12 février 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2092 du 12.02.2006

 archives : www.tunisnews.net


Nouvelles du prisonnier Hichem Manaï

AFP: Un vol charter fait un retour difficile peu après son décollage de Djerba

AFP: Incident vol charter à Djerba: les passagers s’apprêtent à réembarquer

La Presse: Le Président Ben Ali reçoit M. Donald Rumsfeld

La Presse: Un nouveau jalon

Appel pur la constitution d´un forum social des jeunes maghrebin

Committee to Protect Journalists: CPJ to release annual survey of world press freedom

Neji Ali: Lettre ouverte au premier ministre danois.

Kaïs Jewad Alazawi: La presse iraquienne après le 9 avril 2003

La Presse (Canada): Saïd Jaziri: un imam controversé

Nouvelles du prisonnier Hichem Manaï

 

Dans l’affaire d’Hichem Manaï, il y a eu clôture de l’instruction, et son dossier a été transmis à la chambre d’accusation qui devrait examiner les trois accusations portées à son encontre, toutes accusations en relation avec le terrorisme.
Hichem Manaï, âgé de dix-neuf ans, a été ap préhendé dans le cadre de la campagne qui a ciblé nombre de jeunes fréquentant les mosquées de Bizerte en avril 2005. Il a été accusé d’avoir eu la ferme intention de rejoindre la résistance irakienne. Lors de l’instruction, il a été soumis à toutes formes de tortures, au point qu’il a perdu connaissance à plusieurs reprises. Il a affirmé à Zakaria Ben Mustapha, lors de la visite que ce dernier a rendue à cinq prisonniers, dont Hichem, il y a tout juste quelques semaines, que les propos qu’il avait tenus lors de l’instruction étaient dénués de tout fondement, qu’ils lui avaient été extorqués sous la torture, et qu’une personne, si innocente soit-elle, ne pouvait que s’incriminer elle-même, si elle était soumise à une telle torture.
Lors de la visite qu’il a rendue à ces cinq prisonniers, Zakaria Ben Mustapha, leur a demandé de lui adresser leurs revendications, afin qu’il e xamine leur affaire. La famille d’Hichem Manaï, que cette sollicitude bienvenue a réjouie, craint que les écrits de leurs fils ne soient égarés, et qu’ils ne soient interceptés.
(traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

 
 

AFP: Un vol charter de Karthago fait un retour difficile peu après son décollage de Djerba

 

 

Voici la première version de la dépêche AFP:

 

AFP 12.02.06 | 13h55

Un vol charter fait un retour difficile peu après son décollage de Djerba

 

Un vol charter de la compagnie privée Karthago airlines a effectué dimanche un retour à l’aéroport de Djerba (sud tunisien) quelques minutes après son décollage à destination de Paris, ont indiqué des passagers à l’AFP.

 

« Un quart d’heure après le décollage vers 07H30 locales (06H30 GMT), les masques à oxygène sont tombés, la température a chuté. Il a avait une vague odeur de brûlé », a raconté Soraya, jointe par téléphone depuis Tunis.

 

« Le personnel nous a dit d’abord de ne pas toucher aux masques, six minutes plus tard on nous a demandé de les mettre. On ne voyait rien, le ciel était couvert, l’hôtesse a fini par nous dire qu’on retournait à l’aéroport », a ajouté cette passagère.

 

Environ 150 passagers voyageant le tour opérateur Promovacances devaient regagner Paris à bord du Boeing 737 de Karthago airlines au départ de l’île de touristique de Djerba (500 km au sud de Tunis).

 

Paniqués, pris de malaise et de vomissements pour certains, la plupart de passagers ont refusé de repartir avec Karthago et essaient d’embarquer dimanche à bord d’un vol de la compagnie nationale Tunisair, a indiqué un autre passager.

 

Un porte-parole de Karthago a confirmé que le retour l’incident, affirmant que le retour de l’appareil à l’aéroport a été effectué « seulement au nom du principe de précaution ».

 

AFP

 

 

ATTENTION – RECTIFICATION – Revoici avec avant-dernier paragraphe corrigé///

 

AFP 12.02.06 | 14h10

Un vol charter fait un retour difficile peu après son décollage de Djerba

 

Un vol charter de la compagnie privée Karthago airlines a effectué dimanche un retour à l’aéroport de Djerba (sud tunisien) quelques minutes après son décollage à destination de Paris, ont indiqué des passagers à l’AFP.

 

« Un quart d’heure après le décollage vers 07H30 locales (06H30 GMT), les masques à oxygène sont tombés, la température a chuté. Il a avait une vague odeur de brûlé », a raconté Soraya, jointe par téléphone depuis Tunis.

 

« Le personnel nous a dit d’abord de ne pas toucher aux masques, six minutes plus tard on nous a demandé de les mettre. On ne voyait rien, le ciel était couvert, l’hôtesse a fini par nous dire qu’on retournait à l’aéroport », a ajouté cette passagère.

 

Environ 150 passagers voyageant le tour opérateur Promovacances devaient regagner Paris à bord du Boeing 737 de Karthago airlines au départ de l’île de touristique de Djerba (500 km au sud de Tunis).

 

Paniqués, pris de malaise et de vomissements pour certains, la plupart de passagers ont refusé de repartir avec Karthago et essaient d’embarquer dimanche à bord d’un vol de la compagnie nationale Tunisair, a indiqué un autre passager.

 

Un porte-parole de Karthago a confirmé l’incident, affirmant que le retour de l’appareil à l’aéroport avait été effectué « seulement au nom du principe de précaution ».

 

C’est une « procédure habituelle », a-t-il dit minimisant l’incident.

 

ENSUITE…

 

 Incident vol charter à Djerba: les passagers s’apprêtent à réembarquer

 

AFP, dimanche 12 février 2006

TUNIS – Les passagers du vol charter de la compagnie privée Karthago airlines qui a fait dimanche un retour à l’aéroport de Djerba (sud tunisien) après son décollage pour Paris, s’apprêtaient à réembarquer sur sur un autre appareil, a-t-on indiqué de source aéroportuaire.

 

« Les passagers ont été pris en charge et s’apprêtent à embarquer à bord d’un nouvel appareil » affrété par Karthago airlines auprès de la compagnie nationale Tunisair, a indiqué par téléphone à l’AFP cette même source à Djerba.

 

Environ 150 passagers voyageant avec le tour opérateur Promovacances ont refusé de repartir avec Karthago, dont le Boeing 737 à bord duquel ils avaient pris place dimanche matin est retourné à l’aéroport un quart d’heure après son décollage.

 

Une équipe d’Europe assistance devait examiner les passagers pour s’assurer qu’ils sont aptes à prendre le vol, a indiqué l’un d’entre eux à l’AFP.

 

Le nouveau départ pour Paris est prévu à 16H40 locales (15H40 GMT).

 


 Tunisie: un avion de Karthago Airlines rebrousse chemin peu après son décollage de Djerba

AP | 12.02.06 | 18:10 TUNIS (AP) — Un avion de la compagnie tunisienne charter Karthago Airlines à destination de Paris a dû faire demi-tour dimanche peu après son décollage de l’aéroport de Djerba, dans le sud tunisien, a-t-on appris de source aéroportuaire à Tunis. L’appareil, un Boeing 737, transportait environ 150 passagers. Ces derniers devaient regagner la France après un séjour dans cette île touristique organisé par Promovacances. Selon la même source, l’équipage de l’appareil « a, en application des normes de sécurité suivies par la compagnie, choisi, à titre préventif, de retourner à l’aéroport de départ brièvement après le décollage, et ce pour effectuer les vérifications techniques nécessaires », suite à « un déploiement des masques à oxygène ». « La compagnie a mis à la disposition des passagers un autre appareil pour effectuer le vol Djerba-Paris », a-t-on expliqué de même source sans préciser si les passagers ont réembarqué ou pas. AP

 


Odeurs de fumée sur un avion de Karthago Airlines

 

 

Tunis (Tunisie) — Un appareil de la compagine aérienne charter tunisienne Karthago Airlines a été obligé de faire demi-tour quelques instants après son décollage de l’ile tunisienne de Jerba à cause d’un déclenchement inopiné des masques à oxygène à bord et d’une odeur de fumée qui s’est répandue dans la cabine, alors que la température s’est mise à baisser. L’avion, un Boeing 737, effectuant le vol 7100, transportait environ 150 passagers et effectuait la liaison entre l’ile de Jerba (Tunisie) et Paris (France). Il avait décollé vers 7h30, heure locale. Conformément aux règles de sécurité, les pilotes de l’appareil ont fait demi-tour afin de revenir se poser et de faire vérifier l’avion par les services techniques. Les passagers – dont certains ont été pris d’une peur panique – ayant refusés de repartir avec le même avion, la compagnie a mis à leur disposition un autre appareil, un Airbus A320, pour rejoindre leur destination.

 

 http://www.crash-aerien.com/www/news/article.php?id=2118


Le Président Ben Ali reçoit M. Donald Rumsfeld

Tunisie-USA : un partenariat stratégique important

• Renforcer le dialogue des civilisations afin de garantir les conditions de la stabilité, de la sécurité et de la paix • Volonté commune d’élever les relations d’amitié tuniso-américaines au plus haut niveau • Moyen-Orient – Irak: appuyer les efforts déployés à l’échelle internationale pour détendre la situation dans la région et garantir les conditions de la stabilité • Cause palestinienne : poursuivre le soutien financier et l’aide apportés à l’Autorité palestinienne

Les relations entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique et les perspectives de leur consolidation et de leur dynamisation, ainsi que les questions de l’heure, au niveau régional et international, ont été au centre de l’audience accordée, hier matin, par le Président Zine El Abidine Ben Ali au secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld.    Déclaration de M. Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la Défense « La Tunisie a toujours été la voix de la modération et de la tolérance »
• Rumsfeld salue les progrès économiques et sociaux de la Tunisie et exprime la volonté des USA de «se tenir aux côtés du peuple tunisien et de poursuivre le développement de ses relations de coopération et de partenariat avec la Tunisie»   Le ministre des Affaires étrangères s’entretient avec le secrétaire américain à la Défense Renforcer les relations bilatérales et saisir toutes les opportunités     
M. Abdelwaheb Abdallah, ministre des Affaires étrangères, s’est entretenu, hier après-midi, au siège du département, avec M. Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la Défense, dans le cadre de sa visite en Tunisie.    (Source : « La Presse » du 12 février 2006)

  L’édito de «La Presse»

Un nouveau jalon

 

Les relations tuniso-américaines sont aussi anciennes qu’excellentes. Ayant signé, faut-il le rappeler, l’un des plus anciens traités avec les Etats-Unis d’Amérique, il y a plus de deux siècles, la Tunisie a veillé, notamment depuis l’avènement du Changement, à imprimer à la coopération bilatérale un rythme élevé.   Les échanges de visites entre les responsables des deux pays au plus haut niveau se sont multipliés ces derniers temps. On citera, en premier lieu, la visite officielle effectuée par le Président de la République à Washington en février 2004, celle de l’ex-secrétaire d’Etat américain Colin Powell à la fin de 2003 et les visites de nombreuses délégations américaines, notamment du monde économique et scientifique, en Tunisie.   On mentionnera, également, les entretiens positifs qu’a eus le ministre des Affaires étrangères avec les dirigeants américains lors de sa visite aux Etats-Unis en octobre 2005.   C’est dans le cadre de toute cette dynamique que le Président Zine El Abidine Ben Ali a accordé, hier, une audience au secrétaire d’Etat américain à la Défense, Donald Rumsfeld.  L’entretien a été une opportunité pour examiner les moyens susceptibles de donner une nouvelle impulsion aux relations étroites d’amitié établies entre les deux pays, conformément à leur volonté de les développer et de les hisser au plus haut niveau.   Se fondant sur les principes de respect mutuel et la volonté d’agir au service des intérêts réciproques, la Tunisie et les USA sont conscients qu’il faut accorder une grande importance à la concrétisation des objectifs assignés au partenariat stratégique, lequel a été mis en exergue par l’hôte américain qui, tout en qualifiant la coopération bilatérale de « constructive », a salué le développement et les progrès réalisés par notre pays, notamment, dans les domaines économique et social.   La rencontre a été également l’occasion de passer en revue les questions de l’heure dans la région, plus précisément les récents développements au Moyen-Orient et en Irak.   Le Président a réitéré, à ce propos, les positions de la Tunisie privilégiant les moyens pacifiques et la légalité dans la résolution des problématiques qui se posent de manière à renforcer le dialogue des civilisations, conformément au droit international et aux efforts de la communauté internationale en vue de garantir les conditions de la stabilité, de la sécurité et de la paix dans la région.   Le Chef de l’Etat a saisi cette occasion pour réaffirmer la position constante de la Tunisie en matière de lutte contre toute forme d’extrémisme et de terrorisme.   Avec cette visite du responsable américain et la teneur de ses entretiens avec le Président Ben Ali, un jalon de plus a été posé sur le chemin des relations bilatérales exemplaires.  Notre pays s’affirme, d’autre part, comme l’a déclaré l’hôte de la Tunisie, en tant que porte-drapeau de la modération et de la tolérance et un élément-clé dans la lutte contre le terrorisme dans la région, un phénomène qui constitue une menace pour l’humanité tout entière.    (Source : « La Presse » du 12 février 2006)

 

APPEL POUR LA CONSTITUTION D’UN FORUM SOCIAL DES JEUNES MAGHREBINS

 

Le contexte mondial, caractérisé aujourd’hui par le néolibéralisme, accentue la crise politico-socio-économique des pays du tiers monde notamment les pays du Maghreb.   La jeunesse, qui constitue une grande majorité de la population dans les pays du Maghreb, voit sa situation se dégrader face à la mondialisation qui impose des restrictions économiques sociales et politiques entraînant chômage, licenciement abusif et autres. Au Maghreb, les pressions sociales et politiques, restreignent toute liberté d’_expression et d’action, empêchant ainsi l’épanouissement de la jeunesse. Ayant conscience de l’urgence de  faire face a la mondialisation néolibérale, les jeunes du Maghreb se mobilisent dans la dynamique de résistance sociale alter mondialiste D’où la nécessité de créer un espace de concertation et d’expérience, visant a apporter un ensemble de propositions allant dans le sens de mettre en commun les intérêts des jeunes et leurs aspirations légitimes a la liberté, la justice sociale et a l’égalité.   A cet effet, nous lançons un appel à la tenue d’un Forum Social Maghrébin des Jeunes, et ce, en vue de contribuer efficacement à la tenue du Forum Social Maghrébin et des forums sociaux locaux.   La tenue d’un Forum Social Maghrébin des Jeunes aura pour perspective de: –         S’impliquer d’avantage dans la lutte contre le néolibéralisme et la domination du capital et toutes les autres formes d’impérialisme dans le monde. –         Favoriser l’échange entre les différentes forces sociales et multiplier les efforts afin de renforcer la résistance sociale maghrébine et de l’immuniser par une large opération de réseautage. –         S’ouvrir sur les différentes dynamiques altermondialistes des mouvements sociaux maghrébine, africaine et internationale. –         Favoriser et élargir ouvertement l’implication et la participation des jeunes maghrébins a l’immigration dans la dynamique du forum social maghrébin des jeunes a travers leurs propositions et activités au sein des dynamiques sociales jeunes de leurs pays d’origines. –         Se mobiliser pour « un autre Maghreb est possible ».   Afin de continuer à travailler ensemble  autour de la constitution du Forum Sociale Maghrébin des Jeunes nous lançons un appel aux jeunes du Maghreb,dans les pays respectifs et en immigration, à rejoindre l’assemblée préparatoire qui se tiendra le 27/28 janvier 2006 a bouznika.   Tunis, le 26/27 novembre 2005


Committee to Protect Journalists

330 Seventh Avenue, New York, NY 10001 USA     Phone: (212) 465‑1004     Fax: (212) 465‑9568     Web: www.cpj.org     E-Mail: media@cpj.org    http://www.cpj.org Contact: Kamel Labidi e-mail: kelabidi@aol.com Telephone:  20 12 429 4369   MEDIA ADVISORY   for February 14, 2006
 

CPJ TO RELEASE ANNUAL SURVEY OF WORLD PRESS FREEDOM ON TUESDAY, FEBRUARY 14, AT EGYPTIAN PRESS SYNDICATE IN CAIRO.

 

The Committee to Protect Journalists will release Attacks on the Press, its annual survey of press freedom conditions worldwide, at a news conference in Cairo, beginning at   12 o’clock p.m. on Tuesday, February 14, at the Egyptian Press Syndicate, 4 Abdel Khalek Sarwat St., Cairo.   Attacks on the Press in 2005 will be released on the same day at the National Press Club in Washington.   With a preface by Paul Steiger, Wall Street Journal managing editor and CPJ chairman, and an introduction by CPJ Executive Director Ann Cooper, Attacks on the Press in 2005 documents hundreds of cases of media repression in dozens of countries, including murders, assaults, imprisonments, censorship, and legal harassment.   The book outlines the threats, dangers, and obstacles faced by journalists around the world as they are confronted by war, repressive regimes, and punitive laws that curtail freedom of the press. A total of 47 journalists were killed worldwide as a direct result of their work in 2005. More than 100 journalists have lost their lives in the line of duty in the last two years, making it the deadliest such period in a decade.   Copies of Attacks on the Press in 2005 will be available at the press conference.    Speaker: Kamel Labidi, CPJ Consultant for the Middle East and North Africa.      WHAT:                       Release of Attacks on the Press in 2005,   CPJ’s annual worldwide survey       WHEN:                       Tuesday, February 14, at 1200 (noon)       WHERE:                    The Egyptian Press Syndicate                                       Ameen Raafi  Conference Room, 3rd Floor                                       4 Abdel Khalek Sarwat St.,  Cairo.  

 

 

Lettre ouverte au premier ministre danois.

Je vous prie de bien vouloir cesser toute référence à la prétendue liberté d’_expression à propos des caricatures hideuses et insultantes du Prophète MOHAMMED. Cette LANGUE DE BOIS ne fait que jeter de l’huile sur le feu et attiser un climat de colère dans toute la planète. A l’aire de la globalisation, PERSONNE NE PEUT IGNORER LES RESTRICTIONS DE LA LIBERTE D’_EXPRESSION EN EUROPE QUAND IN S’AGIT D’ASSURER LA PAIX SOCIALE. LES MUSULMANS NE COMPRENDRONT JAMAIS CETTE ELUGUBRATION ET CES TERGIVERSATIONS ALORS QU’IL S’AGIT DE LA PAIX DANS LE MONDE. La colère ne pourra retomber qu’après la présentation d’excuses explicites et l’interdiction formelle de toute insulte à l’égard des religions, la critique des religions étant une toute autre affaire et n’est pas assimilable à l’humiliation et l’insulte gratuite.   J’espère que vous seriez sensible à la voix de la raison et que vous œuvreriez au rétablissement de la sérénité et du calme. Avec tous mes égards.   Neji Ali


 

La presse iraquienne après le 9 avril 2003

par Kaïs Jewad Alazawi (Courriel : kaisdnet@yahoo.com)
 
L’auteur est rédacteur en chef du journal Al Jarida, édité à Bagdad. Ce texte est fondé sur une intervention faite lors d’une conférence organisée pour la libération de Florence Aubenas en Jordanie le 10 mars 2005. Traduit de l’arabe en français par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft Présentation de la presse iraquienne 1) La liberté d’_expression Selon la bibliographie établie par le chercheur iraquien Saad Eddine Khedr et publiée en une série d’articles par le journal Al Jarida, le nombre de titres de la presse quotidienne et bi-hebdomadaire paraissant en Iraq après le 9 avril 2003, est à ce jour de 201. Ce que l’on peut dire tout d’abord de la presse iraquienne c’est qu’elle jouit actuellement d’une grande liberté d’__expression, ce que les Iraquiens n’avaient jamais connu depuis la fondation de l’État iraquien dans les années 1920. En effet, après 35 années de musèlement de la presse on assiste à une explosion de titres où se côtoient tous les genres de presse. Toutefois, si quantité il y a, qualité il n’y a pas ou très peu. La plupart des rédacteurs en chef des journaux n’ont aucun passé de journaliste mais doivent leurs nouvelles fonctions à des raisons politiques ou économiques. Beaucoup appartiennent à des partis ou sont inféodés soit à l’ancienne coalition soit à l’actuelle force d’occupation. Cette presse, véhiculant d’ailleurs très souvent les thèses officielles, calme la colère populaire en justifiant les erreurs de l’autorité en place par la situation exceptionnelle que vit le pays. 2) Le financement Les journaux qui dépendent du gouvernement ou des formations politiques qui le composent, sont soutenus par l’administration le plus souvent sous forme de publicité, ce qui couvre aisément leurs frais, voire plus. Il n’en est pas de même pour les journaux de l’opposition, dont Al Jarida, qui ne peut compter que sur la publicité privée pour s’autofinancer, ce qui est loin d’être suffisant. Rappelons que dans le passé, l’État répartissait sa publicité sur tous les journaux sans exception. 3) La logistique Nous avons vécu comme tous les directeurs de journaux de grandes difficultés d’ordre logistique à nos débuts : impression de qualité médiocre les imprimeries ne disposant pas toujours du matériel adéquat, non respect des délais en raison des pénuries de papier et/ou de l’absentéisme des ouvriers. A noter qu’avant l’occupation la plupart d’entre eux ne pouvaient vivre uniquement de leur emploi officiel et avaient donc recours à la vente des journaux clandestins qu’ils éditaient en accord avec les mafias de la distribution. Si les problèmes d’impression se sont quelque peu résolus avec le temps reste celui de la distribution qui, lui, est au point mort. En effet, à ce jour, pas de distribution organisée des journaux qui sont exposés chaque matin, à partir de 5 heures, à la bourse des journaux, à la porte Al Mouaddham, pour être vendus aux agents de distribution. C’est une situation tout à fait particulière qu’une société ²Dar El Mada² a essayé de régler en essayant d’organiser la distribution. Son échec a ramené les choses à leur point de départ où ils sont vendus à la criée aux agents de distribution. 4) Absence d’un code de la presse Le piratage institutionnalisé. En effet, la presse iraquiennene ne connaît pas encore le droit d’auteur. Elle utilise les informations diffusées sur internet ou des agences de presse mais ne paie aucun droit. Autre problème épineux : la multiplication des affaires de diffamation contre les hommes politiques et des notables de la société et ce en l’absence de lois et de poursuite judiciaire. Et pour finir, la corruption, illustrée par une affaire récente qui a fait beaucoup de bruit en Iraq. En effet, les forces américaines auraient ³acheté² quelques journaux parmi les plus réputés pour la publication d’articles en leur faveur. Et alors que le Congrès américain a ouvert une enquête à ce sujet, les autorités et le syndicat des journalistes iraquiens ont gardé le silence. Parmi les journaux concernés : Assabah Al Jadid, Al Mada et d’autres. Il y a urgence à créer un code de la presse. La situation des journalistes iraquiens 1) De l’intérieur L’ancien gouverneur américain d’Iraq Paul Bremer, à son arrivée en mai 2003, avait dissous le ministère de l’information, privant d’emploi 5575 fonctionnaires, 1200 journalistes et 19 agents de communication. Personnellement, j’ai essayé d’en faire réengager un certain nombre et de dédommager les autres, en collaboration notamment avec le représentant des Nations Unies, tout d’abord avec Sergio De Mello puis avec Lakhdar Brahimi et j’ai trouvé un réel soutien de la part d’Ahmed Fawzi, responsable du bureau d’information du Secrétaire général des Nations Unies. C’est lui d’ailleurs qui avait pris l’initiative de contacter les autorités de la coalition pour réembaucher ou dédommager les intéressés. Soutien également d’Abdel Hamid Jaber aux Nations Unies à New York. Le problème des journalistes licenciés est donc demeuré en suspens pendant des mois. L’ancien ministre de la culture, Moufid Al Jazaïri avait exprimé sa volonté de le résoudre, mais il avait besoin de l’accord de son collègue des finances de l’époque, Adel Abdel Mahdi, que nous avions convaincu de la nécessité de mettre fin au drame de milliers de familles touchées par cette situation. Finalement, ils ont tous été réintégrés au ministère de la Culture, le ministère de la Communication n’existant plus, mais aucun dédommagement n’a été versé pour les deux années passées sans emploi. 2) … et de l’extérieur Notons qu’il s’est créé un profond malaise entre les journalistes iraquiens de l’intérieur et ceux venant de l’étranger. Les premiers se sont évidemment sentis menacés par ces confrères fraichement débarqués qui, les jugeant favorables à l’ancien régime, ont tenté de créer un nouvel organisme représentatif des journalistes dans le but de remplacer l’ancien Syndicat des journalistes. Les partisans de la nouvelle ³Union des journalistes² ont mobilisé beaucoup et suscité de nombreuses réunions et débats mais n’ont pas pu s’imposer car trop peu nombreux et non soutenus par les autres syndicats de journalistes arabes. Cette opposition acharnée entre les deux organisations a pris fin mais a laissé des traces indélébiles dans la profession. On peut même parler de rupture totale de dialogue. Ca se ressent dans leur travail au quotidien, surtout dans leur approche respective des difficultés sécuritaires et politiques du pays. Le problème de disparité des salaires a certainement contribué à cette rupture. En effet, les journalistes émigrés de retour dans le pays, disposant de capitaux, de projets commerciaux et de partis politiques, ont participé à créer un climat de corruption en accordant à leurs journalistes des salaires extravagants que la plupart des autres journaux locaux privés de financements, étaient incapables de suivre. Beaucoup de journalistes actuellement sont confrontés à un double handicap : leur faible rémunération les oblige souvent à cumuler plusieurs emplois et l’empreinte laissée par 35 ans d’endoctrinement dont ils ont beaucoup de mal à sortir sont très préjudiciables quant à la qualité de leur travail. Autre phénomène : pour réduire le nombre de ses journalistes et éviter de recourir aux informations payantes des agences, certains journaux n’hésitent pas à reprendre des articles déjà publiés dans la presse arabe 3) L’insécurité L’Iraq, comme chacun sait, est aujourd’hui l’un des plus importants champs de violence dans le monde. Les organisations armées, pour la plupart, sous couvert de résistance à l’occupant, tuent aveuglément, desservant ainsi la cause pour laquelle ils prétendent combattre. Cette insécurité alliée à un taux de chômage record de plus de 50% de la population active et la marginalisation d’un grand nombre d’anciens membres des forces militaires et sécuritaires, ont facilité le développement des gangs. Ainsi, les enlèvements, le pillage et les vols se sont étendus à tout le pays et, n’épargnant aucune classe socio-professionnelle, visent principalement les Iraquiens aisés et les étrangers. Toute personne ou famille susceptible de pouvoir payer une rançon sera une victime potentielle. Les gangs disposent actuellement d’indicateurs dans les quartiers qui leur facilitent le travail en leur fournissant des informations sur leurs futures victimes, puis leur servent d’intermédiaire dans les négociations avec les familles. En ce qui concerne l’enlèvement de journalistes, les médias internationaux n’en parlent que lorsqu’il s’agit de ressortissants étrangers, ce qui fait d’ailleurs le jeu des groupes armés qui les organisent. Mais ces mêmes médias ne s’attardent malheureusement pas sur le sort des journalistes locaux qui, eux, vont sur le terrain et s’exposent au quotidien. 4) La presse et l’occupation Bien que jouissant d’une liberté d’__expression, qui va bien au-delà de ce qu’ils pouvaient espérer, les journalistes iraquiens ou étrangers connaissent de grandes difficultés pour accomplir correctement leur travail en grande partie à cause du climat d’insécurité qui règne actuellement dans le pays. La dissolution des institutions sécuritaires et de l’armée par Paul Bremer, et le retard mis à les reconstituer sur des bases modernes et saines a empêché l’État d’assurer la sécurité des citoyens dont des journalistes dans leurs déplacements et leurs investigations à l’extérieur. Il est même incapable d’assurer sa propre sécurité. Les forces d’occupation ont, dès le début, considéré le problème de la sécurité comme leur domaine privé et l’ont interdit aux investigations des journalistes. Elles les empêchent ainsi de faire leur travail, n’hésitant pas à tirer sur ceux qui s’approchent des lieux d’explosions, et ce, même lorsqu’ils sont munis du badge de presse et d’une autorisation délivrée d’ailleurs par ces mêmes forces. Ce qui est contraire évidemment aux conventions internationales. Seuls les journalistes américains et britanniques font exception à cette règle. On dénombre à ce jour au moins 70 journalistes tués, pour la plupart, par les forces américaines, qui les assimilent à des pertes colatérales et considèrent que tuer sans préméditation ne donne lieu qu’à de simples excuses. Outre les problèmes d’insécurité il y a aussi la difficulté d’avoir une presse indépendante. Le témoignagne qui suit illustre parfaitement ce problème. En qualité de rédacteur en chef du journal Al Jarida, je me suis depuis le début opposé pacifiquement à l’occupation. En conséquence de quoi, j’ai été convoqué plusieurs fois par la commission militaire chargée de l’information de l’autorité des Alliés, au siège des troupes américaines dans la zone verte. On m’a proposé de collaborer avec celles-ci, moyennant la publication de pages publicitaires vantant les services rendus aux Iraquiens par les troupes américaines. C’était pour financer le journal, disaient-ils. Suite à plusieurs refus successifs de collaborer, l’arrestation de notre photographe se transforma en avertissement à peine déguisé. En effet, le 10 novembre 2003, Yacine Sabri était en train de photographier les longues files de retraités qui attendaient durant des heures et sous un soleil de plomb que leur soient versées leurs retraites, quand il fut arrêté et menotté par des militaires américains. Il fut conduit, la tête enveloppée d’un sac en plastique noir, à la zone verte. Son appartenance à Al Jarida lui valut un interrogatoire musclé et lorsqu’il fut relâché, on le chargea de transmettre au rédacteur en chef que le journal s’exposait aux pires ennuis s’il relatait l’incident. De retour au journal, Yacine Sabri était encore sous le choc et nous avons tous pu constater, outre son visage tuméfié, que son corps portait des traces de torture. Voilà le genre de pression que peuvent exercer les forces d’occupation sur la presse indépendante. 5) … en chiffres
Dans le dernier communiqué du 26 janvier 2006 Reporters Sans Frontières annonce la mort de Mahmoud Zaal, 79ème sur la liste des professionnels des médias morts dans l’exercice de leurs fonctions depuis mars 2003 (le quatrième en moins d’un mois). Le communiqué fait état également de 35 enlèvements pour cette même période, dont 5 ont été tués par leurs ravisseurs (4 Iraquiens et 1 Italien) et les autres relâchés sains et saufs. L’organisation exprime également son inquiétude quant au sort de Jill Carroll, septième femme journaliste enlevée en Iraq le 7 janvier dernier. L’une d’entre elles, Raeda Wazzan, de nationalité irakienne, avait été exécutée par ses ravisseurs. Les autres ont été libérées. Conclusion Malgré les nombreuses victimes iraquiennes et étrangères parmi les journalistes qui ont été tués en Irak depuis le début de l’occupation, les troupes d’occupation issues, dans l’ensemble, de pays qualifiés de démocratiques, n’ont pas ouvert d’enquêtes sur les assassinats de ces dizaines de journalistes, soit tués avec préméditation, soit victimes de balles perdues américaines. De leur côté, les autorités irakiennes qui sont censées avoir recouvré leur souveraineté depuis le 30 juin 2004, selon les termes de la résolution 1546 des Nations Unies, n’ont pas estimé nécessaire de constituer une commission spéciale pour enquêter sur les causes de décès de ce nombre important de journalistes iraquiens et étrangers. La démission des autorités iraquiennes et américaines en matière de sécurité des journalistes devrait entraîner la réaction des organisations humanitaires et des droits de l’homme et particulièreement les organismes spécialisés de l’ONU pour agir dans le sens d’un plus grand respect des drois de l’homme. L’ONU elle-même devrait assumer son devoir en la matière et exiger, des pays de la Coalition, le respect des conventions internationales qu’ils avaient signés en imposant à leurs troupes de collaborer avec eux au lieu de les arrêter ou tirer sur eux pour les intimider. Nous lançons donc un appel aux Nations Unies, aux différentes organisations des droits de l’homme et de juristes et aux syndicats de journalistes dans les pays démocratiques, pour qu’ils fassent pression sur le gouvernement des USA afin qu’il respecte les conventions internationales qu’il a signées concernant, entre autres, la sécurité et la dignité des journalistes dans toutes les zones de guerre et surtout en Irak. N’oublions pas qu’un journaliste tué en Iraq signifie la misère pour toute sa famille. Il est donc expressément demandé aux organisations internationales et irakiennes de créer un fonds pour venir en aide à ces familles de journalistes morts dans l’exercice de leurs fonctions. C’est là une action que nous nous engageons à mener dans l’avenir.
 

 

Saïd Jaziri: un imam controversé

Laura-Julie Perreault Saïd Jaziri a fait cavalier seul parmi les leaders musulmans pour organiser la manifestation qui a eu lieu hier, dans le calme, au centre-ville de Montréal. Saïd Jaziri est imam depuis tout juste six ans. Mais en cette courte période de temps, celui qui a fondé la mosquée Al-Qods, dans le quartier Saint-Michel, a réussi à attirer l’attention à plus d’une reprise. Cette semaine, en refusant de rencontrer d’autres leaders musulmans pour décider de l’attitude à adopter face à la controverse des caricatures de Mahomet, il a fait soupirer plusieurs imams montréalais. Dont Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de Montréal. «On ne peut pas garder toute la communauté musulmane otage d’un homme qui veut faire les choses à sa manière», a-t-il commenté hier. Saïd Jaziri a ainsi fait cavalier seul parmi les leaders musulmans pour organiser la manifestation qui a eu lieu hier, dans le calme, au centre-ville de Montréal. En septembre dernier, le jeune homme originaire de Tunisie a aussi laissé bouche bée une grande partie des 100 000 musulmans de Montréal en demandant aux trois ordres de gouvernement de débloquer 20 millions de dollars de fonds publics pour bâtir une grande mosquée à Montréal, comme il en existe déjà une à Paris et à Londres. Depuis, aucune annonce n’a été faite. Un mois après la présentation de son ambitieux projet, il a à nouveau attiré l’attention des médias quand il a annoncé qu’il se barricadait dans sa mosquée de la rue Bélanger pour éviter que l’Agence des services frontaliers ne l’expulse du Canada. En fait, il n’était pas menacé d’expulsion immédiate, mais Citoyenneté et immigration Canada voulait réévaluer le statut de réfugié qui lui a été accordé en 1998. Les autorités canadiennes remettent en cause certaines informations que M. Jaziri leur a fournies. M. Jaziri et son avocate, Hélène Doyon, se sont opposés à ce que les médias assistent aux audiences en avançant que plusieurs témoins convoqués pour les audiences voulaient garder l’anonymat. Quand La Presse s’est enquise auprès de M. Jaziri des avancées dans la réévaluation de son statut, il a affirmé ne pas pouvoir répondre.  » Je n’ai pas le droit de parler. Ça va se régler. C’était un problème politique « , a-t-il répondu. Or, le dossier était basé sur l’exactitude des faits. Hier, c’est la police de Montréal, qui, à son tour, a froncé les sourcils. Au début de la manifestation dont il était le centre nerveux, le jeune leader religieux a affirmé qu’un imam montréalais avait été attaqué au couteau vendredi à Montréal. Le responsable des relations publiques du Service de police de la Ville de Montréal a vérifié auprès de tous ses services. Il n’a trouvé aucun signalement du genre. «Un imam qui se ferait poignarder dans les circonstances actuelles, ça ne passerait pas inaperçu», a dit hier Stéphane Eid, du SPVM. Mais la controverse ne semble pas nuire à l’imam de la mosquée Al-Qods. Des centaines de personnes s’y rendent tous les jours pour la prière. Et il ne se passe pas une semaine sans que le jeune leader religieux francophone ne soit invité par les médias à commenter les événements qui touchent la communauté musulmane montréalaise. (Source: La Presse (Canada) Le dimanche 12 février 2006)


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