{"id":18842,"date":"2008-07-05T00:00:00","date_gmt":"2008-07-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/5-juillet-2008\/"},"modified":"2008-07-05T00:00:00","modified_gmt":"2008-07-05T00:00:00","slug":"5-juillet-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/5-juillet-2008\/","title":{"rendered":"5 juillet 2008"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"La sixi\u00e8me chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Tunis a \n\trendu son jugement jeudi 3 juillet dans l\u2019affaire N\u00b017099 en condamnant les \n\tpersonnes d\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 trois mois d\u2019emprisonnement avec sursis. Aussi les \n\tfamilles de Ali Ben Jouda, Yassine Triki, Adom Khouni et Mohammed H\u00e9di \n\tHouissa se sont rendues \u00e0 la prison de Mornaguia pour accueillir leurs \n\tenfants \u00e0 leur sortie, attendue pour dix heures du soir. Les familles sont \n\trest\u00e9es deux heures \u00e0 attendre sur le pas de la porte du caf\u00e9 en face de la \n\tprison. L\u2019un des gardiens a trait\u00e9 avec les familles de fa\u00e7on grossi\u00e8re et \n\tbrutale. Parmi les membres des familles se trouvait Ma\u00eetres Im\u00e8ne Triki, \n\tavocate des d\u00e9tenus \u00e0 qui ce proc\u00e9d\u00e9 a d\u00e9plu . Il l\u2019a rembarr\u00e9e avec des \n\texpressions mena\u00e7antes et irrespectueuses. Lorsqu\u2019elle lui a demand\u00e9 de la \n\trespecter en tant qu\u2019avocate et de respecter tous les citoyens, il a \n\tpersist\u00e9 dans son attitude. [\u2026]\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><\/a><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<p><font><strong><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"7\"><span lang=\"SV\">TUNISNEWS<\/span> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a08\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0 2965 du 05.07.2008<\/span><\/font><span><blink><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0archives : <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><font> <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<p><\/span><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><font><strong>Libert\u00e9 et Equit\u00e9 :Lotfi Ouerghi Bouziane en gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e<\/strong> <font><strong>Libert\u00e9 et Equit\u00e9 :Trois mois d\u2019emprisonnement avec sursis\u00a0dans l\u2019affaire N\u00b017099<\/strong> <\/font><strong>\u00ab Rouge \u00bb (Hebdomadaire de la LCR \u2013 France) :Une solidarit\u00e9 spontan\u00e9e pour Redeyef<\/strong> <strong><font>Malek Khadhraoui :Tunisie : Les autorit\u00e9s tunisiennes confirment par les actes les accusations d\u2019Amnesty International<\/font><\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Section Tunisienne d\u2019Amnesty International :INVITATION<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"left\"><font><strong>AFP:Tunisie: report du proc\u00e8s de dirigeants du journal d&rsquo;opposition Al-Mawkif <\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"left\"><strong><\/p>\n<p><font>Le Monde Diplomatique :La r\u00e9volte du \u00ab peuple des mines \u00bb en Tunisie Un bastion ouvrier dans le bassin minier de Gafsa<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><font><strong>Abdo Maalaoui:Nous avons les solutions, mais est-ce que le gouvernement et l\u2019opposition en Tunisie veulent\u00a0 r\u00e9ellement r\u00e9gler le probl\u00e8me des jeunes du Redeyef ?<\/strong> <\/font><\/div>\n<div><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Chokri Hamrouni:Des b\u00e2tisseurs et non des casseurs<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><font><strong>Portail de la LCR \u2013 France :- Non \u00e0 l\u2019Union pour la M\u00e9diterran\u00e9e &#8211; <\/strong> \u00a0<\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font>Sauvez la vie du prisonnier politique et ing\u00e9nieur Ridha Boukadi Libert\u00e9 pour Slim Boukhdhir, la plume libre \u00a0 Libert\u00e9 et Equit\u00e9 <font>Organisation de droits de l\u2019homme ind\u00e9pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel\/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 5 juillet 2008<\/font>\u00a0 <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Lotfi Ouerghi Bouziane en gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> Lotfi Ouerghi Bouziane, ex prisonnier politique, est en gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e depuis le 3 juillet 2008 pour exiger : 1) sa r\u00e9int\u00e9gration \u00e0 son ancien poste de travail en tant que fonctionnaire au minist\u00e8re des communications ou dans tout autre emploi de m\u00eame niveau. 2) la restitution de tous ses droits dans ce minist\u00e8re depuis ses ann\u00e9es d\u2019emprisonnements jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. 3) le r\u00e8glement de sa situation vis-\u00e0-vis de la caisse de retraite et de s\u00e9curit\u00e9 sociale 4) avoir droit \u00e0 un passeport comme tout citoyen tunisien 5) une compensation des pr\u00e9judices et des dommages caus\u00e9s par la torture, les ann\u00e9es de calvaire et de mauvais traitements dans les prisons tunisiennes. Lotfi Ouerghi Bouziane a pass\u00e9 huit ans dans les prisons tunisiennes pour appartenance au mouvement de la Nahdha et il a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 en 1998. Il vit une situation dramatique [\u2026] Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019organisation <strong><font>Le Pr\u00e9sident Ma\u00eetre Mohammed Nouri <\/font><\/strong>traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version originale, LT)<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Sauvez la vie du prisonnier politique et ing\u00e9nieur Ridha Boukadi Libert\u00e9 pour Slim Boukhdhir, la plume libre \u00a0 <font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9 Organisation de droits de l\u2019homme ind\u00e9pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel\/fax: 71 340 860 <\/font>Email : <\/font><\/strong><a href=\"mailto:liberte.equite@gmail.com\"><strong>liberte.equite@gmail.com<\/strong><\/a> <strong><font>Tunis, le 5 juillet 2008<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Trois mois d\u2019emprisonnement avec sursis\u00a0dans l\u2019affaire N\u00b017099<\/strong>  \u00a0<\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>La sixi\u00e8me chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Tunis a rendu son jugement jeudi 3 juillet dans l\u2019affaire N\u00b017099 en condamnant les personnes d\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 trois mois d\u2019emprisonnement avec sursis. Aussi les familles de Ali Ben Jouda, Yassine Triki, Adom Khouni et Mohammed H\u00e9di Houissa se sont rendues \u00e0 la prison de Mornaguia pour accueillir leurs enfants \u00e0 leur sortie, attendue pour dix heures du soir. Les familles sont rest\u00e9es deux heures \u00e0 attendre sur le pas de la porte du caf\u00e9 en face de la prison. L\u2019un des gardiens a trait\u00e9 avec les familles de fa\u00e7on grossi\u00e8re et brutale. Parmi les membres des familles se trouvait Ma\u00eetres Im\u00e8ne Triki, avocate des d\u00e9tenus \u00e0 qui ce proc\u00e9d\u00e9 a d\u00e9plu . Il l\u2019a rembarr\u00e9e avec des expressions mena\u00e7antes et irrespectueuses. Lorsqu\u2019elle lui a demand\u00e9 de la respecter en tant qu\u2019avocate et de respecter tous les citoyens, il a persist\u00e9 dans son attitude. [\u2026] Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019organisation <strong><font>Le Pr\u00e9sident Ma\u00eetre Mohammed Nouri <\/font><\/strong>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version originale, LT)  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Une solidarit\u00e9 spontan\u00e9e pour Redeyef<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> Nantes a la particularit\u00e9 d\u2019accueillir pr\u00e8s de 500 familles (environ 3 000 personnes) originaires de Redeyef (ville du bassin minier du sud de la Tunisie), qui re\u00e7oivent en continu des nouvelles de leurs familles.   Alors, d\u00e8s que la r\u00e9pression s\u2019est abattue sur le mouvement social pacifique tunisien, quelques salari\u00e9s originaires de Redeyef ont constitu\u00e9 un comit\u00e9 de soutien, dans le but de faire conna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 de la situation \u00e0 Redeyef.   Pour exprimer leur r\u00e9volte, le 8 puis le 11 juin, ils ont organis\u00e9 des rassemblements regroupant entre 100 et 200 personnes devant la pr\u00e9fecture. Dans le m\u00eame temps, ils ont entam\u00e9 (par groupes tournants de six \u00e0 dix personnes) une gr\u00e8ve de la faim.   Samedi 14 juin, la manifestation a regroup\u00e9 environ 300 personnes, dont la moiti\u00e9 de Tunisiens, parmi lesquels de nombreux jeunes. Une nouvelle fois, la manifestation s\u2019est achev\u00e9e devant la pr\u00e9fecture, afin de signifier \u00e0 l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais qu\u2019il doit intervenir pour que le pouvoir tunisien arr\u00eate ses massacres.   Le comit\u00e9 de soutien r\u00e9clame la lev\u00e9e de l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge, la lib\u00e9ration des prisonniers, la reprise des n\u00e9gociations, le droit au travail et \u00e0 une vie digne. Mais il souhaite aussi que soient traduits en justice les casseurs (des policiers en civil) qui ont saccag\u00e9 des petits commerces et cr\u00e9\u00e9 le maximum de d\u00e9sordres afin de justifier l\u2019intervention de la police et de l\u2019arm\u00e9e. La mobilisation, les actions d\u00e9velopp\u00e9es \u00e0 Nantes montrent la voie. Partout, la solidarit\u00e9 doit s\u2019organiser.   <strong><font>(Source : \u00ab Rouge \u00bb (Hebdomadaire de la LCR \u2013 France), N\u00b0 2259 du 3 juillet 2008)<\/font><\/strong> <strong><font>Lien : http:\/\/orta.dynalias.org\/archivesrouge\/rouge?numero=2259<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<p><font>Tunisie : Les autorit\u00e9s tunisiennes confirment par les actes les accusations d\u2019Amnesty International<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00ab Il est grand temps que les autorit\u00e9s cessent de rendre un hommage de pure forme aux droits humains et qu\u2019elles prennent des mesures concr\u00e8tes pour mettre fin aux atteintes commises \u00bb, d\u00e9clarait voil\u00e0 \u00e0 peine une dizaine de jours Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d\u2019Amnesty International dans le dernier rapport de l\u2019organisation sur l\u2019\u00e9tat des droits de l\u2019homme en Tunisie. Les autorit\u00e9s tunisiennes, qui avaient vivement rejet\u00e9 les accusations formul\u00e9es par AI, les qualifiant de \u00ab totalement subjectives et d\u00e9pourvues de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00bb jurant la main sur le c\u0153ur que la loi anti-terroristes \u00ab est conforme aux standards internationaux et offre toutes les garanties aux accus\u00e9s, [\u2026] et n\u2019autorise aucune prorogation abusive ou arbitraire des d\u00e9lais de garde \u00e0 vue et de d\u00e9tention pr\u00e9ventive \u00bb, ont eu, depuis la publication du rapport, l\u2019occasion de montr\u00e9 leur \u00ab bonne foi \u00bb.  Dans un communiqu\u00e9 re\u00e7u par courrier \u00e9lectronique le 2 juillet 2008, AI affirme que Ziad Fakraoui, ancien prisonnier et victime pr\u00e9sum\u00e9e d\u2019actes de tortures lors de sa d\u00e9tention et dont le cas a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 dans le rapport, et depuis \u00ab victime de ce qui s\u2019apparente \u00e0 des repr\u00e9sailles de la part des autorit\u00e9s tunisiennes.\u00bb \u00ab Ziad Fakraoui, [\u2026] a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par des agents des services de s\u00e9curit\u00e9 en civil, le 25 juin 2008, deux jours apr\u00e8s la publication du document, et n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 revu depuis son arrestation. Les responsables des services de s\u00e9curit\u00e9 qui l\u2019ont emmen\u00e9 ont dit \u00e0 sa m\u00e8re qu\u2019ils le conduisaient au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur mais ont refus\u00e9 d\u2019indiquer le motif de son arrestation. Sa famille et ses avocats ont cherch\u00e9, en vain, \u00e0 obtenir de ses nouvelles apr\u00e8s son arrestation. Les avocats ont appris ce mercredi 2 juillet uniquement, soit sept jours apr\u00e8s son arrestation, qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 un juge d\u2019instruction le 28 juin et inculp\u00e9 d\u2019appartenance \u00e0 une organisation terroriste et d\u2019incitation au terrorisme. \u00bb rapporte le communiqu\u00e9.  Or, il se trouve, comme le rappelle AI, que Ziad Fakraoui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en 2005, jug\u00e9 puis condamn\u00e9 \u00e0 douze ans d\u2019emprisonnement en d\u00e9cembre 2007 &#8211; peine ramen\u00e9e \u00e0 3 ans apr\u00e8s appel en mai 2008 &#8211; pour les m\u00eames faits qui lui sont reproch\u00e9s aujourd\u2019hui. C\u2019est donc pour r\u00e9pondre aux m\u00eames accusations qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 devant le juge d\u2019instruction au m\u00e9pris du droit tunisien ainsi qu\u2019au m\u00e9pris de toutes les conventions internationales condamnant les peines multiples (voir le documentaire sur le drame des peines multiples en Tunisie). Cette entorse flagrante au droit n\u2019est pas la seule commise \u00e0 l\u2019encontre de M Fakraoui par les autorit\u00e9s tunisiennes. \u00ab Le fait que personne n\u2019ait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 du lieu o\u00f9 il \u00e9tait d\u00e9tenu signifie qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu au secret pendant plus longtemps que la p\u00e9riode de six jours autoris\u00e9e par la loi tunisienne. \u00bb Pr\u00e9cise Amnesty international.  Craignant pour sa s\u00e9curit\u00e9, l\u2019organisation \u00e0 par ailleurs lanc\u00e9 un appel pour soutenir le prisonnier en exprimant dans un communiqu\u00e9 re\u00e7u par email le 3 juillet 2008 (voir plus bas le communiqu\u00e9 en anglais), \u00ab ses craintes de tortures et mauvais traitements \u00bb dont pourrait \u00eatre victime M Fakraoui, rappelant l\u2019article 13 du code de proc\u00e9dures criminelles tunisien qui stipule que : \u00ab Les suspects ne peuvent \u00eatre d\u00e9tenus par la police ou par la gendarmerie nationale pendant plus de trois jours. Le procureur public \u00e0 le pouvoir d\u2019\u00e9tendre cette d\u00e9tention de trois jours suppl\u00e9mentaires \u00ab en cas de n\u00e9cessit\u00e9 \u00bb. Les autorit\u00e9s sont oblig\u00e9es d\u2019informer les prisonniers des poursuites engag\u00e9es \u00e0 leur encontre, la raison et la dur\u00e9e de leur d\u00e9tention et de leurs droits garantis par la loi, incluant le droit \u00e0 un examen m\u00e9dical durant ou apr\u00e8s la d\u00e9tention. Ils sont \u00e9galement tenus d\u2019informer un membre de la famille proche du d\u00e9tenu de son arrestation et de sa d\u00e9tention. \u00bb Comme nous venant de le voir et comme presque toujours, c\u2019est plus au niveau des responsables de l\u2019application de la loi qu\u2019a la loi elle-m\u00eame qu\u2019incombe les pratiques les plus honteuses d\u00e9cri\u00e9es ici par Amnesty international mais aussi ailleurs par d\u2019autres organisations nationales et internationales. Encore une fois la justice tunisienne accepte de se salir les mains en effectuant les basses besognes d\u2019un r\u00e9gime totalitaire qui a fait de l\u2019intimidation, de la r\u00e9pression et de la torture un pilier de sa politique exerc\u00e9e en Tunisie depuis voil\u00e0 maintenant plus de deux d\u00e9cennies.  <strong><font>Malek Khadhraoui  <\/font><\/strong><a href=\"http:\/\/www.nawaat.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.nawaat.org<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font><font>Section Tunisienne d\u2019Amnesty International <\/font> INVITATION<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> Le Comit\u00e9 Ex\u00e9cutif de la Section Tunisienne d\u2019Amnesty International a l\u2019honneur de vous inviter A l\u2019ouverture de son Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale Annuelle Sous le th\u00e8me : <strong><font>\u00ab Dignit\u00e9 Humaine :la crise alimentaire mondiale \u00bb <\/font><\/strong>\u00a0 <strong><font>\u00a0Samedi 05 Juillet 2008 de 16h00 \u00e0 19h00 Espace \u00ab El Hamra \u00bb \u00a0(28, Rue rue Aljazira &#8211; Tunis) <\/font><\/strong>\u00a0 ******************************\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0 <strong><font>PROGRAMME : <\/font><\/strong>\u00a0 <strong><font>16.00\u00e817.00- Allocution de bienvenue du Pr\u00e9sident de la Section &#8211; Interventions des invit\u00e9s &#8211; Interventions des repr\u00e9sentants des Sections d\u2019AMNESTY 17.00\u00e817.30- Conf\u00e9rence:\u00abDignit\u00e9 humaine: la crise alimentaire mondiale\u00bb \u00a0 donn\u00e9e par Jo\u00eblle Chamarie  17.30\u00e818.00- Pause caf\u00e9 18.00\u00e819.00- D\u00e9bat \u00a0<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font><strong>AFP 05.07.08 | 17h01<\/strong> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Tunisie: report du proc\u00e8s de dirigeants du journal d&rsquo;opposition Al-Mawkif<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><font>\u00a0<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>Le proc\u00e8s intent\u00e9 par des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es aux directeur et r\u00e9dacteur en chef du journal Al-Mawkif, organe hebdomadaire du Parti d\u00e9mocratique progressiste (PDP, l\u00e9gal) a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 samedi au 4 octobre, a-t-on appris de source judiciaire.  Le tribunal a report\u00e9 au 4 octobre l&rsquo;examen de plaintes d\u00e9pos\u00e9es contre Ahmed Nejib Chebbi et Rachid Khechana par cinq soci\u00e9t\u00e9s leur r\u00e9clamant 300.000 euros de d\u00e9dommagements pour des pertes pr\u00e9sum\u00e9es caus\u00e9es par la publication d&rsquo;un article sur la distribution d&rsquo;une huile frelat\u00e9e en Tunisie. Le report a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9 \u00e0 la demande des deux parties en attentant le rapport d&rsquo;un commissaire au compte charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuer les pertes \u00e9ventuelles pour chacune des soci\u00e9t\u00e9s, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP le r\u00e9dacteur en chef, Rachid Khechana. Le comit\u00e9 de r\u00e9daction du journal soutient qu&rsquo;il n&rsquo;avait fait que \u00ab\u00a0commenter\u00a0\u00bb une information publi\u00e9e le 30 mars dernier par le journal alg\u00e9rien Al-Khabar concernant la distribution en Alg\u00e9rie d&rsquo;une huile v\u00e9g\u00e9tale frelat\u00e9e import\u00e9e de Tunisie. Les dirigeants du journal consid\u00e8rent que les poursuites engag\u00e9es contre eux rel\u00e8vent d&rsquo;un \u00ab\u00a0proc\u00e8s d&rsquo;opinion\u00a0\u00bb et s&rsquo;inscrivent dans le cadre des pressions visant, selon eux, \u00e0 \u00e9touffer le journal. Les autorit\u00e9s ont formellement d\u00e9menti \u00eatre \u00e0 l&rsquo;origine de ces poursuites et accus\u00e9 les dirigeants d&rsquo;Al-Mawkif de chercher \u00e0 \u00ab\u00a0se d\u00e9rober \u00e0 leurs responsabilit\u00e9s l\u00e9gales\u00a0\u00bb. Le proc\u00e8s, report\u00e9 \u00e0 deux reprises, s&rsquo;\u00e9tait ouvert le 10 mai, alors que deux de ses journalistes, dont M. Khechana, venaient d&rsquo;observer une gr\u00e8ve de la faim pour d\u00e9noncer des pressions attribu\u00e9es au pouvoir.  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>La r\u00e9volte du \u00ab peuple des mines \u00bb en Tunisie Un bastion ouvrier dans le bassin minier de Gafsa<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> En arr\u00eatant fin juin plusieurs dirigeants du mouvement de protestation qui touche la ville de Redeyef, en les inculpant de d\u00e9lits graves (constitution de bandes en vue de commettre des agressions contre les personnes et les biens, d\u00e9stabilisation de l\u2019ordre r\u00e9publicain, violences sur des repr\u00e9sentants de l\u2019ordre, etc.), en conduisant des interrogatoires muscl\u00e9s, le pouvoir tunisien tente de mettre fin \u00e0 une mobilisation qui a regroup\u00e9 depuis le mois de janvier toute la population du bassin minier de Gafsa.  <strong><font>Par Karine Gantin et Omeyya Seddik<\/font><\/strong>  \u00ab Puisqu\u2019ils veulent tant cette ville, on la leur laisse ! \u00bb En col\u00e8re, les femmes de Redeyef, dans le bassin minier de Gafsa, d\u00e9cr\u00e8tent l\u2019\u00e9vacuation g\u00e9n\u00e9rale, le mercredi 7 mai 2008. De nombreux habitants \u00ab d\u00e9missionnaires \u00bb prennent la route avec un bagage improvis\u00e9 pour protester contre l\u2019invasion de leur ville par des troupes polici\u00e8res. Celle-ci les met en garde : s\u2019ils gagnent ainsi la montagne, en direction de l\u2019Alg\u00e9rie, ils seront accus\u00e9s de trahison, \u00e0 l\u2019instar du village voisin qui avait demand\u00e9 l\u2019asile politique \u00e0 ce pays quelques semaines plus t\u00f4t. Ils font donc demi-tour, convaincus par les membres du comit\u00e9 de n\u00e9gociation saisi par un pouvoir local d\u00e9sorient\u00e9. L\u2019argument avanc\u00e9 les convainc: il faut rester\u2026 pour continuer la lutte.  Depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e, \u00e0 quatre cents kilom\u00e8tres au sud-ouest de Tunis, la population d\u2019un bastion ouvrier, souvent rebelle par le pass\u00e9 (1), se construit ainsi sa propre histoire dans une r\u00e9volte soud\u00e9e, rageuse et fi\u00e8re. Elle affronte sans faillir une strat\u00e9gie gouvernementale faite d\u2019encerclement et de harc\u00e8lement policiers d\u2019un c\u00f4t\u00e9, de contr\u00f4le des m\u00e9dias de l\u2019autre.  Tout commence le 5 janvier 2008, jour o\u00f9 sont publi\u00e9s les r\u00e9sultats, jug\u00e9s frauduleux, du concours d\u2019embauche de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), l\u2019unique moteur \u00e9conomique de la r\u00e9gion. De jeunes ch\u00f4meurs occupent alors le si\u00e8ge r\u00e9gional de la centrale syndicale \u00e0 Redeyef. Ils sont rejoints par les veuves des mineurs et leurs familles, qui installent leurs tentes devant le b\u00e2timent. Le mouvement s\u2019\u00e9tend rapidement. Ouvriers, ch\u00f4meurs, lyc\u00e9ens et habitants multiplient les gr\u00e8ves, les actions et les rassemblements. Sur fond de grande pauvret\u00e9 et de flamb\u00e9e des prix, tous protestent contre la corruption d\u2019un syst\u00e8me local n\u00e9potique et contre une politique de l\u2019emploi injuste.  Redeyef est proche de la fronti\u00e8re alg\u00e9rienne. Comme les autres villes du bassin minier de Gafsa (Oum Larayes, Metlaoui, El Mdhilla\u2026), elle vit sous l\u2019empire de la CPG depuis la cr\u00e9ation de cette derni\u00e8re en 1897, autour des gisements d\u00e9couverts par le Fran\u00e7ais Philippe Thomas (v\u00e9t\u00e9rinaire militaire, directeur de p\u00e9nitencier agricole indig\u00e8ne, g\u00e9ologue amateur).  L\u2019extraction des richesses du sous-sol s\u2019y est faite, d\u00e8s les origines, selon les m\u00e9thodes typiques du mod\u00e8le colonial (2) : accaparement des terres par l\u2019expropriation brutale des populations indig\u00e8nes ; exploitation intensive des ressources naturelles ; extraction \u00e0 forte consommation de vies humaines et \u00e0 forte production de d\u00e9chets polluants ; rapports de travail et de pouvoir appuy\u00e9s sur les all\u00e9geances client\u00e9listes, claniques et familiales (3).  <strong><font>Phosphates, client\u00e9lisme et corruption<\/font><\/strong>  La plupart de ces traits ont surv\u00e9cu \u00e0 la d\u00e9colonisation, sous des formes renouvel\u00e9es. La CPG, qui a fusionn\u00e9 en 1996 avec le Groupement Chimique Tunisien (GCT), reste le principal pourvoyeur d\u2019emploi de la r\u00e9gion. Au cours des vingt cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, la modernisation de la production, la fermeture progressive des mines de fonds au profit de celles \u00e0 ciel ouvert a r\u00e9duit la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail et le taux de mortalit\u00e9 parmi les ouvriers. Mais cette modernisation, articul\u00e9e \u00e0 l\u2019application du \u00ab plan d\u2019ajustement structurel \u00bb, a r\u00e9duit d\u2019environ 75% les effectifs employ\u00e9s de la compagnie.  Aujourd\u2019hui, seules cinq mille personnes sont y directement employ\u00e9es . Elles b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un statut et de conditions de travail envi\u00e9s par tous dans une r\u00e9gion o\u00f9 le ch\u00f4mage frappe 30% de la population active (le double du taux national), selon des chiffres officiels discut\u00e9s. Autour de la compagnie gravitent de nombreuses entreprises de sous-traitance, avec leurs emplois pr\u00e9caires et sous-pay\u00e9s. Le petit commerce, notamment avec l\u2019Alg\u00e9rie voisine, compl\u00e8te le tableau de l\u2019emploi. Pour trouver du travail, certains risquent leur vie en traversant la M\u00e9diterran\u00e9e. D\u2019autres s\u2019installent dans les banlieues pauvres des villes de la Tunisie \u00ab utile \u00bb, celle du littoral.  Les cinq mille postes de la compagnie ainsi que les fonds destin\u00e9s \u00e0 la reconversion sont g\u00e9r\u00e9s en collaboration \u00e9troite avec l\u2019UGTT. Jusqu\u2019\u00e0 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la stabilit\u00e9 de la r\u00e9gion \u00e9tait obtenue avec une modeste redistribution des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9normes que g\u00e9n\u00e8re l\u2019industrie phosphati\u00e8re, selon de subtils \u00e9quilibres claniques et familiaux garantis par les dirigeants r\u00e9gionaux de la centrale syndicale et du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD). Ces dirigeants \u00e9taient en m\u00eame temps les repr\u00e9sentants ou les interlocuteurs des principales tribus, les Ouled Abid et les Ouled Bouyahia. La diminution progressive des ressources \u00e0 distribuer et la g\u00e9n\u00e9ralisation de la corruption, alors m\u00eame que le cours international du phosphate flambe, ont rompu ces \u00e9quilibres. La direction r\u00e9gionale de l\u2019UGTT est devenue le centre d\u2019une oligarchie qui ne fait plus b\u00e9n\u00e9ficier que ses amis et parents directs des miettes de la rente phosphati\u00e8re. Elle est le repr\u00e9sentant local le plus puissant de ce que les habitants ne voient plus que comme un pouvoir \u00ab \u00e9tranger \u00bb injuste.  \u00ab Nous le peuple des mines, nous ne sommes jamais injustes, mais si on est injuste envers nous, alors\u2026 \u00bb La phrase se conclut sur un juron explicite. Cette banderole est d\u00e9ploy\u00e9e \u00e0 l\u2019une des entr\u00e9es de Redeyef, un quartier pauvre et marginalis\u00e9, th\u00e9\u00e2tre d\u2019affrontements r\u00e9cents avec la police. Au fil des mois, depuis janvier, la mobilisation n\u2019a pas faibli. Au contraire, les actions des ch\u00f4meurs, des dipl\u00f4m\u00e9s sans emploi de l\u2019universit\u00e9 sont renforc\u00e9es par des occupations et des manifestations, dans lesquelles se retrouve toute la population. Les sit-in des familles des invalides de la Compagnie et des morts \u00e0 la mine se conjuguent aux actions des ouvriers licenci\u00e9s. Les protestations des m\u00e8res dont les fils ou les maris sont emprisonn\u00e9s \u00e0 la suite des premi\u00e8res manifestations ont d\u00e9bouch\u00e9 sur une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale qui touche jusqu\u2019aux petits commer\u00e7ants.  La nuit, les jeunes patrouillent dans Redeyef par petits groupes pour la prot\u00e9ger, apr\u00e8s avoir sonn\u00e9 le rassemblement \u00e0 l\u2019aide de pierres cogn\u00e9es contre les structures m\u00e9talliques d\u2019un pont. Ils appellent \u00e7a \u00ab les tambours de la guerre \u00bb et usent d\u2019un vocabulaire qui convoque les traditions des tribus guerri\u00e8res, pr\u00eats qu\u2019ils sont \u00e0 s\u2019affronter avec les policiers\u2026 ou \u00e0 leur voler leurs sandwichs pour les redistribuer. Le ton g\u00e9n\u00e9ral refl\u00e8te une impressionnante coh\u00e9sion populaire que les forces de l\u2019ordre ne parviennent pas \u00e0 rompre. En d\u00e9pit du contr\u00f4le \u00e9tatique des m\u00e9dias, le soul\u00e8vement de cette r\u00e9gion enclav\u00e9e, repr\u00e9sente le mouvement social le plus long, le plus puissant et le plus m\u00fbr qu\u2019ait connu l\u2019histoire r\u00e9cente de la Tunisie.  Le pouvoir y a r\u00e9pondu par une r\u00e9pression de plus en plus brutale qui a fait au moins deux morts, des dizaines de bless\u00e9s et de d\u00e9tenus. Des familles ont \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9es, des biens priv\u00e9s saccag\u00e9s. Le d\u00e9ploiement d\u2019unit\u00e9s blind\u00e9es de l\u2019arm\u00e9e a renforc\u00e9 le si\u00e8ge du bassin minier durant le mois de juin. L\u2019escalade de la violence d\u2019Etat se manifeste par l\u2019utilisation de balles r\u00e9elles, la multiplication des enl\u00e8vements de jeunes pour interrogatoire et emprisonnement, et par des ratissages militaires dans les montagnes environnantes, en vue de retrouver ceux qui tentent d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la torture.  Plusieurs groupes de jeunes ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 traduits devant les tribunaux pour des proc\u00e8s d\u2019o\u00f9 la population accourue a \u00e9t\u00e9 tant bien que mal \u00e9cart\u00e9e par les forces de l\u2019ordre. La lourdeur des peines diff\u00e8re du tout au tout, d\u2019un proc\u00e8s \u00e0 un autre, signe que le pouvoir h\u00e9site sur la strat\u00e9gie \u00e0 tenir.  L\u2019opposition, \u00e0 Tunis, ainsi que des comit\u00e9s de soutien, \u00e0 Nantes, o\u00f9 vit une communaut\u00e9 immigr\u00e9e originaire de Redeyef, \u00e0 Paris (4), ou encore \u00e0 Milan, se battent pour casser le blocus de l\u2019information. Mais la mobilisation reste circonscrite. Politiquement exsangue, pass\u00e9e depuis longtemps sous rouleau compresseur d\u2019un r\u00e9gime policier, la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne peine \u00e0 r\u00e9agir. Le pouvoir n\u2019\u00e9voque les \u00e9v\u00e9nements que pour incriminer des \u00ab \u00e9l\u00e9ments perturbateurs \u00bb. Est-ce pour cela que le soul\u00e8vement ne s\u2019est pas \u00e9tendu au-del\u00e0 de la ville de Feriana, dans le gouvernorat voisin de Kass\u00e9rine?  Dans Redeyef, le vent de la contestation a sculpt\u00e9 un nouveau quotidien. Le si\u00e8ge local de l\u2019UGTT, en plein centre-ville, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9, au nez de la sous-pr\u00e9fecture voisine ; il est devenu le quartier g\u00e9n\u00e9ral des habitants en r\u00e9volte. Les hommes de main de la direction r\u00e9gionale de l\u2019UGTT ont bien tent\u00e9 de le reprendre en y apposant des cadenas\u2026 La population a impos\u00e9 sa r\u00e9ouverture. Au rez-de-chauss\u00e9e du local, qui abrite les r\u00e9unions, le caf\u00e9 sert d\u2019agora permanente. La vaste terrasse qui le prolonge accueille les rassemblements autour d\u2019orateurs post\u00e9s au balcon du premier \u00e9tage. Lors des meetings, la pr\u00e9sence des femmes est notable. Juste en face, on distribue les tracts et les journaux de l\u2019opposition. C\u2019est l\u00e0 que se dressait, jusqu\u2019en juin, une baraque marchande, celle de Boubaker Ben Boubaker, dit \u00ab le chauffeur \u00bb, dipl\u00f4m\u00e9 ch\u00f4meur, vendeur de l\u00e9gumes, connu entre autres \u00eatre l\u2019auteur d\u2019une lettre ironique et dr\u00f4le sur les solutions au ch\u00f4mage, adress\u00e9e au ministre de l\u2019\u00e9ducation. La police a fait irruption chez lui; sa baraque a \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 sac. Comme d\u2019autres opposants, il s\u2019est enfui dans la montagne.  \u00ab Il nous faut obtenir un r\u00e9sultat positif. Les gens doivent savoir que la lutte pacifique n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 vaine. Sinon, ce sera catastrophique\u2026 \u00bb. M. Adnane Hajji, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du syndicat de l\u2019enseignement \u00e9l\u00e9mentaire dans la ville de Redeyef, et figure charismatique du mouvement, a su s\u2019imposer par-del\u00e0 les rivalit\u00e9s et les clans locaux. Il jouit d\u2019une grande popularit\u00e9, y compris aupr\u00e8s des m\u00e9nag\u00e8res et des gamins. Il sait que le r\u00eave est all\u00e9 loin d\u00e9j\u00e0 et que toute tentative de retour en arri\u00e8re pourrait avoir des cons\u00e9quences incontr\u00f4lables. M. Hajji a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 chez lui, dans la nuit du 20 au 21 juin, puis inculp\u00e9. Les autres animateurs du mouvement sont tous recherch\u00e9s.  Pour M. Hajji, le n\u0153ud de la situation reste r\u00e9gional. Certes, les panneaux \u00e9lectoraux \u00ab Ben Ali 2009 \u00bb, qui annoncent la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, sont souvent enlev\u00e9s par la population depuis le d\u00e9but du mouvement, quand ils ne sont pas d\u00e9tourn\u00e9s par une surench\u00e8re moqueuse du type \u00ab Ben Ali 2080 \u00bb ou \u00ab Ben Ali 2500 \u00bb\u2026 Mais lors des rassemblements et des r\u00e9unions, les militants politiques sont pri\u00e9s de ne pas afficher leur appartenance.  En effet, dans le bassin minier, la population ne croit gu\u00e8re, pour l\u2019instant, \u00e0 un changement imminent \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Etat (5). Seule une forte campagne de solidarit\u00e9 nationale et internationale, ou une extension de la contestation \u00e0 d\u2019autres r\u00e9gions, pourrait desserrer l\u2019\u00e9tau. En attendant, le mouvement r\u00e9clame la fin de la r\u00e9pression et l\u2019ouverture de vraies n\u00e9gociations pour une sortie de crise honorable. Il demande l\u2019annulation des r\u00e9sultats du concours de recrutement jug\u00e9 frauduleux, un programme d\u2019embauche des dipl\u00f4m\u00e9s sans emploi, l\u2019implication de l\u2019Etat dans la cr\u00e9ation de grands projets industriels, le respect des normes internationales relatives \u00e0 l\u2019environnement, des services publics accessibles aux plus pauvres, par exemple pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, l\u2019eau courante, l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9\u2026 La devise qu\u2019il s\u2019est choisie : \u00ab d\u00e9termination et dignit\u00e9. \u00bb  <font><strong>Karine Gantin et Omeyya Seddik<\/strong> <\/font> Respectivement journaliste et politologue, membre de la F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens pour une Citoyennet\u00e9 des deux Rives (FTC)  Oumayya Seddik a s\u00e9journ\u00e9 sur place durant le mois de mai.  1- Cf. \u00e0 propos de la gr\u00e8ve dans le bassin minier de mars 1937 et de la r\u00e9pression violente qui a caus\u00e9 la mort de dix-sept mineurs, le tr\u00e8s beau texte de Simone Weil, \u00abLe sang coule en Tunisie \u00bb, publi\u00e9 dans le recueil Ecrits historiques et politiques, Gallimard Paris, 1960. Elle y pol\u00e9mique contre le Front populaire qui pr\u00e9tend d\u00e9fendre la classe ouvri\u00e8re et ferme les yeux sur les crimes commis contre elle dans les colonies. D\u2019autre part, deux ans apr\u00e8s la gr\u00e8ve de 1978, se sont d\u00e9roul\u00e9s les \u00ab\u00e9v\u00e9nements de Gafsa\u00ab, au cours desquels la r\u00e9gion a \u00e9t\u00e9 la base d\u2019une tentative de coup d\u2019Etat. Lire aussi Kh\u00e9mais Chamari, \u00ab L\u2019alerte tunisienne\u00ab, Le Monde diplomatique, mars 1980.  2-\u00a0 Lire Paul Vign\u00e9 d\u2019Octon, La Sueur du Bournous (1911), Les Nuits rouges, Paris 2001. L\u2019auteur fut d\u00e9put\u00e9 de l\u2019H\u00e9rault puis rapporteur sp\u00e9cial de l\u2019Assembl\u00e9e nationale sur la situation des colonies sous la III\u00b0 R\u00e9publique.  3- A propos du syst\u00e8me de contr\u00f4le du territoire par le protectorat et l\u2019articulation aux pouvoirs traditionnels, lire la th\u00e8se d\u2019Elisabeth Mouilleau (1998), Fonctionnaires de la R\u00e9publique et artisans de l\u2019Empire. Le cas des contr\u00f4leurs civils en Tunisie, 1881-1956, L\u2019Harmattan, Paris 2000.  4- C\/oFTCR, 3,rue de Nantes, Paris 19\u00b0, www.ftcr.eu   5- Sur l\u2019origine et l\u2019\u00e9volution du pouvoir de M. Zine El-Abidine Ben Ali, lire Kamel Labidi, \u00abLa lonque descente aux enfers de la Tunisie \u00bb Le Monde diplomatique, mars 2006.  <strong><font>(Source : \u00ab Le Monde Diplomatique \u00bb (Mensuel \u2013 France), Juillet 2008, p.11) <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<p><font>Nous avons les solutions, mais est-ce que le gouvernement et l\u2019opposition en Tunisie veulent\u00a0 r\u00e9ellement r\u00e9gler le probl\u00e8me des jeunes du Redeyef ?<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> <strong><font>Abdo Maalaoui Montr\u00e9al \/ Canada <\/font><\/strong>  Nous assistons \u00e0 un dialogue de sourds, lavage du linge sale devant les m\u00e9dias et organisations internationales. Le spectacle est affreux, il n\u2019est pas beau \u00e0 voir\u2026 ! La bataille du Redeyef est transf\u00e9r\u00e9e m\u00e9diatiquement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale, elle est actuellement en France, bient\u00f4t en Europe et elle finira un jour en Am\u00e9rique \u2026 L\u2019image de la belle, verte et douce Tunisie sera ternie stupidement pour longtemps.  Je pense que le gouvernement et l\u2019opposition en Tunisie viennent de franchir la ligne rouge parce que les \u00abbiens pensants\u00bb du pouvoir tunisien et de l\u2019opposition s\u2019ent\u00eatent de regarder la r\u00e9alit\u00e9 en face et ils refusent d\u2019accepter qu\u2019ils se sont gour\u00e9s tous les deux de vision et de plan d\u2019action.   Les dirigeants politiques tunisiens sous-estiment le ras bol des jeunes du bassin minier de Gafsa, ils cachent la r\u00e9alit\u00e9 au Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et ils falsifient les informations, \u00e9videment et c\u2019est de bonne guerre l\u2019opposition tunisienne a saisi l\u2019occasion et elle veut r\u00e9cup\u00e9rer \u00e0 son compte ses m\u00e9contentements, mais elle tombe dans le m\u00eame pi\u00e8ge.   Le pouvoir tunisien a d\u00e9cid\u00e9 de recourir \u00e0 la force en arr\u00eatant des leaders de ce mouvement l\u00e9gitime parce que les gens du bassin minier refusent les humiliations et\u00a0 ils ne veulent pas\u00a0 tomber entre les griffes de l\u2019industrie de l\u2019oubli et de la pauvret\u00e9, ils refusent la charit\u00e9, ils veulent gagner leur vie dans la dignit\u00e9, pourtant ce n\u2019est pas compliqu\u00e9 de comprendre cette simple v\u00e9rit\u00e9?   Que veulent nos jeunes du bassin minier tunisien ?   Ils ne veulent pas de BOP ou de l\u2019arm\u00e9e nationale ou des menteurs professionnels ou d\u2019une opposition opportuniste qui viennent les \u00abbullshiter \u00bb, ils veulent dialoguer, ils veulent une bonne oreille capable de les \u00e9couter, ils cherchent des gens honn\u00eates qui ont du c\u0153ur et de la comp\u00e9tence et qui peuvent les aider.   Ils veulent avoir des entreprises cr\u00e9atrices d\u2019emplois et de richesses dans leur r\u00e9gion. La r\u00e9gion a des ressources non encore exploit\u00e9es et au lieu de tomber dans le cercle de l\u2019affrontement pourquoi ne pas mettre notre g\u00e9nie cr\u00e9ateur ensemble : les tunisiens de la diaspora, fonctionnaires tunisiens de bonne foi, universitaires, opposition, gouvernement, dirigeants r\u00e9gionaux et locaux et surtout les dirigeants et leaders de ce mouvement pour concevoir un Plan directeur industriel qui nous permettre de concevoir et de planifier une strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement industriel durable, fiable, rentable et \u00e9quitable ?   Nous avons toutes les ressources humaines, mat\u00e9rielles et financi\u00e8res pour atteindre ce but qui est la cr\u00e9ation d\u2019industrie cr\u00e9atrice de milliers d\u2019emplois pour les jeunes du bassin minier tunisien ?  Pour quoi on veut s\u2019entretuer stupidement quand on sait que la solution \u00e0 cette trag\u00e9die n\u2019est pas la force ou le lavage du linge sale \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. On ne gagnera rien, on tombera dans le panneau, on va se d\u00e9chirer longtemps pendant que nos jeunes du bassin minier bifurqueront vers le d\u00e9sespoir, la violence ou l\u2019exode.  Nous sommes entrain de vivre une trag\u00e9die, il sera \u00abd\u00e9guillasse\u00bb de part et d\u2019autre de capitaliser politiquement sur le dos d\u2019une jeunesse qui ne cherchent que vivre et avoir l\u2019espoir d\u2019une Tunisie meilleure.   Par exp\u00e9rience, plusieurs entreprises canadiennes, europ\u00e9ennes et d\u2019ailleurs\u00a0 qui seront int\u00e9ress\u00e9es de s\u2019installer dans le bassin minier, la Tunisie poss\u00e8de un code des investissements le plus g\u00e9n\u00e9reux au monde et les divers programmes d\u2019avant-garde de financement, alors pourquoi ne pas utiliser nos atouts, nos avantages concurrentiels et nos forces pour se donner l\u2019occasion et offrir \u00e0 nos jeunes la chance d\u2019exercer leur talon.   Pourquoi avons nous oubli\u00e9s que le gouvernement gr\u00e2ce aux imp\u00f4ts des citoyens a investi \u00e9norm\u00e9ment d\u2019argent pour \u00e9duquer nos jeunes durant plusieurs ann\u00e9es, aujourd\u2019hui ces derniers ont prouv\u00e9 qu\u2019ils sont capables et ils ont m\u00e9rit\u00e9 leur dipl\u00f4me, c\u2019est normal qu\u2019ils r\u00eavent depuis des ann\u00e9es de travailler, alors pourquoi refuse-t-on de leur offrir ce beau r\u00eave ?  Comme opposant \u00e0 \u00abla pens\u00e9e unique\u00bb, je suis convaincu que nous pouvons enterrer la hache de guerre comme disaient nos Am\u00e9rindiens pour coop\u00e9rer afin d\u2019arr\u00eater cette trag\u00e9die.   Au lieu de cr\u00e9er des comit\u00e9s de solidarit\u00e9 internationale, c\u2019est encore mieux de cr\u00e9er aussi un Comit\u00e9 de cr\u00e9ation des usines dans le bassin minier et sp\u00e9cifiquement \u00e0 Redeyef.   Je suis convaincu que le Premier Ministre Ghanouchi et\u00a0 le Pr\u00e9sident Ben Ali seront heureux d\u2019encourager une initiative qui viendra de la diaspora tunisienne. Pourquoi les responsables directs de ce triste dossier veulent faire du capital politique sur le dos de la mis\u00e8re des jeunes du bassin minier\u2026 \u00a0<\/div>\n<div>Pour ceux et celles comme moi qui ont connu la pauvret\u00e9 et la mis\u00e8re, chaque jour qui passe est lourd \u00e0 supporter surtout quand on se l\u00e8ve, le matin on voit, un char d\u2019assaut ou un fourgon de la BOP au lieu de voir une lueur de lumi\u00e8re au bout du tunnel.\u00a0   <strong><font><a href=\"mailto:maalaoui@yahoo.com\">maalaoui@yahoo.com<\/a><\/font><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Des b\u00e2tisseurs et non des casseurs<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> \u00a0Le malentendu\u00a0 qui m\u2019a oppos\u00e9 r\u00e9cemment au Dr Khaled TRAOULI\u00a0 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un certain nombre de v\u00e9rit\u00e9s dont il serait bien utile et instructif d\u2019en tirer les le\u00e7ons n\u00e9cessaires, pour que chacun puisse poursuivre ses engagements et ses combats respectifs.  \u00a0 Tout d\u2019abord, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par le nombre de pr\u00e9jug\u00e9s qui r\u00e9gissent les liens au sein de ceux qui sont pourtant consid\u00e9r\u00e9s comme des compagnons de route. Qu\u2019ils m\u2019\u00e9taient g\u00eanants les appels et les t\u00e9moignages de sympathie,\u00a0 de gratitude presque, que m\u2019ont manifest\u00e9 certaines personnes, \u00e9trangement pour quelques unes d\u2019entre elles suppos\u00e9es proches de Dr Traouli, \u00e0 la suite de mon premier article. \u00ab Il le m\u00e9rite \u00bb, \u00ab il a eu son compte \u00bb, \u00ab il fallait que cela lui\u00a0 arrive un jour \u00bb, \u00ab il l\u2019a bien cherch\u00e9 \u00bb, me r\u00e9torquaient mes interlocuteurs, l\u2019air soulag\u00e9s. \u00a0 <strong><font>Premi\u00e8re le\u00e7on : <\/font><\/strong>Lorsqu\u2019on \u00e9crit souvent sur le net, et qu\u2019on est surexpos\u00e9, on ne doit pas compter que des amis. Une majorit\u00e9 silencieuse d\u2019agac\u00e9s, d\u2019indispos\u00e9s s\u2019exprimera le moment venu pour faire \u00e9talage de leurs sentiments bien souvent hostiles\u2026 \u00a0 <strong><font>Deuxi\u00e8me le\u00e7on :<\/font><\/strong> Rester autant que possible sur le terrain des id\u00e9es et ne pas trop s\u2019aventurer sur celui des valeurs. Se pr\u00e9senter comme le chantre de l\u2019\u00e9thique \u2013 comme le font de plus en plus certains ma\u00eetres, assoiff\u00e9s de reconnaissance, qui nous parlent de tout et de n\u2019importe quoi \u2013 c\u2019est choisir un terrain min\u00e9 dont on pourrait \u00eatre la premi\u00e8re victime. Les donneurs de le\u00e7ons qui veulent avoir toujours le dernier mot, personne n\u2019en veut. Pour avoir c\u00f4toy\u00e9 de longues ann\u00e9es Dr. Khaled, je crois qu\u2019il ne fait pas partie de cette cat\u00e9gorie de personnes. Pourtant, plusieurs le rangent parmi les donneurs de le\u00e7ons. Il est, me semble-t-il, la victime d\u2019un terrain qu\u2019il a lui-m\u00eame qualifi\u00e9 d\u2019impropre (machiav\u00e9lique). Mais, il est aussi victime de sa propre imprudence, comme on l\u2019a \u00e9t\u00e9 tous \u00e0 un moment donn\u00e9 de notre engagement.  \u00a0 L\u2019enthousiasme de ceux qui se sont r\u00e9jouis du mal que j\u2019ai d\u00fb faire \u00e0 Dr Traouli, s\u2019est vite transform\u00e9 en d\u00e9ception, lorsque mon deuxi\u00e8me texte est apparu sur le net. Ma lettre d\u2019excuse a d\u00e9clench\u00e9 la frustration de ceux qui voyaient en moi \u00ab un casseur \u00bb, ils n\u2019ont pas manqu\u00e9 de me le rappeler s\u2019appuyant sur un r\u00e9quisitoire s\u00e9v\u00e8re \u00e0 l\u2019encontre de Dr Khaled.  \u00a0 <strong><font>Troisi\u00e8me le\u00e7on : <\/font><\/strong>Ce que mes amis oublient souvent, c\u2019est que \u00ab les casseurs \u00bb ne m\u00e8nent pas une vie facile ! Moqueurs un jour, moqu\u00e9s un autre ; injurieux samedi, injuri\u00e9s dimanche, blessants le matin, bless\u00e9s l\u2019apr\u00e8s-midi. Bref, ces casseurs finiront par \u00eatre cass\u00e9s et rang\u00e9s parmi les mutil\u00e9s des \u00ab guerres inutiles \u00bb\u2026 \u00a0 Ne nous m\u00e9prenons pas ! Les casseurs sont des cass\u00e9s qui se cachent. Leurs textes dissimulent plus qu\u2019ils ne r\u00e9v\u00e8lent. Ils cachent un \u00e9tat de fragilit\u00e9 structurel, un manque de confiance chronique et une peur de l\u2019autre d\u00e9stabilisante\u2026 Lorsqu\u2019ils \u00e9crivent et planifient une casse contre un individu ou un groupe, contre leur pays ou ses enfants, ils ne font que refouler leur propre d\u00e9structuration et retarder leur d\u00e9ch\u00e9ance. La preuve en est que l\u2019esp\u00e9rance de vie de \u00ab leur engagement \u00bb est des plus d\u00e9risoires. \u00c0 force de casser, ils s\u2019\u00e9puisent tr\u00e8s vite (comme dans les sports dits violents) et ne font plus recette. \u00a0 Et s\u2019ils essayent d\u2019\u00eatre des b\u00e2tisseurs pour donner le meilleur d\u2019eux-m\u00eames au service des autres. \u00a0 Lorsqu\u2019on b\u00e2tit, on vit\u2026du moins sous les toits de nos propres b\u00e2tisses. \u00a0 L\u2019histoire ne retient pas les d\u00e9molitions. Il n\u2019ya que les constructions qui survivent et demeurent. Songeons \u00e0 construire ensemble quelque chose dont on peut tous \u00eatre fier, \u00e0 consolider\u00a0 l\u2019amiti\u00e9, raffermir la confiance, pr\u00e9server l\u2019amour et la dignit\u00e9, assumer la responsabilit\u00e9, cultiver l\u2019intelligence du respect et du pardon. La patrie a besoin de cet effort et de cet engagement. \u00a0  \u00a0 <font><strong>Paris, le 04 juillet 2008 <\/strong><\/font>\u00a0 <strong><font>Chokri Hamrouni, Politologue<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<p><font>&#8211; Non \u00e0 l\u2019Union pour la M\u00e9diterran\u00e9e &#8211;  D\u00e9claration de la rencontre nationale des Comit\u00e9s pour un Nouveau Parti Anticapitaliste<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>  La Rencontre nationale des comit\u00e9s pour un Nouveau parti anticapitaliste, r\u00e9unie les 28-29 juin s\u2019insurge contre le prochain sommet de chefs d\u2019Etat initi\u00e9 par Nicolas Sarkozy, lan\u00e7ant \u00ab L\u2019Union pour la M\u00e9diterran\u00e9e \u00bb les 13 et 14 juillet prochain \u00e0 Paris.   Ce que les gouvernants de l\u2019Union europ\u00e9enne et du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en veulent ici avaliser, c\u2019est un v\u00e9ritable pacte criminel contre les peuples. Pour les puissances du nord de la M\u00e9diterran\u00e9e, il s\u2019agit d\u2019acc\u00e9der librement au march\u00e9s du sud au prix d\u2019un nouveau d\u00e9mant\u00e8lement de ces \u00e9conomies fragiles d\u2019une part ; et il s\u2019agit d\u2019autre part de mener une politique d\u2019exception contre l\u2019immigration &#8211; guerre maritime contre les \u00ab boat-people \u00bb, sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux pays de premi\u00e8res fronti\u00e8res ext\u00e9rieures pour emp\u00eacher l\u2019arriv\u00e9e sur le territoire europ\u00e9en des populations africaines. La libre circulation, ce serait bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les \u00eatres humains, notamment les plus pauvres\u2026   Pour les dictateurs du sud de la M\u00e9diterran\u00e9e, il s\u2019agit de garantir l\u2019impunit\u00e9 de leur r\u00e9gimes gangren\u00e9s par la corruption et \u00e9crasement de toute opposition politique ou sociale. Ainsi, la r\u00e9pression du soul\u00e8vement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et de la ville de Sidi Ifni au Maroc viennent de faire plusieurs morts sans provoquer aucune r\u00e9action des gouvernements de l\u2019Union Europ\u00e9enne.   Enfin pour Isra\u00ebl, il s\u2019agit d\u2019obtenir la normalisation de ses relations avec les pays arabes tout en continuant \u00e0 coloniser et \u00e9trangler les territoires palestiniens. Face \u00e0 la parade du 14 juillet des oppresseurs unis contre les peuples de M\u00e9diterran\u00e9e, nous appelons \u00e0 rejoindre toutes les initiatives unitaires organis\u00e9es en France en solidarit\u00e9 avec ces peuples, \u00e0 populariser les luttes sociales actuelles contre les dictatures du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en, pour la libert\u00e9 de circulation, pour des conditions de vie dignes, pour la d\u00e9mocratie et les droits sociaux.  <strong><font>(Source : Portail de la LCR \u2013 France, le 3 juillet 2008) <\/font><font>Lien : http:\/\/www.lcr-rouge.org\/spip.php?rubrique147<\/font><\/strong><\/div>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h3>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil \u00a0 TUNISNEWS \u00a08\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0 2965 du 05.07.2008\u00a0archives : www.tunisnews.net Libert\u00e9 et Equit\u00e9 :Lotfi Ouerghi Bouziane en gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e Libert\u00e9 et Equit\u00e9 :Trois mois d\u2019emprisonnement avec sursis\u00a0dans l\u2019affaire N\u00b017099 \u00ab Rouge \u00bb (Hebdomadaire de la LCR \u2013 France) :Une solidarit\u00e9 spontan\u00e9e pour Redeyef Malek Khadhraoui :Tunisie : Les autorit\u00e9s tunisiennes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[59,39,29],"class_list":["post-18842","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-59","tag-39","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18842","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18842"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18842\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18842"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18842"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}