{"id":18291,"date":"2011-02-01T00:00:00","date_gmt":"2011-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/1-fevrier-2011\/"},"modified":"2011-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2011-02-01T00:00:00","slug":"1-fevrier-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/1-fevrier-2011\/","title":{"rendered":"1 f\u00e9vrier 2011"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Un groupe de personnes a incendi\u00e9 la synagogue d'El Hamma pr\u00e8s \n\t\t\t\tde Gabes dans le sud tunisien lundi soir. &quot;Ca m'\u00e9tonne car il y \n\t\t\t\tavait des policiers non loin de la synagogue a indiqu\u00e9 M Perrez \n\t\t\t\tchef de la communaut\u00e9 juive de Djerba \u00e0 l'AFP. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><strong><font> <font face=\"Arial\">10 \u00e8me ann\u00e9e, <\/font><span lang=\"FR\"><font face=\"Arial\">N\u00b0 3906 du 01.02.2011 <\/font><\/span><\/font><\/strong><span><font face=\"Arial\"><strong>archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><span lang=\"FR\"><\/span><font face=\"Arial\"><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div align=\"justify\"><span lang=\"FR\"><span lang=\"FR\"><\/p>\n<p><font size=\"3\"><strong><\/p>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\">La FTCR et le CRLDHT: LES ESCADRONS DE BEN ALI INCENDIENT LA SYNAGOUE D&rsquo;EL HAMMA ET LA\u00a0 SOUS PREFECTURE DE KASSERINE <font>L\u2019ACAT-France : TUNISIE : LA LIBERTE EST CONDITIONNELLE OU PROVISOIRE, MAIS JAMAIS TOTALE <\/font>Human Rights Watch Tunisia: Hold Police Accountable for Shootings\u00a0 &#8211; Transitional Government Should Open an Investigation <font>Nazih Karoui: Les arguments fallacieux de deux pseudo-opposants <\/font>Mokhtar Yahyaoui : Faire aboutir notre r\u00e9volution <\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font>AFP: Harlem D\u00e9sir (PS) en Tunisie jeudi et vendredi prochains<\/font>\u00a0\u00a0  AFP: Tunisie: un ch\u00f4meur a tent\u00e9 de s&rsquo;immoler samedi (syndicaliste) <font>AFP: Tunisie: des centaines de manifestants \u00e0 Kasserine, police absente  <\/font>AFP: L&rsquo;Onu \u00e9tablit \u00e0 147 morts le bilan de la r\u00e9volution en Tunisie  <font>AFP: Tunisie: 219 morts, 510 bless\u00e9s durant les violences  <\/font>AFP: Incendie criminel contre une synagogue en Tunisie <font>AFP: Un avion appartenant \u00e0 la famille Ben Ali saisi en France  <\/font>AFP: La France devait bien livrer des grenades \u00e0 Tunis en janvier  <font>AFP: Tunisie: des grad\u00e9s de la police mis en retraite anticip\u00e9e (source police)  <\/font>Reuters: Tirs de sommation \u00e0 Tunis pour disperser des bandes de jeunes  <font>AFP: Amnistie g\u00e9n\u00e9rale: un ex-prisonnier tunisien de Guantanamo lib\u00e9r\u00e9 (avocat)  <\/font>AFP: Tunisie: une synagogue incendi\u00e9e pr\u00e8s de Gab\u00e8s  <font>AFP: Synagogue, schools attacked in Tunisia, fear spreads <\/font>AFP: France: Alliot-Marie \u00e9pingl\u00e9e pour des largesses d&rsquo;un riche Tunisien  <font>AFP: Tunisie: le gouvernement approuve la convention sur la torture\u00a0<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font size=\"4\">REVUE DE PRESSE<\/font><\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/strong><font size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<p><font size=\"3\"><font size=\"2\"><strong><font>La FTCR et le CRLDHT: <\/font><\/strong><\/font><strong>LES ESCADRONS DE BEN ALI INCENDIENT LA SYNAGOUE D&rsquo;EL HAMMA ET LA\u00a0 SOUS PREFECTURE DE KASSERINE \u00a0<\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Un groupe de personnes a incendi\u00e9 la synagogue d&rsquo;El Hamma pr\u00e8s de Gabes dans le sud tunisien lundi soir. \u00ab\u00a0Ca m&rsquo;\u00e9tonne car il y avait des policiers non loin de la synagogue a indiqu\u00e9 M Perrez chef de la communaut\u00e9 juive de Djerba \u00e0 l&rsquo;AFP.  La FTCR et le CRLDHT d\u00e9noncent cet acte odieux perp\u00e9tr\u00e9 contre un lieu de culte de nos concitoyens juifs tunisiens.  La FTCR et le CRLDHT pr\u00e9sentent leurs sinc\u00e8res regrets \u00e0 la communaut\u00e9 juive tunisienne ainsi que toutes leurs solidarit\u00e9s, et demandent que les auteurs de ce forfait soient arr\u00eat\u00e9s le plus vite possible et fermement condamn\u00e9s. La FTCR et le CRLDHT r\u00e9affirment leur volont\u00e9 de lutter contre toutes les formes d&rsquo;intol\u00e9rances et particuli\u00e8rement celles \u00e0 caract\u00e8re religieux. La Tunisie restera une terre multi-confessionnelle comme elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 depuis des mill\u00e9naires.  D&rsquo;apr\u00e8s des informations qui nous sont parvenus cet acte a \u00e9t\u00e9 commis par des groupes li\u00e9s aux forces du dictateur BEN Ali qui s\u00e9vissent dans le pays semant la terreur et de graves d\u00e9sordres. Ils ont aussi incendi\u00e9 la sous pr\u00e9fecture de Kasserine un lyc\u00e9e et un institut sup\u00e9rieur. Des manifestants ont reconnu avoir touch\u00e9 25 dinars d&rsquo;agents li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ancien pouvoir pour attaquer la manifestation des femmes de samedi dernier.  La FTCR et le CRLDHT appellent les citoyenEs, les associations, les syndicats et les partis politiques \u00e0 s&rsquo;unir pour combattre ce plan diabolique visant \u00e0 semer la terreur dans la Tunisie nouvelle afin de restaurer les forces e l&rsquo;ancien R\u00e9gime.   <strong>HALTE AUX ESCADRONS DE BEN ALI  LA REVOLUTION VAINCRA<\/strong> <\/div>\n<\/p>\n<p><\/font><\/font><\/p>\n<p><\/span><font face=\"Arial\"><strong><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong> \u00a0<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong>L\u2019ACAT-France<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>TUNISIE : LA LIBERTE EST CONDITIONNELLE OU PROVISOIRE, MAIS JAMAIS TOTALE<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> L\u2019ACAT-France a appris avec satisfaction la lib\u00e9ration conditionnelle de 177 prisonniers d\u2019opinion et de droit commun. Cependant, nous sommes encore loin de l\u2019amnistie g\u00e9n\u00e9rale des prisonniers politiques promise par le nouveau gouvernement. Le 31 janvier, le ministre tunisien de la Justice a annonc\u00e9 la lib\u00e9ration conditionnelle de 177 prisonniers ayant tous effectu\u00e9 plus de la moiti\u00e9 de leur peine. Si ces lib\u00e9rations constituent une heureuse nouvelle pour ceux des 177 qui ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s pour des crimes de droit commun, elles ne repr\u00e9sentent en revanche qu\u2019un ersatz de libert\u00e9 pour les prisonniers d\u2019opinion qui ont \u00e9t\u00e9 injustement condamn\u00e9s et devraient donc b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une amnistie et non d\u2019une lib\u00e9ration conditionnelle. L\u2019ACAT-France a aussi appris, en fin de semaine derni\u00e8re, la lib\u00e9ration provisoire de plusieurs d\u00e9tenus et prisonniers politiques qui sont en attente de jugement en premi\u00e8re instance ou en appel. C\u2019est le cas notamment de Ghaith Ghazouani, Rafik Ali, Hani Mchichi, condamn\u00e9s, l\u2019an dernier, \u00e0 des peines allant de 8 mois \u00e0 5 ans d\u2019emprisonnement, sur le fondement de la loi anti-terroriste, sur la seule base d\u2019aveux obtenus sous la contrainte. Ils sont actuellement en attente d\u2019un jugement d\u2019appel. Ces prisonniers, de m\u00eame que tous ceux qui ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, voire condamn\u00e9s, en raison de leurs opinions politiques ou religieuses, devraient b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un abandon imm\u00e9diat des poursuites et d\u2019une amnistie inconditionnelle. Il en va ainsi des prisonniers d\u2019opinion toujours incarc\u00e9r\u00e9s et de ceux qui sont en fuite depuis que plusieurs prisons ont ouvert leurs portes les 14 et 15 janvier dernier. <\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>Human Rights Watch<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisia: Hold Police Accountable for Shootings  Transitional Government Should Open an Investigation<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>January 29, 2011 <\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Things are moving fast in Tunisia, but finding out who opened fire on demonstrators and why can&rsquo;t wait. The units and commanders responsible for these apparently unlawful killings should be identified and held accountable. Eric Goldstein, deputy Middle East and North Africa director (Tunis) &#8211; The transitional government of Tunisia should make it an urgent priority to investigate the killings of demonstrators by Tunisian security forces in early January 2011, Human Rights Watch said today.  Security forces used excessive force in suppressing demonstrations in the central western cities of Kasserine and Tala, Human Rights Watch said, killing at least 21 people with live ammunition in these two cities alone between January 8 and 12, Human Rights Watch found.\u00a0\u00a0  \u00ab\u00a0Things are moving fast in Tunisia, but finding out who opened fire on demonstrators and why can&rsquo;t wait,\u00a0\u00bb said Eric Goldstein, deputy Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. \u00ab\u00a0The units and commanders responsible for these apparently unlawful killings should be identified and held accountable.\u00a0\u00bb  A transitional government has been in place since President Zine el-Abidine Ben Ali fled the country on January 14, Human Rights Watch said. The transitional government announced the creation of a commission to investigate and determine responsibility for grave violations of human rights committed since sustained protests began. The protests followed the self-immolation of the street vendor Mohamed Bouazizi on December 17, 2010, in Sidi Bouzid, 70 kilometers east of Kasserine. The victims&rsquo; families told Human Rights Watch that no official body of any kind has contacted them.  Kasserine and Tala are only two among several cities where security forces opened fire on protesters. Others died in Tunis, Menzel Bouza\u00efane, Douz, Regueb, Bizerte, Zarzis, and elsewhere. The interior minister of the transitional government, Ahmed Fri&rsquo;a, said on January 17 that 78 persons died and 94 were injured during the weeks of protests that helped to force Ben Ali out of office. Based on the reports gathered from cities nationwide, it can be safely assumed that the vast majority died from police gunfire.  Kasserine and Tala  From January 19 to 22, Human Rights Watch investigated the fatal shootings in Tala and Kasserine that took place between January 8 and January 12, interviewing witnesses, doctors, lawyers, and victims&rsquo; families, and visiting the scenes of the shootings and hospitals. The researchers encountered no obstacles to their movements and found people willing to talk.\u00a0  Kasserine had more fatalities than any other city during the protests. Tala, population about 35,000, lost more people than any other city its size. Both are in Kasserine governorate, where unemployment is far higher than the national average.\u00a0  The number of injured is not known. Kasserine Hospital&rsquo;s orthopedic department says it treated 34 patients for gunshot wounds, but some of the victims may have come from other cities, while others who suffered more superficial wounds may have not come to the hospital for treatment. Tala Hospital reported treating 14 persons for nonfatal gunshot wounds.  Human Rights Watch has not yet investigated killings elsewhere in the country.  The events in Kasserine and Tala followed similar patterns of the past. Under President Ben Ali, authorities almost never allowed protest demonstrations. By law, street gatherings required a permit that authorities usually denied to those with political and economic demands. Following the self-immolation in Sidi Bouzid, \u00ab\u00a0unauthorized\u00a0\u00bb demonstrations broke out in various cities and encountered varying degrees of police repression.  The demonstrators in Tala and Kasserine were mostly youths. They chanted slogans that combined economic demands with criticism of Ben Ali and those in power. The security forces fired teargas, plastic, and rubber bullets, and live ammunition at the protesters, who threw stones at the security forces, and in some instances, Molotov cocktails. Witnesses said that the gunfire came from troops stationed both on the ground and on rooftops. The researchers found no instance in which protesters used firearms against security forces.  The witnesses uniformly said that the police involved in the killings were not local but rather units brought in from elsewhere. They all described anti-riot units wearing black uniforms with shields and helmets, known as \u00ab\u00a0les Bop,\u00a0\u00bb (brigades de l&rsquo;ordre public), but speculated also that those who opened fire &#8211; whom they referred to as \u00ab\u00a0snipers\u00a0\u00bb &#8211; may have come from other special units.  It was not possible to reconstruct the exact sequence of events in each demonstration in which the police fatally shot protesters.\u00a0 However, the evidence strongly suggests that the police used lethal force in situations where it could not be legally justified.\u00a0  Legal Framework  The international norms for the use of lethal force by law enforcement officers are codified in the Code of Conduct for Law Enforcement Officials adopted by the UN General Assembly, and the Basic Principles on the Use of Force and Firearms by Law Enforcement Officials. Principle 9 of the Basic Principles says officers may not use:  firearms against persons except in self-defense or defense of others against the imminent threat of death or serious injury, to prevent the perpetration of a particularly serious crime involving grave threat to life, to arrest a person presenting such a danger and resisting their authority, or to prevent his or her escape, and only when less extreme means are insufficient to achieve these objectives. In any event, intentional lethal use of firearms may only be made when strictly unavoidable in order to protect life.  Evidence collected by Human Rights Watch also suggests that security forces may have violated Tunisian law, which enumerates the steps security forces must take before firing directly at protesters who refuse to disperse. That principle is also part of the international norms. The Basic Principles state:  In the circumstances provided for under principle 9, law enforcement officials shall identify themselves as such and give a clear warning of their intent to use firearms, with sufficient time for the warning to be observed, unless to do so would unduly place the law enforcement officials at risk or would create a risk of death or serious harm to other persons, or would be clearly inappropriate or pointless in the circumstances of the incident.  Tunisian&rsquo;s Law 69-4 of January 24, 1969, regulating public meetings, processions, parades, public gatherings, and assemblies, tightly regulates in articles 20-22 the use of firearms by law enforcement agents, saying they may resort to them only if there is no other means to defend \u00ab\u00a0the places they occupy, the buildings they are protecting, or the positions or persons they are assigned to guard, or if the resistance cannot be mitigated by any means other than the use of arms.\u00a0\u00bb  If the protesters \u00ab\u00a0refuse to disperse\u00a0\u00bb in spite of the warnings given to them, the law enforcement agents are to use the following procedures to scatter them:  (1) Water guns or hits with police clubs; (2) Tear gas; (3) Firing into the air; (4) Firing above the heads of the protesters; (5) Firing toward their legs. Only if \u00ab\u00a0the protesters try to achieve their goal by force despite having used all of these means,\u00a0\u00bb then \u00ab\u00a0the security agents will fire directly on them.\u00a0\u00bb  Tunisian law has a lower standard than the Code of Conduct, though, regarding the circumstances under which lethal force may be used. Whereas the Code of Conduct states, \u00ab\u00a0intentional lethal use of firearms may only be made when strictly unavoidable in order to protect life,\u00a0\u00bb Tunisian law allows law enforcement agents to use lethal force to protect their positions or buildings.  Police who shoot protesters dead may defend themselves from criminal charges by invoking in court articles 39-42 of the Penal Code, which exonerate the perpetrator of a homicide if it was committed to defend a life or in virtue of a provision of the law or of an order coming from a responsible authority.  The police for the most part failed to follow even Tunisian law with respect to following the graduated, nonlethal measures set forth by the law before opening fire toward the upper bodies of demonstrators, based on testimony collected by Human Rights Watch. This includes testimony from witnesses who said the police fired at them without warning, as well as medical evidence that several protesters suffered gunshot wounds in the back or in the head.  There is thus prima facie evidence that members of the security forces are responsible either for perpetrating illegal homicides or for giving orders that they be carried out, Human Rights Watch said. Such cases are a matter for the judiciary to investigate and prosecute where warranted.  The Commission Created to Investigate the Events  Prime Minister Mohamed Ghannouchi named Taoufik Bouderbala, former president and current honorary president of the Tunisian Human Rights League, to preside over the commission to investigate human rights violations perpetrated since the protests began on December 17. As of January 27, the government had not issued the commission&rsquo;s statutes, so it is not known whether it will have the power to subpoena witnesses or documents, or whether it can grant immunity to persons who testify before it.  However, Bouderbala, in an interview with Human Rights Watch on January 26, stated that the commission&rsquo;s priorities include:  To shine the light on why and how people died during the protests, to examine the behavior of the police, and the possible involvement of snipers, party militias, and the presidential guard. We want to determine if the police respected the law [of 1969] on public gatherings, who gave the orders to open fire with live ammunition, and why did they do so?  Bouderbala pledged to make the commission accessible to victims and witnesses in all parts of the country. He said the commission will make its findings public and make recommendations with respect to cases that should go before a criminal or a correctional court.  An investigatory commission can play an important role in establishing the truth of what happened during the days of protest in which the police shot dead scores of Tunisians and identify the broader problems in policing and accountability that will need to be rectified, Human Rights Watch said. It provides a forum that is solicitous of victims and bereaved families who want their story to be told and incorporated into a national narrative.\u00a0  However, Human Rights Watch said, Tunisian authorities should make clear that such a commission is no substitute for criminal investigations into the homicides and the prosecution of perpetrators where warranted, and they should not delay the investigations.  \u00ab\u00a0Investigations need to proceed quickly,\u00a0\u00bb Goldstein said. \u00ab\u00a0There is an urgent need to secure evidence and witnesses to get to the truth.\u00a0\u00bb  Tunisian authorities also should liberalize their policies for allowing demonstrations, Human Rights Watch said. It can be presumed that the authorities considered the anti-government demonstrations in various cities after December 17 to be \u00ab\u00a0illegal,\u00a0\u00bb since the participants did not formally notify the authorities between three and fifteen days in advance, as required by Articles 2, 9, and 10 of the 1969 law on public gatherings. But if in fact the participants ignored this law, they did so knowing that the authorities during Ben Ali&rsquo;s presidency allowed virtually no antigovernment demonstrations, Human Rights Watch said. While the law seems liberal in requiring mere \u00ab\u00a0notification\u00a0\u00bb rather than \u00ab\u00a0prior authorization,\u00a0\u00bb it also empowers authorities in Article 12 to \u00ab\u00a0forbid any demonstration that might endanger public security and order.\u00a0\u00bb It also requires organizers, in article, 10, to notify authorities in advance about banners and flags they intend to display at the demonstration.  The criterion of \u00ab\u00a0endangering public security and order\u00a0\u00bb is excessively broad and opens the door to all kinds of arbitrary restrictions on the right to demonstrate, Human Rights Watch said.\u00a0 Tunisian legislators should look to revise this law by starting with a general guarantee of the right to peaceful assembly, and setting out the narrow, specific, and reasonable criteria that authorities can invoke to forbid a demonstration, and by providing organizers a prompt and fair-minded mechanism, independent of the administrative authorities, for appealing prohibitions on a demonstration.  Recommendations to the Government of Tunisia  Ensure that the judiciary conducts independent, speedy and thorough investigations into each incident where security forces shot dead unarmed protesters during the unrest that preceded President Ben Ali&rsquo;s departure. Such investigations should seek to determine the identity of any agent who shot citizens dead in violation of Tunisian law, the unit to which that agent belonged, and the commander who gave orders to open fire or otherwise allowed such incidents to take place. When sufficient evidence is found of a possible unlawful killing, the accused party should be charged, given a fair trial and punished if found guilty. Solicit and welcome assistance from domestic and international bodies that are able to provide help or advice on conducting investigations into the killings, in view of the extraordinary institutional situation in which Tunisia finds itself. Take necessary measures to preserve intact all evidentiary material and records that may shed light on direct and command responsibility for the fatal shootings and the circumstances in which they occurred.  Bring the domestic laws governing when law enforcement officers may fire live ammunition against protesters into line with international norms by restricting the permissible lethal use of firearms to situations \u00ab\u00a0strictly unavoidable in order to protect life.\u00a0\u00bb  Bring domestic laws governing the right to hold public gatherings and demonstrations into line with the right of assembly as guaranteed by international human rights law by: guaranteeing the basic right of peaceful assembly and giving authorities only strictly defined and narrow powers to forbid demonstrations; requiring authorities to provide a detailed explanation when forbidding a demonstration; and ensuring a rapid and independent process of appeal for organizers of demonstrations that the administration has prohibited.\u00a0  Recommendations to the Commission of Investigation into Human Rights Violations Committed Since the Protests Began on December 17  Facilitate access to the commission for victim&rsquo;s families, victims, witnesses and others who can provide evidence of the use of possible excessive force by the police during the protests.  Make available all information collected that can assist the judiciary in bringing alleged perpetrators to trial. Formulate recommendations on revising the laws governing the use of force by law enforcement agents in controlling demonstrations, and on training, operational procedures, deployment, and equipment, to ensure that Tunisian law enforcement agencies act with restraint in crowd-control situations and are held accountable when they use unlawful force.  Tala  The street protests in Tala, 40 kilometers north of Kasserine, began on a near-daily basis on January 3, the day that students returned to classes after the winter vacation. The police responded during the first days with teargas, beatings, and shots fired into the air, residents told Human Rights Watch. They did not, however, kill or wound anyone with live ammunition.  All this changed on the evening of January 8, when the police shot dead five persons. They killed a sixth on January 12, before leaving town and being replaced by the army.  The protests on January 8 involved sustained demonstrations and rock-throwing at the police on the town&rsquo;s main artery, Avenue Habib Bourguiba, where government buildings are located. Participants said youths threw rocks and then darted back into the alleys that intersect the avenue. Witnesses and participants widely confirmed the rock-throwing but none reported the use of Molotov cocktails or other incendiary devices.  Ahmed Ben Ammar Boul\u00e2abi, a day laborer born in 1978, joined a demonstration that day for the right to work, said his sister, Cherifa Bent Ammar Boul\u00e2abi, 35.  \u00a0Police first fired tear gas toward the protesters on the Avenue Bourguiba, she said. The commander in charge, whom she and another resident identified as Youssef Abdelaziz, then warned them to disperse. When the protesters refused, he ordered his forces to fire, she said. Boul\u00e2abi was shot at about 9:30 p.m. and died on the spot, she said. The preliminary medical certificate issued by Tala Hospital, dated January 8, gives the cause of death as a bullet in his abdomen.  Ramzi es-Sayeh, 20, a witness, said that police continued shooting as demonstrators tried to move the injured from the street. The police wore black uniforms; some were on the street, some behind windows and atop roofs. A bullet hit es-Sayeh, passing through his thigh. He was able to limp away and get treatment, first in Tala and then at Kasserine Hospital.Es-Sayeh said police sometimes fired plastic bullets, so the protestors continued demonstrating and throwing stones until they discovered live ammunition was being used. He said police gunfire killed another man, Marouane Jamli, during the same demonstration.  Ashraf Ibrahim Souiqi, 27, a waiter, was among several Tala residents wounded that day by police gunfire. Shot in the thigh during the evening protest, he made it to a house where youths also tried to bring Jamli&rsquo;s body. Souiqi treated his injury at a private home because he feared arrest if he went to the hospital.  Ahmed Omri, an unemployed 22-year old, said police shot his brother, Mohamed Omri, a high school student born September 16, 1991, while he was in a procession of about 20 people carrying Jamli&rsquo;s body back from the hospital the night of January 8. Ahmed Omri said the procession was solemn and the men accompanying the body were not throwing anything. He said that as the procession passed along Bourguiba Avenue near the police station, \u00ab\u00a0snipers\u00a0\u00bb fired on them without warning. He said the youths put down the body and fled for cover. The death certificate of Mohamed Omri states that he died from a \u00ab\u00a0grave abdominal wound caused by a firearm.\u00a0\u00bb The report from the Kasserine Hospital department of Forensic Medicine states that he had an entry wound in the lower abdomen, and an exit wound in the back.  Ahmed Omri said that Mouha\u00efmin Aouri and Moaz Goumati were also wounded in the same incident. Aouri, born May 1, 1989, was grazed by a bullet on his back, and Goumati was hit twice in his leg.  Police shot dead two other Tala men on the night of January 8: Ghassan Ben Ta\u00efeb Chniti, born in September 1991, and Yassine Ben Hammadi Rtibi, born in June 1993. The report filed by the Kasserine Hospital Forensic Medicine department states that the cause of death for each of the men was a bullet in the back.  The Tala Hospital reported treating a total of 13 persons, including Mouha\u00efnin Aouri, for nonfatal bullet wounds on the night of January 8 and early morning January 9. Of these, most were shot in the legs or feet.  The sixth and last victim to die in Tala, Wajdi Sa\u00efhi, 28, had a diploma in mechanics but was unemployed. On January 12 he was hit by a bullet at the intersection of his street and the Avenue Bourguiba. His brother, Fathi Sa\u00efhi, 41, a kindergarten teacher, said,  There had been a demonstration on the avenue Habib Bourguia that morning. At about 11:45am, I heard some shooting &#8211; more than 10 shots. Everyone went out to see what was happening. I found my brother lying on the street. I put a tourniquet on his leg and brought him to the hospital in Tala. An ambulance drove him toward Le Kef [a larger city to the north], but he died along the way.  The medical report from the hospital in Tala, dated January 17, says the bullet had ruptured Sa\u00efhi&rsquo;s femoral artery, causing fatal bleeding.  Kasserine  In Kasserine, population about 100,000, residents who spoke to Human Rights Watch all concurred that police shooting began on January 8, although anti-government demonstrations had begun as early as January 4, when lawyers held a protest rally. It was on that day that anti-riot police with helmets and shields first appeared on the city streets, a Kasserine lawyer, Ali Gharsali, told Human Rights Watch.  Human Rights Watch collected information about 15 individuals in Kasserine killed by police gunfire between January 8 and 10. Some lawyers and activists in Kasserine said the number killed is higher.  On January 7 word spread that a man had set himself on fire in Kasserine. He was transported to a hospital in Sfax for treatment but did not survive. His body was returned to Kasserine on January 8.  On January 7, local youths set fire to municipal buildings and offices of the ruling Constitutional Democratic Rally (RCD), perhaps in response to the news of the self-immolation. From that date on, the police faced demonstrations, stone-throwing, and sporadic disturbances in various parts of the city, notably in the downtown area and in the poor neighborhoods of Ha\u00ef ez-Zehour and Ha\u00ef en-Nour.  As in Tala, the security forces did not open fire on demonstrators with live ammunition before January 8. On that evening protesters gathered again in several parts of the city and for the first time were met not only by riot police but also by agents who stood both among the police and on rooftops and fired at the demonstrators &#8212; whom witnesses called \u00ab\u00a0snipers.\u00a0\u00bb They too dressed in black uniforms, but it was not possible to determine if they belonged to the anti-riot units or some other force. Residents of Kasserine said these forces had been brought in from other parts of the country, explaining they knew this because they did not recognize them individually and because of their accents.  In the poor neighborhood of Kasserine known as Ha\u00ef en-Nour, witnesses said that among the first protesters killed was Slah Dachraoui, a 19-year-old fruit stand operator. His mother said he left home the night of January 8 to go to his stand near the Monguela (Watchtower) roundabout, at the end of Hussein Zourouq Street, a boulevard that dissects Ha\u00ef en-Nour. Later, boys came and told his mother that Dachraoui had been shot. The mother, Ribah Briki, said she went to the Kasserine Hospital, where she retrieved her son&rsquo;s body. The forensic report issued by the hospital says Dachraoui died from an \u00ab\u00a0abdominal wound from a firearm.\u00a0\u00bb  Briki also showed a jacket with a hole in the back of the left side. She said the bullet passed through his stomach area and out the back.  Seif Eddine Zourgui, 21, an unemployed carpenter, said he witnessed the shooting of Dachraoui and Raouf Ben Hamad Bouzidi, born April 1982, a mechanic. Zourgui said that hundreds of protesters had gathered to \u00ab\u00a0demand our rights\u00a0\u00bb and throw stones at riot police. Zourgui said they tried to burst through a phalanx of police who held shields and were blocking a main street. The police used tear gas and the protesters responded with stones, he said. The confrontation in and around the plaza lasted for about 3 hours, Zourgui said. At some point, shots rang out and Dachraoui fell. Bouzidi tried to lift Dachraoui from the ground, and was hit in the chest by bullets.  Zourgui said that the shooters were stationed atop the Bank of Agriculture building and the Salaam Hotel, less than100 meters from the roundabout.  Bouzidi&rsquo;s father, Hamada Bouzidi, 48, a mechanic, said his son left to join the demonstration at about 6 p.m. At 9, some boys came to the house to inform him that his son had been killed. Hamada Bouzidi displayed a report from the hospital&rsquo;s forensic medicine department issued on January 9 indicating his son had an entry wound in the abdomen and an exit wound in the back. He also showed what he described as a bullet hole in the side of a black jacket worn by his son that night. (The hospital reports for Dachraoui and Bouzidi are dated January 9, but most accounts said the deaths were on the evening of January 8.)  Police on January 8 fatally shot Ramzi Ben Al-Habib Houssein, born in 1982, during a clash between youths and the police in the late afternoon in Ha\u00ef en-Nour. That evening, a 7-month-old baby, Yakin Karmazi, whose family had been exposed to tear gas while walking in the street of Ha\u00ef en-Nour, fell ill and died the next day in the hospital. The death certificate lists the cause of death as teargas-related (\u00ab\u00a0pneumopathie lesionelle: gaz\u00a0\u00bb).  Similar events also took place in Ha\u00ef ez-Zehour. On the night of January 9, Mohammed Amine Mbarki, born March 16, 1993 and unemployed, told his father, Salah en-Nasr Mbarki, 42, a mechanic, he was going out to visit his grandparents. A few hours later, friends of the boy came and told Mbarki&rsquo;s father he had been shot at the Monguela roundabout. The father went to the Kasserine hospital, took his son&rsquo;s body home, and washed it for the burial that was to take place the next day.  Hamza Mansouri, 20, a merchant, said the shooting began on January 8, when protesters gathered at Monguela roundabout hoping to march downtown. They chanted slogans demanding jobs, opposing Ben Ali and corruption, as well as \u00ab\u00a0Allahu al-Akbar,\u00a0\u00bb (God is Great). Mansouri said police on a street near the police station used tear gas to keep the demonstrators at bay. Then after about an hour, the shooting began.  Mansouri reported seeing Mbarki hit by a bullet in the head, but could not specify the source of the gunfire, because of the darkness and tear gas. He said \u00ab\u00a0snipers\u00a0\u00bb were stationed above a pharmacy, caf\u00e9 and police station adjacent to the roundabout. The Kasserine Hospital forensic medical report for Mbarki, dated January 20, states that he died on January 9 from a gunshot wound to the face.  Police fatally shot Abdelbasset Moukhtar Gasmi, a 22-year old who worked in a pizzeria, during the funeral procession for Mbarki at about noon on January 9, said Gasmi&rsquo;s brother, Mohammed Mokhtar Ali Gasmi, who was not in Kasserine at the time.  Gasmi joined the procession as it passed through Monguela roundabout. He had been making dough that morning, but left the restaurant to follow the coffin. Demonstrators threw rocks at the police station nearby and the police fired tear gas, and then live ammunition. After a bullet hit Gasmi, other youths took him to the hospital.  Tarek Aswadi, a 23-year old who worked at the pizzeria with Gasmi, said the marchers in the funeral process were crying first \u00ab\u00a0La Illah ila Allah,\u00a0\u00bb There is no god but God, and then \u00ab\u00a0Khoubs wa ma, Ben Ali, la, Khoubs wa zeit, Ben Ali \u2018ala hayt,\u00a0\u00bb that is, Bread and water, Ben Ali no, and Bread and oil, Ben Ali against the wall. The police fired tear gas, the youths threw rocks, and then the police opened fire. Kasserine Hospital&rsquo;s forensic medicine report states that Gasmi&rsquo;s body has a bullet entry wound in the thorax and an exit wound in the waist.  Multiple killings around Monguela roundabout on January 10  Local residents have re-named the Monguela roundabout in Ha\u00ef ez-Zehour \u00ab\u00a0Martyr&rsquo;s Square\u00a0\u00bb because it was the scene of the highest number of casualties in Kasserine. The bloodiest day at the roundabout was January 10, when police killed at least five men in the vicinity.  A number of low buildings surround the roundabout, including a caf\u00e9 and pharmacy. The roundabout lies on a slope. Several streets feed into it, including two that continue up the hill. It was along one of these two streets that a funeral cortege with hundreds of marchers was slowly descending toward the roundabout on the afternoon of January 10, the marchers and the car bearing the body of Mohamed Amine Mbarki Anti-riot police positioned at the roundabout sought to turn back the funeral procession. A standoff ensued. The police fired tear gas at the cortege, forcing its retreat. Youths erected barricades of burning tires on the streets about 60 meters above the square and, wearing masks to cover their faces, hurled rocks at the police. At least one witness, Ha\u00eftham Gharsali, said the youths also threw Molotov cocktails. He said about 200 youths were involved. Gharsali, 21 and unemployed, said in an interview at Kasserine Hospital where he was convalescing from a bullet wound, that during the clashes the police opened fire without warning, killing Issa Griri and wounding others, including Gharsali himself, who was hit by a bullet in the arm. The police who shot at him were 20 meters away, he said. He said police with rifles were posted on rooftops in the roundabout and on the street. He said he believed the bullet that struck him was fired by someone at street level.  During the same confrontation, police shot dead Mohammed Khadraoui, a 23-year-old caf\u00e9 worker who lived in Ha\u00ef en-Nour. Khadraoui was participating in the demonstration near Monguela roundabout, said his mother, Zahra Midri, 49. She had tried in vain to persuade him not to go, she said. At 2 p.m., she heard ambulances, ran out, and learned that he had been shot, but by the time she reached the hospital he was dead.  Ahmed Sa\u00efhi, a university student, said the protest broke out when police would not let the car carrying Mbarki&rsquo;s body pass. He, along with all the youths of Ha\u00ef ez-Zour joined in, he said. He said that \u00ab\u00a0snipers\u00a0\u00bb at Monguela square were positioned atop a caf\u00e9 and on the roofs of other nearby buildings.  Amira Hathimi, a 23-year old student, said that 200 people were at the square. She said the \u00ab\u00a0snipers\u00a0\u00bb had shields, helmets and Kalashnikov rifles. First came the tear gas, and without warning, the firing, she said. The youths bundled Khadraoui into a civilian car and drove him to the hospital.  On the afternoon of January 10 police shot and killed Walid Sa\u00e2daoui, born March 1982, Abdelqader Ghodhbani, born in 1986, and Ahmed Jabbari, born in July 1949. Jabbari reportedly had no involvement in the protests but was hit by a stray bullet. Police killed Belgassem Ghodhbani, born in 1973, the same day. The Kasserine Hospital forensic medicine report says he was hit by three bullets, including one in the back of the neck.  Mansouri said he stayed at the roundabout all that day with many other people \u00ab\u00a0chanting and throwing stones.\u00a0\u00bb He said a girl he identified as Afaf A\u00efdoudi was hit by a bullet as she was standing about 100 meters from the roundabout. He helped her find a taxi to go to the hospital. The only car they could find contained a cadaver of someone killed at the plaza that was also on the way to the hospital.  The next day, Mansouri himself was hit on the left shoulder near his neck and spent ten days recovering in Kasserine Hospital. Mansouri said that people who heard the shooters talking or shouting thought their accents were not local, leading him to believe they were brought in from elsewhere in the country.  A\u00efdoudi, 20, who has training in electrical repairs, said she was not attending the demonstration, but had been visiting her niece. She stopped to chat with a friend about 100 meters from the roundabout at the time when the Mbarki funeral was passing. She did not hear a shot, but was struck by a bullet in the left thigh, fracturing her thigh bone. She said that Mansouri came to pick her up and help her into a taxi that took her to the hospital.  Acknowledgments  Human Rights Watch thanks the lawyers, doctors, families, witnesses, hospital and court officials of Kasserine and Tala, Rida Boukadi and Lassad Kallal of the organization Libert\u00e9 et Equit\u00e9, and Aymen Fakraoui of Kasserine, for having assisted us in our research. Responsibility for the content of the report is Human Rights Watch&rsquo;s alone.  Appendix Confirmed deaths in Tala and Kasserine  Sixteen of the following deaths were recorded by the department of forensic medicine in Kasserine Hospital.\u00a0 Information about the other five comes directly from our interviews with families. Yassine Rtibi (born June 10, 1993), shot January 8, Tala Ahmed Boul\u00e2abi (born 1978), shot January 8, Tala Ghassan Chniti (born September 1991), shot January 8, Tala  Marouane Jamli, shot January 8, Tala  Mohamed Omri (born September 16, 1991), shot January 8, Tala  Wajdi Sa\u00efhi (born September 4, 1982), shot January 12, Tala  Mohamed Amine Mbarki (born March 16, 1993), shot January 8, Kasserine  Abdelqader Ghodhbani (born 1986), shot January 10, Kasserine  Slah Ben Mohamed Dachraoui (born April 9, 1991), shot January 8, Kasserine  Mohamed Nasri (born August 3, 1989), shot January 10, Kasserine Mohamed Khadraoui (born March 8, 1988), shot January 10, Kasserine  Ahmed Jabbari (born July 16, 1949), shot January 10, Kasserine Walid Sa\u00e2daoui (born March 16, 1982), shot January 10, Kasserine Issa Griri, shot January 10, Kasserine  Belgassem Ghodhbani (born 1973), shot January 10, Kasserine  Gha\u00efth Nasri, shot January 9, Kasserine Abdelbasset Gasmi (born December 18, 1988), shot January 9, Kasserine  Salah Guermiti, shot January 10, Kasserine Raouf Bouzidi (born April 1982), shot January 8, Kasserine Ramzi Ben Al Habib Houssein, shot January 8, Kasserine  Saber Rtibi (born June 1987), shot January 9, Kasserine Also available in: <\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"><strong><font size=\"3\">TUNISIE <\/font><font size=\"2\">Pour la victoire d\u00e9finitive de la d\u00e9mocratie, restons solidaires Entendre et d\u00e9battre avec des opposants historiques tunisiens, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 agir.  <\/font><\/strong><\/p>\n<p><font><strong>Conf\u00e9rence-d\u00e9bat le mercredi 2 f\u00e9vrier 2011 \u00e0 19h Aix-en-Provence Palais des Congr\u00e8s boulevard Carnot avec :<\/strong><\/font><\/p>\n<p><font><strong>Radhia Nasraoui, avocate tunisienne Fathi Chamkhi, syndicaliste tunisien Omar Mestiri, animateur de Radio Kalima Mouhieddine Cherbib, CRLDHT Vincent Geisser, chercheur au CNRS<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\">La libert\u00e9 vient d\u2019\u00e9clore avec \u00e9clat en Tunisie. Le monde, et particuli\u00e8rement de nombreux Fran\u00e7ais, sont surpris. Ce pays, \u00e0 la population accueillante, leur a \u00e9t\u00e9 tellement pr\u00e9sent\u00e9 comme une r\u00e9publique \u00ab \u00e9volu\u00e9e \u00bb, nos dirigeants ont entretenu de si bonnes relations avec le r\u00e9gime dictatorial, que peu de nos concitoyens ont per\u00e7u la chape de plomb qui \u00e9crasait les Tunisiens, y compris sur le sol fran\u00e7ais. Le cri des syndicalistes, des opposants, des prisonniers d\u2019opinion, des tortur\u00e9s, des humili\u00e9s, a \u00e9t\u00e9 longtemps \u00e9touff\u00e9. Nul ne peut croire aujourd\u2019hui que la jeune d\u00e9mocratie tunisienne en formation peut compter sans r\u00e9serve sur l\u2019aide d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e de la France ou de l\u2019Europe. L\u2019attitude pass\u00e9e et pr\u00e9sente de nos gouvernants nous le d\u00e9montre. De plus, la malveillance de certains voisins arabes para\u00eet acquise (voir les d\u00e9clarations de Kadhafi). Dans ces conditions il est utile que l\u2019opinion citoyenne se mobilise fortement pour soutenir la Tunisie nouvelle qui annonce, nous le savons, le printemps \u00e0 venir dans le monde arabe. Le courage du peuple tunisien est un exemple et un espoir pour tous les peuples.  Premiers signataires : Aix Solidarit\u00e9, Association des travailleurs maghr\u00e9bins de France, Les Alternatifs, ATTAC Gardanne, ATTAC Pays d&rsquo;Aix, F\u00e9d\u00e9ration tunisienne pour une citoyennet\u00e9 des 2 rives, Association des \u00e9tudiants musulmans d\u2019Aix, Europe Ecologie Les Verts PACA, Unis pour un monde solidaire, Comit\u00e9 pour les libert\u00e9s en Tunisie Aix-Marseille, Partit Occitan, FSU Aix, NPA, FASE, CADTM, ASTI d\u2019Aix, Initiative citoyenne, PCF, Parti des Indig\u00e8nes de la r\u00e9publique, Femmes en noir, Amnesty International Pays d\u2019Aix, UNEF, Ligue des droits de l\u2019homme Aix, MA\u00cfS International, F\u00e9minin(s) Pluriel(s) en Pays d\u2019Aix Contact : aixsolidarite@wanadoo.fr \u00a0<\/font><\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Les arguments fallacieux de deux pseudo-opposants<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> \u00a0\u201cLa nature a horreur du vide\u201d. Si on applique ce principe \u00e0 la vacation du pouvoir, il serait sage de d\u00e9duire, qu\u2019\u00e0 la suite de la fuite de l\u2019ex-pr\u00e9sident Tunisien, un nouveau gouvernement devrait se former et op\u00e9rer tr\u00e8s rapidement pour \u00e9viter tout d\u00e9rapage vers une situation chaotique. Les arguments tenus par Messieurs Mohamed Nejib Chebbi et Ahmed Ibrahim, quant \u00e0 la formation rapide d\u2019un gouvernement, sont bien compr\u00e9hensibles et logiques. Mais l\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse, c\u2019est quand ils font semblant de ne pas reconna\u00eetre que ceux qui dirigent effectivement les Minist\u00e8res Tunisiens, sous l\u2019ex-pr\u00e9sident, ne sont pas les ministres ou les chefs de cabinet, mais bien les directeurs ou secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux. \u00a0Il est bien connu (sauf pour les deux ex-opposants) que les ministres tunisiens, notamment \u00e0 partir des ann\u00e9es 1990 et \u00e0 l\u2019exception d\u2019un ou deux minstres, sont au mieux des notaires sinon des messagers entre leurs minist\u00e8res et le palais pr\u00e9sidentiel! En faisant confiance aux directeurs g\u00e9n\u00e9raux (il y a certainement quelques mauvaises graines qui ont \u00e9t\u00e9 parachut\u00e9es), les minist\u00e8res pourraient tenir et continuer \u00e0 fonctionner, tant bien que mal, pour quelques mois. Ainsi, un gouvernement de salut national, limit\u00e9 \u00e0 une dizaine au maximum, et compos\u00e9 de personnalit\u00e9s ind\u00e9pendents bien connues pour leur honn\u00eatet\u00e9, pourrait coordonner les activit\u00e9s gouvernementales et veiller \u00e0 la bonne marche des trois comit\u00e9s nationaux, cens\u00e9s repr\u00e9senter toutes les tendances politiques, syndicales, professionnelles, la soci\u00e9t\u00e9 civile, etc., qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es pour des missions bien sp\u00e9cifiques (r\u00e9formes constitutionnelles et d\u00e9mocratiques, anti-corruption, enqu\u00eates sur les violences). Messieurs Chebbi et Ibrahim se sont av\u00e9r\u00e9s, malheureusement, avides du pouvoir. Ils se sont pr\u00e9cipit\u00e9s sur le g\u00e2teau comme des affam\u00e9s. Le premier, connu pour \u00eatre \u00e9loquent et calme, mais tenu en laisse pour une longue p\u00e9riode, s\u2019est vite jet\u00e9 sur la cerise, quitte \u00e0 d\u00e9fendre ceux qui l\u2019humilaient il n\u2019y a pas si longtemps. Personnellement, je misais sur lui pour qu\u2019il soit l\u2019homme providentiel, mais quelle f\u00fbt ma d\u00e9ception!\u00a0 Le second, n\u2019arrivant m\u00eame pas \u00e0 composer une phrase utile en langue arabe, est un francophile convaincu, ne trouve son salut que lorsqu\u2019il rend compte \u00e0 son journal f\u00e9tiche, l\u2019Humanit\u00e9. Monsieur Ibrahim, un d\u00e9mocrate par correspondance, n\u2019ayant aucune chance d\u2019\u00eatre \u00e9lu d\u00e9mocratiquement par le people Tunisien, ne pourrait se permettre de rater cette occasion pour se faire ministre, et en s\u2019assoiyant sur son fauteuil, ivre du pouvoir \u00e0 la Sarkosy, a commis sa premi\u00e8re b\u00eatise en chassant les directeurs g\u00e9n\u00e9raux et le chef de cabinet de son minist\u00e8re, confirmant ainsi son ignorance quant au fonctionnement des minsit\u00e8res tunisiens. Qu\u2019attendez-nous de ces deux personnes cupides du pouvoir? Le futur tout proche nous le dira!  <strong><font>Par Nazih Karoui <\/font><\/strong>Ancien Fonctionnaire en Tunisie, Canada <\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<p><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Faire aboutir notre r\u00e9volution<\/font><\/h2>\n<p> <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"><font><strong>Mokhtar Yahyaoui  <\/strong><\/font><font>Les tunisiens sont par nature un peuple humble \u00e0 la limite de la na\u00efvet\u00e9. Ils ont souvent tendance \u00e0 chercher \u00e0 vite oublier, \u00e0 pardonner et \u00e0 enjamber\u00a0 les difficult\u00e9s pour retrouver la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Cela \u00e0 fait que notre histoire est en grande partie une s\u00e9rie d\u2019erreurs. Souvent trop press\u00e9s et enclin au compromis on \u00e0 fini par vendre la peau du loup avant de l\u2019avoir tu\u00e9. Les \u00e9v\u00e8nements, qui sont en train de se passer depuis le soul\u00e8vement qui \u00e0 chass\u00e9 le dictateur, nous appellent am\u00e8rement cette nature qui nous a souvent condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec\u00a0 au cours de notre histoire.  \u00a0 Je ne veux pas parler de la malicieuse mauvaise foie de personnages lugubres qui ont toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents par leur manigances et complot pour fausser les d\u00e9cisions qui auraient pu \u00e0 chaque fois changer dans le bon sens le cours de notre histoire. Toujours cach\u00e9s dans les couloirs arri\u00e8res des despotes, tyrans, dictateurs et tortionnaires \u00e0 nous baver de promesse dans l\u2019intention de nous confisquer les fruits de nos r\u00e9volutions et de notre dime du sang. Ils ont toujours \u00e9t\u00e9 maitres dans la tromperie et la subornation, toujours habile \u00e0 nous faire sortir de pi\u00e8tres marionnettes dont l\u2019imb\u00e9cilit\u00e9 n\u2019a d\u2019\u00e9gal que l\u2019exc\u00e8s d\u2019\u00e9loges et de magnificence dont ils sont gratifi\u00e9s pour nous convaincre de leur morale, de leur droiture, de leur comp\u00e9tence et de leur probit\u00e9. Ainsi ils ont toujours r\u00e9ussi \u00e0 nous arracher notre destin de nos mains, \u00e0 nous voler nos r\u00e9volutions.  Je ne veux pas non plus parler des gens qui ont pay\u00e9 par leur sang, par leur martyr, par leur souffrance et par tous les sacrifices qu\u2019ils ont du supporter. Souvent des gens ordinaires, tunisiens de tous les temps qui ont toujours appris \u00e0 donner sans contre partie. Des gens comme ceux des martyrs de Sidi Bouzid de Thala de Kassrine et des dizaines d\u2019autres localit\u00e9s qui ont assist\u00e9 impuissant au spectacle de vies tronqu\u00e9s de leurs enfants. Que leur dire maintenant ? Un beau discours sur la bravoure ou quelques sourates de pri\u00e8re sur leurs \u00e2mes qui observent du haut des cieux\u00a0 la trahison, la l\u00e2chet\u00e9 et l\u2019hypocrisie.  \u00a0 Je ne veux pas en fin parler de mon d\u00e9sarroi devant ce qui est en train de se passer face \u00e0 l\u2019\u00e9chec du verbe qui crie pour le\u00a0 d\u00e9noncer\u2026  \u00a0 L\u2019histoire vient de nous mettre pour une fois au premier rang d\u2019une r\u00e9volution qui est en train de changer le monde entier en \u00e9branlant un statuquo qui a emp\u00each\u00e9 longtemps tant de peuples et de nations de s\u2019\u00e9manciper du joug de l\u2019injustice, de l\u2019humiliation, de la pers\u00e9cution et de l\u2019exploitation. C\u2019est notre devoir face \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 et face \u00e0 l\u2019histoire de faire aboutir notre r\u00e9volution, d\u2019assumer notre r\u00f4le de leader, d\u2019honorer nos martyrs de d\u00e9truire les structures de la dictature et d\u2019extirper d\u00e9finitivement ses racines de notre terre.  Yahyaoui Mokhtar \u2013 Tunis le 1er fevrier 2011  <\/font><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><font><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Harlem D\u00e9sir (PS) en Tunisie jeudi et vendredi prochains<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>\u00a0\u00a0 <\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Tunisie-politique-troubles-partis-PS   28-01-2011 12:47:27   PARIS, 28 jan 2011 (AFP)   \u00a0 Harlem D\u00e9sir, num\u00e9ro deux du PS, se rendra en Tunisie jeudi et vendredi prochains \u00e0 l&rsquo;invitation de Mokhtar Trifi, pr\u00e9sident de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;Homme, a-t-on appris vendredi de source socialiste.   \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il sera le premier repr\u00e9sentant du Parti socialiste \u00e0 s&rsquo;y rendre depuis la chute du r\u00e9gime de Ben Ali.   \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Harlem D\u00e9sir \u00ab\u00a0accompagnera Khemais Ksila, militant historique des droits de l&rsquo;Homme, de retour en Tunisie apr\u00e8s des ann\u00e9es d&rsquo;exil en France en d\u00e9but de semaine prochaine\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 cette source, ajoutant que l&rsquo;eurod\u00e9put\u00e9 rencontrera aussi d&rsquo;autres militants des droits de l&rsquo;homme, \u00ab\u00a0parmi lesquels il compte de nombreux amis personnels\u00a0\u00bb.   \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Plusieurs repr\u00e9sentants de la gauche fran\u00e7aise, dont Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) et Olivier Besancenot (NPA) se sont d\u00e9j\u00e0 rendus en Tunisie ces derniers jours pour soutenir \u00ab\u00a0la r\u00e9volution de Jasmin\u00a0\u00bb. Pierre Laurent, le secr\u00e9taire national du PCF, y est attendu mardi et mercredi prochains.  \u00a0<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 09h15 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\">Tunisie: un ch\u00f4meur a tent\u00e9 de s&rsquo;immoler samedi (syndicaliste)<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; Un jeune Tunisien au ch\u00f4mage a tent\u00e9 de se suicider en s&rsquo;immolant par le feu samedi dans la r\u00e9gion de Gafsa, dans le sud du pays, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP mardi une source syndicale.  Aymen Ben Belgacem, 21 ans, a tent\u00e9 de suicider \u00e0 El-Guettar dans la r\u00e9gion de Gafsa pour d\u00e9noncer sa \u00ab\u00a0situation sociale d\u00e9plorable\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 le syndicaliste Ammar Amrousia, joint par t\u00e9l\u00e9phone depuis Tunis.  Le jeune homme a \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 d&rsquo;urgence au centre de traumatologie et des grands br\u00fbl\u00e9s de Ben Arous, dans la banlieue sud de Tunis, o\u00f9 son \u00e9tat a \u00e9t\u00e9\u00a0 jug\u00e9 critique.  La r\u00e9volte tunisienne a d\u00e9but\u00e9 le 17 d\u00e9cembre par la tentative de suicide par le feu \u00e0 Sidi Bouzid (centre-ouest) d&rsquo;un jeune marchand ambulant de fruits et l\u00e9gumes, Mohamed Bouazizi, qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 par la suite, pr\u00e9cipitant la chute du pr\u00e9sident Ben Ali le 14 janvier. <\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 11h06 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Tunisie: des centaines de manifestants \u00e0 Kasserine, police absente<\/font><\/h3>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; Des centaines de manifestants se sont rassembl\u00e9s mardi matin dans le centre de Kasserine, dans le centre de la Tunisie pour\u00a0 d\u00e9noncer la situation chaotique de cette ville secou\u00e9e lundi par de violents incidents, a-t-on appris de sources concordantes.  Selon Mohamed Drbali, membre du \u00ab\u00a0comit\u00e9 r\u00e9gional pour la sauvegarde de la r\u00e9volution\u00a0\u00bb et Sadok Mahmoudi, un syndicaliste, les manifestants, qui ont finalement \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9s par l&rsquo;arm\u00e9e, exigeaient une solution urgente pour mettre fin \u00e0 une situation jug\u00e9e \u00ab\u00a0chaotique et instable\u00a0\u00bb. Ils r\u00e9clamaient \u00e9galement la \u00ab\u00a0punition\u00a0\u00bb des \u00ab\u00a0malfaiteurs\u00a0\u00bb qui se sont livr\u00e9s lundi \u00e0 des pillages et saccages.  D&rsquo;apr\u00e8s ces sources, la police \u00e9tait totalement absente de la ville, tandis que des blind\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9taient stationn\u00e9s pr\u00e8s des b\u00e2timents officiels.  Tr\u00e8s peu d&rsquo;enfants se sont rendus \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole ou au lyc\u00e9e, et quelques rares boutiques \u00e9taient ouvertes.  Toujours d&rsquo;apr\u00e8s les m\u00eames sources, 18 personnes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es lundi soir par des habitants de la ville, et l&rsquo;une d&rsquo;elles aurait avou\u00e9 \u00ab\u00a0avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e\u00a0\u00bb par le RCD, le parti au pouvoir sous le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Ben Ali \u00ab\u00a0pour semer des troubles\u00a0\u00bb.  Cette affirmation n&rsquo;a pas pu \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e de source ind\u00e9pendante.  Six ont \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9s, les 12 autres auraient \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es dans une caserne.  Lundi, la sous-pr\u00e9fecture de Kasserine a \u00e9t\u00e9 pill\u00e9e et saccag\u00e9e par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contact\u00e9es par l&rsquo;AFP et l&rsquo;agence officielle TAP. Selon ces m\u00eames sources, les forces de l&rsquo;ordre ne sont pas intervenues.  \u00ab\u00a0Plusieurs centaines de personnes se sont attaqu\u00e9es \u00e0 la sous-pr\u00e9fecture et la maison du sous-pr\u00e9fet ce matin (lundi). Ils ont tout pill\u00e9 et saccag\u00e9\u00a0\u00bb, avait d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP Choukri Hayouni, un syndicaliste joint \u00e0 Kasserine.  Kasserine avait connu d\u00e9but janvier des affrontements tr\u00e8s violents entre policiers et manifestants qui avaient fait au moins 21 morts, dans la ville m\u00eame et dans la localit\u00e9 voisine de Thala, selon l&rsquo;ONG Human Rights Watch.  La r\u00e9volte tunisienne avait d\u00e9but\u00e9 le 17 d\u00e9cembre par la tentative de suicide par le feu \u00e0 Sidi Bouzid (centre-ouest) d&rsquo;un jeune marchand ambulant de fruits et l\u00e9gumes, Mohamed Bouazizi, qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 par la suite, pr\u00e9cipitant la chute du pr\u00e9sident Ben Ali le 14 janvier. <\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 11h23 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">L&rsquo;Onu \u00e9tablit \u00e0 147 morts le bilan de la r\u00e9volution en Tunisie<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 1er f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; Au moins 147 personnes sont mortes et 510 autres ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es dans le soul\u00e8vement populaire en Tunisie ayant abouti au renversement de Zine ben Ali, a d\u00e9clar\u00e9 mardi le chef d&rsquo;une mission des Nations unies d\u00e9p\u00each\u00e9e sur place.  Bacre Waly Ndiaye a ajout\u00e9 au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse que 72 autres personnes \u00e9taient mortes dans des mutineries survenues dans les prisons tunisiennes durant ces \u00e9v\u00e9nements, qui ont d\u00e9but\u00e9 le 17 d\u00e9cembre.  Zine Ben Ali a fui la Tunisie le 14 janvier.  Le gouvernement de transition s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 enqu\u00eater sur les d\u00e9c\u00e8s et les blessures enregistr\u00e9s durant cette r\u00e9volution et \u00e0 indemniser les familles des victimes.  Les huit membres de la mission de l&rsquo;Onu en Tunisie lui fournissent aide et conseils.  AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 12h21 GMT  Tunisie: une synagogue incendi\u00e9e pr\u00e8s de Gab\u00e8s (responsable religieux) TUNIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; La synagogue d&rsquo;El Hamma, pr\u00e8s de la ville de Gab\u00e8s, dans le sud de la Tunisie, a \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9e lundi soir par des inconnus, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP Trabelsi Perez, le chef de la communaut\u00e9 juive de Djerba, situ\u00e9e \u00e0 500 km au sud de Tunis.  \u00ab\u00a0Des gens ont incendi\u00e9 la synagogue lundi soir et les rouleaux de la Torah ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 M. Perez, joint par t\u00e9l\u00e9phone depuis Tunis.  \u00ab\u00a0Ca m&rsquo;\u00e9tonne car il y avait des policiers non loin de la synagogue\u00a0\u00bb, a poursuivi M. Perez qui est \u00e9galement pr\u00e9sident de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d&rsquo;Afrique sur l&rsquo;\u00eele de Djerba.  La Ghriba avait \u00e9t\u00e9 vis\u00e9e en avril 2002 par un attentat au camion pi\u00e9g\u00e9 revendiqu\u00e9 par Al-Qa\u00efda. 21 personnes avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es: 14 touristes allemands, 5 Tunisiens et deux Fran\u00e7ais.  M. Perez a par ailleurs indiqu\u00e9 que les vitres de trois ou quatre voitures dans le quartier juif de Houmt-Souk (la capitale de l&rsquo;\u00eele de Djerba) avaient \u00e9t\u00e9 bris\u00e9es tard vendredi.  \u00ab\u00a0C&rsquo;est calme \u00e0 Djerba, mais les gens (la communaut\u00e9 juive) ont peur\u00a0\u00bb, a-t-il poursuivi. La communaut\u00e9 juive de Tunisie repr\u00e9sente actuellement 1.600 personnes, essentiellement \u00e0 Djerba. <\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisie: 219 morts, 510 bless\u00e9s durant les violences<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> TUNIS &#8211; Deux cents dix-neuf personnes sont mortes et 510 ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es durant les violences ayant conduit \u00e0 la chute du pr\u00e9sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, a annonc\u00e9 mardi \u00e0 Tunis le chef de la mission du Haut Commissariat aux droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU. Lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse, M. Bacre Ndiaye, a pr\u00e9cis\u00e9 que 147 personnes avaient trouv\u00e9 la mort depuis le d\u00e9but des troubles en Tunisie \u00e0 la mi-d\u00e9cembre, ainsi que 72 personnes dans des prisons. \u00ab\u00a0Selon les derniers chiffres retenus, il y a eu 147 personnes tu\u00e9es et 510 bless\u00e9es. Ces chiffres n&rsquo;englobent pas les victimes des prisons\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. M. Ndiaye a pr\u00e9cis\u00e9 que ces chiffres \u00e9taient encore \u00ab\u00a0provisoires\u00a0\u00bb et que l&rsquo;ONU poursuivait ses enqu\u00eates.  Le pr\u00e9c\u00e9dent bilan de l&rsquo;ONU faisait \u00e9tat le 19 janvier d'\u00a0\u00bbau moins 100 morts\u00a0\u00bb. (\u00a9AFP \/ 01 f\u00e9vrier 2011 12h08) <\/p><\/div>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 13h32 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">Incendie criminel contre une synagogue en Tunisie<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 1er f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; Une synagogue a \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9e dans la nuit de lundi \u00e0 mardi dans la ville tunisienne de Gab\u00e8s, a annonc\u00e9 un porte-parole de la communaut\u00e9 juive de Tunisie. \u00ab\u00a0Je condamne cet acte et je crois que ceux qui l&rsquo;ont commis cherchent \u00e0 cr\u00e9er des divisions entre les juifs et les musulmans de Tunisie qui vivent en paix depuis des d\u00e9cennies\u00a0\u00bb, a dit Peres Trabelsi \u00e0 l&rsquo;agence Reuters.  La Tunisie compte l&rsquo;une des plus importantes communaut\u00e9s juives d&rsquo;Afrique du Nord. Les attaques contre ses int\u00e9r\u00eats sont rares.  Depuis le renversement du r\u00e9gime de Zine ben Ali, le 14 janvier, des actes sporadiques de pillage et de sabotage ont \u00e9t\u00e9 commis dans le pays.<\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 12h02 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">Un avion appartenant \u00e0 la famille Ben Ali saisi en France<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">PARIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; Un avion priv\u00e9 appartenant \u00e0 la famille du pr\u00e9sident tunisien d\u00e9chu Zine El Abidine Ben Ali, a \u00e9t\u00e9 saisi par la justice fran\u00e7aise mardi matin \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport du Bourget, pr\u00e8s de Paris, ont indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP des sources proches du dossier.  \u00a0\u00a0 L&rsquo;avion appartiendrait \u00e0 la famille Mabrouk, dont un des membres est un gendre de Zine El Abidine Ben Ali. Il \u00e9tait stationn\u00e9 depuis une semaine dans un hangar de cet a\u00e9roport, a-t-on pr\u00e9cis\u00e9.  \u00a0\u00a0 Le parquet a ouvert le 24 janvier une enqu\u00eate pr\u00e9liminaire pour recenser et identifier l&rsquo;origine des biens d\u00e9tenus en France par l&rsquo;ex-pr\u00e9sident tunisien Ben Ali et son entourage, \u00e0 la suite d&rsquo;une plainte pour corruption de trois ONG.  \u00a0\u00a0 Les ONG Sherpa, Transparency International et la Commission arabe des droits humains soup\u00e7onnent notamment le clan Ben Ali de corruption, d\u00e9tournement de fonds publics et blanchiment.  \u00a0\u00a0 Selon une source proche de l&rsquo;enqu\u00eate, une trentaine de biens appartenant \u00e0 l&rsquo;entourage de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident, auraient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s en France, dont des h\u00f4tels particuliers. <\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Reuters, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 12h55 GMT  France-Saisie au Bourget d&rsquo;un avion priv\u00e9 de la famille Ben Ali  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 PARIS, 1er f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; Un avion priv\u00e9 appartenant \u00e0 la famille du pr\u00e9sident tunisien d\u00e9chu Zine Ben Ali a \u00e9t\u00e9 saisi mardi \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport du Bourget, en banlieue parisienne, a-t-on appris aupr\u00e8s du parquet de Paris.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Cette saisie a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e dans le cadre de l&rsquo;enqu\u00eate pr\u00e9liminaire ouverte pour recenser les biens d\u00e9tenus en France par l&rsquo;ex-pr\u00e9sident tunisien, \u00e0 la suite d&rsquo;une plainte pour corruption de trois ONG.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Office central pour la repression de la grande d\u00e9linquance financi\u00e8re (OCRGDF) et \u00e0 la cellule antiblanchiment du minist\u00e8re de l&rsquo;Economie.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Les plaignants, les ONG Sherpa, Transparency International et Commission arabe des droits humains, estiment que le pr\u00e9sident tunisien d\u00e9chu et sa famille poss\u00e8dent de nombreux immeubles dans les beaux quartiers de Paris et de localit\u00e9s cossues, ainsi que d&rsquo;importants avoirs bancaires.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Le but de la plainte, d\u00e9pos\u00e9e notamment pour \u00ab\u00a0corruption, recel de corruption, recel de d\u00e9tournement de fonds publics et blanchiment\u00a0\u00bb, est de faire recenser ces avoirs, les faire saisir et provoquer leur restitution \u00e0 la Tunisie, s&rsquo;il est d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 acquis avec de l&rsquo;argent sale.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Des poursuites p\u00e9nales contre Zine ben Ali et sa famille deviendraient en outre possibles si les faits \u00e9taient av\u00e9r\u00e9s.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Le gouvernement fran\u00e7ais a annonc\u00e9 qu&rsquo;il allait s&rsquo;attacher \u00e0 surveiller d&rsquo;\u00e9ventuels ventes de biens immobiliers et mouvements sur les comptes bancaires, d\u00e8s les jours qui ont suivi le d\u00e9part le 14 janvier en Arabie Saoudite de Ben Ali, apr\u00e8s un mois de manifestations hostiles \u00e0 son pouvoir.\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0<\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 13h22 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">La France devait bien livrer des grenades \u00e0 Tunis en janvier<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0 PARIS, 1er f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; Le gouvernement fran\u00e7ais avait bien donn\u00e9 le 12 janvier son accord pour des livraisons de grenades lacrymog\u00e8nes \u00e0 la Tunisie, alors que la r\u00e9pression de manifestations contre le r\u00e9gime de Zine ben Ali durait depuis presque un mois.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0 Le Premier ministre Fran\u00e7ois Fillon le reconna\u00eet dans un courrier envoy\u00e9 au pr\u00e9sident du groupe socialiste \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e Jean-Marc Ayrault, dont Reuters a obtenue une copie, o\u00f9 il pr\u00e9cise que ces mat\u00e9riels n&rsquo;ont finalement pas \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 En effet, le 14 janvier, quelques heures avant que le pr\u00e9sident Zine ben Ali quitte la Tunisie, les douaniers de l&rsquo;a\u00e9roport de Roissy ont retenu les colis et interrog\u00e9 leur hi\u00e9rarchie, explique le chef du gouvernement.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0L&rsquo;administration des douanes a interrog\u00e9 le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res afin d&rsquo;\u00e9tablir si, compte tenu du payus de destination, l&rsquo;avis sans objection formul\u00e9 par ce minist\u00e8re devait ou non \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme maintenu\u00a0\u00bb, explique Fran\u00e7ois Fillon dans sa lettre, envoy\u00e9e en r\u00e9ponse \u00e0 une sollicitation de l&rsquo;opposition.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Ce n&rsquo;est que le 18 janvier, quatre jours apr\u00e8s le d\u00e9part de Zine ben Ali, que la ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res Mich\u00e8le Alliot-Marie a d\u00e9finitivement suspendu les autorisations officielles de livraison de grenades \u00e0 la Tunisie.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Le 11 janvier \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, \u00e0 la veille d&rsquo;autoriser cette livraison de grenades, Mich\u00e8le Alliot-Marie avait propos\u00e9 l&rsquo;aide de la France au r\u00e9gime ben Ali pour la ma\u00eetrise des manifestations qui avaient d\u00e9j\u00e0 fait de nombreux morts depuis d\u00e9cembre.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Ces propos ont suscit\u00e9 une vive pol\u00e9mique par la suite et Mich\u00e8le Alliot-Marie a assur\u00e9 que la coop\u00e9ration polici\u00e8re avec Tunis avait \u00e9t\u00e9 toujours \u00e9t\u00e9 exclusivement \u00ab\u00a0institutionnelle\u00a0\u00bb. <\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 14H24 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">Tunisie: des grad\u00e9s de la police mis en retraite anticip\u00e9e (source police)<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; Le minist\u00e8re tunisien de l&rsquo;Int\u00e9rieur a mis mardi en retraite anticip\u00e9e d&rsquo;office environ 30 directeurs g\u00e9n\u00e9raux et directeurs de la police pour leur comportement du temps du r\u00e9gime du pr\u00e9sident d\u00e9chu Ben Ali, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP une source polici\u00e8re.  \u00a0\u00a0 Parmi ces directeurs figure une personne qui serait recherch\u00e9e par Interpol pour mauvais traitements sur des prisonniers, selon la m\u00eame source qui a requis l&rsquo;anonymat.  \u00a0\u00a0 Selon cette m\u00eame source, le ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur Farhat Rajhi a donn\u00e9 son accord \u00e0 une augmentation de 140 dinars pour les cadres moyens et 49 dinars pour les cadres sup\u00e9rieurs, ajoutant que c&rsquo;est \u00ab\u00a0la premi\u00e8re fois que l&rsquo;agmentation des cadres moyens est plus importante que celle des cadres sup\u00e9rieurs\u00a0\u00bb.  \u00a0\u00a0 Le gouvernement de transition devait examiner ce mardi la situation de la police, dont de nombreux \u00e9l\u00e9ments se sont mis en gr\u00e8ve ou ont manifest\u00e9 ces derniers jours \u00e0 travers le pays.  \u00a0\u00a0 Des policiers ont d\u00e9bray\u00e9 lundi dans trois r\u00e9gions pour revendiquer un syndicat et de meilleures conditions de travail: Sousse (140 km au sud de Tunis), Kairouan (centre) et Bizerte (60 km au nord de Tunis). \u00a0\u00a0 D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;agence TAP, qui cite mardi une \u00ab\u00a0source bien inform\u00e9e du minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur\u00a0\u00bb, le minist\u00e8re a autoris\u00e9 les policiers \u00e0 former un syndicat ind\u00e9pendant.  \u00a0\u00a0 Le minist\u00e8re, toujours selon la TAP, appelle \u00ab\u00a0tous les agents des forces de l&rsquo;ordre \u00e0 reprendre imm\u00e9diatement le travail et faire leur devoir pour prot\u00e9ger les acquis de la nation\u00a0\u00bb.  \u00a0\u00a0 A Kasserine, ville du centre du pays, la police \u00e9tait invisible ces derniers jours, notamment lundi lors de violents incidents au cours desquels plusieurs b\u00e2timents publics, dont la sous-pr\u00e9fecture, mais aussi priv\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 pill\u00e9s et saccag\u00e9s. Les policiers y \u00e9taient toujours invisibles mardi alors que des centaines de jeunes s&rsquo;\u00e9taient rassembl\u00e9s au centre-ville.  \u00a0\u00a0 Kasserine avait \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;affrontements sanglants d\u00e9but janvier au cours desquels, selon l&rsquo;ONG Human Rights Watch, plus d&rsquo;une vingtaine de personnes sont mortes, dans la ville m\u00eame et dans la localit\u00e9 voisine de Thala.  \u00a0\u00a0 Durant ces journ\u00e9es d&rsquo;\u00e9meutes, tous les postes de police de la ville ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s, et les policiers craignent aujourd&rsquo;hui de sortir par peur des habitants qui veulent venger leurs morts, a pr\u00e9cis\u00e9 la m\u00eame source.  \u00a0\u00a0 Le 22 janvier, des dizaines de membres des forces de l&rsquo;ordre avaient manifest\u00e9 \u00e0 Tunis, au cri de \u00ab\u00a0Policiers opprim\u00e9s, policiers sacrifi\u00e9s\u00a0\u00bb, pour notamment exiger le droit de s&rsquo;organiser en syndicat.  \u00a0\u00a0 <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Reuters, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 15H14 GMT<\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">Tirs de sommation \u00e0 Tunis pour disperser des bandes de jeunes<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p> \u00a0<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0 TUNIS, 1er f\u00e9vrier (Reuters) &#8211; L&rsquo;arm\u00e9e tunisienne a proc\u00e9d\u00e9 mardi \u00e0 des tirs de sommation pour disperser des bandes de jeunes qui s&rsquo;en sont pris \u00e0 deux \u00e9coles de Carthage, terrorisant les \u00e9l\u00e8ves, rapportent des t\u00e9moins.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Personne ne semble avoir \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 dans ces incidents qui ont alarm\u00e9 les habitants de Carthage, banlieue ais\u00e9e de Tunis o\u00f9 se trouve le palais pr\u00e9sidentiel, plus de deux semaines apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime du pr\u00e9sident Zine Ben Ali.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 D&rsquo;autres t\u00e9moignages font \u00e9tat d&rsquo;attaques contre d&rsquo;autres \u00e9tablissements scolaires de Tunis. Des soldats ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 et rassurer parents et enfants.\u00a0  \u00a0 <\/font><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 15h42 GMT <\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\">Amnistie g\u00e9n\u00e9rale: un ex-prisonnier tunisien de Guantanamo lib\u00e9r\u00e9 (avocat)<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">TUNIS, 01 Fev 2011 (AFP) &#8211; Un ex-d\u00e9tenu tunisien de la prison am\u00e9ricaine de Guantanamo a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 mardi apr\u00e8s quatre ann\u00e9es de r\u00e9clusion, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP son avocat Samir Ben Amor. \u00a0\u00a0 La lib\u00e9ration de Abdallah Hajji, 55 ans, entre dans le cadre d&rsquo;une amnistie g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9cid\u00e9e par le gouvernement de transition form\u00e9 apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime du pr\u00e9sident Ben Ali.  \u00a0\u00a0 Renvoy\u00e9 en Tunisie en juin 2007, Abdallah Hajji avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e par un tribunal militaire de Tunis \u00e0 sept ans de prison pour appartenance \u00e0 une organisation terroriste en relation avec le chef du r\u00e9seau Al-Qa\u00efda, Oussama Ben Laden.  \u00a0\u00a0 Le tribunal l&rsquo;avait accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre membre du Front islamique tunisien (FIT), une organisation li\u00e9e selon lui au mouvement islamique tunisien interdit Ennahda.  \u00a0\u00a0 Le pr\u00e9venu s&rsquo;\u00e9tait aussi vu reprocher un s\u00e9jour en Afghanistan o\u00f9 il se serait entra\u00een\u00e9 au maniement d&rsquo;armes en vue d&rsquo;un renversement du r\u00e9gime tunisien.  \u00a0\u00a0 D&rsquo;apr\u00e8s le document lu \u00e0 l&rsquo;audience, Abdallah aurait rencontr\u00e9 \u00ab\u00a0au moins deux fois\u00a0\u00bb Ben Laden au Soudan o\u00f9 il aurait aussi nou\u00e9 des liens avec des dirigeants islamistes \u00e9gyptiens et soudanais.  \u00a0\u00a0 Il avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par contumace \u00e0 10 ans de prison en 1995, alors qu&rsquo;il \u00e9tait au Pakistan en 1990 avec sa famille, apr\u00e8s un s\u00e9jour en Arabie Saoudite. Arr\u00eat\u00e9 le 4 avril 2002 \u00e0 Lahore et livr\u00e9 aux Am\u00e9ricains, il a pass\u00e9 cinq ans \u00e0 Guantanamo, avant d&rsquo;\u00eatre disculp\u00e9 et renvoy\u00e9 en Tunisie en juin 2007.  \u00a0\u00a0 A son retour, il avait fait appel de sa premi\u00e8re condamnation en tant que chef des op\u00e9rations arm\u00e9es du FIT \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger selon le procureur militaire. <\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisie: une synagogue incendi\u00e9e pr\u00e8s de Gab\u00e8s<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">TUNIS &#8211; La synagogue d&rsquo;El Hamma, pr\u00e8s de la ville de Gab\u00e8s, dans le sud de la Tunisie, a \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9e lundi soir par des inconnus, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP Trabelsi Perez, le chef de la communaut\u00e9 juive de Djerba, situ\u00e9e \u00e0 500 km au sud de Tunis. \u00ab\u00a0Des gens ont incendi\u00e9 la synagogue lundi soir et les rouleaux de la Torah ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 M. Perez, joint par t\u00e9l\u00e9phone depuis Tunis. \u00ab\u00a0Ca m&rsquo;\u00e9tonne car il y avait des policiers non loin de la synagogue\u00a0\u00bb, a poursuivi M. Perez qui est \u00e9galement pr\u00e9sident de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d&rsquo;Afrique sur l&rsquo;\u00eele de Djerba. La Ghriba avait \u00e9t\u00e9 vis\u00e9e en avril 2002 par un attentat au camion pi\u00e9g\u00e9 revendiqu\u00e9 par Al-Qa\u00efda. 21 personnes avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es: 14 touristes allemands, 5 Tunisiens et deux Fran\u00e7ais.  M. Perez a par ailleurs indiqu\u00e9 que les vitres de trois ou quatre voitures dans le quartier juif de Houmt-Souk (la capitale de l&rsquo;\u00eele de Djerba) avaient \u00e9t\u00e9 bris\u00e9es tard vendredi. \u00ab\u00a0C&rsquo;est calme \u00e0 Djerba, mais les gens (la communaut\u00e9 juive) ont peur\u00a0\u00bb, a-t-il poursuivi. La communaut\u00e9 juive de Tunisie repr\u00e9sente actuellement 1.600 personnes, essentiellement \u00e0 Djerba. (\u00a9AFP \/ 01 f\u00e9vrier 2011 13h18) <\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Reuters, le 1er f\u00e9vrier 2011 \u00e0 15h37 GMT<\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font><font face=\"Arial\">Synagogue, schools attacked in Tunisia, fear spreads<\/font><\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0 * U.N. says 147 people were killed in uprising  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 * Arsonists attack synagogue  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 * French authorities stop Ben Ali plane\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0 By Tarek Amara  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 TUNIS, Feb 1 (Reuters) &#8211; A synagogue was set on fire in Tunisia overnight and gangs rampaged through schools in the capital on Tuesday, prompting the army to fan out to calm fears of chaos after the revolt that toppled Zine al-Abdine Ben Ali.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Major street protests have dried up in Tunisia in recent days, after a reshuffle purged the interim government of most Ben Ali loyalists and appeased public opinion.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 But sporadic acts of intimidation and sabotage have broken out after weeks of protests forced Ben Ali to flee the country on Jan. 14, ending 23 years of strict police rule.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Peres Trabelsi, the spokesman for Tunisia&rsquo;s Jewish community, said he did not know who was behind the attack on the synagogue in the southern city of Gabes.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0I condemn this action and I believe those who did it want to create divisions between Jews and Muslims in Tunisia who have lived for decades in peace,\u00a0\u00bb Trabelsi said.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Mainly Muslim Tunisia has one of the largest Jewish communities in North Africa but attacks are rare. The last attack came in 2002, when al Qaeda killed 21 people in a synagogue attack on the island of Djerba. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 In further sign of deteriorating security, witnesses said gangs marauded through several schools in Tunis, terrifying students. The army fired in the air in Carthage, to disperse gangs that stormed two schools, they said.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 On Monday, youths armed with knives and sticks marauded through the streets of Gassrine, burning government buildings and intimidating residents, the state news agency said.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Gangs of youths marauded through central Tunis on Saturday, dispersing a protest by Tunisian women.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 They were chased away on the central Bourguiba Avenue by vigilante shopkeepers, also armed with knives and sticks, who said they were protecting their businesses from attack.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Some shopkeepers suggested the gangs were either loyalists of the former ruling RCD party or paid by Ben Ali to create havoc in the streets. Like the youths marauding through Gassrine, they did not appear to be protesters with political demands but were aiming to intimidate residents.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0We&rsquo;re here to try to reassure people that we will protect them,\u00a0\u00bb said one soldier, posted in an armoured personnel carrier outside a school in Tunis.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Ben Ali, who was interior minister before he took power in 1987, had a vast network of police, security forces and spies. That network has not been dismantled since the revolution. Diplomats say that while Ben Ali&rsquo;s presidential guard had mostly been scattered or killed, a small number of armed loyalists may remain inside the country.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 UN CALLS FOR SECURITY OVERHAUL  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 A U.N. human rights official said on Tuesday Tunisia&rsquo;s security forces must be overhauled to stop them from working against the people as they did during the country&rsquo;s uprising in which 147 people were killed.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0The main sector that needs reform is the security forces that must begin to work for the people not against them,\u00a0\u00bb said Bacre Waly Ndiaye, who is leading an eight-member team sent to Tunisia by the U.N. High Commissioner for Human Rights.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0The security system is at the heart of the reform process. There should be a limit placed on the police state.\u00a0\u00bb  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Ndiaye told a news conference that 510 people had been wounded during the weeks of protests that began on Dec 17 and inspired a massive popular uprising in Egypt.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Tunisia&rsquo;s interim government has promised to investigate any deaths and injuries that took place during the uprising and has begun to compensate the families affected.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 The government has also promised to take back the assets held by Ben Ali and his family in Tunisia and abroad.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 French authorities seized a small aircraft belonging Ben Ali&rsquo;s family at an airport near Paris, the prosecutors office said on Tuesday. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 The move comes a day after the European Union agreed to freeze assets belonging to Ben Ali and his wife.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0\u00a0\u00a0 Ben Ali and his family built up interests in many Tunisian companies and industries during his two decades in power, including hotels, banks, construction companies, newspapers and pharmaceutical firms. <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h4 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\"><strong>France: Alliot-Marie \u00e9pingl\u00e9e pour des largesses d&rsquo;un riche Tunisien<\/strong><\/font><\/h4>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\">France-Tunisie-politique-violences-diplomatie  01-02-2011 17:44:49 PARIS, 1 f\u00e9v 2011 (AFP)  \u00a0 La chef de la diplomatie fran\u00e7aise, Mich\u00e8le Alliot-Marie, a eu recours fin 2010 en Tunisie \u00e0 un jet priv\u00e9 d&rsquo;un homme d&rsquo;affaires tunisien, pr\u00e9sent\u00e9 par l&rsquo;hebdomadaire Le Canard Encha\u00een\u00e9 comme membre du clan Ben Ali, ce qu&rsquo;a d\u00e9menti mardi le cabinet de la ministre.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans son \u00e9dition \u00e0 para\u00eetre mercredi, l&rsquo;hebdomadaire r\u00e9v\u00e8le que la ministre a utilis\u00e9 entre No\u00ebl et le Jour de l&rsquo;An cet avion pour relier Tunis \u00e0 la ville de Tabarka, avec son conjoint Patrick Ollier, ministre charg\u00e9 des Relations avec le Parlement, et des membres de leur famille.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mich\u00e8le Alliot-Marie est vivement critiqu\u00e9e en France depuis le 11 janvier janvier, pour avoir sous-estim\u00e9 la r\u00e9volution du jasmin et avoir propos\u00e9 devant l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale une coop\u00e9ration s\u00e9curitaire au r\u00e9gime Ben Ali.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;avion priv\u00e9 ainsi que l&rsquo;h\u00f4tel de destination de Mich\u00e8le Alliot-Marie appartiennent \u00e0 Aziz Miled, ami de longue date de la ministre et pr\u00e9sent\u00e9 par Le Canard Encha\u00een\u00e9 comme proche de Belhassen Trabelsi, beau-fr\u00e8re de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Zine el Abidine Ben Ali.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0Il est vrai que Mich\u00e8le Alliot-Marie, apr\u00e8s avoir pris un vol commercial de Paris \u00e0 Tunis, a ensuite pris un avion priv\u00e9 pour Tabarka\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP son cabinet. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 l&rsquo;invitation de Aziz Miled, un ami depuis plusieurs ann\u00e9es, qui est le propri\u00e9taire d&rsquo;une compagnie a\u00e9rienne appel\u00e9e Nouvelair. Aziz Miled \u00e9tait dans l&rsquo;avion et les a emmen\u00e9s, avec ses parents et son conjoint\u00a0\u00bb, a-t-on pr\u00e9cis\u00e9 de m\u00eame source.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0Mais Aziz Miled n&rsquo;est pas un membre du clan Ben Ali\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 le cabinet de la ministre. \u00ab\u00a0Il s&rsquo;est fait prendre par un membre de la famille Trabelsi 20% de ses parts dans la compagnie a\u00e9rienne ainsi que la pr\u00e9sidence de cette soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, a-t-on assur\u00e9 de m\u00eame source. La famille Trabelsi est celle de la femme de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0M. Miled est d&rsquo;autant moins un proche de Ben Ali que les nouvelles autorit\u00e9s tunisiennes, apr\u00e8s le d\u00e9part de ce dernier et de sa famille, lui ont restitu\u00e9 l&rsquo;ensemble de ses parts ainsi que la pr\u00e9sidence de Nouvelair\u00a0\u00bb, a fait valoir le cabinet de la ministre. \u00ab\u00a0En aucun cas, il ne s&rsquo;agissait d&rsquo;une faveur du clan Ben Ali\u00a0\u00bb, a-t-on insist\u00e9 de m\u00eame source.  \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dimanche, dans un entretien au Parisien, Mich\u00e8le Alliot-Marie avait reconnu avoir \u00e9t\u00e9 en vacances fin 2010 en Tunisie, alors que les premi\u00e8res manifestations avaient commenc\u00e9 \u00e0 la mi-d\u00e9cembre. \u00ab\u00a0Comme des millions de Fran\u00e7ais, je vais en Tunisie. Voil\u00e0 tout\u00a0\u00bb, avait-elle expliqu\u00e9.  \u00a0<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">\n<h4 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Tunisie: le gouvernement approuve la convention sur la torture<\/strong><\/font><\/h4>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> TUNIS &#8211; Le gouvernement de transition tunisien a donn\u00e9 mardi son accord pour l&rsquo;adh\u00e9sion de la Tunisie \u00e0 la convention internationale contre la torture et \u00e0 trois autres protocoles internationaux relatifs aux droits de l&rsquo;homme, a-t-on annonc\u00e9 officiellement. Durant sa premi\u00e8re r\u00e9union apr\u00e8s le remaniement du 27 janvier, le gouvernement a approuv\u00e9 l&rsquo;adoption de quatre protocoles internationaux ayant trait aux droits de l&rsquo;homme, a annonc\u00e9 le porte-parole du gouvernement et ministre de l&rsquo;\u00e9ducation Taieb Baccouche. Le gouvernement du premier ministre Mohamed Ghannouchi \u00ab\u00a0a approuv\u00e9 l&rsquo;adh\u00e9sion de la Tunisie \u00e0 plusieurs conventions internatioanle importantes: convention internationale sur la protection des personnes contre les disparitions forc\u00e9es, Statut de Rome portant sur la Cour p\u00e9nale internationale (CPI), protocole non obligatoire annex\u00e9 \u00e0 la convention internationale contre la torture, et les protocoles non obligatoires annex\u00e9s au Pacte international relatif aux droits civils et politiques\u00a0\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9. L&rsquo;\u00e9quipe de transition a \u00e9galement indiqu\u00e9 qu&rsquo;elle allait \u00ab\u00a0\u00e9tudier\u00a0\u00bb des \u00ab\u00a0r\u00e9serves\u00a0\u00bb \u00e9mises par la Tunisie du temps du pr\u00e9sident Ben Ali sur d&rsquo;autres convention internationales concernant notamment la peine de mort, l&rsquo;enfance, et la convention sur l&rsquo;\u00e9limination de toutes les formes de discrimination \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des femmes. Lors d&rsquo;un entretien t\u00e9l\u00e9phonique le 28 janvier avec le chef de la diplomatie de l&rsquo;UE, Mme Catherine Ashton, le ministre tunisien des affaires \u00e9trang\u00e8res, Ahmed Abderraouf Ouna\u00efs, avait assur\u00e9 que son gouvernement \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 faire des progr\u00e8s rapides vers l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 ces conventions et protocoles. (\u00a9AFP \/ 01 f\u00e9vrier 2011 20h55) <\/p><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Au milieu du nouveau paysage politique<\/span><\/b><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p><strong><span lang=\"FR\">Le pays entre dans une p\u00e9riode de transition. Elle va mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve le parti du pr\u00e9sident d\u00e9chu, les forces syndicales et le parti islamiste Ennahda. L&rsquo;analyse du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik pour Courrier international.<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">ue les Am\u00e9ricains ont l\u00e2ch\u00e9 Ben Ali et que l&rsquo;arm\u00e9e l&rsquo;a somm\u00e9 de partir, \u00a0ou qu&rsquo;ils ont marchand\u00e9 son \u00ab\u00a0abdication\u00a0\u00bb contre 1,5 tonnes de lingots d&rsquo;or, tout cela n&rsquo;est que supputation et sp\u00e9culations. Ce qu&rsquo;on retiendra, c&rsquo;est qu&rsquo;un peuple vaillant a chass\u00e9 un ignoble tyran. L&rsquo;histoire a fait son \u0153uvre. Reste la grande muette : la g\u00e9ographie. \u00a0 1-La g\u00e9ographie locale d&rsquo;abord. Qui est en mesure, hic at nunc, de se pr\u00e9valoir qu&rsquo;il est bien implant\u00e9 territorialement dans le pays ? Sur l&rsquo;\u00e9chiquier politique de la Tunisie sans Ben Ali, trois pi\u00e8ces ma\u00eetresses se disputent la trame. Le RCD, parti au pouvoir depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance, est toujours bien implant\u00e9 jusque dans les douars [communes rurales]. Tant d\u00e9cri\u00e9 par les manifestants, il joue le jeu, ces jours-ci, \u00a0de celui qui est au tapis, mais il peut \u00e0 tout moment se relever et imposer l&rsquo;involution. La main mise du RCD, le parti-Etat sur la soci\u00e9t\u00e9 est flagrante. On ne peut pas du jour au lendemain l&rsquo;extirper des entrailles du pays. Il n&rsquo;est pas une administration, un h\u00f4pital, une usine, une banque qui ne poss\u00e8de son antenne. Le parti compte deux millions de membres dans 7800 cellules. Bien souvent, la machine RCD supplante l&rsquo;Etat. Etre inscrit au RCD \u00e9tait tr\u00e8s important \u00a0pour obtenir un emploi, une promotion. Dans les bourgs \u00e9loign\u00e9s, l&rsquo;appartenance au Parti facilite singuli\u00e8rement la vie, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;avoir une bourse pour ses enfants dans un lyc\u00e9e, une chambre dans un foyer, d&rsquo;obtenir un permis de construire ou m\u00eame un passeport. Directement ou indirectement, la cellule contr\u00f4le les associations de jeunes, de femmes ou de quartier. Elle dirige m\u00eame l&rsquo;\u00e9quipe de football. On cherche surtout \u00e0 cr\u00e9er avec le citoyen-sujet des rapports d&rsquo;all\u00e9geance. Il faut qu&rsquo;il int\u00e9riorise le sentiment que hors du RCD, point de salut, point d&rsquo;assistance, que le RCD est le passage oblig\u00e9 pour r\u00e9gler les probl\u00e8mes les plus simples. D&rsquo;o\u00f9 cette hargne intransigeante des r\u00e9volutionnaires : RCD D\u00e9gage !  2- Vient \u00a0juste apr\u00e8s ou avant, le mouvement islamiste qui peut se pr\u00e9valoir d&rsquo;avoir plus de trente mille cadres fich\u00e9s par le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, et, \u00ab\u00a0vingt mille autres exil\u00e9s\u00a0\u00bb selon les dires de Rached Ghannouchi, le vieux leader du mouvement [rentr\u00e9 le 29 janvier \u00e0 Tunis]. Mais leur implantation s&rsquo;adosse et compte sur les lieux de cultes qui occupent les places publiques du pays (mosqu\u00e9es, mausol\u00e9es, lieux de p\u00e9lerinage&#8230;). Pour chaque cellule du RCD, il y a trois lieux de cultes. Sans oublier l&rsquo;\u00e9cole, la rue, la famille qui transmettent et r\u00e9ceptionnent \u00a0facilement le discours religieux. A l&rsquo;heure actuelle, les islamistes se montrent peu press\u00e9s de lancer l&rsquo;assaut final. Ils mettent en place leurs cadres pr\u00e9sentables, pour rafler la mise \u00e0 la premi\u00e8re occasion propice.  3- reste l&rsquo;Union G\u00e9n\u00e9rale des Travailleurs Tunisiens (l&rsquo;UGTT) qui peut se pr\u00e9valoir d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 la seule institution \u00e0 jouer un r\u00f4le d&rsquo;encadrement \u00a0de la rue survolt\u00e9e. L&rsquo;UGTT peut affronter \u00e0 arme \u00e9gale les deux autres bellig\u00e9rants. C&rsquo;est la seule force la\u00efque et \u00a0progressiste, capable de faire et de d\u00e9faire les \u00e9quilibres politiques et de menacer r\u00e9ellement tous les mouvements r\u00e9actionnaires. Pr\u00e9sente jusque dans les plus petits villages du fin fond de la Tunisie, elle dispose d&rsquo;un \u00a0formidable potentiel de mobilisation : 1,7 million de salari\u00e9s repr\u00e9sentant \u00a064% de la population active ; sept mille syndicats de base et r\u00e9gionaux. On comprend d\u00e8s lors qu&rsquo;avoir l&rsquo;UGTT comme alli\u00e9e soit un enjeu strat\u00e9gique pour tous les orphelins de la politique (les nouveaux petits mouvements qui viennent d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9es : front du 14 janvier, ligue des ouvriers communistes etc&#8230;.)  Que diront les voisins et les cousins ? N&rsquo;oublions pas que la Tunisie est une petite merguez coinc\u00e9e entre les deux l\u00e8vres d&rsquo;un \u00a0\u00e9norme \u00a0casse-cro\u00fbte : la Lybie de Kadhafi d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et l&rsquo;Alg\u00e9rie de Bouteflika de l&rsquo;autre. La France des quincailleries, des manuels scolaires et des grandes surfaces n&rsquo;a-t-elle pas son mot \u00e0 dire dans un pays qui lui appartient \u00e0 moiti\u00e9 ? Et l&rsquo;Am\u00e9rique, le gendarme de la plan\u00e8te, n&rsquo;a-t- elle pas d\u00e9j\u00e0 plac\u00e9 ses hommes ? Dans ce monde hostile, une lueur d&rsquo;espoir : le soul\u00e8vement des peuples arabes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Courrier politique\u00a0\u00bb le 01-02-2011<\/span><\/p>\n<div>\n<p><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/2011\/02\/01\/au-milieu-du-nouveau-paysage-politique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/2011\/02\/01\/au-milieu-du-nouveau-paysage-politique<\/a><\/span><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Le vrai miracle tunisien <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Impr\u00e9visible, foudroyant, exaltant, historique\u2026 Voil\u00e0 comment on pourrait qualifier la R\u00e9volution tunisienne. Une r\u00e9volution particuli\u00e8re men\u00e9e par un peuple particulier, riche par son Histoire et dont on loue l\u2019ouverture d\u2019esprit et le caract\u00e8re pacifique. L\u2019avenir d\u2019une Nation se construit par sa jeunesse. Et c\u2019est cette jeunesse, qui par son manque de perspectives, symbolis\u00e9 par le courageux et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 acte de Mohamed Bouazizi, a peut-\u00eatre sauv\u00e9 la Nation en d\u00e9clenchant le soul\u00e8vement qui s\u2019est \u00e9tendu tr\u00e8s vite \u00e0 tous les Tunisiens sur l\u2019ensemble du pays. Cette irr\u00e9sistible force du peuple, spontan\u00e9e, unie et soutenue par l\u2019arm\u00e9e nationale, a donc conduit \u00e0 l\u2019\u00e9viction de l\u2019ancien Pr\u00e9sident Ben Ali, fuyant le pays avec une partie de sa famille le 14 janvier 2011. La \u00ab\u00a0r\u00e9volution du jasmin\u00a0\u00bb avait abouti, comme l\u2019ont nomm\u00e9e les commentateurs, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019embl\u00e9matique fleur de la Tunisie, au parfum si doux et agr\u00e9able. Un parfum si enivrant que les Tunisiens, d\u00e9tenteurs de la r\u00e9volution, ont refus\u00e9 le gouvernement d\u2019union nationale qui leur \u00e9tait d\u2019abord propos\u00e9, les postes cl\u00e9s \u00e9tant attribu\u00e9s aux membres de l\u2019ancien r\u00e9gime.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Maturit\u00e9 d\u2019un peuple<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L\u2019extraordinaire soul\u00e8vement du peuple tunisien, transform\u00e9 en r\u00e9volution, est remarquable par sa maturit\u00e9 et sa d\u00e9marche pacifique. Certes, des manifestants ont r\u00e9pondu aux balles r\u00e9elles de la police et aux \u00ab\u00a0assassins d\u2019\u00e9lites\u00a0\u00bb post\u00e9s sur les toits des immeubles, par des jets de pierres. Il est vrai que les symboles du pouvoir en place, comme les locaux du RCD (l\u2019ancien parti-Etat au pouvoir) ont \u00e9t\u00e9 saccag\u00e9s et brul\u00e9s. Mais n\u2019est-ce pas l\u00e0 une preuve suppl\u00e9mentaire de ce caract\u00e8re pacifique, compte tenu des nombreux assassinats arbitraires de civils\u00a0? Pr\u00e9cis\u00e9ment, ne pouvons-nous pas \u00eatre \u00e9tonn\u00e9s que la situation n\u2019ait pas d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 alors m\u00eame que l\u2019on ordonnait de tirer sur les cort\u00e8ges fun\u00e9raires des personnes ex\u00e9cut\u00e9es\u00a0? Dans bien d\u2019autres pays, l\u2019insurrection et la violence auraient \u00e9t\u00e9 une r\u00e9ponse \u00e0 tant d\u2019acharnement. C\u2019est la pers\u00e9v\u00e9rance d\u2019un peuple \u00e9duqu\u00e9 et responsable, \u00e0 qui on avait tant de fois promis qu\u2019il aurait le pouvoir de d\u00e9cider de l\u2019avenir de sa Nation, qui a prim\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L\u2019arm\u00e9e, garde-fou r\u00e9publicain<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">D\u00e9ploy\u00e9e \u00e0 partir de la troisi\u00e8me semaine du soul\u00e8vement, l\u2019arm\u00e9e tunisienne a fait preuve d\u2019un comportement exemplaire et a forc\u00e9 le respect de la population. Cette arm\u00e9e, faiblement dot\u00e9e depuis l\u2019ind\u00e9pendance par le Pr\u00e9sident Bourguiba pour la tenir \u00e0 l\u2019\u00e9cart du pouvoir et pour renforcer les allocations pour l\u2019\u00e9ducation du peuple Tunisien, a toujours \u00e9t\u00e9 confin\u00e9e dans les casernes, loin de Carthage. Son r\u00f4le de protecteur supr\u00eame de la R\u00e9publique est apparu au grand jour quand le chef d\u2019\u00e9tat-major de l\u2019arm\u00e9e Rachid Ammar, a refus\u00e9 de tirer sur les manifestants. Ces m\u00eames manifestants qui se prot\u00e9geaient derri\u00e8re les camions de l\u2019arm\u00e9e, des tirs des protecteurs de l\u2019Etat que sont les policiers. Ajoutons deux \u00e9l\u00e9ments pour expliquer la proximit\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e tunisienne envers la population et leur adh\u00e9sion \u00e0 la r\u00e9volution\u00a0: le premier est la composition de l\u2019arm\u00e9e, qui est une arm\u00e9e d\u2019appel\u00e9s et pas seulement une arm\u00e9e de m\u00e9tier\u00a0; le second est la ranc\u0153ur de certains hauts officiers de l\u2019arm\u00e9e, apr\u00e8s ce qui semblait \u00eatre une ex\u00e9cution de hauts grad\u00e9s par Ben Ali, lors d\u2019un myst\u00e9rieux accident d\u2019h\u00e9licopt\u00e8re en 2002. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Union sacr\u00e9e<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L\u2019extraordinaire union des Tunisiens, de toute g\u00e9n\u00e9ration, de tout \u00e2ge et de toutes les r\u00e9gions, s\u2019est poursuivie apr\u00e8s la date historique du 14 janvier pour affronter les milices de l\u2019ancienne garde pr\u00e9sidentielle. L\u2019arm\u00e9e nationale, tr\u00e8s populaire, re\u00e7oit le franc soutien de la population. Des comit\u00e9s de quartiers se sont organis\u00e9s autour de jeunes et de moins jeunes, des contr\u00f4les de v\u00e9hicules se sont op\u00e9r\u00e9s pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alors que la police nationale avait perdue toute forme de confiance. Et puis, le formidable \u00e9lan de solidarit\u00e9 de la r\u00e9volution de jasmin se traduisait par des actions civiques qui consistaient \u00e0 nettoyer les rues de tous types de d\u00e9chets, offrir du ravitaillement aux soldats et contacter l\u2019arm\u00e9e d\u00e8s qu\u2019un v\u00e9hicule ou un milicien \u00e9tait rep\u00e9r\u00e9. Cette union sacr\u00e9e du peuple tunisien et le sentiment patriotique, enfin restaur\u00e9, n\u2019a certainement jamais \u00e9t\u00e9 aussi fort depuis la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance du pays.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les risques de la division<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">D\u00e9sormais lib\u00e9r\u00e9s de leur apathie politique forc\u00e9e, les Tunisiens restent vigilants pour que l\u2019on ne leur confisque pas leur r\u00e9volution, pay\u00e9e au prix du sang des nombreux martyrs tomb\u00e9s sous les balles de la police de Ben Ali, et veulent \u00eatre des acteurs actifs de la construction d\u2019une d\u00e9mocratie dans leur pays. Et un des pr\u00e9alables \u00e0 cette noble \u00e9dification, consiste \u00e0 faire le m\u00e9nage des membres influents du r\u00e9gime de Ben Ali ainsi que de ses proches. La chasse aux sorci\u00e8res a donc \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e d\u00e8s le soir du 14 janvier, visant prioritairement les membres des anciennes familles r\u00e9gnantes, les Ben Ali et les Trabelsi, qui ont fuit le pays ou ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e. Cette traque vise \u00e9galement ceux qui ont pu constituer de pr\u00e8s ou de loin, des rouages de l\u2019appareil de l\u2019Etat-Ben Ali, membres du RCD et pr\u00e9sents dans les diff\u00e9rentes sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 (entreprises, associations\u2026). Plus g\u00e9n\u00e9ralement, c\u2019est la structure m\u00eame de parti-Etat qui est dans le collimateur. La fin de sa logique client\u00e9liste et corrompue n\u2019est possible qu\u2019\u00e0 travers le d\u00e9mant\u00e8lement du RCD. Aussi, cette profonde aspiration \u00e0 vouloir tourner la page de vingt trois ann\u00e9es de benalisme, pousse un grand nombre de Tunisiens \u00e0 souhaiter la purge de l\u2019administration des membres de ce parti et \u00e0 r\u00e9clamer la fin de son existence. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment sur ces points que des risques de division planent. La nature quasi-siamoise de parti-Etat doit effectivement \u00eatre supprim\u00e9e, par la s\u00e9paration de ces deux entit\u00e9s. Or, r\u00e9clamer \u00ab\u00a0le nettoyage\u00a0\u00bb de l\u2019administration para\u00eet invraisemblable. Tout d\u2019abord parce que l\u2019Etat Tunisien ne peut, pour l\u2019instant se passer de la force publique existante pour assurer les devoirs qui lui incombent. L\u2019exemple (tir\u00e9 d\u2019un contexte certes bien diff\u00e9rent) du g\u00e9n\u00e9ral De Gaulle, Pr\u00e9sident du Gouvernement provisoire en 1944, qui fut contraint de s\u2019appuyer sur une administration qui avait collabor\u00e9 pour reconstruire la France, prouve cela. Par ailleurs, l\u2019administration tunisienne dispose de fonctionnaires comp\u00e9tents qui par la contrainte de l\u2019ancien r\u00e9gime, n\u2019ont pu exercer pleinement et librement leurs pr\u00e9rogatives, comme l\u2019illustre le cas des avocats et des juges. Le pr\u00e9sident de l\u2019association des magistrats de Tunisie, Hammadi Rahmouni et le juge Mokthar Yahiaoui, tous deux non membres du RCD, ont r\u00e9cemment expliqu\u00e9 que bien que les postes cl\u00e9s de leur administration soient tenus par ceux qui ont manifest\u00e9 une capacit\u00e9 aig\u00fce \u00e0 s\u2019incliner et \u00e0 servir le r\u00e9gime de Ben Ali, il serait injuste de souhaiter la proscription des autres membres du corps judiciaire. Un r\u00e9am\u00e9nagement des diff\u00e9rentes institutions en prenant soin d\u2019\u00e9carter les \u00ab\u00a0courb\u00e9s\u00a0\u00bb de l\u2019ancien r\u00e9gime, serait plus sage.  R\u00e9clamer la fin du RCD peut \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de deux autres sources de division. Dans l\u2019esprit de b\u00e2tir les bases solides d\u2019une d\u00e9mocratie, il est capital de ne pas se poser en contradiction avec celui-l\u00e0. En effet, refuser l\u2019existence d\u2019un parti, c\u2019est ne pas accepter le jeu de la d\u00e9mocratie et c\u2019est la porte ouverte \u00e0 toutes les autres concessions. Aussi, bien que ce parti se soient perverti, il tire son origine du parti N\u00e9o-Destour cr\u00e9e par Bourguiba et trois de ses camarades en 1934, \u0153uvrant pour la lib\u00e9ration des Tunisiens du protectorat Fran\u00e7ais. Bien des hommes de progr\u00e8s ont ensuite int\u00e9gr\u00e9 ce qui allait devenir le PSD (Parti Socialiste Destourien) et ont anim\u00e9 de riches d\u00e9bats sur les questions de soci\u00e9t\u00e9s et de d\u00e9veloppement, orientant la politique du Pr\u00e9sident Bourguiba.  Le RCD a certes h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un parti unique, d\u2019un parti-Etat ayant une histoire li\u00e9e intimement \u00e0 celle de la Nation mais s\u2019est transform\u00e9 en une structure servant les int\u00e9r\u00eats des clans. Car si la plupart des membres de ce parti ont ensuite servi Ben Ali, les membres les plus brillants et fid\u00e8les \u00e0 leurs principes ont fait le choix de le quitter. Le parti de Ben Ali doit \u00eatre dissous, les membres de son comit\u00e9 central, les cadres r\u00e9gionaux et les cadres locaux doivent \u00eatre \u00e9vinc\u00e9s. Cela peut \u00eatre possible par un retour des figures authentiques du bourguibisme, capables de transformer le parti en profondeur, qui ne sera plus unique, ni li\u00e9 \u00e0 l\u2019Etat et s\u2019inscrivant dans le jeu de la d\u00e9mocratie. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les yeux du monde sont tourn\u00e9s vers la Tunisie qui est montr\u00e9e en exemple pour la maturit\u00e9 et la lucidit\u00e9 de son peuple. Son unit\u00e9 a permis de gagner de grandes batailles mais tant d\u2019autres choses restent \u00e0 accomplir. D\u00e9sormais ma\u00eetres du destin de leur Nation, les Tunisiens doivent vivement exiger une r\u00e9forme de la loi \u00e9lectorale et \u00eatre attentifs au d\u00e9roulement de celle l\u00e0, dans un cadre institutionnel particulier o\u00f9 les deux chambres parlementaires sont acquises \u00e0 plus de 90% aux membres du RCD. Pour que le jasmin puisse continuer \u00e0 diffuser sa douce odeur de libert\u00e9, condition n\u00e9cessaire \u00e0 la d\u00e9mocratisation, ses p\u00e9tales doivent rester unis, comme le peuple tunisien. L\u2019unit\u00e9 pour un m\u00eame projet, celui d\u2019\u00e9difier une seconde r\u00e9publique, tout en acceptant et en favorisant l\u2019\u00e9mergence de diff\u00e9rentes forces politiques. Le miracle tunisien ne doit pas \u00eatre un mirage<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Affaires stratgiques\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.affaires-strategiques.info\/spip.php?article4579\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.affaires-strategiques.info\/spip.php?article4579<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Le gouvernement provisoire interpell\u00e9 par l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Pour la premi\u00e8re fois depuis son <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/01\/27\/009-tunisie-remaniement-ghannouchi.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"FR\">remaniement<\/span><\/a><\/span><span lang=\"FR\">, le gouvernement de transition tunisien se r\u00e9unit alors que l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 semble gagner du terrain au pays et que l&rsquo;ONU revoit \u00e0 la hausse son bilan du <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/01\/20\/007-tunisie-chrono.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"FR\">soul\u00e8vement<\/span><\/a><\/span><span lang=\"FR\"> contre le r\u00e9gime Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Selon les derniers chiffres retenus par les Nations unies au terme de cinq jours de visite de terrain, 219\u00a0personnes sont mortes, dont 72\u00a0dans les prisons, et 510 ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es durant ces cinq semaines de violences.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Contest\u00e9 par la rue pour avoir fait partie du cabinet de Ben Ali, le premier ministre Mohammed Ghannouchi devrait discuter avec son \u00e9quipe expurg\u00e9e des figures de l&rsquo;ancien r\u00e9gime des probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 dans le pays, a indiqu\u00e9 mardi une source gouvernementale qui a requis l&rsquo;anonymat. <\/span><span>Le ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur, Farhat Rajhi, devrait ensuite faire le point sur la question, selon la m\u00eame source.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Vers un renouveau socio-politique<\/span><\/b><\/p>\n<p><span>Des dirigeants du mouvement islamiste Ennahdha, interdit par l&rsquo;ancien r\u00e9gime de Ben Ali, ont par ailleurs d\u00e9pos\u00e9 une demande de l\u00e9galisation aupr\u00e8s du nouveau gouvernement.<\/span><\/p>\n<p><span>Ennahda compte organiser un congr\u00e8s au cours des prochains mois afin de d\u00e9signer un nouveau pr\u00e9sident, en remplacement de son chef historique Rached Ghannouchi, <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/01\/30\/004-tunisie-retour-ghannouchi.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">rentr\u00e9 au pays<\/span><\/a><\/span><span> dimanche, apr\u00e8s un exil de plus de 20 ans. Lors de son arriv\u00e9e, celui-ci avait indiqu\u00e9 qu&rsquo;il ne serait pas candidat \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9lection pr\u00e9sidentielle de la Tunisie de l&rsquo;apr\u00e8s-Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span>Sous le r\u00e8gne du dictateur d\u00e9chu, la formation \u00e9tait interdite et a \u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9e dans les ann\u00e9es 90. Quelque 30\u00a0000 de ses membres ou sympathisants suppos\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, et des centaines d&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 contraints \u00e0 l&rsquo;exil.<\/span><\/p>\n<p><span>Dans ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme son manifeste, Ennahda plaide en faveur de \u00ab\u00a0la d\u00e9fense du r\u00e9gime r\u00e9publicain, l&rsquo;ind\u00e9pendance du pays, la s\u00e9paration des pouvoirs, l&rsquo;ind\u00e9pendance de la justice et la neutralit\u00e9 de l&rsquo;administration\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0la garantie des besoins essentiels de tous les Tunisiens en mati\u00e8re d&#8217;emploi, de soins de sant\u00e9 et d&rsquo;enseignement\u00a0\u00bb. Il proclame aussi son \u00ab\u00a0attachement \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 arabo-islamique du peuple tunisien et son ouverture \u00e0 tous les acquis modernistes\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span>Par ailleurs, un nouveau syndicat, la Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail, a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 par un ancien cadre de la puissante Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs de Tunisie (UGTT). Avec Ennahda, l&rsquo;UGTT \u00e9tait la seule organisation syndicale l\u00e9gale depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance et le seul contre-pouvoir disposant d&rsquo;une implantation \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Incidents \u00e0 Kasserine et \u00e0 El Hamma<\/span><\/b><\/p>\n<p><span>Les incidents les plus s\u00e9rieux des derniers jours ont eu lieu \u00e0 Kasserine, principale ville du centre. Des manifestants s&rsquo;y sont mass\u00e9s par centaines pour d\u00e9noncer le manque de protection des autorit\u00e9s avant d&rsquo;\u00eatre dispers\u00e9s par l&rsquo;arm\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span>Des syndicalistes ont jug\u00e9 la situation de Kasserine \u00ab\u00a0chaotique et instable\u00a0\u00bb en rapportant que des centaines de jeunes ont pill\u00e9 et saccag\u00e9 la sous-pr\u00e9fecture, un lyc\u00e9e, le local d&rsquo;une association et un cabinet de m\u00e9decin sans que la police intervienne.<\/span><\/p>\n<p><span>Dans le sud de la Tunisie, des inconnus ont mis le feu \u00e0 une petite synagogue d&rsquo;El Hamma, pr\u00e8s de Gab\u00e8s, dans la nuit de lundi \u00e0 mardi, ont indiqu\u00e9 plusieurs responsables de la communaut\u00e9 juive locale.<\/span><\/p>\n<p><span>Selon Travelsi Perez, chef de la communaut\u00e9 juive de l&rsquo;\u00eele de Djerba, un gardien qui surveillait les lieux a \u00e9t\u00e9 pris \u00e0 partie par les assaillants et une relique de la Thorah a \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9e dans le brasier.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Nous sommes des Tunisiens. Ils veulent nous faire sortir du pays et semer la discorde entre les communaut\u00e9s juive et musulmane qui vivent depuis longtemps en symbiose\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M.\u00a0Trabelsi.<\/span><\/p>\n<p><span>Le vice-pr\u00e9sident de la communaut\u00e9 juive de Tunisie, Khalifa Atoun, a relativis\u00e9 la port\u00e9e de l&rsquo;incident dans le contexte d&rsquo;instabilit\u00e9 actuelle du pays. \u00ab\u00a0On a bien br\u00fbl\u00e9 des b\u00e2timents officiels, \u00e7a peut arriver \u00e0 tout le monde\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">MM. Trabelsi et Perez ont tous deux demand\u00e9 une protection accrue de la police.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Tentative d&rsquo;immolation<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Un jeune ch\u00f4meur a par ailleurs tent\u00e9 de s&rsquo;immoler par le feu pr\u00e8s de Gafsa pour d\u00e9noncer sa \u00ab\u00a0situation sociale d\u00e9plorable\u00a0\u00bb, selon une source syndicale de l&rsquo;AFP. <\/span><span>Aymen Ben Belgacem, 21\u00a0ans, a \u00e9t\u00e9 conduit dans un \u00e9tat critique dans un h\u00f4pital de Tunis.<\/span><\/p>\n<p><span>Plusieurs<\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/01\/18\/004-egypte-immolation-caire.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">tentatives de suicide<\/span><\/a><\/span><span> similaires ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es au cours des derni\u00e8res semaines en Afrique du Nord.<\/span><\/p>\n<p><span>Ces gestes font \u00e9cho \u00e0 l&rsquo;immolation du Tunisien Mohamed Bouazizi, le 17 d\u00e9cembre dernier, qui a lanc\u00e9 par son geste le mouvement d&rsquo;insurrection populaire qui a men\u00e9 \u00e0 la chute du pr\u00e9sident Ben Ali. Mohamed Bouazizi est <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/01\/05\/009-tunisie-bouazizi-funerailles.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">mort de ses blessures<\/span><\/a><\/span><span> le 5\u00a0janvier.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Radio Canada\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/02\/01\/007-tunisie-gouvernement-securite.shtml\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.radio-canada.ca\/nouvelles\/International\/2011\/02\/01\/007-tunisie-gouvernement-securite.shtml<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\">Une synagogue et des \u00e9coles attaqu\u00e9es en Tunisie <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;apparition de bandes de jeunes r\u00f4deurs arm\u00e9s \u00e0 Tunis et l&rsquo;incendie d&rsquo;une synagogue \u00e0 Gab\u00e8s renforcent les craintes d&rsquo;un basculement dans la violence ou de tentatives de d\u00e9stabilisation en Tunisie.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Plus de deux semaines apr\u00e8s la fuite du pr\u00e9sident Zine ben Ali sous la pression de la rue, le 14 janvier, l&rsquo;arm\u00e9e a d\u00fb intervenir mardi pour faire fuir des hommes arm\u00e9s, que des Tunisiens soup\u00e7onnent de travailler pour l&rsquo;ancien pouvoir.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les grandes manifestations ont cess\u00e9 ces derniers jours dans le pays, le remaniement op\u00e9r\u00e9 jeudi dernier par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi ayant calm\u00e9 l&rsquo;opinion publique. Mais des actes de sabotage ou d&rsquo;intimidation ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le porte-parole de la communaut\u00e9 juive de Tunisie, l&rsquo;une des plus importantes d&rsquo;Afrique du Nord, a condamn\u00e9 l&rsquo;incendie criminel d&rsquo;une synagogue \u00e0 Gab\u00e8s, dans le sud du pays, dans la nuit de lundi \u00e0 mardi.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Je crois que ceux qui l&rsquo;ont commis cherchent \u00e0 cr\u00e9er des divisions entre les juifs et les musulmans de Tunisie qui vivent en paix depuis des d\u00e9cennies<\/i>\u00ab\u00a0, a d\u00e9clar\u00e9 Peres Trabelsi.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La communaut\u00e9 juive tunisienne est rarement la cible d&rsquo;attaques. La derni\u00e8re, revendiqu\u00e9e par Al Qa\u00efda, remonte \u00e0 2002, contre la synagogue de l&rsquo;\u00eele de Djerba. Elle avait fait 21 morts, dont plusieurs touristes allemands.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Autre indice d&rsquo;une d\u00e9gradation de la s\u00e9curit\u00e9, l&rsquo;arm\u00e9e a d\u00fb proc\u00e9der \u00e0 des tirs de sommation pour disperser des bandes de jeunes gens arm\u00e9s qui s&rsquo;en sont pris \u00e0 deux \u00e9coles de Carthage, banlieue riche au nord-est de la capitale, terrorisant les \u00e9l\u00e8ves.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Lundi d\u00e9j\u00e0, des jeunes munis de couteaux et de b\u00e2tons avaient sem\u00e9 la peur dans les rues de Kasserine, dans le centre du pays, incendiant des b\u00e2timents et harcelant les habitants, rapporte l&rsquo;agence de presse TAP.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Samedi, dans le centre de Tunis, des bandes de jeunes avaient dispers\u00e9 un rassemblement de femmes tunisiennes. Ils ont \u00e9t\u00e9 pourchass\u00e9s sur l&rsquo;avenue Habib-Bourguiba par des commer\u00e7ants organis\u00e9s en comit\u00e9s d&rsquo;autod\u00e9fense, \u00e9galement arm\u00e9s de couteaux et de b\u00e2tons.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Certains commer\u00e7ants estiment que ces bandes sont form\u00e9es par d&rsquo;anciens partisans du RCD, ex-parti tout puissant du pr\u00e9sident Ben Ali, ou par des jeunes gens pay\u00e9s pour cr\u00e9er le chaos.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Nous sommes l\u00e0 pour essayer de rassurer la population. Nous la prot\u00e9gerons<\/i>\u00ab\u00a0, a d\u00e9clar\u00e9 un militaire dans un v\u00e9hicule blind\u00e9 positionn\u00e9 devant une \u00e9cole de la capitale.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Ben Ali, ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur avant de prendre le pouvoir en 1987, disposait d&rsquo;un vaste r\u00e9seau de policiers et d&rsquo;informateurs qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9 depuis la \u00ab\u00a0<i>r\u00e9volution de jasmin<\/i>\u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">De sources diplomatiques, on estime que sa garde pr\u00e9sidentielle a \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9e ou \u00e9limin\u00e9e, mais qu&rsquo;un petit nombre de ses partisans arm\u00e9s est sans doute encore pr\u00e9sent dans le pays.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Selon le chef d&rsquo;une mission des Nations unies d\u00e9p\u00each\u00e9e sur place, 147 personnes sont mortes et 510 autres ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es dans le soul\u00e8vement populaire en Tunisie.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Bacre Waly Ndiaye a ajout\u00e9 au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse que 72 autres personnes \u00e9taient mortes durant des mutineries survenues dans les prisons tunisiennes durant ces \u00e9v\u00e9nements, qui ont d\u00e9but\u00e9 le 17 d\u00e9cembre.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>Le principal secteur \u00e0 r\u00e9former est celui des forces de s\u00e9curit\u00e9, qui doivent travailler pour le peuple, pas contre lui<\/i>\u00ab\u00a0, a d\u00e9clar\u00e9 le haut fonctionnaire s\u00e9n\u00e9galais. \u00ab\u00a0<i>Le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre au coeur du processus de r\u00e9forme. Il faut limiter la place de la police d&rsquo;Etat.<\/i>\u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le gouvernement int\u00e9rimaire s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 enqu\u00eater sur les d\u00e9c\u00e8s et blessures survenus durant cette r\u00e9volution et les huit membres de la mission de l&rsquo;Onu lui fournissent aide et conseils.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Le cabinet de transition a \u00e9galement promis de r\u00e9cup\u00e9rer les avoirs de la famille Ben Ali en Tunisie et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;Union europ\u00e9enne a gel\u00e9 les biens en Europe de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident et ses proches. La France a saisi mardi \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport du Bourget un avion priv\u00e9 appartenant \u00e0 la famille du chef de l&rsquo;Etat d\u00e9chu.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019express\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/actualites\/2\/monde\/une-synagogue-et-des-ecoles-attaquees-en-tunisie_957812.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lexpress.fr\/actualites\/2\/monde\/une-synagogue-et-des-ecoles-attaquees-en-tunisie_957812.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"NO-BOK\">Le gouvernement fran\u00e7ais voulait aider Ben Ali en Tunisie<\/span><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Avant la fuite du pr\u00e9sident-dictateur Ben Ali et de son \u00e9pouse, Le\u00efla Trabelsi, la France \u00e9tait sur le point d&rsquo;apporter son soutien logistique au gouvernement tunisien dans le but de r\u00e9primer les manifestations dans le pays. <\/span><span>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;affaire est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au grand jour et Fran\u00e7ois Fillon reconna\u00eet les faits.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Flash-back en Tunisie<\/span><\/b><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Le 22 d\u00e9cembre dernier, \u00e0 Sidi Bouzid, un jeune tunisien au ch\u00f4mage &#8211; et \u00e0 qui il est reproch\u00e9 de faire du commerce dans la rue sans autorisation &#8211; s&rsquo;immole par le feu. C&rsquo;est le point de d\u00e9part d&rsquo;une r\u00e9volte qui enflammera la Tunisie et bient\u00f4t ses voisins alg\u00e9riens, \u00e9gyptiens, jordaniens et syriens. Un \u00e9lan de libert\u00e9 pousse les manifestants dans la rue. <\/span><span>Ils crient leur m\u00e9contentement contre la vie ch\u00e8re et d\u00e9noncent la corruption affich\u00e9e des membres du gouvernement et de son entourage. Le pr\u00e9sident ne c\u00e8de pas, il r\u00e9prime m\u00eame les manifestations dans la violence. Seulement voil\u00e0, la Tunisie manque de moyens mat\u00e9riels pour faire taire les voix qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent. Elle fait alors appel \u00e0 la France en lui commandant un stock de grenades lacrymog\u00e8nes. Ces grenades n&rsquo;arriveront finalement pas, mais la r\u00e9pression fera tout de m\u00eame plus de 200 morts, tant dans les rangs du peuple tunisien que dans parmi les journalistes et <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/www.mediapart.fr\/club\/blog\/michel-puech\/140111\/tunis-le-photographe-lucas-dolega-de-lagence-epa-est-decede\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"EN-US\">photographes<\/span><\/a><\/span><span> internationaux venus couvrir les \u00e9v\u00e9nements sur place pour en informer le monde. Le 14 janvier, Zine Ben Ali quitte le pouvoir, abandonnant son pays \u00e0 la r\u00e9volte.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cSuite101\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.suite101.fr\/content\/le-gouvernement-francais-voulait-aider-ben-ali-en-tunisie-a24426\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.suite101.fr\/content\/le-gouvernement-francais-voulait-aider-ben-ali-en-tunisie-a24426<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"NO-BOK\">Alg\u00e9rie-Tunisie annul\u00e9 <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Le match amical qui devait opposer l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e0 la Tunisie le mercredi 9 f\u00e9vrier \u00e0 Annaba a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9. Initialement programm\u00e9e \u00e0 Alger, au stade du 5 juillet 1962, la rencontre avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9e \u00e0 Annaba en raison d&rsquo;un probl\u00e8me d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 emp\u00eachant ce choc maghr\u00e9bin de se d\u00e9rouler en nocturne. Mais \u00e0 Annaba, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tat d\u00e9sastreux de la pelouse du stade du 19 mai 1956 qui poserait probl\u00e8me. <\/span><span>Certaines sources \u00e9voquent cependant un d\u00e9sistement de la F\u00e9d\u00e9ration Tunisienne (FTF), qui tenait \u00e0 ce que le match se dispute \u00e0 Alger.<\/span><span lang=\"NO-BOK\">Il n&rsquo;existe en effet pas de liaison a\u00e9rienne directe entre Tunis et Annaba, et la FTF n&rsquo;aurait pas souhait\u00e9 que l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Amar Souayah voyage entre les deux villes par la route. L&rsquo;Alg\u00e9rie pourrait \u00e9tudier la possibilit\u00e9 d&rsquo;affronter un autre adversaire<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201dL\u2019equipe\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.lequipe.fr\/Football\/breves2011\/20110201_191850_algerie-tunisie-annule.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.lequipe.fr\/Football\/breves2011\/20110201_191850_algerie-tunisie-annule.html<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Mohamed Bouazizi : un film sur son immolation en Tunisie <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>Il est des adaptations cin\u00e9matographiques que l&rsquo;on aurait aim\u00e9 ne jamais voir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran, notamment quand elles relatent la mort r\u00e9elle d&rsquo;un homme. Mais quand elle symbolise un \u00e9tat de fait qui m\u00e9rite le coup d&rsquo;oeil de millions de spectateurs pour \u00e9veiller les consciences et fixer l&rsquo;instant, les choses diff\u00e8rent. <\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>Mohamed Bouazizi, ch\u00f4meur de 26 ans, est devenu le 4 janvier dernier le point d&rsquo;amorce des \u00e9meutes en Tunisie. Suite \u00e0 la perquisition de sa marchandise sur son stand de fruits et l\u00e9gumes, l&rsquo;homme s&rsquo;est donn\u00e9 la mort par immolation sur le parvis de la sous-pr\u00e9fecture.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>Le producteur Tarek Ben Ammar, neveu de Habib Bourguiba \u00e9voque son projet : <em><span>\u00ab\u00a0Mohamed Bouazizi est devenu un h\u00e9ros pour nous en tant que Tunisiens comme pour le reste du monde arabe. En se sacrifiant, il a ouvert les yeux et le coeur d&rsquo;une nation sur l&rsquo;injustice\u00a0\u00bb. <\/span><\/em>Tarek Ben Ammar \u00e9tait pr\u00e9sent en Tunisie lors des faits, pour les besoins de tournage d&rsquo;<\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/film-or-noir-43001.htm\" target=\"_blank\" title=\"Or Noir\" rel=\"noopener\"><b><span lang=\"EN-US\">Or Noir<\/span><\/b><\/a><\/span><span>, le film de\u00a0<\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/personne-jean-jacques-annaud-6555.htm\" target=\"_blank\" title=\"Jean-Jacques Annaud\" rel=\"noopener\"><i><span lang=\"EN-US\">Jean-Jacques Annaud<\/span><\/i><\/a><\/span><span>.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>Cet acte d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 illustre ainsi le sentiment grandissant de ras-le-bol des Tunisiens face \u00e0 leur situation professionnelle et sociale d\u00e9sastreuse. La Tunisie qui a v\u00e9cu et continue d&rsquo;avancer vers une <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/film-revolution-21918.htm\" target=\"_blank\" title=\"R\u00e9volution\" rel=\"noopener\"><b><span lang=\"EN-US\">r\u00e9volution<\/span><\/b><\/a><\/span><span> sans pr\u00e9c\u00e9dent, occupe depuis les gros titres de l&rsquo;actualit\u00e9. Celle que l&rsquo;on appelle dor\u00e9navant la <\/span><span lang=\"NO-BOK\"><a href=\"http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/film-revolution-21918.htm\" target=\"_blank\" title=\"R\u00e9volution\" rel=\"noopener\"><b><span lang=\"EN-US\">r\u00e9volution<\/span><\/b><\/a><\/span><span> du jasmin trouvera une nouvelle \u00e9closion dans les grandes salles.<\/span><\/p>\n<p><span>Le film qui promet d&rsquo;\u00eatre en totale osmose avec l&rsquo;actualit\u00e9 devrait poser les premi\u00e8res lignes de son sc\u00e9nario dans les prochaines semaines.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cJeuxactu\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/news-cinema-mohamed-bouazizi-un-film-sur-son-immolation-en-tunisie-12879.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/cinema.jeuxactu.com\/news-cinema-mohamed-bouazizi-un-film-sur-son-immolation-en-tunisie-12879.htm<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"FR\">Tunisie: Tarak Ben Ammar produira un film sur Bouzizi<\/span><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"FR\">Le producteur tunisien Tarak Ben Ammar compte financer et produire un film sur feu Mohammed Bouazizi, visiblement devenu une ic\u00f4ne de vente, rapporte le Hollywoodreporter. \u00a0 L\u2019action de Bouazizi lorsqu\u2019il s\u2019\u00e9tait immol\u00e9 par le feu au mois de d\u00e9cembre a d\u00e9clench\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui se sont sold\u00e9s par la chute du r\u00e9gime Ben Ali.  Cet acte qu\u2019on disait \u00ab isol\u00e9 \u00bb a r\u00e9veill\u00e9 plusieurs pays arabes et est sur le point de devenir la flamme qui illuminera non seulement\u00a0 un pays mais toute une r\u00e9gion.  Selon Tarak Ban Ammar,\u00a0 \u00ab son appel \u00e0 la libert\u00e9, dignit\u00e9 et travail est devenu une cause pour les jeunes \u00e0 travers toute la r\u00e9gion \u00bb.   Et c\u2019est pour cette m\u00eame raison que le d\u00e9marrage du travail sur ce film est pour le moment en standby en attendant ce qui se passera en Egypte et \u00e9ventuellement dans d\u2019autres pays arabes.   Pour ce film, M. Ben Ammar a exprim\u00e9 son intention de travailler avec la famille de Mohamed Bouzizi, pour laquelle tous les revenus du film seront vers\u00e9s. Le projet, qui sera enti\u00e8rement film\u00e9 en Tunisie, entrera en phase de production plus tard cette ann\u00e9e<b>.<\/b><\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201dEspace manager\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien:<a href=\"http:\/\/www.espacemanager.com\/divers\/tunisie-tarak-ben-ammar-produira-un-film-sur-bouzizi.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.espacemanager.com\/divers\/tunisie-tarak-ben-ammar-produira-un-film-sur-bouzizi.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span>Liberation d\u2019un ancien detenu de Guantanamo, Abdallah Hajji <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Condamn\u00e9 en 2007 \u00e0 huit ans de prison ferme, un ancien d\u00e9tenu tunisien de Guantanamo, Abdallah Hajji, a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 mardi par les autorit\u00e9s tunisiennes, a-t-on appris mardi aupr\u00e8s de son avocat, Samir Ben Amor.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Il \u00e9tait accus\u00e9 d'\u00a0\u00bbappartenance \u00e0 une organisation terroriste op\u00e9rant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger\u00a0\u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence au r\u00e9seau Al Qa\u00efda d&rsquo;Oussama Ben Laden.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Cette mesure intervient \u00e0 la suite de l&rsquo;engagement pris ces derniers jours par le gouvernement de transition form\u00e9 apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali, de lib\u00e9rer tous les prisonniers politiques et d&rsquo;opinion.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Abdallah Hajji, \u00e2g\u00e9 aujourd&rsquo;hui de 55 ans, avait \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9 en juin 2007 par les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines en m\u00eame temps que son compatriote Lotfi Ben Sou\u00ef Lagh, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus tous deux pendant cinq ans dans la prison am\u00e9ricaine de Guantanamo \u00e0 Cuba \u00ab\u00a0sans que des accusations aient \u00e9t\u00e9 retenues \u00e0 leur encontre ni avoir \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 leur avocat.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Lotfi Lagha, 44 ans, avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 quant \u00e0 lui en juin 2010 apr\u00e8s trois ans de r\u00e9clusion pour avoir \u00ab\u00a0re\u00e7u des entra\u00eenements militaires en Afghanistan, combattu dans les rangs des Talibans et recrut\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments en faveur de ce r\u00e9gime\u00a0\u00bb, selon l&rsquo;acte d&rsquo;accusation.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Abdallah Hajji et Lotfi Lagha faisaient partie de 12 Tunisiens incarc\u00e9r\u00e9s \u00e0 Guantanamo. Refusant d&rsquo;\u00cbtre rapatri\u00e9s en Tunisie par crainte de tortures sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime Ben Ali, plusieurs d&rsquo;entre eux ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s depuis dans des pays europ\u00e9ens, a pr\u00e9cis\u00e9 Me Ben Amor<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Le Nouvel Observateur\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/monde\/20110201.FAP4487\/tunisie-liberation-d-un-ancien-detenu-de-guantanamo-abdallah-hajji.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/monde\/20110201.FAP4487\/tunisie-liberation-d-un-ancien-detenu-de-guantanamo-abdallah-hajji.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><font size=\"2\"><b><span lang=\"FR\">Des \u00ab\u00a0groupes de saboteur\u00a0\u00bb s\u2019attaquent a des etablissements publics a kasserine <\/span><\/b><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Un climat de \u00ab\u00a0grande ins\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb r\u00e8gne depuis lundi apr\u00e8s-midi dans la r\u00e9gion de Kasserine, dans le centre-ouest tunisien, \u00e0 la suite d&rsquo;actes de violence perp\u00e9tr\u00e9s par un \u00ab\u00a0groupe de saboteurs\u00a0\u00bb contre des \u00e9tablissements publics, a rapport\u00e9 l&rsquo;agence officielle tunisienne TAP.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;agence ne donne aucune pr\u00e9cision sur l&rsquo;identit\u00e9 de ces \u00ab\u00a0saboteurs\u00a0\u00bb qui ont aussi \u00ab\u00a0sem\u00e9 la terreur\u00a0\u00bb parmi la population.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Les actes de destruction ont notamment cibl\u00e9 le si\u00e8ge de la sous-pr\u00e9fecture de Kasserine-Nord, la maison de jeunes, les locaux de l&rsquo;institut sup\u00e9rieur des \u00e9tudes technologiques et l&rsquo;office de l&rsquo;\u00e9levage du cheptel.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La TAP qui cite son correspondant sur place, d\u00e9plore \u00ab\u00a0l&rsquo;absence des agents de s\u00e9curit\u00e9 et l&rsquo;incapacit\u00e9 de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e0 ma\u00eetriser l&rsquo;explosion de violence dans la r\u00e9gion, ce qui a contribu\u00e9 davantage \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de la situation\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Un syndicaliste a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Associated Press que des membres de comit\u00e9s de quartiers mobilis\u00e9s pour assurer leur propre protection ont arr\u00eat\u00e9 deux de ces \u00ab\u00a0saboteurs\u00a0\u00bb qui ont avou\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s par des membres du RCD, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique, l&rsquo;ex-parti au pouvoir, \u00ab\u00a0pour provoquer le d\u00e9sordre et le chaos\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Selon Chokri Hayouni, \u00ab\u00a0ces gens du RCD craignent d&rsquo;avoir des comptes \u00e0 rendre pour leurs pratiques illicites sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;est \u00e9tonn\u00e9 \u00ab\u00a0du vide laiss\u00e9 par la s\u00e9curit\u00e9 et de la passivit\u00e9 des quelques soldats pr\u00e9sents devant les actes de pillage et de destruction des assaillants\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0C&rsquo;est un complot ourdi contre la r\u00e9gion de Kasserine qui a pay\u00e9 un lourd tribu lors du soul\u00e8vement populaire avec au moins 27 morts et un grand nombre de bless\u00e9s\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">D&rsquo;autres actes de violence \u00e9taient signal\u00e9s dans plusieurs r\u00e9gions du pays, notamment \u00e0 Sfax (sud) et Mahdia (centre-est) o\u00f9, comme \u00e0 Kasserine, les cours dans les \u00e9tablissements scolaires et l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique ont \u00e9t\u00e9 entrav\u00e9s, dans ce qui est per\u00e7u comme une tentative de d\u00e9stabilisation du gouvernement transitoire mis en place apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime Ben Ali.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">A Tunis, des groupes de manifestants ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9s par des unit\u00e9s anti-\u00e9meutes qui ont eu recours aux gaz lacrymog\u00e8nes. Les manifestants r\u00e9clamaient le d\u00e9part des cadres du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur qui ont servi sous Ben Ali et sont encore en fonction, voire du nouveau ministre Farhat Rajhi<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0 Le Nouvel Observateur\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/monde\/20110131.FAP4468\/tunisie-des-groupes-de-saboteurs-s-attaquent-a-des-etablissements-publics-a-kasserine.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/monde\/20110131.FAP4468\/tunisie-des-groupes-de-saboteurs-s-attaquent-a-des-etablissements-publics-a-kasserine.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"NO-BOK\">Tunisie, l\u2019UGTT exige une enqu\u00eate sur l\u2019assaut de la kasbah<\/span><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne du Travail (UGTT) condamne vivement, lundi dans un communiqu\u00e9,\u00a0\u00bb l\u2019attaque violente\u00a0\u00bb contre les manifestants en sit-in \u00e0 l\u2019esplanade de la Kasbah, \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019heure o\u00f9 des syndicalistes, des militants des droits de l\u2019Homme et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, tentaient d\u2019encadrer ces manifestants qui allaient se retirer et former un comit\u00e9 les repr\u00e9sentant, pour rencontrer le Premier ministre, en coordination avec l\u2019UGTT\u00a0\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\"> Ces actes de violence rappellent, selon le communiqu\u00e9 de l\u2019UGTT, \u00ab\u00a0les agressions qui n\u2019ont eu de cesse de viser les syndicalistes, les manifestants, et le peuple lorsqu\u2019ils ont demand\u00e9 le d\u00e9part du pr\u00e9sident d\u00e9chu Ben Ali\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\"> L\u2019UGTT \u00a0r\u00e9it\u00e8re \u00ab\u00a0son refus cat\u00e9gorique des solutions s\u00e9curitaires,\u00a0 pour faire face aux mouvements syndicalistes et populaires\u00a0\u00bb, et \u00ab\u00a0r\u00e9affirme son attachement \u00e0 la voie du dialogue dans le r\u00e8glement des probl\u00e8mes\u00a0\u00bb, appelant \u00ab\u00a0\u00e0 ouvrir une enqu\u00eate imm\u00e9diate et rapide pour d\u00e9terminer les responsabilit\u00e9s et juger les responsables de la r\u00e9pression des manifestants de la Kasbah\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span> Par ailleurs, la centrale syndicale appelle, dans ce m\u00eame communiqu\u00e9, \u00e0 revoir la composition de toutes les commissions sur les r\u00e9formes politiques, les d\u00e9passements survenus apr\u00e8s la r\u00e9volution, et les affaires de malversation et de corruption, et ce apr\u00e8s concertation avec les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 civile et l\u2019UGTT, ce qui garantit la participation effective de toutes les sensibilit\u00e9s politiques. \u00a0  La centrale syndicale appelle le gouvernement \u00ab\u00a0\u00e0 adopter le projet du conseil pour la protection de la r\u00e9volution\u00a0\u00bb, \u00e0 lancer rapidement des concertations \u00e0 son sujet en vue de le l\u00e9galiser et de le doter des instruments n\u00e9cessaires \u00e0 le rendre op\u00e9rationnel.<\/span><\/p>\n<p><span> Le conseil de l\u2019ordre des avocats avait condamn\u00e9 samedi dans un communiqu\u00e9 l\u2019assaut sauvage contre les manifestants de la Kasbah.   Le barreau consid\u00e8re dans le m\u00eame communiqu\u00e9 que les trois commissions ne refl\u00e8tent pas la volont\u00e9 du peuple, que \u00ab\u00a0l\u2019ordre des avocats n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 consult\u00e9, ni impliqu\u00e9 lors de la formation desdites commissions, r\u00e9fute leur composition et appelle les avocats \u00e0 s\u2019en retirer.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cGlobalNet\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.gnet.tn\/temps-fort\/tunisie-lugtt-exige-une-enquete-sur-lassaut-de-la-kasbah\/id-menu-325.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.gnet.tn\/temps-fort\/tunisie-lugtt-exige-une-enquete-sur-lassaut-de-la-kasbah\/id-menu-325.html<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"NO-BOK\">Tunisie, la r\u00e9volution n\u2019est pas termin\u00e9e <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Des milliers de femmes dans la rue, partis de gauche et progressistes, artistes, soci\u00e9t\u00e9 civile, syndicalistes se concertent, des walis limog\u00e9s, d\u2019autres ont fui, des responsables de la culture d\u00e9gomm\u00e9s, des journalistes de la presse du RCD se r\u00e9voltent. Les islamistes adoptent un profil bas.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Samedi matin, avenue Bourguiba, terrasses de caf\u00e9s bond\u00e9es, boutiques prises d\u2019assaut (p\u00e9riode des soldes) donnaient l\u2019image d\u2019un retour \u00e0 la normale, quand vers dix heures, des centaines d\u2019\u00e9tudiants et de lyc\u00e9ens envahissent l\u2019art\u00e8re pour d\u00e9noncer la r\u00e9pression.<\/span><\/p>\n<p><span>\u00abDon\u2019t kill\u00bb, lisait-on sur une pancarte brandie par une \u00e9tudiante. Manifestation aussit\u00f4t suivie, moins d\u2019une heure apr\u00e8s, par une autre, autrement plus imposante, organis\u00e9e par le \u00abFront du 14 janvier \u00bb (regroupements de sept organisations de gauche (PCOT), de nationalistes arabes et des nass\u00e9riens), scandant \u00abDissolution du RCD, Ghannouchi d\u00e9mission\u00bb, \u00abA bas la r\u00e9pression\u00bb devant le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur prot\u00e9g\u00e9 par des militaires. La veille en effet, la place de la Casbah, o\u00f9 des centaines de manifestants observaient un sit-in de jour et de nuit, avait \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9e par la force par les forces anti-\u00e9meutes, et les tentes d\u00e9mont\u00e9es, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 de violents incidents, qui se sont prolong\u00e9s sur l\u2019avenue Bourguiba, jusqu\u2019aux environs de 20 heures.<\/span><\/p>\n<p><span>En tout cas, des partis si\u00e9geant au gouvernement \u2013 Ettajdid (communiste) et PDP de Nejib Chebbi, des avocats, ont demand\u00e9 l\u2019ouverture d\u2019une enqu\u00eate. Le Premier ministre, toujours contest\u00e9 par une partie de la population qui exige son d\u00e9part et la dissolution du RCD, se d\u00e9fend et affirme que les autorit\u00e9s sont intervenues sur demande des riverains et des commer\u00e7ants importun\u00e9s par les manifestants !<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Des milliers de femmes dans la rue<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Dans l\u2019apr\u00e8s-midi, \u00e0 l\u2019appel de l\u2019AFDT (Association des femmes d\u00e9mocrates tunisiennes) et d\u2019autres associations, des milliers de femmes manifestaient avenue Bourguiba, scandant en arabe \u00abNon aux id\u00e9es r\u00e9trogrades \u00bb, \u00abNon \u00e0 l\u2019obscurantisme \u00bb, \u00abLibert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, dignit\u00e9, \u00e0 bas la r\u00e9action\u00bb. <\/span><span>Sur les pancartes \u00e9crites en arabe, \u00abNe me lib\u00e9rez pas, je m\u2019en charge\u00bb ou \u00abPour une Tunisie la\u00efque et d\u00e9mocratique\u00bb ! \u00abOn est l\u00e0 pour soutenir la r\u00e9volution, pas de retour en arri\u00e8re\u00bb, dit Fatiha, jeune employ\u00e9e, allusion au statut accord\u00e9 en 1956, sous l\u2019\u00e8re de Habib Bourguiba, interdisant la polygamie, autorisant le droit au divorce et \u00e0 l\u2019avortement (bien avant la France et de nombreux pays d\u00e9velopp\u00e9s).<\/span><\/p>\n<p><span>\u00abC\u2019est un message fort aux islamistes qui veulent remettre en cause nos droits\u00bb, assure Selma, \u00e9tudiante. Elle ne croyait pas si bien dire.<\/span><span lang=\"NO-BOK\">Vers 17 heures, une dizaine de salafistes tente de casser la marche des femmes. \u00abSans Leila (\u00e9pouse de Ben Ali) vous ne serez pas l\u00e0\u00bb, criaient-ils. Les femmes font face, scandent de plus belle et parviennent \u00e0 les faire reculer. Leur marche se termine sans incidents.<\/span><span>Elles exultent. \u00abIl fallait qu\u2019on nous entende \u00bb, assure Amel, fonctionnaire. En soir\u00e9e, nouveaux incidents dans le centre de Tunis avec intervention muscl\u00e9e de la police.<\/span><\/p>\n<p><span>Grand d\u00e9ballage et retour de Rached Ghanouchi<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">A l\u2019arri\u00e8re-plan, le grand d\u00e9ballage, sur la mise \u00e0 sac de la Tunisie par Ben Ali et son clan, se poursuit. Pas un jour sans que la presse ne rapporte des cas d\u2019hommes d\u2019affaires spoli\u00e9s de force par les Trabelsi.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Annonces de purges \u00e0 venir afin de permettre \u00e0 certains clans du RCD de se refaire une virginit\u00e9 et de se maintenir au pouvoir ? <\/span><span>\u00abOn charge Ben Ali pour sauver les meubles\u00bb, assure Djellal Zoghlami, avocat de gauche. Une chose est s\u00fbre, alors que des syndicalistes, artistes, partis continuent de se concerter en vue de donner une suite au mouvement, les autorit\u00e9s annoncent que 24 walis vont \u00eatre limog\u00e9s, que des actions en justice vont \u00eatre intent\u00e9es contre Ben Ali, son \u00e9pouse et son clan. A Bej\u00e0, le wali a fui. Ailleurs, sans attendre, sur la sc\u00e8ne culturelle, des responsables sont d\u00e9barqu\u00e9s par les artistes. C\u2019est le cas du directeur du Th\u00e9\u00e2tre de Tunis, Mohamed Diss, chass\u00e9 de son poste, ou de Mohamed Mokdad \u00e0 Gafsa.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Dans la presse du RCD, la r\u00e9volte a \u00e9galement sonn\u00e9. <\/span><span>Non, la r\u00e9volution n\u2019est pas termin\u00e9e. Les islamistes, qui n\u2019ont jou\u00e9 aucun r\u00f4le moteur dans la r\u00e9volte qui a emport\u00e9 Ben Ali, adoptent un profil bas. <\/span><span lang=\"NO-BOK\">Pas un seul slogan islamiste n\u2019a \u00e9t\u00e9 entendu, mais des mots d\u2019ordre la\u00efques et politiques.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Peu ou pas de barbus dans les rangs des manifestants. Dimanche, ils \u00e9taient entre deux et trois mille personnes, au lieu du million annonc\u00e9 par les \u00abnahdhaouis\u00bb, pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tunis pour le retour de Rached Ghanouchi, le leader d\u2019Ennahdha, lequel avait assur\u00e9 dans la presse europ\u00e9enne que son mod\u00e8le est le Parti de la justice et du d\u00e9veloppement (AKP) au pouvoir en Turquie. <\/span><span>Mieux, il a indiqu\u00e9 qu\u2019il ne se pr\u00e9senterait pas \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cBiladi\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.biladi.fr\/021168702-tunisie-la-revolution-n-est-pas-terminee\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.biladi.fr\/021168702-tunisie-la-revolution-n-est-pas-terminee<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"FR\"><a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20110201185813\/tunisie-tunis-zine-el-abidine-ben-ali-independancenaissance-du-second-syndicat-de-l-histoire-de-la-tunisie.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span>Naissance du second syndicat de l&rsquo;histoire de la Tunisie<\/span><\/a> <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"FR\">C\u2019est une petite r\u00e9volution dans la r\u00e9volution. La centrale syndicale historique a d\u00e9sormais une concurrente : la Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (CGTT). Elle est dirig\u00e9e par Habib Guiza et se veut plus moderne et moins politis\u00e9e que son a\u00een\u00e9e, l\u2019UGTT.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Premier nouveau-n\u00e9 de<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/revolution-tunisienne.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019apr\u00e8s Ben Ali<\/a>, la Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (CGTT) a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 mardi. Bas\u00e9 \u00e0 Tunis, le deuxi\u00e8me syndicat de l\u2019histoire du pays sera dirig\u00e9 par Habib Guiza, un ancien cadre de la puissante Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs de Tunisie (UGTT), la seule organisation l\u00e9gale depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Gr\u00e2ce \u00e0 la CGTT, l\u2019ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la section UGTT de Gab\u00e8s (sud) dans les ann\u00e9es 80 veut \u00ab impulser et promouvoir le mouvement syndical en Tunisie, permettre aux salari\u00e9s d&rsquo;y adh\u00e9rer librement (&#8230;), et contribuer \u00e0 la mise en place d&rsquo;un ensemble de r\u00e9formes visant l&rsquo;am\u00e9lioration et la modernisation des activit\u00e9s syndicales \u00bb, selon l\u2019agence officielle TAP.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">Exemple d\u00e9mocratique<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">De fait, Guiza demandait depuis des ann\u00e9es &#8211; sans succ\u00e8s &#8211; une autorisation pour cr\u00e9er son propre syndicat. \u00ab Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une scission au sein de l&rsquo;UGTT. L&rsquo;UGTT n&rsquo;est pas en concurrence avec cette Conf\u00e9d\u00e9ration \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Abid Briki, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint de l&rsquo;organisation, qui rappelle que Guiza a quitt\u00e9 la centrale il y a plusieurs ann\u00e9es. \u00ab Nous avons toujours d\u00e9fendu le pluralisme syndical et politique. Nous sommes d\u00e9sormais en d\u00e9mocratie. La cr\u00e9ation d&rsquo;une nouvelle centrale en est un exemple \u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En clair la CGTT se veut en rupture avec la forte politisation de l\u2019UGTT. Le mouvement syndical tunisien est n\u00e9 dans la p\u00e9riode proto-nationaliste des ann\u00e9es 1920, sous l&rsquo;impulsion de Mohamed Ali Hammi. Le 19 janvier 1925, celui-ci cr\u00e9e la premi\u00e8re Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs tunisiens, qui deviendra quelques ann\u00e9es plus tard l&rsquo;UGTT.<\/span><\/p>\n<p><strong><span lang=\"FR\">Racines nationalistes<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">De par ses racines nationalistes, l&rsquo;UGTT a toujours \u00e9t\u00e9 un mouvement tr\u00e8s politis\u00e9, participant notamment au gouvernement apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, avant de s&rsquo;opposer frontalement au pr\u00e9sident Habib Bourguiba en organisant de longues gr\u00e8ves dans les ann\u00e9es 70 et 80. Sous le r\u00e9gime du<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Articles\/Dossier\/ARTJAJA2611p022-027.xml1\/president-tunisie-internet-zine-el-abidine-ben-alitunisie-comment-ben-ali-est-devenu-l-ombre-de-lui-meme.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pr\u00e9sident d\u00e9chu Zine El Abidine Ben Ali<\/a>, elle \u00e9tait devenu le seul contre-pouvoir disposant d&rsquo;une implantation \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale &#8211; avec<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20110130210742\/gouvernement-tunisie-islamisme-manifestationtunisie-rached-ghannouchi-un-retour-plein-d-ambiguites.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le mouvement islamiste Ennahda<\/a>, dont les membres ont \u00e9t\u00e9 pers\u00e9cut\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Mais de fortes dissensions sont apparues en son sein \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, une partie de ses dirigeants \u00e9tant accus\u00e9s d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par le pouvoir. Il n\u2019en reste pas moins que lors de la r\u00e9volte qui a provoqu\u00e9 la<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/revolution-tunisienne.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">chute de Ben Ali le 14 janvier<\/a>, l&rsquo;UGTT a retrouv\u00e9 un r\u00f4le de premier plan, encadrant les manifestations dans le pays, avec notamment des gr\u00e8ves tournantes dans les principales villes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Revendiquant aujourd&rsquo;hui 350 000 adh\u00e9rents, elle<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20110127201547\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">s&rsquo;est retir\u00e9e du gouvernement de transition<\/a> apr\u00e8s y \u00eatre bri\u00e8vement entr\u00e9e. Plusieurs de ses cadres r\u00e9clament d\u00e9sormais la cr\u00e9ation d&rsquo;un Conseil pour la sauvegarde de la R\u00e9volution, qui validerait les r\u00e9formes qui doivent \u00eatre vot\u00e9es par un Parlement encore domin\u00e9 par le RCD, l&rsquo;ancien parti de Ben Ali<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0Jeune Afirque\u00a0\u00bb Le 01-02.2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20110201185813\/tunisie-tunis-zine-el-abidine-ben-ali-independancenaissance-du-second-syndicat-de-l-histoire-de-la-tunisie.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20110201185813\/tunisie-tunis-zine-el-abidine-ben-ali-independancenaissance-du-second-syndicat-de-l-histoire-de-la-tunisie.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"EN\"><a href=\"http:\/\/www.mediapart.fr\/en\/club\/blog\/jean-paul-baquiast\/010211\/comment-resoudre-les-difficultes-economiques-de-la-tunisie-et-de\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">Comment r\u00e9soudre les difficult\u00e9s \u00e9conomiques de la Tunisie et de l&rsquo;Egypte ? <\/span><\/a><\/span><b><span lang=\"NO-BOK\"><\/span><\/b><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Ces deux pays font actuellement l&rsquo;admiration de l&rsquo;Europe, comme des habitu\u00e9s de M\u00e9diapart, car ils semblent en train de se d\u00e9barrasser sans drames des r\u00e9gimes autoritaires qui privaient jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent leurs citoyens des droits civiques et des opportunit\u00e9s de vie consid\u00e9r\u00e9s comme allant de soi au nord de la M\u00e9diterran\u00e9e. Mais cela ne devrait pas faire oublier aux Europ\u00e9ens qu&rsquo;en tant que voisins et alli\u00e9s, ils ont une responsabilit\u00e9 dans la t\u00e2che immense consistant \u00e0 offrir des perspectives \u00e9conomiques aux millions de travailleurs des villes et des campagnes actuellement sans travail. Parmi eux se trouvent non seulement des ruraux mais des milliers de dipl\u00f4m\u00e9s de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur qui ne trouvent pas aujourd&rsquo;hui la possibilit\u00e9 de valoriser leurs comp\u00e9tences. <\/span><span lang=\"EN\">Si les gouvernements de transition ou les gouvernements r\u00e9ellement d\u00e9mocratiques qui leur succ\u00e9deront ne peuvent pas aider ces populations \u00e0 sortir du ch\u00f4mage et de la mis\u00e8re, la d\u00e9ception sera telle que les mouvements extr\u00e9mistes n&rsquo;auront aucune difficult\u00e9 \u00e0 radicaliser les d\u00e9bats politiques. Une fois au pouvoir, ils se chercheront in\u00e9vitablement des alli\u00e9es dans des Etats qui n&rsquo;ont, c&rsquo;est le moins que l&rsquo;on puisse dire, aucune sympathie pour l&rsquo;Europe et sa civilisation.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Mais comment les pays europ\u00e9ens pourraient-ils aider la Tunisie, en premier lieur, mais aussi l&rsquo;Egypte, \u00e0 se moderniser suffisamment pour que l&rsquo;\u00e9migration n&rsquo;apparaisse plus \u00e0 leur jeunesse comme la seule fa\u00e7on de sortir du ch\u00f4mage? L&rsquo;\u00e9chelle des probl\u00e8mes n&rsquo;est \u00e9videmment pas la m\u00eame. La Tunisie est un pays relativement petit, ayant atteint sa transition d\u00e9mographique, o\u00f9 beaucoup d&rsquo;activit\u00e9s auto-suffisantes existent d\u00e9j\u00e0, pas seulement dans le tourisme. <\/span><span lang=\"NO-BOK\">Elle n&rsquo;est pas tr\u00e8s diff\u00e9rente \u00e0 cet \u00e9gard de beaucoup des Etats entr\u00e9s r\u00e9cemment dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Mais ceux-ci ont l&rsquo;avantage, du fait de leur appartenance \u00e0 l&rsquo;Union, de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier des opportunit\u00e9s ouvertes \u00e0 un grand ensemble qui est encore la 2e ou la 3e puissance mondiale. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"NO-BOK\">Pour que la Tunisie puisse rejoindre dans le d\u00e9veloppement ses proches voisins europ\u00e9ens, elle devrait b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;investissements dans les domaines de l&rsquo;industrie, de l&rsquo;agriculture et des infrastructures supposant des budgets consid\u00e9rables. La confiscation des biens d\u00e9tourn\u00e9s par la famille Trabelsi n&rsquo;y suffirait pas. Faire appel aux capitaux internationaux tels que ceux pouvant provenir des Etats p\u00e9troliers du Golfe serait extr\u00eamement dangereux car avec eux s&rsquo;introduirait en force une id\u00e9ologie particuli\u00e8rement r\u00e9trograde. <\/span><span lang=\"EN\">N&rsquo;en disons pas plus ici. Des capitaux chinois seraient sans doute moins inqui\u00e9tants, au moins en apparence. Mais l&rsquo;Europe comme l&rsquo;Afrique sont en train d&rsquo;apprendre \u00e0 leurs d\u00e9pends que la Chine exige des contreparties \u00e0 son aide qui laissent pr\u00e9sager une perte d&rsquo;ind\u00e9pendance croissante. Quant \u00e0 des investissements qui seraient \u00e0 proprement parler am\u00e9ricains, on ne voit pas trop d&rsquo;o\u00f9 ils pourraient venir. L&rsquo;Am\u00e9rique qui s&rsquo;appauvrit rapidement ne sait verser de dollars qu&rsquo;en en contrepartie de l&rsquo;acquisition de mat\u00e9riels militaires<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Nous pensons pour notre part que la Tunisie redevenue v\u00e9ritablement d\u00e9mocratique devrait b\u00e9n\u00e9ficier, au moins autant que la Turquie, d&rsquo;une alliance strat\u00e9gique (concr\u00e8te et non verbale) ouvrant des relations favoris\u00e9es avec les \u00e9conomies europ\u00e9ennes, y compris celles des Etats du Nord de l&rsquo;Europe. Il ne s&rsquo;agirait pas en effet de redonner vie \u00e0 une Union M\u00e9diterran\u00e9enne morte dans l&rsquo;oeuf d\u00e8s le d\u00e9part car elle excluait de droit ou de fait les Etats europ\u00e9ens tels que l&rsquo;Allemagne sans qui une telle Union n&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;une conjonction de faiblesses. Elle incluait au contraire des Etats comme la Libye, la Syrie ou Isra\u00ebl dont la volont\u00e9 de s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 une union pouvait \u00eatre mise en doute. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Par contre, limit\u00e9e \u00e0 la Tunisie et si ceux-ci le souhaitaient, \u00e0 ses voisins du Maghreb, une union avec l&rsquo;Europe permettrait par exemple d&rsquo;engager les grands travaux en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9nergie, d&rsquo;am\u00e9nagement urbain et de r\u00e9habilitation des terres agricoles qui s&rsquo;imposent. Il s&rsquo;agirait d&rsquo;un bon d\u00e9but pour la relance des investissements dont l&rsquo;Afrique du nord a le plus grand besoin, et auxquels l&rsquo;Union europ\u00e9enne aurait tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 s&rsquo;associer. D&rsquo;autres investissements, industriels et scientifiques, devraient \u00e9videmment aussi \u00eatre envisag\u00e9s. Quant aux capitaux, nous avons pr\u00e9c\u00e9demment indiqu\u00e9 qu&rsquo;ils pourraient sans trop de risques faire l&rsquo;objet d&#8217;emprunts aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9pargne patrimoniale europ\u00e9enne ou m\u00eame d&rsquo;avances des Instituts d&rsquo;\u00e9missions. Si les sommes ainsi obtenues \u00e9taient bien g\u00e9r\u00e9es (si&#8230;) elles rapporteraient rapidement des retours sur investissements sans cr\u00e9er d&rsquo;inflation<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Tout diff\u00e9rents et bien plus difficiles \u00e0 r\u00e9soudre sont les probl\u00e8mes qu&rsquo;affronte d\u00e9j\u00e0 et qu&rsquo;affrontera de plus en plus l&rsquo;Egypte. Dot\u00e9s d&rsquo;une population manifestement exc\u00e9dentaire pour ses ressources naturelles et en voie d&rsquo;expansion continue, ne disposant \u00e0 l&rsquo;exception du Canal de Suez et de son patrimoine touristique que de tr\u00e8s peu de ressources naturelles, on ne voit pas comment dans l&rsquo;avenir elle pourrait atteindre l&rsquo;auto-suffisance. L&rsquo;aide dispens\u00e9e par les Etats-Unis, non plus que celle, bien moindre, provenant de l&rsquo;Europe, ne pourront suffire<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">On serait tent\u00e9 de penser que, si \u00e0 travers l&rsquo;exemple \u00e9gyptien, une contagion de d\u00e9mocratie et de volont\u00e9 de collaboration pacifique se propageait dans le monde arabe, une richesse actuellement scandaleusement gaspill\u00e9e par ses d\u00e9tenteurs (qui n&rsquo;ont eu aucun m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;acqu\u00e9rir), nous parlons de celle du p\u00e9trole aux mains des princes du Golfe persique, pourraient servir \u00e0 autre chose qu&rsquo;\u00e0 construire des tours de 800 m\u00e8tres et des marinas en forme de fleur de lotus. N&rsquo;en profitent actuellement que des gouvernements corrompus et des maffias internationales, y compris d&rsquo;ailleurs am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes. Il y aurait bien mieux \u00e0 faire de tout cet argent, avant que la source ne s&rsquo;en \u00e9puise. Malheureusement les Occidentaux dans leurs addiction au p\u00e9trole ne feront rien pour changer l&rsquo;\u00e9tat de chose actuel. Mais attendent-ils qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;exemple des ayatollahs d&rsquo;Iran il y a 20 ans, d&rsquo;autres ayatollahs se saisissent de ces richesses et s&rsquo;en servent pour d\u00e9clarer la guerre au reste du monde<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">H\u00e9las, poser cette question ici n&rsquo;est en rien lui apporter des r\u00e9ponses.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201dMediapart\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.mediapart.fr\/en\/club\/blog\/jean-paul-baquiast\/010211\/comment-resoudre-les-difficultes-economiques-de-la-tunisie-et-de\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.mediapart.fr\/en\/club\/blog\/jean-paul-baquiast\/010211\/comment-resoudre-les-difficultes-economiques-de-la-tunisie-et-de<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><font size=\"2\"><b><span lang=\"EN\">Why do revolutions such as Tunisia&rsquo;s come by surprise? <\/span><\/b><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Diplomats and intelligence agencies often tell ministers what they want to hear \u2013 and overvalue secret sources of information<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Reporting from Tunisia in 1997, I referred to claims by human rights groups that Ben Ali&rsquo;s government in Tunisia was holding some 2,300 political prisoners. \u00ab\u00a0How long,\u00a0\u00bb I ventured to ask, \u00ab\u00a0will the country remain a haven of stability?\u00a0\u00bb The question was scornfully dismissed as the result of ignorance.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Years earlier, similar scorn was directed at those, very few in Britain, who suggested the shah of Iran was about to be toppled from his<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Peacock_Throne\" target=\"_blank\" title=\"Peacock Throne\" rel=\"noopener\">Peacock Throne<\/a>. The Foreign Office recently published an internal postmortem into why it utterly failed to predict the shah&rsquo;s fall in the 1979 revolution. The report chastised the British embassy in Tehran, saying it \u00ab\u00a0overstated the personal popularity of the shah\u00a0\u00bb and \u00ab\u00a0knew too little about the activities of Khomeini&rsquo;s followers\u00a0\u00bb. It described how the UK&rsquo;s Ministry of Defence was engaged in a \u00ab\u00a0helter skelter rush to sell as much [arms] as possible to Iran\u00a0\u00bb. Tunisia, too, came as a surprise. Intelligence officers were always worried about Egypt, given that country&rsquo;s pivotal position in the Middle East, desperately hoping that simmering anger at Mubarak&rsquo;s rule would not spill over.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Diplomats \u2013 and the intelligence agencies \u2013 don&rsquo;t believe what they don&rsquo;t want to. The occupational hazard of<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_dissonance\" target=\"_blank\" title=\"Wikipedia: Cogntive dissonance\" rel=\"noopener\">cognitive dissonance<\/a>, to which military commanders also succumbed over Afghanistan, is implicated in evidence that Sir Gus O&rsquo;Donnell, cabinet secretary and Britain&rsquo;s most senior civil servant, has now<a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/uk\/2011\/jan\/28\/cabinet-attorney-general-iraq-doubts\" target=\"_blank\" title=\"Guardian:  Cabinet should have been told of attorney general&#039;s doubts, Iraq inquiry hears\" rel=\"noopener\">given to the Chilcot inquiry into the invasion of Iraq<\/a>. He disclosed that he is carrying out a review of Whitehall&rsquo;s intelligence-gathering machinery, notably the role of the joint intelligence committee. The next chairs of what is known in the corridors of power as \u00ab\u00a0the Jic\u00a0\u00bb must avoid saying what they think ministers or government officials want to hear, said O&rsquo;Donnell. \u00ab\u00a0I don&rsquo;t want them to repeat the mistakes of the past\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Secret intelligence services, naturally enough, want to emphasise secret intelligence \u2013 a product which only they, in their special and privileged role, can offer. As a result, they have seriously underestimated what can be gleaned from \u00ab\u00a0open sources\u00a0\u00bb. It was a fault brutally identified in the<a href=\"http:\/\/news.bbc.co.uk\/1\/hi\/programmes\/bbc_parliament\/3631505.stm\" target=\"_blank\" title=\"BBC News: QA: The Franks Report\" rel=\"noopener\">Franks report<\/a> into the Argentinian invasion of the Falklands in 1982. More accurate and timely information could be gleaned about the Argentinian junta&rsquo;s intentions from local newspapers than from British secret agents in Latin America, it said.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Britain&rsquo;s diplomats and spooks who, in common with all western intelligence agencies, also spectacularly failed to foresee the fall of the Berlin wall, must in future pay much more attention to \u00ab\u00a0open sources\u00a0\u00bb, what they can hear on the Arab street, and what they can read, notably on the internet.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">\u00ab\u00a0It is amazing\u00a0\u00bb, said O&rsquo;Donnell driving home the point, \u00ab\u00a0what you can get through open sources with the right search engines\u00a0\u00bb. The problem was how to get the right information. \u00ab\u00a0The problem with the internet is there&rsquo;s too much information\u00a0\u00bb, the cabinet secretary told the Iraq inquiry.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">It is a luxury most people on the Arab street in the past have not been able to afford. They have been deprived both of information and the means of communicating it. Now they can use it. Governments, not only in the west, have been slow to recognise the importance for both their intelligence agencies and their citizens of these new \u2013 or not so new \u2013 weapons.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Democratic forces are being unleashed, confronting the friends of the Arab world&rsquo;s autocrats with a problem. It was spelled out by<a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/politics\/2009\/jun\/16\/sir-john-sawers-mi6-chief\" target=\"_blank\" title=\"Guardian: Sir John Sawers\" rel=\"noopener\">Sir John Sawers<\/a>, chief of MI6 and former British ambassador to Egypt, last October. \u00ab\u00a0Over time, moving to a more open system of government in these countries [what he called the Islamic world] one more responsive to people&rsquo;s grievances, will help\u00a0\u00bb, he said in the first speech in public by a serving head of Britain&rsquo;s foreign intelligence service. He warned: \u00ab\u00a0But if we demand an abrupt move to the pluralism that we in the west enjoy, we may undermine the controls that are now in place. Terrorists would end up with new opportunities\u00a0\u00bb. Egypt was one country he had in mind.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0The Guardian\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2011\/feb\/01\/revolutions-surprise-tunisia-diplomats-intelligence\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2011\/feb\/01\/revolutions-surprise-tunisia-diplomats-intelligence<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><b><span lang=\"EN\">Dissidents Call for &lsquo;Day of Rage&rsquo; in Syria<\/span><\/b><span lang=\"FR\"><\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span lang=\"EN\">Syrian opposition groups are using social networking sites to call for a \u00ab\u00a0day of rage\u00a0\u00bb protest in the country this week, similar to recent mass gatherings in Tunisia and Egypt.  The activists are demanding reforms from the government of President Bashar al-Assad, who inherited power in 2000 from his father, Syria&rsquo;s ruler for three decades.  Organizers are using\u00a0Facebook and Twitter to urge supporters to rally in Damascus Friday to call for political change. One site is calling for a second rally on Saturday.   Rally organizers say thousands of people have endorsed their call for protest over the Internet, but no independent, reliable estimate of the activists&rsquo; impact is available. Regional media reports indicate a relatively small number of supporters for the \u00ab\u00a0Syria Revolution 2011\u00a0\u00bb site on Facebook.   Facebook is officially banned in Syria but many Syrians have used proxies and other alternatives to access the site.   The Syrian president said in an interview published Monday that Egyptian and Tunisian protesters have ushered in a \u00ab\u00a0new era\u00a0\u00bb in the Middle East.<i>The Wall Street Journal<\/i> quoted Mr. al-Assad as saying that Syria is \u00ab\u00a0stable,\u00a0\u00bb and that its leaders \u00ab\u00a0have been very closely linked to the beliefs of the people.\u00a0\u00bb  In Tunisia, young people organized anti-government protests that led to the ouster of the country&rsquo;s authoritarian leadership earlier this month. Demonstrators spread their message to supporters via cellular telephone messages and Internet sites. In Egypt, demonstrators used social media to organize huge rallies calling for President Hosni Mubarak&rsquo;s departure. The protest movement in Cairo and other cities so rapidly that the government&rsquo;s subsequent decision to suspend Internet and mobile telephone service had little effect.<\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR\">Source\u00a0: \u00ab\u00a0voanews\u00a0\u00bb Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"FR\">Lien\u00a0:<a href=\"http:\/\/www.voanews.com\/english\/news\/middle-east\/Dissidents-Call-for-Day-of-Rage-in-Syria-115022049.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.voanews.com\/english\/news\/middle-east\/Dissidents-Call-for-Day-of-Rage-in-Syria-115022049.html<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<h4 align=\"center\" style=\"color: blue;\"><span lang=\"NO-BOK\"><font size=\"3\">Tunisie, Egypte&#8230; Et le Maroc ?<\/font> <\/span><\/h4>\n<hr\/>\n<p><span lang=\"FR\"> <\/span><span lang=\"NO-BOK\">Dans cette tribune, l&rsquo;\u00e9crivain et po\u00e8te marocain Abdellatif La\u00e2bi dresse un tableau de l&rsquo;immobilisme dans lequel est fig\u00e9 le pays de Mohammed VI.<\/span><span>Il en appelle \u00e0 l&rsquo;instauration d&rsquo;un v\u00e9ritable Etat de droit, condition pr\u00e9alable d&rsquo;un \u00ab d\u00e9collage d\u00e9mocratique \u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span> \u00e9sillusion. Incertitude. Frustrations. Acc\u00e8s de r\u00e9volte et sentiment d\u2019impuissance \u00e0 la fois. Voil\u00e0, me semble-t-il, le ressenti actuel d\u2019un nombre croissant de Marocains, de la jeunesse en premier, mais aussi de larges couches de la population allant des plus d\u00e9munies jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9lite intellectuelle en passant par les classes moyennes. Le r\u00e9sultat, alarmant, de cet \u00e9tat d\u2019esprit est la perte collective de ce que j\u2019appellerais \u00ab <i>le go\u00fbt de l\u2019avenir<\/i> \u00bb.  Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0 ? Apr\u00e8s les ouvertures prometteuses du d\u00e9but de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, nous sommes pass\u00e9s \u00e0 une phase d\u2019h\u00e9sitation, puis d\u2019inertie. La politique officielle est devenue illisible \u00e0 force d\u2019\u00eatre opaque. La concentration des pouvoirs s\u2019est accentu\u00e9e \u00e0 tel point que les r\u00e8gles du jeu politique, dans ce qui nous a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au d\u00e9part comme un processus d\u00e9mocratique, se trouvent d\u00e9voy\u00e9es, inop\u00e9rantes.  Au regard d\u2019une telle impasse, force est de constater que la pens\u00e9e politique est loin de relever le d\u00e9fi. Elle a abandonn\u00e9 chez nous les dimensions critique et prospective pour se cantonner, disons, dans la chronique, la r\u00e9action \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel au jour le jour. Finie par exemple la revendication ferme d\u2019une r\u00e9forme constitutionnelle en vue d\u2019un juste r\u00e9\u00e9quilibrage des pouvoirs et leur s\u00e9paration selon les normes d\u00e9mocratiques \u00e9tablies universellement, et ce sans parler d\u2019une revendication qui s\u2019est exprim\u00e9e au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance, celle d\u2019une Assembl\u00e9e constituante qui aurait eu pour t\u00e2che d\u2019\u00e9laborer le contenu et les r\u00e8gles d\u2019une telle r\u00e9forme.  Le chantier institutionnel ainsi d\u00e9sert\u00e9, quelle marge de n\u00e9gociation reste-t-il \u00e0 notre classe politique, et surtout parmi elle aux partis qui affichent encore sporadiquement quelque vell\u00e9it\u00e9 d\u2019ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis du pouvoir ? La n\u00e9gociation se r\u00e9duit, pour eux, au nombre de portefeuilles qu\u2019ils aspirent \u00e0 se voir r\u00e9server dans l\u2019\u00e9quipe gouvernementale selon les r\u00e9sultats \u00e9lectoraux obtenus, qu\u2019ils soient d\u2019ailleurs controvers\u00e9s ou non. Pi\u00e8tre ambition quand il est de notori\u00e9t\u00e9 publique que ce gouvernement gouverne si peu, \u00e0 l\u2019instar du parlement l\u00e9gif\u00e9rant lui-m\u00eame si peu, de son propre chef.  De son c\u00f4t\u00e9, la gauche non institutionnelle, qui jouit d\u2019une grande respectabilit\u00e9 due aux sacrifices qu\u2019elle a consentis dans son combat contre l\u2019ancien r\u00e9gime, n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 acqu\u00e9rir une v\u00e9ritable visibilit\u00e9 politique. Souffrant du mal cong\u00e9nital de la division et, pour ses ailes les plus combatives, d\u2019un certain enfermement id\u00e9ologique, elle peine \u00e0 assumer le r\u00f4le que l\u2019on attendrait d\u2019elle, celui justement d\u2019impulser le renouveau de la pens\u00e9e politique, de proposer un projet alternatif de soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019ouvrir des voies inventives pour la mobilisation citoyenne.  La soci\u00e9t\u00e9 civile quant \u00e0 elle, malgr\u00e9 son dynamisme et son degr\u00e9 de conscience grandissants, semble ne pas avoir pris la mesure du poids non n\u00e9gligeable qu\u2019elle repr\u00e9sente dans le rapport de force politique, social et intellectuel existant. Pourtant, bien de ses r\u00e9alisations, \u00e0 tous les niveaux du d\u00e9veloppement humain, de l\u2019aide aux personnes et aux cat\u00e9gories de la population les plus fragiles, de la cr\u00e9ation et de l\u2019animation culturelles, d\u00e9noncent, exemples \u00e0 l\u2019appui, l\u2019indigence de l\u2019action partisane traditionnelle comme celle des gouvernants dans ces domaines. Mais la dynamique qu\u2019elle a cr\u00e9\u00e9e risque de s\u2019enliser, \u00e0 terme, dans des t\u00e2ches cloisonn\u00e9es si elle n\u2019est pas port\u00e9e par une vision du projet social dans son ensemble, o\u00f9 la construction de la d\u00e9mocratie serait une \u0153uvre citoyenne fond\u00e9e sur des valeurs \u00e9thiques dont les politiciens s\u2019inspirent de moins en moins, quand bien m\u00eame ils pr\u00e9tendent en \u00eatre convaincus. Aussi, face \u00e0 ces multiples carences, l\u2019on ne peut que constater, la mort dans l\u2019\u00e2me, que les ma\u00eetres \u00e0 penser, les vrais d\u00e9cideurs d\u2019aujourd\u2019hui ne sont m\u00eame pas les \u00e9conomistes qui font la pluie et le beau temps sous d\u2019autres climats, mais les technocrates, les managers, les conseillers et consultants en tout genre, \u00e9minemment attentifs aux orientations fix\u00e9es par les institutions financi\u00e8res internationales et les officines d\u2019\u00e9tudes strat\u00e9giques (de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e9trang\u00e8res) aux avis pertinents selon la formule consacr\u00e9e. Le r\u00e9sultat en est que le Maroc n\u2019est pas g\u00e9r\u00e9 comme un pays qui, du fait de son identit\u00e9 affirm\u00e9e et de la richesse de sa culture, aurait des atouts \u00e0 faire valoir ; o\u00f9 le peuple, artisan incontest\u00e9 de la souverainet\u00e9 nationale, devrait avoir son mot \u00e0 dire sur la gestion de ses affaires et la construction de son avenir ; o\u00f9 la soci\u00e9t\u00e9, qui n\u2019ignore rien de ce qui se passe dans le village plan\u00e9taire, d\u00e9sirerait jouir elle aussi des avanc\u00e9es qui s\u2019y sont r\u00e9alis\u00e9es sur le plan des connaissances, de l\u2019\u00e9ducation, de la satisfaction des besoins mat\u00e9riels et moraux, des droits et des libert\u00e9s. Le Maroc se trouve plut\u00f4t g\u00e9r\u00e9 comme une m\u00e9ga entreprise ou une multinationale dont la finalit\u00e9 est l\u2019enrichissement illimit\u00e9 de ses principaux actionnaires, quitte \u00e0 distribuer quelques miettes aux petits porteurs afin de cr\u00e9er une classe tampon entre elle et la masse grandissante des laiss\u00e9s-pour-compte.  Le d\u00e9collage \u00e9conomique du pays, dont certaines pr\u00e9mices sont incontestables, d\u2019autres sujettes \u00e0 caution, est \u00e0 ce prix. Et sur cet autel o\u00f9 le culte du veau d\u2019or est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 de fa\u00e7on ind\u00e9cente, c\u2019est le d\u00e9collage d\u00e9mocratique qui est en train d\u2019\u00eatre sacrifi\u00e9. Comment comprendre autrement les atteintes r\u00e9it\u00e9r\u00e9es \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019opinion, le harc\u00e8lement des organes de presse, les condamnations des journalistes sous les pr\u00e9textes les plus fallacieux, et dans d\u2019autres domaines tout aussi symboliques la d\u00e9mission de l\u2019Etat face au d\u00e9labrement du syst\u00e8me \u00e9ducatif ou le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat vis-\u00e0-vis de cet enjeu majeur que repr\u00e9sente la culture dans la formation de l\u2019esprit de citoyennet\u00e9 et la structuration de l\u2019identit\u00e9 \u00e9panouie d\u2019une nation ?  Le sc\u00e9nario ainsi r\u00e9dig\u00e9, presque boucl\u00e9, n\u2019est s\u00fbrement pas celui auquel on s\u2019attendait il y a juste dix ans. Et rien ne laisse pr\u00e9sager qu\u2019il reste ouvert \u00e0 une r\u00e9\u00e9criture quelconque. D\u2019o\u00f9 : d\u00e9sillusion. Incertitude. Frustrations. Acc\u00e8s de r\u00e9volte et sentiment d\u2019impuissance \u00e0 la fois. Dois-je rappeler que la perte du go\u00fbt de l\u2019avenir est une aubaine pour ceux qui n\u2019ont pas attendu ce constat pour cultiver \u00ab <i>le go\u00fbt du pass\u00e9<\/i> \u00bb le plus trompeur qui soit, et se positionner en secouristes soi-disant altruistes des victimes du syst\u00e8me : les d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s, les d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, les abonn\u00e9s aux miracles ?  Les \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9flexion qui pr\u00e9c\u00e8dent, con\u00e7us je dois le pr\u00e9ciser avant les \u00ab <i>\u00e9v\u00e9nements<\/i> \u00bb de Tunisie, me renforcent dans l\u2019id\u00e9e qu\u2019un changement de cap s\u2019impose au Maroc. A cet \u00e9gard, l\u2019amalgame simpliste aussi bien que la politique de l\u2019autruche seraient \u00e9minemment p\u00e9rilleux. Le Maroc, et pour de multiples raisons, n\u2019est assur\u00e9ment pas la Tunisie, mais certains ingr\u00e9dients qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la R\u00e9volution dite de jasmin sont r\u00e9unis, presque \u00e0 l\u2019identique et depuis fort longtemps dans notre pays. Si, comme je le crois, la majorit\u00e9 des Marocains aspirent ardemment \u00e0 une transition pacifique, mais irr\u00e9versible, vers la d\u00e9mocratie, le moment est donc venu d\u2019un sursaut citoyen impliquant toutes les forces politiques, sociales et intellectuelles qui partagent la m\u00eame aspiration. L\u2019heure est au bilan critique et autocritique, au r\u00e9armement de la pens\u00e9e, \u00e0 la lib\u00e9ration des initiatives, \u00e0 l\u2019affirmation claire des solidarit\u00e9s, au d\u00e9bat de fond et \u00e0 la synergie entre toutes ces forces. <\/span><\/p>\n<p><span>Le moment est venu pour nos gouvernants de donner des gages concrets de leur volont\u00e9 \u00e0 satisfaire une telle aspiration, le gage le plus urgent consistant \u00e0 prendre des mesures radicales pour r\u00e9pondre \u00e0 la d\u00e9tresse \u00e9conomique et sociale qui a atteint un seuil critique. Cela impliquerait, disons-le sans ambages, la remise en question des choix \u00e9conomiques et du mod\u00e8le de croissance mis en \u0153uvre jusqu\u2019\u00e0 nos jours et qui a creus\u00e9 irr\u00e9m\u00e9diablement les in\u00e9galit\u00e9s et les injustices. L\u2019autre gage qui permettra \u00e0 l\u2019ensemble de la communaut\u00e9 nationale de renouer avec le go\u00fbt de l\u2019avenir serait un acte fondateur, n\u00e9goci\u00e9 avec l\u2019ensemble des acteurs de la sc\u00e8ne politique et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, en vue d\u2019imprimer \u00e0 la Constitution du pays les principes d\u2019un Etat de droit, instaurant la s\u00e9paration des pouvoirs, l\u2019\u00e9galit\u00e9 devant la loi, la protection des libert\u00e9s, mais aussi d\u2019un Etat de type nouveau prenant acte de l\u2019identit\u00e9 culturelle et autres sp\u00e9cificit\u00e9s de certaines r\u00e9gions pour accorder \u00e0 leurs populations l\u2019autonomie \u00e0 laquelle elles ont droit.  Une nouvelle crois\u00e9e des chemins est en vue pour le Maroc. Le rendez-vous que l\u2019Histoire nous y a fix\u00e9 ne souffre aucune attente. Puissent la raison et les int\u00e9r\u00eats sup\u00e9rieurs du pays nous y conduire \u00e0 temps et nous faire choisir la voie la plus s\u00fbre du progr\u00e8s, de la dignit\u00e9 et de la justice, celle du d\u00e9collage d\u00e9mocratique. <\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cMarianne2\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<div>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien: <\/span><span><a href=\"http:\/\/www.marianne2.fr\/Tunisie-Egypte-Et-le-Maroc_a202376.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span lang=\"NO-BOK\">http:\/\/www.marianne2.fr\/Tunisie-Egypte-Et-le-Maroc_a202376.html<\/span><\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\"><font size=\"2\"><b><span>Yes, WikiLeaks Led to the Revolt in Tunisia <\/span><\/b><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span>At least according to <i>New York Times<\/i> editor Bill Keller, who just last week<a href=\"http:\/\/blogs.villagevoice.com\/runninscared\/2011\/01\/new_york_times_27.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">blasted WikiLeakes chief Julian Assange<\/a> in a massive profile, calling him \u00ab\u00a0arrogant, thin-skinned, conspiratorial and oddly credulous.\u00a0\u00bb But that doesn&rsquo;t mean the work Assange&rsquo;s organization does can&rsquo;t spur political change. \u00ab\u00a0The simple nuts and bolts answer to that is, in the case of the Wikileaks cables in Tunisia, Wikileaks certainly did make a difference,\u00a0\u00bb<a href=\"http:\/\/www.npr.org\/2011\/02\/01\/133277509\/times-editor-the-impact-of-assange-and-wikileaks\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Keller told NPR today<\/a>. But that doesn&rsquo;t mean he agrees with Assange. God forbid! <\/span><\/p>\n<p><span>In conversation with Terry Gross on Fresh Air, Keller is clear to again differentiate the work of the <i>New York Times<\/i> &#8212; journalism, in his mind &#8212; from the work of WikiLeaks. In his essay, Keller wrote, \u00ab\u00a0We regarded Assange throughout as a source, not as a partner or collaborator, but he was a man who clearly had his own agenda.\u00a0\u00bb That is, not a journalist. <\/span><\/p>\n<p><span>Keller again illustrates how he and his organization butted heads with Assange, and ultimately taught him a lesson:<\/span><\/p>\n<p><span>Keller tells Terry Gross that during an early conversation with representatives of <i>The Guardian<\/i>, Assange was told that both <i>The Guardian<\/i> and <i>The Times<\/i> wanted to edit out the names of ordinary Afghani citizens in classified military documents. <\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0Assange&rsquo;s reaction was, &lsquo;Well, they&rsquo;re informants, there&rsquo;s no reason for protecting them,\u00a0\u00bb Keller says. \u00ab\u00a0But I think over time, he came around to the view that at least, from a public relations point of view, it was better to allow for a certain amount of editing out of things that could cost lives.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span>But Keller does give credit to WikiLeaks for sparking change in Tunisia, which has since arguably reverberated in Egypt:<\/span><\/p>\n<p><span>\u00ab\u00a0I think the Tunisia one was at least fueled by [the release of Wikileaks documents.] The accepted version of how things happened in Tunisia was that a fruit seller who was mistreated by the government set himself on fire and this began an uprising by the impoverished fruitsellers in the marketplace and so on. We&rsquo;ve tracked down the family of the guy who immolated himself. That all seems to be true, but it also seems to be true that the circulation of the Wikileaks documents that talked about how the Ben-Ali regime lived high off the hog &#8230; clearly did circulate widely and if it didn&rsquo;t start what happened in Tunisia, it certainly fueled it.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span>You can read more from<a href=\"http:\/\/www.npr.org\/2011\/02\/01\/133277509\/times-editor-the-impact-of-assange-and-wikileaks\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Keller&rsquo;s talk with Terry Gross here<\/a>, or wait for the audio of the interview, slated to be online at 5 p.m. ET.<\/span><\/p>\n<p><b><span>Source: \u201cThe village voice\u201d Le 01-02-2011<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span lang=\"NO-BOK\">Lien:<a href=\"http:\/\/blogs.villagevoice.com\/runninscared\/2011\/02\/yes_wikileaks_l.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/blogs.villagevoice.com\/runninscared\/2011\/02\/yes_wikileaks_l.php<\/a><\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<h4 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">Protestas en el magreb  <\/font><strong>Los aires de reformas tambi\u00e9n llegan a Marruecos<\/strong><\/font><\/h4>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<p> Los vientos del cambio iniciado en T\u00fanez y seguido en Egipto, llegan a Marruecos. En previsi\u00f3n de tumultos y manifestaciones en las principales ciudades del Reino, el ex-capitan Mustafa Adib ha dirigido sendas cartas abiertas, al rey Mohamd VI pidi\u00e9ndole iniciar urgentemente reformas, y al Ej\u00e9rcito que se niegue a disparar contra la multitud.  \u00abEl balance de la dinast\u00eda alauita que usted representa es muy negativo\u00bb, se\u00f1ala el antiguo oficial del Ej\u00e9rcito del Aire, que fue detenido y encarcelado por denunciar la corrupci\u00f3n en las Fuerzas Armadas Reales. Adib recuerda al soberano que todos los monarcas alauitas han considerado a los marroqu\u00edes como \u00abun pueblo inferior, de segunda fila\u00bb, y al pa\u00eds \u00abcomo su propiedad\u00bb.  \u00ab\u00a0Como ciudadano de este pa\u00eds\u00a0\u00bb, escribe Mustafa Adib, \u00ab\u00a0he decidido lanzar este doble llamamiento a usted y al Ej\u00e9rcito marroqu\u00ed, esperando que tome las decisiones adecuadas, lejos de los consejos de los que se aprovechan de esta situaci\u00f3n y lejos tambi\u00e9n de los partidarios de los m\u00e9todos securitarios arcaicos\u00bb.  El ex oficial pide a Mohamed VI que inicie consultas sin m\u00e1s tardar para redactar una nueva Constituci\u00f3n que tenga en cuenta las aspiraciones leg\u00edtimas del pueblo, con la necesaria separaci\u00f3n de poderes, ejecutivo, legislativo y judicial, actualmente concentrados en la persona del rey. Igualmente pide una \u00abreforma radical del sistema judicial\u00bb, as\u00ed como \u00abla detenci\u00f3n inmediata de todas las personas implicadas en asuntos de corrupci\u00f3n y de violaci\u00f3n de los Derechos Humanos\u00bb, a las que hay que \u00abcongelar sus cuentas e incautar sus bienes tanto en Marruecos como en el extranjero\u00bb, antes de presentarlos a la Justicia. Esta medida debe aplicarse a todos, \u00abincluidos los que tengan proximidad o colaboraci\u00f3n con la familia real\u00bb.  El ex capit\u00e1n de la aviaci\u00f3n se dirige a sus \u00abqueridos camaradas de armas \u00bb -en un tono de cari\u00f1o y proximidad, mientras que al rey le trata simplemente de \u00abusted\u00bb- para pedirles que en caso de que les den la orden de desplegarse en el pa\u00eds para contener a las previsibles manifestaciones que se van a producir, lo hagan, pero que se nieguen a disparar contra la gente, aunque se lo ordene el rey y sus generales. \u00ab Os imploro proteger las mujeres que manifiesten, que son nuestras madres, hermanas, hijas y esposas ; os imploro de no disparar sobre nuestros j\u00f3venes, que son nuestros hermanos, hijos o esposos de algunas\u00bb. Adib hace un ferviente llamamiento : \u00ablos j\u00f3venes son nuestro porvenir, y si se sublevan es porque este r\u00e9gimen dirigido por Mohamed VI no ha hecho nada por ellos\u00bb.  En la diatriba del ex oficial de las FAR, la mayor\u00eda de los generales \u00abhan hu\u00eddo de los campos de batalla y se sientan en lujosas oficinas, donde roban, siembran el terror y la decepci\u00f3n entre los ciudadanos\u00bb. Estos generales \u00abno merecen respeto ni obediencia\u00bb.  Los llamamientos de Mustafa Adib se producen cuando ya han llegado los primeros s\u00edntomas del contagio tunecino y egipcio a Marruecos. De un extremo a otro del mundo \u00c1rabe, la sociedad pide el fin de la humillaci\u00f3n, m\u00e1s justicia y libertad.<\/p><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Pedro Canales.<\/font><\/strong> Corresponsal en El Magreb<\/div>\n<div align=\"justify\"> (Source: \u00ab\u00a0El Imparcial\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Espagne) le 1er fevrier 2011) Lien:<a href=\"http:\/\/www.elimparcial.es\/mundo\/los-aires-de-reformas-tambien-llegan-a-marruecos-78135.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.elimparcial.es\/mundo\/los-aires-de-reformas-tambien-llegan-a-marruecos-78135.html<\/a>#<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TUNISNEWS 10 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0 3906 du 01.02.2011 archives : www.tunisnews.net La FTCR et le CRLDHT: LES ESCADRONS DE BEN ALI INCENDIENT LA SYNAGOUE D&rsquo;EL HAMMA ET LA\u00a0 SOUS PREFECTURE DE KASSERINE L\u2019ACAT-France : TUNISIE : LA LIBERTE EST CONDITIONNELLE OU PROVISOIRE, MAIS JAMAIS TOTALE Human Rights Watch Tunisia: Hold Police Accountable for Shootings\u00a0 &#8211; [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[54,42,29],"class_list":["post-18291","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-54","tag-42","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18291","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18291"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18291\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18291"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18291"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18291"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}