{"id":19534,"date":"2011-01-27T00:00:00","date_gmt":"2011-01-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/27-janvier-2011\/"},"modified":"2011-01-27T00:00:00","modified_gmt":"2011-01-27T00:00:00","slug":"27-janvier-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/27-janvier-2011\/","title":{"rendered":"27 janvier 2011"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"C'est la secr\u00e9taire d\u2019Etat am\u00e9ricaine, Hillary Clinton, qui aurait \n\t\t\tpris langue avec le g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, chef d'\u00e9tat-major de \n\t\t\tl\u2019arm\u00e9e de terre tunisienne, limog\u00e9 par le pr\u00e9sident Ben Ali le 7 \n\t\t\tjanvier, pour lui demander de \u00abprendre ses responsabilit\u00e9s\u00bb (voir \n\t\t\tTTU n\u00b0 675). A noter que le service des renseignements militaires \n\t\t\ttunisien aurait pr\u00e9venu le g\u00e9n\u00e9ral Ammar que Ben Ali et son \n\t\t\tentourage avaient pr\u00e9par\u00e9,\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><strong><font> <font face=\"Arial\">10 \u00e8me ann\u00e9e, <\/font><span lang=\"FR\"><font face=\"Arial\">N\u00b0 3901 du 27.01.2011 <\/font><\/span><\/font><\/strong><span><font face=\"Arial\"><strong>archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><span lang=\"FR\"><\/span><font face=\"Arial\"><\/font><\/div>\n<div align=\"left\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font><\/p>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<p><font>TTU-Monde Arabe: Fin de partie <font>Collectif Pour Nouvelle R\u00e9publique: Que fait H\u00e9di Baccouche au premier minist\u00e8re ? <\/font>Amnesty International: Tunisie. De nouveaux \u00e9l\u00e9ments inqui\u00e9tants attestent de la brutalit\u00e9 des forces de s\u00e9curit\u00e9  <font>Des anciens leaders\u00a0 de l\u2019U.G.E.T: N\u2019est-il pas temps de rendre justice \u00e0 l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne des Etudiants ? <\/font>Slim Mrad: Les intrigants comploteurs de la Tunisie de nouveau au premier plan : Hedi Baccouche et Habib Ammar\u00a0 tentent de prendre le contr\u00f4le du RCD <font>Ahmed BEN AMOR: POUR UNE COMMISSION DE VERITE AUSSI. <\/font>Khaled Falah: Tunisie:R\u00e9pression polici\u00e8re <font>HAMDI B\u00e9chir: R\u00e9volution permanente pour la libert\u00e9 et la dignit\u00e9 en Tunisie &#8211; Elle balaiera r\u00e9solument le r\u00e9gime de la dictature et d\u00e9mant\u00e8lera ses appareils <\/font>SONIA.D: NOUS N&rsquo;EN VOULONS PAS D&rsquo;EUX <font>Hasni: La r\u00e9volution citoyenne Tunisienne pour une Assembl\u00e9e Constituante <\/font>Comit\u00e9 de Solidarit\u00e9 avec la Lutte du Peuple Egyptien: Communiqu\u00e9 <\/font><\/p>\n<p><font>Fathi Jerbi: Les prol\u00e9gom\u00e8nes relatifs aux contraintes des politiques socio-\u00e9conomiques &#8211; Les cons\u00e9quences<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div><strong><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div><strong><\/p>\n<p><font>Reuters: Tunisia seeks arrest of ousted president, family  <font>Reuters: INTERVIEW-Tunisian veteran Mestiri seeks leadership role  <\/font>AFP: L&rsquo;\u00e9tau se resserre autour du beau-fr\u00e8re de Ben Ali, r\u00e9fugi\u00e9 au Canada  <font>Reuters: INTERVIEW L&rsquo;opposant Mestiri vise le Conseil des sages tunisien  <\/font>Reuters: Loyalists of ousted Tunisia leader expected to go <font>AP: Tunisia issues intl warrant for ousted president  <\/font>AFP: Tunisie: l&rsquo;UGTT se r\u00e9unit pour une \u00ab\u00a0d\u00e9cision\u00a0\u00bb sur le gouvernement (porte-parole)  <font>AFP: Des milliers de manifestants \u00e0 Sidi Bouzid contre le \u00ab\u00a0vol de la r\u00e9volution\u00a0\u00bb  <\/font>AP: Official: Tunisia expected to announce new gov&rsquo;t  <font>ANSA: Tunisia: calma tesa per annuncio rimpasto governo  <\/font>AP: Loyalists of ousted Tunisia leader expected to go  <font>AFP: Tunisie: Paris promet d&rsquo;intervenir pour faire appliquer une condamnation  <\/font>AFP: Les membres de l&rsquo;ancien r\u00e9gime tunisien \u00ab\u00a0pas bienvenus\u00a0\u00bb au Canada (Harper)  <font>AFP: La \u00ab\u00a0R\u00e9volution du Jasmin\u00a0\u00bb fait des \u00e9mules dans le monde arabe  <\/font>AFP: Tunisie: pression maximale sur le gouvernement avant le remaniement  <font>Reuters: Tunisia unrest hits growth, tourism, investment-Fitch  <\/font>AFP: Tunisie: Ghannouchi reconduit &#8211; les caciques de Ben Ali \u00e9cart\u00e9s <font>AFP: La Tunisie demande au Canada d&rsquo;arr\u00eater un beau-fr\u00e8re de Ben Ali  <\/font>AFP: Tunis\/gvt: les manifestants exultent mais veulent le d\u00e9part du PM <\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><strong><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div><strong><font size=\"4\">REVUE DE PRESSE<\/font><\/strong><\/div>\n<p><\/font><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Fin de partie<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> C&rsquo;est la secr\u00e9taire d\u2019Etat am\u00e9ricaine, Hillary Clinton, qui aurait pris langue avec le g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l\u2019arm\u00e9e de terre tunisienne, limog\u00e9 par le pr\u00e9sident Ben Ali le 7 janvier, pour lui demander de \u00abprendre ses responsabilit\u00e9s\u00bb (voir TTU n\u00b0 675). A noter que le service des renseignements militaires tunisien aurait pr\u00e9venu le g\u00e9n\u00e9ral Ammar que Ben Ali et son entourage avaient pr\u00e9par\u00e9, avec l\u2019aide de la garde pr\u00e9sidentielle, un plan de riposte violente contre les manifestants qui se pr\u00e9paraient \u00e0 marcher sur le palais de Carthage, apr\u00e8s que l\u2019arm\u00e9e eut refus\u00e9 de tirer sur la foule. Le g\u00e9n\u00e9ral Ammar aurait essay\u00e9 de convaincre le pr\u00e9sident de faire une ultime sortie t\u00e9l\u00e9 vis\u00e9e, pour annoncer sa d\u00e9mission, afin de calmer les manifestants. Ayant, dans un premier temps, r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 cette demande, Ben Ali s\u2019est finalement r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la fuite. Selon des sources diplomatiques, il a alors pris contact avec le pr\u00e9sident Sarkozy, qui lui a clairement notifi\u00e9 son refus de l&rsquo;accueillir en France. Le chef de l\u2019Etat fran\u00e7ais aurait, n\u00e9anmoins, accept\u00e9 de prendre contact avec le roi d&rsquo;Arabie Saoudite pour lui demander d\u2019accorder l\u2019asile \u2014 au moins provisoirement \u2014 au couple pr\u00e9sidentiel tunisien. Quant \u00e0 la derni\u00e8re conf\u00e9rence de presse t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e du pr\u00e9sident Sarkozy, le 24 janvier, elle semble avoir re\u00e7u un bon accueil des nouvelles autorit\u00e9s de Tunis. Aussi bien pour son mea culpa, lorsqu\u2019il a reconnu que les autorit\u00e9s fran\u00e7aises avaient sousestim\u00e9 la crise qui a balay\u00e9 Ben Ali, que pour les hommages \u00e0 la jeune d\u00e9mocratie tunisienne, confront\u00e9e \u00e0 des menaces islamistes potentielles.  <font><strong>(Source: \u00ab\u00a0TTU-Monde Arabe\u00a0\u00bb (Lettre hebdomadaire d&rsquo;informations politiques et strat\u00e9giques) Num\u00e9ro 676, Jeudi 27 D\u00e9cembre 2011) <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Que fait H\u00e9di Baccouche au premier minist\u00e8re ?<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font>Le 7 novembre 1987, suite \u00e0\u00a0 un coup d\u2019Etat, Ben Ali s\u2019installe au pouvoir et ouvre une p\u00e9riode dictatoriale qui conduira \u00e0 la souffrance et \u00e0 la corruption la plus extr\u00eame. Cette situation n\u2019a pu \u00eatre possible que gr\u00e2ce \u00e0 la complicit\u00e9 active d\u2019un certain nombre d\u2019hommes politiques dont le cynisme et l\u2019opportunisme constituent les principales qualit\u00e9s. Parmi ce petit groupe de comploteurs, figure en premi\u00e8re loge un homme trouble, H\u00e9di Baccouche. Ap\u00f4tre du complot, il en avait pr\u00e9conis\u00e9 et appliqu\u00e9 les m\u00e9thodes dans toute sa carri\u00e8re politique. Admirateur des sales combines et des coups bas, il ne pouvait que courir \u00e0 leur secours partout o\u00f9 ils se rencontraient. On aurait pu s\u2019en douter d\u00e9j\u00e0, si l\u2019on avait consid\u00e9r\u00e9 que la tentative du coup d\u2019Etat perp\u00e9tr\u00e9e en association avec Abdallah Farhat (1979) n\u2018\u00e9tait elle-m\u00eame qu\u2019un signe avant coureur du hold-up mafieux qui allait suivre. Aveugl\u00e9 par son arrivisme, il ne pouvait que sympathiser avec un Ben Ali devenu premier ministre.  \u00a0 Quel est le r\u00f4le jou\u00e9 par H\u00e9di Baccouche dans le drame que le peuple Tunisien a v\u00e9cu sous la dictature de Ben Ali ? Il s\u2019agit de r\u00e9pondre en somme \u00e0 la question de savoir s\u2019il faut juger cet homme pour haute trahison. Le r\u00e9dacteur du triste discours du 7 novembre et l\u2019instigateur actif du coup d\u2019Etat est l\u2019une des pi\u00e8ces ma\u00eetresses du syst\u00e8me de Ben Ali. Il a \u00e9t\u00e9 un complice dynamique pendant les 23 ans de la tyrannie. M\u00eame quand on l\u2019a relativement \u00e9loign\u00e9 du premier cercle des collaborateurs, il est rest\u00e9 un conseiller tr\u00e8s \u00e9cout\u00e9. H\u00e9di Baccouche est un \u00ab collabo \u00bb, pour utiliser la symbolique de \u00ab la r\u00e9sistance fran\u00e7aise \u00bb, sans scrupule. Il a trahi par ses faits et gestes l\u2019int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de son peuple. Point de cl\u00e9mence.  \u00a0 De m\u00eame, pendant qu\u2019on tirait sur notre peuple en r\u00e9volte contre la dictature, H\u00e9di Baccouche a montr\u00e9 sans \u00e9quivoque (par l\u2019\u00e9crit) que les int\u00e9r\u00eats des Tunisiens et de la Tunisie comptaient peu \u00e0 ses yeux\u00a0 face au maintien au pouvoir d\u2019un Ben Ali sans envergure et sans avenir. Jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re minute il soutenait un r\u00e9gime \u00e0 terre. Car pour ce personnage : la politique n\u2019a rien \u00e0 voir avec la morale. Apr\u00e8s la chute de son complice, nous avons esp\u00e9r\u00e9 un sursaut de fiert\u00e9 et de dignit\u00e9 de sa part. Plusieurs avons pens\u00e9 qu\u2019il allait se retirer de la vie politique, en vain. M\u00eame ce petit geste d\u2019honneur il est en dans l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019accomplir. Savoir partir est un signe de courage. Malheureusement, H\u00e9di Baccouche en est d\u00e9pourvu.\u00a0 \u00a0\u00a0 Or voil\u00e0, alors que le sang de nos jeunes compatriotes n\u2019est pas encore s\u00e9ch\u00e9 et au moment m\u00eame o\u00f9 le pays cherche \u00e0 tourner la page de cette horrible p\u00e9riode, ce ne fut pas sans un \u00e9tonnement profond qu\u2019on entendit M. Bacouche s\u2019activer toujours dans l\u2019entourage de l\u2019actuel premier ministre. Que fait H\u00e9di Baccouche \u00e0 ce niveau de l\u2019Etat apr\u00e8s tout le mal qu\u2019il a inflig\u00e9 aux Tunisiens ? Sa pr\u00e9sence est en soi un d\u00e9shonneur pour M. Ghanouchi et une insulte \u00e0 la r\u00e9volution tunisienne. Il s\u2019agit, nous dit-on, de refaire la Tunisie : mais en acceptant la pr\u00e9sence et l\u2019aide d\u2019un personnage dont la complicit\u00e9 avec l\u2019ancien r\u00e9gime dictatorial ne fait aucun doute, la nouvelle construction en cours ne sera certainement que vici\u00e9e. On ne peut fonder notre renaissance politique en faisant appel aux plus vils d\u2019entre nous. Il faut en urgence mettre H\u00e9di Baccouche hors d\u2019\u00e9tat de nuire. C\u2019est une question de salut public. Cet homme est non seulement dangereux, mais surtout il est pr\u00eat, parce que c\u2019est dans sa nature, \u00e0 toutes les bassesses. Pour dire vrai, la place de H\u00e9di Baccouche n\u2019est nullement au premier minist\u00e8re mais plut\u00f4t devant un juge d\u2019instruction. Car il est impossible de se faire illusion sur la valeur et le ressort moral d\u2019un tel personnage. Il faut qu\u2019il soit jug\u00e9.\u00a0\u00a0 <\/font><strong>\u00a0 Collectif Pour Nouvelle R\u00e9publique<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><font><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><font>AMNESTY INTERNATIONAL  <\/font><\/strong>Press Release   27 January 2011  <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Disturbing new evidence of Tunisian security forces brutality<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Amnesty International has today revealed disturbing new evidence of the brutal methods used by Tunisian security forces to try to quell anti-Government protests in recent weeks.   An Amnesty International research team which has just returned from Tunisia found that security forces used disproportionate force to disperse protesters and in some cases fired on fleeing protesters and bystanders.   Doctors\u2019 testimonies seen by the Amnesty International research team show that some protesters in Kasserine and Thala were shot from behind, indicating that they were fleeing. Others in Kasserine, Thala, Tunis and Regueb were killed by single shots to the chest or head, suggesting deliberate intent to kill.   \u201cThis shocking evidence confirms that the Tunisian security forces were using lethal methods to quell discontent and to deter protesters,\u201d said Hassiba Hadj Sahraoui, Deputy Director of Amnesty International&rsquo;s Middle East North Africa Programme.   \u201cThe fact that some of those killed were clearly running away shows flagrant disregard for the people\u2019s lives. It must be an urgent priority for the authorities to ensure that those under their command show restraint and respect for public safety.\u201d   The research team found that while some protesters acted violently, security forces used disproportionate force to disperse protesters and resorted to lethal force when it was not strictly necessary. Tear gas, rubber bullets and live ammunition were widely used even when protesters were peaceful, and protesters were beaten with batons.   Witnesses told Amnesty International that some of those killed could not have possibly posed a threat to the lives of security forces. Other victims were not involved in the protests at all.   Manal Bou\u2019alagi, a 26-year-old mother of two was shot in the chest in the afternoon of 9 January in the city of Regueb, central Tunisia as she returned home from visiting her mother. A doctor who examined her told Amnesty International that the angle of her bullet wounds suggested she was shot by a sniper from a nearby building.   Manal&rsquo;s mother, Chadia, is determined to see justice: \u201cI have lost a daughter and my grandchildren have been orphaned. I want the people responsible for Manal&rsquo;s killing to face real justice for what they have done to us.\u201d   The organization also found evidence that many of those arrested in connection to the unrest were tortured or otherwise ill-treated in custody. Detainees were beaten with batons or kicked, while others were forced to kneel facing walls for hours.   A 21-year-old man who wished to remain anonymous told Amnesty International that after he was arrested in Tunis on 14 January, he was detained in the Ministry of Interior with 30 others, including 10 young women.   He told an Amnesty International researcher that security forces beat him with batons all over his body. He was eventually released without charge but was warned not to take part in any more protests. Former president Ben Ali had by this time already left the country.\u00a0\u00a0   Amnesty International has welcomed the caretaker government\u2019s announcement of an independent commission to investigate human rights violations committed by the security forces during recent weeks.   But it has called this week in a Human Rights Agenda for Change for other urgent and far-reaching action by the authorities, including fundamentally overhauling the country&rsquo;s repressive security apparatus and justice system.  \u201cThe families of those killed must have access to justice, which can only be achieved by a proper investigation with the power to compel officials to testify,\u00a0\u00bb said Hassiba Hadj Sahraoui.   \u201cIn the meantime, any official reasonably suspected of human rights violations should be suspended from duties. Tunisians need to see that the culture of abuse is a thing of the past.\u201d   Background   An Amnesty International delegation visited Tunisia from 14 to 22 January, meeting with families of those killed in the unrest, individuals injured during protests, other witnesses, and former detainees, as well as lawyers, Human Rights Defenders, unionists and medical professionals. Researchers travelled to Hammamat, Bizerte, Regueb, Thala and Kasserine. The majority of the cases documented in this report took place between 8 and 13 January. The full report detailing their mission will be released in February.   Amnesty International on 24 January released its Tunisia: Human Rights Agenda for Change, calling on the Tunisian authorities to make fundamental and lasting reforms and to break with Ben Ali&rsquo;s legacy of decades of abuse.    Public Document  ****************************************  For more information please call Amnesty International&rsquo;s press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or email: press@amnesty.org  International Secretariat, Amnesty International, 1 Easton St., London WC1X 0DW, UK  www.amnesty.org  \u00a0<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<div align=\"center\"><strong><font>AMNESTY INTERNATIONAL  <\/font><\/strong>Communiqu\u00e9 de presse   27 janvier 2011  <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Tunisie. De nouveaux \u00e9l\u00e9ments inqui\u00e9tants attestent de la brutalit\u00e9 des forces de s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Amnesty International d\u00e9voile jeudi 27 janvier de nouveaux \u00e9l\u00e9ments de preuve inqui\u00e9tants concernant les m\u00e9thodes brutales auxquelles ont recouru les forces de s\u00e9curit\u00e9 tunisiennes en vue de r\u00e9primer les manifestations antigouvernementales au cours des derni\u00e8res semaines.   L\u2019\u00e9quipe de chercheurs d\u2019Amnesty International qui vient de rentrer de Tunisie a constat\u00e9 que les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont utilis\u00e9 une force disproportionn\u00e9e pour disperser les manifestants et ont parfois tir\u00e9 sur des manifestants en fuite et des passants.   Selon les t\u00e9moignages des m\u00e9decins qui se sont entretenus avec les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de l\u2019organisation, certains manifestants \u00e0 Kasserine et Thala ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s de balles dans le dos, ce qui indique qu\u2019ils \u00e9taient en train de s\u2019enfuir. D\u2019autres \u00e0 Kasserine, Thala, Tunis et Regueb ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s d\u2019une seule balle \u00e0 la poitrine ou \u00e0 la t\u00eate, ce qui laisse supposer une intention d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de donner la mort.   \u00ab Ces preuves choquantes confirment que les forces de s\u00e9curit\u00e9 tunisiennes ont utilis\u00e9 des m\u00e9thodes meurtri\u00e8res pour faire taire les m\u00e9contents et dissuader les manifestants, a d\u00e9plor\u00e9 Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d\u2019Amnesty International.   \u00ab Le fait que certaines des victimes \u00e9taient indubitablement en train de s\u2019enfuir t\u00e9moigne d\u2019un m\u00e9pris total pour la vie humaine. Il est prioritaire que les autorit\u00e9s veillent sans d\u00e9lai \u00e0 ce que les personnes plac\u00e9es sous leur commandement fassent preuve de mod\u00e9ration et garantissent la s\u00e9curit\u00e9 publique. \u00bb   L\u2019\u00e9quipe de chercheurs a constat\u00e9 que si des manifestants ont agi avec violence, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont fait usage d\u2019une force disproportionn\u00e9e pour les disperser et recouru \u00e0 la force meurtri\u00e8re alors que ce n\u2019\u00e9tait pas strictement n\u00e9cessaire. M\u00eame lorsque les manifestants \u00e9taient pacifiques, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont lanc\u00e9 de nombreuses grenades lacrymog\u00e8nes, et tir\u00e9 avec des balles en caoutchouc ou \u00e0 balles r\u00e9elles, et les ont frapp\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de matraques.   Selon des t\u00e9moins, certaines des victimes ne mena\u00e7aient en aucune fa\u00e7on la vie des membres des forces de l\u2019ordre. D\u2019autres ne prenaient m\u00eame pas part aux manifestations.   C\u2019est le cas de Manal Boualagi, 26 ans, m\u00e8re de deux enfants, qui a re\u00e7u une balle dans la poitrine le 9 janvier apr\u00e8s-midi dans la ville de Regueb, dans le centre de la Tunisie, alors qu\u2019elle rentrait chez elle apr\u00e8s avoir rendu visite \u00e0 sa m\u00e8re. Le m\u00e9decin qui l\u2019a examin\u00e9e a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Amnesty International que l\u2019angle des tirs ayant caus\u00e9 ses blessures laissait penser qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 abattue par un tireur embusqu\u00e9 dans un immeuble voisin.   La m\u00e8re de Manal, Chadia, r\u00e9clame avec d\u00e9termination que justice soit rendue \u00e0 sa fille : \u00ab J\u2019ai perdu une fille et mes petits-enfants sont orphelins. Je veux que les responsables de la mort de Manal soient r\u00e9ellement jug\u00e9s pour ce qu\u2019ils nous ont fait. \u00bb   Par ailleurs, l\u2019organisation a recueilli des \u00e9l\u00e9ments attestant que de nombreuses personnes arr\u00eat\u00e9es dans le cadre des \u00e9meutes ont \u00e9t\u00e9 victimes de torture ou de mauvais traitements en d\u00e9tention, notamment frapp\u00e9es \u00e0 coups de matraques et \u00e0 coups de poing, alors que d\u2019autres \u00e9taient contraintes de s\u2019agenouiller face \u00e0 un mur des heures durant.   Un homme de 21 ans qui a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 garder l\u2019anonymat a expliqu\u00e9 \u00e0 un chercheur d\u2019Amnesty International qu\u2019apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Tunis le 14 janvier, il a \u00e9t\u00e9 conduit au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur avec 30 autres prisonniers, dont 10 jeunes femmes.   Il a racont\u00e9 que les policiers l\u2019avaient rou\u00e9 de coups de matraque sur tout le corps. Il a finalement \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9 sans \u00eatre inculp\u00e9, mais a \u00e9t\u00e9 mis en garde contre toute nouvelle participation \u00e0 des manifestations. L\u2019ancien pr\u00e9sident Ben Ali avait d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 le pays au moment des faits.   Amnesty International s\u2019est f\u00e9licit\u00e9e de l\u2019engagement pris par le gouvernement provisoire de charger une commission ind\u00e9pendante d\u2019enqu\u00eater sur les atteintes aux droits humains commises par les forces de s\u00e9curit\u00e9 au cours des derni\u00e8res semaines.   Toutefois, elle a demand\u00e9 le 24 janvier dans son Programme pour le changement en mati\u00e8re de droits humains que les autorit\u00e9s prennent sans d\u00e9lai des mesures audacieuses et de grande port\u00e9e, notamment la refonte totale du syst\u00e8me judiciaire et des services de s\u00e9curit\u00e9 qui ont servi la r\u00e9pression dans le pays.   \u00ab Les familles des victimes doivent avoir acc\u00e8s \u00e0 la justice, et cela passe forc\u00e9ment par la tenue d\u2019une enqu\u00eate digne de ce nom, disposant des pouvoirs n\u00e9cessaires pour obliger les hauts responsables \u00e0 t\u00e9moigner, a expliqu\u00e9 Hassiba Hadj Sahraoui.   \u00ab Entre temps, tout repr\u00e9sentant de l\u2019\u00c9tat raisonnablement soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir bafou\u00e9 les droits humains doit \u00eatre suspendu de ses fonctions. Les Tunisiens doivent constater que la culture des violations des droits humains appartient bel et bien au pass\u00e9. \u00bb   Compl\u00e9ment d\u2019information  Une d\u00e9l\u00e9gation d\u2019Amnesty International s\u2019est rendue en Tunisie du 14 au 22 janvier, et a rencontr\u00e9 des familles de victimes des \u00e9meutes, des personnes bless\u00e9es lors des manifestations, des t\u00e9moins et d\u2019anciens d\u00e9tenus, ainsi que des avocats, des d\u00e9fenseurs des droits humains, des syndicalistes et des professionnels de la sant\u00e9. Les chercheurs se sont rendus \u00e0 Hammamet, Bizerte, Regueb, Thala et Kasserine. La majorit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements pr\u00e9sent\u00e9s dans ce document se sont d\u00e9roul\u00e9s entre le 8 et le 13 janvier. Le rapport complet sur leur mission sera publi\u00e9 en f\u00e9vrier.   Le 24 janvier, Amnesty International a publi\u00e9 un document intitul\u00e9 Tunisie. Programme pour le changement en mati\u00e8re de droits humains, dans lequel elle invite les autorit\u00e9s tunisiennes \u00e0 lancer des r\u00e9formes fondamentales et durables afin de rompre avec les 23 ans de violations syst\u00e9matiques des droits humains que le pays a connus sous le r\u00e9gime de Zine El Abidine Ben Ali.   \u00a0<\/p><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Tunis le 22-01-2011 <strong><\/p>\n<p><font size=\"3\">D\u00e9claration Pour la v\u00e9rit\u00e9 et l\u2019\u00e9quit\u00e9 N\u2019est-il pas temps de rendre justice \u00e0 l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne des Etudiants ?<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Nous sommes les anciens combattants de l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne des Etudiants, organisation \u00e9tudiante qui encadrait la majorit\u00e9 des \u00e9tudiants depuis sa fondation en 1985 et jusqu\u2019\u00e0 sa dissolution le 8juin 1991 suite \u00e0 un ordre judiciaire d\u00e9loyale. Nous prions que Dieu accorde son infinie\u00a0 mis\u00e9ricorde \u00e0 tous les martyres de notre r\u00e9volution et essentiellement\u00a0 le h\u00e9ros de la dignit\u00e9 et de l\u2019\u00e9galit\u00e9 sociale <strong>Mohamed Bouazzizi<\/strong>.Sans oublier les martyres de la Tunisie, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la terrible r\u00e9pression men\u00e9e par le Tyran Zine El Abidine Ben Ali et ses alli\u00e9s, et les martyres du mouvement des \u00e9tudiants et de l\u2019 U.G.T.E, nos fr\u00e8res <strong>Lotfi Idoudi<\/strong>,membre du troisi\u00e8me bureau ex\u00e9cutif et <strong>Aref El Alaoui<\/strong>, membre du quatri\u00e8me bureau ex\u00e9cutif. <strong>Et si : <\/strong>\uf0b7\uf020Nous rendons hommage \u00e0 notre peuple h\u00e9ro\u00efque et \u00e0 sa r\u00e9volution, nous estimons ses sacrifices et ses souffrances durant deux d\u00e9cennies de privation du droit \u00e0 l\u2019enseignement et au travail. \uf0b7\uf020Nous saluons la r\u00e9sistance des jeunes g\u00e9n\u00e9rations du mouvement \u00e9tudiant contre la tyrannie et l\u2019oppression. \uf0b7\uf020Nous rappelons la souffrance de milliers d\u2019\u00e9tudiants durant tout le r\u00e8gne de l\u2019ancien r\u00e9gime dans le contexte des appartenances politiques et l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 notre association \u00e9tudiante \uf0b7\uf020Nous saluons notre arm\u00e9e pour la d\u00e9fense du pays et du peuple en refusant de tirer sur des innocents protestants et nous rendons hommage \u00e0 nos soldats martyrs tomb\u00e9s dans les champs d\u2019honneur pour la d\u00e9fense de la patrie et du peuple. \uf0b7\uf020Nous f\u00e9licitons les \u00e9tudiants tunisiens de tout \u00e2ge de la dissolution de la police universitaire et nous c\u00e9l\u00e9brons cet heureux \u00e9v\u00e9nement aux noms de nos deux fr\u00e8res <strong>Ben Said Adnen et Amri Ahmed<\/strong>, victimes de ce syst\u00e8me tyranique, et nous souhaitons que le 8mai soit une journ\u00e9e nationale de l\u2019\u00e9tudiant martyre. <strong>Nous demandons de : <\/strong>1.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mettre en place les m\u00e9canismes de la justice transitionnelle en fondant un comit\u00e9 national de v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019\u00e9quit\u00e9 prenant en charge une enqu\u00eate des crimes commises contre le mouvement \u00e9tudiant. Parmi lesquelles, l\u2019injuste dissolution de notre association l\u2019U.G.T.E, l\u2019emprisonnement et l\u2019exil de ses leaders et de ses partisans. Ce comit\u00e9 se chargera de d\u00e9voiler la v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019\u00e9diter un rapport rendant compte de cette \u00e9poque despotique. 2.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Rendre justice \u00e0 l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne des Etudiants. 3.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Donner la permission aux \u00e9tudiants voulant r\u00e9-exercer librement leurs activit\u00e9s au sein des universit\u00e9s tunisiennes 4.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 D\u00e9clarer l\u2019ind\u00e9pendance acad\u00e9mique de l\u2019universit\u00e9 et adopter les \u00e9lections en tant que moyen pour choisir tous les cadres. 5.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Permettre \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de jouer son r\u00f4le dans l\u2019\u00e9laboration d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de citoyennet\u00e9 et de justice sociale et lui permettant\u00a0 ainsi de prendre son vrai statut dirigeant. 6.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous d\u00e9clarons notre volont\u00e9 de fonder l\u2019association des anciens de l\u2019U.GT.E. <strong>Vive la Tunisie libre et ind\u00e9pendante Vive la r\u00e9volution victorieuse du peuple Honneur et \u00e9ternit\u00e9 des martyres Vive l\u2019universit\u00e9 tunisienne, embl\u00e8me de science, du savoir et de libert\u00e9.<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Des anciens leaders\u00a0 de l\u2019U.G.E.T<\/font><\/strong> \/ contact: 95715496\/yaminafree@gmail.com \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">Tunis, le 25 janvier 2011 Communiqu\u00e9\u00a0 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">La marche des femmes pour la citoyennet\u00e9, l\u2019\u00e9galit\u00e9 et la dignit\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p> <strong>Soutien \u00e0 la r\u00e9volution tunisienne du 14 janvier 2011<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">A l\u2019initiative de :  <strong><font>l\u2019Association Tunisienne des Femmes D\u00e9mocrates l\u2019Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le D\u00e9veloppement la Commission Femmes de l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale des Travailleurs Tunisiens <\/font><\/strong>\u00a0 Appel aux citoyennes et citoyens attach\u00e9s aux droits des femmes  et aux libert\u00e9s \u00e0 rejoindre la marche des femmes  <strong>pour la citoyennet\u00e9, l\u2019\u00e9galit\u00e9 et la dignit\u00e9 le samedi 29 janvier 2011 \u00e0 15h  <\/strong><font><strong>\u00e0 la place de l\u2019Ind\u00e9pendance, Statue Ibn Khaldoun,  Avenue Habib Bourguiba -Tunis\u00a0 <\/strong><\/font>\u00a0 <\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0 <\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Les intrigants comploteurs de la Tunisie de nouveau au premier plan<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">: Hedi Baccouche et Habib Ammar\u00a0 tentent de prendre le contr\u00f4le du RCD<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">Les deux figures cl\u00e9s du coup d\u2019Etat du 7 novembre 1987 complotent actuellement avec le Premier Ministre int\u00e9rimaire, Mr Ghannouchi, pour prendre le contr\u00f4le du RCD\u00a0 et garder la main sur le gouvernement.  Hedi Baccouche, th\u00e9oricien du parti unique, r\u00e9dacteur du discours du 7 novembre et Premier Ministre du g\u00e9n\u00e9ral Ben Ali, estime que son tour arriv\u00e9 apr\u00e8s 23 ans d\u2019attente. Habib Ammar, chef de la garde nationale et charg\u00e9 de la protection rapproch\u00e9e de Bourguiba, avait aid\u00e9 sont camarade de promotion Ben Ali \u00e0 fomenter son coup d\u2019Etat. Celui qui a th\u00e9oris\u00e9 la censure en Tunisie et fut ministre de l\u2019Int\u00e9rieur\u00a0 et ministre de communication du dictateur fuyard, multiplie les tractations en interne pour maintenir la main mise du RCD sur les affaires de l\u2019Etat. Tunisiennes, Tunisiens, soyons vigilants, la r\u00e9volution est notre, la r\u00e9volution doit permettre la d\u00e9mocratie, non une nouvelle dictature ! \u00a0 <font><strong>Slim Mrad<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><font><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">POUR UNE COMMISSION DE VERITE AUSSI.<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> En 1987 Mahmoud BEN OTHMAN est tomb\u00e9 sous les balles de la police lors d\u2019une manifestation estudiantine.\u00a0 Selon son p\u00e8re : \u00ab\u00a0 si ses compagnons de route triomphent sa cause, mon fils est vivant s\u2019ils abandonnent,\u00a0 mon fils est mort \u00bb. Beaucoup de\u00a0 tunisiens ont pay\u00e9 de leurs\u00a0 vies\u00a0 sur le chemin de la libert\u00e9 avant cette date et apr\u00e8s cette date. Des milliers de personnes\u00a0 sont\u00a0 r\u00e9prim\u00e9es , tortur\u00e9es. Leurs familles terroris\u00e9es\u00a0 parfois retenues en otage par les services de\u00a0 police pour extorquer des accusations fabriqu\u00e9es.\u00a0 Sous la menace certaines \u00e9pouses des d\u00e9tenus\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de divorce. Pourtant la Tunisie a sign\u00e9 la convention des Nations Unies contre la torture et les traitements inhumains. Le cynisme du pouvoir d\u00e9chu est all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 afficher la\u00a0 d\u00e9claration des droits de l\u2019homme au sein des commissariats. Des artifices, commerce favori de la propagande officielle.\u00a0 Sans oublier ceux qui ont \u00e9t\u00e9 spoli\u00e9s de leurs biens avec la complicit\u00e9 d\u2019une \u00ab justice \u00bb docile.  Les familles de Laaribi, Mahouachi, Baraket, Jouhri\u00a0 et beaucoup d\u2019autres ont droit \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0 Elles ont besoin de savoir afin d\u2019extirper le mal. Et pour que cela ne se r\u00e9p\u00e8te pas. Pour bannir \u00e0 jamais la torture, la d\u00e9gradation humaine et l\u2019abus de l\u2019autorit\u00e9. La dignit\u00e9, mot d\u2019ordre de ce soul\u00e8vement, exige\u00a0 le respect\u00a0 de\u00a0 douleur des opprim\u00e9s\u00a0 de l\u2019\u00e8re r\u00e9volu. Pour que la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate et\u00a0 le deuil accompli.  <strong><font>Ahmed BEN AMOR<\/font><\/strong>\u00a0 Paris le 27\/01\/2011 <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Abenamor94400@yahoo.fr<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0 <\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/font><\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisie:R\u00e9pression polici\u00e8re<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\">Merci de diffuser l&rsquo;info, et de protester: Le camarade Mohamed Ben Belgacem, membre du Parti du Travail Patriotique et D\u00e9mocratique de Tunisie, qui venait de distribuer un tract au cours d&rsquo;une manifestation ayant eu lieu hier 26 janvier sur l&rsquo;Avenue Bourguiba \u00e0 Tunis,a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par des \u00e9l\u00e9m\u00e9nts de la police. Il a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9 au poste situ\u00e9 rue de Yougoslavie et violemment pass\u00e9 \u00e0 tabac; le camarade souffre d&rsquo;une fracture; une de ses dents a \u00e9t\u00e9 cass\u00e9e. Le Parti du Travail d\u00e9nonce les pratiques polici\u00e8res du gouvernement en place, et rappelle les demandes du \u00a0\u00bb Front du 14 Janvier\u00a0\u00bb pour d\u00e9manteler le syst\u00e8me policier r\u00e9pressif mis en place par le r\u00e9gime d\u00e9chu.<\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Khaled Falah, <\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">membre du comit\u00e9 fondateur du Parti du Travail Patriotique et D\u00e9mocratique de Tunisie<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">R\u00e9volution permanente pour la libert\u00e9 et la dignit\u00e9 en Tunisie<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Elle balaiera r\u00e9solument le r\u00e9gime de la dictature et d\u00e9mant\u00e8lera ses appareils<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <strong><font>HAMDI B\u00e9chir <\/font><\/strong>20 janvier 2011 Aucun observateur, que ce soit au plan local, r\u00e9gional ou international, ni m\u00eame l\u2019opposition tunisienne de droite ou de gauche, et encore moins le r\u00e9gime du dictateur en fuite Zine El Abidine Ben Ali et ses services de renseignements ne s\u2019attendaient \u00e0 ce que la situation \u00e9volue ainsi. Il n\u2019est jusqu\u2019aux insurg\u00e9s eux-m\u00eames, lors de la premi\u00e8re phase de leur mouvement, qui ne pouvaient s\u2019imaginer que ces protestations se transformeraient en une imp\u00e9tueuse r\u00e9volution, que celle-ci ferait passer de l\u2019immobilisme engendr\u00e9 par la r\u00e9pression g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e du pouvoir de Ben Ali \u00e0 une situation r\u00e9volutionnaire au cours de laquelle les masses pourraient renverser l\u2019un des plus vieux dictateurs de la r\u00e9gion, ne s\u2019en contenteraient pas et iraient plus loin par un processus r\u00e9volutionnaire ascendant jusqu\u2019au d\u00e9mant\u00e8lement des appareils corrompus. Oui, la r\u00e9volution tunisienne, que des analystes nomment r\u00e9volution \u00ab du jasmin \u00bb, ne peut plus endosser ce qualificatif d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment r\u00e9ducteur au vu de sa nature et de l\u2019\u00e9pouvante qu\u2019elle a sem\u00e9 dans les milieux des dictatures arabes qui constatent que leurs tr\u00f4nes se sont mis \u00e0 trembler. La r\u00e9volution de la libert\u00e9 en Tunisie a mis en exergue la fausset\u00e9, l\u2019incoh\u00e9rence et la st\u00e9rilit\u00e9 des propos de ceux qui croient, -et ils sont de toutes ob\u00e9diences-, que le cycle des r\u00e9volutions s\u2019est achev\u00e9. La r\u00e9volution de la libert\u00e9 en Tunisie a prouv\u00e9 de nouveau, apr\u00e8s un longue p\u00e9riode, notamment dans la r\u00e9gion arabe, que la volont\u00e9 des peuples ne s\u2019\u00e9crase pas. Elle a prouv\u00e9 aussi, et c\u2019est l\u2019essentiel, l\u2019impuissance de la bourgeoisie et de ses r\u00e9gimes dictatoriaux et de leurs institutions \u00e0 r\u00e9primer les masses, \u00e0 les dominer et \u00e0 marginaliser sans fin leur conscience. La chute du dictateur Le 14 janvier a marqu\u00e9 le succ\u00e8s de la premi\u00e8re \u00e9tape, celle de la d\u00e9termination et de la r\u00e9solution des masses \u00e0 renverser la dictature. Le 14 janvier, les masses ont renvers\u00e9 le dictateur, mais les appareils de la dictature sont rest\u00e9s en place. Le gouvernement du dictateur, son parlement, son parti, son appareil de police sont tous rest\u00e9s en place. Ils ne sont pas paralys\u00e9s. [\u2026] La fuite de Ben Ali a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par son gouvernement comme une simple absence temporaire dans une tentative de calmer la col\u00e8re du peuple r\u00e9volt\u00e9 et [\u2026] et son premier ministre s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 en ses lieux et place mais cela ne s\u2019est pas pass\u00e9 comme pr\u00e9vu. Le peuple r\u00e9volt\u00e9 \u00e9tait conscient du jeu [\u2026] Le peuple a ripost\u00e9 \u00e0 cette man\u0153uvre par d\u2019avantage de manifestations de rue, d\u2019affrontements, par une radicalisation des revendications et des slogans, par une volont\u00e9 et une r\u00e9solution sup\u00e9rieures. Le peuple a refus\u00e9 le socle constitutionnel \u00e9rig\u00e9 par et pour le gouvernement honni pour sauver le dictateur, sauver le r\u00e9gime de la dictature d\u2019un affaissement total et il a consid\u00e9r\u00e9 que la constitution elle-m\u00eame ne pouvait plus \u00eatre le socle lui garantissant le d\u00e9passement de l\u2019\u00e9tape de l\u2019apr\u00e8s Ben Ali car le socle constitutionnel est un socle caduc \u00e0 son tour. La constitution doit \u00eatre abrog\u00e9e car elle n\u2019est plus viable apr\u00e8s que le dictateur Bourguiba l\u2019ait modifi\u00e9e \u00e0 sa guise et que le dictateur en fuite l\u2019ait mise en lambeaux, des lambeaux qui ne garantissent que les int\u00e9r\u00eats de la dictature et de la mafia familiale qui en profite \u00e9conomiquement. Le pr\u00e9sident du Parlement qui occupe le poste de chef de l\u2019Etat n\u2019est pas le pr\u00e9sident d\u2019un parlement repr\u00e9sentant la volont\u00e9 du peuple puisque le peuple sait mieux que quiconque que cet appareil n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 depuis le 7 novembre, et m\u00eame avant, un appareil refl\u00e9tant sa volont\u00e9. C\u2019est un parlement qui a produit des lois liberticides. C\u2019est le parlement du parti unique, du parti de la corruption, non ind\u00e9pendant de l\u2019Etat, de ses appareils et de ses services de renseignements. Le peuple a ripost\u00e9 \u00e0 cette man\u0153uvre en exigeant la dissolution du Parti du Rassemblement Constitutionnel D\u00e9mocratique, le d\u00e9part du gouvernement [\u2026] Le peuple ne se satisfait pas de revendiquer, il veut r\u00e9aliser la t\u00e2che lui-m\u00eame. Depuis la proclamation du gouvernement de Foued Mbazaa, les manifestations se r\u00e9pandent dans tout le pays et le peuple r\u00e9volt\u00e9 est parvenu dans la majorit\u00e9 des villes du pays \u00e0 occuper les locaux du parti corrompu, le parti du Rassemblement Constitutionnel D\u00e9mocratique et \u00e0 l\u2019exclure. Cette mission a culmin\u00e9 avec la manifestation monstre du 20 janvier 2010 \u00e0 Tunis qui a encercl\u00e9 le si\u00e8ge central de ce parti et a appel\u00e9 \u00e0 en faire un bien public. Elle a impos\u00e9 aux forces arm\u00e9es de l\u2019arm\u00e9e, qui avait tir\u00e9 en l\u2019air pour les emp\u00eacher d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer, d\u2019arracher le nom de ce parti sur le si\u00e8ge. C\u2019est un message clair qu\u2019il n\u2019y a pas lieu pour ce parti de revenir \u00e0 une activit\u00e9 et qu\u2019il est devenu un appareil dissous. C\u2019est un grand pas r\u00e9alis\u00e9 dans l\u2019attente des poursuites pur les crimes et les d\u00e9passements commis durant les 23 ans de la dictature de Ben Ali. La r\u00e9volution de la libert\u00e9 et de la dignit\u00e9 a produit un processus r\u00e9volutionnaire ascendant [\u2026] malgr\u00e9 l\u2019absence de direction politique. Cette intifadha continue de progresser depuis plus d\u2019un mois de fa\u00e7on spontan\u00e9e mais radicale et non n\u00e9gociable. si sa spontan\u00e9it\u00e9 se manifeste par l\u2019absence de direction. L\u2019absence de direction : la r\u00e9volution tunisienne aura prouv\u00e9 que ce n\u2019est pas toujours un facteur qui emp\u00eache des victoires d\u2019autant plus si la r\u00e9volution a pu cr\u00e9er une situation r\u00e9volutionnaire et que se sont d\u00e9velopp\u00e9es des forces d\u2019auto organisation citoyennes. Le facteur subjectif n\u2019est pas une condition pr\u00e9alable au d\u00e9clenchement d\u2019une r\u00e9volution garantissant \u00e0 cette derni\u00e8re de parvenir \u00e0 ses objectifs finaux. Le facteur subjectif peut \u00e9clore d\u00e8s l\u2019\u00e9mergence de la r\u00e9volution et grandir et croitre avec son \u00e9volution si tout le processus est r\u00e9volutionnaire. C\u2019est ce qu\u2019a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019exp\u00e9rience embryonnaire d\u2019organisation citoyenne qui est apparue dans la premi\u00e8re phase de la r\u00e9volution lors des affrontements de rue avec la police et l\u2019exp\u00e9rience d\u2019auto administration dans les villes et les municipalit\u00e9s tunisiennes, ainsi que dans les quartiers, pour prot\u00e9ger les habitants et g\u00e9rer leurs affaires. Cette exp\u00e9rience s\u2019est prolong\u00e9 apr\u00e8s les men\u00e9es de la garde pr\u00e9sidentielle constitu\u00e9e par le dictateur en fuite et dont les bandes ont contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er un \u00e9tat de chaos dans les rangs du peuple pour paralyser les mobilisations. Le facteur subjectif et la direction politique de la r\u00e9volution \u00e9mergent et se d\u00e9veloppent au fur et \u00e0 mesure des \u00e9v\u00e9nements. Les jours prochains, au regard de l\u2019obstination du peuple \u00e0 poursuivre sa route -pour voir se r\u00e9aliser ses revendications politiques avec \u00e0 leur t\u00eate aujourd\u2019hui, le d\u00e9part du gouvernement qui s\u2019est install\u00e9 lui-m\u00eame au pouvoir apr\u00e8s la dissolution du Rassemblement Constitutionnel D\u00e9mocratique-, vont voir \u00e9merger une composante politique qui prendra la forme d\u2019un front populaire ouvrier politique large, qui est actuellement en cours de formation et qui prouvera que la r\u00e9volution peut choisir sa direction en son sein [\u2026] La prochaine \u00e9tape est celle de la chute du gouvernement et de la chute du r\u00e9gime La r\u00e9ponse du gouvernement de Foued Mbazaa \u00e0 la revendication de dissolution du Rassemblement Constitutionnel D\u00e9mocratique et \u00e0 celle du d\u00e9part du gouvernement dans la mesure o\u00f9 la majorit\u00e9 de ce dernier appartient \u00e0 ce parti corrompu honni, les membres du gouvernement ont annonc\u00e9 aujourd\u2019hui leur d\u00e9mission du parti. Cette initiative n\u2019est qu\u2019une nouvelle man\u0153uvre des reliques du r\u00e9gime de Ben Ali pour tenter de sortir de l\u2019impasse et \u00e9viter une chute fracassante. Cette initiative sera sans aucun doute un fiasco car le peuple est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 balayer les restes de la vip\u00e8re apr\u00e8s lui avoir coup\u00e9 la t\u00eate. Ce sont leurs derniers moments au pouvoir et leurs derni\u00e8res man\u0153uvres car ils ont \u00e9puis\u00e9 toutes les marges de man\u0153uvre et il ne leur reste que la tactique de la terre br\u00fbl\u00e9e et ils sont incapables de la mettre en \u0153uvre pour deux raisons au moins [\u2026] Le premier \u00e9l\u00e9ment est que l\u2019appareil de police, qui est le bras sur lequel ils peuvent prendre appui est aujourd\u2019hui cern\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e et sa direction est dissoute et il vit une situation de d\u00e9liquescence en raison de la pluralit\u00e9 des centre de gravit\u00e9 en son sein. Le second est l\u2019appareil militaire sur lequel ils ne peuvent compter car il ne peut placer d\u2019hypoth\u00e8ques sur un gouvernement dont les directions et les imp\u00e9rialistes qui les soutiennent savent mieux que quiconque qu\u2019il est rejet\u00e9 par le peuple. Aussi nous disons que ce gouvernement n\u2019aura d\u2019autre issue que la chute. Ce n\u2019est qu\u2019une question de temps car il se meut sur une terre totalement br\u00fbl\u00e9e et il est compl\u00e8tement isol\u00e9. Aujourd\u2019hui, la r\u00e9volution se doit de donner le coup de gr\u00e2ce \u00e0 cet appendice vermiculaire. Cela passera par l\u2019union des \u00e9nergies populaires, partis d\u00e9mocratiques progressistes et de gauche, structures ind\u00e9pendantes, personnalit\u00e9s syndicales int\u00e8gres qui ne se sont jamais compromises avec le r\u00e9gime de Ben Ali, autour des revendications de gouvernement provisoire pr\u00e9parant des \u00e9lections libres et transparentes pour une assembl\u00e9e du peuple refl\u00e9tant la volont\u00e9 du peuple dans cette \u00e9tape transitoire qui choisira un gouvernement populaire ouvrier poursuivant la r\u00e9alisation des t\u00e2ches du programme populaire ouvrier mis en relief par les slogans de la r\u00e9volution de la libert\u00e9 et de la dignit\u00e9. B\u00e9chir Hamdi  Tunis, le 20 janvier 2011  HAMDI B\u00e9chir * Traduction d\u2019extraits par Luiza Toscane, ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe. Lien: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.europe-solidaire.org\/spip.php?article19956<\/a>\u00a0Mis en ligne le 27 janvier 2011 <\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>NOUS N&rsquo;EN VOULONS PAS D&rsquo;EUX.<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div><strong><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"left\"><font size=\"2\">Par <strong><font>SONIA.D<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p><font size=\"3\"><font size=\"2\">Ce gouvernement de fantoches est le seul responsable de la paralysie du pays, les opposant d\u00e9mocratiques qui le contestent doivent \u00eatre dans le c\u0153ur de la contestation populaire, non pas pour r\u00e9cup\u00e9rer la r\u00e9volution, mais pour rationaliserSES ACQUIS, ses attentes et ses objectifs fondamentaux. Le romantisme r\u00e9volutionnaire et spontan\u00e9e d&rsquo;un peuple courageux, la col\u00e8re de la majorit\u00e9 des r\u00e9gions sinistr\u00e9es , le sacrifice de BOUAZIZI et d&rsquo;autres jeunes tunisiens, ont mis fin \u00e0 plus de cinquante ann\u00e9es de d\u00e9sesp\u00e9rance tunisienne, ils ont donn\u00e9 un beau visage aux utopies et aux r\u00eaves d&rsquo;une nation sinistr\u00e9e; mais il est plus que temps de terminer le travail et de nettoyer les \u00e9curies d&rsquo;Augias, chasser ce pouvoir ill\u00e9gitime de mauves RCD , les laudateurs criminels de l&rsquo;ordre ancien ,\u00a0 les Baccouches, GANNOUSCHI et compagnie, et leurs complices les opportunistes, les girouettes immorales et irresponsables opportunistes ANCHABBI et BRAHIMI.  Il est plus que temps de r\u00e9veiller le fossile pr\u00e9sident au rabais et par d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence constitutionnelle organis\u00e9e, MBAZAA, pour que justement il applique la constitution et chasse ce gouvernement de larbins de l&rsquo;ordre ancien, sa nomination est le fruit d&rsquo;un putsch du 7 novembre bis, juste pour la photo, et juste apr\u00e8s, les comploteurs l&rsquo;avaient replong\u00e9s dans son sommeil artificiel. \u00a0La TUNISIE , sa r\u00e9volution et ses morts ne m\u00e9ritent pas ces crimes, oui c&rsquo;est un crime contre la TUNISIE que commet, une fois de plus, les Hommes de BEN ALI, que de plonger le pays dans le d\u00e9sespoir et la FITNA, c&rsquo;est plus que clair et malgr\u00e9 la d\u00e9sinformation et la propagande. \u00a0NOUS N&rsquo;EN VOULONS PAS D&rsquo;EUX. Nous pouvons essayer de comprendre le drame qui est en train\u00a0 de se d\u00e9rouler en TUNISIE, et cette honteuse com\u00e9die de mauvais go\u00fbt, mais terriblement destructrice, c&rsquo;est une invitation au chaos\u00a0 par ce gouvernement fantoche, pour impliquer l&rsquo;arm\u00e9e et la salir, ils sont\u00a0 objectivement et serainement dans cette strat\u00e9gie criminelle de la t\u00eate br\u00fbl\u00e9e qui d\u00e9finie pleinement leurs petits calculs.Les forces d\u00e9mocratiques et de progr\u00e9s, au del\u00e9\u00a0 des limites id\u00e9ologiques et politique doivent absolument \u00eatre dans la responsabilit\u00e9 historique pour barrer la route \u00e0 ces\u00a0 criminels qui tiennent plus de la d\u00e9linquence politique, que de sa noblesse. Ce gouvernement ill\u00e9gitime que certains s&rsquo;\u00e9chinent \u00e0 appeler \u00ab\u00a0gouvernement d&rsquo;union nationale\u00a0\u00bb, les m\u00eames qui hier flagornaient avec moult courbettes BEN ALI et sa sorci\u00e8re, la coiffeuse\u00a0 de sa\u00a0 semaine des quatre jeudi, LEILA TRABELSI, une trag\u00e9die comique avec des \u00ab\u00a0monsieur pr\u00e9sident\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0des madame la pr\u00e9sidence\u00a0\u00bb, alors que dans la r\u00e9alit\u00e9, ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un couple d&rsquo;usurpateurs maffieux qui font dans le client\u00e9lisme, comme ces opposants opportunistes font dans la broderie.\u00a0 On peut dire\u00a0 ce que l&rsquo;on veut , c&rsquo;est une honte pour la TUNISIE, et\u00a0 la r\u00e9volution tunisienne, qu &lsquo;un premier ministre du dictateur BEN ALI, un ren\u00e9gat et un tra\u00eetre dans tous les cas de figure, avant cette r\u00e9volution,\u00a0 il a trahit pendant des ann\u00e9es la nation tunisienne en \u00e9tant\u00a0 le premier ministre du bourreau des tunisien et la honte de son histoire, et donc, moralement et juridiquement , il doit assumer les crimes de son patron, de son employeur. Et aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;usurpation, il continue \u00e0 de trahir, son ancien ma\u00eetre le dictateur d\u00e9chu et le peuple tunisien contre qui il complote avec ses complices multi-r\u00e9c\u00e9divistes du RCD, qui ont du sang sur les mains et sur la conscience , aujourd&rsquo;hui comme hier, ces gens l\u00e0 n&rsquo;ont jamais aim\u00e9 la TUNISIE et la d\u00e9mocratie, il est temps pour eux , d&rsquo;assumer, et de r\u00e9pondre de leurs crimes. Quand \u00e0 la mis\u00e8re morale et humaine\u00a0 des lascars et des JUDAS de l&rsquo;opposition qui tiennent le crachoir de ce gouvernement RCD et qui dans le pass\u00e9 vivaient dans la schizophr\u00e9nie la plus calamiteuse et dans les compromissions avec la dictature, aujourd&rsquo;hui, de par leur collaboration, ils viennent de tomber le masque et leur opportunisme abject est une insulte \u00e0 la m\u00e9moire des morts tunisiens, dont ils instrumentalisent leur f\u00e9lonie.Mais le peuple est d\u00e9sormais, \u00e0 tout jamais, dans la rue et aucun pouvoir ne pourra, jamais plus le d\u00e9monter.<\/font><strong>\u00a0<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\"><strong>La Tunisie se r\u00e9veille  <font size=\"3\">La r\u00e9volution citoyenne Tunisienne pour une Assembl\u00e9e Constituante.<\/font><\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> par <strong><font>Hasni  <\/font><\/strong>27 janvier 2011  Est-ce qu\u2019apr\u00e8s Ben Ali et son \u00ab \u00e8re du changement avant-gardiste \u00bb la Tunisie va se contenter d\u2019un \u00ab petit changement \u00bb ? On a beau d\u00e9j\u00e0 rabattre les oreilles et d\u00e9verser en veux tu en voil\u00e0 des \u00ab r\u00e9volutions de jasmin \u00bb, ce n\u2019est pas une r\u00e9volution de jasmin, c\u2019est une v\u00e9ritable r\u00e9volution citoyenne qui vient de se passer sous les yeux \u00e9bahis et ahuris du monde entier. Ce n\u2019est pas la mise en \u0153uvre d\u2019un programme politique de renversement d\u2019un r\u00e9gime qui vient de se d\u00e9rouler et organis\u00e9e par tel ou tel parti. Nous venons d\u2019assister \u00e0 la reprise en main, \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration totale de sa souverainet\u00e9 par le peuple. Ce n\u2019est pas un mouvement social ici. Ce n\u2019est pas davantage une petite revendication des uns ou des autres. Ce sont tous les secteurs de la soci\u00e9t\u00e9 qui ont \u00e9t\u00e9 repris. Tous !  Et qu\u2019est ce que nous dit le peuple ?  Il nous dit \u00ab d\u00e9gage les int\u00e9r\u00eats particuliers ! \u00bb.  Il nous dit \u00ab L\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral partout ! Et le citoyen au c\u0153ur de tout ! \u00bb.  Car le h\u00e9ros de cette r\u00e9volution est bien le citoyen, le simple citoyen. Le citoyen tunisien est une \u00e9trange cr\u00e9ature. Pour mener \u00e0 bien sa r\u00e9volution, il a mis de c\u00f4t\u00e9 son int\u00e9r\u00eat personnel. Il a oubli\u00e9, ses peurs et ses pr\u00e9jug\u00e9s pour mettre en mouvement ce qui va devenir bon pour tous. Car finalement qu\u2019il soit d\u2019en haut ou d\u2019en bas, de gauche, de droite ou du centre, le citoyen s\u2019est m\u00eal\u00e9 de tout.  De tout, partout et tout le temps.  Cela ne se passera pas de la m\u00eame mani\u00e8re selon les secteurs car on n\u2019a pas les m\u00eames contraintes que l\u2019on parle de l\u2019\u00e9conomie ou de la culture. Mais la r\u00e9volution politique implique la recherche de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et de savoir comment faire pour le mettre en \u0153uvre. Pour \u00e9lever la Tunisie d\u2019aujourd\u2019hui, il faut tout reprendre \u00e0 z\u00e9ro. Il faut tout balayer d\u2019un revers de main.  Vous savez ce mouvement de la main qui dit \u00ab D\u00e9gage ! \u00bb.  On a entendu les mots ici ou l\u00e0. Il peut faire peur aux plus prudes, aux plus adeptes du consensus mou, \u00e0 ceux qui esp\u00e8rent encore la venue de l\u2019Homme ou de la Femme providentiel(le) juch\u00e9e sur son cheval blanc qui viendra remettre de l\u2019ordre dans tout cela. De l\u2019ordre \u2026 Mais je pose la question, encore une : a-t-on besoin de ce paternalisme archa\u00efque ?  Les mots \u00ab Assembl\u00e9e Constituante \u00bb sont de biens jolis mots.  Ils parlent d\u2019avenir, ils parlent non pas de reconstruction d\u2019un pays sur les d\u00e9combres d\u2019un pr\u00e9c\u00e9dent mais bien de la construction d\u2019un pays sur des bases saines, neuves.  Ces mots nous disent \u00ab On reprend tout \u00e0 z\u00e9ro, on place le citoyen et l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral au centre de tout \u00bb.  Pourquoi adapter une constitution qui a montr\u00e9 combien elle \u00e9tait fragile, friable et manipulable par un seul ? Pourquoi changer encore un texte fondateur ? Combien de fois la constitution actuelle a-t-elle \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e pour \u00eatre utilis\u00e9e au profit d\u2019un seul homme ou d\u2019un seul parti politique ? Comment se fier \u00e0 ce texte qui a montr\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 la source de toute l\u2019instabilit\u00e9 politique du pays, \u00e0 la source de toutes les injustices, qui a permis une justice aux ordres, une police privatis\u00e9e ou des m\u00e9dias sourds et muets ?  A-t-on jamais entendu parler d\u2019un vrai r\u00e9f\u00e9rendum en Tunisie ? Quand nous en avons entendu parler, nous savions tous que m\u00eame les morts allaient voter. Et pourquoi ? Parce rien n\u2019avait \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour garantir un r\u00e9f\u00e9rendum juste et dont les r\u00e9sultats ne seraient pas truqu\u00e9s. Parce que rien dans le texte fondamental n\u2019organisait les contre-pouvoirs aux pouvoirs en place. Alors demandons-nous pourquoi r\u00e9former une constitution en la bidouillant ici et l\u00e0, pourquoi reconstruire un ch\u00e2teau de cartes fragile et qui s\u2019effondrera au premier courant d\u2019air ?  La r\u00e9volution citoyenne a besoin d\u2019une refonte totale des bases du pays. Elle a besoin d\u2019une r\u00e9forme en profondeur.  Un po\u00e8te a \u00e9crit \u00ab quand les feuilles tremblent, ce n\u2019est pas l\u2019affaire des racines \u00bb. Il ne suffira pas de couper les branches pourries de l\u2019arbre. Il faut couper l\u2019arbre et en replanter un autre.  Une belle et jeune pousse tunisienne.  Et chacun doit s\u2019impliquer pour l\u2019arroser de la meilleure eau qu\u2019il trouve. Chacun doit \u00e9crire sa page du pacte collectif qui nous unit comme peuple et comme nation.  Nous devons, nous allons refonder la R\u00e9publique Tunisienne. Qu\u2019y-aurait-il de plus urgent \u00e0 faire ?  Le pays a \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9 par quelques profiteurs. Il suffit de regarder dehors, la pauvret\u00e9 est l\u00e0. Parfois \u00e0 quelques m\u00e8tres de belles villas, de somptueux h\u00f4tels ***** ou de Palais officiels. Des citoyens n\u2019ont pas \u00e0 manger. Des Tunisiens n\u2019ont pas l\u2019eau, pas l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, pas de travail. Et on voudrait nous faire croire que le plus urgent et de r\u00e9habiliter une soci\u00e9t\u00e9 qui a engendr\u00e9 toutes ces injustices, de sauver un syst\u00e8me qui nous a consid\u00e9r\u00e9 comme une vulgaire marchandise ?  Voudrait-on d\u00e9motiver les plus convaincus d\u00e9fenseurs de la R\u00e9volution qu\u2019on ne s\u2019y prendrait pas autrement.  Non. La condition premi\u00e8re pour que les fondements de notre soci\u00e9t\u00e9 soient l\u00e9gitimes, c\u2019est que chacun participe \u00e0 la cr\u00e9ation et aux richesses de la Soci\u00e9t\u00e9. Plus personne ne doit \u00eatre laiss\u00e9 sur le bas c\u00f4t\u00e9 de la route. Que la route m\u00e8ne \u00e0 la richesse ou \u00e0 la justice, c\u2019est la route de tous les citoyens. Voil\u00e0 pourquoi le peuple, tout le peuple, doit \u00eatre en mouvement pour cr\u00e9er la soci\u00e9t\u00e9 et pour aller ensuite voter et faire ses choix. Oui. Les enfants de la R\u00e9volution Citoyenne sont ceux d\u2019un peuple mature et pr\u00eat. Un peuple pr\u00eat \u00e0 investir chaque partie qui compose la soci\u00e9t\u00e9 : les entreprises, les quartiers, les collectivit\u00e9s, les campagnes, les \u00e9coles, \u2026  Pour cela tout devra \u00eatre mis en \u0153uvre pour porter \u00e0 la connaissance de tous les citoyens les enjeux qui sont les siens. Et si on doit imprimer sur les paquets de lessive ou les paquets de cigarettes les articles de la constitution que chacun doit conna\u00eetre, il faudra le faire. Et si certains ne savent pas lire, il faudra qu\u2019on leur explique.  Des d\u00e9bats partout et avec tous pour \u00e9crire ensemble le texte fondateur de notre soci\u00e9t\u00e9. Des d\u00e9bats sans aucune peur de confronter les id\u00e9es et de retenir les meilleures pour tous. C\u2019est ainsi que nous sortirons des conditionnements id\u00e9ologiques, sociaux ou mat\u00e9riels dans lesquels on nous a enferm\u00e9 toutes ces ann\u00e9es.  C\u2019est la condition pour que le jour venu les Tunisiens votent en masse pour le texte qu\u2019ils auront \u00e9crit et choisis.  Depuis toutes ces ann\u00e9es o\u00f9 les Tunisiens ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de leurs droits humains, politiques et \u00e9conomiques, beaucoup se sont mis \u00e0 penser que la politique c\u2019\u00e9tait pour quelques dirigeants portant le costume et la cravate et que les \u00e9lections ou les institutions, ce n\u2019\u00e9taient pas pour eux. Bien s\u00fbr, on s\u2019est gargaris\u00e9 du haut niveau d\u2019\u00e9ducation de la jeunesse mais des dipl\u00f4mes pour quoi faire au juste ? A-t-on appris \u00e0 la jeunesse ses droits et ses devoirs de citoyens ? A-t-on encore pens\u00e9 \u00e0 sa place comme si elle n\u2019\u00e9tait pas m\u00fbre pour d\u00e9cider de son avenir, de la soci\u00e9t\u00e9 dont elle r\u00eave ? La jeunesse a montr\u00e9 l\u2019exemple et la voie. A nous de la suivre !  Tant qu\u2019un seul pensera encore que la politique c\u2019est pour les autres, notre d\u00e9mocratie sera une d\u00e9mocratie de pacotille. La politique, c\u2019est l\u2019art et la mani\u00e8re de g\u00e9rer notre pays. NOTRE pays.  En pleine r\u00e9volution, un Tunisien m\u2019a dit \u00ab Qui veux-tu mettre \u00e0 la place de Ben Ali ? Ce sont tous des paysans ! \u00bb. Et bien, un paysan conna\u00eet la valeur de la terre et la valeur du travail. Un paysan sait combien il va \u00eatre dur chaque jour de nourrir sa famille, de nourrir ses animaux et de nourrir la terre pour nourrir le peuple. Ben Ali, lui, n\u2019a jamais su. N\u2019importe quel paysan vaut 100 plus qu\u2019un Ben Ali pour prendre une bonne d\u00e9cision pour le pays. Une assembl\u00e9e constituante sera une nouvelle et une belle naissance de notre peuple et de notre patrie.  Sans cela aucune d\u00e9cision ne se semblera l\u00e9gitime, aucune autorit\u00e9 ne sera respect\u00e9e.  Si nous renon\u00e7ons \u00e0 \u00eatre citoyens, nous renoncerons \u00e0 \u00eatre un peuple, une nation. Nous ne serons comme avant que les locataires, les occupants d\u2019un territoire.  Notre identit\u00e9, c\u2019est notre R\u00e9publique.  Notre r\u00e9volution, c\u2019est une R\u00e9volution Citoyenne ! A nous de jouer !  http:\/\/www.reveiltunisien.org\/spip.php?article3430<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>A BAS LA DICTATURE DE MOUBARAKSOLIDARITE\u00a0 AVEC LE\u00a0 PEUPLE EGYPTIEN<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">Les manifestations des Egyptiens contre la dictature de Moubarak sont violemment r\u00e9prim\u00e9es. Cette r\u00e9pression contre les manifestants au Caire et dans de nombreuses villes de toute l&rsquo;Egypte a d\u00e9j\u00e0 fait au moins 6 morts, des centaines de bless\u00e9s et d&rsquo;arrestations.Comme en Tunisie o\u00f9 la dictature de Ben Ali a \u00e9t\u00e9 \u00e9branl\u00e9e et le dictateur chass\u00e9 par la formidable mobilisation du peuple tunisien et en particulier de sa jeunesse, le peuple \u00e9gyptien et sa jeunesse sont partis \u00e0 l\u2019assaut du r\u00e9gime de Moubarak et crient leur refus de la dictature, du n\u00e9potisme, de la corruption et de la mal-vie.Ce mercredi 26 janvier 2011, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 un comit\u00e9 de solidarit\u00e9 avec la lutte du peuple \u00e9gyptien, avec comme objectif de rassembler dans l&rsquo;urgence toutes les voix solidaires pour dire :A BAS LA DICTATURE DE MOUBARAKHALTE A LA R\u00c9PRESSION, A LA TORTURE, AUX EMPRISONNEMENTS\u00a0 HALTE A L\u2019ETAT D\u2019URGENCE ET A LA CENSUREVIVE LA LUTTE DU PEUPLE \u00c9GYPTIEN CONTRE LA DICTATURE  Le Comit\u00e9 de Solidarit\u00e9 avec la Lutte du Peuple Egyptienappel \u00e0 deux initiatives \u00e0 Paris dans l&rsquo;urgence :- ce Vendredi 28 janvier 2011 \u00e0 18h30  Rassemblement \u00e0 Ch\u00e2telet,  Place de la Fontaine des Innocents, m\u00e9tro\/RER Les Halles\u00a0  &#8211; et ce Samedi 29 janvier 2011 \u00e0 14h00\u00e0 rejoindre l&rsquo;appel \u00e0 \u00ab\u00a0Manifestation pour lutter contre la corruption du gouvernement \u00e9gyptien\u00a0\u00bb lanc\u00e9 sur facebook ce m\u00eame jour, par un groupe d&rsquo;Egyptiens \u00e0 Paris\u00a0  Place de l&rsquo;Uruguay \u00e0 proximit\u00e9 de l&rsquo;ambassade \u00e9gyptienne, 16e arrondissement, Metro Kl\u00e9ber  Venez nombreux et nombreuses. <\/div>\n<div align=\"justify\"> Comit\u00e9 de Solidarit\u00e9 avec la Lutte du Peuple Egyptien : Premiers signataires : <strong><font>Citoyens Egyptiens de France ; F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens Citoyens des deux Rives FTCR, Comit\u00e9 pour le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l&rsquo; Homme en Tunisie CRLDHT, Association des Travailleurs Maghr\u00e9bins en France ATMF; CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) ; \u2026<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> POUR TOUT CONTACT : Email : <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">solidaritepeuplegyptien@yahoo.fr<\/a> \u00a0\u00a0<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/font><\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">2<sup>\u00e8me<\/sup> partie<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\"><\/p>\n<p align=\"center\">Les prol\u00e9gom\u00e8nes relatifs aux contraintes des politiques socio-\u00e9conomiques.<\/p>\n<p><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Les cons\u00e9quences<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\"><\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Fathi Jerbi<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que tous les indicateurs \u00e9conomiques et sociaux d\u00e9montrent une mauvaise performance g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00e9conomie tunisienne et une stagnation, voire une d\u00e9gradation des conditions sociales de la population et ce en d\u00e9pit de\u00a0:<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">&#8211;<span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/span><span lang=\"FR\">l\u2019abondance des pr\u00eats et des aides en provenance de l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0;<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">&#8211;<span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/span><span lang=\"FR\">une croissance mondiale r\u00e9elle tr\u00e8s soutenue (en moyenne de 5%)\u00a0;<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">&#8211;<span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/span><span lang=\"FR\">un faible accroissement de la population tunisienne\u00a0: faible taux de natalit\u00e9, flux continu de l\u2019\u00e9migration. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que la r\u00e9gulation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, la redistribution des revenus et l\u2019affectation des ressources n\u2019ont pas r\u00e9alis\u00e9, et ce depuis l\u2019ind\u00e9pendance jusqu\u2019\u00e0 nos jours, les objectifs assign\u00e9s \u00e0 leurs interventions. La manne des liquidit\u00e9s ext\u00e9rieures a \u00e9t\u00e9 ainsi redistribu\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on discr\u00e9tionnaire et caritative \u00e0 la population et aux r\u00e9gions. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que la relation entre croissance et secteur agricole est faiblement corr\u00e9l\u00e9e. En effet l\u2019impact des fluctuations agricoles sur le PIB est asym\u00e9trique : il est plus fort durant les ann\u00e9es de contraction de la production agricole que durant les ann\u00e9es d\u2019expansion. Une chute de la production agricole d\u2019un point de pourcentage provoque une baisse de 0.25 % du PIB, alors qu\u2019une hausse de la production agricole d\u2019un point de pourcentage donne lieu \u00e0 une croissance suppl\u00e9mentaire du PIB de 0.17 seulement<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que la Tunisie ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un pays \u00e9mergent, car le revenu moyen r\u00e9el de ses habitants ne repr\u00e9sente pas 70 % du revenu moyen des pays de l&rsquo;OCDE (8000 $ usa) et qu&rsquo;elle ne participe pas \u00e0 hauteur de 2 % des \u00e9changes commerciaux de par le monde.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cons\u00e9quences (analyse sommaire)<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En somme, hormis, certaines mesures ponctuelles sur l\u2019all\u00e9gement relatif des \u00e9l\u00e9ments structurels pesant sur l\u2019\u00e9conomique et le social, plusieurs erreurs ont \u00e9t\u00e9 commises dans la gestion macro-\u00e9conomique de la Tunisie. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les co\u00fbts en termes d\u2019immobilisation des ressources internes qu\u2019externes en rapport avec les performances des indicateurs macro-\u00e9conomiques ont \u00e9t\u00e9 nettement sup\u00e9rieurs lorsqu\u2019on les compare \u00e0 ceux des pays concurrents, et particuli\u00e8rement avec ceux des pays du Sud-est Asiatique o\u00f9 le taux r\u00e9el moyen de croissance de leurs \u00e9conomies s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 presque 8%. <\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" width=\"553\">\n<tr>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"153\">\n<p><b><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0 Pays\/PIB<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1972<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1980<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1987<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1992<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1996<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"153\">\n<p><b><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">Tunisie<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">390<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1 280<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1 180<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1 720<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1 960<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"153\">\n<p><b><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">Cor\u00e9e du Sud<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">330<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">1 620<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">2 960<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">6 790<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p><span lang=\"FR\"><font size=\"2\">8 590<\/font><\/span><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"153\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<td nowrap=\"\" valign=\"bottom\" width=\"80\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Structure des pr\u00e9l\u00e8vements\u00a0\u00a0 obligatoires<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Si l\u2019on examine de plus pr\u00e8s la structure des pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires, on constate, en effet, que le niveau global d\u2019imposition indirecte nette (hors subventions de prix) est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. L&rsquo;imposition indirecte repr\u00e9sente en moyenne 65% du montant total des recettes des administrations publiques, soit quasi le quadruple des recettes directes et deux fois et demi les charges de s\u00e9curit\u00e9 sociale (24% des pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires et 6.6% du PIB).\u00a0 Cette combinaison du syst\u00e8me fiscal tunisien est, d\u2019essence entach\u00e9e de distorsion et d\u2019iniquit\u00e9.\u00a0 En effet et en vertu du principe de l\u2019\u00e9quit\u00e9 verticale de tout syst\u00e8me fiscal efficient, le poids important de la fiscalit\u00e9 indirecte dans les pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires int\u00e8gre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence un obstacle \u00e0 une politique de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s relatives, et des \u00e9carts excessifs de revenu disponible, l&rsquo;objectif avou\u00e9 des pouvoirs publics.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Quant au poids relatif des cotisations sociales dans l\u2019ensemble des recettes publiques, il est\u00a0 relativement important : 20% en 1996.\u00a0 Les cotisations de s\u00e9curit\u00e9 sociale, qui absorbent environ 23% de la r\u00e9mun\u00e9ration totale tout secteurs confondus sont toutefois \u00e9lev\u00e9es par rapport \u00e0 celles des autres pays en voie de d\u00e9veloppement.\u00a0 L\u2019analyse de l\u2019\u00e9volution de ces recettes montre une certaine instabilit\u00e9.\u00a0 Les interventions fr\u00e9quentes du l\u00e9gislateur sur le niveau des taux, l\u2019organisation des r\u00e9gimes et des branches ont eu\u00a0 pour effet que les recettes peuvent se voir augmenter ou diminuer d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre.\u00a0 Certes que les recettes courantes progressaient plus ou moins parall\u00e8lement au PIB, mais leur proportion rapport\u00e9e \u00e0 cette derni\u00e8re demeure constante et relativement limit\u00e9e (+\/- 6%).<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Structure qui conduit directement \u00e0 une r\u00e9cession inflationniste ou plut\u00f4t \u00e0 une croissance d\u00e9flationniste (stagflation)\u00a0 Mais l\u2019on pourrait avancer une autre explication : les effets inflationnistes (micro-\u00e9conomiques) et d\u00e9flationnistes (macro-\u00e9conomiques) peuvent s\u2019expliquer d\u2019une part par l\u2019action conjointe de recours \u00e0 l\u2019emprunt int\u00e9rieur et des recettes fiscales par l\u2019Etat tunisien en vue de financer ses d\u00e9penses (effets d\u00e9flationnistes par ponction sur les liquidit\u00e9s) et par un accroissement des liquidit\u00e9s existantes (effet inflationniste) d\u00fb au refinancement des banques commerciales aupr\u00e8s de la Banque Centrale eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019insuffisance des provisions et \u00e0 une sous capitalisation que connaissent ces derni\u00e8res.\u00a0 De sorte que c\u2019est la Banque Centrale qui alimente le march\u00e9 mon\u00e9taire. Rendant la croissance de la masse mon\u00e9taire M2 plus rapide que celle du PIB.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La dette ext\u00e9rieure, pour ne prendre que celle l\u00e0, a connu un accroissement de 62% entre 1990-96, alors que le PIB a augment\u00e9 de 30% pour la m\u00eame p\u00e9riode.\u00a0 Ne pouvant pas, \u00e9viter la mon\u00e9tisation des d\u00e9ficits budg\u00e9taires, ni la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de la croissance de l\u2019endettement, la tentation par le gouvernement de pratiquer une politique inflationniste devient ainsi grande pour diminuer leurs valeurs r\u00e9elles telle que la politique de la \u00abplanche \u00e0 billets<\/span><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Structure du march\u00e9 du travail<\/span><\/h3>\n<p><span lang=\"FR\">Les donn\u00e9es disponibles laissent penser que la hausse apparente du taux de ch\u00f4mage non acc\u00e9l\u00e9rateur de l\u2019inflation (ou NAIRU) qui passe de 10-11 pour cent au d\u00e9but des ann\u00e9es 70 \u00e0 13-15% dans les ann\u00e9es 80 et 90 , a \u00e9t\u00e9 \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 l\u2019exc\u00e8dent croissant de l\u2019offre de main-d&rsquo;\u0153uvre par rapport \u00e0 la faible capacit\u00e9 d\u2019emploi du stock de capital.\u00a0 En d\u2019autre termes le niveau \u00e9lev\u00e9 du taux de ch\u00f4mage indique qu\u2019il existe une offre de travail exc\u00e9dentaire qui fait pression \u00e0 la baisse ou \u00e0 la stagnation des salaires r\u00e9els.\u00a0 Et qu\u2019il confirme en gros les conjectures fond\u00e9es sur le redressement de la \u00abcourbe d\u2019Okun\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire sur la hausse du ch\u00f4mage par rapport au niveau des capacit\u00e9s de production sous utilis\u00e9es ou mal affect\u00e9es.\u00a0 Par ailleurs, il se trouve qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019indices concluants pour pr\u00e9tendre \u00e0 une augmentation de la rigidit\u00e9 des salaires r\u00e9els.\u00a0 Une telle augmentation aurait pu se produire du fait de l\u2019accroissement du ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e et de l\u2019existence des salaires minimum (SMIG et SMAG).\u00a0 Mais, \u00e9tant donn\u00e9 que les ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e dont les comp\u00e9tences se d\u00e9valorisent renoncement dans la plupart des cas \u00e0 chercher du travail se trouvant ainsi exclus du march\u00e9, rendant les salaires r\u00e9els moins \u00e9lastiques vis-\u00e0-vis du taux de ch\u00f4mage global et celui de longue dur\u00e9e.\u00a0 En revanche les salaires nominaux paraissent quant \u00e0 eux plus sensibles qu\u2019auparavant au taux d\u2019augmentation des salaires minimaux, mais moins fortement sensibles \u00e0 l\u2019\u00e9volution de l\u2019inflation.\u00a0 Le rel\u00e2chement relatif du lien salaires\/inflation est g\u00e9n\u00e9ralement attribu\u00e9 aux deux facteurs suivants : la suppression de l\u2019indexation automatique en faveur de la n\u00e9gociation entre les partenaires sociaux et un ajustement asym\u00e9trique (c\u2019est-\u00e0-dire tardif) des anticipations inflationnistes devant la d\u00e9crue des augmentations syst\u00e9matiques des prix . <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En r\u00e9sum\u00e9, il n\u2019y a pas eu semble-t-il de changements importants sur le march\u00e9 du travail tout au long des exp\u00e9riences de politique \u00e9conomique qu\u2019avait connues la Tunisie.\u00a0 Mais alors que l\u2019\u00e9conomie a subit une s\u00e9rie d\u2019erreurs de gestion\u00a0 et a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 des chocs au niveau des prix (des prix administr\u00e9s et homologu\u00e9s au prix lib\u00e9ralis\u00e9s), le march\u00e9 de l\u2019emploi n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment efficient pour permettre d\u2019\u00e9viter une d\u00e9gradation durable de la situation.\u00a0 Les salaires r\u00e9els ont \u00e9t\u00e9 en retard sur la productivit\u00e9 de la main-d&rsquo;\u0153uvre durant la plus grande partie des exp\u00e9riences.\u00a0 En effet, se produisant dans un contexte de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, les baisses relatives des salaires r\u00e9els ne peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es comme d\u00e9notant une augmentation de la rigidit\u00e9 salariale , leur degr\u00e9 d\u2019ajustements \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la\u00a0 situation du march\u00e9 du travail est n\u00e9anmoins faible par rapport aux autres pays concurrents.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Croissance et accumulation du capital physique <\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Etant donn\u00e9 que la formation int\u00e9rieure du capital physique est limit\u00e9e, la croissance du taux d\u2019accumulation des biens d\u2019investissement d\u00e9pend, en Tunisie, pour l\u2019essentiel du volume d\u2019importation des biens d\u2019\u00e9quipement, de transferts de technologie et des investissements directs \u00e9trangers.\u00a0 Mais comme la progression des exportations accuse structurellement un retard ne pouvant pas compenser une acc\u00e9l\u00e9ration beaucoup plus marqu\u00e9e du taux de p\u00e9n\u00e9tration des intrants, les moyens financiers ext\u00e9rieurs (y compris les aides au d\u00e9veloppement) comme ceux des possibilit\u00e9s de compensation des \u00e9changes rendent insuffisant cette accumulation du capital.\u00a0 Certes que l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019utiliser \u00e0 moindre co\u00fbt les technologies d\u00e9velopp\u00e9es ailleurs permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 totale des facteurs, mais il est certain aussi que les co\u00fbts de transaction viennent rench\u00e9rir les valeurs d\u2019acquisition pour tout transfert de technologies r\u00e9centes.\u00a0 Par contre le transfert des technologies d\u00e9j\u00e0 amorties donc \u00e0 faibles valeurs entretiennent un retard dans le d\u00e9veloppement et d\u00e9t\u00e9riorent \u00e0 long terme les effets sur la productivit\u00e9 du capital en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment de la comp\u00e9titivit\u00e9-prix.\u00a0 En cons\u00e9quence, comme il a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 plus haut, la contribution du facteur capital dans la productivit\u00e9 totale demeure relativement faible.\u00a0 A la diff\u00e9rence du facteur travail, la productivit\u00e9 moyenne du capital accusait une diminution chaque ann\u00e9e, exception faite de la p\u00e9riode post-ajustement structurel.\u00a0 La mobilit\u00e9 du capital entre les secteurs \u00e0 la quelle on assistait, du moins jusqu\u2019en 1986, n\u2019a pas pu compenser en partie cette tendance \u00e0 la baisse de la productivit\u00e9 moyenne du capital.\u00a0 Cette baisse a \u00e9t\u00e9 li\u00e9e en partie \u00e0 la r\u00e9partition non optimale du stock de capital en faveur des secteurs non intensifs en capital, ainsi que l\u2019octroi de subventions en capital \u00e0 des entreprises publiques peu efficientes ou \u00e0 des administrations dont le facteur travail y est sous utilis\u00e9.\u00a0 De la sorte, des ressources en capital peu abondantes ont \u00e9t\u00e9 immobilis\u00e9es dans des activit\u00e9s et des secteurs ayant soit une productivit\u00e9 faible en capital soit un\u00a0 rapport capital\/emploi tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 .\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Bien que l\u2019on assistait depuis 1987 \u00e0 une \u00e9volution qualitative dans la r\u00e9partition des investissements en faveur des entreprises exportatrices, mais dans une situation o\u00f9 l\u2019atonie de la croissance se maintient d\u2019elle-m\u00eame (4-5%), le sous-emploi, en moyenne, des capacit\u00e9s ne s\u2019est pas r\u00e9duit d\u2019une p\u00e9riode \u00e0 une autre L\u2019analyse de l\u2019\u00e9volution r\u00e9cente de l\u2019investissement fixe total en fonction de l\u2019emploi confirme l\u2019impression d\u2019un cercle vicieux qui aboutit \u00e0 d\u00e9primer l\u2019investissement cr\u00e9ateur d\u2019emplois.\u00a0 Dans les p\u00e9riodes de croissance de l\u2019investissement, l\u2019emploi structur\u00e9 n\u2019a pratiquement pas connu une augmentation substantielle, ce qui d\u00e9note l\u2019importance pr\u00e9pond\u00e9rante des investissements de capacit\u00e9 destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9duire les co\u00fbts. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Certes que la situation d\u2019ensemble caract\u00e9ris\u00e9e par la faiblesse de l\u2019investissement et l\u2019absence de cr\u00e9ation nette d\u2019emplois masque des mouvements tr\u00e8s divergents d\u2019un secteur \u00e0 un autre.\u00a0 Dans les industries manufacturi\u00e8res, la formation de capital fixe a diminu\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90 et les cr\u00e9ations d\u2019emplois ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement faibles.\u00a0 Ainsi le coefficient d\u2019intensit\u00e9 du capital a augment\u00e9 dans une phase de r\u00e9ductions des apports des facteurs.\u00a0 A l\u2019inverse, dans le reste du secteur productif, l\u2019emploi n\u2019a cess\u00e9 de cro\u00eetre, favoris\u00e9 surtout par l\u2019expansion de la production et les investissements dans les industries exportatrices. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cet \u00abeffet d\u2019hyst\u00e9r\u00e8se\u00bb de la formation de capital doit \u00eatre mise en relation avec l\u2019\u00e9volution des taux de rendements du capital vis \u00e0 vis des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els \u00e0 long terme ainsi que par rapport \u00e0 la d\u00e9pr\u00e9ciation du Dinar.\u00a0 En effet le niveau \u00e9lev\u00e9 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els a sans doute jou\u00e9 un r\u00f4le \u00e0 cet \u00e9gard apr\u00e8s leur forte pouss\u00e9e durant la p\u00e9riode qui a suivi le programme d\u2019ajustement.\u00a0 La d\u00e9t\u00e9rioration des termes d\u2019\u00e9changes accentu\u00e9e par les parit\u00e9s glissantes ont rench\u00e9ri le prix des machines et d\u2019outillages import\u00e9s.\u00a0 Il convient d\u2019ajouter que l\u2019incertitude et les risques g\u00e9n\u00e9ralement croissants entourant la lib\u00e9ralisation de l\u2019\u00e9conomie, de m\u00eame que la r\u00e9orientation de l\u2019investissement vers des actifs \u00e0 dur\u00e9e de vie plus courte, ont d\u00fb pousser \u00e0 la hausse la valeur du capital fixe.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Enfin, la spirale n\u00e9gative engendr\u00e9e par cette stagnation de la croissance a entra\u00een\u00e9 \u00e9galement une progression plus r\u00e9duite de la productivit\u00e9 totale des facteurs.\u00a0 Etant donn\u00e9 qu\u2019\u00e0 moyen et long terme toute productivit\u00e9 devrait \u00e9voluer dans le m\u00eame sens que la production.\u00a0 Son accroissement se trouve dans le cas de la Tunisie de plus en plus conditionn\u00e9 par l\u2019\u00e9volution de la formation du capital fixe et par la qualit\u00e9 de ses ressources humaines. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Compte tenu des difficult\u00e9s grandissantes que devrait rencontrer toute action de soutien public \u00e0 l\u2019emploi, d\u2019une part, et de la formation suffisante de capital productif d\u2019autre part, la croissance mod\u00e9r\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie, en se prolongeant, va se r\u00e9percuter d\u00e9favorablement sur les anticipations qui ont trait \u00e0 la production et aux profits et exercer une incidence n\u00e9gative sur l\u2019investissement et l\u2019extension des capacit\u00e9s.\u00a0 Par cons\u00e9quent, l\u2019affaiblissement du march\u00e9 du travail, d\u00fb au d\u00e9part \u00e0 certains\u00a0 obstacles macro-\u00e9conomiques li\u00e9s au sous-d\u00e9veloppement, \u00a0s\u2019est progressivement transform\u00e9 en ch\u00f4mage naturel li\u00e9 \u00e0 des distorsions dans l\u2019allocation des ressources. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Dans ce contexte, il est int\u00e9ressant de rappeler qu\u2019au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019\u00e9conomie tunisienne s\u2019est trouv\u00e9e soumise cons\u00e9cutivement \u00e0 un d\u00e9licat processus d\u2019ajustement interne et international de son \u00e9conomie.\u00a0 Un certain nombre de mesures et de r\u00e9formes \u00e9conomiques et institutionnelles \u00e0 caract\u00e8re lib\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 prises ou sont envisag\u00e9es \u00e0 cet effet, mais au regard des r\u00e9sultats obtenus dans les domaines des \u00e9quilibres macro-\u00e9conomiques et du d\u00e9veloppement humain, il n\u2019y a eu jusqu\u2019ici que des progr\u00e8s relativement limit\u00e9s.\u00a0 Cela \u00e9tant, tout en ayant mieux r\u00e9sist\u00e9 qu\u2019ailleurs aux chocs p\u00e9troliers et mon\u00e9taires de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, l\u2019\u00e9conomie n\u2019a pas accompli jusqu\u2019\u00e0 ce jours de progr\u00e8s suffisants dans la r\u00e9sorption des quatre grands d\u00e9s\u00e9quilibres dont elle soufrait depuis l\u2019ind\u00e9pendance : un taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, un d\u00e9calage consid\u00e9rable entre l\u2019\u00e9pargne et l\u2019investissement du secteur priv\u00e9, un syst\u00e8me productif \u00e0 faible valeur ajout\u00e9e et un d\u00e9ficit ext\u00e9rieur courant tr\u00e8s important.\u00a0 Comme, par ailleurs, la Tunisie repr\u00e9sente un march\u00e9 de petite taille, tous ces \u00e9l\u00e9ments et bien d\u2019autres font que les marges de man\u0153uvre disponibles pour rendre l\u2019\u00e9conomie plus concurrentielle sont sans doute aujourd\u2019hui plus \u00e9troites et le recours \u00e0 des mesures globalisantes (touche-\u00e0-tout) moins pressant. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">D\u00e8s lors, qu\u2019en pratique, le poids des contraintes dynamiques entra\u00een\u00e9 par les conditions structurelles\u00a0 sugg\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement la n\u00e9cessit\u00e9 de faire un choix entre diff\u00e9rentes actions de politique \u00e9conomique.\u00a0 Autrement dit, une politique \u00e9conomique consistant \u00e0 modifier la structure de l\u2019offre ou de la demande sur les march\u00e9s et cherchant \u00e0 modifier \u00e9galement les conditions mat\u00e9rielles des agents \u00e9conomiques, voire leurs comportements, se heurtera in\u00e9luctablement aux contraintes de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9conomique et de l\u2019\u00e9quit\u00e9 sociale. Elle aura\u00a0 pour cons\u00e9quences soit de diluer la concentration des moyens et des ressources sans toutefois modifier r\u00e9ellement les diff\u00e9rents \u00e9tats des march\u00e9s et des individus (illusion de richesse), soit de recourir syst\u00e9matiquement aux moyens et ressources d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re (politique de l\u2019endettement) .\u00a0 Dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, les performances tant \u00e9conomiques que sociales ne peuvent d\u00e9terminer une d\u00e9cision v\u00e9ritablement optimale.\u00a0 Ainsi les efforts consentis dans le domaine \u00e9conomique et social n\u2019ont donn\u00e9, dans le cas de la Tunisie, que des r\u00e9sultats plut\u00f4t limit\u00e9s par rapport aux objectifs officiels.\u00a0 Et la politique appliqu\u00e9e actuellement en les mati\u00e8res s\u2019est souvent \u00e9cart\u00e9e des orientations d\u00e9finies par les experts des situations \u00e9conomiques et des probl\u00e8mes de d\u00e9veloppement.\u00a0 La justification \u00e9conomique autant que sociale et la hi\u00e9rarchie des priorit\u00e9s manquent souvent de clart\u00e9.\u00a0 La transparence des co\u00fbts pour les contribuables et les autres agents \u00e9conomiques est extr\u00eamement faible sinon inexistante.\u00a0 En outre, les moyens d\u2019action utilis\u00e9s ne sont pas parfois li\u00e9s directement \u00e0 l\u2019objectif ultime de l\u2019intervention ou ne permettent pas de r\u00e9aliser les objectifs fix\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">R\u00e9sum\u00e9<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00a0Que l\u2019\u00e9conomie tunisienne ne fait pas de croissance et loin d\u2019\u00eatre durable. C\u2019est faux qu\u2019il y a des richesses r\u00e9gionalement mal r\u00e9parties, la seule manne est celle des dettes ext\u00e9rieures. D\u2019ailleurs selon l\u2019accord multifibre les r\u00e9gions du sahel allaient connaitre une d\u00e9sertification \u00e9conomique (fermeture quotidienne dans le tourisme et textile)<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que la vraie solidarit\u00e9 telle que r\u00e9gie par la s\u00e9curit\u00e9 sociale est quasi nulle elle repr\u00e9sente \u2013 de 6 % du pib alors que la moyenne de part le monde est de 17 % et qu\u2019en Europe elle d\u00e9passe les 35 %.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que la fiscalit\u00e9 est in\u00e9quitable : les imp\u00f4ts indirects (tva, droits de douane et accises, p\u00e9ages, etc\u2026 repr\u00e9sentent + de 80 % tout le monde sait que les imp\u00f4ts indirects sont de nature in\u00e9quitable elle ne diff\u00e9rencie pas entre les niveaux de richesse alors que dans les autres pays, la structure est invers\u00e9e : la fiscalit\u00e9 directe est beaucoup plus importante que l\u2019indirecte.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que l\u2019endettement ext\u00e9rieur s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 + de 70 % : dettes long terme, court terme et cr\u00e9dits \u00e0 la consommation (l\u2019endettement par t\u00eate d\u2019habitant est le plus \u00e9lev\u00e9 de par le monde). Les aides (grants) de l\u2019UE octroy\u00e9es \u00e0 la Tunisie pr\u00e9sentent 14 % de toute l\u2019aide accord\u00e9es ; c\u2019est le plus \u00e9lev\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ajoutons \u00e0 tout cela la corruption (imp\u00f4t des pauvres), l\u2019enrichissement et le d\u00e9tournement des dettes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La planche \u00e0 billet (monnaie de singe) \u00e9mise par la banque centrale qui est au service du r\u00e9gime tunisien est une r\u00e9alit\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Reuters, le 26 janvier 2011 \u00e0 21h38 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><span><strong>Tunisia seeks arrest of ousted president, family<\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><span><\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>* Reshuffle expected on Thursday as protests continue <\/span><\/p>\n<p><span>* Government asks Interpol to help arrest Ben Ali <\/span><\/p>\n<p><span>By Tarek Amara and Andrew Hammond <\/span><\/p>\n<p><span>TUNIS, Jan 26 (Reuters) &#8211; Tunisia has asked Interpol to help find and arrest ousted president Zine al-Abidine Ben Ali and promised a reshuffle which is likely to remove some of his loyalists in an effort to end persistent protests. <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali fled to Saudi Arabia on Jan. 14 when weeks of violent protests against poverty, repression and corruption toppled him after 23 years in power. <\/span><\/p>\n<p><span>Protesters have been demanding for days that the makeshift coalition government be purged of Ben Ali&rsquo;s allies, and demonstrators clashed with police again on Wednesday. <\/span><\/p>\n<p><span>The uprising has electrified Arabs across the Middle East and North Africa, where many countries face similar problems. <\/span><\/p>\n<p><span>The French-based international police organisation said it had issued a global alert to seek the location and arrest of Ben Ali and six of his relatives. <\/span><\/p>\n<p><span>In Tunis, Justice Minister Lazhar Karoui Chebbi said the interim government wanted to bring to justice Ben Ali, his wife Leila Trabelsi and other family members so they can be tried for theft and currency offences. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0We are asking Interpol to find all those who fled, including the president and this woman, for trial in Tunisia,\u00a0\u00bb he said. <\/span><\/p>\n<p><span>Under this type of alert, Interpol said it had requested member countries to locate and provisionally arrest the suspects with a view to their extradition to Tunis. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Interpol does not send officials to carry out arrests; these are made by national law enforcement officials in line with their national laws,\u00a0\u00bb it said in a statement. <\/span><\/p>\n<p><span>Chebbi said that six members of the presidential guard would be put on trial for inciting violence after Ben Ali&rsquo;s departure. <\/span><\/p>\n<p><span>Inspired by Tunisia&rsquo;s example, thousands of Egyptians have taken to the streets to demand an end to President Hosni Mubarak&rsquo;s 30-year rule, clashing with police who fired tear gas and used water cannon. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia&rsquo;s interim government has struggled to assert itself in the face of protesters&rsquo; demands to sack Ben Ali allies and said it would announce a cabinet reshuffle on Thursday. <\/span><\/p>\n<p><span>Political sources said the interior, defence and foreign ministers were to be replaced. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The reshuffle will be announced tomorrow, Thursday,\u00a0\u00bb government spokesman Taieb Bakouch was quoted as saying on the Tunisian state news agency. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>RULING PARTY <\/span><\/p>\n<p><span>Despite the clashes, the interim government announced it would reduce the curfew, in place since the revolt, by several hours, effective from Wednesday night. <\/span><\/p>\n<p><span>Clashes broke out near government offices in the old city, or casbah, where riot police fired tear gas at hundreds of demonstrators, mainly teenagers and young men, who threw stones. <\/span><\/p>\n<p><span>The protesters appeared to be Tunisians from the rural hinterland who have been camping out at the government compound. <\/span><\/p>\n<p><span>They shouted at the security forces that they were the \u00ab\u00a0police of Leila\u00a0\u00bb, a reference to Ben Ali&rsquo;s unpopular wife, who was seen as having excessive influence and lavish tastes. <\/span><\/p>\n<p><span>The Tunisian General Labour Union announced a general strike on Wednesday in Sfax, Tunisia&rsquo;s second city and economic centre, where thousands of protesters demanded the government resign. <\/span><\/p>\n<p><span>In Tunis, protesters managed to get into the building where the justice minister was speaking and crowded around him to petition him about relatives who are still in prison. <\/span><\/p>\n<p><span>During his 23 years in power, Ben Ali amassed vast riches and his family controlled many of Tunisia&rsquo;s biggest companies. <\/span><\/p>\n<p><span>In Switzerland, a government spokesman said funds worth tens of millions of Swiss francs had been reported by banks and financial institutions since the government froze all assets belonging to Ben Ali and his entourage. <\/span><\/p>\n<p><span>He said the interim government had filed a request for Swiss legal assistance on Tuesday. Such a request kicks off the process of reclaiming any money illegally stashed away in the Alpine country. <\/span><\/p>\n<p><span>The European Union said Brussels was ready to help Tunisia&rsquo;s interim government fight corruption and prepare for elections. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The EU is also willing to adopt, in close coordination with the Tunisian authorities, restrictive measures against those responsible for diverting public funds,\u00a0\u00bb it said in a statement. <\/span><\/p>\n<p><span>Chebbi said that, in the disorder that followed the fall of Ben Ali, some 11,000 prisoners had escaped from Tunisian jails, about one third of the total jail population. <\/span><\/p>\n<p><span>On Jan. 15, the day after Ben Ali fled, dozens of inmates were reported to have been killed in a mass breakout from a prison in the town of Mahdia. The same day, 42 inmates were killed in a prison riot in Monastir in what was described by a hospital official as \u00ab\u00a0complete chaos\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Chebbi said 2,460 prisoners had been released since Ben Ali fell. It was not clear how many of them had been in jail for political crimes, but the government said earlier it was releasing all political prisoners. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span lang=\"SV\">Reuters, le 26 janvier 2011 \u00e0 22h18 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>INTERVIEW-Tunisian veteran Mestiri seeks leadership role<\/span><\/b><\/p>\n<p><span>\u00a0 <\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>* Veteran politicians say they want transition to democracy <\/span><\/p>\n<p><span>* Fear that civil unrest could open door to Ben Ali <\/span><\/p>\n<p><span>By Andrew Hammond <\/span><\/p>\n<p><span>TUNIS, Jan 26 (Reuters) &#8211; Veteran Tunisian politician Ahmed Mestiri said on Wednesday he hoped to head a \u00ab\u00a0council of wise men\u00a0\u00bb which would be established to guide Tunisia to democracy from the authoritarian state it was under its ousted leader. <\/span><\/p>\n<p><span>Mestiri said he and two other figures from the era of post-colonial independence leader Habib Bourguiba &#8212; Ahmed Ben Saleh and Moustafa Elfilali &#8212; initiated the idea of a council to stop any chance of former president Zine al-Abidine Ben Ali exploiting continuing protests and strikes to stage a comeback. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The council would protect the revolt that broke out spontaneously. The time has come for the process to be structured,\u00a0\u00bb said Mestiri, who was a grandee of Bourguiba&rsquo;s Destour party before breaking with him in the 1980s. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0When it&rsquo;s created I&rsquo;ll put myself forward to be chairman of it,\u00a0\u00bb the 80-year-old said in an interview at his home in Tunis. <\/span><\/p>\n<p><span>Seen as a potential consensus figure acceptable to groups across the political spectrum, Mestiri said the council would include figures from Tunisia&rsquo;s powerful trade union, the bar association, civil society groups and political parties. But its final composition and remit had not yet been finalised. <\/span><\/p>\n<p><span>The government has said new elections will take place within six months but Mestiri said it was not clear if that would be long enough to organise them.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0We are afraid for the future. It could suffer a setback because of the chaos and institutions could be affected. There are enemies inside and outside the country who are working together to bring back Ben Ali&rsquo;s unjust rule,\u00a0\u00bb Mestiri said. <\/span><\/p>\n<p><span>The army fought with militias loyal to Ben Ali in the days after he fled to Saudi Arabia on Jan. 14. <\/span><\/p>\n<p><span>Many fear protests on the streets which aim to purge the government of Ben Ali loyalists are being exploited by cells of Ben Ali supporters, maybe with backing from countries opposed to Tunisia&rsquo;s democratic experiment. <\/span><\/p>\n<p><span>Arab and Western governments offered years of backing to Ben Ali&rsquo;s rule, seen as a bulwark against Islamist groups. Tunisia was cited in Western capitals as an Arab economic success story, despite the extensive security and intelligence apparatus employed by the state to monitor the population.<\/span><\/p>\n<p><span>ARMY TAKING BACK SEAT <\/span><\/p>\n<p><span>Mestiri said he was sure the army wanted to remain in the background ensuring the path to free elections. <\/span><\/p>\n<p><span>Army chief Rachid Ammar appealed to protesters to go home this week, saying the army would \u00ab\u00a0protect the revolution\u00a0\u00bb but warning that the protests were creating a dangerous vacuum. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0For sure, we appreciate the army&rsquo;s role so far in ousting Ben Ali and forcing him to leave and flee. The army stood up to protect citizens,\u00a0\u00bb Mestiri said. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The army has no intention for a coup. We have faith in the army not to go beyond its role &#8230; in a modern democratic state.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>Under Ben Ali, the Islamist Ennahda party had been banned and hundreds of its followers were jailed or fled overseas. <\/span><\/p>\n<p><span>Mestiri said the Islamists were welcome, criticising Western governments for encouraging their marginalisation over the years. He said Ennahda leader Rached Ghannouchi was a modern Islamist along the lines of Turkish leader Tayyip Erdogan. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0They can&rsquo;t be just accused of terrorism. What are we asking for &#8212; a Spanish Inquisition? Or to find out what&rsquo;s in their hearts?\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0(Islamists) are there in Algeria. Egypt has the Muslim Brotherhood. In Kuwait and Jordan they are in parliament. And Palestine.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>But, he said: \u00ab\u00a0We in Tunisia have red lines that can&rsquo;t be crossed. I personally created the personal status law and established women&rsquo;s freedom with Bourguiba in 1956.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali&rsquo;s suppression of Islamist politics was accompanied by secularist laws and regulations which discouraged religion. <\/span><\/p>\n<p><span>Mestiri held out the possibility that Mohamed Ghannouchi, a minister in a number of Ben Ali governments, could survive as prime minister heading the interim government. <\/span><\/p>\n<p><span>Ghannouchi has been a lightning rod for protesters demanding a complete change of the old guard and the ditching of all figures from Ben Ali&rsquo;s ruling party, the RCD &#8212; a party the former president created out of Bourguiba&rsquo;s Destour after Ben Ali had pushed Bourguiba out of the presidency in 1987. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0I&rsquo;ve nothing personal against him,\u00a0\u00bb Mestiri said of the prime minister. \u00ab\u00a0He&rsquo;s a decent person. He&rsquo;s a high official inside the circle of administration. But his recent past means the people are not giving him their complete trust.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0In our effort to return to the arena, we were keen for him to be a link to the existing system who we can help to make sure the change from dictatorship is done in a civilised manner.\u00a0\u00bb\u00a0 <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>AFP, le 26 janvier 2011 \u00e0 22h14 GMT  \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\">L&rsquo;\u00e9tau se resserre autour du beau-fr\u00e8re de Ben Ali, r\u00e9fugi\u00e9 au Canada<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Par Cl\u00e9ment SABOURIN <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">MONTREAL, 26 Jan 2011 (AFP) &#8211; L&rsquo;un des principaux membres du clan Ben Ali, le beau-fr\u00e8re du pr\u00e9sident tunisien d\u00e9chu, a bel et bien trouv\u00e9 refuge au Canada, rapportaient mercredi les m\u00e9dias locaux, mais le mandat d&rsquo;arr\u00eat international lanc\u00e9 contre lui par Tunis pourrait conduire Ottawa \u00e0 l&rsquo;expulser. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Belhassen Trabelsi &#8211; fr\u00e8re de Le\u00efla Trabelsi, \u00e9pouse de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali &#8211; sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante, ont atterri jeudi dernier \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 bord d&rsquo;un avion priv\u00e9, selon les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, ainsi que la cha\u00eene LCN. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Ces r\u00e9v\u00e9lations sont intervenues le m\u00eame jour que l&rsquo;\u00e9mission par Tunis d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr\u00eat international contre Ben Ali, son \u00e9pouse &#8211; tous deux en Arabie Saoudite &#8211; et six autres membres de leur famille, dont Belhassen Trabelsi. <\/span><\/p>\n<p><span>Pour le moment, Ottawa observe un mutisme prudent, soulignant que le mandat d&rsquo;arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 \u00e0 tous les pays d&rsquo;Interpol. \u00ab\u00a0Cela ne constitue pas un mandat d&rsquo;arr\u00eat selon la loi canadienne\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 la police f\u00e9d\u00e9rale dans un communiqu\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span>Le week-end dernier toutefois, le gouvernement canadien avait confirm\u00e9 l&rsquo;arriv\u00e9e sur son sol de membres du clan Ben Ali, en insistant qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas les bienvenus. <\/span><\/p>\n<p><span>Ottawa avait n\u00e9anmoins refus\u00e9 de les identifier, pr\u00e9cisant qu&rsquo;ils poss\u00e8dent le statut de \u00ab\u00a0r\u00e9sident permanent\u00a0\u00bb au Canada, ce qui leur a permis d&rsquo;y \u00eatre admis et leur conf\u00e8re de nombreux droits. <\/span><\/p>\n<p><span>Consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0le parrain\u00a0\u00bb de son clan redout\u00e9 en Tunisie, M. Trabelsi, 47 ans, a trouv\u00e9 refuge avec sa famille dans un h\u00f4tel chic situ\u00e9 au bord d&rsquo;un lac, \u00e0 l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00eele de Montr\u00e9al, le Ch\u00e2teau Vaudreuil, indique LCN.<\/span><\/p>\n<p><span>Depuis, il a re\u00e7u la visite de membres des communaut\u00e9s tunisienne et libanaise locales, ajoute la cha\u00eene d&rsquo;informations en continu, qui dit s&rsquo;appuyer sur deux sources. <\/span><\/p>\n<p><span>Lundi, tous les sept ont d\u00fb se rendre dans un bureau des autorit\u00e9s de l&rsquo;Immigration, poursuit LCN, sans pr\u00e9ciser la teneur de cette rencontre.<\/span><\/p>\n<p><span>Selon La Presse et The Globe and Mail, Ottawa envisage de r\u00e9voquer le statut de r\u00e9sident permanent que Belhassen Trabelsi a obtenu au Canada dans les ann\u00e9es 1990. Pour y parvenir, les autorit\u00e9s invoqueraient le fait que M. Trabelsi a obtenu ce statut \u00e0 la suite de d\u00e9clarations mensong\u00e8res ou qu&rsquo;il n&rsquo;a pas s\u00e9journ\u00e9 assez longtemps dans ce pays. <\/span><\/p>\n<p><span>En leur retirant la r\u00e9sidence permanente, le Canada pourrait les expulser plus rapidement que par le truchement d&rsquo;une proc\u00e9dure d&rsquo;extradition, d&rsquo;autant qu&rsquo;Ottawa et Tunis ne sont pas li\u00e9s par des ententes de coop\u00e9ration judiciaire. <\/span><\/p>\n<p><span>Belhassen Trabelsi \u00e9tait un homme d&rsquo;affaire incontournable sous le r\u00e9gime Ben Ali. \u00ab\u00a0Il est r\u00e9put\u00e9 pour avoir \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans la corruption de grande ampleur, du remaniement de la Banque de Tunisie \u00e0 l&rsquo;expropriation de biens et l&rsquo;extorsion de pots-de-vins\u00a0\u00bb, \u00e9crivait en juin 2008 l&rsquo;ambassade des Etats-Unis \u00e0 Tunis dans un c\u00e2ble r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par WikiLeaks. <\/span><\/p>\n<p><span>Cette note faisait la liste des possessions du membre le plus c\u00e9l\u00e8bre de la famille Trabelsi: compagnie a\u00e9rienne, h\u00f4tels, station de radio, usine d&rsquo;assemblage automobile, soci\u00e9t\u00e9 de d\u00e9veloppement immobilier&#8230; <\/span><\/p>\n<p><span>Belhassen n&rsquo;est pas le seul membre du clan Ben Ali \u00e0 \u00eatre li\u00e9 avec la m\u00e9tropole qu\u00e9b\u00e9coise. Le gendre du pr\u00e9sident d\u00e9chu, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Mohamed Sakhr el-Materi, poss\u00e8de \u00e0 Montr\u00e9al une villa dans le quartier hupp\u00e9 de Westmount, achet\u00e9e il y a deux ans pour 2,5 millions de dollars canadiens (1,8 million d&rsquo;euros au cours actuel). <\/span><\/p>\n<p><span>Selon une enqu\u00eate de l&rsquo;AFP sur place, la maison est actuellement inhabit\u00e9e et partiellement en travaux. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"AR-SA\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>Reuters, le 27 janvier 2011 \u00e0 00h33 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>INTERVIEW L&rsquo;opposant Mestiri vise le Conseil des sages tunisien<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>* Trois anciens politiques pr\u00f4nent la transition d\u00e9mocratique <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">* Crainte d&rsquo;une exploitation des manifestations par ben Ali <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">par Andrew Hammond <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">TUNIS, 27 janvier (Reuters) &#8211; L&rsquo;opposant tunisien, Ahmed Mestiri, qui jouit du respect des mouvements d&rsquo;opposition tant la\u00efques qu&rsquo;islamistes, a fait savoir mercredi qu&rsquo;il esp\u00e9rait \u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du \u00ab\u00a0conseil des sages\u00a0\u00bb charg\u00e9 de superviser la transition d\u00e9mocratique du pays. Depuis la fuite du pr\u00e9sident tunisien Zine al Abidine ben Ali dans la foul\u00e9e de la \u00ab\u00a0R\u00e9volution de jasmin\u00a0\u00bb, des manifestants continuent de r\u00e9clamer le d\u00e9part du gouvernement de transition des ministres \u00ab\u00a0b\u00e9nalistes\u00a0\u00bb. Un remaniement, notamment des ministres r\u00e9galiens, devrait intervenir jeudi selon le porte-parole du gouvernement de transition. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Dans une interview accord\u00e9e mercredi \u00e0 Reuters, Mestiri s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 comme l&rsquo;initiateur du \u00ab\u00a0conseil des sages\u00a0\u00bb avec deux autres personnalit\u00e9s politiques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime du pr\u00e9sident Habib Bourguiba, Ahmed Ben Saleh et Moustafa Elfilali. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Ce comit\u00e9 des sages, qui r\u00e9unira des responsables politiques, des repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des responsables syndicaux, vise \u00e0 pr\u00e9venir toute r\u00e9cup\u00e9ration politique des manifestations par des proches du pr\u00e9sident d\u00e9chu ben Ali, a-t-il soulign\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0Le conseil prot\u00e9gera la r\u00e9volution qui s&rsquo;est d\u00e9clench\u00e9e de mani\u00e8re spontan\u00e9e. Le temps est venu pour le mouvement d&rsquo;avoir une structure\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 Mestiri, \u00e2g\u00e9 de 80 ans, dans sa maison de Tunis. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0Quand le conseil sera cr\u00e9\u00e9, je pr\u00e9senterai ma candidature au poste de pr\u00e9sident\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Le gouvernement de transition a annonc\u00e9 la tenue de nouvelles \u00e9lections d&rsquo;ici six mois mais selon Mestiri, l&rsquo;organisation du scrutin pourrait prendre plus de temps. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Nous sommes inquiets pour l&rsquo;avenir. La situation pourrait subir un revers en raison du chaos et les institutions pourraient \u00eatre affect\u00e9es. Il y a des ennemis \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du pays qui mettent leurs forces en commun pour organiser le retour du r\u00e9gime injuste de Ben Ali\u00a0\u00bb, a-t-il indiqu\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span>Dans les jours qui sont suivi la fuite du pr\u00e9sident d\u00e9chu en Arabie Saoudite, des affrontements ont oppos\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e aux milices loyales \u00e0 ben Ali. <\/span><\/p>\n<p><span>Beaucoup redoutent que les manifestations de Tunisiens exigeant le d\u00e9part du gouvernement des membres proches de ben Ali soient exploit\u00e9es par des partisans de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident, avec le soutien de pays de la r\u00e9gion oppos\u00e9s \u00e0 la transition d\u00e9mocratique tunisienne. <\/span><\/p>\n<p><span>Des gouvernements arabes et occidentaux ont apport\u00e9 pendant des ann\u00e9es leur soutien au r\u00e9gime de ben Ali, consid\u00e9r\u00e9 comme un rempart contre l&rsquo;islamisme et comme un exemple sur le plan \u00e9conomique. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">RETOUR DE L&rsquo;ARMEE <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Le chef d&rsquo;Etat major de l&rsquo;arm\u00e9e, le g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, a mis en garde lundi contre le risque de vide politique et a promis de d\u00e9fendre la r\u00e9volution. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0Evidemment, nous appr\u00e9cions le r\u00f4le qu&rsquo;a jou\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent en chassant ben Ali et en le for\u00e7ant \u00e0 quitter le pays et \u00e0 fuir. <\/span><span>L&rsquo;arm\u00e9e se bat pour prot\u00e9ger les citoyens\u00a0\u00bb, a estim\u00e9 Mestiri. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0L&rsquo;arm\u00e9e n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de faire un coup d&rsquo;Etat. Nous faisons confiance \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e pour qu&rsquo;elle ne d\u00e9passe pas son r\u00f4le dans un r\u00e9gime d\u00e9mocratique moderne.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>Lundi, Rachid Ghannouchi, dirigeant en exil \u00e0 Londres du parti islamiste Ennahda interdit sour le r\u00e9gime de ben Ali, a annonc\u00e9 son retour en Tunisie dans les prochains jours et assur\u00e9 qu&rsquo;il ne voulait pas instaurer la charia.<\/span><\/p>\n<p><span>Les islamistes sont les bienvenus, a d\u00e9clar\u00e9 Mestiri, critiquant les gouvernement occidentaux pour avoir soutenu leur marginalisation ces derni\u00e8res ann\u00e9es. <\/span><\/p>\n<p><span>Rachid Ghannouchi est un islamiste moderne, \u00e0 l&rsquo;image du Premier ministre turc Tayyip Erdogan, a soulign\u00e9 l&rsquo;opposant tunisien. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Ils ne peuvent pas \u00eatre accus\u00e9s de terrorisme. Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;on souhaite ? L&rsquo;inquisition espagnole ? Ou conna\u00eetre ce qu&rsquo;il y a r\u00e9ellement dans leurs coeurs?\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. <\/span><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0Les Islamistes sont en Alg\u00e9rie, l&rsquo;Egypte a les Fr\u00e8res musulmans. Au Koweit et en Jordanie, ils si\u00e8gent au parlement. <\/span><span>Et ils sont en Palestine\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Toutefois, en Tunisie, \u00ab\u00a0nous avons des lignes rouges qui ne peuvent pas \u00eatre franchies. J&rsquo;ai personnellement cr\u00e9\u00e9 le code du statut personnel \u00e9tablissant la libert\u00e9 des femmes avec Bourguiba en 1956\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Evoquant le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants r\u00e9clament le d\u00e9part, Mestiri a indiqu\u00e9 \u00ab\u00a0n&rsquo;avoir rien de personnel contre lui\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C&rsquo;est une personne convenable. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un haut responsable au sein d&rsquo;une administration. Mais son pass\u00e9 r\u00e9cent emp\u00eache le peuple de lui faire confiance\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>Reuters, le 27 janvier 2011 \u00e0 01h25 GMT  \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Loyalists of ousted Tunisia leader expected to go<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>* Reshuffle expected on Thursday as protests continue <\/span><\/p>\n<p><span>* Government asks Interpol to help arrest Ben Ali <\/span><\/p>\n<p><span>By Tarek Amara and Andrew Hammond <\/span><\/p>\n<p><span>TUNIS, Jan 27 (Reuters) &#8211; Tunisia has promised to overhaul the lineup of its interim government on Thursday, a move expected to see some loyalists of ousted leader Zine al-Abidine Ben Ali step aside in a bid to end persistent protests. <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali fled to Saudi Arabia on Jan. 14 when weeks of violent protests against poverty, repression and corruption toppled him after 23 years in power. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span>Since then, an interim government that includes many former ruling party officials has struggled to impose order. <\/span><\/p>\n<p><span>Protesters have been demanding for days that the makeshift coalition government be purged of Ben Ali&rsquo;s allies. They clashed with police again on Wednesday. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The reshuffle will be announced tomorrow, Thursday,\u00a0\u00bb government spokesman Taieb Bakouch was quoted as saying on the Tunisian state news agency on Wednesday. Political sources said the interior, defence and foreign ministers were to be replaced. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia&rsquo;s uprising has electrified Arabs across the Middle East and North Africa, where many countries share the complaints of poor living standards and authoritarian rule. <\/span><\/p>\n<p><span>Inspired by Tunisia&rsquo;s example, thousands of Egyptians have taken to the streets to demand an end to President Hosni Mubarak&rsquo;s 30-year rule, clashing with police who fired tear gas and used water cannon. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia says it is seeking international arrest warrant to bring Ben Ali, his wife and other family members to justice for theft and currency offences during their rule, when those surrounding the president grew wealthy. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0We are asking Interpol to find all those who fled, including the president and this woman (his wife), for trial in Tunisia,\u00a0\u00bb Justice Minister Lazhar Karoui Chebbi said. <\/span><\/p>\n<p><span>Despite the clashes, the interim government announced it would reduce the curfew, in place since the revolt, by several hours, effective from Wednesday night. <\/span><\/p>\n<p><span>Clashes broke out on Wednesday near government offices in the old city, or casbah. Riot police fired tear gas at hundreds of protesters, mainly teenagers and young men, who threw stones. <\/span><\/p>\n<p><span>The protesters appeared to be Tunisians from the rural hinterland who have been camping out at the government compound. <\/span><\/p>\n<p><span>They shouted at the security forces that they were the \u00ab\u00a0police of Leila\u00a0\u00bb, a reference to Ben Ali&rsquo;s unpopular wife, who was seen as having excessive influence and lavish tastes. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>Associated Press, le 27 janvier 2011 \u00e0 03h26 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisia issues intl warrant for ousted president<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>TUNIS, Tunisia (AP) _ Tunisia&rsquo;s government issued an international arrest warrant Wednesday for ousted President Zine El Abidine Ben Ali and six relatives, accusing him of taking money out of the North African nation illegally. <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali, who fled to Saudi Arabia after being driven from power this month by violent protests, was also being charged with illegally acquiring real estate and other assets abroad, Justice Minister Lazhar Karoui Chebbi said.<\/span><\/p>\n<p><span>Interpol said its Tunis bureau issued a global alert seeking the arrest of Ben Ali and six family members, without specifying who. Chebbi said Ben Ali&rsquo;s wife, Leila, was among those wanted by Tunisian authorities. <\/span><\/p>\n<p><span>As Chebbi spoke, Tunisian police fired tear gas at hundreds of protesters who have been pressuring the interim government to get rid of old guard ministers who served under Ben Ali. The clashes broke out in front of the prime minister&rsquo;s office in Tunis, the capital. Some demonstrators responded by throwing stones at police. <\/span><\/p>\n<p><span>Several injured protesters were carted away from the melee. Others tried to smash the windows of a police van, leaving the ground covered in blood. There was no immediate word on casualties. <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali, his wife and their clan have been widely accused of abusing their power to enrich themselves. In France, where family members are believed to have assets ranging from apartments to racehorses, Paris prosecutors have opened a preliminary investigation into their holdings. <\/span><\/p>\n<p><span>French media have reported that Leila left the country with millions in gold, but Tunisia&rsquo;s new central bank <\/span><\/p>\n<p><span>governor, Mustapha Kamel Nabli, says no gold was taken from the bank&rsquo;s vaults during the final days of Ben Ali&rsquo;s regime. <\/span><\/p>\n<p><span>The former president fled Jan. 14 after 23 years in power, pushed out by weeks of protests driven by anger over joblessness, repression and corruption. His swift departure was followed by riots, looting and unrest.<\/span><\/p>\n<p><span>On Wednesday, the justice minister highlighted the scope of that unrest: Some 11,029 prisoners _ about a third of the country&rsquo;s prison population _ were able to escape amid the chaos, he said. Of those, 1,532 prisoners are back behind bars and 74 other prisoners died in fires that broke out. <\/span><\/p>\n<p><span>The top U.S. diplomat for the Middle East, Jeffrey Feltman, wrapped up a three-day visit in Tunis on <\/span><\/p>\n<p><span>Wednesday, rejecting speculation that the United States was involved in Ben Ali&rsquo;s removal. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0This is a revolution by Tunisians for Tunisians, and the United States was not involved,\u00a0\u00bb Feltman told reporters, crediting the interim government for greater openness and steps toward political reform. <\/span><\/p>\n<p><span>The state news agency TAP, citing a government spokesman late Wednesday, said officials planned to announce changes to the lineup of ministers on Thursday. <\/span><\/p>\n<p><span>The caretaker government includes some former opposition leaders, but many top posts _ including prime minister and the ministers of defense, foreign affairs and the interior <\/span><\/p>\n<p><span>_ were retained by Ben Ali cronies. Demonstrators want those old-guard lawmakers out. <\/span><\/p>\n<p><span>The interim government also eased back on its nightly curfew, now setting it at 10 p.m. to 4 a.m., TAP reported. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia&rsquo;s so-called \u00ab\u00a0Jasmine Revolution\u00a0\u00bb has sparked scattered protests and civil disobedience in the Middle East and North Africa. In Cairo, anti-government activists pelted police with <\/span><\/p>\n<p><span>firebombs and rocks in a second day of clashes Wednesday to demand an end to President Hosni Mubarak&rsquo;s nearly 30 years in power. Police responded with tear gas, beatings and live ammunition. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 09h55 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisie: l&rsquo;UGTT se r\u00e9unit pour une \u00ab\u00a0d\u00e9cision\u00a0\u00bb sur le gouvernement (porte-parole)<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>TUNIS, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; La direction de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT se r\u00e9unit jeudi pr\u00e8s de Tunis pour prendre une \u00ab\u00a0d\u00e9cision finale\u00a0\u00bb sur l&rsquo;acceptation ou non du nouveau gouvernement de transition dont l&rsquo;annonce est attendue dans la journ\u00e9e, a indiqu\u00e9 son porte-parole Ifa Nasr.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Nous allons parler du d\u00e9veloppement de la situation actuelle dans le pays et discuter de la composition du nouveau gouvernement afin de prendre une d\u00e9cision finale\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP le porte-parole national de l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs tunisiens (UGTT). <\/span><\/p>\n<p><span>La r\u00e9union qui devrait durer \u00ab\u00a0deux ou trois heures\u00a0\u00bb, se tiendra \u00e0 partir du milieu de la matin\u00e9e alors que le gouvernement de transition form\u00e9 apr\u00e8s la chute de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Ben Ali peaufine un remaniement sous la pression de la rue qui exige le d\u00e9part des sept caciques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime qui y si\u00e8gent, et du Premier ministre Mohamed Ghannouchi. <\/span><\/p>\n<p><span>Ce remaniement crucial pour la survie de l&rsquo;\u00e9quipe de transition doit \u00eatre annonc\u00e9 jeudi \u00e0 une heure non pr\u00e9cis\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span lang=\"SV\">AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 10h48 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\">Des milliers de manifestants \u00e0 Sidi Bouzid contre le \u00ab\u00a0vol de la r\u00e9volution\u00a0\u00bb (AFP)<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">SIDI BOUZID, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; Des milliers de manifestants d\u00e9filaient jeudi \u00e0 Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la r\u00e9volution tunisienne aux cris de \u00ab\u00a0non au vol de la r\u00e9volution!\u00a0\u00bb, pour exiger la d\u00e9mission du gouvernement de transition, ont rapport\u00e9 des journalistes de l&rsquo;AFP. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Ils manifestaient \u00e0 l&rsquo;appel de la puissante centrale syndicale UGTT qui a convoqu\u00e9 une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale dans la ville et sa r\u00e9gion pour exiger la d\u00e9mission du gouvernement de transition des sept caciques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime Ben Ali qui y si\u00e8gent ainsi que du Premier ministre Mohamed Ghannouchi.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Le gouvernement de transition doit annoncer dans la journ\u00e9e un remaniement crucial pour sa survie, sous la pression de la rue et de l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs tunisiens (UGTT) dont la direction se r\u00e9unissait pr\u00e8s de Tunis pour adopter une \u00ab\u00a0d\u00e9cision finale\u00a0\u00bb pour accepter ou non de la future \u00e9quipe. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0D\u00e9gagez les pourris!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris?\u00a0\u00bb, scandaient les manifestants. <\/span><\/p>\n<p><span>C&rsquo;est de Sidi Bouzid qu&rsquo;est partie la r\u00e9volte populaire d&rsquo;un mois qui a chass\u00e9 du pouvoir le pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali, apr\u00e8s l&rsquo;immolation le 17 d\u00e9cembre par le feu d&rsquo;une jeune marchand de fruits, Mohamed Bouazizi, exc\u00e9d\u00e9 par des humiliations polici\u00e8res r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Environ 2.000\u00a0\u00bb selon un policier, \u00ab\u00a0plus de 10.000 selon un syndicaliste: il \u00e9tait difficile d&rsquo;\u00e9valuer le nombre des manifestants d\u00e9filant \u00e0 vive allure, dont de nombreux jeunes et des femmes lan\u00e7ant des youyous. <\/span><\/p>\n<p><span>Les commerces \u00e9taient ferm\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p><span>Le long cort\u00e8ge s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 devant le palais de la justice sur le mur duquel \u00e9tait \u00e9crit \u00ab\u00a0la r\u00e9volution appartient au peuple et non aux partis d&rsquo;opposition qui ont fait all\u00e9geance aux chiens du RCD\u00a0\u00bb, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique de Ben Ali. <\/span><\/p>\n<p><span>Il a marqu\u00e9 une autre pause devant la mairie o\u00f9 sont affich\u00e9es des photos de Mohammed Bouazizi, puis devant le si\u00e8ge du gouvernorat (pr\u00e9fecture) o\u00f9 le jeune homme s&rsquo;\u00e9tait immol\u00e9. L\u00e0, les manifestants sont mont\u00e9s sur le toit o\u00f9 ils ont d\u00e9ploy\u00e9 une photo g\u00e9ante de leur \u00ab\u00a0martyr\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Sur une pancarte on pouvait lire: \u00ab\u00a0la r\u00e9volution populaire a pour demandes: la suspension de la Constitution, une constituante, la dissolution du Parlement et du RDC non d\u00e9mocratique et un gouvernement de salut national\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Allah Akbar!, (dieu est grand), nous resterons fid\u00e8le au sang des martyrs\u00a0\u00bb, scandaient encore les manifestants. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Associated Press, le 27 janvier 2011 \u00e0 11h39 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"right\"><span><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Official: Tunisia expected to announce new gov&rsquo;t<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span>By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0TUNIS, Tunisia (AP) _ A government official says Tunisia&rsquo;s prime minister is expected to announce the country&rsquo;s second interim government since the ouster of the former dictator. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0Prime Minister Mohamed Ghannouchi, who served the former Tunisian strongman Zine El Abidine Ben Ali, has been trying to replace five ministers who resigned shortly after his caretaker government was formed. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0A government official says Ghannouchi is expected to announce the new cabinet on Thursday. The official spoke anonymously, since he was authorized to speak publicly about the issue. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0Protesters are demanding that the new government not include members of the Ben Ali&rsquo;s party. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0Ben Ali was forced into exile on Jan. 14, following large-scale protests.<\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>ANSA, le 27 janvier 2011 \u00e0 12h23 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisia: calma tesa per annuncio rimpasto governo<\/span><\/b><span><\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>TUNISI (ansa) \u00c8 calma tesa oggi a Tunisi in attesa del rimpasto di governo &#8211; pi\u00f9 volte annunciato e rinviato &#8211; che potrebbe segnare la svolta politica della &lsquo;rivolta del gelsomin\u00f2. <\/span><span lang=\"SV\">E all&rsquo;indomani del mandato di cattura internazionale spiccato dall&rsquo;Interpol per l&rsquo;ex presidente Ben Ali, sua moglie Leila Trabelsi e membri della famiglia. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Lo aveva chiesto ieri il ministro della Giustizia tunisino, con un gesto altamente simbolico per dimostrare la determinazione del governo a tagliare con il passato. Ma \u00ab\u00a0non ci basta\u00a0\u00bb, dicono oggi molti tunisini, \u00ab\u00a0lo accusano di aver rubato, ed \u00e8 vero, ma nel mandato di cattura non si parla della sofferenze, delle ingiustizie e dell&rsquo;oppressione cui ha sottoposto il popolo per 23 anni\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">La protesta si \u00e8 intanto radunata alla Casbah, davanti alla sede del governo dove, dopo gli scontri di ieri con la polizia che ha anche usato lacrimogeni per disperdere la folla, oggi per tutta la mattina la situazione \u00e8 apparsa tranquilla sebbene la zona sia presidiata dai militari, sorvolata da un elicottero e la piazza sia quasi inaccessibile per la calca lungo le stradine che vi accedono dalla Medina. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Ai molti giunti anche da pi\u00f9 parti del Paese, si sono uniti avvocati, professori, anche rappresentanti del sindacato, l&rsquo;Ugtt, una delle forze che ha avuto un ruolo determinante nella rivolta tunisina. <\/span><span>E continua ad averlo anche in questa fase di frenetiche consultazioni che vanno avanti da giorni per stabilire la composizione definitiva del governo di transizione: in risposta alla piazza irremovibile, ma anche per non \u00ab\u00a0perdere la rivoluzione\u00a0\u00bb rischiando il caos, e per avviare il processo di transizione che porti ad elezioni. <\/span><\/p>\n<p><span>A quanto si apprende \u00e8 ancora in corso una riunione dell&rsquo;Ugtt, che fino ad ora ha sempre chiesto la &lsquo;cacciat\u00e0 dei ministri legati al vecchio regime, anche del primo ministro Mohamed Gannouchi, premier di Ben Ali. Ora si &lsquo;tratt\u00e0 tuttavia per raggiungere un accordo soddisfacente. Secondo le voci, si potrebbe giungere alla sostituzione di ministri in posizioni chiave (Difesa, Interno, Esteri). <\/span><\/p>\n<p><span>Intanto a Sidi Bouzid, luogo simbolo della &lsquo;rivoluzione tunisin\u00e0 scatenata dal gesto estremo di Mohamed che si \u00e8 dato fuoco il 17 dicembre scorso, a migliaia sono scesi in piazza al grido di \u00ab\u00a0non rubateci la rivoluzione\u00a0\u00bb, nell&rsquo;ambito dello sciopero generale indetto dal sindacato. <\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p><span>Associated Press, le 27 janvier 2011 \u00e0 12h55 GMT <\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Loyalists of ousted Tunisia leader expected to go<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>* Reshuffle expected on Thursday as protests continue <\/span><\/p>\n<p><span>* Government asks Interpol to help arrest Ben Ali <\/span><\/p>\n<p><span>By Tarek Amara and Andrew Hammond <\/span><\/p>\n<p><span>TUNIS, Jan 27 (Reuters) &#8211; Tunisia plans to overhaul the lineup of its interim government on Thursday, a move expected to see key loyalists of ousted leader Zine al-Abidine Ben Ali step aside in a bid to end persistent protests. <\/span><\/p>\n<p><span>Ben Ali fled to Saudi Arabia on Jan. 14 when weeks of violent protests against poverty, repression and corruption toppled him after 23 years in power. <\/span><\/p>\n<p><span>Since then, an interim government that includes many former ruling party officials has struggled to impose order. <\/span><\/p>\n<p><span>Protesters have been demanding for days that the makeshift coalition government be purged of Ben Ali&rsquo;s allies. <\/span><\/p>\n<p><span>On Thursday, protesters broke through police barricades outside the prime minister&rsquo;s office, where hundreds of demontrators have pledged to camp out until the interim government resigns. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The reshuffle will be announced tomorrow, Thursday,\u00a0\u00bb government spokesman Taieb Bakouch was quoted as saying on the Tunisian state news agency. Political sources said the interior, defence and foreign ministers were to be replaced. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia&rsquo;s uprising has electrified Arabs across the Middle East and North Africa, where many countries share the complaints of poor living standards and authoritarian rule. <\/span><\/p>\n<p><span>Inspired by Tunisia&rsquo;s example, thousands of Egyptians have taken to the streets to demand an end to President Hosni Mubarak&rsquo;s 30-year rule, clashing with police who fired tear gas and used water cannon. <\/span><\/p>\n<p><span>In addition to the cabinet reshuffle, Tunisia is aiming to set up a council of \u00ab\u00a0wise men\u00a0\u00bb to guide the country to democracy from the authoritarian state run by Ben Ali. <\/span><\/p>\n<p><span>Veteran politician Ahmed Mestiri, a prominent figure during the era of Tunisia&rsquo;s independence leader Habib Bourguiba, said he hoped to head the council. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0The council would protect the revolt that broke out spontaneously. The time has come for the process to be structured,\u00a0\u00bb Mestiri, 80, said in an interview on Wednesday. <\/span><\/p>\n<p><span>Tunisia says it is seeking international arrest warrant to bring Ben Ali, his wife and other family members to justice for theft and currency offences during their rule, when those surrounding the president grew wealthy. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0We are asking Interpol to find all those who fled, including the president and this woman (his wife), for trial in Tunisia,\u00a0\u00bb Justice Minister Lazhar Karoui Chebbi said. <\/span><\/p>\n<p><span>Despite the clashes, the interim government announced it would reduce the curfew, in place since the revolt, by several hours, effective from Wednesday night. <\/span><\/p>\n<p><span>Concern about political instability in north Africa was reflected in sharp rises in the cost of insuring debt issued by Tunisia, Egypt and Morocco against default. <\/span><\/p>\n<p><span>Ratings agency Fitch said however that it did not expect a Tunisia-style uprising in Morocco, because the country has invested in social housing and made progress in alleviating poverty. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 12h56 GMT  \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisie: Paris promet d&rsquo;intervenir pour faire appliquer une condamnation<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>PARIS, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; Le minist\u00e8re fran\u00e7ais des Affaires \u00e9trang\u00e8res a promis jeudi d&rsquo;intervenir aupr\u00e8s des nouvelles autorit\u00e9s tunisiennes pour faire appliquer la condamnation en France d&rsquo;un ex-vice-consul tunisien pour tortures sur une Tunisienne. <\/span><\/p>\n<p><span>Interrog\u00e9 lors d&rsquo;un point-presse pour savoir si le minist\u00e8re allait r\u00e9pondre favorablement \u00e0 une demande en ce sens de l&rsquo;avocat de la victime, le porte-parole du Quai d&rsquo;Orsay, Bernard Valero, a r\u00e9pondu: \u00ab\u00a0Oui, c&rsquo;est notre position et c&rsquo;est en ce sens que nous agissons\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>L&rsquo;ancien vice-consul de Tunisie \u00e0 Strasbourg, Khaled Ben Sa\u00efd, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 en appel et en son absence \u00e0 12 ans de r\u00e9clusion criminelle pour complicit\u00e9 de torture ou actes de barbarie par la cour d&rsquo;assises de Meurthe-et-Moselle, en septembre 2010. <\/span><\/p>\n<p><span>Dans une lettre adress\u00e9e cette semaine \u00e0 la ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res Mich\u00e8le Alliot-Marie, et consult\u00e9e mardi par l&rsquo;AFP, Me Eric Plouvier, avocat de la victime, presse la France de notifier \u00e0 la Tunisie cette condamnation assortie d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr\u00eat contre l&rsquo;ancien diplomate en fuite depuis 2002, premi\u00e8re \u00e9tape pour que la d\u00e9cision soit mise \u00e0 ex\u00e9cution. <\/span><\/p>\n<p><span>Sa cliente, Zoulaikha Gharbi, une Tunisienne m\u00e8re de cinq enfants, avait d\u00e9sign\u00e9 M. Ben Sa\u00efd, alors commissaire \u00e0 Jendouba (nord-ouest de la Tunisie) comme le chef des hommes qui l&rsquo;ont tortur\u00e9e, insult\u00e9e et humili\u00e9e en octobre 1996 dans un poste de police surnomm\u00e9 le \u00ab\u00a0commissariat de la torture\u00a0\u00bb afin de lui extorquer des renseignements sur son mari, suspect\u00e9 d&rsquo;activit\u00e9s hostiles au pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 13h26 GMT  \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\">Les membres de l&rsquo;ancien r\u00e9gime tunisien \u00ab\u00a0pas bienvenus\u00a0\u00bb au Canada (Harper)<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Rabat, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; Les membres de l&rsquo;ancien r\u00e9gime tunisien \u00ab\u00a0ne sont pas bienvenus\u00a0\u00bb au Canada, o\u00f9 se sont r\u00e9fugi\u00e9s des membres de la famille du pr\u00e9sident d\u00e9chu Zine El Abidine Ben Ali, a d\u00e9clar\u00e9 jeudi \u00e0 Rabat le Premier ministre canadien Stephen Harper. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Des membres de l&rsquo;ancien r\u00e9gime (tunisien) ne sont pas bienvenus au Canada\u00a0\u00bb, a lanc\u00e9 M. Harper lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une visite au Maroc. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Nous utiliserons tous les outils que nous avons pour g\u00e9rer cette situation et pour coop\u00e9rer avec la communaut\u00e9 internationale \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;ancien r\u00e9gime\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9, laissant ainsi entendre qu&rsquo;Ottawa pourrait chercher les moyens d&rsquo;expulser les membres de la famille Ben Ali se trouvant au Canada. <\/span><\/p>\n<p><span>Le Premier ministre, qui s&rsquo;exprimait lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse commune avec son homologue marocain Abbas El Fassi, n&rsquo;a pas donn\u00e9 de pr\u00e9cisions sur les proches de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident tunisien pouvant se trouver au Canada.<\/span><\/p>\n<p><span>Mais selon les m\u00e9dias canadiens, l&rsquo;un des principaux membres du clan Ben Ali, le beau-fr\u00e8re du pr\u00e9sident d\u00e9chu, y a trouv\u00e9 refuge. <\/span><\/p>\n<p><span>Belhassen Trabelsi &#8211; fr\u00e8re de Le\u00efla Trabelsi, \u00e9pouse de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali &#8211; sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante, ont atterri le 20 janvier \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 bord d&rsquo;un avion priv\u00e9, selon les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, ainsi que la cha\u00eene LCN. <\/span><\/p>\n<p><span>Ottawa a confirm\u00e9 l&rsquo;arriv\u00e9e sur son sol de membres du clan Ben Ali. Les autorit\u00e9s ont pour le moment refus\u00e9 de les identifier, pr\u00e9cisant toutefois qu&rsquo;ils poss\u00e8dent le statut de \u00ab\u00a0r\u00e9sident permanent\u00a0\u00bb au Canada, ce qui leur a permis d&rsquo;y \u00eatre admis et leur conf\u00e8re de nombreux droits. <\/span><\/p>\n<p><span>M. Harper a d&rsquo;autre part indiqu\u00e9 avoir parl\u00e9 avec son interlocuteur marocain de la situation en Tunisie. Le point de vue de ce \u00ab\u00a0pays ami est tr\u00e8s important pour le d\u00e9veloppement de notre propre analyse\u00a0\u00bb, a-t-il dit, avant d&rsquo;ajouter: \u00ab\u00a0Nous appuyons le d\u00e9veloppement d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb en Tunisie. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 14h28 GMT  \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"SV\">La \u00ab\u00a0R\u00e9volution du Jasmin\u00a0\u00bb fait des \u00e9mules dans le monde arabe <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Par Acil TABBARA <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">DUBAI, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; De l&rsquo;Egypte \u00e0 la Jordanie en passant par le Y\u00e9men, la \u00ab\u00a0R\u00e9volution du jasmin\u00a0\u00bb commence \u00e0 toucher des r\u00e9gimes arabes qui se maintiennent depuis des d\u00e9cennies gr\u00e2ce au carcan de la peur, estiment des analystes. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Apr\u00e8s la Tunisie, \u00ab\u00a0la question n&rsquo;est plus: \u00e0 qui le tour, mais quel (r\u00e9gime) restera-t-il encore?\u00a0\u00bb, affirme Amr Hamzawy, directeur de recherches de la fondation Carnegie au Moyen-Orient, pour qui les manifestations populaires pourraient gagner la plupart des pays arabes, \u00e0 l&rsquo;exception des monarchies p\u00e9troli\u00e8res du Golfe. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit d&rsquo;une v\u00e9ritable tendance r\u00e9gionale, en Egypte, en Alg\u00e9rie, en Jordanie, au Y\u00e9men&#8230; o\u00f9 les citoyens descendent dans la rue pour r\u00e9clamer leurs droits sociaux, \u00e9conomiques et politiques\u00a0\u00bb, ajoute l&rsquo;analyste. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0C&rsquo;est une dynamique qui s&rsquo;est enclench\u00e9e dans le monde arabe\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit l&rsquo;universitaire Bourhan Ghalioun, auteur d\u00e8s 1977 d&rsquo;un \u00ab\u00a0Manifeste pour la d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb dans le monde arabe. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Ce qui s&rsquo;est produit en Tunisie a bris\u00e9 l&rsquo;\u00e9tau de la peur et a montr\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait possible &#8211;avec une vitesse surprenante&#8211; de renverser un r\u00e9gime et que ce n&rsquo;\u00e9tait pas si difficile qu&rsquo;on pouvait l&rsquo;imaginer\u00a0\u00bb, ajoute M. Ghalioun, directeur du Centre d\u2019Etudes sur l\u2019Orient Contemporain (CEOC) \u00e0 Paris. <\/span><\/p>\n<p><span>L&rsquo;Egypte conna\u00eet depuis mardi les protestations les plus importantes depuis l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir en 1981 du pr\u00e9sident Hosni Moubarak, appel\u00e9es \u00e0 s&rsquo;intensifier avec le retour jeudi soir de l&rsquo;opposant Mohamed ElBaradei.<\/span><\/p>\n<p><span>La fi\u00e8vre a gagn\u00e9 le Y\u00e9men o\u00f9 des milliers de personnes ont manifest\u00e9 jeudi pour r\u00e9clamer le d\u00e9part du pr\u00e9sident Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, alors que les Fr\u00e8res musulmans de Jordanie, principale force d&rsquo;opposition, ont appel\u00e9 \u00e0 une nouvelle manifestation vendredi. <\/span><\/p>\n<p><span>M. Ghalioun exclut cependant une \u00ab\u00a0contagion m\u00e9canique\u00a0\u00bb en raison des sp\u00e9cificit\u00e9s de chaque pays, soulignant \u00ab\u00a0qu&rsquo;aucun processus de changement ne ressemblera \u00e0 un autre\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Mais les mouvements de protestation qui commencent \u00e0 toucher les r\u00e9gimes arabes ont un point en commun: ils sont men\u00e9s surtout par des jeunes et les classes moyennes, \u00e0 travers internet et les r\u00e9seaux sociaux. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0C&rsquo;est le r\u00e9sultat de ce que les r\u00e9gimes autocratiques ont fait \u00e0 la politique dans le monde arabe: les partis d&rsquo;opposition ont \u00e9t\u00e9 affaiblis et syst\u00e9matiquement isol\u00e9s, et ce sont donc les citoyens qui se mobilisent aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, explique M. Hamzaoui. <\/span><\/p>\n<p><span>Les mouvements de protestation ont surtout r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 quel point beaucoup de r\u00e9gimes, dont les dirigeants \u00e9tablissent des records de long\u00e9vit\u00e9 au pouvoir, manquent de l\u00e9gitimit\u00e9 populaire. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00ab\u00a0La l\u00e9gitimit\u00e9 ne peut \u00eatre b\u00e2tie sur la r\u00e9pression ni sur le d\u00e9ni des droits politiques et sociaux\u00a0\u00bb, assure M. Hamzaoui. <\/span><span>\u00ab\u00a0Personne ne peut accepter cela au XXIe si\u00e8cle et les Arabes ne sont pas une exception\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>Dans certains pays, les dirigeants ont commenc\u00e9 \u00e0 jeter du lest, comme en Jordanie o\u00f9 le roi Abdallah II a promis \u00ab\u00a0d&rsquo;aller de l&rsquo;avant\u00a0\u00bb dans les r\u00e9formes politiques et \u00e9conomiques, ou au Y\u00e9men o\u00f9 le pr\u00e9sident Saleh a assur\u00e9 qu&rsquo;il ne pensait pas transmettre le pouvoir \u00e0 son fils. <\/span><\/p>\n<p><span>Mais dans un monde arabe o\u00f9 \u00ab\u00a0la plupart des r\u00e9gimes sont per\u00e7us par la majorit\u00e9 de la population comme des machines d&rsquo;oppression, de corruption et de destruction\u00a0\u00bb, pour reprendre les termes de M. Ghalioun, il reste \u00e0 savoir si ces r\u00e9formes seront suffisantes. <\/span><\/p>\n<p><span>Pour Ghassan Charbel, r\u00e9dacteur en chef de l&rsquo;influent quotidien panarabe al-Hayat, \u00ab\u00a0soit les r\u00e9gimes arabes \u00e9coutent les revendications populaires et d\u00e9cident d&rsquo;engager de v\u00e9ritables r\u00e9formes, soit ils continuent \u00e0 s&rsquo;appuyer sur les seuls appareils de s\u00e9curit\u00e9, et dans ce cas ces r\u00e9gimes pourraient s&rsquo;effondrer\u00a0\u00bb l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>AFP, le 27 janvier 2011 \u00e0 1<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">5<\/span><span lang=\"SV\">h2<\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">8<\/span><span lang=\"SV\"> GMT <\/span> \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisie: pression maximale sur le gouvernement avant le remaniement <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\">Par Hassan el FEKIH <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">TUNIS, 27 Jan 2011 (AFP) &#8211; Des milliers de Tunisiens ont manifest\u00e9 jeudi pour exiger le d\u00e9part des ministres li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ancien r\u00e9gime, \u00e0 l&rsquo;appel de la puissante centrale syndicale UGGT engag\u00e9e dans un interminable bras de fer avec le cabinet de transition. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 L&rsquo;annonce de la composition d&rsquo;une nouvelle \u00e9quipe \u00e9tait attendue jeudi \u00e0 Tunis apr\u00e8s des jours de tractations, sous la pression des d\u00e9monstrations quotidiennes qui se sont d\u00e9plac\u00e9es vers Sidi Bouzid, dans le centre du pays, berceau de la R\u00e9volution du Jasmin.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0Non au vol de la r\u00e9volution!\u00a0\u00bb ont scand\u00e9 des manifestants qui ont d\u00e9fil\u00e9 dans les rues de cette localit\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;immolation par le feu d&rsquo;un jeune homme \u00e0 la mi-d\u00e9cembre a marqu\u00e9 le d\u00e9but des \u00e9meutes qui ont balay\u00e9 le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 La manifestation s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e sans incident sous le contr\u00f4le d&rsquo;unit\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e d\u00e9ploy\u00e9es \u00e0 la place de la police, dont des \u00e9lements ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par la population comme reponsables de la r\u00e9pression sanglante qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la fuite le 14 janvier du dictateur et de sa femme. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 A Tunis, des milliers de manifestants poursuivaient le si\u00e8ge des bureaux du Premier ministre de transition Mohammed Ghannouchi, sur l&rsquo;esplanade de la Kasbah. L&rsquo;arm\u00e9e a fait barrage \u00e0 une manifestation de professeurs et d&rsquo;\u00e9l\u00e8ve du secondaire en gr\u00e8ve qui tentaient de les rejoindre, a constat\u00e9 l&rsquo;AFP.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 M. Ghannouchi, tr\u00e9s contest\u00e9 pour avoir \u00e9t\u00e9 le dernier chef de gouvernement de Ben Ali mettait jeudi la derni\u00e8re main \u00e0 la refonte de son \u00e9quipe de transition annonc\u00e9e le 17 janvier et forte \u00e0 l&rsquo;origine de 24 ministres. <\/span><span>Quatre ont imm\u00e9diatement d\u00e9missionn\u00e9, pour protester contre la mainmise sur les postes-clefs de figures de l&rsquo;ancien r\u00e9gime.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 Dans le m\u00eame temps, la direction d&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs tunisiens (UGTT) \u00e9tait r\u00e9unie pr\u00e8s de Tunis pour adopter une \u00ab\u00a0d\u00e9cision finale\u00a0\u00bb d&rsquo;aval ou de rejet de la future \u00e9quipe. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 L&rsquo;UGTT, qui a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans l&rsquo;encadrement de la r\u00e9volte populaire, p\u00e8se de tout son poids pour obtenir le d\u00e9part de l&rsquo;ex\u00e9cutif des sept ministres ayant servi le r\u00e9gime corrompu et autoritaire de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;Etat. <\/span><span lang=\"SV\">Sa direction s&rsquo;est r\u00e9unie en fin de matin\u00e9e dans un h\u00f4tel de la banlieue nord de Tunis. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"SV\">\u00a0\u00a0 <\/span><span>Selon une source proche des n\u00e9gociations, le Premier ministre serait pr\u00eat \u00e0 sacrifier trois ministres (D\u00e9fense, Int\u00e9rieur, Affaires \u00e9trang\u00e8res) h\u00e9rit\u00e9s du r\u00e9gime Ben Ali. Mais l&rsquo;UGTT ferait le forcing en coulisses pour obtenir la t\u00eate d&rsquo;au moins deux autres ministres sortis des rangs de l&rsquo;ex-parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD). <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 A Sidi Bouzid, o\u00f9 l&rsquo;UGTT a appel\u00e9 \u00e0 une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, des milliers de manifestants ont lanc\u00e9 : \u00ab\u00a0D\u00e9gagez les pourris!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris?\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 Le cort\u00e8ge a marqu\u00e9 une autre pause face au Gouvernorat (pr\u00e9fecture), o\u00f9 Mohamed Bouzazizi, un jeune marchand de fruits, s&rsquo;\u00e9tait immol\u00e9 par le feu le 17 d\u00e9cembre. Des manifestants ont d\u00e9ploy\u00e9 une photo g\u00e9ante de leur \u00ab\u00a0martyr\u00a0\u00bb sur le toit du b\u00e2timent officiel, tandis que d&rsquo;autres criaient: \u00ab\u00a0\u00a0\u00bbAllah Akbar!, (Dieu est grand), nous resterons fid\u00e8le au sang des martyrs\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 Par ailleurs, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil \u00e0 Londres, pr\u00e9voit de rentrer dimanche en Tunisie, plus de 20 ans apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 son pays, selon le porte-parole d&rsquo;Ennahda \u00e0 Paris. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0Il ne rentre pas en triomphant, en revendiquant une quelconque place au gouvernement, mais comme simple citoyen\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP Houcine Jaziri, repr\u00e9sentant en France du parti islamiste interdit sous le r\u00e9gime Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 En Egypte, des manifestations sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis 30 ans, inspir\u00e9es du mod\u00e8le tunisien, se poursuivent pour exiger le d\u00e9part du pr\u00e9sident Hosni Moubarack et l&rsquo;opposant Mohamed ElBaradei va rentrer au pays pour y participer, selon son fr\u00e8re. Des manifestants ont mis le feu \u00e0 une caserne de pompiers \u00e0 Suez, \u00e0 l&rsquo;est du Caire, apr\u00e8s avoir lanc\u00e9 des cocktails molotov sur la police. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0 <\/span><span lang=\"SV\">Au Y\u00e9men, des milliers de personnes ont manifest\u00e9 jeudi \u00e0 Sanaa \u00e0 l&rsquo;appel de l&rsquo;opposition pour r\u00e9clamant le d\u00e9part du pr\u00e9sident Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"SV\"><\/span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>Reuters, le 27 janvier 2011 \u00e0 1<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">5<\/span><span lang=\"SV\">h58 GMT <\/span> \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Tunisia unrest hits growth, tourism, investment-Fitch<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 * Fitch cuts 2011 growth forecast to 2 pct from 5 pct <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 * sees FDI down by a third <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 * will decide on whether to downgrade Tunisia in 3-6 mnths <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 By Lin Noueihed <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 TUNIS, Jan 27 (Reuters) &#8211; Weeks of unrest in Tunisia will hit economic growth, frighten away tourists and discourage foreign direct investment which could fall by up to a third this year, Fitch Ratings said on Thursday.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 In an analysts&rsquo; call on North Africa on Thursday, Fitch cut its 2011 growth forecast for Tunisia to 2 percent from 5 percent and said it would make a decision on whether to downgrade its sovereign rating in 3 to 6 months. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Fitch on Jan 14. put Tunisia&rsquo;s long-term foreign currency credit rating of BBB on watch for a potential downgrade, hours before president Zine al-Abdine Ben Ali fled the country after weeks of protests against police rule and poor living standards. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0We see a big shock to growth this year,\u00a0\u00bb said Charles Seville, a director on Fitch&rsquo;s sovereign team. \u00ab\u00a0We see economic recovery next year provided there is a stable government.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 The Tunisian uprising has inspired Arabs across the Middle East, where authoritarian rule and youth unemployment are common themes. While Fitch downplayed the risk of Tunisia-style revolts in Morocco or Egypt, they said the political risk had risen. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 In Tunisia, the sector worst-affected by protests is the tourism sector, which Seville said employs about 400,000 people in a country of 10 million that suffers high unemployment. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Thousands of tourists were evacuated as protests reached a head earlier this month, though hotels say January was the middle of the low season for the Mediterranean country. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0The worst affected sector was tourism, which was suffering anyway,\u00a0\u00bb Seville said. \u00ab\u00a0There will be a third drop in foreign direct investment although in the long term this could recover.\u00a0\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 However, most foreign investment in Tunisia was in the oil and gas sector and that was not likely to be badly hit, he said. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 The effects of the unrest on Tunisia&rsquo;s small stock market were unclear as the bourse has remained closed since Jan 17. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 POSITIVE SIGNALS FROM CENTRAL BANK <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Fitch welcomed the appointment of Mustafa Kamel Nabli as central bank governor in the aftermath of Ben Ali&rsquo;s departure. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Nabli has said that Tunisia could delay a sovereign debt issue that had been planned for 2011, but Seville said he had reassured markets that Tunisia would pay its debts. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Fitch now expects Tunisia to dip into its foreign exchange reserves to repay about $1.3 billion of debt due this year, leading to a commensurate decline in reserve levels. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0The previous government presided over stable policies,\u00a0\u00bb he said, adding that it had cut its debt load over the past decade. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Government debt was worth about 40-41 percent of gross domestic product in 2010, versus 60 percent in 2001, he said. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Businesses owned by Ben Ali and his family now face an uncertain future, Seville said, which could hit their creditors. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 Tunisians complain that Ben Ali and his family accumulated vast wealth at the expense of the people and the government has pledged to track down his assets. Many say Ben Ali&rsquo;s family took a cut in any major Tunisian enterprises, leaving little incentive for those without connections to set up a business. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0With the dead weight of corruption lifted off the private sector, we could see a new lease of life,\u00a0\u00bb Seville said.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Tunisie: Ghannouchi reconduit &#8211; les caciques de Ben Ali \u00e9cart\u00e9s<\/font><\/h4>\n<p><font><\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi, dernier chef du gouvernement du pr\u00e9sident d\u00e9chu Ben Ali, a \u00e9t\u00e9 reconduit jeudi \u00e0 la t\u00eate du gouvernement de transition remani\u00e9. Mais les principaux ministres de l&rsquo;\u00e9quipe Ben Ali ont \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9s. Les postes-cl\u00e9s de l&rsquo;Int\u00e9rieur, de la D\u00e9fense, des Finances et des Affaires \u00e9trang\u00e8res changent de main. Les affaires \u00e9trang\u00e8res sont confi\u00e9es \u00e0 Ahmed Ouna\u00efs, un diplomate de carri\u00e8re qui a servi sous les pr\u00e9sidences de Habib Bourguiba et du pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali avant de prendre sa retraite. Le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res Kamel Morjane a lui m\u00eame annonc\u00e9 sa d\u00e9mission avant l&rsquo;annonce de la liste du nouveau gouvernement. Ce gouvernement a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 \u00e0 la suite de \u00ab\u00a0consultations avec tous les partis politiques et les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui ont accept\u00e9 d&rsquo;y participer\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Ghannouchi. Il a ensuite \u00e9gren\u00e9 la liste de son nouveau gouvernement en direct \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision publique. \u00ab\u00a0Sa mission sera d&rsquo;organiser des \u00e9lections pour que le peuple choisisse en toute libert\u00e9\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9, en appelant les Tunisiens \u00ab\u00a0\u00e0 retourner au travail\u00a0\u00bb. Le \u00ab\u00a0gouvernement s&rsquo;engage \u00e0 ce que les \u00e9lections soient organis\u00e9es sous le contr\u00f4le d&rsquo;une commission ind\u00e9pendante, en pr\u00e9sence d&rsquo;observateurs internationaux pour en garantir la transparence\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. L&rsquo;UGTT accepte Ghannouchi A Tunis, des centaines de manifestants ont exult\u00e9 \u00e0 l&rsquo;annonce du nouveau gouvernement de transition \u00e9pur\u00e9 des principaux caciques du r\u00e9gime Ben Ali. Mais ils continuaient de r\u00e9clamer le d\u00e9part du Premier ministre Mohammed Ghannouchi, a constat\u00e9 l&rsquo;AFP. Juste avant l&rsquo;annonce du remaniement minist\u00e9riel, l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs tunisiens avait fait part de sa d\u00e9cision de ne pas participer au prochain gouvernement. Mais l&rsquo;UGTT a accept\u00e9 que M. Ghannouchi en reste le chef, bien qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 Premier ministre de Ben Ali. L&rsquo;UGTT, qui a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans l&rsquo;encadrement de la r\u00e9volte populaire, a pes\u00e9 de tout son poids pour obtenir le d\u00e9part de l&rsquo;ex\u00e9cutif des sept ministres ayant servi le r\u00e9gime corrompu et autoritaire de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;Etat. (ats \/ 27 janvier 2011 22:22)  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">La Tunisie demande au Canada d&rsquo;arr\u00eater un beau-fr\u00e8re de Ben Ali<\/font><\/h4>\n<p><\/strong> <\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p> OTTAWA &#8211; La Tunisie a officiellement demand\u00e9 au Canada d&rsquo;arr\u00eater Belhassen Trabelsi, beau-fr\u00e8re du pr\u00e9sident d\u00e9chu Ben Ali, selon des propos de l&rsquo;ambassadeur tunisien \u00e0 Ottawa cit\u00e9s jeudi par la t\u00e9l\u00e9vision publique Radio-Canada. Dans le m\u00eame temps, le statut de r\u00e9sident permanent canadien de Belhassen Trabelsi et de sa famille a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 en raison de la non-observation par ces derniers des obligations qui s&rsquo;y rapportent, a appris l&rsquo;AFP de source gouvernementale. \u00ab\u00a0Ils peuvent faire appel de cette d\u00e9cision et si elle est maintenue, ils peuvent demander l&rsquo;asile\u00a0\u00bb, a-t-on ajout\u00e9. \u00ab\u00a0C&rsquo;est un signal clair disant qu&rsquo;ils ne sont pas bienvenus au Canada\u00a0\u00bb, cependant \u00ab\u00a0il faudra du temps, au moins plusieurs mois, avant qu&rsquo;ils puissent \u00eatre renvoy\u00e9s\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 la source gouvernementale. Belhassen Trabelsi &#8211; fr\u00e8re de Le\u00efla Trabelsi, \u00e9pouse de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali &#8211; ainsi que sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante, ont atterri jeudi dernier \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 bord d&rsquo;un avion priv\u00e9, rapportaient mercredi les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, ainsi que la cha\u00eene LCN. Ces r\u00e9v\u00e9lations sont intervenues le m\u00eame jour que l&rsquo;\u00e9mission par Tunis d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr\u00eat international contre Ben Ali, son \u00e9pouse &#8211; tous deux en Arabie Saoudite &#8211; et six autres membres de leur famille, dont Belhassen Trabelsi. (\u00a9AFP \/ 27 janvier 2011 22h19)  \u00a0<\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Tunis\/gvt: les manifestants exultent mais veulent le d\u00e9part du PM<\/font><\/h4>\n<p><\/strong> <\/p>\n<hr\/>\n<p> TUNIS &#8211; Des centaines de manifestants ont explos\u00e9 de joie jeudi soir \u00e0 Tunis \u00e0 l&rsquo;annonce du nouveau gouvernement de transition \u00e9pur\u00e9 des principaux caciques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime Ben Ali mais continuaient de r\u00e9clamer le d\u00e9part du Premier ministre reconduit Mohammed Ghannouchi, a constat\u00e9 l&rsquo;AFP. A l&rsquo;annonce du nouveau gouvernement de transition, une immense clameur a retenti sur l&rsquo;esplanade de la Kasbah o\u00f9 des centaines de manifestants campent depuis dimanche soir devant les bureaux du Premier ministre au m\u00e9pris du couvre-feu pour exiger la chute du gouvernement. Ces irr\u00e9ductibles venus pour la plupart de l&rsquo;int\u00e9rieur du pays d&rsquo;o\u00f9 est partie la r\u00e9volution tunisienne et qui sont rejoints chaque jour par des milliers d&rsquo;habitants de la capitale ont saut\u00e9 de joie. Mais ils criaient en m\u00eame temps \u00ab\u00a0Ghannouchi d\u00e9gage!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Nous ne partirons pas! D\u00e9gage! D\u00e9gage!\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 pas mal\u00a0\u00bb, commentait un jeune manifestant au milieu du tumulte g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab\u00a0mais Ghannouchi doit partir car c&rsquo;est le chef du gang\u00a0\u00bb. (\u00a9AFP \/ 27 janvier 2011 22h38) <\/p><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\">\n<h4 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisie: le retour des islamistes<\/strong><\/font><\/h4>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <strong>Lamin\u00e9 sous Ben Ali, absent des manifestations, le parti Ennahda, r\u00e9put\u00e9 mod\u00e9r\u00e9, aura une place sur la sc\u00e8ne politique, selon les sp\u00e9cialistes  <font>Ang\u00e9lique Mounier-Kuhn  <\/font><\/strong>\u00a0 \u00abBen Ali d\u00e9gage\u00bb, \u00abBen Ali dehors\u00bb, clamait la rue tunisienne avant que le pr\u00e9sident ne prenne ses jambes \u00e0 son cou le 14\u00a0\u00a0 janvier dernier. A aucun moment, durant la r\u00e9volution du jasmin, les slogans n\u2019ont pris la forme de revendications islamiques. Et le soutien, par vid\u00e9o interpos\u00e9e d\u2019AQMI aux manifestants il y a deux semaines, semble ne pas avoir eu le moindre \u00e9cho en Tunisie.  \u00a0 Interdits, tortur\u00e9s et forc\u00e9s \u00e0 l\u2019exil durant la majeure partie du r\u00e8gne de l\u2019autocrate d\u00e9chu, les islamistes n\u2019en sont pas moins envisag\u00e9s par certains commentateurs, dont les f\u00e9ministes, comme une \u00abmenace\u00bb pesant sur la Tunisie nouvelle. D\u2019autres ne pr\u00e9disent au contraire qu\u2019un avenir de courant marginal aux tenants affaiblis de l\u2019islam politique.  \u00a0 Qui croire? \u00abComme dans tous les pays en transition, tant qu\u2019il n\u2019y aura pas eu d\u2019\u00e9lections, permettant d\u2019\u00e9tablir une cartographie politique, on sera dans la pure sp\u00e9culation. Aucun \u00e9l\u00e9ment ne permet de dire que les islamistes, les communistes ou les d\u00e9mocrates ont plus ou moins de poids les uns que les autres\u00bb, affirme Luis Martinez, directeur scientifique \u00e0 l\u2019Ecole de gouvernance et d\u2019\u00e9conomie \u00e0 Rabat, au Maroc  \u00a0 Pour Olivier Roy, responsable du programme m\u00e9diterran\u00e9en de l\u2019Institut universitaire europ\u00e9en en Italie, il est n\u2019en est pas moins aberrant d\u2019agiter le chiffon islamiste, comme les gouvernements occidentaux, notamment fran\u00e7ais, l\u2019ont fait des ann\u00e9es durant, soutenant sans faille le pr\u00e9sident Ben Ali envisag\u00e9 comme \u00abun rempart\u00bb contre un \u00e9ventuel p\u00e9ril int\u00e9griste. \u00abIl suffit de s\u2019en tenir aux faits, affirme l\u2019islamologue. Il n\u2019y a rien eu d\u2019islamique dans les manifestations. Les jeunes tunisiens r\u00e9clamaient tr\u00e8s clairement du travail et la d\u00e9mocratie.\u00bb C\u2019est une g\u00e9n\u00e9ration \u00abpost-islamiste\u00bb affirme-t-il: \u00abIls n\u2019\u00e9taient pas n\u00e9s ou \u00e9taient b\u00e9b\u00e9s au moment de la derni\u00e8re grande vague islamiste dans la r\u00e9gion.\u00bb  \u00a0 Aux l\u00e9gislatives de 1989, les islamistes de Tunisie avaient rafl\u00e9 17% des voix sous une \u00e9tiquette \u00abind\u00e9pendante\u00bb d\u00e9clenchant une r\u00e9pression f\u00e9roce \u00e0 leur encontre. Deux ans plus tard, le raz de mar\u00e9e du Front islamique du salut (FIS) aux l\u00e9gislatives avait pr\u00e9cipit\u00e9 l\u2019Alg\u00e9rie dans la guerre civile. \u00abL\u2019islamisme n\u2019est plus aujourd\u2019hui une force capable de remporter une victoire \u00e9lectorale. La vague islamiste en Afrique du Nord et au Moyen-Orient est pass\u00e9e\u00bb, confirme le politologue alg\u00e9rois Rachid Tlem\u00e7ani. Et les jeunes de Tunisie apparaissent d\u2019autant moins perm\u00e9ables aux messages rigoristes que \u00abla soci\u00e9t\u00e9 est la plus occidentalis\u00e9e et la plus homog\u00e8ne du Maghreb: faible f\u00e9condit\u00e9, familles nucl\u00e9aires, niveau d\u2019\u00e9ducation \u00e9lev\u00e9\u2026\u00bb insiste Olivier Roy.  \u00a0 Rachid Ghannouchi, le meneur historique du mouvement islamiste tunisien, devenu Ennahda (Renaissance) en 1981, conc\u00e9dait lui-m\u00eame dans le quotidien belge Le Soir, \u00e0 la veille de la chute du ra\u00efs, que son parti n\u2019\u00e9tait pas \u00ab\u00e0 la base du mouvement de r\u00e9volte actuel, loin de l\u00e0\u00bb. Tout en assurant qu\u2019il ne tardera pas \u00e0 rentrer dans son pays, o\u00f9 le gouvernement de transition a adopt\u00e9 la semaine pass\u00e9e un projet de loi amnistiant tous les prisonniers politiques, y compris les islamistes (ils seraient entre 500 et 1000), cet exil\u00e9 \u00e0 Londres, \u00e2g\u00e9 de 69\u00a0\u00a0 ans, a annonc\u00e9 qu\u2019il allait passer les r\u00eanes de son mouvement \u00e0 \u00abune g\u00e9n\u00e9ration plus jeune que (lui) et plus apte \u00e0 l\u2019avenir\u00bb. \u00abC\u2019est une strat\u00e9gie de rajeunissement clairement pens\u00e9e\u00bb, avance un observateur, selon qui les \u00e9lites islamistes tunisiennes sont \u00abtr\u00e8s cultiv\u00e9es\u00bb.  \u00a0 S\u2019il a \u00e9t\u00e9 lamin\u00e9 en Tunisie, ajoute Vincent Geisser, chercheur au CNRS, \u00abEnnahda participe depuis des ann\u00e9es \u00e0 des forums d\u2019opposition au c\u00f4t\u00e9 de partis s\u00e9cularistes, \u00e0 Londres ou \u00e0 Paris.\u00bb Selon lui, les islamistes sont \u00abde facto d\u00e9j\u00e0 relativement bien int\u00e9gr\u00e9s dans l\u2019opposition et dans le jeu politique tunisien. Seule une petite frange de la gauche la\u00efque a encore peur d\u2019eux\u00bb. En vue des prochaines \u00e9lections, le parti a demand\u00e9 sa l\u00e9galisation. Il laisse entendre qu\u2019il n\u2019aura pas de candidat \u00e0 la pr\u00e9sidentielle, mais se veut pr\u00e9sent sur le terrain, lors des l\u00e9gislatives.  \u00a0 \u00abSi l\u2019ouverture politique se fait vraiment, les islamistes seront incontestablement pr\u00e9sents\u00bb, corrobore Alain Gobe, chercheur au CNRS et r\u00e9acteur en chef de L\u2019ann\u00e9e du Maghreb. Ce dernier a \u00e9tudi\u00e9 de mani\u00e8re approfondie l\u2019ordre des avocats, qui a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la r\u00e9volution du jasmin et \u00e9tait \u00able seul secteur d\u00e9mocratique du syst\u00e8me autoritaire tunisien. Le seul o\u00f9 il y ait eu de vraies \u00e9lections libres. Or l\u2019islam politique est bien repr\u00e9sent\u00e9 en son sein.\u00bb A titre d\u2019exemple, N\u00e9jib Ben Youssef le pr\u00e9sident de la section des avocats de Tunis, la plus importante dans le pays, est un islamiste d\u00e9mocratiquement \u00e9lu \u00e0 cette fonction.  \u00a0 Mais ce sp\u00e9cialiste estime lui aussi que la question islamiste ne se pose pas en termes de \u00abmenace\u00bb. \u00abLe discours de Ennahda a largement \u00e9volu\u00e9. Il n\u2019a rien \u00e0 voir avec les mouvements salafistes ou Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)\u00bb. Dans ses \u00e9crits, Rachid Ghannouchi s\u2019inspire explicitement du parti de l\u2019AKP, au pouvoir en Turquie, et accepte, comme lui, les r\u00e8gles du jeu d\u00e9mocratique et endosse le lib\u00e9ralisme \u00e9conomique. D\u00e8s les ann\u00e9es 1980, il a souscrit au \u00abcode du statut personnel\u00bb tunisien qui prohibe notamment la polygamie et la r\u00e9pudiation.  \u00a0 \u00abCes responsables plus ou moins modernistes, ces islamistes \u00absoft\u00bb, ne sont pas vraiment inqui\u00e9tants, acquiesce en substance un observateur. Mais le risque est qu\u2019ils soient d\u00e9pass\u00e9s par leur base. Apr\u00e8s vingt-cinq ans d\u2019hyper-r\u00e9pression, le balancier pourrait repartir dans l\u2019autre sens.\u00bb  \u00a0 \u00abIl y a une grande interrogation, conc\u00e8de Vincent Geisser. Des mouvances plus jeunes, plus \u00ablitt\u00e9ralistes\u00bb et salafistes se sont d\u00e9velopp\u00e9es de mani\u00e8re souterraine depuis la guerre en Irak.\u00bb Que p\u00e8sent ces organisations? Que veulent-elles? \u00abOn ne dispose d\u2019aucune donn\u00e9e sur elles\u00bb, poursuit le chercheur fran\u00e7ais.  \u00a0 Mais leur existence ne fait gu\u00e8re de doute. Des Tunisiens sont parfois arr\u00eat\u00e9s lors du d\u00e9mant\u00e8lement de fili\u00e8res djihadistes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Et en 2007, \u00e0 Soliman, au sud-est de Tunis, un groupe de \u00abterroristes salafistes\u00bb, Tunisiens pour la plupart, avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9masqu\u00e9 apr\u00e8s des affrontements sanglants avec les forces de l\u2019ordre. \u00abCes gens-l\u00e0 n\u2019ont rien de commun avec l\u2019islam classique et int\u00e9gr\u00e9, conclut Vincent Geisser. Sa participation au pouvoir est peut-\u00eatre un moyen de leur faire barrage.\u00bb  \u00a0 <strong><font>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb (Quotidien \u2013 Suisse), le 27 janvier 2011)<\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h4 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\"><strong>Belhassen Trabelsi est encore au Ch\u00e2teau Vaudreuil<\/strong><\/font><\/h4>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Des membres de la communaut\u00e9 tunisienne ont manifest\u00e9 devant le Ch\u00e2teau Vaudreuil mercredi soir. Belhassen Trabelsi pourrait s&rsquo;y trouver avec sa femme et ses quatre enfants. Photo: Normand Blouin, collaboration sp\u00e9ciale Catherine Handfield La Presse  (Vaudreuil) La pr\u00e9sence du beau-fr\u00e8re de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident tunisien au Ch\u00e2teau Vaudreuil, \u00e0 l&rsquo;ouest de Montr\u00e9al, s\u00e8me d&rsquo;indignation au sein de la communaut\u00e9 tunisienne de Montr\u00e9al. \u00abC&rsquo;est une honte que cette famille ait trouv\u00e9 refuge au Canada!\u00bb a laiss\u00e9 tomber Nabil Chattali, un Montr\u00e9alais d&rsquo;origine tunisienne qui s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 devant le Ch\u00e2teau Vaudreuil jeudi midi. Tel que r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par le r\u00e9seau TVA mercredi, le beau-fr\u00e8re de Zine al-Abidine Ben Ali, Belhassen Trabelsi, sa femme, ses quatre enfants et une nourrice s\u00e9journent bel et bien au Ch\u00e2teau Vaudreuil depuis la semaine derni\u00e8re. Selon nos informations, ils y sont encore jeudi.  Cette nouvelle a provoqu\u00e9 une onde de choc au sein de la diaspora tunisienne de Montr\u00e9al. Tard mercredi soir, une cinquantaine de personnes ont manifest\u00e9 devant le chic h\u00f4tel de Vaudreuil-Dorion. \u00abTrabelsi, d\u00e9gage!\u00bb ont-ils scand\u00e9 en brandissant des drapeaux de la Tunisie. Les manifestants ont quitt\u00e9 les lieux vers deux heures du matin, frigorifi\u00e9s, ext\u00e9nu\u00e9s, mais confiants d&rsquo;avoir lanc\u00e9 un message au gouvernement canadien. \u00abNous voulons qu&rsquo;Ottawa l&rsquo;arr\u00eate et entreprenne des mesures pour l&rsquo;extrader\u00bb, a dit l&rsquo;une des participantes, Meriem Benromdhane. Le groupe souhaitait \u00e9galement envoyer un message d&rsquo;appui \u00e0 ses compatriotes en Tunisie. Jeudi matin, quelques Montr\u00e9alais d&rsquo;origine tunisienne ont tenu \u00e0 se rendre au Ch\u00e2teau Vaudreuil.\u00a0 Nabil Chattali, 47 ans, s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ception pour demander \u00e0 parler \u00e0 Belhassen Trabelsi. Les employ\u00e9s de l&rsquo;h\u00f4tel lui ont r\u00e9pondu qu&rsquo;aucun client ne portait ce nom. \u00abCes gens se sont appropri\u00e9s toutes les richesses du pays en volant le peuple et en instaurant un r\u00e9gime de terreur, a-t-il dit. Comment ont-ils pu obtenir le statut de r\u00e9sident permanent au Canada?\u00bb \u00abC&rsquo;est avec notre argent qu&rsquo;il se paye une chambre dans un h\u00f4tel aussi chic!\u00bb a d\u00e9plor\u00e9 un autre curieux. Mercredi, le gouvernement tunisien a lanc\u00e9 un mandat d&rsquo;arr\u00eat international contre le pr\u00e9sident d\u00e9chu et six de ses proches, dont son beau-fr\u00e8re Belhassen Trabelsi. Interpol a ent\u00e9rin\u00e9 le mandat d&rsquo;arr\u00eat. Les sept fugitifs font face \u00e0 des accusations relatives l&rsquo;\u00abacquisition ill\u00e9gale de biens mobiliers et de transferts illicites de devises \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger\u00bb. Les autorit\u00e9s canadiennes ne semblent pas avoir encore arr\u00eat\u00e9 Belhassen Trabelsi jeudi. La veille, la GRC a indiqu\u00e9 que le message diffus\u00e9 par Interpol ne lui permettait pas d&rsquo;agir dans cette affaire, puisqu&rsquo;il ne constituait pas un mandat d&rsquo;arr\u00eat en vertu du droit canadien. Jeudi, le premier ministre Stephen Harper a affirm\u00e9 que le pr\u00e9sident d\u00e9chu de la Tunisie et les membres de son r\u00e9gime ne sont pas les bienvenus au Canada.<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>(Source:\u00a0Cyberpresse &#8211; Canada &#8211; le 27 janvier 2011 \u00e0 13h00 | Mis \u00e0 jour \u00e0 13h41) lien: <\/font><\/strong><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><font>http:\/\/www.cyberpresse.ca\/international\/dossiers\/fin-de-regne-en-tunisie\/201101\/27\/01-4364297-belhassen-trabelsi-est-encore-au-chateau-vaudreuil.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2<\/font><\/strong><\/a> \u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">En Tunisie, les entreprises fran\u00e7aises dans l&rsquo;incertitude<\/span><\/b><span lang=\"NO-BOK\"><\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Les filiales d&rsquo;entreprises fran\u00e7aises en Tunisie pourraient p\u00e2tir de la tol\u00e9rance pass\u00e9e du gouvernement fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard r\u00e9gime de Ben Ali. M\u00eame si la conjoncture \u00e9conomique tunisienne devrait globalement profiter de la fuite de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident.<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\"><img decoding=\"async\" height=\"1\" src=\"http:\/\/gfx1.hotmail.com\/mail\/w4\/pr04\/ltr\/i_safe.gif\" width=\"1\"\/>Apr\u00e8s le d\u00e9part du clan Ben Ali, une nouvelle \u00e8re s&rsquo;ouvre aussi pour les 1250 filiales d&rsquo;entreprises fran\u00e7aises pr\u00e9sentes en Tunisie. En donnant un coup d&rsquo;arr\u00eat \u00e0 une corruption end\u00e9mique, la r\u00e9volution devrait donner une bouff\u00e9e d&rsquo;oxyg\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne. Mais la tol\u00e9rance de Paris \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;ancien r\u00e9gime et les partenariats conclus avec des membres de la famille pr\u00e9sidentielle pourraient aujourd&rsquo;hui jouer des tours aux entreprises fran\u00e7aises.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Difficile, en effet, de s&rsquo;implanter en Tunisie sous l&rsquo;\u00e8re Ben Ali sans se soumettre au racket quotidiennement pratiqu\u00e9 par le pouvoir. L&rsquo;exemple de l&rsquo;ancien partenaire de Bricorama \u00e0 Tunis est \u00e0 ce sujet \u00e9difiant : associ\u00e9 au neveu du pr\u00e9sident Ben Ali, Imed Trabelsi, puis \u00e9vinc\u00e9 par lui, l&rsquo;homme d&rsquo;affaire Faouzi Mahbouli a \u00e9t\u00e9 contraint de s&rsquo;exiler en France sans que le groupe sp\u00e9cialis\u00e9 dans le bricolage ne s&rsquo;y oppose ouvertement. Si aucune ne l&rsquo;avoue, peu d&rsquo;entreprises ont pu faire l&rsquo;\u00e9conomie des petits arrangements pass\u00e9s avec la famille pr\u00e9sidentielle. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00abLes grands groupes qui disposaient d&rsquo;agents pour les avantager dans les appels d&rsquo;offres publics seront probablement l\u00e9s\u00e9s par le changement de r\u00e9gime\u00bb, estime-t-on \u00e0 la chambre tuniso-fran\u00e7aise de commerce et d&rsquo;industrie (CTFCI). Pire, les milieux d&rsquo;affaires tunisiens comme les consommateurs pourraient \u00e0 l&rsquo;avenir boycotter les entreprises fran\u00e7aises. \u00abOn ne conseille pas trop aux entreprises fran\u00e7aises de concourir \u00e0 des appels d&rsquo;offre internationaux dans les mois qui viennent. Et c&rsquo;est sans doute valable dans les autres pays du Maghreb\u00bb, explique, dans le Canard encha\u00een\u00e9 de cette semaine, un ancien collaborateur d&rsquo;un groupe fran\u00e7ais. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Un business mod\u00e8le en mutation<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mais de fa\u00e7on plus globale, la fuite de Ben Ali devrait<a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><b>redonner du souffle \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne<\/b><\/a>. Le climat de corruption que faisait planer \u00abla Famille\u00bb, comme les Tunisiens surnommaient le clan Ben Ali, a longtemps nui au d\u00e9veloppement \u00e9conomique du pays et \u00e0 l&rsquo;implantation sur place d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res. \u00abDe nombreuses entreprises fran\u00e7aises d\u00e9sireuses d&rsquo;investir sur le march\u00e9 local \u00e9taient dissuad\u00e9es par ces pratiques\u00bb, remarque-t-on encore \u00e0 la CTFCI. Des observateurs estiment qu&rsquo;il y encore quelques semaines, 40% de l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne se trouvait <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><b>sous la coupe de la famille Ben Ali<\/b><\/a>.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La plupart des grandes entreprises fran\u00e7aises implant\u00e9es en Tunisie, telles Valeo et Faurecia dans le secteur automobile, ou Teleperformance, sp\u00e9cialis\u00e9 dans les centres d&rsquo;appel, restent \u00e0 ce jour r\u00e9ticentes \u00e0 pr\u00e9dire le cours que prendront les \u00e9v\u00e9nements. Mais si l&rsquo;\u00e9tau de la famille se desserre et si les milieux des affaires gagnent en transparence, \u00able climat \u00e9conomique en Tunisie devrait globalement s&rsquo;am\u00e9liorer\u00bb, estime Marc Hoffmeister, pr\u00e9sident de Classe Export.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Opportunit\u00e9s \u00e0 saisir<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">M\u00e9caniquement, les entreprises tunisiennes comme fran\u00e7aises devraient disposer de marges plus importantes pour investir. Surtout, \u00ables Tunisiens qui tendaient \u00e0 morceler leur business et \u00e0 les emp\u00eacher de grossir de peur d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des Ben Ali devraient devenir plus entreprenants\u00bb, estime-t-il. Et g\u00e9n\u00e9rer par l\u00e0 m\u00eame des opportunit\u00e9s de partenariats technologiques avec les entreprises fran\u00e7aises. \u00abIl y a aujourd&rsquo;hui des occasions \u00e0 saisir pour les entreprises fran\u00e7aises qui g\u00e9n\u00e8rent de la valeur ajout\u00e9e et qui disposent de brevets\u00bb, pr\u00e9vient-il.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Pour autant, les entreprises fran\u00e7aises ne doivent pas s&rsquo;attendre \u00e0 pouvoir continuer longtemps avec le m\u00eame business mod\u00e8le. En m\u00eame temps que la r\u00e9volution politique, l&rsquo;entreprise tunisienne devrait faire sa mue, explique Marc Hoffmeister. \u00abSi la main d&rsquo;\u0153uvre \u00e0 bas co\u00fbt reste l&rsquo;un des atouts de cette \u00e9conomie, les entreprises seront \u00e0 l&rsquo;avenir de moins en moins sous-traitantes, et exigeront d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9es d&rsquo;\u00e9gales \u00e0 \u00e9gales avec les entreprises fran\u00e7aises. Reste \u00e0 savoir si ces derni\u00e8res sont pr\u00eates \u00e0 accompagner cette \u00e9volution\u2026\u00bb<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Le Figaro\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lefigaro.fr\/conjoncture\/2011\/01\/26\/04016-20110126ARTFIG00767-en-tunisie-les-entreprises-francaises-dans-l-incertitude.php<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Tunisie : l&rsquo;ambassadeur de France pensait que le r\u00e9gime de Ben Ali tiendrait <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Jusqu&rsquo;au bout, l&rsquo;ambassadeur de France en poste \u00e0 Tunis, <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"FR\">Pierre M\u00e9nat<\/span><\/a><\/span><span lang=\"FR\">, a persist\u00e9 dans son aveuglement sur la situation tunisienne. Dans le dernier t\u00e9l\u00e9gramme envoy\u00e9 le 13 janvier au soir, quelques heures avant la chute du r\u00e9gime, le diplomate assure que l&rsquo;ultime discours prononc\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision par l&rsquo;ancien pr\u00e9sident <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"FR\">Zine El-Abidine<\/span><\/a><\/span><span lang=\"FR\"> Ben Ali <em><span>\u00ab\u00a0peut lui permettre de reprendre la main\u00a0\u00bb<\/span><\/em>.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Dans ce texte, que <em><span>Le Monde<\/span><\/em> a pu consulter en int\u00e9gralit\u00e9, M. M\u00e9nat, 60 ans, en poste depuis septembre 2009, recommande \u00e0 Paris trois pistes. <\/span><span>Il \u00e9crit notamment \u00e0 propos de la premi\u00e8re qu&rsquo;elle consiste \u00e0 <em><span>\u00ab\u00a0entretenir avec les autorit\u00e9s tunisiennes un dialogue d&rsquo;autant plus franc qu&rsquo;il sera exempt de critiques publiques\u00a0\u00bb<\/span><\/em>.<\/span><\/p>\n<p><em><span>\u00ab\u00a0D&rsquo;ailleurs, <\/span><\/em><span>poursuit-il<em><span>, le peuple tunisien, m\u00eame lorsqu&rsquo;il s&rsquo;autorise de fortes attaques contre son pouvoir, se solidarise avec ce dernier contre des critiques ext\u00e9rieures\u2026\u00a0\u00bb<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<p><span>Le lendemain, 14 janvier, des milliers de personnes se rassemblaient sur l&rsquo;avenue Habib-Bourguiba, \u00e0 Tunis, pour r\u00e9clamer le d\u00e9part de M. Ben Ali, contraint dans la soir\u00e9e \u00e0 prendre la fuite.<\/span><\/p>\n<p><span>M. M\u00e9nat, qui n&rsquo;a jamais rencontr\u00e9 un opposant du r\u00e9gime, a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 mercredi 26 janvier par <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">Boris Boillon<\/span><\/a><\/span><span>, ambassadeur de France en Irak et proche de <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">Nicolas Sarkozy<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cLe Monde.fr\u201d Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lemonde.fr\/tunisie\/article\/2011\/01\/27\/tunisie-l-ambassadeur-de-france-pensait-que-le-regime-de-ben-ali-tiendrait_1471201_1466522.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Tunisie : pourquoi nous nous sommes tromp\u00e9s<\/span><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"FR\">La r\u00e9volution du Jasmin en Tunisie fut un \u00e9v\u00e9nement spectaculaire qui surprit le plus grand monde et particuli\u00e8rement les \u00e9lites fran\u00e7aises. Comment expliquer la c\u00e9cit\u00e9 et l&rsquo;ignorance des \u00e9lites fran\u00e7aises concernant la situation tunisienne?<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Imm\u00e9diatement apr\u00e8s, lors du week-end, on a vu tout le gratin des journalistes, des intellectuels, des \u00ab\u00a0experts\u00a0\u00bb et des politiques participer \u00e0 des d\u00e9bats \u00e0 la radio et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Manifestement, ces d\u00e9bats avaient surtout pour objectif de former et d&rsquo;informer ces \u00e9lites sur la situation tunisienne, qu&rsquo;ils ne connaissaient pas. Des s\u00e9ances de formation de rattrapage en direct pour les citoyens comme pour leurs dirigeants! Apr\u00e8s tout, m\u00eame l&rsquo;ambassadeur de France \u00e0 Tunis pensait, quelque heures avant le d\u00e9part de Ben Ali, que cette r\u00e9volution ne pouvait se produire !<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cherchons \u00e0 comprendre les raisons qui expliquent ce d\u00e9calage entre la r\u00e9alit\u00e9 tunisienne et notre vision,\u00a0 d\u00e9cal\u00e9e et fausse, en raison des analyses erron\u00e9es v\u00e9hicul\u00e9es depuis des ann\u00e9es dans les\u00a0 m\u00e9dias.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Passons rapidement sur l&rsquo;explication qui nous a \u00e9t\u00e9 servie par les journalistes et les experts pour expliquer leur incurie: Ben Ali nous (leur?) a vendu son r\u00e9gime en se posant en rempart contre l&rsquo;islamisme. On peut s&rsquo;interroger sur les dessous de cet argument: n&rsquo;est-ce pas un aveu d&rsquo;incomp\u00e9tence puisque c&rsquo;est reconna\u00eetre finalement qu&rsquo;on a \u00e9t\u00e9 roul\u00e9 dans la farine par le dictateur tunisien? L&rsquo;absence, et le silence, des islamistes, pendant et apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements, renforce ce sentiment d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9, accentue l&rsquo;impression que nos \u00e9lites ont eu la paresse de croire ce personnage v\u00e9nal. Elles ont accept\u00e9 de vendre leur \u00e2me au diable, de laisser piller ce beau pays en \u00e9change d&rsquo;un bouclier inutile et vain.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cette erreur a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9, chez certains de nos experts, par une vision post-coloniale de la Tunisie, consid\u00e9r\u00e9e comme n&rsquo;\u00e9tant pas assez \u00ab\u00a0m\u00fbre\u00a0\u00bb pour acc\u00e9der \u00e0 une \u00ab\u00a0vraie\u00a0\u00bb d\u00e9mocratie comme serait la n\u00f4tre.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">La m\u00e9connaissance de la force de l&rsquo;Internet<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mais il ne faut pas se contenter de cette analyse. L&rsquo;aveuglement de nos \u00e9lites a bien d&rsquo;autres causes. Je distingue pour ma part, trois autres explications, qui trouvent leurs racines dans des repr\u00e9sentations erron\u00e9es sur notre plan\u00e8te et, particuli\u00e8rement, sur les pays en d\u00e9veloppement.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La premi\u00e8re de ces repr\u00e9sentations fauss\u00e9es est la m\u00e9connaissance de la force de l&rsquo;Internet. Dans nos vieilles d\u00e9mocraties et surtout dans les dictatures, les m\u00e9dias classiques sont plus visibles mais de moins en moins cr\u00e9dibles. Notre monde est pass\u00e9, en une d\u00e9cennie, d&rsquo;un univers domin\u00e9 par des entreprises m\u00e9diatiques de grande taille \u00e0 un \u00e9clatement de la circulation de l&rsquo;information, une implosion entropique, au b\u00e9n\u00e9fice de la multiplicit\u00e9 des sites internets, des blogs. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne ressemble, \u00a0\u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire, \u00e0 l&rsquo;explosion des radios libres en France au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, qui a rompu le monopole des grandes radios de l&rsquo;\u00e9poque.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">On est pass\u00e9 d&rsquo;une logique de tuyaux \u00e0 une logique de r\u00e9seaux, \u00e0 un univers totalement \u00e9clat\u00e9, qui a permis, en Tunisie, de contourner la censure, de faire circuler l&rsquo;information et de partager une analyse collective de la situation par la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne. Il n&rsquo;y a donc plus quelques leaders charismatiques, mais une multiplicit\u00e9 de points de vue, de bloggeurs, de journalistes auto-proclam\u00e9s. Cette communaut\u00e9 a construite, devant l&rsquo;obstacle que repr\u00e9sentait Ben Ali et ses sbires, une strat\u00e9gie de combat commune, partag\u00e9e et r\u00e9active. Elle \u00e9tait totalement inconnue de nos experts et journalistes fran\u00e7ais.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En effet, l&rsquo;univers m\u00e9diatique permet \u00e0 une minorit\u00e9, en se cooptant mutuellement, gr\u00e2ce \u00e0 des codes sociaux partag\u00e9s, de rester \u00ab\u00a0entre soi\u00a0\u00bb. Cette minorit\u00e9 ignore le bouillonnement de l&rsquo;Internet et n&rsquo;a donc pas toujours conscience de la r\u00e9volution en cours. Le village plan\u00e9taire de Marshall McLuhan ne concerne plus uniquement les \u00e9lites, il s&rsquo;est \u00e9largit \u00e0 toutes les populations lettr\u00e9s, assez arm\u00e9es \u00e0 la fois intellectuellement et du point de vue informatique pour participer au village global, en Tunisie, comme partout dans le monde.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">La croyance en un islam r\u00e9trograde,\u00a0antinomique \u00e0 l&rsquo;Occident per\u00e7u comme seul porteur de la modernit\u00e9<\/span><\/strong><span lang=\"FR\">\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cette \u00e9mergence de populations lettr\u00e9es, actrices engag\u00e9es dans leur destin politique permet de comprendre la deuxi\u00e8me repr\u00e9sentation fausse de nos \u00e9lites fran\u00e7aises.<strong><span>\u00a0<\/span><\/strong>\u00a0\u00a0Elles n&rsquo;ont pas vu venir le d\u00e9veloppement d&rsquo;une moyenne bourgeoisie tunisienne, \u00e9duqu\u00e9e, form\u00e9e, volontariste qui ne pouvait plus accepter la mainmise du pays par les familles BenAli-Trabelsi. Cette vision erron\u00e9e \u00e9tait accentu\u00e9e par la croyance en un islam r\u00e9trograde, analys\u00e9 comme antinomique \u00e0 un Occident toujours per\u00e7u comme seul porteur de la modernit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Or, en Tunisie, comme en Turquie, dans les soci\u00e9t\u00e9s urbaines, dans les classes moyennes, l&rsquo;Islam a su s&rsquo;adapter \u00e0 la fois \u00e0 la modernit\u00e9 technique mais aussi aux aspirations en mati\u00e8re de moeurs de populations qui n&rsquo;acceptent plus l&rsquo;Islam r\u00e9trograde de la Charia. La confusion entre Islam et soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, issu du monde rural, a cach\u00e9 \u00e0 nos experts l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une culture aussi moderne que la n\u00f4tre dans bien des domaines, m\u00eame si celle-ci reste cantonn\u00e9e encore \u00e0 une minorit\u00e9 \u00e9clair\u00e9e de musulmans dans le monde.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le parall\u00e8le, fr\u00e9quent dans la bouche des Tunisiens eux-m\u00eames, entre R\u00e9volution fran\u00e7aise et R\u00e9volution du jasmin, provient probablement aussi de la similitude entre les classes bourgeoises fran\u00e7aises du XVIII\u00e9me et les classes moyennes \u00a0tunisiennes du XXI\u00e9me si\u00e8cle : elles ont jou\u00e9 le m\u00eame r\u00f4le moteur dans leur processus d&rsquo;\u00e9mancipation politique.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">Nos \u00e9lites n\u00e9gligent l&rsquo;\u00e9largissement et le creusement de la pauvret\u00e9<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il ne faudrait pourtant pour oublier le r\u00f4le des classes populaires. Or, ici encore, l&rsquo;\u00e9tincelle a \u00e9t\u00e9 allum\u00e9 par le peuple.\u00a0C&rsquo;est la troisi\u00e8me erreur de nos \u00e9lites : elles n\u00e9gligent l&rsquo;\u00e9largissement et le creusement du ph\u00e9nom\u00e8ne de pauvret\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le symbole de la R\u00e9volution tunisienne n&rsquo;est-il pas la baguette de pain brandie dans les manifestations? \u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Nos analystes, aux vies confortables, n\u00e9gligent le processus en cours sur l&rsquo;ensemble de la plan\u00e8te : la vie des pauvres gens devient de plus en plus difficile. Le co\u00fbt des denr\u00e9es de base, alimentaire particuli\u00e8rement, ne cesse d&rsquo;augmenter.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Des \u00ab\u00a0experts\u00a0\u00bb, prisonniers de leurs pr\u00e9jug\u00e9s, nous expliquent que ces augmentations sont conjoncturelles, li\u00e9es \u00e0 la sp\u00e9culation. Elles ne veulent pas consid\u00e9rer que, partout sur la plan\u00e8te, la densification des populations va de pair avec la rar\u00e9faction des ressources alimentaires. Erosion et artificialisation des sols, \u00e9puisement des ressources mini\u00e8res et des stocks de poisson, pollution et concurrence pour les espaces se conjugent pour accro\u00eetre les tensions entre les populations. Les plus pauvres, plus fragiles, en paient g\u00e9n\u00e9ralement le prix les premiers.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Or, ces populations fragiles sont bien davantage politis\u00e9es et \u00e9duqu\u00e9es que les gueux des si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents. Le d\u00e9veloppement concordant de l&rsquo;\u00e9ducation, de la sant\u00e9 et des m\u00e9dias les ouvrent aux convulsions de la plan\u00e8te. Malthus n&rsquo;est pas loin mais d&rsquo;<a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une mani\u00e8re bien diff\u00e9rente de celle qu&rsquo;il imaginait.<\/a><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Depuis le d\u00e9part de Ben Ali, les commentateurs se posent sans cesse la question de savoir si cette r\u00e9volution tunisienne va s&rsquo;\u00e9largir aux autres populations des pays arabes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Par erreur d&rsquo;appr\u00e9ciation, il est probable qu&rsquo;elles se trompent une nouvelle fois. Car cette r\u00e9volte r\u00e9ussie n&rsquo;est pas caract\u00e9ristique de la culture arabe ou du monde musulman.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les trois sp\u00e9cificit\u00e9s que nous venons de mettre en \u00e9vidence (la puissance d&rsquo;Internet, le volontarisme des classes moyennes, la r\u00e9volte des pauvres) sont, au contraire, communes \u00e0 tous les pays d\u00e9velopp\u00e9s, ou en cours de d\u00e9veloppement. Comme en Tunisie, combin\u00e9es avec la pr\u00e9dation des plus puissants, elles constituent un cocktail d\u00e9tonnant.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Aussi, en d\u00e9finitive, dans les d\u00e9cennies \u00e0 venir, le mod\u00e8le de la r\u00e9volution tunisienne peut s&rsquo;\u00e9tendre partout o\u00f9 les plus puissants refusent de partager les richesses. Il peut rena\u00eetre dans tous les pays o\u00f9 les \u00e9lites pratiquent l&rsquo;autisme et s&rsquo;enferment dans \u00ab\u00a0l&rsquo;entre soi\u00a0\u00bb. Il va donc falloir qu&rsquo;elles ouvrent les yeux et changent de discours.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Les Echos\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/lecercle.lesechos.fr\/node\/33029<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Le FMI pourrait revoir la croissance de la Tunisie \u00e0 la baisse <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;instabilit\u00e9 politique en Tunisie pourrait contraindre le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) \u00e0 ramener \u00e0 3-4% sa pr\u00e9vision actuelle d&rsquo;une croissance de 5% en 2011, a indiqu\u00e9 jeudi \u00e0 Davos (Suisse) son directeur pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Asie centrale, Masood Ahmed. \u00ab\u00a0Je m&rsquo;attends \u00e0 ce que ce taux de croissance soit abaiss\u00e9 probablement d&rsquo;un ou deux points de pourcentage\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP M. Ahmed, dont les responsabilit\u00e9s couvrent \u00e9galement le Maghreb. L&rsquo;ampleur du ralentissement de la croissance en Tunisie d\u00e9pend toutefois du temps qu&rsquo;il faudra au nouveau gouvernement pour ramener la stabilit\u00e9, a-t-il expliqu\u00e9. \u00ab\u00a0Cela d\u00e9pend beaucoup du temps qu&rsquo;il faudra pour que la situation soit normalis\u00e9e\u00a0\u00bb et pour que le secteur touristique par exemple puisse reprendre une activit\u00e9 normale, a-t-il ajout\u00e9 dans un entretien en marge de la 41e session annuelle du Forum \u00e9conomique mondial (Wef). Une baisse de 20% de l&rsquo;activit\u00e9 touristique provoquerait une baisse d&rsquo;un point de pourcentage de la croissance du produit int\u00e9rieur brut (PIB) tunisien, a-t-il expliqu\u00e9. Il sera donc n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00e9valuer \u00ab\u00a0l&rsquo;impact des dommages\u00a0\u00bb caus\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne, dont la situation financi\u00e8re est n\u00e9anmoins \u00ab\u00a0solide\u00a0\u00bb, a-t-il assur\u00e9. Le FMI est pr\u00eat \u00e0 aider le nouveau gouvernement \u00ab\u00a0d\u00e8s qu&rsquo;il sera pr\u00eat\u00a0\u00bb en fournissant par exemple son expertise ou une assistance technique. \u00ab\u00a0Nous serons ravis d&rsquo;aider\u00a0\u00bb et d&rsquo;examiner une aide financi\u00e8re s&rsquo;il en \u00e9tait besoin, a encore dit M. Ahmed. Interrog\u00e9 sur les perspectives au Moyen-Orient et plus pr\u00e9cis\u00e9ment en Egypte, o\u00f9 des milliers de personnes ont manifest\u00e9 contre le pouvoir en place, \u00e0 l&rsquo;image des Tunisiens, ce responsable du FMI a relev\u00e9 certains points communs. Le ch\u00f4mage des jeunes est tout aussi important en Tunisie qu&rsquo;en Egypte, a-t-il relev\u00e9, appelant les pouvoirs en place \u00e0 relever ce d\u00e9fi. \u00ab\u00a0Donner des emplois exige une croissance plus rapide\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9, et pour cela, il sera n\u00e9cessaire de diversifier par exemple les investissements, trop concentr\u00e9s en Egypte dans le secteur des t\u00e9l\u00e9communications et de la construction, selon ce responsable. M. Ahmed a toutefois \u00e9cart\u00e9 d&rsquo;\u00e9ventuelles \u00ab\u00a0\u00e9meutes de la faim\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;image de celle qui avaient secou\u00e9 une trentaine de pays dans le monde en 2008. La hausse des prix des produits alimentaires a un effet sur le pouvoir d&rsquo;achat des populations mais aussi sur le budget des Etats qui souvent subventionnent ces produits. Mais, \u00ab\u00a0les gouvernement sont tr\u00e8s conscients du probl\u00e8me et ils ont d\u00e9j\u00e0 pris des mesures, et pas seulement en Egypte mais dans d&rsquo;autres pays\u00a0\u00bb, a-t-il affirm\u00e9<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Les Echos\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lesechos.fr\/economie-politique\/monde\/actu\/afp_00317639.htm<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">L&rsquo;opposant Mestiri veut superviser la transition en Tunisie <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;opposant tunisien, Ahmed Mestiri, qui jouit du respect des mouvements d&rsquo;opposition tant la\u00efques qu&rsquo;islamistes, a fait savoir mercredi qu&rsquo;il esp\u00e9rait \u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du \u00ab\u00a0conseil des sages\u00a0\u00bb charg\u00e9 de superviser la transition d\u00e9mocratique du pays.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Depuis la fuite du pr\u00e9sident tunisien Zine ben Ali dans la foul\u00e9e de la \u00ab\u00a0<i>R\u00e9volution de jasmin<\/i>\u00ab\u00a0, des manifestants continuent de r\u00e9clamer le d\u00e9part du gouvernement de transition des ministres \u00ab\u00a0<i>b\u00e9nalistes<\/i>\u00ab\u00a0. Un remaniement, notamment des ministres r\u00e9galiens, devrait intervenir jeudi selon le porte-parole du gouvernement de transition.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Dans une interview accord\u00e9e mercredi \u00e0 Reuters, Mestiri s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 comme l&rsquo;initiateur du \u00ab\u00a0<i>conseil des sages<\/i>\u00a0\u00bb avec deux autres personnalit\u00e9s politiques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime du pr\u00e9sident Habib Bourguiba, Ahmed Ben Saleh et Moustafa Elfilali.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ce comit\u00e9 des sages, qui r\u00e9unira des responsables politiques, des repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des responsables syndicaux, vise \u00e0 pr\u00e9venir toute r\u00e9cup\u00e9ration politique des manifestations par des proches du pr\u00e9sident d\u00e9chu ben Ali, a-t-il soulign\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Le conseil prot\u00e9gera la r\u00e9volution qui s&rsquo;est d\u00e9clench\u00e9e de mani\u00e8re spontan\u00e9e. Le temps est venu pour le mouvement d&rsquo;avoir une structure<\/i>\u00ab\u00a0, a indiqu\u00e9 Mestiri, \u00e2g\u00e9 de 80 ans, dans sa maison de Tunis.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Quand le conseil sera cr\u00e9\u00e9, je pr\u00e9senterai ma candidature au poste de pr\u00e9sident<\/i>\u00ab\u00a0, a-t-il ajout\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le gouvernement de transition a annonc\u00e9 la tenue de nouvelles \u00e9lections d&rsquo;ici six mois mais selon Mestiri, l&rsquo;organisation du scrutin pourrait prendre plus de temps.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Nous sommes inquiets pour l&rsquo;avenir. La situation pourrait subir un revers en raison du chaos et les institutions pourraient \u00eatre affect\u00e9es. Il y a des ennemis \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du pays qui mettent leurs forces en commun pour organiser le retour du r\u00e9gime injuste de Ben Ali<\/i>\u00ab\u00a0, a-t-il indiqu\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Dans les jours qui sont suivi la fuite du pr\u00e9sident d\u00e9chu en Arabie Saoudite, des affrontements ont oppos\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e aux milices loyales \u00e0 Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Beaucoup redoutent que les manifestations de Tunisiens exigeant le d\u00e9part du gouvernement des membres proches de Ben Ali soient exploit\u00e9es par des partisans de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident, avec le soutien de pays de la r\u00e9gion oppos\u00e9s \u00e0 la transition d\u00e9mocratique tunisienne.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Des gouvernements arabes et occidentaux ont apport\u00e9 pendant des ann\u00e9es leur soutien au r\u00e9gime de Ben Ali, consid\u00e9r\u00e9 comme un rempart contre l&rsquo;islamisme et comme un exemple sur le plan \u00e9conomique.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le chef d&rsquo;Etat major de l&rsquo;arm\u00e9e, le g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, a mis en garde lundi contre le risque de vide politique et a promis de d\u00e9fendre la r\u00e9volution.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Evidemment, nous appr\u00e9cions le r\u00f4le qu&rsquo;a jou\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent en chassant Ben Ali et en le for\u00e7ant \u00e0 quitter le pays et \u00e0 fuir. L&rsquo;arm\u00e9e se bat pour prot\u00e9ger les citoyens<\/i>\u00ab\u00a0, a estim\u00e9 Mestiri.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>L&rsquo;arm\u00e9e n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de faire un coup d&rsquo;Etat. Nous faisons confiance \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e pour qu&rsquo;elle ne d\u00e9passe pas son r\u00f4le dans un r\u00e9gime d\u00e9mocratique moderne.<\/i>\u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Lundi, Rachid Ghannouchi, dirigeant en exil \u00e0 Londres du parti islamiste Ennahda interdit sous le r\u00e9gime de Ben Ali, a annonc\u00e9 son retour en Tunisie dans les prochains jours et assur\u00e9 qu&rsquo;il ne voulait pas instaurer la charia.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les islamistes sont les bienvenus, a d\u00e9clar\u00e9 Mestiri, critiquant les gouvernement occidentaux pour avoir soutenu leur marginalisation ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Rachid Ghannouchi est un islamiste moderne, \u00e0 l&rsquo;image du Premier ministre turc Tayyip Erdogan, a soulign\u00e9 l&rsquo;opposant tunisien.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Ils ne peuvent pas \u00eatre accus\u00e9s de terrorisme. Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;on souhaite ? L&rsquo;inquisition espagnole ? Ou conna\u00eetre ce qu&rsquo;il y a r\u00e9ellement dans leurs coeurs ?, a-t-il ajout\u00e9. Les Islamistes sont en Alg\u00e9rie, l&rsquo;Egypte a les Fr\u00e8res musulmans. Au Kowe\u00eft et en Jordanie, ils si\u00e8gent au parlement. Et ils sont en Palestine<\/i>\u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Toutefois, en Tunisie, \u00ab\u00a0<i>nous avons des lignes rouges qui ne peuvent pas \u00eatre franchies. J&rsquo;ai personnellement cr\u00e9\u00e9 le code du statut personnel \u00e9tablissant la libert\u00e9 des femmes avec Bourguiba en 1956.<\/i>\u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Evoquant le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants r\u00e9clament le d\u00e9part, Mestiri a indiqu\u00e9 \u00ab\u00a0<i>n&rsquo;avoir rien de personnel contre lui<\/i>\u00ab\u00a0. \u00ab\u00a0<i>C&rsquo;est une personne convenable. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un haut responsable au sein d&rsquo;une administration. Mais son pass\u00e9 r\u00e9cent emp\u00eache le peuple de lui faire confiance.<\/i>\u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019express.fr\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lexpress.fr\/actualites\/2\/monde\/l-opposant-mestiri-veut-superviser-la-transition-en-tunisie_956190.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Faouzi Benzarti : \u00ab La F\u00e9d\u00e9ration tunisienne est ill\u00e9gale \u00bb <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Faouzi Benzarti refuse pour le moment de succ\u00e9der \u00e0 Bertrand Marchand \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00e9quipe nationale de Tunisie. Celui qui avait dirig\u00e9 les Aigles de Carthage durant la CAN 2010 ne veut pas d\u2019un contrat s\u2019achevant avec les \u00e9liminatoires de la CAN 2012 alors que la s\u00e9lection tunisienne est mal embarqu\u00e9e dans le groupe K. Surtout, l\u2019ancien coach de la Libye refuse toute nouvelle compromission avec une F\u00e9d\u00e9ration nationale qu\u2019il consid\u00e8re trop li\u00e9e au r\u00e9gime d\u00e9chu de Zine El Abidine Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Faouzi Benzarti, avez-vous sign\u00e9 votre contrat de s\u00e9lectionneur de l\u2019\u00e9quipe de Tunisie ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Non, le contrat ne me convient pas. Sa dur\u00e9e est limit\u00e9e aux \u00e9liminatoires de la Coupe d\u2019Afrique des nations 2012. Sa houlette de M. Bertrand Marchand, l\u2019ancien s\u00e9lectionneur, la Tunisie a connu de mauvais r\u00e9sultats (deux victoires, un nul et une d\u00e9faite). Or, il nous reste un match couperet au Malawi d\u00e9but septembre poutr se qualifier (la Tunisie recevra avant le Tchad, entre le 3 et le 5 juin). C\u2019est trop dur !<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Vous aviez \u00e9t\u00e9 choisi en d\u00e9cembre 2010 \u00e0 un moment d\u00e9licat pour l\u2019\u00e9quipe de Tunisie, lorsque l\u2019ancien pr\u00e9sident du pays, Zine El Abidine Ben Ali, \u00e9tait encore au pouvoir. Votre nomination a-t-elle \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e par Ben Ali ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Plus ou moins. J\u2019ai subi \u00e9norm\u00e9ment de pressions. La pr\u00e9sidence m\u2019a incit\u00e9, disant que je devais \u00eatre nationaliste et donner le meilleur de moi-m\u00eame pour la nation. Mais maintenant, je me sens plus libre comme l\u2019ensemble du peuple tunisien. Nous pouvons prendre nos d\u00e9cisions selon le bien commun mais aussi notre bien personnel.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Qui sont vos interlocuteurs \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration tunisienne de football ? Y a-t-il une vacance du pouvoir actuellement ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Pour moi, cette F\u00e9d\u00e9ration est ill\u00e9gale. La FIFA a rejet\u00e9 la nomination de quatre membres de la F\u00e9d\u00e9ration par le minist\u00e8re des sports. On a alors instaur\u00e9 un syst\u00e8me d\u2019\u00e9lection par listes. Les gens qui sont au pouvoir sont ceux d\u2019une liste \u00e9manant de la dictature. Il y a eu une seule liste \u00e9labor\u00e9e par le gouvernement de Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Est-ce que tout ceci a eu des cons\u00e9quences sur les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9quipe de Tunisie ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Lorsqu\u2019on est priv\u00e9 de libert\u00e9, m\u00eame les joueurs ont des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019exprimer. Ils vivent dans un climat d\u2019oppression. Je pense que les footballeurs et le football tunisien vont d\u00e9sormais se lib\u00e9rer.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Vous \u00e9tiez un peu le pompier de service au poste de s\u00e9lectionneur. Mais vous appelait-on en raison de vos r\u00e9sultats ou de vos bonnes relations avec le pouvoir ?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Je n\u2019ai jamais eu de bonnes relations avec le pouvoir. En revanche, je suis un des entra\u00eeneurs les plus titr\u00e9s en Tunisie <i>.<\/i> Et en toute modestie, je suis l\u2019entra\u00eeneur le plus populaire en Tunisie. Pratiquement tout le monde demande que je sois s\u00e9lectionneur de l\u2019\u00e9quipe nationale pour son bien. <\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Que r\u00e9clamez-vous pour devenir s\u00e9lectionneur ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Je souhaite un contrat qui concerne les \u00e9liminatoires pour la Coupe du monde 2014. Sinon, je refuserai cette responsabilit\u00e9. [\u2026] Je ne suis pas en n\u00e9gociation actuellement car le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration n\u2019est pas en Tunisie, je pense. Il appartient \u00e0 l\u2019ancien r\u00e9gime. Il y a quasiment une vacance \u00e0 la t\u00eate du pouvoir.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">L\u2019\u00e9quipe nationale de Tunisie pourra-t-elle participer aux prochaines comp\u00e9titions ?<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> Avec cette nouvelle libert\u00e9, je pense que les joueurs r\u00e9pondront pr\u00e9sents par respect pour le sang vers\u00e9 par le peuple tunisien.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0rfi\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.rfi.fr\/afrique-foot\/20110127-faouzi-benzarti-federation-tunisienne-est-illegale<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Intrusion d&rsquo;un groupe d&rsquo;individus au si\u00e8ge de la F\u00e9d\u00e9ration Tunisienne de Natation<\/span><span lang=\"FR\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Le si\u00e8ge de la F\u00e9d\u00e9ration tunisienne de natation (FTN) a \u00e9t\u00e9 envahi, mardi, par un groupe d&rsquo;individus qui a forc\u00e9 les portes de la F\u00e9d\u00e9ration et agress\u00e9 le personnel.<\/span><\/b><span lang=\"NO-BOK\">  Ces individus ont aussi accroch\u00e9 des affiches portant des slogans injurieux et diffamatoires \u00e0 l&rsquo;encontre du pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration et de son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral.  Ils ont \u00e9galement chang\u00e9 les serrures de la porte de la F\u00e9d\u00e9ration et occupent actuellement les lieux.  M. Ali Salhi, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la F\u00e9d\u00e9ration, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que \u00ab\u00a0ce groupe a envahi, mardi, le si\u00e8ge de la FTN et agress\u00e9 le personnel l&rsquo;obligeant \u00e0 quitter les bureaux\u00a0\u00bb.  \u00ab\u00a0Ce groupe est compos\u00e9 d&rsquo;une quinzaine de personnes parmi lesquelles figurent H\u00e9di et Kh\u00e9dija Mellouli, les parents du champion du monde et olympique de natation Oussama Mellouli\u00a0\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.  M. Ali Abb\u00e8s, pr\u00e9sident de la FTN a exprim\u00e9, mercredi, dans une d\u00e9claration \u00e0 l&rsquo;agence TAP sa profonde indignation pour cet incident affirmant que \u00ab\u00a0la f\u00e9d\u00e9ration d\u00e9nonce ces comportements irresponsables et r\u00e9pr\u00e9hensibles et s&rsquo;arroge le droit de poursuivre en justice ces individus et de prendre les dispositions n\u00e9cessaires \u00e0 leur encontre\u00a0\u00bb.  Il s&rsquo;est d\u00e9clar\u00e9 inquiet quant au sort des archives et des documents administratifs et financiers de la f\u00e9d\u00e9ration.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Koora.com\u00a0\u00bb Le 26-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.koora.com\/details_article.php?a=11128&amp;temp=1&amp;lang=fr&amp;t=132<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\"><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p><\/span><span lang=\"FR\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tunisie : c&rsquo;\u00e9tait quoi \u00eatre artiste sous Ben Ali ? <\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p> \u00a0<\/p>\n<p><\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Vexations, menaces, emprisonnements\u2026 la censure, les artistes tunisiens l&rsquo;ont connue pendant 23 ans. Avec la chute du r\u00e9gime Ben Ali, cin\u00e9astes, acteurs ou musiciens ont bien l&rsquo;intention de participer \u00e0 la naissance de la d\u00e9mocratie. En oubliant les petites l\u00e2chet\u00e9s du pass\u00e9&#8230;<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Des passants s&rsquo;arr\u00e9tent devant la Librairie Al Kitab sur L&rsquo;avenue Bourguiba dans le centre ville de Tunis. Dans la vitrine sont expos\u00e9es des oeuvres avec la mention \u00ab\u00a0Sp\u00e9cimens Livres Interdits\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0Tunisie Le Livre Noir\u00a0\u00bb de Gilles Perrault et \u00ab\u00a0La Force de l&rsquo;obeissance\u00a0\u00bb de Beatrice Hibou.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Sur l&rsquo;avenue Bourguiba, le c\u0153ur de Tunis, l&rsquo;art\u00e8re de toutes les manifs spontan\u00e9es, un petit attroupement s&rsquo;est form\u00e9 devant la vitrine de la librairie Al Kitab (\u00ab le livre \u00bb) : tous les yeux sont braqu\u00e9s sur une pyramide d&rsquo;ouvrages portant chacun un bandeau \u00e9crit \u00e0 la main : <em><span>\u00ab Sp\u00e9cimen de livre interdit. \u00bb<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Car la r\u00e9volution tunisienne, c&rsquo;est aussi cela : la joie irr\u00e9pressible de profiter de la libert\u00e9 nouvelle, de go\u00fbter aux fruits d\u00e9fendus. Faire ce qui, hier &#8211; il y a \u00e0 peine deux semaines, en fait -, \u00e9tait inimaginable. Par exemple, acheter, ou au moins go\u00fbter des yeux <em><span>La R\u00e9gente de Carthage, Main basse sur la Tunisie <\/span><\/em>(1), cette enqu\u00eate, publi\u00e9e en France en 2009, qui \u00e9voque l&rsquo;affairisme du clan pr\u00e9sidentiel. L&rsquo;ex-premi\u00e8re dame, honnie par les Tunisiens, avait essay\u00e9 de bloquer la parution du livre en France.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La directrice de la librairie, Selma Jabb\u00e8s, a fait appel \u00e0 des amis pour monter rapidement cette vitrine et r\u00e9cup\u00e9rer quelques livres sulfureux planqu\u00e9s dans les tiroirs. Sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime, la possession d&rsquo;un tel livre vous emmenait droit au commissariat. La libraire vient de commander en France cinq cents exemplaires de cette <em><span>R\u00e9gente de Carthage<\/span><\/em> et deux cents de <em><span>Notre ami Ben Ali,<\/span><\/em> de Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi, paru aux \u00e9ditions La D\u00e9couverte en 2002. Ce dernier livre avait \u00e9t\u00e9 lu par les Tunisiens sur le Net, des copies num\u00e9riques ayant tr\u00e8s vite circul\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><em><span lang=\"FR\">On a toujours \u00e9t\u00e9 une librairie contestataire \u00bb,<\/span><\/em><span lang=\"FR\"> dit Selma Jabb\u00e8s. Sa m\u00e8re, qui a ouvert la boutique en 1967, a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re femme libraire de Tunisie. Mais pouvait-on r\u00e9ellement \u00eatre contestataire sous Ben Ali ? Oui, \u00e0 mots couverts. Sans tapage. Sans \u00e9clat. Ne jamais avoir mis en vitrine, en vingt-trois ans, l&rsquo;affiche du pr\u00e9sident-dictateur, par exemple, est d\u00e9j\u00e0 le signe d&rsquo;un caract\u00e8re bien tremp\u00e9. Etre la seule libraire de Tunis \u00e0 ne pas avoir sign\u00e9 la circulaire du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur enjoignant les professionnels \u00e0 passer au crible leurs commandes au nom des <em><span>\u00ab int\u00e9r\u00eats de la Tunisie \u00bb<\/span><\/em> est un autre signe r\u00e9jouissant de mauvais esprit. <em><span>\u00ab Ce n&rsquo;\u00e9tait pas des actions h\u00e9ro\u00efques, loin de l\u00e0,<\/span><\/em> dit Selma Jabb\u00e8s, <em><span>on a fait ce qu&rsquo;on a pu, \u00e0 notre petit niveau. \u00bb<\/span><\/em> Sa derni\u00e8re bataille avec les sbires du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur date de septembre dernier : un manuel d&rsquo;histoire de terminale de l&rsquo;\u00e9diteur Hatier a d\u00e9clench\u00e9 les foudres de la censure parce qu&rsquo;il contenait une caricature de Ben Ali et de Chirac tir\u00e9e du <em><span>Canard encha\u00een\u00e9.<\/span><\/em> <em><span>\u00ab Une affaire ridicule,<\/span><\/em> souligne la libraire, qui lui a valu la visite des flics et la fouille des ordinateurs pour retrouver les noms des clients. <em><span>\u00ab Bien s\u00fbr, j&rsquo;ai refus\u00e9 de leur donner leurs coordonn\u00e9es. \u00bb<\/span><\/em> Cette attitude a valu \u00e0 la propri\u00e9taire d&rsquo;Al Kitab beaucoup d&rsquo;ennuis : la librairie a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises par les autorit\u00e9s, parfois quatre mois de suite. Des contrats avec le secteur public lui sont pass\u00e9s sous le nez&#8230; <em><span>\u00ab Il n&rsquo;y a pas que l&rsquo;argent dans la vie \u00bb,<\/span><\/em> dit doucement Selma Jabb\u00e8s, sourire un peu las.<\/span><\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00ab RCD d\u00e9gage ! \u00bb<\/span><\/i><span lang=\"FR\"><i>\u00ab RCD out ! \u00bb<\/i> A quelques m\u00e8tres de la librairie passent les cort\u00e8ges des manifestants qui arpentent l&rsquo;avenue Bourguiba en criant leur rage contre le syst\u00e8me verrouill\u00e9 pendant vingt-trois ans par le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique, le parti du pr\u00e9sident. Les manifestants fr\u00f4lent les cordons de policiers et s&rsquo;approchent des chars de l&rsquo;arm\u00e9e fleuris devant lesquels les Tunisois viennent se faire photographier. Prises de parole, harangues. Qu\u00eate des micros et des cam\u00e9ras pour t\u00e9moigner. <i>\u00ab RCD, vampire ! \u00bb<\/i> On nous interpelle :<i>\u00ab Vive la d\u00e9mocratie ! \u00bb,<\/i> <i>\u00ab Laissez-nous construire notre pays, tout seuls, sans intervention \u00e9trang\u00e8re. \u00bb \u00ab Ne dites pas que c&rsquo;est une r\u00e9volte du pain. Nous nous battons pour la libert\u00e9 et la dignit\u00e9 \u00bb,<\/i> insiste un enseignant bless\u00e9 au cr\u00e2ne apr\u00e8s un matraquage s\u00e9v\u00e8re. Aux journalistes fran\u00e7ais, les passants confient leur \u00e9coeurement &#8211; au-del\u00e0 m\u00eame de la col\u00e8re &#8211; vis-\u00e0-vis de la France de Sarkozy et de Mich\u00e8le Alliot-Marie : l&rsquo;offre de \u00ab savoir-faire \u00bb fran\u00e7ais au d\u00e9funt r\u00e9gime tunisien en train de tirer sur la foule n&rsquo;est pas pr\u00e8s d&rsquo;\u00eatre dig\u00e9r\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mais, comme souvent au Maghreb, le ton est aussi \u00e0 l&rsquo;humour. L&rsquo;humour des jeunes et de la rue arabe qui, depuis quelques ann\u00e9es, a migr\u00e9 sur Internet. On se raconte les derni\u00e8res blagues qui circulent sur Facebook : <i>\u00ab Le si\u00e8ge du futur pr\u00e9sident devra \u00eatre en Tefal pour que celui qui s&rsquo;y assied n&rsquo;attache pas ! \u00bb<\/i> Ou encore : <i>\u00ab Ben Ali a cr\u00e9\u00e9 la Caisse nationale de solidarit\u00e9. Il est parti avec la caisse, il nous a laiss\u00e9 la solidarit\u00e9. \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La col\u00e8re est contenue. Les Tunisiens que nous avons rencontr\u00e9s la semaine derni\u00e8re refusent le chaos qui g\u00e2cherait leur r\u00e9volution. Cette envie de rompre avec le pass\u00e9, sans que le pays soit \u00e0 feu et \u00e0 sang, on la retrouve dans les nombreuses assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales spontan\u00e9es d&rsquo;artistes et d&rsquo;intellectuels. Comme \u00e0 El Teatro, par exemple, l&rsquo;un des rares lieux ayant permis \u00e0 beaucoup d&rsquo;artistes tunisiens de ne pas d\u00e9p\u00e9rir sous ce r\u00e9gime policier et bling-bling qui m\u00e9prisait la culture. Dans ce th\u00e9\u00e2tre priv\u00e9 anim\u00e9 par le com\u00e9dien metteur en sc\u00e8ne Taoufik Jebali et sa femme, la farce, le rire et les personnages loufoques ont fourni une bulle d&rsquo;oxyg\u00e8ne \u00e0 un public accro \u00e0 ce lieu depuis plus de vingt ans. Dans ses c\u00e9l\u00e8bres <i>Paroles de nuit<\/i> <i>(Klem Ellil),<\/i> la bande \u00e0 Taoufik Jebali a croqu\u00e9 toute la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne, y compris les omnipr\u00e9sents flics en civil. Des indics si nombreux et bien ins\u00e9r\u00e9s qu&rsquo;une des \u00ab paroles de nuit \u00bb proposait, pour qu&rsquo;on s&rsquo;y retrouve, que les citoyens portent un uniforme !<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le foyer d&rsquo;El Teatro bruisse ce matin-l\u00e0 des \u00e9clats de voix et des embrassades des com\u00e9diens, des professionnels du th\u00e9\u00e2tre et du cin\u00e9ma ; on se retrouve comme apr\u00e8s un s\u00e9isme, heureux et ahuri de revenir \u00e0 la vie. <i>\u00ab Avant, sans autorisation du commissariat de quartier, ce genre de r\u00e9union aurait \u00e9t\u00e9 interdite,<\/i> dit la cin\u00e9aste Kalthoum Bornaz. <i>Et m\u00eame avec ce s\u00e9same, la salle aurait \u00e9t\u00e9 pleine de flics qui auraient photographi\u00e9 nos plaques d&rsquo;immatriculation sur le parking. \u00bb<\/i> La salle se remplit, hommes, femmes, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues. Taoufik Jebali \u00f4te ses lunettes noires, garde sa casquette, et commence, avec son l\u00e9gendaire humour caustique : <i>\u00ab On n&rsquo;est pas l\u00e0 pour r\u00e9gler des comptes, m\u00eame si parmi nous des gens ont jou\u00e9 un r\u00f4le n\u00e9gatif. On est juste un forum de gens libres et ind\u00e9pendants&#8230; Ce que nous sommes tous ! \u00bb<\/i> (Rires dans la salle.)<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Kalthoum Bornaz nous glisse \u00e0 l&rsquo;oreille : <i>\u00ab On veut que le RCD soit dissous. Mais il y a tellement d&rsquo;autres choses \u00e0 demander&#8230; Tout est arriv\u00e9 si vite. Je suis encore h\u00e9b\u00e9t\u00e9e. \u00bb<\/i> La r\u00e9alisatrice de <i>L&rsquo;Autre Moiti\u00e9 du ciel<\/i> a fait ses classes \u00e0 l&rsquo;Idhec. En quarante ans de m\u00e9tier, elle se dit fi\u00e8re de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e par le syst\u00e8me, ce \u00ab<i> noeud de vip\u00e8res \u00bb.<\/i> Mais elle en a pay\u00e9 aussi le prix : pneus de voiture crev\u00e9s, ordures pas ramass\u00e9es devant la maison pendant trois mois. Elle ne joue pas les martyrs. Juste un \u00e9norme regret, celui d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 ab\u00eem\u00e9e par la perversit\u00e9 de ce r\u00e9gime, par le venin de l&rsquo;autocensure. <i>\u00ab \u00c7a m&rsquo;a empoisonn\u00e9e toute ma vie. Des fois, je sanglotais, je n&rsquo;avan\u00e7ais pas sur un sc\u00e9nario. Comme tous mes films parlent de la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, je m&rsquo;apercevais que je n&rsquo;allais pas jusqu&rsquo;au bout, de peur que le film ne passe pas en commission et qu&rsquo;il ne puisse se monter. \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Au fond de la salle d&rsquo;El Teatro, maintenant pleine \u00e0 craquer, une jeune femme prend la parole : <i>\u00ab La priorit\u00e9 des priorit\u00e9s, c&rsquo;est la s\u00e9curit\u00e9 ; on ne veut plus entendre les h\u00e9licos et les coups de feu. \u00bb<\/i> L&rsquo;atmosph\u00e8re n&rsquo;a rien de l&rsquo;occupation surchauff\u00e9e du Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on en mai 68. La parole circule. On s&rsquo;\u00e9coute. Si on devait convoquer l&rsquo;Histoire, ce serait plut\u00f4t les Etats g\u00e9n\u00e9raux de 1789, avec remise \u00e0 plat de l&rsquo;ancien r\u00e9gime. La question du parti islamiste Ennahda, et de son leader Rached Ghannouchi, exil\u00e9 \u00e0 Londres, est \u00e0 peine abord\u00e9e. Les islamistes, broy\u00e9s par la police de Ben Ali dans les ann\u00e9es 1990, ne font pas vraiment peur aux artistes r\u00e9unis ce matin.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00ab Il nous faut des propositions d&rsquo;ordre culturel \u00bb,<\/span><\/i><span lang=\"FR\"> insiste Taoufik Jebali, qui tente de recentrer le d\u00e9bat. Peine perdue. El Teatro s&rsquo;est transform\u00e9 en agora. Et le peuple, souverain, se gouverne par lui-m\u00eame ! Enfin, presque&#8230; Une jeune fille se l\u00e8ve au fond de la salle : <i>\u00ab Moi, je n&rsquo;ai aucune \u00e9ducation politique. Je veux conna\u00eetre ces gens qui vont, demain, nous gouverner. J&rsquo;irai voter \u00e0 la pr\u00e9sidentielle dans six mois, mais je ne sais rien. Voil\u00e0 pourquoi je suis venue. \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Au premier rang, Raouf Ben Amor, com\u00e9dien tr\u00e8s populaire en Tunisie, se tait. Avec son chapeau et sa fine moustache, il \u00e9coute, prend des photos souvenirs. <i>\u00ab S&rsquo;il intervenait, il se ferait probablement siffler \u00bb,<\/i> me souffle un voisin. L&rsquo;acteur, qui vient de participer dans le d\u00e9sert tunisien \u00e0 la derni\u00e8re superproduction de Jean-Jacques Annaud, nous confie un peu plus tard, en toute franchise : <i>\u00ab J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;en 2009 pr\u00e9sident de la commission de censure du th\u00e9\u00e2tre. Des amis m&rsquo;y avaient pouss\u00e9 en pensant que je pourrais arranger les choses. C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai fait. Je n&rsquo;ai jamais assist\u00e9 aux r\u00e9unions<\/i> [c&rsquo;est le repr\u00e9sentant du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur qui d\u00e9cidait de tout et exer\u00e7ait le droit de censure, NDLR]. <i>Mais j&rsquo;avais mes entr\u00e9es un peu partout et j&rsquo;\u00e9tais l\u00e0 pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes. \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La r\u00e9volution de la g\u00e9n\u00e9ration Facebook et Twitter, men\u00e9e par ces jeunes que tous les Tunisiens portent au pinacle, interroge les anciens. Et avec eux le lot de leurs petites, moyennes ou grandes compromissions dans un r\u00e9gime corrompu et corrupteur. La chute inattendue du dictateur a pr\u00e9cipit\u00e9 l&rsquo;\u00e9preuve de v\u00e9rit\u00e9. A ce jeu-l\u00e0, le metteur en sc\u00e8ne Fadhel Ja\u00efbi, dont les cr\u00e9ations sont reconnues dans le monde entier, et sa femme com\u00e9dienne, Jalila Baccar, n&rsquo;ont pas grand-chose \u00e0 craindre. Ils ont souffert de la censure tout au long de leur carri\u00e8re. L&rsquo;interdiction \u00e0 Tunis de <i>Corps otages,<\/i> leur pi\u00e8ce qui avait fait la r\u00e9ouverture de l&rsquo;Od\u00e9on, \u00e0 Paris, en 2006, avait d&rsquo;ailleurs provoqu\u00e9 un toll\u00e9 : <i>\u00ab La censure nous demandait deux cent quatre-vingt-six coupes dans cette cr\u00e9ation de deux heures trente,<\/i> se souvient Fadhel Ja\u00efbi. <i>Il ne fallait parler ni de corruption, ni de mafia, ni de religion&#8230; Les censeurs ont finalement c\u00e9d\u00e9 au bout de six mois devant la pression des artistes d&rsquo;ici et aussi de l&rsquo;\u00e9tranger. \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Pour d&rsquo;autres, l&rsquo;examen de conscience est plus douloureux. En t\u00e9moigne cette assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de musiciens et de po\u00e8tes \u00e0 laquelle nous assistons, le lendemain, dans le centre culturel d&rsquo;El Menzah, au nord de Tunis. <i>\u00ab On n&rsquo;a jamais pris notre carte du parti, mais on a cautionn\u00e9 les yeux ferm\u00e9s \u00bb,<\/i> reconna\u00eet publiquement le chanteur Hajji, qui se souvient, comme tant d&rsquo;autres, d&rsquo;avoir \u00e9crit des chansons en l&rsquo;honneur de Ben Ali pour les grandes f\u00eates comm\u00e9moratives du r\u00e9gime. \u00ab<i> Et en plus nous n&rsquo;\u00e9tions m\u00eame pas pay\u00e9s ! \u00bb<\/i> rigole un autre de ses confr\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ce mea culpa, Syhem Belkhodja ne veut pas en entendre parler. Cette danseuse charismatique et autoritaire a mont\u00e9, en dix ans, quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements culturels de qualit\u00e9, depuis les Rencontres chor\u00e9graphiques de Carthage jusqu&rsquo;\u00e0 son festival international du film documentaire : Doc \u00e0 Tunis rassemble des dizaines de milliers de spectateurs chaque ann\u00e9e. Tous ces rendez-vous, plus une \u00e9cole de danse et de cin\u00e9ma, n&rsquo;auraient pu se monter sans de tr\u00e8s solides appuis au palais pr\u00e9sidentiel. C&rsquo;est bien ce qui est reproch\u00e9 \u00e0 Syhem Belkhodja par ses d\u00e9tracteurs. Elle s&rsquo;en moque : <i>\u00ab J&rsquo;utilisais le syst\u00e8me en surfant comme une danseuse. Peut-\u00eatre que les deux ans et demi que j&rsquo;ai pass\u00e9s en formation dans l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est communiste m&rsquo;ont appris cela ! \u00bb<\/i> Inutile de dire que cette philosophie n&rsquo;est pas du go\u00fbt de tout le monde. Mais m\u00eame en p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire, bien rares sont les artistes, \u00e0 Tunis, qui r\u00e9clament des t\u00eates. La nouvelle ministre de la Culture, la r\u00e9alisatrice Moufida Tlatli, r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au festival de Cannes 1994 avec <i>Les Silences du palais,<\/i> ne veut se lancer dans aucune chasse aux sorci\u00e8res : <i>\u00ab Je n&rsquo;ai pas ce temp\u00e9rament, je n&rsquo;aime pas juger les gens. A chacun ses raisons. Certains avaient une famille \u00e0 nourrir&#8230; \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Chasse aux sorci\u00e8res ou pas, Syhem Belkhodja, nouvelle convertie \u00e0 la r\u00e9volution, pense d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son prochain festival documentaire du mois d&rsquo;avril. Taoufik Jebali et sa bande r\u00eavent d&rsquo;inventer un monde meilleur et une sc\u00e8ne culturelle tunisienne plus respirable. Fadhel Ja\u00efbi et sa femme, Jalila Baccar, sont repartis en tourn\u00e9e en France. Quant au r\u00e9alisateur de documentaires Marouane Meddeb, militant actif du mouvement des cin\u00e9astes, il r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 cette aventure qui s&rsquo;ouvre pour onze millions de Tunisiens : <i>\u00ab Mon pays va entrer dans une p\u00e9riode difficile. La d\u00e9mocratie est un exercice compliqu\u00e9 qui d\u00e9pendra de nous tous, et pas seulement des organisations ou des leaders. En attendant, je vais reprendre ma cam\u00e9ra et filmer sans qu&rsquo;un flic vienne me demander si j&rsquo;ai une autorisation. Et \u00e7a, vous ne pouvez pas imaginer comme c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 grandiose ! \u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">.<\/span><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Telerama.fr\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.telerama.fr\/monde\/tunisie-c-etait-quoi-etre-artiste-sous-ben-ali,65024.php<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Hatem, une trag\u00e9die franco-tunisienne <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La France \u00e9tait devenue la patrie de cet universitaire brillant. Il est mort abattu d\u2019une balle dans la t\u00eate par la police tunisienne \u00e0 Douz, sa ville natale.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le week-end, il aimait faire du v\u00e9lo dans la for\u00eat de Compi\u00e8gne en \u00e9coutant Jacques Brel. Dans quelques jours, il aurait eu 38 ans. Mercredi 12 janvier, Hatem Bettahar a \u00e9t\u00e9 abattu par un policier \u00e0 Douz alors qu\u2019il sortait d\u2019une librairie.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ma\u00eetre de conf\u00e9rence \u00e0 l\u2019UTC de Compi\u00e8gne, il dispensait des cours \u00e0 l\u2019Ecole nationale d\u2019ing\u00e9nieurs de Gab\u00e8s dans le cadre d\u2019un \u00e9change universitaire entre la France et la Tunisie. Le chercheur, avait pris quelques jours de vacances dans sa ville natale aux c\u00f4t\u00e9s des trois femmes de sa vie : sa m\u00e8re, sa femme et sa fille. Benjamin d\u2019une famille nombreuse, Hatem n\u2019avait qu\u2019une obsession depuis la mort de son p\u00e8re alors qu\u2019il \u00e9tait enfant : le bonheur de sa m\u00e8re. Ensemble, ils \u00e9coutaient de la musique ou parlaient de tout et de rien. Hatem lui racontait sa vie \u00e0 Compi\u00e8gne o\u00f9 il habitait depuis quatorze ans, \u00e9voquant par exemple les matchs de foot qu\u2019il organisait chaque dimanche avec ses \u00e9l\u00e8ves. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Son dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur en poche, Hatem choisit de s\u2019\u00e9tablir en France pour d\u00e9crocher un doctorat en G\u00e9nie informatique. Fathia, l\u2019amour de sa vie, le suit. Elle n\u2019a que 18 ans et ils partagent tous deux la passion de l\u2019informatique. Comme Mabrouk, le fr\u00e8re d\u2019Hatem, professeur de g\u00e9nie m\u00e9canique \u00e0 Compi\u00e8gne, elle se lance dans l\u2019enseignement. \u00ab Les plus belles ann\u00e9es de notre vie\u2026 \u00bb se souvient Fathia. En 2003, ils c\u00e9l\u00e8brent leur mariage \u00e0 Douz, dans la tradition et l\u2019amour. Une vie parfaite couronn\u00e9e par la naissance de leur fille Nada, en novembre 2009, dans leur ville d\u2019adoption. <\/span><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\"><font>Hatem \u00e9tait un homme heureux et unprofesseur qui savait transmettre l&rsquo;envie d&rsquo;apprendre<\/font><\/span><\/h4>\n<p><span lang=\"FR\">Impressionn\u00e9e par la qualit\u00e9 de son travail, la Facult\u00e9 Technologique de Compi\u00e8gne lui offre le poste prestigieux de Ma\u00eetre de conf\u00e9rence. \u00ab Monsieur Bettahar, c\u2019est le professeur qui vous transmet l\u2019envie d\u2019apprendre \u00bb balbutie Anthony, un de ses \u00e9l\u00e8ves encore sous le choc de la tragique nouvelle. Hatem \u00e9tait \u00ab un passionn\u00e9, il \u00e9tait s\u00fbr de pouvoir tirer le meilleur de son prochain en l\u2019aidant un peu \u00bb. \u00ab Il \u00e9tait heureux et il le disait. Bien s\u00fbr, il s\u2019inqui\u00e9tait beaucoup pour sa m\u00e8re, \u00e0 cause de l\u2019\u00e9loignement, mais il s\u2019\u00e9panouissait dans son travail, sa passion, et dans sa vie priv\u00e9e \u00bb, explique Fathia qui commence tout juste \u00e0 r\u00e9aliser qu\u2019elle ne reverra plus jamais l\u2019homme qu\u2019elle aimait. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Pein\u00e9 par la situation de son pays, le professeur \u00ab pas franchement engag\u00e9 \u00bb ne comptait pas se rendre aux manifestations. Ce mercredi midi, alors que Fathia pr\u00e9parait le d\u00e9jeuner avec Nada, Hatem est sorti faire un tour. Sur le chemin de la librairie, il est horrifi\u00e9 par les sc\u00e8nes de violence qui se d\u00e9roulent sous ses yeux. Quelques instants plus tard, la balle d\u2019un policier le pr\u00e9cipite dans le tumulte de l\u2019Histoire.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">A cet instant, Hatem Bettahar est devenu l\u2019un des martyrs de la r\u00e9volution du Jasmin. Le jeudi 13 janvier tous les habitants de Douz assistent \u00e0 ses fun\u00e9railles. M\u00eame les femmes, dont la tradition religieuse restreint la pr\u00e9sence aux enterrements sont l\u00e0, pour manifester en silence leur col\u00e8re face \u00e0 la violence aveugle. La m\u00e8re d\u2019Hatem est au premier rang, digne et droite malgr\u00e9 le poids du chagrin. Dans son c\u0153ur r\u00e9sonnent quelques notes incongrues sous le soleil tunisien et des paroles de pluie et de brume : ce sont celles d\u2019\u00ab Amsterdam \u00bb, la chanson pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de son fils. <\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Paris Match\u00a0\u00bb le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.parismatch.com\/Actu-Match\/Monde\/Actu\/Hatem-Tunisie-revolution-du-jasmin-246043\/<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Pour Ben Ali, la f\u00eate est finie <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Au petit matin, sous le regard des soldats qui emp\u00eachent les pillards d\u2019envahir l\u2019immeuble du RCD, des employ\u00e9s embarquent les archives. \u00ab \u00c7a part en lieu s\u00fbr \u00bb, dit l\u2019un des d\u00e9m\u00e9nageurs en remplissant le coffre d\u2019une voiture. Ces papiers compromettants pourraient \u00eatre d\u00e9truits ? Pas de r\u00e9ponse&#8230; Certes, des blind\u00e9s font rempart devant le si\u00e8ge du parti de Ben Ali, mais la veille, sous les applaudissements, des ouvriers ont arrach\u00e9 le logo de son fronton. Les soldats ont tir\u00e9 en l\u2019air pour stopper l\u2019assaut de la foule.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mohamed Ghariani, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du parti omnipotent, patron du RCD, num\u00e9ro trois du r\u00e9gime, s\u2019est \u00adr\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tage de la direction. Il n\u2019a pratiquement pas dormi depuis le 14 janvier. \u00ab La situation pourrissait, dit-il. M\u00eame au RCD, les gens \u00e9taient exasp\u00e9r\u00e9s. Mais je n\u2019aurais jamais pens\u00e9 que \u00e7a puisse se finir si vite. Jusqu\u2019au 14 dans la matin\u00e9e, on pensait que le pr\u00e9sident tiendrait. \u00bb Il n\u2019en revient pas que Zine el-Abidine Ben Ali ait fui subitement apr\u00e8s avoir r\u00e9gn\u00e9 par la force pendant vingt-trois ans. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ghariani estime que le pouvoir s\u2019est d\u00e9lit\u00e9 d\u00e8s le week-end des 8 et 9 janvier, quand la r\u00e9pression polici\u00e8re a fait une quinzaine de morts. Ben Ali ordonne alors au chef d\u2019\u00e9tat-major de l\u2019arm\u00e9e de terre, le g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, de faire feu sur la foule. Ammar refuse. Ben Ali donne les premiers signes d\u2019affaissement. Pendant son \u00adintervention t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e du 10 janvier, il promet de cr\u00e9er 300 000 nouveaux emplois. Personne n\u2019y croit. Les manifs prennent de l\u2019ampleur. Le 12 janvier, la femme de Ben Ali, Leila Trabelsi, fuit \u00e0 Duba\u00ef avec leur jeune fils Mohamed. Ben Ali, 74 ans, se retrouve seul, sans cette \u00e9pouse dont il subit la puissante influence. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Car, depuis des ann\u00e9es, le dictateur semble ne plus \u00eatre en prise avec la r\u00e9alit\u00e9. Il est fatigu\u00e9, peut-\u00eatre malade \u2013 des opposants pr\u00e9tendent qu\u2019il souffre d\u2019un cancer de la prostate. Il vit dans sa bulle, scotch\u00e9 devant son \u00e9cran d\u2019ordinateur \u00e0 suivre sur Facebook et Twitter les progr\u00e8s de la contestation. Cet ancien chef de la s\u00fbret\u00e9, puis ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, n\u2019a jamais perdu ses r\u00e9flexes policiers. Il r\u00e9clame sans cesse les r\u00e9sultats des \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques. Couch\u00e9 \u00e0 3 heures du matin, il donne ses premiers rendez-vous d\u00e8s 7 heures. \u00ab Il voulait tout voir, tout savoir et tout poss\u00e9der \u00bb, avoue un membre tr\u00e8s proche du clan. Le 12 au soir, Ben Ali, qui commence \u00e0 perdre pied, convoque Ghariani. \u00ab Il semblait inquiet, \u00adraconte l\u2019ancien conseiller pr\u00e9sidentiel. Il avait peur, je ne l\u2019avais jamais vu comme \u00e7a. Il m\u2019a demand\u00e9 : \u201cMais o\u00f9 est-ce qu\u2019il est, le RCD ?\u201d Je lui ai r\u00e9pondu que m\u00eame ses membres \u00e9taient dans la rue. Le pr\u00e9sident m\u2019a affirm\u00e9 qu\u2019il \u00adallait mettre fin au n\u00e9potisme et \u00e0 la corruption. Mais, dans ma t\u00eate, je me suis dit : \u201cC\u2019est trop tard.\u201d\u00bb <\/span><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Ben Ali s&rsquo;est sentil\u00e2ch\u00e9 par les Am\u00e9ricains<\/span><\/h4>\n<p><span lang=\"FR\">Les rumeurs se \u00adr\u00e9pandent d\u00e9j\u00e0 sur une fuite \u00e9ventuelle. \u00ab Le pr\u00e9sident sentait que les choses devenaient tr\u00e8s dangereuses, poursuit Ghariani. Nicolas Sarkozy et les Fran\u00e7ais ont toujours \u00e9t\u00e9 de bons amis, mais il pensait que les Am\u00e9ricains l\u2019avaient l\u00e2ch\u00e9. \u00bb Selon lui, les r\u00e9v\u00e9lations de WikiLeaks sur la \u00add\u00e9nonciation de la diplomatie am\u00e9ricaine d\u2019un r\u00e9gime corrompu, quasi mafieux, ont \u00e9t\u00e9 per\u00e7ues par les Tunisiens \u00ab comme le signe que l\u2019Am\u00e9rique ne couvrait plus le \u00adr\u00e9gime \u00bb. Le 6 janvier, les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines ont fait part de leur \u00ab pr\u00e9occupation \u00bb face \u00e0 la mont\u00e9e de la r\u00e9pression \u00e0 Tunis. Ghariani se dit alors que c\u2019est le d\u00e9but de la fin.  Le jeudi 13, Ben Ali s\u2019invite \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision pour le dernier discours. Il s\u2019adresse pour la premi\u00e8re fois aux Tunisiens dans leur langue dialectale, jure qu\u2019il ne fera plus tirer sur son peuple, qu\u2019il accordera la libert\u00e9 de la presse, que les prix baisseront&#8230; La gr\u00e8ve \u00adg\u00e9n\u00e9rale est maintenue. Il se r\u00e9fugie alors au palais de Hammamet, sur la c\u00f4te, sous la protection de la garde pr\u00e9sidentielle command\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Ali Seriati. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le 14 janvier, Ben Ali convoque ses deux plus proches conseillers, Abdelaziz Ben Dhia et Abdelwahab Abdallah, qui a la main sur les m\u00e9dias, pour leur demander leur \u00add\u00e9mission. Dans un premier temps, les deux hommes \u00adacceptent. Puis ils se rebiffent, proposant \u00e0 la place qu\u2019on limoge le Premier ministre. Seriati aurait jet\u00e9 de l\u2019huile sur le feu, affirmant \u00e0 Ben Ali que la police, bient\u00f4t, ne pourrait plus assurer sa s\u00e9curit\u00e9. Il l\u2019aurait m\u00eame pouss\u00e9 \u00e0 dispara\u00eetre pendant quelques jours, comme le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle en 1968. Un officier de la garde pr\u00e9sidentielle affirme que \u00ab Seriati et d\u2019autres souhaitaient l\u2019\u00e9carter pour sauver le r\u00e9gime \u00bb. Un sc\u00e9nario que les diplomates ne confirment pas. <\/span><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Le g\u00e9n\u00e9ral Ammar \u00e0 Ben Ali: \u00abVous avez l&rsquo;apr\u00e8smidi pour partir. Apr\u00e8s, je ne garantis rien\u00bb<\/span><\/h4>\n<p><span lang=\"FR\">Un intime assure que Ben Ali convoque alors une nouvelle fois le chef d\u2019\u00e9tat-major \u00adRachid Ammar pour lui ordonner de faire cesser les \u00e9meutes par la force. Ammar s\u2019y oppose de nouveau. Fou de rage, Ben Ali lui arrache ses galons et hurle : \u00ab Vous \u00eates vir\u00e9 ! \u00bb De Duba\u00ef, Leila incite son mari \u00e0 r\u00e9sister. Seriati le pousse \u00e0 d\u00e9guerpir : \u00ab Ils vont vous tuer ! \u00bb L\u2019arm\u00e9e encercle le palais, face \u00e0 la garde pr\u00e9sidentielle. Ammar exige une nouvelle audience, Ben Ali finit par le laisser entrer. Le g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e9vient le pr\u00e9sident que l\u2019arm\u00e9e va se retourner contre lui, instaurer un couvre-feu et fermer l\u2019espace a\u00e9rien. Il lui pose un ultimatum : \u00ab Vous avez l\u2019apr\u00e8s-midi pour partir. Apr\u00e8s, je ne garantis rien. \u00bb Pris de panique, Ben Ali prend la fuite. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le cort\u00e8ge pr\u00e9sidentiel file si vite que la fille du dictateur, Halima, 18 ans, est oubli\u00e9e. Une voiture revient la chercher. A 17 h 40, juste avant le coucher du soleil, le jet du pr\u00e9sident, nom de code \u00ab Oscar Oscar \u00bb, d\u00e9colle. Samedi 15 janvier, \u00e0 2 h 30, le Falcon dans lequel ont pris place Ben Ali, Leila, que l\u2019on croyait \u00adencore \u00e0 Duba\u00ef et leur fils se pose \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international King Abdulaziz, \u00e0 Djedda, dans l\u2019ouest de l\u2019Arabie saoudite. Le pays accueille pour une \u00ab dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e \u00bb un r\u00e9fugi\u00e9 politique et non un chef d\u2019Etat. C\u2019est la fin. Mais ce n\u2019est pas seulement un homme qui quitte la sc\u00e8ne politique. C\u2019est un r\u00e9gime, un syst\u00e8me aux mains d\u2019un clan qui s\u2019effondre. Sidi Bou Sa\u00efd, les maisons sont blanches, et les volets, bleus comme les yeux de Moncef Cherif. Quand il parle, il saisit le bras de son interlocuteur. Sa famille a b\u00e2ti Sidi Bou Sa\u00efd, joyau du littoral tunisien \u00ab que Dieu a dessin\u00e9 au crayon \u00bb. Un cadeau du ciel sali par le mauvais go\u00fbt et l\u2019avidit\u00e9 de Leila Trabelsi, celle qu\u2019on surnommait \u00ab la Lady Macbeth de Tunis \u00bb, n\u00e9e le 20 juillet 1957, coiffeuse de profession. \u00ab On l\u2019appelait aussi \u201cLeila Gin\u201d \u00e0 cause de son penchant pour l\u2019alcool \u00bb, raconte Moncef. Deux hommes vont faciliter l\u2019ascension de Leila Trabelsi. Le premier, Abdelwahab Abdallah, ancien professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de droit de Caen, a \u00e9t\u00e9 ministre de l\u2019Information de Bourguiba. Il a d\u00e9j\u00e0 \u0153uvr\u00e9 en coulisse pour Ben Ali en novembre 1987. Abdallah, porte-parole du gouvernement et ministre conseiller, cr\u00e9e l\u2019Agence tunisienne de communication ext\u00e9rieure (ATCE), b\u00eate noire des journalistes, et gagne le surnom de \u00ab Goebbels \u00bb. <\/span><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Ben Ali, lejouet de sa femme<\/span><\/h4>\n<p><span lang=\"FR\">Ben Ali rencontre Leila en 1984, \u00ab au cours d\u2019une soir\u00e9e o\u00f9 il y avait beaucoup de femmes \u00bb, confie un proche. Elle lui donne une fille, Nesrine, qu\u2019il reconna\u00eet par \u00ab gentillesse \u00bb. Le couple vit une romance clandestine et c\u2019est le secr\u00e9taire particulier du palais, Arbi Aissa, qui cache Leila. M\u00eame apr\u00e8s le divorce d\u2019avec la premi\u00e8re femme du pr\u00e9sident, leur relation reste officieuse. En 1991, Leila est enceinte pour la deuxi\u00e8me fois. Abdallah glisse alors un entrefilet dans \u00ab La Presse \u00bb pour annoncer les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9chographie : c\u2019est un gar\u00e7on. P\u00e8re de quatre filles, Ben Ali aura enfin un successeur. Ravi, il \u00e9pouse Leila&#8230; Six mois plus tard, elle accouche d\u2019une fille ! Un autre conseiller de l\u2019ombre appara\u00eet alors : Abdelaziz Ben Dhia. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, Leila d\u00e9croche un dipl\u00f4me \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Toulouse, par correspondance. Leila tisse sa toile et fait le vide autour de Ben Ali. \u00ab On dit qu\u2019elle l\u2019ensorcelait avec des marabouts marocains, \u00adexplique Moncef Cherif. C\u2019\u00e9tait son jouet. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L\u2019entreprise de Leila n\u2019est pas du go\u00fbt de tout le monde. Le gendre du pr\u00e9sident, Slim Shiboub, tente de freiner les app\u00e9tits de sa belle-m\u00e8re. Le palais se divise en deux clans : l\u2019ancienne famille d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre les nouveaux venus, les Trabelsi. A la maison, raconte un proche du palais, \u00ab c\u2019est elle qui parlait. Elle qui prenait les d\u00e9cisions. Elle coupait la parole au pr\u00e9sident. Il \u00e9tait gaga, passif \u00bb. Monstre d\u2019autoritarisme, elle est avenante en public et irascible en priv\u00e9. Ses exigences architecturales sont extravagantes. \u00ab Toujours des grandes maisons, beaucoup de chambres, des suites. Des \u00e9tages entiers pour les cuisines et le personnel. Des piscines, des hammams, des salles de sport, des salles de bains immenses. Des ascenseurs. Des lits \u00e0 baldaquin. Des \u00e9crans plasma. Elle peut mobiliser toute une administration pour une chasse d\u2019eau ! \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Pendant que Leila r\u00e8gne, son fr\u00e8re Belhassen s\u2019associe de force aux entreprises prosp\u00e8res et fonde Karthago : immobilier, transports, tourisme. Il s\u2019installe \u00e0 Sidi Bou Sa\u00efd dans une maison habit\u00e9e, contraignant ses voisins \u00e0 lui \u00adl\u00e9guer la moiti\u00e9 de leur propri\u00e9t\u00e9. \u00ab Un jour, il est venu nous dire que la moiti\u00e9 de cette demeure qui nous appartient depuis le XIXe si\u00e8cle \u00e9tait \u00e0 lui \u00bb, nous raconte Selma Jabbes, descendante de la famille Kabadou. \u00ab Nous avons fait un proc\u00e8s que nous avons perdu, car il avait falsifi\u00e9 les registres de cadastres. \u00bb Il fait ensuite obturer les fen\u00eatres de ses voisins, car \u00ab l\u2019air lui appartient \u00bb. <\/span><\/p>\n<h5 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Exc\u00e8s de coca\u00efne et de sexedans des soir\u00e9es qui d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent<\/span><\/h5>\n<p><span lang=\"FR\">Sur la terrasse d\u2019une des villas qui dominent le bord de mer, Karim sirote son gin tonic. Cet homme d\u2019affaires ne regrette pas que les Trabelsi aient quitt\u00e9 le pays \u00ab parce qu\u2019ils le faisaient r\u00e9gresser \u00bb. Mais son regard s\u2019illumine lorsqu\u2019il \u00e9voque les fr\u00e8res et neveux de \u00ab la r\u00e9gente \u00bb s\u2019adonnant \u00e0 leurs passions : sexe, f\u00eate et drogue. Karim se souvient d\u2019avoir re\u00e7u un appel un matin, tr\u00e8s t\u00f4t. A sa porte, un parent de Leila l\u2019attend au volant de sa Porsche Cayenne, un morceau de Kleenex enfonc\u00e9 dans chaque narine. \u00ab Il avait pris tellement de coke que les \u00adsinus n\u2019avaient pas tenu. Al Pacino dans le r\u00f4le de Tony Montana ! \u00bb Comme d\u2019autres membres de sa famille, il conduit une voiture sans plaque. Il file \u00e0 l\u2019a\u00e9roport, s\u2019arr\u00eate pr\u00e8s d\u2019un jet qui vient d\u2019atterrir. Bourr\u00e9 de coca\u00efne. \u00ab Tout le monde savait que les Trabelsi trafiquaient, dit Karim. Mais l\u00e0, j\u2019ai eu peur. Si Ben Ali avait subitement d\u00e9cid\u00e9 de mettre un peu d\u2019ordre et de le faire coffrer, c\u2019\u00e9tait le moment id\u00e9al. \u00bb Mais celui-ci repart comme il est venu, sans le moindre contr\u00f4le. Selon un proche, \u00ab les gardes prenaient leur commission. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Avec un des neveux, les soir\u00e9es d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent. \u00ab Il pouvait contraindre une fille \u00e0 faire un strip-tease, la br\u00fbler avec des cigarettes&#8230; A l\u2019origine, ils n\u2019\u00e9taient que des petites frappes. \u00bb Leila parvient \u00e0 \u00e9vincer son principal rival, Slim \u00adShiboub, dernier proche de Ben Ali. Les trois filles du premier mariage du pr\u00e9sident ne peuvent voir leur p\u00e8re que sur rendez-vous. \u00ab Parfois, le pr\u00e9sident faisait peine \u00e0 voir, raconte un habitu\u00e9 du palais. Je me souviens de l\u2019anniversaire d\u2019un membre de la famille. Il voulait se lever pour \u00adaller faire pipi, j\u2019ai vu toute la famille de son \u00e9pouse se \u00adlever pour l\u2019accompagner&#8230; Ils ne lui laissaient aucun \u00adr\u00e9pit. \u00bb Leila r\u00eave de plus en plus ouvertement de lui succ\u00e9der. Son entourage y croit. Abdallah s\u2019arrange pour que \u00ab La Presse \u00bb parle d\u2019elle. Celles qui la rencontrent la \u00add\u00e9crivent comme une femme \u00e9l\u00e9gante et avenante qui s\u2019\u00e9vertue \u00e0 dissimuler une ignorance crasse. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En janvier 2008, elle cr\u00e9e l\u2019Elyssa Club, dans le parc de Sidi Bou Sa\u00efd. Ce sera le rendez-vous des femmes de la haute soci\u00e9t\u00e9 tunisoise, choisies par Leila ou parrain\u00e9es par l\u2019une de ses fid\u00e8les. Un mannequin qui a particip\u00e9 \u00e0 un d\u00e9fil\u00e9 dans le club d\u00e9crit les femmes du clan Trabelsi \u00adassises au premier rang : \u00ab Grossi\u00e8rement teintes en blond, badigeonn\u00e9es de fond de teint&#8230; \u00bb Cette vulgarit\u00e9, m\u00eame le vieux Ben Ali, para\u00eet-il, finit par en souffrir. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Toujours \u00adinsatisfaite, Leila, elle, vit comme une menace l\u2019ascension fulgurante de Sakher El Materi. Une vid\u00e9o de juillet 2010 t\u00e9moigne du go\u00fbt de son gendre pour la f\u00eate. A Gammarth, une banlieue chic de Tunis, il a r\u00e9serv\u00e9 dans un des restaurants branch\u00e9s, le Sinbad. Grandes tables, champagne et jolies femmes. Sakher a l\u2019assurance des fils de grands bourgeois. Sa famille est proche du pouvoir depuis des d\u00e9cennies. Il a \u00e9pous\u00e9 Nesrine, la fille a\u00een\u00e9e de Leila Trabelsi et Ben Ali. Ce soir-l\u00e0, Sakher a pr\u00e8s de lui des milliardaires et des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, le cr\u00e9ateur Roberto Cavalli et Janet Jackson. Nesrine fume et recoiffe ses longs cheveux blond v\u00e9nitien, d\u00e9color\u00e9s. M\u00e8re de deux petites filles et d\u2019Ibrahim, un \u00adorphelin qu\u2019elle a adopt\u00e9, elle attend alors son quatri\u00e8me enfant. Elle jubile. Ce soir-l\u00e0, Sakher f\u00eate son succ\u00e8s \u00e0 la t\u00eate de la concession Porsche. Une de plus apr\u00e8s celles de Seat, d\u2019Audi, de Volkswagen et de Kia. \u00ab Il ne r\u00e9sistait pas \u00e0 l\u2019attrait des voitures de luxe \u00bb, confie Ghazi, un homme d\u2019affaires longtemps proche de la famille. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Aujourd\u2019hui, Ghazi, la quarantaine sonn\u00e9e, est nerveux. Il a \u00ab rang\u00e9 sa Porsche au garage \u00bb, depuis la r\u00e9volution. Il est amer : \u00ab J\u2019\u00e9tais \u00addirecteur d\u2019une banque, dit-il. Lorsque j\u2019ai \u00add\u00e9missionn\u00e9, \u00adSakher m\u2019a ferm\u00e9 toutes les portes. M\u00eame mes amis ne me r\u00e9pondaient plus au t\u00e9l\u00e9phone. Pendant deux ans, je suis rest\u00e9 au placard. \u00bb Sakher se comporte comme un enfant g\u00e2t\u00e9. Il se sait au-dessus des lois, aime Duba\u00ef et r\u00eave d\u2019Am\u00e9rique. C\u2019est d\u2019ailleurs le premier du clan \u00e0 inviter \u00e0 d\u00eener l\u2019ambassadeur am\u00e9ricain. WikiLeaks va r\u00e9v\u00e9ler les propos du diplomate. Il d\u00e9crit Sakher El \u00adMateri comme un \u00eatre \u00ab exigeant, vaniteux et difficile \u00bb, et voit son \u00e9pouse Nesrine comme une fille \u00ab na\u00efve et ignorante \u00bb. Il ajoute : \u00ab L\u2019opulence dans laquelle El Materi et Nesrine \u00advivent, ainsi que leur comportement expliquent clairement pourquoi ils sont, ainsi que d\u2019autres membres de la famille Ben Ali, d\u00e9test\u00e9s et m\u00eame ha\u00efs par certains Tunisiens. \u00bb <\/span><\/p>\n<h5 style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Sakher, le gendre de Leila, sef\u00e2chait souvent avec la \u00abpatronne\u00bb<\/span><\/h5>\n<p><span lang=\"FR\">Ces r\u00e9v\u00e9lations exasp\u00e8rent Sakher. Il se dit \u00ab bon musulman mod\u00e9r\u00e9 ne manquant jamais ses cinq pri\u00e8res par jour \u00bb. Un mode de vie \u00e9loign\u00e9 des Trabelsi que Sakher consid\u00e8re comme des parvenus, arrivistes et \u00advulgaires. Des critiques que Leila ne supporte plus. Elle \u00add\u00e9teste l\u2019int\u00e9r\u00eat que lui porte Ben Ali. \u00ab Sakher \u00e9tait le seul qui osait dire non \u00e0 Leila et \u00e0 sa famille, explique un de ses amis. Il a toujours refus\u00e9 de faire des affaires avec les Trabelsi et, \u00e0 cause de cela, il se f\u00e2chait souvent avec la \u201cpatronne\u201d. Les Trabelsi rackettaient, frappaient s\u2019il le fallait. Sakher flambait peut-\u00eatre, il a profit\u00e9 de la situation, mais il n\u2019usait pas de m\u00e9thodes de voyou&#8230; \u00bb A un ami tunisien qui a r\u00e9ussi \u00e0 le joindre par t\u00e9l\u00e9phone, la semaine derni\u00e8re, dans le pays o\u00f9 il se terre \u00ab chez des gens bien \u00bb, Sakher aurait confi\u00e9 : \u00ab Quand le calme sera revenu, je serai le premier \u00e0 revenir pour m\u2019expliquer. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mais les Tunisiens n\u2019en sont pas encore \u00e0 \u00e9couter la d\u00e9fense des anciens ma\u00eetres du pays. L\u2019\u00e9tat des lieux est loin d\u2019\u00eatre achev\u00e9. Naceur Garci, directeur de la Banque centrale de Tunisie, nous a confirm\u00e9 que Leila avait bel et bien pris 1,5 tonne d\u2019or : \u00ab C\u2019\u00e9tait il y a deux ans. Elle a transf\u00e9r\u00e9 les lingots \u00e0 Londres. On ne sait pas ce que cet or est devenu. \u00bb Kamel Morjane, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res d\u00e9j\u00e0 en fonction sous Ben Ali, nous a affirm\u00e9 que Belhassen Trabelsi, le fr\u00e8re de Leila, a \u00ab r\u00e9ussi \u00e0 se glisser \u00e0 l\u2019\u00e9tranger \u00bb. Quant \u00e0 Imed Trabelsi, neveu de Leila, accus\u00e9 du vol du yacht du dirigeant de la banque Lazard Bruno Roger, il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tu\u00e9, comme le disait la rumeur. \u00ab Il est en vie, assure Morjane. Et il est en d\u00e9tention ici, en Tunisie \u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">M\u00eame le bilan des morts de ces semaines d\u2019\u00e9meutes n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli avec certitude. \u00ab A l\u2019heure o\u00f9 je vous parle, dit Morjane, on en d\u00e9nombre au moins 87. Et de nombreux bless\u00e9s sont encore \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. \u00bb Le gouvernement a demand\u00e9 le gel de tous les avoirs vol\u00e9s et r\u00e9clamera probablement l\u2019aide de l\u2019Onu et d\u2019autres organismes internationaux pour que se d\u00e9roulent \u00ab les meilleures \u00e9lections possibles d\u2019ici \u00e0 six mois \u00bb, toujours selon Morjane. Ensuite seulement, il devrait solliciter des extraditions des pillards de la Tunisie, y compris, \u00e0 terme, celle de Ben Ali. En Arabie saoudite, l\u2019ancien pr\u00e9sident et son clan se sont d\u2019abord r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 l\u2019ouest de Djedda, dans l\u2019ancien palais du roi Fay\u00e7al, puis ils ont discr\u00e8tement quitt\u00e9 Djedda pour rejoindre Riyad, la capitale. Ils occuperaient depuis lundi dernier la r\u00e9sidence de Nassiriya, aussi \u00adappel\u00e9e palais du roi Saoud. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Quand viendra le temps des jugements, le peuple \u00adtunisien aura sans doute d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019exp\u00e9rience de sa \u00adlibert\u00e9. C\u2019est encore loin d\u2019\u00eatre le cas. \u00ab Parfois, on n\u2019arrive pas \u00e0 y croire, dit Ne\u00efla Azouz \u00bb, l\u2019une de ces jeunes \u00adTunisiennes qui s\u2019\u00e9changent sur Facebook les consignes de la r\u00e9volte depuis des semaines. \u00ab Des fois, juste pour \u00eatre s\u00fbrs, on s\u2019appelle sur nos portables et on l\u00e2che quelques insultes contre Ben Ali, avoue-t-elle. Juste pour v\u00e9rifier qu\u2019il n\u2019y a plus personne pour couper la ligne ! \u00bb<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Paris Match\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<\/span><\/b><span lang=\"FR\"><\/span><b><span lang=\"FR\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.parismatch.com\/Actu-Match\/Monde\/Actu\/Tunisie-Ben-Ali-revolution-du-jasmin-246017\/<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Ben Brik : \u00ab\u00a0premier pr\u00e9sident de la Tunisie r\u00e9volutionnaire <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le journaliste et \u00e9crivain tunisien Taoufik Ben Brik, incarc\u00e9r\u00e9 six mois dans les ge\u00f4les du r\u00e9gime de Ben Ali, r\u00eave de devenir bient\u00f4t \u00ab\u00a0le premier pr\u00e9sident de la Tunisie r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ben Brik, qui \u00e9tait exil\u00e9 en France depuis sa lib\u00e9ration en avril dernier, avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 sa candidature \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle pr\u00e9vue en 2014 mais r\u00e9affirme dans un entretien \u00e0 l&rsquo;agence de presse<em><span> Reuters <\/span><\/em>qu&rsquo;il sera candidat \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection anticip\u00e9e pr\u00e9vue d&rsquo;ici le mois de mars.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le journaliste consid\u00e8re \u00e9galement qu&rsquo;il en sera le favori, m\u00eame si plusieurs dissidents ont annonc\u00e9 leur candidature ou devraient le faire d&rsquo;ici l&rsquo;\u00e9lection. \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais le seul \u00e0 poser des probl\u00e8mes \u00e0 Ben Ali\u00a0\u00bb a-t-il dit. \u00ab\u00a0Je serai le premier pr\u00e9sident de la Tunisie r\u00e9volutionnaire, je serai le pr\u00e9sident le plus moderne et le plus d\u00e9mocratique du monde arabe\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ben Brik a pass\u00e9 six mois en prison entre novembre 2009 et avril 2010 pour faits de violence. Une femme l&rsquo;avait accus\u00e9 d&rsquo;agression, d&rsquo;atteinte aux bonnes moeurs et de d\u00e9gradation de biens. Ses partisans avaient \u00e9voqu\u00e9 une affaire mont\u00e9e de toutes pi\u00e8ces en raison de ses articles critiques du r\u00e9gime. Le journaliste, collaborateur de plusieurs m\u00e9dias fran\u00e7ais dont l&rsquo;<em><span>Humanit\u00e9<\/span><\/em>, r\u00e9clame aujourd&rsquo;hui le d\u00e9part du gouvernement des membres du Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD), le parti jadis tout-puissant du pr\u00e9sident d\u00e9chu.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0Je dis que le RCD devrait partir et je dis aussi que ces marionnettes de Ben Ali devraient le rejoindre en Arabie Saoudite\u00a0\u00bb, o\u00f9 l&rsquo;ex-pr\u00e9sident s&rsquo;est r\u00e9fugi\u00e9 vendredi dernier. \u00ab\u00a0Le d\u00e9part de Ben Ali a \u00e9t\u00e9 un moment de joie et de jubilation pour moi. C&rsquo;\u00e9tait une grande victoire pour la libert\u00e9\u00a0\u00bb, a dit Ben Brik. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai ouvert le champagne pour c\u00e9l\u00e9brer l&rsquo;instant.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0Il est vrai qu&rsquo;on s&rsquo;est d\u00e9barrass\u00e9 de Ben Ali mais son legs est toujours resplendissant. On a coup\u00e9 la t\u00eate mais le canard court toujours, vif. Le syst\u00e8me b\u00e2ti minutieusement par le g\u00e9n\u00e9ral des services de Renseignements, Ben Ali, perdure \u00e0 travers ses PPP. P\u00e8gre, Parti, Police.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019humanite\u00a0\u00bb Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.humanite.fr\/27_01_2011-ben-brik-premier-pr%C3%A9sident-de-la-tunisie-r%C3%A9volutionnaire-463416<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"NO-BOK\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tunisie &#8211; HannibalTV: Larbi Nasra fait volte-face et contre-attaque<\/span><\/b><span lang=\"NO-BOK\"><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">\u00abNous demandons aux autorit\u00e9s comp\u00e9tentes de d\u00e9ployer tous les moyens n\u00e9cessaires et d\u2019ouvrir une enqu\u00eate pour d\u00e9terminer la partie qui est derri\u00e8re ces all\u00e9gations mensong\u00e8res et infond\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Larbi Nasra et son fils Mehdi Nasra. Des all\u00e9gations calomnieuses qui cherchent non seulement \u00e0 porter atteinte \u00e0 la personne du promoteur de la cha\u00eene, mais, surtout, de discr\u00e9diter Hannibal TV. Nous ne sommes pas d\u2019avis de faire des remontrances. Cependant, nous nous r\u00e9servons le droit de poursuivre en justice toute partie qu\u2019une enqu\u00eate neutre et impartiale prouvera sa responsabilit\u00e9 dans ce \u201ccomplot\u201c qui a vis\u00e9 M. Nasra\u00bb, indique M. Mohamed Habib Nasra, fils de M. Larbi, lors du point de presse tenu, mercredi 26 janvier, dans les locaux de la cha\u00eene.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Et voil\u00e0\u00a0! En moins de 48 heures seulement apr\u00e8s sa lib\u00e9ration, Larbi Nasra, propri\u00e9taire de Hannibal TV contre-attaque et demande qu\u2019on lui rende justice. <\/span><span>Ne s&rsquo;agit-il pas d&rsquo;une d\u00e9claration qui contredit celle faite par Larbi Nasra lui-m\u00eame sur sa propre antenne lorsqu\u2019il a confirm\u00e9 qu\u2019il n\u2019envisage pas de porter plainte contre quiconque?\u00bb ((Voir http:\/\/www.webmanagercenter.com\/management\/article-101028-tunisie-larbi-nasra-fondateur-d-hannibaltv-libere). \u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span>\u00abNon. Il n\u2019y a aucune contradiction. C\u2019\u00e9tait un moment de confusion g\u00e9n\u00e9rale. M. Larbi Nasra, jusqu\u2019au moment de sa lib\u00e9ration, n\u2019a pas compris ce qui se passe. Un lynchage m\u00e9diatique, une campagne de diffamation sur fond de r\u00e8glement de compte et, pour finir, des accusations mensong\u00e8res\u00bb, explique Me Habib Nasra. <\/span><\/p>\n<p><span>Et de pr\u00e9ciser:\u00a0\u00abLarbi Nasra n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 un trafiquant, comme l\u2019a publi\u00e9 en toute ind\u00e9cence un quotidien de la place, il n\u2019a jamais cherch\u00e9 \u00e0 propager la zizanie ou avorter la r\u00e9volution. <\/span><span lang=\"NO-BOK\">Qui plus est, le chef d\u2019inculpation de \u00ab\u00a0haute trahison\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0complot\u00a0\u00bb contre la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Etat a \u00e9t\u00e9 formellement d\u00e9menti par le ministre de la Justice\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Il est \u00e0 rappeler que le ministre de la Justice, lors de la conf\u00e9rence de presse tenue mercerdi matin au si\u00e8ge du minist\u00e8re, a confirm\u00e9 que la seule accusation adress\u00e9e par le procureur de la R\u00e9publique au fondateur de la cha\u00eene et de son fils \u00e9tait celle de propagation de fausses nouvelles. Faute de preuve, Larbi Nasra et son fils Mehdi, ont \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Une deuxi\u00e8me contradiction! Larbi Nasra, en prenant la parole, est revenu sur sa d\u00e9tention en pr\u00e9cisant qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 lorsqu\u2019il \u00e9tait chez lui, en train de suivre, en toute perplexit\u00e9, la nouvelle comme tout le monde. <\/span><span>Des agents qui se sont fait passer au d\u00e9but pour des miliaires l\u2019ont cagoul\u00e9 et l&rsquo;ont embarqu\u00e9 avec son fils, comme des criminels. M. Nasra pr\u00e9cise qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 conduits jusqu\u2019au centre de d\u00e9tention de Gorjani \u00e0 Tunis, et l\u00e0 bas, il s\u2019est rendu compte qu\u2019il s\u2019agit des agents de la brigade criminelle et non pas des militaires.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00abOn a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en garde-\u00e0-vue pendant toute une nuit. L\u2019accueil qui nous a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 \u00e9tait respectueux et civique. Ils nous ont m\u00eame apport\u00e9 du caf\u00e9 et deux lits militaires, mais nous avons pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 passer la nuit assis sur nos fauteuils \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019extr\u00eame gravit\u00e9 des charges qui pesaient sur nous. Lors de l\u2019interrogatoire, ils n\u2019arr\u00eataient pas de me poser une seule question: si j\u2019\u00e9tais un trafiquant d\u2019armes, alors o\u00f9 est la cachette secr\u00e8te de mes armes? Finalement, ils se sont rendu compte par la suite qu\u2019il s\u2019agit tout simplement des calomnies infond\u00e9es et d\u00e9nu\u00e9es de tout sens. Et on nous a lib\u00e9r\u00e9s par la suite en nous faisant savoir qu\u2019aucune accusation ne pesait plus sur nous et que le dossier est d\u00e9finitivement clos\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00abReste \u00e0 savoir qui est derri\u00e8re tout \u00e7a. Depuis la cr\u00e9ation de la cha\u00eene Hannibal, nous travaillons sous la pression de la famille du pr\u00e9sident d\u00e9chu. <\/span><span lang=\"NO-BOK\">Des probl\u00e8mes financiers et fiscaux \u00e0 la pelle. Des menaces de la part des ministres. Belhassen Trabelsi et Sakher El Materi, chacun voulait mettre la main sur la cha\u00eene. <\/span><span>Douraid Ben Ali a voulu nous pi\u00e9ger avec ses partenaires libanais (affaire studio El- Fan). Bref, on a souffert le martyr sous l\u2019ancien r\u00e9gime mais jamais on a renonc\u00e9 \u00e0 notre devoir m\u00e9diatique envers le peuple tunisien\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Me Habib Nasra. <\/span><\/p>\n<p><span>Il a d\u00e9nonc\u00e9, par ailleurs, l\u2019amateurisme de certains m\u00e9dias tunisiens, notamment l\u2019agence TAP et la cha\u00eene nationale, qui ont publi\u00e9 la nouvelle sans v\u00e9rification, en versant dans le sensationnel et bafouant du coup les principes \u00e9l\u00e9mentaires de l&rsquo;\u00e9thique et la d\u00e9ontologie du m\u00e9tier du journalisme.<\/span><\/p>\n<p><span>In fine, Larbi Nasra a ni\u00e9 formellement toute intervention \u00e9trang\u00e8re pour le lib\u00e9rer r\u00e9futant par la m\u00eame occasion tout genre de contact avec le pr\u00e9sident d\u00e9chu ou son \u00e9pouse apr\u00e8s le 14 janvier. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cwmc\u201d Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.webmanagercenter.com\/management\/article-101177-tunisie-hannibaltv-larbi-nasra-fait-volte-face-et-contre-attaque<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Un paradis pour les patrons fran\u00e7ais<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Au total, 1<\/span><span lang=\"FR\">\u2009<\/span><span lang=\"FR\">250 filiales d\u2019entreprises fran\u00e7aises sont implant\u00e9es en Tunisie. Elles emploient plus de 110<\/span><span lang=\"FR\">\u2009<\/span><span lang=\"FR\">000<\/span><span lang=\"FR\">\u202f<\/span><span lang=\"FR\">Tunisiens. Envoy\u00e9e sp\u00e9ciale. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00abLes entreprises fran\u00e7aises sont heureuses en Tunisie.\u00bb Ainsi parlait \u00c9ric Hayat, pr\u00e9sident du comit\u00e9 Tunisie au Medef, le 24 avril 2009, devant les participants au forum \u00e9conomique franco-tunisien coorganis\u00e9 par les organisations patronales des deux pays. Tellement heureux, les entrepreneurs fran\u00e7ais, qu\u2019ils ont toujours fait preuve d\u2019une complaisance coupable envers la dictature ultralib\u00e9rale de Zine El Abidine Ben Ali, vant\u00e9e comme un parangon de stabilit\u00e9 et de r\u00e9ussite \u00e9conomique. Au total, 1<\/span><span lang=\"FR\">\u2009<\/span><span lang=\"FR\">250<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">filiales d\u2019entreprises fran\u00e7aises sont implant\u00e9es dans le pays. Attir\u00e9es par la proximit\u00e9 g\u00e9ographique, la francophonie et surtout par un co\u00fbt du travail scandaleusement bas au regard du niveau de formation et de qualification des Tunisiens, ces entreprises emploient plus de 110<\/span><span lang=\"FR\">\u2009<\/span><span lang=\"FR\">000<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">personnes dans l\u2019ancien protectorat fran\u00e7ais. Pour la plupart d\u2019entre elles, la Tunisie fait aussi figure de tremplin vers un continent africain qui attire toutes les convoitises \u00e9conomiques.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Aucun secteur n\u2019\u00e9chappe aux investisseurs fran\u00e7ais, premiers dans le domaine industriel et pr\u00e9sents dans le tourisme (Accor, Club Med, Pierre et Vacances), l\u2019automobile (Valeo, Faurecia), l\u2019a\u00e9ronautique (EADS, via sa filiale Aerolia), la grande distribution (Casino, Carrefour), le textile, la bancassurance (BNP Paribas, Cr\u00e9dit agricole, BPCE), les t\u00e9l\u00e9communications (Orange), les services (Teleperformance), le BTP (Eiffage, Bouygues), l\u2019\u00e9nergie (Alstom, Total), etc. Se f\u00e9licitant du \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">flux record d\u2019investissements fran\u00e7ais enregistr\u00e9 en 2008<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb, l\u2019ambassade de France \u00e0 Tunis note, sur son site Internet, que \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">ce r\u00e9sultat s\u2019explique notamment par le succ\u00e8s d\u2019entreprises fran\u00e7aises dans le cadre des privatisations<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb. Ce qui explique aussi l\u2019appui constant du patronat et du gouvernement fran\u00e7ais \u00e0 la \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">th\u00e9rapie de choc<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb lib\u00e9rale que Ben Ali a inflig\u00e9e \u00e0 son pays, devenu un paradis social et fiscal inesp\u00e9r\u00e9. Une politique qui, au passage, a permis au clan familial mafieux de l\u2019ex-pr\u00e9sident de prosp\u00e9rer. Il y a si peu, encore, les patrons fran\u00e7ais, les responsables politiques fran\u00e7ais, jusqu\u2019au directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI, Dominique Strauss-Kahn, d\u00e9cor\u00e9 par Ben Ali, n\u2019avaient pas de mots assez forts pour chanter les louanges du \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">mod\u00e8le tunisien<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb. D\u2019o\u00f9 l\u2019inexcusable soutien de Paris, jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re minute, au dictateur. \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">La France a d\u00e9fendu ce tyran jusqu\u2019au bout dans la seule optique de d\u00e9fendre des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb, analyse le syndicaliste Massoud Romdani, militant de la Ligue tunisienne des droits de l\u2019homme.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Alors que les entrepreneurs fran\u00e7ais s\u2019inqui\u00e8tent de la p\u00e9riode de transition qui s\u2019ouvre au pays du jasmin, Laurence Parisot, la pr\u00e9sidente du Medef, s\u2019essaie \u00e0 la conversion \u00e9clair. \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">J\u2019ai beaucoup d\u2019espoir, il y a un potentiel tr\u00e8s grand qui \u00e9tait compl\u00e8tement entrav\u00e9 par le n\u00e9potisme et la corruption<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb, pr\u00e9tend-elle d\u00e9sormais. En 2008, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une entrevue avec le premier ministre tunisien, Mohammed Ghannouchi, la m\u00eame exaltait les atouts d\u2019un \u00ab<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">pays avant-gardiste sur les enjeux \u00e9conomiques comme sur les enjeux de soci\u00e9t\u00e9<\/span><span lang=\"FR\"><font face=\"Times New Roman\">\u202f<\/font><\/span><span lang=\"FR\">\u00bb\u2026<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019humanite\u00a0\u00bb le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.humanite.fr\/25_01_2011-un-paradis-pour-les-patrons-fran%C3%A7ais-463294<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"EN\">Share this on:<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"EN\">North Africa in flames: Why Egypt is no Tunisia<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\"><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Egypt has been rocked by protests in recent days, only weeks after similar disturbances sparked revolution in Tunisia and forced then-president Zine El Abidine Ben Ali to flee the country.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">What similarities are there between the situation in Egypt and that in Tunisia?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Both nations have seen dramatic rises in the cost of living in recent years as well as accusations of corruption among the ruling elite.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Egyptian President Hosni Mubarak has now been in power since 1981 &#8212; six years before ex-Tunisian ruler Zine El Abidine Ben Ali, who was forced from office earlier this month, assumed the presidency of his country.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The protest movements in both nations have also been characterized by strong middle class elements. No surprise then that the dissent in Tunisia has inspired some demonstrators in Egypt.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">But below the surface there are differences between these two North African nations.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">Such as?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Tunisia, until the fall of Ben Ali, had a strictly controlled media, with severe restrictions on what could be reported.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The press in Egypt, in contrast is lively and often highly critical of the president and his government. Certainly the media is afforded much more freedom than its counterparts in Syria, Iraq under Saddam Hussein and Tunisia.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Anti-government rallies are not uncommon in Egypt &#8212; but usually protesters are heavily outnumbered by the security forces. This week&rsquo;s protests have been unusual because demonstrators on the streets of Cairo have outnumbered police.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">Is there as much freedom on the internet in Egypt?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Yes. Egypt has a less restrictive approach to social media: Facebook is freely available and often used as a means to organize protests. Twitter has also been used as an organizing tool.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">By contrast the previous Tunisian government took a more hardline attitude toward the web, closing down sites and forcing protesters to rely more heavily on cellphone SMS and word-of-mouth.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">So have the protesters in Egypt made use of the internet?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Definitely, driving protests more so than in Tunisia. Two groups stand out.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The first is the Facebook group \u00ab\u00a0We are All Khaled Said,\u00a0\u00bb its name taken from an Alexandria activist who was allegedly beaten to death by police last year. It wants limits on the presidential term &#8212; Egypt faces an election later this year &#8212; and a raise in the minimum wage among other demands. By early Tuesday it had 90,000-plus users signed up.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The April 6 Movement, started in 2008 on Facebook to support striking workers, shares many of the same concerns and is similarly characterized by a strong following among the young of Egypt.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">One political group that has been largely, though not totally, absent from the protests is the banned Muslim Brotherhood, the biggest organized opposition to the government.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">It draws its support from the poorer members of society, especially in the slums of Cairo and also Upper Egypt, but also among professionals, such as lawyers and doctors. The Egyptian government frequently characterizes the Brotherhood as an extremist group and uses this &#8212; and the terror threat &#8212; as a reason for clampdowns on opposition.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Earlier in the week the Brotherhood said it would not be officially participating in protests but added it would not prevent its members from taking part.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">On Thursday the Brotherhood called for its followers to demonstrate after Friday&rsquo;s weekly prayers &#8212; the first time in the current round of unrest that the largest opposition bloc has told supporters to take to the streets.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">The economy is clearly a factor in the unrest across North Africa. How do Egypt and Tunisia compare?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The Egyptian economy has been in better shape in recent years than its Tunisian counterpart and has key exports such as oil on which it can rely. It also depends heavily on tourism, and revenues from the Suez Canal.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Tunisia&rsquo;s GDP grew by 3.4% in 2010 and 3% in 2009, compared to 5.3% and 4.6% during the same periods in Egypt, according to the CIA Factbook. Meanwhile the unemployment rate in Egypt stood at 9.7% last year, compared to 14% in Tunisia for the same period. In both cases analysts believe the true unemployment rate is substantially higher.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">One of the complaints from many protesters in Egypt is that they have not been able to enjoy the fruits of this economic success. There has also been unease that the Egyptian government, which used to involve itself in crackdowns on black market activity and speculation, has played a less active role in recent years.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Historically Egypt has a larger percentage of its population living below the poverty line than Tunisia &#8212; 20%, according to a 2005 estimate, compared to 3.8%.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">But many of those poor have not been involved in this week&rsquo;s protests, their places taken by students, businessmen and even middle-aged couples. Poor Egyptians cannot take time off work to protest.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">There have been clashes between security forces and protesters in Egypt. Is the army going to get involved?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The army in Tunisia played a crucial role: despite clashes between security forces and protesters, the military never gave its backing to the then-president.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">In Egypt, the military has likewise rarely become involved in protests &#8212; the last major incidents were bread riots in 1977 and a police strike in 1985.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Even the assassination of Hosni Mubarak&rsquo;s predecessor Anwar El Sadat in 1981 involved only a small hardcore group of officers motivated by extremism.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">This apolitical approach means that the army is held in high regard by many ordinary Egyptians.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">Further afield, how is Egypt regarded by the United States?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The United States closely monitors all developments in North Africa due to the war on terror and the threat of extremism. However, among Arab nations Egypt enjoys a near-unparalleled relationship with Washington.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">On Tuesday Secretary of State Hillary Clinton said that while the United States backed the \u00ab\u00a0the fundamental right of expression and assembly for all people\u00a0\u00bb it believed that the \u00ab\u00a0the Egyptian government is stable and is looking for ways to respond to the legitimate needs and interests of the Egyptian people.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">But on Wednesday Clinton said, \u00ab\u00a0We believe strongly that the Egyptian government has an important opportunity at this moment in time to implement political, economic and social reforms to respond to the legitimate needs and interests of the Egyptian people.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">She also urged the government not to prevent peaceful protests or block social networking sites.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Also Wednesday White House press secretary Robert Gibbs was asked if the administration supports Egyptian President Hosni Mubarak. He replied: \u00ab\u00a0Egypt is a strong ally.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Egypt has been a major player in the Middle East peace process over the decades &#8212; most famously the Camp David Accords signed by Sadat, Israeli Prime Minister Menachem Begin and U.S. President Jimmy Carter in 1978. After Israel, Egypt is now the second biggest recipient of U.S. aid.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Washington also regards Egypt as a key ally in the war on terror. It has also been alleged that Egypt has sometimes been used by the U.S. for rendition. Italian prosecutors claimed in 2005 that suspected CIA agents kidnapped Osama Nasr Mostafa Hassan in Milan and that he was taken to Egypt for interrogation and torture.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">The U.S. maintains it does not send suspects to countries that condone torture.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Egypt has also played a key role in issues including the containment of Iran and relations between Lebanon and Syria.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">In comparison Tunisia has its importance &#8212; it was hit by extremist attacks in the early to mid-1980s &#8212; but does not compare strategically.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">And what about the rest of the Arab world?<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Again, Egypt carries far more clout than its North African neighbor. Aside from its economic and strategic weight, it has a population of more than 80 million &#8212; nearly eight times that of Tunisia. The rest of the Arab world is heavily influenced by Egyptian culture including literature, movies and TV.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Put simply, it&rsquo;s at the heart of the region in a way that Tunisia is not.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"EN\">Source: \u201cCNN\u201d Le 27-01-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien:<\/span><\/b><span lang=\"NO-BOK\"><\/span><b><span lang=\"EN\"><a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/edition.cnn.com\/2011\/WORLD\/africa\/01\/27\/egypt.tunisia.compare\/<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TUNISNEWS 10 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0 3901 du 27.01.2011 archives : www.tunisnews.net TTU-Monde Arabe: Fin de partie Collectif Pour Nouvelle R\u00e9publique: Que fait H\u00e9di Baccouche au premier minist\u00e8re ? Amnesty International: Tunisie. 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