19 janvier 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2068 du 19.01.2006

 archives : www.tunisnews.net


Reveiltunisien: UNE PÉTITION DE 86 PRISONNIERS TUNISIENS

La Presse : Une délégation d’une association caritative américaine en Tunisie

AFP: Londres: examen du recours de Boudhiba contre son extradition vers l’Espagne

  AFP: Scandale des OPA: le président des assurances Generali entendu comme témoin

AFP: Débarquement de 217 immigrants sur l’île de Lampedusa

ATS: Statistique de l’asile 2005  

AFP: Feu vert du parlement néerlandais à un test pour les immigrants

AFP: Le gouvernement espagnol veut œuvrer à l’intégration des musulmans 

Yahyaoui mokhtar: Omerta

  Dr. Sahbi Amri: L’Opération Mains Propres est-elle Nécessaire  en Tunisie ? 

Mourad Dridi: Un appel à la dissolution solennelle du Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA)
Belhassen: Le dilemme des voteurs musulmans! (au Québec, NDLR)

The wall Street Journal: Tunisian growth is tested: China competition, terrorism, drought could hurt economy

UPI: Political dissidents turn to cyberspace

Taher Laswad: On the Parliamentary Elections in Egypt

 

plainte contre l’administration de la prison du 9 avril UNE PÉTITION DE 86 PRISONNIERS TUNISIENS  3ème partie de la traduction de l’article « Une pétition de 86 prisonniers tunisiens »

Lire la 1ère partie de la traduction

Lire la 2nde partie de la traduction

Tunis, avril 2005

Louanges à Dieu seul

Objet : plainte contre l’administration de la prison du 9 avril

troisième et dernière partie : traduction

La file hebdomadaire des visiteurs

A ce propos on ne peut être plus explicite que ne le sont ces photos prises clandestinement dans la prison du 9 avril de Tunis, qui sont des indicateurs crédibles sur cette colonne humaine quotidienne. Là où nos parents se tiennent, emplis de crainte, de désespoir et de pessimisme, deux agents en uniforme se tiennent à côté de la porte d’entrée pour contrôler les cartes de visiteurs et créer un lien de proximité avec ces derniers en utilisant un ton coléreux au début pour finir par la corruption. Les signes se succèdent : priorité accordée dans les visites, rendez-vous fixés à l’extérieur de la prison, prostitution, etc… Lors de l’entrée dans la salle d’attente, votre attention est attirée par l’existence de deux guichets de petite taille à droite de l’entrée. Derrière, y a deux agents en civil chargés de récolter l’argent de notre consommation, nous les prisonniers à chacun selon ses capacités financières en échange d’un récépissé mentionnant le nom, le numéro du prisonnier et la somme déposée. Au premier guichet, un agent de la prison civile se charge d’écouler les faux dix dinars et les changer contre de la monnaie. Un parent s’est aperçu de l’opération (une opération à risques, qui a valu à d’aucuns emprisonnés avec nous dans la prison d’être condamnés à six ans, dix ans, vingt ans d’emprisonnement) et l’agent a feint l’étonnement : comment des faux billets sont-ils arrivés dans ma caisse ?, et il les a restitués immédiatement à la main qui les lui a donnés.

Les parloirs

La prison du 9 avril comporte trois parloirs, numéro 1, numéro 2 et numéro 3. Les deux premiers sont réservés aux prisonniers de droit commun (escroquerie, vol, abus de confiance, meurtre, etc.) Le troisième est relativement distant des deux premiers. Dans cette salle il y a des rideaux et des micros (de minuscules amplificateurs) servant à enregistrer les propos du prisonnier et de son visiteur, et elle est réservée aux prisonniers politiques d’abord, et ensuite aux prisonniers dont l’administration de la prison du 9 avril, et son directeur, Adel Sendid, redoute de dangereux dépassements (et dont se rendent coupables tous les fonctionnaires de cette catégorie de façon générale). Dans cette salle il a fallu ajouter un agent supplémentaire en faction à côté du rideau et du micro caché, et derrière les barreaux, debout, face au visiteur, pour écouter les conversations puis faire son rapport au directeur de la prison.

Les produits interdits d’entrée dans la prison sont permis à certains et interdits à d’autres

Le sucre, le ragoût aux petits pois, l’huile, les dattes, le miel, la salade « méchouia », le tagine, tous les fruits, la laitue, la bssissa, les fraises, les gâteaux, l’assida que ce soit jour de fête ou non, tous les produits dentifrices, les cuillers en plastique, les espadrilles et toutes les sortes de souliers. Les prisonniers pour « appartenance », et ceux qui connaissent Adel Sendid, un caporal ou un caporal chef, un procureur, ou Mohammed Lakhdhar, le lieutenant, ont droit à ces produits qui sont interdits aux droits communs. En conclusion, nous n’avons pas voulu à travers cette pétition donner un témoignage de notre innocence. Nous sommes bien rentrés dans la prison par la grande porte qui donne sur le boulevard qui représente une part de l’histoire de la Tunisie (les événements du 9 avril). Est-ce que la Tunisie ne veille pas par sa constitution sur le caractère sacro-saint de l’intégrité physique et morale du citoyen et est ce que ses lois ne punissent pas celui qui abuse du respect d’autrui ? Il n’y a qu’à consulter le nombre de plaintes qui arrivent à l’administration générale des prisons et de la rééducation en provenance de la prison du 9 avril, de Ghar El Melh, d’El Haouareb, de Mornag, de Gafsa, du Kef, etc,…) et la vérité éclatera au grand jour et il ne vous restera qu’à prendre votre décision. Enfin, vous ne trouverez pas qui est derrière ces renseignements lors de l’enquête, car nous craignons le pire.

Liste des signataires (traduction) :

Choukri Ben Brahim Ayari

Ramzi Ben Abdelmajid Ben Mohammed

Hassen Ben Belkacem Elbarhoumi

Hassen Ben Mohammed Ali Ayari

Faouzi Ben Ali Gassoumi

Zine El Abidine Ferchichi

Nizar Ben Mohammed Salah Sellami

Mohammed Ben Béchir Jlidi

Hassen Ben Mrad Ben Hassen Hakimi

Hichem Ben Mohammed Hamadi

Mohammed Salah Kefi

Nabil Kharzi

Lotfi Ayari

Mourad Rahim

Mohammed Ali Toumi

Mohammed Mouldi Harzallah

Anis Hamdi

Krï Ferchichi

Samir Souissi

Ahmed Oueslati

Ramzi Ouali

Laroussi Ben Jaafar

Anis Jebali

Khaled Chaabani

Allala Trabelsi

Abdelwahab Hannachi

Fethi Ounas

Nizar Mohammed Salah Sellami

Taoufik Dridi

Amor Aouini

Fethi Maalaoui

Jamel Riahi

Mohammed Ali Bougarrin

Aziz Harzi

Samir Soussi

Rafik Jebali

Mohammed Ali Ayari

Samir Arfaoui

Mounir Sassi

Nabil Zarhouni

Abdallah Zouaoui

Riadh Ben Alia

Fayçal Abdessalam Bahri

Houssine Nefzi

Ouahid Jebali

Anis Jendoubi

Hassen Riahi

Nizar Hedi Ben Saïd

Badreddine Laabidi

Mohammed Rezgui

Jalel Zayati

Tarek Bahlaouani

Saber Fatnassi

Nabil Hidoussi

Béchir Almi

Abdelwahab Mouqaddam

Salah Mathlouthi

Mohsen Bahri

Mehrez Ouertani

Mohammed Zoghlami

Ahmed Hamza

Nabil Zahani

Lotfi Boulaabi

Amor Laouini

Mounir Euchhi

Saber Ben Saad

Mohammed Jomni

Hassen Dridi

Chir Ayari

Fethi Hammami

Samir Snoussi

Mehrez Chatti

Ahmed Abdi

Azzedine Hannachi

Ahmed Jeridi

Larbi Dridi

Tahar Hamouda

Moncef Hamdi

Mohammed Sassi

Tarek Riahi

Mehrez Hamrani

Ali Chahed

Youssef Chelaouati

Khaled Dridi

(86 témoins de ce qui s’est passé et de ce qui continue de se passer et que nous avons relaté dans cette pétition)

(Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

  ************************************************* LES ARTICLES   plainte contre l’administration de la prison du 9 avril UNE PÉTITION DE 86 PRISONNIERS TUNISIENS La file hebdomadaire des visiteurs par Rédaction de reveiltunisien.org

Tunis, avril 2005

Louanges à Dieu seul

Objet : plainte contre l’administration de la prison du 9 avril

troisième et dernière partie : traduction

La file hebdomadaire des visiteurs

A ce propos on ne peut être plus explicite que ne le sont ces photos prises clandestinement dans la prison du 9 avril de Tunis, qui sont des indicateurs crédibles sur cette colonne humaine quotidienne. Là où nos parents se tiennent, emplis de crainte, de désespoir et de pessimisme, deux agents en uniforme se tiennent à côté de la porte d’entrée pour contrôler les cartes de visiteurs et créer un lien de proximité avec ces derniers en utilisant un ton coléreux au début pour finir par la corruption. Les signes se succèdent : priorité accordée dans les visites, rendez-vous fixés à l’extérieur de la prison, prostitution, etc… Lors de l’entrée dans la salle d’attente, votre attention est attirée par l’existence de deux guichets de petite taille à droite de l’entrée. Derrière, y a deux agents en civil chargés de récolter l’argent de notre consommation, nous les prisonniers à chacun selon ses capacités financières en échange d’un récépissé mentionnant le nom, le numéro du prisonnier et la somme déposée. Au premier guichet, un agent de la prison civile se charge d’écouler les faux dix dinars et les changer contre de la monnaie. Un parent s’est aperçu de l’opération (une opération à risques, qui a valu à d’aucuns emprisonnés avec nous dans la prison d’être condamnés à six ans, dix ans, vingt ans d’emprisonnement) et l’agent a feint l’étonnement : comment des faux billets sont-ils arrivés dans ma caisse ?, et il les a restitués immédiatement à la main qui les lui a donnés.

Les parloirs

La prison du 9 avril comporte trois parloirs, numéro 1, numéro 2 et numéro 3. Les deux premiers sont réservés aux prisonniers de droit commun (escroquerie, vol, abus de confiance, meurtre, etc.) Le troisième est relativement distant des deux premiers. Dans cette salle il y a des rideaux et des micros (de minuscules amplificateurs) servant à enregistrer les propos du prisonnier et de son visiteur, et elle est réservée aux prisonniers politiques d’abord, et ensuite aux prisonniers dont l’administration de la prison du 9 avril, et son directeur, Adel Sendid, redoute de dangereux dépassements (et dont se rendent coupables tous les fonctionnaires de cette catégorie de façon générale). Dans cette salle il a fallu ajouter un agent supplémentaire en faction à côté du rideau et du micro caché, et derrière les barreaux, debout, face au visiteur, pour écouter les conversations puis faire son rapport au directeur de la prison.

Les produits interdits d’entrée dans la prison sont permis à certains et interdits à d’autres

Le sucre, le ragoût aux petits pois, l’huile, les dattes, le miel, la salade « méchouia », le tagine, tous les fruits, la laitue, la bssissa, les fraises, les gâteaux, l’assida que ce soit jour de fête ou non, tous les produits dentifrices, les cuillers en plastique, les espadrilles et toutes les sortes de souliers. Les prisonniers pour « appartenance », et ceux qui connaissent Adel Sendid, un caporal ou un caporal chef, un procureur, ou Mohammed Lakhdhar, le lieutenant, ont droit à ces produits qui sont interdits aux droits communs. En conclusion, nous n’avons pas voulu à travers cette pétition donner un témoignage de notre innocence. Nous sommes bien rentrés dans la prison par la grande porte qui donne sur le boulevard qui représente une part de l’histoire de la Tunisie (les événements du 9 avril). Est-ce que la Tunisie ne veille pas par sa constitution sur le caractère sacro-saint de l’intégrité physique et morale du citoyen et est ce que ses lois ne punissent pas celui qui abuse du respect d’autrui ? Il n’y a qu’à consulter le nombre de plaintes qui arrivent à l’administration générale des prisons et de la rééducation en provenance de la prison du 9 avril, de Ghar El Melh, d’El Haouareb, de Mornag, de Gafsa, du Kef, etc,…) et la vérité éclatera au grand jour et il ne vous restera qu’à prendre votre décision. Enfin, vous ne trouverez pas qui est derrière ces renseignements lors de l’enquête, car nous craignons le pire.

Liste des signataires (traduction) :

Choukri Ben Brahim Ayari

Ramzi Ben Abdelmajid Ben Mohammed

Hassen Ben Belkacem Elbarhoumi

Hassen Ben Mohammed Ali Ayari

Faouzi Ben Ali Gassoumi

Zine El Abidine Ferchichi

Nizar Ben Mohammed Salah Sellami

Mohammed Ben Béchir Jlidi

Hassen Ben Mrad Ben Hassen Hakimi

Hichem Ben Mohammed Hamadi

Mohammed Salah Kefi

Nabil Kharzi

Lotfi Ayari

Mourad Rahim

Mohammed Ali Toumi

Mohammed Mouldi Harzallah

Anis Hamdi

Krï Ferchichi

Samir Souissi

Ahmed Oueslati

Ramzi Ouali

Laroussi Ben Jaafar

Anis Jebali

Khaled Chaabani

Allala Trabelsi

Abdelwahab Hannachi

Fethi Ounas

Nizar Mohammed Salah Sellami

Taoufik Dridi

Amor Aouini

Fethi Maalaoui

Jamel Riahi

Mohammed Ali Bougarrin

Aziz Harzi

Samir Soussi

Rafik Jebali

Mohammed Ali Ayari

Samir Arfaoui

Mounir Sassi

Nabil Zarhouni

Abdallah Zouaoui

Riadh Ben Alia

Fayçal Abdessalam Bahri

Houssine Nefzi

Ouahid Jebali

Anis Jendoubi

Hassen Riahi

Nizar Hedi Ben Saïd

Badreddine Laabidi

Mohammed Rezgui

Jalel Zayati

Tarek Bahlaouani

Saber Fatnassi

Nabil Hidoussi

Béchir Almi

Abdelwahab Mouqaddam

Salah Mathlouthi

Mohsen Bahri

Mehrez Ouertani

Mohammed Zoghlami

Ahmed Hamza

Nabil Zahani

Lotfi Boulaabi

Amor Laouini

Mounir Euchhi

Saber Ben Saad

Mohammed Jomni

Hassen Dridi

Chir Ayari

Fethi Hammami

Samir Snoussi

Mehrez Chatti

Ahmed Abdi

Azzedine Hannachi

Ahmed Jeridi

Larbi Dridi

Tahar Hamouda

Moncef Hamdi

Mohammed Sassi

Tarek Riahi

Mehrez Hamrani

Ali Chahed

Youssef Chelaouati

Khaled Dridi

(86 témoins de ce qui s’est passé et de ce qui continue de se passer et que nous avons relaté dans cette pétition)

(Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

mis en ligne le MERCREDI 18 JANVIER 2006


 

Solidarité – Lutte contre la pauvreté

Une délégation d’une association caritative américaine en Tunisie

 

Une délégation de l’association caritative américaine «The American Joint Distribution Committee of Dallas» séjourne actuellement en Tunisie.

 

La délégation a été reçue par M. Ali Chaouch, ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’étranger, et par M. Charfeddine Guellouz, président de l’Union tunisienne de solidarité sociale.

 

Cette visite, entamée dimanche dernier, doit se poursuivre jusqu’à demain et a pour objectif de prendre connaissance de l’expérience tunisienne dans le domaine de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté.

 

(Source : « La Presse » du 19 janvier 2006)

 

Remarque de la rédaction de TUNISNEWS:

 

En cherchant le site d’une ONG américaine ayant le même nom cité par « La Presse », on n’a rien trouvé. Par contre, on a découvert l’existence d’un ONG ayant l’appellation suivante : « the American Jewish Joint Distribution Committee » (et non pas «The American (…) Joint Distribution Committee of Dallas»

 

On a pu lire sur le site web de cette ONG (Sur le lien : http://www.jdc.org/p_aa_tun_pg.html ) concernant ses activités et ses priorités en Tunisie ce qui suit :

« Tunisia’s Jewish population is small but well organized.  Our objective is to help the community maintain the Jewish institutions necessary for Jewish life. Toward that end, we work to ensure that Jewish children have full access to Jewish education whenever possible. We also strive to ensure that the aged, sick and poor are able to live their lives with dignity.”

 

D’ou la question : Est – ce que le journal gouvernemental « La Presse » a omis le « Jewish » de l’appellation de l’ONG ou bien s’agit –il d’une autre ONG américaine et caritative bien distincte ??


 

Londres: examen du recours de Boudhiba contre son extradition vers l’Espagne

 

AFP, le 18.01.2006 à 17h30

            LONDRES, 18 jan 2006 (AFP) – Le recours déposé par Hedi Ben Youseff Boudhiba, un Tunisien arrêté à Londres et menacé  d’extradition vers l’Espagne pour son implication supposée dans les  attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, a été examiné  mercredi par la Haute cour de Londres.

            L’accusé, âgé de 45 ans, a « l’intelligence d’un enfant », a  plaidé son avocat, Me Toby Hedworth, mettant en avant des rapports  médicaux selon lesquels il aurait un âge mental de 8 ans.

            Selon l’avocat, ces révélations remettent en cause la décision  du tribunal londonien de Bow Street, en juin 2005, de donner son feu  vert à l’extradition, car cette décision avait alors été prise en  fonction d’un accusé supposé avoir une intelligence normale.

            L’avocat a également mis en cause la validité du mandat d’arrêt  qui a permis l’arrestation de son client en août 2004 à Liverpool,  dans le nord-ouest de l’Angleterre.

            L’avocat représentant les autorités espagnoles a estimé de son  côté que la décision d’extradition n’est pas susceptible d’être  remise en cause, la justice espagnole ayant garanti que si l’état de  santé de M. Boudhiba était jugé défaillant celui-ci serait traité de  façon adéquate.

            M. Boudhiba avait été arrêté sur un mandat d’arrêt international  délivré par le juge antiterroriste espagnol Baltasar Garzon, alors  qu’il tentait de s’envoler pour Barcelone.

            Hedi Ben Youseff Boudhiba est accusé d’avoir appartenu à un  réseau installé en Espagne qui aurait collecté des fonds pour  Al-Qaïda et fourni de faux papiers à des suspects, dont Ramzi  Binashibh, considéré comme l’un des acteurs principaux des attentats  du 11 septembre.

            La justice espagnole avait d’abord tenté d’entendre le suspect  comme simple témoin, mais il avait refusé.

            Les deux juges de la haute cour de Londres chargé de se  prononcer sur le recours de M. Boudhiba ont mis leur jugement en  délibéré à une date non précisée.

 

AFP               


 

Scandale des OPA: le président des assurances Generali entendu comme témoin

 

AFP, le 18.01.2006 à 18h38

ROME, 18 jan 2006 (AFP) – Le banquier français Antoine Bernheim,  81 ans, président du groupe d’assurance Generali, a été entendu  mercredi comme témoin par la justice à Rome dans le cadre de  l’enquête sur un énorme scandale bancaire.

 

M. Bernheim n’a fait aucune déclaration à sa sortie du palais de  justice où il a été entendu pendant deux heures. Il doit cette  convocation au chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi.

 

Ce dernier a accusé la semaine dernière des dirigeants du  principal parti d’opposition (Démocrates de gauche, DS) d’avoir  tenté de faire pression sur la direction de Generali pour qu’elle  vende sa participation de 8,7% dans la Banca Nazionale del Lavoro  (BNL) au groupe d’assurances mutualistes Unipol, lié à la gauche  italienne.

 

Le groupe Generali, qui n’a pas vendu sa participation, a  démenti toute pression politique.

Le président du groupe Unipol, Giovanni Consorte, a été mis en  examen début décembre pour détournement de fonds, manipulation  d’informations boursières et association de malfaiteurs, dans le  cadre d’une enquête sur la montée au capital de l’assureur dans  BNL.

 

Silvio Berlusconi a fait état d’un dîner au mois de juillet  entre M. Bernheim et quatre dirigeants du parti des Démocrates de  gauche (DS) au cours duquel le président de Generali aurait été prié  de céder à Unipol sa participation dans la BNL.

 

Il a fait cette déclaration la semaine dernière au cours d’une  émission de télévision et a ensuite fait une déposition en ce sens  devant les magistrats chargés de l’enquête.

 

Le chef du gouvernement italien a précisé tenir ses informations  du financier tunisien Tarak Ben Amar, un des principaux actionnaires  de Generali, et a reconnu en avoir déduit que des pressions avaient  été exercées sur M. Bernheim.

 

Tarak Ben Amar a également été entendu mercredi comme témoin. Le  financier a ensuite précisé au cours d’une conférence de presse ne  jamais avoir dit à M. Berlusconi que des pressions ont été exercées  sur Generali.

 

« Je n’ai jamais dit à Berlusconi que des dirigeants politiques,  de droite ou de gauche, ont fait pression sur la cession de la  participation de Generali dans la BNL », a-t-il déclaré.

 

AFP


 

Débarquement de 217 immigrants sur l’île de Lampedusa

 

AFP, le 19.01.2006 à 10h05

ROME, 19 jan 2006 (AFP) – Une embarcation ayant à son bord 217  candidats à l’immigration est arrivée jeudi matin au port de  Lampedusa, petite île italienne au sud de la Sicile, a annoncé  l’agence Ansa.

 

Les 217 immigrants illégaux, parmi lesquels 10 femmes et 17  mineurs, ont été conduits par la police au centre d’accueil fermé de  l’île pour les formalités d’identification.

 

La veille, les garde-côtes et la police de l’île avaient  intercepté 14 hommes d’origine tunisienne arrivés à bord d’une  petite barque.

 

L’Italie est préoccupée par l’arrivée ininterrompue d’immigrants  clandestins partis des côtes africaines, notamment de Tunisie et de  Libye.

 

Mardi le ministre de l’Intérieur Giuseppe Pisanu a rencontré le  dirigeant libyen Mouamar Kadhafi pour évoquer le sujet.

 

Dans un communiqué, les deux hommes ont souligné leur conviction  que la collaboration entre les deux pays pour lutter contre  l’immigration clandestine « doit être intégrée à une implication plus  large de l’Afrique et de l’Europe, et en particulier des pays  riverains de la Méditerranée ».

 

AFP


Statistique de l’asile 2005

Les demandes déposées en Suisse ont diminué de 29 %

 

ATS, le 19.01.2006 à 13h12

Berne (ats) Le nombre des demandes d’asile déposées en Suisse en  2005 a diminué de 29,4 % pour s’établir à 10 061. Pour l’Office  fédéral des migrations (ODM), cette baisse plus forte qu’ailleurs  découle du durcissement de la politique d’asile.

 

L’an dernier, l’ODM a enregistré 4187 demandes de moins qu’en  2004, selon un rapport publié jeudi. La diminution est continue  depuis 2002, année où l’on avait comptabilisé près de 27 000  demandes.

 

Le plus grand nombre de demandes est venu de Serbie et  Monténégro (1506), devant la Turquie (723), la Somalie (485),  l’Irak (468) et la Bulgarie (461). Suivent la Géorgie (397  demandes), puis la Russie (375), la Bosnie-Herzégovine (301) et  l’Iran (291).

 

Ces deux derniers pays ont remplacé l’Algérie et le Nigeria sur  la liste des Etats d’où viennent les plus forts contingents de  candidats à l’asile. Les chiffres sont en baisse pour les sept  premiers pays de la liste.

 

Baisse plus forte qu’ailleurs

 

Pour l’ODM, la baisse des demandes peut être attribuée aux  mesures comme la suppression de l’aide sociale pour les personnes  frappées d’une décision de non-entrée en matière (NEM),  l’accélération de la procédure et une politique résolue de renvoi  des personnes déboutées.

 

Une comparaison basée sur les onze premiers mois de 2005 montre  que la baisse des demandes a été plus forte en Suisse qu’en  Allemagne (-23,6 %), en France (-8,3 %) ou en Autriche (-11,5 %).  Les Pays-Bas (+38,7 %) et la Belgique (+5,7 %) ont même connu une  hausse des demandes d’asile.

 

Au total, l’ODM a traité 12 695 demandes en première instance,  soit 33,7 % de moins que l’année précédente. Une décision de non-  entrée en matière a été rendue pour 2530 demandes. L’asile a été  refusé dans 6965 cas, auxquels s’ajoutent 1703 retraits ou  radiations.

 

Taux d’admission en hausse

 

L’asile a été octroyé à 1497 personnes, ce qui correspond à un  taux de reconnaissance de 13,6 %. Le nombre de réfugiés admis a  diminué de 58, mais le taux est en hausse par rapport à 2004  (9,2 %). Pour l’ODM, cette progression montre que «les personnes  persécutées ou menacées de l’être peuvent toujours compter sur la  protection de la Suisse».

 

Les taux d’admission diffèrent fortement selon les pays  d’origine. Parmi les plus forts contingents de candidats à l’asile,  il varie entre 6,3 % pour les Serbes et Monténégrins, 9,7 % pour  les Irakiens et 42,8 % pour les Turcs.

 

Pour les autres provenances,  l’ODM cite des taux d’admission de 71,6 % pour le Togo, de 66,7 %  pour la Tunisie, de 40 % pour la Chine et de 25,8 % pour le Sri  Lanka.

 

L’an dernier, 2230 personnes ont déposé une demande de réexamen  de leur décision. L’ODM s’est prononcé sur 2235 demandes, dont 563  ont été acceptées et 1438 rejetées. L’office n’est pas entré en  matière ou a procédé à la radiation de 234 demandes. 411 demandes  étaient encore pendantes à fin 2005.

 

Plus de départs que d’entrées

 

L’ODM a enregistré plus de départs ou sorties des statistiques  (13 879) que de demandes d’asile. Sur ce nombre, 1745 personnes  sont rentrées de manière autonome et 1281 ont été reconduites dans  leur pays ou un Etat tiers. On compte en outre 6006 départs non  officiels et 3836 décisions de non-entrée en matière.

 

A la fin de l’année, 48 193 personnes au total se trouvaient  dans le processus d’asile. Ce nombre a diminué de 12,5 % en un an.  10 046 personnes se trouvaient en phase d’exécution du renvoi

(-  29,4 %), dont 6859 dans la catégorie «obtention des documents» (-  26,9 %).

 

(Source : www.romandie.com, le 19 janvier 2006)


 

Le gouvernement espagnol veut œuvrer à l’intégration des musulmans

 

AFP, le 19.01.2006 à 13h41

            MADRID, 19 jan 2006 (AFP) – Le ministre espagnol de l’Intérieur,  José Antonio Alonso, mènera des réunions « périodiques » avec les  communautés musulmanes d’Espagne, dans une perspective  d' »intégration », a annoncé jeudi son ministère.

            L’objectif de ces réunions informelles « est l’intégration », a  affirmé le ministère à l’issue d’une rencontre à Madrid avec les  dirigeants de la Commission islamique d’Espagne, nommés en 1991 pour  représenter officiellement les musulmans vivant dans le pays  ibérique.

            Au cours de cette réunion, M. Alonso a expliqué qu’il « fera tout  son possible pour consolider dans la conscience sociale l’idée que  cette communauté défend des valeurs légitimes qui n’ont rien à voir  avec le terrorisme international ». Il a « remercié (les musulmans)  pour leur collaboration ».

            L’Espagne a été frappée le 11 mars 2004 par le pire attentat  terroriste de son histoire (191 morts), revendiqué par Al Qaïda et  attribué à des islamistes radicaux.

            Depuis ces attentats, la police espagnole a démantelé de  nombreuses cellules islamistes, dont la dernière, mi-janvier, est  soupçonnée d’avoir recruté des combattants pour l’Irak.

            Après la victoire du socialiste José Rodriguez Zapatero aux  législatives de 2004, son parti avait annoncé que le nouveau  gouvernement étudierait la création d’un conseil islamique  démocratiquement élu pour contrer l’emprise d’imams radicaux en  Espagne. Cette idée, qui voulait s’inspirer de l’exemple français,  n’a pas connu de suite, sans que le gouvernement souhaite  officiellement dire pourquoi.

            En avril 2003, un Conseil français du culte musulman (CFCM)  avait été élu pour la première fois, mais les résultats avaient été  jugés préoccupants en raison de la forte proportion de sièges  obtenus par les radicaux.

            Quelque 230.000 musulmans immigrés résident en Espagne. Si l’on  ajoute les 260.000 musulmans espagnols, le nombre atteint plus d’un  demi-million, selon l’Union des associations musulmanes,  généralement considérées comme modérées.

            En tout, 282 communautés musulmanes sont inscrites au registre  non obligatoire du culte religieux en Espagne.

 

AFP


Feu vert du parlement néerlandais à un test pour les immigrants

 

AFP, le 19.01.2006 à 15h46

            LA HAYE, 19 jan 2006 (AFP) – Le parlement néerlandais a donné  son feu vert jeudi à l’introduction d’un test payant de culture et  de langue néerlandaises que les candidats à l’immigration passeront  dans leur pays d’origine, a-t-on appris auprès du ministère de  l’Intégration et de l’Immigration.

            « Les parlementaires, qui voulaient des garanties techniques  quant aux tests, ont obtenu les réponses de la ministre de  l’Immigration Rita Verdonk, et ont donné le feu vert au test », a  déclaré à l’AFP Maud Bredero, porte-parole de Mme Verdonk.

            A partir du mois de mars, les candidats à l’immigration aux  Pays-Bas devront passer dans leur pays d’origine ce test d’un coût  de 350 euros avant de pouvoir obtenir le permis de séjour.

            S’ils échouent, ils sont libres de repasser le test autant de  fois qu’ils le veulent, mais devront s’acquitter des 350 euros à  chaque fois.

            Les immigrants exemptés de ce test sont les ressortissants de  l’Union européenne (UE), les Suisses, les Canadiens, les Américains,  les Néo-Zélandais, les Japonais et les « victimes de trafic de femmes  ou témoins de tels crimes », selon le ministère de la Justice.

            Le ministère estime qu’environ 14.000 candidats, principalement  originaires de Turquie, du Maroc et du Surinam, devraient passer ce  test chaque année.

            « L’intégration dans la société néerlandaise est un long  processus et il est important que les nouveaux arrivants aient des  connaissances basiques de néerlandais et de la société néerlandaise  avant d’arriver aux Pays-Bas », avait expliqué le ministère de la  Justice.

            Le gouvernement ne fournit aucun cours de préparation à  l’exception d’un film d’introduction aux Pays-Bas et d’exemples de  tests.

            La télévision publique néerlandaise a récemment testé, pour une  émission, des groupes de résidents aux Pays-Bas (Néerlandais de  souche, restaurateurs chinois, etc.): aucun n’a réussi ces tests.

 

AFP


 

Omerta

par Yahyaoui mokhtar

 

La même question m’a été posée souvent ces derniers temps : « Pourquoi vous n’écrivez plus ? » Je ne sais pas si on est aussi en droit de revendiquer un droit au silence comme on revendique le droit à la liberté d’_expression. Le silence peut il procéder de l’omerta dans certaines conditions déterminées.

 

Le brouhaha qui a précédé et accompagné le dernier sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) c’est vite estompé laissant tout un pays seul isolé tel un corps inanimé que seuls les vautours se disputaient. Ceux qui clamaient « on a gagné » de tout bord ont tort, notre pays n’a jamais été aussi ligoté et bâillonné comme elle l’est en ce début d’année. La vie pourtant coule doucement à longueurs de journées qui se succédaient sans que rien ne se passe sauf les hâtifs préparatifs de la dictature pour fêter son jubilé.

 

Aujourd’hui aussi rien ne se passait comme d’habitude. je me suis décidé à reprendre mon blog sans être vraiment certain de pouvoir édité ce texte dessus comme j’ai l’intention et moins sur encore de pouvoir garantir que ce texte ne subit le sort de tous les brouillons délaissés pendant les trois derniers mois écoulés.

 

Tounes el mahrousa, comme disait nos aïeuls, continue à mériter son patronyme. Sans besoin de la baraka de ses vénérables saints dont elle tire son appellation, aujourd’hui c’est la milice -pour ne pas insulter la police- qui veille directement sur sa sécurité. Mon silence observé tous ces derniers temps n’aura servi à rien, je demeure un important suspect que ma garde rapproché continue d’observer à longueur de jour comme de nuit. Ils sont là à me guetter, impossible de s’en séparer. Il faut que je sorte pour m’éloigner de la foule du centre ville ou j’habitais pour les voir derrière moi en voiture comme à pieds leur mission est de ne pas me relâcher de leur champ de vision. Tard dans la nuit quand la rue est déserte de tout passant on peut les voir clairement derrière le pare-brise de leur voiture qui surplombe l’entrée de l’immeuble et donne sur les balcons de mon appartement. Samedi à Sfax j’avait eu droit à toute une caravane pour me déplacer, avec trois voitures qui me suivaient j’ai du demander la permission des personnes que je voulais visiter s’il acceptaient ma garde avant d’aller les rencontrer.

 

Le problème avec ce genre de situation est qu’on ne peut pas s’empêcher d’y penser. Le plus intrigant est quand on sait au fond de soi même qu’on n’a rien fait pour mériter toute cette attention et qu’on n’a même pas l’intention d’en faire pour la mériter. J’ai le pressentiment qu’on cherche à faire le siège de mon « Palais de rêve » comme le décrit l’albanais Ismail Kadaré qui dit que « L’enfer est le commencement des lois, de la légitimité, je ne sais pas comment dans les manuels de droit débutent l’étude historique de la jurisprudence, mais je crois qu’elle devrait débuter par l’enfer en général. L’enfer est le premier code pénal de l’humanité… Le concept de droit commence par l’enfer ! »

 

Je ne vois personnellement aucune utilité à construire des villes de pierres si on va se condamner à vivre dans des cités d’enfer et dépendre de gardiens pour la paix de ses dirigeants. A quoi servira-t-il de parler si on est incapable d’épargner à tous ceux qu’on aimait ce passage obligé par l’enfer que doit emprunter notre chemin pour la liberté ? Les sons de la voix pour être entendu comme l’intellection des mots qu’on peut composer peuvent se disperser dans la confusion et échapper à ceux pour qui ils sont destinés.

 

Ce qui me fait peur c’est la peur, cette peur qui continue à nous habiter avec ce sentiment de terreur qui nous présente l’ennemi comme notre seul allié pour nous engager dans une voie sans issue. Cette dépendance du mal qui ronge notre cité qui corrompt notre morale et nous fait dévier de tous nos repères, cette incapacité de trouver dans l’abîme de l’humiliation ou tout un pays est réduit les mots justes qui peuvent être entendu par tous.

 

Yahyaoui mokhtar

Tunis, le 16 janvier 2006

 

(Source : www.reveiltunisien.org, le 19 janvier 2006)

URL : http://www.reveiltunisien.org/breve.php3?id_breve=2991


 

L’Opération Mains Propres est-elle Nécessaire  en Tunisie ?

Dr. Sahbi Amri

 

         La compétition de la médiocrité politique et  de la délinquance du secteur policier, en Tunisie, a toujours suscité une négligence suprême sous forme d’approbation du laisser-aller et inversement pour une éventuelle tentation  de fuite et de glissade afin   d’échapper aux réformes profondes nécessaires tant attendues.

          Les violations et les dérives officielles  de toutes sortes  et dans tous les domaines vitaux du pays ont transformé la coordination des mécanismes de fonctionnement de l’état en oligarchie manifeste paralysant tous les secteurs.

         L’arbitraire et l’abus de pouvoir ont fait, à leur tour, apparaître depuis bien longtemps l’inaptitude, d’un parrain mafieux , à gérer un peuple et un pays par les théories du banditisme et du terrorisme d’état sous une totale immunité à l’impunité judiciaire.

         Il ne lui reste , cependant , qu’à plier bagages ; mais il est incertain qu’il n’en sortira sain et sauve de son initiative d’abandon , car au fond de lui et au fond de son entourage , la légende du palmarès de leurs crimes , de leurs violations et de leurs dérives est bien chargée malgré leur immunité à l’impunité judiciaire provisoire bien notée dans un article  » trop fragile” d’une reforme constitutionnelle juridiquement et judiciairement litigieuse  .

         Un faux président  n’a jamais été digne d’honneur et de respect.

         Ses recours de remaniements partiels de sauvetage à sortir de la noyade de sa crise politico-économique et sociale chronique évolutive  ne pourraient avoir de l’impact  sociopolitique que s’il entamerait une autocritique dans un discours officiel public sincère et crédible afin de responsabiliser les véritables commanditaires et les agents d’exécution de la désorientation des principes de ses promesses annoncées dans sa déclaration à l’aube de son coup d’état nocturne  bien    «  médicalisé »  du 7 Novembre 1987.

        L’assainissement radical du Palais de Carthage et du foyer de la gangrène nationale des fripouilles et des moisissures nauséabondes sont des indications primordiales à toute initiative de réformes et de regain de confiance .

        C’est l’assise de toute issue de reformes sociopolitiques .

        La culpabilité de l’effectif des criminels de son régime autoritaire policier devrait essentiellement comporter tous les membres du bureau politique  ayant approuvé et participé à une désorientation politique des années 1990 pour engager une conduite violatrice des droits humains de leurs compatriotes .

        Ce revirement précoce a  contourné les véritables aspirations  démocratiques du peuple Tunisien qui a bien applaudi le changement du 7 Novembre 1987.   Mais , il en a été vraiment déçu ensuite .

         Les bénéficiaires de cette torsion politique précoce n’ont cessé, à ce jour, de prouver qu’ils ont pris le train en marche pour engloutir de plus en plus le pays dans un marécage suffocant.

        La responsabilité des signataires du pacte national n’est pas, cependant, à exclure.

        Leur passivité n’était qu’une forme de complicité négative franchement  hypocrite pour  livrer une carte blanche aux violations et aux dérives de l’autorité au pouvoir policier.

        L’annulation de ce pacte national s’avère actuellement nécessaire pour l’édification d’une nouvelle cartographie de la scène politique en Tunisie.

        Les compromis des coulisses ont emmené la situation sociopolitique générale du pays à l’impasse dont les conséquences sont  imprévisibles dans une Tunisie incapable de supporter les conséquences d’un séisme politique .

        Par ailleurs , les manœuvres de la pseudo-opposition de slogans n’ont cessé d’étaler leurs contributions hypocrites à la prolongation de la souffrance d’une frange assez importante de la Tunisie profonde .

         Le jeu officiel suprême des mensonges , de la fraude , des vols de biens publics , des tricheries bancaires , du favoritisme , du profitarisme , de la corruption , de la suffocation des libertés , de la séquestration mafieuse du pays , de la manipulation des institutions au profit du parti-état ,  de l’instrumentalisation de la magistrature pour les liquidations politiques , de l’impunité judiciaire et administrative à la pratique de la torture policière , des assassinats de règlements de comptes politico-judiciaires , de blanchiment d’argent et  de l’hébergement légalisé en Tunisie d’étrangers en fuite de la justice de la rive nord de la Méditerranée , les harcèlements et persécutions d’opposants politiques , les faux prix internationaux  corruptifs de respect des droits de l’homme … n’arrivent plus à cerner les fuites et les aberrations  du sommet de la pyramide et de l’entourage mafieux d’un vaut-rien qui aspire à graver son palmarès sanguinolent dans les archives du patriotisme et du militantisme  national .

          L’honneur, la fierté et la dignité ne s’achètent  pas.

         La Tunisie a toujours gardé ses prolongements gravés dans l’histoire de sa civilisation Arabo-Musulmane par des stations héroïques.  

         L’ISLAM n’a jamais été ni la religion de l’état , ni la religion d’un parti politique , ni une propriété privée de quiconque.

         Aux amateurs des enchères, la partie est perdue d’avance.

         Les faux problèmes du port du Hijeb , des 400 prisonniers  résiduels de la Nahdha ,  des 600 prisonniers Salafistes  et  l’incarcération du jeune avocat Mohamed Abbou ne sont une priorité nationale .

         Certes , l’urgence humanitaire exige une intervention de haute moralité suprême .

         Mais , le mal a , toujours , résidé au niveau  des tribunes des compromis de mensonges et des esprits opportunistes qui ruminent à leurs profit la souffrance des autres à des fins propagandistes .

         Par ailleurs , certains personnages médiatiques de la société civile Tunisienne  n’ont cessé d’envenimer la situation sociopolitique par des thèses et des antithèses de respect des droits de l’homme extirpées de théories et des anti-théories de carapaces de démocratie ségrégative.

          Si les partisans de la Nahdha ont osé défier le régime de Bourguiba par des affrontements de terrain vers la fin de son règne, les prisons Tunisiennes et les geôles de la DST sont  témoins de l’ampleur de leur souffrance qui a tant duré à l’intérieur et à l’extérieur du pays .

        Si l’obstruction officielle à la légalisation précoce du Parti Nahdha en Tunisie a engendré l’éclosion d’un courant religieux radical des Salafistes , la clairvoyance du peuple Tunisien primerait avant l’injustice d’une magistrature corrompue prisonnière des manipulations policières .

        Si l’avocat Mohamed Abbou demeure encore en prison , les déclarations du marketing politique au refus de la visite du criminel Ariel Sharon en Tunisie lors de la tenue du SMSI 2005 n’ont pu  s’interposer contre la visite de son ministre des affaires étrangères à Tunis en Novembre 2005 .

         Ni manifestations , ni rassemblement , ni … cadavres  qui couvraient le sol à sa réception en Tunisie .

      Danser entre le camp de l’opposition et celui de l’autorité policière au pouvoir a discrédité une société civile fragile à la recherche d’appui et de soutien étrangers avant de se tourner vers l’intérieur du pays .

      Cette situation a drainé les sans-principes et les commerçants de propos des résidus de société vers la classe dirigeante  du pays pour  une minable mission qui a disloqué les institutions du pays et a fragil_isé l’hostilité au courant érosif. 

      Cette attitude chronique infecte a suscité  l’entretien du statu quo d’une crise sociopolitique dont la résolution suprême radicale ferait dévoiler à tout moment  les véritables manipulations des rivalités des pôles sécuritaires influents au pouvoir en complicité avec  une entité bien particulière de personnages médiatiques de l’opposition Tunisienne et des défenseurs des droits de l’homme.

       Les scandales du théâtre  judiciaire entamés par  des incitations de coulisses à l’encontre  de personnages et d’institutions  ne sont qu’un rappel à l’ordre et un frein à la ligne rouge  tracés par les anges tortionnaires « démocrates ».

        Si la France officielle n’a jamais caché son soutien indéfectible à la dictature policière en Tunisie, elle n’a pas omis de couver hypocritement son opposition politique dans un cadre d’échange de sécurité contre intérêts.

       Cette  hypocrisie de veto Français associée à une passivité officielle du Sud de l’Europe  à l’instauration d’un régime démocratique en Tunisie n’est, au fait , qu’une forme de racisme politique et de nostalgie coloniale dont les commanditaires occidentaux sont satisfaits du comportement  criminel et mafieux de leur Résident Général en Tunisie .

       L’influence manifeste du lobbies sioniste n’est , cependant , pas à exclure dans ce contexte .

      Mais , la sorcellerie du Palais de Carthage a aussi son mot à dire dans les affaires politiques pour l’assistance des ignorants au nom de la religion .

       Certes, la Tunisie est engloutie à plus de 17000 milliards de dettes extérieures où tout citoyen porte gratuitement le fardeau de plus de 1500 Dinars de dettes sans qu’il puisse bénéficier de réalisations officielles en rapport.

       Un pays , dont l’économie vit par  l’injection de crédits étrangers  et l’assistance locale de la dette extérieure , n’aurait  besoin d’une démocratie politique. La dépendance de l’étranger  laisserait traîner , dans l’impunité judiciaire totale , la criminalité politique et les dérives financières au profit la classe dirigeante sous l’œil complice des amis du peuple Tunisien.

      La principale réalisation  de ce régime politique , depuis la capture nocturne du pouvoir , est la confection d’un arsenal de plus de 150.000 policiers dont le parasitisme mafieux étouffe le pays par sa gangrène corruptive et ses abus de pouvoir  sous  une totale négligence de la loi et de la constitution .

       La surfacturation des projets publics et l’attribution de complaisance des marchés et des biens de l’état à une catégorie de bourgeons des familles de la classe dirigeante ont tant affecté les équilibres de l’échelle sociale , la qualité de service et les recettes fiscales pour la normalisation et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens.

        Le développement du secteur informel jouit de plus des deux tiers des mouvements financiers du pays à l’abri de tout contrôle où tout se sait mais rien ne se dit .

      7000 Millions de dinars Tunisiens de crédits bancaires attribués, sans garantie ni moyen de recouvrement, à 127 familles d’arrivistes-parasites n’ont suscité aucune mesure administrative suprême , judiciaire répressive ou autre  pour la récupération de l’argent du peuple.

       Plus de 40 % du volume de la dette extérieure de la Tunisie séjourne entre les mains de la mafia du Palais de Carthage sous la protection et l’immunité à l’impunité de son Parrain.

        A plus de huit fois du budget du ministère de l’intérieur se trouve entre les mains des au-dessus de la loi en Tunisie .

        A plus de 140 fois du budget de la présidence , la destinée de cet arsenal de crédits bancaires obéit aux humeurs et à la charité officielle pour le recouvrement .

        La générosité  des milliardaires Tunisiens à crédit est  établie  sous formes de contributions actives dans les campagnes de désinformations et de fraudes dans les festivals électoraux ainsi que dans les occasions lucratives de mobilisation générale de masses.

        L’usage des voitures et des bus privés de société et d’hôtels dans les déplacements et le transport des policiers au cours de la suffocation du dernier SMSI en Novembre 2005 à Tunis en est un simple exemple révélateur du service pour service.

       Certainement , nos hôtes étrangers ont déjà fait la remarque.

       Des crédits bancaires impayés pour l’entraide et la collaboration au soutien d’une mafia politico-policière sénile en déclin.

       Pour  le reste de la population  Tunisienne , les médias ne devraient présenter que du silence pour la nourriture.

       A ce sujet , il faudrait noter que le plus cher litre de lait au bassin Méditerranéen se trouve en Tunisie «  720 Millimes / litre » .

       Le plus cher litre d’huile d’olive dans le monde se trouve aussi en Tunisie «  6.500 Dinars / litre ».

       Le plus cher litre d’essence en Méditerranée sinon dans le monde est aussi en Tunisie relativement  à l’échelle pouvoir d’achat  .

       En 1984 , la Tunisie a brulé : Un pain d’un Kg passait de 90 Millimes à 170 Millimes . Actuellement , un pain de 450 gr. coute 240 Millimes .

        Autrement dit , un pain d’un Kg coute 535 Millimes .

  C’est-à-dire presque six fois le prix de 1984  » 535 / 90 « .

        Pourtant , les salaires n’ont pas été augmenté à ce taux entre 1984 et 2006 .

       A n’importe quel secteur par lequel sont passés les spéculateurs de la famille devenue royale des Trabelsi , gendres du Général Président Zine El Abidine Ben Ali , l’inflation des produits de consommation a brûlé  sous un silence officiel complice  et une indignation de masse dans la discrétion par peur de répression policière .

       Par ailleurs , la violation officielle des intimités personnelles pour des raisons sécuritaires a mis à l’écoute 260 lignes téléphoniques par  la police  politique à l’ère du défunt Zaïm Habib Bourguiba .

       Actuellement ,  l’écart  et  la différence sont énormes : Des dizaines de milliers de citoyens Tunisiens et d’étrangers subissent , dans l’indifférence , l’illégalité de l’écoute de leurs communications téléphoniques qui évoluent de temps à autres à la suppression arbitraire de la tonalité et du réseau de leurs appareils  » panne technique  » sous prétexte de la mise en œuvre de procédures sécuritaires  de la lutte  présumée contre la prolifération du terrorisme.

     Mais au fond , les détenteurs du pouvoir autoritaire en Tunisie ont vraiment peur , pour la préservation de leurs privilèges mafieux ,  de l’acharnement imprévisible  de la majorité électorale présumée qui a  « voté » pour la répression policière le 24 Octobre 2004.

      C’est le miracle Tunisien d’une oasis de paix et de sérénité : Les  » ingrats  » sont toujours mécontents , mais aussi la complaisance des déclarations hypocrites en est certainement pour quelques choses .

      Des filatures policières permanentes , régulières et chroniques ciblent l’ensemble des militants de la société civile afin de contraindre leur entourage social pour l’exécution d’une éventuelle exclusion par la répression policière douce à leurs égards . 

      Le défunt Zaïm Habib Bourguiba a toujours respecté les familles et les ressources de ses opposants politiques malgré toutes les divergences  d’opinions et de propos avec ses rivaux politiques.

      Mais , le Général-Président Zine El Abidine Ben Ali , sa police , sa milice et ses mercenaires sont d’un autre avis  » plus civilisé  » bien connu de tous .

      L’abolition du tribunal de la sûreté de l’état par l’actuel régime policier du Général Zine El Abidine Ben Ali  n’était qu’une fiction de marketing politique propagandiste qui prétendait l’éclosion de roses à partir d’une poubelle .

      Dommage , nombreux personnages de la société civile Tunisienne ont cru aux mensonges et ont bien validé l’horreur qui attendait les sans-défenses .

      Ce n’était qu’une forme de détour propagandiste qui prévoyait  la capture des libertés et des ressources des contestataires de leurs droits de citoyenneté .

     La pratique officielle de toute violation et dérives demeure sans aucun moyen de recours face à la séquestration de tous les pouvoirs par une mafia de criminels au Palais de Carthage qui ont   piétiné la loi et la justice  au biais des arrivistes  magistrats corrompus .

       La vie politique, en Tunisie, n’a jamais été à l’abri des complots du principal générateur des scandales au niveau des manipulations des services  de la police politique et de ses antennes diplomatiques qui se sont transformées , du jour au lendemain , en hommes d’affaires qui gouvernent par la loi du bâton  de la police et  par la répression de la justice corrompue.

       Cette situation a généré le développement de clans de profit et de favoritisme en l’absence d’une réelle volonté politique suprême sincère , d’un organigramme  de réformes et de répartition des taches  sérieuses de respect  du patrimoine national et du citoyen Tunisien dans toutes ses composantes humaines et vitales .

            Cependant , l’opération mains-propres est-elle un obstacle pour un revirement vers les réformes profondes  tant attendues ?

            Des concessions assez importantes de l’autorité au pouvoir  sont véritablement nécessaires pour l’exérèse de l’abcès.

            Des têtes sont , à leur tour , attendues.

            La succession du Général-Président Zine El Abidine Ben Ali n’est pas prévue pour demain .

            Demain serait un autre jour .

 

 Dr.SAHBI AMRI

  Médecin Privé de sa Médecine

 Cité El-Wouroud 1 . Sidi Bouzid 9100

 Tel.00.216.98.22.27.51


 

Un appel à la dissolution solennelle du Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA)

Mourad Dridi

 

Il va faire presque un an maintenant que Mohamed Abbou est emprisonné dans les geôles tunisiennes pour un article publié sur tunisnews, dans lequel il comparait les prisons tunisiennes à la prison iraquienne d’Abou Gharib. Les conditions de son emprisonnement, la dégradation de son état de santé et surtout la situation dans la quelle s’est trouvée sa famille, appellent à sa libération pour que l’époux et le père finisse par retrouver sa femme Samia Abbou et ses trois enfants.

 

Or, il est aujourd’hui certain que, paradoxalement, le Comité International pour la libération de Mohamed Abbou constitue, pour diverses raisons, que j’évoquerais dans mon appel, l’un des obstacles, pour ne pas dire l’obstacle majeur, qui se dresse devant la libération de Mohamed Abbou.

 

Il m’est arrivé dans le passé de critiquer la prééminence des droits de l’homme dans l’action et le discours de l’opposition tout en insistant sur le fait qu’il est des plus légitimes pour une mère, une sœur, un frère, un ami, une épouse ou une fiancée de se mettre en avant pour mobiliser la société civile et les hommes politiques sur le sors d’un être très cher. Il est plus que légitime que des personnes ou des ONG de droit de l’homme viennent en aide aux proches des prisonniers pour réduire de leur souffrance et d’essayer de les libérer des geôles de leur oppresseur, c’est bien cela leur rôle. Ceci n’est pas le problème !

 

Le problème dans le cas de Mohamed Abbou est que le prisonnier politique qu’on est sensé aider à libérer est devenu un objet de marchandage et de surenchère politique frisant des fois avec le ridicule, surtout lorsqu’on lit dans les écrits du CILMA, que « Mohamed Abbou ouvre la grève de la faim générale » alors que huit « personnalités » de la société civile et des partis politiques et des prisonniers politiques d’Ennahdha ont été déjà en grève de la faim depuis quelques jours. Une grève de la faim générale pour le 7 novembre à laquelle a appelé le groupe Al-Karama dont Mohamed Abbou est l’un des membres fondateurs.

 

Aussi, en mettant en avant la qualité de membre fondateur de Mohamed Abbou pour donner une certaine légitimité au groupe Al-Karama, qui venait de naître officiellement et qui est fondée par des « anciens » du CPR, n’est pas du tout pour aider à la libération de Mohamed Abbou. Al-Karama dont le lancement, disant le au passage, était un flop total dénotant ainsi un certain amateurisme de la part de personnes qui ont fait de l’opposition un métier à temps plein depuis au moins une vingtaine d’année.

 

Cette confusion créée et entretenue par certaines personnes entre le CILMA et Al-Karama où on a affaire aux mêmes personnes et aux mêmes membres fondateurs traduit le summum de cette confusion, que j’ai tant décrié, entre la politique et les droits de l’homme. Cette confusion entre un comité qui appelle à la libération de Mohamed Abbou et un groupe politique, Al-Karama, qui appelle au départ de Ben Ali, exprime les contradictions qui caractérisent une grande partie de l’opposition et l’impasse politique dans laquelle elle se trouve. Surtout lorsqu’on sait que dans le cas Mohamed Abbou l’ensemble des recours juridiques et légaux a échoué et où la décision de sa libération ne peut-être qu’une décision humanitaire que seul le régime tunisien en place peut prendre.

 

Arrêtons-nous d’être politiquement naïf juste pour quelques secondes, est-ce que vous pensez sérieusement que le régime tunisien va libérer Mohamed Abbou sous la pression du CILMA qui n’est rien d’autre qu’un prolongement du groupe Al-Karama dont l’un des fondateurs est Chokri Hamrouni ? Est-ce que vous pensez que le régime est disposé à offrir cette fleur politique au groupe Al-Karama et à Chokri Hamrouni, étiqueté par le régime comme islamiste ? Les réponses à ces deux questions découlent d’elles-mêmes et avec elles, ce qu’il reste affaire pour le CILMA si bien sûr les bonnes intentions de toutes les personnes, qui le composent, convergent toutes vers la libération de Mohamed Abbou.

 

Ajouter à cela qu’aucun régime, démocratique soit-il, ne cède sous la pression politique, et moins lorsque ce régime est autoritaire. Ce n’est pas du tout un hasard que la dernière libération des prisonniers politiques ou de la liberté d’__expression n’a touché que les internautes, tels que les internautes de l’Ariana, et les personnes les moins médiatisées au dépends de ceux qui sont les plus médiatisés et qui sont suivis par des comités de soutien appelant à leur libération tel que le cas des internautes de Zarzis ou Mohamed Abbou.

 

Il ne faut pas me méprendre, je ne dis pas qu’il ne faut pas constituer des comités pour faire connaître la situation d’un tel ou tel prisonnier politique pour aider à sa libération mais il faut juste se rendre à l’évidence qu’aucun comité de soutien tunisien n’a réussi à l’heure actuel à libérer directement un prisonnier politique, même pas le comité crée pour la libération du défunt Zouhair Yahyaoui. Un comité de soutien a pour rôle de médiatiser la situation d’un tel ou tel prisonnier pour que le travail de lobbying puisse porter son fruit le jour j. Or, plus le comité de soutien est politisé moins le travail de lobbying puisse porter ses fruits le jour j parce que dans ce cas d’espèce se sont les considérations politiques qui vont l’emporter in fine sur les considérations purement humaines.

 

En conséquence, toutes les raisons que j’ai évoquées appellent à la dissolution du CILMA afin de dissocier le politique de l’humanitaire dans le cas de Mohamed Abbou. J’appelle le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA) de se dissoudre officiellement afin qu’il cesser d’être un obstacle de taille à la libération de Mohamed Abbou. Il ne sert absolument à rien de tenir le régime responsable pour toute atteinte à la santé et à la vie de Mohamed Abbou, alors qu’on constitue soi-même un obstacle politique à sa libération.

 

La dissolution du CILMA ne va pas sonner l’arrêt de la médiatisation de la situation de Mohamed Abbou, pour cela je fais entièrement confiance à son épouse Sami Abbou, une femme battante et courageuse, qui doit juste prendre en charge la communication sur la situation de son époux, avec l’aide de certains amis de Mohamed Abbou qui s’occuperaient dans l’ombre de la diffusion ou de la préparation de certains contacts à l’étranger. Autrement, des membres des ONG de droit de l’homme qui sont complètement dissociés de la politique.

 

 

Il est certain qu’on ne peut pas espérer la libération de Mohamed Abbou s’il n’y a pas eu au préalable l’émergence de conditions propices favorisant l’humanitaire sur le politique. Or, ceci passe inéluctablement par la dissociation de l’humanitaire du politique. Donc de la dissolution immédiate du CILMA qui est de l’entière responsabilité de ses fondateurs. Ceci dit la dissolution de CILMA est une nécessité pour aider à la libération de Mohamed Abbou, mais si les intentions des membres du CILMA sont autres, qu’aider à la libération de Mohamed Abbou, alors qu’ils continuent avec le CILMA.

 

Mourad Dridi

http://anti-conformismes.blogspot.com/

mourad.dridi@gmail.com


 

Le dilemme des voteurs musulmans! (au Québec, NDLR)

Belhassen

 

Comme à toutes les élections au Canada ou dans n’importe laquelle de ses provinces, les musulmans se trouvent placés devant un grand dilemme : pour quel parti politique faut-il voter?

 

Les élections fédérales du 23 janvier 2006 ne font pas exception. En effet, si nous regardons les forums sur Internet ou si nous discutons avec quelques personnes, nous nous apercevons vite que les musulmans sont partagés dans leurs choix. Ceux-ci finissent par englober tous les partis en lice : le Bloc Québécois (BQ), le Nouveau parti Démocratique (NPD), le Parti Conservateur (PCC), le Parti Libéral (PLC) et le Parti Vert (PV).

Consciente de son faible poids démographique, cette situation semble agacer la communauté musulmane au Canada qui vise, au contraire, à contrecarrer cette faiblesse numérique, en unissant son vote pour un seul parti politique, espérant ainsi avoir son mot à dire dans les décisions politiques.

Cette situation des voteurs musulmans au Canada m’a inspiré les réflexions dans les suivantes.

 

Engagement politique

 

Tout d’abord, il est très réjouissant que les musulmans et les musulmanes fassent preuve de cette volonté de s’impliquer dans la vis politique du pays, car c’est la seule avenue permettant de défendre un tant soit peu leurs valeurs et leurs intérêts communautaires.

Deuxièmement, le fait que la communauté musulmane réalise qu’il est dans son intérêt d’avoir un vote UNIFIÉ témoigne d’une certaine maturité politique. Effectivement, étant donné qu’elle ne représente, actuellement, que 2% de la population canadienne, éparpiller son vote revient à perdre tout poids politique, aussi minime soit-il.

Un parti islamique?

 

Certains diront, la solution est simple, il suffit de créer un PARTI POLITIQUE ISLAMIQUE. Cette solution semble irréalisable au Canada car, même si tous les musulmans et les musulmanes voteront pour ce parti, le poids de ce dernier ne pèsera pas lourd dans le parlement, d’une part; d’autre part,  il lui sera quasi impossible de faire élire un ou plusieurs députés et ce, pour la simple raison que les élections au Canada se font sur une base géographique et non pas proportionnelle. En effet, selon les chiffres de Statistiques Canada, il y a environ 560 000 musulmans dont 350 000 en Ontario et 110 000 au Québec.

 

De plus, un tel parti à connotation religieuse risque de dresser le reste de la population contre la communauté musulmane. Effectivement, aucun parti ne se déclare ouvertement religieux : même les anglophones qui représentent 25% de la population au Québec n’ont pas de parti politique basé sur la religion ou la langue, ni les Chinois qui représentent dans certaines régions jusqu’à 50% de la population, ni les Juifs qui représentent 1% de la population canadienne (380 000 dont 200 000 à Toronto et 90 000 à Montréal).

La communauté musulmane semble réaliser que la création d’un parti politique islamique n’est pas une solution viable.

 

Voter pour le meilleur parti?

 

La deuxième alternative que la communauté musulmane semble adopter est de voter pour le parti politique qui défend le MIEUX ses intérêts. C’est là que la grande difficulté semble surgir : chacun propose un parti différent en avançant des arguments aussi valables les uns que les autres.

Et la question lancinante revient nous hanter de nouveau :

 

 POUR QUI FAUT-IL VOTER?

 

Avant de répondre à cette question fatidique, il y a lieu de se demander pourquoi les musulmans et les musulmanes n’arrivent pas à s’entendre sur un SEUL PARTI?

La réponse est fort simple : aucun des partis politiques présent dans l’arène politique ne représente les valeurs islamiques dans leurs totalité! En d’autre termes, si nous voulons, coûte que coûte, favoriser un seul parti parmi ceux qui sont en lice, il faut accepter de sacrifier certaines valeurs islamiques et favoriser d’autres.

Avouons  le, ceci n’est pas une position très confortable.

En effet, par exemple, Allah a assigné à l’homme le rôle de vicaire (Khalifa) sur la terre. Il doit en pendre un grand soin et exploiter ses ressources d’une manière responsable sans gaspillage aucun. La logique veut que nous devions voter pour le Parti Vert!

Si, maintenant, nous considérons la piété (Albir) en Islam et qui nous dicte, entre autres choses, de bien s’occuper de l’orphelin, du pauvre, du faible et du sans-abri, nous devions voter pour le NPD!

Si, de plus, nous voulons éloigner nos familles et toute la société de la turpitude et de l’immoralité, comme l’islam nous le dicte, nous devions voter pour le Parti Conservateur!

Nous pourrons continuer longtemps ainsi en multipliant les exemples.

 

Cependant, la communauté musulmane peut se consoler en se disant qu’elle n’est pas la seule dans cette situation. En effet, la majorité des canadiens semblent arriver à la même conclusion : AUCUN des partis politiques ne représente l’idéal pour le voteur et ne peut combler toutes ses aspirations. Ceci pourrait expliquer le fait que la majorité des canadiens, selon un dernier sondage, préfèrent un gouvernement minoritaire. De la sorte, on évitera qu’un des partis puisse adopter des lois extrémistes. Ainsi, la majorité des canadiens semblent avoir choisi le vote stratégique au détriment du vote idéologique.

Supposons maintenant que les musulmans et les musulmanes optent pour cette approche, une autre question aussi importante va nous hanter : laquelle des valeurs islamiques faut-il favoriser au détriment des autres? Qui et comment établir une grille d’analyse qui classerait les valeurs islamiques par ordre d’importance et/ou de priorité?

 

Supposons, un instant, que la communauté musulmane réussisse à dresser une telle grille, selon un processus de consultation quelconque, et supposons que tous les votes soient canalisés vers un seul parti politique. Dans ces conditions, notre vote pourra-t-il peser assez lourd pour faire gagner notre parti favori? La réponse est malheureusement NON car nous représentons 2% de la population seulement. À moins, bien entendu, de choisir un parti qui est déjà gagnant, avec ou sans notre vote! Mais alors, si notre vote n’est pas assez lourd pour être décisif, notre message sera-t-il assez fort, du moins? La réponse est encore NON, malheureusement, car la politique est un jeu de pouvoir et d’intérêts ignorant les faibles et les sans voix.

 

Voter pour le meilleur candidat?

 

Devant cette situation, la tentation est grande pour adopter la stratégie du VOTE PAR CANDIDAT : il suffit de voter, dans chaque circonscription, pour le candidat qui peut défendre le mieux ou qui a déjà défendu les intérêts de la communauté. D’aucuns diront que cette stratégie aura comme conséquence d‘éparpiller notre vote entre plusieurs partis, affaiblissant, par la même occasion, notre position et la force de notre message. Effectivement. Cependant, un candidat bien ciblé peut fournir certains avantages « locaux » à la communauté, mais son plus grand rôle sera, plutôt, celui d’une courroie de transmission entre la communauté musulmane et les autorités politiques.

 

S’abstenir et ne pas voter?

 

Cette dernière stratégie ne semble pas plus prometteuse que les précédentes. Certains sont alors tentés d’abandonner tout effort et de ne pas participer aux élections. Ils se disent qu’il ne sert à rien de voter et que, de toute façon, nous sommes une communauté minoritaire, nous ne pourrons rien changer. L’ABSTENTION est une stratégie défaitiste mais qui a le mérite d’être simple, ne nécessitant aucun effort personnel et dont le résultat est garanti à cent pour cent : aucun changement positif n’en résultera pour la communauté musulmane!

Nous pouvons même pousser le cynisme un peu plus loin et affirmer que, de toute façon, il ne sert à rien de voter car les partis politiques n’offrent aucune garantie quant à l’application de leurs promesses électorales. Plus encore, nous avons déjà vu des partis politiques, une fois au pouvoir, appliquer le contraire de ce qu’ils promettaient lors de la compagne électorale!

 

Un engagement à long terme

 

En conclusion, aucune des approches précédemment discutées ne semble complètement satisfaisante. Que faire?

En politique, nous ne pouvons pas compter uniquement sur une élection pour espérer contribuer aux changements sociaux. Les élections doivent être considérées comme une simple étape à l’intérieur d’une stratégie plus globale. Cette stratégie doit être basée essentiellement sur un engagement à long terme dans le processus politique. En effet, la faiblesse numérique de notre communauté ne peut être compensée que par le facteur temps.

Prenons l’exemple de la communauté juive dont l’influence sociale et politique est perceptible et ce, même si, en nombre, elle correspondant à la moitié de la communauté musulmane seulement. Par contre, c’est une des plus anciennes communautés au Canada, ce qui compense largement pour sa faiblesse numérique.

Prenons aussi l’exemple de la communauté libanaise dont l’influence est rendue visible de nos jours grâce à son ancienneté et son implication.

Prenons un exemple en dehors du Canada, en l’occurrence Amrou Khaled qui, à force de travail sincère et de persévérance est à la tête aujourd’hui d’une très grande organisation musulmane rayonnant dans tous les pays arabes.

 

Quels engagements?

 

Il est bon de rappeler, encore une fois, que ce n’est pas tout de participer aux votes de temps en temps. Si, réellement, nous sommes déterminés à nous impliquer dans notre société et être des membres actifs à part entière et non pas d’éternel immigrants, chaque musulman et chaque musulmane doit le faire dans une perspective à long terme. Ce ne sont pas les champs d’implication qui manquent. Il ne dépend que de notre volonté de choisir parmi liste suivante une activité, AU MOINS, chacun et chacune de nous et ce, conformément à notre capacité et notre personnalité. C’est en établissant des contacts personnels approfondis et à long terme avec notre société d’accueil que nous réussirons à nous faire  connaître et à faire connaître le vrai visage de l’Islam.

 

 

a.         S’engager dans les partis politiques : comme bénévole, organisateurs, donateur, employé, ou candidat.

 

b.         S’engager à tous les niveaux politiques : scolaire, municipal, provincial et fédéral.

 

c.         S’engager dans les organisations civiles : les organismes de charité, les associations de bénévolat, les syndicats et les associations professionnelles de votre domaine.

 

d.         S’engager dans les différentes organisations civiles de défense et qui sont conformes aux principes islamiques, comme les organisations de défenses des droits de l’homme, de l’environnement, de la démocratie, des prisonniers, des sans-papiers, des sans-abri, des femmes battues, de protection de l’enfant, contre la violence conjugale, contre l’avortement, contre le mariage gaie …

 

e.         Écrire des articles ou des commentaires dans les revues et les journaux surtout lorsque des sujets touchent la communauté musulmane.

 

f.          Participer dans les tribunes téléphoniques des postes de radio et de télévision.

 

g.         Participer aux sondages dans les sites Internet, les télévisions, les revues et les journaux.

 

h.         Participer dans les manifestations pacifiques de soutien pour une cause juste.

 

i.          Participer dans les comités de soutien qui sont de temps en temps créés pour soutenir une personne,  une organisation ou un projet.

 

j.          Voter à toutes les élections politiques : les élections scolaires, municipales, provinciales et fédérales.

 

Voter pour qui?

 

Comme nous pouvons le constater dans le tableau précédent, le vote lors des élections politique n’est qu’une activité parmi une multitude d’autres. Ceci ne veut pas dire que le vote dans les élections n’est pas important.  Ça veut tout simplement dire que le vote est une consécration, une récompense. Son POIDS SUBJECTIF auprès de la population, en général, et de la classe politique, en particulier, sera  d’autant plus important que nous nous impliquons, que nous nous engageons et que nous nous participons dans toutes les autres activités précitées.

Il est ici important d’insister sur le caractère subjectif du poids politique de notre communauté car, en politique, l’importance de l’image dépasse de loin celle des faits.

C’est à cette condition seulement et en PERSÉVÉRANT dans LE TEMPS que nous réussirons à compenser pour la faiblesse numérique de notre communauté.

Pour conclure, et répondre, enfin, à notre question initiale, nous suggérons de suivre la stratégie suivante;

 

1-         Voter pour le candidat musulman en premier lieu. Il  commence à en avoir de plus en plus: par exemple Qais Hamidi (circonscription Laval-Les Îles), Ishrat Alam (circonscription St-Laurent Cartier-ville).

2-         Voter pour le candidat ayant supporté la communauté musulmane.

3-         Voter pour le candidat qui s’engage à supporter la communauté musulmane.

4-         Voter pour le parti dont les valeurs se rapprochent le PLUS de l’Islam.

5-         Voter pour le parti ayant le PLUS supporté la communauté musulmane.

 

Cette dernière stratégie repose évidemment sur toutes les réflexions et les remarques précédentes. Encore une fois, l’important est de VOTER, selon cette stratégie ou n’importe laquelle d’autres.

Il est utile de rappeler à la fin que toutes les élections sont importantes et non seulement les élections fédérales. Il ne faut surtout pas négliger les élections scolaires; elles sont très importantes vu qu’elles sont plus faciles à gagner à cause du très faible taux de participation de la population, d’une part et vu, d’autre part, le rôle fondamental des commissions scolaires dans une société car ce sont elles qui façonnent nos enfants, donc notre avenir!

 

Bon succès dans vos engagements. Wassalem.

 

Belhassen


 
 

Tunisian growth is tested: China competition, terrorism, drought could hurt economy

 

By JOHN W. MILLER

DOW JONES NEWSWIRES

January 16, 2006

 

GROMBALIA, Tunisia — Inside the Someco factory, sewing machines buzz while making $100 dress shirts for fashion houses in Paris. Just a few kilometers away from this town of 16,000 people, one of northern Africa’s most attractive, sun-drenched shorelines draw nearly three million European visitors a year.

 

Textiles and tourism have been two of the building blocks for the increasing prosperity that has made Tunisia a model for other Arab countries plagued by poverty. Despite having only modest oil reserves, the former French colony’s gross domestic product is expected to grow by 5.4% this year, after rising by 4.8% in 2005 — rates that would be the envy of most of the developed world. Fewer than 10% of its 10 million people live in poverty, down from 22% in 1975.

 

Tunisia faces challenges to its continued success. Competition from China has taken over part of its textile industry. Fear of terrorism has caused a decline in tourism. Drought is a constant worry to a third crucial industry, agriculture. Uneven distribution of income and infrastructure, combined with a government with little tolerance for dissent, could undermine the stability of a country that has had only two leaders during the past 50 years.

 

« We’re a small, fragile country, » Development Minister Mohamed Nouri Jouini said in a recent interview. « We can’t afford any mistakes. »

 

After France left in 1956, independence leader Habib Bourguiba seized power in 1957. As dictator he steered the country toward modernization, establishing a secular state that protected the rights of women and encouraged exports. Illiteracy is 27.9%, compared with 37.7% for Africa overall. A successful campaign to reduce the birth rate contributed to an improvement in living standards that has been more pronounced than in most developing nations.

 

Mr. Bourguiba was deposed from power in a bloodless coup by the current president, Zine El Abidine Ben Ali, in 1987 and died in 2000. Mr. Bourguiba aggressively recruited foreign companies like Someco, a privately held family business from France.

 

Someco owner Yrieix Descazeaud moved his only factory here in 1975. It employs 180 people and makes clothing valued at €2 million ($2.4 million) a year. As part of a European Union program designed to join forces with North Africa in fending off the Chinese economic threat, the factory doesn’t pay tariffs for exporting into the EU.

 

 

Textiles account for 6% of Tunisia’s GDP, and generate 280,000 jobs for some 2,000 companies, according to the Paris-based Organization for Economic Cooperation and Development.

 

One of those jobs belongs to Nadia Ben Doudou, 24 years old, who makes children’s shirts on the first floor with cloth from France’s Alsace region. She has worked here for five years, 48 hours a week, and makes €200 a month, which is around the average salary for a Tunisia worker. Per capita income is around €2,000, according to the African Development Bank, a Tunis-based body supported by governments that invest in infrastructure projects on the continent.

 

« Our biggest advantage is labor flexibility, » says Mr. Descazeaud. « If I needed 30 extra workers I can get them, and if I need to lay off people it’s easy to do that, too. »

 

Someco has had to adapt to survive. When production first moved here, Mr. Descazeaud sold mostly cheap T-shirts and underwear. Now the Chinese competition has pushed dozens of other Tunisian textile firms out of that business, according to the OECD. Mr. Descazeaud has shifted to making pricey outfits and baby clothes and sped up his turnaround time for deliveries to European customers. « We can offer the speed and service China can’t touch, but cheap labor alone isn’t enough anymore, » he says. « You have to adapt or your business dies. »

 

Meanwhile, terrorist attacks at home and abroad have taken a toll on the tourist industry. Since the Sept. 11, 2001, attacks in the U.S., the number of visitors from Europe, by far the main tourist market, has fallen to about 2.9 million per year from about 3.6 million, according to the World Tourism Organization. The number of visitors from the U.S. dipped after the Sept. 11 attacks but largely recovered to about 13,000 in 2004.

 

Analysts say Tunisia also is vulnerable to political upheaval. Officially a secular Muslim democracy, the country’s political system is dominated by Mr. Ben Ali, who has been re-elected since 1987 with no significant opposition. To try to cement his grip on power, he has cracked down on militants and refused to negotiate with the country’s largest Islamic party, Hizb al-Nahda.

 

Throughout the poor, southern part of the country, which is more fundamentalist than the north around the capital Tunis, it isn’t uncommon to find police checking papers and questioning travelers. Factory owners are required to keep lists of employees who wear beards or veils in an effort to keep tabs on possible Muslim extremism. In Tunis, Internet cafes often carry signs warning that access to some Web sites is forbidden.

 

Government officials say the Web-site ban is a protection against pornography and terrorism, but civilrights groups argue that it is a way of cracking down on dissent.

Like many African countries, Tunisia suffers from high income inequality and an unevenly distributed infrastructure. Five percent of Tunisian towns, for example, don’t have electricity. Beyond the outskirts of Tunis, in a landscape of desert, rocky terrain and lakes, donkey carts seem to outnumber cars and many young people say they want to leave.

 

Communications Minister Montasser Ouaili argues most Tunisians are content with the way the country is being run. « Some people will always complain, » he says, « but when the majority is happy and only a minority is unhappy, that’s democracy. »

 

(Source: Alerte de la part de Mme Neila Charchour Hachicha d’après « The wall Street Journal online » (USA), le 16 janvier 2006)

URL: http://online.wsj.com/article/SB113736898780547216.html

 


Political dissidents turn to cyberspace

By MEREDITH MACKENZIE

United Press International Correspondent

 

WASHINGTON, Jan. 17 (UPI) —  The Internet has offered a voice to dissidents in countries lacking civil liberties where journalists, political dissidents, and frustrated citizens are otherwise unable to express their opinions, or seek support for reforms they want implemented.

 

The Parti Libéral Méditerranéen, one of Tunisia’s unrecognized reform political parties, is one such group of political dissidents. The party operates mostly through the Internet and underground meetings. Freedom of __expression, association and of the press is limited in Tunisia due to a myriad of government restrictions.

 

The party’s founder Neila Charchour Hachicha has developed her party using a personal blog and the party’s website, both of which have been censored and banned. The party wants to see more liberalization of Tunisia and acceptance of democratic values. Trying to engage in democratic elections without democratic government structure in place, says Hachicha, is a futile effort. By attempting to achieve democratic reforms in an autocratic system, she says, « We don’t produce reformers and reforms; we only produce dissidents and dissent. »

 

While the Tunisian government does not recognize Hachicha’s party, even the Democratic Progressive Party one of the seven recognized opposition groups, pulled out of elections in 2004 refusing to participate thereby « legitimizing a masquerade of democracy. » President Zine al Abidine Ben Ali was elected with 95 percent of the vote for his fourth term and has pushed through legislation that will allow him two more five-year terms. In past elections Ben Ali has won by as much as 99 percent.

 

Hachicha envisions a solution to the lack of freedom by turning entirely to cyberspace. She sees the Internet as a low-cost way to unite dissident groups, journalists, and citizens into a type of pan-Arab reform think tank that operates online and perhaps conducts outreach through satellite TV. But that requires funding through international support. She feels that keeping dissidents connected will offer a way for reform movements like hers to evolve to a point where they are able put pressure on governments to accept of democratic values.

 

Tunisia is not alone. Reporters Without Borders, the Paris-based media watchdog group, estimates that 62 cyber-dissidents worldwide, the vast majority of them Chinese, have been imprisoned for Internet __expression. The group has focused on the freedom of cyber-dissidents in 2006, publishing a handbook for dissidents, which gives tips on maintaining anonymity and avoiding censorship. The organization has also organized petitions lobbying for the regulation of Internet companies and providers to ensure freedom of __expression worldwide.

 

In 2002 Yahoo agreed to censor the Chinese version of its software against a blacklist of sites, and Secure Computing, a California company, sold technology to the Tunisian government that enables the censorship of independent websites, such as international news sites. Microsoft’s MSN Space has also agreed to censor Chinese blogs containing certain words or phrases like « human rights. » These efforts to protect cyber __expression were launched by Reporters Without Borders at the 2003 meeting of United Nations World Summit on the Information Society. Ironically the 2005 summit met in Tunis and some journalists were denied entry into the country to cover the event.

 

The effectiveness of cyber dissent is contingent on the availability of the media. In highly technological nations the use of text messaging on cellular phones has helped popular opposition groups organize political demonstrations. In 2002 text-message protests in the Philippines helped to oust President Joseph Estrada. Satellite television is widely watched in the Arab world and the prevalence of stations like Al-Aribiya and Al-Jazeera has influenced pop culture and political discussion. In Ukraine in 2004, Natalia Dmytruk, a sign language interpreter for the television news used the state-run channel to ignite support for the Viktor Yushchenko’s opposition party in the face of fraudulent elections. Dmytruk indicated to deaf viewers that the news of Yushchenko’s loss to Prime Minister Viktor Yanukovych was false. Those who understood her silent protest spread the word that drew international attention to Yushchenko and his Orange Revolution.

 

Internet World Stats, an Internet market research group, estimates Internet usage in Tunisia is estimated at about 8 percent of the population or just over 800,000 users. This may not be enough users for cyber dissidents, like Hachicha, to be effective at swaying opinion on internal politics. The situation is much the same across the Arab world which according to Internet World Stats, accounts for less than 3 percent of the world’s internet usage. « The main problem for a blogger, even under a repressive regime, isn’t security, » says Julien Pain in the Reporters Without Borders Handbook. « It’s about getting the blog known, finding an audience. »

 

(Source: Alerte de la part de Mme Neila Charchour Hachicha d’après UPI, United Press International (USA), le 17 janvier 2006)

 

On the Parliamentary Elections in Egypt

By Taher Laswad (*)

November 2005

 

Throughout these coming weeks an historic event will be unfolding in Egypt. The parliamentary elections disputed in three phases, which do not implement usually any serious impact on the political structure due to both the legal and illegal policies of the regime, are for the first time in a long stigmatized political history bringing widespread hopes of a serious breakthrough in the nature of opposition to the regime: instead of the usually disconnected efforts of weakened and isolated forces of opposition the Egyptian political landscape has been radicalized with the announcement of a front of opposition coordinating the opposition efforts in the legislative elections. Moreover the current electoral campaigns have shown a wider space for dissent, which is manifested through the anti-regime’s marches in popular streets, unusually left without any harm by the security forces.

 

Various reasons are behind this developing situation, which was certainly unexpected only a year ago. One of the obvious reasons is the serious pressure by the US administration on the regime to embrace some democratic reforms. But as some of the White House’s most influential sources in strategic affairs are beginning to argue, especially after the deterioration of the administration’s plans in Iraq, countries in the Middle East that are characterized as “friends” of the US should be “encouraged” rather than violently pressured towards political reforms. For instance Charles Krauthammer has argued in a recent article promoting a “more mature Neoconservatism” (Commentary July/August 2005), such friends, namely Egypt, Saudi Arabia, and Pakistan, are very valuable in the combat against the “existential threat” posed by al Qaeda, which makes the need for a democratization process secondary in the priorities of the US regional agenda. Still this is does not mean any qualitative change in the new strategy of the White House. It is rather an indication of a quantitative reduction in the amount of the pressure that has been already applied to such “friends”.

 

What is more interesting is that the reduction in the intensity of external factors has encouraged a serious regional interest in the liberal agenda. The major political forces of opposition in Egypt, which promote a strong patriotic discourse fueling their popular appeal, are understandably weary of foreign intrusion. And if they would not mind any political anomalies between a distrusted regime and the White House, they would never tend, or especially appear to be, the agents of a foreign agenda. Meanwhile as much as the US policy that is encouraging political reforms maintains a low profile a wider spectrum of more influential forces is getting into the process of seriously embracing a liberal agenda promoting structural changes in the political system towards democratization. Added to that, the political decisions taken by the Egyptian regime with regards to its future have introduced more reasons that have helped to create an unprecedented political front of opposition. Regardless of the technical outcome of these elections one thing is sure: from this point on the nature of the opposition will never be the same. This is a major key to any democratic changes not only in Egypt but also across the region.

 

The regime’s unsuccessful presidential elections

 

When recently Moustafa Hussein and Ahmad Rajab, the first a caricaturist and the second a political critic who co-author illustrated satires in the “national” (i.e. governmental) Egyptian newspaper Al-Akhbar, started to take on the stiff image of Egyptian president Hosni Mubarek many were stunned and wondered whether the president himself was behind the move. The fact is there is a new political era that has started in Egypt though it would take some time to be widely recognized. Until then conspirational explanations might prevail.

 

Even though the electoral outcome of the last presidential elections in Egypt was obvious most indications pointed to, and still point to, the unprecedented openness of the political debate, which was allowed thanks to the very happening of the elections. The excessive imposed restrictions on the conditions of presidential candidacy, which greatly narrowed down the chances of democratically deposing Mr. Mubarek, did not prevent the independent newspapers and most of the Egyptian opposition to take profit and create a serious context of political dissent that touched on regular citizens. It was not even necessary for the opposition forces to be officially part of the presidential elections to engage in the political intensity that surfaced on the verge of the electoral campaign. The few opposition candidates were just a small entity among the groups that led this preliminary political “unrest”. Actually it could be that one of the major mistakes of presidential candidates such as the pretentious Aymen Nour is a false belief that the presidential and not the parliamentary elections are the serious bid in this new political season.

 

If the technical outcome of the presidential elections was the reelection of Mr. Mubarek its most serious outcome is its political repercussions. On one hand the governing party and the dominant forces of the regime (including the apparent forces in the army) decided to make of the elections an opportunity to introduce the fact that their next presidential candidate is Mr. Jamal Mubarek, the president’s son, which seemed like a platform of their political “future” that is their version of a “post-Mubarek” era. On the other hand the opposition found itself due to the circumstances, partly engineered by the regime itself, in one bench promoting exactly the prevention of a ridiculous “Mubarkian post-Mubarek” alternative. In other words the regime’s insistence on the highly contested subject of promoting a provocative and shockingly “presidential heir” rather than a less blunt undemocratic transfer of power (by promoting one of the members of the old guard like Arm Sulayman as was widely believed two years ago) has created a context where the regime’s life expectancy is becoming less and less longer because simply the stakes that it has set for its political agenda are too high to be appropriately met in either the long or the short terms.

 

An effective patriotic front promoting democratic changes

 

The much helpless energy spent by an increasingly less-confident regime to make the presidential elections politically successful, in addition to the contested restrictions being imposed on them, are all factors that have helped create an unexpected situation only a year ago: the serious chances that a strong opposition would have to at least stand for the first time unified against the total dominance the governing party has had on the marginalized legislative institution.

 

The regime’s imposed platform pushed in effect for both an apparent need and an opportunity of an unprecedented united front of opposition. Such a development, however, was inconceivable without the accumulation of the political investments made by new organizations during the recent months. While until very recently the legal-traditional parties, notably al-Wafd (Liberal), al-Arabi al-Nasiri (Pan-Arab), and al-Tajammu’ (Leftist), were struggling, though without success, to come up with some basic platform so that they can matter electorally, it took only few months in this new political context to create an effective front of opposition.

 

This historic political event was the apogee of various political initiatives that were strongly characterized by cross-ideological and multi-organizational aspirations. The first is obviously the now well renowned movement of Kifaya, which was a successful political frame that included illegal and usually marginalized political elites. Its most striking aspect is the preliminary demonstration of a possible liberal platform that can bring together ideological tendencies such as Islamism, Pan-Arabism, and the Left, in a simple and practical, sometimes even innovative, forms of protest that introduced the political liberal aspirations into the open streets.

 

The inclusion in Kifaya of the Islamists, who represent the political and ideological pattern that still have the strongest popular appeal, included them into a politically liberal agenda, which was particularly a breakthrough that will have very quick and profound repercussions. Besides, and from the beginning, such a liberal framework was based on a very strong patriotic sense that defended the need for both a strong Egyptian patriotic sense and a wider Pan-Arab interest that reflected the strong commitment of regular citizens to the support of the causes of occupied populations in Palestine and Iraq. These positions formed obviously a thick fence that prevented any attempts from the regime to discredit the movement as unpatriotic especially within the context of the increasing pro-democratic discourse of the US administration. This has proved that the intersection, which had failed for a long time, between the patriotic and the liberal discourses is actually possible. Eventually it caused many potentially popular forces to embrace such an agenda, and be politically effective for the first time in a long period.

 

By the beginning of this year and especially towards the summer two major political initiatives enunciated the new face of the opposition. The major political force of the opposition, the Muslims Brotherhood, usually cornered in a generic and religiously driven patriotic discourse, decided to engage into the political liberal project by engaging itself into street demonstrations that promoted democratic changes as its main concern. Shortly later, this initial step was taken further by announcing the foundation of the Patriotic Front for Change, which included, in addition to the Brotherhood, smaller forces, on a platform that promoted the urgency of democratic changes as its main political program.

 

Almost at the same time another interesting movement was formed. A group of Egyptian personalities originating mainly from pro-Nasserite milieus, including ex-officials in Nasser’s era side by side with a younger Nasserite generation, who announced the formation of the Patriotic Assembly for Democratic Change. Even though pro-Nasserite groups have always existed this new initiative has successfully brought together influential figures who have built through the years a moderate tendency, which made it influential even within the ranks of the regime and mainstream non-Islamists intellectuals. Two figures summarize such a movement: Aziz Sidqi, Nasser’s Prime Minister for some time and a widely trusted economic expert (with a PhD degree from Harvard), and Moustafa Bakri, an enthusiastic journalist who successfully engaged his newspaper (al-Usbu’) in anti-corruption battles throughout the recent years, but with good connections with some circles in the regime, which always provided him with useful sources from within. The Nasserite connection here is not only a reflection of a Pan-Arab agenda but it is also, and more importantly, a reflection of a certain trend within the bureaucracy of the regime that still looks with great nostalgia to Nasser’s era; in their eyes an era that definitely built the Egyptian nation-state with its large social and economic projects, which are still viable even in the current system (of which the nationalization of the Suez canal is only the most famous example). In fact such a trends provide a huge amount of the remaining legitimacy of the regime. The erosion from the ranks of the regime of groups like these through initiatives such as the Patriotic Assembly for Democratic Change should be seen as a major way to deconstruction of the authoritarian system as important as the street movements like Kifaya.

 

When Mr. Aziz Sidqi played a central role in the formation of the very new agreement few weeks ago between most of the opposition forces (including by the way the legal-traditional parties), which made an effective electoral platform possible, notably with the Muslims Brotherhood with their newly formed front on board, he showed how much influential the moderate Nasserites can be.

 

It is true that the agreement did not reach the form of a structured organization that would guarantee a continuity of the political momentum after the election. Still the decision of distributing the electoral districts among various political forces, which was particularly possible with the Brotherhood decision limiting their electoral presence to less than 160 districts, has laid the basis for a practical coordination that will implement trust and end an era of temporary “coordination” that has been for long based on good intentions usually apparent only on occasional statements.

 

If the moderate Nasserites proved that they are highly significant politically the Brotherhood has succeeded in breaching the general political embargo imposed on them. Not only the anti-Islamist forces like al-Tajammu’ found themselves isolated and weary of being left out of an effective front if they continue to oppose any form of coordination with the Brotherhood, a sign that anti-Islamism is being seen increasingly as anti-democratic, but also the regime itself is starting to send messages indicating its willingness to accept a serious political presence of moderate Islamists.

 

Meanwhile old anti-democratic groups such as old members of al-Jama’a al-Islamiyya and al-Jihad are participating in these elections with a new discourse approving the need for political reforms proving even more that the Islamist forces are increasingly moderate and embracing the democratic rules of government. The regeneration of local extremist forces that reject political liberalism as a religious apostate, which is the position of newly formed groups influenced by al Qaeda as was clear from the Sharm al-Shaykh attacks, is far less significant than the increasing rise of moderate Islamists. It is more and more apparent that Egyptians are developing a stronger political sense that terminates with a tradition that could not perceive political struggle without violent means. The very widespread belief in the pacification of political life in a system founded on a military coup and had witnessed various movements promoting military opposition should be viewed as one of the major signs that we are already in the process of democratization.

 

The Arabic significance of the parliamentary elections in Egypt

 

The neoconservative rosy plans that preceded the Iraq invasion preached a “wave of democratic change” scenario that will unfold as soon as an Iraqi democratization process would begin. We all know by now that if any “wave of change” scenario has been generated throughout the region from Iraq is both a reinforcement of anti-democratic forces like al Qaeda and its followers and the rise of anti-American sentiments on the basis of an increasing distrust of precisely the US intentions of establishing a democratic regime in Iraq. The recent Iraqi elections and referendum outcomes, which promoted unprecedented levels of religious and ethnic factionalism in addition to unpopular pro-American politicians, did not do more than solidify such widespread trends.

 

It is difficult, however, to downplay the strong effect that a spectacular fall of an Arab dictatorship has had on the minds of millions of Arabs. It is true that the sentiments were confused because of a combination of a refusal of a foreign shameful aggression on an Arab leader, whoever he was he still holds a high symbolic position, and an acceptance of the repercussions of an unjust system of government throughout the Arab world that usurped the basic political rights. Still the last part must have had an impact that made each Arab citizen look down at his own ruler.

 

The current intensification, however, of a democratization process could not be credited to the neoconservative adventure in Iraq. If there is a country that its developing situation should be now credited any special impact on the rest of the Arab world it would be Egypt, one of the closest regional “friends” of the US, a country that the White House did not plan in any consistent manner to push it towards democratization. In fact the war on Iraq has emphasized the strategic position that Egyptians believe their country holds in the national security of the region, which made the rise of Egyptian patriotic movements during and after the war an opportunity to materialize their right of political _expression. These movements’ enthusiastic popular effervescence that increased due to the war (for example the phenomenal street demonstrations in Alexandria by the Muslims Brotherhood) has paved the way for the belief that they actually matter and that they would provide a proud alternative in face of the scary alternatives of foreign invasions even though the US has never planned to invade Egypt. It was a typical Pavlovian reflection to the occupation of Iraq by defending Egypt. This recalls another significant event which is partly similar to what is happening now: when the Egyptian army lost the battle in Palestine in 1948 it was overwhelmed by the feeling that the true problems lies in Egypt not elsewhere, which triggered Nasser’s military organization and the July 23, 1952 revolution afterwards.

 

President Nasser’s led revolution and its increasingly Pan-Arab regime had an enormous impact throughout the years on the Arab world. This with less variable conditions has established Egypt as the most influential regional power. Even the event of President Sadat’s controversial peace treaty with Israel did not prevent it up until this moment to be the major player in the official Arab system. This time, however, the most serious impact coming from Egypt to the Arab world might not come from the official levels but rather from the anti-official milieus that is the opposition front promoting democratic changes. With the fabulous immediate and more direct (visual rather than vocal) effect the Arab satellite TVs and internet interaction are introducing in every Arab house the impact of what is happening in Cairo streets will exceed by far the memories of Nasser’s influential voice during the 1950s and 1960s through the new tool of radio stations like the renowned Arab Voice (Sawt al-Arab).

 

Last summer when a new brand of the Jazeera Channels called al-Jazeera Live (something similar to the American C-Span) started transmitting to the whole region the anti-Mubarek speeches from the Egyptian electoral campaign and sometimes even Kifaya’s news conferences many Arab viewers were stunned and hardly believed their eyes. The discourse of dissent is no longer limited to isolated critics of invited guests that have to go to studios in Doha, London, or Paris to be able to say what they want. This is being said on the spot, in popular assemblies, and, better, with direct transmission. It is very hard even for the most pessimistic observers to suppose that these images will have very minor effects on the Arab streets.

 

(*) A Tunisian Researcher Living in North America

 

(Source: Aqlamonline, N° 16, volume IV, Novembre-décembre 2005)

URL : http://www.aqlamonline.com/lassoued16.htm


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