13 janvier 2010

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TUNISNEWS

9 Úme année, N° 3522 du 13.01.2010

 archives :www.tunisnews.net 


Reporters sans frontiÚres: Un journaliste condamné à quatre ans de prison ferme en premiÚre instance

Assabilonline: PrononcĂ© du jugement dans l’affaire de Maatoug El Ir et de ses co accusĂ©s

 TMG calls on European Parliament to help end Tunisian government’s unrelenting war on free expression 

Le TMG appelle le Parlement europĂ©en Ă  mettre un terme Ă  la guerre implacable du gouvernement tunisien contre la libertĂ© d’expression

Wal Fadjri: Affaire Yacine Ferchichi : Les Ong exigent la prise en charge du Tunisien

Reuters: La Tunisie achĂšte du blĂ© dur et de l’orge – traders

Abdel Wahab Hani: Le coup d’envoi des remaniement touche la Maison du Parti, le Maire de Tunis et le corps des Ambassadeurs

Houcine Ghali:Tunisie : il faut limoger tous les maires du pays

Reporters sans frontiĂšres

Un journaliste condamné à quatre ans de prison ferme en premiÚre instance


PubliĂ© le 13 janvier 2010 Fahem Boukadous, journaliste pour la chaĂźne satellitaire El Hiwar Ettounsi, a Ă©tĂ© condamnĂ© aujourd’hui Ă  quatre ans de prison ferme par le tribunal de Gafsa. « Cette dĂ©cision est tout simplement scandaleuse. C’est la premiĂšre fois que les accusations ne portent que sur les activitĂ©s professionnelles d’un journaliste. D’habitude, les autoritĂ©s tunisiennes utilisent des mascarades judiciaires. Visiblement, elles n’ont plus besoin de monter des procĂšs de toutes piĂšces contre les journalistes, comme cela a Ă©tĂ© le cas pour Taoufik Ben Brik et ZouhaĂŻer Makhlouf. C’est affligeant », a dĂ©clarĂ© Reporters sans frontiĂšres. « Il s’agit clairement d’un procĂšs politique », s’est indignĂ©e Sihem Ben Sedrine, directrice de l’OLPEC, Ă  Reporters sans frontiĂšres. En dĂ©cembre 2008, le tribunal de premiĂšre instance de Gafsa (400 km au sud de Tunis) avait condamnĂ© Fahem Boukadous, alors en clandestinitĂ©, Ă  une peine de six ans de prison ferme, pour “constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et Ă  leurs biens”, suite Ă  la couverture mĂ©diatique des manifestations populaires dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa. Le 5 fĂ©vrier 2009, la cour d’appel avait confirmĂ© cette condamnation. Le 24 novembre 2009, le journaliste s’est prĂ©sentĂ© libre au tribunal de Gafsa, mettant ainsi un terme Ă  prĂšs de dix-sept mois de clandestinitĂ©. Etant absent lors du procĂšs, Fahem Boukadous a fait opposition au jugement. La procĂ©dure a donc recommencĂ© depuis le dĂ©but, annulant les dĂ©cisions juridiques prĂ©cĂ©dentes concernant le journaliste. Il Ă©tait jugĂ© aujourd’hui pour les mĂȘmes faits que ceux qui lui Ă©taient reprochĂ©s en dĂ©cembre 2008. CondamnĂ© Ă  quatre ans de prison ferme, le journaliste a exprimĂ© son intention de faire appel. « L’audience d’aujourd’hui n’a durĂ© que dix minutes », a dĂ©plorĂ© Fahem Boukadous Ă  Reporters sans frontiĂšres, avant d’ajouter : « Mes avocats ont demandĂ© le report de l’audience pour vice de procĂ©dure, mais en vain. La seule question que l’on m’a posĂ©e Ă©tait mon lien avec le mouvement social de Gafsa. Je leur ai rĂ©pondu que je m’étais alors contentĂ© de faire mon mĂ©tier, en couvrant les Ă©vĂ©nements qui ont secouĂ© le bassin minier de Gafsa. »


 PrononcĂ© du jugement dans l’affaire de Maatoug El Ir et de ses co accusĂ©s


Assabilonline, Tunis La sixiĂšme chambre correctionnelle du Tribunal de PremiĂšre Instance a prononcĂ© aujourd’hui, mardi 12 janvier 2010, son jugement dans l’affaire n33965, dans laquelle est dĂ©fĂ©rĂ© Maatoug El Ir, en Ă©tat d’arrestation, qui a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  un mois d’emprisonnement ferme, Abderrazak Ounifi, en Ă©tat d’arrestation, qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un non lieu. Le tribunal a prononcĂ© des peines de trois mois d’emprisonnement contre Abdelwahed Sayeh (rĂ©sident en SuĂšde), Lassaad Jouhri (de Tunis), Brahim Laamouri (rĂ©sident en SuĂšde), Mohammed Habib (de Sidi Houssine Sijoumi) et Omar Makni (de Tunis); [
] En collaboration avec maĂźtre ImĂšne Triki et Sayed Mabrouk, militant des droits humains, Tunisie  
(traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)  


13 January 2010 

TMG calls on European Parliament to help end Tunisian

government’s unrelenting war on free expression

 


The Tunisia Monitoring Group (TMG), a coalition now counting 20 member organisations of the International Freedom of Expression Exchange (IFEX), welcomes the European Parliament’s public debate on the situation in Tunisia on 20 January. TMG members hope the debate will send a strong message to the Tunisian government to end its unrelenting war on freedom of expression.   Five TMG fact-finding missions since January 2005 to monitor the plight of freedom of expression in Tunisia before and after the World Summit on the Information Society (WSIS) and continuous research have shown how attacks on this basic right have not stopped intensifying. The administration and the judiciary have been increasingly used to harass dissidents and critical journalists.   Prominent scholars and democracy advocates, including Mohamed Talbi, former dean of the Faculty of Arts of Tunis and president of the banned Observatory for the Freedom of the Press, Publishing and Creation (OLPEC) told the TMG that the ruthless policy of repression of independent-minded journalists, judges, lawyers, writers, students and trade-unionists is “unprecedented in the country’s recent history.”   This policy of systematic intimidation has forced thousands of Tunisians, including journalists, into exile over the past years. More dangerously, it has led hundreds of young people to be influenced by groups advocating the use of violence to achieve political goals. The government spares neither the victims’ relatives, nor foreign journalists and human rights researchers.   The decision to imprison well-known critical journalist Taoufik Ben Brik, following a mock trial similar to hundreds of other shameful and politically motivated trials mirrors a vengeful trend rather than a quest for justice. Journalist Fahem Boukaddous was sentenced today to four years in prison for covering demonstrations in Gafsa against unemployment and corruption.   President Zine El Abidine Ben Ali’s critics are dealt with as if they were criminals. Scores of Tunisian political prisoners have died under torture or due to lack of medical care over the past two decades, according to local and international human rights groups. Ben Brik faces life-threatening prison conditions, and family members launched a hunger strike in protest.   “These heavy losses of lives could have been avoided and journalists Taoufik Ben Brik and Zouhaier Makhlouf and thousands of other Tunisians would not have been jailed for exercising the right to freedom of expression or association, had the Tunisian state been firmly reminded by its friends and partners in Europe and elsewhere of the urgent need to genuinely abide by the International Covenant on Civil and Political Rights,” said TMG Chair Rohan Jayasekera of Index on Censorship.   Members of the IFEX-TMG:   Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI), Egypt ARTICLE 19, United Kingdom Bahrain Center for Human Rights (BCHR), Bahrain Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS), Egypt Canadian Journalists for Free Expression (CJFE), Canada Cartoonists Rights Network International (CRNI), United States Egyptian Organization for Human Rights (EOHR), Egypt Index on Censorship, United Kingdom International Federation of Journalists (IFJ), Belgium International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), Netherlands International Press Institute (IPI), Austria International Publishers’ Association (IPA), Switzerland Journaliste en danger (JED), Democratic Republic of Congo Maharat Foundation, Lebanon Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibia Norwegian PEN, Norway World Association of Community Radio Broadcasters (AMARC), Canada World Association of Newspapers and News Publishers (WAN-IFRA), France World Press Freedom Committee (WPFC), United States Writers in Prison Committee of International PEN (WiPC), United Kingdom   For further information, contact TMG Chair Rohan Jayasekera, Index on Censorship, United Kingdom, tel: +44 20 7324 2527, e-mail: rj@indexoncensorship.org, Internet:http://campaigns.ifex.org/tmg/  


 le 13 janvier 2010

Le TMG appelle le Parlement européen à mettre un terme à la guerre

implacable du gouvernement tunisien contre la libertĂ© d’expression

 


Le groupe d’observation de la Tunisie (TMG), une coalition comptant 20 organisations membres de l’Echange international de la libertĂ© d’expression (IFEX), se rĂ©jouit de la tenue d’un dĂ©bat public au Parlement europĂ©en sur la situation en Tunisie qui aura lieu le 20 janvier prochain. Les membres du TMG espĂšrent que ce dĂ©bat permettra d’envoyer un message fort au gouvernement tunisien afin que ce dernier mette un terme Ă  sa guerre implacable contre la libertĂ© d’expression.   Cinq missions d’enquĂȘte du TMG sur la libertĂ© d’expression en Tunisie depuis le mois de janvier 2005, avant et aprĂšs la tenue du Sommet mondial sur la sociĂ©tĂ© de l’information (SMSI) Ă  Tunis, et une recherche ininterrompue ont permis de dĂ©montrer que les attaques sur ce droit fondamental n’ont en fait jamais cessĂ© d’augmenter en Tunisie. En effet, les pouvoirs administratif et judiciaire ont de plus en plus Ă©tĂ© mis Ă  contribution pour harceler les dissidents et les journalistes indĂ©pendants.   Des intellectuels de premier plan et des militants pour la dĂ©mocratie en Tunisie comme Mohamed Talbi, ancien Doyen de la FacultĂ© des Lettres de l’UniversitĂ© de Tunis, et PrĂ©sident de l’Observatoire pour la LibertĂ© de Presse, d’Edition et de CrĂ©ation (OLPEC), ont fait savoir au TMG que la politique de rĂ©pression  impitoyable Ă  l’encontre des journalistes, des juges, des avocats, des Ă©crivains, des Ă©tudiants et des syndicalistes  indĂ©pendants tunisiens avait atteint “un niveau sans prĂ©cĂ©dent dans l’Histoire rĂ©cente du pays.”   Ces derniĂšres annĂ©es, cette politique d’intimidation systĂ©matique a contraint des milliers de Tunisiens, y compris des journalistes, Ă  l’exil. De maniĂšre plus grave, cette politique a Ă©galement conduit des centaines de jeunes gens Ă  ĂȘtre influencĂ©s par des groupes prĂŽnant l’utilisation de la violence pour atteindre des buts politiques. Le gouvernement n’épargne ni les proches des victimes, ni les journalistes et chercheurs des droits de l’Homme Ă©trangers.    La dĂ©cision d’emprisonner le journaliste Taoufik Ben Brik, suite Ă  un simulacre de procĂšs, similaire Ă  tant d’autres procĂšs politiques, reflĂšte plus une tendance Ă  la vengeance qu’une quĂȘte pour la Justice. Les personnes qui critiquent le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali sont traitĂ©es comme de vĂ©ritables criminels.  Le journaliste Fahem Boukaddous a Ă©tĂ© condamnĂ© aujourd’hui Ă  quatre ans de prison pour avoir couvert des manifestations en Gafsa contre le chĂŽmage et la corruption.   Au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies, d’aprĂšs des groupes de dĂ©fense des droits de l’Homme tunisiens et internationaux, de nombreux prisonniers politiques tunisiens sont morts sous la torture ou par manque de soin mĂ©dical. Les conditions d’emprisonnement de Taoufik Ben Brik sont une menace pour sa vie. En signe de protestation, des membres de sa famille ont d’ailleurs entamĂ© une grĂšve de la faim.   Le PrĂ©sident du TMG, Rohan Jayasekera d’Index on Censorship, a dĂ©clarĂ© : “Ces nombreuses pertes de vie humaine auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©es. Les journalistes Taoufik Ben Brik et Zouhaier Makhlouf, ainsi que des milliers d’autres Tunisiens n’auraient pas Ă©tĂ© emprisonnĂ©s pour avoir exercĂ© leur droit aux libertĂ©s d’expression et d’association si les amis et partenaires de l’Etat tunisien en Europe et ailleurs lui avaient fermement rappelĂ© le besoin urgent qu’il a de vĂ©ritablement respecter ses engagements internationaux, y compris l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques relatif Ă  la libertĂ© d’expression.”   Les membres du TMG de l’IFEX:   ARTICLE 19, Royaume-Uni Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de MĂ©dias d’Information (WAN-IFRA), France Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), Canada Bahrain Center for Human Rights (BCHR), BahreĂŻn Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS), Égypte Cartoonists Rights Network International (CRNI), États-Unis Centre PEN norvĂ©gien, NorvĂšge ComitĂ© des Ă©crivains en prison de PEN International (WiPC), Royaume-Uni ComitĂ© mondial pour la libertĂ© de la presse (WPFC), États-Unis FĂ©dĂ©ration internationale des associations et institutions de bibliothĂšques (IFLA), Pays-Bas FĂ©dĂ©ration internationale des journalistes (FIJ), Belgique Fondation Maharat, Liban Index on Censorship, Royaume-Uni Institut international de la presse (IIP), Autriche Journaliste en danger (JED), RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo Journalistes canadiens pour la libertĂ© d’expression (CJFE), Canada Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie Organisation Ă©gyptienne pour les droits de l’Homme (EOHR), Égypte RĂ©seau d’information arabe des droits de l’Homme (ANHRI), Égypte Union internationale des Ă©diteurs (UIE), Suisse   Pour plus de renseignements, veuillez Alexis Krikorian Union internationale des Ă©diteurs (UIE), tĂ©l: +41 22 704 1823, courrier Ă©lectronique: krikorian@internationalpublishers.org, Internet:http://campaigns.ifex.org/tmg/


 

Affaire Yacine Ferchichi : Les Ong exigent la prise en charge du Tunisien


Les Organisations non gouvernementales sĂ©nĂ©galaises sont prĂ©occupĂ©es par la situation du Tunisien, Yacine Ferchichi, qui a Ă©tĂ© expulsĂ© de la France Ă  destination du SĂ©nĂ©gal. Dans un communiquĂ© conjoint, Amnesty SĂ©nĂ©gal, la Raddho et l’Ondh interpellent les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises et françaises sur la ‘situation inacceptable qui viole les droits fondamentaux de Yacine Ferchichi et exigent une prise en charge totale du sieur Ferchichi ou Ă  dĂ©faut sa reconduite immĂ©diate et sans dĂ©lai vers la France et ce, sans prĂ©judice des procĂ©dures en cours intentĂ©es par ses avocats auprĂšs de la Cour europĂ©enne des droits de l’Homme’. Ces organisations sĂ©nĂ©galaises des droits de l’Homme, rappellent qu’elles ont Ă©tĂ© saisies Ă  nouveau par le citoyen tunisien ‘exilé’ vers le SĂ©nĂ©gal sans son consentement par les autoritĂ©s françaises, un pays dans lequel il n’a aucune attache familiale et ne bĂ©nĂ©ficie d’aucune prise en charge. En effet, ces organisations, qui affirment que Yacine Ferchichi est sous la menace d’une expulsion de son hĂŽtel, parce qu’il n’a pas de quoi payer, ajoutent ‘qu’il est condamnĂ© Ă  l’errance et Ă  la misĂšre’. C’est pourquoi, elles assimilent sa situation Ă  une dĂ©portation qui porte fondamentalement atteinte Ă  sa dignitĂ© et Ă  sa libertĂ© ; son passeport ayant Ă©tĂ© par ailleurs confisquĂ© par la police française. ‘Il est de ce fait mĂȘme victime de la double peine. La France ayant violĂ© la directive de la Cour europĂ©enne exigeant de tout pays acceptant de recevoir le sieur Ferchichi de ne pas l’extrader vers la Tunisie’, conclut le communiquĂ© conjoint. Charles GaĂŻky DIENE (Source: “Wal Fadjri” (Quotidien – Senegal) le 13 janvier 2010)


La Tunisie achĂšte du blĂ© dur et de l’orge – traders


13-01-2010 – 15:55 PARIS, 13 janvier (Reuters) – L’Office tunisien des cĂ©rĂ©ales a achetĂ© mercredi 25.000 tonnes de blĂ© dur et 25.000 tonnes d’orge d’origine optionnelle, apprend on auprĂšs d’exportateurs europĂ©ens. Tunis a payĂ© le blĂ© dur 248,69 dollars/tonne coĂ»t et fret pour embarquement en avril, ont-ils prĂ©cisĂ©. L’orge a Ă©tĂ© achetĂ©e 169,29 dollars/tonne coĂ»t et fret pour embarquement du 10 au 20 fĂ©vrier. Selon un trader, l’origine du blĂ© dur pourrait ĂȘtre turque et/ou espagnole (ValĂ©rie Parent)


Le coup d’envoi des remaniement touche la Maison

 du Parti, le Maire de Tunis et le corps desAmbassadeurs

Réactions à chaud



   

ParAbdel Wahab Hani

 

Trois Ă©vĂšnements ont marquĂ© la journĂ©e d’aujourd’hui: La nomination de Mme Abir Moussa/Moussi SG adjointe du RCD chargĂ©e de la femme; la nomination de M. Mohamed BĂ©ji Ben MĂ©mi Maire de Tunis Cheikh Al MĂ©dina et une indiscrĂ©tion du quotidien arabophone Assabah annonçant un mouvement imminent dans le corps des Ambassadeurs. Ces nominations inaugurent la saison des remaniements, aprĂšs la fin des consultations, comme nous l’avions constatĂ©, aprĂšs la convocation du ComitĂ© central du RCD au pouvoir dans sa 2e session ordinaire, pour les 16, 17 et 18 janvier. Nous reviendrons sur ces premiĂšres nominations, avec le rĂ©flexe citoyen et l’esprit constructif et lĂ©galiste qui nous animent, dans la dĂ©fense des IntĂ©rĂȘts suprĂȘmes de la Nation

I-Mme Abir Moussa/Moussi Secrétaire adjointe du RCD en charge de la femme :

 

Originaire de Jammel, dans le Sahel, cette jeune avocate vient d’ĂȘtre promue, Ă  35 ans SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale adjointe du parti au pouvoir, en charge de la femme. Me Abir Moussa (ou Moussi) s’est distinguĂ©e ces derniĂšres annĂ©es par sa participation active, voire fracassante parfois, aux cotĂ©s de Mme SaĂŻda Agrebi, NaĂŻbah/DĂ©putĂ©e et prĂ©sidente de l’Association tunisienne des mĂšres (ATM) et cheffe de la coalition informelle des organisations non-gouvernementales gouvernementales qui dĂ©fendent les thĂšses et les acquis du gouvernement .

 

Me Moussa/Moussi a participĂ© Ă  plusieurs manifestations internationales, notamment relatives au Sommet Mondial sur la SociĂ©tĂ© de l’Information (SMSI), sous la banniĂšre de l’Association tunisienne de la Communication (ATUCOM), avant de prendre la prĂ©sidence de l’Association tunisienne des victimes du terrorisme (ATVT) aprĂšs la nomination de son confrĂšre Me Habib Achour Ambassadeur Ă  Rome (auprĂšs de la RĂ©publique italienne, de la FAO, du PAM et du FIDA

Selon sa biographie officielle, mise en ligne par l’agence officielle TAP, Me Moussa/Moussi est adjointe au Maire de l’Ariana et est membre du Forum national des avocats du RCD, au pouvoir qui semble voir pris la succession de la Khaliyya ; alors que son contradicteur, le journaliste AĂŻd / Retornado Zouhir Latif, lors d’un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© en marge des Ă©lections gĂ©nĂ©rales du 25 octobre dernier, sur le plateau de la chaĂźne maghrĂ©bine MĂ©di 1 Sat, affirme qu’elle se prĂ©sentait au nom de la sociĂ©tĂ© civile, loin de tout appartenance politique

Me Moussa/Moussi a fait l’objet d’une mesure disciplinaire du Barreau en aoĂ»t 2006, suite au conflit violent qu’i l’opposait Ă  son autre confrĂšre Me Mohamed Abbou, en 2005.

 

Me Abbou, cet avocat qui s’est distinguĂ© par la rĂ©daction de tout juste deux tribunes, qui lui ont valu le titre d’Avocat de la libertĂ©. L’une mĂ©morable, sur la dĂ©mission et la schizophrĂ©nie des Ă©lites Ă  propos d’Abou Gharib ; l’autre moins Ă©lĂ©gante et de moins bonne facture, sur une comparaison entre le Chef de l’Etat en exercice et le GĂ©nĂ©ral Sharon, Ă  l’annonce de l’invitation de ce denier, Ă  la 2e phase du SMSI Ă  Tunis en novembre 2005. Me Abbou a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine de prison puis libĂ©rĂ© avant l’épuisement du quantum de sa peine, Ă  la faveur d’une compagne internationale et d’une grĂące prĂ©sidentielle qu’il avait demandĂ© par « Respect aux Institutions ».

 

Me Moussa/Moussi remplace, Ă  ce poste convoitĂ©, Madame Faouzia Khaldi qui sera promue, peut ĂȘtre ailleurs, contrairement Ă  son prĂ©dĂ©cesseur Madame Houriya Abdelkhalek qui n’a pas eu de rĂ©compense pour ses services rendus au Parti.

 

La nomination deMe Moussa/Moussi est intervenu, Ă  la sortie du tĂȘte-Ă -tĂȘte du Chef de l’Etat avec la trĂšs puissante PrĂ©sidente de l’Association tunisienne des mĂšres, AnnaĂŻbah/DĂ©putĂ©e Mme AgrĂ©bi. Cette derniĂšre conforte, ainsi, donc sa position comme formatrice des nouveaux cadres du parti, aprĂšs la nomination il y’a quelques mois de son autre poulain Hajer ChĂ©rif-Chebil au poste, aussi convoitĂ©e que sensible et exposĂ©, de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du RCD en charge des Relations extĂ©rieurs, qui avait remplacĂ© le trĂšs expĂ©rimentĂ© diplomate de carriĂšre Sadok Fayyala.

 

Des rumeurs Ă©voquent mĂȘme la possible nomination de la NaĂŻbah/DĂ©putĂ©e AgrĂ©bi Ă  un poste ministĂ©riel, aprĂšs tant d’annĂ©e passĂ©e Ă  la « Diplomatie associative parallĂšle». « La DĂ©putĂ©e AgrĂ©bi est plus puissante que n’importe quel Ministre Chef de DĂ©lĂ©gation », me glissait un Diplomate suisse, en marge du SMSI. Elle occupe tout l’espace dĂšs son arrivĂ©e, larguant les officiels au second plan. Ce qui ne manque pas de gĂ©nĂ©rer des effets nĂ©gatifs quant Ă  la rĂ©elle indĂ©pendance de la coalition d’Organisations non gouvernementales qu’elle dirige et Ă  la place et Ă  la consistance des dĂ©lĂ©guĂ©s et des dĂ©lĂ©gations officiels.

 

Au delĂ  de ces nominations, le rĂ©seau de l’Association tunisienne des mĂšres (ATM) et de ses associations satellites devient, avec l’association caritative Basma, prĂ©sidĂ©e par l’épouse du Chef de l’Etat, le premier pourvoyeur de femmes cadres de l’Etat et du Parti, relĂ©guant ainsi la glorieuseUnion nationale de la femme tunisienne (UNFT), fondĂ©e sous occupation coloniale française, sous le nom de l’Union musulmane de la femme, par la Hammam-Lifoise Bchira Ben M’Rad.

 

Ainsi, un nouveau fĂ©minisme d’Etat (Me Bochra Bel Haj Hmida rĂ©cuse ce terme que nous empruntons Ă  l’historienne Sophie Bessis ; ce terme renvoi au discours Ă©tatique et non Ă  celui tenu par telle ou telle dĂ©positaire de tel ou tel poste) est nĂ©e en Tunisie, dans le sillage de la NaĂŻbah/DĂ©putĂ©e AgrĂ©bi, sur fond de ‘rajeunissement’ de la vie politique.

 

Une autre dimension, ayant trait Ă  cette nomination surprise, mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e : Le tout jeune quadra SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Parti, M. Mohamed Ghariani, a entrepris une politique de rajeunissement des cadres de son Administration centrale et de ses structures rĂ©gionales non Ă©lectives, voulant aller vers la jeunesse et diriger des cadres moins jeune que lui. Cette aventure a le mĂ©rite du rajeunissement, mais doit faire les preuves de son efficacitĂ©. Seule l’Histoire le dira

Une derniĂšre remarque s’impose en Ă©voquant la nomination de Mme Moussa/Moussi, ans le souci de la clartĂ© et de la sĂ©paration des pouvoirs et des attributs :

 

L’agence TAP qui  annoncĂ© la nouvelle, citant M. Mohamed Ghariani, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du RCD, aurait du prĂ©ciser que la nomination Ă©mane du “PrĂ©sident du parti” et non du “PrĂ©sident” tout court, Ă©tant donnĂ© que la Direction centrale du RCD n’est pas un corps d’Etat et que M. Ben Ali a pris cet dĂ©cision en ses qualitĂ©s de « PrĂ©sident du RCD » et non de « Chef de l’Etat ». La prĂ©cision s’impose Ă©tant que le Chef de l’Etat est le PrĂ©sident de tous les tunisiennes et de tous les tunisiens

RCD – nomination d’une nouvelle secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale adjointe du RCD, chargĂ©e de la femme  

TUNIS, 12 jan 2010 (TAP) – Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD) a annoncĂ© que le prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a dĂ©cidĂ© de nommer Mme Abir Moussi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale adjointe du RCD, chargĂ©e de la femme.

 

http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&task=view&id=10355&Itemid=

II-Mohamed Béji Ben Mémi nommé Maire de Tunis Cheikh Al Médina, en remplacement de Abbas Mohsen :

 

Cette autre nomination surprise, de M. Mohamed BĂ©ji Ben MĂ©mi, Maire de Tunis Cheikh Al MĂ©dina, intervient Ă  moins de 4 mois des Ă©lections municipales, annonce, peut ĂȘtre, la nomination du Maire sortant, M. Abbas Mohsen, Ă  un poste ministĂ©riel ou ambassadorial (depuis notre premiĂšre rĂ©action, un site portail national d’information Ă©voque un limogeage du Maire sortant, suite Ă  la diffusion d’un programme de tĂ©lĂ©vision, mettant en exergue les erreurs de l’équipe municipale et du Maire).

 

Aussi dĂ©concertante soit elle, cette nomination, par DĂ©cret prĂ©sidentiel, du Maire de Tunis Cheikh Al MĂ©dina, n’a rien d’illĂ©gal. Le dispositions lĂ©gales en vigueur donnent ce pouvoir discrĂ©tionnaire au Chef de l’Etat, concernant le Maire de Tunis, parmi les 60 conseillers municipaux de la ville de Tunis.

 

Cette nomination donnera, sans doute, l’occasion, Ă  l’opposition, parlementaire et extra-parlementaire, ainsi que les listes indĂ©pendantes, de soulever ce point avant les prochaines municipales d’avril mai prochain.

 

D’autres aspects liĂ©s Ă  l’intervention de l’ExĂ©cutif dans la vie municipale ne manqueront pas de susciter le dĂ©bat, Ă  l’occasion des prochaines municipales . Notamment les DĂ©crets ministĂ©riels, par le Ministre de l’IntĂ©rieur, de dissolution des Conseils municipaux et leur remplacement par des Commissions provisoire, prĂ©sidĂ©es par les MaĂŽtamad / DĂ©lĂ©guĂ© / Sous PrĂ©fet. Cette mesure. Des dizaines de Conseils municipaux ont Ă©tĂ© dissous, notamment sous l’actuel Ministre de l’IntĂ©rieur.

 

La nomination du Conservateur de la mĂ©moire de la MĂ©dina, Si Mohamed BĂ©ji Ben MĂ©mi, Maire de Tunis Cheikh Al MĂ©dina, ouvre ainsi un dĂ©bat national. Tunis, la capitale, Al-Hadhirah, donne ainsi le coup d’envoi aux municipales d’avril mai prochain et Ă  la rĂ©flexion sur la modernisation et la dĂ©mocratisation de l’action municipale

 

TUNIS, 12 jan 2010 (TAP) – Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a nommĂ©, en vertu d’un dĂ©cret promulguĂ©, le 11 janvier 2010, M. Mohamed BĂ©ji Ben MĂ©mi, membre du conseil municipal de Tunis, prĂ©sident de la municipalitĂ© de Tunis.

 

http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&task=view&id=10376&Itemid=43

 III-Les rĂ©vĂ©lations d’Assabah annoncent le Bal des Ambassadeurs 

1-Remarque pré-liminaire :

La nomination aux Fonctions civiles et militaires Ă©tant des prĂ©rogatives rĂ©galiennes du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Selon l’article 45, il «accrĂ©dite les reprĂ©sentants diplomatiques auprĂšs des puissances Ă©trangĂšres. Les reprĂ©sentants diplomatiques des puissances Ă©trangĂšres sont accrĂ©ditĂ©s auprĂšs de lui ». Mais le devoir du citoyen lui impose d’observer la nomination de ces commis de l’Etat qui reprĂ©sentent les intĂ©rĂȘts de la Nation Ă  la tĂȘte de nos missions Ă  l’étranger. C’est dans ce sens que nous faisons notre devoir.

2-Faits :

 

Le quotidien arabophone Assabah, propriĂ©tĂ© du tout jeune et puissant gendre prĂ©sidentiel M. Fahd Mohamed Sakhr Matri (nom complet figurant au n° 188 sur la liste des membres du ComitĂ© central du RCD) NaĂŻb/DĂ©putĂ© et fils du Mostachar/Conseiller « SĂ©nateur de Carthage » Mohamed Moncef Matri, s’est Ă©talĂ© dans sa livraison d’aujourd’hui, mardi 12 janvier, sur un mouvement imminent dans le corps diplomatique. Ce qui annonce, en outre, le coup d’envoi des remaniements, post-Ă©lectoraux, tant attendus.  

Selon Assabah, donc :  

–M. Sadok Korbi sera nommĂ© Ă  Rabaten remplacement de Salah Bakkari qui quitte la Diplomatie. Le Caire est donc vacant. Il convient de noter que l’Ambassadeur Korbi a eu un accident l’ayant immobilisĂ© un certain temps et qui a failli mettre en pĂ©ril nos intĂ©rĂȘts au Caire, auprĂšs de la RĂ©publique arabe d’Egypte et de la Ligue arabe ;

–Le SĂ©nateur / Conseiller M. Chakib Dhaouadi sera nommĂ© Ă  Ramallah auprĂšs de l’AutoritĂ© palestinienne. Il libĂ©rera son poste au SĂ©nat/Chambre des Conseillers ;

–M. Chokri Hermassi, membre du Bureau politique du Parti de l’UnitĂ© populaire (PUP) fera son entrĂ©e dans le corps diplomatique, Ă  Dakar, en remplacement de M. Jalel Lakhhar, du Mouvement des DĂ©mocrates Socialistes ( MDS), Ă  qui il Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  sa carriĂšre ;

–M. Rafaa DĂ©khil , ancien Ministre limogĂ© Ă  la veille des Ă©lections, ira Ă  Berlin, en remplacement de l’Ambassadeur et ancien Ministre M. Moncef Ben Abdallah, qui est toujours ministrable ;

–M. Mohamed Habib M’Barek quitte la Diplomatie, ce qui laisse le poste d’Alger vacant ;

–M. Hichem Bayyoudh quitte la Diplomatie, en libĂ©rant le poste de Kuweit ;

–M. Mohamed Habib Brahem aurait quittĂ© Tripoli et aurait rejoint le cabinet du Ministre de l’IntĂ©rieur, libĂ©rant ainsi le poste de Tripoli, au centre d’énormes tensions avec notre voisin libyen ;  

Assabah affirme que les Ambassadeurs  Noureddine Hachad (Australie),  Abdelwahab Jemal (GenÚve auprÚs du siÚge européen Nations Unies), Kamel Haj Sassi (Tchéquie) et Mohamed Habib Haddad (Vienne) seraient maintenus en poste.

 

Mais Assabah oublie de mentionner, ou semble ne pas avoir d’informations, concernant, à titre d’exemple :

 

a-Ankara, vacant depuis la nomination du jeune, polyglotte et dynamique diplomate de carriÚre M.Ghazi Jomaa à New York auprÚs des Nations Unies;

 

b-Paris, oĂč les rumeurs les plus contradictoires circulent concernant le maintien ou le rappel de l’Ambassadeur Mohamed Raouf Najjar et son ‘probable’ remplacement, toujours selon le dĂ©luge de rumeurs, par l’actuel Ministre d’Etat M. Abdelaziz Ben Dhia, l’actuel Ministre des Transports M.Abderrahim Zouari ou encore par l’actuel Ministre de l’Education et de lq Formqtion M. Hatem Ben Salem 

c-La question des cotas qui reviendraient aux partis de l’opposition parlementaires. Selon de nombreux indices et indiscrĂ©tions, le MDS, l’UDU, le PUP, PVP et PSL veulent chacun un Ambassadeur.. Certains ont mĂȘme donnĂ© la liste de leurs « élus ». La prĂ©sence des « cotas » de partis politiques, pour la seule compĂ©tence d’appartenance politique d’AllĂ©geance, au sein de la Diplomatie pose un rĂ©el problĂšme. La rĂ©cente expĂ©rience, notamment Ă  Khartoum (Abdessalem BouaĂŻcha, UDU) et Ă  Dakar (Jalel Lakhdhar, MDS) n’a pas Ă©tĂ© trĂšs concluante

3-Remarques post-liminaires :

 

Dans l’intĂ©rĂȘt national, nous formulons les remarques suivantes, sans esprit partisan ou polĂ©miste. 

a-La gestion de carriÚre des Diplomates de carriÚre et la limitation des nominations politiques :

 

Vu l’importance de la fonction d’Ambassadeur, nous proposons que les nominations respectent le principe de l’évolution de carriĂšre de nos diplomates de carriĂšre, qui font un travail extrĂȘmement pĂ©nible et trĂšs peu rĂ©munĂ©rĂ© et consentent d’énormes sacrifices pour leurs personnes et pour leurs familles.

 

La trĂšs forte proportion des nominations politiques au poste d’Ambassadeur risque de dĂ©courager nos diplomates de carriĂšre. Ce qui serait fortement nuisible et prĂ©judiciables aux intĂ©rĂȘts de la Nation. Certaines Nations, proches de la nĂŽtre, ont fixĂ© des cotas de 25% pour les nominations politiques, laissant les 75% restant Ă  l’évolution de carriĂšre et introduisant ainsi une vraie politique de gestion des carriĂšres dans la diplomatie.

 

Le Ministre Conseiller diplomatique du Chef de l’Etat M. Afif Garbouj a du mesurer l’importance d’avoir des diplomates de carriĂšre, notamment dans les postes sensibles, oĂč les relations bilatĂ©rales et la coopĂ©ration multilatĂ©rale se conjuguent. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par la dĂ©lĂ©gation tunisienne, prĂ©sidĂ©e par le Chef de l’Etat en personne, au dernier Sommet de Rome, doivent inciter Ă  une meilleure gestion des nominations et de la place desDiplomates de carriĂšre aux cotĂ©s des Ambassadeurs politiques.

 

b- La révision de la grille des salaires de nos Diplomates :

 

La rĂ©vision de la grille des salaires de nos Diplomates en poste Ă  l’étranger. En effet, les diplomates tunisiens sont les moins payĂ©s parmi les diplomates arabes, maghrĂ©bins et africains, pour ne pas parler d’autres rĂ©gions du monde. MĂȘme des petits africains plus modestes que le notre payent mieux leurs diplomates.

 

A titre d’exemple, l’Ambassadeur de Tunisie Ă  Paris, auprĂšs de la RĂ©publique française et d’Institut du Monde arabe, et qui parfois reprĂ©sente nos intĂ©rĂȘts auprĂšs de l’UNESCO en l’absence d’Ambassadeur attitrĂ© (ce n’est plus le cas depuis la nomination, par DĂ©cret du 10 novembre, de son Excellence M. Mezri Haddad Ambassadeur, DĂ©lĂ©guĂ© permanent auprĂšs de l’UNESCO, attestĂ©e par le portail de l’Organisation ), ne serait payĂ© que 3800 Euros, selon les indiscrĂ©tions. Ce qui est dĂ©risoire pour assumer la charge et les obligations d’un Ambassadeur.

 

De nombreux diplomates de carriĂšre, Ă  la solide expĂ©rience, vivent dans des petits studios ou appartements indignes pour leur rang et pour les intĂ©rĂȘts suprĂȘmes de notre Nation qu’ils dĂ©fendent.  

Cette situation ouvre les portes , La Qaddara Allah, Ă  toutes les dĂ©rives et les manipulations, si ce n’était la trĂšs haute moralitĂ© de nos Ambassadeurs, en gĂ©nĂ©ral, d’un cotĂ© et le sĂ©rieux des contrĂŽleurs des fonds publiques de l’autre.

 

C’est le rĂŽle duChef de la Diplomatie que de veiller Ă  une rĂ©munĂ©ration juste de nos diplomates et de dĂ©fendre ce point de vu auprĂšs de ses interlocuteurs, au Gouvernement et au Parlement. Il est regrettable que cet aspect n’a pas Ă©tĂ© pris en compte dans le budget 2010 et n’a mĂȘme pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© lors des dĂ©bats, budgĂ©taires ou des sĂ©ances de questions au gouvernement, des Chambres des DĂ©putĂ©s et des Conseillers.

 

c-La DĂ©mocratisation de la fonction d’Ambassadeur et le rĂŽle du Parlement :

 

Bien que l’Ambassadeur est le ReprĂ©sentant personnel du Chef de l’Etat et qu’il ne rĂ©pond que devant lui, directement, par l’entremise du Chef de la Diplomatie, du Chef du Gouvernement et du Conseiller diplomatique de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, les Nations dĂ©mocratiques modernes ont instituĂ© des mĂ©canismes de contrĂŽle de l’action diplomatique, allant parfois jusqu’à confĂ©rer au Parlement la validation des nominations diplomatiques.

 

Sans aller Ă  ce stade, peu compatible avec notre systĂšme prĂ©sidentiel en l’état actuel, nous proposons d’organiser des sĂ©ances de dĂ©bats, aux deux AssemblĂ©es, avec les futurs Ambassadeurs , dĂšs leur nomination et dĂšs que la rĂ©alitĂ© l’impose. Cette mesure Ă©volutive permettrait de garder le contact entre lesReprĂ©sentants du Peuple et les ReprĂ©sentants de la Nation Ă  l’Etranger.

 

Ce qui sera de nature Ă  mieux sensibiliser les Ă©lus de la Nation aux questions diplomatiques et de mieux profiter de la Diplomatie parlementaire d’un cotĂ©, et mieux responsabiliser les Chefs de nos missions diplomatiques aux questions posĂ©es par notre sociĂ©tĂ©, par la voix de ses Ă©lus, dans ce monde oĂč la Diplomatie tend Ă  ĂȘtre celle des Peuples et des Nations, moins celle des Etats et gouvernements.

 

d-La nĂ©cessaire ImpartialitĂ© de l’Ambassadeur vis-Ă -vis des partis politiques :

 

La prĂ©sence parmi nos Ambassadeurs, actuels ou futurs, de dirigeants de parti politiques, au pouvoir ou dans l’opposition, est nuisible Ă  la fonction ambassadoriale. Tous les membres des instances dirigeantes doivent ĂȘtre mis en indisponibilitĂ©, dĂšs sa nomination au rang d’Ambassadeur, qu’il soit en poste Ă  l’étranger ou dans l’Administration centrale.

 

Parmi les noms, citĂ©s par Assabah, figure un membre du Bureau politique du PUP, M. Chokri Hermassi (probable Dakar, compĂ©tent par une grande partie des Etats d’Afrique de l’Ouest) ; deux membres du ComitĂ© central du RCD :Rafaa DĂ©khil (probable Berlin) et Chakib Dhaouadi (probable Ramallah). Ils doivent quitter leurs fonctions politiques partisanes. Tout comme nos actuels Ambassadeurs et membres du ComitĂ© central du RCD : Mohamed Habib Haddad (Autriche), Kamel Haj Sassi (TchĂ©quie), Abdelwahab Jemal GenĂšve) ; ainsi que Mrs Jalel Lakhdhar (Dakar) et SaĂŻd Nacer Ramadhan (Khartoum) dirigeants du MDS.

 

Il y a va de la sĂ©rĂ©nitĂ© de l’action diplomatique. L’Ambassadeur reprĂ©sente la Nation tout entiĂšre et non un parti, aussi populaire et lĂ©gitime soit-il. DĂšs qu’il assume cette fonction, tout Ambassadeur doit se dĂ©mettre des ses mandats politiques partisans ou se mettre en indisponibilitĂ©. Par analogie aux cas d’InĂ©ligibilitĂ© Ă©numĂ©rĂ©s par le Code Ă©lectoral, le LĂ©gislateur a tenu Ă  prĂ©server certaines fonctions d’Etat de la partialitĂ© du parti-pris et les a Ă©levĂ© au rang de l’ImpartialitĂ©, dont les Ambassadeurs, les Wali/Gouverneur
 au premier chef.

 

f-La visibilité du portail de la Diplomatie :

 

AmĂ©liorer la visibilitĂ© de portail de la Diplomatie (http://www.diplomatie.gov.tn ), au joli design et aux belles couleurs du reste, qui somnole depuis le 3 novembre 2009, alors que le Chef de la Diplomatie a eu de nombreuses activitĂ©s publiques, hormis ses nombreuses activitĂ©s et dĂ©placements privĂ©es, Ă  l’étranger.

 

Ses collĂšgues du gouvernement ont eu Ă  effectuer des activitĂ©s et des dĂ©placements Ă  l’étranger dans le cadre de l’action de la Diplomatie (notamment la rĂ©cente visite de M. Kamel Morjane , Ministre de la DĂ©fense et EnvoyĂ© spĂ©cial du Chef de l’Etat auprĂšs du Colonel libyen). Et lĂ  encore rien sur le site du MinistĂšre. De mĂȘme pour les nouvelles des missions et des participation de la Diplomatie Ă  l’étranger, notamment auprĂšs de organisations internationales.

 

MĂȘme la participation au Sommet de Rome sur l’Alimentation, assumĂ©e par le Chef de l’Etat en personne, la participation au Sommet de Copenhague sur l’Environnement, assumĂ©e avec brio par le Ministre de l’Environnement M. Nadhir Hmada n’y figurent point. Tout comme la participation des dĂ©lĂ©gations tunisiennes, parfois Ă  la tĂȘte de groupements rĂ©gionaux, dans les combats diplomatiques du monde arabe dans l’arĂšne internationale, Ă  titre d’exemple l’adoption du Rapport Godlstone sur les crimes commis par l’occupation coloniale israĂ©lienne Ă  Gaza et dont des exploits inespĂ©rĂ©s ont Ă©tĂ© obtenus grĂące Ă  la diplomatie tunisienne, sous la conduite de Son Excellence l’Ambassadeur Abdelwaheb Jemal, auprĂšs du Conseil des droits de l’homme et des Nations Unies Ă  GenĂšve (au nom de la prĂ©sidence tunisienne du Groupe arabe) et son collĂšgueSon Excellence l’Ambassadeur Ghazi Jomaa auprĂšs des Nations Unies Ă  New York. Tout comme les voyages Ă  l’étranger, Ă  la dĂ©fense de nos IntĂ©rĂȘts et les Commissions mixtes prĂ©sidĂ©es par l’infatigable Premier Ministre M. Mohamed Ghannouchi. Ne figurent pas non plus les activitĂ©s des trois SecrĂ©taires d’Etat auprĂšs du Ministre des Affaires Ă©trangĂšres.

 

Et pourtant, tout ceci devrait pourtant ĂȘtre publiĂ© sur le portail de la Diplomatie tunisienne. Cette derniĂšre est une Ɠuvre collective de Carthage (siĂšge de la PrĂ©sidence), laKasbah (siĂšge du Premier MinistĂšre), CitĂ© Jamil (siĂšge du MinistĂšre des Affaires Ă©trangĂšres), l’ensemble des dĂ©partements ministĂ©riels et l’ensemble de nos reprĂ©sentations diplomatiques Ă  l’étranger

Lors du dĂ©cĂšs de feu Habib Bourguiba Jr, compagnon de la LibĂ©ration et ancien Ministre des Affaires Ă©trangĂšres, aucune information n’a Ă©tĂ© publiĂ© sur ledit site, ce qui est une erreur grave, vu le nombre important de diplomates et de journalistes de la planĂšte entiĂšre qui cherchaient une information ce jour lĂ  et ne l’ont pas trouvĂ©. A ce titre, le portail de la Diplomatie doit mentionner tous les anciens Chefs de la Diplomatie, pour rendre hommage aux pionniers et marquer la continuitĂ© de l’Ɠuvre diplomatique.

 

Une autre remarque s’impose : Le visiteur du portail dĂ©couvre les adresses de nos reprĂ©sentations diplomatiques et consulaires, rĂ©sidentes et non rĂ©sidentes. Le visiteur trouve en outre les noms des Consuls honoraires, Ă©trangers, de la Tunisie, dans leurs pays respectifs.Mais on ne trouve pas les noms de nos chefs de missions, diplomatiques et consulaires, comme s’il s’agissait de « missions non habitĂ©es », pour reprendre le jargon des activitĂ©s spatiales

Pourtant le MinistĂšre s’est dotĂ©e d’une Direction Ă  l’Information et devrait avoir les moyens humains, parmi ses 1700 fonctionnaires au siĂšge, d’actualiser sa page Internet

HabitĂ© par l’esprit rĂ©publicain et citoyen rappelĂ© en prĂ©-liminaires et loin de tout esprit polĂ©miste, nous adressons ses remarques amicales Ă  l’actuel Chef de notre Diplomatie, M. Abdelwahab Abdallah, Ministre des Affaires Ă©trangĂšres, Ă  son successeur, ainsi qu’à Son Excellence le Ministre Conseiller diplomatique prĂšs la PrĂ©sidence, M. Afif Garbouj, ancien Ambassadeur, diplomate de carriĂšre et vĂ©tĂ©ran de la Diplomatie tunisienne.  

Post Espoir :  

Dans l’espoir que les diffĂ©rents mouvements de remaniements qui vont suivre, aux heures et aux jours qui viennent, apportent Ă  la Nation les plus compĂ©tents. Que les jours, les semaines, les mois Ă  venir apportent sagesse et sens des responsabilitĂ©s Ă  toutes et Ă  tous, pour Ɠuvrer tous, dans l’intĂ©rĂȘt suprĂȘme de la Nation. Que les AÏDOUN / Retornados puissent rentrer dans les plus brefs dĂ©lais, illa man abaa. Que ce dernier quinquennat et le dernier gouvernement qui va le servir apporte Ă  la Tunisie DĂ©mocratie, ProspĂ©ritĂ©, Croissance, Emploi
 Et surtout une bonne dose d’Amour pour que l’on puisse tous vivre ensemble dans ce pays merveilleux qu’est la Tunisie.

  Paris, le 12 janvier 2010

  ïd / Retornado dans la Transparence

AĂŻd / Retornado Ahabba Man Ahabba Wa Kariha Man Kariha

  bdel Wahab Hani

 

awhani@yahoo.fr

+33 (0)6 17 96 00 37 (ne marche pas depuis les postes Tunisie TĂ©lĂ©coms, fixes, cellulaires, rifi, publiphone, des suites d’une dĂ©cison d’un fonctionnaire zĂ©lĂ©, il y a prĂšs de 10 ans)

 

FaceBook : Abdel Wahab Hani

 


TUNISIE : IL FAUT LIMOGER TOUS LES MAIRES DU PAYS


 

Oui, vraiment, merci Monsieur le PrĂ©sident d’ avoir limogĂ© le maire de Tunis pour manque de communication avec les citoyens suite Ă  la dĂ©nonciation de la rubrique El Haq im’Ăąk. Mais ce n’ est qu’ une goutte d’ eau dans le lac de Tunis pour ne pas dire dans la MĂ©diterranĂ©e. Parce que tous les maires de la RĂ©publique du pays se comportent ainsi: mĂ©pris du citoyen, manque de temps Ă  consacrer Ă  la municipalitĂ© et aux besoins de la citĂ© parce qu’ en mĂȘme temps ils s’ occupent de leur boulot et de leurs intĂ©rĂȘts en tant que reprĂ©sentants du parti au pouvoir. Donc, si vous souhaitez vraiment mettre fin au laxisme qui carectĂ©rise la majoritĂ© des prĂ©sidents des micipalitĂ©s en Tunisie, il faut prendre des solutions radicales : Elections municipales dĂ©mocratiques, conseil municipal collĂ©gial et interdiction du pouvoir et du parti dominant d’ interfĂ©rer dans les affaires de la mairie.En mĂȘme temps, il faut que les citoyens aient des pouvoirs qui leur permettent de mettre en cause le comportement du maire et de le rĂ©voquer par rĂ©fĂ©rendum. Si non, les interventions sporadiques comme celles que vous venez de prendre, il en y a eu d’ autres, ne rĂ©soudront jamais les problĂšmes. Le maire de Tunis a Ă©tĂ© limogĂ© pour comportement hautain et refus de recevoir des journalistes de la tĂ©lĂ©vision nationale. Mais, si vous savez, Monsieur le PrĂ©sident, comment se comportent les centaines de prĂ©sidents de municipalitĂ©s Ă  travers la RĂ©publique qui se donnent Ă  la corruption de toutes sortes, ne se trouvent jamais dans leurs bureaux, s’ en foutent du bien de la communautĂ© et ne pensent qu’ Ă  leurs intĂ©rĂȘts, vous les limigeriez tous. Et c’ est ce qu’ il faut faire, pour les remplacer par des jeunes intĂšgres, instruits et qui piaffent de servir leur patrie, sans ĂȘtre obligatoirement membres du RCD
Houcine Ghali     Houcine.Ghali@bluewin.ch

 

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