26 février 2010

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3566 du 26.02.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Committee to Protect Journalists : In prison, Tunisian journalist’s health is worsening TTU Monde Arabe: Tunisie, des turcs très mécontents Slim Bagga: Cabale odieuse et hystérie collective des journaux de l’Etat contre Oum Zyed Azza Zarrad: Bonne fête Ben Brik Leaders: L’histoire du Mouvement national vue par un agent des Renseignements Généraux  français AFP: Immigration: l’UE endosse 29 propositions françaises avec une mise en garde Reuters: La coopération de la Libye sur l’immigration menacée, selon Rome Reuters: Trois haut gradés turcs relâchés Reuters:Turquie – Arrestation d’une vingtaine d’autres officiers AFP: Turquie/complot: Erdogan met en garde l’armée, l’enquête s’élargit AFP: Elections au Tadjikistan sous le signe de la famille du président AFP: Iran/TV:le chef de Joundallah « avoue » avoir reçu une offre d’aide américaine AFP: Caricatures: excuses d’un quotidien danois pour avoir offensé les musulmans


 
Committee to Protect Journalists
 330 Seventh Avenue, New York, NY 10001 USA     Phone: (212) 465‑1004     Fax: (212) 465‑9568     Web: www.cpj.org     E-Mail: media@cpj.org   Contacts: Mohamed Abdel Dayem, program coordinator Phone: (212) 465-1004, x103; E-mail: m.abdel.dayem@cpj.org      

In prison, Tunisian journalist’s health is worsening


 New York, February 25, 2010—The Committee to Protect Journalists calls on the Tunisian authorities to immediately release journalist Taoufik Ben Brik, who is serving a six-month jail sentence, so that he can receive the medical treatment he needs.   Ben Brik’s wife, Azza Zarrad, told CPJ that the journalist was in danger of dying due to high cholesterol combined with his diabetes and a preexisting hormonal disorder. She added that Ben Brik had asked the prison authorities to inform his family of his worsening condition so the family could adjust his medication, but that the authorities had failed to do so until Wednesday, after Zarrad visited her husband in prison.   “The continued detention of Taoufik Ben Brik is inhumane,” said CPJ deputy director Robert Mahoney. “The authorities have known for a long time that he is a sick man. We hold the Tunisian government responsible for Ben Brik’s welfare behind bars.”   Ben Brik, a well-known contributor to French newspapers and one of the top critics of President Zine El Abidine Ben Ali, was charged in November 2009 with assault, property damage, and violating public morality in connection with a purported attack on a woman. The journalist has denied the allegations and said they were fabricated in reprisal for his critical reporting on the president.   “By denying my husband’s request to inform us of his need for medical care, the authorities only proved their determination to push him to his death,” his wife said. “I don’t know how long he will be able to sustain these conditions.”  


 

En partenariat avec l’Association Sciences Po Monde arabe (SPMA),  
 L’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme (ICEDH) La Ligue des droits de l’homme (LDH) La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) Le Réseau  euro méditerranée des droits de l’homme (REMDH)    Organisent,  le mardi 9 mars 2010, à 19h15, une conférence  intitulée :
 

«Les droits de l’homme et leur impact sur la pauvreté, la violence et les conflits dans le monde arabe»

 


 

La question des droits de l’homme n’engage pas seulement le droit ou la morale. Si l’on condamne souvent les traitements infligés par leurs gouvernants aux citoyens du monde arabe, on omet de dire que non seulement ces actes (emprisonnement, torture, etc.) ont des conséquences qui se mesurent à l’aune de la situation économique, mais qu’ils exercent également une influence non négligeable sur le contexte social en ce qu’ils sont susceptibles d’engendrer violences et conflits.   La question des droits de l’homme sera donc examinée lors de cette conférence non pas comme un catalogue des violations mais davantage comme une analyse des conséquences qu’induit le non respect des droits de l’homme au sein des pays arabes.     Avec l’aimable présence de :   Bahey Eldin Hassen, directeur de l’ICEDH   Driss El Yazami, secrétaire général de la FIDH   Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH   Kamel Jendoubi, président du REMDH  
«Les droits de l’homme et leur impact sur la pauvreté,  la violence et les conflits dans le monde arabe» : Conférence en date du mardi 9 mars 2010, de 19h15 à 21h15. Sciences Po Paris, Amphithéâtre Jacques Chapsal. 27, rue Saint-Guillaume 75007 Paris.

Cabale odieuse et hystérie collective des journaux de l’Etat contre Oum Zyed


par Slim BAGGA Je n’en démordrai pas: Il y a de ces causes médiatisées que la « Compagnie » des droits de l’homme défend en Tunisie,  en ignorant d’autres. On médiatise une grève de trois jours absolument justifiée, et dont on doit être solidaires. Mais, en passant, on ignore  combien d’autres? Les spécialistes de la défense des opprimés l’ignorent eux-mêmes…Et pour cause, ils médiatisent leurs petits ennuis, lorsque les plus méconnus vivent l’enfer. Bref, ce qui m’a inspiré cette réflexion, ce n’est pas, comme on le dira, pour régler mes comptes. Mais car j’ai par hasard eu cet après midi, mon amie Neziha Rejiba, Oum Zyed, au téléphone, et j’ai appris accidentellement que depuis quelques jours, et régulièrement sur les journaux de caniveau, « Essarrih », « Echourouq », « El Hadath », elle fait l’objet d’attaques ignobles, mesquines et inqualifiables. Ces attaques ont trait à son physique (délit de sale gueule chez nous), à sa probité, à son parcours de journaliste et de professeur de langue arabe à l’incisivité sans pareille et à l’humour inégalé. Comment de telles attaques ont-elles pu échapper et passer sous silence? Mais bien sûr, Tunisnews, comme ceux qui veillent sur les droits, de l’AFP aux blogs bien-pensants, étaient ailleurs…dans une grève de la faim éphémère…et pas du tout condamnable dans mon esprit. Il en faut aussi… Enfin, à toute cette presse de caniveau montée dans les égoûts du ministère de l’Intérieur et les cellules puant le soufre à Carthage, je vais faire une confidence: un ex-responsable du ministère de l’Intérieur qu’il a quitté il y a un an, me confiait il y a juste une semaine: « Les flics n’osent pas toucher Neziha Rejiba; on a honte de nous-mêmes lorsqu’on la rencontre dans les manifestations ». Voilà un flic qui, au moins, ne ment pas… Allez ma belle Oum Zied, je pense à toi et ça devrait te suffire.  C’est ma note d’humour dans cette réalité amère.  


TUNISIE : DES TURCS TRÈS MÉCONTENTS

 

La société turque Tepe Akfen Ventures (TAV) menace de porter l’affaire devant la justice internationale. En 2004, elle a obtenu le marché pour la construction de l’aéroport international d’Enfidha (75 km au sud de Tunis), baptisé aéroport Zine El Abidine Ben Ali.

Malgré le risque du projet, car il existe un autre aéroport (Monastir) à 75 autres kilomètres de là, TAV a engagé un investissement de 500 millions d’euros et obtenu dans le contrat son exploitation pour une durée de quarante ans. Mais le 21 décembre dernier, la société apprend que, selon la loi de finances tunisienne de 2010, les entreprises «d’entretien, de réparation et de contrôle technique des aéronefs de transport aérien» seront exonérées de TVA.

Sitôt cette loi promulguée par le Président, son gendre, Belhassen Trabelsi, crée en janvier, avec un homme d’affaires proche du sérail, Aziz Miled, la société Tunisie Airport Services (TAS), qui

devrait avoir le monopole des marchés techniques. Il n’en fallait pas plus pour que les Turcs se sentent floués…

(Source : TTU Monde Arabe – Lettre hebdomadaire d’informations stratégiques (Hebdomadaire – France), N° 637 du 25 février 2010)


Bonne fête Ben Brik


Embastillé depuis le 29 octobre 2009, otage du super président, ta vie est en danger chaque instant. Quatre mois sont déjà passés sans que ZABA ait voulu lâcher la proie de ses dents. Que te mijote t- on derrière les barreaux de ce pénitencier? Je ne te cache pas ma peur de ce conseiller médical que j’accuse d’être derrière ta maladie.

Quatre mois qui marqueront l’histoire de la Tunisie, tout comme tes 45 jours de grève de la faim. Ton nom est désormais associé à la Tunisie tout comme celui de Abou Kacem Chebbi, Farhat Hached, Ali Ben Gdhahem, Alyssa ou même Hannibal. Tu as été embastillé pour que ta plume n’écorche plus il Dictatore, mais la planète entière parle de toi plus qu’elle ne parle de la Tunisie. Ton emprisonnement et l’injustice dont tu as fait l’objet pèse et pèsera lourd sur la conscience de la Tunisie, et de toute l’humanité qui n’a pas assisté personne en danger.

Durant ces Quatre mois, que d’occasion, si chères à toi, Ben Ali t’en a privées !

Il y a eu d’abord ton anniversaire le 11 novembre, l’anniversaire de notre belle berbère Khadija le 7 décembre, l’anniversaire de Ali la Pointe le 26 décembre, l’Aid El Kébir, si sacré pour toi, le nouvel an arabe et puis le Réveillon.

Embastillé en 2009, nous voilà déjà en 2010. Durant cette année, tu as fait la une de tous les journaux, tes livres ont été réédités. Et, puis surtout tu as été élu par le Journal du Dimanche une des dix personnalités internationales de l’année à côté de Obama pour avoir été nobélisé et de Boutef pour avoir battu le score de son voisin avec 90% et quelques poussières des voix.

En 2002, tu as été déjà élu par le Courrier International une des 10 personnes qui ont fait bouger le monde. Sacré Taoufik, tu as toujours été le génie de ta classe. Tu as toujours raflé des trophées. Jeune, c’était aux jeux d’échecs puis en poésie, ensemble en journalisme. Et, maintenant, pour tes articles insupportablement pimentés pour le régime, tu as été glorifié.

 Je sais ce que tu peux ressentir dans ce lieu du 18 ème siècle. Tu as été privé de ta plume, de ton Doestoivski, de ton Emir Costarica, de tes enfants… de la vie…mais sache que tous les être libres, de cette terre te souhaitent bonne fête et te saluent.

 ZABA, ceux qui vont à la mort te saluent…

AZZA ZARRAD


L’histoire du Mouvement national vue par un agent des Renseignements Généraux  français


La plupart des ouvrages relatifs à l’histoire du mouvement national citent dans leur bibliographie, le livre d’un certain Roger Casemajor, « L’Action Nationaliste en Tunisie »(1). Même le grand historien français, Charles-André Julien en parle  dans son livre « L’Afrique du Nord en marche », tout en le qualifiant, il est vrai, de médiocre. En fait, il s’agissait d’un rapport interne rédigé à la fin des années 40 par l’auteur, un fin connaisseur de la Tunisie, officier des renseignements généraux français, enfant du pays puisqu’il était né à Gafsa et parfaitement arabophone (il maîtrisait à la fois l’arabe dialectal et l’arabe littéral qu’il avait étudié aux « Langues O », à Paris). Et à ce titre, il avait procédé à l’interrogatoire de Bourguiba en 1943. Plus d’un demi siècle après sa rédaction, cette étude vient d’être éditée pour la première fois par Sud Editions. Une très bonne initiative à l’actif de cette dynamique maison d’édition. Casemajor fait d’abord la genèse du mouvement national en remontant  aux réformes de M’hamed BEY à qui on doit le Pacte Fondamental de 1857 et de Sadok BEY qui promulgua la constitution de 1861, la première dans le monde arabo-musulman et signa vingt ans plus tard le Traité du Bardo de triste mémoire. Suit un survol des principaux évènements qui ont marqué les cinquante premières années de présence française en Tunisie, jusqu’au déclenchement du deuxième conflit mondial en 1939. Sur un ton neutre et presque détaché, Casemajor analyse l’évolution sociale et intellectuelle du pays pendant cette période et assiste à l’émergence du nationalisme avec le mouvement « Jeune Tunisien », les évènements du Jellaz puis ce que l’auteur appelle la période destourienne: « sous la triple influence du développement de l’instruction, de l’enseignement philosophique reçu dans les universités françaises et de l’exemple égyptien, le passage du stade intellectuel au stade politique devait se faire rapidement », note t-il. La deuxième partie, consacrée à la radicalisation de la contestation nationalisme et à la montée du « Moncéfisme », est une sorte de journal où Casemajor a consigné les évènements de cette période sans se départir de son ton neutre, ce qui n’exclut pas les observations pertinentes et les analyses fines. L’histoire du mouvement national vu par le prisme des renseignements généraux. Pour une fois, on n’aura pas besoin d’aller jusqu’au fin fond de la Bretagne, à Nantes plus précisément pour consulter les archives et les documents confidentiels relatifs à notre histoire. D’autant plus que la lecture du livre de Casemajor est à la fois agréable et instructive. Sans contenir des informations inédites, les observations qu’il y a consignées peuvent aider à l’intelligence de certaines péripéties. (1)   Sud editions, Tunis – 16 dinars. (Source: “leaders.com.tn” (Portail électronique – Tunis), le 25 février 2010)  


Immigration: l’UE endosse 29 propositions françaises avec une mise en garde


AFP / 25 février 2010 21h39 BRUXELLES – L’Union européenne a endossé jeudi 29 propositions françaises pour renforcer la protection des frontières européennes contre l’immigration illégale lors d’une réunion de ses ministres de l’Interieur et de l’Immigration à Bruxelles. « Je me réjouis que nous soyons parvenus à un consensus de l’ensemble des ministres européens pour adopter la feuille de route proposée par la France », a déclaré le ministre français Eric Besson. Ces 29 mesures avaient été présentées mercredi à Paris dans un communiqué officiel. Selon M. Besson, cette feuille de route « constitue un programme de travail pour mettre en place une véritable police aux frontières européennes ». L’une des mesures phares est l’organisation de vols conjoints (pour le retour forcé des immigrants en situation irrégulière) organisés et co-financés par Frontex », l’agence européenne chargée de la gestion des frontière extérieures de l’UE. « Je dis bien organisés par Frontex », a insisté M. Besson. « Désormais Frontex pourra même acquérir ou louer des avions pour effectuer ces vols », a précisé le ministre. La Commission européenne a toutefois mis en garde les gouvernements européens. « Des milliers de personnes tentent de passer clandestinement en Europe, mais cela ne fait pas pour autant d’elles des criminels et elles doivent être traitées de façon digne », a averti la nouvelle commissaire en charge des Affaires étrangères, la Suédoise Cécilia Malmström. « Je propose un code de conduite pour les opérations de retour, qui devront être assistées par des représentants d’ONG ou de la Croix Rouge », a-t-elle précisé. En cas de manquement, les Etats coupables seront sanctionnés par le non remboursement des frais engagés pour les opérations de retour forcé, a-t-elle indiqué. Elle a toutefois reconnu les limites de son action: « Nous présentons nos desiderata, mais les Etats restent souverains », a-t-elle reconnu. Le Parlement européen aura néanmoins son mot à dire sur ces nouvelles propositions et les élus sont très pointilleux sur le respect des droits de l’homme. Les propositions françaises tiennent compte de cette dimension. Elle préconisent une formation des garde frontières européens en ce sens, mais l’accent est surtout mis sur la coopération pour lutter contre les filières d’immigration clandestines et les passeurs. Des programmes d’action avec la Libye et la Turquie, deux des plus importants pays par lesquels transitent les candidats à l’immigration vers le sud de l’Europe sont préconisées. Ces négociations sont engagées depuis des années, mais elles n’ont jusqu’à présent pas abouti. M. Besson a enfin insisté sur la nécessité de rendre opérationnel dès le 1er juillet 2010 l’Etat major opérationnel de Frontex installée en Grèce, un des pays de l’UE les plus affectés par les problèmes posés par l’afflux d’immigrants clandestins, avec l’Italie et Malte. La Commission européenne a complété cette feuille de route avec une demande de moyens supplémentaires à mettre à la disposition de Frontex. Sa proposition impose aux Etats membres de l’UE « une contribution obligatoire en matériels et en ressources humaines » sans lesquels Frontex ne sera pas en mesure d’agir efficacement.

La coopération de la Libye sur l’immigration menacée, selon Rome


AFP, le 25 février 2010 à 22h23 BRUXELLES, 25 février (Reuters) – L’Italie a indiqué hier (25 février) que Tripoli pourrait revenir sur un accord de coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine en raison d’un différend entre la Libye et la Suisse qui s’est vite intensifié pour s’étendre à toute l’Europe. Pour le moment, Mouammar Kadhafi a appelé à une « guerre sainte » contre la Suisse. Background Muammar Gaddafi has ruled Libya since taking power in a military coup more than 40 years ago, on 1 September 1969. In theory, Gaddafi holds no official position in his ‘government by the masses’, or ‘Jamahiriya’. But in practice he rules the country, as basic civil liberties have been sidelined and opposition is not tolerated. Libya endured economic sanctions and diplomatic isolation as a result of terrorist attacks in the 1980s, which were believed to have been commissioned by Tripoli. These included the Lockerbie bombing, the explosion of a French airliner above the Sahara Desert in 1989 and the bombing of a Berlin disco in 1986. In recent years oil-rich Libya has gradually been improving its relations with the West. Tripoli paid compensation to the Lockerbie victims and was able to repatriate the sentenced perpetrator of the terrorist attack « on compassionate grounds » as he is said to be suffering from prostate cancer. His release unleashed a storm of protest across the world (EurActiv 25/08/09). The Libyan leader’s son, Hannibal Gaddafi, was detained briefly in Geneva last year when two of his servants complained he had mistreated them. In an obvious act of retaliation, Libya arrested two Swiss businessmen for alleged « visa offences ». Despite the fact that the president of Switzerland publicly apologised on their behalf, one of them, Max Goeldl, was sentenced to prison. Recently, the conflict escalated and began affecting the EU, after Tripoli decided not to issue any visas to nationals from Schengen countries (EurActiv 16/02/10). The move came after Bern banned 188 high-ranking Libyans, including Gaddafi, from entering Switzerland. Italy concluded an agreement with Tripoli to send illegal immigrants back to Libya without screening them for asylum claims (EurActiv 11/06/09). Human rights groups claim the agreement violates Italy’s international human rights obligations by dumping migrants and asylum seekers on Libya, a country with a poor human rights record. Tripoli has stopped issuing visas to citizens of the Schengen passport-free zone, which includes most of the European Union as well as Switzerland, in retaliation for Berne’s decision to bar entry to some Libyans including the country’s leader Muammar Gaddafi and his family. Italy, which has close business links with Libya, accused Switzerland of misusing the Schengen agreement and taking its members « hostage » by imposing the ban, which had forced other states to bar travel by Libyans as well. Speaking on the sidelines of a meeting of European Union interior ministers, Italy’s Roberto Maroni said the row put the Schengen zone at risk and could further strain relations with Libya. Cooperation by Tripoli in controlling immigration to the EU was one issue, he said. « The fear is in part that […] Libya could weaken its border controls concerning illegal immigration, » he told reporters. The EU has offered Libya 20 million euros ($26.95 million) to help it cope with the flow of illegal migrants who often use the country as a departure point for southern Europe, particularly Italy. Rome also signed a cooperation agreement with its former North African colony last year to curb migration across the Mediterranean by setting up joint patrols. Swiss Justice Minister Eveline Widmer-Schlumpf attended a meeting with EU ministers on yesterday to discuss possible solutions to the travel row. She reiterated Swiss denials that Berne had misused Schengen deals but declined to offer any details on yesterday’s talks. A Swiss businessman was given a jail sentence after a visa standoff.


Trois haut gradés turcs relâchés


Reuters, le 25 février 2010 à 23h56 par Daren Butler et Zerin Elci ISTANBUL, 25 février (Reuters) – Trois officiers supérieurs turcs en retraite ont été relâchés jeudi par le parquet, ce qui pourrait contribuer à éviter un affrontement entre le gouvernement du parti islamo-conservateur AK et l’armée, qui se veut garante de la laïcité. Il n’a pas été précisé dans l’immédiat si ces haut gradés restaient passibles de poursuites. Les tensions entre les militaires et le parti AK, au pouvoir, se sont fortement accentuées après l’arrestation, lundi, de 50 officiers supérieurs accusés d’avoir conspiré, en 2003, contre le gouvernement du Premier ministre Tayyip Erdogan. Ces tensions, dans un pays où l’armée a renversé quatre gouvernements au cours des 50 dernières années, ont fait reculer la devise et la Bourse turques. Le parquet a remis en liberté jeudi soir les trois plus haut gradés – le chef des forces aériennes en retraite Ibrahim Firtina, l’ancien chef de la marine Ozden Ornek et un ancien chef d’état-majeur adjoint, Ergin Saygun, ont rapporté des radios. Le procureur général adjoint d’Istanbul, Turan Colakkadi, a déclaré que les trois officiers, qui avaient été interrogés une première fois à la fin de l’an dernier, étaient peu susceptibles d’ingérence dans l’enquête en cours, rapporte l’agence de presse anatolienne. « Nous ne pensons pas qu’ils aient l’intention de détruire des preuves. Comme ils n’ont pas quitté leur lieu de résidence lorsque nous les avons laissés partir il y a deux ou trois mois, nous les avons relâchés en pensant qu’ils ne tenteraient pas non plus de fuir cette fois », a dit Colakkadi. Une vingtaine d’officiers supérieurs ont déjà été inculpés et placés en détention dans le cadre de l’enquête sur un complot répondant au nom de code de « masse ». « Je suis ici pour donner un éclairage sur une procédure légale en cours, pour expliquer les défauts et les erreurs qui ont été présentés comme des vérités, qu’il s’agisse de moi-même, des forces aériennes ou des héroïques forces armées turques. Je pense que je l’ai fait suffisamment et je suis maintenant parmi vous », a déclaré Firtina à des journalistes, cité par l’agence de presse anatolienne. PAS D’ELECTIONS ANTICIPEES Le président Abdullah Gül avait auparavant eu des discussions de crise avec Erdogan et avec le général Ilker Basbug, chef d’état-major des forces armées, après quoi il a publié un communiqué assurant que « les problèmes de la Turquie doivent être résolus dans le cadre constitutionnel ». « Nous avons souligné que les citoyens peuvent être sûrs que les problèmes actuels seront résolus dans le cadre de la constitution et de la loi au cours de ce processus », affirme Gül dans son communiqué. « Chacun doit agir de façon responsable afin d’éviter tout dommage à nos institutions », ajoute-t-il. De son côté, Erdogan a estimé que les discussions s’étaient « très bien » déroulées, rapporte la télévision turque. Les tensions ont alimenté des rumeurs d’élections anticipées et de tentative d’interdiction de l’AK par le procureur général, ce qui avait déjà été tenté sans succès en 2008. Erdogan a toutefois assuré jeudi après-midi qu’il n’était pas dans les intentions de son gouvernement d’organiser des élections anticipées. Les commandants de l’armée ont d’ores et déjà fait état d’une « situation grave » à l’issue d’une réunion extraordinaire qu’ils ont tenue pour discuter de l’enquête. Selon des organes de presse turcs, le complot incriminé aurait été planifié en 2003. Il aurait notamment consisté à semer le chaos dans les rues d’Istanbul en posant des bombes dans des mosquées et des musées, le but étant de démontrer l’incapacité de l’AKP à protéger la population turque et de justifier un éventuel coup d’Etat. L’armée a toujours assuré que les documents mis en cause faisaient partie d’une procédure d’entraînement et n’étaient en aucun cas destinés à destabiliser le gouvernement. D’autres officiers en retraite ont été accusés d’appartenance au réseau d’extrême droite clandestin Ergenekon, dont le procès de quelque 200 membres présumés est en cours.

Turquie – Arrestation d’une vingtaine d’autres officiers


Reuters, le 26 février 2010 à 17h11 ISTANBUL, 26 février (Reuters) – Les médias turcs ont annoncé vendredi l’arrestation de près d’une vingtaine d’autres officiers dans l’enquête sur un présumé complot contre le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Tayiip Erdogan, en 2003. Les marchés turcs sont rendus nerveux par ces nouvelles arrestations, qui viennent s’ajouter à celles de 50 autres officiers d’active ou en retraite depuis lundi, qui ont accru les tensions entre l’état-major et le gouvernement majoritaire de l’APK d’Erdogan. Le parquet a remis en liberté jeudi soir les trois plus gradés d’entre eux, le chef des forces aériennes en retraite Ibrahim Firtina, l’ancien chef de la marine Ozden Ornek et un ancien chef d’état-majeur adjoint, Ergin Saygun. Ils continuent à faire l’objet d’investigation, mais leur remise en liberté est censée apaiser les tensions entre l’armée, gardienne sourcilleuse de la laïcité de l’Etat, et l’AKP, que l’état-major soupçonne de chercher à reconfessionnaliser l’Etat subrepticement. Une vingtaine d’officiers supérieurs ont d’ores et déjà été inculpés et placés en détention dans le cadre de l’enquête sur le complot, qui aurait consisté à commettre des attentats dans des mosquées et des musées d’Istanbul pour semer le chaos, déstabiliser le gouvernement et justifier un coup d’Etat. La Bourse d’Istanbul et la livre turque s’étaient reprises à l’annonce de la libération des trois officiers les plus gradés, mais elles ont dégringolé à nouveau à l’annonce de 17 nouvelles arrestations par la chaîne CNN Türk, bien que l’indice des valeurs ait finalement clôturé en très légère hausse. Epinglant les rumeurs et supputations des médias, qui paniquement les investisseurs, le Premier ministre a déclaré vendredi avoir « parlé aux patrons de presse » pour leur signifier que « personne n’a le droit de mettre sens dessus dessous l’économie du pays ».


Turquie/complot: Erdogan met en garde l’armée, l’enquête s’élargit


AFP, le 26 février 2010 à 14h57 ANKARA, 26 fév 2010 (AFP) -Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde vendredi l’armée assurant que « personne n’est au-dessus des lois », au moment où dix-huit nouveaux militaires étaient interpellés dans le cadre d’une enquête pour complot présumé contre le gouvernement en 2003. Cette enquête a déjà débouché sur des poursuites à l’encontre de 31 personnes. Le chef de gouvernement s’est montré particulièrement ferme en excluant toute impunité dans le cadre de cette affaire, qui a provoqué une grave crise de pouvoir dans le pays. « Ceux qui préparent des plans en secret pour écraser la volonté du peuple doivent se rendre compte qu’à partir de maintenant, ils devront affronter la justice (…) Personne n’est au-dessus des lois. Personne ne peut jouir de l’impunité », a déclaré M. Erdogan lors d’une réunion de son parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) sans toutefois mentionner explicitement l’enquête en cours. Parmi les 18 nouvelles arrestations opérées vendredi dans le cadre d’une opération menée dans 13 provinces, figure le chef des forces paramilitaires de la province de Konya (centre). Vendredi, un tribunal turc a ordonné la détention de onze nouveaux suspects dans l’affaire du complot présumé, portant le total des personnes impliquées dans cette affaire à 31, selon l’agence Anatolie. Neuf officiers d’active, dont deux amiraux, et deux militaires à la retraite, dont un général, se trouvent dans le groupe placé en détention préventive après interrogatoire par les procureurs. Un colonel a été laissé en liberté pour raisons médicales. Les suspects devaient être interrogés vendredi, ainsi que le dirigeant présumé de ce complot, Cetin Dogan, général à quatre étoiles, a rapporté l’agence Anatolie. Dogan a démenti tout projet de coup d’Etat. Le Premier ministre a balayé les critiques de l’opposition selon lesquelles l’AKP devenait de plus en plus autoritaire et tentait de discréditer l’armée, considérée comme le garant de la laïcité en Turquie. « Ce qui est train de se passer aujourd’hui, c’est la normalisation (…) Ce sont les marques d’une démocratie avancée », a-t-il dit en assurant que « personne ne devrait éprouver de doutes ou de craintes ». Les plus hauts gradés du complot présumé, notamment les ex-chefs de la Marine et de l’aviation Ozden Ornek et Ibrahim Firtina, avaient été libérés jeudi soir sur ordre du Parquet après interrogatoire. Leur remise en liberté est intervenue après une importante réunion des dirigeants civils et militaires turcs qui se sont engagés à régler la crise dans le cadre des lois et de la constitution, dans une tentative apparente d’apaiser les tensions. Avant la réunion, l’état-major avait évoqué une « situation sérieuse ». Des procureurs d’Istanbul instruisant plusieurs dossiers de conspiration avaient procédé lundi à un coup de filet inédit contre l’élite militaire, qui avait touché 49 officiers. Le projet de coup d’Etat présumé aurait été préparé en 2003 au sein du corps d’armée à Istanbul, peu après l’arrivée au pouvoir en 2002 de l’AKP, qui est issu d’un parti islamiste désormais interdit. La Première armée était à l’époque dirigée par Dogan. Il avait joué un rôle prépondérant dans la campagne lancée par les militaires en 1997 qui avait abouti à la démission du premier chef de gouvernement islamiste du pays, Necmettin Erbakan. Ce dernier est considéré comme le mentor d’Erdogan. On ignore si le complot avait eu un commencement d’exécution ou s’il est demeuré à l’état de projet. Les premières informations à ce propos avaient été publiées en janvier par le journal turc Taraf, qui cible régulièrement les forces armées. Le complot incriminé visait, selon la justice, à semer le chaos en Turquie en provoquant des attentats spectaculaires.

 

Elections au Tadjikistan sous le signe de la famille du président


AFP, le 26 février 2010 à 10h21 Par Akbar BORISSOV DOUCHANBE, 26 fév 2010 (AFP) – Les Tadjiks sont appelés à voter  dimanche pour des élections législatives et locales dont le résultat ne fait guère de doute tant la vie politique est dominée par le parti du président Emomali Rakhmon, qui en profite pour lancer la carrière de son fils Roustam. Pour les spécialistes de l’Asie centrale, la candidature du jeune homme de 23 ans au conseil municipal de Douchanbé, la capitale, est l’événement de ces scrutins, car elle pourrait bien marquer le début du processus de succession à la tête de l’Etat tadjik. D’autant que le lancement de la carrière politique de Roustam Emomali -un footballeur réputé amateur de belles voitures- intervient quelques mois après la nomination de sa soeur au poste de vice-ministre des Affaires étrangères. « C’est le scénario qui est mis en oeuvre partout en Asie centrale. Le président d’un pays cherche un membre de sa famille pour prendre sa suite », relève Paul Quinn-Judge, expert de l’Asie centrale au centre d’analyse International Crisis Group. « Dans ce contexte, je pense que ce qui se passe maintenant à Douchanbé doit être pris très au sérieux », estime-t-il. En effet le cas de Roustam Emomali est loin d’être exceptionnel. Au Kazakhstan, au Kirghizstan et en Ouzbékistan, les membres de la famille des présidents sont placés à des postes clés dans le monde politique et des affaires. Un diplomate de l’Union européenne en poste à Douchanbé a confié à l’AFP douter des compétences du fils de Emomali Rakhmon, 57 ans et au pouvoir depuis 1992. « Il est déjà théoriquement à la tête d’un département du ministère des Investissements, mais il ne vient pas souvent au bureau », a raconté cette source sous le couvert de l’anonymat. Des électeurs interrogés par l’AFP ne croient par ailleurs pas que l’élection de Roustam Emomali se fera de manière libre et honnête dans ce pays, le plus pauvre d’ex-URSS, qui a été le théâtre d’une guerre civile pendant les années 1990. « Pour que le pays puisse prospérer il faut une concurrence saine, qu’il s’agisse du fils du président ou d’un simple ouvrier », estime ainsi un habitant de Douchanbé âgé de 32 ans mais qui préfère  taire son nom. Il est cependant peu probable que les législatives de dimanche  se déroulent sous le signe du pluralisme, comme en témoigne l’actuel  Parlement dont 57 des 63 sièges sont contrôlés par le Parti populaire démocratique du président tadjik, alors que l’opposition en est réduite à jouer un rôle de figurant. « Qu’est ce que ça changerait que j’aille voter ? Mon mari travaille en Russie depuis 10 ans, et moi je suis coincée ici avec  quatre enfants », relève Makhina, une vendeuse de 39 ans sur le marché de Douchanbé. « Personnellement, je ne crois pas que les choses puisent s’améliorer après les élections », dit-elle. Pays frontalier de l’Afghanistan, le Tadjikistan a vu son  économie aller de mal en pis depuis la chute de l’URSS. Frappés par la misère et les pénuries, des centaines de milliers de Tadjiks ont  fui leur pays pour travailler à l’étranger, notamment sur les chantiers en Russie.
 

Iran/TV:le chef de Joundallah « avoue » avoir reçu une offre d’aide américaine


AFP / 26 février 2010 12h54 TEHERAN – Le chef du groupe sunnite extrémiste Joundallah, Abdolmalek Righi, détenu en Iran, a « avoué » avoir reçu une proposition d’aide des Etats-Unis pour combattre le régime islamique, a indiqué vendredi la presse iranienne. « Ils (les Américains) ont dit qu’ils coopéreraient avec nous et nous fourniraient du matériel militaire », a dit Righi dans une vidéo diffusée par la télévision officielle en langue anglaise Press-TV. « Ils ont aussi promis de nous donner une base en Afghanistan près de la frontière iranienne », a-t-il ajouté. Abdolmalek Righi, l’homme le plus recherché par l’Iran, a été arrêté après l’interception mardi par les autorités iraniennes d’un avion qui l’amenait de Dubaï au Kirghizstan. Selon les déclarations du chef rebelle diffusées par Press-TV, il devait y rencontrer « un haut responsable américain ». Righi a affirmé dans la vidéo avoir rencontré en mars 2009 au Pakistan des Américains qui avaient cherché à le de nouveau rencontrer à nouveau « après la dernière opération majeure que nous avions mené », en allusion à l’attentat suicide contre les Gardiens de la révolution (42 morts) en octobre 2009. « Les Américains disaient +notre problème maintenant, c’est l’Iran, pas Al-Qaïda ni les talibans' », a-t-il ajouté. Le groupe Joundallah mène depuis dix ans une rébellion sanglante dans le sud-est de l’Iran, frontalier du Pakistan et où vit une très importante population sunnite alors que la République islamique est à majorité chiite. Sous l’impulsion d’Abdolmalek Righi, âgé d’une trentaine d’années, le Joundallah a mené ces dernières années des opérations armées de plus en plus spectaculaires, la plus récente, celle d’octobre contre les Gardiens de la Révolution (armée idéologique du régime) à Pishin, à la frontière pakistanaise. Téhéran a toujours accusé le Joundallah d’être entraîné et équipé par les services de renseignements américains et britanniques mais aussi pakistanais dans le but de déstabiliser le pouvoir central iranien. Washington a régulièrement démenti ces accusations. A Abou Dhabi, le ministère des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué que Righi avait effectué une escale de deux heures à Dubaï, en se rendant d’Afghanistan au Kirghizstan, démentant des informations de presse selon lesquelles il avait été arrêté après un séjour à Dubaï. Righi « qui venait de Kaboul et se rendait au Kirghizstan, s’est arrêté durant deux heures à l’aéroport de Dubaï et n’a pas utilisé son visa pour entrer à Dubaï », a écrit le ministère.  


Caricatures: excuses d’un quotidien danois pour avoir offensé les musulmans

AFP, le 26 février 2010 à 17h32

COPENHAGUE, 26 fév 2010 (AFP) – – Le quotidien danois Politiken a présenté ses excuses aux musulmans pour les avoir offensés en reproduisant en 2008 les caricatures controversées de Mahomet, sans pour autant regretter la publication en tant que telle, a-t-il annoncé vendredi.

 

 Le journal, le premier média danois à faire de telles excuses, a conclu un accord avec huit organisations représentant près de 95.000 descendants du Prophète dans 8 pays, où il dit regretter d’avoir blessé la foi des musulmans. Cet accord stipule néanmoins que le quotidien de centre-gauche ne renonce pas au droit de republier ces caricatures de nouveau, souligne Politiken dans un communiqué. Les organisations signataires de l’accord sont établies dans huit pays (Egypte, Libye, Qatar, Jordanie, Arabie saoudite, Liban, territoires palestiniens, Australie), dont notamment une organisation égyptienne, Niqabat al-Ashraf, forte de près de 70.000 membres. Le rédacteur en chef du quotidien, qui a publié cet accord à la une vendredi, s’est « félicité » du compromis obtenu. « Nous déplorons l’offense faite aux musulmans même si ce n’était pas notre intention », a déclaré Toeger Seindenfaden à l’AFP. Ce compromis a cependant suscité une vive condamnation d’une grande partie du milieu politique danois, qui accuse Politiken d’avoir mis un genou à terre et sacrifié la liberté d’expression, considérée comme la pierre angulaire de la démocratie danoise. Il a été dénoncé par d’autres grands quotidiens danois, comme Jyllands-Posten et Berlingske Tidende, qui ont affirmé cependant qu’ils ne comptaient pas les republier. Douze caricatures controversées du prophète Mahomet avaient été publiés pour la première fois en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten. Jugées offensantes par de nombreux musulmans, elles avaient déclenché une vague de violentes manifestations, principalement dans le monde islamique en janvier et février 2006, dirigées contre le Danemark. Elles avaient été reproduites en février 2008 par près de vingt quotidiens danois, dont Politiken, à la suite d’un plan avorté d’attentat contre un des caricaturistes. « Politiken n’a jamais approuvé le message de Jyllands-Posten », a souligné Seindenfalden vendredi. « Nous avions imprimé à l’époque ce dessin pour illustrer une information sur ce plan d’attentat. C’est tout, et non pour provoquer. » Le compromis avec Politiken fait suite à une demande du 28 août dernier d’un avocat saoudien, Faisal Ahmed Zaki Yamani, à onze quotidiens danois ayant reproduit ces caricatures, exigeant qu’ils fassent des excuses, qu’ils promettent de ne plus les republier et les enlèvent de leurs sites internet.

AFP

 

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