13 août 2010

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TUNISNEWS

10 ème année,N° 3734 du 13.08.2010
 archives : www.tunisnews.net 

Liberté et Equité: Salah Abdi, prisonnier politique est en grève de la faim- Il est atteint d’hépatite Lettre de Monseigneur Gaillot au Ministre des AE de Tunisie Le Canard Enchaîné: La Planque de mam en Tunisie Tunisie2014: Tunisiennes & Tunisiens pour une action sage ! Reuters: Tunisia buys 25,000 T wheat from west Europe Jeuen Afrique: Il fait trop chaud pour travailler… Global Voice: Tunisia: When the Singer Chants “Long Live Netanyahu” Magharebia: Tunisian clerics see tourism as cultural bridge Tekiano: Tunisie : Cheikh Machfar, superstar de Facebook


 

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 13 août 2010

Salah Abdi, prisonnier politique est en grève de la faim Il est atteint d’hépatite


Le prisonnier politique Salah Abdi, incarcéré actuellement à la prison de Mornaguia, poursuit sa grève de la faim illimitée pour le seizième jour d’affilée, pour protester contre ses déplorables conditions d’incarcération, les mauvais traitements dont il fait l’objet et la négligence sanitaire dont il est victime depuis plusieurs mois après que l’administration ait découvert au travers d’examens médicaux antérieurs qu’il était atteint d’hépatite, et pour exiger sa libération pour pouvoir régler sa situation sociale et matérielle. Sa famille a fait état de son état de santé très dégradé depuis qu’il est atteint de cette maladie et a exigé de l’administration générale des prisons qu’il fasse l’objet d’un contrôle médical permanent eu égard à la gravité de sa maladie. L’ex prisonnier politique Salah Abdi effectue des peines qui totalisent 38 ans pour des accusations qu’il estime montées de toutes de pièces, résultant de la répression dont il a été victime quand il est sorti de prison la première fois. Il a effectué six ans de ces condamnations. Il a vu sa peine diminuée de trois ans. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Lettre de Monseigneur Gaillot au Ministre des AE de Tunisie

 


Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères Kamel Morjane Tunis                          Monsieur le Ministre,   Une fois n’est pas coutume, je me permets d’intervenir auprès de vous au sujet de Fahem Boukaddous. Depuis que je suis allé en délégation au bassin minier de Gafsa, je reste attaché à cette population. Tout ce qui touche Gafsa  trouve une résonance en moi. J’ajoute que la Tunisie est le pays où ma mère est née. La libération de Fahem Boukaddous serait saluée au plan international comme une victoire du droit, et votre pays en sortirait grandi. Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à mes sentiments très respectueux. Monseigneur Jacques Gaillot Évêque de Partenia 30 rue Lhomond 75005-Paris


 

LA PLANQUE DE MAM EN TUNISIE


 
 
Entre François Baroin parti taquiner le gardon dans la Creuse (avec Laroque qui tricote sur son pliant?), Hervé Morin qui renonce aux champs de courses du Qatar pour ceux de l’Eure, Kosciusko-Morizet qui s’affiche sur les plages du Débarquement, le concours du ministre le moins bling-bling du gouvernement se poursuit.
A ce petit jeu pipeule -plus républicain irréprochable que moi tu meurs -, la palme de la discrétion revient à la ministre de la Justice. « Mme Alliot-Marie passera ses vacances en famille sur les bords de la Méditerranée et dans le Sud-ouest », se contente de déclarer son service de presse.
Saint-Jean-de-Luz, sa terre d’élection, elle y est abonnée. Mais, côté Grande Bleue, ira-t-elle au Cap Nègre, chez Sarko? A « Saint-Trop' », où Chirac  joue les coucous chez son ami Pinault? OU à Palavas-les-Flots? « Nous nous en tiendrons là », coupe la préposée à la Communication.
Pourquoi tout ce mystère? Parce que MAM, en dépit des consignes du big boss de privilégier la France et les vacances pas chères, s’est envolée juste après le dernier Conseil des ministres pour Hammamet, en Tunisie.
C’est bien la Méditerranée, mais sur l’autre rive du bassin. Celle qui se voit déjà remplacer Fillon avait, de longue date, réservé pour sa famille et ses gardes du corps, personnels ainsi que quelques Tunisiens aimablement prêtés par le gentil Ben Ali. Tout ce petit monde est installé à l’hotel Phenicia. Mais pas au sein de la grosse usine à touristes qui propose 390 chambres standard..
Perdu au au milieu du parc de onze hectares, un bâtiment abrite quelques suites pour VIP dont une « présidentielle ». Le séjour y est facturé autour de 300 euros  par personne et par jour en demi-pension. Soit, pour la petite famille, quelque 10 000 euros par semaine.
Une misère comparé au séjour de Chirac à l’île Maurice en 2000 resté célèbre pour ses suites à 3000 euros par jour.
Pas de quoi en faire des cachotteries…
 
B.R.
(Source: « Le Canard Enchaîné » Mercredi 11 août 2010)


Tunisie2014
http://tunisie2014.org/

Tunisiennes & Tunisiens pour une action sage !


 

Le dernier mandat constitutionnel du président Ben Ali marquera sa fin en octobre 2014.

Afin d’assurer la continuité du succès économique et sociale, ancrer les choix démocratiques et pluralistes réalisé graduellement en Tunisie depuis le changement du 7 novembre 1987, et afin de protéger notre droit à l’expression que nous exerçons aujourd’hui en Tunisie, nous, tunisiennes et tunisiens, réclamons un processus graduel et transparent de passation pacifique de pouvoir en 2014.

L’année 2014 marquera pour toujours l’histoire de la Tunisie contemporaine! Nous réclamons la participation de toute la société civile et politique dans ce consensus démocratique. D’abord, une commission indépendante de réformes (CIR) dirigée par plusieurs personnalités intègres devra voir le jour d’ici la fin du mois de février 2011.

Parmi les membres de cette commission nous suggérons Mohamed Ghannouchi, Ahmed Brahim, Abdelaziz Ben Dhia, Maya Jribi, Kamel Morjane, Mustapha Ben Jaafar, Mohamed Ghariani, Hichem Djaït, Slim Tlatli, Sarra Kanoun, Zeïneb Benzina, Kalthoum kannou, Yadh Ben achour, Abdelfath Amor, Bechir Tekkari, Ridha Grira, Hédi Baccouche, Mohamed Talbi, Mohamed Gueddiche, Taoufik Baccar, Oussama Romdhani, Mongi Chouchane, Hedi Jilani.

Cette commission prendra en charge ce qui suit :

  • La mise en place d’une commission de réformes constitutionnelles. Parmi les réformes nous suggérons ce qui suit :
    • La transformation du régime politique présidentiel à un régime parlementaire, où le gouvernement est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement.
    • La création d’une charte constitutionnelle des droits et libertés.
  • La mise en place d’une commission de réformes politiques. Parmi les réformes nous suggérons ce qui suit :
    • Le parti destourien constitue pour les tunisiens un héritage politique et sociale incontestable  en Tunisie. Depuis sa création le 2 mars 1934, il ne cesse de grandir en popularité au point de devenir aujourd’hui une université en matière politique, qui représente de nos jours la majorité écrasante des tunisiens inscrits au suffrage. Ceci représente en soit une sérieuse menace au débat et à la vie politique et démocratique en Tunisie. Nous pensons qu’il est devenu nécessaire aujourd’hui de diviser le parti en deux grands partis (de gauche et de droite), avec deux noms différents, pour n’accorder aucun avantage historique à l’un au détriment de l’autre. Les cadres et les membres du parti choisiront leur nouveau parti selon leurs idiologie politique respective.
  • La mise en place d’une commission électorale indépendante et impartiale qui relèvera  en premier lieu du CIR, par la suite directement de la Chambre des députés, et qui sera responsable de l’application de la Loi électorale en qui a trait aux élections du domaine électoral national, régional, et municipal.
  • La mise en place d’un organisme public indépendant chargé de réglementer et de superviser la radiodiffusion et les télécommunications tunisiennes
  • La ratification de la section de l’article 42 de la constitution tunisienne, immunisant juridiquement le président après la fin de l’exercice de ses fonctions en ce qui concerne les actes qu’il a accomplis à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, et ce même dans l’éventualité que la totalité de cet article soit dissoute par la commission de réformes constitutionnelles. Le consentement et l’engagement irréversible de respecter cette section de l’article 42 de la constitution tunisienne est cruciale pour le succès du processus de passation démocratique du pouvoir en 2014.

Nous sollicitons le président Ben Ali lui-même de profiter de cette occasion pour graver son nom pour toujours dans l’histoire de la Tunisie, en fournissant toute la logistique nécessaire pour la mise en place en toute liberté et transparence de la CIR qui prendra en charge ce projet. Nous sommes tous conscients du fait  que le parrainage de l’état à cette action est capital, mais non outre plus nécessaire à sa réussite.

Par la même occasion, et afin de donner plus d’ardeur à cette action, et remercier le président Ben Ali pour ce qu’il a fait pour la Tunisie, pour l’encourager à appuyer cette initiative et faire de son dernier mandat un mandat historique et à la fois héroïque, nous appelons toutes les tunisiennes et tunisiens à un rallie de soutien à travers toutes la Tunisie, le dimanche 20 Mars 2011 devant les sièges des municipalités, et partout dans le monde là où il y a des tunisiens,  tous les dimanches subséquents devant les consulats Tunisiennes, en commençant par :

France, dimanche 27 Mars 2011 Allemagne, dimanche 3 Avril 2011 Angleterre, dimanche 10 Avril 2011 Italie, dimanche 17 Avril 2011 Espagne, dimanche 24 Avril 2011 Hollande, dimanche 1er Mai 2011 Canada, dimanche 8 Mai 2011 Etat Unis, dimanche 15 Mai 2011 Suisse, dimanche 22 Mai 2011 Belgique, dimanche 29 Mai 2011 Le reste du monde, dimanche 5 Juin 2011

Peu importe que vous soyez seuls, plusieurs dizaines, ou plusieurs milliers, l’essentiel c’est de participer, prendre en photos et/ou filmer l’événement, ensuite postez les sur Facebook, sur le mur de la page Tunisie2014.

L’année 2014 sera une année pas comme les autre pour la Tunisie! Participons tous à forger notre histoire. Soyez nombreuses et nombreux à soutenir cette action populaire et réformiste pour une Tunisie libre, prospère et démocratique. Rejoignez-nous et invitez tous vos ami(e)s, plus nous serons, et plus d’influences nous aurons !

Tunisie Le 11 Aout 2010 Tunisiennes & Tunisiens pour une action sage http://www.facebook.com/tunisie2014

http://tunisie2014.org/

Vive la Tunisie !

 

*Pour des raisons de statistiques toutes cours, veuillez s’il vous plait ne pas cliquer sur le bouton “J’aime” si vous ne consentez pas au contenu de ce communiqué. *Une transcription en arabe de ce communiqué est très appréciée. Merci

 


Tunisia buys 25,000 T wheat from west Europe


Reuters 12/08/2010   by Michael Hogan    HAMBURG Aug 12 (Reuters) – Tunisia’s state grains agency has purchased 25,000 tonnes of soft milling wheat from west Europe in a tender for the same volume which closed on Thursday, European traders said. Price was said to be $303.44 a tonne c&f for shipment between Oct. 20-30, traders said. Russian and Ukrainian wheat were excluded from the tender although Tunisia has in past years mainly bought from these two countries, traders said. Russia announced a ban on grain exports last week because of a poor crop while Ukraine is also considering grain export restrictions. 


 

Il fait trop chaud pour travailler…


 
12/08/2010 à 11h:46 Par Frida Dahmani, à Tunis
 
Instaurée par le protectorat, reconduite d’année en année depuis l’indépendance, la séance unique a la vie dure malgré son impact négatif sur l’activité économique.

Des villes fantômes à partir de 15 heures, des plages bondées, de longues files aux péages des autoroutes… C’est à croire que toute la Tunisie est en vacances. En réalité, la population met simplement à profit l’aménagement des horaires de travail spécifique à l’été, la séance unique : chaque année, du 1er juillet au 31 août, les administrations et les banques ouvrent de 8 heures à 14 heures.

Entre les Tunisiens et la séance unique, c’est une longue histoire. Confirmation de Monia, agent d’assurances, qui affirme que la séance unique est sacrée, car elle n’a pas vraiment l’impression de travailler. Du coup, elle ne prend ses congés qu’au printemps. Ce phénomène exceptionnel au Maghreb est devenu inhérent à la société tunisienne ; l’été ne se conçoit qu’en mode séance unique. Instaurée par le protectorat pour cause de canicule, elle a été avalisée par le premier gouvernement indépendant en avril 1956. Depuis, elle est reconduite chaque année, même si elle est de plus en plus controversée.

En l’absence d’un cadre juridique spécifique, elle relève davantage d’une coutume maintenue par l’État pour la fonction publique, alors que, dans le privé, elle dépend des conventions collectives ou sectorielles. Les débats sur l’aménagement du temps de travail, en 2008, lors du septième round des négociations entre les partenaires sociaux, n’ont rien changé : tenté d’instaurer une séance continue toute l’année, le secteur public n’en a rien fait. Le code du travail tunisien autorise cet aménagement puisqu’il prend aussi bien en considération le temps de travail hebdomadaire qu’annuel.

En juillet et en août, les citoyens ont donc l’impression singulière… de chercher midi à 14 heures, puisqu’ils sont obligés, dans leurs démarches avec les banques et l’administration, de se conformer à ces horaires pour le moins contraignants. Il leur faut faire preuve de patience, mais aussi de souplesse pour pouvoir effectuer les formalités les plus anodines, car, très souvent, ces horaires ne correspondent pas à un temps de travail réel ; la machine tourne au ralenti du fait du rythme de vie estival, mais aussi des sous-effectifs dus aux congés. Le secteur privé, après avoir tergiversé pendant quelques années, a majoritairement choisi de moduler le temps de travail selon les filières, alors que les entreprises étroitement liées à l’Europe ne changent rien à leur rythme.

Beaucoup de chefs d’entreprise rongent leur frein, soulignant le paradoxe qui consiste à rechercher la compétitivité et la performance tout en conservant des horaires obsolètes, notamment pour les banques. Ils revendiquent une harmonisation des horaires de travail avec ceux de leurs partenaires européens, même si la baisse de la productivité semble être incontournable durant l’été.

Léthargie générale

Si, comme l’affirme la professeure Riadh Zghal, sociologue et économiste, « les effets de la léthargie estivale généralisée sont énormes », cet impact négatif va s’accentuer avec la réduction de facto du temps de travail pendant le ramadan qui, pour les cinq prochaines années, tombe au cœur de l’été, avec une réelle et lourde incidence sur le rendement. En outre, à partir de cette année, la Tunisie n’adoptera pas l’heure d’été, la rupture du jeûne étant jugée trop tardive à une période de l’année où la chaleur est accablante. Beaucoup relèvent que cela est absurde, la durée du jeûne, de l’aube au crépuscule, étant toujours la même, et soulignent que la séance unique, conjuguée au décalage horaire avec l’Europe, fait subir aux entreprises un véritable jet lag au quotidien.

D’autres préfèrent voir le verre à moitié plein : la séance unique et le ramadan seraient bénéfiques à l’économie nationale, car ce sont des périodes où les Tunisiens dépensent plus en loisirs et consomment un maximum de services. Mais les mêmes oublient simplement de relever que le rythme de vie estival et la vie nocturne font aussi bien disjoncter la facture énergétique que ralentir la machine économique. 

(Source: Jeuenafrique.com le 12 aout 2010)



12/08/2010

By Lina Ben Mhenni

 

The circulation of a video showing Tunisian singer Mohsen Sherif yelling “Long live Bibi Netanyahu!” and inviting Jews to come in droves to Djerba Island for El Ghariba pilgrimage, has triggered a wave of anger and disappointment among Tunisians. In geek speak, the video circulated on Facebook has now created a buzz.

It is understood that Sherif, accompanied by other Tunisian musicians, were performing in Israel, which has no diplomatic ties with their country.

Soon enough, many Facebook groups were created to denounce Sherif’s action. Among them is this group, which is calling for the withdrawal of the Tunisian nationality from the singer.

Bloggers were quick to react to the video too. However, they were divided in their opinion. Some bloggers such as stupidity zone start say that singers are free to yell whatever they want to. He wrote:

 

Ces derniers jours,une vague de haine envers deux artistes locales inonde le net Tunisien …ces deux artistes sont Mohsen Echrif et Noureddine El Kahléoui !!! Alors le motif de cette campagne me semble absurde mais pour mes concitoyens c’est suffisant pour être traité de tous les noms …Mohsen Echrif dans un mariage organisé par des Juifs dis dans son micro je cite “Ya7ya Bibi Netanyéhou”

 

Lately, a wave of hatred towards two local artists flooded the Tunisian web. These two artists are Mohsen Sherif and Nourredine Kahlaoui !!! Despite the fact that the motivation behind this campaign seems absurd to me, my countrymen found that this was enough to insult him. Mohsen Sherif said in his mic: “Long live Bibi Natenyahu”

 

Zizou from Djerba wrote:

 

Pour moi, Le chanteur en question n’a fait que caresser tout le monde dans le sens du poil (son boulot en qlq sorte) puisqu’on peut voir clairement dans la vidéo qu’il faisait un peu de politique dans le but de raffermir les liens des tunes avec la Tunisie et de les convaincre de venir plus nombreux en Tunisie (leurs pays) pour le pèlerinage de la Ghriba.

 

For me, the singer has just tried to please everyone (He did his job in someway). We can clearly see in the video that he was doing some politics in order to strengthen the ties of Tunisians with Tunisia, and convince them to come more often to Tunisia (their country) for the pilgrimage to the Ghariba.

 

On the other hand some bloggers considered what happened as an act of normalization with Israel, and called for the government to react. Bassam Bounenni wrote :

 

C’est dans cette ambiance que survient la diffusion sur la toile d’une vidéo du chanteur, Mohsen Cherif, scandant le slogan “Vive Ben Ali … Vive Netenyahu”. Les réactions officielles se font toujours attendre, en dépit d’une grande colère populaire qui s’est étendue au niveau des syndicats. Paradoxalement, les partis d’obédience nationaliste optent, là aussi, pour le mutisme. Laissant la grogne aux masses … virtuelles. Les mêmes masses qui se sont toujours tues quand la normalisation allaient de pair avec un choix gouvernemental ou est l’oeuvre, tout simplement, d’un membre du gouvernement.

 

It was in this atmosphere that the webcasting of a video showing singer Mohsen Cherif, yelling “Long live Ben Ali … Vive Netenyahu. The official response is still lacking, despite much popular anger that has extended to the labor unions level. Ironically, the obedience nationalist parties choose silence too. Let discontent for the virtual masses … . The same masses who kept silence when normalisation actions were going along with the government’s choice or were simply the work of a member of the government.

 

The story may have started on the web but it is now preoccupying public opinion. National Tunisian journals are writing about it and people are discussing it on all occasions as Zizou from Djerba put it in his blog:

 

L’affaire est celle qui occupe l’opinion publique tunisienne en ce moment. Les discussions au boulot, a la plage et ailleurs tournent autour de cette bande de chanteurs tunisiens partis en Israel pour animer une soiree tunisienne. Meme si cette initiative peut surprendre, ce qui a choque une majorite de tunisien est le fait qu’un chanteur ( Mohsen Cherif) a prononce des viva pour le premier ministre israelien.

 

The case is the one which occupies the Tunisian public opinion for now. Discussions at work, on the beach, and in other places revolve around this band of Tunisian singers who traveled to Israel to perform a Tunisian evening there. Despite the fact that this initiative is somewhat surprising what shocked Tunisians more is the fact that the Tunisian singer (Mohsen Cherif) chanted long life to the Israeli prime minister.

 

The case is still preoccupying Tunisians, who are asking how did the musicians travel to Israel and perform there.

  (Source: Global Voice le 12 aout 2010) 

Tunisian clerics see tourism as cultural bridge


12/08/2010 By Jamel Arfaoui The port city of La Goulette, sitting in the heart of the northern suburbs of Tunis, hosted an unusual meeting of Muslim, Christian and Jewish clerics last week. They discussed a new way to bridge people of different faiths: religious tourism. And the port city of La Goulette, sitting in the heart of the northern suburbs of Tunis, was an ideal choice for the event held on Friday (August 6th). « This city, loved by its residents and people who visit it, is known for its delicious food, its restaurants, and its beaches. It is also a point where religions meet. There are mosques, churches and synagogues, which qualifies it to embrace everybody with peace, harmony and love, » said La Goulette mayor Imed Trabelsi. « If, after independence, the number of French, Italian, Maltese, and Jewish people declined, their foot print is still in the city. It’s still in their hearts even if after they left, » Trabelsi added. The multi-faith forum was organised by the Municipality of La Goulette and the Ben Ali Chair for the Dialogue of Civilisations and Religions, in co-operation with the Diocese of Tunisia and the Chief Rabbinate of Tunisia. The majority of Tunisians are Muslims, but there are still Christian and Jewish populations, and there are also many churches and synagogues in Tunisia. The gathering had a significant impact on Sonia Fellous, who spent her childhood in Tunisia. « I did not believe this was happening, after waiting more than 50 years, said Fellous, a researcher of Jewish history. « The City of Halq Al Wadi (La Goulette), known decades ago for its diverse religions, reclaims its history and hosts representatives of all religions. » Father Jawad Alamat was also pleased by the event. « The contentment for this meeting is supreme, » he told Magharebia at the seminar. « The representatives of the monotheistic religions are under one roof, because we believe in one Loving God, the Creator of Man. » He added that it was time for religion to be a way to reach agreement and not conflict. He hoped that tourism would help achieve such goals. « Tourism is not only beaches and theme parks, but a return to the roots, especially in a country such as Tunisia, in which many civilisations, religions, and races co-existed, » Alamat added. Bishop Maroon Laham stressed that tourism and Hajj were different. Each one has its own specificities, but they can complement each other. « We bless all means that brings us closer to Allah, and gives us the opportunity to meet our brothers regardless of their faith, because Hajj is not a goal in itself, but a way to be closer to Allah, » Laham said. Before presenting her paper on « Jewish Tourism », Sonia Fellous said, « I couldn’t believe there would come a time when I could talk about the pilgrimage of Jews to Tunisia— in Tunisia. According to Fellous, Jewish history in Tunisia dates back to 1431. « Jewish monuments are still in many Tunisian cities, north and south, » she said; adding that Muslims participated in the observance of Jewish holidays in Tunisia. « I am glad the city is going back to the old days when [people] from different nationalities and religions use to gather around the same table, » said Jacob Mellouche, owner of a restaurant specializing in Jewish cuisine in La Goulette. « This is how we want the image of Tunisia to be, » said Jamila Mejri, President of the Union of Tunisian Authors. Religious tourism can help show that Tunisia is « a symbol of tolerance and union », Mejri said, « a meeting point of civilisations [with] people from different races, different religions who do not kill each other, as was and is still happening in other areas of the world ».  

(Source: Magharebia.com le 12 aout 2010) Lien: http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/en_GB/features/awi/features/2010/08/12/feature-01

Tunisie : Cheikh Machfar, superstar de Facebook


13/08/2010

 

Rendu célèbre via les ondes de Zitouna FM, Mohamed Machfar a rapidement gagné en notoriété pour finir par être le cheikh préféré des Tunisiens. Il est parmi les figures télévisuelles de ce mois de Ramadan. Mais le Cheikh Machfar est aussi… une superstar sur Facebook !

C’est un cheikh. Mais il n’est pas barbu. Il est souvent souriant. Et il ne s’efforce pas de parler en arabe classique. C’est plutôt en arabe dialectal qu’il donne ses leçons en islam et répond aux questions de ses auditeurs. Ses jebbas en couleur rose bonbon ou bleu turquoise font de lui un cheikh «trop cool», voire même un cheikh «funky». Il est non seulement le directeur général adjoint de la radio Zitouna FM mais aussi sa figure phare, sa mascotte. Il s’agit du Cheikh Mohamed Machfar.

Son succès ne se limite pas aux ondes de la radio. Mohamed Machfar est aussi une figure télévisuelle. Durant ce mois de Ramadan, le cheikh présente «Lahadhat maa al habib», une émission diffusée à l’heure de la rupture du jeûne sur Tunisie 7. Mais, il est aussi une superstar du web, particulièrement sur Facebook. Plus de 65 700 utilisateurs du réseau social sont fans du Cheikh Mohamed Machfar. Ils se sont regroupés par milliers dans une page dédiée au bonhomme. De quoi faire des envieux du côté de certaines célébrités tunisiennes, artistes, hommes d’affaires et autres peoples bien de chez nous.

«Un cheikh, au style anecdotique, contribue à sortir la religion des ghettos dogmatiques dans lesquels certains, par fanatisme ou par aversion du fait religieux, veulent l’enfermer» ainsi est présenté Cheikh Machfar par les créateurs desa page fan. Dans leur refuge cybernétique, les aficionados de Machfar partagent ses photos, des extraits de ses émissions télé et autres vidéos de ses discours donnés en tant qu’imam à la Prière du Vendredi.

Né le 25 septembre 1962 à Halfaouine au cœur de la médina de Tunis, Cheikh Mohamed Machfar est imam à la mosquée El Abidine à Carthage et enseignant spécialisé dans le tajwid et les Qira’et du Coran. Il est également chargé de la sélection des candidats étrangers à l’entrée à l’institut supérieur de la Législation Islamique (Chariaa).

(Source: Tekiano.com le 13 aout 2010)

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