19 juillet 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année, N° 3344 du 19.07.2009

 archives : www.tunisnews.net  


TTU Monde Arabe: Tunisie : une place trĂšs convoitĂ©e Kalima: The official news agency advertises the car’s company of Benali’s son-in-law Kalima: Radwan Elhammami arrested upon his arrival in Tunis Kalima: Supporters of Jandouba’s Sportive Club ask why the plenary session was not held Liberte-algerie: Ces allĂ©chantes destinations : Tunisie, Turquie, MontĂ©nĂ©gro et Malte Reuters: L’opposition mauritanienne rejette des rĂ©sultats “fabriquĂ©s” AFP: Mauritanie: l’opposition dĂ©nonce une “mascarade Ă©lectorale” Ă  la prĂ©sidentielle Les Afriques: Al-QaĂŻda du Maghreb contre une Chine «antimusulmane» ? AFP: Taliban releases video of captured US soldier AP: Hard-liners accuse top Iranian cleric of defiance Luiza Toscane: Bosnie:les parias de la solidaritĂ©


Tunisie : une place trÚs convoitée

Les spĂ©culations vont bon train dans les cercles du pouvoir tunisien, suite Ă  la maladie du ministre d’Etat, conseiller spĂ©cial du prĂ©sident Ben Ali, Abdelaziz Ben Dhia.

NaguĂšre doyen de la FacultĂ© de droit et des sciences politiques de Tunis, Ben Dhia est le maĂźtre d’Ɠuvre de la lĂ©gislation antiterroriste en Tunisie — dans le cadre de laquelle nombre d’islamistes ont Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©s — et du rĂ©fĂ©rendum de 2002, qui permet Ă  Ben Ali d’ĂȘtre PrĂ©sident Ă  vie.

Cet homme dĂ©vouĂ© au PrĂ©sident a Ă©tĂ© terrassĂ© par une crise cardiaque, qui l’a immobilisĂ© pendant de longues semaines Ă  la clinique du Lac de Tunis. Faisant Ă  peine de la figuration tĂ©lĂ©visuelle lors des conseils des ministres, il est considĂ©rĂ© par la classe politique comme Ă©tant hors circuit.

Les couteaux s’aiguisent donc dans l’entourage prĂ©sidentiel pour prendre sa place. Le directeur du cabinet de Ben Ali, Iyadh Ouederni, s’active pour Ă©largir ses compĂ©tences au Palais, mais celui qui semble avoir, pour l’heure, les faveurs du PrĂ©sident est un SahĂ©lien comme lui, mĂ©decin de formation. Il s’agit de Hedi Mhenni, ministre d’Etat, ex-ministre de l’IntĂ©rieur et ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du RCD, le parti au pouvoir.

Depuis l’accident de santĂ© de Ben Dhia, Hedi Mhenni est de toutes les apparitions prĂ©sidentielles. Son principal handicap est qu’il ne fait pas partie des proches de l’épouse du PrĂ©sident, LeĂŻla Ben Ali. A noter, en outre, qu’il est fort peu apprĂ©ciĂ© par l’Internationale socialiste, qui avait menacĂ© plus d’une fois d’exclure le RDC de ses rangs lorsque ce parti Ă©tait dirigĂ© par Ben Dhia.

(Source : TTU MONDE ARABE (LETTRE HEBDOMADAIRE D’INFORMATIONS STRATÉGIQUES – France), N° 612 – 16 JUILLET 2009)


 

The official news agency advertises the car’s company of Benali’s son-in-law

Submitted by sihem on Friday, July 17 2009 The official Tunisian news agency published an advert of a German car that will be displayed in Tunisia. The telegram’s advert mentioned that the Transport Company owned by Sakher Elmatri- the president’s son-in-law- will market this new car in Tunisia. The telegram praised Mr Elmatri for his « capacity and expertise » and « his efforts in organizing the expected offer » pointing out that this was completed thanks to his good relationships with the German company’s managers. It is worth noting that in the last months the same agency and the official TV advertised the opening of a commercial company owned by Imed Etrabelssi Benali’s brother-in-law. (Source: Le site de Radio Kalima le 1ÂŽ7 juillet 2009) Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-52.html  


Radwan Elhammami arrested upon his arrival in Tunis

Submitted by sihem on Saturday, July 18 2009 The political police of Kairwan summoned Radwan Elhammami- a resident in Qatar- on Saturday 11 July 2009 and interrogated him about his friends’ names , his relationships, and about his beard why he shaves it off in Tunisia and grows it in Qatar. They also questioned his father, his mother and his sister on his friends’ names during two hours and they forced his father to give them Radwan’s passeport and his mobile phone. Radwan is still arrested and until Friday 17 July his family does not know nothing about his fate. Note that Radwan Elhammami is a mechanical engineer in Qatar and he is the brother of the former political prisoner Noureddine Elhammami who served a four-years imprisonment and was subjected to administrative control during some years. (Source: Le site de Radio Kalima le 18 juillet 2009) Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-49.html  


Supporters of Jandouba’s Sportive Club ask why the plenary session was not held

Submitted by sihem on Saturday, July 18 2009 Jandouba’s Sportive Club Committee refused unprecedentedly to hold the plenary session which was programmed to be held in June . According to reliable sources this delay was due to Club’s lack of public money as the municipalities and regional councils refused to back up the Sportive Club compared with other municipalities and regional councils ; and this prevented the Club from performing its role. Jandouba’s Sportive Club is an old association founded in 1922; it is among the great associations that train players of football and handball.The volleyball activities have been frozen since many years without convincing justifications. It is worth noting that the players of the football team went on strikes last year to protest against bad financial conditions and lack of equipment. (Source: Le site de Radio Kalima le 18 juillet 2009) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-50.html


 

Ces alléchantes destinations : Tunisie, Turquie, Monténégro et Malte

 
Par : Émilie Marche (Dimanche 19 Juillet 2009) Pas de grosse surprise, la Tunisie dĂ©tient toujours la palme d’or pour les vacances des nationaux. EtĂ© rime avec vacances, plage, bronzette… Tout le monde pour passer les meilleures est Ă  la recherche du bon plan dans le but de profiter de ce cours instant aprĂšs une dure annĂ©e de travail. Comment le trouve sans se faire arnaquer et trouver les meilleurs offres de voyage. Joowala.com un site Internet disponible depuis 20 jours sur la toile rassemble les meilleurs offrent des agences de voyages. En vous inscrivant sur ce site, les internautes peuvent mĂȘme recevoir les offres par mail selon leur budget et leur destination favorite. Les deux n’allant pas forcĂ©ment avec l’autre. Le cĂŽtĂ© budget prend le dessus sur le lieu des vacances. La Tunisie reste toujours la destination la plus prisĂ©e des AlgĂ©riens. “La Tunisie est la moins chĂšre, et de loin. Elle entre dans le budget des AlgĂ©riens. Le jour oĂč un autre pays sera au mĂȘme prix et qui s’adaptera Ă  leur pouvoir d’achat, ils changeront de cap. Surtout que l’annĂ©e derniĂšre, pas mal d’AlgĂ©riens se sont plaints de la mauvaise qualitĂ© de service et qu’ils Ă©taient moins bien accueillis”, estime Nassim Lounes, le directeur de Med et Com, le concepteur de Joowala.com. Sans grosse surprise, la deuxiĂšme destination des vacanciers algĂ©riens est la Turquie. “La Turquie s’adresse aux cadres. Le prix d’une semaine est d’environ 70 000 DA par personne. Les AlgĂ©riens aiment partir en Turquie. En mĂȘme temps c’est un pays dont nous partageons une culture et une histoire. Ils y vont pour se dĂ©tendre mais Ă©galement pour l’enrichissement culturel avec les excursions”, explique Nassim LounĂšs. Viens ensuite le Maroc, moins tendance Ă  cause de la fermeture des frontiĂšres et l’obligation de prendre l’avion dont le billet est plus cher que  pour l’Égypte et la GrĂšce. Pour ces deux destinations, ce sont des vacances mĂ©langeant dĂ©tente et excursion. Baignades et visites culturelles sont parmi les programmes en vogue proposĂ©s par les agences. En effet sur l’Égypte, vous ne pouvez pas Ă©chapper Ă  une excursion. Sur le site joowala.com, une multitude d’offres est disponible selon les goĂ»ts et le budget. MĂȘme des destinations, les plus exotiques. MĂȘme improbable, il y a quelques annĂ©es comme la Thailande, la Russie ou Cuba. Seul bĂ©mol, le prix, pour un voyage comme celui-lĂ , il faut dĂ©bourser dans le meilleur des cas 180 000 DA pour des voyages de 20 jours comprenant le circuit. Les plus optimistes prĂ©fĂšrent dire que les offrent se diversifient. Une offre moins cher et qui commence Ă  devenir au goĂ»t du jour c’est MontĂ©nĂ©gro et Malte. Cette petite Ăźle situĂ©e dans le bassin mĂ©diterranĂ©en entre la Sicile et la Tunisie. Une convention de visa et des vols charters ont Ă©tĂ© Ă©tablis. Sur le prix, il se situe dans le mĂȘme budget que celui de la Turquie avec les excursions. Il en va de mĂȘme pour le MontĂ©nĂ©gro, le pays voisin de la Croatie, la destination phare des EuropĂ©ens ces derniĂšres annĂ©es. Si les destinations divergent, en revanche, le temps, lui, est Ă  peu prĂšs le mĂȘme pour tous. Plus de 80% des vacanciers partent pour une semaine. Cette durĂ©e reste courte par souci de coĂ»t mais, Ă©galement, Ă  cause du Ramadan qui dĂ©bute en Ă©tĂ©. Cela rĂ©duit donc les possibilitĂ©s Pour la masse, chaque annĂ©e, des millions d’AlgĂ©riens restent au pays. Et dans ce cas-lĂ , il est malheureux de constater que les offres sont peu nombreuses ou trĂšs chĂšres. “Un sĂ©jour Ă  BĂ©jaĂŻa coĂ»te aussi et parfois plus cher qu’en Tunisie”, dĂ©voile Nassim LounĂšs. De plus cette annĂ©e, de  nombreux vacanciers optent – et c’est nouveau – pour les villes cĂŽtiĂšres algĂ©riennes. Le hic, trĂšs peu de centres de vacances sont aux normes et les hĂŽtels sont trĂšs chers et souvent plus que la Tunisie. Un Ă©lĂ©ment dĂ©courage plus d’un. “Nous avons beaucoup de demandes pour des vacances dans les 14 villes cĂŽtiĂšres. Notamment de la part des Ă©migrĂ©s qui, aprĂšs avoir entamĂ© une partie de leurs vacances veulent dĂ©couvrir leur pays. Personnellement, je reçois Ă©normĂ©ment de mails de personnes déçues sur le peu d’offres que nous proposons sur notre site en AlgĂ©rie. Les 630 agences avec qui nous travaillons plus les 15 autres membres ne se sont pas encore dĂ©veloppĂ©es. C’est dommage car nous avons de beaux sites”, commente-t-il. Pour des vacances en AlgĂ©rie, le plus simple reste la famille ou les amis. Comme d’habitude, c’est le systĂšme D qui prĂ©vale. E. M. (Source: “liberte-algerie.com” le 19 juil. 09) Lien: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=118498

 


L’opposition mauritanienne rejette des rĂ©sultats “fabriquĂ©s”

dimanche 19 juillet 2009 Les principaux candidats de l’opposition en Mauritanie ont par avance rejetĂ© dimanche les rĂ©sultats de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de la veille et rĂ©clamĂ© une enquĂȘte internationale. Lire la suite l’article. Ces opposants, dont Ahmed Ould Daddah, figure de l’opposition, et Ely Ould Mohamed Vall, un ancien putschiste, Ă©taient les principaux adversaires du favori du scrutin, le gĂ©nĂ©ral Mohamed ould Abdel Aziz, auteur du coup d’Etat d’aoĂ»t 2008. Leur prise de position a Ă©tĂ© rendue publique avant la diffusion des premiers rĂ©sultats. “En premier lieu, nous rejetons ces rĂ©sultats fabriquĂ©s Ă  l’avance; nous demandons par ailleurs Ă  la communautĂ© internationale de mettre en place une commission d’enquĂȘte pour faire la lumiĂšre sur le processus Ă©lectoral”, dĂ©clarent-ils. Vincent Fertey, version française Henri-Pierre AndrĂ©    


Mauritanie: l’opposition dĂ©nonce une “mascarade Ă©lectorale” Ă  la prĂ©sidentielle

(AFP) – 19 juil. 09 NOUAKCHOTT — Les quatre principaux candidats de l’opposition en Mauritanie ont dĂ©noncĂ© dimanche une “mascarade Ă©lectorale” aprĂšs la publication de premiers rĂ©sultats partiels donnant la victoire dĂšs le premier tour Ă  l’ex-chef de la junte, le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz. “Les rĂ©sultats qui commencent Ă  dĂ©filer montre qu’il s’agit d’une mascarade Ă©lectorale qui cherche Ă  lĂ©gitimer le coup d’Etat” du 6 aoĂ»t, a affirmĂ© Messaoud Ould Boulkheir, candidat du front anti-putsch, lors d’une confĂ©rence de presse. M. Ould Boulkheir parlait au nom de trois autres candidats: Ahmed Ould Daddah, du premier parti d’opposition, Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef de junte (2005-2007), et Hamadi Ould Meimou, ex-ambassadeur et candidat indĂ©pendant. Les quatre hommes ont publiĂ© une dĂ©claration dans laquelle ils rejettent les “rĂ©sultats prĂ©fabriquĂ©s” du scrutin qui a eu lieu samedi et appelĂ© la communautĂ© internationale Ă  diligenter une enquĂȘte indĂ©pendante sur les irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es. Ils ont enfin demandĂ© aux “entitĂ©s compĂ©tentes” comme le Conseil constitutionnel et le ministĂšre de l’Interieur de ne pas “accepter la validation” des rĂ©sultats et au peuple mauritanien de “se mobiliser pour mettre en Ă©chec ce coup d’Etat Ă©lectoral”. Selon des rĂ©sultats portant sur 1/3 des suffrages et diffusĂ©s dimanche matin par le ministĂšre de l’IntĂ©rieur, le gĂ©nĂ©ral Aziz a recueilli 51,6% des voix.  


 

Al-Qaïda du Maghreb contre une Chine «antimusulmane» ?

 
18-07-2009 Par Sana Harb, Alger L’AQMI menace-t-elle vraiment les intĂ©rĂȘts chinois. Oui, rĂ©pondent les « spĂ©cialistes ». Mais Ă  ce jour l’AQMI ne s’est pas exprimĂ©, d’oĂč de nombreuses questions sur les mĂ©thodes de travail des « experts ». Al QaĂŻda du Maghreb menacerait les ressortissants chinois en raison de la rĂ©pression contre la minoritĂ© musulmane, les OuĂŻghours, au Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Dans de nombreux mĂ©dias internationaux, et en dĂ©pit de l’absence d’un communiquĂ© de la nĂ©buleuse organisation, l’affirmation est rĂ©pĂ©tĂ©e comme une Ă©vidence. Il est vrai Ă©galement que la RĂ©publique Populaire de Chine a semblĂ© lui confĂ©rer une certaine consistance en appelant, dans un communiquĂ© de son ambassade Ă  Alger, les « entreprises chinoises et leurs personnels Ă  veiller davantage Ă  leur sĂ©curitĂ© et Ă  renforcer les mesures de sĂ©curitĂ© » et Ă  signaler « toute situation d’urgence ». Certains analystes voient dans la rĂ©action chinoise une maniĂšre de suggĂ©rer un lien entre la contestation des OuĂŻghours et le terrorisme islamiste. Il est remarquable de relever dans certains Ă©crits de la presse occidentale, au sujet de cette menace prĂ©sumĂ©e, un florilĂšge de poncifs antichinois. Comme si l’on jubilait de voir ces agents de la « sinisation de l’Afrique » dans la ligne de mire des terroristes. Il reste que PĂ©kin n’ignore pas – les rĂ©actions officielles d’Erdogan Ă©voquant une « sorte de gĂ©nocide » en sont un signe – qu’elle doit prendre au sĂ©rieux les Ă©ventuelles rĂ©percussions de la crise au Xinjiang pour ses entreprises et ses ressortissants en terres d’Islam. Mais cela n’empĂȘche pas de souligner que l’alerte Ă  la menace islamiste n’est pas venue par le biais classique d’un communiquĂ© de l’AQMI. C’est un « cabinet de risques » londonien, Striling Assynt, qui a Ă©voquĂ© des menaces d’attaques contre les travailleurs chinois en AlgĂ©rie. Il semble clair que ce « bureau d’étude » britannique se soit fondĂ© sur des forums de discussions islamistes – des milliers d’entre eux sont créés par les services de renseignements pour sonder et identifier des profils particuliers – pour faire Ă©tat d’une telle menace. C’est singuliĂšrement lĂ©ger mais imparable. ProphĂ©tie auto-rĂ©alisatrice Il est en effet statistiquement impossible de ne pas trouver dans les forums de discussions une Ă©vocation de la rĂ©pression contre les OuĂŻghours ou des appels Ă  la vengeance. Faut-il donner du crĂ©dit Ă  tout ce qui s’échange dans ces forums ? Raisonnablement, la rĂ©ponse est nĂ©gative. Mais il se trouve que certains dĂ©fendent une logique d’une sophistication surprenante selon laquelle le « cyber-islamisme » serait l’espace virtuel oĂč une base informelle – les internautes- exprimerait des demandes et des exigences que des « dĂ©cideurs » ou un « centre » se chargerait de traduire en dĂ©cision et en acte. Un observateur algĂ©rois estime que l’exercice relĂšve prĂ©cisĂ©ment de la prophĂ©tie auto-rĂ©alisatrice. L’emballement des mĂ©dias au sujet d’une menace, non avĂ©rĂ©e Ă  l’heure actuelle, de l’AQMI contre les Chinois risque de la rendre effective. Il ne serait pas Ă©tonnant, selon cet observateur, qu’un communiquĂ© finisse par ĂȘtre « arrachĂ© » Ă  l’AQMI qui, le 17 juin, a signĂ© son attentat le plus sanglant en tuant 18 gendarmes dans une embuscade dans la rĂ©gion de Bordj Bou Arreridj. L’attentat avait un lien indirect avec les travailleurs chinois, puisque le convoi de gendarmes attaquĂ©s venait de les escorter sur un des chantiers de l’autoroute est-ouest. Le fait est que les Chinois n’avaient pas constituĂ©, jusqu’à prĂ©sent une cible des djihadistes, en raison d’un impact mĂ©diatique estimĂ© faible, voire nul. Il faut aussi souligner que, parmi les travailleurs chinois en AlgĂ©rie, il y a Ă©galement des ouĂŻghours trĂšs prĂ©sents dans les denses rĂ©seaux de commerce privĂ© sino-algĂ©rien. Faire perdre l’avantage sĂ©curitaire aux chinois ÉvaluĂ© froidement, ce manque de « valeur » mĂ©diatique des Chinois est, en terme Ă©conomique, un atout face aux concurrents occidentaux considĂ©rĂ©s comme des cibles de « valeur ». La crise dans le Xinjiang, entre autoritĂ©s chinoises et minoritĂ© OuĂŻgoure changerait-elle la donne en plaçant la Chine en confrontation avec les mouvements islamistes ? La rĂ©ponse n’est guĂšre Ă©vidente. Mais on peut supposer raisonnablement qu’il ne dĂ©plairait pas aux rivaux des dynamiques chinois que ces derniers perdent l’avantage « sĂ©curitaire » de ne pas reprĂ©senter une cible pour les organisations terroristes. D’oĂč la question logique : les forums de discussion islamiste qui sont aujourd’hui la « source » de la menace contre les intĂ©rĂȘts chinois en AlgĂ©rie et de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale dans le monde musulman – on pense aussi au Soudan – sont-ils orientĂ©s dans cette direction ? Cela relativise en tout cas la thĂšse d’une « demande de la base » formulĂ©e par le cyber-islamisme, que des organisations se chargeraient de rĂ©aliser. Il est remarquable de relever dans certains Ă©crits de la presse occidentale, au sujet de cette menace prĂ©sumĂ©e, un florilĂšge de poncifs antichinois. Comme si l’on jubilait de voir ces redoutables concurrents, ces agents de la « sinisation de l’Afrique », dans la ligne de mire des terroristes. (Source: “Les Afriques” (Journal de Finance Africaine- AlgĂ©rie) le 18 juil.-09) Lien: http://www.lesafriques.com/actualite/al-qaida-du-maghreb-contre-une-chine-antimusulmane.html?Itemid=89?articleid=17914

 

Taliban releases video of captured US soldier

By Nasrat Shoaib (AFP) –19 Jul. 09 KANDAHAR, Afghanistan — The Taliban has released a 28-minute video showing a US soldier reportedly captured by the hard-line Islamist group in Afghanistan last month, officials and witnesses said Sunday. The clip released over the weekend shows a Western male — purportedly a US soldier who went missing from his base in eastern Afghanistan on June 30 — sitting cross-legged on the floor wearing a traditional Afghan outfit. The shaven-headed young man, who sports a small beard and appears nervous and frightened, answers questions in English while drinking green tea. Although the Pentagon has not released the identity of the missing soldier, a US military spokesman in Kabul confirmed that the man appearing in the video is the soldier who went missing late last month. “I was captured outside of the base camp. I was behind a patrol, lagging behind the patrol and I was captured,” the soldier tells an unseen questioner. Asked about the US-led invasion that toppled the hardline Taliban government in 2001, the man replies: “Since I’ve been here and I’ve seen how these people live and function, we have indeed invaded an independent state.” “We’re told that civilian casualties that soldiers like myself inflict on populous are simply something that we have to accept in a time of war and that we’re told that they don’t matter,” the soldier adds. His captors show the man’s military dog tags to the camera, with his name visible. A link to the clip was sent to AFP by a Taliban spokesman Zabihullah Mujahed early Sunday, and has now been posted on a number of websites. The Kabul-based US military spokesman labelled the footage “propaganda.” “The US military condemns the release of this video by rebels,” the military spokesman who requested anonymity told AFP. “They’re exploiting the soldier for their own propaganda. US and coalition forces are doing everything they can to recover the soldier and get him back unharmed. The Taliban are using it as a propaganda tool,” he added. Hundreds of US soldiers and troops from other nations have been killed in Afghanistan battling the widening Taliban-led insurgency. But the June 30 abduction is believed to be the first time militants have snatched an American soldier in Afghanistan since the war began in 2001. Earlier Sunday US-based monitoring group IntelCenter said the video contained a production group logo that has been associated with Taliban-related videos in the past. This logo dates to at least August 2008, the group said. The Taliban are the main militant group behind an increasingly deadly insurgency which they launched shortly after their government was toppled. The violence has reached new highs in recent weeks as thousands of US, British and Afghan troops launched a major assault against the rebel strongholds in the south ahead of elections next month.  

Hard-liners accuse top Iranian cleric of defiance

By ALI AKBAR DAREINI (AP) – 18 jul. 09 TEHRAN, Iran — Iranian hard-liners on Saturday accused one of the country’s most powerful clerics of encouraging opposition supporters to continue their postelection protests, a day after he criticized the ruling system’s response to the disputed election. Former President Akbar Hashemi Rafsanjani’s Friday sermon was a direct challenge to Iran’s supreme leader Ayatollah Ali Khamenei and his hard-line supporters, who have said last month’s election was fair and have called on opposition supporters to drop their claims of massive vote fraud. The protest movement and the split it has caused within the highest reaches of Iran’s clerical hierarchy have presented Khamenei with the country’s greatest challenge since the 1979 Islamic Revolution. Hard-liners like Ayatollah Mohammad Yazdi struck back at Rafsanjani on Saturday, saying his speech would endanger the country by inciting supporters of opposition leader Mir Hossein Mousavi to take to the streets as they did in June by the hundreds of thousands to protest President Mahmoud Ahmadinejad’s disputed re-election. Mousavi claims to have won the vote. “The leader (Khamenei) removed the threat of riots, but Mr. Rafsanjani is again seeking to provoke the danger,” Yazdi was quoted as saying by the semiofficial Fars news agency. Thousands of protesters clashed with police Friday after Rafsanjani’s sermon at Tehran University in the biggest opposition show of strength in weeks. Pro-government Basiji militiamen charged the crowd on motorcycles wielding batons and fired volleys of tear gas, using the kind of violent repression that has been common. Hundreds have been arrested since the June 12 election and at least 20 killed. Rafsanjani, who broke his silence for the first time since the election, denounced the government’s violent crackdown against protesters and demanded the release of those detained. Instead of suppression, he said the government should work to address the concerns Iranians have over the legitimacy of the vote. Hossein Shariatmadari, a top aide to Khamenei and director of the hard-line Kayhan newspaper, said Rafsanjani should have condemned the street riots that followed the election. “On the contrary, he implicitly, if not openly, supported lawbreakers,” Shariatmadari said in an editorial Saturday. “Rafsanjani’s remarks, in many cases, were a repeat of the same norm-breaking slogans and paved the way for (anti-government protests).” Shariatmadari repeated the claims made by Khamenei and other hard-liners that the protest movement was being fueled by foreign countries hoping to spark a revolution and topple Iran’s Islamic system — a charge the U.S. and others have denied. The criticism of Rafsanjani also revealed a fundamental split between many hard-liners and reformists over the importance of democracy in Iran’s system. People like Yazdi believe the legitimacy of the Islamic regime comes from God, not from democratic elections. “People’s support doesn’t bring legitimacy, but popularity,” said Yazdi. In contrast, tears welled up in Rafsanjani’s eyes during his sermon as he spoke of how Islam’s Prophet Muhammad “respected the rights” of his people and spoke about the founder of Iran’s Islamic Republic, Ayatollah Ruhollah Khomeini, “who always said that if the system is not backed by the people, nothing would stand.” As Rafsanjani was delivering his Friday prayer sermon, worshippers chanted “azadi, azadi,” Persian for “freedom.” Mousavi sat among the worshippers, attending the country’s main prayer service for the first time since the turmoil began. Many of those gathered wore headbands or wristbands in his campaign color green, or had green prayer rugs, crowding the former soccer field where prayers are held and spilling into nearby streets. Opposition supporters chanted “death to the dictator, a reference to Ahmadinejad, and called on the president to resign. 2009 The Associated Press.


Bosnie:les parias de la solidarité

A l’occasion du quatorziĂšme anniversaire du massacre de Srebrenica le 11 juillet 1995(voir notre prĂ©cĂ©dent article L’Ă©trange procĂšs de Florence Hartmann)Luiza Toscane rĂ©vĂšle le sort de centaines de personnes qui sont venues combattre aux cĂŽtĂ©s du peuple bosniaque ou lui apporter une aide humanitaire.Ces personnes, Ă  qui on retire la nationalitĂ© bosniaque, sont menacĂ©es de torture ou de mort dans leur pays d’origine.

Mémorial 98

 PromulguĂ©e par le Parlement bosniaque en 2005, la loi portant rĂ©vision de la nationalitĂ© prĂ©voit d’examiner les modalitĂ©s d’obtention de la nationalitĂ© bosniaque pour tous ceux qui l’auraient acquise entre avril 1992 ( date de dĂ©but de la guerre) et 2006. Une commission a Ă©tĂ© mise en place Ă  cet effet, sous l’Ă©gide du ministĂšre de la SĂ»retĂ©; elle a dĂ©butĂ© son activitĂ© en 2006 et et depuis se voit reconduite chaque annĂ©e par le Parlement, voire par le Haut ReprĂ©sentant de la communautĂ© internationale, qui dispose de prĂ©rogatives legislatives en cas de vacance parlementaire. C’est donc avec l’assentiment de l’Europe et des Etats-Unis que le pouvoir de Bosnie HerzĂ©govine a concoctĂ© une loi ad hoc permettant de se dĂ©barrasser de tous ressortissants venant de pays arabes ou musulmans et vivant depuis dix, vingt ou trente ans, sur son sol.  Les accords de Dayton prĂ©voyaient que tous les combattants Ă©trangers devaient quitter la Bosnie dans les trente jours, une formulation qui ne permettait pas de se dĂ©barrasser de ces nouveaux indĂ©sirables.  En effet, au moment des accords, ces personnes n’Ă©taient plus Ă©trangĂšres, mais dĂ©jĂ  bosniaques; de plus nombre d’entre elles n’Ă©taient pas venues pour combattre, mais pour travailler dans des associations humanitaires pendant ou aprĂšs la guerre. La commission en question a commencĂ© son travail et ĂŽtĂ© la nationalitĂ© Ă  des centaines de ressortissants bosniaques. Ces ex-Bosniaques, originaires de pays dans lesquels ils seraient en danger de mort ou d’ĂȘtre torturĂ©s, ont alors demandĂ© l’asile, qui leur a Ă©tĂ© refusĂ©, ou le droit au sĂ©jour, qui leur a Ă©tĂ© refusĂ© Ă©galement.  Ils sont devenus en quelques mois des sans-papiers alors qu’ils avaient Ă©tĂ© reçus Ă  bras ouverts pendant la guerre. Les combattants avaient Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s Ă  l’armĂ©e bosniaque qui leur avaient attribuĂ©, selon les cas, des dĂ©corations, les avantages sociaux dus aux vĂ©tĂ©rans, des pensions justifiiĂ©es pour les invalides de guerre, ils se retrouvent sans papiers et pourtant pour l’Ă©crasante majoritĂ© d’entre eux, car il s’agit d’hommes essentiellement, ils sont mariĂ©s avec des femmes bosniaques et ont des enfants bosniaques. Face au danger, les intĂ©ressĂ©s ont multipliĂ© les communiquĂ©s,  et manifestations, essentiellement Ă  Zenica et Sarajevo. Ils ont crĂ©e l’association, « Ensarije », et multipliĂ© les procĂ©dures devant la cour suprĂȘme de Bosnie, puis devant la Cour EuropĂ©enne des Droits de l’Homme.  En parallĂšle des dizaines d’autres ont pris la fuite, souvent avec leurs famille bosniaque, pour demander l’asile, essentiellement en Suisse, Grande-Bretagne, Italie, SuĂšde.  Seule la Grande-Bretagne a acceptĂ© Ă  ce jour d’octroyer des statuts de rĂ©fugiĂ©s, notamment Ă  des ex-Bosniaques redevenus Tunisiens, car tous les Tunisiens ayant fait un sĂ©jour en Bosnie sont immĂ©diatement torturĂ©s et incarcĂ©rĂ©s Ă  leur retour en Tunisie.  Ceux qui n’ont pas encore perdu la nationalitĂ© bosniaque se voient gĂ©nĂ©ralement refuser l’asile au motif que la Bosnie fait partie des pays “sĂ»rs” Actuellement la Bosnie est entrĂ©e dans la phase d’expulsions de ces ex-Bosniaques : un AlgĂ©rien a Ă©tĂ© renvoyĂ© en 2007 et un Bahreini en 2009. Un Syrien arrĂȘtĂ© en 2008 est au centre de rĂ©tention de Lukavica depuis huit mois, rejoint par un AlgĂ©rien et un Tunisien. La visite Ă  Sarajevo du vice-PrĂ©sident amĂ©ricain, Joseph Biden en mai 2009, a Ă©tĂ© l’occasion pour les autoritĂ©s bosniaques d’afficher leur soutien Ă  la « lutte contre le terrorisme » : une vaste opĂ©ration de police, largement mĂ©diatisĂ©e a donnĂ© lieu Ă  de nouvelles arrestations et Ă  des descentes spectaculaires dans des domiciles d’ex combattants, pour la plupart ayant dĂ©jĂ  quittĂ© le pays ou en passe de le faire. ConsidĂ©rĂ©s soudainement comme une menace pour la sĂ©curitĂ© du pays, ces ex Bosniaques risquent la torture, voire la mort, car les pays oĂč ils seront renvoyĂ©s n’ont pas aboli la peine capitale. A l’heure oĂč l’Europe discute des conditions d’accueil des ex-dĂ©tenus de Guantanamo, oĂč la France accueille un AlgĂ©rien de Guantanamo, faut-il rappeler que ce dernier, Lakhdar Boumediene, avait Ă©tĂ© livrĂ© par …. la Bosnie aux forces amĂ©ricaines, puis dĂ©chu de sa nationalitĂ© en vertu de la loi que nous venons de commenter.  En somme, pendant que l’Europe accueille un ex-Bosniaque, ses Ă©lus donnent un blanc-seing Ă  leur reprĂ©sentant en Bosnie, Valentin Insko, pour avaliser la politique de renvoi de centaines de parias vers la torture et la mort, vers les Guantanamo de Syrie, de Tunisie, d’Irak ou d’AlgĂ©rie.

Luiza Toscane (Source: Mémorial 98 le 19 juillet 2009)

 

 

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