18 mars 2009

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3221 du 18.03.2009

 archives : www.tunisnews.net  

8ème Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie

Reporters sans frontières: Reporters sans frontières écrit au ministre de l’Intérieur face à la recrudescence des pressions policières contre la presse Reporters Without Borders: Letter to interior minister about increased police harassment of journalists AP: Les autorités tunisiennes accusent le PDP de vouloir « induire l’opinion en erreur » Xinhua: Tunisie : 7 morts dans un accident de la circulation Jalel Lahbib: Déclaration à l’intention de l’opinion publique Daily Star: Tunisian dissident says Beirut was pressured to reject his visa request AP: Robert Ménard menace de quitter la direction du Centre de Doha Le Temps Suisse: Une coalition d’ONG et d’avocats a porté plainte contre Israël NouvelObs: Le rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jerusalem-Est Sami Ben Abdallah: Olfa Youssef au fond des yeux: la femme qui ne sourit jamais ou presque

 


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


8ème Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie

 Une soirée culturelle en soutien aux prisonniers d’opinion en Tunisie se tiendra le vendredi 20 mars 2009 à Paris. L’année écoulée a vu l’élargissement des derniers prisonniers « des deux décennies » après plus de 18 ans passés dans les geôles des bagnes tunisiens tristement célèbres pour leurs conditions effroyables et inhumaines. Leur calvaire n’est pas pour autant terminé, la plupart restant sous surveillance rapprochée, privés de leurs droits civiques. L’ex président du mouvement Ennahdha Mr Sadok CHOUROU qui a passé 14 ans en isolement total a été réincarcéré moins d’un mois après son élargissement pour cause d’une simple interview accordée à une chaine satellitaire. Les lourdes peines prononcées à l’encontre des militants du bassin minier en décembre 2008 ont constitué une preuve supplémentaire de l’absence de volonté de détente et de respect des droits humains de la part du régime tunisien. A l’heure actuelle, un nombre inconnu de jeunes tunisiens sont incarcérés dans des conditions non moins effroyables, sous le prétexte fallacieux de lutte « anti terroriste, soumis à la torture et aux mauvais traitements, tenus à l’écart de toute autorité légale, leurs proches ignorant leur lieu de détention et le sort qui leur est réservé.  Parmi ces détenus, seuls 1500 ont été déférés à ce jour devant le juge d’instruction. Le harcèlement des militants des droits humains ainsi que des journalistes indépendants continu de plus belle. Les cas de Maitre MAATAR, des journalistes de Radio KALIMA et du journaliste Mr ZOUARI en sont un exemple flagrant. Il est évident que la lutte pour le respect des droits humains en Tunisie a malheureusement  encore du pain sur la planche. Nous invitons tout les militants à nous rejoindre afin de montrer encore une fois notre soutient infaillible à la noble cause du peuple tunisien en prise avec la dictature. Nous accueillerons pour l’occasion entre autre des poètes et des groupes de chants engagés qui témoigneront des souffrances des victimes de la répression.

Salle AGECA : 177 rue Charonne 75011 Paris Métro: Philippe Auguste   Voix Libre, Solidarité Tunisienne, L’ ACHR (comité arabe des droits Humains),  L’AISPP ( association internationale de soutien aux prisonniers politiques) …   Voix Libre ONG oeuvrant pour les droits de l’Homme contact@voixlibre.org Tel : 01 47 06 15 53 – Port : 06 60 37 68 16   www.voixlibre.org

 


REPORTERS SANS FRONTIERES COMMUNIQUE DE PRESSE

18.03.09 TUNISIE Reporters sans frontières écrit au ministre de l’Intérieur face à la recrudescence des pressions policières contre la presse

Le 17 mars 2009, Reporters sans frontières a écrit à Rafik Belhaj Kacem, ministre de l’Intérieur et du Développement local, pour lui exprimer sa vive inquiétude face au récent accroissement des pressions policières visant à museler toute voix critique envers le régime. L’organisation demande aux autorités tunisiennes de mettre un terme à de telles pratiques intimidantes et répressives. L’organisation déplore ainsi l’interdiction de distribution du dernier numéro du magazine généraliste émirati As-Sada, qui devait paraître dans les kiosques le 6 mars 2009, sans explication officielle. Dans cet hebdomadaire figurait un article relatif à l’interdiction par la loi tunisienne de la polygamie et ses dérives. Selon son auteur, les riches Tunisiens ne pouvant épouser quatre femmes entretiendraient de nombreuses liaisons hors mariage. De plus, Reporters sans frontières a appris avec inquiétude l’arrestation par des agents de la sécurité nationale du journaliste Abdallah Zouari, le 13 mars 2009, alors qu’il se trouvait au café Nakhil dans la ville de Khariba, dans la province de Medenine (450 km au sud de Tunis). Interrogé pendant quelques heures à Zarzis pour avoir signé une lettre envoyée au président palestinien, Mahmoud Abbas, lui demandant la libération des prisonniers politiques détenus à Ramallah, il a été relâché par la suite. Cet ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire Al Fajr est néanmoins toujours surveillé. Par ailleurs, du 12 au 14 mars, l’écrivain et avocat Mohamed Abou a été étroitement espionné par des agents de la sécurité nationale à son domicile et au cours de ses déplacements. Ces intimidations font suite à son apparition le 4 mars 2009 sur la chaîne Al Jazeera, en raison de son interdiction de quitter le territoire tunisien. En effet, le 3 mars dernier, Mohammed Abou n’avait pu se rendre à une conférence organisée à Londres par Amnesty International, intitulée « Terrorisme, sécurité et droits de l’homme en Tunisie ». Le 14 mars, alors qu’il devait aller à Achabba (135km de Tunis) pour participer à une table ronde sur la liberté de la presse et les droits de l’homme, la sécurité nationale l’a empêché de sortir de la capitale. Toujours le 14 mars, Lotfi Haji, correspondant de la chaîne qatarie Al Jazeera, s’est également vu interdire par les forces de sécurité de rejoindre la capitale depuis son domicile de Bizerte. Tout comme Mohamed Abou, il devait participer à la conférence d’Achabba sur la liberté de la presse et les droits de l’homme.


REPORTERS WITHOUT BORDERS PRESS RELEASE 18.03.09 TUNISIA Letter to interior minister about increased police harassment of journalists

Reporters Without Borders wrote to interior and local development minister Rafik Belhaj Kacem yesterday voicing deep concern about a recent increase in police harassment aimed at silencing all those who dare to criticise the government. The letter urged the authorities to stop resorting to such intimidatory and repressive practices. The press freedom organisation condemned the ban on local distribution of the penultimate issue of As-Sada, a weekly magazine published in the United Arab Emirates which was due to have appeared in Tunisian newsstands on 6 March. It included an article about Tunisia’s ban on polygamy in which the author claimed that, because they could not take four wives, rich Tunisians had many extramarital affairs. Reporters Without Borders said in the letter that it had learned with concern that National Security agents arrested journalist Abdallah Zouari on 13 March in a café in the town of Khariba (in Médenine province, 450 km south of Tunis) and interrogated him for several hours in nearby Zarzis about the fact that he had signed a letter to Palestinian President Mahmoud Abbas urging him to release political prisoners held in Ramallah. Zouari, a former editor of the banned weekly Al Fajr, was then released but he has been kept under surveillance. National Security agents spied on human rights lawyer and writer Mohamed Abou from 12 to 14 March, both at his home and when he went out. This attempt to intimidate him followed an interview he gave to the Qatar-based satellite TV station Al Jazeera on 4 March in which he talked about the way the government keeps on preventing him from travelling on abroad. Abou was prevented from flying to London on 3 March to attend a conference organised by Amnesty International on “Terrorism, security and human rights in Tunisia.” On 14 March, National Security agents prevented him from leaving Tunis to participate in a round-table discussion on press freedom and human rights at Achabba, 135 km outside the capital. Al Jazeera correspondent Lotfi Haji was himself prevented by the security forces from travelling to Tunis from his home in Bizerte on 14 March. Like Abou, he was to have participated in the Achabba conference on press freedom and human rights.


Les autorités tunisiennes accusent le PDP de vouloir « induire l’opinion en erreur »

AP | 18.03.2009 | 18:30 Les autorités tunisiennes ont réfuté mercredi ce qu’elles qualifient de « déclarations démagogiques » faites la veille par les dirigeants du parti démocratique progressiste (PDP, principale formation de l’opposition), accusant le pouvoir de « harcèlement ». Ces déclarations « s’apparentent à des coups d’éclat dirigés vers les medias dans l’unique but d’induire l’opinion publique en erreur », soutient une source gouvernementale. Dans un communiqué transmis à l’Associated Press, elle assure que le PDP, « à l’instar de tous les autres partis de l’opposition, participe à la vie publique sans aucune entrave et publie son propre journal où il exprime librement ses points de vue ». Pour les autorités, « cette liberté d’expression ne met pas pour autant le PDP et son organe de presse au-dessus des lois du pays ». Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire « Al Mawkef », organe du PDP, Me Néjib Chebbi et son rédacteur en chef Rachid Khéchana, sont poursuivis en justice par cinq sociétés privées qui leur réclament 300.000 euros de dédommagement pour les pertes présumées causées par la publication d’un article sur la distribution d’une huile frelatée. Mardi, tous deux avaient annoncé leur intention de boycotter le procès, dénonçant « une affaire politique sous couvert juridique » visant à « asphyxier » leur journal. S’agissant de la candidature annoncée de M. Chebbi à l’élection présidentielle d’octobre prochain, la même source gouvernementale fait valoir que « les dispositions exceptionnelles » introduites dans la Constitution « ne sont pas venues ‘remettre en cause’ la candidature de qui que ce soit ». Elles « permettent plutôt aux partis politiques non représentés au parlement, comme le PDP, de présenter des candidats à ce scrutin même s’ils ne remplissent pas les conditions de parrainage requises par la Constitution ». Ils doivent cependant avoir été élus à ce poste et exercé leurs fonctions depuis au moins deux années consécutives. M. Chebbi ne remplit plus cette condition, ayant cédé en 2006 la tête du parti à Maya Jribi, première femme à diriger une formation politique en Tunisie. AP


Tunisie : 7 morts dans un accident de la circulation

 2009-03-18 08:11:12       TUNIS, 17 mars (Xinhua) — Sept personnes ont été tuées dans un accident de la circulation sur la route nationale No.2 entre La  Skhira et Bir Ali Ben Khelifa, du gouvernorat de Sfax en Tunisie,  a rapporté mardi l’agence de presse officielle tunisienne TAP.       L’accident a eu lieu à la suite d’une collision entre une  voiture particulière et un véhicule de transport léger circulant  en sens inverse.       Les victimes de l’accident ont été transférées à l’hôpital de  La Skhira, dans une premiè reétape, puis vers le CHU Habib  Bourguiba de Sfax.

 


Déclaration à l’intention de l’opinion publique

Tunis, le 18 mars 2009 Je soussigné Jalel Lahbib, membre du Bureau politique du Forum démocratique pour le travail et les libertés, responsable de l’information et de la culture, et rédacteur en chef du journal « Mouatinoun », déclare partager avec l’ensemble des composantes du peuple tunisien, la signification des festivités du 53e anniversaire de l’Indépendance du pays. Je saisis cette occasion pour exprimer à l’opinion publique nationale et internationale les positions suivantes :  –         Je réprouve avec vigueur les pratiques de certaines figures de la scène politique, lesquelles portent atteinte au caractère national du combat démocratique et à la primauté de la souveraineté nationale, et tiens à marquer mon étonnement face à cet acharnement éhonté et persistant à quémander des soutiens extérieurs et des directives étrangères qui ont fait de certaines figures de notre opposition de simples exécutants de projets dictés en fonction d’agendas extérieurs ; –         Je condamne l’attitude cavalière de Monsieur Mustapha Ben Jaafar, Secrétaire général du parti du Forum démocratique pour le travail et les libertés, qui a tenu une conférence politique à Genève et a eu des rencontres avec des parties du Parlement Européen et de l’Internationale socialiste, sans consulter ni en informer le Bureau politique, ce qui constitue un déni flagrant de la pratique démocratique au sein du parti ; –         Je considère que le Secrétaire général a gravement fauté en négligeant les préparatifs du premier congrès de notre parti, préférant se mettre en rapport avec les parties en question, lors de son récent périple à travers un certain nombre de capitales européennes, au lieu de prendre contact avec ses bases et ses structures. Ce fait est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il a poussé un certain nombre de militants du parti à prendre leurs distances en signe de désapprobation de l’atermoiement de la direction et de sa manipulation des valeurs démocratiques ; –         J’appelle l’ensemble des militantes et des militants du parti à adopter une position sérieuse et claire face au comportement anti-démocratique du Secrétaire général, d’agir en faveur du rétablissement du parti dans la ligne nationale qui était la sienne et de clarifier la nature de la relation avec l’Internationale socialiste, laquelle devrait être une relation de partenariat sur un pied d’égalité au niveau des principes et des convictions, et non pas une relation de tutelle extérieure et d’ingérence néo-coloniale dans la vie nationale ; –         Je rappelle, dans la présente déclaration, que le projet démocratique en Tunisie se réalise avec des cerveaux et des bras tunisiens et que toute manœuvre consistant à se mettre sous la coupe des puissances étrangères représenterait un grave dévoiement attentatoire à la souveraineté nationale, et un pas de plus sur la voie de la collusion avec des parties mues depuis longtemps par l’hégémonisme et l’esprit du colonialisme, ce qui constitue, au final, une atteinte à l’indépendance du pays et un mépris du sang de nos vaillants martyrs ; –         Je tiens enfin à réaffirmer mon attachement à poursuivre la lutte pour la dynamisation du processus démocratique tant au sein qu’en dehors du parti, sur la base du respect de la souveraineté nationale et de la fidélité au principe de l’indépendance du pays, dans toutes ses dimensions. Vive la Tunisie, libre et indépendante. Signé :Jalel Lahbib,membre du Bureau politique du Forum démocratique pour le travail et les libertés, responsable de l’information et de la culture et Rédacteur en chef du journal « Mouatinoun ». (Tél : +216 22 507 199) Remarque destinée aux médias nationaux et internationaux : Une conférence de presse se tiendra lundi 23/3/2009 à l’hôtel Saint Georges (Lafayette) au 16, Rue de Cologne à Tunis ; et sera spécialement consacrée à cette question.


 

Tunisian dissident says Beirut was pressured to reject his visa request Marzouki’s lecture cancelled after authorities deny him entry

By Andrew Wander Daily Star staff BEIRUT: A Tunisian dissident who was barred from entering Lebanon earlier this month claimed on Tuesday that his government had pressured Lebanese immigration authorities into refusing him a visa. Moncef Marzouki was due to give a lecture on Arab democracy at the Orient Institute in Beirut , but was denied permission to enter the country. Markouzi has been strident critic of the government in Tunis , calling on Tunisians to boycott elections and engage in civil disobedience against the authorities. Speaking from Paris , where he lives in exile, Marzouki said that he believed the government in Tunisia had applied pressure on Lebanese authorities to turn down his visa application. « There was clear security coordination between Lebanon and Tunisia  » he told AFP news agency.  » Lebanon didn’t want to upset Tunisian authorities. » He said the Tunisian government had charged him with threatening public security after calling on the public to oppose the government of President Zine El Abidine Ben Ali. Suzanne Kassab, a fellow at the Orient Institute, told The Daily Star that she had « no idea » why his visa was refused. « He was due to speak on democracy in the Arab world as a part of a series of lectures, » she said. « He was one of the invited guests. The institute was doing the formalities for his visa, and on March 4th we were told it had been refused. » She said that she was « very disappointed » that Marzouki was unable to speak at the Institute.  « We have no idea why the decision was taken, » she said. « The idea was for people from North Africa to speak because we don’t get to hear from them very often. »   Tunisia has long opposed its political dissidents traveling to foreign countries to make speeches. In December, a press freedom conference in Beirut witnessed extraordinary scenes as Tunisian Embassy officials began heckling the presentation of a report by the Tunisia Monitoring Group. The Tunisian government had prevented two dissidents who were due to speak at the event, Mohammed Abbou and Lotfi Hidouri, from leaving Tunisia . The move was slammed by press freedom advocates, who said they were prevented from attending « to keep them from testifying about press freedom restriction, » in the country. A US State Department report into Human Rights in Tunisia , released last month, found that the government there was responsible for several major freedom of speech violations. « Individuals were not free to criticize the government without fear of reprisal, and the government restricted some types of speech, » the report found. It described a pattern of state intimidation, particularly with regard to the way that Tunisia is portrayed abroad. « Security forces often questioned citizens seen talking with foreign visitors or residents, particularly visiting international human rights monitors and journalists, » it said. « The government also attempted to prevent private meetings with foreign diplomats. » Both Lebanon ‘s General Security, which deals with visa application for visits to the country, and the Tunisian Embassy were unavailable for comment on Tuesday. – With AFP   (Source : « Daily Star » (Quotidien – Beirut – Liban), le 18 mars 2009) Lien: http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&categ_id=2&article_id=100159


Robert Ménard menace de quitter la direction du Centre de Doha

Associated Press, le 17 mars 2009 à 17h22 Robert Ménard, ancien secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), menace les autorités qataries de quitter la direction du Centre de Doha pour la liberté d’information (CDLI) si ce dernier ne gagne pas en indépendance. « C’est ma dernière carte. Après, je m’en vais. Si les choses ne changent pas, je partirai. Je veux pouvoir me regarder dans un miroir », confie-t-il dans un entretien accordé mardi par téléphone à l’Associated Press. Redevenu l’an dernier « simple militant » de RSF, Robert Ménard est depuis le 1er mars 2008 directeur général du CDLI, créé sous son impulsion et financé par le Qatar. Ce centre a pour objectif de venir en aide aux journalistes et aux médias menacés à travers le monde. M. Ménard dénonce la volonté de certains conseillers de l’émir du Qatar de « mettre en place une nouvelle gouvernance où ce serait eux qui auraient la mainmise, où je n’aurais plus mon mot à dire » au sein du CDLI. « Je veux que le Centre reste indépendant, et pouvoir critiquer le Qatar. Sinon, le Centre n’a aucune crédibilité. Je ne suis pas un alibi, il fallait prendre quelqu’un d’autre qui accepte d’être servile », martèle-t-il, alors que l’émirat était 79e du classement 2007 de la liberté de la presse de RSF. Evoquant le départ de son adjointe Maryam al-Khater, renvoyée à sa demande, il accuse cette dernière d’avoir « tenté d’entraver le travail du Centre, faisant tout, notamment, pour que les journalistes menacés dans plusieurs pays du monde ne soient pas accueillis au Qatar ». « Je serai à Doha samedi soir pour proposer quelqu’un » pour la remplacer, a-t-il précisé mardi. M. Ménard estime que le Centre de Doha n’a actuellement pas les moyens de remplir sa mission d’accueil provisoire de journalistes en danger. « En dépit de la gravité de la menace qui pèse sur plusieurs de ces journalistes et de nos appels répétés depuis des mois, nos interlocuteurs (qataris) refusent toujours de leur accorder les visas nécessaires », a-t-il déploré lundi dans une lettre ouverte à cheikha Mozah Bint Nasser al-Missned, considérée comme la plus influente des épouses de l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, et soutien de la création du CDLI. « On n’a accueilli que deux journalistes en six mois, ce n’est pas possible », déplore-t-il à l’AP. Robert Ménard se félicite tout de même que le Centre ait « aidé financièrement plus de 200 médias et journalistes » en leur distribuant « plus de 500.000 dollars » et ait « fait entendre de Doha des choses qu’on n’entend jamais dans le Golfe ». Associated Press


Justice internationale Une coalition d’ONG et d’avocats a porté plainte contre Israël

Par Isolda Agazzi/InfoSud Le procureur de la Cour pénale internationale étudie la possibilité d’ouvrir une enquête sur les crimes commis lors de l’opération à Gaza «A ce jour, l’hypothèse que la Cour pénale internationale (CPI) ouvre une enquête et qu’Israël soit reconnu coupable de crimes contre l’humanité est crédible, si ce n’est probable.» Gilles Devers, avocat au barreau de Lyon, participait mardi à une table ronde organisée par la Commission arabe des droits humains au Palais des Nations. «Début janvier, des ONG m’ont demandé ce qu’on pouvait faire face au massacre de Gaza et je leur ai conseillé de saisir la CPI. J’ai rédigé une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui a été déposée devant la Cour, le 22 janvier, par une coalition de 450 associations et 40 avocats de par le monde. Cette démarche est faite en accord avec toutes les forces politiques palestiniennes.» Démarche validée Le problème est que la Cour n’est compétente que vis-à-vis de ressortissants d’Etats qui ont signé le Traité de Rome. «Mais ce qui a fait basculer le dossier, c’est que l’Autorité palestinienne (AP) a validé notre démarche. Le même jour, elle a signé le traité et donné compétence à la Cour pour enquêter sur le territoire de Gaza de ­façon rétroactive, depuis 2002», explique l’avocat. Ali Kashan, ministre de la Justice de l’Autorité palestinienne, confirme que la CPI «a accepté notre plainte. S’il y aura une enquête, nous sommes prêts à y participer.» Dans la phase préliminaire, le procureur Luis Moreno-Ocampo est en train d’analyser s’il est «raisonnable» d’ouvrir une enquête. «L’AP doit présenter les documents qui prouvent qu’elle est bien un Etat, un sujet de droit international. Quant à nous, nous préparons l’audition des témoins et cherchons des soutiens politiques. Cent dix Etats ont signé le statut de Rome; ils peuvent se manifester», continue Me Devers. «L’idéal serait que la requête palestinienne soit acceptée et qu’une enquête soit ouverte sur cette base, car cela impliquerait la reconnaissance de la personnalité juridique internationale de l’AP, souligne Haytham Manna, de la Commission arabe des droits humains et coordinateur de la coalition. Sinon, on a la possibilité d’intervenir avec d’autres Etats. Trois pays d’Afrique et d’Amérique latine se sont déclarés prêts à saisir la CPI.» «Deux poids deux mesures» Les pays arabes ne sont-ils pas intéressés? «Le seul à avoir ratifié le statut de la Cour est la Jordanie, relève Gilles Devers. Le parlement jordanien a adopté une résolution dans ce sens il y a un mois, mais on attend la suite. Les pays arabes reprochent au procureur d’appliquer deux poids deux mesures dans le traitement de l’affaire [du président soudanais] Al-Bachir. C’est vrai qu’il y a deux poids deux mesures et c’est scandaleux! Mais c’est le fait du Conseil de sécurité, qui a demandé au procureur d’enquêter sur le Soudan, non-membre de la CPI, mais n’a rien fait contre Israël.» La coalition des ONG et des avocats n’attend pas uniquement que la CPI agisse. Ses membres travaillent aussi sur le principe de la compétence universelle, qui permet de porter plainte, devant les tribunaux nationaux, pour des crimes de guerre et contre l’humanité commis à l’étranger par des étrangers. «Nous avons des équipes d’avocats en Norvège, en Espagne, en Angleterre, en Belgique et en France, pour les plaintes individuelles. Et nous allons essayer d’activer la compétence universelle en Suisse», conclut Haytham Manna. (Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 18 mars 2009)


 

PROCHE-ORIENT Le rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jerusalem-Est

 

NOUVELOBS.COM | 18.03.2009 | 10:12 Dans un rapport confidentiel daté du 15 décembre 2008, dont le Nouvel Observateur a obtenu une copie, l’Union européenne accuse le gouvernement israélien d’utiliser le développement de la colonisation, la construction du mur de séparation, la planification des voies de circulation, l’instauration du régime des permis de résidence et de déplacements imposés aux Palestiniens pour « poursuivre activement l’annexion illégale de Jérusalem-Est ». Dû à l’initiative du consul général du Royaume-Uni à Jérusalem, ce document de 20 pages, illustré de plusieurs cartes, est le fruit des contributions des consuls généraux des pays de l’Union Européenne à Jérusalem et des chefs de leurs bureaux à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. L’intention de séparer Jérusalem-Est de la Cisjordanie Après avoir rappelé que la politique de l’Union européenne, face à la question de Jerusalem est fondée sur la Résolution 242 des Nations-Unies, c’est-à-dire sur le caractère « inadmissible de l’acquisition de territoires par la force », le document constate que « la construction de colonies à Jerusalem-Est et autour de Jerusalem-Est continue à un rythme rapide, contrairement aux obligations d’Israël, au regard de la légalité internationale et de la Feuille de route, réaffirmées à Annapolis ». » Sur un total de près de 470.000 colons dans les Territoires palestiniens occupés, poursuit le rapport, 190.000 (soit 40%) vivent dans Jerusalem-Est et 96.000 dans les colonies autour de Jérusalem, la majorité étant rassemblée dans de grands blocs de colonisation comme Givat Ze’ev, Etzion, et Ma’ale Adoumim ». Le développement de la colonisation dans la vielle ville et autour de Jérusalem, la construction et le développement projeté des principaux blocs de colonisation existant, la mise en œuvre du plan « E-1 » reliant Jerusalem à Ma’ale Adoumim « indiquent une intention de séparer l’ensemble de Jérusalem-Est et les blocs de colonies qui l’entourent de la Cisjordanie ». La barrière de séparation, future frontière de l’État d’Israël ? Les infrastructures de transport, construites et projetées par Israël, comme la poursuite de la construction du mur de séparation contribuent également, selon le document, à saper les bases d’une future négociation. « 86% du trajet de la barrière, y compris à Jerusalem-Est, constatent les auteurs du rapport, sont à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1949 (la Ligne verte) en Cisjordanie. La barrière s’éloigne de la Ligne verte pour inclure 80 colonies, dont 12 à Jérusalem-est, où vivent 385.000 colons israéliens, du côté ‘israélien’ du mur ». « Il n’est donc pas difficile de comprendre, poursuit le document, que nombre de Palestiniens redoutent de voir la barrière de séparation devenir la future frontière avec l’Etat d’Israël ». Alors que, selon le rapport, 285.000 Palestiniens qui résident aujourd’hui entre le mur et la Ligne verte sont désormais coupés de la Cisjordanie, le franchissement des checks point et le régime des permis imposés aux Palestiniens a été durci. « Ces restrictions, écrivent les diplomates européens, soumettent la vie quotidienne des Palestiniens à des contraintes qui à leur tour, accroissent la frustration et nourrissent l’extrémisme ». La politique israélienne des faits accomplis affaiblit le soutien au processus de paix Ajoutées à la colère provoquée par la politique israélienne de démolition des maisons palestiniennes à Jérusalem (400 depuis 2004), les mesures « discriminatoires » appliquées en matière de droit de résidence, la fermeture des principales institutions palestiniennes à Jérusalem, et les restrictions imposées par Israël à la liberté religieuse des Palestiniens chrétiens et musulmans relèvent, selon ce document d’une pratique des « faits accomplis sur le terrain » qui « sape la crédibilité de l’Autorité palestinienne et affaiblit le soutien populaire aux négociations de paix entre Israël et les Palestiniens ». Destiné en principe au département des relations extérieures de l’Union européenne, c’est-à-dire aux services de Javier Solana, ce rapport demeure, trois mois après sa transmission à Bruxelles, un « document de travail confidentiel » au statut incertain. Une « base de données » condamnée à la confidentialité Certains États membres, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, ne seraient pas hostiles à lui donner davantage de visibilité, surtout après le voyage de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton à Jérusalem, où elle a tenu aux dirigeants israéliens un discours au moins aussi critique, notamment sur la question de la colonisation et de la démolition des maisons à Jérusalem-Est. Au Quai d’Orsay, les familiers du dossier confient qu’ils considèrent le document comme une « base de données » précieuse pour surveiller l’application de la Feuille de route, adoptée en 2003 par le « quartette » (Etats-Unis, Nations Unies, Union Européenne, Russie), et pour discuter à Bruxelles la politique de l’Union, sur le dossier israélo-palestinien, mais ils ajoutent que, faute de consensus, ce rapport est condamné à demeurer confidentiel. En 2005, déjà, un rapport rédigé par les mêmes, et avec la même tonalité globale avait été enfoui dans un tiroir, à la demande de plusieurs pays dont l’Italie, avec l’assentiment de Javier Solana. René Backmann (Source : le site « NOUVELOBS.COM » (France), le 18 mars 2009 à 10h12)


 

 

Olfa Youssef au fond des yeux: la femme qui ne sourit jamais ou presque

 

Par Sami Ben Abdallah   www.samibenabdallah.com   Félicitations: Mabrouk Olfa Youssef Olfa Youssef vient de remporter le prix Zoubeida Bechir pour les écrits féminins. C’est son ouvrage « inquiétudes d’une musulmane » (Confusion d’une Musulmane) qui lui a valu ce prix. Ce dernier est décerné annuellement par le CREDIF qui a ouvert les candidatures il y a quelques mois avec ce Communiqué:   Ouverture de la candidature pour le prix Zoubeida B’chir 2008  A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme (le 8 mars 2008), le centre de recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) invite toutes celles et tous ceux ayant publié des ouvrages, au cours de l’année 2009, et désireux de participer au concours Zoubeida Bchir, de présenter leur candidature ainsi que leurs œuvres en rapport avec les disciplines retenues. La date limite de dépôt auprès du bureau d’ordre du CREDIF est fixée au 10 février 2009. Le prix Zoubeida Bchir prime les meilleures productions littéraires, dans les diverses disciplines, comme la poésie, le roman, l’essai, les productions artistiques, aussi bien en langue arabe qu’en langue française. Il récompense également les meilleures productions scientifiques sur la question de la femme (en sociologie, anthropologie, études féministes, etc.), ainsi que les travaux en matière de recherche fondamentale en sciences exactes (mathématiques, physique, informatique, sciences de la vie, chimie, sciences de la terre, ingénierie) menées par les femmes. Comme à l’accoutumée, les lauréats et lauréates recevront leurs prix dans le cadre d’une cérémonie organisée pour la circonstance au siège du CREDIF et dont annonce sera faite ultérieurement.   Olfa Youssef: « Confusions d’une musulmane » +حيرة مسلمة: في الميراث والزّواجوالجنسيّة المثليّة (سحر للنّشر، تونس 2008) هذا الكتاب قراءة لموقف المفسّرين من مسائل الميراث والزّواجوالجنسيّة المثليّة وبيان للفرق الشّاسع بين انغلاق المفسّرين من جهة وانفتاح النصّ القرآنيّ من جهة أخرى. Dans un Entretien avec le journaliste Jamal Arfaoui pour le compte de Maghrebia, Olfa Youssef est revenue sur son ouvrage qui a suscuité divberses réactions qui ont varié de l’approbation à la dénonciation ( accusations de legereté scientifique…etc).

Extrait: Magharebia: Votre dernier ouvrage porte un titre plutôt provocateur, « Confusion d’une Musulmane ». Selon vous, quelle est cette « confusion » de la femme musulmane d’aujourd’hui ? Olfa Youssef: La confusion exprimée dans ce livre est essentiellement la mienne. Mais elle se réfère indubitablement à celle d’autres Musulmans, hommes et femmes. Cette confusion résulte de l’énorme différence entre, d’une part, ce que l’on trouve dans le Coran et la sunnah concernant l’ouverture d’esprit et la possibilité de multiples interprétations et, d’autre part, les lectures nombrilistes qui nous en sont données par les interprétations des juristes, censées être définitives et fermant donc la porte à l’ijtihad. Elles vont même jusqu’à falsifier le contenu du Coran [au] bénéfice d’intérêts individuels, sectaires ou politiques. C’est la confusion de l’honnête Musulman d’aujourd’hui, causée par l’image horrible présentée par certains d’un Islam qui ignore l’essence même de cette religion – l’amour, la tolérance, la paix et le bien absolu, au sens philosophique du terme. A la place, ils présentent l’image d’un Islam horrifiant, repoussant, dans lequel le Musulman se transforme en un monstre féroce, esclave de ses propres instincts, facilement distrait par les cheveux ou le poignet d’une femme, et qui oublie les devoirs de sa religion et de sa vie. Dans cette version de l’Islam, la femme ne devient rien d’autre qu’un corps sensuel, dont la seule valeur est sa valeur sexuelle. Aux termes de cet Islam, « l’autre » dont la religion, l’opinion ou l’idéologie est différente devient un ennemi et une cible pour le terrorisme. L’Islam présenté aujourd’hui par certains cheikhs n’a rien à voir avec l’éthique du Prophète, que la paix soit sur lui, qui est notre modèle, ni avec l’essence de notre Livre sacré, le Coran. Les partisans de telle ou telle idéologie, ou de tel ou tel cheikh, sont désormais devenus les juges qui décident qui est musulman et qui ne l’est pas. Le takfir des autres s’est répandu parmi les gens. Ils ont oublié que le Prophète, que la paix soit sur lui, avait affirmé qu’une accusation de takfir était plus dangereuse que le fait de tuer – et le meurtre est l’un des péchés les plus graves.(1)       Politiquement elle est ….   Olfa Youssef est incontestablement l’anti- féminisme politique de gauche. Ses écrits montrent clairement qu’elle ne se situe pas dans la grande famille de la gauche politique mais plutôt entre le centre et la Droite. Plus people que les icônes des féministes tunisiennes (dont certaines sommeillent dans leurs tours d’ivoires depuis des années), elle ose s’afficher par exemple à Facebook tout en tenant un discours à la fois anti-conservateur et anti-gauchiste. Une des polémiques qui l’ont opposée à des gauchistes tunisiennes fût incontestablement celle qui l’a opposée à Raja Benslema et  Dalenda Larguêche parue réalités à (Source: Réalités N° 955 du 15 avril 2004). Dans cet article, Olfa Youssef se défend en écrivant: « Dans cet article, je passerai outre tous les jugements idéologiques dont m’ont accablée mes interlocutrices ; je passerai outre à tous ces jugements, vides à l’évidence de tout sens référentiel tangible, car à mon avis ils ne font qu’exprimer pleinement le psyché de celles qui les profèrent. L’emploi de termes tel que “conservateur” ou “réactionnaire” ne sont pas sans me rappeler certains débats politiques où les accusations fusent de partout et où les névroses les plus profondes se croisent. De tels jugements sont indignes d’universitaires qui aspirent à une lecture scientifique »   Olfa Youssef sur Facebook:   Elle est assez populaire et ses groupes de fans peuplent le web tunisien. Vous pouvez trouver un de ces groupes sur le lien suivant: (2)     Olfa Youssef: la femme qui ne sourit jamais ou presque   Il y a quelques années, je manquais rarement une de ses émissions à la Télévision. Non pas que j’étais un fan des ouvrages dont elle faisait la promotion, mais ce personnage si atypique me fascinait: Pourquoi elle paraît si sérieuse limite coincée? Pourquoi ce vocabulaire si recherché pour présenter des ouvrages? Pourquoi cette femme si sympathique en privé ne sourit jamais à la Télévision?  Pourquoi est-elle en colère? Et puis, je la trouvais si susceptible et il a fallu que je la recroise sur Facebook pour que je le lui dises. Il est vrai que depuis, j’ai appris à connaître Olfa Youssef.    Ce que j’espère pour Olfa Youssef du …fond du cœur:   Je crois beaucoup en ses capacités. Sans langue de bois, je la trouve moins doctrinaire que l’islamologue Tarek Ramadan mais elle a l’avantage d’être encore jeune et que son potentiel intellectuel est encore inexploré. Oui, je trouve qu’intellectuellement elle pourrait participer à faire bouger certaines choses car elle dégage un certain charisme et a plus de liberté d’esprit (et d’humilité) que certaines Féministes tunisiennes dont le discours est trop marqué idéologiquement et dont certaines d’entre elles n’ont pas le courage politique d’assumer leur positionnement politique de « gauche islamophobe ». Ces féministes tunisiennes méritent du respect et font partie du paysage intellectuel tunisien. Le reproche est uniquement politique: y a pas de mal à s’assumer comme une tendance islamophobe au sein de la gauche tunisienne. Cela est valable aussi pour leurs alter ego, les Nahdaouis tunisiens qui devraient avoir le courage politique d’assumer leurs thèses politiques et toutes les erreurs commises au lieu de s’inventer des histoires ( sur leur pacifisme, sur leur innocence politique…etc) et de passer le plus clair de leur temps à faire des prêches religieuses tout en évitant de « parler politique ».   Message perso à Olfa Youssef:   Ne me fais plus le coup du « Monsieur parfait ». Si tu le faisais, je réponds à la César quand il a vu Brutus -qu’il admirait particulièrement- au nombre de ses assassins, il a dit: « Toi aussi mon fils »! Et à la Jésus quand il a refusé de répondre à ses juges et a déclaré que « les grandes douleurs sont muettes ». Tu sais qu’à cause -grâce à toi, j’ai reçu pas moins de dix messages de curieux qui me posent la question: « Et tu connais aussi Olfa Youssef? ». Je ne savais pas que tu étais si célèbre en Tunisie. Oui oui, je sais, je connais ta réponse par cœur. On est sur la même ligne. Alors, n’oublie pas de faire un grand sourire si tu passes à la Télévision prochainement et mes respects à ta petite famille.Bises     (1).http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2008/05/30/reportage-01 (2). http://www.facebook.com/pages/olfa-youssef/28974147647 (3)- Blog d’Olfa Youssef. : http://www.olfa-youssef.prog.fr/index.htm

 

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