11 novembre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3459 du 11.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


C.R.L.D.H. Tunisie: UN  JOURNAL TUNISIEN AUX ORDRES  INCITE AU MEURTRE Slim BAGGA:  Lettre ouverte à un usurpateur-incitateur au meurtre Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Liberté et Equité: Le militant des droits de l’homme Zouhaïer Makhlouf suspend sa grève de la faim C.R.L.D.H. Tunisie: Relations  Tunisie- Union europeenne – en  depit  des  dementis  peu convaincants de deux ministres  tunisiens, le  C.R.L.D.H.T persiste  et  signe. Hend Harouni : Abdelkarim Harouni is under siege AFP: Déclaration Kouchner: Tunis réitère son refus de toute ingérence extérieure AP: Affaire Ben Brik: Tunis qualifie ‘ »ingérence inacceptable » les propos de Bernard Kouchner AP: Tunisie: un parti d’opposition réclame « des excuses et des dédommagements de la France » AFP: La France appelée à des excuses officielles, une première en Tunisie Carpe Diem: Tunisie: Cyber-repression


C.R.L.D.H. Tunisie

اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

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UN  JOURNAL TUNISIEN AUX ORDRES  INCITE AU MEURTRE

Dans un article (qui n’en est pas un) où l’ignominieux le dispute à l’odieux, paru dans le journal tunisien de langue arabe Koll Ennass, du 7 novembre 2009, on s’en prend en des termes particulièrement abjects au président du CRLDHT, Kamel Jendoubi , qui est accusé (sic) d’intelligence avec les services secrets israéliens et les agences d’espionnage européennes, de comploter contre la résistance palestinienne et les Etats arabes en révélant des secrets les concernant à des journalistes qualifiés dans ledit article de «mercenaires» et de «vendus»

On pensait que cette presse de caniveau avait atteint le fond de l’ignominie (depuis longtemps qu’elle insulte et traine dans la boue impunément  opposants, défenseurs des droits de l’homme, journalistes tunisiens et étrangers telle Florence Beaugé du quotidien Le Monde). Mais on se trompait, car cette fois-ci un nouveau seuil a été outrepassé : il s’agit non moins que d’un appel au meurtre, puisqu’il est dit explicitement dans cette feuille de chou que M.M Kamel Jendoubi et Slim Bagga (journaliste) font l’objet d’une «surveillance secrète de la part de certaines fractions palestiniennes »  qui chercheraient «à régler des comptes anciens » avec les intéressés. Plus loin le même article prétend, avec une particulière mauvaise foi, que les deux intéressés seraient contraints de se déplacer secrètement «de peur d’être victime d’un «coup » inattendu ».

Nous nous interrogeons au sein du CRLDHT sur le mutisme inacceptable tout autant que révélateur, des ministères tunisiens de la Justice, de l’Intérieur et de l’Information, et nous nous posons des questions sur l’«étrange» inaction du Parquet tunisien face à la gravité extrême des propos tenus dans ledit journal.

Est-ce une «couverture» pour anticiper des actes violents pouvant aller jusqu’à la liquidation physique qui se préparent, et dont les victimes sont d’ores et déjà désignées : MM Jendoubi et Bagga ?

Qu’attendent les autorités tunisiennes pour traduire en justice le directeur de Koll Ennass, pour propos calomnieux et incitation au meurtre ?

Le CRLDHT, a d’ores et déjà pris les mesures nécessaires en  vue d’alerter (documents y afférents à l’appui) les autorités françaises (Ministères concernés et Parquet), les instances européennes (Commission, Conseil,  Parlement …), et onusiennes (entre autres les rapporteurs spéciaux) ainsi que les organisations palestiniennes et arabes amies. Il informe l’opinion publique nationale, arabe et internationale que Kamel Jendoubi a déposé une plainte avec constitution de partie civile, en Tunisie, par le truchement de Me Mokhtar Trifi (Président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme) pour que les coupables soient jugés et pour obtenir réparation…

Le CRLDHT tient à assurer  Kamel Jendoubi , de son entière et indéfectible solidarité à l’occasion de cette énième attaque dont il est l’objet,

Le CRLDHT appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme (nationales, arabes et internationales), les organisations de la société civile,  les partis politiques, les députés, les sénateurs… à manifester leur solidarité avec notre ami  Kamel Jendoubi   qui, malgré des problèmes de santé nécessitant une lourde et longue prise en charge thérapeutique, continue envers et contre tout  son combat pour la liberté en Tunisie,

Paris le 11 novembre 2009.

 

Ci-après la traduction (par le CRLDHT) du texte intégral paru dans l’édition du 7 novembre 2009 du journal tunisien KOLL ENNASS.

Un livre sur Slim Bagga et Kamel Jendoubi

«Un auteur libanais est en train d’écrire un livre très passionnant dans lequel il cite les vrais noms et les rôles joués par des figures arabes de Paris avec les services secrets israéliens et des centrales d’intelligence européennes, visant à contrer la résistance palestinienne et obtenir la levée du blocus anti-normalisation des rapports entre les Etats arabes et Israël…

«Le livre suscite un grand bruit, eu égard au fait que l’auteur évoque les agissements minables de ce duo qui a fourni des renseignements à des officines sionistes tendant à exercer une pression sur les régimes arabes dans le cadre des processus de paix…

«Slim Bagga et Kamel Jendoubi s’exposent à une surveillance secrète de la part de certaines fractions palestiniennes cherchant à régler des comptes anciens avec ces deux figures qui ont communiqué de graves secrets touchant bon nombre de pays, à diverses agences d’espionnage… et se sont acharnés, en usant de mensonges, de facéties et de mystifications, auprès de journalistes mercenaires et « vendus », dans le but de dénaturer les réalités et publier des livres qui, le moins qu’on puisse dire, déforment les faits et sont source de provocations ignobles… L’avenir nous dira pour quelle raison ils ont été publiés…

« Jendoubi et Bagga se déplacent secrètement de peur de subir « un coup » imprévisible. »

 


 

Lettre ouverte à un usurpateur-incitateur au meurtre

 
par Slim BAGGA Je ne comprends vraiment pas pourquoi le Général-policier Ben Ali s’entête à lâcher ses chiens contre moi, lui qui dois savoir depuis quelques années déjà que mon action pour la chute de sa tyrannie n’est pas négociable. L’article rigolo qui a paru le 7 novembre en page 2 de « son » journal de caniveau, « Kol Ennas » m’inspire de la pitié pour ce dictateur et ses ventriloques au ministère de l’Intérieur. Qu’on ne vienne surtout pas m’invoquer la respectabilité de l’Etat ou de la fonction présidentielle. Celles-ci sont entamées depuis qu’un flic sans envergure, parachuté par accident dans l’histoire de la Tunisie, a empoché la République et disposé par la force des citoyens, de leurs corps et de leurs biens. Il se trouve que certains échappent à son plan diabolique mis en œuvre il y a 22 ans: et pour cause, je n’accorde du crédit à aucune de ses actions (elles sont pour la plupart criminelles); je défie le silence imposé à la plupart des Tunisiens par la peur et la terreur; et, cerise sur le gâteau, je le dénonce et mets à nu son système corrompu, abject et infecte. Cela, il n’y pourra rien. Comment craindre en effet une autorité « Bac moins 3 », un homme que Bourguiba avait chassé de Carthage le 6 Novembre 1987 en lui disant: « Comment ai-je un Premier ministre qui n’a même pas le bac? » Comment craindre un orateur sans voix qui n’a jamais tenu de conférence de presse ni débattu avec un candidat? Ben Ali peut impressionner des pans entiers de la société tunisienne avec ses flics en carton, sa diplomatie de paille, ses scribouillards flagorneurs payés par le contribuable. Mais, pour celui qui n’est ni à vendre ni à acheter, ce ne sont pas les gesticulations menaçantes à travers les torchons qu’il fait publier qui me feront changer de cap. Je n’ai à craindre ni la parution d’un livre d’un Libanais, ni des groupuscules palestiniens ni même des tueurs à gage. Il faut que Ben Ali sache que je ne le crains pas, que contrairement à ce qui est publié, je ne circule pas dans la peur et à aucun moment je n’ai eu à changer d’itinéraire. C’est dire le mépris que je voue à sa dictature. Je peux comprendre la peine qu’éprouve un homme à la lecture de vérités cinglantes sur son entourage et sur sa femme qui a pillé le pays. Mais je ne peux craindre les menaces de mort venant d’un homme qui nous a plus habitués aux mensonges, aux manipulations et qui a fait de la terreur un mode de gouvernement. Dieu merci, je suis encore de ceux pour qui l’honneur veut dire quelque chose et pour lequel la mort est depuis longtemps apprivoisée. Comme le disait un certain Corneille (Ne cherchez pas M. Ben Ali, vous ne le connaissez pas, vous qui êtes coutumier des noms de Ceausescu, Staline, Hitler, Idi Amine, Bokassa… etc): « Qui ne craint pas la mort, ne craint point les menaces ». Et, pour tout dire, je me suis juré de marcher sur le cadavre de votre dictature et d’assister au Nuremberg de vos apprentis Goebbels…  
Suit l’article du torchon « Kol Ennas » du 7 machin 2009  
 

بعد السب وهتك الأعراض جريدة « كلّ النّاس » تحرّض على اغتيال تونسيين! ووزارات العدل والدّاخلية والإتصال والنيابة العمومية يلازمون الصّمت

! أوردت جريدة « كلّ النّاس » التونسية التي تصدر يوم 7 نوفمبر 2009 ، العدد 1080 ، في الصّفحة 2 ، خبرا حول مؤلف لبناني يستعدّ لإصدار كتاب يسرد فيه الأسماء الحقيقيّة والأدوار التي لعبتها عديد الرموز العربية في باريس مع أقسام المخابرات الإسرائيلية وجهات استخباراتية أوروبية، قصد ضرب المقاومة الفلسطينية وكسر الحصار المقام ضد تطبيع علاقات البلدان العربية مع اسرائيل. ويضيف الخبر أن التونسيين سليم بقة وكمال الجندوبي معرضان لتتبعات سرية من قبل بعض الفصائل الفلسطينية لتصفية حسابات قديمة معهما، لمدّهما عديد الجهات الإستخباراتية بأسرار خطيرة حول أوضاع عديد البلدان. إضافة إلى تعاملهما مع صحفيين « مباعين » لنشر كتب مغالطة لحقيقة الأمور. وتضيف الجريدة أن الجندوبي وبقة يلتزمان السرّية في التنقلات خوفا من ضربة غير موقوته. جريدة « كل الناس » لم تكتف بسبّ وشتم وثلب وهتك أعراض مواطنين تونسيين، من المفروض أنّ القانون يحميهم من تلك التجاوزات التي يجرمها القانون، بل هي مرّت إلى ما هو أخطر، حيث أصبحت تحرّض على قتل أو اغتيال مواطنين تونسيين. بل هي ذهبت إلى أبعد من ذلك وأوردت معلومات لا تتاح إلا إلى أجهزة مخابرات، تتمثل في تتبعات سرية من قبل بعض الفصائل الفلسطينية للرجلين لتصفية حسابات قديمة معهما ! فمن أين حصلت هذه الجريدة على تلك المعلومات أو من أمدّها بها؟ ثمّ كيف تلازم السلطات التّونسية الصّمت تجاه هذه التجاوزات الخطيرة التي تدخل تحت طائل العقوبات الجنائيّة؟ لماذا تلازم وزارات الدّاخليّة والعدل والإتصال الصّمت ولا تمارس صلاحيّاتها؟ لماذا لا تثير النّيابة العمومية الدّعوى من تلقاء نفسها، باعتبارها تنوب الحق العام ومن واجباتها التدخل لمحاسبة المجرم أو منع حصول الجريمة؟ هل إنّ جريدة « كلّ النّاس » تتمتّع بحصانة تجعل الجهات المسؤولة تخشى مساءلتها !؟ من جهة أخرى هل تدرك السلطات التّونسية التأويلات التي يمكن أن تنجرّ عن مثل هذه الأخبار؟ ألا يمكن أن يذّهب البعض في تأويلاتهم إلى القول بأن ما كتبته جريدة « كلّ النّاس » ليس سوى غطاء لجريمة قد تحصل، وما كتب ذلك الخبر إلا لتغطية تلك الجريمة إن وقعت؟ هل يعتقد مدير جريدة « كلّ النّاس » أنّه بذلك الأسلوب المقزّز من الكتابة، يقدّم خدمة للنظام ويبرهن عن ولائه له؟ وهل يقبل منه النظام ذلك؟

 


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’Homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 10 novembre 2009  

Nouvelles des libertés en Tunisie

  1) Amine Briouel, lycéen, a été torturé Amine Briouel, lycéen actuellement incarcéré à la prison de Mehdia, a été soumis à la torture lors de son arrestation par la police politique. De plus la durée de la garde à vue chez l’enquêteur préliminaire a été dépassée, en violation flagrante de la loi. Des agents de la police politique l’avaient arrêté le 24 octobre 2009 […] alors qu’il était à bord d’un bateau de pêche qui voguait entre Chebba et Sfax […] Amine Briouel, originaire de Chebba dans le gouvernorat de Mehdia est élève à l’Ecole industrielle de Menzel Bourguiba. Lors des congés, il revient chez lui et s’adonne alors à la pêche en mer. 2) Harcèlement d’Houssine Jelassi, ex prisonnier politique et militant des droits de l’homme. La famille d’Houssine Jelassi, ex-prisonnier politique et militant des droits de l’homme, membre de l’Organisation Liberté et Equité, demeurant cité Fatouma Bourguiba au Bardo, est en butte à des brimades incessantes. Des agents de la police politique leur rendent visite en violation de la loi, soit sans mandat du Procureur de la République, à toute heure du jour, dans le but d’épouvanter la famille […]. Ces visites ont eu pour conséquence d’entraver le travail de son frère qui dirige une école de conduite à côté du domicile familial. Le 10 novembre, sa carte d’identité a été saisie et il a été sommé de se présenter au poste de police du Bardo alors qu’il demandait à deux agents devant la porte de l’école de conduite de s’éloigner un peu. 3) Poursuite de la détention de Fethi Changol et Ahmed Chaïeb La détention par la police politique de messieurs Fethi Changol et Ahmed Chaïeb se poursuit pour le quatorzième jour d’affilée. Leurs familles respectives sont inquiètes à leur sujet et ignorent la raison et le lieu de leur détention. Fethi Changol, ex prisonnier politique, âgé de 40 ans, originaire de Jemmal dans le gouvernorat de Monastir, a été arrêté le matin du 27 octobre 2009 et conduit dans un lieu inconnu sans que sa famille ne soit informée du lieu et de la raison de sa détention. Fethi Changol avait été arrêté en 1987 dans le cadre de l’affaire du Mouvement de la Tendance Islamique, Il avait été condamné à huit mois d’emprisonnement, puis il avait été arrêté au début de l’année 2007. Son ordinateur avait été saisi : il avait été relâché et son ordinateur lui avait été  restitué.   4) Six mois d’emprisonnement avec sursis dans l’affaire de Mouazz Bousnina: La sixième chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Faouzi Jebali, a condamné lundi 9 novembre 2009 à six mois d’emprisonnement avec sursis Mouazz Bousnina, Saber Mastouri, Saber Sghaïer, Saber Rahili et le jeune Fakher dans l’affaire n°22959, pour tenue de réunion non autorisée.   5) Un nouveau groupe de jeunes a été présenté au juge d’instruction Le matin du mardi 10 novembre, un nouveau groupe de jeunes, dont Riadh Laouati, a été présenté au juge d’instruction du deuxième bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis.   6) Le docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies, ne doit pas rester derrière les barreaux. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’Homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 9 novembre 2009  

Nouvelles des libertés en Tunisie

  1) Le militant des droits de l’homme Zouhaïer Makhlouf suspend sa grève de la faim Zouhaïer Makhlouf, militant des droits de l’homme et journaliste, actuellement à la prison de Mornaguia, a suspendu il y a deux jours la grève de la faim commencée le 21 octobre 2009, à la demande de ses avocats, eu égard à la dégradation de son état de santé d’autant qu’il est diabétique […]Aujourd’hui, lundi 9 novembre 2009, Maître Néjib Chebbi lui a rendu visite en prison pour s’assurer de son état et préparer avec lui les moyens de la défense […]Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

C.R.L.D.H. Tunisie

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RELATIONS  TUNISIE- UNION EUROPEENNE

EN  DEPIT  DES  DEMENTIS  PEU CONVAINCANTS DE DEUX MINISTRES  TUNISIENS, LE  CRLDHT  PERSISTE  ET  SIGNE.

 

 Sous l’intitulé « Pas de réserves de l’UE à un rapprochement avec Tunis- ministres » (ce qui signifie, sans doute, « selon des déclarations ministérielles »), une dépêche de l’agence « Reuter »  (06-11-2009 à 19h16- cf. ci-dessous) rapporte les propos de deux ministres du gouvernement : MM  Nouri Jouini (Développement et Coopération Internationale) et Béchir Tekkari (Justice et droits de l’homme) concernant les pourparlers avec l’U.E  au sujet de la demande tunisienne d’octroi par l’U.E à la Tunisie d’un «statut avancé».

 

 «Reuters» rappelle, à cette occasion, que  «l’obtention de ce « statut avancé » placerait la Tunisie aux côtés du Maroc en tant que pays voisin privilégié de l’UE, elle rehausserait sa place sur la scène internationale et relancerait ses chances d’avoir un meilleur accès aux marchés européens »

.

Reprenant quasiment point par point la brève analyse développée dans le « Flash info» du CRLDHT du lundi 29 octobre (cf. ci-dessous), les deux ministres ont essayé, mais en vain, de récuser  les commentaires du CRLDHT en usant de la célèbre méthode Coué sur l’air bien connu : « Soyez sûrs que les questions de droits de l’homme et les libertés ne sont pas des questions qui nous gênent dans les négociations concernant le statut avancé avec l’UE (…). Ce sont des sujets dont on est fier » (…) « On dit à l’Europe qu’on cherche plus d’intégration économique et plus d’ouverture pour l’intérêt des deux côtés », concluant qu’ « Il n’y a aucune réserve de l’Union européenne dans ses négociations concernant le statut avancé, qui ont commencé déjà depuis quelques mois (…) l’Union européenne  n’ayant pas soulevé des réserves concernant la situation des droits de l’homme dans leurs pourparlers sur un rapprochement des relations entre l’UE et Tunis » !

 

 «En dépit de ce démenti peu convaincant et du « bluff » de joueur de « poker-menteur »  des deux ministres, le CRLDHT persiste et signe.

«L’examen du « statut avancé » éventuel a été reporté, à la demande de la Tunisie , à la présidence espagnole (1-1-2010) sans doute plus accommodante que l’actuelle présidence suédoise. Cet examen nécessite, tout de même, des gages en matière notamment d’avancées démocratiques, et concernant l’Etat de droit et la justice, un « terrain difficile, là où la souveraineté peut être en jeu » estime un analyste (cf. AFP le 22-10-2009 ci-dessous).

Selon des sources fiables à Bruxelles, les discussions ont certes  avancé, mais «aucun engagement écrit  n’a été pris ». La mauvaise tournure prise par la précampagne et surtout par la campagne électorale pourrait toutefois compromettre les acquis du « lobbying » de la diplomatie tunisienne  de ces six derniers mois.

A moins que le pouvoir se ressaisisse et qu’il sache, enfin, raison garder.

Se ressaisir et savoir raison garder, cela signifie –s’il n’est pas trop tard- des initiatives et des mesures urgentes d’apaisement et d’ouverture qui puissent être considérées comme des signaux positifs et significatifs, préludes, à moyen terme, aux indispensables et inéluctables réformes politiques et institutionnelles que les démocrates et les défenseurs des droits humains appellent de leurs vœux. Ces réformes ont trait à la libération des détenus politiques, à une amnistie générale, au retour des exilés, à la confusion entre le parti RCD (Rassemblement constitutionnel et démocratique) et l’Etat, aux garanties d’indépendance de la justice,  à la torture et à l’impunité, à la liberté et au pluralisme de la presse, à  la réforme en profondeur du code électoral, à l’institution d’une commission électorale indépendante, à l’abrogation des lois, décrets et circulaires scélérats en matière de législation sur les associations, sur le droit de réunion ou sur la lutte contre le terrorisme ainsi que des mesures effectives pour enrayer une corruption galopante et un népotisme ravageur.

Quant aux mesures d’urgence et à court terme, elles concernent la libération des journalistes Tawfiq Ben Brick et  Zouhayr Mekhlouf, celle de Mr Sadok Chourou détenu depuis près de 17ans, la cessation des tracasseries, des agressions ( Slim Boukhdhir, Sihem ben Sédrine ) et du harcèlement dont sont victimes des opposants et des défenseurs (Khémaîs Chammari, Sihem Ben Sedrine, Omar Mestiri, Hamma Hammami , M° Radhia Nasraoui , M° Raouf Ayadi , Ali Laaridh, Abdelkrim Harouni, M°Mohamed Nouri, Lotfi Hidouri etc…), la libération des étudiants arrêtés début novembre et arbitrairement déférés devant les tribunaux, la vérité sur le sort très inquiétant de l’étudiant Mohamed Soudani disparu depuis le 23 octobre, la levée des mesures arbitraires de retrait ou de non renouvellement de passeports et d’interdiction de sortie sous des prétextes judiciaires fallacieux, la réintégration professionnelle des militants de Redeyef libérés le 5 novembre 2009 et le recouvrement de leurs droits ainsi que l’annulation des procédures ayant entrainé dans l’affaire de Redeyef la condamnation arbitraire par contumace de Mohieddine Cherbib , président de la FTCR (fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives) , et l’avis de recherche lancé contre Fahem Boukadous, correspondant à l’époque de la chaine tunisienne Hiwar.

Dans le même temps, se pose la question des conditions de vie et/ou de survie des associations et de composantes autonomes de la société civile. A la crise des relations entre le pouvoir et la LTDH- ligue tunisienne de défense des droits de l’homme-  qui a, entre autres conséquences de blocage, le fait que le siège central de cette dernière n’est accessible qu’aux seuls membres du comité directeur et que onze sections locataires de locaux ne peuvent s’y réunir ;  s’ajoutent les situations créées par les « coups de force »  contre les directions légitimes de l’association des magistrats et du Syndicat national des journalistes. Par ailleurs, Toutes les associations autonomes et reconnues légalement ne peuvent tenir de réunions dans les lieux publics (hôtels, maison des jeunes, maisons de la culture…). Les militantes de l’ATFD –association tunisienne des femmes démocrates-  (Sihem Ben Sedrine , Zakya Dhifaoui… ) sont interdites d’accès au siège de leur association qui déplore, de surcroît, que depuis l’intervention de la police à l’université féminine «Ilhem Marzouki » (à l’occasion de la session de formation au « monitoring » le 20 octobre 2009, le siège de ce programme novateur est cerné en permanence par la police qui en filtre l’entrée. La demi douzaine d’associations autonomes actives mais non reconnues subissent, quant à elles, d’incessantes tracasseries (CNLT, Liberté-Equité, AISPP, OPELC, ALTT…) ; les sièges d’E.L. et surtout du CNLT étant soumis à un strict contrôle policier pour en interdire l’accès aux visiteurs.

  Il y a enfin les engagements pris par les autorités tunisiennes, et jusqu’ici restés lettre morte, concernant les visites en Tunisie des rapporteurs spéciaux thématiques des Nations Unies en matière de droits humains et d’exercice des libertés ainsi que la présentation des rapports périodiques de la Tunisie devant les instances des Nations Unies de suivi de la mise en œuvre des pactes et des traités relatifs aux droits humains. Ces rapports, notamment ceux sur la torture, la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, les défenseurs des droits de l’homme et les droits économiques et sociaux, accusent un retard de plusieurs années!

Ce sont là autant de questions incontournables pour le sous comité des droits de l’homme Tunisie-U.E qui se réunira à Bruxelles début décembre ainsi que pour les négociateurs des conditions de l’octroi éventuel à la Tunisie de ce « statut avancé » tant convoité.

Paris, le 11 novembre 2009

 

Extraits du « Flash info » du CRLDHT  en  date  du 29 octobre 2009

7- Pour s’arrimer davantage à l’Europe le lobbying diplomatique à marche forcées peut-il suffire à lui seul ?

A en croire les propagandistes zélés de l’Etat-Destour, « l’aigle de Carthage » métamorphosé en « dragon méditerranéen »   a été réfractaire à la crise mondiale !

 

Cette thèse est pour le moins dérisoire. Certes, pour des raisons structurelles liées à la nature du système bancaire et financier tunisien ( et paradoxalement à sa fragilité due à la part des « créances douteuses ») ainsi qu’à la  tutelle ombrageuse de la Banque Centrale , pour éviter les dérapages spéculatifs, la Tunisie a évité de subir de plein fouet les effets de la crise financière inter national e.

Mais s’agissant de la crise économique qui s’en est suivie, la Tunisie n’est pas épargnée.

Avec un taux de croissance affiché d’un peu moins de 3% (en deçà des 5% affichés ces dernières années),  une chute de 30% des investissement s directs extérieurs (IDE), un taux de chômage plus proche de 20% que des 14%proclamés, une poussée spectaculaire du chômage des jeunes diplômés, un rythme à présent préoccupant des destructions d’emplois notamment dans le secteur du textile et des manufactures ; la crise mondiale a, à l’évidence, osé affecter le « pays du jasmin » et du BNB (Bonheur National Brut) !

 

Alors bien sûr- et malgré une corruption galopante (95 ème rang mondial de Transparency Inter national   ( les pays les moins corrompus étant classé de 1 à 178)- il    y a la récolte céréalière record 2009, et l’apport du tourisme  (algérien notamment) qui quantitativement compense la grande braderie qui a affecté en Tunisie ce secteur depuis cinq ans.

 

La situation économique demeure, dans ces conditions, relativement « gérable » comparée à celle de la majorité des pays du continent mais nous sommes loin de l’Eden vanté par les « chouchous » de l’ATCE. D’où l’importance du renforcement des relations avec l’Union Européenne ;deux tiers des exportations de la Tunisie étant aujourd’hui assurés par quelques 2800 entreprises « off-shore », européenne pour la plupart, alors que le volume des échanges avec l’E.U a doublé (passant à 14,7 Milliards d’Euros) en 10 ans.

 

Ayant passé le cap des 3 étapes de l’accord d’association et ayant bénéficié, à cette fin, d’une manne européenne considérable, le gouvernement tunisien s’efforce d’obtenir la concrétisation du « statut avancé » avec l’U.E avec d’autant plus d’insistance que le Maroc l’a obtenu il y a neuf mois !

 

Mais pour cela la dispendieuse diplomatie tunisienne et son « lobbying » coriace ne peut suffire à elle seule.

 

Jouant sur son statut « d’élève appliqué » de l’accord d’association, axé sur la libéralisation progressive des échanges (de 1995 à 2007), et de la politique Européenne de Voisinage (PEV) ; la diplomatie tunisienne essaie dans le même temps de profiter des blocages et des dysfonctionnements du partenariat, voulu par le président Sarkozy s’appuyant au « sud » sur l’Egypte, de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

 

Et pourtant, cela ne suffit pas. L’examen du « statut avancé » éventuel a été reporté, à la demande de la Tunisie, à la présidence Espagnole (01-01-2010) sans doute plus accommodante que l’actuelle présidence suédoise.

 

Cet examen nécessite, tout de même, des gages en matière notamment d’avancées démocratiques, et concernant l’Etat de droit et la jus tic e, un « terrain difficile, là où la souveraineté peut être en jeu » estime un analyste (cf AFP le 22-10-2009).

 

Selon des sources fiables à Bruxelles ,l es discussions ont certes  avancé, mais « aucun engagement écrit  n’a été pris ».La mauvaise tournure prise par la précampagne et surtout par la campagne électorale pourrait toutefois compromettre les acquis du « lobbying » de la diplomatie tunisienne  des six derniers mois.

 

A moins que le pouvoir se ressaisisse et qu’il sache, enfin, raison garder.

 

Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

 

Pas de réserves de l’UE à un rapprochement avec Tunis-Ministres Reuters, le 6 novembre 2009 à 19h16

TUNIS, 6 novembre (Reuters) – es négociateurs de l’Union européenne n’ont pas soulevé des réserves concernant la situation des droits de l’homme dans leurs pourparlers sur un rapprochement des relations entre l’UE et Tunis, ont déclaré vendredi des ministres du gouvernement tunisien. « Il n’y a aucune réserve de l’Union européenne dans ses négociations concernant le statut avancé, qui ont commencé déjà depuis quelques mois », a déclaré à la presse à Tunis le ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale, Nouri Jouini. « Soyez sûrs que les questions de droits de l’homme et les libertés ne sont pas des questions qui nous gênent dans les négociations concernant le statut avancé avec l’UE (…). Ce sont des sujets dont on est fier », a dit pour sa part le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Béchir Tekkari. L’obtention de ce « statut avancé » placerait la Tunisie aux côtés du Maroc en tant que pays voisin privilégié de l’UE, elle rehausserait sa place sur la scène internationale et relancerait ses chances d’avoir un meilleur accès aux marchés européens. « On dit à l’Europe qu’on cherche plus d’intégration économique et plus d’ouverture pour l’intérêt des deux côtés », a dit Nouri Jouini. Les organisations de défense des droits de l’homme demandent à l’UE de geler les négociations en cours en affirmant que les autorités tunisiennes harcèlent les opposants et les partisans d’une démocratisation, et qu’elles s’en prennent aux journalistes qui critiquent le pouvoir – accusations que le gouvernement de Tunis dément régulièrement. Le président Zine Ben Ali, au pouvoir depuis la fin 1987, a obtenu lors des élections en octobre un cinquième mandat à la tête du pays, en recueillant 89,62% des suffrages, sur un programme de développement de la démocratie et de réduction du chômage. Jeudi, Ben Ali a gracié 38 prisonniers incarcérés l’an dernier à la suite d’émeutes dans la région de Gafsa, dans le Sud. Pour les défenseurs des droits de l’homme, le pouvoir continue de museler la liberté d’expression. Les autorités ont arrêté un virulent détracteur de Ben Ali, Taoufik ben Brik, voici une semaine, sur la plainte d’une femme qui l’accuse d’agression. L’UE est le plus important partenaire commercial de la Tunisie, représentant 70% de ses exportations et importations.

REUTERS


 

La Tunisie résiste à la crise, veut s’arrimer davantage à l’Europe

AFP : 22.10.2009 – 04:52:13  

La Tunisie qui a accusé les contre-coups de la crise économique mondiale fait face à une montée du chômage et se prépare à des négociations délicates avec son partenaire européen sur le commerce et l’économie mais aussi sur la démocratie et les droits de l’Homme. Habituée à des taux de croissance de 5 à 6% depuis deux décennies, la Tunisie s’en sort pas mal avec les 3% prévus en 2009, malgré la crise qui a frappé de plein fouet ses principaux clients européens (78% des échanges). Le pays a été surtout épargné au plan financier grâce à une politique prudente, accumulant du coup de bons classements en matière de compétitivité et de gouvernance, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) salue « des fondements économiques solides » et des « efforts réels de modernisation ». Malgré une nette baisse du nombre des visiteurs européens (-8,4% par rapport à 2008), le tourisme, premier pourvoyeur de devises du pays, a sauvé sa mise grâce aux voisins maghrébins. Manne du ciel, la Tunisie a connu une bonne campagne céréalière, tandis que les chiffres de la Banque Centrale affichent une inflation maîtrisé à 3,4 % en moyenne (5,4% en 2008). Les réformes économiques ont permis au pays de relever le revenu annuel moyen par tête à 4.000 dollars, un des plus élevés de la région pour un pays sans grandes ressources naturelles. Le président Zine El Abidine Ben Ali, grand favori de l’élection du 25 octobre, promet de le porter à plus de 5.500 dollars en 5 ans. Le gouvernement table toutefois sur une croissance du PIB de 4 à 5% en 2010, inférieure aux 6% nécessaires à une résorption du chômage (14%, officiel), qui sévit avec acuité dans certaines régions et parmi les diplômés de l’université (60.000/an actuellement, 100.000 en 2015). Le chômage a été, entre autres, à l’origine d’émeutes matées par l’armée en 2008 dans le bassin minier du sud-ouest, mis sous perfusion depuis à coup de projets. Sûr de sa réélection, M. Ben Ali fait de l’emploi sa « priorité » s’engageant à réduire le taux de chômage de 1,5 point en cinq ans. Pour y arriver, la Tunisie aspire à un soutien plus poussé de l’Union européenne à ses réformes et souhaite un « statut avancé » par rapport au cadre d’échanges défini par l’accord de partenariat de 1995, le premier du genre à lier un pays du sud de la Méditerranée à l’UE. Les relations ont été axées jusqu’ici sur la libéralisation progressive des échanges, les produits industriels européens pouvant accéder au pays à droits nuls depuis 2008. Deux-tiers des exportations sont aujourd’hui assurés par quelque 2.800 entreprises off-shore, européennes pour la plupart, tandis que le volume des échanges a doublé en dix ans passant à quelque 14,7 milliards d’euros. Mais pour obtenir un « statut avancé », la Tunisie va devoir avancer sur « un terrain difficile, là où la souveraineté peut être en jeu », estime un analyste. Des discussions préliminaires ont eu lieu en juin mais « aucun engagement écrit n’a été pris », selon le chef de la délégation européenne à Tunis Toma Dulpa del Moral. Au menu des négociations qui reprendront après les élections: des dossiers « délicats », tels que le processus démocratique, l’Etat de droit et la justice, la libéralisation des services et produits agricoles, outre l’immigration et la sécurité. La mise en œuvre concomitante des volets politique, économique et social, pour une intégration économique et sociale poussée « ne sera pas facile! », avertit un diplomate européen sous couvert de l’anonymat.

 


Urgent – Urgent – Urgent  Release

Abdelkarim Harouni is under siege

Hend Harouni Phone (home) : ++ 216.71.971.180  Cell. Phone      : ++ 216.93.43.97.70

(Translation from Arabic by Hend Harouni on November 11th, 2009)

In The name of Allah  The Beneficent  The Merciful & Prayer and Peace Be Upon Our Loyal and Sincere Prophet Muhammad

Non-stop of  the « police siege for life » and close surveillance inflicted on my brother Abdelkarim and on our family by the political police in addition to his deprivation from his basic civil rights.

Tunis on November 10th -23 Dhulke’da 1430,

STOP, do leave Abdelkarim  live in a house that you  will not work on expelling  him from and grant him his physical and moral rights and put an end to turning his life into a true hell wherever he goes, dwells or works;  let him work and acquire halal income with  his family. Yet,  Allah created only one shadow to all people, no more silhouettes,  give my brother Abdelkarim  Harouni his full rights and lift the police siege imposed on him by the political police  and protect  his right as a Tunisian citizen being distinguished by his abilities , competences on scientific and moral standards.  

Update : Despite our previous repetitive releases, the police  surveillance, is still long-lasting in front of  my brother Abdelkarim’s  rented  house  at  El-Menzah V,  his place of work at “Les Berges du Lac” and our house in Kram-Ouest  next  to the International Kram Fair and in all his movements.

Since yesterday, the close police control of my brother Abdelkarim by the political police did not stop.

Today, Tuesday November 10th,  2009 since early morning, at the moment when Abdelkarim left our house on his way to his workplace , all of a sudden the  civil  car  of  the police responsible wearing  his uniform  that has been staying in front of our house followed him directly in his black  «Volkswagen Polo» registry No. 634 TU 130 . Arrived to join it the white civil Carthage District «Citroen ZX» police car  with 2 civil agents inside under  registry No.  7535 TU 70, this car is frequently present .

When my brother Abdelkarim took the bus number « 28 » towards his work place, the two agents immediately  left their car and boarded the same bus with him and the police responsible in the black car  followed the bus until he reached his destination in question thus this too tight surveillance by the civil police has been kept being inflicted on him and also came two civil police cars under  the police District of  “Les Berges du Lac” to stay in front of my brother Abdelkarim’s  work place  :  grey «Ford» registry No. 2960 TU 56 and white «Citroen C 15» under T. N. registry system.

Additive : the two cars remained there till Abdelkarim left his work place about 5 p.m TN; returning back to our house in Kram-Ouest and here one other civil police car stood in front of our house.

*These two cars are still remaining in front of my brother Abdelkarim work place to the limits of my writing of  the present  release  :  mid-day and 30 minutes? !.

That is, the cars are belonging to the police districts whether  at work , at his home or  at  his family’s one and so on … thus my brother  Abdelkarim is not moving in the Republic delegations  but in the police districts.

For Allah sake, how can anyone live in an embittered life like the one my brother Abdelkarim lives in? living with dignity is the right of all of us and I strongly believe in  Allah The most  Powerful and I say : “Allah is sufficient for me and most excellent is the Protector , How excellent the Guardian and how excellent the Helper”./.

P.S. : Additive : the 2 cars in question remained there till Abdelkarim finished his day work at 5.p.m so he was closely followed by another white car under Carthage Police District « Peugeot-Partner» registered under No. 339 TU 137 until he returned back to our Kram-Ouest home where this car stood still./.


Tunisie: Ben Brik médicalement suivi en prison, pas besoin d’hôpital

(AFP) – le 11 novembre 2009

TUNIS — Le journaliste tunisien écroué Taoufik Ben Brik « est médicalement suivi » dans sa prison et son état « n’exige pas de prise en charge en milieu hospitalier », a indiqué mercredi le ministère de la Justice et des droits de l’homme. Ce ministère démentait des « allégations » sur l?état de santé de Taoufik (Zoghlami) Ben Brik, détenu depuis le 29 octobre à la prison de Mornaguia (30 km de Tunis) en attendant de comparaître le 19 novembre. Selon le ministère en charge des prisons, le journaliste « soumis à l?examen médical habituel de première admission » avait indiqué qu’il était atteint du syndrome de Cushing. « Cette maladie, étant largement maîtrisée par le biais du traitement médical prescrit, et ne nécessitant pas de prise en charge particulière, l?intéressé continue, sur décision du médecin de la prison, à prendre ses médicaments dans des conditions normales », a affirmé le ministère dans un communiqué. Selon le communiqué, le journaliste bénéficie d’un « suivi approprié assuré par le service médical de la prison » et son état de santé « n?exige aucune prise en charge en milieu hospitalier. Le 5 novembre à Paris, un des frères du journaliste a affirmé craindre pour la vie de ce dernier atteint d’une maladie chronique qui lui ôte toute immunité et nécessite la prise de médicaments à heures fixes, alors que Reporters sans frontières (RSF) s’est inquiété mardi du sort du journaliste qui bouclait lundi ses 49 ans en prison. Taoufik Ben Brik sera jugé pour « faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d?autrui », a rappelé le ministère. Il est accusé d’avoir agressé une automobiliste, alors que pour RSF et ses avocats son incarcération serait liée à des articles virulents dans la presse française contre le régime tunisien. La semaine dernière, la France a fait savoir que les capitales européennes discutaient de la situation du journaliste, avant de se déclarer « préoccupée par les difficultés rencontrées par des journalistes et défenseurs de droits de l’homme en Tunisie ». Tunis a refusé à chaque fois « toute ingérence dans ses affaires intérieures » estimant qu’elle n’avait « de leçon à recevoir de personne » en matière de droits de l’homme.


Déclaration Kouchner: Tunis réitère son refus de toute ingérence extérieure  

 
AFP, le 11 novembre 2009 à 17h54 TUNIS, 11 nov 2009 (AFP) – a Tunisie a réitéré mercredi son refus de toute « ingérence » dans ses affaires intérieures, en réaction au propos du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui s’est dit « déçu » par les arrestations de journalistes dans le pays. « La Tunisie, farouchement attachée au respect de sa souveraineté, rejette avec vigueur toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures », dans un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères.   Ce ministère décrit les déclarations du ministre français « comme une forme d’ingérence inacceptable », affirmant qu’en tant que « membre d’un gouvernement étranger, même ami, (il) n’a pas à s’ériger publiquement en juge ou en censeur d’un autre pays ». Interrogé sur France-Inter, Bernard Kouchner s’est dit « déçu » mardi par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant « inutiles » alors que le président Ben Ali a été réélu en octobre avec 89,62% des voix. Il faisait notamment allusion au cas de Taoufik Ben Brik, journaliste très critique à l’encontre du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, écroué depuis le 29 octobre dans une affaire d’agression. Cette incarcération serait liée, selon son entourage, à des articles publiés dans la presse française. « Quand on a été élu pour la cinquième fois et qu’on dirige ce pays avec habilité (…), je pense que c’est inutile », affirmait le ministre. La semaine dernière, la France s’était déclarée « préoccupée par les difficultés rencontrées par des journalistes et défenseurs de droits de l’Homme en Tunisie ». Tunis avait alors rétorqué qu’elle refusait « toute ingérence dans ses affaires intérieures » et affirmé qu’elle n’avait « de leçon à recevoir de personne, notamment en matière de respect des droits de l’Homme ».  

Affaire Ben Brik: Tunis qualifie d' »ingérence inacceptable » les propos de Bernard Kouchner

 

Associated Press, le 11 novembre 2009 à 17h52 TUNIS (AP) — Tunis a dénoncé mercredi comme une « ingérence inacceptable » les propos attribués au ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner appelant à la libération du journaliste Taoufik Ben Brik. Le porte-parole du Quai d’Orsay Bernard Valero avait rapporté lundi que M. Kouchner avait écrit à son homologue tunisien pour « demander la libération immédiate de M. Ben Brik afin qu’il puisse être hospitalisé ». Dans un communiqué transmis à l’Associated Press, le ministère tunisien des Affaires étrangères affirme n’avoir « pas reçu de message (du chef de la diplomatie française) concernant la situation d’aucun citoyen tunisien ». « Farouchement attachée au respect de sa souveraineté, la Tunisie rejette avec vigueur toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures », ajoute la même source. Tout en rappelant « son attachement aux relations amicales qui la lient fortement à la France », Tunis « considère les déclarations attribuées par certains organes de presse au ministre français des Affaires étrangères comme une forme d’ingérence inacceptable quelle que soit leur teneur ». Selon le communiqué, « un membre de gouvernement étranger, même ami, n’a pas à s’ériger publiquement en juge ou en censeur d’un autre pays ». M. Ben Brik a été placé sous mandat de dépôt fin octobre dernier et incarcéré à la prison de Mornaguia, près de Tunis, pour « agression » d’une femme. Il doit être jugé le 19 novembre. Selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF), cette affaire « est montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste connu pour ses critiques virulentes du régime tunisien ». Alors que son entourage s’inquiète de l’état de santé du journaliste, le ministre de la justice et des droits de l’Homme Béchir Tekkari, a assuré le week-end dernier qu' »aucun problème de santé n’a été signalé concernant M. Ben Brik » et qu’il était « détenu dans des conditions normales ». AP Associated Press  

Tunisie: un parti d’opposition réclame « des excuses et des dédommagements de la France »

 
Associated Press, le 11 novembre 2009 à 16h33 Par Bouzza ben Bouazza  TUNIS (AP) — Pour la première fois en Tunisie, des voix s’élèvent pour réclamer à la France « des excuses et des réparations » pour les dommages causés durant la période de coloniale. La Tunisie a été un « protectorat » français de 1881 à 1956, date à laquelle le pays a obtenu son indépendance sous le gouvernement de Pierre Mendès France. C’est le troisième pays d’Afrique du Nord à remuer le passé colonial après l’Algérie dont les relations avec Paris sont grippées à cause de ce dossier et la Libye qui a obtenu de l’Italie excuses officielles et dédommagements. La paternité de la revendication tunisienne revient à un parti d’opposition, l’Union démocratique unioniste (UDU). Cette formation d’obédience nationaliste arabe en a fait un des points de son programme électoral lors de la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 25 octobre dernier. « L’idée est à l’ordre du jour depuis un certain temps déjà au sein de notre parti et nous l’avons rendue publique le 11 octobre dernier au démarrage de la campagne électorale », a expliqué mercredi à l’Associated Press, Ahmed Inoubli, le chef de l’UDU, un parti parlementaire considéré proche du pouvoir. Après une brève pause, la question est revenue à la surface. L’organe de l’UDU « Al Watan » (La Patrie) lui consacre un débat sur deux pages. Selon M. Inoubli, avocat âgé de 51 ans, et l’un des trois candidats de l’opposition à la présidentielle, le mobile de cette offensive est « essentiellement à caractère nationaliste ». « La colonisation a entravé l’évolution et le progrès de notre peuple et lui a causé des torts historiques, économiques, culturel et même sociaux », soutient-il. Pour le journaliste Mohamed Bououd, « la répression, les massacres, les humiliations et les déportations que la Tunisie a connus au cours de période coloniale ne peuvent en aucun cas passer sous silence et rester sans suite ». L’écrivain et journaliste Sofiane Ben Farhat parle, lui, de « l’usage par l’armée française de l’arme chimique contre les Tunisiens en 1916 dans le sud du pays ». Tout comme le juriste Adnane Hasnaoui, le chef de l’UDU se garde cependant de vouloir porter atteinte, « encore moins envenimer les relations entre la Tunisie et la France ». Au contraire, les excuses et les dédommagements qu’il revendique sont, à ses yeux, « susceptibles d’ouvrir des perspectives plus larges pour des rapports plus approfondis basés sur le respect mutuel et les intérêts réciproques ». AP  

La France appelée à des excuses officielles, une première en Tunisie

  AFP, le 11 novembre 2009 à 17h09     TUNIS, 11 nov 2009 (AFP) – La France doit des excuses officielles et des réparations à la Tunisie pour sa politique coloniale du temps du Protectorat (1881-1956), a estimé mercredi Ahmed Inoubli, chef de l’Union démocratique unioniste (UDU, opposition légale). « Pour la mémoire des hommes et des femmes qui ont sacrifié leur vie pour cette terre, nous demandons à la France de s’excuser et de compenser le pillage de ce pays durant la colonisation », a-t-il indiqué à l’AFP. Cette exigence sans précédent dans l’histoire de la Tunisie indépendante figurait dans le programme électoral de M. Inoubli, candidat proche du pouvoir à la présidentielle d’octobre, remportée par le président Zine El Abidine Ben Ali (89,62%). « Ce n’était pas un slogan électoral mais une initiative fondatrice de notre parti qui vient d’entériner des mesures pour la défendre », a-t-il dit, évoquant une « démarche officielle » auprès de l’ambassade de France. Cet avocat de 52 ans, s’est dit « surpris » par l’accueil réservé à sa demande en Tunisie et dans la région, notamment en Algérie et au Maroc, où il envisage de coordonner pour « une cause commune ». Il affirme compter aussi sur l’adhésion des « amis » de la France en Tunisie. « Notre demande finira par trouver une écoute en France, ce pays qui a nourri le monde de ses valeurs et principes républicains », a estimé le chef de l’UDU, formation nationaliste panarabe (9 députés). « Il nous suffira d’avoir des excuses, la réparation ne pouvant être que symbolique », a-t-il poursuivi, considérant « la reconnaissance des crimes de la colonisation comme un droit historique légitime imprescriptible ». Cet opposant s’est défendu d’être instrumentalisé par le pouvoir dans le contexte de crispation actuelle entre Tunis et Paris sur fond de critiques sur les droits de l’Homme. « Le régime se défend par lui-même face à certaines des associations ou personnalités françaises, nous parlons au nom du peuple », a-t-il dit, se refusant à commenter le cas très suivi en France du journaliste Taoufik Ben Brik, incarcéré depuis le 30 octobre. AFP  


Tunisie : Hausse de 5.4% du budget de l’Etat en 2010

Publié le 2009-11-11 14:39:46 | French. News. CnTaille du texte TUNIS, 9 novembre (Xinhua) — Le budget de l’Etat tunisien pour l’année 2010 est estimé à 18.335 milliards de dinars (14.213 milliards de dollars), soit une augmentation de 5.4 % par rapport au budget de l’année 2009, a rapporté lundi soir l’agence de presse tunisienne TAP. Selon la TAP, la loi de finances pour l’année 2010 devrait comporter des mesures et des dispositions visant essentiellement à renforcer la compétitivité de l’entreprise, impulser l’investissement, dynamiser l’emploi, et à poursuivre la réforme fiscale. Le montant consacré aux salaires s’élève à 6.825 milliards de dinars (5.290 milliards de dollars), soit 80 % des dépenses de gestion et une augmentation d’environ 8 %. Quant aux dépenses de développement, elles s’élèvent à 4.600 milliards de dinars (3.565 milliards de dollars) aux dépenses de développement, contre 3.900 milliards de dinars (3.023 milliards de dollars) dans la loi de finances initiale de l’année 2009, enregistrant une hausse de 18 %. Les crédits affectés à la compensation avec ses trois composantes, à savoir les denrées de base, les hydrocarbures et le transport, atteignent, pour leur part, 1.500 millions de dinars (1. 162 milliards de dollars).

 

Tunisie: Cyber-repression

By Carpe Diem Related Post

Les ennuis subis récemment par notre amie Fatma viennent nous rappeler que la libre expression sur internet représente aux yeux de nos censeurs une menace redoutable et redoutée. La piqure de rappel s’adresse cette fois directement aux blogueurs pour leur signifier que le risque de répression lié à la tenue d’un blog indépendant et au ton libre n’est pas que latent, mais bien réel et récurrent. Le projet Threatened Voices recense en Tunisie 19 cas d’atteintes à la liberté d’expression sur internet, la classant 4ème pays le plus répressif après la Chine, l’Egypte et l’Iran…

Selon les chiffres officiels, le nombre d’internautes tunisiens s’est multiplié par 17 en 8 ans, pour représenter 17% de la population en 2008 contre seulement 1% en 2000. Parallèlement, le nombre de blogs tunisiens n’a cessé d’augmenter, et les sujets qui y sont abordés sont de plus en plus variés, audacieux, et critiques sur des questions d’intérêt public. Des sujets qui sont strictement contrôlés et censurés dans tous les autres médias traditionnels, d’où la menace que représente la blogosphère, aussi modeste soit-elle, sur l’ordre établi. Les attaques subies par les blogueurs peuvent varier : cela va de la censure des contenus jusqu’aux convocations policières répétées etl’emprisonnement. Le cru des élections 2009 est jusque là très lourd : une blogueuse harcelée et pas moins de 4 blogs censurés ou disparus : http://el-clandestin.blogspot.com ; http://rafiiik.blogspot.com ; http://fatma-arabicca.blogspot.com ; et http://dawwen.blogspot.com. L’objectif est toujours le même : faire peur et convaincre que le prix à payer est cher, réduire les blogueurs au silence en les intimidant par les déboires subis par l’un de leur congénère, Fatma en l’occurrence. Isolés par nature, les blogueurs sont de ce fait plus exposés et vulnérables aux attaques, s’ils n’ont pas les moyens de se défendre. L’impressionnante mobilisation qui a suivie les convocations répétées de Fatma et le relais reçu à l’échelle internationale ont été très importants pour montrer qu’on peut s’unir pour s’opposer à de tels excès et plaider pour un Internet libre et non censuré. Notre objectif ressemble à celui de nos censeurs : convaincre de notre côté que le prix politique à payer peut aussi être cher en cas de mesures répressives prises à l’encontre de tout blogueur citoyen. Car nous devrions avant tout être libres de nous exprimer. (Source : «le blog « Carpe Diem », le 11 novembre 2009) Lien :http://carpediem-selim.blogspot.com/2009/11/cyber-repression.html  

 

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