{"id":18360,"date":"2010-07-03T00:00:00","date_gmt":"2010-07-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/3-juillet-2010\/"},"modified":"2010-07-03T00:00:00","modified_gmt":"2010-07-03T00:00:00","slug":"3-juillet-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/3-juillet-2010\/","title":{"rendered":"3 juillet 2010"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"(Washington, le 2 juillet 2010) - La \t\tTunisie devrait arr\u00eater d'obliger les anciens prisonniers politiques \u00e0 \t\tvenir \u00e9marger au poste de police, une mesure contraignante qui n'est \t\tbas\u00e9e sur aucun fondement juridique clair selon le droit tunisien, a \t\tindiqu\u00e9 Human Rights Watch aujourd'hui. Certains prisonniers se voient \t\tcontraints de venir \u00e9marger quotidiennement \u00e0 une heure pr\u00e9cise et \t\tdoivent souvent attendre, ce qui ne favorise pas le retour \u00e0 une vie \t\tnormale et \u00e0 l'emploi. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\"><meta content=\"Microsoft SafeHTML\"\/><\/p>\n<style>.ExternalClass .ecxhmmessage P{padding:0px;}.ExternalClass body.ecxhmmessage{font-size:10pt;font-family:Verdana;}<\/style>\n<div><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<div><strong><font>10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03693 du 03.07.2010<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><span><font><strong>\u00a0archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font><strong>\u00a0<\/strong><\/font><span lang=\"FR\"><strong><\/strong><\/span><\/div>\n<div><strong><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div><font size=\"2\"><span><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div><font size=\"2\">Human Rights Watch <font size=\"3\">:<\/font>La Tunisie: Le gouvernement devrait cesser de punir arbitrairement les anciens prisonnieres politiques<\/font><\/div>\n<div><font size=\"2\"><font>Communiqu\u00e9 commun: Halte au harc\u00e8lement des d\u00e9fenseurs des droits <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>AFP: La loi sur la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique ne vise pas les libert\u00e9s, selon Tunis<\/font><\/h2>\n<p> AFP: Immigration clandestine: accord de coop\u00e9ration entre la Tunisie et la France <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Noureddine Chafai: \u00c0 propos de la loi 61 bis<\/font><\/h2>\n<p> AP: P\u00e9tition en Alg\u00e9rie pour la r\u00e9paration des essais nucl\u00e9aires fran\u00e7ais <\/font><font size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Le Monde: \u00ab\u00a0Le Grand Maghreb contemporain\u00a0\u00bb, de Bruno Callies de Salies : diversit\u00e9 nord-africaine<\/font><\/h2>\n<p> AP: Pr\u00e9sidentielle en Guin\u00e9e: un second tour Cellou Dallein Diallo-Alpha Cond\u00e9<\/font><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/span><\/font><\/div>\n<p><font size=\"2\"><span><\/p>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>La Tunisie: Le gouvernement devrait cesser de punir<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<p><font size=\"3\"><strong>arbitrairement les anciens prisonnieres politiques <font>En obligeant les ex-d\u00e9tenus \u00e0 pointer r\u00e9guli\u00e8rement, c&rsquo;est la police et non les tribunaux qui restreint leurs libert\u00e9s<\/font>.<\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<p><strong><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> <font>(Washington, le 2 juillet 2010) &#8211; La Tunisie devrait arr\u00eater d&rsquo;obliger les anciens prisonniers politiques \u00e0 venir \u00e9marger au poste de police, une mesure contraignante qui n&rsquo;est bas\u00e9e sur aucun fondement juridique clair selon le droit tunisien, a indiqu\u00e9 Human Rights Watch aujourd&rsquo;hui. Certains prisonniers se voient contraints de venir \u00e9marger quotidiennement \u00e0 une heure pr\u00e9cise et doivent souvent attendre, ce qui ne favorise pas le retour \u00e0 une vie normale et \u00e0 l&#8217;emploi.  Human Rights Watch a publi\u00e9 les courriers qu&rsquo;elle a \u00e9chang\u00e9s avec le gouvernement tunisien au sujet de l&rsquo;obligation d&rsquo;\u00e9margement, une des multiples mesures polici\u00e8res arbitraires impos\u00e9es aux prisonniers politiques apr\u00e8s leur lib\u00e9ration.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>\u00ab Cette obligation d&rsquo;\u00e9margement montre bien que c&rsquo;est la police, et non le syst\u00e8me judiciaire, qui d\u00e9cide du peu de libert\u00e9 dont un ancien prisonnier peut b\u00e9n\u00e9ficier \u00bb, a expliqu\u00e9 Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord \u00e0 Human Rights Watch.  Ces mesures, pr\u00e9sent\u00e9es en d\u00e9tail dans le rapport de mars 2010 de Human Rights Watch, \u00ab R\u00e9pression des anciens prisonniers politiques en Tunisie : \u2018Une prison plus vaste&rsquo; \u00bb, comprennent notamment la privation arbitraire de passeport, la surveillance et le harc\u00e8lement permanents exerc\u00e9s par la police et les ordres verbaux des policiers qui confinent les prisonniers lib\u00e9r\u00e9s \u00e0 leur quartier d&rsquo;origine. Dans sa correspondance avec Human Rights Watch, le gouvernement tunisien n&rsquo;apporte aucune base juridique \u00e0 cette obligation d&rsquo;\u00e9margement.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>Le code p\u00e9nal tunisien autorise les tribunaux \u00e0 imposer des peines \u00ab compl\u00e9mentaires \u00bb de \u00ab contr\u00f4le administratif \u00bb, qui fixent le lieu de r\u00e9sidence des anciens prisonniers pendant une certaine dur\u00e9e. Il n&rsquo;est nullement indiqu\u00e9 que le contr\u00f4le administratif peut inclure l&rsquo;obligation pour l&rsquo;ancien prisonnier de pointer r\u00e9guli\u00e8rement au poste de police. Pourtant, la police oblige de nombreux prisonniers r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9s \u00e0 venir \u00e9marger quotidiennement, en les faisant souvent attendre pendant des heures et en les mena\u00e7ant de les arr\u00eater \u00e0 nouveau s&rsquo;ils ne respectent pas cette obligation. Contraignante et consommant beaucoup de temps, cette mesure ne fait qu&rsquo;ajouter aux difficult\u00e9s auxquelles les anciens prisonniers sont confront\u00e9s pour trouver un emploi.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>La police emprisonne souvent ceux qui d\u00e9sob\u00e9issent aux ordres oraux d&rsquo;\u00e9margement, et cela, malgr\u00e9 la r\u00e9action des tribunaux tunisiens qui se rangent souvent du c\u00f4t\u00e9 des prisonniers qui portent plainte contre ces agissements. En 2009, la Cour de Cassation (la plus haute cour d&rsquo;appel de Tunisie) a acquitt\u00e9 Qabil an-Nasri, de Menzel Bourguiba, accus\u00e9 d&rsquo;avoir d\u00e9sob\u00e9i \u00e0 son obligation de contr\u00f4le administratif. Le tribunal a indiqu\u00e9 que l&rsquo;ordonnance avait fix\u00e9 son lieu de r\u00e9sidence, mais qu&rsquo;elle ne contenait aucune obligation d&rsquo;\u00e9margement.  \u00a0<\/font><\/div>\n<p><\/strong><\/span><\/font><\/p>\n<div><font>Malgr\u00e9 de tels jugements, la police continue d&rsquo;\u00e9mettre des ordres d&rsquo;\u00e9margement. Le 23 mars 2010, la police de Bizerte a emprisonn\u00e9 Zied Ferchichi, un autre ancien prisonnier, qui avait refus\u00e9 de venir \u00e9marger au motif que cette obligation n&rsquo;avait aucun fondement juridique. M. Ferchichi est sous le coup de trois ann\u00e9es de contr\u00f4le administratif suite \u00e0 sa sortie de prison en 2008.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>Il a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 le 7 avril, le tribunal de premi\u00e8re instance de Bizerte l&rsquo;ayant acquitt\u00e9 des charges de non-respect de l&rsquo;ordonnance de contr\u00f4le administratif qui pesaient contre lui. Mais, le 9 mai, selon M. Ferchichi, la police l&rsquo;avait \u00e0 nouveau emprisonn\u00e9 sans explication avant de le rel\u00e2cher quatre jours plus tard sans accusation mais avec un avertissement oral l&rsquo;enjoignant de venir r\u00e9guli\u00e8rement se pr\u00e9senter au poste de police.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>Les officiels tunisiens qui ont rencontr\u00e9 Human Rights Watch les 22 et 23 mars ont insist\u00e9 sur le fait que l&rsquo;obligation d&rsquo;\u00e9margement n&rsquo;est pas arbitraire. Ridha Khemakhem, coordinateur g\u00e9n\u00e9ral des droits de l&rsquo;homme au minist\u00e8re de la Justice, a indiqu\u00e9 que cette obligation \u00e9tait bas\u00e9e sur une circulaire qui, m\u00eame si elle n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, avait force de loi. Ni Khemakhem ni Tahar Fellous Refa\u00ef, directeur g\u00e9n\u00e9ral au minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, n&rsquo;ont accept\u00e9 de fournir cette circulaire \u00e0 Human Rights Watch.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>\u00ab Un pays o\u00f9 pr\u00e9vaut l&rsquo;\u00c9tat de droit\u00a0 ne doit pas invoquer des lois ou des circulaires non publi\u00e9es lorsque les libert\u00e9s fondamentales d&rsquo;un individu sont en jeu, et quand le non-respect de ces lois ou circulaires est synonyme de prison \u00bb, a indiqu\u00e9 Mme Whitson.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>M. Khemakhem a reconnu que les demandes d&rsquo;\u00e9margement ne sont pas transmises aux anciens prisonniers par \u00e9crit. Mais il a indiqu\u00e9 que la police leur demande de signer un proc\u00e8s verbal dans lequel ils reconnaissent qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 somm\u00e9s par voie orale de venir \u00e9marger.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>Dans sa r\u00e9ponse \u00e9crite \u00e0\u00a0 Human Rights Watch, le minist\u00e8re de la Justice a indiqu\u00e9 que le syst\u00e8me judiciaire fixait et appliquait des peines de contr\u00f4le administratif bas\u00e9es sur le droit et soumises \u00ab \u00e0 des r\u00e8gles pr\u00e9cises, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la territorialit\u00e9 dudit contr\u00f4le ou de la fr\u00e9quence de la signature de la personne astreinte \u00e0 cette peine aupr\u00e8s de l&rsquo;autorit\u00e9 ayant juridiquement comp\u00e9tence pour en assurer l&rsquo;ex\u00e9cution \u00bb.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font>La lettre du minist\u00e8re de la Justice ne fournit cependant aucun fondement juridique \u00e0 l&rsquo;obligation d&rsquo;\u00e9margement. Les articles du code p\u00e9nal qui d\u00e9finissent le contr\u00f4le administratif ne mentionnent qu&rsquo;une seule sorte de restriction (la d\u00e9signation de la r\u00e9sidence de la personne) et n&rsquo;autorisent pas les autorit\u00e9s \u00e0 y ajouter des mesures suppl\u00e9mentaires restreignant la libert\u00e9 de mouvement des anciens prisonniers.   \u00ab Comme dans de nombreux pays, les tribunaux tunisiens imposent certaines restrictions aux prisonniers lib\u00e9r\u00e9s \u00bb, a conclu Mme Whitson. \u00ab Ce qui est toutefois inacceptable, c&rsquo;est que la police tunisienne aille au-del\u00e0 de ces mesures juridiques et transforme la vie des anciens prisonniers politiques en ce que plusieurs d&rsquo;entre eux appellent \u2018une prison plus vaste&rsquo;. \u00bb<\/font>  \u00a0<\/div>\n<div><strong><font>Source :.<a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/ar\/news\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.hrw.org\/ar\/news<\/a><\/font> \u00a0<\/strong><\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Communiqu\u00e9 de presse<\/span><\/b><\/div>\n<div align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Halte au harc\u00e8lement des d\u00e9fenseurs des droits<\/p>\n<hr\/>\n<p><\/span><\/b><\/div>\n<p><span lang=\"FR\">Nantes le\u00a02 juillet\u00a02010<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Lors du 4e Forum Mondial des Droits de l\u2019Homme qui s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 Nantes du 28 juin au 1er juillet 2010, plusieurs personnes\u00a0se pr\u00e9sentant comme \u00e9tant <b>\u00ab\u00a0d&rsquo;associations franco-tunisiennes\u00a0\u00bb<\/b> ont repr\u00e9sent\u00e9 une\u00a0menace \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression et pour les d\u00e9fenseurs des droits, ressortissants tunisiens ou militants autour des probl\u00e9matiques tunisiennes. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ainsi, ces personnes ont perturb\u00e9 des tables\u00a0rondes,\u00a0ostensiblement surveill\u00e9 les tunisiens et militants nantais originaires de Tunisie pr\u00e9sents dans les lieux du Forum o\u00f9 les questions des droits de l\u2019Homme en Tunisie\u00a0\u00e9taient \u00e9voqu\u00e9es : la table-ronde intitul\u00e9e\u00a0<i>Droits de l&rsquo;Homme et Maghreb<\/i>\u00a0\u00e0 laquelle participaient les Tunisiens <b>Mouhieddine Cherbib<\/b>,<b>Zakia Dhifaoui<\/b> et <b>Ma\u00eetre Anouar Kousri<\/b>, ou celle intitul\u00e9e\u00a0<i>Les avocats, d\u00e9fenseurs permanents de la libert\u00e9 d\u2019expression<\/i>. Des affiches ont \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9es\u00a0du\u00a0stand du Collectif de soutien aux Tunisiens de Redeyef. Ces personnes ont ensuite\u00a0menac\u00e9 et cherch\u00e9 \u00e0 intimider <b>Mme Zakia Dhifaoui<\/b>, et ont agress\u00e9\u00a0<b>Mme Catherine Conan<\/b>, Pr\u00e9sidente du Collectif Nantais de soutien aux Tunisiens de Redeyef. Elles ont toutes deux port\u00e9\u00a0plainte le 30 juin. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Nous, associations\u00a0pr\u00e9sentes au Forum Mondial des Droits de l&rsquo;Homme, exprimons notre indignation devant l&rsquo;attitude de ces personnes, notre soutien aux personnes vis\u00e9es et r\u00e9affirmons que les Tunisiens doivent avoir la libert\u00e9 d&rsquo;expression dans leur pays comme \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de celui-ci. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Collectif Droits pour l&rsquo;Humanit\u00e9, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Collectif nantais de soutien aux Tunisiens de Redeyef, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Collectif Enfants \u00e9trangers, Citoyens solidaires (CEECS-RESF), <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Collectif Uni-es Contre une Immigration Jetable (UCIJ), <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Afrique Loire, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Amnesty International, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Association des Travailleurs Maghr\u00e9bins de France (ATMF-Washma), <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Cimade, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">GASProm-ASTI de Nantes, <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Ligue des droits de l\u2019Homme (LDH), <\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Mouvement contre le Racisme et pour l\u2019Amiti\u00e9 entre les Peuples (MRAP),<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Comit\u00e9 pour le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l\u2019Homme en Tunisie (CRLDTH), <\/span><\/b><\/p>\n<p><strong>F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens pour une Citoyennet\u00e9 des deux Rives (FTCR)&#8230;<\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>La loi sur la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique ne vise pas les libert\u00e9s, selon Tunis<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> AFP | 03.07.10 | 17h57  \u00a0Les autorit\u00e9s tunisiennes ont affirm\u00e9 samedi que la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique ne concernait pas la libert\u00e9 d&rsquo;expression et la d\u00e9fenses des droits de l&rsquo;Homme, rejetant la condamnation des ONG qui r\u00e9clament son abrogation. La Chambre des conseillers, forte de 126 membres \u00e9lus par les membres de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s et par les conseillers municipaux, a adopt\u00e9 le 22 juin une loi vot\u00e9e par des d\u00e9put\u00e9s tunisiens portant amendement de l&rsquo;article 61bis du code p\u00e9nal pour r\u00e9primer les actes jug\u00e9s contraires aux int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques du pays \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. \u00ab\u00a0La loi adopt\u00e9e (..) n&rsquo;a aucune relation avec la libert\u00e9 d&rsquo;expression et d&rsquo;opinion et n&rsquo;incrimine nullement la d\u00e9fense des droits de l&rsquo;Homme\u00a0\u00bb, a assur\u00e9 le minist\u00e8re tunisien de la Justice et des droits de l&rsquo;Homme dans un communiqu\u00e9. Elle incrimine \u00ab\u00a0tout contact avec des agents d&rsquo;un Etat \u00e9tranger, d&rsquo;institutions ou d&rsquo;organisations \u00e9trang\u00e8res dont le but de les inciter \u00e0 porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats vitaux de la Tunisie relatifs \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. Le minist\u00e8re souligne en outre que la peine maximum pr\u00e9vue en cas de poursuites \u00e9tait de cinq ans de prison et rappelle que des l\u00e9gislations comparables sont appliqu\u00e9es en France et en Suisse. Des ONG dont la Ligue des droits de l&rsquo;Homme (LDH), la F\u00e9d\u00e9ration internationale des ligues des droits de l&rsquo;Homme (FIDH) et Human Rights Watch (HRW) ont d\u00e9nonc\u00e9 l&rsquo;adoption de cette loi et r\u00e9clam\u00e9 son abrogation. Cette loi a vocation \u00e0 \u00ab\u00a0faire taire\u00a0\u00bb les d\u00e9fenseurs des libert\u00e9s qui ont \u00ab\u00a0attir\u00e9 l&rsquo;attention sur la mani\u00e8re dont le gouvernement tunisien a syst\u00e9matiquement foul\u00e9 aux pieds et viol\u00e9 tous les engagements qu&rsquo;il avait pris en mati\u00e8re de droits de l&rsquo;Homme et de libert\u00e9s d\u00e9mocratiques\u00a0\u00bb, selon Michel Tubiana, pr\u00e9sident d&rsquo;honneur de la LDH. Les organisations avaient indiqu\u00e9 souhaiter que l&rsquo;UE prenne position sur ce dossier vendredi alors que Bruxelles et Tunis n\u00e9gocient des accords de partenariat renforc\u00e9. \u00ab\u00a0Il est inadmissible que l&rsquo;Europe reste encore une fois passive face \u00e0 ce d\u00e9tournement scandaleux de la loi\u00a0\u00bb, avait estim\u00e9 Souhayer Belhassen, pr\u00e9sidente de la FIDH, lors d&rsquo;un point de presse \u00e0 Paris. <\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Immigration clandestine: accord de coop\u00e9ration entre la Tunisie et la France<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> (AFP) \u2013 03.07.2010 \u00e0 19:02 TUNIS \u2014 La Tunisie et la France ont conclu samedi un accord de coop\u00e9ration pour lutter contre l&rsquo;immigration clandestine, a-t-on appris de source officielle. L&rsquo;accord, sign\u00e9 par Rafik Belhaj Kacem, ministre tunisien de l&rsquo;Int\u00e9rieur et Eric Besson, ministre fran\u00e7ais de l&rsquo;Immigration, en visite en Tunisie depuis vendredi, porte sur \u00ab\u00a0la remise d&rsquo;\u00e9quipements et de mat\u00e9riel\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 l&rsquo;agence gouvernementale TAP. Les \u00e9quipements et le mat\u00e9riel sont destin\u00e9s, selon cet accord, \u00e0 la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, dans le cadre de l&rsquo;accord global dit de gestion concert\u00e9e des flux migratoires, sign\u00e9 entre Paris et Tunis en avril 2008. Dans les accords de gestion concert\u00e9e que la France avait sign\u00e9 avec huit pays africains, dont la Tunisie, la contrepartie de l&rsquo;aide au d\u00e9veloppement qu&rsquo;elle apporte concerne les r\u00e9admissions dans leurs pays d&rsquo;origine d&rsquo;immigrants ill\u00e9gaux pr\u00e9sents sur son territoire. Les deux ministres ont plaid\u00e9 pour le renforcement de la coop\u00e9ration entre les deux pays afin de \u00ab\u00a0garantir la facilitation de la circulation organis\u00e9e des personnes et des flux migratoires, l&rsquo;instauration d&rsquo;un partenariat de d\u00e9veloppement solidaire et durable, la pr\u00e9servation de la dignit\u00e9 et des droits acquis de l&rsquo;immigr\u00e9 et la lutte contre le passage ill\u00e9gal des fronti\u00e8res\u00a0\u00bb, a rapport\u00e9 la TAP. La France d\u00e9livre quelque 90.000 visas par an aux ressortissants tunisiens. Il y a environ 600.000 Tunisiens ou Franco-Tunisiens install\u00e9s en France, alors que le pays d&rsquo;Afrique du nord compte environ dix millions d&rsquo;habitants.<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><b><span dir=\"ltr\" lang=\"FR\">A PROPOS DE LA LOI 61 BIS<\/span><\/b><\/div>\n<p><span lang=\"AR-SA\"><\/p>\n<p align=\"right\" dir=\"rtl\">\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Tous les pays du monde veillent \u00e0 la protection de leur s\u00fbret\u00e9\u00a0 int\u00e9rieure et ext\u00e9rieur contre toute atteinte, et ce, par des instruments r\u00e9pressifs.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La Tunisie ne fait pas exception \u00e0 cette r\u00e8gle. Depuis son ind\u00e9pendance et apr\u00e8s avoir recouvr\u00e9 sa souverainet\u00e9, elle a int\u00e9gr\u00e9 dans sa l\u00e9gislation p\u00e9nale et plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le code p\u00e9nal, des dispositions qui incriminent et r\u00e9priment de telles atteintes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;\u00e9volution des formes d&rsquo;atteinte \u00e0 la suret\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tat a impos\u00e9 une r\u00e9vision substantielle de ces dispositions.\u00a0 C&rsquo;est ainsi que plusieurs pays ont, \u00e0 cet \u00e9gard, incrimin\u00e9 ces nouveaux comportements.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La loi compl\u00e9tant l&rsquo;Article 61 bis de code p\u00e9nal tunisien s&rsquo;inscrit dans cette \u00e9volution puisque cet article se rapporte \u00e0 quelques infractions contre la s\u00fbret\u00e9 ext\u00e9rieure de l&rsquo;\u00e9tat. La r\u00e9vision concerne \u00a0l&rsquo;incrimination d&rsquo;incitation des parties \u00e9trang\u00e8res \u00e0 nuire aux int\u00e9r\u00eats fondamentaux de la Tunisie quant \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique. Il \u00e9nonce que:<\/span><\/p>\n<p><i><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0Est coupable de la m\u00eame infraction pr\u00e9vue au paragraphe \u00a0pr\u00e9c\u00e9dent et encourt les m\u00eames peines indiqu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Article 62 du pr\u00e9sent code, tout tunisien qui aura sciemment entrepris, directement ou indirectement, des intelligences avec des agents d&rsquo;une puissance, d&rsquo;une institution ou d&rsquo;une organisation \u00e9trang\u00e8res, en vue de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats vitaux de la Tunisie. Sont consid\u00e9r\u00e9s int\u00e9r\u00eats vitaux de la Tunisie, tout ce qui se rapporte \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique.\u00a0\u00bb<\/span><\/i><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il est \u00e0 noter qu&rsquo;on distingue parfois et d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale en mati\u00e8re d&rsquo;attentats contre la s\u00fbret\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tat, entre le concitoyen et l&rsquo;\u00e9tranger. En effet, la qualification de l&rsquo;infraction diff\u00e8re selon chacune de ces cat\u00e9gories.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Eu \u00e9gard \u00e0 la nature des faits et \u00e0 leur sp\u00e9cificit\u00e9, les dispositions sus-\u00e9nonc\u00e9es ont sp\u00e9cifi\u00e9 que l&rsquo;auteur de l&rsquo;infraction doit \u00eatre de nationalit\u00e9 tunisienne.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Une attention particuli\u00e8re \u00e0 \u00e9t\u00e9 port\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9cision que doivent rev\u00eatir les \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;infraction, de telle sorte qu&rsquo;ils ne soient pas susceptibles d&rsquo;interpr\u00e9tation non voulue qui d\u00e9passe les objectifs d&rsquo;incrimination. Ainsi il n&rsquo;y aura aucune place pour une lecture ouvrant la voie \u00e0 une extension des poursuites. Il est n\u00e9cessaire que l&rsquo;auteur du fait incrimin\u00e9 entretienne des intelligences avec des parties \u00e9trang\u00e8res, que ce soit directement ou indirectement, pour inciter \u00e0 nuire aux int\u00e9r\u00eats vitaux du pays et qui doivent \u00eatre en l&rsquo;occurrence li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique de l&rsquo;\u00e9tat. L&rsquo;incitation doit \u00eatre \u00e9videmment directe et dans le but de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats vitaux de l&rsquo;\u00e9tat, ce qui exclut tout agissement, par la parole ou par des actes, qui soit d\u00e9nu\u00e9 de cette intention m\u00eame si le r\u00e9sultat de cet agissement a des cons\u00e9quences dommageables. L&rsquo;incrimination ne peut avoir lieu que si les intelligences avec les parties rev\u00eatent le caract\u00e8re d&rsquo;incitation \u00e0 nuire aux int\u00e9r\u00eats vitaux du pays.<\/span><\/p>\n<p><u><span lang=\"FR\">Aucun rapport ne pourra \u00eatre \u00e9tabli, quel que soit le cas, entre cette incrimination et les libert\u00e9s garanties par la constitution, notamment la libert\u00e9 d&rsquo;expression.<\/span><\/u><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00a0<u>Comme il a \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9, l&rsquo;expression de toute opinion, m\u00eame ayant un effet dommageable, n&rsquo;est point incrimin\u00e9e.<\/u><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le fait incrimin\u00e9, en l&rsquo;occurrence, consiste en l&rsquo;accomplissement d&rsquo;actes par un tunisien, portant incitation de parties \u00e9trang\u00e8res \u00e0 nuire aux int\u00e9r\u00eats vitaux de pays li\u00e9s exclusivement \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Nul ne peut mettre en cause que l&rsquo;\u00e9tat &#8211; tout \u00e9tat- a l&rsquo;obligation de prot\u00e9ger sa s\u00e9curit\u00e9, m\u00eame dans les limites de ses seuils minima, particuli\u00e8rement si ce qui est vis\u00e9 sont son existence et son entit\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La constitution tunisienne garantit les droits et les libert\u00e9s, et \u00e9nonce pour chacun le droit de les exercer pleinement. Cependant l&rsquo;exercice de ces droits et libert\u00e9s peut \u00eatre limit\u00e9 si cette limitation vise \u00e0 atteindre un objectif ayant valeur constitutionnelle, \u00e0 l&rsquo;instar de la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tat sans laquelle, aucun projet ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9, qu&rsquo;il soit \u00e9conomique ou social, particuli\u00e8rement en termes de pr\u00e9servation des droits et des libert\u00e9s. A cet effet, la jurisprudence constitutionnelle a \u00e9tabli des crit\u00e8res parmi lesquels la limitation \u00e0 la libert\u00e9 doit \u00eatre restreinte aux contours de l&rsquo;objectif en question, de telle sorte qu&rsquo;elle ne vide pas ce droit de sa substance, tout en garantissant un \u00e9quilibre entre les exigences de la s\u00e9curit\u00e9 et le respect du droit garanti ou la libert\u00e9 consacr\u00e9e, et ce, sous le contr\u00f4le du conseil constitutionnel qui a d\u00e9clar\u00e9 compatible la pr\u00e9sente loi avec la constitution sur la base des crit\u00e8res pr\u00e9cit\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il est \u00e0 noter que les l\u00e9gislations de plusieurs pays incriminent l&rsquo;atteinte aux int\u00e9r\u00eats vitaux de la nation avec un \u00e9largissement de la notion de ces int\u00e9r\u00eats permettant d&rsquo;appr\u00e9hender les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, sociaux et culturels voire environnementaux, alors m\u00eame que le texte tunisien a limit\u00e9 ces int\u00e9r\u00eats \u00e0 la seule s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">On peut citer, \u00e0 titre d&rsquo;exemple, l&rsquo;Article 266 bis du code p\u00e9nal suisse qui incrimine et pr\u00e9voit une peine d&#8217;emprisonnement \u00e0 l&rsquo;encontre de <i>\u00ab\u00a0celui qui\u2026..sera entr\u00e9 en rapport avec un \u00e9tat \u00e9tranger, ou avec des partis \u00e9trangers, ou avec d&rsquo;autres organisations \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, ou avec leurs agents, ou aura lanc\u00e9 ou propag\u00e9 des informations inexactes ou tendancieuses\u2026.\u00a0\u00bb.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ceci d\u00e9passe de loin les limites \u00e9nonc\u00e9es en droit tunisien pour cette conception.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\"><strong><font>Noureddine CHAFAI<\/font><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Paris <\/span><\/p>\n<hr\/>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">P\u00e9tition en Alg\u00e9rie pour la r\u00e9paration des essais nucl\u00e9aires fran\u00e7ais<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> AP 03\/07\/10 20:24  ALGER (AP) \u2014 Une p\u00e9tition demandant \u00e0 la France de r\u00e9parer les cons\u00e9quences de ses essais nucl\u00e9aires dans le Sahara alg\u00e9rien a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e samedi \u00e0 Alger, rapporte l&rsquo;agence officielle APS. Sign\u00e9e par des avocats, des journalistes et des chercheurs, cette p\u00e9tition appelle la France \u00ab\u00a050 ann\u00e9es apr\u00e8s son premier essai, \u00e0 reconna\u00eetre cette situation et \u00e0 prendre ses responsabilit\u00e9s en mettant en oeuvre les revendications l\u00e9gitimes des victimes alg\u00e9riennes des essais nucl\u00e9aires fran\u00e7ais au Sahara alg\u00e9rien\u00a0\u00bb, selon cette source. Les signataires, qui esp\u00e8rent atteindre le million et demi de signatures, demandent \u00e0 l&rsquo;Etat fran\u00e7ais d&rsquo;indemniser les victimes alg\u00e9riennes des essais nucl\u00e9aires et d&rsquo;assurer leur suivi m\u00e9dical. Elles r\u00e9clament aussi la r\u00e9habilitation et la s\u00e9curisation des trois sites d&rsquo;essais au Sahara. Entre 1960 et 1967, la France a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 17 essais nucl\u00e9aires, dont quatre atmosph\u00e9riques, dans le sud de l&rsquo;Alg\u00e9rie, notamment \u00e0 Reggane (\u00e0 1.700km au sud d&rsquo;Alger). Lundi, en visitant le Secr\u00e9tariat du comit\u00e9 d&rsquo;indemnisation des victimes des essais nucl\u00e9aires (SCIVEN) en banlieue parisienne, le ministre fran\u00e7ais de la D\u00e9fense Herv\u00e9 Morin a promis: \u00ab\u00a0Nous prendrons en compte les populations alg\u00e9riennes qui ont \u00e9t\u00e9 concern\u00e9es par les essais nucl\u00e9aires\u00a0\u00bb. AP<\/div>\n<p>\u00a0<\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><b><span>Critique <\/span><span>\u00ab\u00a0Le Grand Maghreb contemporain\u00a0\u00bb, de Bruno Callies de Salies : diversit\u00e9 nord-africaine<\/span><\/b><\/div>\n<p><b><span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/span><\/b><\/p>\n<p><span>LE MONDE | 02.07.10 | 16h59\u00a0\u00a0\u2022\u00a0\u00a0Mis \u00e0 jour le 02.07.10 | 16h59<\/span><\/p>\n<p><span> <\/span><span>Q<\/span><span>u&rsquo;est-ce qui rapproche les cinq pays du Grand Maghreb ? L&rsquo;Alg\u00e9rie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, et la Tunisie ont certes en commun une langue, l&rsquo;arabe, et une culture. Mais pas de march\u00e9 commun, pas le plus petit d\u00e9but d&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique. Ils ont en partage le fait d&rsquo;avoir tous \u00e9t\u00e9, \u00e0 des degr\u00e9s divers, la cible d&rsquo;islamistes combattants, ce qui a eu pour corollaire de renforcer des r\u00e9gimes autoritaires. Mais ils sont tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres. Ils ont sign\u00e9 la D\u00e9claration universelle des droits de l&rsquo;homme de 1948. Mais ne tol\u00e8rent gu\u00e8re la contestation. <i>\u00ab\u00a0La situation n&rsquo;est pas tr\u00e8s florissante\u00a0\u00bb<\/i>, constate Bruno Callies de Salies, auteur d&rsquo;un essai sur les cinq Etats, qui rel\u00e8ve<i> \u00ab\u00a0assez peu de points communs\u00a0\u00bb<\/i>. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tr>\n<td>\u00a0<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>Observateur attentif, ce professeur \u00e0 l&rsquo;Ecole militaire de sp\u00e9cialisation de l&rsquo;outre-mer et de l&rsquo;\u00e9tranger (Emsome) et \u00e0 l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00e9conomie scientifique et de gestion (Ieseg) s&rsquo;est attach\u00e9 \u00e0 passer en revue chacun des pays du club des cinq. Courtes monographies document\u00e9es, pr\u00e9cises, utiles. Elections, situation des droits de l&rsquo;homme, r\u00f4le des institutions et de l&rsquo;arm\u00e9e, conflits, tout y est.<\/span><\/p>\n<p><span>L&rsquo;exceptionnelle long\u00e9vit\u00e9 des dirigeants, aussi : la palme revient \u00e0 Mouammar Kadhafi, au pouvoir en Libye depuis 1970, suivi de Zine El-Abidine Ben Ali, pr\u00e9sident de la Tunisie depuis 1987, puis d&rsquo;Abdelaziz Bouteflika, r\u00e9\u00e9lu trois fois \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Alg\u00e9rie depuis 1999. Il y a dix ans d\u00e9j\u00e0, au Maroc, Mohammed VI a pris la succession de son p\u00e8re qui r\u00e9gna pendant trente-huit ans. Seule la Mauritanie, avec une succession de coups d&rsquo;Etat, se distingue, par l&rsquo;alternance politique plus que par la forme.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Sc\u00e8ne mondiale<\/span><\/b><\/p>\n<p><span>Tous ont pris appui sur la lutte contre les islamistes, qu&rsquo;ils ont s\u00e9v\u00e8rement r\u00e9prim\u00e9s, pour parvenir ou se maintenir au pouvoir. C&rsquo;est, en partie, ce qui permettra au r\u00e9gime de Mouammar Kadhafi de revenir, au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, sur la sc\u00e8ne mondiale, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 mis au ban de la communaut\u00e9 internationale pour son implication dans des actions terroristes. C&rsquo;est l&rsquo;une des raisons invoqu\u00e9es pour justifier, en ao\u00fbt 2008, le coup d&rsquo;Etat en Mauritanie du g\u00e9n\u00e9ral Mohamed Ould Abdel Aziz, l\u00e9gitim\u00e9 par des \u00e9lections, un an plus tard. C&rsquo;est l&rsquo;un des principaux arguments avanc\u00e9s par le pr\u00e9sident tunisien. Et c&rsquo;est bien s\u00fbr ce qui a permis au chef d&rsquo;Etat alg\u00e9rien d&rsquo;acc\u00e9der au pouvoir, avec pour mission la <i>\u00ab\u00a0r\u00e9conciliation nationale\u00a0\u00bb<\/i>.<\/span><\/p>\n<p><span>Au nom de cette lutte contre l&rsquo;islamisme, les Occidentaux fermeront les yeux sur d&rsquo;autres aspects politiques visant \u00e0 r\u00e9primer l&rsquo;opposition, voire toute contestation et libert\u00e9 d&rsquo;expression. <i>\u00ab\u00a0L&rsquo;attentat contre le World Trade Center, le 11 septembre 2001,<\/i> \u00e9crit M. Callies de Salies, <i>modifie totalement la position de la Tunisie dans les relations internationales. Le pays appara\u00eet comme un partenaire important par les succ\u00e8s obtenus dans la lutte contre l&rsquo;islamisme, et les Etats occidentaux envoient des responsables qui manifestent parfois leur admiration en d\u00e9couvrant l&rsquo;organisation du syst\u00e8me s\u00e9curitaire.\u00a0\u00bb<\/i><\/span><\/p>\n<p><span>Partout, les mesures prises, souligne-t-il, <i>\u00ab\u00a0ont abouti \u00e0 des s\u00e9v\u00e8res atteintes \u00e0 la D\u00e9claration universelle des droits de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb<\/i>. L&rsquo;auteur est cependant bien en peine de conclure. En t\u00e9moigne la structure de l&rsquo;essai, qui isole l&rsquo;Alg\u00e9rie, joint la Tunisie et la Libye sous le label de<i>\u00ab\u00a0r\u00e9gimes autoritaires \u00e0 l&rsquo;apparence d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb<\/i> et m\u00eale la Mauritanie et le Maroc dans un prudent chapitre qui pourrait s&rsquo;intituler \u00ab\u00a0progr\u00e8s et reculs\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<p><b><span>LE GRAND MAGHREB CONTEMPORAIN<\/span><\/b><span> de Bruno Callies de Salies. J. Maisonneuve, 248 p., 28 \u20ac. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><b><span>Isabelle Mandraud<\/span><\/b><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Le Monde\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; France) le 3 juillet 2010)<\/font><\/strong><\/p>\n<p><span><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Pr\u00e9sidentielle en Guin\u00e9e: un second tour Cellou Dallein Diallo-Alpha Cond\u00e9<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font>AP 03\/07\/10 11:59  CONAKRY, Guin\u00e9e (AP) \u2014 Un second tour sera n\u00e9cessaire pour d\u00e9partager l&rsquo;ancien Premier ministre guin\u00e9en Cellou Dalein Diallo et l&rsquo;opposant de toujours Alpha Cond\u00e9, arriv\u00e9s en t\u00eate de la premi\u00e8re \u00e9lection pr\u00e9sidentielle libre de Guin\u00e9e depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance en 1958, a annonc\u00e9 vendredi soir la commission \u00e9lectorale. M. Diallo a remport\u00e9 environ 40% des suffrages le 27 juin, loin devant M. Cond\u00e9 qui en recueille un peu plus de 20%, et un autre ancien Premier ministre, Sidya Tour\u00e9, pr\u00e8s de 16%, selon le chef de la commission, Ben Sekou Sylla. Ces r\u00e9sultats doivent \u00eatre valid\u00e9s par la Cour supr\u00eame. Plusieurs candidats ont d\u00e9nonc\u00e9 des fraudes mais les observateurs internationaux ont jug\u00e9 le scrutin satisfaisant. La commission \u00e9lectorale a d\u00e9clar\u00e9 que le second tour se tiendrait le 18 juillet mais plusieurs responsables ont estim\u00e9 vendredi soir qu&rsquo;il serait probablement repouss\u00e9 plus tard dans le mois en raison de retards dans le d\u00e9pouillement des bulletins du premier tour. AP<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p><\/span> \u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03693 du 03.07.2010 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0 Human Rights Watch :La Tunisie: Le gouvernement devrait cesser de punir arbitrairement les anciens prisonnieres politiques Communiqu\u00e9 commun: Halte au harc\u00e8lement des d\u00e9fenseurs des droits AFP: La loi sur la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique ne vise pas les libert\u00e9s, selon Tunis AFP: Immigration clandestine: accord 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