{"id":18214,"date":"2012-01-17T00:00:00","date_gmt":"2012-01-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/17-janvier-2012\/"},"modified":"2012-01-17T00:00:00","modified_gmt":"2012-01-17T00:00:00","slug":"17-janvier-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/17-janvier-2012\/","title":{"rendered":"17 janvier 2012"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Le 14 janvier 2011, le pr\u00e9sident Zine el-Abidine ben Ali s'envolait \n\tpr\u00e9cipitamment de Tunisie, apr\u00e8s vingt-trois ans de r\u00e8gne, sous les hu\u00e9es \n\tdes manifestants qui, au p\u00e9ril de leur vie, lui demandaient depuis des \n\tsemaines de &quot;d\u00e9gager&quot;. Un an plus tard, les commissions mises en place au \n\tlendemain de la r\u00e9volution d\u00e9m\u00ealent toujours les fils dans lesquels l'ancien \n\tchef de l'Etat, son \u00e9pouse, Le\u00efla Trabelsi, et leurs proches avaient ligot\u00e9 \n\tl'\u00e9conomie tunisienne. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">11 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b04219 du 17.01.2012<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>archives : <\/strong><\/font><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\" rel=\"nofollow\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"left\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>L\u2019express:Tunisie: la chasse aux voleurs<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><strong><font>Europe1:Tunisie : \u00ab\u00a0frapp\u00e9e\u00a0\u00bb par des salafistes <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Slate Afrique:Tunisie &#8211; Le niqab fait monter la tension \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9<\/font><\/h2>\n<p> <\/strong><font><strong>Le Figaro:Tunisie: le d\u00e9senchantement des jeunes de Kasserine  <\/strong><\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Tendance ouest Rouen:Drapeau tunisien \u00e0 la mairie de Rouen : une \u00ab\u00a0insulte\u00a0\u00bb selon Vague normande<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><strong><font>Ridha K\u00e9fi:Le Qatar influence-t-il vraiment la Tunisie ?  <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Business News:Joseph Staline\u2026.\u00e0 l\u2019avenue Habib Bourguiba<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\"><strong>Tunisie: la chasse aux voleurs<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Un an apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime de Ben Ali, les autorit\u00e9s de transition s&rsquo;efforcent de r\u00e9cup\u00e9rer les biens accapar\u00e9s par l&rsquo;ex-pr\u00e9sident et son clan. L&rsquo;ampleur du pillage laisse pantois.  Le 14 janvier 2011, le pr\u00e9sident Zine el-Abidine ben Ali s&rsquo;envolait pr\u00e9cipitamment de Tunisie, apr\u00e8s vingt-trois ans de r\u00e8gne, sous les hu\u00e9es des manifestants qui, au p\u00e9ril de leur vie, lui demandaient depuis des semaines de \u00ab\u00a0d\u00e9gager\u00a0\u00bb. Un an plus tard, les commissions mises en place au lendemain de la r\u00e9volution d\u00e9m\u00ealent toujours les fils dans lesquels l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;Etat, son \u00e9pouse, Le\u00efla Trabelsi, et leurs proches avaient ligot\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne.  Charg\u00e9e d&rsquo;identifier et de r\u00e9cup\u00e9rer les biens mal acquis par Ben Ali et 114 membres du clan au pouvoir, la commission de Confiscation a d\u00e9j\u00e0 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Etat 233 titres fonciers et une centaine de v\u00e9hicules, ainsi que des participations, le plus souvent majoritaires, dans 116 entreprises. Le statut exact de 204 autres soci\u00e9t\u00e9s est toujours \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude. A terme, l&rsquo;Etat pourrait se retrouver actionnaire de 320 entreprises, qui repr\u00e9sentent plus de 15 000 emplois directs et g\u00e8rent des avoirs estim\u00e9s \u00e0 plus de 2,6 milliards d&rsquo;euros. La commission promet une \u00e9valuation pr\u00e9cise de la valeur des soci\u00e9t\u00e9s confisqu\u00e9es dans son rapport final, attendu en juin. \u00ab\u00a0L&rsquo;ampleur du syst\u00e8me mafieux est impressionnante\u00a0\u00bb, affirme son pr\u00e9sident, Mohamed Adel ben Isma\u00efl.  \u00ab\u00a0Pas un secteur n&rsquo;a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9dation\u00a0\u00bb A la Commission nationale d&rsquo;investigation sur les affaires de corruption et de malversation (CNICM), le constat est le m\u00eame. Cr\u00e9\u00e9e quelques jours apr\u00e8s la fuite de Ben Ali, celle-ci a rendu public, le 11 novembre 2011, un rapport partiel portant sur 5000 dossiers.  Pour l&rsquo;heure, personne ne se risque \u00e0 chiffrer le manque \u00e0 gagner pour l&rsquo;\u00e9conomie nationale. \u00ab\u00a0Pas un secteur n&rsquo;a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9dation\u00a0\u00bb, confiait \u00e0 L&rsquo;Express, peu avant son d\u00e9c\u00e8s, le 2 janvier dernier, Abdelfattah Amor, pr\u00e9sident de la CNICM. Si les plus grosses affaires concernent directement le clan Ben Ali et Trabelsi, le rapport \u00e9tablit aussi l&rsquo;existence d&rsquo;une corruption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, \u00e0 tous les \u00e9chelons du pouvoir. M\u00eame l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (UGTT), ancien syndicat unique, est \u00e9pingl\u00e9e. L&rsquo;ampleur de la t\u00e2che est telle qu&rsquo;une commission permanente devrait bient\u00f4t prendre le relais. A terme, le produit de la vente des biens r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s sera vers\u00e9 dans les caisses de l&rsquo;Etat.  Restent les proc\u00e8s, qui ont \u00e0 peine commenc\u00e9. Le 20 juin, le tribunal de premi\u00e8re instance de Tunis a condamn\u00e9 Zine el-Abidine ben Ali et Le\u00efla Trabelsi \u00e0 trente-cinq ans de prison chacun pour d\u00e9tournement de fonds publics, apr\u00e8s la saisie, dans l&rsquo;un de leurs palais, de plus de 21 millions d&rsquo;euros. Ben Ali et son gendre Mohamed Sakher al-Materi ont aussi \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s, le 28 juillet, \u00e0 seize ans de prison, tandis que sa fille Nesrine \u00e9copait de huit ans, pour corruption et fraudes immobili\u00e8res, dans deux affaires d&rsquo;achat et de cession de terrains. Des jugements dont les Tunisiens regrettent qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pu \u00eatre prononc\u00e9s que par contumace : l&rsquo;Arabie saoudite, o\u00f9 se trouve l&rsquo;ex-dictateur, fait la sourde oreille aux demandes d&rsquo;extradition des autorit\u00e9s tunisiennes, tandis que sa fille et son gendre ont fui au Qatar.  <strong><font>Source: \u201cL\u2019express\u201d Le 16-01-2012<\/font><\/strong> Lien:<a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/actualite\/monde\/afrique\/tunisie-la-chasse-aux-voleurs_1071026.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lexpress.fr\/actualite\/monde\/afrique\/tunisie-la-chasse-aux-voleurs_1071026.html<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Tunisie : \u00ab\u00a0frapp\u00e9e\u00a0\u00bb par des salafistes<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> T\u00c9MOIGNAGE- Une enseignante violent\u00e9e s\u2019inqui\u00e8te de l\u2019irruption de ces extr\u00e9mistes. Alors que des milliers de Tunisiens se sont rassembl\u00e9s samedi sur l&#8217;embl\u00e9matique avenue Bourguiba \u00e0 Tunis pour f\u00eater le premier anniversaire de la chute de Ben Ali, la libert\u00e9 totale n\u2019est pas encore au rendez-vous. Le 23 octobre dernier, le parti islamiste d\u2019Ennahda a remport\u00e9 les \u00e9lections l\u00e9gislatives. Depuis ce succ\u00e8s \u00e9lectoral, une vingtaine de salafistes ont investi la facult\u00e9 des lettres de la Manouba,pr\u00e8s de Tunis. Ils imposent aux \u00e9tudiants de porter le niqab, le voile int\u00e9gral, pour celles qui le souhaitent en cours ou lors des examens. \u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e\u00a0\u00bb Depuis plusieurs semaines, les 8.000 \u00e9tudiants, priv\u00e9s d\u2019enseignement, sont pris en otage dans un bras-de-fer de plus en plus tendu avec les salafistes alors que se rapprochent les examens. Plusieurs enseignants, qui refusaient des \u00e9tudiantes porteuses de niqab, ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s, insult\u00e9s voire menac\u00e9s de mort. C\u2019est le cas d\u2019Amel Ja\u00efdi, la directrice du d\u00e9partement d\u2019anglais qui a \u00e9t\u00e9 violemment prise \u00e0 partie. \u00ab\u00a0J\u2019\u00e9tais en cours, quand une fille d\u00e9barque, toute voil\u00e9e en noir en disant : &lsquo;moi je ne sortirai pas et je resterai le visage couvert&rsquo;. Elle est all\u00e9e chercher les salafistes. Ils \u00e9taient une vingtaine. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e. Ils m\u2019insultaient. Et puis l\u2019un d\u2019eux se dirige vers moi et me dit : &lsquo;je vais te liquider&rsquo;. Je suis en danger de mort\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne cette enseignante au micro d\u2019Europe 1. \u00ab\u00a0Ils sont endoctrin\u00e9s\u00a0\u00bb Amel Ja\u00efdi redoute des affrontements tr\u00e8s violents entre les salafistes qui vont tenter d&#8217;emp\u00eacher le d\u00e9roulement des examens et les 8.000 \u00e9tudiants, paniqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de perdre leur ann\u00e9e universitaire : \u00ab\u00a0la semaine prochaine commencent les examens semestriels. Si jamais ils [les salafistes] restent l\u00e0, il y a de grands risques qu\u2019il y ait un bain de sang. Il y a parmi eux des gens qui sont compl\u00e8tement fous qui peuvent tout faire, qui sont pr\u00eats \u00e0 tuer. Ils sont endoctrin\u00e9s. Ils croient durs comme fer que si jamais ils tentent quoi que ce soit, ils entreront directement au paradis\u00a0\u00bb. Depuis la victoire \u00e9lectorale, les salafistes, jusque-l\u00e0 en retrait sous l\u2019\u00e8re Ben Ali, sont de plus en plus pr\u00e9sents dans la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne. Certains d&rsquo;entre eux ont r\u00e9cemment pris d\u2019assaut une maison-close de la capitale pour r\u00e9clamer sa fermeture. De m\u00eame, ils sont intervenus en septembre dans une universit\u00e9 de la ville de Sousse pour r\u00e9clamer le droit de s\u2019inscrire pour les \u00e9tudiants qui portaient le niqab. Au mois de novembre dernier, le doyen de la facult\u00e9 de lettres de Manouba avait \u00e9t\u00e9 s\u00e9questr\u00e9 plusieurs heures pour obtenir de lui la s\u00e9paration des \u00e9tudiants et des \u00e9tudiantes ainsi que la cr\u00e9ation d\u2019une salle de pri\u00e8re dans l\u2019enceinte de cette universit\u00e9. <strong><font>Source: \u201cEurope1\u201d Le 16-01-2012<\/font><\/strong> Lien:<a href=\"http:\/\/www.europe1.fr\/International\/Tunisie-frappee-par-des-salafistes-905341\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.europe1.fr\/International\/Tunisie-frappee-par-des-salafistes-905341\/<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Tunisie &#8211; Le niqab fait monter la tension \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Sur le campus de l&rsquo;universit\u00e9 de Manouba, dans la banlieue de Tunis, un an apr\u00e8s la chute de Ben Ali, souffle un air de r\u00e9volution. Depuis plusieurs mois, professeurs et \u00e9tudiants se livrent un combat sans armes autour d&rsquo;une question: le niqab. Gr\u00e8ves et manifestations s&rsquo;encha\u00eenent pour r\u00e9clamer le droit aux femmes d&rsquo;assister aux cours et de passer leurs examens v\u00eatues du voile int\u00e9gral. Des revendications auxquelles les professeurs n&rsquo;ont pas l&rsquo;intention de c\u00e9der. Pour obtenir gain de cause, une trentaine d&rsquo;\u00e9tudiants a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;occuper le b\u00e2timent de la direction de la facult\u00e9 des Lettres, des Arts et des Humanit\u00e9s. Matelas \u00e0 m\u00eame le sol ont remplac\u00e9 chaises et bureaux. Ces \u00e9tudiants, qui ne se consid\u00e8rent pas comme des Salafistes, \u2014des musulmans ultra-orthodoxes\u2014, ont pourtant install\u00e9 un mat\u00e9riel qui diffuse sans discontinuer des chants islamiques, fait savoir T\u00e9l\u00e9rama. Cette situation inqui\u00e8te de nombreux professeurs, parmi lesquels beaucoup femmes de la g\u00e9n\u00e9ration Bourguiba, et ferventes avocates de la condition f\u00e9minine: \u00abLe niqab ne correspond pas \u00e0 la tradition de la Tunisie! s&rsquo;exclame une enseignante de fran\u00e7ais. Comment voulez-vous dialoguer avec vos \u00e9l\u00e8ves si vous ne pouvez pas voir leur visage?\u00bb Un discours que Rafika Ben Guirat, professeur de marketing \u00e0 la facult\u00e9 de Manouba, soutient d&rsquo;autant plus vivement qu&rsquo;elle a failli \u00eatre agress\u00e9e pour \u00abtenue vestimentaire irrespecteuse\u00bb. Alors qu&rsquo;elle entrait faire cours dans un amphith\u00e9\u00e2tre, des \u00e9tudiants ont protest\u00e9 contre sa tenue. \u00abMes \u00e9tudiants m&rsquo;ont suppli\u00e9e d&rsquo;arr\u00eater le cours et m&rsquo;ont escort\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;administration, raconte-t-elle \u00e0 T\u00e9l\u00e9rama. J&rsquo;avais pourtant une veste rouge, une robe blanche: les couleurs de la Tunisie!\u00bb  Face \u00e0 ces revendications, le directeur de l&rsquo;universit\u00e9 refuse de c\u00e9der et a annul\u00e9 cours et examens pour protester contre leurs m\u00e9thodes. Etudiants, professeurs, manifestants: tous ont bien l&rsquo;intention de ne pas se faire voler \u00ableur\u00bb r\u00e9volution. T\u00e9l\u00e9rama rappelle que sous le r\u00e9gime de Ben Ali, ce campus excentr\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9 comme un foyer insoumis, avec ses mouvements \u00e9tudiants r\u00e9currents, ses gr\u00e8ves administratives, ses professeurss qui autorisaient le foulard \u2014ultime signe de r\u00e9sistance alors que le pouvoir pourchassait les islamistes. Aujourd&rsquo;hui, ce p\u00f4le universitaire compos\u00e9 de 26.000 \u00e9tudiants, dont 60 % de filles, est le symbole d&rsquo;une Tunisie postr\u00e9volutionnaire qui se cherche encore. Et semble cristalliser la question de la place qu&rsquo;accordera l&rsquo;universit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;islam avec la r\u00e9cente victoire du parti islamiste Ennahdha \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e constituante. Pour Neila Saabi, doctorante en Histoire \u00e0 la facult\u00e9 de la Manouba, la r\u00e9ponse est toute trouv\u00e9e: \u00abIl faut r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 de nouveaux modes d&rsquo;engagement. Car si on ne trouve pas de solutions aux probl\u00e8mes urgents, il ne faudra pas s&rsquo;\u00e9tonner de voir \u00e9clater une autre r\u00e9volution, peut-\u00eatre moins pacifique. \u00c7a nous concerne tous, les hommes comme les femmes&#8230; \u00bb <strong><font>Source: \u201dSlate Afrique\u201d Le 16-01-2012<\/font><\/strong> Lien:<a href=\"http:\/\/www.slateafrique.com\/81053\/en-tunisie-le-niqab-au-centre-des-oppositions-a-luniversite\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.slateafrique.com\/81053\/en-tunisie-le-niqab-au-centre-des-oppositions-a-luniversite<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Tunisie: le d\u00e9senchantement des jeunes de Kasserine<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Tandis que Tunis connaissait samedi une mobilisation populaire sans pr\u00e9c\u00e9dent et que des milliers de manifestants \u00e9taient descendus sur l&rsquo;avenue Habib-Bourguiba pour c\u00e9l\u00e9brer, dans la capitale, le premier anniversaire de la r\u00e9volution, \u00e0 Kasserine, une petite ville de 100.000 habitants au sud-est du pays, le manque de perspectives est criant, un an apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime de Ben Ali.  Sur la route de Kasserine, les contrebandiers ont pignon sur rue. Les vendeurs de bidons d&rsquo;essence y sont devenus plus nombreux que les m\u00e9chouias, ces troquets o\u00f9 des carcasses de mouton font office d&rsquo;enseigne. Le carburant vient d&rsquo;Alg\u00e9rie. La fronti\u00e8re n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 une cinquantaine de kilom\u00e8tres, juste derri\u00e8re le mont Chaambi, le pic le plus \u00e9lev\u00e9 du pays (1 545 m\u00e8tres). La police ne bronche pas. En Tunisie, l&rsquo;\u00e9conomie grise repr\u00e9senterait 30 % du PIB. Ici, elle fr\u00f4lerait plut\u00f4t les 50 %. Une soupape de s\u00e9curit\u00e9. Car la r\u00e9gion est l&rsquo;une des plus d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9es du pays. Des terres arides o\u00f9 m\u00eame les oliviers peinent \u00e0 se plaire. Kasserine compte environ 100.000 habitants. Peu ou prou d&rsquo;activit\u00e9s industrielles \u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;une usine de cellulose qui ne cesse de p\u00e9ricliter (1 200 employ\u00e9s il y a dix ans, 400 aujourd&rsquo;hui), d&rsquo;une cimenterie et d&rsquo;une entreprise de sous-traitance pour Benetton (environ 150 ouvriers). Le taux de ch\u00f4mage avoisine les 40 %, soit le double de la moyenne nationale. Et ici comme ailleurs, il frappe surtout les jeunes dipl\u00f4m\u00e9s. Kasserine exhibe fi\u00e8rement deux instituts d&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur tout en reconnaissant que ce sont des \u00abfabriques \u00e0 ch\u00f4meurs\u00bb. La ville dispose aussi d&rsquo;un h\u00f4pital. Il est d\u00e9liquescent. Pour se faire soigner, raconte Samir Rabhi, un enseignant militant des droits de l&rsquo;homme, \u00abil faut aller \u00e0 Sfax\u00bb, la ville la plus proche, \u00e0 quelque 200 km. Kasserine se flatte pourtant d&rsquo;un pass\u00e9 glorieux. Le gouvernorat repr\u00e9senterait le plus gros r\u00e9servoir de ruines romaines du pays. Mais personne ou presque ne vient les visiter. En 1943, elle fut aussi le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une fameuse bataille entre le mar\u00e9chal nazi Rommel et les forces am\u00e9ricaines. Kasserine s&rsquo;enorgueillit surtout d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avant-garde de la r\u00e9volution du jasmin. \u00c0 l&rsquo;entr\u00e9e de la ville, des graffitis en arabe et en anglais s&rsquo;arrogent des droits d&rsquo;auteur sur le printemps arabe, proclamant fi\u00e8rement \u00abWe are the r\u00e9volution\u00bb. Vingt et un morts en trois jours Apr\u00e8s l&rsquo;immolation de Mohammed Bouazizi dans la cit\u00e9 voisine de Sidi Bouzid le 17 d\u00e9cembre, le soul\u00e8vement de Kasserine a \u00e9t\u00e9 \u00abun catalyseur de la r\u00e9volte\u00bb, confirme Sadok Mahmoudi, membre du bureau r\u00e9gional du puissant syndicat UGTT. \u00abL&rsquo;incendie s&rsquo;est r\u00e9pandu \u00e0 Tala puis Kasserine. Le 8 janvier, la ville s&rsquo;est embras\u00e9e. La r\u00e9pression a \u00e9t\u00e9 f\u00e9roce: vingt et un morts en trois jours, tous \u00e2g\u00e9s d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es. Ben Ali avait mesur\u00e9 le danger. Deux jours avant de fuir, il avait ordonn\u00e9 de bombarder la ville.\u00bb Kasserine s&rsquo;est toujours affich\u00e9 comme une ville frondeuse. \u00abEn 1984 d\u00e9j\u00e0, la r\u00e9volte du pain avait commenc\u00e9 ici\u00bb, rappelle Samir Rabhi. La chute du r\u00e9gime Ben Ali n&rsquo;a pas mis fin \u00e0 la contestation. Le 8 janvier dernier, quelques centaines de jeunes ont conspu\u00e9 le pr\u00e9sident Moncef Marzouki et le premier ministre islamiste Hamadi Jebali venus rendre hommage aux \u00abmartyrs\u00bb de la r\u00e9volution. \u00abIls r\u00e9clamaient du travail et criaient: d\u00e9gage!\u00bb, raconte Haithem, au ch\u00f4mage depuis dix-huit ans, c&rsquo;est-\u00e0-dire depuis toujours. \u00abMarzouki n&rsquo;a m\u00eame pas pu commencer son discours. La col\u00e8re des manifestants \u00e9tait telle qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 aussit\u00f4t exfiltr\u00e9 par son service d&rsquo;ordre.\u00bb Dans la cit\u00e9 Ezzouhour (cit\u00e9 des Fleurs), un des quartiers les plus pauvres de Kasserine, la tension est toujours palpable. \u00abRien n&rsquo;a chang\u00e9\u00bb, constate Jamel, 27 ans, dipl\u00f4m\u00e9 d&rsquo;anglais et bien s\u00fbr sans emploi. Comme tout le monde, Jamel passe son temps dans un des caf\u00e9s bond\u00e9s de la ville \u00e0 jouer aux cartes et \u00e0 fumer des cigarettes ou des joints venus d&rsquo;Alg\u00e9rie. \u00abOn attend\u00bb, dit-il. Pour son ami Nizar, 24 ans, \u00abla situation a m\u00eame empir\u00e9. Les braquages se sont multipli\u00e9s et m\u00eame si la police conna\u00eet le voleur, elle n&rsquo;agit pas. L&rsquo;\u00c9tat est faible. Comment voulez vous attirer des investisseurs dans un tel climat d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9?\u00bb \u00c0 en croire Haithem, la corruption demeure elle aussi end\u00e9mique. \u00abLe seul moyen de trouver du boulot, ce sont les chantiers\u00bb (un syst\u00e8me d&#8217;emplois \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e dans la fonction publique h\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;\u00e8re Ben Ali). Mais pour en b\u00e9n\u00e9ficier, \u00abil faut avoir des relations ou payer un bakchich\u00bb. Pour Jamel, \u00ables nadhaouistes n&rsquo;ont pas tenu leurs promesses. Nous les avons \u00e9lus, mais nous pouvons aussi les destituer\u00bb. \u00c0 Kasserine, un an apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime Ben Ali, l&rsquo;heure est au d\u00e9senchantement. Le gouvernement en est conscient, mais semble jusqu&rsquo;ici impuissant. \u00abLes attentes sont \u00e9normes et les nerfs sont \u00e0 vif\u00bb, a reconnu il y a quelques jours le ministre des Affaires sociales Khalil Zaouia. La situation \u00e9conomique \u00abs&rsquo;est notablement aggrav\u00e9e\u00bb, confirme l&rsquo;\u00e9conomiste Mahmoud Ben Romdhane et les r\u00e9gions les plus pauvres sont les premi\u00e8res \u00e0 en subir les cons\u00e9quences. \u00abLe nouveau pouvoir a h\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;ancien r\u00e9gime une d\u00e9connexion dramatique entre des structures de production fond\u00e9es sur des emplois moyennement qualifi\u00e9s et un syst\u00e8me \u00e9ducatif qui g\u00e9n\u00e8re pr\u00e8s de 70.000 dipl\u00f4m\u00e9s chaque ann\u00e9e.\u00bb Le nombre de ch\u00f4meurs est pass\u00e9 de 500.000 \u00e0 800.000 Un peu partout dans le pays, les gr\u00e8ves &#8211; plus de 500 depuis la chute de Ben Ali &#8211; ont d\u00e9j\u00e0 entra\u00een\u00e9 la fermeture de plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;entreprises. Le secteur touristique est en berne et les exportations de produits manufactur\u00e9s p\u00e2tissent d\u00e9j\u00e0 de la crise en Europe. En \u00e0 peine un an, le nombre de ch\u00f4meurs est pass\u00e9 de 500.000 \u00e0 800.000. Plus d&rsquo;un tiers des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s sont aujourd&rsquo;hui sans emploi. \u00abLe pire, poursuit Ben Romdhane, est qu&rsquo;apr\u00e8s avoir pass\u00e9 deux mois \u00e0 discuter sur la r\u00e9partition des portefeuilles minist\u00e9riels, le gouvernement de coalition n&rsquo;a envisag\u00e9 aucune mesure d&rsquo;urgence. Il n&rsquo;essaie m\u00eame pas d&rsquo;envoyer un signal susceptible de redonner un peu d&rsquo;espoir.\u00bb Une absence de perspectives qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;inqui\u00e9ter la plupart des observateurs. \u00abLes islamistes ont connu la prison, la torture. C&rsquo;est un CV qui m\u00e9rite la compassion, mais qui ne les habilite pas \u00e0 diriger le pays, estime un \u00e9minent repr\u00e9sentant de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Distinguer les gr\u00e8ves l\u00e9gitimes des d\u00e9brayages arbitraires comme vient de le faire le porte-parole du gouvernement, c&rsquo;est de la foutaise! La v\u00e9rit\u00e9 est que ces dirigeants n&rsquo;ont aucune vision \u00e9conomique, qu&rsquo;ils brillent par leur incomp\u00e9tence. Vous connaissez un pays o\u00f9 l&rsquo;on adopte un projet de budget en quarante-huit heures? Qui plus est, un texte pr\u00e9par\u00e9 par le pr\u00e9c\u00e9dent gouvernement avant le d\u00e9but de la crise en Europe et qui pr\u00e9voit une croissance de 4,5 % cette ann\u00e9e. C&rsquo;est surr\u00e9aliste!\u00bb Samedi, \u00e0 Kasserine, Jamel, Nizar, Haithem et les autres ont pass\u00e9 comme d&rsquo;habitude la journ\u00e9e au caf\u00e9. \u00c0 fumer encore et toujours en r\u00eavant tout haut d&rsquo;\u00abune r\u00e9volution non stop\u00bb. <strong><font>Source: \u201cLe Figaro\u201d Le 16-01-2012<\/font><\/strong> Lien:<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2012\/01\/15\/01003-20120115ARTFIG00146-tunisie-le-desenchantement-des-jeunes-de-kasserine.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2012\/01\/15\/01003-20120115ARTFIG00146-tunisie-le-desenchantement-des-jeunes-de-kasserine.php<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Drapeau tunisien \u00e0 la mairie de Rouen : une \u00ab\u00a0insulte\u00a0\u00bb selon Vague normande<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> La municipalit\u00e9 de Rouen avait d\u00e9cid\u00e9 de \u00ab\u00a0c\u00e9l\u00e9brer\u00a0\u00bb \u00e0 sa mani\u00e8re le premier anniversaire de l&rsquo;Association franco-tunisienne de Normandie, cr\u00e9\u00e9e suite \u00e0 la r\u00e9volution ayant secou\u00e9 la Tunisie en 2011. Samedi 14 janvier, elle a ainsi d\u00e9cid\u00e9 de faire flotter un drapeau tunisien tout en haut de la mairie, sous le drapeau fran\u00e7ais. Une initiative qui n&rsquo;a pas plu \u00e0 tout le monde. Vague normande, mouvement identitaire r\u00e9gionaliste proche de l&rsquo;extr\u00eame droite, s&rsquo;y est oppos\u00e9 publiquement \u00e0 travers un communiqu\u00e9 : \u00ab\u00a0La r\u00e9volution tunisienne ne concerne que de tr\u00e8s loin les Rouennais et Normands. Il serait d\u2019autant plus bienvenu, de la part de la Mairie de Rouen, de pavoiser Normand. Car c\u2019est une insulte \u00e0 la Normandie et aux Normands, que d\u2019afficher un drapeau \u00e9tranger et de ne pas hisser les couleurs des terres que nous foulons chaque jour. Nous demandons donc le retrait de ce drapeau, et que la ville de Rouen hisse fi\u00e8rement les couleurs de la Normandie.\u00a0\u00bb Depuis un an, l&rsquo;Association franco-tunisienne de Normandie r\u00e9cup\u00e8re par ailleurs du mat\u00e9riel sportif et des biens d&rsquo;\u00e9quipements aupr\u00e8s de clubs de football normands. En mars, les dons rejoindront la Tunisie. <strong><font>Source: \u201dTendance ouest Rouen\u201d Le 16-01-2011 <\/font><\/strong>Lien:<a href=\"http:\/\/www.tendanceouestrouen.com\/actualite-3421-drapeau-tunisien-a-mairie-rouen-une-insulte-selon-vague-normande.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.tendanceouestrouen.com\/actualite-3421-drapeau-tunisien-a-mairie-rouen-une-insulte-selon-vague-normande.html<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Le Qatar influence-t-il vraiment la Tunisie ?<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> <strong><font>Par Ridha K\u00e9fi<\/font><\/strong>  A en croire certains, le Qatar jouerait aujourd&rsquo;hui un r\u00f4le de premier plan dans la gestion de la transition politique tunisienne. Il serait l&rsquo;ex\u00e9cuteur d&rsquo;un plan am\u00e9ricain d&rsquo;installer des r\u00e9gimes islamistes dans les pays du printemps arabe. Qu&rsquo;en est-il au juste ? La c\u00e9l\u00e9bration officielle du premier anniversaire de la r\u00e9volution tunisienne continue de susciter les d\u00e9bats dans les milieux politiques. On a entendu \u00e0 peu pr\u00e8s tout, et n\u2019importe quoi\u2026 Certains dirigeants politiques, en manque de visibilit\u00e9, se sont fait l\u2019\u00e9cho de radotages sur facebook. Et l\u2019homme qui a le plus canalis\u00e9 la d\u00e9testation d\u2019une partie des Tunisiens, c\u2019est l\u2019\u00e9mir du Qatar, Hamad Ben Khalifa Al Thani, que beaucoup accusent d\u2019\u00eatre le bras politique et m\u00e9diatique des Etats-Unis dans la gestion du \u00abprintemps arabe\u00bb. Cette th\u00e8se r\u00e9siste-t-elle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019analyse, du moins dans le cas de la Tunisie ?  On peut, bien s\u00fbr, trouver excessive et injustifiable l\u2019implication de la petite monarchie gazi\u00e8re dans la gestion des r\u00e9volutions tunisienne, \u00e9gyptienne, libyenne, y\u00e9m\u00e9nite, bahre\u00efnie et syrienne. Les assiduit\u00e9s qataries d\u2019Ennahdha  On peut aussi d\u00e9busquer, derri\u00e8re cette implication, une volont\u00e9 du Qatar d\u2019\u00e9tendre son influence politique dans les pays arabes et islamiques, en comptant sur ses relais dans la r\u00e9gion. Et, en Tunisie, le parti Ennahdha, dominant dans l\u2019actuelle coalition gouvernementale, est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un de ces \u00abrelais\u00bb.  Les assiduit\u00e9s qataries de Rached Ghannouchi, pr\u00e9sident du parti Ennahdha, sont connues, notamment ses relations avec le super-conseiller de l\u2019\u00e9mir du Qatar, le th\u00e9ologien \u00e9gyptien Youssef El-Qaradhaoui, pr\u00e9sident de l\u2019Union internationale des savants musulmans (Uism) dont Ghannouchi est membre. Les relations de Rafik Abdessalem, l\u2019actuel ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, et accessoirement gendre de Ghannouchi, avec le Qatar sont de notori\u00e9t\u00e9 publique. Avant de rejoindre son poste \u00e0 Tunis, ce dernier \u00e9tait chef du d\u00e9partement de recherche au centre d\u2019\u00e9tudes d\u2019Al-Jazira, et donc, pour dire les choses cr\u00fbment, un salari\u00e9 de l\u2019\u00e9mir. Aussi, la pr\u00e9sence du cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani \u00e0 Tunis, qui plus est, \u00e0 un moment de grande charge \u00e9motionnelle et symbolique, la c\u00e9l\u00e9bration du 1er anniversaire de la r\u00e9volution, ne pouvait que faire grincer quelques dents&#8230; De m\u00eame, l\u2019annonce, \u00e0 l\u2019occasion de cette visite, de la signature de protocoles d\u2019accord relatifs \u00e0 des projets de coop\u00e9ration entre les deux pays \u2013 traduire : des investissements et des aides du Qatar \u00e0 la Tunisie \u2013, si elle est cens\u00e9e \u00eatre accueillie avec gratitude par les Tunisiens, ces derniers en ont con\u00e7u aussi, paradoxalement, quelque inqui\u00e9tude, eu \u00e9gard \u00e0 tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de.  Usa &#8211; Qatar : vrai tandem ou mythe grossier ?  Cela dit, il convient de relativiser l\u2019influence du Qatar, et de sa cha\u00eene Al-Jazira, en Tunisie et dans le monde arabe. Pour ce qui est de notre pays, ce ne sont pas les quelques dizaines de millions de dinars que le Qatar s\u2019appr\u00eate \u00e0 injecter dans une \u00e9conomie en berne qui vont influer les orientations de la transition actuellement en cours. Sur un autre plan, les all\u00e9gations de certains \u00e0 propos d\u2019un soi-disant \u00abcomplot\u00bb am\u00e9ricain, dont le Qatar serait l\u2019ex\u00e9cutant, pour instaurer des r\u00e9gimes islamistes dans toute la r\u00e9gion, nous semblent quelque peu l\u00e9g\u00e8res sinon grotesques. Et cela pour plusieurs raisons. D\u2019abord, les Etats-Unis n\u2019appr\u00e9cient pas particuli\u00e8rement les mouvements islamistes. Ils les ont d\u2019ailleurs longtemps combattus, et aujourd\u2019hui ils ne font que s\u2019en accommoder. Ils n\u2019iront pas jusqu\u2019\u00e0 les soutenir contre les forces progressistes et lib\u00e9rales pro-occidentales. Ensuite, s\u2019ils ont un nouveau plan pour le Grand Moyen-Orient, les Am\u00e9ricains n\u2019auraient pas besoins d\u2019un petit \u00e9mirat gazier pour le mettre en route. Ils ont suffisamment de relais dans les pays-m\u00eames, au sein des arm\u00e9es et des administrations, et pas seulement des partis et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, pour y aller eux-m\u00eames franco. Franchement : quelle force, aujourd\u2019hui, en Tunisie, pourrait les en emp\u00eacher ? Hamma Hammami et son Parti ouvrier communiste tunisien (Poct) ou les quelques groupuscules d\u2019extr\u00eame-gauche et\/ou nationalistes arabes, grands d\u00e9fenseurs des dictatures, pass\u00e9es, actuelles et \u00e0 venir ? Soyons s\u00e9rieux\u2026 Tunisie : un Etat vieux de 3 si\u00e8cles et demi Certes, Washington n\u2019est pas indiff\u00e9rent aux changements actuellement en cours en Tunisie, en Libye, en Egypte, au Y\u00e9men, et sans doute aussi demain en Syrie. Ils ont des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et strat\u00e9giques importants dans ces pays, li\u00e9s surtout aux ressources \u00e9nerg\u00e9tiques (disponibles pour des d\u00e9cennies encore dans la r\u00e9gion) et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl, leur grand prot\u00e9g\u00e9 dont la greffe tarde \u00e0 prendre dans la r\u00e9gion. Les Am\u00e9ricains ont aussi des craintes relatives notamment \u00e0 un possible renforcement du r\u00e9seau Al-Qa\u00efda au Maghreb islamique (Aqmi), toujours actif dans la bande sah\u00e9lo-saharienne, et qui menace de reprendre du poil de la b\u00eate et de profiter de la moindre faille que laisseraient les dispositifs s\u00e9curitaires des les pays d\u2019Afrique du Nord. A cet \u00e9gard, les risques en Tunisie, un pays plus ou moins tenu, sont moindres qu\u2019en Libye, o\u00f9 le trafic des armes s\u2019est intensifi\u00e9 au cours des derniers mois. Mais m\u00eame en Tunisie, le risque ne peut pas \u00eatre \u00e9cart\u00e9 totalement.  Cependant, les responsables am\u00e9ricains ont multipli\u00e9 les visites en Tunisie pour s\u2019assurer que les nouveaux dirigeants du pays tiennent en main la situation s\u00e9curitaire, notamment dans les zones frontali\u00e8res, s\u2019enqu\u00e9rir de leurs besoins dans ce domaine et les rassurer quant aux pr\u00e9dispositions de Washington \u00e0 les aider, le cas \u00e9ch\u00e9ant, et \u00e0 soutenir la transition en cours dans le pays. Pour cela, Washington a-t-elle vraiment besoin de Doha ? Sachant que les relations entre la Tunisie et les Etats-Unis remontent \u00e0 plus de deux si\u00e8cles et que la coop\u00e9ration bilat\u00e9rale, notamment dans le domaine militaire, est tr\u00e8s ancienne et assez d\u00e9velopp\u00e9e. On sait aussi que la Tunisie a toujours eu, depuis son ind\u00e9pendance, en 1956, donc bien avant la naissance du Qatar, en 1971, un fort tropisme am\u00e9ricain. Dire donc qu\u2019un petit \u00e9mirat gazier, dont la naissance remonte \u00e0 une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, pourrait avoir une influence sur un pays, la Tunisie, dont l\u2019histoire remonte \u00e0 3.000 ans et qui dispose d\u2019un Etat central et d\u2019une administration depuis au moins 3 si\u00e8cles et demi, participe d\u2019une ignorance crasse de l\u2019histoire de notre pays, ou bien d\u2019une mauvaise foi manipulatrice. Et c\u2019est cette seconde hypoth\u00e8se qui nous semble la plus plausible, tant les affirmations \u00e0 propos d\u2019une puissance imp\u00e9rialiste pernicieuse appel\u00e9e Qatar, qui foisonnent sur les r\u00e9seaux sociaux et m\u00eame dans les d\u00e9clarations de certains dirigeants politiques, apparaissent d\u2019un grotesque absolu. <strong><font>Source: \u201cKapitalis\u201d Le 16-01-2012 <\/font><\/strong>Lien:<a href=\"http:\/\/www.kapitalis.com\/fokus\/62-national\/7827-le-qatar-influence-t-il-vraiment-la-tunisie.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.kapitalis.com\/fokus\/62-national\/7827-le-qatar-influence-t-il-vraiment-la-tunisie.html<\/a> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Joseph Staline\u2026.\u00e0 l\u2019avenue Habib Bourguiba<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Au milieu des drapeaux tunisiens et autres slogans multicolores scand\u00e9s lors du premier anniversaire du 14 janvier, un groupe de manifestants se d\u00e9tache de la foule. Ces manifestants n\u2019arboraient pas le fameux drapeau noir et blanc du djihad islamique (qui semble \u00eatre devenu une v\u00e9ritable mode) ni encore le portrait du Che, ic\u00f4ne r\u00e9volutionnaire qui se marie \u00e0 toutes les sauces.   Ici, le portrait de Staline \u00e9tait \u00e0 l\u2019honneur.   Dr\u00f4le de fa\u00e7on de c\u00e9l\u00e9brer une f\u00eate pour la r\u00e9volution et la d\u00e9mocratie que d\u2019arborer le symbole d\u2019un des pires monstres du XXe si\u00e8cle, effondr\u00e9 sous les incoh\u00e9rences de son id\u00e9ologie. Que repr\u00e9sente-t-il pour ceux qui s\u2019en font un porte-drapeau ?  Une fois l\u2019orgasme de la r\u00e9volution consomm\u00e9, les tunisiens semblent se perdre dans des slogans et des id\u00e9ologies de plus en plus contradictoires et pour le moins \u00e9tonnantes. On se rappellera des slogans antis\u00e9mites cri\u00e9s lors de la venue d\u2019Isma\u00ebl Hanieyh \u00e0 Tunis &#8211; accueilli comme un v\u00e9ritable h\u00e9ro \u2013 revendiquant \u00ab la mort aux juifs \u00bb !   Entre stalinisme et antis\u00e9mitisme, certains tunisiens c\u00e9l\u00e8brent la chute d\u2019une dictature dans la schizophr\u00e9nie la plus totale.  Ambiances\u2026 <strong><font>Source: \u201cBusiness News\u201d Le 16-01-2012 <\/font><\/strong>Lien:<a href=\"http:\/\/www.businessnews.com.tn\/Joseph-Staline\u00c2\u2026.\u00c3\u00a0-l\u00c2\u2019avenue-Habib-Bourguiba,520,28781,4\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.businessnews.com.tn\/Joseph-Staline%C3%82%E2%80%A6.%C3%83%C2%A0-l%C3%82%E2%80%99avenue-Habib-Bourguiba,520,28781,4<\/a> _________________________________________________________________________ \u00a0<\/div>\n<p><\/font><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TUNISNEWS 11 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b04219 du 17.01.2012 archives : www.tunisnews.net L\u2019express:Tunisie: la chasse aux voleurs Europe1:Tunisie : \u00ab\u00a0frapp\u00e9e\u00a0\u00bb par des salafistes Slate Afrique:Tunisie &#8211; Le niqab fait monter la tension \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Le Figaro:Tunisie: le d\u00e9senchantement des jeunes de Kasserine Tendance ouest Rouen:Drapeau tunisien \u00e0 la mairie de Rouen : une \u00ab\u00a0insulte\u00a0\u00bb selon Vague normande 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