8 octobre 2004

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البداية

TUNISNEWS

  5 ème année, N° 1602 du 08.10.2004

 archives : www.tunisnews.net


نص رسالة الدكتور منصف المرزوقي إلى رئيس بلدية حمام سوسة آمال موسى: المعارضة والانتخابات التونسية.. صراخ في مكبرات الصوت

« إسلام أون لاين » حوارمع الشيخ راشد الغنوشي – « الدولة الإسلامية في فكر الإسلاميين » عبد الحفيظ خميري: الـغـسـيـل والـشـمـس الصباح: صورة المثقّف في الأفلام التونسية الجديدة… كيف رسمها المخرجون؟ الحياة: اشتباكات بالأيدي وتراشق بالألفاظ بين أنصار سعد الدين إبراهيم ومعارضيه د. سعد الدين إبراهيم: ديموقراطية النجاة… « الاخوان المسلمون » وحركتهم في الحياة السياسية المصرية

 


La tragédie des prisonniers politiques en Tunisie: Septieme partie CPR: Harcèlement policier du Dr Moncef Marzouki Conseil France de l’Initiative démocratique: Tract d’appel aux élections présidentielles du 24 octobre 2004 en Tunisie AP: La situation des libertés a empiré en Tunisie, selon la LTDH AFP: Tunisie: la situation des droits de l’Homme a « empiré » en 2003 (LTDH) AFP: Plus de 100 immigrés clandestins transférés de Lampedusa en Sicile AFP: Un délégué du HCR et deux sénatrices ont visité le centre de Lampedusa Le Monde: A Lampedusa, les autorités italiennes ont repris les expulsions de clandestins vers la Libye ATS: Service social international pour les enfants  Enlèvements d’enfants ou adoptions au-delà des frontières Rana: Les enfants heureux de la capitale : Florida, Florida ! Bilel: La mue Nejib: Les affres Nour el Houda: Parturiente


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Rassemblement

Agissons ensemble pour la libération des Prisonniers politiques en Tunisie

 

A l’occasion de notre compagne pour la libération des prisonniers d’opinion en Tunisie qui coïncide avec la tenue des élections législative et présidentielle le 24 octobre 2004

Notre association solidarité tunisienne s’adresse à toutes les femmes et les Hommes défenseurs des droits de l’Homme à nous rejoindre au rassemblement qui aura lieu le  samedi 09 octobre 2004 au Parvis des droits de l’Homme Trocadéro de 17h à 19h

Soyez nombreux


 

Les prisonniers à « caractère spécial »

Ou

La tragédie des prisonniers politiques en Tunisie

Un livre contre la violence du déni

Septieme partie

Les Sanctions  

    “Il a interdit aussi l’échange de regards entre deux prisonniers n’occupant pas la même cellule, quand un de nous croisait un autre prisonnier d’une autre cellule le gardien se mettaient à crier “tournes-toi au mur, tournes-toi au mur”    

   Par la loi n° 9/1988 datée du 11/07/1988, la Tunisie a adhéré sans réserve à la charte des Nations Unies concernant la lutte contre la torture.    

   De même que les principes de l’article 10 de la charte internationale des droits civiques et politiques stipulent que les “individus privés de leur liberté doivent être traités d’une manière qui respecte la personne humaine” et que “le système carcéral doit viser la réhabilitation sociale des prisonniers…”.    

   Le chapitre 16 énumère les punitions que peut subir un prisonnier. 

   1. La privation de colis pour une durée ne dépassant pas les 15 jours.   

    2. La privation de la visite des proches pour une durée ne    dépassant pas les 15 jours.    

   3. La privation des outils d’écritures et de revues pour une durée ne dépassant pas les 15 jours.    

   4. La privation de travail.    

   5. La privation de certaines récompense.    

   6. La privation d’achat de certains articles du magasin de la prison.   

   7. L’isolation dans une pièce équipée de structures essentielles et sanitaires pour une durée ne dépassant pas les 10 jours.     

   La nature de ces punitions et leurs durées sont décidées par une commission de discipline ceci quelque soit la qualification des actes pour lesquels le détenu est jugé et emprisonné, le directeur de la prison peut adresser un avertissement ou un blâme au prisonnier sans l’avis de la commission de discipline.    

   Le chapitre 18 stipule que : “Un prisonnier ne peut subir une punition sans être entendu et sans examens de ces arguments, de même qu’il a le droit de faire appel de cette décision auprès de l’administration pénitentiaire dans un délai de deux jours”. 

   La fin des interrogations et la signature du procès verbal signifient l’imminence de l’incarcération dans la prison en attente du jugement et le “transport” des locaux de la police vers la prison était vécu comme la fin des humiliations et de la torture, la possibilité, de voir les proches, de reprendre la lecture et d’avoir des moments de répits nécessaires à la réflexion et au questionnement    de soi et de son vécu. 

   La dernière décennie sortait de ce schéma et s’inscrivait dans une autre logique complètement différente et le défi pour les prisonniers d’Ennahda étaient de sortir physiquement et mentalement saints de la prison, nombreux n’ont pu relever ce défi et garderont des séquelles définitives de cette destruction réfléchie voulue et organisée par les sphères les plus hautes du pouvoir. Il est peut être impossible de citer tous les dépassements, “bavures” et crimes à l’encontre des prisonniers d’Ennahda car c’était le vécu quotidien, résultat d’une pratique systématique et d’une politique volontaire dont les tortionnaires rivalisaient parfois “d’imagination et de créativité” pour l’exécuter.    

   Les pressions sont continues et sans relâches, la surveillance s’effectuait de jour comme de nuit, à l’intérieur comme à l’extérieur des cellules, les actes de “solidarité” ou de toute vie commune en groupe sont interdits :    

   – Il est interdit d’échanger de la nourriture. 

   – Interdit de donner des tickets de buvettes, 

   – Interdit de s’entraider pour nettoyer la cellule, 

   – Interdit d’échanger les quelques journaux officiels disponibles. 

   – Interdit de se passer le livre du Coran. 

   – Interdit de se parler entre prisonniers politiques occupant la même cellule. 

   – Interdit de regarder ensemble la télévision. 

      – Interdit d’avoir un lit individuel. 

   – Interdit de dormir l’un à proximité de l’autre (interposition d’un prisonnier de droit commun). 

   – Interdit de prier ensemble. 

   – Interdit de lire le Coran ensemble. 

   – Les tapis pour la prière sont interdits. 

   – Interdit de prier après 21 h et avant 8 h le matin.    

   En quittant sa cellule, le prisonnier doit saluer les gardiens et d’une manière toujours sujette à des interprétations de la part de ces derniers, ce qui vaut gifles et humiliations à celui-ci. Dans la cour les prisonniers doivent marcher par deux et en s’éloignant des fenêtres des cellules ce qui fait que le périmètre de la marche est de plus en plus restreint, et après quelques minutes seulement c’est le retour aux chambres de nouveau.    

   Les visites des parents sont des moments de tristesse et de provocation. Les prisonniers sont fouillés d’une manière humiliante parfois c’est une véritable punition, un gardien est interposé entre le prisonnier et sa famille malgré le parloir, tout est noté et beaucoup de prisonniers sont sanctionnés (isolement, interdiction de visite…) à cause d’un geste ou d’une parole mal interprétée par le gardien. La nourriture fournie par les familles est objet de restriction quantitative et qualitative et ne reste généralement dans le couffin qu’une ou deux rations alimentaires, dans le but déclaré d’affaiblir physiquement les prisonniers et de briser tout élan de solidarité avec leurs familles.    

    Le jour de la visite n’est pas celui du “couffin” avec ce que cela constitue comme difficultés pour la famille surtout avec les mesures d’éloignement des prisonniers dans des prisons autres que celles de leur ville.    

   Le courrier fait l’objet de surveillance stricte et les lettres sont noircies de phrases et de paragraphes “effacés” par des marqueurs. Au de la des salutations, rien ou presque n’est autorisé dans les lettres adressées par les prisonniers à leur famille.   

   Les colis subissent le même sort, ils sont interdits et confisqués s’ils proviennent de personne n’appartenant pas à la famille, et rien n’est autorisé à part le dentifrice, le savon et le shampoing.    

    Témoignage du prisonnier Chokri Zoughlami    

    “Durant le mois de décembre 1991, nous étions en train de prier quand le directeur de la prison Ezzedine Nsaïbia et ses gardiens ont investi la cellule et interrompu la prière et ont traîné un groupe de prisonniers hors de la cellule qu’ils ont carrément jeté pieds nus dans la voiture de la prison et transféré à la prison de Messadine. Leurs affaires et vêtements ne leurs ont été restitués qu’après quelques jours”.    

    
Témoignage du prisonnier Lotfi Snoussi  
  

    Après vingt quatre heures de la réception “chaleureuse”, le directeur de Bourj Erroumi nous a prévenu que la prière en groupe et la prière de nuit sont interdites. Quand on a été transféré à la prison de Tunis à la cellule B1 en septembre 1992 l’agent “Temimi” a fait un discours pour rappeler les interdits :    

      – Il est interdit de se partager de la nourriture. 

   – Il est interdit de se rassembler plus que deux pour manger et prier. 

   – Il est interdit de prier en dehors des heures des “prières obligatoires”. 

   – Il est interdit de parler aux prisonniers du droit commun. 

   – Il est interdit de parler à un prisonnier autre que le partenaire de prière.   

   Après six mois j’ai été transféré à la zone 3 G dirigée par l’adjudant Omar Habib, connu comme quelqu’un de spécialiste pour extirper les démissions des prisonniers de leur mouvement et la recherche de “caches d’armes” et de tracts hostiles aux autorités… Il a empêché la prière avant 8 h et les douches (même avec l’eau froide) en dehors de la douche hebdomadaire. Il a interdit aussi l’échange de regards entre deux prisonniers n’occupant pas la même cellule, quand un de nous croisait un autre prisonnier d’une autre cellule le gardien se mettaient à crier “tournes toi au mur, tournes toi au mur”, cette mascarade n’a cessé qu’en 1998.    

   Il a interdit le Bournous (sorte de manteau traditionnel tunisien), la Djebba et puis les pantalons blancs cousus même selon un modèle non traditionnel.    

    Témoignage du prisonnier Adel Soufi    

    Durant l’été 1999, dans la prison de Bourj Erroumi, on a été obligé de faire la prière individuellement : les gardiens nous ont dit : “chacun prie tout seul, personne ne donne la nourriture aux autres, personne ne lit le Coran    avec les autres, il est interdit de prier la nuit, il est interdit de s’asseoir sur un lit autre que le sien, il est interdit de parler aux autres pri…    

   Avant le ramadan de l’année 1996, le directeur de la prison Fouad Wali est venu dans notre cellule pour nous dire que “la prière ne se pratiquait qu’individuellement et qu’on pouvait manger à deux…” quand nous avons refusé d’obéir on a été punis et torturés et obligés de signer des documents où on s’engageaient à prier individuellement… 

      En mai 1996 et toujours à la prison Bourj Erroumi, on nous a interdit de prier avant 8 h du matin.   

    Témoignage du prisonnier Ahmed Lamari   

    En septembre 1992, j’ai été transféré à la cellule 6 d, on nous a empêché de prier en groupe, on étaient six prisonniers politiques parmi une trentaine de codétenus de droit commun, “ils se bousculaient” pour nous dénoncer aux gardiens ; chacun de nous était obligé de dormir dans le même lit à côté d’un prisonnier de droit commun qui change chaque nuit, beaucoup d’entre eux étaient atteints de galles ou avaient des poux ou même énurétiques”.    

     Témoignage du prisonnier Sadok Chourou   

    Durant l’été de l’année 1993, le capitaine IDANI Nabil nous a surpris en train de faire la prière en groupe dans la cellule 2 du secteur des cachots de la prison de Tunis, nous avons été battu sauvagement surtout avec la falaka (on met une corde au tour des pieds qu’on serre avec un bâton en le tournant et on les frappe jusqu’à parfois l’éclatement en sang des plantes des pieds).    

      Témoignage du prisonnier Jamel Chiirat    

    En 1994, le prisonnier Migri Omar a été puni par son transfert de la cellule 4B de la prison de Bourj Erroumi et la privation de lit parce qu’il s’est réveillé pour le s’hour (manger avant l’aube pour mieux supporter le jeûne de la journée).    

    Témoignage du prisonnier Lotfi Mhiri    

    Le directeur de la prison de Sfax (sud de la Tunisie), Adel Abdehamid, a non seulement interdit le livre du Coran, mais il est allé jusqu’à interdire d’écrire les versets de Coran sur le papier aluminium des paquets de cigarettes (les prisonniers l’utilisent comme moyen pour apprendre le Coran) ; et celui sur lequel on trouvait ce morceau de papier est battu et est isolé dans les cellules cachot. 

       Témoignage du prisonnier Mohamed Kalaoui    

    Lorsqu’on est arrivé à la prison d’Ennadhour le 27/5/94 un certain Abderraouf, rapportant les paroles du directeur de la prison Aouni Hichem nous a cités les interdits : 

   – Interdit de prier en groupe, 

   – Interdit de partager de la nourriture, 

   – Interdit de dormir sur les lits inférieurs (car généralement plus confortables que les lits supérieurs), 

   – Interdit de donner des tickets de buvette à un autre prisonnier politique ou de droit commun, les tickets (et de ce fait) portaient le n° de chaque prisonnier.    

   Témoignage du prisonnier Mounir Labidi    

    Dans la prison du Kef (Nord Ouest) dirigée par Sendid    Adel, son adjoint Reguima Mahmoud avait une maquette de la chambrée et avec l’emplacement des lits, il m’a placé en face des toilettes avec bien sûr comme compagnon un prisonnier de droit commun…    

   Quand on a été transféré à la prison de Bourj Erroumi, dans la cellule 1C, on nous a privé des lits inférieurs et interposé des prisonniers de droit commun entre nous.   

   Les rapports sexuels entre prisonniers de droit commun étaient presque encouragés par l’administration dans le but de pressions psychologiques sur les détenus d’Ennahda et ceux qui osaient se plaindre ont été soit battus, soit isolés ou transférés dans d’autres prisons.    

    Témoignage du prisonnier Adel Soufi    

    Dans la prison de Bourj Erroumi dirigée par Kilani Belh’sen (1992–1995) dès qu’un conflit se déclenchait entre un prisonnier islamiste et un autre de droit commun, le premier est puni automatiquement sans chercher à savoir la responsabilité de chacun, ce qui nous a poussé à éviter tout conflit avec les autres, et de ce fait nous sommes souvent la cible de chantage de véritable racket pour éviter les sanctions et les isolements. 

    Témoignage du prisonnier Mouhiddine Ferjani   

    A la prison de Gabès, le directeur Ryadh Laamari nous a informé par l’intermédiaire de son second Youssef Salmi que la prière était interdite avant 8 h, c’était le 24/10/1995. 

    Témoignage du prisonnier Youssef Rabaoui    

    A la fin du mois de décembre 1993, j’étais dans la cellule    3 B à la prison de Bourj Erroumi, nous étions très surveillés à l’intérieur même des cellules. Un des prisonniers islamistes a profité de la coupure de l’électricité pour donner une cuillère d’harissa à un autre prisonnier, il a été malgré tout dénoncé et a été isolé pendant 10 jours.  

    Témoignage du prisonnier Abderrazek Mazgarichou   

    En 1989 on m’a isolé dans l’infirmerie de la prison de Tunis sous prétexte que j’étais sous surveillance médicale. Le Principal Ben Aziza n’a cessé de dénoncer mes agissements (imaginaires) contraires aux règlements de la prison jusqu’à mon transfert au cachot. 

     Témoignage du prisonnier Ibrahim Zoughlami 

    Saluer les gardiens était souvent une des opportunités pour nous punir, car il fallait non seulement saluer les gardiens mais bien les saluer. Le prisonnier Mohamed Trabelsi a eu toute sorte de sanction de la part de Omar Saouef, directeur du secteur des cachots en 1996, sous prétexte qu’il ne salue pas correctement les gardiens. Monsieur Trabelsi ne pouvait ouvrir complètement sa main à cause d’une incapacité. 

       Témoignage du prisonnier Chokri Zoughlami 

    Ala fin des années 1990 à la prison de Tunis des gardiens sont allés jusqu’à nous obliger à saluer une casquette, d’un des leurs, posée sur une chaise ou le chien de garde attaché dans la cour de la prison.    

    Témoignage du prisonnier Lotfi Snoussi   

    A la prison de Tunis et à l’occasion de la visite, l’agent    chargé de la fouille obligeait les prisonniers à se mettre nus, cette mesure n’a été suspendue qu’en 1997.   

    Témoignage du prisonnier : Fouad Gharbi   

    L’administration carcérale a tout fait pour combattre les pratiques religieuses, telles que la prière collective et celle du vendredi, le Dhikr (invocations divines), l’appel à la prière. Le directeur de la prison de Messadine avait pour sa part interdit le port du Bermuda dans les chambrées et la douche. 

    Témoignage du prisonnier Lotfi Senoussi   

    Au cours de l’été 1991, l’agent Belgacem, alias M’Loukhia, nous distribuait les couffins de provisions à dix huit heures, prétendant que c’étaient nos familles qui étaient responsables du retard. Ces dernières les ramenaient pourtant le matin. Evidemment à 18 heures et surtout en été, les denrées alimentaires et les fruits, tel que le pastèque sont rapidement avariés. D’autre part, la moitié des provisions est souvent détournée par les agents (tels que Karim Ben Hajjala, Abid, Saïd) sous la houlette du chef du pavillon, le dénommé Abdel Majid Tissaoui. Le cercle des bénéficiaires de cette manne s’est parfois élargi à leurs amis et même à leurs familles. Ils en étaient venus à stocker les denrées ainsi détournées dans la chambre froide de la prison. Certains d’entre eux approvisionnent leurs familles en produits tels que le miel, l’huile d’olive, les fruits et légumes. Le pillage ne s’arrêta qu’en 1998.    

    Témoignage du prisonnier Kamel Besbès 

    Au cours de l’année 1994, des détenus islamistes ont été    sanctionnés par leur mise en isolement. Pour éviter de se faire déshabiller, ils avaient solidement noué leurs culottes autour d’eux, ce qui n’a pas empêché les gardiens de les leur arrachées. Je citerai les exemples de Fethi Jabrane, Mehrez hannachi, Lotfi Slama, Salem Dilou et d’autres.   

    Témoignage du prisonnier Mounir Labidi 

    A la prison du Kef dirigée par Adel Sendid, en 1992 la liste des aliments interdits changeait d’une semaine à une autre, à tel point que les familles n’arrivaient plus à faire la part entre ce qui est interdit et ce qui ne l’est pas. Ma fille âgée de trois ans m’a demandé à l’occasion d’une visite pourquoi sa mère se fatiguait à préparer des plats dont la moitié serait jeté en poubelle.   

    Témoignage du prisonnier Chokri Zoughlami 

    A la prison de Sousse, en 1993 et sous l’administration de Mohamed El Hédi Belkadhi, les familles étaient obligées à éplucher tous les fruits pour nous obliger à les consommer le plus rapidement possibles. Prises de court les familles étaient obligées de le faire devant la porte de la prison. 

    Témoignage du prisonnier Noureddine Arbaoui 

    A la prison de Mahdia (1994/1995) dirigée par Hédi Zitouni, j’ai eu le “couffin” avec une seule orange, une seule olive, une seule datte et l’équivalent d’une assiette de petit pois. Le reste a fini dans le ventre des gardiens. 

    Témoignage du prisonnier Ibrahim Zoughlami 

    A la prison de Tunis en 1992 nous étions à la chambre    17E… Les stylos, les livres et les cahiers étaient interdits… lors de la séance de rédaction des lettres aux familles, le directeur du pavillon nous donnait cinq stylos pour une durée de deux heures et pour un nombre de 74 prisonniers islamistes, le temps de rédaction pour chacun était de 8 minutes? !  


Harcèlement policier du Dr Moncef Marzouki

Comme prévu, la police politique tunisienne vient de multiplier provocations et intimidations à l’encontre du  président du CPR (Congrès Pour la République) le Dr Moncef Marzouki, et ce quelques jours seulement après son retour en Tunisie le 29 septembre dernier. Après quelques poursuites discrètes, les filatures et le quadrillage des déplacements du Dr Marzouki se sont intensifiés de jour en jour. Voyant que tous ces agissements n’ont pas réussi à persuader le président du CPR à ralentir et encore moins à renoncer à ses activités de dénonciation de la supercherie électorale du 24 octobre, l’harcèlement policier est passé à une vitesse supérieure avec une première convocation au poste de police de Hammam Sousse le 7 octobre. Devant le refus d’obtempérer du Dr Marzouki, la police politique s’est rendue une deuxième fois à son domicile aujourd’hui pour lui remettre une deuxième convocation. Déterminé à ne pas céder à ces intimidations, le président du CPR soutenu par son parti et tous ses partenaires, est décidé à continuer son combat pour la dignité de ses compatriotes que le régime d’apprête à piétiner encore une fois à l’occasion de cette nouvelle mascarade électorale.   Paris, le 8 octobre 2004   Chokri Hamrouni, responsable de la coordination du CPR.

نص رسالة الدكتور منصف المرزوقي إلى رئيس بلدية حمام سوسة

القنطاوي في 7 – 10 – 2004

حضرة السيد رئيس بلدية حمام سوسة المحترم

تحية طيبة وبعد،

فوجئت البارحة بتوصلي عبر البريد المضمون الوصول ببطاقة الناخب وإذ أشكر لكم حرصكم الشديد على تمتيعي بهذا  »الحق » يؤسفني أن أرجع لكم البطاقة للأسباب التالية :

1 الانتخاب لا يكون إلا لمواطن حرّ، أما أن يطلب مني الأمر وبيتي مطوّق بكل أصناف البوليس السرّي ولا أتحرّك خطوة إلا وورائي ما لا أعرف وما أعرف من السيارات (ال fourgonette الخضراء) فهذه سخرية لا تواجه إلا بسخرية مضادة.

2 – الانتخابات لا تكون إلا تتويجا لسنوات من الحوار الديمقراطي بين أحزاب مستقلة لها حرية الرأي وتعرض برامجها يوم الانتخاب على شعب حرّ سيّد قراره، كل هذا وأنتم أدرى بالأمر مني غائب تماما في  »المبايعات » التي تريدون مني المشاركة فيها.

3 – أنا من بين الذين يطعنون في شرعية هذه  » الانتخابات » وحقّ السيد بن علي للتقدّم إليها بعد انقلابه على الدستور ومن ثمة لا مشاركة فيها وإنما المقاطعة هو موقفي.

أخيرا تأكّدوا من عزمي الراسخ على دخول مركز اقتراع القنطاوي يوم تعلن الجمهورية ودولة القانون.

 مع التحية

 منصف المرزوقي


 

  Conseil France de l’Initiative Démocratique

Mohamed Ali HALOUANI

candidat aux élections présidentielles du 24 octobre 2004

– Tunisien, né le 21 septembre 1947 à Sfax, marié et père de deux enfants. – Professeur universitaire, Docteur en philosophie de l’université Paris 1 Sorbonne. – Ancien doyen de la faculté des lettres de Sfax et membre actif dans plusieurs Unités et laboratoires en épistémologie et en bioéthique. – Militant de la première heure dans les rangs de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie (U.G.E.T), il a assumé en son sein, et à plusieurs reprises des responsabilités, aussi bien à Tunis qu’à Paris. – Il a contribué dès son affectation dans les établissements de l’Enseignement Secondaires à Monastir et à Sousse, à l’élaboration d’une plate forme syndicale démocratique et progressiste au sein de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (U.G.T.T), de même qu’il a assumé des responsabilités dans les sections régionales de Sousse, de Monastir et de Sfax. – Il a milité au sein du groupe dit des  » 150  » et eut en charge la direction de cette mouvance dans la région du Sahel. – Il fut l’un des fondateurs de la section de Monastir de la Ligue Tunisienne de la défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H) – Il contribua à l’élaboration de la plate forme politique du Mouvement Ettajdid dont il fut l’un des fondateurs. – Il présida le Conseil constitutif d’Ettajdid puis son Conseil National après son premier congrès. – Il est désigné par le Comité National de l’Initiative Démocratique candidat pour les élections présidentielles 2004.

Le mot du candidat

 » ……Je veux que ma candidature soit une contribution à l’édification d’une Tunisie moderne, une Tunisie attachée à sa civilisation et à son histoire et ouverte sur le monde, une Tunisie de la justice et de l’égalité, une Tunisie de la liberté et de la démocratie…….. « 

Pour une alternative démocratique pour la justice et le droit

Votez Mohamed Ali HALOUANI la voix des démocrates

L’opposition démocratique unie autour de la candidature de Monsieur

Mohamed Mohamed Ali HALOUA Ali HALOUANI

Prés de cinquante ans après l’indépendance, la Tunisie demeure encore dominée par un système politique figé, caractérisé par une gestion autoritaire et personnelle des affaires du pays que la révision constitutionnelle a accentué, au risque de ré instaurer la présidence à vie et d’éloigner les perspectives de l’alternance démocratique.

Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, l’opposition démocratique présente un candidat aux élections présidentielles du 24 octobre 2004.

L‘initiative démocratique, réunie sur une plate forme politique d’alternative démocratique, présente le Professeur Mohamed Ali Halouani. Elle relève le défi que personne n’a osé auparavant en présentant un candidat démocrate contre le président sortant Zine El Abidine Ben Ali, candidat du

RCD, parti au pouvoir.

Cette initiative regroupe des Tunisiennes et des Tunisiens appartenant ou non à des partis politiques, mais tous animés(es) de la même volonté celle de dire :

– non aux mascarades électorales et au système qui bafoue les libertés démocratiques en Tunisie

– non au système de privilèges, de clientélisme et de confusion entre parti au pouvoir et Etat.

Citoyennes et citoyens tunisiens, nous sommes nombreux à soutenir la candidature de Mohamed Ali Halouani pour construire avec le peuple tunisien une véritable alternative démocratique : un système politique réellement pluraliste garantissant l’alternance républicaine, la citoyenneté active,

l’égalité des droits et l’exercice des libertés individuelles et collectives.

Mohamed Ali Halouani, président du Conseil National du mouvement Ettajdid, est professeur universitaire et ancien doyen de la faculté des lettres de Sfax. Il est militant syndicaliste et politique de l’opposition démocratique et progressiste.

Nous citoyennes et citoyens tunisiens vivant en France, engagés dans cette dynamique ous citoyennes et citoyens tunisiens vivant en France, appelons à voter Mohamed Ali Halouani pour créer les conditions d’un véritable  tournant démocratique tournant démocratique

– Ensemble, exigeons notre droit de vote aux élections législatives et le droit d’être repré Ensemble, exigeons notre droit de vote aux élections législatives et le droit d’être repré- sentés au p sentés au parlement tunisien p arlement tunisien par des députés élus p ar des députés élus par nous. ar nous.

– Ensemble construisons une démocratie garante de l’égalité des droit – Ensemble construisons une démocratie garante de l’égalité des droits et des libertés s et des libertés

– Ensemble exigeons la sép – Ensemble exigeons la séparation de l’Et aration de l’Etat et du p at et du parti au pouvoir arti au pouvoir

– Ensemble agissons pour notre citoyenneté active – Ensemble agissons pour notre citoyenneté active

Attention en France le vote a lieu du 16 au 23 octobre dans les consulats.

Les inscriptions sont encore possible auprès des consulats de votre domiciliation

Conseil France de l’Initiative Démocratique


 
COMMUNIQUE

JE SUIS TOUJOURS CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE TUNISIENNE DU 24/10/04

TAIEB SMATI

PARTI DES TRAVAILLEURS TUNISIENS

JE BANNIS LA VIOLENCE

A l’attention personnelle de messieurs :

-KOFI ANANE SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES

-ROMANO PRODI PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE

-MADAME LOUIZE ARBOR H.C.N.U.D.H

-ORDRE DES AVOCATS DE PARIS

-DEPUTES EUROPEENS

-MEMBRES DES GOUVERNEMENTS EUROPEENS

-PARTIS POLITIQUES EUROPEENS

-PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES EUROPEENS

-O.N.G ET CENTRALES SYNDICALES EUROPEENNES

-MADAME SIMONE VEIL

-MONSIEUR BERNARD KOUCHNER

-MOSEIGNEUR L’ABBE PIERRE

Honorables mesdames et messieurs

Encore une fois honorables démocrates, défenseurs acharnés des libertés, du droit et de l’amour, je m’adresse à vous :

–Mon combat pour le respect des droits de l’homme en Tunisie.

–Mon combat pour la démocratie en Tunisie.

-Mon combat en tant que citoyen Tunisien libre et jouissant et mes droits civiques

-mon combat pour défendre mes droits constitutionnels et ceux de mes concitoyens

-Mon combat pour faire respecter mon droit et ceux de mes compatriotes de se présenter librement à l’élection  libre et démocratique pour la présidence de la république tunisienne continuent  malgré l’oppression, les interdictions  et la répression  de l’appareil policier de la dictature.

Plus que jamais, honorables messieurs, je suis déterminé à résister pacifiquement contre le régime politique dictatorial imposé par un général d’armée qui a falsifié la constitution Tunisienne à ses propres mesures .je me présente en tant qu’homme libre contre  cette tyrannie pour instaurer un réel régime démocratique où toutes les sensibilités politiques pourront évoluer dans le respect,  la cohérence et le progrès civilisateur.

Vous avez toujours été à la hauteur de vos responsabilités humanitaires partout dans le monde,j’en appelle à votre conscience et demande votre protection ,il est de votre devoir d’Hommes libres , de démocrates et d’humanistes de venir en aide à mon pays sinistré par cette dictature barbare , car les valeurs universels que vous défendez,ces valeurs de dignité et de droits humains , ces valeurs de liberté et de progrès sont piétinées et bafouées dans ma patrie .il est de votre devoir et de votre conscience de demander à la cour européenne des droits de l’homme et à la cour pénale internationale de statuer sur les deux plaintes que je leurs avais adressé le 29 septembre 2004 contre l’usurpateur et  dictateur ZINEEL ABIDINE BEN ALI.

Je suis un citoyen militant pour la démocratie en Tunisie atteint dans sa dignité d’homme et dans son intégrité physique .Cela fait plus de 12 mois que je demande à être candidat à l’élection présidentielle tunisienne de ce 24 octobre, le conseil constitutionnel avait accepté mon dossier de candidature le 20 septembre, le 26 septembre, il s’est rétracté, sur les 5 candidats ayant déposé leur dossier candidature seul mon nom avait été retiré et ma candidature annulée , car  tous les tunisiens le savent   je ne me suis jamais compromis  avec ce régime  hors -la -loi , je n’ai jamais accepté aucun arrangement  et je ne serais jamais  le faire  valoir de quiconque , mon seule ambition et de servir mon peuple et mon pays et  d’en finir avec  la dictature .

La mascarade qui se prépare pour le 24 octobre et que d’aucun nomment « élection » est une insulte à l’intelligence humaine et à la charte des droits de l’Homme , elle est illégitime et illégale .en tant que citoyen tunisien spolié de tous ses droits et ses libertés , subissant l’affront de la tyrannie et l’arbitraire à l’image de dix millions de Tunisiens d’un pouvoir illégitime et oligarque depuis 17 ans , je refuse  de me soumettre à la violence  , à la pression et à l’ignominie de la dictature et de me conformer à ses  textes juridiques sélectifs, ségrégationnistes  et taillés à la juste mesure d’une seule personne mégalomane , et au monopole liberticide d’un seul parti  politique, je prends deux décisions importantes :

1-le 25 octobre 2004 je m’auto proclamerai président de la république tunisienne et je prierai le peuple tunisien, les gouvernements étrangers, les ONG nationales et étrangères… de bien vouloir entériner  ma décision et me reconnaître comme tel.

2-j’entame dés à présent, toujours dans le cadre de la non-violence, du respect de l’ordre public, des biens privés et publics et du respect de l’intégrité physique du citoyen des actions pour prévenir l’opinion Tunisienne et internationale de cette calamiteuse et honteuse supercherie .J’entamerai un vaste programme de mobilisation générale : travailleurs, étudiants, artisans fonctionnaires etc…seront appelés à manifester ce 23 octobre 2004 dans le calme, leur désir de m’investir moi TAIEB SMATI des pouvoirs du président de la république tunisienne au lieu et place de l’actuel président dictateur général d’armée.

Veuillez agréer, honorables messieurs, l’_expression de ma haute considération

TAIEB SMATI

SECRETAIRE GENERAL FONDATEUR

DU PARTI DES TRAVAILLEURS TUNISIENS

(Source: le N° 6 de l’e-mag tunisien « EL FAJR – EL KHADRA” mis en ligne le 7 octobre 2004)


La situation des libertés a empiré en Tunisie, selon la LTDH

par Bouazza Ben Bouazza

Associated Press, le 08.10.2004 à 00h09

            TUNIS (AP) — La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a brossé un état des lieux peu reluisant, voire sombre, des libertés publiques en Tunisie, en présentant son rapport annuel pour 2003.

            « La situation des libertés en Tunisie a empiré en 2003 » par  rapport à l’année précédente, a résumé jeudi le président de la  LTDH, Mokhtar Trifi, lors d’une conférence de presse au cours de  laquelle il a critiqué la loi sur la lutte contre le terrorisme et  le blanchiment d’argent adoptée le 10 décembre dernier par le Parlement tunisien.

            Selon la nouvelle loi qui « adhère au point de vue de  l’administration américaine, tout délit peut être désormais  assimilé à du terrorisme », a déploré M. Trifi.

            A ses yeux, cette loi « met à profit le problème du terrorisme pour  restreindre davantage les libertés publiques et individuelles, en  instituant un ensemble de nouveaux délits, sanctions et mesures qui  portent atteinte à la liberté d’opinion, d’expression,  d’organisation, de presse et d’association ».

            Le rapport dénonce par ailleurs les procès intentés aux  internautes dont les membres du « groupe de Zarzis » condamnés à de  lourdes peines de prison sous l’accusation d’avoir fomenté des  attentats terroristes. Il déplore, par ailleurs, la poursuite du  harcèlement des défenseurs des droits humains et le blocage fait à  la légalisation d’associations et de partis qui demeurent non  reconnus ou interdits depuis des années.

            Selon la LTDH, le paysage médiatique n’a pas évolué de manière  notable, malgré le lancement de la première radio privée « Mosaïque  FM » et l’autorisation accordée à une chaîne privée de télévision.

« On se demande sur la base de quels critères, ces autorisations ont  été accordées, alors que de nombreuses demandes similaires sont  encore en suspens? », s’est interrogé Me Trifi.

            La LTDH critique également le code électoral qui, en vertu d’un  amendement introduit en 2003, pénalise le recours aux radios et  télévisions privées et étrangères en période électorale.

            Commentant un second rapport relatif aux prisons tunisiennes, le  président de la LTDH juge que la situation s’y est « détériorée », en  dépit d’une « évolution relative » du régime juridique de la vie  carcérale.

            La LTDH dénonce notamment la surpopulation et les conditions  « déplorables » d’hygiène, sanitaires et alimentaires, ainsi que les  traitements « inhumains et humiliants » auxquels sont soumis les  détenus.

            La Tunisie compte environ 23.500 prisonniers, soit 253 pour  100.000 habitants. Elle se situe en quatrième position dans le  monde après les Etats-Unis (686), la Russie (628) et l’Afrique du  Sud (400). La LTDH a fait état de quatre cas de décès dans les  prisons tunisiennes en 2003, contre 9 en en 2002 et 11 en 2001.

            En dépit du blocage « injustifié » d’un financement (106.000 euros)  accordé par l’Union européenne à la LTDH, M. Trifi a assuré que son  organisation continuerait à assumer son rôle et à correspondre avec  les autorités au sujet des cas de violation des droits humains.


Tunisie: la situation des droits de l’Homme a « empiré » en 2003 (LTDH)

AFP, le 07.10.2004 à 17h44

            TUNIS, 7 oct (AFP) – La situation des droits de l’Homme en  Tunisie a « empiré » en 2003, a estimé jeudi à Tunis le président de  la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH), Mokhtar  Trifi, qui présentait deux rapports de son association sur les  libertés et les prisons.

            « La situation des libertés a empiré en 2003 avec l’adoption en  décembre d’une loi anti-terroriste », a affirmé Me Trifi, estimant  qu’elle « porte atteinte à des droits essentiels du citoyen, de la  société civile et des partis politiques ainsi qu’à la liberté de la  presse ».

            « Avec cette loi, plusieurs libertés ont été bafouées au nom de  la lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté, évoquant la  condamnation de huit jeunes internautes à de lourdes peines de  prison « sous prétexte d’accès à des documents sur Internet ».

            Les autorités tunisiennes avaient indiqué que ces jeunes lycéens  originaires de Zarzis (sud) faisaient partie d’un « groupe terroriste  intégriste » ayant cherché à établir des contacts avec Al-Qaïda.

            Me Trifi a estimé à « environ 600 le nombre de prisonniers  d’opinion » dans le pays, tandis que les autorités tunisiennes ont  toujours affirmé qu’il n’y a aucun détenu d’opinion et que tous les  prisonniers le sont pour des délits de droit commun.

            Selon le rapport de la LTDH sur les prisons, l’effectif des  prisonniers en Tunisie s’élèverait à plus de 23.000, ce qui place le  pays au 4e rang mondial pour le nombre des prisonniers par rapport à  la population générale, derrière les Etats-Unis, la Russie et  l’Afrique du Sud.

            Intitulé « les murs du silence », le rapport estime que la prison  en Tunisie est un « espace cloisonné, hypertrophié et privé de  droits » et dénonce un « fossé entre les procédures et la pratique ».

            Le président de la LTDH a affirmé que malgré l’annonce par les  autorités de mesures pour améliorer les conditions de détention dans  les prisons, celles-ci se « détériorent et font l’objet d’un  black-out total ».

            Il a dénoncé la « torture, la promiscuité, les négligences  sanitaires » et un « traitement spécial des prisonniers politiques »,  dont une quarantaine vivent « en isolement continu depuis plusieurs  années », a-t-il dit.

            Me Trifi a déploré que les défenseurs des droits de l’Homme ne  puissent visiter les lieux de détention, faisant état de « quatre cas  de décès suspects » en 2003.

            Malgré l’augmentation de 53,82% du budget annuel des prisons en  Tunisie entre 1999 et 2003, le budget quotidien par prisonnier ne  dépasse pas 1,2 dinar (0,8 euro), a-t-il indiqué. 

            Me Trifi a dénoncé enfin les « brimades continues contre les  militants des droits de l’Homme, individus et associations », ainsi  que le « harcèlement » de son association, évoquant le blocage par les  autorités tunisiennes de financements européens (100.000 euros)  destinés à la LTDH.


Plus de 100 immigrés clandestins transférés de Lampedusa en Sicile

AFP, le 08.10.2004 à 09h22

            LAMPEDUSA (Italie), 8 oct (AFP) – Un groupe de 110 immigrés  clandestins a été transféré vendredi du centre de premier accueil de  l’île de Lampedusa vers la Sicile, par le ferry desservant Porto  Empedocle (sud), a constaté l’AFP.

            Le centre, pouvant accueillir 190 personnes, avait dû héberger  dimanche dernier jusqu’à près de 1.300 personnes à la suite de  l’arrivée de plus de 600 immigrés pour la seule nuit de samedi à  dimanche. Désormais il héberge 90 clandestins, a indiqué vendredi à  l’AFP le capitaine des carabiniers, Giordano Crocifisso.

            Les clandestins transférés vendredi vers des centres d’accueils  de la Sicile, notamment Agrigente, étaient pour la plupart Marocains  et Tunisiens, a précisé le capitaine.

            Le groupe a parcouru à pied, en rang par cinq, les quelque deux  kilomètres séparant le centre d’accueil temporaire du port avant de  monter dans le ferry Veronese. Il était escorté par des carabiniers  à pied et par une fourgonnette de l’armée. Aucune femme ne s’y  trouvait.

            Tous portaient une grande poche en plastique contenant leur  pique-nique pour les huit heures de traversée: des sandwichs, une  bouteille d’eau minérale, une pomme et un paquet de cigarettes.  Seulement quelques uns avaient en plus un sac de voyage d’effets  personnels.

            Les clandestins ont embarqué en file indienne et une quinzaine  de carabiniers ont fait de même, pour effectuer le voyage avec eux.

            En l’espace d’une semaine, les autorités italiennes ont  quasiment vidé le centre d’accueil temporaire, notamment grâce à un  pont aérien vers la Libye qui a permis de refouler vers ce pays  environ 1.400 personnes.

            Les autres, notamment les femmes et les mineurs, ont été  transférés en Sicile où leur demande d’asile sera étudiée.

            Le ministre de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu, devait rendre  compte vendredi après-midi au parlement italien de cette opération  de refoulement d’immigrés vers la Libye.


Un délégué du HCR et deux sénatrices ont visité le centre de Lampedusa

AFP, le 07.10.2004 à 19h00

            LAMPEDUSA (Italie), 7 oct (AFP) – Un représentant du Haut  commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et deux sénatrices  italiennes ont visité jeudi le centre d’accueil temporaire  d’immigrés clandestins de Lampedusa (sud de l’Italie) d’où des  centaines de personnes ont été refoulées vers la Libye.

            Le délégué du HCR, Juergen Humburg, s’était vu refuser l’entrée  du centre de samedi à mardi, le ministère de l’Intérieur n’ayant pas  donné suite à sa demande de visite. M. Humburg, qui n’a pas fait de  déclaration à l’issue de sa visite, a indiqué que sa mission  marquait « un retour à la normalité ».

            Deux sénatrices de l’opposition, Chiara Acciarini (Démocrates de  gauche) et Tana de Zulueta (coalition de l’Olivier), ont aussi  visité le centre pendant environ deux heures et demie, séparément du  représentant de l’Onu.

            « La situation n’est plus celle qu’on nous avait décrite il y a  deux jours avec des immondices par terre », a indiqué à l’AFP Mme  Acciarini. « Mais il reste des traces de l’urgence passée, en  particulier l’odeur nauséabonde et les sacs d’ordure encore  entassés », a-t-elle précisé.

            « Nous avons vu les dortoirs, des préfabriqués, avec des matelas  nus, pour certains à même le sol, d’autres sur des lits à étages. Il  y avait des couvertures mais pas de draps. Les responsables du  centre nous ont dit que l’on distribuait des draps à usage unique,  jetables », a ajouté la sénatrice.

            Les deux parlementaires ont pu obtenir sur le champ qu’un mineur  de 16 ans soit séparé des autres clandestins et placé dans le  secteur réservé aux femmes.

            « Les immigrés ne sont absolument pas au courant de leurs droits  ni que certains d’entre eux peuvent prétendre à déposer une demande  d’asile. Nous les avons informés des procédures », a-t-elle  souligné.

            La sénatrice a déploré que les clandestins n’aient pas pu  communiquer avec l’extérieur depuis plusieurs jours. « Dans d’autres  centres, on leur donne une carte téléphonique. Ici, ce n’est pas le  cas et le téléphone était en panne. Ils n’ont même pas pu prévenir  leurs familles qu’ils sont saufs », a-t-elle dit.

            Les clandestins ne savaient pas non plus que des centaines  d’immigrés ont été reconduits en Libye ces derniers jours. « Cela a  suscité un certain émoi quand nous le leur avons dit », a-t-elle  affirmé.

            La plupart d’entre eux parlaient parfaitement français, étant en  majorité marocains et tunisiens, a précisé la parlementaire.

            Le capitaine des carabiniers, Giordiano Crucifisso, a indiqué  qu’un groupe d’une cinquantaine de Marocains et de Tunisiens  seraient transférés vendredi mardi par ferry vers Porto Empedocle,  en Sicile, pour être hébergés dans des centres d’accueil du sud de  l’île.

            Le centre de Lampedusa, qui avait abrité près de 1.300 personnes  dimanche dernier pour une capacité de 200 personnes, comptera alors  environ 150 occupants.


REPORTAGE

A Lampedusa, les autorités italiennes ont repris les expulsions de clandestins vers la Libye

 

Salvatore Aloïse

Les militants des droits de l’homme dénoncent « la déportation » de centaines d’immigrés.

Lampedusa (Italie) de notre envoyé spécial

Devant les barbelés qui délimitent le centre d’accueil de Lampedusa, un petit groupe guette, inquiet, les mouvements à l’intérieur du camp, situé juste à côté de la piste de l’aéroport de l’île. Conçu pour porter un premier secours aux désespérés venus de la mer, il est devenu, au fil des années, un endroit inaccessible. Un lieu de non-droit, selon les militants de la Ligue antiraciste sicilienne venus protester devant l’entrée du centre. Malgré la vague d’indignation suscitée dans le pays, le gouvernement maintient sa décision de refouler vers la Libye les clandestins arrivés sur l’île ces derniers jours.

« Regardez, ils ont été massés juste à l’entrée, signe que quelque chose va se passer », s’exclame Pietro Milazzo, alors qu’il déroule une banderole où l’on peut lire : « Non aux déportations ». « C’est contre la loi, contre la Constitution, que, sur la base d’une identification sommaire, faite à partir de l’apparence physique, de la langue, des policiers décident le renvoi de clandestins. C’est une atteinte à leurs droits les plus élémentaires puisqu’ils ne sont pas mis dans les conditions de déposer une demande d’asile politique ou autre », ajoute-t-il.

Jusqu’ici, les autorités se limitaient à transférer les nouveaux arrivants vers d’autres centres d’accueil du sud de la péninsule ou de la Sicile.

Dans la plupart des cas, ils recevaient un ordre d’expulsion qui restait lettre morte. Fin septembre, face à un véritable déferlement de clandestins sur cette île, qui se trouve à six heures à peine de navigations des côtes africaines, le gouvernement a choisi la ligne dure, mais « dans le respect du droit de l’homme et des conventions internationales », comme tient à préciser un communiqué officiel du ministère de l’intérieur. Le nouveau climat d’entente avec la Libye est propice : le colonel Kadhafi, auquel Silvio Berlusconi devait encore une fois rendre visite jeudi 7 octobre, accepte de « reprendre » les clandestins partis de ses ports.

Le bruit des hélices d’un premier C-130, l’avion de transport de l’armée de l’air italienne, suivi bientôt par trois autres vient vite confirmer les craintes des militants de la Ligue antiraciste. Mercredi 6 octobre, le pont aérien a repris après une pause, la veille, qui avait fait penser à un revirement de la part du gouvernement. Depuis vendredi 1er octobre, des appareils civils et militaires ont fait plusieurs aller-retour vers la Libye pour désengorger le centre d’accueil. La situation y était devenue insoutenable. Prévu pour un maximum de 190 personnes, à la fin de la semaine dernière, il comptait plus de 1 250 clandestins.

Mardi, les vols s’étaient arrêtés apparemment pour un problème d’autorisation d’atterrissage en Libye. Le colonel Kadhafi serait-il en train de marchander sa coopération, se demande Calogero Miccichè, député à l’assemblée régionale sicilienne ? « Mais comment peut-on faire confiance à cet homme qui jusqu’à hier était montré du doigt, un anti-démocrate à qui aujourd’hui on confie le sort de tant de désespérés, savons-nous vraiment qu’en sera-t-il d’eux ? », souligne encore cet élu des Verts.

Pendant deux jours, il a tenté de bénéficier de son statut pour entrer se rendre compte en personne de la situation à l’intérieur du centre. Il est finalement parvenu à entrer. Mais le centre était déjà pratiquement vidé. Mercredi soir, il expliquait ainsi qu’il n’avait pu faire signer une demande d’asile qu’à trois Nigérians.

SURVEILLANCE EN MER

L’un après l’autre, tout au long de l’après-midi, 372 clandestins ont été conduits aux appareils en attente sur la piste. Les mains liées par des sortes de menottes en plastique, surveillés par des policiers en civil, ils sont partis sans savoir où ils allaient. « Ce que j’ai vu est hallucinant », raconte l’élu qui a même été malmené pour avoir essayé de monter dans l’un de ces avions. « Ces personnes ont été tenues dans des conditions hygiéniques inhumaines, mais surtout, on leur a caché jusqu’au bout où leurs compagnons ont été conduits et où ils allaient eux-mêmes pour ne pas créer d’alarmisme. »

Pour le gouvernement, le pont aérien a atteint l’objectif. Le centre d’accueil de Lampedusa est revenu presque à la normalité avec ses 200 personnes. En ville, les habitants affichent la tranquillité de toujours. « Nous autres, les clandestins nous les voyons comme vous à la télé », répète cette dame à l’équipe de télévision qui lui demande son avis sur « l’invasion » subie par Lampedusa. Reste à espérer que le renforcement de la surveillance en mer, grâce à l’aide d’autres pays européens, à partir de mardi, fonctionne. Dans la nuit de mardi à mercredi, 24 clandestins sont, encore, arrivés sur l’île.

(Source : « Le Monde » du 08.10.04)


Service social international pour les enfants  Enlèvements d’enfants ou adoptions au-delà des frontières

 

ATS, le 08.10.2004 à 09h55

 Zurich/Genève (ats) Un service social international défend le  droits des enfants au-delà des frontières. La SSI intervient  notamment lorsque des couples binationaux se disputent le droit de  garde ou lorsqu’un des parents enlève ses enfants dans un autre  pays.

   Basée à Zurich et à Genève, la Fondation suisse du service  social international (SSI) soutient aussi les enfants adoptés dans  la recherche de leurs origines. Ses services sont prisés lorsqu’il  s’agit de clarifier la situation sur place lors d’adoptions  internationales. La fondation organise également les voyages en  Suisse et à l’étranger de réfugiés mineurs non accompagnés.

   Les cas les plus spectaculaires comme les enlèvements d’enfants  ne représentent qu’un faible pourcentage des activités, a précisé à  l’ats le directeur de la SSI Rolf Widmer. En 2003, la SSI a traité  894 cas concernant 2717 personnes, dont 42 enlèvements. S’y ajoute  près de 1000 consultations téléphoniques, précise le rapport annuel  de la fondation.

Réseau de 140 pays

   La SSI a été fondée en 1932 par des Suisses émigrés aux  Etats-Unis, a dit M. Widmer. A l’origine, l’association soutenait  les expatriés à surmonter les difficultés de départ dans leur pays  d’adoption et les aidait à garder le contact avec leur famille en  Suisse. Par la suite, le Canada a rejoint le club. 

   Le réseau s’est fortement élargi après la Deuxième Guerre  mondiale et regroupe actuellement 140 pays. La protection des  enfants est devenue prioritaire depuis. La fondation s’appuie sur  la convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant.

   Toutefois, les conventions et prescriptions internationales qui  sont calquées sur le droit occidental sont mal acceptées par  certains pays signataires. Plus particulièrement si elles relèvent  du droit familial. Ainsi, dans les pays islamiques les enfants qui  ont plus de 5 ans appartiennent automatiquement à la famille du  père, a expliqué M. Widmer.

   La SSI a récemment réussi à négocier un droit de visite pour  tout un groupe de jeunes mères européennes divorcées de Libanais.  Ce succès n’a été possible que grâce à une intervention de l’Etat,  ce qui reste une exception, a raconté le directeur de la SSI. Selon  lui, un accord sur le droit de visite accepté par les deux parties  est en tous les cas mieux pour l’enfant qu’un enlèvement.

«Enfants du péché»

   La SSI s’engage dans divers autres projets. A titre  d’exemple, son directeur cite un projet d’adoption en Tunisie  concernant plusieurs centaines d’enfants illégitimes. Ces «enfants  du péché» qui sont le fruit de relations passagères avec des  touristes sont une honte pour leurs mères qui les abandonnent dans   des homes.

   D’autres projets s’occupent des enfants des rues d’Afrique de  l’ouest, des orphelins de la guerre de Bosnie ou d’anciens  pensionnaires de foyers bulgares.

   La SSI travaille avec des organisations locales, les ambassades,  la Direction pour le développement et la coopération (DDC) ou les  agences onusiennes. Si possible, elle essaye également d’impliquer  les administrations locales. La fondation est soutenue par des dons  privés ainsi que par certains cantons et communes.

www.ssiss.ch

(Source: www.edicom.ch, le 8 octobre 2004)


المعارضة والانتخابات التونسية.. صراخ في مكبرات الصوت

 

آمال موسى (*)

يفصلنا عن موعد الانتخابات الرئاسية والتشريعية بتونس أقل من شهر، وعوض أن تكون كافة الأحزاب الوطنية المعارضة في هذا التوقيت المصيري منشغلة بتقديم برامجها للشعب التونسي، وإظهار جميع الأدلة التي تؤكد انخراط النخب السياسية المعارضة في الواقع التونسي، وأنها على بينة من معضلاته والصعوبات التي يمكن أن تعترض مسيرته في اتجاه التقدم والتنمية، وإشباع توقعات التونسيين. عوضا عن إثبات كفاءة التعبير عن الاختلاف في الرؤية والعمل السياسي، تتلهى أغلب أحزاب المعارضة التونسية بالصراعات، سواء داخل نفس الحزب أو فيما بين الأحزاب المعارضة، ويوميا نقرأ في صفحات الصحافة المحلية أخبار الاستقالات والمعارك الجانبية.

ومع بداية العد التنازلي للانتخابات الرئاسية تتأكد جملة من الحقائق، أولها أن أغلب الأحزاب المعارضة لم تترك سبيلا كي تؤكد أنها أقل من استحقاق هذا السباق. وقد يبدو في الأمر تحامل وتغليب لميزان القوى لصالح التجمع الدستوري الديموقراطي الحزب الحاكم في تونس، ولكن ما جدوى الرهان على أحزاب تنضوي في إطار المعارضة، والحال أنها لم تراهن على نفسها. وما قيمة ترديد شعارات مقتبسة من آيديولوجيات جاهزة والتعاطي معها باعتبار أنها برامج سياسية تطرح البدائل وتعد بإشباع أكبر للتوقعات.

إن سلوك بعض الأحزاب المعارضة في تونس يصب لصالح الحزب الحاكم الذي بدا شديد الحرص على التعبئة وتأمين حملة انتخابية قوية رغم أن فوزه في الانتخابات أكثر من مؤكد.

وإذا ما سلمنا بما تقول به أكثرية الأحزاب المعارضة ـ في الكواليس فقط ـ بأنها محاصرة إعلاميا، وأنها تعيش ضغوطات تقلص من أدائها وتؤثر سلبا على دورها، فإن الحقيقة لا تنطلق من تلك الاعتبارات علما بأن خفوت النبرة السياسية لديها هو نتاج صفقة تلبي منافع ذاتية، وأبعد ما تكون عن سياسة المراحل التي تدّعي المعارضة سلكها.

فما هو مرفوض، وهنا جوهر القضية، هو أنها اختارت طوعا قتل الطابع التنافسي لأي انتخابات بل أنها ابتدعت كرما سيؤدي إلى تعزيز البخل نحوها !.

وإذا كانت حركة الديموقراطيين الاشتراكيين، التي ما تفتأ تكرر في خطاباتها أن موعد الانتخابات الرئاسية سيكون منعطفا تاريخيا، قد أعلنت ترشيحها الرئيس بن علي للرئاسة واعتباره المؤهل الحالي لمواصلة مسيرة الإصلاح، فإن إطفاء الطاقة التنافسية لم يقف عند هذا الحد، إذ أن الأمين العام الجديد للاتحاد الديموقراطي الوحدوي قرر بدوره دعوة الناخبين التونسيين عامة، ومناضلي الحزب بصورة خاصة، إلى التصويت لفائدة مرشح التجمع الديموقراطي الرئيس بن علي، مضيفا أن القرار نابع من قناعة لدى الحزب بكون بن علي يتوفر على قدرة واضحة لإنجاز برنامجه في المستقبل.

أما السيد محمد بوشيحة، مرشح حزب الوحدة الشعبية، فقد أعاد ما لقيصر لقيصر، وقال بالحرف الواحد: «إن التفكير في الترشح لمنصب رئاسة الجمهورية لم يكن واردا في أذهاننا كمعارضين قبل 7 نوفمبر 1987».

ومن جهة أخرى، فإن بوسعنا الملاحظة أن التنازل يفسر أساسا بواقع أشد وهو أن موضوع المنافسة ومادتها لا أثر لهما يذكر، والمقصود بذلك غياب البرامج، إذ أن البرامج السياسية المفترض تقديمها هي التي تذكي المنافسة وتخلقها وتضبط لها نتائجها. وقد نسيت أغلبية أحزاب المعارضة بأن حتى الحزب الحاكم نفسه لا يستطيع أن يقتات من الشعارات، لذلك نجد أنه يقدم الفكرة مصحوبة بالأرقام والإحصائيات وينطلق من واقع لديه خبرة طويلة في مواجهته. فالبرامج ليست مقولات حول الحريات والتنظير غير المطبق لسبل تحقق التنمية السياسية، بل هي تفاصيل تقنية تسهر على إعدادها مجموعة من الخبراء والعارفين والمختصين والتقنيين، الذين يشخصون الواقع ويقدمون حلولا تستميل بفعاليتها اهتمام الناخب.

لذلك، فنحن إلى الآن لا نعلم شيئا عن برامج الأحزاب المعارضة، ولا عن الفروق القائمة بينها بعيدا عن فروق الآيديولوجيات. فلا شرح لبرنامج معين، ولا دفاع عنه، لأن المعارضة بكل بساطة لا تمتلك برامج تعلن عن دور به يتحدد الفاعل من عدمه، رغم أن انخراط الواقع التونسي في اقتصاد السوق واضح، ويحتاج إلى إضافات يقول الواقع العالمي إنها أبعد ما تكون عن الاشتراكية مثلا.

ان المتأمل ودون عناء التأمل العميق، سيجد أن خطاب الأحزاب المعارضة يقوم على تقنية تسمى في علم الخطاب وأساليبه »الالتزام بالاتفاق«. ويظهر ذلك في الدعوة إلى الحريات وحياد الإدارة والنهوض بالإعلام، وهي أمور لا يختلف في قولها اثنان ويشترك في الدعوة إليها تابع الحزب الحاكم، وأيضا المستقل والمعارض الحقيقي والمعارض المفتعل.

لقد كنا ننتظر برامج تقدم حلولا عملية تضاهي برنامج الحزب الحاكم وتتفوق عليه: برامج تبين للناخب التونسي أنها قادرة على تحقيق نسبة نمو تتجاوز معدل النمو الذي بلغ في السنة الفارطة %5.6، وتحسنا في دخل الفرد اكثر من نسبة %7.3 حسب أرقام التقرير السنوي للبنك المركزي التونسي. ولكن أغلب هذه الأحزاب خيرت استثمار صوتها كمكبر صوت يلعب دور الوساطة بين الحزب الحاكم والناخب التونسي!. (*) كاتبة تونسية

(المصدر: صحيفة الشرق الأوسط الصادرة يوم 8 أكتوبر 2004)


للعرب وتقدم الانسانية

محمد عبد الحكيم البغدادي – تونس

الاستاذ رئيس التحرير تحية طيبة وبعد،

يقاس تقدم الانسانية بشتي المجالات التي تساهم في تطور الانسانية ماضيا وحاضرا.

فأمتنا العربية تركت للعالم ماضيا مجيدا لا يمحي من الذاكرة الانسانية. علي مر الازمان كان التنافس وحب الانتصار غريزة في جميع الامم لاثبات القوة ولنأخذ مثلا من اليونان القديمة التي كانت تعرف نظام المدنية الدولة فكانت صراعات وحروب بين المدن اليونانية وبعد ان انهكتهم الحروب فكروا في شيء غير الحرب يثبتون به قوتهم، فكونوا تجمعا رياضيا كان اول نواة الالعاب الاولمبية في التاريخ وتطورت الالعاب في اواخر القرن التاسع عشر لتصبح اول العاب اولمبية حديثة.

ومع تقدم الانسانية كثرت المسابقات الادبية والعلمية لجوائز نوبل، وكتب تخلد فيها الاختراعات الاستثنائية وتدون مثل كتاب غينس.

والحمد لله ان العرب كانوا بين الامم التي دونها كتاب غينس، فهذه دولة عربية هيئت اكبر وجبة كسكس في العالم، وبعد فترة قصيرة حطمت دولة عربية اخري الرقم القياسي لتلك الدولة، ودخلت دولة عربية اخري التاريخ من باب كتاب غينس بصناعة اكبر ورق صحي في العالم، وبذاك تكون هذه الدول العربية الثلاث قد ساهمت في مسيرة تقدم الانسانية.

(المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 8 أكتوبر 2004)


COMMUNIQUE “PUBLICITAIRE” DIFFUSE LE 8 OCTOBRE PAR UNE AGENCE DE COMMUNICATION SUISSE PAYEE DES POCHES DU PAUVRE CONTRIBUABLE TUNISIEN!!!

  Conférence EMA invest sur la Tunisie a Genève: Le processus  démocratique du Président Ben Ali unanimement salué

  Genève  – Trois personnalités tunisiennes se sont  exprimées,  lundi 4 octobre 2004, à Genève à l’invitation de la  Fondation EMA  Invest, présidée par M. Guy Mettan. Mmes Salwa  Tarzi, députée, et  Hamida Laabidi, avocate, ainsi que M. Hédi  Mechri, professeur et  directeur de la revue «L’Economiste  Maghrébin» ont décrit le  processus démocratique initié depuis le  Changement survenu en 1987 à  l’initiative du Président Ben Ali.  Devant une assemblée réunissant  des Tunisiens établis en Suisse et  des personnalités suisses et de la  Genève internationale, ils ont  souligné les importantes réformes et  réalisations entreprises en  Tunisie, tant sur le plan économique que  social et institutionnel. 

   Une soixante de personnes sont venues écouter les trois   conférenciers invitées par la Fondation EMA Invest, qui organise   annuellement à Genève un congrès consacré aux pays émergents. Son   président, M. Guy Mettan, a souligné dans son préambule qu’il ne   pouvait y avoir de développement économique sans démocratie mais   qu’il n’existait pas non plus de démocratie sans développement   économique. Le fait que la prochaine phase du Sommet Mondial sur la   Société de l’Information se déroule à Tunis en 2005 démontre, si   besoin en était, le degré de maturité de la société tunisienne. 

   Importance du Pacte National 

   Mme Salwa Tarzi, militante de longue date, députée RCD, a évoqué   le vaste programme politique entrepris depuis 1987. «Le Conseil   institutionnel a été établi un mois après le Changement instauré  par  le Président Ben Ali» a-t-elle souligné rappelant les lois et   amendements adoptés pour instaurer le multipartisme et la liberté   d’expression dans son pays. L’adoption du Pacte National, en 1998,  a  constitué aussi une adhésion aux valeurs fondamentales qui   caractérisent la Tunisie, dont l’égalité entre les sexes. En ce  mois  d’élections législative et présidentielle, Mme Tarzi a relevé  le  processus continu de réformes encore renforcé, le 7 novembre  2001,  par le Président Ben Aléi qui a lancé un projet de réforme   constitutionnel destiné à accélrer le processus de modernisation   politique en Tunisie. 

   Pays ouvert à l’Europe 

   Mme Hamida Laabidi, forte de son expérience pour la cause de la   femme – elle préside la Commission Droit et Statut Juridique de la   Femme au sein de l’Union Internationale des Avocats – a quant à  elle  replacé le statut de la femme tunisienne dans son contexte   international et dans celui d’une société arabe et musulmane. «La   Tunisie est un pays ouvert à l’Europe, à l’Occident mais attaché à   ses traditions» a-t-elle déclaré, soulignant la manière «éclairée»  de  la Tunisie d’intégrer la religion dans la vie sociale. Les  tendances  conservatrices existent et même si la révolution du  statut de la  femme tunisienne a plus de cinquante ans d’histoire,  c’est grâce au  dispositif législatif mis en place et renforcé par  le Président Ben  Ali, que la cause de la femme a progressé en  Tunisie. «Nos espoirs  reposent sur le Président Ben Ali, car il  est le seul capable  aujourd’hui de garantir la pérennité des  droits de la femme  tunisienne» a affirmé avec conviction Mme  Hamida Laabidi,  chaleureusement applaudie par les nombreuses  femmes tunisiennes  présentes dans l’assistance. Elle n’a pas  manqué de rappeler  l’existence d’une forte proportion de femmes,  tant au sein du  Parlement tunisien, que dans la société civile:  10’000 femmes sont  cheffes d’entreprises en Tunisie. «Le statut de  la femme tunisienne  est unique dans les Etats arabes musulmans.  Nous avons besoin d’une  volonté politique ferme et le Président  Ben Ali l’incarne» a-t-elle  conclu. 

   Reprise de la confiance 

   M. Hédi Mechri, en sa qualité de professeur à l’Institut des   Hautes Etudes Commerciales et de journaliste, a évoqué les  résultats  économiques de la Tunisie. «Ce développement n’a pas  toujours été un  long fleuve tranquille, il y a eu des ratés ou des  blocages, mais il  est une incontestable réussite.» Et d’évoquer le  démantèlement  tarifaire, complété d’un programme de mise à niveau  des entreprises  dans le but de maintenir la capacité  concurrentielle et les emplois.  «Nous assistons aujourd’hui à une  reprise de la confiance. Avec le  Président Ben Ali, on sait où  l’on va et l’économie tunisienne s’est  inscrite dans une pédagogie  de l’effort qui est payante. La meilleure  preuve est encore  l’importance de l’investissement étranger en  Tunisie et la réalité  du pouvoir d’achat des Tunisiens.» 

   Le président Guy Mettan a remercié les intervenants pour leurs   interventions et souligné la clarté de leurs convictions étayées par  des faits et des chiffres. La conférence d’EMA Invest s’est  achevé  par un cocktail de l’amitié réunissant ressortissants  tunisiens,  Suisses et ressortissants étrangers faisant partie de  la communauté  internationale établie à Genève. 

   Les textes des intervenants sont disponibles sur demande.  

Texte diffusé par Azconsulting:   Internet: www.newsaktuell.ch/f 

Contact:   Azconsulting   Philippe Amez-Droz   

Tel.    +41/22/786’76’86  

E-Mail: az@azconsulting.ch


 
Les enfants heureux de la capitale : Florida, Florida !

Par Rana Nombreux sont les enfants dans mon pays auxquels on a volé leur enfance, malgré le 26-26, malgré la bienveillance de notre cher président, malgré toutes les associations d’enfance, malgré tous les décrets, toutes les décisions, toutes les lois, malgré tout le baratin qu’ils nous bouchent les oreilles avec tous les soirs sur canal 7.

« Florida…Florida » qui est-ce qui n’a jamais entendu ce cri à Tunis, dans les stations de métro surtout la République et Barcelone. Agés entre 6 et 14 ans, généralement mal habillés, leurs petits corps craquant sous le poids d’un tas de responsabilités et de misère. Ce sont les vendeurs de chewing-gum dans les stations de métros. On les rencontre tous les jours, en allant au boulot, en rentrant du boulot, en attendant des métros qui ne viennent pas parfois. On les rencontre mais on ne les voit pas. On voit le vendeur de Florida mais on ne voit pas l’enfant qui vent les Florida, pourtant c’est un enfant, ce n’est qu’un enfant. « Des petits voyous, faut pas trop s’en approcher, ils peuvent être dangereux, ils peuvent te piquer ton fric quand tu sors ton porte-feuilles pour les payer. Il faut se méfier, ils viennent tous de Djebel… et de …waldihom msallmin fihom, futurs criminels. ». Ah les préjugés ! Le monde serait certainement meilleur si ce mot disparaissait un jour du dictionnaire. J’ai eu un jour l’occasion de les contempler de mon banc à la station de métro Barcelone, j’attendais un métro abordable dans lequel je pourrais mettre le pied. Y avait un groupe de 3 enfants, le plus âgé devait avoir une dizaine d’années. Ils étaient en train de jouer, c’était la première fois que je les voyais ainsi. Ils se bousculaient, se bagarraient, s’éclataient de rire pour n’importe quoi oubliant leurs marchandises, leurs clients et les métros, ignorant les cris d’un vieillard à côté : « barra el3ab b3id, el3ab b3id ya oulad » j’ai suivi leur jeu avec curiosité, en se rapprochant de moi, j’ai découvert que l’un d’eux, le plus jeune avait une malformation au niveau de la main gauche, pratiquement pas de doigts, et au niveau de la joue gauche aussi, je ne sais pas si c’est une malformation natale ou une brûlure ancienne vu la couleur de la peau dans les zones atteintes. Il était très petit de taille, très fin, maigre plutôt, il ne devait pas avoir plus de 7 ans. Pourtant c’était celui qui s’éclatait le plus d’entre eux, il se défendait bien avec une seule main et souriait tout le temps. Malgré sa bouche déformée, son sourire était très beau ou moi je le trouvais beau : il était plein de vie, d’innocence et de force : oui Mme la vie, je suis né dans la merde, je vis dans la merde mais je souris et je sourirai toujours. J’ai vu les enfants soudain s’acharner sur un truc qu’un jeune homme a jeté avant de prendre son métro. Le plus fort a fini par l’avoir, c’était un bout de cigarette encore allumé, vraiment un tout petit bout de cigarette mais c’était suffisant pour que le vainqueur frime avec pendant un moment en faisant le va et vient devant ses copains. Ce n’était sûrement pas sa première cigarette ou bout de cigarette, il fumait comme un homme à la trentaine. Ma curiosité a fini par atteindre un degré qui m’a fait sortir de mon statut d’observatrice pour discuter un peu avec ces gamins. Je voulais tout savoir et il fallait commencer par devenir une fan de Florida. J’achète et je pose mes questions. Les enfants étaient assez rusés pour ne pas dire toujours la vérité et c’est évident du moment où je suis classée dans l’autre rive. Tout ce qu’ils espéraient de moi c’est le prix d’un paquet de chewing-gum : une centaine de millièmes et ils étaient prêts à tout dire pour l’avoir. Une chose dont je suis sûre, les 3 gamins vont tous à l’école, l’aîné est en 5ème année de base. Ils viennent du même quartier, leur situation familiale est pratiquement la même, le père est chômeur, la mère bosse de temps en temps chez des particuliers, la famille est nombreuse, si tu veux manger, tu dois bosser. Ils bossent l’été toute la journée, l’hiver après l’école. Ils traînent d’un métro à un autre, d’une station à une autre, tous les « florideurs » se connaissent entre eux et se partagent les stations, chacun son territoire et le plus fort gagne, il y a de plus en plus d’adultes qui les concurrencent, ce métier est de plus en plus répandu. En lui demandant enfin s’il aime les chewing-gum qu’il vend, le petit m’a fait un grand sourire et j’ai senti qu’une barrière venait de se casser entre nous deux. Si tu offres un morceau de chocolat à n’importe quel enfant au monde, il le dévorera…sauf celui là… il le vendra. Un enfant pour qui l’argent devient plus cher que le chocolat n’est plus enfant, quelqu’un lui a volé son enfance. Nombreux sont les enfants dans mon pays auxquels on a volé leur enfance, malgré le 26-26, malgré la bienveillance de notre cher président, malgré toutes les associations d’enfance, malgré tous les décrets, toutes les décisions, toutes les lois, malgré tout le baratin qu’ils nous bouchent les oreilles avec tous les soirs sur canal 7. Les enfants qui mendient traînant derrière eux des vieillards ou des femmes qui se prétendent malvoyants ou handicapés. Les bébés qui ouvrent les yeux dans la rue, tètent dans la rue, qui pleurent dans la rue et dorment dans la rue, le visage couvert de mouches dans les bras de leurs mères réfugiées sous les murs des mosquées, des mères qu’on traite de salopes, c’est comme si tout enfant né dans la rue était un bâtard, c’est comme si les bâtards n’avaient pas le droit de vivre. Les bébés qu’on loue de leurs parents pour mendier avec, plus il est beau et surtout s’il a les yeux clairs et les cheveux blancs plus il rapporte. Ils sont nombreux, tellement nombreux que je me demande ce que font les associations d’enfance en Tunisie, que faites vous ? Quels enfants protégez-vous si ces enfants là ne sont pas protégés ? Selon le MAFFE, il existe actuellement un délégué dans chaque gouvernorat, soit 24 délégués en fonction. Le Délégué à la Protection de l’Enfance est chargé :

  • D’une mission d’intervention dans tous les cas où il s’avère que la santé de l’enfant ou son intégrité physique ou moral est menacée ou exposée à un danger.

  • De recevoir les signalements de toute personne y compris celle qui est tenue au secret professionnel,

  • De prendre en charge la situation des enfants en danger en coopération avec les autres intervenants,

  • D’encourager et assurer le suivi des cas de  » médiation  » entre les enfants infracteurs et les victimes.

L’article 20 du C.P.E dispose :  » Sont considérées, en particulier, comme des situations difficiles menaçant la santé de l’enfant ou son intégrité physique ou morale :

  1. La perte des parents de l’enfant qui demeure sans soutien familial ;

  2. L’exposition de l’enfant à la négligence et au vagabondage ;

  3. Le manquement notoire et continu à l’éducation et à la protection ;

  4. Le mauvais traitement habituel de l’enfant ;

  5. L’exploitation sexuelle de l’enfant qu’il s’agisse de garçon ou de fille ;

  6. L’exploitation de l’enfant dans les crimes organisés au sens de l’article 19 du présent code ;

  7. L’exposition de l’enfant à la mendicité et son exploitation économique ;

  8. L’incapacité des parents, ou de ceux qui ont la charge de l’enfant, d’assurer sa protection et son éducation.  »

Mais loin des articles et des codes et machins, ces enfants là, pourquoi on n’en parle jamais dans la presse, pourquoi ? Et parler d’émissions qui touchent la société et parler d’une presse qui s’occupe des problèmes des Tunisiens, d’espaces de discussion libres, 9adhaya fillmojtama3, almindhar, etc. ou la chaîne de radio privée qui se prétend libre et indépendante, pourquoi aucune de ses émissions n’a jamais parlé un jour du calvaire des enfants travailleurs, des SDF de Tunis, des mendiant des métros, pourtant ce sont des tunisiens, ces gens là. On ne leur demande pas de parler de la dictature du régime ni de l’état des droits de l’homme dans les prisons tunisiennes, on leur demande beaucoup moins que ça, au moins pour le moment, on leur demande de parler de tous ces tunisiens oubliés, on leur demande de descendre dans les rues, rentrer dans les quartiers chauds, voir pourquoi y a de plus en plus de criminels dans mon pays, pourquoi on ne peut plus monter dans le métro avec une chaîne autour du cou sans vérifier chaque 2 minutes qu’elle est bien cachée sous ses fringues, voir pourquoi toute cette haine qu’on voit dans les yeux des jeunes, pourquoi on ne peut plus rentrer chez soi après 9 h du soir sans être accompagnée, pourquoi on ne peut plus répondre à ses appels dans une station de métro ou de bus par peur de se faire arracher le portable, voir pourquoi on a perdu le minimum de sécurité qu’on avait avant ( et dire que le nombre de crimes a diminué de je ne sais pas combien cette année, 20 ou 30 % , ils parlent certainement des criminels que la police a réussi à arrêter). Vous savez ? La mémoire d’un enfant c’est fort, ce qu’on retient enfant, généralement on ne l’oublie jamais. Je me rappelle un jour depuis 24 ans, mes parents m’ont déposé à l’école et sont partis. L’institutrice n’est pas venue. En gros, on nous a mis à la porte : vous n’avez pas école aujourd’hui, rentrez chez vous. C’était ma première année à l’école, je savais en gros le chemin de retour mais sous la pluie torrentielle qu’il y avait ce jour là, le bruit du tonnerre, je n’osais pas bouger, je suis restée clouée devant l’école sous la pluie en sanglotant. J’avais trop peur…En courant pour rattraper leurs cours, deux jeunes garçons m’ont aperçu. Ils se sont arrêtés, ils ont abandonné leur cours et ils m’ont ramenée jusqu’à chez moi sous la pluie qui n’a pas arrêté. Ils se sont même pommés dans mon quartier et n’ont pas trouvé leur chemin de retour. Depuis, je ne les ai jamais revus mais je ne les ai jamais oubliés et j’espère toujours les retrouver un jour, juste pour leur dire : MERCI… Pourquoi je vous raconte tout ça ? C’est juste pour vous dire : si un jour vous rencontrez ces petits vendeurs et même si vous n’avez aucune envie d’acheter leurs trucs, ne tournez pas la tête avec mépris, ne leur gueulez pas dessus même s’ils insistent, juste faites leur un grand sourire, un sourire d’un être humain à un être humain et souhaitez leur avec respect bonne chance pour le reste de la journée et ils ne l’oublieront jamais.

(Source: www.nawaat.org, le 4 octobre 2004)


PARTURIENTE

Par : NOUR EL HOUDA

Pourtant et malgré la morosité et le fatalisme de la situation générale et ces jours pénibles d’avant le 24 octobre, un jour à marquer d’une pierre noire dans l’histoire tumultueuse de notre patrie, un crime en plus à mettre à l’actif des forces des ténèbres, des assassins de l’ordre, de la bonté et de la beauté, les Tunisiens(…)

(…)

Dieu merci, prennent de plus en plus conscience de leur incroyable situation et  du vice pernicieux du mal qui les gangrène dans leur profonde léthargie, espérons dans la pratique de l’acte civique, dans l’action contestataire et la désobéissance civile organisée un brusque et rapide réveil qui, soyons-en sûr, enverra rapidement la dictature devant les tribunaux. Espérons le salut de notre patriotisme et l’affirmation de nos solidarités, malgré nos faiblesses endémiques et délétères, qui pour les plus frappantes et souvent les plus graves sont de notre fait.

Et, malgré tout, cependant, la Tunisie vivante et honorable existe, consciente de sa valeur, de ce qu’elle vaut dans l’ensemble de l’humanité, certaine d’être et d’émerger de l’océan de ses blessures et de ses douleurs, de reparaître largement mieux éclairée par ses épreuves et même susceptible d’entreprendre pour l’organisation de son continent et son espace naturel. Le travail valorisant et constructif-matériel, historique, social, politique, intellectuel, moral-dont elle est éminemment capable, lorsqu’aura été arrachée de ses tripes, de son sein, la cause première, profonde et capitale de ses malheurs et de ses arrogantes limitations, c’est-à-dire la puissance frénétique d’une dictature barbare sans foi  ni loi.

Mais pour que notre chère patrie repartant pratiquement de nulle part, de zéro, juste après la colonisation et ce des dizaines d’années plus tard, les années de braise des deux dictatures ont fait énormément plus de dégâts qu’apportés de bienfaits, les quelques avancées qu’a connu le pays, sans aucun doute ni contestation, sont l’œuvre de simples citoyens tunisiens qui ont tout sacrifié dans un amour désintéressé de leur pays, les potentats, les dictateurs et leurs complices n’ont fait que piller et se servir sur la bête.

Donc pour que la Tunisie renouvelée et libérée puisse trouver un équilibre correspondant aux conditions de cette époque fantastique, réduire autant soi peu son immense retard, elle le peut, elle en a les moyens et la volonté ; il est évident que certaines alliances et regroupements devront, au nom de l’intérêt national, s’y réaliser, sans que doivent être, bien entendu, entamées la singularité et la souveraineté de chacun, le pluralisme et la différence sur tous les plans sont les seuls garant de la liberté et de la démocratie. Le fond et la forme définitifs de la société tunisienne de demain ne sont pas du ressort des partis et des appareils, non plus que d’aucune force politique qui ne procéderait pas d’élections libres, directes, générales, effectuées dans des conditions suffisantes de stabilité et de renouveau nationaux. La Tunisie doit pouvoir librement décider d’elle-même de son avenir. Aujourd’hui un immense travail des cœurs et des esprits s’accomplit parmi ses enfants malgré tout. Par delà leurs douleurs, leurs angoisses, leurs espoirs, leurs attentes, leurs combats, les Tunisiens regardent vers l’avenir. Il se dégage de ce qu’ils expriment tout haut ou tout bas une sorte d’orientation commune où il semble déjà possible de discerner les grandes et belles lignes de notre rénovation.

C’est la démocratie, sublimée dans ses organes et surtout dans sa pratique, que notre peuple appelle de ses vœux ; pour y répondre, les démocrates devraient comporter une représentation élue par tous les hommes et les femmes de chez nous, ainsi  plus que toute autre la démocratie tunisienne sera une démocratie sociale, c’est-à-dire assurant organiquement à chacun le droit et la liberté de son travail, garantissant la dignité et la sécurité de tous, dans un système économique juste, un système social équitable, un système culturel sans aucune censure ou entrave, tracés en vue de la mise en valeur des ressources nationales, naturelles et humaines, et non point au profit et au service d’intérêts particuliers ; où les grandes sources de la richesse commune appartiendront à la nation, où la direction et le contrôle de l’Etat s’exerceront avec le concours régulier de ceux qui travaillent ; ceux qui entreprennent pour le bien général et collectif des Tunisiens.

Enfin, les hautes valeurs intellectuelles et morales dont sans aucun doute dépendent les ressorts profonds et le rayonnement universel du pays et sa survie à toutes les agressions subies devront être mises à même de collaborer directement avec les pouvoirs publics élus.

Je ne pense pas que des mots puissent et suffisent à exprimer la tâche immense que la Tunisie et son peuple devront accomplir pour aller de l’enfer et de l’abîme de la dictature de ben Ali aux sommets et au bonheur, mais tout dépend désormais de nous, et tous ensemble unis dans l’amour de notre patrie, il suffit de le vouloir vraiment et IL SERA !!!

(Source: le N° 6 de l’e-mag tunisien « EL FAJR – EL KHADRA” mis en ligne le 7 octobre 2004)


PRORATA 6

 

Par: DERBALI

 Tout le système de la dictature tient d’impuretés et d’empiètements. Il porte en lui sa propre destruction, encore faut-il pour cela que ceux qui le refusent, le contestent, s’opposent à lui et le combattent aient une volonté inébranlable à dénigrer ses fondements et à défaire ses quelques positions kleptomanes, mensongères et violentes ;

pour cela encore une fois et c’est tellement évident, apparemment pas pour  tout le monde, ou alors certains s’arrangent avec l’idée même de la dictature, pour cela il faut un minimum de volonté et  de sens du sacrifice, de la méthode organisationnelle et surtout surtout et avant toute chose de la cohésion, notre cohésion à elle seule battra à plates coutures la propagande ultra nationaliste et mensongère de ben Ali, car nous sommes plus nombreux et la qualité se trouve dans nos rangs, ce nationalisme calamiteux et soumis que ben Ali affiche à tout vent et qui n’est que couardises , lâchetés et trahisons, on sait tous très bien que la Tunisie de ben Ali est tout sauf indépendante, une Tunisie fragile, honteuse, soumise et défaite qu’il a trahie et vendue en pièces détachées aux plus offrants et comme par hasard aux intérêts sionistes qui soumettent le monde au poison de l’argent, de la guerre et de la destruction ; la Tunisie de la maffia ben Ali n’est qu’un petit pion dans un jeu qui la dépasse et qui l’écrase, un jeton parmi d’autres sur le tapis vert des casino Partouche, grand argentier du Likoud et de Sharon, ancien membre de l’OAS et de l’Algérie française, ami intime de la famille Trabelsi et surtout de Leila ben Ali, grande maîtresse de cérémonie de  tous les montages maffieux qui ont réduit notre pauvre pays à une république bananière, à un boudoir ouvert à tous les vents et sans aucun droit d’entrée autre que celui de la prépende et du pillage.


LES AFFRES

 

Par: NEJIB

 La présence de milliers de pauvres, d’indigents, de prisonniers d’opinion et politiques dans un pays comme la Tunisie constitue l’Alpha et l’oméga de toute politique, ces présences marquent pour l’éternité au fer rouge les dérives criminelles de la dictature. Elle est en plus la plus édifiante des résultantes, elles en résultent. Elles sont la conséquence d’une « politique » tyrannique et barbare sans aucune scrupule qui fait la part belle à la spéculation et à la gabegie, à la violence, la torture et à toutes les formes des assertions liberticides.

A la fuite des cerveaux et des capitaux, qui font la part belle au pillage et à la rente dans les paradis fiscaux, maffieux étrangers, ignorant la part humaine de toute chose et son importance dans un pays comme la Tunisie qui au-delà de sa dimension historique et culturelle doit compter sur son sens de l’initiative, son savoir, sa matière grise ; l’équilibre de ses institutions et la valorisation de ses acquis ; pour prétendre au progrès et à la civilisation et surtout à l’indépendance. La pauvreté est bien sûr le produit de facteurs multiples, le chômage, l‘ignorance, l’effondrement du tissu social qui sont eux-mêmes et sans conteste dans notre cas la conséquence d’une évolution dramatique de l’emprise meurtrière de la dictature sur la nation tunisienne. La misère est seconde. En aucun cas elle n’est à l’origine de sa propre existence, ce qui n’a pas été toujours le cas dans notre histoire.

Dans un pays comme la Tunisie sans les dérèglements de ses tyrans, elle ne devrait plus exister. Or comme les facteurs dont elle est le produit ne sont pas traités, bien au contraire la dictature se bonifie d’elle, la misère en Tunisie dure et continuera  mécaniquement au rythme de la fuite en avant du système de perdurer.

C’est plus qu’une certitude et c’est raisonnablement et vraiment toutes les données de ce problème qui doivent être visibles aux démocrates tunisiens et aux amis de ce pays qui se penchent sur le cas tunisien et qui malgré tout pour ces derniers continuent de plus belle à soutenir  la névrose ben Ali , c’est cette situation concrète entre beaucoup d’autres maux qui minent la société tunisienne que l’opposition démocratique se doit de « travailler » aux yeux,  et en mobilisant à ces dérives ,  l’opinion publique , pour qu’elle puisse avoir une chance de changer la donne, ou du moins pour dévoiler une bonne fois pour toute les quatre vérités de la dictature et la cantonner dans sa seule réalités, nue de tout artifice, tout maquillage, toute propagande mensongère.

Quelle légitimité peut en effet avoir un régime qui laisse mourir de faim, de maladie et d’ignorance des centaines de milliers de Tunisiens ; d’autres qu’il emprisonne, torture et assassine pour délit d’opinion, des milliers de Tunisiens qu’il exile de leur terre et leurs sentiments, et pousse toute une nation pacifique à la folie et à la banqueroute ? Quelle morale humaine commune, quel civisme devant autant de crimes,  d’horreurs et de malheurs ? Quelle célébration pour la démocratie et ses bienfaits si l’espoir de progrès et d’intégration n’est pas un objectif partagé par toute l’humanité et soutenu par les organisations, les institutions et les administrations des grandes démocraties ? Ce qui n’a jamais été le cas pour la Tunisie.

Quelle morale si la vie d’un chien enragé immobilise les médias du monde entier à l’heure de grande écoute et que le calvaire de tant de prisonniers politiques tunisiens qui meurent de privations, de torture et de grèves de la faim permanentes ne sont même pas mentionnés par pure charité ? On l’aura compris, les pratiques et la « philosophie » de ben Ali et sa clique assassinent la Tunisie et les Tunisiens mais au-delà du martyr de ces derniers ils minent les règles communes au genre (qui doivent être commune dans l’absolu de la déclaration universelle des droits de l’homme entre autre) et ravage la démocratie universelle plus sûrement encore que les mensonges éhontés et ridicules de toutes ses officines de propagande de part le monde.

La société tunisienne est une société homogène et évoluée, il suffira de la débarrasser, qu’elle se débarrasse surtout de ce pantin sanguinaire de ben Ali et sa guilde de tueurs pour que le cours normal d’un développement harmonieux apparaisse dans toutes ses résonances.

(Source: le N° 6 de l’e-mag tunisien « EL FAJR – EL KHADRA” mis en ligne le 7 octobre 2004)


LA MUE

Par: BILEL

Le Tunisien des nouvelles générations qu’il soit résidant dans la mère patrie ou à l’étranger avec qui nous avons l’honneur de militer et de nous battre, avec nos faibles moyens, pour notre patrie. Ce Tunisien là est  plus que capable de penser son pays, son monde et il le sait .Il réfléchit sur son propre destin alors que celui des générations précédentes ne pouvait -et pour cause- que le subir !

Le propre de ces nouvelles générations est d’éprouver un besoin d’absolu qui relève de la recherche, de la curiosité et des activités de son esprit et de son cœur, sans entraves et sans aucun tabou.

Il y a en lui un instinct, un appel profond, la voix des âges qui lui vient d’un au-delà de lui-même, mâture et cosmopolite et qui veut, qui peut dans la volonté et le sacrifice l’entraîner plus loin, au dessus de lui ; ce sont sa culture, son histoire et ses acquis génétiques profondément arabo-musulmans et traversés par une multitude de références et de distinctions les unes dépendantes des autres. Oui je crois en cela et je le vois se consolider et évoluer devant moi en chaque Tunisien à l’autre différent, réprimés tous par un pouvoir sanguinaire et qui n’aime pas la vie ; tous délaissés il faut le dire et le crier par l’opposition, il faut le crier cela participe aussi objectivement au meurtre programmé de notre pays par ben Ali et ses tueurs en série. Mais est-elle cette opposition à une faute, à une bourde près ?

Comme disait Lénine « entre sa tactique et son opportunisme, il n’y a qu’un fil ». Oui encore une fois je vois cet immense et grandiose trésor laissé à l‘abandon, dans la parole, dans l’acte, dans le mouvement et l’énergie du jeune Tunisien. Une épée tranchante qui finit toujours par rouiller dans son fourreau. Cette dynamique, si elle n’est pas choyée , valorisée, canalisée dans un mouvement d’ensemble sain, des structures positives avec un début et une fin, une mission et un objectif, avec l’espoir d’une vie meilleure, le respect et la dignité et toutes les liberté d’être et d’exister, elle est possible d’être étouffée aussi, réduite au passéisme nihiliste, à la passivité, au désespoir de la dégénérescence et de la haine de soi et des autres. Oui aujourd’hui je ressens une joie profonde et une fierté retrouvée pour chaque jeune de mon pays, car chacun d’eux  dans cette situation dramatique que nous vivons est UNIQUE, irremplaçable, « ir-répétable ». Il est heureux lorsqu’il a le sentiment d’exister et d’être utile et de pouvoir réaliser une belle tâche.

Nous sommes dans le troisième millénaire. On le dit appelé à imposer la liberté et le bonheur du genre humain, mais nous Tunisiens soumis aux seules suffisances de nos oppresseurs, ces hommes de paille de ces mêmes promoteurs d’un bonheur marchand qui ne tend qu’à la destruction de nos singularités et nos fondements, sommes-nous certains que nos nouvelles générations sont prises en compte par nos projections, dans notre lutte terrible contre la dictature ? Aurions-nous le courage de les suivre dans cette aventure humaine et de les servir, d’être à leur service ? De nos réponses dépend certainement la victoire ou la défaite totale contre ben Ali.

Tout le bloc démocratique qui s’oppose à ben Ali manque sur cette question de clairvoyance et de sagesse, pour humaniser et déléguer les véritables responsabilités à ces nouvelles forces, ces profondes et véritables énergies flamboyantes qui possèdent en elles tous les atouts pour défaire et abattre radicalement la tyrannie, et aussi de comprendre l’importance des enjeux dont notre pays est l’objet. Ils ont la capacité de penser juste, de juger sainement, prenons exemple sur eux et tâchons d’être à la hauteur.

(Source: le N° 6 de l’e-mag tunisien « EL FAJR – EL KHADRA” mis en ligne le 7 octobre 2004)


تفاصيل الحوار الذي دار يوم 4 أكتوبر 2004 بين الشيخ راشد الغنوشي
وزوار موقع « إسلام أون لاين » عبر شبكة الإنترنت حول موضوع:
 « الدولة الإسلامية في فكر الإسلاميين »

 

الشيخ راشد الغنوشي: مؤسس حركة النهضة الإسلامية بتونس 

اسم الضيف

الدولة الإسلامية في فكر الإسلاميين: تقييم

موضوع الحوار

2004/10/4  

اليوم والتاريخ

هلال    – 

الاسم

 

الوظيفة

ما هي نظرتكم إلى مستقبل الأمة الإسلامية في ظل الهجوم الشرس على مقوماتها ومحاولة القضاء على ما تم إنجازه في الفترة الماضية ؟ وخير سبيل مثال على الدولة السودانية التي كان منظر اهتمام من قبل المتطلعين إلى دولة إسلامية صحيحة..

السؤال

بسم الله والصلاة والسلام على رسول الله.. المسلم متفائل لا يعرف الياس سبيلا إلى نفسه ما دام مطمئنا إلى أنه على الحق وان القوي المتين الذي بيده ملكوت كل شيء يعينه ويسدده. فهما ادلهمّ الليل فالصبح منتظر قريب. ومن جهة دلائل الواقع رغم ما تستهدف به الأمة من مكائد عظيمة فإن كل المؤشرات تدل على أن الأحداث تتطور لصالحها ومن ذلك فإن الأيديولوجيات التي قدمت نفسها بديلا للاسلام انهزمت او اصابها الذبول ولم يبق من فكرة جادة تواجه الإسلام أنما هي القوة العارية والبطش مما لا يمثل رصيدا لاي دولة أو فكرة على المدى البعي. الإسلام أسرع الديانات انتشارا اليوم ولأول مرة في التاريخ يصبح دينا كونيا وهذا الجيل من الامة متفرد من بين أجيالها السابقة أنه الأوعى بإسلامه والأشد التزاما به وبالخصوص في مستوى الشباب ذكورا وإناثا. الإسلام اليوم يقود المعارك العادلة. يتصدى للاحتلال في فلسطسن بما يشبه الاعجاز البشري ويتصدى للاحتلال في العراق ويقف في وجه الخطة الدولية لتدمير الانسان ويتحالف مع كل القوى المتصدية للامبريالية ويعمل من خلال الفضاءات المتاحة له للدفاع عن حقوق المستضعفين ودعم التحولات الديموقراطية في العالم الاسلامي وحيث ما كانت هناك انتخابات فلا منافسة حقيقية للاسلام وهذا بحد ذاته نصر والبقية تاتي ان شاء الله.

الإجابة

نهى يحيى – مصر    – 

الاسم

 

الوظيفة

قرأت على شبكة إسلام أون لاين ما يعني بأن الدولة الإسلامية هي وهم كبير لا يمكن للمسلمين أن يعيشوه، وأنه نتيجة تصورات لا تلقى مقومات من الواقع.. فما رأيكم بهذا شيخنا الغالي؟

السؤال

هذا الراي خاطئ ويأتي ضلاله إما من جهل بالإسلام من حيث هو ليس مجرد عقائد وشعائر معزولة عن الحياة وإنما هو برنامج إلهي شامل لحياة الانسان فردا وجماعة وذاك معنى من معاني التوحيد الإسلامي « وهو الذي في السماء إله وفي الأرض إله » ولو أن نبي الإسلام اكتفي بالإعلان أن رسالته لا تتعدى تغييرا لأفكار وتعليما لشعائر ثم يترك الناس ينظمون حياتهم: مآكلهم ومشاربهم وملابسهم وسائر علائقهم وما يشتهون ما لقي ما لقي من عنت ومقاومة وما بحث عن أرض يقيم عليها مشروعه ضمن نظام دولة كما فعل في المدينة فكان عليه السلام النبي المرسل وقائد الدولة، وقد يصدر هذا الرأي الضال عن كيد دفين للاسلام تهميشا للاسلام وصرفا له عن أداء رسالته في اصلاح الحضارة البشرية قيما وأنظمة حياتية بعضها منصوص عليه صراحة في الكتاب والسنة وبعضها ترك للعقل المسلم التقي أن يستنبطه من عموميات النصوص ومقاصدها وفق ضوابط الاجتهاد المعروفة. ولقد حسبنا أن هذه الضلالة المتمثلة في ادعاء خلو رسالة الاسلام من معاني السياسة والاقتصاد والنظم البشرية وأنه مجرد نحلة أن هذه الضلالة قد فرغ من دحضها وتسفيهها ومواراتها التراب أئمة الإسلام وحتى المنصفون من المستشرقين وذلك منذ قرن ولكن يبدو أن لأولئك خلفاء حريصين على أن تظل الجراثيم تتناسل إلى يوم الدين ولا حول ولا قوة إلا بالله.

الإجابة

ربا فياض – مصر    – 

الاسم

 

الوظيفة

ما رأي فضيلة الشيخ راشد الغنوشي في اتفاق كبار المشايخ والعلماء في العراق.. سنة وشيعة.. على رفض تبني فكرة إقامة دولة إسلامية في العراق؟

السؤال

لم يبلغنا مثل هذا الاتفاق. وعلى افتراض حصوله فليس هو بحال تنازلا عن جزء من الاسلام جوهري مما لا يحق لفرد ولا حماعة أن تأتيه بقدر ما هو قراءة في الواقع وتنزيل النظرية عليه. فليس المسلم مدعوا إلى أن يطبق كل الإسلام في كل حال وإنما مطلوب منه أن يتقي الله ما استطاع إذ التكليف بشرط الوسع فإذا قدر إخواننا أن جملة ظروفهم لا تسمح اليوم بتطبيق جزء من الغسلام فذلك من حقهم. ويبقى جهدهم موصولا لاستكمال تطبيق ما عجزوا عنه اليوم من أمر الله.

الإجابة

هند الرويشد – الكويت    – 

الاسم

 

الوظيفة

هل تأويل إسلاميي تركيا للعلمانية.. وإثباتهم عدم التعارض بين الإسلام كدين والعلمانية كمبدأ سياسي.. هل هذان العاملان يعنيان تخلي أفضل تجارب الحكم الإسلامي عن مبدأ الدولة الإسلامية؟

السؤال

لم يبلغنا عن إخواننا الأتراك تنظير يتصادم مع مبادىء الإسلام وإنما هم يعملون وسعهم على إنفاذ ما استطاعوا وفق ظروفهم وذلك تكليفهم. فالنبي صلى الله عليه وسلم قال: ما أمرتكم به فاتوا منه ما استطعتم وما نهيتكم عنه فانتهوا عنه. وليس في هذا المنحى تخليا ولا تفريطاوإنما هو تقدير للممكنات.

الإجابة

أمة الله    – 

الاسم

 

الوظيفة

لماذا الإصرار على الربط بين الصحوة الإسلامية التي نشهدها الان والحركة الإسلامية -التنظيم- فقد ذكرتم في احد بياناتكم ان انتشار الحجاب هذه الايام هو نتيجة لعمل الحركات الاسلامية بالرغم من انه لا يمكن انكار ان الصحوة التي نشهدها هي صحوة فضائيات وليست صحوة تنظيمات اسلامية كما حدث في الستينات. ألا ترون أن ساحة العمل التنظيمي لم تعد كالسابق وانه ينبغي التجديد في طرق الدعوة الاسلامية تماشيا مع تحديات ومتطلبات عصرنا؟ ولكم منا جزيل الشكر والاحترام..

السؤال

نعم التجديد مطلوب دائما والصحوة بما هي عود إلى صحيح عقائد الإسلام ومفاهيمه والالتزام بها في مستوى الفرد والأسرة والجماعة هي جوهر عمل الحركة الإسلامية فلم هذه التجزئة المفترضة والهجينة داخل الإسلام بين أعماله الفردية من جهة وواجباته الجماعية فيطلق على الأولى صحوة والثانية حركة وكله إسلام فلا معنى لهذا التفريق إذ أن كل مسلم عارف بدينه مطلوب منه أداء ما افترض الله عليه فردا وأسرة والدعوة إلى ذلك وأن يتعاون في كل ذلك مع إخوانه المؤمنين وتلك هي الحركة الإسلامية.

الإجابة

oubaydoullah    – تونس

الاسم

without

الوظيفة

Salam.. Cheykh: Que pensez vous d’une solution « radicale » consistant en un retour massif des immigrés (et refugiers) engagés à destination de la Tunisie?

الترجمة: فضيلة الشيخ: هل تظن أن ثمة حل راديكالي يعتمد على العودة المكثفة للمهاجرين واللاجئين فيما يخص تونس؟

السؤال

لا يبدو لهذا لسؤال علاقة مباشرة بموضوع الدولة الإسلامية. فإن الذين هاجروا من تونس بسبب الاضطهاد الديني والسياسي لم يهاجروا من أجل إقامة الدولة الإسلامية، وإنما نجاء بحياتهم ودينهم. وهم سيعودون إنشاء الله يوم تشرق شمس الحرية على أرض الخضراء، وهو إن شاء الله قريب. وذلك بمنأى عن القفز في الفراغ أو في الظلام.

الإجابة

كمال الكوشي    – المغرب

الاسم

صحفي بقناة فضائية

الوظيفة

أستاذ راشد الغنوشي السلام عليكم ورحمة الله.. تحية لك خاصة من المغرب.. ماذ ا نعني بالدولة الاسلامية في الفكر السياسي؟ وهل للدولة الاسلامية بداية ونهاية؟ ثم ما نرى عليه اليوم البلاد الاسلامية من حال لوضعها السياسي بحسبك أستاذ راشد.. أين يمكن موقعة ذلك ضمن سياق الدولة الإسلامية..؟

السؤال

خالص التحية والمحبة لإخواننا وابنائنا في المغرب الشقيق. الدولة الإسلامية باختصار نظام سياسي اجتماعي تتحدد هويته من خلال الالتزام بمرجعية النص كتابا وسنة أنه المصدر الأعلى للتشريع والالتزام بالشورى مصدرا للشرعيةأي اعتبار الأمة مصدر شرعيةالحكم والحاكم. وإذن فلا مجال في دولة إسلامية لتشريع يناقض النص ولا مجال في الدولة الإسلامية لسياسة تصادم الرأي العام في إجماعه أو في أغلبه وهو ما يقتضي وضع آليات وترتيبات تجعل من إرادة الأمة الملتزمة بالشريعة سلطة حقيقية تمارس حقها بل واجبها في نصب الحاكم ومراقبته وتسديده وعزله. أما حال الدول الإسلامية القائمة فبحسب قربها أو بعدها من هذا التصور إن في مستوى التشريع أو في مستوى سلطة الامة المعبر عنها في العصر الحديث خير تعبير بالديموقراطية فكلما اقتربت الدولة من الشريعة ومن الديموقراطية يكون حضها من الاسلام والعكس بالعكس.

الإجابة

Omar Hussein    – إيرلندا

الاسم

Student

الوظيفة

My Question is that what the attitude of the Islam of Democracy and how could the Islamic movements present Islam to the West after Sep 11 and what is your view to the future of Islam on one hand and to the moderated Islamic movemet on the Other? Regards.. Omar  

الترجمة: سؤالي يدور حول موقف الإسلام من الديمقراطية، وكيفية تقديم الحركات الإسلامية الإسلام للغرب بعد أحداث 11 سبتمبر، وعن رؤيتك لمستقبل الإسلام من ناحية ومستقبل الحركات الإسلامية من ناحية أخرى؟ شكرا.. عمر

السؤال

الإسلام دين. والديموقراطية جملة من الترتيبات تضمن أن القرار الذي يخص الجماعة لا يستبد به الفرد وهذه الترتيبات في عمومها اجتهاد بشري هو أرقى ما وصل إليه الانسان من ترتيب في هذا الشأن. ولأن الإسلام قد جاء بالشورى نظاما لحياة المسلمين وأمرهم شورى بينهم أي أن كل ما يخص الجماعة ينبغي أن لا ينفرد به شخص أو مجموعة دونها أو دون تفويض منها وهو ما يفتح مجال اللقاء فسيحا بين الشورى والديموقراطية. إلا ان للشورى ضوابط أخلاقية ثابتة نصت عليها الشريعى من مثل أنه لا اجتهاد مع النص تجعل الشورى تتحرك في دائرة أخلاقية إنسانية وليس في دائرة مصلحية لمجموعة أو لقومية كما هي حال الديموقراطيات العلمانية التي تجعل مصلحة قومية محددة المقياس الأعلى والمتحكم الوحيد في القرار فيكون احتلال العراق مثلا أو فلسطين ما دام قد اتخذ بشكل ديموقراطي من مؤسسات منتخبة مشروعا أي ديموقراطيا. بينما تظل الشورى ملتزمة بضوابط أخلاقية إنسانية. أما عن مستقبل الإسلام فهو أعظم من أن يتحكم فيه هذا الحدث أو ذاك مهما عظم شأنه لأنه كلمة الله الأخيرة رغم أن البادي للعيان حتى اليوم أن الحدث المذكور قدم خدمة كبيرة لكل المتربصين بالإسلام فضرب على قوس واحدة مؤسسات خيرية وحركات إسلامية ودولا وأفكارا وقيما ومؤسسات تعليمية ولكن يقيننا أن هذا الدين متين وأن كيد الله أعظم وان العاقبة للمتقين.

الإجابة

مصطفى    – تونس

الاسم

ممرض

الوظيفة

هل في الدولة الإسلامية حقوق إنسان كالتي نراها في أوروبا مثلا؟؟ ولكم من الله الجزاء الأوفى..

السؤال

الأصل أن الاسلام جاء متمما لمكارم الأخلاق فما من خير وجده الإسلام إلا واستبقاه ونماه. وهو ما جعل فكرة التواصل الحضاري والديني والأخلاقي والانساني أصلا من أصول الاسلام. فعل ذلك مع النبوات فاوجب الأيمان بها دون تمييز وفعل ذلك مع الأرث الحضاري السابق فاستوعبه. وحتى تراث الجاهلية لم يلقه جملة بل التقط ما فيه من خير مثل الانفة والشجاعة والمروءة والكرم. ورجال الإصلاح في عصورنا الحديثة إزاء حضارة الغرب انتهوا إلى فعل ذلك فأقروا مبدأ « :الاقتباس » حسب تعبير خير الدين عن حضارة الغرب. ولقد سبق للفيلسوف الاندلسي ابن رشد أن أصل هذا المبدأ في رسالته المعروفة « فصل المقال فيما بين الحكمة والشريعة من الاتصال » وما من شك في أن فكرة حقوق للانسان مجردا عن لونه ودينة وجنسه وثروته ومكانته تلك التي أثمرها التنوير الغربي فكرة مهمة جدا وطموح انساني عظيم رغم أن البون لا يزال شاسعا بين هذا المثال: أن تكون للناس جميعا حقوقا متساوية وبين الواقع القائم على الحيف والظلم والتمييز. ولكن ذلك لا ينتقص بحال من قيمة الفكرة ذاتها فهيى فكرة تقدمية بحق. ولا يسع الإسلام إزاءها إلا التعبير عن سعادته بهافقد كان خطابه إنسانيا يتجه إلى البشرية كلها بصفتها تلك: يا أيها الانسان إنك كادح إلى ربك كدحا. ولقد كرمنا بني آدم .. يا أيها الناس إنا خلقناكم من ذكر وأنثى وجعلناكم شعوبا وقبائل لتعارفوا، إن أكرمكم عند الله أتقاكم. هذا بشكل عام أما عندما نأتي للتفاصيل فإن هذه الفكرة الانسانية السامية عندما تتنزل في زاقع حضاري معين تصطبغ إلى حد أو ىخر بصبغته وتتخذ لها فيه بعض الخصوصيات التي تنسي الأصل أي الانسانية الجامعة. إن الاغلان العالمي لحقوق الانسان مثلا كسب بشري مهم كما قلنا وتطور إنساني محمود في جملته ويتساوق في جملته مع الخط العام لقيم الاسلام ومقاصده بل وجتى تجربته التطبيقية الحضارية ولكن ذلك لا يمنع أن تأتي التفاصيل مختلفة بين بيئة حضارية وأخرى فمثلا في البيئة الغربية هنالك اتجاه عام اليوم إلى رفع كل الضوابط عن الممارسة الجنسية عدا ضابط الحرية الشخصية بما يجعل الاغتصاب فقط هو المحضور في هذه الممارسة وما عدى ذلك من العلاقات فمباح باعتباره فرعا من تصورهم لحقوق الانسان الفرد. بينما الاسلام لا يعتبر هذا الضابط فقط أي ضابط الحرية الشخصية بل له تصور آخر للمجتمع يجعل الممارسة الجنسية فرعا لحقوق الانسان باعتباره عضوا في جماعة بشرية هذه الممارسة هي أداة أساسية في بنيانها والمحافظة عليها فمنع من هنا العبث بها.

الإجابة

خالد    – 

الاسم

طالب

الوظيفة

السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته.. أستاذي الفاضل، ما تقول في الخلافة على منهاج النبوة، هل يمكن أن تطبق في واقعنا المعاصر الآن، أم أنه حل بعيد المنال، خصوصا وأن هناك حركات إسلامية تعمل على تحقيق هذا الهدف؟ والسلام عليكم ورحمه الله وبركاته..

السؤال

إقامة الخلافة على منهاج النبوة وفق الوسع والاجتهاد هدف لكل المسلمين الواعين بدينهم وهو ليس هذف خيالي فالبشرية اليوم مدفوعة بثورة تقنية الاتصال هي أقدر اليوم على التواصل من الأمس فضلا عن ضرورات السياسة والاقتصاد والدفاع دفعت كثيرا من الامم إلى جمع صفها ومن ثم فإن المسلمين وإن تعددت أقطارهم ودولهم ولغاتهم هناك ما يجمعهم في الدين والمصلحة وضرورات الحياة ولما تتوحد عشرات الامم الغربية بعد تناحر طويل ولا يتوحد المسلمون. الفضائيات اليوم أسهمت أيما إسهام في إحياء وتنشيط وحدة شعورية بين المسلمين غير مسبوقة ومنظمة المؤتمر الإسلامي على ما في هذا الرباط من وهن وشكلية هو تلويح بأن المسلمين لا يزالون أمة واحدة يملؤها شعور بالوحدة يدفعها إلى الارتقاء بهذه الوحدة من مستوى الشعور إلى مستوى المصالح الاستراتيجية المشتركة وذلك بقطع النظر عن الأشكال والاسماء فالمهم المقصد والمسميات.

الإجابة

Seif    – 

الاسم

 

الوظيفة

السلام عليكم.. أعمل مع الحركة الإسلامية في الغرب وقد لاحظت أن مسألة الدولة الإسلامية خرجت من دائرة الإهداف وحتى دائرة الآمال. وأعني بذلك الإهتمام الأكبر للحركة الإسلامية بتعليم مبادئ الإسلام للأطفال والشباب أو بالدفاع عن الحقوق الأساسية للمسلمين. وسؤالي هو: هل من المنطقي أن تقوم الحركة الإسلامية بالغرب بالتكلم عن أو العمل لاقامة الدولةالإسلامية أم أن هذا الأمر ليس من واجبات الوقت والتحدث عنه يعتبر من الحديث الذي لا ينبني عليه عمل؟ الرجاء الإفادة وجزاكم الله خيراً..

السؤال

قدمنا أن المسلم مطلوب منه أن يتقي الله ما استطاع وان يعمل على إنفاذ شرائع الاسلام حسب ما يتيح له واقعه الخاص والعام من إمكانيات وفرص. تشهد على ذلك سيرة النبي صلى الله عليه وسلم فلم يكن همه في مكة إقامة الدولة أو تطبيق الشريعة وإنما التعريف بعقائد الإسلام وجمع من استجاب له في جماعة تحيا الإسلام وفق المتاح وكذا أصحابه عليه السلام الذين هاجروا إلى الحبشة لم يكن مقصدهم هناك إقامة الدولة الإسلامية وإنما النجاء بأنفسهم والدعوة إلى الله بحسب الوسع لكن لما توفرت ظروف مناسبة لتطبيق أوسع للإسلام في شكل دولة فعلوا ذلك في المدينة وظل هذا النهج الواقعي هو المتبع طيلة تاريخ الاسلام. حتى أن العالم الاسلامي المعاصر معظمه دخل في مسمى دار الإسلام بتدرج استغرق بعضه مئات السنين عاش المسلمون الاول هناك أقلية ضمن أنظمة غير إسلامية تتوفر على أقدار من السماحة مثل أندونيسا وماليزيا ومعظم دول افريقيا التي تمثل جزءا من العالم الاسلامي اليوم وهذه العملية لم تتوقف. وبالتالي فطرح اي مطلب قبل أن تنضج الظروف المناسبة لتحقيقه ليس فيه شيء من الحكمة بقدر ما هو معيق لتحقيق المطلب في المستقبل. مطلب الدولة الاسلامية في الغرب اليوم هو مطلب غير واقعي وبالتالي غير إسلامي.

الإجابة

oubaydoullah    – تونس

الاسم

sans

الوظيفة

Salam.. Pensez vous pas que la fixation d’un objectif d’Etat islamique peut facilement se transformer en une forme d’utopie et pousse certains à instrumentaliser sans contraintes? pourquoi somme nous « obligés » de déclarer notre souhait de batir un état islamique dans le contexte actuel (national et international)? Choukran..

السؤال

فكرة الدولة الاسلامية ليست فكرة خيالية ولا اختراعا لهذا الفيلسوف او ذاك وإنما هي التعبير الاجتماعي عن عقيدة التوحيد وهذه العقيدة وهذا التعبير الاجتماعي عنها ليسا بالامر المستحدث حتى يتجادل الناس عنه نفيا وإثباتا فهذه أمة اسستها عقيدة ونظمت العقيدة نشاطها الاجتماعي والحضاري فضلا عن الفردي ولا تزال تفعل ذلك منذ اربعة عشر قرناأبدعت فيها الأمة أعظم إنجازاتها الحضارية وقادت العالم لعشر قرون. فهل لجيل من الأمة أو لجيلين انقطع التسلسل التاريخي بينهم وبين هذا السياق الممتد ولفحتهم رياح فكرية وغزوات عسكرية، هل لهم أن يعرضوا صفحا عن كل هذا التاريخ وهذا التراث العظيم وعن حقائق ينطق بها النص المؤسس لهذه الحضارة كتابا وسنة أنه عقيدة ونظاما للحياة بسبب جهل أو خضوع لموازين قوة قاهرة معادية؟ إنه ظلم لديننا ولحضارتنا ولأمتنا. ظلم للعلم وللحقيقة أن نقف مبهورين أمام النموذج العلماني الغربي وكأنه الحقيقة المطلقة والإمكان الحضاري الوحيد مع أنه لم يكن إلا امتدادا لحضارتنا ولم يدّع العارفون به وأهله المثالية له بل هم لا يزالون يعملون فيه تقويما وتهذيبا وتطويرا في محاولة لتجاوز إشكالاته بل أزماته إن لم تكن كوارثه التي تجاوزت ساحاته التي انطلق منها إلى العالم كله حيث تسود الحروب وتتصحر الحقول ويعم الفقر والمرض معظم البشرية لصالح قلة متبطرة لا ترعوي عن اتيان اي جريمة من أجل استبقاء هذه العلاقات الدولية الظالمة والمنذرة بشتى الكوارث. وبدل أن نبحث في كنوز ديننا وتراثنا عما نسهم به في تطوير الحضارة المعاصرة نقف منبهرين أو جالدين لذاتنا. وقد تبلغ الذلة والخنوع ببعضنا إلى حد الضيق بهذا الدين أو ببعضه لمجرد أن فيه ما يخالف النموذج السائد فنندفع إلى ما يشبه البحث عن دين جديد نختلرعه اختراعا ونقول هذا هو الإسلام الذي ترضون عنه فنفعل ما فعل الأحبار والرهبان من تبديل وتغيير للآيات عن مواضعها فيكون الانسان بدل ان يعبد الله ويخضع له صانها لإلاهه أسوة بما كان يفعل الجاهليون.

 

(المصدر: موقع إسلام أون لاين بتاريخ 5 أكتوبر 2004)

وصلة الحوار: http://www.islamonline.net/livedialogue/arabic/Browse.asp?hGuestID=75Wa2P


الـغـسـيـل والـشـمـس

 عبد الحفيظ خميري   

الليل يغرس ظلامه ويمتد حيرة وذهولا ويتمطط…وكل شيء حالك السواد شديد الظلمة…الطيور تجثم في أعشاشها وقد جمّد الصقيع الشدو والتغريد في أعماقها…قطط الليل تتصارع قافزة هنا وهناك…والكلاب تنبح هنا وتعض هناك..والليل هو الليل في المدن أو القرى أو حتى تلك البيوت الفقيرة المعدمة التي انتشرت على الهضاب والتلال.. القمر يتعثر في خطاه والنجوم هاربة كأنها حُمُر فرّت من قسورة…كل شيء خائف مذعور من مخلوقات رهيبة تخرج مع منتصف الليل لتكتب قصصا عجيبة وغريبة..ويظل الناس في شوق إلى الشمس لتسطر لحظة الميلاد..غير أن الليل يتهادى يتمادى يمخر في وجدان قوم أقعدهم شيء رهيب فظيع مدمر تدركه أحاسيسهم ولا يحيط به لسان حالهم…

هناك صوت يأتي من بعيد: نحن قوم نعيش نأكل نشرب ونتناسل في الظلام حتى لم يعد أحدنا يميز أبناءه من أبناء الآخرين..نحن مكبّلون بعجز القرون الطويلة وآلام القرون الطويلة وأحزان القرون الطويلة..ومصابنا في الشمس رهيب أليم..إني لا أكاد أصدق ما يحدث أمامنا فنحن قوم لم ينشر غسيلهم منذ قرون.. وكل شيء أشرقت عليه الشمس إلا غسيلنا المتراكم بعد لم ير النور… قطعة على قطعة وكدس على كدس وأكوام عل أكوام بمثل هذه الكلمات كان ثائر عبد الجواد يحدث نفسه…

فشلنا انحطاطنا قهرنا تخلفنا أصبح جبالا شاهقة بل قل هوة سحيقة وجرف هار…الشمس توغل في الهروب والغسيل يتراكم يوما بعد يوم وشهرا بعد شهر وسنة بعد سنة وقرنا بعد قرن… غسيلنا تسربت روائحه الكريهة إلى كل أنف وبعدها لم نعد نقوى على الشم أو تمييز الروائح…

أن تشم وردة أو جواربك كلاهما سواء..أن تسير في الظلام أو في النور كلاهما سواء أن تضحك من الصباح إلى المساء أو تبكي كلاهما سواء…أن تأكل لحما وتشرب عسلا أو تأكل بقيلة ذاوية وتشرب ماء أجاجا فكلاهما سواء…

أن تركب طائرة أو تمتطي ظهر حمار أحدب فكلاهما سواء… أن تقبل أو تدبر سواء أن تجوع أو تشبع سواء أن تصلي في ركن مسجد أو تشرب الخمر في حانة فأنت كما أنت متدين لم تشرق عليه الشمس أو سكير طواه الظلام… نحن قوالب صنعونا بنفس المقاييس لم نتغير منذ قتل الحسين وسبي أهل البيت…

قد يذهب في ظنكم أنني من الشيعة فأنا لست كذلك… مشكلتي مع الشمس والشوكة التي تتربع في حلقي هي هذا الغسيل الذي بلغ أطنانا متراكمة مهولة…

أحن للشمس كما أحن إلى لمسة حانية من حبيبة طوى أخبارها النسيان. أحن إلى الشمس لأتخلص من وطأة الغسيل الذي يقطع ظهري ويمنعني من زادي يمنعني من أن أستقبل الموت في راحة من أمري يمنعني من قبلة أطبع بها جبين أمي وأغرس رأسي في صدرها الحاني يمنعني من أن أهش على بنات صدري وأتوغل في جسد الكلمات..

كابوس أقعد الصدى وجمّد التوق في وجدان الرجال وبعدها كنا وكان لنا وطن كنا وكان لنا مع التيه حديث بل أحاديث مازالت بها حبلى ذاكرة من استعصوا على التدجين…

قالت منى: علينا أن نكتب كل شيء علينا أن ننتصف للجرح والحنين والكرامة التي هتكتها عيون وقحة علينا أن ننتصر لكل ما جرى ويجري علينا أن نفضح نكشف نترجم نثور فأقلامنا أعياها الصمت الرهيب…

قال جمال: بلغت الأربعين ومازلت ثائرة ! أما آن..

قاطعته منى: إن كنا مازلنا على العهد فعلينا أن نتقدم نحو الشمس وننشر هذا الغسيل. إننا لم نرهب ونحن في عقر سلطاننا وعيونه وسياطه تحيطنا فكيف نخشى ونحن في الغرب…

ردّ عليها: لقد اختلط الغسيل علينا: غسيلنا وغسيل حزبنا وغسيل الزعيم..

قالت: هل أتاك حديث الشمس والغسيل ؟

قال: نبدأ بغسيلي وغسيلك ننشره

قالت: نبدأ بغسيل السلطان ننشره لعل الشمس تجففه فهو سبب المحن !

قال: نبدأ بغسيل قادتنا ورموزنا ننشره فغسيل السلطان وجنود السلطان يحتاج إلى ألف سنة مما تعدون… والمصيبة التي اكتشفناها واحدة فدرن الحزب الذي آمنا بفلسفته وأفكاره هو الوجه الآخر لدرن مولانا السلطان وبطانته.

أرادت أن تتكلم فقاطعها: المهمة من الصعوبة بمكان فتجملي بالصبر والحكمة حتى يحدث لنا الله من أمرنا مخرجا..

قالت: السكوت صورة رائعة للموت والقبح فهل خرجنا من أوطاننا لنتكلم ونفضح ونكشف الداء المستور الذي استوطن كل لسان لا يسبح بالحمد والثناء على حاكمنا المبجل.. علينا أن نتخطى هذا العجز الذي شتتنا وشتت عزائمنا وفتت الغضب الذي حبلنا به طويلا

قال جمال وهو ينهي النقاش: يبدو أننا كنا أغبياء أكثر من اللازم ولكن لكل أجل كتاب.. واعلمي يا منى أنك لست الوحيدة التي يقتلها هذا العجز عن نقد تجربتنا وكشف الحقيقة..

قالت منى وهي لا تريد أن تنهي النقاش: نحن خائفون هنا وهناك رغم الفرق الشاسع بين المكانين..ما هذا الجبن الذي يقيد ألسنتنا ويمنعنا أن نعيد قراءة ما حدث لنا ومن هو المسؤول عن هذه المحنة ؟

قال: محنة مرت في صمت واستحال التغيير كابوسا بعدما تأكد لنا أن قادة حزبنا أشد استبدادا من الحاكم الموقر فهذا شيخنا وأميرنا يعض على زعامة الحركة بنواجذه ومن خالفه فهو زنديق أو عُـدّ من الخوارج..

كم في عقلي وقلبي ووطني من غسيل لم ينشر خوفا من العيون المبثوثة في كل الدروب وخرج الرئيس كعادته ليتفقد أحوال الرعية…أثواب الناس ممزقة وأحوالهم ممزقة وأحلامهم ممزقة… وهناك غسيل آخر لم ينشر هو غسيل الحركة التي أردناها أن تكون الشمس التي تجفف غسيل حكامنا الذي لم يجفف منذ قرون ولكن للأسف كانت الشمس غسيلنا الجديد الذي زادوه على غسيل الأنظمة المتراكم واستحال نشر الغسيل…

واستحالت ولادة الشمس من مشرقنا إلى مغربنا. واستحال بغيابها الأمان والسلام ومات كل شيء جميل في حياتنا لما تسلمتنا مدن الجليد وغدونا مثل غيرنا من المهاجرين وماتت أحلام التغيير وسقط كل ما بنيناه ككدس رمل شاده طفل على الشاطئ .. وتلك الشمس التي ننام ونصحو على شعاعها وهو يشبع أرواحنا الجائعة إلى أكل رغيف خبز مع صحبة غيبتهم سجون التغييررغم أنها مشرقة في الغرب ولكن نحن بها في برد شديد وماتت القضية لأن من يتزعمها لم يعد في حجم القضية.. فهو يسمع بأذن واحدة ويبصر بعين واحدة ولم يعد ابن القضية حين تحول إلى صنم جديد تعبده وتتملقه وتقدسه بطانة مضلة وشتات قاعدة مازالت ترى فيه رجل التغيير في زمن حامي الحمى ورائد التغيير!!!

وواصل ثائر عبد الجواد وهو يحدث نفسه: يُعرف الطريق بالمشي كما يقول المثل الإسباني، بلادنا لا تحتاج إلى الأصنام من جديد، بلادنا تحتاج إلى فجر جديد وطيور جديدة وهمم جديدة لنقد ماضيها و بناء حاضرها و التطلع ليوم ينشر فيه الغسيل على كل السطوح وساعتها سوف نتنفس هواء نقيا…

 


«كلمة رجال» في زمن الكلمة الضائعة!

تونس ـ الشروق: في إطار المسابقة الرسمية للافلام الطويلة لأيام قرطاج السينمائية كان الموعد نهار أمس الاول الاربعاء 06 أكتوبر مع الفيلم التونسي الثاني «كلمة رجال» للمخرج معز كمون. وتشارك تونس في المسابقة الرسمية لهذه الدورة الى جانب «كلمة رجال» بشريط «باب العرش» الذي عرض يوم الاثنين الماضي وهو شريط من اخراج مختار العجيمي… ومثل كل الافلام التونسية الجديدة التي عرضت في المهرجان، كان الاقبال على عرض «كلمة رجال» في قاعة المونديال مذهلا و»مفزعا» الى درجة أن أبواب القاعة انخلعت نتيجة ازدحام الجمهور…

أوّل فيلم و»كلمة رجال» هو أول فيلم روائي طويل للمخرج معز كمون اقتبسه عن رواية «برومسبور» للكاتب حسن بن عثمان، ويتناول حكاية ثلاثة أصدقاء تربطهم صداقة كبيرة خلال مرحلة الطفولة وبعد ثلاثين سنة يلتقون ولكن دون أدنى رابطة. عبّاس (جمال ساسي) ناشر مفلس، وساسي (فتحي المسلماني) استاذ جامعي يرفت من الجامعة بتهمة التحرش الجنسي وسعد (رمزي عزيز) تاجر فريب ثري بدأ تجارته من ربح البرمسبور…

كلمة رجال و»كلمة رجال» في الشريط هي عهد يأخذه الاصدقاء الثلاثة على أنفسهم في سن الطفولة، ولكن بمجرد تصادم المصالح بينهم بعد ثلاثين سنة يفقد العهد معناه، اذ يتزوج «سعد» من «خديجة» حبيبة «ساسي» في سن الطفولة، كما يتحول «عبّاس» الى رجل متحيل وخائن لاقرب الناس اليه بمن فيهم زوجته… أما «ساسي» فيظل الوحيد المؤمن بالقيم والمبادئ التي تربى عليها ولذلك يجد نفسه غريبا، فيقرر الانتقام لا من صديقه فقط وانما من المجتمع بأكمله فيكتب رواية يفضح فيها سلوك صديقه كنموذجين لمجتمع انقلبت فيه كل القيم والمفاهيم.

انقلاب القيم والأصدقاء الثلاثة في الشريط هم اختزال للمجتمع والقيم التي أصبحت تسوده من زيف وتحيّل وتهميش للاخلاق والثقافة… فالمثقف يصبح شاذا غريبا في المجتمع والثري المنافق يتحول الى نموذج للرجل الناجح. كل هذه الصفات والمظاهر الاجتماعية قدمها المخرج في شخصيات كانت في الواقع بريئة ولكن مع انقلاب القيم والمفاهيم اصبحت على ما هي عليه تفشي الزيف والنفاق واللهفة على الثراء…

شريط محترم وبقدر ما نجح المخرج في اعادة بناء الحكاية التي كتبها حسن بن عثمان، بشكل مسترسل وواضح لم يتعمق في بناء الشخصيات وخصوصا في تحولها… كما لم يتعمق في كشف بواطنها، والتسلل الى العوالم التي تعيش فيها، وخصوصا عالم المثقف المليء بالتناقضات وعالم تجار الفريب والمقامرين من لاعبي البرومسبور. وعموما قدم المخرج معز كمون رؤية سينمائية بسيطة وواضحة، ولو أن الرواية أعمق بكثير. كما نجح في ادارة الممثلين الذين أظهروا أداء محترما وخصوصا لدى الاطفال وفي مقدمتهم أميمة بن حفصية… وكشف الشريط بالخصوص موهبة الممثل رمزي عزيز في دور تاجر الفريب المزدوج الشخصية… واجمالا كان آداء الممثلين سواء عند جمال ساسي او فتحي المسلماني او جميلة الشيحي محترما… محسن عبد الرحمان

(المصدر: صحيفة الشروق التونسية الصادرة يوم 8 أكتوبر 2004)


صورة المثقّف في الأفلام التونسية الجديدة… كيف رسمها المخرجون؟

لا بد من الاشارة في البداية الى أن أيام قرطاج السينمائية في دورتها العشرين قد تضمنت خمسة أفلام تونسية طويلة، أربعة منها قادمة مباشرة من المخابر بما يجعل جمهور المهرجان محظوظا لتمتعه بهذا الرصيد الهام من الانتاج السينمائي التونسي الجديد الذي ساهمت وزارة الثقافة والشباب والترفيه في تمويله بنسب متفاوتة من فيلم لآخر مع التأكيد على أن هذه المساهمة مهمة جدا، بل هي أساسية أحيانا.

ولا نريد في هذا الموضوع بحث مسألة الانتاج السينمائي أو توزيعه… ولن ندخل في موضوع اختيار هذا الفيلم أو ذلك للمسابقة الرسمية لأيام قرطاج السينمائية، فلقد رأينا النظر في وضع المثقّف التونسي من خلال الأفلام الأربعة الجديدة، اثنا ن منها من داخل المسابقة.. والآخران تم عرضهما ضمن قسم «بانوراما» للتعريف بهما في هذه التظاهرة الدولية التي تحظى بالاهتمام الكبير لدى الجمهور والنقاد وكل المعنيين بالانتاج والتوزيع والكتابة في قطاع الفن السابع…

وما دفعنا الى تناول مسألة المثقّف التونسي في هذه الأفلام هو أننا لاحظنا أن المخرجين محمد رزن في «الأمير» والطيب الوحيشي في «رقصة الريح» ومعز كمون في «كلمة رجال» والمختار العجيمي في «باب العرش» قدموا نماذج من المثقّفين التونسيين وكأنهم يريدون جميعا دراسة أوضاعهم من زوايا مختلفة…

والواضح أن المخرجين التونسيين في أفلامهم هذه متضامنون مع المثقفين، سواء كانوا أدباء أو صحفيين أو ناشرين أو سينمائيين…

لكن السؤال الذي يفرض نفسه علينا هو هل أنهم أعطوا صورة حقيقية عن المثقّف التونسي، أم أنهم انطلقوا من هواجس عابرة، ورؤى متغيرة فرضتها سيرورة القصة التي سنرويها لتحويلها الى أفلام؟

وقبل الإجابة عن هذا السؤال علينا قبل كل شيء أن نستعرض نماذج المثقفين كما جاءت بها الأفلام المذكورة…

* كلمة رجال

فيلم «كلمة رجال» المأخوذ في  خيوطه الكبرى من رواية الكاتب حسن بن عثمان نجد أنفسنا امام نوعين من المثقفين، الأول كاتب حاصل على الدكتوراه من سوريا، عمل أستاذا متعاقدا مع احدى كليات الأدب في تونس واعترض على أطروحة جامعية تقدمت بها طالبة لنيل شهادة الدكتوراه بدعوى أنها مسروقة من كتاب مطبوع في دمشق.. فاتهمته الطالبة بالتحرش الجنسي بها ثم استدرجته الى بيتها وأغرته بجسدها ولما سقط في الفخ خرج عليه بعض من كان في البيت لضربه وإهانته والإلقاء به في الشارع مما جعل الجامعة ترفته لسوء أخلاقه…

أما الثاني فهو ناشر لا يجد من يساعده على توزيع بعض الكتب التي ينشرها ويعمد الى تشجيع صديقه الكاتب المذكور لكتابة رواية لنشرها واستغلال معرض الكتاب لبيع عدد هام من النسخ مع الاستفادة من تشجيعات وزارة الثقافة، وبدا لنا هذا المثقف أيضا بلا أخلاق، فهو يترك بيته محتاجا لأبسط الضروريات في حين أنه متسوغ لشقة في حي شعبي يمارس فيه الجنس والرذيلة، والأدهى من ذلك أنه يتصل بالسفارات الأجنبية ويلبس لكل ملحق ثقافي ياقة تحمل علم بلاده لإقناعه أنه من أنصار سياسة هذا البلد، من ذلك أيضا أنه يعرض الرواية على صديق له (مشترك في صداقته مع المثقف الأول) وهو يعمل بائع «روبافيكا»، فيكتشف هذا البائع أن الرواية تتحدث عنه وتفضح ممارساته وتعري علاقاته المشبوهة وزوجته الثانية دون أن يُطلّق الأولى وهو أمام أحد الأحياء ولذا يضطر الى دفع الأموال لسحب اسمه من هذه الرواية…

الثلاثة كانوا أصدقاء… الأول ذهب الى سوريا وعاد بشهادة دكتوراه مشبوهة والثاني اختار أن «يبزنس» في عالم الكتاب ويستغل الناس ويسرق صديقه من أجل ملذاته، يعني ذلك أن اثنين منهما فشلا في أن يكونا مفيدين للمجتمع وهما مهمشان اجتماعيا وغارقان في الفساد وهما في تقابل مع ذلك الذي اختار تجارة «الروبافيكا» التي جعلت منه مرفها مما جعله يعيش مع زوجتين واحدة شرعية والأخرى بالعرف الجاري حسب تقاليد اسلامية هو مقتنع بها أو يوهم نفسه…

وهنا لا نريد مناقشة الفيلم أو رواية حسن بن عثمان في ما إذا كانت هذه النماذج موجودة بذلك الشكل، فالمخرج والكاتب لهما الحرية الكاملة في تصور النماذج التي يرونها في مجتمع المثقفين..

لكن السؤال الذي يطرح نفسه لماذا التركيز على جانب الفساد في شخصيهما، ألا يمكن أن يكون هناك مثقف متوازن، له نسقية فكرية وأخلاقية مفيدة للمجتمع؟!

ثم لا بد من مناقشة وضعية المثقف الأول وهو الأستاذ القادم من سوريا حاملا لشهادة الدكتوراه ذلك أن القانون الجامعي يمنع عليه وهو أستاذ متعاقد مع الكلية أن يشرف على أطروحة جامعية أو أن يشارك في لجان اختيار المواضيع أو لجان الامتحان، ولذا فإن مأساته مغلوطة منذ البداية، ولذا فهذه الصورة باطلة أصلا، وإحقاقا للحق فإن الفيلم يتمتع بجمال خاص.. وبتقنيات رفيعة… وكان يمكن أن يعرض السيناريو على جامعي حتى ينبهه الى هذه المسألة القانونية التي أربكت الصورة رغم جمالها..

* الأمير والهامشيات

فيلم «الأمير» لمحمد زرن يقدم لنا كاتبا صحفيا أصدر مجلة أدبية ثقافية فلم تجد من يقرأها… ولا من يمولها فأفلس وأغلق مؤسسته على اثر مطالبة المتعاملين معه بأموالهم ويقترح عليه صديقه أن يمول له جريدة للشباب تركز على الخلاعة والصور الفاضحة فيرفض.. ويقرر الهجرة الى كندا..

إنه مثقف متوازن… ولكنه هو الآخر مهمش ويعيش ظروفا مادية صعبة ويسكن على السطوح ويستلف 5 دنانير من بائع زهور…

إنها صورة أخرى مزرية..

* باب العرش

أما فيلم «باب العرش» للمختار العجيمي فإنه يقدم لنا صحفيا شابا يبحث عن طريقة مثلى ليكون صحفيا مقروءا ويحاول أن ينشر مقالا هو يتصور أنه جريء جدا.. وأنه ثائر.. ولما ترفض الجريدة نشره يبدو للمتفرج أن المخرج يريد أن يقول بأن مسألة حرية التعبير هي التي جعلت هذا الصحفي مريضا وغير متوازن الى درجة أنه أصبح يرفض الزواج.. ولا يقبل على زوجته ليلة زفافه ويذهب الى البحر بحثا عن حريته فيلقى عليه القبض مع مديرته في الجريدة بتهمة الفساد ويتدخل لفائدته صهره الذي يعمل في التجارة منها تجارة «البارابولات» المسروقة…

وهنا لا بد من مناقشة وضعية هذا الصحفي…

1ـ أولا هو ناشئ ولا يمكن الحديث عن حرية التعبير أو الصحافة من خلال تجربته الأولى، اذ تنقصه الخبرة وينقصه النضج، ثم المقال الممنوع لا يمنع في الواقع وينشر مثله العشرات في الصحف والمجلات وبالتالي لا يمكنه أن يكون نموذجا لصحفي مضطهد أو ممنوع..

2ـ إنه غير متوازن نفسيا بسبب عدم نجاحه ولكن هذا النقص لا يجعله ينسحب من عروسه في ليلته الأولى ليذهب الى البحر… ثم الى صديقه المصور.. ثم الى مديرته للعمل بعد أن علم أن مقاله سينشر؟!..

* رقصة الريح

فيلم الطيب الوحيشي «رقصة الريح» كان جد مقتنعا في عرضه للمثقف الذي نجده هذه المرة مخرجا سينمائيا يبحث عن فضاءات لتكون أمكنة لفيلمه القادم.. رأينا المخرج هائما في الصحراء، ولكنه أيضا ذائبا فيها حبا وتفانيا.. وصدقا.. إنه يعيش عذاب المخاض… وعذاب العطاء.. وبالتالي هو مثقف مفيد.. ولا يعني أنه عضوي بالمفهوم الاشتراكي…

وفي كلمة

إن الأفلام التونسية الأربعة لا ينقصها الجمال.. ولا تنقص أصحابها الخبرة.. ويمكن لها أن تحقق نجاحا كبيرا على المستوى الجماهيري.. ولكن ثلاثة منها قدمت نماذج غير مقنعة، أو هي مقنعة إلا أنها مهمّشة. ألم يكن في الامكان أن يكونوا متوازنين أو أن يكونوا على الأقل في تقابل مع المثقفين القادرين على الفعل المجدي، الفعل الصائب ومن ذوي العقل الرصين والأخلاق العالية والأدب الرفيع؟..

صحيح أن للمثقف مشاكل كثيرة جدا.. وهو يعاني من قضايا كبرى إلا أن النماذج التي رأيناها لا تعاني شيئا… وإن كان المثقف في«الأمير» قد طرح المسألة بجدية لكنه لم يكن متوازنا في حياته الخاصة ويعمد الى تهميش نفسه…

صورة المثقف «البزناس» الموجود على كل الموائد… والاستغلالي… موجودة إلا أنها مفقودة في هذه الأفلام ولم يتفطن لها المخرجون الذين ذهبوا جميعهم الى المهمشين أو الذين يهمشون أنفسهم… فأين المثقف الخطير في مواقفه والداهية في اخفاء ممارساته المدمرة أحيانا؟..

محمد بن رجب

(المصدر: جريدة الصباح التونسية الصادرة يوم 8 أكتوبر 2004)


 

اشتباكات بالأيدي وتراشق بالألفاظ بين أنصار سعد الدين إبراهيم ومعارضيه

القاهرة – حازم محمد     

تحول مؤتمر صحافي عقده مدير « مركز ابن خلدون » الدكتور سعد الدين إبراهيم إلى اشتباكات بالأيدي وتلاسن وتراشق بالألفاظ بين أنصاره ومعارضيه في شأن نتائج ورشة عمل عقدها وبحثت في « الإسلام والإصلاح ».

وكان إبراهيم افتتح, بالتنسيق مع « مركز سابان » في معهد بروكينغز الاميركي ورشة عمل الثلثاء استمرت يومين وشارك فيها مفكرون إسلاميون من مصر ودول عربية وأوروبية والولايات المتحدة وبحثت في ثلاثة محاور تتعلق بإطار الإصلاح في الإسلام وامكان مشاركة الجماعات الاسلامية في الانظمة الديموقراطية والعلاقة بين السياسة الخارجية الاميركية والجماعات الديموقراطية الناشئة في العالم الإسلامي. ودعت توصيات ورشة العمل الى مراجعة التراث الاسلامي جذرياً بما في ذلك علوم التفسير والحديث واصول الدين, والتصدي لأفكار المؤسسات التي تحتكر الحديث باسم الدين, وتأكيد الربط بين الإصلاح الديني والإصلاح السياسي.

وفي ما يعد تشجيعاً لـ »الإخوان المسلمين » واعادتهم الى الوسط السياسي, دعا المشاركون الى حوار مع « تيارات الإسلام السياسي السلمي », للتوصل الى أجندة مشتركة للعمل في إطار مبادرة شعبية مدنية للاصلاح في العالم العربي. وشددوا على أهمية إدماج الحركات الإسلامية في العملية الديموقراطية وتمكين الحركات المعتدلة من حق الوجود السياسي اذا قبلت بالديموقراطية.

وشهد المؤتمر الصحافي لإعلان توصيات الورشة انتقادات عنيفة من مشاركين كانوا ينتمون الى تيارات اسلامية, اذ اتهموا إبراهيم باستبعادهم من المناقشات وتنظيم ندوة مغلقة بهدف صوغ اقتراحات ترتبط بأجندة المركز وتحقق المصالح الاميركية. وتصاعد الموقف الى حد التلاسن فوقعت اشتباكات بالأيدي بين المعارضين الذين شاركوا سابقاً في مشروع « تأهيل التائبين » الخاضع « لمركز ابن خلدون » وبين مؤيدي إبراهيم الذين حاولوا الدفاع عنه. ووصف بيان للمركز أحداث المؤتمر الصحافي بأنه « محاولة تخريبية قام بها بعض المجهولين والمأجورين لإفساد المؤتمر ».

(المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 8 أكتوبر 2004)


ديموقراطية النجاة…

« الاخوان المسلمون » وحركتهم في الحياة السياسية المصرية

بقلم: د. سعد الدين إبراهيم

كتب بعض المفكرين الليبراليين في الآونة الأخيرة مقالات تحذّر من دعوتي « الاخوان المسلمين » في مصر للاشتراك في حوار قومي, بحيث لا تحجب الشرعية عن أي تيار في الساحة المصرية طالما التزم بقواعد اللعبة السياسية الديموقراطية, التي ترتكز في المقام الأول على نتائج صندوق الانتخابات. وأطلق المحذرون على دعوتي هذه « ديموقراطية الهلاك », استناداً إلى مواقف معلنة في الماضي من جانب بعض رموز « الاخوان ».

وفسر البعض دعوتي على أنها مؤشر لتحالف بيني وبين الاخوان المسلمين, استناداً إلى مقابلة عابرة مع بعض رجال الاخوان. أما عن القول بوجود تحالف, فلا هم قالوا أو ادعوا ذلك, ولا أنا قلت أو ادعيت ذلك. فإذا كان لقاء واحد تمّ بيني وبينهم, بعد براءتي والإفراج عني, وإذا كان شارك في هذا اللقاء بعض الديبلوماسيين الغربيين, فإنني التقيت رموزاً لتيارات مختلفة, العديد من المرات في منزلي, وفي أماكن عامة, وبمشاركة آخرين. ولا أظن أن أحداً اعتبر تلك اللقاءات مؤشرات لتحالفات. هذا على رغم أن ما كان يدور في بعض هذه اللقاءات من حوارات في مواضيع شتى, كان أغنى وأعمق من أي شيء دار في ذلك اللقاء الوحيد بيني وبين « الاخوان » والديبلوماسيين الأوروبيين والكنديين.

إن « التحالف », كما أفهمه في لغة السياسة, هو بين شركاء نشيطين في مجال عام, ولكل أهدافه, لكنهم يجدون مساحة مشتركة للتعاون من أجل أن يعظم كل منهم فرصته في تحقيق أهدافه, شريطة ألا يكون ذلك على حساب أي منهم, أي ألا ينطوي التحالف على « عمليات صفرية », أي فيكون مكسب أي طرف مساوياً لخسارة الطرف الآخر. وبما أن هدفي وهدف المؤسسة التي أمثلها – وهي « مركز ابن خلدون », هو هدف معلن منذ منتصف ثمانينات القرن الفائت – ألا وهو تطبيق « الديموقراطية », وإعلاء قيم « المجتمع المدني », فكل من يتعامل أو يتعاون معنا, إما انه مؤمن بما نؤمن به, أو لديه استعداد للمعرفة والاستكشاف. وفي كل الأحوال ألاَّ يضير هذا التعامل دعوتنا وتطلعاتنا. وبالمنطق نفسه فإن مبادئ ومواقف وسلوكيات الاخوان المسلمين التقليدية معروفة لي وللكافة. كما كان معروفاً لي ما طرأ عليها وعليهم من تغيير وتطوير في العقود الثلاثة الأخيرة, ومما سيأتي الحديث عنه تفصيلاً في فقرة أخرى. المهم أن هذه المعرفة المتبادلة بيني وبينهم لم تترك مجالاً كبيراً لنية « تحالف ضمني » أو الإقدام على تحالف فعلي – مثل ذلك الذي وقع بينهم وبين حزب الوفد قبيل, وأثناء عام 1984, ولأغراض انتخابية نيابية عام 1984, أو التحالف بينهم وبين حزب العمل في الانتخابات التالية.

كداعية لقيم المجتمع المدني, فإنني ومركز ابن خلدون, نقبل الحوار مع « الآخر », ونرحب ونشجع عليه. والحوار لا يكون إلا مع « آخر » مختلف في آرائه ومصالحه – للبحث عن أرضية مشتركة, أو لإدارة الاختلاف في الآراء والمصالح إدارة سلمية « متمدنة ». ومصطلح « المدني » ينطوي على ذلك تحديداً. فالمجتمع « المدني » يضم أطرافاً وجماعات وتنظيمات مختلفة المشارب والمصالح والملل والنحل, ولكنها متعايشة سلمياً, ومتعاملة في ما ينفع بعضها بعضاً. وكانت « صحيفة المدينة » غداة الهجرة النبوية إلى يثرب, هي أنموذج مبكر لذلك, حيث أرست قواعد التعايش بين المسلمين واليهود والقبائل المختلفة عقائدهم. وبعد خمسة قرون تقريباً, وقّع ملك إنكلترا عهداً مماثلاً مع رجال الدين والأمراء واللوردات في إنكلترا لتنظيم الحقوق والممارسات المدنية, وعرف باسم « العهد الأعظم » (الماغنا كارتا 1215) إن هذه الممارسة المستقرة لمركز ابن خلدون تجعله لا يرد زائراً أو محاوراً – مهما كان دينه أو مذهبه أو جنسه أو جنسيته.

ولعل الكثيرين يعلمون أن هذه الممارسة المستقرة هي التي تثير الخلاف وتغضب البعض منا, حينما ندعو أبناء الأقليات للحديث عن همومهم, أو حينما نستقبل أجانب, بما في ذلك إسرائيليين, للحوار حول قضايا خلافية. لذلك لم يكن لي أو لمركزي أن يرفض حواراً يطلبه الاخوان المسلمون – وهم أبناء وطني وديني – بينما أتحاور مع أبناء أوطان وأديان أخرى. وقد شهد الكثيرون جولات الحوار الساخنة في « مركز ابن خلدون » أخيراً (30/6/2004) وسمعوا كما سمعت أنا, كلاماً وأفكاراً لا أوافق عليها البتة. ولكننا لا نصادر عليها. بل إننا نحرص دائماً على أن نحمي حق كل متكلم في الرد على منتقديه, بالروح والقوة نفسيهما اللتين سمحنا بهما للمعارضين له ولي أن يعبروا عن آرائهم.

والآن إلى المنهج الذي اتبعه المتخوّفون, ونختلف معهم فيه, ونبدأ بأنموذج لفقرة مبكرة في معظم المقالات المشار إليها, ومنها مقال للدكتور سيد القمني (روز اليوسف 17/7/2004). وهي في الواقع أساس ومفتاح لكثير من الانتقادات لي ولمركز ابن خلدون. مضمون هذه الفقرة هو أن « مركز ابن خلدون يذهب – في ما يبدو – إلى ما هو أبعد من الاستماع والحوار والمناقشة. فهو يطلب مشاركة هذه الجماعات الإسلامية في العملية الديمـــوقراطية المطـــلوبة في شكل فوري ومن دون أي اعتراض أو مناقـشة لما يطرحونه ومن دون الحصول منهم على أي ضمانات واضحة لما أعلــنوه من إيمان بديموقراطية زماننا… ».

استخدام كلمة « في ما يبدو – التي عادة ما يحرص المعترضون على ذكرها من باب درء تهمة سوء الظن – هي وحدها كاشفة لمحاذير وأعطاب « سوء الظن ». ثم على رغم ذلك التحفظ يندفع هؤلاء في بناء حجتهم على ما اعترفوا بأنهم لا يملكون دليلاً عليه بل فقط على تكهنات مؤسسة على « في ما يبدو », على رغم أن لديهم الكثير من الذي كتبته ونشرته في كتب ومقالات علمية وصحافية حول الموضوعات نفسها بالعربية والإنكليزية, كان في إمكانهم الاقتباس منها والتدليل على ما يدّعونه بالنسبة إلى مواقفي.

في مناقشة أيّ ظواهر اجتماعية – سياسية – سلوكية, ينصب الرصد والتحليل أساساً على الماضي والحاضر, وليس على المستقبل, كما ينصب على الوقائع وليس على « النيات ». ولدراسة المستقبل أصول ومناهج – مثل الاستشراف, والتنبؤ, وبناء السيناريوات. أما تحليل « النيات », أو الحكم عليها مقدماً فهي تنزلق بنا – سواء قصدنا أو لم نقصد ـ إلى « التــفتيش » في الضمائر وما تُخفي الصدور.

ولكن هذا ما انغمس فيه الكثيرون. ومن ذلك استخدامهم لصيغة المستقبل في مواضع عدة , في معرض تحذيراتهم من « البعبع الاخواني », وكيف سيستغل الاخوان خصوصاً و »المتأسلمون » عموماً « ديموقراطية صندوق الانتخابات » للانقلاب على الديموقراطية, يقولون مثلاً:

– « إنهم سينقلبون على الديموقراطية وفق شريعة سماوية معلنة سلفاً, ترفض الديموقراطية وأيضاً من دون أن تستطيع الاحتجاج… »

– إن الأخذ بديموقراطية صندوق الانتخابات ستكون نتائجه مطابقة لوعينا العنصري الطائفي الذي نعيشه منذ زمن الخلافة وحتى اليوم. وسيكون هو الضياع إلى الأبد.

هذه النماذج المقتبسة حرفياً من مقال للدكتور سيد القمني الذي أعتز بصداقته وأحييّ مواقفه الشجاعة دائماً – كلها تنطوي على الجزم بنيات الآخر (الإسلامي أو المتأسلم) وعلى الجزم بأن هذه النيات ستتحول حتماً إلى سلوك, وليس أي سلوك, ولكن سلوك انقلابي يؤدي إلى « الوأد » و »الضياع » و »الهلاك ».

إن حديث النيات هو حديث يأخذنا إلى ممارسات محاكم التفتيش في العصور الوسطى, والذي كنا نظن أنه ولّى إلى غير رجعة. أما حديث التخويف من المستقبل الديموقراطي فهو حديث كل مستبد في عالمنا العربي والإسلامي. إنه حديث « حالات الطوارئ », المعلنة والمستمرة لعشرات السنين. وهو حديث « استعلائي » يشارك فيه بعض المثقفين ربما بحسن نية, يعتبر الشعوب « ناقصة عقلاً وديناً ووعياً », ولم تشب عن الطوق, وتحتاج إلى وصاية أبدية منهم.

فهل هذا مقصد القمني؟ لا نظن, فنحن نربأ به من هذه الممارسة البغيضة, وخصوصًا أن العديد من خصومه حاولوا استخدامها ضده, كما استخدموها مع المرحوم فرج فودة ومع كاتبنا الكبير نجيب محفوظ.

لم يرد في أي من المقالات التي تعارض إشراك « الاخوان » في العملية الديموقراطية ذكر لأي دليل أو استشهاد بتجربة معاصرة على أن الاخوان أو الإسلاميين أو المتأسلمين, في مصر أو أي بلد إسلامي آخر, قد شاركوا في ما يسميه ديموقراطية صندوق الانتخابات, و »انقلبوا » أو « أذوا » أو « اهلكوا » الديموقراطية والشعوب التي أخذت بها. بل العكس هو الصحيح. لدينا اندونيسيا, وبنغلاديش, وماليزيا, وتركيا, والمغرب, والأردن, والبحرين, والكويت, والسنغال ونيجيريا, والبوسنة والهرسك… وهي بلدان ذات غالبية مسلمة, وارتضت الديموقراطية شكلاً للحكم, بعد أن جرت وعانت من أشكال حكم غير ديموقراطية. وقد شاركت في هذه الانتخابات, أحزاب إسلامية ومتأسلمة. ولم يحدث لا « الوأد » ولا « الضياع » ولا « الهلاك », ولا الويل والثبور ولا عظائم الأمور التي يحذرنا منها د. القمني.

حقيقة الأمر أن في العالم اليوم نحو 1.4 بليون مسلم, يعيش ثلثاهم – اي نحو تسعمئة مليون مسلم في ظل أنظمة حكم منتخبة ديموقراطياً. لم تفز الأحزاب « الإسلامية » أو « المتأسلمة » بغالبية الأصوات أو المقاعد البرلمانية في معظم البلدان المذكورة أعلاه (فقرة 7). ولكن حتى في البلدان القليلة التي فازوا فيها, وأهمها بالنسبة إلينا تركيا, فإنهم لم « ينقلبوا » ولم « يئدوا » ولم « يضيعوا » ولم « يهلكوا ». بل إن تركيا التي أخذت بالديموقراطية تاريخياً بعد مصر بعقود عدة, كان أداء حزب العدالة والتنمية (الإسلامي) مسؤولاً, وبراغماتياً. بل ونجح فيما لم تنجح فيه بعض الأحزاب العلمانية التركية طوال ربع قرن – وأقصد مشكلتي قبرص والمسألة الكردية, والوفاء بالشروط والمعايير العالمية والأوروبية في احترام حقوق الإنسان والمرأة والأقليات. وأذكر أنني وبعض رجال الأعمال والإعلام المصريين زرنا تركيا, بعد عام من تولي هذا الحزب مقاليد السلطة. وكان ضمن هذا الوفد المصري, المهندس يوسف سيدهم, رئيس تحرير صحيفة « وطني » الليبرالية والمدافعة الأولى عن حقوق الأقباط. وكان ضمن تعليقاته أثناء الزيارة, هو أنه ليت الاخوان المسلمين في مصر يتعلمون من التجربة التركية, ويحاكون حزب العدالة والتنمية, وفي هذه الحالة لن يتوجس الأقباط المصريون من مشاركتهم في الحياة السياسية.

الاستشهاد الوحيد الذي عادة ما يستعان به للتدليل على انقلاب « اللاديموقراطيين » على ما أطلقوا عليها « ديموقراطية صندوق الانتخابات » كان في ألمانيا النازية عام 1933, وهو مجتمع غير إسلامي, والحزب النازي ليس حزباً إسلامياً أو متأسلماً. أما إذا كان يقصد أفغانستان طالبان, أو إيران, أو السودان, فإن من ادعوا الحكم باسم الإسلام أو طبقوا الشريعة فيها, فهم, أولاً, لم يأتوا إلى السلطة من خلال ديموقراطية صندوق الانتخابات, وهم ثانياً, لم يعلنوا أبداً أو مسبقاً إيمانهم أو التزامهم بالديموقراطية. إذاً القياس على حالة واحدة, في ألمانيا ثلاثينات القرن المنصرم, بينما هناك أكثر من مئة وعشرين حالة شهدت تحولات ديموقراطية حقيقية خلال القرن الماضي وأوائل هذا القرن, بينها عشرون بلداً إسلامياً على الأقل, فهو قياس باطل, بكل قواعد المنطقين الصوري والتجريبي.

في عام 1838 أصدر البابا غريغوري الثامن, رأس الكنيسة الكاثوليكية, فتوى يحرم فيها الديموقراطية, معتبراً إياها « هرطقة لعينة ». كان ذلك حفاظاً على سلطته وسيطرته على أتباع كنيسته, التي كانت الأكبر في العالم في ذلك الوقت. كما كانت الفتوى رداً على غلواء علمانية الثورة الفرنسية, التي ناهضت الكنيسة الكاثوليكية وعادت رجال الدين, وفصلت الدين فصلاً تعسفياً, لا فقط عن الدولة, ولكن عن المجتمع والحياة العامة. ولكن البابوات الذين توالوا على العرش البابوي خلال القرن التالي لغريغوري الثامن, رأوا وعانوا هم وأبناء المسيحية, بل وكل الأديان, ما هو أسوأ وأشد غلواً من الثورة الفرنسية – وهي الثورة البلشفية, بكل ماديتها وإلحادها, والتي حاولت اقتلاع الدين من جذوره, حيث اعتبرته « أفيون الشعوب ». وما إن جاء البابا بيوس السادس, حتى أصدر فتوى مضادة تماماً, بعيد الحرب العالمية الثانية, معتبراً « الديموقراطية حلالاً ». وحض المؤمنين على الاحتماء فيها, والتمسك بها. وكانت هذه فاتحة خير على الكاثوليك والديموقراطية. وسرعان ما نشأت الأحزاب « الديموقراطية المسيحية ». فهل ذلك حلال لهم وحرام علينا؟ وهل المسلمون أو حتى « المتأسلمون » غير قابلين للتغير والتطور؟ أليسوا بشراً لا حجراً؟

بعد نشر بعض هذه المقالات التي تشجب دعوتي لإشراك « الاخوان », اتصل بي كثيرون يطلبون الإيضاح حول ما أسند إليّ, ويعبرون عن انزعاجهم لو صح ما نسب إليّ, وفي مقدم أولئك وهؤلاء كل من المفكر الليبرالي المبدع ورجل الأعمال الناجح, الدكتور طارق حجي, والكاتب النابه مجدي خليل, رئيس تحرير جريدة « وطني » الأسبوعية الدولية, والتي هي ضمن أشياء أخرى, تعتبر لسان حال أقباطنا المصريين في المهجر. واستغربا تأخري في الرد, إلى أن عرفا أنني كنت خارج البلاد. وسأل من اتصل بي عما إذا كانت لديّ هواجس ومخاوف حيال مشاركة الإسلاميين والمتأسلمين في العملية الديموقراطية مستقبلاً. وكان ردي هو بالإيجاب.

فنعم, لدي هواجس ومخاوف. ولكن هذه الهواجس والمخاوف أدعى للحوار, لا الانزواء أو الجمود أو المقاطعة. نعم, نطلب منهم ضمانات لفظية ومكتوبة.

نعم, نطلب منهم الإقرار الكامل بحقوق المواطنة الكاملة, بما في ذلك تقلد كل المناصب العامة, حتى رئاسة الجمهورية, لغير المسلمين, وللنساء.

نعم, نطلب منهم ألا يفرضوا وصاية روحية أو يدعوا احتكار الحقيقة الإيمانية, أو يحاولوا فرضها في أمور المجتمع والدولة والتشريع إلا بموافقة الغالبية المنتخبة.

 نعم, نطلب لا فقط من الإسلاميين و »المتأسلمين », ولكن أيضاً من الماركسيين و « المتمركسين », ومن كل القوى السياسية الأخرى في مجتمعنا, أن تتوافق على عقد اجتماعي يحمي الديموقراطية من « الوأد » أو « الانقضاض », أو « المباغتة » أو « الانقلاب ». وليكن هذا هو الدور المشترك لكل من المحكمة الدستورية العليا والقوات المسلحة, في حماية الدستور والعقد الاجتماعي المقترح, والذي يكون مكملاً للدستور.

وقد اقترح طارق حجي تكوين مجموعة عمل فوراً, تضم كل التيارات بما فيها المتخوّفون من الاخوان, لكي تعد مسودتي دستور جديد, والعقد الاجتماعي المقترح, قبل نهاية عام 2004, على أمل أن يتم حوار قومي حولهما, ويقدما إلى مجلسي الشعب والشورى, وإلى رئيس الجمهورية, قبل الانتخابات المقبلة, سواء للرئاسة أو مجلس الشعب في خريف 2005 فلعل وعسى, ولا هلاك ولا يحزنون.

(المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 7 أكتوبر 2004)


 

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