{"id":18911,"date":"2010-11-04T00:00:00","date_gmt":"2010-11-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/4-novembre-2010\/"},"modified":"2010-11-04T00:00:00","modified_gmt":"2010-11-04T00:00:00","slug":"4-novembre-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/4-novembre-2010\/","title":{"rendered":"4 novembre 2010"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Ce serait une occasion pour sensibiliser l\u2019opinion nationale \n\t\t\t\t\tet internationale par rapport au calvaire des centaines de \n\t\t\t\t\ttunisiens et protester contre le chantage des autorit\u00e9s \n\t\t\t\t\tconsulaires.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><font>10 \u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0 3817 du 04.11.2010<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><strong>archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><span lang=\"FR\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/div>\n<p><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<p><font>OIET: RASSEMBLEMENT SAMEDI 06 NOVEMBRE 2010 A 12H00 <font>Amnesty International: Tunisie. Les gr\u00e8ves de la faim en cours jettent un coup de projecteur sur les atteintes aux droits humains en Tunisie <\/font>AISPP: Non \u00e0 la torture, non aux traitements inhumains des prisonniers politiques <font>AISPP: Agression violente de Nizar Jmi\u2019i, prisonnier \u00e0 la Mornaguia <\/font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Convocation d\u2019une s\u00e9rie de prisonniers lib\u00e9r\u00e9s du mouvement En Nahdha <font>LTDH Section de Kairouan: Affaire n\u00b038459 &#8211; Information <\/font>Luiza Toscane: Deux ex prisonniers sont en gr\u00e8ve de la faim depuis un mois <font>Taoufik Ben Brik: La Dictature racont\u00e9e \u00e0 mes enfants (7 nov 1987 &#8211; 7 nov 2010) <\/font>Tunigeek: Tunisie : Un jeune de Nabeul se suicide apr\u00e8s la d\u00e9faite de l\u2019EST<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<p><\/span><\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\u00a0 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>RASSEMBLEMENT SAMEDI 06 NOVEMBRE 2010 A 12H00<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <strong><font>\u00a0DEVANT LE CONSULAT DE TUNISIE A PANTIN <\/font>1, avenue Jean Lolive \u00e0 Pantin M\u00e9tro Porte de Pantin ou Hoche (Ligne 5) \u00a0<\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> En vue de d\u00e9fendre le droit des exil\u00e9s tunisiens \u00e0 leurs passeports et au RETOUR DIGNE \u00e0 leur pays.  Ce serait une occasion pour sensibiliser l\u2019opinion nationale et internationale par rapport au calvaire des centaines de tunisiens et protester contre le chantage des autorit\u00e9s consulaires.  Une occasion aussi pour affirmer que le passeport est un droit qui doit b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 toutes les citoyennes et \u00e0 tous les citoyens sans discrimination ni chantage :   \u00ab En priver un seul citoyen nuira \u00e0 la citoyennet\u00e9 tout enti\u00e8re \u00bb.  Organisation Internationale des Exil\u00e9s Tunisiens Bureau ex\u00e9cutif L\u2019exil, le 04 novembre 2010<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><strong><font>AMNESTY INTERNATIONAL<\/font> D\u00e9claration publique <\/strong> Index AI :\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 MDE 30\/023\/2010\u00a0\u00a0\u00a0 (Public)  \u00c9FAI  29 octobre 2010   <\/p>\n<p><font size=\"3\"><strong>Tunisie. Les gr\u00e8ves de la faim en cours jettent un coup de projecteur sur les atteintes aux droits humains en Tunisie<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Amnesty International a condamn\u00e9 ce 29 octobre les autorit\u00e9s tunisiennes pour leur harc\u00e8lement des victimes de violations des droits humains ; selon certaines informations, au moins cinq personnes victimes d\u2019atteintes aux droits humains auraient entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim pour exiger le respect de leurs droits.   Fatigu\u00e9s par des ann\u00e9es de harc\u00e8lement et sans solution en vue, journalistes, militants politiques, opposants au gouvernement et d\u00e9fenseurs des droits humains semblent ne plus avoir d\u2019autre recours que les gr\u00e8ves de la faim pour attirer l\u2019attention sur leur exigence l\u00e9gitime de respect de leurs droits fondamentaux. Tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des prisons tunisiennes, les revendications des gr\u00e9vistes de la faim vont de la lib\u00e9ration de prisonniers d\u2019opinion \u00e0 la d\u00e9livrance de passeports et l\u2019acc\u00e8s aux soins m\u00e9dicaux pour d\u2019anciens prisonniers politiques.   <strong>Fahem Boukadous<\/strong>, journaliste prisonnier d\u2019opinion, est en gr\u00e8ve de la faim dans la prison de Gafsa depuis le 8 octobre 2010 ; il proteste contre sa d\u00e9tention arbitraire prolong\u00e9e, le harc\u00e8lement dont il fait l\u2019objet de la part des autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires et la d\u00e9gradation de ses conditions de d\u00e9tention. Il a \u00e9galement arr\u00eat\u00e9 tout traitement m\u00e9dical, mettant sa vie en danger et d\u00e9clare vouloir poursuivre sa gr\u00e8ve de la faim jusqu\u2019\u00e0 ce que son exigence de remise en libert\u00e9 soit satisfaite.   <strong>Fahem Boukadous et Hassan ben Abdallah,<\/strong> autre prisonnier d\u2019opinion, purgent une peine de quatre ann\u00e9es d\u2019emprisonnement prononc\u00e9e \u00e0 l\u2019issue d\u2019un proc\u00e8s in\u00e9quitable. Ils ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s pour leur participation pr\u00e9sum\u00e9e aux manifestations de 2008 organis\u00e9es pour protester contre la situation socio-\u00e9conomique et les mauvaises conditions de vie dans la r\u00e9gion mini\u00e8re de Gafsa, riche en phosphates, dans le sud-ouest de la Tunisie   Fahem Boukadous a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour avoir effectu\u00e9 un reportage t\u00e9l\u00e9 sur les manifestations. Il souffre d\u2019asthme aigu grave et son \u00e9tat n\u00e9cessite des soins constants.   <strong>Son \u00e9pouse, Affef Benacer,<\/strong> fait \u00e9galement l\u2019objet d\u2019une surveillance constante visant \u00e0 l\u2019intimider et \u00e0 l\u2019amener \u00e0 cesser la campagne qu\u2019elle m\u00e8ne sans rel\u00e2che pour la lib\u00e9ration de son mari. Elle a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Amnesty International que le 27 octobre, elle avait \u00e9t\u00e9 insult\u00e9e, frapp\u00e9e et avait eu ses v\u00eatements d\u00e9chir\u00e9s par cinq hommes en civil qui seraient des officiers de la s\u00e9curit\u00e9, en plein centre ville de Gafsa. Elle a expliqu\u00e9 que ses agresseurs s\u2019en \u00e9taient pris \u00e0 elle lorsqu\u2019elle avait refus\u00e9 d\u2019\u00f4ter une petite photo de Fahem Boukadous qu\u2019elle portait \u00e9pingl\u00e9e sur son corsage. Elle a ajout\u00e9 que les deux amies qui l\u2019accompagnaient avaient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es lorsqu\u2019elles avaient tent\u00e9 de la prot\u00e9ger.   Depuis le d\u00e9but du mois d\u2019octobre, d\u2019autres personnes se sont mises en gr\u00e8ve de la faim pour attirer l\u2019attention sur la gravit\u00e9 de leur situation.   <strong>Ghezala Mohammedi<\/strong>, d\u00e9fenseure des droits humains et membre du Parti d\u00e9mocratique progressiste d\u2019opposition, a mis un terme le 27 octobre \u00e0 une gr\u00e8ve de la faim de deux semaines. Elle entendait ainsi protester contre son licenciement, pour raisons politiques, de l\u2019association de d\u00e9veloppement, connue comme \u00e9tant proche du Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique au pouvoir, dans laquelle elle travaillait \u00e0 Ksar, au sud de Gafsa. Selon Ghezala Mohammedi, son licenciement en 2008 est li\u00e9 \u00e0 ses activit\u00e9s de soutien au mouvement de protestation de Gafsa ; son poste a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 une personne r\u00e9put\u00e9e proche des autorit\u00e9s de Gafsa.   <strong>Abdellatif Bouhajila<\/strong>, ancien prisonnier politique, est aussi en gr\u00e8ve de la faim depuis le 11 octobre \u00e0 son domicile, dans la banlieue de Tunis ; il demande que soit respect\u00e9 son droit \u00e0 obtenir un passeport afin de pouvoir se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour des soins de sant\u00e9 urgents.   Abdellatif Bouhajila a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Amnesty International : \u00ab Lors de la gr\u00e8ve de la faim que j\u2019ai faite en 2008,\u00a0 je demandais aux autorit\u00e9s qu\u2019elles m\u2019accordent les soins m\u00e9dicaux gratuits et le passeport auxquels j\u2019ai droit. Deux ann\u00e9es ont pass\u00e9 depuis ma rencontre avec deux repr\u00e9sentants du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique qui m\u2019avaient promis de m\u2019aider mais mon dossier n\u2019a pas avanc\u00e9, les promesses n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tenues et ma sant\u00e9 se d\u00e9grade. Aujourd\u2019hui, ma seule revendication porte sur l\u2019obtention d\u2019un passeport qui me permettra de me rendre \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour me faire soigner. \u00bb   Depuis sa lib\u00e9ration conditionnelle \u00e0 la faveur d\u2019une gr\u00e2ce pr\u00e9sidentielle en novembre 2007, il n\u2019a pu obtenir de passeport en d\u00e9pit de requ\u00eates r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.\u00a0 Abdellatif Bouhajila a subi une op\u00e9ration des reins lors de sa d\u00e9tention en 2002 ; il souffre toujours de probl\u00e8mes cardiaques et r\u00e9naux et son \u00e9tat de sant\u00e9 resterait pr\u00e9caire en raison des mauvais traitements subis en prison et de ses nombreuses gr\u00e8ves de la faim. Les appels d\u2019Amnesty International aux autorit\u00e9s tunisiennes en faveur d\u2019Abdellatif Bouhajila sont rest\u00e9s sans effet.  Deux autres anciens prisonniers, <strong>Mohammed Rihimi et Mohamed Akrout<\/strong>, auraient \u00e9galement entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim pour protester contre le harc\u00e8lement policier et la surveillance quotidienne dont ils font l\u2019objet et qui les auraient emp\u00each\u00e9 d\u2019obtenir un travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.   Amnesty International\u00a0 a recueilli de nombreux t\u00e9moignages, illustrant les pratiques et politiques r\u00e9pressives des autorit\u00e9s tunisiennes \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019anciens prisonniers politiques, dans un rapport publi\u00e9 en f\u00e9vrier 2010, :intitul\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9s mais pas libres : les anciens prisonniers politiques en Tunisie,  http:\/\/www.amnesty.org\/en\/library\/asset\/MDE30\/003\/2010\/en\/2579e794-0c04-4fa0-9aaf-83677f438601\/mde300032010fra.html  De nombreux anciens prisonniers politiques sont soumis \u00e0 des peines compl\u00e9mentaires de \u00ab contr\u00f4le administratif \u00bb et tenus de se pr\u00e9senter plusieurs fois par semaines dans des postes de police pr\u00e9cis. Ils sont \u00e9galement soumis \u00e0 une surveillance polici\u00e8re \u00e9troite et rencontrent des difficult\u00e9s pour obtenir un emploi et des soins m\u00e9dicaux ; ils sont en outre soumis \u00e0 des restrictions en mati\u00e8re de libert\u00e9 de circulation sur le territoire tunisien et de d\u00e9placement hors du pays. Les autorit\u00e9s tunisiennes refusent de leur d\u00e9livrer des passeports et, \u00e0 plusieurs reprises, des membres de leur famille proche se sont vus \u00e9galement refuser un passeport, en violation de la Constitution tunisienne et des obligations internationales du pays en mati\u00e8re de droits humains, notamment l\u2019article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la Tunisie est \u00c9tat partie.   Pour Amnesty International, les gr\u00e8ves de la faim qui se poursuivent constituent un rappel brutal du harc\u00e8lement auquel sont confront\u00e9s tous ceux qui s\u2019opposent aux autorit\u00e9s tunisiennes et de la mise en marge syst\u00e9matique des anciens prisonniers politiques en Tunisie.   \u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font>Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques <\/font><\/strong>Aispp.free@gmail.com 43 rue Eldjazira, Tunis Tunis, le 4 novembre 2010 <strong><font face=\"Arial\"><font size=\"2\">Communiqu\u00e9 <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Non \u00e0 la torture, non aux traitements inhumains des prisonniers politiques<\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/strong><font size=\"2\"><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\">L\u2019association a appris que Monsieur Mohammed Ben Houssine Ben Abdelkader Bakhti, prisonnier politique, condamn\u00e9 sur les fondements de la loi antiterroriste dans l\u2019affaire n\u00b042581 \u00e0 douze ans d\u2019emprisonnement et d\u00e9tenteur d\u2019une carte d\u2019handicap\u00e9 (n\u00b01521\/215752), un jeune homme quasiment aveugle, actuellement \u00e0 la prison de Messaadine, est soumis \u00e0 la torture supervis\u00e9e par le lieutenant \u00ab Abderrrahmane \u00bb depuis le d\u00e9but du mois d\u2019ao\u00fbt jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. Sa famille affirme que son \u00e9tat est grave et craint pour sa sant\u00e9 et sa vie. Au terme d\u2019un mois durant lequel les visites ont \u00e9t\u00e9 interdites, soit tout le mois de Ramadhan, sa m\u00e8re a \u00e9t\u00e9 surprise durant la visite qu\u2019elle lui a rendue mercredi 11 octobre 2010 de constater une blessure grande et profonde \u00e0 la t\u00eate, des l\u00e9sions sur ses membres. Lorsqu\u2019il a voulu parler de la torture et des agressions qu\u2019il a endur\u00e9es, la visite a \u00e9t\u00e9 interrompue. Lorsqu\u2019elle a voulu se plaindre \u00e0 l\u2019administration, le directeur, Imed Ajmi, a pr\u00e9tendu qu\u2019il s\u2019\u00e9tait agress\u00e9 lui-m\u00eame. Lors de la visite suivante le 18 octobre 2010, monsieur Mohammed Bakhti a affirm\u00e9 que le lieutenant Abderrahmane l\u2019avait conduit dans une cellule du pavillon d\u2019arrestation o\u00f9 se trouvent des prisonniers mineurs et a ordonn\u00e9 \u00e0 ces derniers de l\u2019agresser (coups et insultes) et il a excit\u00e9 les prisonniers de cette cellule qui l\u2019ont rou\u00e9 de coups sous la supervision des agents et en pr\u00e9sence du lieutenant, ces derniers l\u2019accablant de coups de matraques et de pieds. Le calvaire de monsieur Mohammed Bakhti ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 l\u00e0. Mercredi 25 octobre, la visite a \u00e9t\u00e9 interdite d\u00e8s qu\u2019il a voulu parler des violences, de ses lunettes bris\u00e9es, de sa d\u00e9tention au cachot pendant 28 jours, qu\u2019il voyait ses parents les pieds encha\u00een\u00e9s et qu\u2019il souffrait de douleurs intenses et qu\u2019il \u00e9tait enfl\u00e9. Le directeur de la prison, Imed Ajmi, lui a promis qu\u2019il ne sortirait de la prison qu\u2019handicap\u00e9. Lorsque sa m\u00e8re a demand\u00e9 des explications, le directeur de la prison a de nouveau all\u00e9gu\u00e9 qu\u2019il s\u2019\u00e9tait agress\u00e9 lui-m\u00eame. Ses parents ont voulu d\u00e9poser plainte et poursuivre les agresseurs chez le procureur de la R\u00e9publique de Sousse, mais il a refus\u00e9 de recevoir la plainte. Son p\u00e8re a pr\u00e9sent\u00e9 deux requ\u00eates au directeur g\u00e9n\u00e9ral des prisons et de la r\u00e9\u00e9ducation pour lesquelles on lui a remis des re\u00e7us (N\u00b006552 et 06553) sans que n\u2019ait pour autant chang\u00e9 dans la situation de leur fils jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant. [\u2026] Le Pr\u00e9sident de l\u2019Association <strong><font>Samir Dilou <\/font><\/strong><font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT) <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\"><font><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><font>Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques <\/font><\/strong>Aispp.free@gmail.com 43 rue Eldjazira, Tunis Tunis, le 2 novembre 2010 \u00a0 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Agression violente de Nizar Jmi\u2019i, prisonnier \u00e0 la Mornaguia<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Un agent de la garde de la prison de Mornaguia, le d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab Mohammed Melliti \u00bb, a agress\u00e9 le prisonnier Nizar Ben Abderrahmane Jmi\u2019i, lui ass\u00e9nant des cops dans le dos apr\u00e8s lui attach\u00e9 les mains et le visage contre le mur, et ce jusqu\u2019\u00e0 le faire tomber. L\u2019agent a continu\u00e9 \u00e0 lui donner des coups de pieds sans arr\u00eat, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il perdre connaissance et qu\u2019il soit transf\u00e9r\u00e9 ensuite \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Apr\u00e8s les soins de secours, il a \u00e9t\u00e9 reconduit en prison et s\u2019est retrouv\u00e9 dans une cellule minuscule (moins de deux m\u00e8tres) en compagnie de deux autres prisonniers. Sa famille a d\u00e9pos\u00e9 plainte contre l\u2019agent Mohammed Melliti qui avait violent\u00e9 le prisonnier Nizar Ben Abderrahmane Jmi\u2019i. [\u2026] La commission de contr\u00f4le de la situation dans les prisons Le Pr\u00e9sident <strong><font>Ma\u00eetre Samir Dilou <\/font><\/strong><font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la revue en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font>Libert\u00e9 pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux d\u00e9cennies Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques <strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9 <\/font><\/strong>Organisation Ind\u00e9pendante de Droits Humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel\/fax : 71 340 860 <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Liberte.equite@gmail.com<\/a> Tunis, le 3 novembre 2010 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <strong>1)\u00a0\u00a0 Convocation d\u2019une s\u00e9rie de prisonniers lib\u00e9r\u00e9s du mouvement En Nahdha <\/strong>Le poste de police de la ville de Menzel Jmil dans le gouvernorat de Bizerte a inform\u00e9 verbalement lundi 1er novembre 2010 messieurs Kamel Trabelsi, Mohammed Tliba et Sa\u00efd Gharbi, anciens prisonniers dans des affaires d\u2019appartenance au mouvement En Nahdha, qu\u2019ils devaient se pr\u00e9senter au poste. Cette convocation, formellement ill\u00e9gale, s\u2019inscrit dans le cadre du contr\u00f4le s\u00e9curitaire permanent auquel sont soumis ces personnes lib\u00e9r\u00e9es, et de l\u2019obligation qui leur est faite de se soumettre \u00e0 l\u2019actualisation de leurs fiches de renseignements. [\u2026]  <strong>2)\u00a0\u00a0 Arrestation d\u2019une nouvelle s\u00e9rie de jeunes de Menzel Bourguiba <\/strong>Mardi 2 novembre 2010 \u00e0 Menzel Bourguiba, Messieurs B\u00e9chir Laouini, Farid Bejaoui, Salah Zahani ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et conduits dans un lieu inconnu. Leurs familles ignorent toujours la raison et le lieu de leur d\u00e9tention. [\u2026]  Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation Le Pr\u00e9sident <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri <\/font><\/strong><font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font><strong>Ligue Tunisienne pour la d\u00e9fense des Droits de l\u2019Homme <\/strong><\/font><strong><font>Section de Kairouan <\/font><\/strong><font>4 novembre 2010 <\/font><strong><font>Information<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font>Le tribunal cantonal de Kairouan a prononc\u00e9 hier son jugement dans l\u2019affaire de l\u2019opposition n\u00b038459 faite par les \u00e9tudiants  <strong>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Houssine Souissi, quatri\u00e8me ann\u00e9e d\u2019arabe, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Bureau F\u00e9d\u00e9ral de l\u2019UGET \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Badreddine Chaabani, quatri\u00e8me ann\u00e9e d\u2019arabe, membre du bureau f\u00e9d\u00e9ral \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Othman Karaoui, quatri\u00e8me ann\u00e9e de philosophie, membre du bureau f\u00e9d\u00e9ral \u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Saber Salmi, deuxi\u00e8me ann\u00e9e de fran\u00e7ais, syndicaliste  <\/strong>et les a condamn\u00e9s \u00e0 une amende de deux cents dinars. Ces \u00e9tudiants qui avaient \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s de la facult\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, avaient fait opposition \u00e0 un jugement par d\u00e9faut, les condamnant \u00e0 trois mois d\u2019emprisonnement pour \u00ab outrage verbal \u00e0 fonctionnaire dans l\u2019exercice de ses fonctions \u00bb \u00e0 la suite d\u2019une tentative de rencontre avec le responsable minist\u00e9riel de la facult\u00e9. [\u2026] <\/font> Pour le comit\u00e9 de section <strong><font>Messaoud Romdhani <\/font><\/strong>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Deux ex prisonniers sont en gr\u00e8ve de la faim depuis un mois<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> \u00a0<\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font>\u00a0Abdellatif Bouhjila et Mohammed Rhim sont en gr\u00e8ve de la faim \u00e0 leurs domiciles respectifs de M\u00e9grine et de Monastir depuis un mois. Ex prisonniers politiques, ils r\u00e9clament chacun que soit mis un terme \u00e0 la privation de leurs droits : le droit \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 un passeport pour le premier, le droit \u00e0 travailler et \u00e0 circuler pour le second. En d\u00e9pit des d\u00e9marches entreprises par leurs avocates respectives, en d\u00e9pit de l\u2019important \u00e9cho recueilli par ce mouvement de gr\u00e8ve, tant au niveau national qu\u2019international, les int\u00e9ress\u00e9s n\u2019ont pas encore re\u00e7u le moindre signe des autorit\u00e9s leur indiquant qu\u2019une solution \u00e9tait prochaine.  Abdellatif Bouhjila et Mohammed Rhim accusent un \u00e9puisement physique \u00e9vident. Mohammed Rhim, notamment, qui a perdu 18 kilos et ne peut plus marcher. Contraint d\u2019\u00e9marger quotidiennement au poste de police, il s\u2019y rend en fauteuil roulant, accompagn\u00e9 par sa m\u00e8re. Pour autant, l\u2019un comme l\u2019autre affichent une d\u00e9termination \u00e0 toute \u00e9preuve et entendent bien continuer leur mouvement. <\/font> <strong><font>Luiza Toscane <\/font><\/strong><font>Pour leur t\u00e9moigner votre solidarit\u00e9 : Mohammed Rhim : 00 216 23 927 788 ou 00 216 73 447 230 Abdellatif Bouhjila : 00 216 23 048 533<\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">La Dictature racont\u00e9e \u00e0 mes enfants (7 nov 1987 &#8211; 7 nov 2010)<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>Un texte du journaliste et dissident tunisien Taoufik Ben Brik.<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <em>\u00ab\u00a0Mon cher Bukowski, Pourquoi n\u2019\u00e9crivez-vous jamais sur la politique ou les grandes affaires internationales ?\u00a0\u00bb M.K.<\/em><\/div>\n<div align=\"justify\"> <em>\u00ab\u00a0Cher M.K., Et pourquoi, hein ? Quoi de neuf ? Tout le monde sait que les carottes sont cuites. Notre fou \u00e0 lier s\u2019assied tranquillement pendant qu\u2019on regarde les poils d\u2019un tapis et qu\u2019on se demande comment la merde a commenc\u00e9 (\u2026) Voil\u00e0 ce qui compte : le r\u00eave s\u2019est envol\u00e9, et quand le r\u00eave s\u2019en va, tout se d\u00e9bine. Le reste : des jeux \u00e0 la con pour les g\u00e9n\u00e9raux et les trafiquants.\u00a0\u00bb Charles Bukowski (La politique est l\u2019art d\u2019enculer les mouches)  <\/em>C\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e7a. La politique dans mon pays est l\u2019art de chasser les mouches et tourner les pouces\u2026 Soit. Mais qu\u2019est-ce que la Dictature, p\u00e8re ? Il n\u2019ya pas de Dictature, mes enfants. Il y a Dictateur. Un titre qui sonne comme flingueur, tueur. L\u2019ure eff\u00e9min\u00e9 de la Dictature s\u2019emploie pour cacher la virilit\u00e9 masculine du eur du Dictateur. Nous y voil\u00e0. Notre Dictateur local n\u2019a rien de m\u00e9chant. Il ressemble \u00e0 tous les Dictateurs. Tous risibles\u2026 et pas possibles. Du miel pour blagueurs. Le Dictateur de Charlie Chaplin, le Mussolini de Fellini dans Amarcord, l\u2019Idi Amin Dada du Dernier Roi d\u2019Ecosse. Relisez avec moi \u00ab\u00a0Le G\u00e9n\u00e9ral dans son Labyrinthe\u00a0\u00bb de Gabriel Garcia Marquez, sinon \u00ab\u00a0La F\u00eate au Bouc\u00a0\u00bb de Mario Vargas Llosa. Des clefs de verre pour comprendre le Chaos (Ran) tunisien. Comprenez : c\u2019est l\u2019Afrique latine. Dites perdre son latin ou perdre le nord, c\u2019est kif kif. (Ces deux livres sont para\u00eet-il introuvables. Les mauvaises langues parlent d\u2019une descente nocturne des SS dans les librairies. Le chef voit bien qu\u2019on le moque dans ces romans, et qu\u2019il y a un parfum de sa femme, de ses Raspoutine, de ses gendres et autres coqs du poulailler). Le Dictateur, mes enfants, c\u2019est toujours un homme, un seul, qui perd la boule et prend des airs de totem. Un manitou qui a le pouvoir de transformer les hommes en sous-hommes. Des lapins. Ils procr\u00e9ent pour lui. Se d\u00e9pensent pour lui. Lui, doit \u00eatre un R\u00e2 qui habite des palais de Gulliver et d\u00e9pense ce que la fourmili\u00e8re a amass\u00e9. Tout est \u00e0 lui : la femme, les enfants, le chien, le couffin et le pain. Tout \u00e0 C\u00e9sar. Que dalle pour Dios. M\u00eame pas mourir pour lui. Difficile dans ce cas, mes chiots, de parler de Ben Ali. Celui qui a fait le coup d\u2019Etat m\u00e9dical en 1987, le coup d\u2019Etat \u00e9lectoral en 1989, le coup d\u2019Etat constitutionnel en 2002 ? Celui qui fomente un coup familial, pour 2014 ? Ou celui d\u2019avant, lorsqu\u2019il \u00e9tait R.G militaire puis ambassadeur, directeur de la S\u00fbret\u00e9 Nationale, g\u00e9n\u00e9ral, ministre de l\u2019int\u00e9rieur, Premier ministre et enfin pr\u00e9sident. Un Ben Ali qui s\u2019insurge sur lui-m\u00eame ? L\u2019apr\u00e8s Ben Ali sous Ben Ali ? Ou celui qui est consid\u00e9r\u00e9 comme le p\u00e8re fondateur du r\u00e9gime de renseignement. L\u2019Etat policier, la junte militaire, c\u2019est du pass\u00e9 pour Zinou. Il y a du Shogoun en lui. Pour conserver et accaparer le pouvoir, un pouvoir absolu (plus absolu que celui d\u00e9tenu par Fidel le barbu, ou Mugabe le t\u00eatu), il man\u0153uvre comme un chef de guerre du Japon m\u00e9di\u00e9val. Son pouvoir est sans limites. Sans contre-pouvoirs, un pouvoir d\u2019antan, anachronique. Le pouvoir de Caligula sans s\u00e9nat et son cheval en guise de s\u00e9nateur. Un conquistador. Aguirre, la col\u00e8re de Dieu. Il est tout le syst\u00e8me. Il n\u2019y a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat en dehors de ses int\u00e9r\u00eats. Un quart de si\u00e8cle au pouvoir, ou presque et toujours neuf. Il ne s\u2019use pas. De l\u2019or. C\u2019est tout juste si Ben Ali lui-m\u00eame ne se prosterne pas face \u00e0 sa propre majest\u00e9, son Excellence. Difficile de parler de votre ombre, votre peau d\u2019\u00e2ne, mes enfants. Un habit qui colle \u00e0 votre peau. De la sueur qui perle de vos aisselles. Vous naissez avec, vous vivez avec, vous mourrez avec et vous l\u2019emportez avec vous dans votre tombe. Une \u00e9pitaphe \u00e9crite sur votre pierre tombale. Vous ne pouvez pas vous en d\u00e9faire. Vous ne pouvez pas y \u00e9chapper. Les uns disent destin\u00e9e, les autres course de vie et de mort. Ici, naquit TBB, le fou de ZABA, l\u2019Hitchcock de Tunis by night, sans suspense&#8230; C\u2019est un legs, une g\u00eane, un souffle qui pr\u00e9c\u00e8de vos premiers pas ici\u2013bas. Votre emprunte et votre infortune sur la terre des Hommes et des souris. Vous l\u2019ingurgitez, Vous le d\u00e9jectez, mais il est l\u00e0, incrust\u00e9 au plus profond de vos entrailles comme une peur bleue inexpliqu\u00e9e. Ce n\u2019est pas parce que j\u2019ai peur, mais je suis fatigu\u00e9 d\u2019\u00eatre courageux. Vous ne vous conduisez pas, il vous conduit. Il vous ma\u00eetrise. Le Sid est en vous. Il est vous. Il vit en vous et vous vivez en lui. Il est immortel. Eternel. Intemporel. Ben Ali, la pleine lune qui envo\u00fbte les loups garous. Ben Ali, c\u2019est tout et rien. Comme un lieu sacr\u00e9 : J\u00e9rusalem. Y a pas moyen de l\u2019extraire, de s\u2019en d\u00e9faire, p\u00e8re ? Comment ? J\u2019aurais tant aim\u00e9\u2026 Impossible ! Rien qu\u2019en parlant de lui, je le fais \u00e0 voix basse. Ne me m\u00e9prisez pas, je suis comme \u00e7a : Tunisien, lapin. Il est chez moi, au t\u00e9l\u00e9phone, \u00e0 la radio, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, dans les journaux, dans les manuels scolaires, dans mon stylo. Mes voisins, mes cousins parlent, s\u2019habillent et me regardent comme Lui. Dans la rue, derri\u00e8re moi. Dans les magasins, au caf\u00e9, dans les bars, sur la route, derri\u00e8re les poteaux, sur les arbres. Il ne me suit pas, il me pr\u00e9c\u00e8de. Je le suis partout o\u00f9 je vais, o\u00f9 il va. Il est immobile. Je le tra\u00eene. N\u2019oubliez pas, moucharder est un sport national, en Tunisie. La b\u00e9liomachie vient juste apr\u00e8s. Je croyais vivre \u00e0 ses d\u00e9pens en rousp\u00e9tant. Non, mes enfants, c\u2019est lui qui vit de la s\u00e8ve de mon m\u00e9contentement. Il vit sur le dos de mes chagrinements. Il provoque votre indignation pour que vous le nommez. Le pouvoir de nomination, voil\u00e0 son Graal. Vous le nommez pour qu\u2019il continue \u00e0 nommer ses vigiles, ses vizirs, ses walis, l\u2019autre Dictature de proximit\u00e9. Aux confins du XVII\u00e8me si\u00e8cle, le cur\u00e9 Jean Meslier n\u2019a pas cess\u00e9 de marteler : \u00ab\u00a0Le premier abus est cette \u00e9norme disproportion que l\u2019on voit partout dans les diff\u00e9rents \u00e9tats et conditions des hommes, dont les uns semblent n\u2019\u00eatre n\u00e9s que pour dominer tyranniquement sur les autres et pour avoir toujours leurs plaisirs et leurs contentement dans la vie, et les autres, au contraire, semblent n\u2019\u00eatre n\u00e9s que pour \u00eatre des vils, des mis\u00e9rables et malheureux esclaves et pour g\u00e9mir toute leur vie dans la peine et dans la mis\u00e8re.\u00a0\u00bb Il y a Dictateur, mes enfants, lorsque tout un pays se \u00ab\u00a0relooke\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019image de son despote. Les instituteurs, les infirmiers, les petits fonctionnaires soignent m\u00e9ticuleusement leur apparence afin de ressembler \u00e9trangement \u00e0 Ben Avi. Et toutes les femmes, ph\u00e9nom\u00e8ne classique, ressemblent \u00e0 Leila, notre future Al Kahina tant d\u00e9sir\u00e9e. On r\u00eave d\u2019avoir Sakhr El Materi ou Slim Chiboub pour gendre, et un Belhassen Trabelsi pour beau-fr\u00e8re. Les Hammer, les Jaguars, les porches qui circulent et bouchent les art\u00e8res de Tunis sont les signes de cette imitation, ali\u00e9nation, de ce baiser mortel des fr\u00e8res siamois. Aliens. Les villas qui poussent comme des champignons sont toutes des palais de Carthage en miniature et de mauvais go\u00fbt. On est \u00e0 l\u2019image du Dictateur : un peu lib\u00e9ral, croyant pour le besoin, socialiste dans le discours, nationaliste quand il faut, et je m\u2019en foutiste par moment. Les deux millions d\u2019adh\u00e9rents au R.CD, parti au pouvoir depuis plus d\u2019un demi-si\u00e8cle, parti-Etat, camouflent l\u2019adh\u00e9sion gargantuesque de tous les Tunisiens au Benalisme. La donne du peuple fier et indomptable est un canular. Celui ou celle qui fantasment sur l\u2019impopularit\u00e9 du Rais doivent confondre les p\u2019tits tunisiens avec les Cr\u00e9tois du Greco, ces insulaires qui ont suivi fid\u00e8lement ce commandement : \u00ab\u00a0ne pas accepter, m\u00eame pour gagner le paradis, de vendre son \u00e2me.\u00a0\u00bb Il n\u2019y a aucune excuse \u00e0 l\u2019avilissement et \u00e0 la l\u00e2chet\u00e9, disait ma d\u00e9funte m\u00e8re. C\u2019est le pays des imb\u00e9cilheureux. Heureux de conduire des petites citadines populaires, d\u2019avoir une machine \u00e0 laver 5 kg, un appart\u2019 90m2 standard, un mobile tactile, un P.C portable webcam int\u00e9gr\u00e9e, un Nintendo pour les bambins, de consommer import\u00e9 contre-fa\u00e7on, de manger du couscous le dimanche\u2026 et d\u2019avoir son antenais bien gav\u00e9 pour l\u2019a\u00efd El K\u00e9bir. Avec Zaba, tout le monde trouve son compte, l\u2019instituteur qui fait des heures suppl\u00e9mentaires, le concierge qui fait l\u2019indic la nuit et la m\u00e9nag\u00e8re le jour, le contrebandier qui br\u00fble les fronti\u00e8res alg\u00e9ro-libyennes pour quelques bidons de gasoil moins cher, les policiers qui se sucrent avec des khamous et des danous ; et tous les Ben Ayed et les Jilani et autres Trabelsi qui d\u00e9valisent les banques avec des cr\u00e9dits sans garanties. Les veinards. Je hais les gens qui r\u00eavent de camembert et de chocolat. Marhaba au bled de Benaliland ! Un oasis climatis\u00e9. Et du coup, on ne voit rien. On ne dit rien, on n\u2019entend rien. Tout le monde tourne en rond, autour de la Ka\u00e2ba carthaginoise. Corruption, torture, proc\u00e8s inique, mascarade \u00e9lectorale, abrutissement de masses, pacification de la rue, d\u00e9sertification de la vie politique et sociale&#8230; Ce n\u2019est pas grave. L\u2019abus du pouvoir, c\u2019est le propre de tout homme de pouvoir. Sans \u00e7a, notre fou furieux local sera tax\u00e9 de faible par les faibles. Abrutis ! Sous Ben Ali, la nation n\u2019a enfant\u00e9 que des mesquins (Miskin en h\u00e9breu, et pardonnez l\u2019ind\u00e9licatesse). Pas de po\u00e8tes, pas de th\u00e9\u00e2tre, pas de musique, pas de danse, pas de cin\u00e9ma. Pas de jardin. Que de la caillasse, des avocats, des huissiers notaires, des m\u00e9decins et des \u00e9crivains publics. Ce n\u2019est pas parmi nous, mes enfants, que vous allez rencontrer des fous, des rebelles, des aventuriers, des po\u00e8tes, des bandits, des r\u00eaveurs, des chiens enrag\u00e9s, des emmerdeurs. Des inaptes \u00e0 la vie sous les sabots de Ben Ali. Des J\u2019ha&#8230; Et haro sur Karanza le tombeur de Zapata ! L\u2019image repr\u00e9sente un quartier chic de Tunis. Nous sommes le samedi 7 novembre 2010. Un vent cl\u00e9ment balaie Char\u00e2a H\u00e9di Nouira, un boulevard trop \u00e9clair\u00e9 qui traverse l\u2019interminable cit\u00e9 Ennasr, \u00e0 l\u2019Est d\u2019El Menzah. Une baguette co\u00fbte 200 millimes. La Baraka ! Les automobilistes, pour la plupart, sont beaux. Tout le monde est gentil, gentil jusqu\u2019\u00e0 en devenir b\u00eate. Tous les gentils petits fonctionnaires et leurs gentilles petites \u00e9pouses, tous les policiers qui tra\u00eenassent dans le commissariat et rigolent apr\u00e8s une ratonnade, tous les ch\u00f4meurs qui ont de quoi payer le petit cireur, un tablo\u00efd et un capuccino, tous les professeurs qui ne croient plus \u00e0 ce qui est \u00e9crit dans leurs livres de classe. Ils sont tous heureux. Heureux d\u2019\u00eatre les enfants de (Be)na\u00e2li , mes savates. Et la libert\u00e9 ? La dignit\u00e9 ? La justice ?, p\u00e8re\u2026 Sinc\u00e8rement, tout le monde s\u2019en fout et moi avec. Un automobiliste conduit le jour, mange, dort, baise. Qu\u2019est-ce qu\u2019il veut de plus ? S\u2019il lui arrive malheur, il n\u2019a qu\u2019\u00e0 s\u2019en prendre \u00e0 lui-m\u00eame. Il lui arrivera malheur uniquement parce qu\u2019il est b\u00eate. Il n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019\u00eatre b\u00eate, bien qu\u2019il soit b\u00eate. Regardez-moi tous ces gens. Ils ont la force de se lever et d\u2019aller au travail. Dans dix ans, pas plus, ceux qui ont aujourd\u2019hui dix ans, en auront vingt, ceux qui ont quinze ans en auront vingt cinq. Ils h\u00e9riteront de leurs a\u00een\u00e9s les ann\u00e9es de plomb de Ben Ali et ils apporteront dans leur besace leur propre Ben Ali scell\u00e9. Dans dix ans, ces gens perp\u00e9tueront le culte de Zaba. On peut voir et comprendre ce qui nous attend, mes enfants. C\u2019est comme un \u0153uf de serpent. A travers la mince membrane vous pouvez distinguer clairement le reptile d\u00e9j\u00e0 form\u00e9 : un petit Ben Avi. Avis \u00e0 tout le monde : je tire ma r\u00e9v\u00e9rence. Je suis fou, mais pas assez pour me coltiner un second Ben Ali en puissance. Je ne suis pas un chat. Je n\u2019ai pas sept vies devant moi. Un lapin. J\u2019en profite au maximum : ma devise. Mes petits, Mes petits, Mes petits\u2026 Qu\u2019est-ce que je peux vous apprendre, que vous ne sachez d\u00e9j\u00e0. ? La Dictature des dictateurs est une sale blague. Une si douce dictature. Vous devriez en rire davantage. En attendant, je vous prive d\u2019en parler. Je vous prive de libert\u00e9. Etouffante, oppressante, tyrannique libert\u00e9. J\u2019avoue que j\u2019ai v\u00e9cu. Underground. Tito vous salue !  <strong><font>Taoufik Ben Brik <\/font><\/strong> <em>A mes lieux de perdition, \u00e0 mes contr\u00e9es hostiles. A mes damn\u00e9s de la terre, les prisonniers de droits communs enterr\u00e9s vivants dans les cachots sordides de ZABA. Aux insurg\u00e9s du Bassin minier de Gafsa. Aux \u00e9tudiants embastill\u00e9s depuis plus d\u2019une ann\u00e9e pour avoir qu\u00e9mand\u00e9 un foyer. A Fahem Boukadous condamn\u00e9 \u00e0 4 ans de prison depuis le 15 juillet 2010. En gr\u00e8ve de la faim depuis le 8 octobre. A Hamma Hammami en cavale depuis les pr\u00e9sidentielles d\u2019octobre 2009. A Kamel Jendoubi interdit de retour au bercail depuis l\u2019ann\u00e9e de la gr\u00eale sur Douar Hicher et qui a caus\u00e9 l\u2019incroyable perte de la m\u00e9moire de Amti Mahbouba&#8230; A Moncef Marzouki qui bataille pour un \u00ab\u00a0demain \u00e0 Jerusalem\u00a0\u00bb. A Oum Zied, son silence du guerrier, nous p\u00e8se. A Sihem Ben Sedrine, pour quand le retour ? \u00ab\u00a0Go home\u00a0\u00bb. A N\u00e9jib Chebbi qui tient la boutique. A Slah Hnid qui est \u00ab\u00a0toute ma cour\u00a0\u00bb.  <\/em><strong><font>(Source: Nouvelobs.com le 4 novembre 2010) <\/font><\/strong>lien: <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/opinion\/20101104.OBS2301\/tribune-la-dictature-racontee-a-mes-enfants-7-nov-1987-7-nov-2010.html<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie : Un jeune de Nabeul se suicide apr\u00e8s la d\u00e9faite de l\u2019EST<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Le jeune Saber Mhedhbi, \u00e2g\u00e9 de 22 ans, habitant la r\u00e9gion d\u2019El Mehedhba (d\u00e9l\u00e9gation de Bou Argoub, une r\u00e9gion qui se situe dans le Gouvernorat de Nabeul), s\u2019est donn\u00e9 la mort dans la nuit du dimanche 31 octobre 2010. Ce jeune homme s\u2019est pendu dans l\u2019arri\u00e8re-cour de sa maison. \u00a0 Selon sa maman, Saber \u00e9tait dans un \u00e9tat normal comme d\u2019habitude, il \u00e9tait habitu\u00e9 \u00e0 sortir le soir avec ses amis. Ce jour-l\u00e0, il est venu lui parler en plaisantant vers le coup de 16h, rien ne pr\u00e9disait l\u2019acte qui allait avoir lieu. \u2018\u2019Comme il n\u2019\u00e9tait pas rentr\u00e9 le soir, au bon matin j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re de lui t\u00e9l\u00e9phoner pour savoir o\u00f9 il \u00e9tait. En essayant de l\u2019appeler sur son mobile, on entendait son t\u00e9l\u00e9phone sonner tout pr\u00e8s\u2026 Son p\u00e8re est all\u00e9 chercher d\u2019o\u00f9 venait la sonnerie, et c\u2019est l\u00e0 que je l\u2019entendais crier\u2026 Saber s\u2019est pendu\u2026\u2018\u2019. Ce suicide qui co\u00efncide avec la large d\u00e9faite de l\u2019Esp\u00e9rance Sportive de Tunis face au TP Mazembe, a fait croire \u00e0 tous que, comme il \u00e9tait esp\u00e9rantiste, le jeune homme n\u2019a pas pu r\u00e9sister \u00e0 cette humiliation. \u00a0 <strong><font>(Source : \u00ab Tunigeek \u00bb le\u00a0 03-11-2010) Lien : http:\/\/www.tunigeek.com\/tunisie-un-jeune-de-nabeul-se-suicide-apres-la-defaite-de-l%E2%80%99est\/1138\/<\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0 3817 du 04.11.2010 archives : www.tunisnews.net\u00a0 OIET: RASSEMBLEMENT SAMEDI 06 NOVEMBRE 2010 A 12H00 Amnesty International: Tunisie. Les gr\u00e8ves de la faim en cours jettent un coup de projecteur sur les atteintes aux droits humains en Tunisie AISPP: Non \u00e0 la torture, non aux traitements inhumains des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[63,41,29],"class_list":["post-18911","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-63","tag-41","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18911","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18911"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18911\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18911"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18911"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18911"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}