17 septembre 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4097 du 17.09.2011

 


Jeune Afrique: Tunisie : du référendum à la « déclaration du processus transitoire »

Le Nouvel Observateur: En Tunisie, Erdogan lance un message rassurant sur l’islam politique

Kapitalis: Tunisie. Pour l’interdiction des grèves pendant la période transitoire

Le Nouvel Observateur: Incident au départ d’Erdogan de Tunis

L’express: La Tunisie méconnue et apaisée

Espace Manager: Tunisie: Afek Tounès propose un régime parlementaire mixte

Afreek election: Tunisie – Des salafistes tentent d’envahir une basilique romaine

Tekiano: Tunisie : Le président du Parti Pirate parle

OBSERVATOIRE DES ELECTIONS


L’Observatoire des électionsorganisé par la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme(LTDH)en partenariat avec la coalition des associations de la société civiletunisienne ATFD, AFTURD, CNLT, SNJT, AMT, ATCT organise une formationpour une équipe d’ observatrices et d’observateurs bénévol-e-s des élections .Pour couvrir l’ensemble des bureaux de vote nous avons besoin de votreengagement citoyen.

·Sivous êtes intéressé-e par cette expérience

que vous êtes majeur-e, de nationalité tunisienne et en état de voter

etque vous n’êtes pas :

-membre actif dans un parti politique.

-candidate /candidat aux élections du23 Octobre 2011.

– responsable d’un bureau de vote (Président ou Assistant) nommé par l’ISIE.

– et que vous n’avez pas eu de responsabilité au sein de l’Ex RCD.

Alors inscrivez-vous en envoyant voscoordonnées : nom et prénom, téléphone, numéro CNI, adresse mail à :

Association Tunisienne des Femmes Démocrates

Adresse : 112, avenue de la Liberté1002 Tunis

Tél : 216 71890011

Fax : 216 71890032

Email :femmes_feministes@gmail.com

 
 



À cinq semaines de l’élection d’une Constituante, l’idée d’un référendum qui en fixerait les modalités a jeté la confusion. Du coup, à la place, les partis représentés au sein de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), ont signé jeudi un document sur la « déclaration du processus transitoire ». Explications.

« Plus jamais de dictature. » Unanimes sur ce point, les Tunisiens craignent que la Constituante, qui doit être élue le 23 octobre, n’abuse de ses pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et ne prenne la démocratie en otage. Mais alors que le dépôt des listes électorales est à peine clos et que les programmes politiques sont toujours aussi flous, une proposition de référendum, fixant la durée et les prérogatives de l’assemblée, ainsi que les modalités des élections présidentielle et législatives, est au cœur d’un débat houleux.

Quarante-sept partis, dont l’Alliance républicaine, le Parti démocratique progressiste et des indépendants, souhaitaient qu’un référendum entérine leurs propositions. À savoir : le maintien de l’actuel gouvernement et la limitation des travaux de la Constituante qui, selon eux, doit se borner à plancher sur la Constitution avant la tenue, six mois plus tard, d’élections législatives et présidentielle.

À l’opposé, de nombreuses voix s’insurgent à l’idée d’organiser un référendum. « Ils demandent cette consultation pour limiter les pouvoirs de la Constituante élue par le peuple et prolonger ceux d’un président de la République et d’un Premier ministre qui n’ont aucune légitimité », assène l’ancien opposant Gilbert Naccache. « Faire confiance à un système révolu et mettre face à face une Constituante élue par le peuple et une volonté populaire exprimée par référendum est une démarche risquée et peut conduire à une impasse », s’inquiète l’indépendant Jaouhar Ben Mbarek.

Garder le pouvoir

Le juriste Leith Ben Becher proposait, lui, que la souveraineté de la Constituante soit l’un des thèmes majeurs de la campagne, afin de départager les partis désireux d’instaurer les bases d’une véritable République et ceux qui ne cherchent qu’à garder indéfiniment le pouvoir. Enfin, beaucoup voient dans ce référendum une diversion de plus pour occulter le contenu de la future Constitution.

Pour essayer de sortir de l’impasse, les partis représentés au sein de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), ont signé jeudi 15 septembre un document sur la « déclaration du processus transitoire », censé remplacer le référendum. Parmi les 11 partis de la Hiror, seul le Congrès pour la République (CPR) n’a pas signé la déclaration, malgré sa contribution à l’élaboration du texte, a déclaré Yadh Ben Achour, président de la Hiror, selon l’agence TAP. Dans le document, les partis signataires s’engagent à respecter plusieurs points. D’abord, l’échéance du 23 octobre pour l’élection de la Constituante, mais aussi le Code de conduite des partis politiques et des candidats, élaboré par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). Ils stipulent également que la durée du mandat de la Constituante n’excède pas une année. Reste désormais à convaincreles quelque 90 autres partis de la scène politique tunisienne.

Source : « Jeune Afrique » Le 16-09-2011

Lien : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2644p016.xml0/tunisie-election-legislative-parti-politique-candidattunisie-du-referendum-a-la-declaration-du-processus-transitoire.html

 


En Tunisie, Erdogan lance un message rassurant sur l’islam politique


Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en visite en Tunisie a assuré jeudi « qu’islam et démocratie n’étaient pas contradictoires », un message clair dans un pays qui s’apprête à aller aux urnes le 23 octobre, pour un scrutin où les islamistes apparaissent favoris.

« Islam et démocratie ne sont pas contradictoires. Un musulman peut gérer un Etat avec beaucoup de succès », a déclaré M. Erdogan, dirigeant d’un parti islamo-conservateur, à l’issue d’un entretien avec son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi.

« La réussite du processus électoral en Tunisie va montrer au monde que la démocratie et l’islam peuvent aller ensemble », a-t-il insisté, alors que le mouvement islamiste tunisien Ennahda (Renaissance) suscite de fortes craintes dans les milieux laïques et intellectuels tunisiens.

Une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution doit être élue le 23 octobre en Tunisie, neuf mois après la chute de Zine El Abidine Ben Ali, chassé par un soulèvement populaire sans précédent.

Les islamistes d’Ennahda, mouvement interdit et réprimé sous le régime Ben Ali, apparaissent comme les grands favoris du scrutin. Ils se réclament ouvertement du modèle turc, et leur chef, Rached Ghannouchi, était présent mercredi soir pour accueillir M. Erdogan à sa sortie de l’aéroport de Tunis.

L’influence d’Ennahda suscite de fortes craintes dans les milieux laïques et intellectuels tunisiens.

La visite en Tunisie du Premier ministre turc prévoit jeudi des rencontres avec les principaux chefs de partis politiques, au premier rang desquels ceux d’Ennahda.

« La Turquie est un poids lourd. Ce n’est peut être pas tout à fait innocent pour M. Erdogan de venir en Tunisie à un mois des élections, il lance un message rassurant en direction de l’opinion publique: ne craignez pas Ennahda », estime l’analyste Fayçal Cherif.

« Ankara endosse depuis quelque temps le rôle de parrain dans les pays arabes. Cette position s’est renforcée avec la ligne adoptée par la Turquie vis à vis d’Israël », ajoute M. Cherif.

De fait, à l’issue de sa rencontre avec M. Caïd Essebsi, M. Erdogan a également réitéré ses avertissements à l’Etat hébreu.

« Israël ne pourra plus faire ce qu’elle veut en Méditerranée, et vous verrez des navires militaires turcs dans cette mer », a déclaré M. Erdogan.

« Les relations avec Israël ne pourront pas se normaliser tant qu’Israël ne présente pas ses excuses concernant la flottille, ne dédommage pas les familles des martyrs et ne lève pas le blocus à Gaza », a poursuivi M. Erdogan.

Un raid israélien sur un navire turc en route vers Gaza avait coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai 2010. Israël refuse de présenter des excuses pour cette opération, à la colère d’Ankara.

Le Premier ministre turc a déjà exprimé en Egypte, première étape de son voyage, de virulentes critiques contre Israël et affirmé que la reconnaissance d’un Etat palestinien était « une obligation ».

Ses nouvelles déclarations devraient être bien accueillies en Tunisie, où la cause palestinienne est régulièrement soulevée. Les instances transitoires du pays ont adopté en juillet un « pacte républicain » interdisant notamment toute normalisation des relations avec l’Etat hébreu.

Après sa rencontre avec M. Caïd Essebsi, le Premier ministre turc aura des entretiens avec le président par intérim Fouad Mebazaa et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense tunisiens.

A l’issue de sa visite, un traité d’amitié et de coopération devrait être signé pour dynamiser les relations commerciales entre les deux pays, liés par un accord de zone de libre échange depuis 2004. Le volume des échanges entre la Turquie et la Tunisie dépasse un milliard de dollars, selon des chiffres officiels.

M. Erdogan se rendra vendredi en Libye, dernière étape de sa tournée dans les pays du « printemps arabe ».

Source : « Le Nouvel Observateur » Le 16-09-2011

Lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110915.AFP8985/en-tunisie-erdogan-lance-un-message-rassurant-sur-l-islam-politique.html



Par Mohamed Ben Amor*

Pour limiter les pertes de l’économie nationale, il convient d’interdire provisoirement tous les mouvements syndicaux, le temps nécessaire pour que le pays puisse se remettre à flot.

Plusieurs fleurons de l’économie tunisienne sont en train de laisser des plumes devant le déchainement des mouvements syndicaux. On citera à titre d’exemple Tunisair, Tunisie Telecom, la Cimenterie d’Enfidha, les compagnies pétrolières et la liste est encore bien longue. Ce cri d’alarme, et bien d’autres avant lui, ne trouvent malheureusement pas d’écho auprès de la majorité bruyante et fracassante des dirigeants syndicaux, des partis politiques influents, des responsables gouvernementaux et autres soi-disant personnalités indépendantes, qui ne mesurent pas la portée des pertes des entreprises qui ont mis tant d’années de labeur, de sacrifice et d’abnégation pour susciter la confiance des transporteurs et des opérateurs internationaux. Ces pertes de clients vont nécessiter plusieurs années pour espérer les recouvrir et la partie n’est pas gagnée d’avance. Personnellement, je suis d’avis, pendant la prochaine période de construction du pays, d’interdire tous les mouvements syndicaux, le temps nécessaire pour que le pays puisse se remettre à flot et que ses voiles prenne de l’air, le bon vent pour repartir du bon pied. Entre-temps, nos chères centrales syndicales, pour ne pas chômer, doivent tous ensemble, et ils sont désormais nombreux, s’asseoir autour d’une table pour écrire de nouvelles règles pour leurs mouvements. Ces règles doivent, dans les cas extrêmes, ne remettre en cause que les dirigeants des entreprises, mais en aucun cas hypothéquer leur bonne marche et aller jusqu’à causer leur faillite ou leur fermeture. Il y a toujours moyen de s’entendre. Il suffit d’être animé de la volonté de comprendre les autres et de se mettre à leur place et de se fixer des lignes rouges que personne n’a le droit de franchir. Cette ligne a été largement dépassée ces jours-ci et j’espère de tout cœur que la raison l’emportera à la fin, sinon les esprits malveillants autour de nous, et qui sont aux aguets, ne vont pas tarder à se manifester.A bon entendeur…

Source:”Kapitalis” Le 16-09-2011

Lien: http://kapitalis.com/afkar/68-tribune/5880-tunisie-pour-linterdiction-des-greves-pendant-la-periode-transitoire-.html

 


Incident au départ d’Erdogan de Tunis


Un incident est survenu vendredi matin au moment du départ du Premier ministre turc Recep Tayyp Erdogan de Tunis, au terme de sa visite en Tunisie, a-t-on appris auprès d’un témoin présent à l’aéroport.

Alors que l’avion spécial à bord duquel voyageait le chef du gouvernement turc et la délégation qui l’accompagnait s’apprêtait à décoller, l’appareil s’est subitement immobilisé et deux ambulances se sont rendues sur place.

Contactée par l’Associated Press, l’ambassade de Turquie a confirmé l’incident, précisant qu’un journaliste turc à bord avait eu un malaise et avait aussitôt été pris en charge par l’équipe de secours arrivée sur les lieux. Il a été gardé en observation médicale à Tunis.

L’avion a par la suite repris son vol en direction de la Libye, troisième et dernière étape de la tournée d’Erdogan dans les pays du « printemps arabe » qui l’a conduit déjà en Egypte et en Tunisie

Source : « Le Nouvel Observateur » Le 16-09-2011

Lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110916.FAP4489/incident-au-depart-d-erdogan-de-tunis.html

 


La Tunisie méconnue et apaisée


A l’issue de ce printemps arabe, l’arrière-saison y ressemble à l’été, les petits ports y sont vintage et les plages désertes. De Tunis à Bizerte, embarquement immédiat.

Le calme revenu, plus rien ne s’oppose à un voyage en Tunisie, et surtout pas l’indispensable solidarité avec le peuple tunisien. D’autant qu’au nord de Tunis commence une région magnifique, miraculeusement oubliée des touristes. Loin de Hammamet ou de Djerba, très loin des foules balnéaires, on y goûte le plaisir d’arpenter des plages désertes, entre petits ports de pêche et hôtels de charme.

Ici, aux pieds des flancs boisés du djebel Nador, qui ferme la baie de Tunis, grands bourgeois et familles populaires viennent comme jadis faire trempette aux beaux jours. A côté de Ghar El-Melh, sur la plage de sable fin de Sidi Ali El-Mekki, les guinguettes aux fumets de brochettes qui se dissipent dans l’air du large. On rejoint par un sentier l’autre flanc du cap Farina et Raf Raf, qui allonge son voluptueux croissant sablonneux face à un abrupt îlot rocheux. Aujourd’hui paisible port de pêche, Ghar El-Melh vit s’affronter corsaires et pirates quand Espagnols, Anglais et Ottomans écumaient ces rivages. Trois superbes et massifs forts aujourd’hui restaurés l’ont défendu au fil des siècles. Jean Daniel aimait s’y promener avec Michel Foucault, retrouvant la sensation d’engourdissement dans un passé glorieux d’un de leurs livres favoris, Le Rivage des Syrtes, de Julien Gracq. A 60 kilomètres vers le nord, voici Bizerte. Il faut profiter du « Toulon tunisien » aux nonchalances néocoloniales, des palmiers de sa corniche à sa médina aux grilles bleues, avant l’ouverture d’une pétaradante marina promise pour 2012. En déambulant dans la ville nouvelle où grandit Bertrand Delanoë, quadrillée de rues ombragées, on arrive jusqu’au Sport nautique, institution balnéaire Art déco. Après la traversée du grouillant grand marché en plein air, les cafés du vieux port ouvrent leurs terrasses sur un bassin bordé de maisons blanches et de fortifications ocre. Entre les barques rouges et bleues, aux fanions frissonnants dans la brise marine, zigzaguent des pédalos roses. Une carte postale aux couleurs du levant dominée par la casbah, ancienne forteresse byzantine dont les chicanes mènent à la médina, où s’activent toujours forgerons et menuisiers. Ici et là, Bizerte distille pour quelque temps encore son élixir nostalgique.

Vers l’ouest, en direction de Tabarka, une piste côtière serpente au pied du djebel El-Ahmar, entre eucalyptus et lauriers roses, vers deux baies spectaculaires et presque désertes. Celle du cap Serrat fait onduler ses dunes au bord d’une campagne biblique où des bergers taciturnes gardent leurs chèvres, des femmes berbères voilées de blanc cueillent les mûres des bosquets et des ruches bourdonnent. Plus loin, les collines du maquis encadrent l’immense plage de Sidi Mechreg, où des vestiges romains surgissent dramatiquement des flots. La bourgade reste une station balnéaire un peu désuète fleurant le mimosa, aux toits de tuiles aussi rouges que les coraux qui en firent la réputation, malgré le passé agité et cosmopolite de son port : les Romains y chargeaient le marbre, le liège et les farines, les Génois y bâtirent une citadelle pour protéger leur très lucratif commerce de coraux avant que la Compagnie royale d’Afrique française ne s’en empare. Rivalisant avec d’impressionnantes aiguilles rocheuses, les murailles ocre du fort reflètent les rayons du soleil couchant. Ils fardent d’or la belle jeunesse locale et internationale qui drague et parade sur la jetée.

Quittant Tabarka, tournons le dos à la mer. Des paysages escarpés hérissés de sapins dignes des Vosges encerclent Aïn Draham, la Source d’argent, et ses petites auberges qui ont survécu aux rêves de fraîcheur de colons alsaciens. Des escadrilles de corbeaux font des loopings au-dessus du djebel Bir, lieu de randonnées frisquettes et rendez-vous des chasseurs. Bientôt les pins laissent la place aux immenses forêts de chênes-lièges, qui dévalent vers les plaines céréalières du Tell, inépuisable grenier de l’Afrique du Nord, dominées par Le Kef (le rocher) étonnante et méconnue cité où Flaubert imagina, mieux qu’à Carthage, Salammbô et ses lascives prostituées sacrées du temple d’Astarté. Eternelle place forte des résistants, du roi numide Jugurtha aux révoltés anti-Ben Ali, sa citadelle est une des plus époustouflantes du Maghreb. Derrière ces remparts monumentaux copinèrent et voisinèrent musulmans, chrétiens et juifs. Les Romains avaient dédié ce lieu magique à Vénus, déesse de l’Amour, et dans la campagne environnante, à Hammam Mellègue, des thermes accueillent depuis mille huit cents ans les curistes dans des bassins d’eaux ferrugineuses et chaudes surplombant les méandres de l’oued.

Dévalant de son plateau jusqu’aux vignobles, l’ancienne et arrogante Thugga (Dougga) fut la fierté de l’Afrique romaine. Les portiques de son capitole et les enfilades de colonnades cannelées encadrent une grouillante cité où se mêlent les vestiges de théâtres, lupanars et demeures patriciennes. Après cette cascade de pierres, place aux frondaisons des oliviers bien alignés du domaine Ksar Ezzit, dans le djebel Fkirine. Des résidences écolos y accueillent les Tunisois branchés au coeur d’une forêt où rôdaient de longs chats sauvages gris rayés de noir. Aujourd’hui, dans les espaces laissés en friche, entre un pont romain et des sentiers agrestes qui sentent le thym et le romarin, les aigles planent encore au- dessus des hordes de loups… à quelques minutes de Tunis.

Source : « L’express » Le 16-09-2011

Lien : http://www.lexpress.fr/styles/voyage/la-tunisie-meconnue-et-apaisee_1030935.html


Tunisie: Afek Tounès propose un régime parlementaire mixte


Afek Tounès a proposé, jeudi, l’instauration d’un régime parlementaire mixte où le président est élu directement par le peuple tout en disposant de prérogatives limitées. Le projet de constitution, présenté par Afek Tounès, prévoit que le pouvoir législatif soit composé de deux chambres. Une chambre des députés disposant du droit du vote de confiance en le gouvernement et une chambre des conseillers ou chambre des régions, composée de représentants des régions élus indirectement. Ce projet de constitution affirme l’obligation de respecter les constantes de l’Etat de Droit, du pluralisme, la séparation entre la politique et la religion, l’intégrité physique et la protection des données personnelles, en plus de la garantie de la liberté d’information, de circulation, de commerce et du droit syndical. Afek Tounès propose de modifier la composition du conseil supérieur de la magistrature afin d’assurer son indépendance et une plus grande représentativité de la société civile outre la création d’une cour constitutionnelle garantissant la constitutionnalité des lois et dont l’arbitrage engage tous les pouvoirs. La priorité de l’assemblée Constituante, a précisé Yacine Ibrahim, directeur exécutif du parti est l’élection d’un président de la République et la nomination d’un gouvernement d’union nationale ainsi que la mise en place de commissions parlementaires spécialisées et la réalisation d’une justice transitionnelle.

Source : « Espace Manager » Le 16-09-2011

Lien : http://www.espacemanager.com/politique/tunisie-afek-tounes-propose-un-regime-parlementaire-mixte.html

 


Tunisie – Des salafistes tentent d’envahir une basilique romaine


Un groupe d’une vingtaine de militants salafistes ont envahi jeudi la basilique romaine du Kef (nord-ouest) dans le but de transformer le lieu en mosquée, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre, rapporte vendredi le quotidien La Presse. Les salafistes entendaient récupérer le site, arguant que le monument a constitué un lieu de culte musulman avant de redevenir une basilique en 1966 sous le régime Bourguiba, selon le journal. « Des musulmans sont entrés dans la basilique pour préparer le lieu à accueillir la prière du vendredi », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur Hichem Meddeb, précisant ne pas être en mesure de les identifier comme étant des salafistes. « Les forces de l’ordre les ont dispersés dans le calme, des pourparlers avec le gouverneur ont eu lieu, et ils ont été invités à présenter une demande officielle au ministère du Culte », a-t-il ajouté. « Jusqu’à preuve du contraire, le monument reste une basilique », a-t-il déclaré. La basilique du Kef est un monument archéologique de l’époque byzantine (VIe siècle) transformée en mosquée au XVIIe siècle avant de récupérer sa vocation première puis de devenir un lieu touristique et culturel. Le Kef compte des dizaines de monuments historiques puniques, romains et islamiques.

Source : « Afreek election » Le 16-09-2011

Lien : http://www.afreekelection.com/journal/item/7809-article7894.html


Tunisie : Le président du Parti Pirate parle


Le président du Parti Pirate Tunisien, Sleheddine Kchouk, tente de dissiper les malentendus. Il précise qu’une conférence de presse se tiendra d’ici deux semaines sur le Parti Pirate Tunisien. L’influence de Takriz sur le parti? Inexistante, selon lui. Et l’enquête continue. Interview.

Au cours de l’enquête que nous avons amorcée le 14 septembre (Lire notre article) sur l’immixtion du groupe Takriz dans les affaires internes du Parti Pirate Tunisien, Tekiano a essayé de contacter toutes les parties qui y sont impliquées. Histoire d’écouter tous les sons de cloches. Ce qui n’était pas de tout repos, d’abord à cause de l’anonymat des membres du Tak, mais aussi pour le refus de plusieurs membres fondateurs du parti de donner leur avis sur la situation.

En effet, Ahmed Agrebi, ex vice-président du PPT était le seul membre que nous avons pu interroger sur les raisons de sa démission du PPT. Les coordonnées des autres membres démissionnaires ont été sciemment tenues (top) secrètes. Et même l’ex vice-président nous a envoyé (gentiment) sur les roses quand on les lui a demandées. «Je ne connais que deux autres individus des membres fondateurs, et j’ai perdu leurs numéros depuis que j’ai quitté le PPT» nous a-t-il dit. Mohamed Boukoum, ex porte-parole du PPT, quant à lui, s’est contenté de publier une note sur Facebook imputant les raisons de sa démission «à la gestion féodale des structures du parti par ses instances dirigeantes et à l’égocentrisme de certains membres agissants anonymement à l’encontre de ses objectifs». Mettant ainsi plusieurs contributeurs et sympathisants actifs du PPT en porte-à-faux vis-à-vis de Kchouk. Nous avons, donc, pris directement contact avec le président du Parti Pirate Tunisien, Sleheddine Kchouk pour tenter de dénouer le quiproquo. Interview.

Tekiano : C’est vrai que cinq des six membres fondateurs du PPT ont démissionné?

Sleheddine Kchouk : Non. Ce ne sont que des rumeurs. C’est vrai que quelques désaccords peuvent apparaitre entre les membres du parti, comme dans tout autre groupe impliquant le travail en équipe d’ailleurs. Mais on finit toujours par trouver un compromis pour réconcilier nos militants. Nous sommes soudés et nous avons plein d’idées que nous voulons mettre en route. Il est très normal que certains se sentent vexés quand on fait des choix.

Vous assurez alors que tous les membres fondateurs du PPT sont encore actifs dans le parti?

Je tiens à préciser d’abord que le PPT n’est pas la propriété privée de Sleheddine Kchouk. Je suis là pour une période déterminée et je quitterai bientôt le parti. Une conférence de presse se tiendra d’ici deux semaines sur le Parti Pirate Tunisien et on vous invitera à venir constater par vous-mêmes que tous les membres fondateurs sont toujours dans l’équipe.

Quel est le rôle de Takriz dans les instances du PPT?

Aucun.

Pourtant, d’anciens membres du parti nous ont assurés que le Tak intervient régulièrement dans les décisions du PPT…

Tous ceux qui vous l’ont dit sont contre les intérêts du PPT. Il y a plusieurs faux profils sur Facebook et quelques faux comptes Twitter qui ont été créés pour diffuser des mensonges sur le Parti Pirate. Le PPT, en tant que parti politique, dénonce la censure et s’insurge contre toute restriction de liberté d’expression sur le Net. C’est dans cette logique qu’on soutient le groupe Takriz. Et le jour où quelqu’un d’autre sera victime de la censure, nous le soutiendrons. Qu’on le veuille ou pas, Takriz est une organisation non gouvernementale (ONG) qui fait partie du paysage politique tunisien. On sympathise avec ses membres parce qu’ils ont été victimes de filtrage, et nous les défendrons par tous les moyens. Certains assimilent malheureusement ce soutien à du bicéphalisme.

Quels sont vos projets pour la Constituante?

Nous allons boycotter les élections de la Constituante. Nous sommes contre cette mascarade et on refuse de présenter des listes pour des élections organisées par un gouvernement sans aucune légitimité. Zaba est parti, mais son système est toujours là.

Le PPT n’a pas encore bénéficié de l’appui du Parti Pirate International. Comment expliquez-vous ce point?

La légalisation de notre parti est la seule chose qui nous préoccupe pour l’instant. Et c’est quand nous aurons obtenu notre visa que le parti pirate international se prononcera sur la validité de nos actions. Nous sommes penchés actuellement sur l’élaboration du protocole du PPT et de son organigramme.

Du nouveau sur le visa?

Non, toujours pas de réponse. Mais c’est de bon augure. Nous avons déposé notre demande le 9 mai 2011, et nous avons dépassé les 3 mois depuis cette date. La loi sur les partis politiques stipule que cela peut être considéré comme étant une approbation. Nous sommes en train de le vérifier avec des juristes membres du PPT. On en parlera pendant la conférence de presse.

Et le mot de la fin…

J’appelle tous les sympathisants à serrer les rangs. Nous sommes plus de 10 000 personnes à soutenir le parti pirate. Le Net appartient à tous. Et on ne va pas se laisser faire, nous finirons par gagner notre combat pour libérer la toile.

Source : « Tekiano » Le 16-09-2011

Lien : http://www.tekiano.com/ness/20-n-c/4271-tunisie-le-president-du-parti-pirate-parle.html

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5 janvier 2004

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