamo. Quand au second accusĂ©, Christian Ganczarski, haut dirigeant prĂ©sumĂ© d’Al QaĂŻda, s’était converti Ă  l’islam. L’allemand poursuivi pour les mĂȘmes faits, comparaĂźtra Ă©galement devant la cour d’assises spĂ©ciale, au cours d’une sĂ©rie d’assises qui s’étaleront sur cinq semaines. Ces deux principaux accusĂ©s devront réépondre de “complicitĂ© d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste”. Mais un troisiĂšme personnage est mis en cause dans cette affaire. Il s’agit de Walid Naouar de nationalitĂ© Tunisienne. Le jeune homme de 28 ans et frĂšre du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar, dĂ©cĂ©dĂ© dans l’attentat de Djerba mort dans l’explosion, sera aussi jugĂ© pour complicitĂ©. C’est lui qui aurait achetĂ© un tĂ©lĂ©phone satellite, un modem et de faux papiers qu’il a fait envoyer Ă  son frĂšre en Tunisie. Ce dernier rĂ©fute les accusations portĂ©es Ă  son encontre comme son co-accusĂ© Christian Ganczarski. Quant Ă  Khalid Cheikh Mohammed, divers tĂ©moignages indiquent qu’il aurait Ă©tĂ© chargĂ© des “opĂ©rations extĂ©rieures” d’Al QaĂŻda et de leur financement. Il avait plaidĂ© coupable en dĂ©cembre dernier avec quatre co-accusĂ©s dans le procĂšs, des attentats du 11 septembre 2001 au Etats-Unis. Jamais questionnĂ© sur celui de Djerba, il est peu probable qu’il soit un jour prĂ©sent en France. Dans le cadre de ces assises qui se dĂ©roulent Ă  Guantanamo depuis un mois, il est considĂ©rĂ© comme l’instigateur et a dĂ©clarĂ© souhaiter la peine de mort pour finir en “martyr”. pour ce procĂšs en France, les trois accusĂ©s encourent la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©.
 
(Source: www.grioo.com le 2 janvier 2009) Lien: http://www.grioo.com/ar,justice_des_hauts_dirigeants_supposes_d_al_qaida_juges_en_france.,16037.html


 
 

Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens   

GAZA !!! Manifestation unitaire à Paris

samedi 3 janvier 2009 15h00

DĂ©part place de la rĂ©publique en direction de l’ambassade d’IsraĂ«l.   

GAZA : ARRETONS LE MASSACRE DU PEUPLE PALESTINIEN !

1million et demi de personnes assiĂ©gĂ©es, affamĂ©es, bombardĂ©es depuis 18 mois c’est une punition collective et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de GenĂšve art.33Bis.   

1 million et demi de personnes qui subissent une agression d’une violence sans prĂ©cĂ©dent de l’armĂ©e israĂ©lienne, c’est encore un crime de guerre !

L’union EuropĂ©enne a donnĂ© le feu vert Ă  IsraĂ«l pour ce crime en dĂ©cidant Ă  l’initiative de sa prĂ©sidence française, et contre le parlement europĂ©en, du « rehaussement » des relations Union EuropĂ©enne -IsraĂ«l.

Nous, organisations du collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de cet appel,    

Exigeons :

  • L’arrĂȘt du massacre
  • La levĂ©e immĂ©diate et totale du blocus
  • La suspension de tout accord d’association entre l’UE et IsraĂ«l
  • Des sanctions immĂ©diates contre IsraĂ«l
  • La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien

Nous appelons à :

  • La tenue d’un point fixe de mobilisation Ă  partir de Lundi 29 Novembre 17H00 Ă  la Fontaine des Innocents Paris (MĂ©tro les Halles).
  • Une manifestation Mardi 30 DĂ©cembre 18H00 dĂ©part Ă  l’angle du bd Montparnasse et rue de Rennes / en direction du Quai d’Orsay
  • Une manifestation Samedi 3 Janvier 2009, Ă  partir de 15H dĂ©part Ă  RĂ©publique en direction de l’ambassade d’IsraĂ«l.

Pour toute information : 06 80 96 42 92

Premiers Signataires au 28/12/08 :

AmĂ©ricains contre la Guerre (AAW) France, Agir Contre la Guerre (ACG), AFD france, AFPS, AJPF, ATF,Association des Marocains de France, Associations des Travailleurs MaghrĂ©bins de France, CCIPPP,Collectif des Musulmans de France, Collectif Faty Koumba, Ettajdid France, FTCR, GĂ©nĂ©ration Palestine, GUPS France, Ligue Communiste RĂ©volutionnaire ,MIR, MIB,MRAP,NPA,Parti Communiste Français (PCF), PCOF,PDP,SolidaritĂ© tunisienne, Union juive française pour la paix,UTIT, Femmes en Noir, CPPI Saint Denis, La Courneuve Palestine, Association RĂ©publicaine des Anciens Combattants, Les Verts, Les Alternatifs, ACU (association des communistes unitaires), CNCU (coordination nationale des collectifs unitaires), Etc…


Halte au massacre du peuple palestinien

 

Déclaration du Secrétariat international

de la IVe Internationale

 

Soixante ans aprĂšs la partition de la Palestine imposĂ©e par l’ONU avec l’appui de l’impĂ©rialisme et de la bureaucratie du Kremlin, partition qui a donnĂ© naissance en 1947-1948 Ă  l’Etat d’IsraĂ«l, un million et demi de Palestiniens enfermĂ©s dans Gaza subissent aujourd’hui un nouveau et terrible massacre.

 

Depuis trois jours, bombardiers, hĂ©licoptĂšres et missiles de l’armĂ©e israĂ©lienne ne cessent de pilonner la bande de Gaza. Les morts et les blessĂ©s se comptent par centaines. On dĂ©nombre, ce mardi 30 dĂ©cembre au matin, trois cents soixante dix morts et mille sept cents blessĂ©s, dont plus de trois cents dans un Ă©tat trĂšs grave. Parmi eux, des dizaines d’enfants, des femmes, des vieillards, frappĂ©s dans leurs habitations prises pour cibles par les vagues d’assauts aĂ©riens.

 

« Le bombardement de Gaza n’est pas dirigĂ© contre le Hamas mais contre tous les Palestiniens », dĂ©clare la journaliste israĂ©lienne Amira Hass dans le quotidienHaaretz (29.12).

 

La premiĂšre vague de bombardements a eu lieu au moment oĂč les Ă©lĂšves, sortant des Ă©coles, reprenaient le chemin de leurs maisons. Lorsque les avions ont larguĂ© leurs bombes, des milliers d’enfants Ă©taient dans les rues.

 

Des scĂšnes d’horreur que rapportent les rares correspondants de presse prĂ©sents Ă  Gaza, alors que depuis le dĂ©but de l’offensive l’Etat d’IsraĂ«l en interdit l’accĂšs Ă  tout nouveau journaliste :« Des cadavres allongĂ©s par terre, leurs cartes d’identitĂ© placĂ©es en Ă©vidence pour permettre leur reconnaissance par les familles. C’était le spectacle hier Ă  la mi-journĂ©e, dans l’hĂŽpital Al-Chifa de Gaza, en proie Ă  la plus extrĂȘme confusion », rapporte le correspondant du journal françaisLe Journal du Dimanche du 28 dĂ©cembre.

 

« Au milieu des corps dĂ©chiquetĂ©s, des blessĂ©s allongĂ©s sur des brancards de fortune, des parents venus en masse identifier un mort ou un proche portĂ© disparu, les mĂ©decins s’activent avec les moyens du bord ». Des moyens qui manquent atrocement Ă  cause du blocus imposĂ© depuis des mois par l’Etat hĂ©breux. La pĂ©nurie de mĂ©dicaments, de sang, d’anesthĂ©siants et de moyens chirurgicaux condamne Ă  mort les blessĂ©s trop gravement atteints. « On ne peut que tenter de sauver ceux qui ont une chance de vivre », confie amĂšrement l’un des mĂ©decins de l’hĂŽpital Al-Chifa.

 

DĂšs le dĂ©but de l’offensive, l’armĂ©e israĂ©lienne a dĂ©crĂ©tĂ© “zone militaire fermĂ©e” le secteur frontalier longeant la bande de Gaza-est. Toutes les routes sont interdites Ă  la circulation, sauf autorisation spĂ©ciale de l’armĂ©e, et seuls les habitants des localitĂ©s israĂ©liennes ont le droit d’y accĂ©der. « Une mesure gĂ©nĂ©ralement prĂ©lude au dĂ©clenchement d’opĂ©rations terrestres », rapporte l’AFP. OpĂ©rations terrestres qui causeront encore plus de morts et plus d’atrocitĂ©s.

 

Ainsi, depuis soixante ans, depuis la partition en 1947-1948 et l’expulsion brutale et sanglante des Palestiniens chassĂ©s de leurs terres, de leurs villages de leurs foyers; depuis le massacre perpĂ©trĂ© par l’armĂ©e jordanienne lors du Septembre noir de 1970, Ă  celui commis par l’armĂ©e israĂ©lienne Ă  Sabra et Chatila au Liban en septembre 1982, de massacres en massacres Ă©ternellement recommencĂ©s, le peuple palestinien subit les terribles consĂ©quences d’un consensus international entre toutes les grandes puissances impĂ©rialistes – au premier rang desquelles, l’impĂ©rialisme amĂ©ricain – et l’ex-bureaucratie stalinienne du Kremlin, avec l’aval de l’ONU et la complicitĂ© des gouvernements bourgeois arabes, consensus fondĂ© sur la nĂ©gation du droit d’un peuple Ă  vivre libre et souverain sur sa terre.

 

Et une fois encore, ceux qui depuis soixante ans, d’ “accord” en “accord”, de Camp David Ă  Oslo, ont imposĂ© et mis en Ɠuvre cette politique rĂ©actionnaire et dĂ©sastreuse pour le peuple palestinien et tous les peuples de la rĂ©gion, s’évertuent Ă  en prĂ©parer l’inĂ©luctable poursuite.

 

A Washington, « le prĂ©sident G.-W. Bush, avait Ă©tĂ© informĂ© Ă  l’avance », rapporte le journal français Le Figaro, et il s’est bien gardĂ© « de demander Ă  l’alliĂ© des États-Unis d’interrompre immĂ©diatement les attaques », considĂ©rant qu’« IsraĂ«l a le droit de se dĂ©fendre ».C’est avec des F16 et des bombes amĂ©ricaines que la population de Gaza est bombardĂ©e.

 

Quant au prĂ©sident Ă©lu, Barack Obama, son principal conseillerDavid Axelrod vient de rĂ©affirmer qu’il maintiendrait « les relations spĂ©ciales entre les États-Unis et IsraĂ«l » dĂ©clarant qu’« il  n’y a pour l’heure qu’un seul prĂ©sident parlant au nom des Etats-Unis, c’est le prĂ©sident actuel, George W. Bush ».

 

A l’ONU, la session d’urgence du Conseil de sĂ©curitĂ©, rĂ©unissant toutes les “grandes puissances”, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l’Angleterre, l’Allemagne
 et la plupart des autres pays de l’Union europĂ©enne, a dĂ©bouchĂ© sur « un texte non contraignant que chacun est libre d’interprĂ©ter Ă  la sortie » (France Soir 29-12).

 

En Egypte, au Liban, en Jordanie, des manifestations massives crient la colÚre des peuples devant le massacre une nouvelle fois infligé au peuple palestinien, et contrela complicité de leurs gouvernements.

 

Y compris dans les frontiĂšres de l’Etat d’IsraĂ«l, bravant l’interdit de l’union nationale, un millier de jeunes israĂ©liens ont manifestĂ© contre l’intervention, tandis que grĂšves et manifestations Ă©taient organisĂ©es par les Palestiniens “de l’intĂ©rieur”, marquant l’unitĂ© du peuple palestinien.

 

Les faits sont là : « Depuis soixante ans que les armes parlent au Proche-Orient, les mots ont fini par perdre leur sens. D’attaque en rĂ©plique, d’escalade en embrasement, ce sont toujours les mĂȘmes que l’on rĂ©pĂšte, remettant toujours Ă  demain un espoir de paix durable », doit bien reconnaĂźtre l’éditorialiste du Figaro.

 

« L’espoir d’une paix durable » ! C’est incontestablement le souhait du peuple palestinien et celui de tous les peuples du monde, conscients des lourdes menaces que fait peser sur l’avenir de l’humanitĂ© toute entiĂšre la crise qui secoue le systĂšme d’exploitation de l’homme par l’homme.

 

ArrĂȘt immĂ©diat des massacres !

 

Pour sa part, la IVe Internationale n’a cessĂ© d’affirmer qu’il n’est pas d’autre voie pour Ă©viter l’engrenage d’une guerre sans fin s’étendant Ă  toute la rĂ©gion, et pour Ă©tablir enfin la paix fondĂ©e sur le respect du droit des peuples, que de revenir sur la partition par la force de la Palestine imposĂ©e par l’ONU et tous les gouvernements en 1947-1948.

 

Il n’y aura pas de paix, tant que le peuple palestinien sera condamnĂ© Ă  l’exil dans des camps dissĂ©minĂ©s dans toute la rĂ©gion, Ă  ĂȘtre parquĂ© dans ces prisons Ă  ciel ouvert  que sont Gaza et la Cisjordanie, ou Ă  n’ĂȘtre que citoyen de seconde zone dans les frontiĂšres de l’Etat d’IsraĂ«l.

 

Le droit au retour du peuple palestinien sur les terres qui sont les siennes est un droit imprescriptible. Un droit qui ne pourra jamais trouver sa place et son accomplissement dans les frontiĂšres d’un ou deux prĂ©tendus “Etats” Ă  Gaza ou en Cisjordanie, entourĂ©e d’un mur de huit mĂštres de haut et de barbelĂ©s, lardĂ©e de check-points de l’armĂ©e israĂ©lienne, et grignotĂ©e de maniĂšre incessante par de nouvelles colonies d’occupation.

 

Un droit incompatible avec l’existence d’un Etat thĂ©ocratique fondĂ© sur la terreur et la prĂ©tention de ne reconnaĂźtre qu’aux seuls Juifs le droit de vivre en Palestine. Un Etat qui maintient dans ses frontiĂšres 1,5 million de ses habitants comme des individus de seconde catĂ©gorie, sans droits parce qu’ils sont arabes.

 

La position de la IVe Internationale, formulĂ©e en 1947-1948, revĂȘt aujourd’hui une actualitĂ© plus brĂ»lante que jamais : il n’est pas d’autre solution conforme Ă  la dĂ©mocratie et au droit de tous les peuples Ă  la libertĂ©, l’indĂ©pendance et la souverainetĂ©, que le rejet de la partition, « la lutte pour une Palestine unie et indĂ©pendante, dans laquelle les masses dĂ©termineront souverainement leur sort par l’élection d’une AssemblĂ©e constituante » (La VĂ©ritĂ©, novembre dĂ©cembre 1947).

 

La IVe Internationale lance un appel à tous les travailleurs, à tous les partisans de la démocratie et du droit des peuples à la souveraineté, à unir leurs forces dans le monde entier pour exiger :

 

Droit au retour de tous les réfugiés palestiniens !

Assemblée Constituante souveraine !

Un seul Etat, une seule Palestine libre, laïque et démocratique réunissant à égalité de droits les composantes arabe et juive !

 

*ArrĂȘt immĂ©diat des massacres Ă  Gaza !

*ArrĂȘt des bombardements !

*Non à l’intervention terrestre !

*Levée immédiate du blocus !

*A bas l’occupation militaire !

 

Le 30 décembre 2008

 

Naissance : du Ruban  du « Keffieh » ou du chùle de la lutte pour la Paix

 

1948 – 2008

 

En cette annĂ©e anniversaire de l’une des plus grandes injustices humaines (1948 – 2008), nous voudrions la marquer par le port symbolique de ce ruban aux couleurs de ce mĂȘme Keffieh, arborĂ© fiĂšrement par des millions de femmes, hommes, enfants partout dans le monde libre et libĂ©rĂ© du carcan d’une ploutocratie Ă©hontĂ©e. Les rĂ©cents raids criminels sur Gaza confirment hĂ©las que ni les lois internationales ni les gouvernements dits dĂ©mocratiques ne peuvent arrĂȘter le massacre d’un peuple !

 

Ce n’est certainement la terreur appelant forcĂ©ment le terrorisme qui va priver les Ăąmes Ă©prises de PAIX de rĂ©agir, telle une seule entitĂ©, contre toute exaction et toute iniquitĂ© d’oĂč qu’elles viennent et de quelques Etats qu’elles Ă©manent ! Le port de ce Ruban (dont les recettes de ses ventes seront octroyĂ©es aux peuples, ethnies et familles oppressĂ©s) ayant la forme d’un « P », comme Paix, Peace,Pacifisme, Palestine, PanthĂ©on, Patience, PensĂ©e, Passion, Printemps, Printemps, Pleur, PrĂ©judice, PrĂ©mĂ©ditation, Perfidie, PoudriĂšre, etc. rassemblera toutes les masses silencieuses du village planĂ©taire, tous les Ă©galitaristes et toutes celles et ceux qui militent pour les droits inaliĂ©nables des Hommes en les mettant au-dessus de tout combat !

 

Ce ruban « noir & blanc ou rouge & blanc » soulignera l’aspect symbolique du combat pour la PAIX quant il sera portĂ© dignement par le plus grand nombre possible de personnes Ă  travers le monde.

 

Ce ruban « KeffiehĂ©en » s’inscrira enfin en rupture avec cette atonie qui donne, indirectement, un blanc-seing aux  scĂ©lĂ©rats endurcis de frapper encore plus fort et plus dur.

 

Bonne Chance Ă  toutes et Ă  tous, en ces jours de fĂȘtes pour les uns et de dĂ©faites pour les autres.

 

Hichem Kacem

Ecrivain.

 NB : Ce petit ruban se portera comme celui de la lutte contre le Sida

 

Réactions de blogueurs marocains et tunisiens aux bombardements sur Gaza

 
Les bombardements sur Gaza par l’aviation israĂ©lienne depuis le 27 dĂ©cembre 2008 provoquent beaucoup de rĂ©actions sur les blogs du monde entier. En voici quelques unes, publiĂ©es par des blogueurs du Maroc et de la Tunisie.
 
Depuis Tanger, au Maroc, baraka rappelle que ce sont des bombes amĂ©ricaines, larguĂ©es par des avions amĂ©ricains, qui tombent sur Gaza. Il critique l’Europe et les États-Unis pour leur soutien Ă  IsraĂ«l, mais trouve encore plus dĂ©plorable la faible rĂ©action de certains Ă©tats arabes : 
c’est le silence embarrassĂ© des rĂ©gimes arabes « modĂ©rĂ©s » qui apparaĂźt dans le triste Ă©clat de son indignitĂ©. Pendant que des enfants arabes meurent, des mosquĂ©es sont dĂ©truites et des hĂŽpitaux ciblĂ©s, l’on assiste Ă  un curieux spectacle. Celui du rĂ©gime qui se veut le gardien des lieux saints et celui qui prĂ©tend incarner l’arabitĂ© se livrant Ă  des contorsions lamentables. Les atermoiements Ă©gyptiens quant Ă  l’ouverture du passage de Rafah resteront dans l’histoire comme un moment difficile Ă  surpasser en matiĂšre de couardise. De Tunisie, Hou-Hou Blog affirme que la machine de la propagande israĂ©lienne et le soutien indĂ©fectible de ses alliĂ©s occidentaux ont créé une situation oĂč IsraĂ«l ne devra jamais rende de comptes pour ses actions : Les stratĂšges en relations publiques, i.e. propagande militaro-diplomatique, israĂ©liens reprennent le mĂȘme refrain que celui qu’ils ont martelĂ© lors de la derniĂšre guerre du Liban : ce n’est pas notre faute, nous on est gentils et on veut la paix, c’est eux les mĂ©chants qui nous lancent de roquettes et menacent notre sĂ©curitĂ©. Et bla bla bla, on connait trĂšs bien la chanson. Et ça fonctionne assez bien, du moins en occident oĂč le message est allĂšgrement repris par les gouvernements occidentaux, et notamment canadien. La rhĂ©torique israĂ©lienne est efficace, surtout pour un pays qui a les moyens militaires et le support des dĂ©cideurs de ce Monde pour faire ce qu’il veut sans rendre de comptes Ă  quiconque
 
Or, il suffit d’ĂȘtre un peu rationnel pour faire la part des choses. Simplement, enfermez des centaines de milliers de personnes en Ă©tat de siĂšge permanent, dans une petite bande de terre encerclĂ©e de toutes parts, coupez l’eau, la nourriture, les mĂ©dicaments, le pĂ©trole, et le financement, et laissez mijoter quelques mois
 Au dĂ©but Ă©tait le Blog, du Maroc, pense de mĂȘme : Quelle fiertĂ© peut-on tirer alors du fait de bombarder Ă  l’aide de chars, hĂ©licoptĂšres et autres avions de chasse une population civile entassĂ©e dans la plus grande prison au monde Ă  ciel ouvert? Kiffe Grave, de Tunisie, remarque que depuis 1967, les États-Unis ont utilisĂ© 39 fois leur veto au conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU contre des projets de rĂ©solutions condamnant IsraĂ«l. Pour autant, Hou-Hou ne considĂšre pas que le Hamas soit innocent dans cette affaire. Les torts sont des deux cĂŽtĂ©s, et comme d’habitude, ce sont les gens ordinaires qui souffrent : Il ne faut pas ĂȘtre naĂŻf non plus. Les hommes du Hamas ne sont pas nĂ©s de la derniĂšre pluie, le timing de l’arrĂȘt “unilatĂ©ral” de la trĂȘve coĂŻncidant avec la campagne Ă©lectorale en IsraĂ«l, n’est certainement pas innocent. Politiquement, le Hamas n’avait pas le choix, il fallait qu’il provoque IsraĂ«l, il fallait que ça bouge mĂȘme si ça impliquait d’énormes sacrifices. De toute façon ils n’ont plus rien Ă  perdre, Ă  part leurs vies, et les vies des palestiniens on sait trĂšs bien ce que ça vaut. Encore une fois ce sont les innocents, les gens ordinaires qui payent cher le prix des guerres du pouvoir et des idĂ©ologies. La paix est morte et enterrĂ©e depuis longtemps. Matoo ajoute ce commentaire suite Ă  ce billet : Ce qui m’effraie dans cette “histoire” c’est qu’au bout de 60 ans de conflits, avec des meurtres, des attentats, des martyrs, des bonnes volontĂ©s et des pacifistes des deux cĂŽtĂ©s, on ne sait vraiment plus Ă  quel saint se vouer. C’est comme si les “mĂ©chants” et les “gentils” Ă©taient des deux cĂŽtĂ©s de la frontiĂšre, et qu’il est impossible de voir une issue favorable. Traduit par Norbert Bousigue
 
(Source:”emarrakech” (Maroc) le  02 Janvier 2009

 
 

ITALIE ‱  A Lampedusa, des migrants toujours plus nombreux

Reportage dans un centre d’accueil situĂ© Ă  100 km des cĂŽtes tunisiennes. Des hommes et des femmes souvent trĂšs jeunes, dĂ©barquĂ©s d’Afrique ou repĂȘchĂ©s en mer, s’y entassent en attendant d’ĂȘtre transfĂ©rĂ©s vers le continent ou expulsĂ©s. Le directeur du centre d’accueil administratif pour migrants de Lampedusa s’appelle Federico Miragliotta. Il a 30 ans et dirige le centre le plus difficile Ă  gĂ©rer d’Italie. Dans l’urgence de ces derniers jours [2 300 migrants ont dĂ©barquĂ© sur cette Ăźle au sud de la Sicile entre NoĂ«l et le 31 dĂ©cembre, un record en cette saison], il a mĂȘme donnĂ© un coup de main aux cuisines. Il y met de la passion, mais n’a guĂšre les moyens de rĂ©soudre l’un des problĂšmes les plus urgents, celui des “mineurs non accompagnĂ©s” enfermĂ©s ici, car les maisons-familles situĂ©es en Sicile, seuls lieux d’accueil pour les mineurs qui dĂ©barquent Ă  Lampedusa, sont pleines. Elles sont mĂȘme surpeuplĂ©es. Il en existe vingt-cinq ; selon la loi, elles ne devraient pas accepter plus de dix jeunes Ă  la fois, mais elles en hĂ©bergent souvent cinquante. Il est trĂšs difficile de trouver des places pour les mineurs, et certains attendent des semaines. Le 30 dĂ©cembre, le centre a rĂ©ussi Ă  en placer quarante-trois. Selon l’ONG Save the Children, qui travaille dans le centre d’accueil de Lampedusa et demande depuis longtemps que le systĂšme de prise en charge des mineurs soit Ă©tendu Ă  toute l’Italie, ils sont actuellement cent cinquante-trois bloquĂ©s sur l’Ăźle. Ils vivent avec une centaine de femmes dans la partie du camp la plus proche de la grille d’entrĂ©e, dans des locaux prĂ©vus en thĂ©orie pour soixante-dix personnes. Ils mangent dehors, assis oĂč ils peuvent, ou sous une bĂąche en plastique, lĂ  oĂč dorment Ă©galement ceux qui n’ont pas trouvĂ© de place dans les prĂ©fabriquĂ©s. Le rĂ©fectoire est petit et est depuis longtemps utilisĂ© pour la prĂ©paration des repas. Dans ce centre qui tient Ă  la fois du village et du camps de rĂ©fugiĂ©s, il a suffi qu’un jour, le 28 dĂ©cembre, le camion de ramassage des ordures ne passe pas pour que, aussitĂŽt, se forment des pyramides d’ordures. En fait, pendant de longues pĂ©riodes de l’annĂ©e, la population du centre ne descend pas au-dessous du millier de personnes, contraintes Ă  vivre entassĂ©es et Ă  partager 80 toilettes et 90 douches. On y voit du linge qui sĂšche sur les balustrades, des gens accoudĂ©s sur les passerelles et un nombre impressionnant de trĂšs jeunes garçons. Ils ont en moyenne 16 ou 17 ans, mais certains sont plus jeunes. “C’est angoissant de les voir dĂ©barquer ainsi, reconnaĂźt un fonctionnaire du ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Selon les chiffres de la direction de police d’Agrigente [la prĂ©fecture dont dĂ©pend Lampedusa], sur environ 31 000 migrants qui ont dĂ©barquĂ© en 2008 Ă  Lampedusa, 322 ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s, dont 138 passeurs prĂ©sumĂ©s, qui pilotaient les embarcations. Les demandeurs d’asile – les vrais, ceux qui y ont droit, et non pas ceux qui “tentent le coup” – sont beaucoup plus nombreux. En 2007, un tiers de ceux qui ont dĂ©barquĂ© Ă  Lampedusa ont fait une demande d’asile et un sur cinq a obtenu la protection de l’Etat italien. Le centre d’accueil, qui pendant des annĂ©es a Ă©tĂ© montrĂ© du doigt, accusĂ© d’ĂȘtre une honte pour l’Italie, est toujours dĂ©bordĂ©, mais il s’est nettement amĂ©liorĂ©. Les nouvelles installations sont mieux adaptĂ©es, et tout est fait pour recevoir dignement des hommes et des femmes dont bon nombre seront ensuite expulsĂ©s. Pour l’heure, ils sont des centaines, amassĂ©s derriĂšre les grilles qui dĂ©limitent la partie rĂ©servĂ©e aux hommes adultes. La police les transfĂšre par groupes. Une colonne s’en va pour ĂȘtre transfĂ©rĂ©e vers les centres d’identification et d’expulsion, et croise celle des nouveaux arrivĂ©s. Avant qu’ils ne se mĂȘlent aux autres migrants, il faut qu’on les dĂ©barrasse de leurs morpions et autres parasites. Chacun, dĂšs qu’il met les pieds dans le centre, doit passer entre les mains de Carlo ou de Giuseppe, les deux mĂ©decins. Ceux-ci sont assistĂ©s de deux infirmiers qui travaillent par roulements de sept jours consĂ©cutifs et d’une Ă©quipe de l’Institut national pour la promotion de la santĂ© des migrants et la lutte contre les maladies de la pauvretĂ©, composĂ©e d’une dermatologue et d’une psychologue, Daria. Les migrants lui ont racontĂ© des centaines d’histoires. Quelques-unes se sont bien terminĂ©es ; d’autres sont dramatiques. Ils racontent des naufrages qui ne sont pas comptabilisĂ©s dans les statistiques. “Trois cents personnes sont mortes ces derniers jours”, affirme Hammami. Ce Tunisien s’est mariĂ©, en 2002, avec une jeune fille de Padoue. Il travaillait en VĂ©nĂ©tie jusqu’Ă  l’Ă©tĂ© 2008, quand, lors d’un voyage dans son pays, il a laissĂ© passer la date limite de son permis de sĂ©jour. Il est depuis cette date redevenu clandestin. Mario Porqueddu Corriere della Sera
 
(Source: “Courrier International” le 2 janvier 2009)

 

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