20 juillet 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2614 du 20.07.2007

 archives : www.tunisnews.net


L’AMJ appelle les Présidents africains à se mobiliser en faveur de la liberté de la presse AFP: Tunisie: dix migrants clandestins tunisiens secourus en mer (presse) NOUVELOBS  :Tunisie : dix clandestins secourus en mer Le Temps : Plus de 20 Tunisiens s’emparent d’un chalutier et le détournent vers l’île italienne de Lampedusa AFP: Afflux de clandestins à Lampedusa, le centre d’accueil sous tension Le Temps : Shakespeare passe ses vacances à Hammamet Le Temps : Conférence nationale sur la relation entre l’exportation et le transport Le Temps : Atelier sur l’exportation des produits industriels AFP: Pakistan : La Cour suprême réinstalle son président suspendu par Musharraf Reuters: Turquie-Le MHP séduit les électeurs avec ses vues nationalistes AFP: Les ficelles du parti kurde pour que leurs électeurs fassent le « bon » choix


 

Le numéro 28 de Mouwatinoun est en ligne

sur www.fdtl.org Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_28.pdf Le webmaster du FDTL (www.fdtl.org)


    L’AMJ appelle les Présidents africains à se mobiliser en faveur de la liberté de la presse

 
Paris, 2 juillet 2007        L’Association Mondiale des Journaux et le World Editors Forum ont appelé aujourd’hui les dirigeants africains, réunis au Ghana à l’occasion du Sommet de l’Union Africaine, à abolir les lois sur l’ »insulte publique » et à souscrire aux principes de la liberté de la presse énoncés dans la Déclaration de la Montagne de la Table. Cette dernière recommande l’abrogation de toutes les lois qui limitent la liberté d’expression.              « La presse africaine est paralysée par un arsenal de mesures répressives, allant de l’emprisonnement et de la persécution des journalistes au fléau généralisé que sont les lois sur la diffamation et l’injure publiques », a souligné l’AMJ dans un communiqué. « La liberté de la presse reste essentielle à l’établissement de la bonne gouvernance et du développement économique, politique, social et culturel durable, de la prospérité et de la paix en Afrique, et à la lutte contre la corruption, la famine, la pauvreté, le conflit violent, la maladie et le manque d’éducation. » La Déclaration de la Montagne de la Table, adoptée le mois dernier lors du Congrès Mondial des Journaux et du World Editors Forum au Cap, en Afrique du Sud, appelle les gouvernements africains à abolir d’urgence toutes les lois qui limitent la liberté de la presse, à libérer les journalistes emprisonnés, à abolir les lois draconiennes sur la presse et à reconnaître l’importance de la liberté de la presse pour le développement économique, politique et social. En appelant aujourd’hui les dirigeants africains à agir, l’AMJ et le WEF ont documenté 229 cas où des rédacteurs en chef, des journalistes et d’autres professionnels des médias ont été harcelés, agressés, frappés, arrêtés, détenus ou emprisonnés dans 27 pays africains entre janvier et mai 2007. Les deux organisations s’inquiètent tout particulièrement des soi-disant « lois sur l’insulte publique », en application desquelles toute « insulte » envers les présidents et autres personnalités publiques constitue un délit pénal, et qui sont souvent utilisées pour emprisonner ceux critiquent le pouvoir. Vous trouverez la déclaration, et des détails sur chacun de ces cas, ici. La Déclaration de la Montagne de la Table, dont le nom est tiré du promontoire rocheux qui surplombe le Cap, a été ratifiée par les Conseils d’administration de l’AMJ et du WEF, qui représentent 18.000 journaux dans le monde. Cette déclaration : –  appelle les gouvernements africains à abolir d’urgence les lois sur l’insulte publique et toutes les autres lois qui limitent la liberté de la presse. –  appelle à la libération immédiate de tous les journalistes emprisonnés et au retour des journalistes qui ont été contraints à l’exil. –  condamne la répression des médias africains à travers la censure et « l’utilisation d’autres mécanismes comme le prélèvement de taxes à l’importation sur le papier journal et sur le matériel d’impression et le retrait d’annonces publicitaires. » –  appelle les gouvernements à promouvoir « les standards de liberté de la presse les plus élevés » et à offrir des garanties constitutionnelles à la liberté de la presse. –  appelle l’Union Africaine à inclure immédiatement la liberté de la presse et l’indépendance des médias dans les critères de “bonne gouvernance” du Mécanisme Africain de Contrôle (APRM). –  appelle les institutions internationales à promouvoir des avancées de la liberté de la presse en Afrique en aidant notamment les journaux dans les domaines de la défense légale, du développement des compétences et de l’accès au capital et à l’équipement. L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18.000 journaux et regroupe 76 associations nationales d’éditeurs, des journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 12 agences de presse et 10 organisations de presse régionales et internationales. Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tel : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr


Tunisie: dix migrants clandestins tunisiens secourus en mer (presse)

 
AFP, le 19 juillet 2007 à 14h34 TUNIS, 19 juil 2007 (AFP) – Dix migrants clandestins tunisiens ont été secourus par des gardes-côtes au large des îles Kerkennah, dans le sud-est de la Tunisie, a rapporté jeudi le quotidien privé Assarih. Les dix clandestins, selon ce journal, tentaient de gagner l’Italie à bord d’un zodiac à Salacta, un petit port du sahel tunisien, à 170 km au sud de Tunis. Perdue en mer, l’embarcation a été repérée par des pêcheurs qui ont donné l’alerte aux gardes-côtes sur la présence de migrants à la dérive, selon la même source. L’hebdomadaire Assabah-Ousboui avait fait état lundi du sauvetage de onze autres tunisiens interceptés au large de Sfax (270 km au sud-est de Tunis). Ces migrants avaient indiqué être partis du port de Mahdia (centre) pour se rendre à Lampedusa, petite île du sud de l’Italie située à 160 km au nord des côtes tunisiennes. Vingt-quatre autres clandestins ont dérouté mercredi un bateau de pêche tunisien pour se diriger vers Lampedusa, avant d’accepté d’être reconduits vers la Tunisie, a rapporté jeudi l’agence italienne Ansa. Ces candidats à l’immigration, dont quatre femmes et deux enfants, avaient été secourus 24 heures plus tôt par un bateau de pêche tunisien et une partie d’entre-eux avaient été alors transférés sur une embarcation italienne. Voyant que le navire italien se dirigeait vers Lampedusa et que le bateau de pêche repartait vers la Tunisie, des immigrés se sont rebellés et ont tenté de forcer l’équipage, sous la menace de couteaux, à les emmener vers Lampedusa. Débarqués jeudi au port de Tunis, les membres de ce groupe feront l’objet de poursuites en Tunisie, où ils risquent une peine de dix ans minimum, selon une source portuaire. AFP


Tunisie : dix clandestins secourus en mer

 
 | 19.07.2007 | 15:43 Ces migrants tunisiens, perdus à bord d’un zodiac, tentaient de gagner l’Italie. Cette semaine, 35 autres clandestins ont été interpellés alors qu’ils tentaient de rejoindre l’autre rive de la Méditerrannée. Des gardes-côtes ont secourus dix migrants clandestins tunisiens au large des îles Kerkennah, dans le sud-est de la Tunisie , a rapporté, jeudi 19 juillet, le quotidien privé Assarih. Selon ce journal, les dix clandestins tentaient de gagner l’Italie à bord d’un zodiac à Salacta, un petit port du sahel tunisien, à 170 km au sud de Tunis. Perdue en mer, l’embarcation a été repérée par des pêcheurs qui ont donné l’alerte aux gardes-côtes sur la présence de migrants à la dérive, selon la même source. Lundi, l’hebdomadaire Assabah-Ousboui avait déjà fait état du sauvetage de onze autres tunisiens interceptés au large de Sfax ( 270 km au sud-est de Tunis). Ces migrants avaient indiqué être partis du port de Mahdia (centre) pour se rendre à Lampedusa, petite île du sud de l’Italie située à 160 km au nord des côtes tunisiennes. D’autres clandestins Vingt-quatre autres clandestins ont dérouté mercredi un bateau de pêche tunisien pour se diriger vers Lampedusa, avant d’accepté d’être reconduits vers la Tunisie , a rapporté jeudi l’agence italienne Ansa. Ces candidats à l’immigration, dont quatre femmes et deux enfants, avaient été secourus 24 heures plus tôt par un bateau de pêche tunisien et une partie d’entre-eux avaient été alors transférés sur une embarcation italienne. Voyant que le navire italien se dirigeait vers Lampedusa et que le bateau de pêche repartait vers la Tunisie , des immigrés se sont rebellés et ont tenté de forcer l’équipage, sous la menace de couteaux, à les emmener vers Lampedusa. Débarqués jeudi au port de Tunis, les membres de ce groupe feront l’objet de poursuites en Tunisie, où ils risquent une peine de dix ans minimum, selon une source portuaire. Source : NOUVELOBS.COM  de 19 /7/2007 Lien :http/tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20070719.OBS7391/tunisie__dix_clandestinssecourus_en_mer.html  


 

Emigration clandestine Plus de 20 Tunisiens s’emparent d’un chalutier et le détournent vers l’île italienne de Lampedusa

 
• Les clandestins, aussitôt rapatriés en Tunisie Plus de vingt tunisiens, s’apprêtant à passer clandestinement la frontière, ont été surpris par la panne survenue au bateau leur servant à accomplir cette particulière traversée, alors qu’ils étaient encore dans les eaux territoriales tunisiennes. cette particulière traversée, alors qu’ils étaient encore dans les eaux territoriales tunisiennes. Pris de panique, ils faillirent se noyer, n’eut été le commandant d’un chalutier qui accourut pour les sauver. Mais au lieu de le remercier, une fois dans le chalutier, ils le prirent en otage, le menaçant au moyen d’armes blanches pour l’obliger à changer de cap vers l’Italie. C’est à Lampedusa que cet évènement connut son dénouement par l’intervention des carabiniers qui intervinrent efficacement pour maîtriser les forcenés et libérer le commandant du chalutier qui a eu plus de peur que de mal. Les agresseurs ont été expulsés vers la Tunisie où ils furent arrêtés par la police. Une enquête a été ordonnée par les autorités compétentes. Signalons que l’agence de presse italienne « ANSA » fait état de 24 clandestins dont quatre femmes et deux enfants D’après Assabah : Moufida Guizani (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 juillet 2007)

 


Afflux de clandestins à Lampedusa, le centre d’accueil sous tension

 
AFP, le 19 juillet 2007 à 17h18 ROME, 19 juil 2007 (AFP) – Le canal de Sicile séparant les côtes africaines du sud de l’Italie vit avec l’été au rythme des drames de l’immigration clandestine et le centre d’accueil fermé de la petite île de Lampedusa explose sous le nombre de personnes hébergées dans des conditions précaires. Dans la journée de jeudi, 303 clandestins sont arrivés jeudi à Lampedusa (sud de la Sicile), dont 259 par leurs propres moyens, les autres étant interceptés en mer par les garde-côtes, a indiqué à l’AFP le commandement général des garde-côtes à Rome. L’afflux a été moins important que la veille, quand plus de 400 clandestins avaient été secourus dans le canal de Sicile et transférés à Lampedusa, tandis que le naufrage de deux embarcations faisait quatre morts et 12 disparus. Mais les arrivées de jeudi ont encore aggravé les conditions d’hébergement dans le centre fermé de l’île, d’une capacité de 190 places, et qui accueillait jeudi plus de 800 personnes, selon le Haut comité pour les réfugiés de l’ONU (HCR) en Italie. « La situation est critique, les conditions de vie dans le centre de Lampedusa sont très difficiles », a déclaré à l’AFP Laura Boldroni, porte-parole du HCR Italie. Un pont aérien a commencé à évacuer une partie des immigrants vers d’autres centres en Sicile, comme celui de Crotone d’une capacité de 1.000 places, a indiqué Christopher Hein, directeur du Conseil italien aux réfugiés, une association qui gère des centres pour immigrés. Un nouveau centre de 400 places est en construction à Lampedusa, mais ce projet se heurte à l’opposition de certains élus locaux, a rapporté La Repubblica. Le surpeuplement du centre de Lampedusa « fait craindre le développement de maladies infectieuses », a averti Christopher Hein. Médecins sans Frontières, qui assure une présence à Lampedusa, a fait état de cas de gastro-entérite et de coups de chaleur. L’association a cependant souligné que la situation « n’a rien d’exceptionnel », car elle survient désormais tous les ans à la même époque. Selon le HCR, le nombre total de clandestins arrivés à Lampedusa durant les six premiers mois de l’année est même en baisse de 50% par rapport à la même période de 2006. Mais les dernières semaines ont été marquées par plusieurs naufrages qui ont fait officiellement en juin 77 morts et 133 disparus, souligne sa porte-parole. Le HCR s’est par ailleurs inquiété du sort de 24 clandestins débarqués jeudi à Tunis après avoir été secourus mercredi dans le canal de Sicile par un bateau de pêche tunisien. Les membres de ce groupe, soupçonnés d’avoir tenté de détourner le bateau, sont menacés de poursuites et risquent une peine de dix ans minimum, selon une source portuaire à Tunis. De premières informations avaient fait état d’une tentative violente de prise de contrôle du bateau de pêche par les immigrants refusant d’être conduits en Tunisie. Selon les témoignages recueillis par Laura Boldroni, il n’y aurait eu « ni menaces ni violences ». Les 24 immigrants originaires d’Erythrée, d’Ethiopie et du Soudan, voulaient éviter d’être séparés d’une partie du groupe avec lequel ils avaient entrepris la traversée, et qui avait été recueilli par une vedette des garde-côtes italiens. Les 15 membres du groupe repêchés par la vedette italienne se sont retrouvés à Lampedusa et un couple s’est trouvé séparé, l’homme en Italie et la femme en Tunisie.  


 

Shakespeare passe ses vacances à Hammamet

– Le village linguistique reçoit 650 étudiants répartis sur deux sessions, choisis pour « améliorer leur anglais »

 
Situé à quelques kms de Nabeul, le village linguistique de Hammamet n’est pas un lieu très animé et l’éloignement y est pour beaucoup. Ce village offre cependant dès qu’on y met les pieds un visage accueillant. Un grand espace architectural  où s’épanouissent des bosquets fleuris. Aux alentours disposés des classes et des laboratoires pour apprendre la langue de Shakespeare mais aussi des ateliers en plein air où 320 étudiants discutent autour d’un thème d’actualité avec des profs tunisiens et américains. Ils sont tous attentifs et suivent avec un grand intérêt les cours dispensés. Dans son bureau, le professeur, Jaleleddine Boussedra directeur du village nous reçoit à bras ouverts. Entouré de son staff, il essaie de fignoler le programme de la journée et de mettre de l’ordre dans la maison «  Vous savez dit-il, il faut être à l’écoute de nos profs et étudiants jour et nuit. Ce n’est pas aisé mais on essaie de satisfaire tous les besoins. Imaginez  avec 320 étudiants qui viennent de 15 départements d’anglais de Gafsa, Gabès, Sousse, Kairouan, Jendouba, Béja et Tunis. Au total nous recevons 650 étudiants répartis sur deux sessions. La première du 15 au 30 juillet, la seconde du 1er  au 15 août. Les 320 étudiants sont répartis en 12 groupes. Ce sont la plupart les meilleurs étudiants qui passent de la 2ème à la 3ème année. L’objectif de ce village linguistique c’est amener l’étudiant à parler l’anglais dans un environnement convivial tout en améliorant ses performances orales. Vous savez nous explique M. Boussedra nos étudiants excellent en anglais écrit mais ne parlent pas bien la langue de Shakespeare. C’est pourquoi nous avons mis tous les moyens pédagogiques pour parfaire leur formation en dotant ce village de laboratoires d’apprentissage de langue, de technologie d’information et de communication et d’internet.  ôté animation, nous avons réservé les après-midis pour les projections de films, l’organisation de concerts musicaux, une manière de découvrir les aspects culturels de la civilisation anglophone. Cette année, nous avons innové en invitant des guest speakers  pour animer des débats en plein air avec nos étudiants sur des sujets d’actualité. Notre souci est d’offrir une formation dans un beau cadre loin des locaux habituels des facultés. Nous organisons aussi des ateliers animés par des étudiants qui ont du talent en musique, en arts martiaux et journalisme. D’ailleurs nos étudiants ont eu l’occasion de suivre des concerts de rap et de jazz,  d’assister à des représentations théâtrales et de participer à l’édification d’une gazette en langue anglaise, une façon de présenter leurs activités et leurs idées. Sortir des sentiers battus tel est notre objectif, nous voulons une école d’été innovante et ouverte sur son environnement. C’est pourquoi nous avons invité cet été des professeurs américains pour encadrer nos étudiants dont la célèbre prof Liz England qui a été d’un grand apport pour la formation de nos étudiants. Pour mieux initier nos étudiants et leur apprendre à mieux communiquer en anglais, nous avons fait venir dix étudiants américains de l’université de Wyoming. Le contact avec les Tunisiens était fructueux et la communion était totale. Le soir, nos étudiants meubleront leurs soirées par des visites des villes touristiques et des espaces culturels de Nabeul, Hammamet et Kélibia. Ils bénéficieront chacun d’une bourse de 50 dinars. C’est dire que nous voudrons leur offrir des conditions idéales de formation » C’est l’avis de Aicha Kouni, une étudiante de Manouba «  C’est génial dit -elle. Le cadre est agréable, la formation est intéressante. On ne s’ennuie pas. On est là pour joindre l’utile à l’agréable » le jeune Ajroudi partage cette idée « C’est une bonne opportunité de se perfectionner en anglais. L’important c’est d’améliorer ses performances  orales surtout au contact de nos amis américains » Leah Ramsey, une américaine de l’Université de wyoming conclut «  C’est une bonne opportunité d’apprendre l’anglais. Le contact est bien avec nos amis tunisiens. On est bien intégré. On se régale et c’est enrichissant ce dialogue entre Tunisiens et Américains » Kamel Bouaouina (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 juillet 2007)

Conférence nationale sur la relation entre l’exportation et le transport Charges coûteuses ; formalités lourdes ; opérateurs étrangers inflexibles

 
Couverture de Sana Farhat et Mourad SELLAMI – Un exemple plutôt paradoxal : les coûts de transport d’une marchandise entre Marseille et Tunis sont juste inférieurs de 15 % par rapport aux coûts entre Marseille et la Chine Les différents intervenants sur la scène de l’exportation ont été réunis, hier, pour la conférence nationale « transport et exportation : réalités et perspectives ». Producteurs, exportateurs, transporteurs et administrateurs se sont concertés sur les difficultés rencontrées par le processus d’exportation et les moyens d’y faire face. Il a été surtout question de valider l’avantage de la proximité de la Tunisie par rapport à l’Union Européenne en réduisant les coûts annexes de la production tels que le transport. En effet, les statistiques montrent que nos concurrents directs – comme le Maroc et l’Egypte – sont mieux placés que nous sur ce terrain. Les exportateurs ont cité aussi les difficultés qu’ils rencontrent pour accéder aux nouveaux marchés et notamment l’Afrique subsaharienne en raison de l’absence d’opérateurs nationaux et de la difficulté des liaisons. Il a été aussi question du « transit time » trop long en raison de la complexité des procédures et de la faiblesse de la logistique dans les ports tunisiens. Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre a rappelé des principales mesures adoptées pour la promotion de l’exportation et le soutien aux produits tunisiens sur la scène internationale. Il a exprimé la disposition de l’administration à faire ce qui est possible pour renforcer cette présence dans un objectif de répondre aux nouvelles exigences de la mondialisation. Trois ateliers ont été tenus en marge de cette conférence : le transport et l’exportation des produits agricoles (présidé par le ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Mohamed Habib Haddad), le transport et l’exportation des produits industriels (présidé par le ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, Afif Chelbi) et le transport multimodal, les zones logistiques et la facilitation des procédures (présidé par le ministre du Commerce et de l’Artisanat, Mondher Zenaïdi). M.S.  (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 juillet 2007)

Atelier sur l’exportation des produits industriels

Objectif du ministère : « Mise à niveau du climat des affaires pour améliorer la compétitivité des produits tunisiens »

 
Les industriels exportateurs : « La logistique portuaire nécessite un renforcement en matière capacité et qualité de stockage, logistique de manutention des marchandises et des containers, etc.. »  Les professionnels et les représentants de l’administration présents à l’atelier ont soulevé les diverses problématiques reliées à l’exportation des produits industriels. Si les diverses interventions ont touché la question du transport, ceci est dû au fait que la thématique proposée s’intéresse à cet objet. Tous les intervenants sont conscients que les difficultés ne proviennent pas uniquement de ce volet, certes important, dans le processus d’exporter. Le Temps vous propose les points de vue des uns et des autres : Tarek Hamzaoui, représentant du ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME a indiqué que : « le secteur industriel compte près de 5500 unités employant plus de dix ouvriers, dont 2360 sont totalement exportatrices et 1750 travaillent dans le cadre du partenariat. Ce secteur emploie plus de 590.000 personnes et crée annuellement près de 18.000 emplois ce qui constitue 25 % de la population active et du total des créations. Les produits manufacturiers représentent 86 % des exportations des richesses et 35 % du PIB. L’élan d’exportation a connu une croissance annuelle de 12 % durant la dernière décennie passant ainsi de 5350 millions de dinars en 1997 à 12.800 millions de dinars en 2006. Les projections prévoient 20.000 millions dinars à l’horizon 2011 ce qui nécessite le doublement des capacités de transport maritime et aérien spécialement. La croissance économique est donc étroitement liée à l’exportation en raison des perspectives limitées de l’écoulement à l’échelle locale. Le transport représente toutefois un élément fondamental pour la réalisation des objectifs de l’industrie en raison des grandes quantités transportées ( 1,8 million de tonnes de phosphates et d’engrais phosphatés, 2,7 million de tonnes de pétrole, 120.000 tonnes d’huile d’olive, etc…), de la diversité des destinations ( plus de 100 pays) et des moyens utilisés (maritime, aérien et terrestre). La réussite de ce programme exige la mise à niveau du climat des affaires, notamment en matière de transport, pour renforcer la compétitivité des produits tunisiens. » Du côté des industriels, les professionnels ont présenté des requêtes multiples. Mohamed Kooli, le président de la fédération des exportateurs a relevé que : « les produits tunisiens sont très concurrentiels si on se réfère à leurs coûts au départ de l’usine. Plusieurs répercussions négatives proviennent du transport, qu’il soit terrestre, aérien, ferroviaire ou maritime. Notre transport terrestre est le plus cher en Afrique du Nord. En aérien, il n’y a pratiquement pas de capacité de transport. Le transport ferroviaire est limité et rencontre des difficultés en matière de taxes de transit. Finalement, le transport maritime souffre de la faiblesse des logistiques portuaires, de la capacité limitée de frigorification et de la lenteur des procédures souples pour un « transit time » qui renforce la compétitivité. Nos délais de libération des marchandises sont de neuf jours alors qu’elles ne sont que de 2,5 jours en Roumanie.». M.S. Le transport et l’exportation des produits agricoles Appel à la rationalisation des tarifs et à une meilleure gestion des coûts  L’agriculture est l’un des piliers de l’économie tunisienne. Elle assure, en fait, 10 % des exportations qui sont en évolution continue depuis les trois dernières années pour atteindre les 11 % lors du XIème plan du développement. Le secteur se base sur quatre principaux groupes : les fruits, les légumes frais, les dattes, l’huile d’olive et les produits de pêche, c’est ce qui a été énoncé par M. Mohamed Ali Jendoubi, représentant du ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques. Il a précisé que des problèmes se posent pour l’agriculture et qui sont dus au transport. Il s’agit même d’un handicap majeur qui réduit le rendement. En sa grande partie, le transport des produits agricoles est assuré par la voie maritime. Celle aérienne est encore en deçà des attentes des professionnels. Seuls, 2 % des fruits et des légumes frais sont exportés sur les avions et ce, essentiellement vers les pays du Golfe. Par contre 83 % des produits sont transportés par les bateaux. Mais des problèmes au niveau du coût, du matériel roulant et de la capacité d’accueil des bateaux se posent. Le secteur souffre des difficultés au niveau du remorquage et des conteneurs en plus de l’augmentation du coût de transport. Le parc est géré en sa majorité par les étrangers soit 95 %.C’est n’est pas tout. Des problèmes spécifiques se posent le weekend, ils sont dus essentiellement à l’encombrement. Le deuxième groupe agricole sur lequel se base l’exportation, les dattes. Idem, elles sont exportées par le biais des bateaux, soit 94 %. Présente sur les marchés traditionnels, la Tunisie est classée première mondialement en termes d’exportation de ce produit bien qu’elle occupe la 10ème position au niveau de la production. La lenteur des procédures a eu des répercussions sur la présence des dattes tunisiennes au Maroc. Elles arrivent souvent au bout d’une semaine alors qu’elles mettent maintenant trois semaines, et ce faute de procédures. Pour ce qui est de l’exportation des produits de pêche, destinés essentiellement vers les pays de l’Union Européenne, elle est limitée la capacité de stockage des produits congelés, la réservation sur les avions et l’insuffisance des chambres froides aux aéroports. Après avoir dresser le bilan des problèmes qui se posent dans le secteur, M. Mohamed Ali Jendoubi, a présenté des recommandations pour donner un nouvel élan à l’agriculture tunisienne et impulser sa présence dans les marchés internationaux. Il a appelé les différents intervenants à se réunir autour de la même table pour débattre les problèmes qui se posent et les solutions à établir. Il a également recommandé de mieux gérer les coûts du transport maritime, de rationaliser les tarifs, d’arrêter un contrat programme et de partager les ratios lors des périodes de pointe. La création d’un bureau d’information a été jugée d’importance majeure pour donner un nouvel élan au secteur. L’intervenant a recommandé entre autres la mise à niveau des employés des ports et de créer des cargos groupés. Du côté des professionnels La conférence nationale sur le transport et l’exportation, réalités et perspectives, fut une occasion pour les exportateurs, les agriculteurs et les professionnels du transport pour soulever les problèmes qui se posent dans le secteur comme ils ont proposé des solutions pour dynamiser le secteur et lui donner un nouveau souffle afin d’être plus compétitif sur les marchés internationaux. Voici un échantillon d’interventions.   Mohamed Hlioui ; agriculteur et exportateur. Appel à la résolution des problèmes qui se posent le week-end Le professionnel a insisté sur l’importance de résoudre les problèmes qui se posent et plus particulièrement le samedi. Il a soulevé à cet égard l’insuffisance du nombre des conteneurs et l’absence des semi-frigos. Il a tout de même appelé à assister les sociétés de transport pour s’implanter dans les marchés internationaux, tout en critiquant celles étrangères qui exercent dans notre pays sans répondre aux normes de transport fiable et performant.   Hayet Laouani ; professionnelle du transport maritime Il faut accorder des avantages au transport maritime à l’instar du tourisme Mme Laouani a énuméré plusieurs problèmes dont souffre le secteur du transport maritime et qui ont impact négatif sur les exportations agricoles. Il est question notamment du coût des voyages lors de l’aller et du retour. Tout en insistant qu’il est impossible de mobiliser des moyens de transport sans garantir leur rentabilité plus particulièrement lors du retour. Elle précise qu’il est important de maîtriser toute la chaîne afin de ne pas être tributaire totalement des professionnels étrangers. Elle critique d’ailleurs les transporteurs internationaux implantés en Tunisie qui sont « devenus des tractionnaires ». Face à cette situation, la professionnelle affirme que « nous sommes en position de défense et de suivi ». Elle appelle les autorités de tutelle à accorder aux transporteurs maritimes des avantages à l’instar des professionnels du tourisme pour rentabiliser le secteur, notamment la défiscalisation. « C’est de cette manière que nous pourrons être concurrentiels par rapport aux européens », insiste-t-elle. Abdelaziz Naffati ; président de la Chambre Nationale du Transport International  « Le transport s’assure en sa quasi-totalité par les étrangers », selon le président de la Chambre. Le professionnel a soulevé de son côté le manque des remorques et des semi remorques. Pour rentabiliser davantage les exportations agricoles, M. Neffati a appelé à faciliter les procédures d’assurance et à intervenir davantage à ce niveau pour garantir la rentabilité du secteur.   M. Ben Trad ; exportateur des produits de pêche « Nous risquons de perdre les marchés classiques » L’exportateur a mis en exergue les problèmes qui handicapent l’exportation des produits de pêche plus particulièrement ceux qui sont relatifs au transport aérien sur la destination Rome. « La compagnie nationale de transport Tunisair n’arrive pas à répondre à nos besoins plus particulièrement le dimanche et ce suite au changement de sa flotte », selon M.Trad. Il propose dans ce cadre d’organiser des plans d’actions spécifiques lors des campagnes. Les différents intervenants doivent se réunir avant chaque campagne pour décider des mesures à prendre et des moyens à mobiliser », appelle-t-il. « La lenteur des procédures et l’insuffisance des moyens aériens pendant le weekend font de sorte à ce que les Tunisiens perdent des marchés classiques », toujours d’après la même source. Autre problème évoqué est la perte des colis. Il propose à cet égard d’installer des caméras à mémoire.  Des mesures incitatives Plusieurs mesures ont été prises par la Tunisie pour booster les exportations et le commerce extérieur. Il est question entre autres de la réduction des délais de dédouanement des marchandises dans les ports pour ne pas dépasser les 7 jours et de la connexion des différentes structures de contrôle technique lors de l’exportation et de l’importation ainsi que les laboratoires d’analyse par le réseau tunisien du commerce. Le dédouanement immédiat des équipements industriels servant à impulser l’exportation, les nouvelles procédures de contrôle douanier et la mise en place de l’opérateur économique agrée sont parmi les mesures prises dans ce cadre. Par ailleurs, la Tunisie a réussi à développer le traitement électronique des dossiers de contrôle technique et de généraliser ce moyen de travail à 90 % pour atteindre les 100 % l’année prochaine. S.F (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 juillet 2007)

 
 
 

Pakistan : La Cour suprême réinstalle son président suspendu par Musharraf

 
AFP, le 20 juillet 2007 à14h33 Par Danny KEMP ISLAMABAD, 20 juil 2007 (AFP) – La Cour suprême du Pakistan a  réinstallé vendredi dans ses fonctions son président, le juge  Iftikhar Mohammed Chaudhry, en déclarant illégale sa suspension le 9  mars par le chef de l’Etat Pervez Musharraf le 9 mars, qui essuie là  un revers majeur. Le Premier ministre Shaukat Aziz a aussitôt annoncé que son  gouvernement acceptait la décision de la Cour. Cette décision intervient alors que le pays s’enfonce dans une  grave crise politique en même temps qu’il est endeuillé chaque jour  par une vague d’attentats-suicides qui ont fait au moins 200 morts  en une semaine, commis par les islamistes ayant juré de mener une  « guerre sainte » contre le pouvoir après la mort d’une centaine de leurs militants, il y a neuf jours, dans l’assaut contre la Mosquée rouge d’Islamabad. La Cour suprême a également ordonné l’abandon des accusations de fautes professionnelles et d’abus de pouvoir invoquées par le général Musharraf pour suspendre le juge Chaudhry. « Ce n’est pas le moment de parler de victoire ou de défaite, la Constitution et la loi ont toujours prévalu et prévaudront  toujours », a commenté Shaukat Aziz. Le président de la plus haute juridiction du pays avait été suspendu le 9 mars par le chef de l’Etat au motif qu’il aurait commis plusieurs fautes professionnelles et abus de pouvoir, notamment en s’octroyant divers privilèges indus et en faisant en sorte que son fils obtienne un poste de première importance dans la police. Mais cette mesure avait déclenché d’imposantes manifestations dans tout le pays, l’opposition et le monde judiciaire accusant le président Musharraf d’écarter un magistrat qui compromettait sa réélection à la fin de l’année en invoquant la Constitution L’annonce du jugement de la Cour suprême vendredi a été accueillie par des vivats d’une foule compacte d’avocats et d’hommes de lois massés devant le bâtiment depuis l’aube, a constaté un journaliste de l’AFP. « Les charges (contre le juge) déposées par le président le 9 mars sont abandonnées », a annoncé le juge Khalil-ur-Rehman Ramday, précisant que dix juges de la Cour s’étaient prononcés pour l’abandon des charges contre trois, après une audience qui a duré 43 jours. Chaudhry est devenu, malgré lui, le héros et l’un des porte-drapeau de l’opposition, qu’il s’agisse de la société civile ou des partis séculiers comme confessionnels dont les militants se massaient à chacune des manifestations de soutien au magistrat alors déchu. A plusieurs reprises avant le 9 mars, le juge Chaudhry avait laissé entendre que la Constitution ne permettait pas au chef de l’Etat sortant de se représenter avant les législatives, la loi fondamentale imposant qu’il abandonne avant la fin 2007 sa casquette de chef des armées, que le général Musharraf cumule avec celle de président depuis son coup d’Etat sans effusion de sang du 12 octobre 1999. M. Musharraf n’a jamais fait mystère de son intention de briguer un nouveau mandat devant le Parlement sortant, qui lui est acquis, avant les législatives prévues pour fin 2007-début 2008, tout en conservant la direction de l’armée, un élément-clé du pouvoir dans ce pays. Le chef de l’Etat est élu par le Parlement au Pakistan. AFP

 

Turquie-Le MHP séduit les électeurs avec ses vues nationalistes

 
Reuters, le 20 juillet 2007 à 06h18 par Gareth Jones ANKARA, 20 juillet (Reuters) – Un vent de nationalisme souffle sur les élections législatives de dimanche en Turquie, où le MHP (Parti d’Action nationaliste) a réussi à séduire l’électorat avec un discours mêlant tentations xénophobes, accents militaires et euroscepticisme aigu. D’après les sondages, le MHP fera un solide troisième dimanche, derrière le Parti de la Justice et du Développement (AKP), conservateur issu de la mouvance islamiste, au pouvoir, et le Parti républicain du Peuple (CHP), laïque de gauche et nationaliste. S’il obtient les 100 sièges qui lui sont prédits sur les 550 de l’assemblée, le MHP tentera de s’associer avec le CHP pour bloquer les réformes réclamées par les investisseurs étrangers et l’Union européenne. Il militera également en faveur d’une intervention militaire dans le nord de l’Irak contre les rebelles séparatistes kurdes. Pour les observateurs, ce parti pèsera surtout de tout son poids à l’extérieur du parlement, sur la frange de la population la plus sensible à sa rhétorique fougueuse dans un pays où l’ultranationalisme dégénère souvent en violences. « Ils ne vont pas être capables d’envahir l’Irak ou de faire machine arrière sur la peine de mort (…) mais je suis inquiet par la nature des signaux anti-occidentaux et anti-étrangers qu’ils peuvent envoyer », prévient Ayse Ayata, de l’Université technique du Proche-Orient, à Ankara. FRUSTRATION ET COLÈRE « Le MHP fait peur non pas tant par ses choix politiques au sens large que par l’influence qu’il peut exercer sur de petites communautés à travers la Turquie, le genre de personnes qui sont derrière le meurtre de Hrant Dink en janvier. » Dix-huit personnes, dont l’adolescent ayant avoué les coups de feu, sont actuellement jugées pour le meurtre de Dink, affaire dans laquelle plane le soupçon d’une implication d’extrémistes nationalistes au sein des forces de sécurité. A aucun moment le MHP n’a été mis en cause dans le meurtre de Dink, qui a toutefois exposé l’influence des idées associées au parti – notamment l’intolérance à l’égard des minorités – sur une jeunesse désoeuvrée. Dink avait provoqué la colère des nationalistes en invitant la Turquie à affronter avec lucidité son rôle dans le massacre d’Arméniens durant la Première Guerre mondiale. Le pouvoir de séduction du MHP s’étend toutefois bien au-delà de la jeunesse. « C’est une élection très propice au MHP. Pour la première fois, il bénéficie d’un soutien significatif au sein des classes moyennes. Cela reflète la frustration à l’égard du CHP et la colère contre l’AKP », commente Ayata. La multiplication des attaques des rebelles kurdes contre les forces de sécurité et la volonté de création d’un Etat kurde dans le nord de l’Irak ont alimenté le nationalisme turc. RESPECTABILITÉ Devlet Bahceli, le chef du MHP, a réclamé la restauration de la peine de mort pour les « terroristes », alors que lui-même et son parti appartenaient à un gouvernement de coalition qui a aboli la peine capitale en 2002 dans le cadre des réformes réclamées par l’UE. Ce même gouvernement avait commué en peine de prison à perpétuité la condamnation à mort prononcée par la justice contre le chef des rebelles kurdes, Abdullah Ocalan, que Bahceli souhaite désormais pendre. Le MHP n’avait pas atteint en 2002 le seuil des 10% de voix nécessaires à une représentation au parlement. Son passé est marqué par des violences. Ses partisans, notamment son organisation de jeunesse baptisée les Loups Gris, participaient dans les années 1970 à des batailles de rue contre les militants de gauche. Sous la direction de Bahceli, le parti a toutefois tenté de se donner une image respectable. « Le MHP n’est pas fasciste (…) même si ses idées sont très obsolètes et marquées par le repli sur soi », juge Cengiz Aktar, de l’Université Bahcesehir à Istanbul. Durant la prochaine législature, le MHP va probablement essayer de mobiliser l’opinion contre les réformes politiques et les concessions éventuelles sur Chypre, deux domaines essentiels dans les négociations d’adhésion à l’Union européenne. Certains observateurs craignent d’ores et déjà de voir les députés du MHP faire le coup de poing contre les élus indépendants qui siègeront à leurs côtés mais qui réclameront, eux, davantage de droits pour la minorité kurde. Signe possible des tensions à venir, des partisans du MHP et des manifestants kurdes se sont affrontés cette semaine lors d’un meeting électoral à Dogubeyazit, dans l’est majoritairement kurde de la Turquie. REUTERS

Les ficelles du parti kurde pour que leurs électeurs fassent le « bon » choix

 
AFP, le 20 juillet 2007 à 08h15 Par Sibel UTKU BILA DIYARBAKIR (Turquie), 20 juil 2007 (AFP) – Au siège du principal parti kurde de Turquie, la campagne pour les législatives de dimanche bat son plein: affiches, tracts – mais aussi de curieux pochoirs et d’étranges bouts de ficelle pour inciter les électeurs, souvent illettrés, à faire le « bon choix ». Zeynel Bagir, un militant du Parti pour une société démocratique (DTP), place le pochoir sur le bulletin de vote qui contient une longue liste de noms. Au milieu du cercle découpé, c’est celui du candidat kurde qui apparaît et il ne reste plus à l’électeur qu’à apposer le tampon sur le « bon » nom. « Nous allons imprimer environ 100.000 pochoirs et nos militants vont expliquer aux électeurs comment les utiliser », explique M. Bagir, rencontré au siège du parti à Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, à majorité kurde. Une autre possibilité envisagée par le DTP est de fournir aux électeurs un morceau de ficelle d’une certaine longueur qui, placée en haut du bulletin, tombera elle aussi pile sur le nom du « bon » candidat. Dans cette région déshéritée du sud-est, 45 % des femmes et 19 % des hommes sont illettrés, bien plus que la moyenne nationale de 20 % et 4 % respectivement. Le DTP, qui jouit d’un fort soutien dans la région, présente soixante candidats aux élections de dimanche sous l’étiquette « indépendant » afin de contourner la règle du seuil minimum de 10 % des voix au niveau national pour qu’un parti puisse entrer au Parlement. Un sondage de l’Institut Konda publié jeudi a crédité les candidats indépendants, en grande majorité kurdes, de 5,7 % des voix, ce qui devrait se traduire par 25 à 35 députés. Dés l’annonce par le DTP de sa nouvelle stratégie électorale en mai, le Parlement a, dans une rare manifestation d’unanimité, voté un amendement destiné à y faire obstacle. Les noms des candidats indépendants doivent désormais figurer sur le même bulletin que celui des partis avec pour résultat une liste interminable, souvent confuse pour l’électeur. Auparavant, les indépendants étaient inscrits sur des bulletins séparés. « Le fait que nous soyons obligés de nous présenter sous l’étiquette +indépendant+ est déjà l’illustration de pratiques non démocratiques », accuse Selahattin Demirtas, l’un des candidats kurdes à la députation. Il dénonce aussi le fait qu’il ne puisse s’adresser en kurde à son électorat, le turc demeurant la seule langue autorisée de la campagne. « Il est parfois difficile d’avoir un réel dialogue avec la population, j’ai parfois l’impression que mon message ne passe pas », confie le candidat, un avocat de 34 ans. Il salue toujours son auditoire en kurde avant de passer au turc mais les questions sont posées en kurde. Un homme lui demande ce qu’il fera pour aider les chômeurs tandis qu’une femme se plaint de devoir aller chercher l’eau à la fontaine dans son village toujours privée d’eau courante. Demirtas répond avec patience… en turc. Un imam kurde prend alors la parole pour appeler les villageois à soutenir le jeune avocat et pas le candidat du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), issu de la mouvance islamiste et grand favori du scrutin, selon les sondages. « Dans la religion musulmane, tous les hommes sont égaux mais ce n’est pas la façon dont l’AKP agit », dénonce l’imam. En kurde. AFP

 


 

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