{"id":19072,"date":"2010-07-15T00:00:00","date_gmt":"2010-07-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/15-juillet-2010\/"},"modified":"2010-07-15T00:00:00","modified_gmt":"2010-07-15T00:00:00","slug":"15-juillet-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/15-juillet-2010\/","title":{"rendered":"15 juillet 2010"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\" a \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9 en libert\u00e9 devant \n\t\t\t\t\t\tla quatri\u00e8me chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re \n\t\t\t\t\t\tInstance de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge Mehrez Hammami, \n\t\t\t\t\t\tdans l\u2019affaire n\u00b020731, pour adh\u00e9sion \u00e0 une organisation \n\t\t\t\t\t\tayant fait du terrorisme un moyen de r\u00e9aliser ses \n\t\t\t\t\t\tobjectifs.\u00a0 Apr\u00e8s l\u2019appel de l\u2019affaire, son avocat, \n\t\t\t\t\t\tMa\u00eetre Chaker Alouane, a plaid\u00e9 et requis un non-lieu \n\t\t\t\t\t\t[\u2026]\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div onclick=\"return Control.invoke('ReadingPane', '_onBodyClick', event);\">\n<div>\n<div>\n<div><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<div><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03705 du 15.07.2010<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><span><font face=\"Arial\"><strong>\u00a0archives :<\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><span lang=\"FR\"><font size=\"2\"><strong>AISPP: Proc\u00e8s du 14 juillet <font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/font> Reporters Sans Fronti\u00e8res: Le journaliste Fahem Boukadous arr\u00eat\u00e9 <font>Reporters Sans Fronti\u00e8res: Quand le monde tourne \u00e0 l\u2019envers et la justice tunisienne avec<\/font> C.R.L.D.H.T: Arrestation du journaliste Fahem Boukaddous <font>Parti communiste fran\u00e7ais: Arrestation du journaliste Fahem Boukadous: le PCF r\u00e9it\u00e8re sa condamnation<\/font> Union syndicale Solidaires: Arrestation du journaliste tunisien Fahem Boukaddous <font>AFP: Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukadous  <\/font>AP: Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukaddous <font>Nouvelobs: Le journaliste tunisien Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9<\/font> Liberation: Journaliste tunisien emprisonn\u00e9 &#8211; Radia Nassraoui \u00abOn ne peut que craindre pour sa vie\u00bb <font>Le Monde: En Tunisie, l\u2019empire taill\u00e9 sur mesure de Sakhr El-Materi<\/font><\/strong><\/font><\/span><\/div>\n<p><font><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font><strong>Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques<\/strong> <\/font>43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 14 juillet 2010<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Aujourd\u2019hui, mercredi 14 juillet 2010, <strong>Mohammed Ben Ali<\/strong> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9 en libert\u00e9 devant la quatri\u00e8me chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge Mehrez Hammami, dans l\u2019affaire n\u00b020731, pour adh\u00e9sion \u00e0 une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de r\u00e9aliser ses objectifs.\u00a0 Apr\u00e8s l\u2019appel de l\u2019affaire, son avocat, Ma\u00eetre Chaker Alouane, a plaid\u00e9 et requis un non-lieu [\u2026] \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 De m\u00eame, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9s aujourd\u2019hui 14 juillet 2010 devant la quatri\u00e8me chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge Mehrez Hammami, dans l\u2019affaire n\u00b020771, <strong>Yassine Ben Kamel ben Mohammed Hedhili Touzani<\/strong>, n\u00e9 le 16 mars 1985, <strong>Ahmed Ben Abdelhamid Ahmed Chetbouri<\/strong>, n\u00e9 le 24 f\u00e9vrier 1980, <strong>Omar Ben Khaled Ben Mohammed Triter<\/strong>, n\u00e9 le 1er f\u00e9vrier 1990, tous en libert\u00e9, pour incitation \u00e0 la commission d\u2019infractions terroristes, adh\u00e9sion \u00e0 une organisation et une entente en rapport avec les infractions terroristes. Le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 de reporter l\u2019affaire au 22 septembre 2010 \u00e0 la demande de leur avocat, Ma\u00eetre Samir Ben Amor ; Les jeunes d\u00e9f\u00e9r\u00e9s r\u00e9sident dans la r\u00e9gion de Sousse et ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s en f\u00e9vrier 2010 pour avoir visit\u00e9 des sites islamiques et avoir cr\u00e9\u00e9 une page religieuse sur le site Face Book afin de publier les enseignements de la religion islamique. Pour la commission de suivi des proc\u00e8s politiques Le Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral <strong><font>Ma\u00eetre Samir Ben Amor<\/font><\/strong> <font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font>Libert\u00e9 pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux d\u00e9cennies Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques <strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9<\/font><\/strong> Organisation ind\u00e9pendante de droits de l\u2019homme 33 rue Mokhtar Atya, Tunis Tel\/fax : 71 340 860 <a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Liberte.equite@gmail.com<\/a> Tunis, le 13 juillet 2010 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong>1)\u00a0\u00a0 Le journaliste Fahem Boukaddous a quitt\u00e9 l\u2019h\u00f4pital sous une surveillance rapproch\u00e9e<\/strong> Le journaliste Fahem Boukaddous a quitt\u00e9 aujourd\u2019hui, mercredi 14 juillet 2010, l\u2019h\u00f4pital Ferhat Hached de Sousse, son m\u00e9decin lui a affirm\u00e9 que son \u00e9tait n\u00e9cessitait encore des soins en raison d\u2019un hausse de temp\u00e9rature due \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019un microbe au niveau de l\u2019appareil respiratoire. La voiture qui transportait Monsieur Boukaddous au domicile d\u2019un de ses amis \u00e0 Sousse a fait l\u2019objet d\u2019une filature rapproch\u00e9e de la police qui est toujours en faction devant le domicile. Son arrestation et son emprisonnement sont possibles du fait du jugement prononc\u00e9 par la Cour d\u2019Appel le condamnant \u00e0 quatre ans d\u2019emprisonnement.  <strong>2)\u00a0\u00a0 Le proc\u00e8s du journaliste Mouldi Zouabi \u00e0 la suite de son agression par un membre du parti au pouvoir<\/strong> Le journaliste Mouldi Zouabi, correspondant du site Kalima dans le nord ouest, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9 ce matin, mercredi 14 juillet 2010, devant le tribunal cantonal de Jendouba pour agression violente d\u2019un \u00e9l\u00e9ment du parti au pouvoir. La commission du tribunal a d\u00e9cid\u00e9 de reporter l\u2019examen de l\u2019affaire au 4 ao\u00fbt prochain. Le journaliste Mouldi Zouabi \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 la victime et avait port\u00e9 plainte aupr\u00e8s du Procureur de la R\u00e9publique  <strong>3)\u00a0\u00a0\u00a0 La cour d\u2019Appel de Tunis examine l\u2019affaire d\u2019Abdelkarim Aziza et d\u2019autres affaires, relatives \u00e0 des r\u00e9unions non autoris\u00e9es<\/strong> \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La quatorzi\u00e8me chambre correctionnelle de la Cour d\u2019Appel de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge Mohammed Ali Chouikha, a examin\u00e9 dans la matin\u00e9e du mercredi 14 juillet 2010 l\u2019appel interjet\u00e9 par monsieur Abdelkarim Aziza contre le jugement prononc\u00e9 par le Tribunal de Premi\u00e8re Instance pour collecte de fonds non autoris\u00e9e en vertu du d\u00e9cret n\u00b022 du 8 mai 1922, amend\u00e9 le 14\/01\/2010 [\u2026.]  \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cette m\u00eame chambre a examin\u00e9 aujourd\u2019hui l\u2019affaire n\u00b027628 dans laquelle sont d\u00e9f\u00e9r\u00e9s Abderrahmane Bennani et Mohammed Ouaha\u00efbi ainsi que Salaheddine pour tenue de r\u00e9unions non autoris\u00e9es [\u2026] \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 De m\u00eame, monsieur Fares Sendid a \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9 en libert\u00e9 devant cette m\u00eame chambre pour tenue de r\u00e9unions sans autorisation.[\u2026]  <strong>4)\u00a0\u00a0 Poursuite du blocus et de la filature de ma\u00eetre Mohammed Nouri, de l\u2019ing\u00e9nieur Abdelkarim Harouni et du docteur Zyed Daouletli.<\/strong> Des agents de la police politique continuent d\u2019imposer une logique d\u2019interdit \u00e0 l\u2019activit\u00e9 des droits de l\u2019homme, aux d\u00e9fenseurs de ces droits et aux opposants politiques. En effet, cinq agents de la police politique ont continu\u00e9 lundi 14 juillet leur filature rapproch\u00e9e du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Organisation Libert\u00e9 et Equit\u00e9, l\u2019ing\u00e9nieur Abdelkarim Harouni, en postant trois voitures \u00e0 proximit\u00e9 de son lieu de travail et devant son domicile. Par ailleurs, un nombre ind\u00e9termin\u00e9 d\u2019agents continuent de suivre de fa\u00e7on rapproch\u00e9e le pr\u00e9sident de l\u2019Organisation, Ma\u00eetre Mohammed Nouri. De m\u00eame, le Docteur Zyed Daouletli fait l\u2019objet d\u2019une filature rapproch\u00e9e lors de tous ses d\u00e9placements et son domicile est cern\u00e9 en permanence. [\u2026] Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation le Pr\u00e9sident <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/font><\/strong> <font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<p><\/font><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">Reporters Sans Fronti\u00e8res<\/font> TUNISIE &#8211; Le journaliste Fahem Boukadous arr\u00eat\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> 15.07.2010  Le 15 juillet 2010, le journaliste Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 vers 9h30 (heure locale) dans la cour de l\u2019h\u00f4pital Ferhat Hached de Sousse, alors qu\u2019il \u00e9tait en compagnie de sa femme. Il a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 dans un lieu encore inconnu.   Cette interpellation fait suite \u00e0 la confirmation en appel, le 6 juillet 2010, de la condamnation du journaliste \u00e0 une peine de quatre ans de prison ferme. Le tribunal d\u2019appel de Gafsa avait rendu sa d\u00e9cision alors m\u00eame que le journaliste \u00e9tait hospitalis\u00e9 depuis le 3 juillet dernier pour des probl\u00e8mes respiratoires.  Le journaliste \u00e9tait sorti le 14 juillet vers 12h30 de l\u2019h\u00f4pital, et avait pass\u00e9 la nuit chez des amis pr\u00e8s de Sousse.  Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 poursuivi avec acharnement par les autorit\u00e9s tunisiennes depuis deux ans pour sa couverture des manifestations populaires dans la r\u00e9gion mini\u00e8re de Gafsa en 2008. Reporters sans fronti\u00e8res est d\u2019autant plus inqui\u00e8te pour le journaliste qu\u2019il souffre de probl\u00e8mes pulmonaires. Il est toujours sous traitement m\u00e9dical et les m\u00e9decins l\u2019ont convoqu\u00e9 pour de nouveaux examens le 23 ao\u00fbt prochain.  C\u2019est un cas de plus qui montre que le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Zine El-Abidine Ben Ali se veut implacable avec les journalistes ind\u00e9pendants. Les autorit\u00e9s sont m\u00eame pr\u00eates \u00e0 enfreindre leurs propres r\u00e8gles de justice pour arriver \u00e0 ses fins (cf. communiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent).  Depuis la r\u00e9\u00e9lection du pr\u00e9sident Ben Ali, en octobre 2009, le pays a renforc\u00e9 son image d\u2019Etat policier, journalistes et blogueurs subissant un v\u00e9ritable harc\u00e8lement au quotidien. R\u00e9cemment, le Parlement a adopt\u00e9 un projet de loi visant \u00e0 criminaliser directement les activit\u00e9s de sensibilisation men\u00e9es par les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme tunisiens, renfor\u00e7ant son dispositif l\u00e9gal destin\u00e9 \u00e0 verrouiller les libert\u00e9s fondamentales.<\/div>\n<p><\/font><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong><font><font size=\"2\">Reporters Sans Fronti\u00e8res<\/font> <\/font> Quand le monde tourne \u00e0 l\u2019envers et la justice tunisienne avec<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p align=\"justify\">Publi\u00e9 le 15 juillet 2010<\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p> Le 15 juillet 2010, le journaliste<strong>Fahem Boukadous<\/strong> a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 vers 9h30 (heure locale) dans la cour de l\u2019h\u00f4pital Ferhat Hached de Sousse, alors qu\u2019il \u00e9tait en compagnie de sa femme. Il a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 dans un lieu encore inconnu.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"justify\">Cette interpellation fait suite \u00e0 la confirmation en appel, le 6 juillet 2010, de la condamnation du journaliste \u00e0 une peine de quatre ans de prison ferme. Le tribunal d\u2019appel de Gafsa avait rendu sa d\u00e9cision alors m\u00eame que le journaliste \u00e9tait hospitalis\u00e9 depuis le 3 juillet dernier pour des probl\u00e8mes respiratoires.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le journaliste \u00e9tait sorti le 14 juillet vers 12h30 de l\u2019h\u00f4pital, et avait pass\u00e9 la nuit chez des amis pr\u00e8s de Sousse. Il \u00e9tait revenu le 15 juillet \u00e0 l\u2019h\u00f4pital afin de r\u00e9cup\u00e9rer son dossier m\u00e9dical.<\/p>\n<p align=\"justify\">Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 poursuivi avec acharnement par les autorit\u00e9s tunisiennes depuis deux ans pour sa couverture des manifestations populaires dans la r\u00e9gion mini\u00e8re de Gafsa en 2008. Reporters sans fronti\u00e8res est d\u2019autant plus inqui\u00e8te pour le journaliste qu\u2019il souffre de probl\u00e8mes pulmonaires. Il est toujours sous traitement m\u00e9dical et les m\u00e9decins l\u2019ont convoqu\u00e9 pour de nouveaux examens le 23 ao\u00fbt prochain.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est un cas de plus qui montre que le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Zine El-Abidine Ben Ali se veut implacable avec les journalistes ind\u00e9pendants. Les autorit\u00e9s sont m\u00eame pr\u00eates \u00e0 enfreindre leurs propres r\u00e8gles de justice pour arriver \u00e0 ses fins (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">cf. communiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent<\/a>).<\/p>\n<p align=\"justify\">Depuis la r\u00e9\u00e9lection du pr\u00e9sident Ben Ali, en octobre 2009, le pays a renforc\u00e9 son image d\u2019Etat policier, journalistes et blogueurs subissant un v\u00e9ritable harc\u00e8lement au quotidien. R\u00e9cemment, le Parlement a adopt\u00e9 un projet de loi visant \u00e0 criminaliser directement les activit\u00e9s de sensibilisation men\u00e9es par les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme tunisiens, renfor\u00e7ant son dispositif l\u00e9gal destin\u00e9 \u00e0 verrouiller les libert\u00e9s fondamentales.<\/p>\n<h3 align=\"justify\" class=\"ecxspip\" style=\"color: blue;\"><strong>Historique de l\u2019affaire<\/strong> <\/h3>\n<p align=\"justify\">Le 5 janvier 2008, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), principal employeur d\u2019une r\u00e9gion marqu\u00e9e par un fort taux de ch\u00f4mage, publie les r\u00e9sultats du concours d\u2019embauche. La population de la r\u00e9gion de Redeyef, jugeant ces r\u00e9sultats frauduleux, entend d\u00e9noncer la politique de recrutement de la CPG, le favoritisme et la corruption.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le 7 avril 2008, une trentaine de gr\u00e9vistes sont interpell\u00e9s, provoquant d\u2019importantes manifestations. Une vague de r\u00e9pression s\u2019abat alors \u00e0 l\u2019encontre des jeunes et des activistes de la r\u00e9gion qui multiplient les rassemblements. Trois jeunes manifestants sont tu\u00e9s. Deux d\u2019entre eux sont tu\u00e9s par balles le 6 juin 2008.<\/p>\n<p align=\"justify\">Fahem Boukadous a couvert pour <i>El Hiwar Ettounsi<\/i> ces manifestations populaires. Il collabore depuis 2006 avec cette cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision satellitaire priv\u00e9e, lanc\u00e9e en 2002 \u00e0 partir de la France .<\/p>\n<p align=\"justify\">Les images film\u00e9es par Fahem Boukadous sont reprises par d\u2019importants m\u00e9dias panarabes et post\u00e9es sur les sites de partages de vid\u00e9os, tels que YouTube et Dailymotion, tous deux censur\u00e9s en Tunisie. Le 5 juillet 2008, par crainte d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9, Fahem Boukadous entre dans la clandestinit\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le 4 d\u00e9cembre 2008, s\u2019ouvre le \u00ab\u00a0proc\u00e8s des 38\u00a0\u00bb, accus\u00e9s \u201cd\u2019entente criminelle en vue de commettre des attentats contre les personnes et les biens\u201c, de \u201cr\u00e9bellion arm\u00e9e commise par plus de dix personnes\u201c et de \u201ctroubles \u00e0 l\u2019ordre public\u201c. A l\u2019issue du proc\u00e8s le 11 d\u00e9cembre, 33 personnes sont condamn\u00e9es \u00e0 des peines allant de deux ans d\u2019emprisonnement avec sursis, \u00e0 dix ans et un mois de prison ferme. Cinq personnes sont relax\u00e9es. Le verdict est rendu en l\u2019absence de plaidoiries de la d\u00e9fense et d\u2019interrogatoires des pr\u00e9venus.<\/p>\n<p align=\"justify\">Fahem Boukadous est, quant \u00e0 lui, condamn\u00e9, par contumace, par le tribunal de premi\u00e8re instance de Gafsa, \u00e0 une peine de six ans de prison ferme, pour \u201cappartenance \u00e0 une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et \u00e0 leurs biens\u00a0\u00bb, et \u201cdiffusion d\u2019informations de nature \u00e0 troubler l\u2019ordre public\u201c, sur la base des articles 131 et 121 du code p\u00e9nal tunisien.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le proc\u00e8s en appel s\u2019ouvre le 13 janvier 2009. Le 5 f\u00e9vrier 2009, la cour d\u2019appel confirme la condamnation de Fahem Boukadous \u00e0 une peine de six ans de prison ferme.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le 24 novembre 2009, le journaliste se pr\u00e9sente libre au tribunal de Gafsa, mettant ainsi un terme \u00e0 pr\u00e8s de dix-sept mois de clandestinit\u00e9. Absent lors de son proc\u00e8s, Fahem Boukadous peut faire opposition du premier jugement. La proc\u00e9dure recommence depuis le d\u00e9but, annulant les d\u00e9cisions juridiques pr\u00e9c\u00e9dentes concernant le journaliste.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 13 janvier 2010 \u00e0 quatre ans de prison ferme par le tribunal de Gafsa pour les m\u00eames faits que ceux qui lui \u00e9taient reproch\u00e9s en d\u00e9cembre 2008. Depuis, le proc\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 report\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><\/strong><\/p>\n<h3 align=\"justify\" class=\"ecxspip\" style=\"color: blue;\">Des affaires \u00ab\u00a0en veux-tu, en voil\u00e0\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">Le 14 juillet 2010, le tribunal cantonal de Jendouba a annonc\u00e9 le report du proc\u00e8s du journaliste <strong>Mouldi Zouabi<\/strong>, reporter \u00e0 <i>Radio Kalima<\/i>, au 4 ao\u00fbt prochain.<\/p>\n<p align=\"justify\">Alors qu\u2019il s\u2019attendait \u00e0 \u00eatre convoqu\u00e9 en tant que plaignant dans l\u2019affaire o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 par Khalil Maaroufi, un proche des services de police, Mouldi Zouabi avait re\u00e7u, le 7 juillet 2010 pour r\u00e9pondre de l\u2019accusation de \u00ab\u00a0violences aggrav\u00e9es et injures publiques\u00a0\u00bb contre son agresseur.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le 1er avril 2010, le journaliste a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 devant le poste de police central de Jendouba par Khalil Maaroufi, g\u00e9rant d\u2019un caf\u00e9 situ\u00e9 en face du palais de justice \u00e0 Jendouba (200 km \u00e0 l\u2019ouest de Tunis).<\/p>\n<p align=\"justify\">\u00ab\u00a0Le type est sorti d\u2019une voiture et m\u2019a demand\u00e9 si je m\u2019appelais Mouldi Zouabi. A peine avais-je r\u00e9pondu par la positive qu\u2019il s\u2019est jet\u00e9 sur moi en me rouant de coups et me traitant de tous les noms. Il a cass\u00e9 mes lunettes. Il m\u2019a arrach\u00e9 mes papiers. Il m\u2019a tout pris, mes papiers d\u2019identit\u00e9, ma carte de presse de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des journalistes, ma carte bancaire, mon permis de conduire, mon dictaphone et d\u2019autres documents personnels\u00a0\u00bb, avait d\u00e9clar\u00e9 Mouldi Zouabi.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mouldi Zouabi avait alors port\u00e9 plainte aupr\u00e8s du parquet de Jendouba apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 examin\u00e9 par un m\u00e9decin qui lui a d\u00e9livr\u00e9 un certificat m\u00e9dical attestant des blessures provoqu\u00e9es par l\u2019agression.<\/p>\n<p align=\"justify\">Aujourd\u2019hui, la plainte qu\u2019il avait d\u00e9pos\u00e9e a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e pour \u00ab\u00a0insuffisance de preuves\u00a0\u00bb et son agresseur le poursuit pour les faits dont lui-m\u00eame avait \u00e9t\u00e9 victime.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Zakia Dhifawi<\/strong>, journaliste \u00e0 <i>Mouatinoun<\/i>, a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9e, le 1er juillet 2010, \u00e0 Nantes par des policiers tunisiens en civil alors qu\u2019elle intervenait au Forum mondial des droits de l\u2019homme. Elle a port\u00e9 plainte. A son retour en Tunisie, le 6 juillet 2010, elle a subi une fouille corporelle humiliante.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans un communiqu\u00e9 de presse commun dat\u00e9 du 17 juin 2010, Reporters sans fronti\u00e8res, l\u2019Observatoire pour la protection des d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme, un programme conjoint de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des ligues des droits de l\u2019homme (FIDH) et de l\u2019Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le R\u00e9seau Euro-m\u00e9diterran\u00e9en des droits de l\u2019Homme (REMDH), Amnesty International et Human Rights Watch ont publiquement condamn\u00e9 l\u2019adoption par le Parlement tunisien, le 15 juin 2010, d\u2019un projet de loi visant \u00e0 criminaliser directement les activit\u00e9s de sensibilisation men\u00e9es par les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme tunisiens (<a rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.rsf.org\/tunisie-adoption-&#8230;<\/a>).<\/p>\n<p align=\"justify\">Le 8 juillet 2010,<a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une lettre a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e au Pr\u00e9sident tunisien<\/a>, Monsieur Zine El-Abidine Ben Ali, afin d\u2019attirer son attention sur les cons\u00e9quences de l\u2019adoption d\u2019un tel amendement sur les activit\u00e9s de promotion et de protection des droits de l\u2019homme men\u00e9es par les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme tunisiens, et lui demandant d\u2019abroger cet amendement.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font>(Source: Reporters Sans Fronti\u00e8res<font size=\"3\"><\/font><font size=\"2\">le 15 juillet 2010)<\/font><\/font><\/strong><\/p>\n<p><font><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><font>C.R.L.D.H.T<\/font><\/strong> Comit\u00e9 pour le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l\u2019Homme en Tunisie membre du R\u00e9seau Euro-m\u00e9diterran\u00e9en des Droits de l\u2019Homme 21ter rue Voltaire \u2013 FR-75011 PARIS\u00a0 &#8211; Tel\/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org \/ www.crldht.org\u00a0 \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Urgent &#8211; Alerte\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Arrestation du journaliste Fahem Boukaddous<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Nous venons d&rsquo;apprendre l&rsquo;arrestation ce matin, 15 juillet 2010, du journaliste Fahem Boukaddou<\/span><span>s.<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>Il est \u00e0 rappeler que Fahem Boukaddous, qui a quitt\u00e9 l&rsquo;hopital le mercredi 14 juillet 2010, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9, le 6 juillet \u00e0 4 ans de prison ferme par la cour d&rsquo;appel de Gafsa (Lire communiqu\u00e9 CRLDHT ci-dessous)<\/span><span>\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>La cour d&rsquo;appel de Gafsa confirme la condamnation\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span>du journaliste\u00a0<\/span><span>Fahem Boukadous<\/span><span>\u00a0\u00e0 4 ans de prison<\/span><\/b><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span>La\u00a0Cour\u00a0d\u2019appel de Gafsa a confirm\u00e9 aujourd\u2019hui, mardi 6 juillet 2010, la condamnation\u00a0prononc\u00e9e en premi\u00e8re instance\u00a0\u00e0 l\u2019encontre\u00a0du journaliste Fahem\u00a0Boukadous\u00a0 \u00e0 quatre ans de prison ferme.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Fahem Boukadous<\/span><\/b><span>, hospitalis\u00e9 \u00e0 Sousse depuis plusieurs jours, est poursuivi\u00a0suite \u00e0\u00a0la\u00a0couverture journalistique qu\u2019il a assur\u00e9e\u00a0du mouvement social du bassin minier de Gafsa en 2008. Il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par contumace \u00e0 6 ans de prison ferme en d\u00e9cembre 2008, puis de nouveau en appel en f\u00e9vrier 2009 en m\u00eame temps que les leaders du mouvement de protestation sociale du bassin minier de Gafsa.<\/span><\/p>\n<p><span>M.\u00a0<b>Fahem Boukadous<\/b>\u00a0est sorti\u00a0de la clandestinit\u00e9 le 24 novembre 2009, et s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la justice pour faire opposition \u00e0 sa condamnation par contumace. Il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 en premi\u00e8re instance \u00e0 4 ans de prison ferme. Il vient de conna\u00eetre le m\u00eame sort que\u00a0<b>Hassen\u00a0Ben\u00a0Abdallah<\/b>, qui a subi le m\u00eame jugement s\u00e9v\u00e8re de 4 ans de prison, prononc\u00e9 \u00e0 son encontre\u00a0par\u00a0la m\u00eame \u00a0Cour\u00a0.<\/span><\/p>\n<p><span>M.\u00a0<b>Boukaddous<\/b>, dont la sant\u00e9 est en \u00e9tat critique,\u00a0est\u00a0actuellement\u00a0hospitalis\u00e9 \u00e0\u00a0 Sousse (Centre-Est de la Tunisie) et \u00a0risque l\u2019incarc\u00e9ration \u00e0 tout moment.<\/span><\/p>\n<p><span>Le\u00a0<b>CRLDHT<\/b>\u00a0 d\u00e9nonce ce proc\u00e8s scandaleux et inique, dans un Etat, la Tunisie,\u00a0 o\u00f9 la justice d\u00e9lib\u00e8re en absence\u00a0\u00a0m\u00eame de l\u2019\u00a0\u00abaccus\u00e9\u00bb\u00a0emp\u00each\u00e9 d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent physiquement pour des raisons de sant\u00e9. \u00a0.<\/span><\/p>\n<p><span>Il\u00a0exige la lib\u00e9ration\u00a0imm\u00e9diate de MM.\u00a0<b>Fahem Boukadous<\/b>\u00a0et\u00a0<b>Hassen ben Abdallah<\/b>\u00a0et l\u2019arr\u00eat des poursuites \u00e0 leur\u00a0encontre.<\/span><\/p>\n<p><span>Le\u00a0<b>CRLDHT<\/b>\u00a0tient le gouvernement tunisien pour responsable de toute d\u00e9gradation de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9\u00a0de M.<b>Fahem Boukadous<\/b>.<\/span><\/p>\n<p><span>Le\u00a0<b>CRLDHT<\/b>\u00a0rappelle que le dossier du bassin Minier n\u2019est pas clos et exige l\u2019arr\u00eat des poursuites \u00e0 l\u2019encontre de MM <b>Maher Fajraoui<\/b> (condamn\u00e9 par contumace \u00e0 10 ans de prison) et <b>Mo<span>u<\/span>hi\u00e9dine CHERBIB<\/b>, membre fondateur du CRLDHT, condamn\u00e9 par contumace \u00e0 2 ans et 15 jours de prison ainsi que le r\u00e9tablissement de tous les anciens (et nouveaux d\u00e9tenus) dans l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de leurs droits, \u00e0 commencer par celui de retrouver leurs emplois.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Paris, le 06 juillet 2010<\/span><\/b><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\"><strong>Parti communiste fran\u00e7ais<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Arrestation du journaliste Fahem Boukadous: le PCF r\u00e9it\u00e8re sa condamnation<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><font><font>Ce matin, le journaliste tunisien Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par la police alors qu&rsquo;il se trouvait \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour des examens m\u00e9dicaux.  Le PCF condamne fermement cette arrestation.  D&rsquo;autre part, le Parti communiste fran\u00e7ais r\u00e9it\u00e8re sa consternation face \u00e0 la condamnation scandaleuse \u00e0 4 ans de prison pour \u00abdiffusion d&rsquo;information de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00bb, dont Fahem Boukadous fait l&rsquo;objet, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a fait qu&rsquo;exercer son travail de journaliste.  Le PCF exprime toute sa solidarit\u00e9 avec Fahem Boukadous et avec son \u00e9pouse, ainsi qu&rsquo;avec tous les d\u00e9mocrates et progressistes de Tunisie.  Parti communiste fran\u00e7ais,  Paris, le 15 juillet 2010.  Jacques Fath Membre du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif national du PCF Responsable des relations internationales 01 40 40 12 87 06 31 44 30 84<\/font> <\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>Union syndicale Solidaires<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Arrestation du journaliste tunisien Fahem Boukaddous<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>Nous venons d&rsquo;apprendre l&rsquo;arrestation ce matin, 15 juillet 2010, du journaliste Fahem Boukaddous alors qu&rsquo;il venait r\u00e9cup\u00e9rer son dossier m\u00e9dical \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Sousse o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 du 3 au 14 juillet. Il risque fortement d&rsquo;\u00eatre envoy\u00e9 pour 4 ans en prison, malgr\u00e9 son \u00e9tat de sant\u00e9 qui demeure critique. Son seul \u00ab crime \u00bb consiste \u00e0 avoir fait son travail de journaliste concernant les mobilisations sociales ayant eu lieu en 2008 dans le bassin minier de la r\u00e9gion de Gafsa. Condamn\u00e9 par contumace en d\u00e9cembre 2008, Fahem Boukadous \u00e9tait sorti de la clandestinit\u00e9 le 24 novembre 2009. Il avait alors entam\u00e9 une proc\u00e9dure pour faire annuler les poursuites dont il faisait l&rsquo;objet. Mais il a \u00e9t\u00e9 finalement condamn\u00e9 en appel le 6 juillet dernier, alors m\u00eame que son hospitalisation lui interdisait s&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent au tribunal. L&rsquo;Union syndicale Solidaires exige :  &#8211; La lib\u00e9ration imm\u00e9diate de Fahem Boukadous ainsi que celle d&rsquo;Hassen Ben Abdallah, qui purge actuellement une peine de 4 ans de prison pour des raisons comparables.  &#8211; L\u2019arr\u00eat des poursuites les concernant, ainsi que celles prononc\u00e9es par contumace contre Maher Fajraoui et Mouhi\u00e9dine Cherbib.  &#8211; Le r\u00e9tablissement de toutes les personnes ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenues suite aux mobilisations sociales de la r\u00e9gion de Gafsa dans l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de leurs droits, \u00e0 commencer par celui d&rsquo;\u00eatre r\u00e9int\u00e9gr\u00e9s dans leur emploi.  Paris, le 15 juillet 2010 144, boulevard de la Villette \u2013 75019 Paris Tel : 01 58 39 30 20 \u2013 Fax : 01 43 67 62 14 &#8211;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.solidaires.org<\/a> <\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukadous<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> AFP \/ 15 juillet 2010 11h53 TUNIS &#8211; Le journaliste tunisien Fahem Boukadous, condamn\u00e9 \u00e0 quatre ans de prison ferme notamment pour \u00ab\u00a0diffusion d&rsquo;information de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 jeudi \u00e0 Sousse (centre), a indiqu\u00e9 son avocate Radia Nasraoui. \u00ab\u00a0Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au lendemain de sa sortie de l&rsquo;h\u00f4pital de Sousse o\u00f9 il \u00e9tait soign\u00e9 depuis le 3 juillet pour des probl\u00e8mes respiratoires, a-t-elle indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP. Cette arrestation n&rsquo;a pu \u00eatre confirm\u00e9e de source gouvernementale. Fahem Boukadous, 40 ans, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 6 juillet en appel \u00e0 quatre ans de prison ferme pour \u00ab\u00a0diffusion d&rsquo;information susceptible de porter atteinte aux personnes et \u00e0 leurs biens\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0constitution d&rsquo;une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens\u00a0\u00bb. Pour ses d\u00e9fenseurs, il a \u00e9t\u00e9 puni pour la couverture des manifestations sociales survenues en 2008 dans la r\u00e9gion mini\u00e8re de Gafsa (sud-ouest) pour la cha\u00eene satellitaire Al-Hiwar Ettounsi (Le Dialogue Tunisien) dont il est le correspondant. Les autorit\u00e9s judiciaires estiment que ce correspondant est impliqu\u00e9 dans ces troubles et qu&rsquo;il a donc \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour \u00ab\u00a0des infractions de droit commun sans rapport avec ses activit\u00e9s journalistiques\u00a0\u00bb. Elles ont affirm\u00e9 qu&rsquo;il faisait partie d&rsquo;un \u00ab\u00a0groupe criminel\u00a0\u00bb ayant endommag\u00e9 des b\u00e2timents publics et priv\u00e9s, install\u00e9 des barrages routiers et caus\u00e9 des \u00ab\u00a0blessures s\u00e9rieuses\u00a0\u00bb \u00e0 des officiers, notamment par des jets de cocktails molotov. Le Etats-Unis se sont dits \u00ab\u00a0profond\u00e9ment inquiets\u00a0\u00bb d&rsquo;un recul des libert\u00e9s en Tunisie apr\u00e8s sa condamnation.<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukaddous<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> AP Jeudi 15 juillet, 14h31  Moins de dix jours apr\u00e8s sa condamnation \u00e0 quatre ans de prison ferme pour \u00ab\u00a0trouble \u00e0 l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb, le journaliste tunisien Fahem Boukaddous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 jeudi par les forces de l&rsquo;ordre, a-t-on appris de sources concordantes.  Selon un membre de la Ligue tunisienne de d\u00e9fense des droits de l&rsquo;Homme (LTDH) Abderrahmane Lahdhili, le journaliste, qui souffre de probl\u00e8mes respiratoires, a \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9 alors qu&rsquo;il se rendait \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Farhat Hached de Sousse (centre). Jointe au t\u00e9l\u00e9phone par l&rsquo;Associated Press, son \u00e9pouse Afef, a racont\u00e9 son arrestation: \u00ab\u00a0On \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour retirer le dossier m\u00e9dical de Fahem et rentrer chez nous \u00e0 Gafsa o\u00f9 mon mari doit poursuivre son traitement, son \u00e9tat \u00e9tant encore fragile, quand on a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 par quatre agents en civil qui lui ont demand\u00e9 de les accompagner \u00e0 bord d&rsquo;une voiture noire\u00a0\u00bb. Elle a fait \u00e9tat d&rsquo;informations contradictoires sur le lieu de d\u00e9tention de son \u00e9poux. Correspondant de la cha\u00eene satellitaire priv\u00e9e \u00ab\u00a0Al Hiwar Ettounsi\u00a0\u00bb (Le dialogue tunisien) qui \u00e9met depuis Londres, Fahem Boukaddous a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 6 juillet en appel \u00e0 quatre de r\u00e9clusion pour \u00ab\u00a0adh\u00e9sion \u00e0 un groupe criminel ayant port\u00e9 atteinte aux biens et personnes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0diffusion d&rsquo;informations de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb. Il avait couvert les manifestations qui avaient secou\u00e9 en 2008 le bassin minier de Gafsa, dans le sud-ouest tunisien, sur fond de ch\u00f4mage et de corruption. Des heurts violents avaient oppos\u00e9 forces de l&rsquo;ordre et manifestants. Plusieurs policiers avaient \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s par des jets de cocktails molotov. AP<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Le journaliste tunisien Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><font size=\"2\">Contact\u00e9e par Nouvelobs.com, sa femme, qui \u00e9tait pr\u00e9sente lors de son arrestation, dit ne plus avoir de nouvelles du journaliste depuis.<\/font><\/p>\n<div><font>Condamn\u00e9 le 6 juillet dernier \u00e0<\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font>quatre ans de prison<\/font><\/a><font> pour \u00ab\u00a0diffusion d&rsquo;information de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb, le<strong>journaliste tunisien Fahem Boukadous<\/strong> a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 jeudi 15 juillet \u00e0 Sousse (centre).<\/font> <a target=\"_blank\" title=\"Cliquez ici pour ouvrir tous les liens dans les onglets de votre navigateur\" rel=\"noopener\"><\/a><font>Contact\u00e9e par Nouvelobs.com, son \u00e9pouse nous a expliqu\u00e9 les conditions de l&rsquo;arrestation de son mari et nous a fait part de ses fortes inqui\u00e9tudes.<\/font> <font>\u00ab\u00a0Nous \u00e9tions \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour des examens m\u00e9dicaux, lorsqu&rsquo;\u00e0 9h30, <strong>quatre policiers habill\u00e9s en civil ont arr\u00eat\u00e9 mon \u00e9poux<\/strong>, lui disant de venir avec eux pour &lsquo;quelques minutes'\u00a0\u00bb. Fahem Boukadous n&rsquo;a montr\u00e9 aucune r\u00e9sistance et a suivi les quatre hommes. Mais, depuis l&rsquo;arrestation, sa femme est sans nouvelle. Aucune source gouvernementale n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs confirm\u00e9 l&rsquo;arrestation.<\/font> <strong><font>\u00ab\u00a0Sa vie est en danger\u00a0\u00bb<\/font><\/strong> <font>\u00ab\u00a0Avec le comit\u00e9 de soutien, nous avons t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 au commissariat et ils nous ont r\u00e9pondu que mon mari n&rsquo;\u00e9tait pas avec eux. <strong>Nous ne savons pas o\u00f9 il est<\/strong>\u00ab\u00a0. L&rsquo;\u00e9pouse du journaliste s&rsquo;est dite tr\u00e8s inqui\u00e8te pour son mari, qui \u00e9tait sorti la veille de l&rsquo;h\u00f4pital pour des probl\u00e8mes respiratoires. \u00ab\u00a0Mon mari est <strong>tr\u00e8s malade<\/strong> et il n&rsquo;a aucun m\u00e9dicament sur lui. Il peut faire une grave crise d&rsquo;asthme \u00e0 tout moment. Sa vie est en danger\u00a0\u00bb.<\/font> <font>Une inqui\u00e9tude d&rsquo;autant plus grande que la femme de Fahem Boukadous dit avoir remarqu\u00e9 qu&rsquo;une voiture noire les suivaient depuis la veille.<\/font> <font>Le 6 juillet, le tribunal d&rsquo;appel de Gafsa (sud) avait confirm\u00e9 le verdict de premi\u00e8re instance pour \u00ab\u00a0appartenance \u00e0 une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et \u00e0 leurs biens\u00a0\u00bb et pour \u00ab\u00a0diffusion d&rsquo;information de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb.<\/font> <font>Selon ses avocats et plusieurs ONG dont Reporters sans Fronti\u00e8res (RSF), Fahem Boukadous, a \u00e9t\u00e9 <strong>condamn\u00e9 pour avoir couvert les manifestations populaires<\/strong> du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 \u00e0 l&rsquo;agitation sur fond de ch\u00f4mage, co\u00fbt de la vie, corruption et client\u00e9lisme.<\/font> <font>En avril, un autre journaliste tunisien, <strong>Taoufik Ben Brik<\/strong>, a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s avoir pass\u00e9 six mois dans les ge\u00f4les tunisiennes.<\/font> <font>(Emilie Jardin \u2013 Nouvelobs.com)<\/font> <strong><font>(Source: Nouvelobs.com le 15 juillet 2010)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Journaliste tunisien emprisonn\u00e9: \u00abOn ne peut que craindre pour sa vie\u00bb<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"2\">interview<\/font><\/h4>\n<div> \u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<p><font size=\"2\"><small><strong>Recueilli par Sylvain Mouillard<\/strong><\/small><\/font><\/p>\n<div>Le journaliste tunisien Fahem Boukadous, condamn\u00e9<a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la semaine derni\u00e8re<\/a> \u00e0 quatre ans de prison ferme pour avoir <a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">couvert les \u00e9meutes<\/a> dans la r\u00e9gion mini\u00e8re de Gafsa en 2008, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 ce jeudi, selon son avocate Radia Nassraoui. Elle r\u00e9agit pour Lib\u00e9ration.fr. <strong>Quand et comment Fahem Boukadous a-t-il \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9?<\/strong> Il avait \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 quitter l&rsquo;h\u00f4pital de Sousse hier. Les m\u00e9decins lui avaient toutefois bien dit de continuer \u00e0 prendre son traitement pour ses graves probl\u00e8mes d&rsquo;asthme. Il devait aujourd&rsquo;hui rejoindre Gafsa, o\u00f9 il habite. C&rsquo;est en repassant \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour r\u00e9cup\u00e9rer son dossier qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9. Fahem Boukadous s&rsquo;y attendait, plusieurs voitures de flics le suivaient. Il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 aller en prison. <strong>Il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 quatre ans ferme. Que pensez-vous de cette peine?<\/strong> Elle est extr\u00eamement lourde, pour quelqu&rsquo;un \u00e0 qui l&rsquo;on reproche uniquement d&rsquo;avoir fait son travail, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;avoir couvert les \u00e9meutes dans le bassin minier de Gafsa, o\u00f9 l&rsquo;on avait tir\u00e9 sur la foule. Les autorit\u00e9s affirment qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 journaliste et qu&rsquo;il est condamn\u00e9 pour participation \u00e0 une association de malfaiteurs. C&rsquo;est un peu gros, alors que sur l&rsquo;acte d&rsquo;accusation lui-m\u00eame, Fahem Boukadous est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00abjournaliste\u00bb. Les autorit\u00e9s s&rsquo;acharnent car c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 lui qu&rsquo;on a eu des images sur ces \u00e9v\u00e9nements. <strong>Qu&rsquo;esp\u00e9rez-vous d\u00e9sormais?<\/strong> Fahem Boukadous doit en principe purger sa peine \u00e0 Gafsa. On pourrait aller contester la peine devant la Cour de cassation, mais on ne se fait pas d&rsquo;illusions, la justice tunisienne n&rsquo;est pas ind\u00e9pendante. Il y a d\u00e9j\u00e0 eu tellement de violations des droits de la d\u00e9fense lors de ce proc\u00e8s: absence de plaidoirie, refus de renvoyer le proc\u00e8s alors que Fahem Boukadous \u00e9tait hospitalis\u00e9&#8230; Son \u00e9tat de sant\u00e9 est extr\u00eamement grave. J&rsquo;en ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin, il risque d&rsquo;avoir une crise d&rsquo;asthme \u00e0 n&rsquo;importe quel moment. Quand on conna\u00eet les conditions dures et parfois moyen\u00e2geuses des prisons tunisiennes, on ne peut que craindre pour sa vie. Mais je refuse d\u00a0\u00bb\u00eatre pessimiste. Il y a une tr\u00e8s forte mobilisation pour Fahem Boukadous, en Tunisie et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Al-Jazira fait un sujet sur lui tous les jours. Les Etats-Unis et l&rsquo;Europe ont <a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pris position<\/a> sur ce cas, on peut esp\u00e9rer qu&rsquo;il sera lib\u00e9r\u00e9 avant les quatre ans. En tout cas, on va continuer de batailler pour sa lib\u00e9ration, et celle des autres d\u00e9fenseurs des droits de l&rsquo;homme emprisonn\u00e9s. <font><strong>(Source: Liberation.fr le 15 juillet 2010)<\/strong><\/font> \u00a0 \u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">En Tunisie, l\u2019empire taill\u00e9 sur mesure de Sakhr El-Materi,<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">30ans, le gendre du pr\u00e9sident Ben Ali<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Elu d\u00e9put\u00e9 en2009, il est membre du comit\u00e9 central du RCD, le parti au pouvoir<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/span>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Tunis<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Envoy\u00e9e sp\u00e9ciale<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">M<\/span><span lang=\"FR\">ohamed Sakhr El-Materi est un homme d\u2019affaires combl\u00e9. Ce mardi 13 juillet,il a \u00e9t\u00e9 le premier chef d\u2019entreprise tunisien\u00a0 \u00e0 faire tinter la cloche \u00e0 la Bourse de Casablanca, comme le veut la tradition \u00e0 chaque nouvelle introduction boursi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">H\u00e9ritier d\u2019une famille illustre, M.Materi est, \u00e0 tout juste 30 ans, \u00e0 la t\u00eate d\u2019un puissant groupe qui r\u00e9alise ainsi une premi\u00e8re dans le Maghreb: une double cotation sur deux places financi\u00e8res diff\u00e9rentes, en Tunisie et au\u00a0\u00a0 Maroc.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il est aussi d\u00e9put\u00e9, membre du comit\u00e9 central du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD) et, ce qui ne g\u00e2te rien, le gendre du pr\u00e9sident Zine El-Abidine Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En moins de cinq ans ,M.Materi s\u2019est b\u00e2ti un petit empire rassemblant dans sa Princesse Holding des activit\u00e9s aussi fructueuses que diversifi\u00e9es dans les domaines de l\u2019automobile, de l\u2019immobilier, du tourisme, de la banque, des m\u00e9dias ou encore de l\u2019agriculture.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Aujourd\u2019hui, il c\u00e8de une part, \u2013limit\u00e9e \u00e040%\u2013,du capital du fleuron de son groupe, Ennakl, une entreprise sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019importation de voitures de marques \u00e9trang\u00e8res (Volkswagen, Porche, Audi et depuis peu Seat et Kya), rachet\u00e9e en 2006 pour 22 millions de dinars (11,7 millions d\u2019euros). <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">In\u00e9dite, l\u2019op\u00e9ration est pr\u00e9sent\u00e9e comme la <i>\u00ab volont\u00e9 de provoquer quelque chose en faveur de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique maghr\u00e9bine\u00bb<\/i>, selon Firas Saied, un dirigeant de Princesse Holding. Elle permet, au passage, de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une r\u00e9duction d\u2019imp\u00f4t dans le cadre d\u2019incitations fiscales pour encourager les introductions en Bourse.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">\u00abCharia compatible\u00bb<\/span><\/b><\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00abC\u2019est une autre premi\u00e8re\u00bb, <\/span><\/i><span lang=\"FR\">se f\u00e9licite M.Saied, en d\u00e9crivant le succ\u00e8s des souscriptions closes par anticipation au bout de trois jours. Rien qu\u2019\u00e0 Tunis, o\u00f9 a lieu le gros de la vente (seulement 10% \u00e9tant r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 Casablanca), la demande a \u00e9t\u00e9 <i>\u00ab23 fois sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019offre initiale\u00bb<\/i>, affirme-t-il. <\/span><\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00ab Sur pr\u00e8s de 50000 souscripteurs, 42000 sont des personnes physiques qui demandaient au maximum des titres pour une valeur de10000 dinars,doncessentiellement des petits porteurs \u00bb<\/span><\/i><span lang=\"FR\">, indique Ferid El-Kobbi, pr\u00e9sident du conseil du march\u00e9 financier.<\/span><\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00ab Depuis un peu plus d\u2019un an, on sent une reprise <\/span><\/i><span lang=\"FR\">\u00bb, avance prudemment Mahmoud Ben Romdhane, \u00e9conomiste, membre du parti d\u2019opposition Ettajdid, qui ajoute dans un grand sourire: <i>\u00abMais je ne serai pas \u00e9tonn\u00e9 que cette introduction connaisse, au moins pendant un temps, un certain succ\u00e8s.\u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La proximit\u00e9 de M.Materi, titulaire d\u2019un dipl\u00f4me de gestion d\u00e9croch\u00e9 \u00e0 Bruxelles, avec le chef de l\u2019Etat tunisien dont il a \u00e9pous\u00e9 la fille, Nesrine, en 2004, appara\u00eet comme un acc\u00e9l\u00e9rateur d\u2019affaires. <i>\u00abSon groupe est un des derniers de la classe mais il grossit tr\u00e8s, tr\u00e8s vite\u00bb<\/i>, note un diplomate en poste \u00e0 Tunis.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En quatre ans, souligne Mustapha Jaber, ancien dirigeant d\u2019Ennakl devenu un fid\u00e8le de M.Materi, l\u2019entreprise <i>\u00aba multipli\u00e9 par 4 son chiffre d\u2019affaires, \u00e0 330 millions de dinars (175 millions d\u2019euros) et par 17 le r\u00e9sultat net, \u00e0 22millions (11,7millions d\u2019euros)\u00bb<\/i>. L\u2019existence de quotas d\u2019importation de voitures n\u2019est pas un obstacle.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En Tunisie, le volume attribu\u00e9 \u00e0 chaque constructeur est li\u00e9 \u00e0 sa production, sur place, de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es. Rien de plus simple pour M. Materi qui a fait ouvrir pour Volkswagen sept nouvelles usines en l\u2019espace de deux ans.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il y a \u00e0 peine trois mois, le 28 mai, il lan\u00e7ait la premi\u00e8re banque islamique de Tunisie, Zitouna, du m\u00eame nom que la radio islamique qu\u2019il dirige \u00e9galement depuis 2007.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Quelques-unes des plus grandes fortunes du pays, comme Abdelwahab Ben Ayeb, pr\u00e9sident duplus gros groupe priv\u00e9 Poulina, ou Aziz Milad, patron du premier op\u00e9rateur de tourisme, TTSGroup, ont rejoint son tour de table.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Une premi\u00e8re, l\u00e0 encore avec des r\u00e8gles sp\u00e9cialement adapt\u00e9es pour \u00eatre <i>\u00abcharia compatible\u00bb<\/i>.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ainsi le pr\u00eat avec int\u00e9r\u00eat est proscrit (remplac\u00e9 par une marge), la carte de cr\u00e9dit porte le nom de <i>\u00abcarte de paiement\u00bb<\/i>, etc. Alors que l\u2019on pr\u00eate de plus en plus d\u2019ambition politique \u00e0 M. Materi, jusqu\u2019\u00e0 en faire le dauphin potentiel de son beau-p\u00e8re, cette approche des affaires lui permet de prendre pied dans les milieux conservateurs, plut\u00f4t hostiles, jusqu\u2019ici, au palais pr\u00e9sidentiel.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le gendre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u2019a pas l\u2019intention de s\u2019arr\u00eater l\u00e0. Les capitaux lev\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019introduction en Bourse d\u2019Ennakl sont impatiemment attendus pour financer, avec les m\u00eames principes que la banque, une compagnie d\u2019assurances islamique baptis\u00e9e Takaful.Une autre op\u00e9ration, bien plus prosa\u00efque mais tout aussi ambitieuse, est pr\u00e9vue, avec un projet de dessalement d\u2019eau de mer \u00e0 Djerba. L\u2019app\u00e9tit, dit-on, vient en mangeant. <\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Isabelle Mandraud<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Amnesty d\u00e9nonce l\u2019infiltration \u00e0 la tunisienne Un g\u00e9n\u00e9ral sous mandat d\u2019arr\u00eat, mais en libert\u00e9<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Dans un rapport rendu public mardi 13juillet Amnesty International d\u00e9nonce le <i>\u00abharc\u00e8lement des personnes qui critiquent le gouvernement et des militants des droits<\/i><\/span><\/b><\/p>\n<p><b><i><span lang=\"FR\">de l\u2019homme\u00bb <\/span><\/i><span lang=\"FR\">en Tunisie.<i>\u00abUne tactique insidieuse consiste en l\u2019infiltration d\u2019une organisation par les partisans du gouvernement en vue d\u2019en prendre le contr\u00f4le\u00bb, <\/i>\u00e9crit-elle en citant<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">notamment la Ligue tunisienne des droits de l\u2019homme. Le9 juillet, un porte-parole du d\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain, MarkToner, a indiqu\u00e9 que <i>\u00ables Etats-Unis <\/i>[\u00e9taient] <i>profond\u00e9ment inquiets<\/i><\/span><\/b><span lang=\"FR\"><b><i><span>d\u2019un d\u00e9clin des libert\u00e9s politiques \u00bb <\/span><\/i><span>en Tunisie apr\u00e8s la condamnation d\u2019un journaliste<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">(Source\u00a0: \u00ab\u00a0Le Monde\u00a0\u00bb (Quotidien\u00a0\u2013 France) le 14 juillet 2010)<\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<p> \u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h3>\n<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03705 du 15.07.2010 \u00a0archives :www.tunisnews.net\u00a0 AISPP: Proc\u00e8s du 14 juillet Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie Reporters Sans Fronti\u00e8res: Le journaliste Fahem Boukadous arr\u00eat\u00e9 Reporters Sans Fronti\u00e8res: Quand le monde tourne \u00e0 l\u2019envers et la justice tunisienne avec C.R.L.D.H.T: Arrestation du journaliste Fahem Boukaddous Parti communiste fran\u00e7ais: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[59,41,29],"class_list":["post-19072","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-59","tag-41","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19072","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19072"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19072\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19072"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19072"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19072"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}