{"id":19208,"date":"2009-07-10T00:00:00","date_gmt":"2009-07-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/10-juillet-2009\/"},"modified":"2009-07-10T00:00:00","modified_gmt":"2009-07-10T00:00:00","slug":"10-juillet-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/10-juillet-2009\/","title":{"rendered":"10 juillet 2009"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Un effort \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tquotidien \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tpour une \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tinformation \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tde qualit\u00e9 \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tsur notre \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tpays, la \n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tTunisie.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p><\/span><\/div>\n<div>\u00a0<meta content=\"Microsoft SafeHTML\"\/><\/p>\n<style>.ExternalClass .EC_hmmessage P{padding:0px;}.ExternalClass body.EC_hmmessage{font-size:10pt;font-family:Verdana;}<\/style>\n<div>\n<div><strong><font><\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div><\/div>\n<div align=\"center\"><font size=\"7\">TUNISNEWS <\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><font size=\"2\">9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e,<span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03335 du 10.07.2009<\/span><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><span><font size=\"2\"><font>\u00a0archives<\/font> : <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/span><font>\u00a0<\/font>\u00a0 <\/div>\n<div><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><font size=\"3\"><\/font><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div><strong><\/p>\n<p><font>Amnesty International: Tunisie. Une vague de r\u00e9pression s\u2019abat sur les d\u00e9fenseurs des droits humains <font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie AISPP: Nouvel appel contre la livraison de Tarek Herzi D\u00e9tenu \u00e0 la prison Cropper \u00e0 Bagdad<\/font> OLPEC: Tunisia: Academic sentenced to eight months in prison for posting a message on Facebook <font>Juriste tunisien: Une rumeur qui vaut 8 mois de Prison<\/font> AFP: D\u00e9marrage du festival de Carthage, Aznavour \u00e0 l&rsquo;affiche sur fond de canular <font>Tekiano: Un Tunisien r\u00e9volutionne la technologie m\u00e9dicale ?<\/font> Le blog de Sami Ben Abdallah: M. Abdelaziz Agoubi: \u00e0 propos de Mustapha Ben Jaafar, de l\u2019opposition et du pouvoir en Tunisie  <\/font><\/p>\n<p><font>AFP: \u00ab\u00a0Milliers de morts\u00a0\u00bb au Xinjang (dissidente)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong><font>Amnesty International<\/font><\/strong> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\"><strong>\u00a0<\/strong><\/font><strong>Tunisie. Une vague de r\u00e9pression s\u2019abat sur les d\u00e9fenseurs des droits humains<\/strong><\/font><\/h2>\n<p> D\u00e9claration publique \u00c9FAI- 7 juillet 2009<\/p><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00c0 l\u2019approche des \u00e9lections pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives pr\u00e9vues en octobre 2009, Amnesty International s\u2019inqui\u00e8te du nombre croissant d\u2019actes d\u2019intimidation, de harc\u00e8lement et de brutalit\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9s contre des personnes exprimant des opinions critiques vis-\u00e0-vis du gouvernement tunisien. Sur fond d\u2019intensification de la r\u00e9pression contre les d\u00e9fenseurs des droits humains, notamment des avocats et des journalistes, par des agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat au cours du mois dernier, Amnesty International insiste sur le fait que la libert\u00e9 d\u2019expression, d\u2019association et de r\u00e9union est une condition pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un d\u00e9bat libre, indispensable dans la p\u00e9riode pr\u00e9\u00e9lectorale et souligne que le mauvais bilan de la Tunisie en mati\u00e8re de droits humains ne doit pas \u00eatre un sujet tabou. Amnesty International appelle les autorit\u00e9s tunisiennes \u00e0 mettre fin au harc\u00e8lement et aux attaques men\u00e9es contre les d\u00e9fenseurs des droits humains et \u00e0 autoriser la tenue d\u2019un d\u00e9bat libre sur la situation des droits humains dans le pays. Les d\u00e9fenseurs des droits humains en Tunisie sont confront\u00e9s \u00e0 diverses formes de harc\u00e8lement par les autorit\u00e9s, notamment des filatures et une surveillance \u00e9troite de leurs bureaux et domiciles ainsi que le brouillage ou blocage de leurs lignes t\u00e9l\u00e9phoniques, de leur acc\u00e8s internet et de leurs courriels. Les membres locaux des organisations de d\u00e9fense des droits humains ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ouvertement mis sous surveillance des agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat qui cherchent \u00e0 dissuader et intimider les membres et sympathisants de ces organisations, ainsi que les victimes d\u2019atteintes aux droits humains qui pourraient chercher \u00e0 les contacter. Les avocats d\u00e9non\u00e7ant des violations des droits humains sont \u00e9galement pris pour cible. Ils font l\u2019objet d\u2019une surveillance \u00e9troite, d\u2019actes d\u2019intimidation et de harc\u00e8lement. Leurs clients ou clients potentiels sont l\u2019objet d\u2019actes d\u2019intimidation de la part des responsables de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat qui font pression sur eux pour qu\u2019ils changent d\u2019avocat. Des campagnes de d\u00e9nigrement sont organis\u00e9es dans les m\u00e9dias contr\u00f4l\u00e9s par l\u2019\u00c9tat pour salir la r\u00e9putation des d\u00e9fenseurs des droits humains. Des organisations ind\u00e9pendantes de d\u00e9fense des droits humains et d\u2019autres organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile se voient refuser le droit de se faire enregistrer l\u00e9galement ou sont confront\u00e9es \u00e0 des poursuites judiciaires \u00e0 caract\u00e8re politique qui paralysent pratiquement leur action. Au cours de ces derni\u00e8res semaines, la r\u00e9pression contre les d\u00e9fenseurs des droits humains semble s\u2019\u00eatre intensifi\u00e9e. Le 1er juillet 2009, Lotfi Amdouni, membre d\u2019Amnesty International Tunisie et de l\u2019Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) s\u2019est vu emp\u00eacher de quitter son domicile \u00e0 deux reprises. Les cinq agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat encerclant sa maison lui ont dit agir conform\u00e9ment aux ordres qui leur avaient \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s d\u2019emp\u00eacher sa participation \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle d\u2019Amnesty International Tunisie. Ils l\u2019ont mis en garde contre toute tentative de quitter son domicile. Au cours de la semaine pass\u00e9e, le domicile de Lotfi Amdouni a \u00e9t\u00e9 ouvertement sous surveillance et des membres de sa famille ont fait l\u2019objet d\u2019actes d\u2019intimidation et ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s sur leurs activit\u00e9s. Tout comme un certain nombre d\u2019autres membres d\u2019Amnesty International, il n\u2019a pu assister \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle d\u2019Amnesty International qui a eu lieu les 4 et 5 juillet 2009. Depuis son retour en Tunisie, apr\u00e8s un s\u00e9jour en France et en Belgique en juin 2009, \u00e0 l\u2019invitation d\u2019Amnesty International, au cours duquel il a rencontr\u00e9 des repr\u00e9sentants des autorit\u00e9s et de la presse pour d\u00e9noncer la situation des droits humains en Tunisie, Mohammed Abbou fait l\u2019objet d\u2019une campagne de d\u00e9nigrement dans la presse tunisienne. Le 23 juin 2009, les avocats et d\u00e9fenseurs des droits humains Radhia Nasraoui, Abdelraouf Ayadi et Abdelwahed Maatar ont \u00e9t\u00e9 malmen\u00e9s par les agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat tunisiens \u00e0 leur retour de Gen\u00e8ve o\u00f9 ils avaient assist\u00e9 \u00e0 une conf\u00e9rence donn\u00e9e par des exil\u00e9s tunisiens pour d\u00e9noncer les atteintes aux droits humains en Tunisie. Ils ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une fouille corporelle, leurs bagages et tous leurs documents ont \u00e9t\u00e9 inspect\u00e9s. Abdelraouf Ayadi, cinquante-neuf ans, a \u00e9t\u00e9 bouscul\u00e9, frapp\u00e9, a re\u00e7u des coups de pied des membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 alors qu\u2019il se trouvait au sol ; quatre policiers l\u2019ont ensuite soulev\u00e9 de terre pour l\u2019emmener dans un bureau o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9 et o\u00f9 ses bagages ont \u00e9t\u00e9 inspect\u00e9s. Apr\u00e8s cette bousculade, les v\u00eatements d\u2019Abdelraouf Ayadi \u00e9taient d\u00e9chir\u00e9s et un de ses genoux saignait. Un agent de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat a tordu le bras de Radhia Nasraoui lorsqu\u2019elle a essay\u00e9 d\u2019appeler son mari et a fait tomber son t\u00e9l\u00e9phone au sol \u2013 son porte-documents, qui contenait son ordinateur portable, a aussi \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 par terre. Abdelwahed Maatar a \u00e9t\u00e9 insult\u00e9 par quatre agents des forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Sfax, gifl\u00e9 (ses lunettes se sont cass\u00e9es en deux) et retenu pendant deux heures parce qu\u2019il refusait de se soumettre \u00e0 une fouille corporelle. Radhia Nasraoui, avocate et d\u00e9fenseure des droits humains, est la cible d\u2019une campagne d\u2019intimidation depuis quelques mois. Elle avait d\u00e9j\u00e0 subi une fouille corporelle et avait \u00e9t\u00e9 insult\u00e9e \u00e0 l\u2019a\u00e9roport \u00e0 son retour de Paris le 19 mai 2008. Sa maison avait re\u00e7u la visite d\u2019agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat dans la nuit du 24 avril, les cl\u00e9s de la maison, de sa voiture et de son bureau avaient \u00e9t\u00e9 vol\u00e9es alors qu\u2019elle se trouvait \u00e0 Kampala pour participer \u00e0 la Conf\u00e9rence panafricaine des d\u00e9fenseurs des droits humains. Elle avait d\u00e9pos\u00e9 plainte mais n\u2019a pas eu de nouvelles depuis. Un autre d\u00e9fenseur des droits humains, Ammar Amroussia, a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 par six agents de la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019\u00c9tat le 15 mai 2009 dans la ville de Gafsa o\u00f9 il \u00e9tait venu voir l\u2019\u00e9pouse de Adnan Hajji, prisonnier d\u2019opinion (injustement emprisonn\u00e9 pour avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 la t\u00eate des manifestations qui ont \u00e9clat\u00e9 dans la r\u00e9gion de Gafsa l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re). Un peu plus tard, le 21 mai, il a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 par la violence de rencontrer Radhia Nasraoui, son avocate, \u00e0 Gafsa. Lors de la pr\u00e9sentation d\u2019un rapport du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) sur la libert\u00e9 de la presse le 4 mai 2009, des journalistes connus pour \u00eatre favorables au gouvernement ont interrompu la conf\u00e9rence de presse. Trois membres du bureau ex\u00e9cutif, proches du gouvernement, ont donn\u00e9 leur d\u00e9mission dans le but de provoquer de nouvelles \u00e9lections et ont fait circuler une p\u00e9tition, avec l\u2019appui semble-t-il du minist\u00e8re des Communications, appelant \u00e0 la r\u00e9vocation des membres du bureau ex\u00e9cutif et r\u00e9clamant une r\u00e9union extraordinaire pour \u00e9lire un nouveau bureau. Des membres du syndicat ont fait l\u2019objet de pressions et d\u2019intimidation pour signer la p\u00e9tition, certains ont \u00e9t\u00e9 menac\u00e9s de licenciement et une campagne de d\u00e9nigrement a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e contre les membres du bureau ex\u00e9cutif du syndicat. Le d\u00e9but de la vague de r\u00e9pression actuelle remonte \u00e0 janvier 2009, lorsque les autorit\u00e9s tunisiennes ont ferm\u00e9 la radio ind\u00e9pendante, Radio Kalima. Le 27 janvier 2009, des policiers en civil ont encercl\u00e9 les studios de Kalima Radio qui avait commenc\u00e9 la veille \u00e0 \u00e9mettre par satellite. Apr\u00e8s trois jours de blocus, les locaux de la radio ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s et plac\u00e9s sous scell\u00e9s et tout le mat\u00e9riel saisi. Plusieurs actes d\u2019intimidation et de harc\u00e8lement ont \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9s au cours du blocus. Sihem Ben Sedrine, r\u00e9dactrice en chef de Kalima Radio et d\u00e9fenseure des droits humains, fait l\u2019objet d\u2019une enqu\u00eate pour avoir fourni des services de t\u00e9l\u00e9communication sans autorisation pr\u00e9alable. Tous ces \u00e9v\u00e8nements s\u2019inscrivent dans un contexte de violations des droits humains des d\u00e9fenseurs, notamment des avocats, journalistes et autres militants qui osent montrer leur d\u00e9saccord avec le statu quo politique et d\u00e9noncent les atteintes aux droits fondamentaux des personnes en Tunisie. En juin 2009, tandis que Mohamed Abbou, avocat et d\u00e9fenseur des droits humains, \u00e9tait finalement autoris\u00e9 \u00e0 voyager apr\u00e8s presque deux ann\u00e9es de refus r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, les autorit\u00e9s tunisiennes s\u2019opposaient aux actions des d\u00e9fenseurs des droits humains par des actes d\u2019intimidation et de r\u00e9pression, tout en affirmant \u00e0 l\u2019AFP que les d\u00e9fenseurs des droits humains, les membres de partis politiques et d\u2019associations jouissent pleinement de tous leurs droits et m\u00e8nent leurs actions sans rencontrer le moindre obstacle, qu\u2019ils peuvent circuler et exprimer leur opinion librement. Amnesty International craint qu\u2019en d\u00e9pit de ces d\u00e9clarations, les actes d\u2019intimidation, de harc\u00e8lement et de r\u00e9pression ne se multiplient \u00e0 l\u2019approche des \u00e9lections pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives dans le but de faire taire les critiques. Amnesty International appelle les autorit\u00e9s tunisiennes \u00e0 respecter leurs obligations au titre de l\u2019article 8 de la Constitution tunisienne et des articles 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Tunisie est \u00c9tat partie, garantissant le droit \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression de r\u00e9union et d\u2019association. L\u2019organisation demande instamment aux autorit\u00e9s tunisiennes de mettre fin imm\u00e9diatement \u00e0 la r\u00e9pression de l\u2019opposition et aux actes d\u2019intimidation, de harc\u00e8lement et de brutalit\u00e9 contre les d\u00e9fenseurs des droits humains. \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques <strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9<\/font><\/strong> Organisation de droits de l\u2019homme ind\u00e9pendante 33 rue Mokhtar Atya Tel\/fax : 71 340 860 Adresse \u00e9lectronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 10 juillet 2009 <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> <strong>1) D\u00e9gradation de l\u2019\u00e9tat de Ghaith Ghazouani, prisonnier d\u2019opinion<\/strong> Le prisonnier d\u2019opinion Ghaith Ghazaouani, incarc\u00e9r\u00e9 actuellement \u00e0 Borj Er Roumi, souffre de douleurs aigu\u00ebs \u00e0 l\u2019abdomen et au dos ; il est atteint \u00e9galement d\u2019asthme chronique. L\u2019administration de la prison a autoris\u00e9 son hospitalisation \u00e0 deux reprises la semaine pass\u00e9e \u00e0 Bouguetfa \u00e0 Bizerte puis\u00a0 l\u2019h\u00f4pital de Menzel Bourguiba car le premier de disposait pas de service sp\u00e9cialis\u00e9 pour les pathologies abdominales, mais son \u00e9tat de sant\u00e9 a quand m\u00eame empir\u00e9. [\u2026] <strong>2) des prisonniers d\u2019opinion renvoy\u00e9s \u00e0 Borj Er Roumi<\/strong> \u00a0L\u2019administration des prisons et de la r\u00e9\u00e9ducation a renvoy\u00e9 des prisonniers transf\u00e9r\u00e9s ces derni\u00e8res semaines de Borj Er Roumi \u00e0 Mornaguia vers leur prison d\u2019origine apr\u00e8s qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s \u00e0 l\u2019administration de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur, notamment Nidhal Boulaabi et Ramzi Ben Sa\u00efd. Pour le Bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation Le Pr\u00e9sident <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri <\/font><\/strong>\u00a0 <font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT) \u00a0<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques Libert\u00e9 pour le Docteur Sadok Chourou <strong><font>Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques<\/font><\/strong> 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 9 juillet 2009 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Nouvel appel contre la livraison de Tarek Herzi D\u00e9tenu \u00e0 la prison Cropper \u00e0 Bagdad<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>L\u2019AISPP suit avec pr\u00e9occupation la situation du jeune Tarek Ben Tahar Elouni Herzi, d\u00e9tenu depuis le 18 mai 2008 \u00e0 la prison Cropper de l\u2019a\u00e9roport international de Bagdad relevant de l\u2019administration des forces d\u2019occupation am\u00e9ricaines en Irak. La famille Herzi a su r\u00e9cemment par l\u2019interm\u00e9diaire de la Croix Rouge \u00e0 Tunis, que leur fils \u00e9tait bien d\u00e9tenu \u00e0 la prison Cropper et que dans des circonstances inconnues de l\u2019association, il avait \u00e9t\u00e9 amput\u00e9 du pied droit, qui avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un pied artificiel. Les contacts avec son p\u00e8re se sont arr\u00eat\u00e9s depuis mai 2009. Tarek Ben Elouni Herzi est un Tunisien n\u00e9 le 3 mai 1982. Il a quitt\u00e9 la Tunisie pour l\u2019Irak en 2004 et il a \u00e9t\u00e9 fait prisonnier par les forces irakiennes et tortur\u00e9 avant d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Cropper. L\u2019association craint que les forces am\u00e9ricaines ne le livrent aux forces irakiennes ou aux autorit\u00e9s tunisiennes [\u2026] <strong><font>La commission de suivi des proc\u00e8s politiques. <\/font><\/strong><font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font>OLPEC<\/font><\/strong> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisia: Academic sentenced to eight months in prison for posting a message on Facebook<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">9 July 2009 \u00a0On 4 July 2009, Tunis\u2019s Court of First Instance sentenced academic and rights defender Dr. Khedija Arfaoui to eight months in prison for \u201cpublishing false news liable to disrupt public order\u201d, under article 49 of the Tunisian press code. Arfaoui is also a member of the Tunisian Association for Research and Development (AFTURD). \u00a0Arfaoui posted an article from a secondary source on her page on the social networking site Facebook, about the kidnapping of children in Tunisia. Persistent rumours about the kidnapping of children for organ smuggling have rocked Tunisia since May of this year, prompting the interior minister to call a press conference in which he formally denied the allegations. \u00a0Following this public statement, news of the arrest of the academic \u201cresponsible for spreading the rumours\u201d was announced in all the state-run and private newspapers.  \u00a0According to Arfaoui\u2019s lawyers, the accused only learned of her 6 June trial date after reading it in \u201cEchourouk\u201d and \u201cLe Temps\u201d, newspapers owned by regime loyalists, on 31 May. She did not realise at first that the article was about her. She only received her court summons the day before her trial was scheduled to take place. Her defense team, meanwhile, had no access to her files during the first hearing; they were only made available two weeks later for her second trial, on 27 June. Similarly, the verdict was published in the newspapers on 4 July, before her lawyers were informed of the decision. \u00a0OLPEC: &#8211; considers this verdict to be unjust and out of all proportion with the act of sending a message on Facebook to a very limited number of people; a number of different media outlets had already reported the rumour and faced no consequences; the elements of a crime have not been met and the court has provided no proof of a link between the message posted by Arfaoui and the public rumours circulating; \u00a0&#8211; believes that the case against Arfaoui is politically motivated, that the court was influenced in its decision and that the relentless hounding of Arfaoui can only be explained by the government\u2019s desire to make an example of her in order to stop a rumour that she did not even start, and which, for reasons still unknown, appears to be particularly troublesome to the authorities, who have now taken special security measures;  \u00a0&#8211; believes that the charge of \u201cpublishing false news liable to disrupt public order\u201d is without legal base, since the \u201cpublic\u201d to which Arfaoui addressed herself is restricted to a private group of several dozen Facebook \u201cfriends\u201d; \u00a0&#8211; calls for all lawsuits against Arfaoui to be dropped and offers its full support to her; \u00a0&#8211; demands that corporal punishment for violating press laws be abolished.  <strong><font>Sihem Bensedrine Secretary General, OLPEC<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font><font size=\"3\">Une rumeur qui vaut 8 mois de Prison<\/font> \u00a0<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">La dame, professeur universitaire \u00e0 la retraite, accus\u00e9e de diffuser de fausses informations via le net (facebook) rapportant des cas d\u2019enl\u00e8vement d\u2019enfants et causant un trouble public s\u2019est vue inflig\u00e9e une peine de 8 d\u2019emprisonnement par le tribunal de 1\u00e8re instance de Tunis (8\u00e8me section p\u00e9nale).  En marge du droit et bizarrement, depuis l\u2019annonce de l\u2019arrestation de la dame, ces rumeurs ont cess\u00e9.  La stupidit\u00e9 humaine n\u2019est pas pass\u00e9e sans ch\u00e2timent pour cette malheureuse dame instruite et cultiv\u00e9e. Il est clair aujourd\u2019hui que le tunisien (qui d\u00e9couvre la toile un peu tardivement) n\u2019a pas encore compris que ce qui se passe sur internet n\u2019est pas pr\u00e9sum\u00e9 net et il ne l\u2019est pas toujours.  Comment ne pas comprendre que surfer sur la toile, y \u00e9changer des informations ou y \u00e9crire ne sont en fait que des actions humaines peu importe leur cadre. Le virtuel n\u2019est pas l\u2019imaginaire car malheureusement, il laisse des traces et la technique permet de tracer la route des auteurs de ces actions pour les atteindre.  La dame en question s\u2019est d\u00e9fendue qu\u2019elle n\u2019avait pas l\u2019intention de causer de tel trouble. Elle s\u2019est d\u00e9clar\u00e9e \u00eatre de bonne foi. H\u00e9las! \u00c7a n\u2019a pas suffit.  Ce qui g\u00eane un peu dans cette histoire, c\u2019est la construction juridique de cette accusation-jugement. On sait tr\u00e8s bien qu\u2019en mati\u00e8re p\u00e9nale, l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9 de l\u2019accusation c\u2019est cet \u00e9l\u00e9ment intentionnel. S\u2019il fait d\u00e9faut, le d\u00e9lit peut partir en fum\u00e9. Apparemment, ce m\u00e9canisme n\u2019a pas jou\u00e9 en faveur de la dame et c\u2019est l\u2019effet de son action qui a d\u00e9termin\u00e9 le ch\u00e2timent. Causer un trouble public de telle ampleur a provoqu\u00e9 l\u2019\u00e9viction de piti\u00e9.  On peut s\u2019attendre \u00e0 voir prochainement nos internautes peser le pour et le contre de leurs actions de mani\u00e8re pr\u00e9ventive; y penser s\u00e9rieusement et pr\u00e9voir les effets mais est-ce la solution?  D\u2019abord, faut-il noter que l\u2019envoi des informations sur le net n\u2019est pas n\u00e9cessairement une action volontaire. De petits programmes cach\u00e9s ou des users malveillants peuvent usurper l\u2019identit\u00e9 de la personne (par rapport \u00e0 sa machine) et envoyer tant de donn\u00e9es ou fichiers \u00e0 sa place et en son nom. Dans ce cas, va-t-on continuer \u00e0 inculper l\u2019usager pour absence de diligence de sa part quant \u00e0 la prise des mesures n\u00e9cessaires pour se prot\u00e9ger?  Ensuite, si quelqu\u2019un qui envoi une information ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement une preuve qu\u2019il \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 de l\u2019intention qui se d\u00e9gagera apr\u00e8s tant de relais fait de cette info par des milliers de gens apr\u00e8s. Supposons que A envoi un message satirique \u00e0 son ami(e) B lui disant \u201c\u00e7a va faire boom\u201d et que B transf\u00e8re le dit message \u00e0 C et ainsi de suite, il se peut que le comique dispara\u00eet en cours de route et laisse place \u00e0 une Alerte. Si par malheur le boom se produit, A et le reste de la chaine doivent s\u2019attendre au pire.  S\u2019est dire que chercher \u00e0 \u00e9tablir la responsabilit\u00e9 des uns et des autres users de la toile sur les bases classique de la responsabilit\u00e9 (civile ou p\u00e9nale) s\u2019av\u00e8rera une recherche d\u00e9mesur\u00e9e au besoin de s\u00e9curit\u00e9 individuelle et publique.  M\u00eame si la sanction juridique doit rester un moyen de dissuasion contre toute action malveillante, la sensibilisation et l\u2019\u00e9ducation doivent pr\u00e9valoir pour \u00e9veiller la conscience des uns et des autres et l\u2019orienter au bon usage des nouvelles technologies d\u2019information.  Nos institutions d\u2019enseignement omettent depuis des lustres l\u2019\u00e9ducation de nos enfants au respect du code de la route et le comportement civique du pi\u00e9ton \u00e0 la diff\u00e9rence des pays europ\u00e9ens, par exemple, o\u00f9 des enfants sont initi\u00e9s p\u00e9riodiquement \u00e0 se comporter sur la voie publique d\u00e8s 6 ans et m\u00eame avant.  Le r\u00e9sultat est l\u00e0: nos adultes ignorent le code de la route et s\u2019en fichent compl\u00e8tement alors qu\u2019ils sont passibles de lourdes peines financi\u00e8res et autres. La r\u00e9cidive en cette mati\u00e8re est terrible. Aujourd\u2019hui, un permis de conduire d\u00e9livr\u00e9 est synonyme d\u2019un permis de tuer.  Idem pour l\u2019internet. Si on n\u2019\u00e9duque pas, un PC entre les mains est synonyme d\u2019un acc\u00e8s au non droit. <strong><font>(Source : le blog de \u00ab juriste tunisien \u00bb, le 6 juillet 2009) Lien : http:\/\/jurisitetunisie.com\/blog\/index.php\/2009\/07\/06\/une-rumeur-qui-vaut-8-mois-de-prison\/<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><span lang=\"FR\"><font size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong><\/p>\n<p align=\"center\"><span lang=\"FR\">D\u00e9marrage du festival de Carthage, Aznavour \u00e0 l&rsquo;affiche sur fond de canular<\/span><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/h2>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\">10\/07\/2009 20:43  TUNIS (AFP) &#8211; Le 45\u00e8 festival international de Carthage a d\u00e9marr\u00e9 jeudi soir en Tunisie, avec en t\u00eate d&rsquo;affiche le chanteur Charles Aznavour, victime d&rsquo;un canular de la presse sur une pr\u00e9tendue retraite de l&rsquo;artiste fran\u00e7ais. Aznavour se produira comme pr\u00e9vu le 21 juillet \u00e0 l&rsquo;amphith\u00eaatre romain de Carthage et les billets \u00e0 130 dinars (70 euros) sont \u00e9puis\u00e9s, assure la direction du festival. Entre temps, le journaliste auteur d&rsquo;une interview fictive annon\u00e7ant une retraite du chanteur sur la sc\u00e8ne de Carthage a \u00e9t\u00e9 suspendu de ses fonctions au quotidien Assabah (Le Matin). \u00ab\u00a0Il est suspendu en attendant la fin d&rsquo;une enqu\u00eate en cours\u00a0\u00bb a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP, un responsable du quotidien arabophone qui a publi\u00e9 l&rsquo;interview. Formellement d\u00e9mentie par Charles Aznavour, 85 ans, la rumeur s&rsquo;est r\u00e9pandue comme une tra\u00een\u00e9e de poudre, provoquant indignation et col\u00e8re de l&rsquo;artiste. \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai jamais vu ce journaliste (&#8230;). C&rsquo;est d&rsquo;une malhonn\u00eatet\u00e9 terrible. Je suis tr\u00e8s en col\u00e8re (&#8230;). Si on voulait me d\u00e9molir, on ne s&rsquo;y prendrait pas autrement\u00a0\u00bb, avait-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP depuis le Liban, o\u00f9 il donnait un concert. \u00ab\u00a0Les responsables dAssabah ont men\u00e9 lenqu\u00eate (&#8230;) et ont d\u00fb constater avec d\u00e9sarroi que le quotidien a tout simplement \u00e9t\u00e9 pi\u00e9g\u00e9 par son journaliste\u00a0\u00bb avance le journal en ligne BusinessNews, dans un rare commentaire de l&rsquo;affaire. R\u00e9cital d&rsquo;Aznavour confirm\u00e9, le festival a d\u00e9marr\u00e9 sur une op\u00e9rette c\u00e9l\u00e9brant le po\u00e8te tunisien de la libert\u00e9 Abul kacem Echebi (1909-1924) et se poursuivra jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. Sont pr\u00e9vus une trentaine de spectacles dont des concerts attendus de Patricia Kass, Cheb Khaled et Warda, la diva actuelle de la chanson orientale. Au programme \u00e9galement du jazz am\u00e9ricain, une soir\u00e9e africaine avec la Malienne Afel Bocoum et la B\u00e9ninoise Ang\u00e9lique Kidjo, du chant Sarde et de la musique symphonique avec l&rsquo;orchestre des 100 violons tziganes de Budapest. Pop, hip hop, folk, tango seront au rendez-vous de m\u00eame que la musique de vari\u00e9t\u00e9s et de tarab arabe avec des vedettes du Liban, d&rsquo;Egypte et de Tunisie. Organis\u00e9 depuis 1964 par le minist\u00e8re de la Culture, le festival draine chaque \u00e9t\u00e9 des milliers de spectateurs sur le site arch\u00e9ologique de Carthage, pr\u00e8s de Tunis<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\"><font size=\"3\"><\/font><\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>Un Tunisien r\u00e9volutionne la technologie m\u00e9dicale ?  \u00a0<\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">Un chercheur du laboratoire de l\u2019universit\u00e9 Aizu au Japon, a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9velopper un nouveau syst\u00e8me d\u2019application qui risque de r\u00e9volutionner compl\u00e8tement le domaine de la technologie m\u00e9dicale. Il s\u2019agit d\u2019un ing\u00e9nieur\u2026 100% tunisien.<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il \u00e9tait une fois, un tunisien au pays des samourais\u2026Le professeur Abderrazek Ben Abdallah, ing\u00e9nieur en biotechnologie, qui a invent\u00e9 une nouvelle micro-puce sous cutan\u00e9e, mesurant \u00e0 peine quelques millim\u00e8tres. Celle-ci serait capable, une fois implant\u00e9e dans le corps humain, d\u2019analyser diff\u00e9rents signaux biologiques et de dresser un rapport complet sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 du patient et ce, d\u2019une mani\u00e8re instantan\u00e9e. Reli\u00e9e via une liaison sans fil \u00e0 un \u00e9tablissement m\u00e9dical, elle serait en mesure de d\u00e9tecter, hormis les signes vitaux conventionnels comme la pression art\u00e9rielle, la temp\u00e9rature du corps o\u00f9 la pression sanguine, diverses r\u00e9actions chimiques pouvant se produire dans l\u2019organisme.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il s\u2019agirait alors d\u2019un moyen permettant par exemple de suivre l\u2019\u00e9volution de certains malades \u00e0 domicile et m\u00eame de pr\u00e9venir un quelconque arr\u00eat cardiaque ou bien le d\u00e9c\u00e8s de certaines personnes vivant seules. Ce nouveau syst\u00e8me, qui en est encore \u00e0 sa phase exp\u00e9rimentale, sera normalement op\u00e9rationnel d\u2019ici deux ans.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il faut pr\u00e9ciser que le parcours de M. Abderrazek Ben Abdallah est tout \u00e0 fait atypique. Il d\u00e9bute \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Sfax o\u00f9 il \u00e9tudie durant deux ann\u00e9es l\u2019informatique. Avant de rejoindre l\u2019universit\u00e9 des Sciences et Technologies de Hua Zhong, en Chine, o\u00f9 il d\u00e9crochera d\u2019abord une ma\u00eetrise, puis un Master en Sciences Informatiques. Mais le p\u00e9riple asiatique de notre homme ne s\u2019arr\u00eatera pas en si bon chemin. Il optera pour le Japon, et sera dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019universit\u00e9 d\u2019\u00e9lectro-communication Tokyo en 2002. Abderrazek Ben Abdallah, est, depuis l\u2019ann\u00e9e 2007, professeur assistant, au sein du laboratoire du Network Computing Laboratory \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Haizu au Japon. Il y enseigne diff\u00e9rentes mati\u00e8res relatives \u00e0 son domaine de recherche, comme l\u2019architecture embarqu\u00e9e des ordinateurs, les syst\u00e8mes informatiques int\u00e9gr\u00e9s o\u00f9 encore, la technologie de circuits int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 tr\u00e8s grande \u00e9chelle (VLSI). Autant dire que notre ing\u00e9nieur, \u00e0 peine \u00e2g\u00e9 de 43 ans et d\u00e9j\u00e0 docteur, a rapidement trouv\u00e9 sa place au sein de la communaut\u00e9 scientifique nippone, qui comme chacun le sait, repr\u00e9sente une des r\u00e9f\u00e9rences mondiales dans les hautes technologies en g\u00e9n\u00e9ral, et en \u00e9lectronique en particulier.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">M. Ben Abdallah est d\u2019ailleurs membre actif du WorkShop tuniso-japonais qui \u0153uvre pour le rapprochement des deux pays dans plusieurs domaines scientifiques o\u00f9 chacune des deux parties apporte son lot d\u2019expertise et de savoir-faire. Notre homme a pu, gr\u00e2ce \u00e0 sa mati\u00e8re grise, se hisser au niveau de l\u2019\u00e9lite mondiale, pour faire honneur aux fils du Soleil Levant. Et \u00e0 la Tunisie.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">Samy Ben Naceur<\/span><\/strong><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">(source: \u00ab\u00a0tekiano.com\u00a0\u00bb le 10 juil. 09)<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">lien:<a href=\"http:\/\/www.tekiano.com\/informatique\/informatik-news\/3-4-792\/un-tunisien-revolutionne-la-technologie-medicale-.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.tekiano.com\/informatique\/informatik-news\/3-4-792\/un-tunisien-revolutionne-la-technologie-medicale-.html<\/a><\/span><\/b>  \u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">M. Abdelaziz Agoubi: \u00e0 propos de Mustapha Ben Jaafar, de l\u2019opposition et du pouvoir en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">\n<div align=\"justify\"> En 2001, j\u2019ai pu rentrer en Tunisie apr\u00e8s 12 ans d\u2019exil\u2026 \u00c0 ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum d\u00e9mocratique ne vint m\u2019accueillir \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Incr\u00e9dule et d\u00e9\u00e7u, Je ne pus obtenir qu\u2019un bref entretien \u00e0 la sauvette dans un caf\u00e9. Je revins en France profond\u00e9ment inquiet  Dans cette interview, M. Abdelaziz Agoubi revient sur l\u2019\u00e9volution du Forum D\u00e9mocratique pour les Libert\u00e9s et le Travail, son exil qui a dur\u00e9 12 ans et son \u00e9valuation de la situation politique de la Tunisie.  \u00ab Jusqu\u2019\u00e0 1994, les opposants et les militants pour les droits de l\u2019Homme se faisaient rares. La majorit\u00e9 de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la r\u00e9pression et d\u00e9claraient dans les conf\u00e9rences et aux ONG internationales que \u00ab tout allait bien \u00bb. La plupart d\u2019entre eux ne veulent plus se rappeler cet \u00e9pisode de leurs vies politiques \u00bb  \u00ab J\u2019ai pu avec des amis convaincre Fran\u00e7ois Hollande le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d\u2019\u00e9tablir des relations de partenariat avec le FDLT\u00a0\u00bb  \u00ab Lorsque je suis rentr\u00e9\u00a0 \u00e0 Tunis, j\u2019ai re\u00e7u une invitation de la Police. Je fus re\u00e7u cordialement au Minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur pour soi-disant cl\u00f4turer mon dossier \u00bb  \u00ab J\u2019accuse principalement la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne d\u2019avoir cherch\u00e9 le blocage et le pourrissement de la situation plut\u00f4t que trouver des solutions aux probl\u00e8mes auxquels \u00e9tait confront\u00e9 notre pays \u00bb  J\u2019ai eu l\u2019occasion de connaitre beaucoup des personnalit\u00e9s parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d\u2019autres. Avec mes amis, nous les avons d\u00e9fendus et nous avons particip\u00e9 \u00e0 la m\u00e9diatisation de leurs combats et leurs notori\u00e9t\u00e9s. Ceci dit, j\u2019\u00e9tais souvent d\u00e9\u00e7u par leurs comportements et d\u00e9clarations en priv\u00e9. Mr Mustapha Ben Jaafar avait d\u00e9clar\u00e9 par exemple \u2013en ma pr\u00e9sence- \u00e0 des conf\u00e9rences de presses et \u00e0 des amis fran\u00e7ais, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses int\u00e9r\u00eats.  En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail \u00e9norme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l\u2019apparition d\u2019autres comit\u00e9s de d\u00e9fense de droits de l\u2019homme, j\u2019ai constat\u00e9 que la premi\u00e8re mission qu\u2019ils se sont fix\u00e9s, c\u2019\u00e9tait de casser tout notre travail, de nous \u00e9carter comme si nous \u00e9tions des adversaires !  Cette Interview a \u00e9t\u00e9 revue et amend\u00e9e par M. Abdelaziz Agoubi qui m\u2019a fait parvenir le texte final par mail.  <strong>Sami Ben Abdallah: Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous rappeler votre parcours politique ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi . Je suis socialiste musulman. On peut \u00eatre homme politique et croyant. Un d\u00e9mocrate musulman pratiquant conna\u00eet les limites. Il sait ce qu\u2019il peut faire et ne pas faire. Il agit suivant ses croyances, fid\u00e8le \u00e0 sa foi. Les croyants peuvent \u00eatre de n\u2019importe quelle tendance. Ils peuvent \u00eatre de droite ou de gauche. Les partis politiques qui ne font pas myst\u00e8re de leurs appartenances \u00e0 telle ou telle religion ont toujours exist\u00e9 dans le monde, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, \u2026 . Mais si les croyances sont admises en politique, le religieux reste du domaine de la sph\u00e8re priv\u00e9e. Le pouvoir ne doit pas \u00eatre remis entre les mains des religieux et le peuple ne l\u2019acceptera jamais. La population tunisienne rejette tout int\u00e9grisme id\u00e9ologique. Je suis convaincu que la solution viendra des d\u00e9mocrates musulmans en Tunisie.   J\u2019\u00e9tais forc\u00e9 \u00e0 l\u2019exile de 1989 \u00e0 2001. A partir de 1990, devant la r\u00e9pression que v\u00e9cu le pays et les grands proc\u00e8s d\u2019En Nahdha, j\u2019ai fait partie de plusieurs comit\u00e9s qui se sont constitu\u00e9s en Europe et particuli\u00e8rement en France. Sans fausse modestie, j\u2019\u00e9tais un militant actif. Notre travail consistait \u00e0 participer \u00e0 des manifestations, des rassemblements, \u00e0 r\u00e9diger des p\u00e9titions, et des courriers pour alerter l\u2019opinion internationale afin de secourir les victimes. Ceci dit, je n\u2019ai pas appartenu \u00e0 En Nahdha et je ne partage pas le projet politique de ce parti. Ce sont les violations des droits de l\u2019Homme et le non respect des libert\u00e9s qui motivaient mon engagement.  Jusqu\u2019\u00e0 1994, les opposants et les militants pour les droits de l\u2019Homme se faisaient rares. La majorit\u00e9 de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la r\u00e9pression et d\u00e9claraient dans les conf\u00e9rences et aux ONG internationales que \u00ab tout allait bien \u00bb. Jusqu\u2019\u00e0 1994, j\u2019en ai crois\u00e9 beaucoup dans les conf\u00e9rences internationales. La plupart d\u2019entre eux ne veulent plus se rappeler cet \u00e9pisode de leurs vies politiques. A partir de 1995, quand ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 leur tour victimes de r\u00e9pression, ils ont rejoints l\u2019opposition.  A partir de 1995, avec d\u2019autres militants, d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme, j\u2019ai soutenu le droit du Forum D\u00e9mocratique pour les Libert\u00e9s et le Travail (FDLT) anim\u00e9 par Mustapha Ben Jaafar et d\u2019autres dissidents du MDS, de se constituer en parti et d\u2019obtenir la l\u00e9galisation. C\u2019est en 2001 que le FDLT obtiendra gain de cause apr\u00e8s bien d\u2019efforts et de sacrifices que nous avons consentis. J\u2019\u00e9tais en contact r\u00e9gulier avec le parti socialiste \u00e0 travers mes amis de Ligue des droits de l\u2019Homme \u00e0 Lyon. J\u2019ai pu avec des amis convaincre Fran\u00e7ois Hollande le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d\u2019\u00e9tablir des relations de partenariat avec le FDLT.   En 2001, j\u2019ai pu rentrer en Tunisie apr\u00e8s 12 ans d\u2019exil. Depuis, je rentre r\u00e9guli\u00e8rement sans probl\u00e8mes \u00e0 ce jour.   <strong>Ce n\u2019est donc pas Mustapha Ben Jaafar qui avait pris contact au d\u00e9part avec le Parti socialiste ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : Non, sans fausse modestie, je vous dis que c\u2019est mon humble personne et mes amis qui ont tout arrang\u00e9.  C\u2019\u00e9tait le 10 d\u00e9cembre 1995 j\u2019ai particip\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un Comit\u00e9 Tunisien de Soutien au Forum D\u00e9mocratique, Mustapha Ben Jaafar a pr\u00e9sent\u00e9 la premi\u00e8re demande afin que le FDLT soit l\u00e9galis\u00e9 en avril 1994. \u00c9videmment, l\u2019autorisation de le cr\u00e9er lui fut refus\u00e9e. En r\u00e9alit\u00e9 de nombreuses personnalit\u00e9s \u00e0 l\u2019origine de l\u2019initiative se sont vues retirer leur passeport et assigner \u00e0 r\u00e9sidence.  Pour tenter de mobiliser des appuis en France, je sollicitais le 11 d\u00e9cembre, une entrevue aupr\u00e8s du Directeur des Affaires Etrang\u00e8res du Parti Socialiste, attirant son attention sur ces faits. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 re\u00e7u et j\u2019ai d\u00e9fendu le projet politique du FDLT que je sentais proche de mes id\u00e9es politiques. J\u2019ai eu alors l\u2019occasion de lui exposer, de fa\u00e7on approfondie, les raisons de notre inqui\u00e9tude et d\u2019\u00e9tudier avec lui les possibilit\u00e9s d\u2019une initiative du parti socialiste fran\u00e7ais pour aider la cause de la d\u00e9mocratie en Tunisie. Depuis cette date, je suis rest\u00e9 en contact avec le Parti Socialiste et j\u2019\u00e9tais leur interlocuteur pour toutes les questions ayant trait au FDLT. Un jour, un ami du PS \u00e0 Lyon m\u2019a appel\u00e9 et m\u2019a inform\u00e9 que Fran\u00e7ois Hollande allait recevoir Mustapha Ben Jaafar. Ce dernier est arriv\u00e9 en France et a pu le rencontrer.  <strong>Durant vos ann\u00e9es d\u2019exil, quel \u00e9tait votre plus mauvais souvenir ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : Il y en a beaucoup\u2026 mais le plus triste c\u2019\u00e9tait le 17\/09\/ 1996. Je perdais mon p\u00e8re et l\u2019entr\u00e9e en Tunisie me fut refus\u00e9e par manque de passeport qui a \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9 par le gouvernement. Malgr\u00e9 les interventions de plusieurs de mes amis, qui sollicit\u00e8rent le r\u00e9gime par l\u2019interm\u00e9diaire du Parlement Europ\u00e9en et du d\u00e9put\u00e9 Daniel Cohn-Bendit, je n\u2019obtins aucune r\u00e9ponse. Le gouvernement fut fid\u00e8le \u00e0 sa ligne de conduite, il garda le silence. Un Pr\u00e9sident d\u2019une R\u00e9publique Arabe avait dit un jour : \u00ab Un pays qui n\u2019a pas de probl\u00e8me n\u2019est pas un pays. Et nous gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, nous n\u2019avons pas de probl\u00e8me. \u00bb La Tunisie est ainsi, elle garde le silence et traite ses probl\u00e8mes en les ignorant. \u00c0 mon grand d\u00e9sespoir, je ne pus donc assister \u00e0 l\u2019enterrement de mon p\u00e8re. Et pourtant, au travers de toutes mes actions, j\u2019avais toujours et uniquement appeler au dialogue et \u00e0 la r\u00e9conciliation nationale.  <strong>Quand vous avez rencontr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois Mustapha Ben Jaafar ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : J\u2019ai le rencontr\u00e9 la premi\u00e8re fois en 1993 \u00e0 Paris et au mois d\u2019avril 2001, j\u2019invitais le Docteur Ben Jaafar, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Forum D\u00e9mocratique Pour le Travail et les Libert\u00e9s, \u00e0 venir t\u00e9moigner lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Lyon. En mai 2001, je suis intervenu avec mes amis aupr\u00e8s de Fran\u00e7ois Hollande. Le parti socialiste s\u2019engageait officiellement \u00e0 ne pas entretenir de relations avec le RCD, parti au pouvoir, tant qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019\u00e9volution dans le sens de la d\u00e9mocratie en Tunisie. Il reconnaissait le Forum D\u00e9mocratique et le Conseil National des Libert\u00e9s, parti d\u2019opposition, comme un partenaire privil\u00e9gi\u00e9 en Tunisie. Dans une interview \u00e0 la presse fran\u00e7aise, je ne manquais pas de souligner l\u2019avanc\u00e9e que repr\u00e9sentais cette prise de position et le soutien qu\u2019elle apportait \u00e0 notre combat.  <strong>En 2001, vous avez mis fin \u00e0 votre exil ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : Oui. J\u2019obtins le droit de rentrer en Tunisie gr\u00e2ce \u00e0 un dialogue franc avec le pouvoir ainsi voyant s\u2019achever un exil de plus de douze ans. Et c\u2019\u00e9tait un d\u00e9but d\u2019ouverture qui n\u2019a pas dur\u00e9e longtemps a cause des probl\u00e8mes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale en 2001. Lors de ce voyage qui dura vingt jours, je d\u00e9couvris des changements radicaux en Tunisie. Certes les infrastructures avaient progress\u00e9, nous avions des routes et des \u00e9quipements plus performants, l\u2019eau courante, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ou encore le t\u00e9l\u00e9phone \u00e9taient entr\u00e9s dans toutes les maisons. Mais la situation politique \u00e9tait toujours d\u2019une incroyable complexit\u00e9 et la d\u00e9chirure entre la soci\u00e9t\u00e9 civile et la population tunisienne n\u2019avait cess\u00e9 de s\u2019aggraver. \u00c0 ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum d\u00e9mocratique ne vint m\u2019accueillir \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Incr\u00e9dule et d\u00e9\u00e7u, je d\u00e9cidais de rendre visite \u00e0 ma famille dans le Sud tunisien. J\u2019avais h\u00e2te de revoir ma m\u00e8re qui avait d\u00e9j\u00e0 90 ans. Lorsque je rentrais \u00e0 Tunis pour r\u00e9pondre \u00e0 une invitation de la Police. Je fus re\u00e7u cordialement au Minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur pour soi-disant cl\u00f4turer mon dossier. Mon s\u00e9jour touchait \u00e0 sa fin, mais j\u2019esp\u00e9rais encore rencontrer les membres de mon parti. Je ne pus obtenir qu\u2019un bref entretien \u00e0 la sauvette dans un caf\u00e9. Je revins en France profond\u00e9ment inquiet.<\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong>Et quelle \u00e9tait votre r\u00e9action ?<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : Ayant tir\u00e9 les le\u00e7ons de l\u2019accueil re\u00e7u en Tunisie, apr\u00e8s avoir estim\u00e9 que ma mission \u00e9tait accomplie j\u2019ai pris un temps de r\u00e9flexion et j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de quitter le Forum d\u00e9mocratique d\u00e8s qu\u2019il ait eu obtenu sa l\u00e9galisation par le r\u00e9gime.  <strong>Avec du recul aujourd\u2019hui, quel regard portez vous sur le microcosme politique tunisien et ce que plusieurs appellent la \u00ab soci\u00e9t\u00e9 civile \u00bb.<\/strong>  M. Abdelaziz Agoubi : Je n\u2019ai pas regrett\u00e9 le fait d\u2019avoir milit\u00e9 ni pris des risques pour d\u00e9fendre les droits de l\u2019homme et les libert\u00e9s quand ils \u00e9taient viol\u00e9s. C\u2019\u00e9tait un devoir que je devais faire envers mon pays et ma conscience. Je l\u2019ai fait. Cependant, vous serez \u00e9tonn\u00e9 quand je vous dirai que j\u2019accuse principalement la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne d\u2019avoir cherch\u00e9 le blocage et le pourrissement de la situation plut\u00f4t que trouver des solutions aux probl\u00e8mes auxquels \u00e9tait confront\u00e9 notre pays.  Il y a une crise politique dans notre pays qui dure depuis des ann\u00e9es. Cette crise a connu son paroxysme avec l\u2019affrontement entre le pouvoir et En Nahdha. La r\u00e9pression \u00e9tait disproportionn\u00e9e et le pouvoir assume une responsabilit\u00e9 ind\u00e9niable. Cependant, En Nahdha en assume aussi une part de responsabilit\u00e9 aussi tout comme la majorit\u00e9 des gauches qui se sont tues, cautionn\u00e9 et parfois encourager la r\u00e9pression. Je ne suis pas contre le mouvement En Nadha, qui joue un r\u00f4le important dans la soci\u00e9t\u00e9, mais ce parti refuse de se livrer \u00e0 une autocritique indispensable. Pourtant il gagnerait \u00e0 \u00e9claircir ses positions. Car ce mouvement \u00e0 sa part de responsabilit\u00e9 dans la crise que nous vivons, bien qu\u2019il n\u2019ait jamais voulu reconna\u00eetre ses torts.<\/div>\n<div align=\"justify\"> Il y a aussi cette soci\u00e9t\u00e9 civile que je connais plus qu\u2019elle ne se connaisse. Faut-il rappeler que dans sa majorit\u00e9, elle a soutenu et cautionn\u00e9 la r\u00e9pression entre 1990 et 1995 ? Par ailleurs, J\u2019ai eu l\u2019occasion de connaitre beaucoup des personnalit\u00e9s parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d\u2019autres. Avec mes amis, nous les avons d\u00e9fendus et nous avons particip\u00e9 \u00e0 la m\u00e9diatisation de leurs combats et leurs notori\u00e9t\u00e9s. Ceci dit, j\u2019\u00e9tais souvent d\u00e9\u00e7u par leurs comportements et d\u00e9clarations en priv\u00e9. Mr Mustapha Ben Jaafar avait d\u00e9clar\u00e9 par exemple \u2013en ma pr\u00e9sence- \u00e0 des conf\u00e9rences de presses et \u00e0 des amis fran\u00e7ais, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses int\u00e9r\u00eats.  <strong>Ne pensez-vous pas que vos propos sont motiv\u00e9s par la d\u00e9ception que vous sentez car vous avez \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9 du FDLT plut\u00f4t que par une analyse froide de la situation ?<\/strong>   M. Abdelaziz Agoubi\u00a0 Soyez sur que ma d\u00e9ception n\u2019est pour rien dans le constat que je fais de la situation. En 2001, j\u2019avais appel\u00e9 \u00e0 la r\u00e9conciliation nationale et \u00e0 organiser un dialogue avec le pouvoir au nom de notre mouvement qui est l\u2019alliance d\u00e9mocratique tunisienne qu\u2019on a cr\u00e9\u00e9 en 1997. Mr Mustapha Ben Jaafar et ses amis m\u2019avaient accus\u00e9 de jouer le jeu du pouvoir. Le 30 mai 2009, c\u2019est pourtant le m\u00eame Mr Mustapha Ben Jaafar qui a appel\u00e9 au dialogue avec le pouvoir et a re\u00e7u lors du d\u00e9roulement du congr\u00e8s du FDLT le vice secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du RCD. D\u2019ailleurs je rappelle que de 2001 jusqu\u2019\u00e0 2009, Mr Mustapha ben Jaafar a refus\u00e9 d\u2019organiser un congr\u00e8s, de distribuer des cartes d\u2019adh\u00e9rents afin de continuer \u00e0 contr\u00f4ler le forum et \u00e9viter toute comp\u00e9tition interne. Ce n\u2019est pas propre au forum. Tous les partis de l\u2019opposition souffrent de ces pratiques anti-d\u00e9mocratiques. En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail \u00e9norme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l\u2019apparition d\u2019autres comit\u00e9s de d\u00e9fense de droits de l\u2019homme, j\u2019ai constat\u00e9 que la premi\u00e8re mission qu\u2019ils se sont fix\u00e9s, c\u2019\u00e9tait de casser tout notre travail, de nous \u00e9carter comme si nous \u00e9tions des adversaires ! Malheureusement, il n\u2019y a pas de solidarit\u00e9 et de continuit\u00e9 dans le travail des oppositions, ce qui explique les \u00e9checs qu\u2019ils enregistrent et le peu d\u2019int\u00e9r\u00eat que leur r\u00e9serve le peuple.  Nombre de ces oppositions ne veulent pas que la situation politique en Tunisie s\u2019am\u00e9liore. Ce qui les int\u00e9ressent, ce sont leurs propres int\u00e9r\u00eats personnels. Si la situation s\u2019am\u00e9liorait, ils perdraient ces int\u00e9r\u00eats et privil\u00e8ges.   Ceci dit, je n\u2019ai pas perdu espoir dans les bonnes volont\u00e9s des forces vives de notre pays ni dans ses jeunes, qui je l\u2019esp\u00e8re, tireront des conclusions des erreurs des g\u00e9n\u00e9rations actuelles ou de celles qui les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es. <strong><font>(Source : le blog de Sami Ben Abdallah, consult\u00e9 le 10 juillet 2009) Lien : http:\/\/samibenabdallah.rsfblog.org<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>\u00ab\u00a0Milliers de morts\u00a0\u00bb au Xinjang (dissidente)<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font>AFP \/10\/07\/2009 La dissidente ou\u00efghoure en exil Rebiya Kadeer a estim\u00e9\u00a0 que des milliers de personnes pourraient avoir \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es au cours des r\u00e9centes violences ethniques dans la r\u00e9gion chinoise du Xinjiang, peupl\u00e9e de 8,3 millions d&rsquo;Ou\u00efghours, des musulmans turcophones.  Rebiya Kadeer, qui dirige le Congr\u00e8s mondial ou\u00efghour, a jug\u00e9 difficile d&rsquo;obtenir un bilan global des affrontements. \u00ab\u00a0Selon des informations non confirm\u00e9es obtenues sur le terrain, le nombre (de morts) est sup\u00e9rieur \u00e0 1.000 et certains disent 3.000\u00a0\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse au si\u00e8ge du Congr\u00e8s \u00e0 Washington o\u00f9 elle est exil\u00e9e.  Elle a ajout\u00e9 que des personnes avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es pas seulement dans la capitale du Xinjiang, Urumqi, mais aussi \u00e0 travers cette vaste r\u00e9gion du nord-ouest de la Chine, soulignant qu&rsquo;il y avait eu des \u00ab\u00a0tueries de masse dans diff\u00e9rentes villes, comme \u00e0 Kashgar\u00a0\u00bb.  Elle a estim\u00e9 que 5.000 autres personnes avaient \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9es. Le gouvernement chinois a fix\u00e9 le bilan de ces \u00e9meutes ethniques \u00e0 156 morts et plus de 1.000 bless\u00e9s dimanche \u00e0 Urumqi, o\u00f9, selon P\u00e9kin, les Ou\u00efghours, principale minorit\u00e9 du Xinjiang, ont attaqu\u00e9 les Chinois de la majorit\u00e9 ethnique Han.<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p> \u00a0<\/p><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil \u00a0 \u00a0 TUNISNEWS 9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e,N\u00b0\u00a03335 du 10.07.2009 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0\u00a0 Amnesty International: Tunisie. Une vague de r\u00e9pression s\u2019abat sur les d\u00e9fenseurs des droits humains Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie AISPP: Nouvel appel contre la livraison de Tarek Herzi D\u00e9tenu \u00e0 la prison Cropper \u00e0 Bagdad OLPEC: Tunisia: Academic sentenced [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[59,40,29],"class_list":["post-19208","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-59","tag-40","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19208"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19208\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}