{"id":18846,"date":"2008-02-10T00:00:00","date_gmt":"2008-02-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/10-fevrier-2008\/"},"modified":"2008-02-10T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-10T00:00:00","slug":"10-fevrier-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/10-fevrier-2008\/","title":{"rendered":"10 f\u00e9vrier 2008"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"  La vingt septi\u00e8me chambre de la Cour d\u2019Appel de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge \n  Mannoubi Ben Hamidane, a examin\u00e9 aujourd\u2019hui, vendredi 8 f\u00e9vrier 2008, \n  l\u2019affaire n\u00b010604, connue comme \u00ab l\u2019affaire de Slimane \u00bb. L\u2019audience s\u2019est \n  d\u00e9roul\u00e9e dans des conditions mat\u00e9rielles p\u00e9nibles puisque la salle \u00e9tait \n  remplie par la police politique et des dizaines d\u2019agents en tenue. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211;<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>  <\/div>\n<p> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font size=\"7\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">\u00a08\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0     \u00a02818 du 10.02.2008<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font><a href=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font><font size=\"2\"> <\/font> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font> <\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p><font> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<p><font> <span lang=\"FR-CH\"> <\/p>\n<p><font size=\"2\"><font><strong> <\/p>\n<p><font><font>Association Internationale de     Soutien aux prisonniers politiques: l\u2019affaire de Slimane<\/font>      Chedi ben Mohamed Nejib Bouzouita: Lettre au Ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur     Tunisien &#8211;\u00a0 Avis d&rsquo;harc\u00e8lements policier sur toute ma famille     <font>Le Quotidien:Ben Arous : H\u00e9di Ould Bab Allah, de     nouveau devant la justice pour trafic de devises<\/font>     Kalima :Un humoriste en prison, victime d\u2019une machination juridico-polici\u00e8re     <font>Kalima :Expulsion de Baaziz: une coop\u00e9ration     s\u00e9curitaire fructueuse\u2026 contre la culture<\/font>     Kalima :Gr\u00e8ve: les facult\u00e9s de m\u00e9decine en Col\u00e8re contre le Ministre de     tutelle     <font>Kalima :Le ministre Lazhar Bouaouni \u00e0 la trappe ?<\/font>     Kalima :Des doyens \u00e9lus de plus en plus r\u00e9tifs \u00e0 accorder des d\u00e9rogations     sur \u00abinstruction \u00bb     <font>TunisiaWatch: Les Juifs de Tunisie ont droit \u00e0 des     d\u00e9dommagements d\u2019apr\u00e8s un tribunal isra\u00e9lien<\/font>     Le Temps :Parution:\u00a0\u00bbBourguiba, \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de la d\u00e9mocratie 1956 &#8211; 1963&Prime; de     Noura Borsali     <font>Le Temps :De la survie de la langue arabe sous nos     cieux Raison et sentiments&#8230;<\/font>     Jeune Afrique: H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji, le retour     <font>AFP:Espagne &#8211; La droite veut encadrer le voile     islamique<\/font>     AFP:Turquie\/universit\u00e9\/voile : vaste manifestation de protestation \u00e0 Ankara     <\/font><\/p>\n<p>The International Herald Tribune: Turkey&rsquo;s Parliament lifts scarf ban<\/strong><\/font><\/font><\/p>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<p><\/span><\/span><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong> <\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">  \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <font><font>Libert\u00e9 pour tous les prisonniers   politiques   Libert\u00e9 pour Abdallah Zouari, le journaliste exil\u00e9 dans son propre pays<\/font> <\/font><font size=\"2\"><strong>Association Internationale de   Soutien aux prisonniers politiques   43 rue Eldjazira, tunis   e-mail : <\/strong><a href=\"mailto:aispptunisie@yahoo.fr\"><strong>  aispptunisie@yahoo.fr<\/strong><\/a><\/font> <font size=\"2\"><strong>Tunis, le 8 f\u00e9vrier 2008<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>l\u2019affaire de Slimane<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"left\">     La vingt septi\u00e8me chambre de la Cour d\u2019Appel de Tunis, pr\u00e9sid\u00e9e par le juge   Mannoubi Ben Hamidane, a examin\u00e9 aujourd\u2019hui, vendredi 8 f\u00e9vrier 2008,   l\u2019affaire n\u00b010604, connue comme \u00ab l\u2019affaire de Slimane \u00bb. L\u2019audience s\u2019est   d\u00e9roul\u00e9e dans des conditions mat\u00e9rielles p\u00e9nibles puisque la salle \u00e9tait   remplie par la police politique et des dizaines d\u2019agents en tenue.    \u00a0   Des avocats ont suivi les \u00e9changes debout dans le fond de la salle et les   familles ont \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9es d\u2019assister au proc\u00e8s. [\u2026] le juge a interrog\u00e9 les   accus\u00e9s par un proc\u00e9d\u00e9 digne d\u2019un interrogatoire de police [\u2026] le tribunal a   \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre de proc\u00e9dures d\u2019exception[\u2026] le tribunal \u00e9tait encercl\u00e9 par des   centaines d\u2019agents arm\u00e9s.   \u00a0   15 accus\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s, \u00e0 savoir : Ahmed Mrabet, Ali Arfaoui, Ali Sassi   Marouane Khlif, Moukhless Ammar, Khlifa Kraoui, Mohammed Khlil Zendah, Nafti   Bennani, Mohammed Bakhti, Jamaleddine Mellakh, Sahbi Nasri, Badreddine Ksouri,   Mejdi Latr\u00e8che, Zyed Sid et Medhi Bel Hajj Ali.    \u00a0   Ils ont tous donn\u00e9 des d\u00e9tails sur les tortures abominables subies dans les   locaux de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat.    \u00a0   Ahmed Mrabet a dit avoir \u00e9t\u00e9 suspendu, d\u00e9pouill\u00e9 de ses v\u00eatements et fouett\u00e9   pendant cinq par jours pendant cinq jours d\u2019affil\u00e9e.   \u00a0   Ali Arfaoui s\u2019est adress\u00e9 au juge par ces mots : \u00ab Y a-t-il pire injustice   qu\u2019une condamnation \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 sans interrogatoire ? \u00bb Il a dit que des   agents de la police politique avait agress\u00e9 sa famille et les avaient   terroris\u00e9s, puis il s\u2019est adress\u00e9 au juge en ces termes : \u00ab Peut-on   logiquement accr\u00e9diter que le r\u00e9gime est menac\u00e9 par \u2026 4 mitrailleuses ? \u00bb et   il a conclut en disant : \u00ab votre tribunal est petit, mais le tribunal supr\u00eame   est celui d\u2019Allah ! \u00bb    \u00a0   Quant \u00e0 Ali Sassi, il a affirm\u00e9 que les investigations et l\u2019instruction ont eu   lieu alors qu\u2019il \u00e9tait alit\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 vis\u00e9 par une pluie   de balles alors qu\u2019il s\u2019\u00e9tait rendu aux forces de la S\u00fbret\u00e9. De m\u00eame, Marouane   Khlif a affirm\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre rendu, un officier sup\u00e9rieur   l\u2019a frapp\u00e9 sur le torse, lui occasionnant des fractures multiples aux c\u00f4tes.     \u00a0   Au terme de l\u2019interrogatoire de Moukhless Ammar, la s\u00e9ance a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9e, pour   prendre un peu de repos et r\u00e9pondre \u00e0 la demande des accus\u00e9s voulant faire la   pri\u00e8re) .    \u00a0   A quatre heures de l\u2019apr\u00e8s midi, le juge a repris par l\u2019interrogatoire de   Khlifa Kraoui qui a d\u00e9nonc\u00e9 les tortures qui lui ont \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9es \u00e0 la prison   de Mornaguia : il a rev\u00eatu une tenue bleue souill\u00e9e, on lui a mis un sac sur   la t\u00eate et les agents l\u2019ont agress\u00e9 sur ordre du directeur de la prison.    \u00a0   Les interrogatoires de Mohammed Khlil Zendah, Nafti Bennani, et Mohammed   Bakhti n\u2019ont dur\u00e9 que quelques minutes, mais Mohammed Bakhti a affirm\u00e9 qu\u2019il   avait toujours les s\u00e9quelles de la torture \u00e0 laquelle il avait \u00e9t\u00e9 soumis dans   les locaux du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur.    \u00a0   Quant \u00e0 Jameleddine Mellakh,il a fait remarquer au juge que les objets saisis   sur lui se bornaient au mat\u00e9riel agricole qui se trouve dans la ferme   familiale depuis des ann\u00e9es et que le juge d\u2019instruction l\u2019avait menac\u00e9 de le   remettre entre les mains de la brigade de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat s\u2019il   n\u2019ent\u00e9rinait pas les contenus des proc\u00e8s verbaux de l\u2019enqu\u00eate pr\u00e9liminaire et   il a demand\u00e9 au juge ce qu\u2019il \u00e9tait advenu des 600 dinars saisis chez sa m\u00e8re   et dont il n\u2019y avait aucune mention au dossier des pi\u00e8ces saisies !    \u00a0   Le reste des interrogatoires est caract\u00e9ris\u00e9 par ce qu\u2019a racont\u00e9 Badreddine   Ksouri sur les m\u00e9thodes de torture sauvage qu\u2019il a subies dans les locaux de   la brigade de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat pendant\u2026 17 jours ! Et de l\u2019\u00e9motion intense   exprim\u00e9e par Mehdi El Hajj Ali manifest\u00e9e lorsqu\u2019il a expos\u00e9 les m\u00e9thodes de   tortures immorales pratiqu\u00e9es sur lui au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur.   \u00a0   Des observateurs de l\u2019OMCT, d\u2019Amnesty International, du CRLDHT, de l\u2019AISPP,   ainsi que des repr\u00e9sentants de plusieurs ambassades de pays arabes ont assist\u00e9   \u00e0 l\u2019audience.   \u00a0   Le juge a d\u00e9cid\u00e9 de reporter l\u2019examen de l\u2019affaire au 12 f\u00e9vrier 2008 pour le   reste des interrogatoires et les plaidoiries;   \u00a0   [\u2026]   \u00a0   <font><strong>Pour l\u2019association   Le comit\u00e9 directeur   \u00a0   <\/strong><font>(Traduction d\u2019extraits, ni revue ni corrig\u00e9e   par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font> <\/p>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Le     9\/02\/2008\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au     nom d&rsquo;Allah le cl\u00e9ment et le tous mis\u00e9ricordieux.                    Requ\u00eate:\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 A Monsieur         \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le Ministre de     l&rsquo;Int\u00e9rieur Tunisien               Objet:\u00a0\u00a0Chedi ben Mohamed Nejib Bouzouita: \u00a0Avis d&rsquo;harc\u00e8lements policier sur     toute ma famille          Nom et Pr\u00e9nom: Chedi ben Mohamed Nejib Bouzouita     Date et Lieu de Naissance: 26\/04\/1978 \u00e0 Bruxelles     Nationalit\u00e9: Tunisienne     N\u00b0 du Passeport:      Adresse:          Monsieur le Ministre,     Apr\u00e8s avoir v\u00e9cue presque la totalit\u00e9 de ma vie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, je d\u00e9cide de     retourner dans mon pays pour m&rsquo;y installer d\u00e9finitivement et ce depuis 5 ans     (alors que mon permis de s\u00e9jour \u00e9tait encore valable 1 ann\u00e9e et renouvelable     pour 5 ou 10 ans). Une ann\u00e9e avant de rentrer en Tunisie je suis devenu     musulman pratiquant. Je me suis mari\u00e9 et actuellement je suis p\u00e8re d&rsquo;un     enfant de 2 ans.          Je vous avise Monsieur le Ministre que je suis opprim\u00e9 et victime de     pressions polici\u00e8res d\u00e8s mon arriv\u00e9e \u00e0 mon pays (5ans d\u00e9j\u00e0).Je compte plus     que 60 arrestations moyennant 1 par mois. Parfois je me suis fait interpell\u00e9     2 \u00e0 3 fois par jour par des brigades diff\u00e9rentes (brigades des     renseignements policiers, brigades sp\u00e9cialis\u00e9es ex-s\u00fbret\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tat et     brigades d&rsquo;enqu\u00eates de la garde national) avec cela des perquisitions chez     moi chez mes parents et m\u00eame chez ma grand-m\u00e8re. A chaque fois on     m&rsquo;interroge jusqu&rsquo;\u00e0 5 heures par jour et m\u00eame durant des journ\u00e9es enti\u00e8res.         Le 5\/02\/2008 en rentrant chez moi avec un voisin 3 agents de police nous ont     arr\u00eat\u00e9s et ont exig\u00e9s de les rejoindre au poste de police de Nabeul apr\u00e8s     avoir fait monter mon voisin dans la voiture (ces agents m&rsquo;ont interpell\u00e9s     questionn\u00e9s durant des heures au moins 15fois). Ma r\u00e9ponse fut claire et     net:\u00a0\u00bbj&rsquo;exige l&rsquo;application de la lois, envoyer moi une convocation avec le     motif \u00e0 mon adresse et je viendrais\u00a0\u00bb, mais au lieu de cela ils voulurent     m&#8217;emmener de force et me frapp\u00e8rent, j&rsquo;ai cri\u00e9, quelques voisins, ma femme     et mon fils sont sortis ainsi que mon p\u00e8re (qui m&rsquo;ordonna de rentrer), alors     ils partirent.     Depuis 5ans, ni m\u00eame avant, je n&rsquo;ai enfreint la lois et\u00a0 la police n&rsquo;a rien     trouver de suspect sur moi, je n&rsquo;ai aucune activit\u00e9 politique, je ne fais     partis d&rsquo;aucun groupe islamique, je suis musulmans!     Est-ce que mon p\u00e9ch\u00e9 est de suivre une religion ou je suis appeler \u00e0     n&rsquo;adorer qu&rsquo;Allah est de faire du bien aux g\u00e9niteurs, aux proches, aux     orphelins, aux mis\u00e9reux , aux voisins, d&rsquo;accomplir la pri\u00e8re et de ne pas     boire d&rsquo;alcool, de ne pas commettre d&rsquo;adult\u00e8re, de ne pas voler,de respecter     autrui\u2026?          Je ne peut plus supporter d&rsquo;\u00eatre interpell\u00e9 puis menac\u00e9, frapp\u00e9, insult\u00e9,     terroris\u00e9 et arr\u00eat\u00e9 pendant des heures, ce qui m&rsquo;arrive est horrible des     insultes que vous ne pouvais pas imaginer je suis poursuivis partout.      Ceci est devenu un harc\u00e8lement que je ne peux plus supporter, mon p\u00e8re ma     m\u00e8re ma femme et un enfant de 2ans vivant dans une inqui\u00e9tude et un stress     permanent, je suis devenu nerveux, je n&rsquo;arrive plus \u00e0 aller travailler.     Je demande que cette poursuite infernal s&rsquo;arr\u00eate afin de pouvoir vivre une     vie normal avec mon p\u00e8re ma m\u00e8re ma femme et mon fils de 2ans.     \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0         \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0     Dans l&rsquo;attente d&rsquo;une r\u00e9ponse favorable,      \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0     veuillez agr\u00e9er mes salutations.<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">    \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>(Source: Liberte&rsquo; et equite&rsquo; le 9 fevrier     2008)<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Sommaire du num\u00e9ro 92 d&rsquo;ELKHADRA<font size=\"2\">*      <\/font><\/font><\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\">elkhadra@hotmail.com       \u00a0http:\/\/elkhadra.over-blog.com<\/font><\/div>\n<p>     \u00a0     <font> <\/font>\u00a0<font>     &#8211; WALLOU..     &#8211; HEDI Ould Baballah n&rsquo;est pas un larbin     &#8211; Moncef Marzouki, l\u2019opposant tunisien qui voulait \u00eatre pr\u00e9sident     &#8211; MONCEF MARZOUKI     -Never Again     &#8211; KIF-KIF LES YANKEES     -La globalisation de Christophe Colomb et Vasco de Gama \u00e0 aujourd\u2019hui     &#8211; MOYEN-ORIENT EXPRESS     &#8211; LAPIDATION OR NOT LAPIDATION&#8230;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 -L\u2019indice de libert\u00e9     \u00c9conomique 2008 : La Tunisie 84\u00e8me sur 162 pays     &#8211; Hamas: Islamic democracy and national liberation     &#8211; La classe moyenne musulmane europ\u00e9enne     -ABU TRIKA THE BOSS     -Islam light : un produit qui se vend bien     \u00a0     -TRAOULI PUR JUS     -Juger les crimes isra\u00e9liens au Liban     -R.NABA dans le texte     \u0622\u064a\u0628\u0627\u0643 \u0648\u0627\u0644\u0645\u0635\u0627\u0644\u062d \u0627\u0644\u0642\u0648\u0645\u064a\u0629 \u0627\u0644\u0627\u0645\u0631\u064a\u0643\u064a\u0629 \u0648\u0627\u0644\u0627\u0633\u0631\u0627\u0626\u064a\u0644\u064a\u0629     &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0 APPEL SITE MARZOUKI     &#8211; COMMENT D\u00c9JOUER LA CENSURE DU WEB 2.0     &#8211; La campagne \u00ab Sauver le Darfour \u00bb est une vulgaire arnaque     &#8211; Un sionisme de mort     &#8211; La faim et les droits de l\u2019homme     -Gandhi appartient \u00e0 notre avenir     &#8211; Le paradoxe errant     -Rupture de la politique \u00e9trang\u00e8re fran\u00e7aise au Proche-Orient     -Vaste trafic d\u2019enfants \u00e0 Bagdad     -\u2018Dear Palestinian Brothers . . . Please Return to Gaza\u2019     \u0645\u0627 \u0627\u0644\u0630\u064a \u062d\u062f\u062b \u0641\u064a \u0631\u0641\u062d\u061f     &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le capital contre l\u2019Islam\u00a0     &#8211; Le\u00e7on de choses aux jeunes tunisiens <\/font> <\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">    \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <font> <\/p>\n<div align=\"justify\"> <font><strong> <\/strong><\/font><\/div>\n<hr\/>\n<p> <\/font><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font>Ben Arous :      <\/font>H\u00e9di Ould Bab Allah, de nouveau devant la justice pour trafic de     devises<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Tunis-Le Quotidien     <\/strong><\/font>\u00a0     L\u2019humoriste H\u00e9di Ould Bab Allah sera entendu par un juge d\u2019instruction     relevant du tribunal de premi\u00e8re instance de Ben Arous pour r\u00e9pondre d\u2019un     nouveau chef d\u2019inculpation relatif \u00e0 la d\u00e9tention de faux billets de banque     en devises.     \u00a0     Des agents de l\u2019ordre ont saisi, en effet, une importante somme en devises     au domicile de l\u2019artiste.     \u00a0     Examin\u00e9s par des experts, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit de faux billets. Le     suspect a ni\u00e9 toutefois avoir un quelconque rapport avec cette affaire. Il a     d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il n\u2019a jamais d\u00e9tenu de l\u2019argent en devises sauf ce qui est     permis par la loi. L\u2019artiste a clam\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un coup mont\u00e9.     \u00a0     Il est \u00e0 noter qu\u2019au cas o\u00f9 il sera reconnu coupable, H\u00e9di Ould Bab Allah     risque gros. Le code p\u00e9nal pr\u00e9voit une peine allant jusqu\u2019\u00e0 vingt ans de     prison.     \u00a0     Rappelons \u00e9galement que le suspect a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 lundi dernier par le     tribunal de premi\u00e8re instance de Ben Arous \u00e0 un an de prison et \u00e0 mille     dinars d\u2019amende pour avoir \u00e9t\u00e9 pris en flagrant d\u00e9lit de d\u00e9tention\u00a0 d\u2019une     mati\u00e8re stup\u00e9fiante class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie B.     \u00a0     \u00a0     <font><strong>H. MISSAOUI<\/strong><\/font>     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Le Quotidien \u00bb (Quotidien \u2013     Tunis), le 10 f\u00e9vrier 2008)  <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Un humoriste en prison, victime d\u2019une     machination juridico-polici\u00e8re<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Sihem Bensedrine<\/strong><\/font>     \u00a0     Tunis vient d\u2019accueillir de grands humoristes durant son Festival du rire     qui a eu lieu du 26 janvier au 2 f\u00e9vrier. On a bien ri des imitations     d\u00e9capantes de personnalit\u00e9s politiques fran\u00e7aises pr\u00e9sent\u00e9es par le     talentueux Ives Lecoq. Mais en Tunisie, on rit des autres, jamais de     nous-m\u00eames, l\u2019humour s\u2019arr\u00eate l\u00e0, \u00e0 la fronti\u00e8re de la dictature qui connait     la force subversive du rire mais ne l\u2019appr\u00e9cie jamais. H\u00e9di Ouled Baballah,     vient de l\u2019apprendre \u00e0 ses d\u00e9pens.     \u00a0     Achourouk et Le Quotidien, les deux porte-voix du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur,     annon\u00e7aient dans leur \u00e9dition du 8 f\u00e9vrier, la condamnation le 4 f\u00e9vrier     dernier par le tribunal de premi\u00e8re instance de Ben Arous (banlieue de     Tunis) de l\u2019humoriste tunisien H\u00e9di Ouled Baballah \u00e0 \u00abun an de prison et une     amende de mille dinars.\u00bb pour \u00abd\u00e9tention d\u2019une mati\u00e8re stup\u00e9fiante class\u00e9e     dans la cat\u00e9gorie B.\u00bb ; et l\u2019article s\u2019\u00e9tale sur les d\u00e9tails peu cr\u00e9dibles     de cette d\u00e9couverte \u00abspontan\u00e9e\u00bb par les services sp\u00e9ciaux lors d\u2019un autre     contr\u00f4le de \u00abroutine\u00bb !     \u00a0     L\u2019humoriste audacieux, qui \u00e9tait accompagn\u00e9 d\u2019un chauffeur dans une voiture     de location, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au p\u00e9age du Mornag sur l\u2019autoroute reliant Tunis \u00e0     Hammamet pour un contr\u00f4le de \u00abroutine\u00bb. Il avait \u00e9t\u00e9 embarqu\u00e9 seul dans la     voiture de la police et conduit au poste, tandis qu\u2019un agent de police     s\u2019\u00e9tait charg\u00e9 de conduire sa voiture ! Arriv\u00e9 au poste de police, les     agents ont pr\u00e9tendu avoir trouv\u00e9 un sachet contenant quelques grammes de \u00abZatla\u00bb     (cannabis) dans la boite \u00e0 gants de sa voiture au moment o\u00f9 ils l\u2019ont     fouill\u00e9e.     \u00a0     Devant le tribunal de premi\u00e8re instance o\u00f9 il avait comparu le lundi 4     f\u00e9vrier en \u00e9tat d\u2019arrestation, il avait d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la cour qu\u2019il ignorait     jusqu\u2019\u00e0 l\u2019existence de ce sachet, \u00e9tant convaincu qu\u2019il est victime d\u2019une     machination et qu\u2019il est en train de payer pour sa libert\u00e9 de ton. Notons     qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 n\u00e9gatif au test de d\u00e9pistage de la drogue auquel il     avait \u00e9t\u00e9 soumis durant sa garde \u00e0 vue.     \u00a0     De nouvelles charges plus graves sont en train d\u2019etre mont\u00e9es contre lui.     Une instruction pour d\u00e9tention de fausse monnaie en devises vient d\u2019\u00eatre     ouverte par le parquet de Ben Arous. La police pr\u00e9tend avoir \u00ab d\u00e9couvert \u00bb     ces faux billets de devises \u00e9trang\u00e8res \u00e0 son domicile lors d\u2019une     perquisition effectu\u00e9e alors qu\u2019il \u00e9tait en prison.     \u00a0     Il va de soi que personne en Tunisie &#8211; \u00e0 l\u2019exception peut \u00eatre de ses     auteurs &#8211; n\u2019ont pu ajouter foi \u00e0 ce grossier mensonge.     \u00a0     Toute la Tunisie est au courant que H\u00e9di Ouled Baballah vient de produire un     sketch o\u00f9 il imite le pr\u00e9sident Ben Ali. Ce sketch qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9     dans un lieu priv\u00e9 \u00e0 Sfax, il y a environ trois semaines, a largement     circul\u00e9 en Tunisie de fa\u00e7on informelle par un enregistrement de t\u00e9l\u00e9phone     portable;     \u00a0     C\u2019est le deuxi\u00e8me que l\u2019humoriste tunisien produit sur le m\u00eame sujet. Apr\u00e8s     la production du premier sketch, il avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par la police et     conduit au centre de d\u00e9tention de Bouchoucha du 9 au 11 mars 2007. Il avait     \u00e9t\u00e9 violemment battu par les agents des services de s\u00e9curit\u00e9 durant sa garde     \u00e0 vue et avait, \u00e0 sa lib\u00e9ration, port\u00e9 plainte pour \u00abviolences aggrav\u00e9es\u00bb,     mais sa plainte est rest\u00e9e sans suite.     \u00a0     Apr\u00e8s cette \u00abr\u00e9cidive\u00bb, c\u2019est une sale affaire de drogue qui a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e     contre lui pour le punir d\u2019avoir transgress\u00e9 les lignes rouges. Car il est     interdit de rire du \u00abPr\u00e9sident\u00bb dans une dictature qui se respecte.     \u00a0     En mettant en prison un humoriste, le pouvoir est en train de cr\u00e9er une     nouvelle ic\u00f4ne de la dissidence, mais cette fois dans le monde artistique.     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique),     N\u00b0 60 \u2013 F\u00e9vrier 2008)  <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong><font>Expulsion de     Baaziz:      <\/font>une coop\u00e9ration s\u00e9curitaire fructueuse\u2026 contre la culture<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Omar Mestiri<\/strong><\/font>     \u00a0     Impuissants \u00e0 prot\u00e9ger les fronti\u00e8res communes des infiltrations Djihadistes,     les services s\u00e9curitaires tunisiens et alg\u00e9riens se rattrapent sur la     \u00absubversion\u00bb culturelle. Trois membres de la brigade de \u00abs\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Etat     \u00bb, de sinistre r\u00e9putation, ont cueilli, t\u00f4t le matin du samedi 2 f\u00e9vrier,     l\u2019humoriste Alg\u00e9rien Baaziz \u00e0 sa chambre de l\u2019h\u00f4tel \u00abMaison blanche\u00bb, au     centre de Tunis.      \u00a0     Ils lui intim\u00e8rent courtoisement &#8211; mais fermement &#8211; l\u2019ordre de faire ses     valises s\u00e9ance tenante, avant de l\u2019escorter \u00e0 l\u2019a\u00e9roport o\u00f9 il fut mis dans     le premier avion en partance pour Paris. Les despotes de la r\u00e9gion peuvent     se rassurer, le dernier pays Arabe \u00e0 se r\u00e9galer des men\u00e9es de ce \u00abdangereux     extr\u00e9miste\u00bb lui est d\u00e9sormais ferm\u00e9.     \u00a0     L\u2019artiste s\u2019\u00e9tait produit la veille au th\u00e9\u00e2tre municipal de Tunis, dans le     cadre du festival du rire et devait donner deux autres spectacles &#8211; le soir     m\u00eame du samedi 2 et le lendemain &#8211; \u00e0 l\u2019espace \u00abEl Teatro\u00bb o\u00f9 il avait tenu     de nombreux concerts, remportant un succ\u00e8s fou aupr\u00e8s du public tunisien. Il     eut droit \u00e0 une importante couverture m\u00e9diatique ces derniers mois, et a     m\u00eame \u00e9t\u00e9 l\u2019invit\u00e9 vedette d\u2019une \u00e9mission de la cha\u00eene TV publique \u00abTunis7\u00bb.     \u00a0     De l\u2019avis des connaisseurs, la teneur de la prestation de Baaziz, souvent     virulente envers les dictateurs, ne peut \u00eatre la cause de cette expulsion     cavali\u00e8re. Il a pris soin, lors de son sketch de la veille, d\u2019assurer tenir     compte des \u00abinstructions de mod\u00e9ration\u00bb transmises par ses amis.      \u00a0     Certes, une \u00abexplication\u00bb officieuse a bien circul\u00e9 dans les milieux des     artistes : Baaziz n\u2019aurait pas respect\u00e9 la r\u00e9glementation locale qui exige     une double autorisation du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur et de celui de la     culture\u2026 Elle reste cependant un peu courte, tout juste suffisante \u00e0 couvrir     l\u2019annulation du spectacle d\u2019 \u00abEl Teatro\u00bb ; quant \u00e0 l\u2019expulsion\u2026 et, surtout,     comment justifier l\u2019intervention de la \u00abs\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Etat\u00bb dans ce registre     ?     \u00a0     On reste p\u00e9tri d\u2019admiration devant ces lettr\u00e9s besogneux qui se suent \u00e0     \u00e9chafauder toutes sortes de th\u00e8ses destin\u00e9es \u00e0 sauver la mise mais, sans     cesse contredits par les gros sabots des s\u00e9curitaires.     \u00a0     Reste la th\u00e8se de l\u2019\u00e9change de bon proc\u00e9d\u00e9s entre Tunis et Alger : \u00e0     quelques jours de la visite officielle de Boutef \u00e0 Tunis, Ben Ali se serait     senti en devoir de lui renvoyer l\u2019ascenseur, apr\u00e8s que l\u2019Alg\u00e9rie eut exauc\u00e9,     le mois dernier, sa demande pressante d\u2019interdire la tourn\u00e9e de son ennemi     jur\u00e9, le journaliste Taoufik Ben Brik.     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique),     N\u00b0 60 \u2013 F\u00e9vrier 2008)  <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Gr\u00e8ve: les facult\u00e9s de m\u00e9decine en     Col\u00e8re contre le Ministre de tutelle<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Sihem Bensedrine<\/strong><\/font>     \u00a0     Le 14 f\u00e9vrier tous les m\u00e9decins, pharmaciens et dentistes universitaires     observeront une gr\u00e8ve de l\u2019enseignement, en signe de protestation contre le     traitement cavalier fait aux doyens des 4 facult\u00e9s de m\u00e9decine par Lazhar     Bououni, le Ministre de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur.     \u00a0     Lazhar Bououni semble se tromper d\u2019espace et de temps. Il est en train de     g\u00e9rer les institutions universitaires d\u00e9pendantes de son minist\u00e8re comme on     g\u00e8re une \u00e9cole primaire, et traite les responsables qui veillent aux     destin\u00e9es de ces institutions, comme des \u00e9l\u00e8ves d\u2019une classe d\u2019\u00e9cole     primaire du d\u00e9but du 20e si\u00e8cle.     \u00a0     Depuis sa prise de fonction, il n\u2019a cess\u00e9 de soumettre les responsables     d\u2019institutions universitaires et notamment les doyens des facult\u00e9s de     m\u00e9decine de Tunis, Sfax, Sousse et Monastir \u00e0 un harc\u00e8lement administratif.     En vue de les mettre au pas et de leur faire comprendre que c\u2019est lui qui     commande, il fait pleuvoir inspections, bl\u00e2mes, avertissements et     injonctions de fa\u00e7on arbitraire. En voici quelques exemples :     \u00a0     &#8211; Il a intim\u00e9 aux doyens, sous menace de \u00abpoursuites p\u00e9nales pour     malversation\u00bb, l\u2019ordre de mettre fin aux activit\u00e9s de pr\u00e9paration des     \u00e9tudiants au concours de r\u00e9sidanat.     \u00a0     &#8211; Le doyen de la facult\u00e9 de Tunis, s\u2019est vu par exemple, reprocher d\u2019avoir     fait imprimer les polycopi\u00e9s des \u00e9tudiants en dehors de l\u2019imprimerie     officielle.      \u00a0     En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019imprimerie officielle &#8211; qui d\u00e9tient le monopole de     l\u2019impression de ces documents, avec \u00e0 la cl\u00e9 une qualit\u00e9 d\u2019impression     m\u00e9diocre \u2013 avait fait part de son indisponibilit\u00e9 pour imprimer, dans les     d\u00e9lais impartis, une partie de ces documents (30%). Le doyen avait alors eu     recours aux services d\u2019une autre institution publique, l\u2019office du planning     familial, pour mettre ces polycopi\u00e9s \u00e0 la disposition des \u00e9tudiants ; ce qui     fut fait, dans les d\u00e9lais et avec une qualit\u00e9 nettement sup\u00e9rieure, mais     avec une majoration des frais de l\u2019ordre de\u2026moins de 1 millime par page. Le     Ministre r\u00e9agit en ordonnant une inspection !     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique),     N\u00b0 60 \u2013 F\u00e9vrier 2008)  <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Le ministre Lazhar Bouaouni \u00e0 la     trappe ?<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Omar Mestiri<\/strong><\/font>     \u00a0     Les responsables gouvernementaux se montrent affol\u00e9s par les proportions que     prend la crise entre Lazhar Bouaouni et les doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine.     Plusieurs Ministres, ainsi que leurs collaborateurs, s\u2019affairent \u00e0 trouver     une sortie de crise \u00abhonorable pour tous\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire, en clair, sauver la     face de leur coll\u00e8gue de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur tout en d\u00e9samor\u00e7ant la     protestation du 14 f\u00e9vrier.     \u00a0     Les contacts se sont multipli\u00e9s ces derniers jours et plusieurs missions de     conciliation ont \u00e9chou\u00e9, les doyens refusant de rencontrer Bouaouni tant     qu\u2019il n\u2019aura pas retir\u00e9 les sanctions les concernant. Ils demeurent     intransigeants sur cette exigence.      \u00a0     Aux derni\u00e8res nouvelles, Lazhar Bouaouni serait l\u00e2ch\u00e9 en haut lieu et son     d\u00e9part quasiment acquis. Il lui serait reproch\u00e9 un manque de doigt\u00e9 : trop     carr\u00e9, il a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 mater ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme un embryonnaire     mouvement d\u2019\u00e9mancipation des milieux acad\u00e9miques.     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique),     N\u00b0 60 \u2013 F\u00e9vrier 2008)  <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Des doyens \u00e9lus de plus en plus     r\u00e9tifs \u00e0 accorder des d\u00e9rogations sur \u00abinstruction \u00bb<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Omar Mestiri<\/strong><\/font>     \u00a0     Il semblerait que le principal enjeu de la discorde entre les doyens des     facult\u00e9s de m\u00e9decine et le minist\u00e8re de l\u2019Enseignement Sup\u00e9rieur provienne     de la volont\u00e9 affich\u00e9e par les doyens de mettre fin \u00e0 la pratique des     d\u00e9rogations autorisant l\u2019inscription d\u2019\u00e9tudiants \u00abfortement recommand\u00e9s\u00bb,     mais qui n\u2019ont pu satisfaire aux crit\u00e8res de l\u2019orientation par la voie     normale (elle-m\u00eame sujette aux \u00abcorrections\u00bb de la pr\u00e9sidence de la     R\u00e9publique).      \u00a0     L\u2019ire du Ministre s\u2019est en particulier d\u00e9vers\u00e9e sur l\u2019un des doyens qui a eu     \u00abl\u2019impudence\u00bb de ne pas obtemp\u00e9rer \u00e0 une demande de d\u00e9rogation transmise     oralement par un membre du cabinet du ministre : il a r\u00e9clam\u00e9 de son     interlocuteur une note \u00e9crite, contrevenant gravement aux r\u00e8gles non \u00e9crites     de notre \u00abEtat de droit\u00bb o\u00f9 seul l\u2019oral compte !     \u00a0     Les facult\u00e9s de m\u00e9decine ont, depuis de nombreuses ann\u00e9es, institu\u00e9 un     concours de r\u00e9orientation &#8211; sous tutelle du minist\u00e8re de l\u2019Enseignement     secondaire &#8211; destin\u00e9 \u00e0 offrir une nouvelle chance pour un nombre r\u00e9duit     d\u2019\u00e9tudiants d\u00e9sirant suivre les \u00e9tudes m\u00e9dicales (moins de 10% du total des     inscriptions en premi\u00e8re ann\u00e9e).      \u00a0     L\u00e0 aussi, le politique s\u2019impose \u00e0 l\u2019acad\u00e9mique : l\u2019usage \u00e9tabli veut que les     listes retenues \u00e0 l\u2019issue de ce concours soient transmises au minist\u00e8re de     l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur qui les retourne ensuite \u00e0 la facult\u00e9 pour     inscription, apr\u00e8s y avoir introduit des \u00abr\u00e9visions\u00bb plus ou moins     substantielles.      \u00a0     La pratique des d\u00e9rogations conduit \u00e0 des exc\u00e8s insoutenables : Lazhar     Bouaouni est ainsi intervenu pour faire inscrire \u00e0 la facult\u00e9 de Monastir     une \u00e9tudiante recal\u00e9e au concours de r\u00e9orientation, avec des notes faibles     dans les mati\u00e8res fondamentales, dont une catastrophique (2\/20 en sciences     naturelles) !     \u00a0     <font><strong>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique),     N\u00b0 60 \u2013 F\u00e9vrier 2008) <\/strong><\/font> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>  \u00a0<\/div>\n<p><font><font><font><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <font><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Les Juifs de   Tunisie ont droit \u00e0 des d\u00e9dommagements d\u2019apr\u00e8s un tribunal isra\u00e9lien<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p><font><strong><\/p>\n<p><font size=\"3\"><\/p>\n<div align=\"justify\">     \u00a0La cour de district de Tel Aviv a d\u00e9cid\u00e9 que les Juifs   tunisiens qui vivaient sous le r\u00e9gime Nazi m\u00e9ritent le m\u00eame statut que leurs   homologues europ\u00e9ens et ont droit \u00e0 des d\u00e9dommagements en tant que victimes   des pers\u00e9cutions nazies.   \u00a0   Jusqu&rsquo;\u00e0 cette sentence sans pr\u00e9c\u00e9dent, le minist\u00e8re des Finances rejetait   toutes les requ\u00eates de Juifs originaires de Tunisie r\u00e9clamant une pension du   gouvernement en tant que victimes des pers\u00e9cutions nazies. Le minist\u00e8re   consid\u00e9rait en effet que la loi des d\u00e9dommagements ne s&rsquo;appliquait qu&rsquo;aux   r\u00e9fugi\u00e9s contraints de fuir leur patrie \u00e0 cause de l&rsquo;occupation nazie.   \u00a0   Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent le minist\u00e8re consid\u00e9rait que les Juifs tunisiens avaient gard\u00e9   leur citoyennet\u00e9 tunisienne pendant la Shoah, m\u00eame si les Nazis ont occup\u00e9 le   pays pendant six mois, pers\u00e9cutant les r\u00e9sidents Juifs.   \u00a0   Deux personnes ont \u0153uvr\u00e9 pour faire reconna\u00eetre les droits des Juifs tunisiens.   Y\u00e9houda Teshouva et l&rsquo;avocat David Etzion ont affirm\u00e9 jeudi qu&rsquo;environ 20 000   Juifs originaires de Tunisie vivant actuellement en Isra\u00ebl auraient droit   d&rsquo;\u00eatre reconnus comme victimes des pers\u00e9cutions Nazies.    C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;ils auraient droit \u00e0 une pension mensuelle du gouvernement   d&rsquo;environ 333 dollars&#8230;   \u00a0   Dans sa sentence, le tribunal a fait remarquer que m\u00eame si th\u00e9oriquement les   Juifs tunisiens ont gard\u00e9 leur citoyennet\u00e9 pendant l&rsquo;occupation nazie, ce   statut n&rsquo;avait aucun sens, \u00e9tant donn\u00e9 que le pays n&rsquo;\u00e9tait pas ind\u00e9pendant \u00e0   cette \u00e9poque, mais \u00e9tait sous mandat fran\u00e7ais.   \u00a0   Par ailleurs, la France ne reconnaissait pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque la citoyennet\u00e9   fran\u00e7aise des r\u00e9sidents tunisiens. La cour a donc d\u00e9cid\u00e9 que le minist\u00e8re des   Finances ne pouvait pas repousser cat\u00e9goriquement les demandes de   d\u00e9dommagements des Juifs originaires de Tunisie.    \u00a0   <font><strong>(Source : le blog \u00ab TunisiaWatch \u00bb, le 10   f\u00e9vrier 2008)<\/strong><\/font> <font><strong>Lien : http:\/\/tunisiawatch.rsfblog.org <\/strong> <\/font><\/div>\n<p><strong><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/strong><\/p>\n<div align=\"center\"> <font><strong><font size=\"3\"><font>Parution   <\/font><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>\u00ab\u00a0Bourguiba, \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de la d\u00e9mocratie 1956 &#8211;   1963\u00a0\u00bb de Noura Borsali<\/font><\/h3>\n<p><\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">  \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font>Notre cons\u0153ur Noura Borsali vient de publier un livre   sur \u00ab\u00a0Bourguiba, \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de la d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb 1956 &#8211; 1963&Prime; un livre \u00e9crit-elle   qui est en partie \u00ab\u00a0Une s\u00e9rie d&rsquo;articles qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans   l&rsquo;hebdomadaire \u00ab\u00a0R\u00e9alit\u00e9s durant le deuxi\u00e8me trimestre 2006 \u00e0 l&rsquo;occasion du   cinquantenaire de l&rsquo;ind\u00e9pendance de notre pays (1956-2006).   \u00a0   L&rsquo;ouvrage comporte cinq parties enrichies d&rsquo;interviews et de t\u00e9moignages   vivants et dans lesquelles sont \u00e9voqu\u00e9s les premi\u00e8res \u00e9lections de la Tunisie   ind\u00e9pendante, la lutte arm\u00e9e et les fellaghas : La mise au pas des   organisations nationales et de la soci\u00e9t\u00e9 ; le pouvoir personnel confront\u00e9 \u00e0   la libert\u00e9 de presse ; et enfin le complot avort\u00e9 de d\u00e9cembre 1962 et   l&rsquo;institutionnalisation du parti unique\u00a0\u00bb. Mme Borsali explique que \u00ab\u00a0ce travail   s&rsquo;\u00e9tend sur les huit premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;ind\u00e9pendance (1956-1963) durant   lesquelles s&rsquo;est construit l&rsquo;Etat national (Etat &#8211; parti) et consolid\u00e9e   l&rsquo;autorit\u00e9 politique\u00a0\u00bb.   \u00a0   \u00a0   <font><strong>Libert\u00e9s<\/strong><\/font>   \u00a0   Dans la pr\u00e9face du livre intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Une d\u00e9mocratie autoritaire\u00a0\u00bb, l&rsquo;auteur   \u00e9crit \u00ab\u00a0avec l&rsquo;ind\u00e9pendance, le nouvel Etat tunisien a cherch\u00e9 \u00e0 se consolider\u00a0   en engageant dans tous les domaines, des r\u00e9formes audacieuses pour l&rsquo;\u00e9poque   (&#8230;)   \u00a0   Toutefois la question d\u00e9mocratique fut \u00e9tudi\u00e9e et report\u00e9e aux calendes   grecques au nom de l&rsquo;unit\u00e9 imp\u00e9rative. Le No\u00e9-Destour et son chef Habib   Bourguiba estim\u00e8rent que le peuple n&rsquo;\u00e9tait pas encore m\u00fbr pour une d\u00e9mocratie.   Aussi toute contestation et toute critique n&rsquo;\u00e9taient-elles pas tol\u00e9r\u00e9es dans   un contexte national et r\u00e9gional jug\u00e9 difficile (&#8230;).   \u00a0   Concernant la libert\u00e9 de la presse \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, Mme Borsali souligne que \u00ab\u00a0La   Libert\u00e9 de parole est consid\u00e9r\u00e9e d\u00e9sormais comme\u00a0\u00bb un d\u00e9nigrement syst\u00e9matique\u00a0\u00bb,   titre donn\u00e9 \u00e0 la section d&rsquo;une \u00e9tude faite par les services du Secr\u00e9tariat \u00e0   la Pr\u00e9sidence, publi\u00e9 dans \u00ab\u00a0La R\u00e9publique d\u00e9livr\u00e9e\u00a0\u00bb et dans laquelle il est   not\u00e9 \u00e0 propos de la presse communiste \u00ab\u00a0Pendant toute cette p\u00e9riode (1956-1962)   le d\u00e9nigrement du gouvernement du pr\u00e9sident Bourguiba, de ses r\u00e9alisations   ainsi que du N\u00e9o-Destour est poursuivi, syst\u00e9matiquement dans les publications   de la presse du PCT.    \u00a0   L&rsquo;auteur a cit\u00e9 Charles Debbasch qui \u00e9crit dans son ouvrage \u00ab\u00a0La R\u00e9publique   Tunisienne\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Les constituants tunisiens, en s&rsquo;inspirant de la D\u00e9claration   universelle des droits de l&rsquo;homme, ont consacr\u00e9 des droits importants tels que   le droit syndical, la libert\u00e9 d&rsquo;opinion, d&rsquo;expression, de presse, de   publication, de r\u00e9union et d&rsquo;associations&#8230; mais toutes ces libert\u00e9s ne   peuvent s&rsquo;exercer que dans les limites pr\u00e9vues par la loi et donc ne pouvaient   qu&rsquo;\u00eatre restreintes par cette derni\u00e8re\u00a0\u00bb.    \u00a0   Mme Borsali esp\u00e8re que le livre suscitera l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des lecteurs lesquels   \u00e9crit-elle \u00ab\u00a0y trouveront mati\u00e8re \u00e0 lire et \u00e0 d\u00e9battre\u00a0\u00bb.   \u00a0   <font><strong>N\u00e9jib SASSI<\/strong><\/font>   \u00a0   <font><strong>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb (Quotidien \u2013 Tunis), le   10 f\u00e9vrier 2008)<\/strong><\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>De la survie de la langue arabe sous   nos cieux   Raison et sentiments&#8230;<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><strong>Samia HARRAR<\/strong><\/font>   \u00a0   Pourquoi devrait-on craindre \u00e0 ce point, pour la survivance de la langue arabe   dans nos murs? Et a t-on raison de s&rsquo;alarmer, au point de vouloir remettre en   question, les fondements m\u00eame de ce qui fait la richesse de notre syst\u00e8me   \u00e9ducatif, en voulant \u00e0 tout prix tout chambouler, en arabisant le contenu du   cursus universitaire, que cela regarde les disciplines scientifiques ou autres,   sous pr\u00e9texte d&rsquo;un retour aux sources, lequel est cens\u00e9 nous r\u00e9concilier avec   notre propre identit\u00e9 ?   \u00a0   C&rsquo;est du moins le point nodal du d\u00e9bat, soulev\u00e9 il y a quelques jours, par un   quotidien de la place, s&rsquo;exprimant en langue arabe, sur les pseudo- d\u00e9rives   inh\u00e9rentes \u00e0 ces choix \u00e9ducatifs, qui donnent la supr\u00e9matie \u00e0 une langue   \u00e9trang\u00e8re : entendre par cela le fran\u00e7ais, et dans une moindre mesure   l&rsquo;anglais, sur la langue d&rsquo;origine du pays.   \u00a0   Cela regarde tout aussi bien, le programme scolaire que les \u00e9missions   t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es, tous genres confondus, lesquels v\u00e9hiculeraient un langage hybride   et inappropri\u00e9, qui accentuerait l&rsquo;\u00e9norme \u00e9cart qui pr\u00e9vale, entre la langue   arabe en tant que telle, et le dialecte local. Sauf qu&rsquo;il convient de rappeler,   que m\u00eame dans les pays donn\u00e9s comme d\u00e9fenseurs de la langue pure et dure, il   est rare, pour ne pas dire rarissime, que dans la rue l&rsquo;on use d&rsquo;une langue   litt\u00e9raire ch\u00e2ti\u00e9e, pour se parler. En Egypte il y a le dialecte \u00e9gyptien, en   Syrie le dialecte syrien, au Liban c&rsquo;est du pareil au m\u00eame, avec la diff\u00e9rence   que l&rsquo;on y parle \u00e9galement le fran\u00e7ais ; idem au Maroc, en Alg\u00e9rie&#8230;, et nous   en passons.   \u00a0   Les choses changent si l&rsquo;on prend effectivement en compte, le patrimoine   litt\u00e9raire de ces pays, o\u00f9 il est vrai, concernant l&rsquo;Egypte notamment, qu&rsquo;une   forte tradition en mati\u00e8re de production romanesque et po\u00e9tique, donne la   supr\u00e9matie \u00e0 la langue acad\u00e9mique. M\u00eame si les \u0153uvres en dialectal sont l\u00e9gion   aussi.   \u00a0   Mais sous nos propres latitudes, il n&rsquo;y a vraiment pas lieu de rougir, pour   les choix \u00e9ducatifs qui permettent l&rsquo;ouverture sur d&rsquo;autres langues : choix   que l&rsquo;on doit consid\u00e9rer en tant qu&rsquo;une richesse dont il convient plut\u00f4t de   s&rsquo;enorgueillir, histoire de ne pas se fermer sur nous m\u00eames, en faisant montre   d&rsquo;un chauvinisme r\u00e9ducteurs et d&rsquo;autant plus d\u00e9plac\u00e9, que l&rsquo;histoire de notre   pays, c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;histoire de brassages successifs, qui ne justifient en   rien qu&rsquo;on recule au lieu d&rsquo;avancer, en optant pour appauvrissement culturel,   sous pr\u00e9texte que l&rsquo;on ferait partie d&rsquo;une aire arabe, d&rsquo;autant que l&rsquo;on   ferait plut\u00f4t partie d&rsquo;une aire maghr\u00e9bine et m\u00e9diterran\u00e9enne, ayant en   partage toute une culture, qui ne se r\u00e9duit pas uniquement \u00e0 l&rsquo;apport de la   civilisation arabo-musulmane. M\u00eame si celle-ci en l&rsquo;occurrence, fait   effectivement partie int\u00e9grante de notre identit\u00e9 nationale.   \u00a0   Parce qu&rsquo;il serait absurde, vain et r\u00e9trograde, de vouloir op\u00e9rer un   changement, lequel serait une perte de temps et d&rsquo;argent, en cherchant \u00e0   traduire, des concepts scientifiques ou autres, en arabe, ch\u00e2ti\u00e9 ou pas,   rendant ainsi la t\u00e2che plus dure, pour des r\u00e9sultats qui seraient \u00e0 coup s\u00fbr   st\u00e9riles, \u00e0 des enseignants et des \u00e9tudiants, qui n&rsquo;en demandaient pas tant.   Qui plus est que la langue du Coran, ne risque pas de perdre de son lustre   parce qu&rsquo;on n&rsquo;aura pas \u00a0\u00bb format\u00e9 \u00a0\u00bb les programmes \u00e0 son niveau, &#8211; ce qui   serait d&rsquo;ailleurs difficile, pour ne pas dire impossible-, puisque l&rsquo;usage   d&rsquo;autres langues sous nos cieux, pour tous ceux qui adorent les belles lettres,   ne risque certes pas de les en d\u00e9tourner. Il n&rsquo;y a point de paradoxe \u00e0 notre   sens, \u00e0 aimer la langue de Voltaire et celle d&rsquo;Al Moutanabbi. Ou encore celle   de Shakespeare. La preuve en est que la g\u00e9n\u00e9ration de po\u00e8tes et \u00e9crivains   d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, est une g\u00e9n\u00e9ration parfaitement bilingue. Il est vrai   aussi qu&rsquo;au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, elle se compte sur les doigts d&rsquo;une seule main   peut-\u00eatre. Et la perte \u00e0 d\u00e9plorer se situerait plut\u00f4t au niveau des deux   langues&#8230;   \u00a0   <font><strong>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb (Quotidien \u2013 Tunis), le   10 f\u00e9vrier 2008)<\/strong><\/font><font face=\"Times New Roman\" size=\"3\"> <\/font> <\/div>\n<p><\/font><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"> <font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">  \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font><font> <\/p>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji, le retour<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<p>   \u00a0<font>Plus de vingt-cinq ans apr\u00e8s son c\u00e9l\u00e8bre essai sur les   ind\u00e9pendances (Le D\u00e9senchantement national, Maspero, 1982), l\u2019universitaire et   \u00e9crivaine tunisienne H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji revient sur sa critique des \u00c9tats postcoloniaux   dans \u00ab Nous, d\u00e9colonis\u00e9s \u00bb, qui para\u00eet aux \u00e9ditions Arl\u00e9a.   <\/font>\u00a0   <font><strong>(Source : \u00ab Jeune Afrique \u00bb (Magazine   hebdomadaire \u2013 France), N\u00b0 2453 du 14 au 20 janvier 2008)<\/strong><\/font>   \u00a0   H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji est n\u00e9e \u00e0 Tunis en 1948. Agr\u00e9g\u00e9e de lettres modernes, elle a   enseign\u00e9 la litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tunis, puis a occup\u00e9 un poste de   fonctionnaire international \u00e0 l\u2019UNESCO. Elle a fond\u00e9 en 1998 le Coll\u00e8ge   international de Tunis.   \u00a0   Elle est l\u2019auteur de plusieurs livres dont \u00ab Le D\u00e9senchantement national,   essai sur la d\u00e9colonisation \u00bb, Masp\u00e9ro 1982, \u00ab L\u2019\u0152il du jour \u00bb, roman, Nadeau,   1985 et \u00ab L\u2019Imposture culturelle \u00bb, essai, Stock, 1997. Elle a \u00e9galement   collabor\u00e9 \u00e0 de nombreux ouvrages collectifs sur le tiers-monde et sur les   questions du monde arabe.   \u00a0   Nous, d\u00e9colonis\u00e9s   H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji   \u00a0   La d\u00e9colonisation est la forme la plus instinctive et la plus avanc\u00e9e de la   libert\u00e9. Elle est l\u2019avant-garde de toutes les libert\u00e9s. Mais elle est la plus   malheureuse de toutes, car elle n\u2019a pas tenu ses promesses. J\u2019avais annonc\u00e9   que je ferais mieux que les Europ\u00e9ens mais, un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s, je ne sais   toujours pas o\u00f9 j\u2019en suis, si j\u2019avance ou si je recule, si je suis un primitif   ou un moderne, un sauvage ou un civilis\u00e9, si j\u2019aime la patrie ou si je   l\u2019ex\u00e8cre. Suis-je encore le jouet de forces ext\u00e9rieures qui me d\u00e9passent ? Ou   bien est-ce moi qui pr\u00e9cipite ma perte par mes erreurs et mes aveuglements ?   Mais j\u2019ai beau me chercher des excuses, elles ne me convainquent pas. Quoi,   encore victime, moi ? Non, c\u2019est trop facile. Je ne suis plus cet objet h\u00e9b\u00e9t\u00e9,   inconscient, subissant les effets sans \u00eatre pour rien dans les causes,   d\u00e9pouill\u00e9 de ses facult\u00e9s de penser et d\u2019agir. Je ne suis plus sous tutelle.   Je suis souverain.   \u00a0   D\u2019embl\u00e9e, H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji donne le ton : \u00ab libert\u00e9 \u00bb est le ma\u00eetre mot de sa   brillante analyse sur la fin du colonialisme, l\u2019Ind\u00e9pendance et la d\u00e9mocratie   dans son pays, la Tunisie &#8211; qui est ici parangon de tous les jeunes \u00c9tats   ayant gagn\u00e9 leur ind\u00e9pendance de haute lutte dans les ann\u00e9es 1950-1960. Si,   parmi les causes des errements et des incuries des \u00ab jeunes pays \u00bb, elle   n\u2019oublie pas les crimes et les injustices des ex-puissances coloniales, ce   sont surtout les responsabilit\u00e9s de ces jeunes nations qu\u2019elle entend   stigmatiser dans cet essai.   \u00a0   Comparant l\u2019\u00e9tat actuel de son pays avec les r\u00eaves et les espoirs qui ont   aliment\u00e9 les diverses luttes anticoloniales, H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji constate \u00e0 quel point   les ambitions des \u00ab combattants de la libert\u00e9 \u00bb ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ues.   \u00a0   Apr\u00e8s son remarquable travail sur la place de la femme dans le monde musulman   moderne (Une force qui demeure, Arl\u00e9a, 2006), H\u00e9l\u00e9 B\u00e9ji prend de la hauteur et   \u00e9tend son analyse \u00e0 l\u2019ensemble des jeunes \u00c9tats, refusant de voir une fatalit\u00e9   dans leurs dysfonctionnements. Elle met ainsi en \u00e9vidence les responsabilit\u00e9s   des intellectuels et des politiques, et, entre la ma\u00eetrise d\u2019un pass\u00e9 assum\u00e9,   une pratique tol\u00e9rante de la religion, l\u2019instauration d\u2019une \u00ab la\u00efcit\u00e9 \u00bb   originale et r\u00e9ellement d\u00e9mocratique, elle ouvre la voie \u00e0 quelques   perspectives capables d\u2019apporter des solutions aux probl\u00e8mes de ces jeunes   nations.   \u00a0   Quoi que nous fassions ou que nous pensions, nous, d\u00e9colonis\u00e9s, la libert\u00e9 est   d\u00e9sormais l\u2019air invisible que nous respirons sans nous en rendre compte.   Maladive ou vigoureuse, elle est d\u00e9j\u00e0 en nous, m\u00eame si nous ne la voyons pas.   Fant\u00f4me insaisissable sorti d\u2019un monde devant lequel nous nous sentons   impuissants et ch\u00e9tifs, elle exige un courage dont il faudra bien que nous   trouvions un jour la force. Elle est l\u00e0, m\u00eame si nous d\u00e9tournons le regard   pour ne pas la voir. Elle est un devoir dont nous nous acquitterons vis-\u00e0-vis   de nos enfants, m\u00eame si nous ne l\u2019avons pas re\u00e7ue de nos anc\u00eatres. L\u2019h\u00e9ritage   n\u2019est pas seulement quelque chose qui remonte du pass\u00e9, c\u2019est un bien qui   d\u00e9vale du futur.   \u00a0   <font><strong>Prix : 18 euros<\/strong><\/font>   \u00a0   <font><strong>237 pages, 2008, EAN 9782869597990   <\/strong><\/font>\u00a0   <font><strong>Lien : http:\/\/www.arlea.fr\/Nous-decolonises  <\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Turquie\/universit\u00e9\/voile : vaste   manifestation de protestation \u00e0 Ankara<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<p><font><strong><font size=\"3\"><font><\/p>\n<div align=\"justify\">   \u00a0<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"> <font><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"> <font size=\"2\">AFP, le 9 f\u00e9vrier 2008 \u00e0 14h41<\/font> <\/font><\/h3>\n<p><font><strong>ANKARA, 9 f\u00e9v 2008 (AFP) &#8211;<\/strong><\/font>   Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues d&rsquo;Ankara   samedi pour manifester contre l&rsquo;autorisation du port du foulard islamique \u00e0   l&rsquo;Universit\u00e9, a constat\u00e9 l&rsquo;AFP.   \u00ab\u00a0La Turquie est la\u00efque et restera la\u00efque\u00a0\u00bb, ont scand\u00e9 les protestataires qui   se sont regroup\u00e9s sur une place du centre-ville, au moment o\u00f9 le parlement   turc votait un amendement constitutionnel en vertu duquel \u00ab\u00a0personne ne peut   \u00eatre priv\u00e9 d&rsquo;\u00e9ducation sup\u00e9rieure\u00a0\u00bb. Ce texte est interpr\u00e9t\u00e9 en Turquie comme   levant l&rsquo;interdiction pour les jeunes femmes de porter le voile dans les   facult\u00e9s.   Un responsable de la police a \u00e9valu\u00e9 \u00e0 moins de 100.000 le nombre des   manifestants, qui s&rsquo;\u00e9taient rassembl\u00e9s \u00e0 l&rsquo;appel de plus de 70 syndicats et   ONG, dont plusieurs associations f\u00e9ministes. Les   organisateurs n&rsquo;ont pas fourni de chiffre. Les manifestants brandissaient des   drapeaux turcs ainsi que des portraits du fondateur de l&rsquo;Etat turc moderne,   Mustafa Kemal Ataturk. Les femmes, dont certaines portaient le foulard,   repr\u00e9sentaient la majorit\u00e9 des participants.   \u00ab\u00a0Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui au parlement consiste \u00e0 \u00e9liminer le r\u00e9gime   r\u00e9publicain et \u00e0 le remplacer par la bigoterie. Ils veulent d\u00e9truire la   r\u00e9publique d\u00e9mocratique la\u00efque\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la foule l&rsquo;un des organisateurs,\u00a0   Gokhan Gunaydin. Un autre organisateur, Tuncay Ozkan, propri\u00e9taire d&rsquo;une   t\u00e9l\u00e9vision qui couvrait la manifestation en direct, a accus\u00e9 le gouvernement   de trahison. \u00ab\u00a0Je les pr\u00e9viens, changer le r\u00e9gime   constitutionnel est un crime. Ils devraient \u00eatre jug\u00e9s pour trahison\u00a0\u00bb, a   d\u00e9clar\u00e9 M. Ozkan, avant d&rsquo;ajouter : \u00ab\u00a0nous sommes ici pour d\u00e9fendre le pays\u00a0\u00bb.   Une femme \u00e2g\u00e9e, portant un foulard ainsi qu&rsquo;une \u00e9charpe aux couleurs &#8211; rouge   et blanc &#8211; du drapeau turc autour du cou, a \u00e9t\u00e9 applaudie bruyamment par la   foule lorsqu&rsquo;elle a \u00f4t\u00e9 l&rsquo;\u00e9toffe qui lui recouvrait la t\u00eate pour d\u00e9voiler sa   chevelure. \u00ab\u00a0Longue vie \u00e0 la r\u00e9publique, que la charia aille au diable\u00a0\u00bb,   s&rsquo;est-elle exclam\u00e9e sous les acclamations des manifestants.   125.000 personnes avaient d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9 le 2 f\u00e9vrier \u00e0 Ankara contre une   telle lev\u00e9e de l&rsquo;interdiction du voile islamique dans les universit\u00e9s,   pr\u00e9sent\u00e9e par le gouvernement turc comme une r\u00e9forme n\u00e9cessaire sur la voie de   l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;Union europ\u00e9enne.   Le Parti de la Justice et du d\u00e9veloppement (AKP, issu de la mouvance   islamiste) au pouvoir, a propos\u00e9 de r\u00e9viser la Constitution en estimant que   l&rsquo;interdiction faite aux \u00e9tudiantes de porter le voile sous peine d&rsquo;exclusion   &#8211; en vigueur depuis un putsch en 1980 &#8211; portait atteinte \u00e0 la libert\u00e9 de   conscience et au droit \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation.   La l\u00e9galisation du foulard \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 est fortement combattue par les   d\u00e9fenseurs des fondements la\u00efcs de ce pays dont 99% de la population est   musulmane. Pour les partisans de la la\u00efcit\u00e9, une r\u00e9vision de la   Constitution pour permettre le port du foulard islamique dans les universit\u00e9s   sape le principe de s\u00e9paration entre la religion et l&rsquo;Etat.   \u00a0   <font><strong>AFP<\/strong><\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/strong><\/p>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Espagne &#8211; La droite veut   encadrer le voile islamique<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">  AFP, le 8 f\u00e9vrier 2008 \u00e0 17h42   <font><strong>Par Jason Webb<\/strong><\/font>   \u00a0   MADRID, 8 f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; Le port du voile islamique en Espagne doit \u00eatre   restreint, estime l&rsquo;opposition conservatrice qui souhaite faire de   l&rsquo;immigration l&rsquo;un des sujets cl\u00e9s des \u00e9lections l\u00e9gislatives du 9 mars.   \u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit de d\u00e9fendre l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre hommes et femmes et de s&rsquo;assurer que le   voile n&rsquo;est pas un objet de discrimination dans les \u00e9coles ou ailleurs\u00a0\u00bb, a   d\u00e9clar\u00e9 jeudi soir un porte-parole du principal parti de droite, le Parti   populaire (PP).   Apr\u00e8s avoir plaid\u00e9 mercredi pour un contrat obligeant les \u00e9trangers \u00e0   respecter les \u00ab\u00a0coutumes espagnoles\u00a0\u00bb, le chef de file du PP, Mariano Rajoy, a   aussi d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il voulait renforcer la l\u00e9gislation sur la polygamie et les   mutilations g\u00e9nitales.   Les socialistes au pouvoir, en t\u00eate de 4 \u00e0 6 points dans les sondages, ont   vivement r\u00e9agi, parlant de \u00ab\u00a0relents x\u00e9nophobes\u00a0\u00bb et accusant leurs adversaires   de s&rsquo;attaquer \u00e0 de faux probl\u00e8mes.   Malgr\u00e9 plusieurs cas de jeunes filles pri\u00e9es d&rsquo;enlever leur voile \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole,   l&rsquo;Espagne ne conna\u00eet pas le m\u00eame genre de tensions qu&rsquo;en France, o\u00f9 une loi   exclut le voile des \u00e9tablissements scolaires comme tout autre \u00ab\u00a0signe   ostentatoire d&rsquo;appartenance religieuse\u00a0\u00bb, ou qu&rsquo;en Grande-Bretagne et aux   Pays-Bas o\u00f9 la question fait d\u00e9bat.   Le PP faisait jusque-l\u00e0 campagne sur la d\u00e9gradation de l&rsquo;\u00e9conomie mais les   analystes estiment que les d\u00e9bats sur l&rsquo;immigration ciblent l&rsquo;\u00e9lectorat   populaire, en comp\u00e9tition avec les immigrants sur le march\u00e9 du travail.   Le pr\u00e9sident du gouvernement Jos\u00e9 Luis Rodriguez Zapatero a d\u00e9clar\u00e9 s&rsquo;excuser   devant les immigrants pour les prises de positions du PP, qu&rsquo;il a qualifi\u00e9es   de \u00ab\u00a0franchement discriminatoires et naus\u00e9abondes\u00a0\u00bb.   Parti de z\u00e9ro il y a dix ans, le nombre de r\u00e9sidents \u00e9trangers atteint   aujourd&rsquo;hui 10% de la population espagnole. Des millions d&rsquo;immigrants   marocains, latino-am\u00e9ricains ou est-europ\u00e9ens sont venus s&rsquo;\u00e9tablir dans le   pays en vertu d&rsquo;une l\u00e9gislation tol\u00e9rante.   Le PP doit d\u00e9voiler ce samedi sa politique en mati\u00e8re d&rsquo;immigration.    \u00a0   <font><strong>REUTERS <\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/font><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">  \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h4 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Turkey&rsquo;s Parliament lifts scarf ban<\/font><\/h4>\n<p><\/strong><\/font><\/h4>\n<\/div>\n<div>     By Sabrina Tavernise The New York Times   Saturday, February 9, 2008      Turkey&rsquo;s Parliament took a major step on Saturday toward lifting a ban against   women&rsquo;s head scarves at universities, setting the stage for a final showdown   with the country&rsquo;s secular elite over where Islam fits in the building of an   open society.      Turkish lawmakers voted overwhelmingly in favor of a measure supported by   Prime Minister Recep Tayyip Erdogan to change Turkey&rsquo;s Constitution in a way   they say would guarantee all citizens the right to go to college regardless of   how they dress.      Turkish authorities imposed the ban in the late 1990s, arguing that the   growing number of covered women in colleges threatened secularism, one of the   founding principles of modern Turkey.      Secular opposition lawmakers voted against the change, with about a fifth of   all ballots cast. Crowds of secular Turks backed them on the streets of   Turkey&rsquo;s capital, Ankara, chanting that secularism \u2014 and women&rsquo;s right to   resist being forced to wear head scarves by an increasingly conservative   society \u2014 was under threat and demanding that the government step down.      \u00ab\u00a0This decision will bring further pressure on women,\u00a0\u00bb said Nesrin Baytok, a   member of Parliament from the opposition secular party, during the debate in   Parliament. \u00ab\u00a0It will ultimately bring us Hezbollah terror, Al Qaeda terror and   fundamentalism.\u00a0\u00bb      Another member from that party, Kemal Kilicdaroglu, said the group would take   the amendments to Turkey&rsquo;s Constitutional Court, a pro-secular institution   that is likely to rule against Erdogan. That process must wait until the   changes are approved by the president and published in the official state   newspaper.      The head scarf ban, and the push to repeal it by Erdogan&rsquo;s governing party,   has become one of the most emotional issues in Turkey. It pits a rising,   increasingly wealthy middle class of observant Turks, on one side, against a   secular elite, backed by the military and the judiciary, on the other.      \u00ab\u00a0It&rsquo;s all about power,\u00a0\u00bb said Jenny White, a professor of anthropology at   Boston University who has been writing about Turkey since the 1970s. \u00ab\u00a0It&rsquo;s   about who gets to decide what Turkey&rsquo;s image and emblematic lifestyle will be.   Islam is the lightning rod for all the fears and concerns.\u00a0\u00bb      Many secular Turks are concerned that Erdogan&rsquo;s Justice and Development Party   now has such significant power, controlling the Parliament and the posts of   president and prime minister, that party officials will impose their own   conservative lifestyle on Turkey.      \u00ab\u00a0It&rsquo;s been presented as a liberty to cover the head, but in practice, it is   going to evolve into a ban on uncovered hair,\u00a0\u00bb said Hikmet Sami Turk, a former   justice minister, speaking on NTV television. \u00ab\u00a0This is a starting point,   that&rsquo;s the importance.\u00a0\u00bb      Turkey&rsquo;s current tensions are rooted in its recent past, when vast numbers of   migrants from the country&rsquo;s more observant heartland moved to cities, starting   in the 1950s, in a process that changed Turkey into an urban society.      But it remained divided by class, and when many covered women began entering   universities and taking public sector jobs, the secular elite banned head   scarves.      Now, Erdogan is trying to lift the ban, and the debate, which began in   Parliament on Wednesday, has been emotional.      \u00ab\u00a0They tell us to trust them with respect to secularism,\u00a0\u00bb Deniz Baykal, the   head of the secular opposition party, said Wednesday, according to Today&rsquo;s   Zaman, an English-language daily newspaper. \u00ab\u00a0I will entrust liver to a cat,   but won&rsquo;t entrust secularism to you.\u00a0\u00bb      Cemil Cicek, a conservative member of Erdogan&rsquo;s party, countered, \u00ab\u00a0We are not   trying to bring a ban, we are trying to lift a ban.\u00a0\u00bb      In Wednesday&rsquo;s debate he asked: \u00ab\u00a0Why aren&rsquo;t you willing to reach consensus,   but spread radioactive fear and horror across the country like the Chernobyl   power station? What is this? Do not destroy peace in the country.\u00a0\u00bb      Turkey is groping toward a new understanding of itself. Observant Turks, the   underclass for years, are now part of the elite, and hard questions about how   to share public space, such as college campuses, Parliament and other public   buildings, have become daily topics.      Those who argue for retaining the ban say they do not oppose the head scarf   worn in times past by grandmothers, tied babushka-style under the chin.      Nilufer Gole, a Turkish sociologist who wrote \u00ab\u00a0The Forbidden Modern:   Civilization and Veiling,\u00a0\u00bb argues that the past generation was mostly working   class, and therefore not threatening, while today&rsquo;s wealthier covered women   are.      \u00ab\u00a0We liked our grandmothers because they were just knitting,\u00a0\u00bb she said by   telephone from Paris. \u00ab\u00a0They were never trying to go to university.\u00a0\u00bb      Turkey&rsquo;s booming economy is a great equalizer. On the streets of Istanbul,   young women in jeans, stylish T-shirts and Keds wear head scarves of all   colors. Young observant women are more integrated than ever before.      \u00ab\u00a0For me it&rsquo;s a good sign,\u00a0\u00bb Gole said. \u00ab\u00a0It means they are participating.\u00a0\u00bb      Still, Turkey is entering uncharted waters in its attempts to balance liberal   democracy, Islam and secularism, and Western analogies do not provide useful   models.      \u00ab\u00a0It&rsquo;s not like a Sikh policeman wearing a turban under his helmet in England,\u00a0\u00bb   said Murat Belge, a professor at Bilgi University in Istanbul. In Britain,   Sikhs are a tiny minority. In Turkey, he said, those asking for more rights   are the majority.<\/div>\n<div> <strong><font>(Source: The International Herald Tribune le 9   fevrier 2008)<\/font><\/strong> <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2008\/02\/09\/europe\/10turekey.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">  http:\/\/www.iht.com\/articles\/2008\/02\/09\/europe\/10turekey.php<\/a><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; TUNISNEWS \u00a08\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0 \u00a02818 du 10.02.2008 \u00a0archives : www.tunisnews.net Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques: l\u2019affaire de Slimane Chedi ben Mohamed Nejib Bouzouita: Lettre au Ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur Tunisien &#8211;\u00a0 Avis d&rsquo;harc\u00e8lements policier sur toute ma famille Le Quotidien:Ben Arous : H\u00e9di Ould Bab Allah, de nouveau devant la justice 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