{"id":18005,"date":"2009-10-31T00:00:00","date_gmt":"2009-10-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/31-octobre-2009\/"},"modified":"2009-10-31T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-31T00:00:00","slug":"31-octobre-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/31-octobre-2009\/","title":{"rendered":"31 octobre 2009"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Reporters sans fronti\u00e8res condamne fermement la d\u00e9cision, le 30 \n\t\t\t\toctobre 2009, du procureur de la R\u00e9publique de Tunis de placer \n\t\t\t\tTaoufik Ben Brik sous mandat de d\u00e9p\u00f4t, pour \u201catteinte aux bonnes \n\t\t\t\tm\u0153urs\u201c, \u201cdiffamation\u201c, \u201cagression\u201c et \u201cd\u00e9t\u00e9rioration des biens \n\t\t\t\td\u2019autrui\u201c. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div align=\"center\">\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS<\/strong> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><strong><font face=\"Arial\">9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e,<span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03448 du 31.10.2009<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><span><font><strong><font face=\"Arial\"><font>\u00a0archives<\/font> : <\/font><\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font face=\"Arial\"><font>\u00a0<\/font>\u00a0<\/font><\/div>\n<div><span lang=\"FR-CH\"><font><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><span lang=\"FR\"><font size=\"2\"><strong>Reporters sans fronti\u00e8res: Taoufik Ben Brik, malade, encourt jusqu\u2019\u00e0 trois ans de prison  <font>AFP: Journaliste tunisien incarc\u00e9r\u00e9: concertation europ\u00e9enne, selon Paris<\/font>  AFP: Tunisie: les autorit\u00e9s d\u00e9mentent une agression contre un opposant  <font>France-info: Le journaliste tunisien Taoufik ben Brik en prison<\/font> Radio-Canada: Le journaliste Taoufik Ben Brick emprisonn\u00e9 <font>El-Watan\u00a0\u00bb: Taoufik Ben Brik jet\u00e9 en prison &#8211; Le pi\u00e8ge honteux du r\u00e9gime de Ben Ali<\/font> Rue89: Tunisie: Ben Brick a besoin du soutien de Sarkozy <font>InfoSud: Journalistes tunisiens sauvagement brutalis\u00e9s<\/font> Le Monde: La France discr\u00e9dit\u00e9e par son soutien au r\u00e9gime Ben Ali <font>Le Soir: A peine r\u00e9\u00e9lu, Ben Ali frappe d\u00e9j\u00e0 du poing<\/font> Econostrum: Cr\u00e9ation de la Banque Zitouna, premi\u00e8re banque islamique tunisienne  <font>Tekiano: F\u00eate de la bi\u00e8re \u00e0 la tunisienne<\/font> Mizaanoun: \u00ab\u00a0L&rsquo;Europe \u00e9tudie le cas de Ben Brik\u00a0\u00bb ou l&rsquo;Hypocrisie et la Complicit\u00e9<\/strong><\/font><\/span><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><strong><font>Reporters sans fronti\u00e8res<\/font> <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Taoufik Ben Brik, malade, encourt jusqu\u2019\u00e0 trois ans de prison<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> Reporters sans fronti\u00e8res condamne fermement la d\u00e9cision, le 30 octobre 2009, du procureur de la R\u00e9publique de Tunis de placer Taoufik Ben Brik sous mandat de d\u00e9p\u00f4t, pour \u201catteinte aux bonnes m\u0153urs\u201c, \u201cdiffamation\u201c, \u201cagression\u201c et \u201cd\u00e9t\u00e9rioration des biens d\u2019autrui\u201c.   \u00ab Cette affaire est mont\u00e9e de toutes pi\u00e8ces pour que Taoufik Ben Brik croupisse en prison. Alors que cette voix dissidente a besoin de soins m\u00e9dicaux r\u00e9guliers pour traiter le syndrome de Cushing dont il est atteint, les autorit\u00e9s choisissent la politique du pire. Nous demandons sa lib\u00e9ration pour des raisons humanitaires dans l\u2019attente de son proc\u00e8s \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019organisation.   Taoufik Ben Brik est atteint du syndrome de Cushing, maladie chronique qui lui \u00f4te toute immunit\u00e9. Cette pathologie grave n\u00e9cessite qu\u2019il prenne des m\u00e9dicaments \u00e0 heures fixes et r\u00e9guli\u00e8res, sans quoi son \u00e9tat de sant\u00e9 risque de se d\u00e9t\u00e9riorer rapidement. D\u00e9pourvu de toute immunit\u00e9, il est indispensable qu\u2019il soit plac\u00e9 dans un endroit propre et chauff\u00e9.   Face au silence du ministre tunisien de la Communication, M. Romdhani, Reporters sans fronti\u00e8res a saisi aujourd\u2019hui les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires tunisiennes afin qu\u2019en attente de sa lib\u00e9ration, Monsieur Ben Brik puisse prendre ses m\u00e9dicaments et ce aux heures fix\u00e9es par ses m\u00e9decins, et que ses conditions de d\u00e9tention soient en ad\u00e9quation avec son \u00e9tat de sant\u00e9 tr\u00e8s fragile. L\u2019organisation a \u00e9galement saisi sur cette affaire le ministre fran\u00e7ais des Affaires \u00e9trang\u00e8res et europ\u00e9ennes, Bernard Kouchner, l\u2019ambassadeur de France en Tunisie et l\u2019ambassadeur des Etats-Unis \u00e0 Tunis.   Taoufik Ben Brik s\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 la veille \u00e0 10h au commissariat, suite \u00e0 une convocation pour la pr\u00e9tendue agression d\u2019une femme dans la rue la semaine pass\u00e9e. Le journaliste a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Mornaguia \u00e0 20 km au nord de Tunis. Il risque jusqu\u2019\u00e0 trois ans de prison ferme. Son proc\u00e8s devrait commencer le 19 novembre.   \u00a0L\u2019organisation rappelle la violente agression de son correspondant Slim Boukhdhir (photo) le 28 octobre 2009. Le m\u00eame jour, des inconnus ont tent\u00e9 \u00e0 trois reprises de forcer la porte du domicile de Mouldi Zouabi, correspondant en Tunisie du journal panarabe bas\u00e9 \u00e0 Londres Al-Quds Al-Arabi, du site Internet de la cha\u00eene satellitaire Al-Arabiya. En outre, Zouhair Makhlouf, incarc\u00e9r\u00e9 depuis le 21 octobre 2009 \u00e0 la prison de Mornaguia, compara\u00eetra devant le tribunal de premi\u00e8re instance de Grombalia le 3 novembre 2009. \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Journaliste tunisien incarc\u00e9r\u00e9: concertation europ\u00e9enne, selon Paris<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">AFP 30.10.09 | 14h49   Les capitales europ\u00e9ennes discutaient vendredi de la situation d&rsquo;un journaliste tunisien critique du r\u00e9gime, Taoufik Ben Brick, inculp\u00e9 et plac\u00e9 sous mandat de d\u00e9p\u00f4t pour \u00eatre jug\u00e9 le 19 novembre dans une affaire d&rsquo;agression, selon le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res.  \u00ab\u00a0Les capitales europ\u00e9ennes se concertent actuellement \u00e0 ce sujet\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0nous suivons la situation de M. Ben Brick avec la plus grande attention\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le porte-parole du Quai d&rsquo;Orsay, Bernard Valero, interrog\u00e9 sur ce journaliste tunisien. \u00ab\u00a0La France soutient la libert\u00e9 de la presse partout dans le monde\u00a0\u00bb, a-t-il rappel\u00e9. Selon une source judiciaire tunisienne, Taoufik Zoghlami Ben Brick a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 jeudi au parquet \u00e0 la suite d&rsquo;une \u00ab\u00a0plainte pour agression, atteintes aux bonnes moeurs et d\u00e9gradation de biens, d\u00e9pos\u00e9e par une femme avec laquelle il a eu une altercation\u00a0\u00bb. L&rsquo;arrestation jeudi de Taoufik Ben Brick avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e par Reporters sans Fronti\u00e8res (RSF) et les Verts \u00e0 Paris, dont un communiqu\u00e9 affirmait qu'\u00a0\u00bbil s&rsquo;agit d&rsquo;une manipulation\u00a0\u00bb du r\u00e9gime tunisien \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard duquel le journaliste s&rsquo;est montr\u00e9 critique. Selon son avocat, Me Nejib Chebbi, \u00ab\u00a0la seule explication (\u00e0 cette affaire) se trouve dans la s\u00e9rie d&rsquo;articles publi\u00e9s r\u00e9cemment par le journaliste dans la presse fran\u00e7aise\u00a0\u00bb. Taoufik Ben Brick, qui risque jusqu&rsquo;\u00e0 5 ans de prison, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crou\u00e9 \u00e0 la prison de Mornaguia (30 km de Tunis) apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au parquet jeudi soir, en l&rsquo;absence de ses avocats et de sa famille, selon Me Chebbi.  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: les autorit\u00e9s d\u00e9mentent une agression contre un opposant<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> AFP 30.10.09 | 14h28  Les autorit\u00e9s tunisiennes ont d\u00e9menti vendredi une agression contre le journaliste opposant Slim Boukhdhir, d\u00e9nonc\u00e9e jeudi \u00e0 Vienne par l&rsquo;Institut international de presse (IPI). \u00ab\u00a0Rien ne prouve les all\u00e9gations faites par M. Boukhdhir, d&rsquo;autant que ce dernier n&rsquo;a d\u00e9pos\u00e9 aucune plainte\u00a0\u00bb, ont-elles indiqu\u00e9 dans un communiqu\u00e9 officiel. Selon l&rsquo;IPI, Slim Boukhdhir, un opposant condamn\u00e9 \u00e0 un an de prison en 2007 pour injure \u00e0 un fonctionnaire public, a \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9 mercredi soir par quatre hommes, selon lui des policiers en civil, sur le chemin de son domicile et battu dans un parc de la capitale tunisienne. Avant l&rsquo;incident, il avait donn\u00e9 une interview \u00e0 la radio-t\u00e9l\u00e9vision britannique BBC sur la r\u00e9\u00e9lection du pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali, o\u00f9 il avait aussi \u00e9voqu\u00e9 les campagnes d&rsquo;intimidation du pouvoir contre les journalistes, affirmait l&rsquo;IPI. \u00ab\u00a0L&rsquo;IPI est choqu\u00e9e par l&rsquo;attaque brutale contre Slim Boukhdhir qui a \u00e9t\u00e9 vis\u00e9 pour son ind\u00e9pendance et sa voix critique\u00a0\u00bb, avait d\u00e9clar\u00e9 le directeur de l&rsquo;IPI David Dadge, cit\u00e9 dans un communiqu\u00e9. L&rsquo;organisation, bas\u00e9e \u00e0 Vienne, avait aussi d\u00e9nonc\u00e9 l&rsquo;arrestation de Taoufik Ben Brick, un journaliste inculp\u00e9 pour agression contre une femme qui sera jug\u00e9 le 19 novembre, selon des sources judiciaires. \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<p> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Le journaliste tunisien Taoufik ben Brik en prison<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>Le journaliste dissident tunisien Taoufik ben Brik a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en Tunisie et transf\u00e9r\u00e9 dans une prison apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au procureur. Il est mis en cause dans un banal incident de la circulation. Il a publi\u00e9 plusieurs articles critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du r\u00e9gime du pr\u00e9sident ben Ali dans la presse fran\u00e7aise. Taoufik ben Brik s\u2019est rendu lui m\u00eame, hier, au commissariat, entour\u00e9 d\u2019une vingtaine d\u2019amis et de soutiens. Le journaliste, connu pour ses articles critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du r\u00e9gime tunisien, \u00e9tait convoqu\u00e9 pour un incident de la circulation aux circonstances curieuses. Il \u00e9tait dans sa voiture en stationnement avec sa fille quand un v\u00e9hicule l\u2019a percut\u00e9 par l\u2019arri\u00e8re. La conductrice l\u2019a insult\u00e9 et accus\u00e9 d\u2019avoir endommag\u00e9 son v\u00e9hicule et a port\u00e9 plainte pour \u201cviolences et insultes\u201d. il s\u2019agit \u201cvraisemblablement d\u2019une provocation\u201d affirme l\u2019avocat du journaliste, Me Ahmed N\u00e9jib Chebbi. Il ne s\u2019explique pas autrement le maintien de son client en garde \u00e0 vue, pour une affaire si banale, puis son placement sous mandat de d\u00e9p\u00f4t apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au procureur. L\u2019avocat \u00e9voque \u201cdes mobiles politiques\u201d qui sous-tendent cette arrestation. Elle intervient \u00e0 la suite d\u2019une s\u00e9rie d\u2019articles virulents publi\u00e9s par le journaliste dans la presse fran\u00e7aise. 18 MOIS DE PRISON Selon Reporter sans Fronti\u00e8res, Taoufik ben Brik a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Mornaguia, situ\u00e9e \u00e0 20 km au nord de Tunis. Il risquerait jusqu\u2019\u00e0 18 mois de prison ferme. Seule sa famille, pas ses avocats, serait autoris\u00e9e \u00e0 lui rendre visite. Cette arrestation ubuesque intervient alors qu\u2019un autre journaliste, Slim Boukhdhir, fondateur de l\u2019association \u201cLibert\u00e9 et Equit\u00e9\u201d a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 \u00e0 Tunis. \u201cL\u2019arrestation de Taoufik Ben Brik et l\u2019agression de Slim Boukhdhir constituent des violations inacceptables de la libert\u00e9 d\u2019expression\u201d, a estim\u00e9 Reporters sans Fronti\u00e8res, appelant la communaut\u00e9 internationale \u00e0 \u201cr\u00e9agir face \u00e0 ces agissements dignes d\u2019un r\u00e9gime mafieux, au lendemain de la r\u00e9\u00e9lection de Zine el-Abidine Ben Ali\u201d\u2019\u2019 \u00e0 la t\u00eate du pays. En 2000, Taoufik ben Brik avait fait six semaines de gr\u00e8ve de la faim pour protester contre les atteintes aux droits de l\u2019Homme dans son pays. Gr\u00e9goire Lecalot, avec agences  <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0France-info\u00a0\u00bb le 30 octobre 2009)<\/font><\/strong>  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Le journaliste Taoufik Ben Brick emprisonn\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> Le journaliste et dissident tunisien Taoufik Ben Brick a \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9 jeudi soir pour une pr\u00e9sum\u00e9e agression contre une femme. Selon son avocat, Me Nejib Chebbi, le journaliste a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au parquet en l&rsquo;absence de ses avocats et de sa famille, puis \u00e9crou\u00e9 \u00e0 la prison de Mornaguia, \u00e0 30 km de Tunis. Il risque jusqu&rsquo;\u00e0 cinq ans de prison. Le jugement est fix\u00e9 au 19 novembre. M. Ben Brick a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;une \u00ab plainte pour agression, atteintes aux bonnes moeurs et d\u00e9gradation de biens, d\u00e9pos\u00e9e par une femme avec laquelle il a eu une altercation \u00bb, selon la justice tunisienne. Vendredi, le minist\u00e8re fran\u00e7ais des Affaires \u00e9trang\u00e8res a fait savoir que les capitales europ\u00e9ennes discutaient de la situation du journaliste. Reporters sans fronti\u00e8res (RSF) et le Parti des verts, \u00e0 Paris, estiment que cette affaire est \u00ab une manipulation \u00bb du r\u00e9gime tunisien \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard duquel le journaliste s&rsquo;est montr\u00e9 critique. Selon Me Chebbi, \u00ab la seule explication [\u00e0 cette affaire] se trouve dans la s\u00e9rie d&rsquo;articles publi\u00e9s r\u00e9cemment par le journaliste dans la presse fran\u00e7aise \u00bb. Le fr\u00e8re du journaliste a expliqu\u00e9 dans une entrevue au quotidien alg\u00e9rien El Watan que \u00ab le r\u00e9gime [tunisien] a d\u00e9cid\u00e9 de ne plus faire de proc\u00e8s politique contre ses opposants. Il a trouv\u00e9 un moyen indirect de les faire taire. On leur colle des proc\u00e8s de droit commun pour les mettre en prison. \u00bb Taoufik Ben Brick est devenu c\u00e9l\u00e8bre en 2000 lorsqu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait mis en gr\u00e8ve de la faim pour protester contre le r\u00e9gime tunisien. Sa gr\u00e8ve avait dur\u00e9 six semaines et mobilis\u00e9 les ONG internationales. Le r\u00e9gime, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, a accept\u00e9 de d\u00e9livrer un passeport au journaliste pour qu&rsquo;il se rende en France. Un autre journaliste agress\u00e9 Par ailleurs, RSF fait \u00e9tat de l&rsquo;agression contre un autre journaliste, Slim Boukhdhir, par \u00ab cinq hommes en civil dans le quartier du Bardo, \u00e0 Tunis, alors qu&rsquo;il descendait de taxi pour rentrer \u00e0 son domicile \u00bb. Une agression qu&rsquo;ont \u00e9galement rapport\u00e9e l&rsquo;Observatoire pour la protection des d\u00e9fenseurs des droits de l&rsquo;homme et le R\u00e9seau eurom\u00e9diterran\u00e9en des droits de l&rsquo;homme, en exprimant leur \u00ab plus vive inqui\u00e9tude \u00bb \u00e0 la suite de ces \u00ab actes de harc\u00e8lement \u00bb. \u00ab L&rsquo;arrestation de Taoufik Ben Brik et l&rsquo;agression contre Slim Boukhdhir constituent des violations inacceptables de la libert\u00e9 d&rsquo;expression \u00bb, a estim\u00e9 Reporters sans fronti\u00e8res, appelant la communaut\u00e9 internationale \u00e0 \u00ab r\u00e9agir face \u00e0 ces agissements dignes d&rsquo;un r\u00e9gime mafieux, au lendemain de la r\u00e9\u00e9lection de Zine el-Abidine Ben Ali \u00bb \u00e0 la t\u00eate du pays. Au pouvoir depuis 22 ans, M. Ben Ali, 73 ans, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu dimanche pour un nouveau mandat de cinq ans, obtenant 89,62 % des voix. Lundi, les \u00c9tats-Unis ont qualifi\u00e9 de \u00ab pr\u00e9occupante \u00bb cette r\u00e9\u00e9lection, mettant en avant l&rsquo;absence d&rsquo;observateurs internationaux durant le scrutin. Des partis d&rsquo;opposition ont d\u00e9nonc\u00e9 mercredi des \u00ab irr\u00e9gularit\u00e9s \u00bb. Les autorit\u00e9s tunisiennes parlent d&rsquo;\u00e9lections dans \u00ab un climat de libert\u00e9 et de transparence \u00bb, suivies par 31 \u00ab observateurs ind\u00e9pendants \u00bb. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et El Watan <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Radio-Canada\u00a0\u00bb le 30 octobre 2009)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Taoufik Ben Brik jet\u00e9 en prison Le pi\u00e8ge honteux du r\u00e9gime de Ben Ali<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div> Quelques jours apr\u00e8s la r\u00e9\u00e9lection de Zine El Abidine Ben Ali pour un cinqui\u00e8me mandat, le journaliste opposant au r\u00e9gime tunisien, Ben Brik a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et jet\u00e9 en prison.  La raison invoqu\u00e9e : un incident de la circulation aux circonstances curieuses. Selon l\u2019avocat du journaliste, Me Ahmed N\u00e9jib Chebbi, son client \u00ab \u00e9tait dans sa voiture en stationnement avec sa fille quand un v\u00e9hicule l\u2019a percut\u00e9 par l\u2019arri\u00e8re. La conductrice l\u2019a insult\u00e9 et accus\u00e9 d\u2019avoir endommag\u00e9 son v\u00e9hicule et a port\u00e9 plainte pour violences et insultes \u00bb. R\u00e9guli\u00e8rement harcel\u00e9 pour ses articles critiques, Taoufik Ben Brik paie-t-il encore pour ses positions et ses \u00e9crits, notamment sur la derni\u00e8re \u00e9lection pr\u00e9sidentielle ? La r\u00e9ponse vient du journaliste lui-m\u00eame : \u00ab Ben Ali a menac\u00e9 tout le monde, surtout ceux qui livrent le pays en p\u00e2ture \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Mes contributions \u00e0 des m\u00e9dias \u00e9trangers \u2013 Nouvelobs.com, Mediapart, Rue 89, Courrier international \u2013 l\u2019\u00e9nervent. \u00bb D\u2019apr\u00e8s l\u2019ONG internationale Reporter sans fronti\u00e8res, Taoufik Ben Brik a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Mornaguia, situ\u00e9e \u00e0 20 km au nord de Tunis. Il encourt une peine de prison qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 18 mois de prison ferme. Pour RSF, l\u2019affaire pour laquelle Ben Brik a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 rel\u00e8ve d\u2019une \u00ab manipulation \u00bb du r\u00e9gime tunisien pour faire payer au journaliste ses positions critiques \u00e0 l\u2019endroit notamment du pr\u00e9sident Ben Ali. RSF appelle ainsi la communaut\u00e9 internationale \u00e0 r\u00e9agir pour mettre un terme \u00e0 \u00ab ces agissements dignes d\u2019un gouvernement mafieux \u00bb. Accompagn\u00e9 d\u2019une vingtaine d\u2019avocats et amis, Taoufik Ben Brik s\u2019\u00e9tait rendu de lui-m\u00eame au poste de police, jeudi dernier, r\u00e9pondant \u00e0 une convocation au sujet de l\u2019incident susmentionn\u00e9. L\u2019avocat de Ben Brik s\u2019est inqui\u00e9t\u00e9, par ailleurs, du sort d\u2019un correspondant d\u2019un journal en ligne en gr\u00e8ve de la faim depuis son arrestation le 20 octobre. Il s\u2019agit de Zouha\u00efer Makhlouf qui compara\u00eetra le 3 novembre pour usurpation du titre de journaliste apr\u00e8s avoir tourn\u00e9 un reportage dans une zone industrielle \u00e0 Nabeul (nord-est), a indiqu\u00e9 \u00e0 la presse l\u2019avocat. Un autre journaliste, Slim Boukhdhir, fondateur de l\u2019association Libert\u00e9 et Equit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 \u00e0 Tunis. Plusieurs associations internationales ont d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019arrestation de Ben Brik et d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale la r\u00e9pression qui s\u2019abat sur les journalistes et autres opposants en Tunisie. Taoufik Ben Brik n\u2019est pas \u00e0 ses premiers d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec la justice. Le r\u00e9gime de Ben Ali l\u2019a fait plusieurs fois tra\u00eener devant les tribunaux. Il avait fait en 2000 six semaines de gr\u00e8ve de la faim pour protester contre les atteintes aux droits de l\u2019homme dans son pays. Le gouvernement tunisien ne s\u2019est nullement exprim\u00e9 sur cette arrestation. Mais l\u2019avocat de Ben Brik reste convaincu que \u00ab la seule explication se trouve dans la s\u00e9rie d\u2019articles publi\u00e9s r\u00e9cemment par le journaliste dans la presse fran\u00e7aise \u00bb. Dans le dernier rapport de RSF sur l\u2019\u00e9tat de la libert\u00e9 de la presse dans le monde, la Tunisie figurait en 154e position sur 175 pays figurant dans le classement. Ainsi, la chape de plomb continue d\u2019\u00e9touffer la presse tunisienne. Par M. A. O <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0El-Watan\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Algerie) le 31 octobre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: Ben Brick a besoin du soutien de Sarkozy<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> Published on Rue89 (http:\/\/www.rue89.com)  By Zineb Dryef Created 10\/31\/2009 &#8211; 15:30 Le journaliste et opposant Taoufik Ben Brick [1], arr\u00eat\u00e9 jeudi 29 octobre \u00e0 Tunis, a \u00e9t\u00e9 mis sous mandat de d\u00e9p\u00f4t ce vendredi pour agression, atteinte aux biens d&rsquo;autrui et parjure, par le procureur de la R\u00e9publique de Tunis. Lui se dit victime d&rsquo;un pi\u00e8ge tendu par la police tunisienne.   La semaine derni\u00e8re, il faisait le r\u00e9cit sur Rue89 [2] de sa curieuse rencontre avec une automobiliste. Le 22 novembre, en allant chercher sa fille \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, sa voiture a \u00e9t\u00e9 emboutie par un autre v\u00e9hicule, dont la conductrice a cherch\u00e9 \u00e0 le provoquer. Selon le journaliste, la conductrice \u00e9tait de la police et voulait l&rsquo;amener \u00e0 user de la violence pour pouvoir l&rsquo;inculper d&rsquo;agression. Actuellement emprisonn\u00e9 \u00e0 Mornaguia, au nord de la capitale tunisienne, le journaliste est priv\u00e9 de tout contact avec ses avocats. Contact\u00e9e par Rue89, Azza Zarrad, son \u00e9pouse a fait part de son inqui\u00e9tude et de son indignation :  \u00ab En mettant Taoufik Ben Brick en prison, Ben Ali tombe lui-m\u00eame dans un pi\u00e8ge et montre son vrai visage. En cela, nous avons gagn\u00e9 puisque le monde voit de quoi il est capable, l&rsquo;Histoire le retiendra. Tout cela n&rsquo;est qu&rsquo;un cin\u00e9ma grotesque, de la vengeance bestiale. Bien s\u00fbr, nous avons besoin de la presse internationale mais ce ne sont pas les m\u00e9dias qui font peur \u00e0 Ben Ali. Il faut une vraie pression internationale. De la part des Etats-Unis et de la France. \u00bb Au Quai d&rsquo;Orsay, on fait simplement savoir que \u00ab les capitales europ\u00e9ennes se concertent actuellement \u00e0 ce sujet \u00bb. Aucune condamnation officielle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e par les autorit\u00e9s fran\u00e7aises.  Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que la France se fait si discr\u00e8te en mati\u00e8re des droits de l&rsquo;homme en Tunisie. En visite officielle \u00e0 Tunis en avril 2008, Nicolas Sarkozy avait r\u00e9pondu aux ONG n&rsquo;avoir pas de le\u00e7ons \u00e0 donner en mati\u00e8re de droits de l&rsquo;homme au pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali. Sa secr\u00e9taire d&rsquo;Etat aux droits de l&rsquo;homme, Rama Yade, avait [3] raval\u00e9 son chapeau et annul\u00e9 plusieurs rendez-vous pris avec diverses associations. Ce jeudi, les Verts ont r\u00e9clam\u00e9 de Nicolas Sarkozy une prise de position officielle sur cette nouvelle manifestation de la r\u00e9pression que connaissent la presse et l&rsquo;opposition tunisiennes. Taoukif Ben Brick encourt jusqu&rsquo;\u00e0 cinq ann\u00e9es de prison. Son proc\u00e8s a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 au 19 novembre.  La police tunisienne a voulu pi\u00e9ger le journaliste Ben Brik [4] Petite forme pour Ben Ali, r\u00e9\u00e9lu avec 89% des voix seulement [5] Sarkozy chez Ben Ali : mais o\u00f9 est pass\u00e9e Rama Yade? [6]  URL source: http:\/\/www.rue89.com\/2009\/10\/30\/tunisie-ben-brick-a-besoin-du-soutien-de-sarkozy-124009 Links: [1] http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Taoufik_Ben_Brik [2] http:\/\/www.rue89.com\/2009\/10\/29\/le-journaliste-taoufik-ben-brick-arrete-en-tunisie-123919 [3] http:\/\/www.rue89.com\/2008\/04\/30\/sarkozy-chez-ben-ali-http:\/\/www.rue89.com\/2008\/04\/30\/sarkozy-chez-ben-ali-mais-ou-est-passee-rama-yade-ou-est-passee-rama-yade [4] http:\/\/www.rue89.com\/2009\/10\/23\/la-police-tunisienne-a-voulu-pieger-le-journaliste-ben-brik-123054 [5] http:\/\/www.rue89.com\/2009\/10\/26\/petite-forme-pour-ben-ali-reelu-avec-89-des-voix-seulement-123374 [6] http:\/\/www.rue89.com\/2008\/04\/30\/sarkozy-chez-ben-ali-mais-ou-est-passee-rama-yade  <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Rue89.com\u00a0\u00bb le 31 octobre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Journalistes tunisiens sauvagement brutalis\u00e9s<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div> \u00a0Mohamed Soudani, disparu depuis le 22 octobre.31 octobre 09 &#8211; R\u00e9\u00e9lu dimanche dernier pour un cinqui\u00e8me mandat, le pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali poursuit la r\u00e9pression contre les opposants.   Carole Vann\/InfoSud &#8211; Comment un pays capable de tant de raffinement en mati\u00e8re d\u2019hospitalit\u00e9 et de culture peut-il se reconnaitre dans un Etat qui se comporte avec une telle grossi\u00e8ret\u00e9 envers ses citoyens ? C\u2019est le paradoxe de la Tunisie qui a \u00e9lu le 25 novembre \u00e0 quasi 90% Zin El-Abidine Ben Ali pour son cinqui\u00e8me mandat pr\u00e9sidentiel. Un pr\u00e9sident qui a mis en garde \u00e0 plusieurs reprises quiconque contesterait le d\u00e9roulement ou le r\u00e9sultat des \u00e9lections. Ces menaces sans d\u00e9tour n\u2019ont pas emp\u00each\u00e9 des journalistes et opposants de s\u2019exprimer dans les m\u00e9dias internationaux. La vague de violence ne s\u2019est pas faite attendre. Taoufik Ben Brik, correspondant du Nouvel Observateur, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crou\u00e9 le 29 octobre. Accus\u00e9 d\u2019actes de violences et d\u2019insultes \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une femme, il passera le 19 novembre devant le tribunal premi\u00e8re instance de Tunis. Il risque plusieurs ann\u00e9es d\u2019emprisonnement, selon son avocate Radhia Nasraoui, jointe par t\u00e9l\u00e9phone. Interview\u00e9 la semaine derni\u00e8re par Rue89, Taoufik Ben Brik avait racont\u00e9 le traquenard qui lui a \u00e9t\u00e9 tendu par la police tunisienne et qui lui vaut aujourd\u2019hui son arrestation. Le 22 octobre, sa voiture a \u00e9t\u00e9 emboutie par un autre v\u00e9hicule, dont la conductrice a cherch\u00e9 \u00e0 le provoquer. Selon le journaliste, la conductrice \u00e9tait de la police et voulait l\u2019amener \u00e0 user de la violence pour pouvoir l\u2019inculper d\u2019agression. Pour Reporters Sans Fronti\u00e8res, l\u2019arrestation de Taoufik Ben Brik serait li\u00e9e \u00e0 ses d\u00e9clarations tenues sur Rue89. L\u2019Observatoire pour la protection des d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme, la F\u00e9d\u00e9ration internationale des ligues des droits de l\u2019Homme (FIDH), l\u2019Organisation mondiale contre la torture (OMCT) d\u00e9noncent les actes de harc\u00e8lement \u00e0 l\u2019encontre des journalistes tunisiens et demandent aux ambassades d\u2019Etats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne en Tunisie de rendre visite \u00e0 Ben Brik et \u00e0 Zouhair Makhlouf, un autre journaliste en d\u00e9tention, et de suivre leur audiences devant la justice. D\u00e9shabill\u00e9 et pass\u00e9 \u00e0 tabac Incarc\u00e9r\u00e9 depuis le 21 octobre, Zouhair Makhlouf sera jug\u00e9 le 3 novembre pour avoir film\u00e9 sans autorisation dans un quartier populaire tr\u00e8s pauvre et avoir diffus\u00e9 les images sur internet. En r\u00e9alit\u00e9, le pouvoir n\u2019aurait pas support\u00e9 que Makhlouf diffuse sur la toile des interviews d\u2019ex-prisonniers politiques victimes de torture. Mais si ces deux arrestations respectent un semblant de proc\u00e9dure, d\u2019autres cas, tr\u00e8s graves, s\u2019en passent. Le 28 octobre, le journaliste Slim Boukhdir a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 devant chez lui par des inconnus en civil, qui lui ont band\u00e9 les yeux, l\u2019ont forc\u00e9 \u00e0 monter \u00e0 bord d\u2019un v\u00e9hicule puis l\u2019ont conduit sur la colline du Belv\u00e9d\u00e8re (hauteurs de Tunis) o\u00f9 ils l\u2019ont d\u00e9shabill\u00e9 et pass\u00e9 \u00e0 tabac. Les agresseurs ont menac\u00e9 de le tuer avec un couteau, puis l\u2019ont laiss\u00e9 sur les lieux, avec une fracture au nez et plusieurs h\u00e9matomes. Le m\u00eame apr\u00e8s-midi, le journaliste avait, dans une interview \u00e0 la BBC, formul\u00e9 des critiques contre l\u2019\u00e9pouse du pr\u00e9sident, Leila Traboulsi. Quant \u00e0 Mohamed Soudani, de l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiants de Tunisie (UGET), il a disparu depuis le 22 octobre dernier. \u00ab Il avait \u00e9t\u00e9 interview\u00e9 par deux journalistes fran\u00e7aises \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Africa \u00e0 Tunis, raconte Radhia Nassraoui. Quand il a voulu sortir, il a vu qu\u2019une dizaine d\u2019agents l\u2019attendaient dehors. Il m\u2019a appel\u00e9e. Je lui ai conseill\u00e9 de se faire accompagner. Une des journalistes a fait un bout de chemin avec lui. A peine l\u2019a-t-elle quitt\u00e9, que les policiers ont r\u00e9apparu. Il a juste eu le temps de m\u2019envoyer un message, mais depuis plus aucun signe de vie. Nous savons qu\u2019il est aux mains de la police et qu\u2019ils sont en train de le torturer. \u00bb Sihem, Radhia, Hamma aussi brutalis\u00e9s Sihem Ben Sedrime, porte parole du Conseil national pour les Libert\u00e9s en Tunisie et directrice de radio Kalima, a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9e et violent\u00e9e alors qu\u2019elle rentrait au local des femmes d\u00e9mocrates \u00e0 Tunis. Hamma Hamami, porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie et \u00e9poux de Radhia Nasraoui, a \u00e9t\u00e9 sauvagement tabass\u00e9 \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tunis par une dizaine de policiers. Il revenait de l\u2019\u00e9tranger o\u00f9, dans des interviews \u00e0 Al-Jazzira et France 24, il avait parl\u00e9 de la corruption et de la r\u00e9pression. Il avait appel\u00e9 au boycott des \u00e9lections qu\u2019il avait qualifi\u00e9es de mascarade. Le 4 octobre, \u00e0 son retour de Suisse o\u00f9 elle a donn\u00e9 plusieurs interviews, Radhia Nasraoui n\u2019a pas retrouv\u00e9 ses bagages. Un produit explosif a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans la voiture de son confr\u00e8re Raouf Ayyadi, ancien membre du Conseil de l\u2019ordre. Ce dernier \u00e9tait venu la chercher \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. InfoSud \/ CV <strong><font>(Source:\u00a0 InfoSud\u00a0 le 31 octobre 2009)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">La France discr\u00e9dit\u00e9e par son soutien au r\u00e9gime Ben Ali,<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><strong><font>\u00a0par Florence Beaug\u00e9<\/font><\/strong><\/div>\n<div> LE MONDE | 31.10.09 | 13h25\u00a0 \u2022\u00a0 Mis \u00e0 jour le 31.10.09 | 16h02 \u00a0 Nul besoin d&rsquo;\u00e9piloguer longuement sur les r\u00e9sultats des \u00e9lections pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives tunisiennes du 25 octobre. En s&rsquo;accordant un score inf\u00e9rieur \u00e0 90 % des voix &#8211; officiellement de 89,62 % -, le pr\u00e9sident Ben Ali a cherch\u00e9 \u00e0 \u00e9viter les sarcasmes que lui avaient valus les scores \u00e0 la sovi\u00e9tique des pr\u00e9c\u00e9dents scrutins (99 % et 95 % des suffrages).   On ne r\u00e9p\u00e9tera jamais assez \u00e0 quel point le \u00ab\u00a0pluralisme\u00a0\u00bb politique mis en avant par le palais de Carthage \u00e0 l&rsquo;intention de l&rsquo;\u00e9tranger est une mascarade. Le chef de l&rsquo;Etat tunisien choisit soigneusement ses opposants. Il dessine lui-m\u00eame la carte politique de la Tunisie, sur laquelle le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD), doit garder l&rsquo;absolue mainmise par le biais d&rsquo;un client\u00e9lisme et d&rsquo;un maillage policier difficilement imaginables. Ben Ali \u00e9limine par avance, \u00e0 coups d&rsquo;amendements \u00e9lectoraux taill\u00e9s sur mesure, tous ceux qui pourraient lui faire de l&rsquo;ombre, quand bien m\u00eame ces derniers ne risqueraient pas une seule seconde de l&#8217;emporter. Il r\u00e9compense les uns, humilie les autres, alors que la situation plut\u00f4t prosp\u00e8re de la Tunisie et sa stabilit\u00e9 pourraient l&rsquo;amener, au contraire, \u00e0 ouvrir l&rsquo;espace politique et instaurer une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie. Toutes les grandes figures de l&rsquo;opposition ont ainsi \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9es de la course \u00e0 la pr\u00e9sidence. Le seul \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb candidat de l&rsquo;opposition, qui ait \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 concourir, Ahmed Brahim, du parti Ettajdid, un homme sans charisme mais \u00e0 la r\u00e9putation d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9, s&rsquo;est vu attribuer le score ridicule de 1,57 % des suffrages. En revanche, deux autres pr\u00e9tendants \u00e0 la magistrature supr\u00eame, totalement inconnus du grand public, se sont vu d\u00e9cerner respectivement 5,01 % et 3,80 % des voix. Il faut dire qu&rsquo;en d\u00e9pit de leur statut officiel d'\u00a0\u00bbopposants\u00a0\u00bb, ils avaient fait campagne en faveur du pr\u00e9sident Ben Ali ! Il faut cesser de se laisser prendre au langage du palais de Carthage, selon lequel la Tunisie de Ben Ali est \u00ab\u00a0une d\u00e9mocratie \u00e9mergente et perfectible\u00a0\u00bb. Un argumentaire soigneusement mis au point \u00e0 Tunis, o\u00f9 l&rsquo;on sait que ce ton bonasse, faussement modeste, a toutes les chances de s\u00e9duire les visiteurs occidentaux. Si elle est performante en mati\u00e8re \u00e9conomique &#8211; mais pas autant qu&rsquo;elle le pourrait, compte tenu de l&rsquo;inhibition des entrepreneurs face au comportement pr\u00e9dateur des proches du pouvoir -, la Tunisie de Ben Ali ne progresse en rien sur la voie de la d\u00e9mocratie, et n&rsquo;en a nulle intention. Quiconque \u00e9met une voix discordante est syst\u00e9matiquement combattu, et voit sa vie rendue infernale par une s\u00e9rie de repr\u00e9sailles dont on n&rsquo;a pas id\u00e9e en France : Agressions physiques graves ; filatures collantes ; courriers \u00e9lectroniques d\u00e9tourn\u00e9s ; domiciles assi\u00e9g\u00e9s ; asphyxie alimentaire, suite aux interdits professionnels ; campagnes de presse diffamatoires, et souvent m\u00eame obsc\u00e8nes quand il s&rsquo;agit de femmes. Et cela, en toute impunit\u00e9&#8230; Car porter plainte contre ces m\u00e9thodes de voyou est inutile : les plaintes sont syst\u00e9matiquement class\u00e9es sans suite. La justice tunisienne est totalement instrumentalis\u00e9e. On ne compte plus les obscures proc\u00e9dures d\u00e9clench\u00e9es contre tel ou tel opposant ou militant des droits de l&rsquo;homme, qui se voit soudain \u00e9crou\u00e9 ou interdit de quitter le territoire tunisien, au motif qu&rsquo;il est l&rsquo;objet d&rsquo;une plainte, opportun\u00e9ment d\u00e9pos\u00e9e ou exhum\u00e9e, mais enti\u00e8rement ignor\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9. \u00ab\u00a0Etat de droit\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0multipartisme\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0transparence\u00a0\u00bb font partie du vocabulaire pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du r\u00e9gime tunisien. On ne peut exclure que le pr\u00e9sident Ben Ali, qui commence donc un cinqui\u00e8me mandat apr\u00e8s vingt-deux ans de pouvoir sans partage, finisse par croire \u00e0 ces mots totalement vides de sens dans son propre pays. Mais les capitales europ\u00e9ennes, elles, ne peuvent pas \u00eatre dupes. Elles savent bien que l&rsquo;espace des libert\u00e9s ne grandit pas en Tunisie, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;affirmait M. Sarkozy lors de sa visite officielle \u00e0 Tunis, en avril 2008. Les Tunisiens eux-m\u00eames sont lucides. Un certain confort mat\u00e9riel, la peur de repr\u00e9sailles ainsi que la crainte de l&rsquo;inconnu les poussent \u00e0 s&rsquo;accommoder d&rsquo;un r\u00e9gime, qu&rsquo;en priv\u00e9, les uns et les autres avouent ex\u00e9crer, en particulier pour la fa\u00e7on dont il pille sans vergogne les richesses du pays. Dans le moindre petit village recul\u00e9 de Tunisie, il se trouve toujours un intellectuel, instituteur ou autre, pour rappeler avec ironie et amertume les propos de Nicolas Sarkozy, le jour de son installation \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e, le 16 mai 2007 : \u00ab\u00a0Je ferai de la d\u00e9fense des droits de l&rsquo;homme (l&rsquo;une des deux) priorit\u00e9s de l&rsquo;action diplomatique de la France dans le monde.\u00a0\u00bb En continuant \u00e0 soutenir aveugl\u00e9ment le pr\u00e9sident Ben Ali, en le f\u00e9licitant pour sa \u00ab\u00a0victoire\u00a0\u00bb comme elle l&rsquo;a fait il y a quelques jours, et en l&rsquo;assurant de son entier \u00ab\u00a0soutien\u00a0\u00bb sans la moindre distance critique &#8211; \u00e0 la diff\u00e9rence des Etats-Unis -, la France pratique une politique \u00e0 courte vue. Et cela au nom d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, de lutte contre le terrorisme et l&rsquo;immigration clandestine ou de la relance d&rsquo;une Union pour la M\u00e9diterran\u00e9e moribonde. Un jour viendra o\u00f9 il faudra pourtant rendre des comptes. La France s&rsquo;apercevra alors qu&rsquo;elle a perdu l&rsquo;essentiel de son prestige et de sa cr\u00e9dibilit\u00e9. Courriel : beauge@lemonde.fr Article paru dans l&rsquo;\u00e9dition du 01.11.09 <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Le Monde\u00a0\u00bb (Quotidien -France) le 1er novembre 2009)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">A peine r\u00e9\u00e9lu, Ben Ali frappe d\u00e9j\u00e0 du poing<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>LOOS,BAUDOUIN Vendredi 30 octobre 2009 Tunisie Deux journalistes pris comme cibles  Le pr\u00e9sident Ben Ali n\u2019a pas de patience : \u00e0 peine r\u00e9\u00e9lu, dimanche dernier, voil\u00e0 qu\u2019il ouvre la chasse aux intrus. Mercredi et jeudi, deux journalistes tunisiens connus pour leur impertinence ont \u00e9t\u00e9 les premi\u00e8res victimes de ce serrage de vis. C\u2019est l\u2019organisation Reporters sans fronti\u00e8res qui a sonn\u00e9 l\u2019alerte. Notre confr\u00e8re Slim Boukhdhir, qui venait de donner une interview \u00e0 la BBC dans laquelle il avait d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019impossibilit\u00e9, pour les journalistes ind\u00e9pendants, de faire leur travail, a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 par cinq hommes mercredi soir : rou\u00e9 de coups et d\u00e9shabill\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 dans le plus simple appareil, raconte-t-il, avec une fracture du nez, une alt\u00e9ration de la vision de l\u2019\u0153il gauche, des h\u00e9matomes sur le visage, les c\u00f4tes, aux \u00e9paules, dans le dos et aux jambes. Son confr\u00e8re Taouffik Ben Brick, qui avait largement anim\u00e9 la campagne \u00e9lectorale sur le net (notamment sur le site du Nouvel Observateur) a, lui, \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 jeudi matin alors qu\u2019il avait r\u00e9pondu \u00e0 une convocation de la police apr\u00e8s la plainte d\u2019une femme pour une pr\u00e9tendue agression dont il se serait rendu coupable dans la rue. Connu pour son caract\u00e8re irr\u00e9v\u00e9rencieux \u2013 et la tr\u00e8s m\u00e9diatique gr\u00e8ve de la faim qu\u2019il avait observ\u00e9e au printemps 2000 \u2013, Ben Brik connaissait la menace qui pesait sur ses \u00e9paules, il nous en avait parl\u00e9 le 19 octobre dans son appartement de la banlieue de Tunis. \u00ab Que voulez-vous que je fasse, nous avait-il dit. Ils veulent que je me barre. J\u2019ai r\u00e9pondu dans mon dernier livre. \u00bb Au titre en effet clair : Je ne partirai pas. <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Le Soir\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Belgique) le 30 octobre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">\u00a0<\/font>Cr\u00e9ation de la Banque Zitouna, premi\u00e8re banque islamique tunisienne<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>  \u00a0<\/div>\n<div> TUNISIE. Une premi\u00e8re banque islamique tunisienne vient d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9e par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Mohamed Sakher El Materi, gendre du pr\u00e9sident Ben Ali. Seule une banque saoudienne op\u00e8re pour le moment en Tunisie dans le secteur de la finance islamique.   A 29 ans, Mohamed Sakher El Materi est l\u2019actionnaire majoritaire avec 51% du capital via Princesse El Materi Holding, le holding de son groupe pr\u00e9sent notamment dans la radio, la t\u00e9l\u00e9vision, la presse \u00e9crite, l\u2019immobilier, la distribution automobile et l\u2019agroalimentaire.   Pour boucler le tour de table de la Banque Zitouna, il a r\u00e9uni autour de lui six des principaux groupes priv\u00e9s tunisiens : La Carte, Poulina, Tunisian Travel Service, D\u00e9lice-Danone, Ulysse Trading &amp; Industrial Companies et Bouchamoui.   Le capital initial est de 30 MDT (15,6 M\u20ac) mais il sera rapidement augment\u00e9 \u00e0 100 MDT (52,2 M\u20ac). La Banque Zitouna se veut \u00ab\u00a0une banque universelle, citoyenne, moderne et ouverte sur son environnement international\u00a0\u00bb.   Elle veut d\u00e9velopper dans les cinq ans un r\u00e9seau d\u2019agences couvrant les principales villes du pays. Une dizaine d\u2019agences seront ouvertes pour le d\u00e9marrage de la banque, courant 2010, dont quatre sur le Grand Tunis, deux \u00e0 Sousse et deux \u00e0 Sfax.  Jeudi 29 Octobre 2009 Aliette de Broqua <font><strong>(Source: Econostrum le 29 octobre 2009)<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">\u00a0<\/font>F\u00eate de la bi\u00e8re \u00e0 la tunisienne<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> Le breuvage surnomm\u00e9 affectueusement \u00abPain liquide par le peuple germanique\u00bb sera \u00e0 la f\u00eate du c\u00f4t\u00e9 de la Soukra, en Tunisie. Le restaurant \u00able B\u0153uf sur le toit \u00bb organise en effet du 30 Octobre jusqu\u2019au premier novembre la f\u00eate de la bi\u00e8re, l\u2019Oktoberfest, pour les initi\u00e9s, en hommage \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement mondialement connu, d\u00e9di\u00e9 au breuvage multimill\u00e9naire qui se d\u00e9roule tous les ans en Allemagne.  Rappelons que le festival de la bi\u00e8re qui se tient \u00e0 Munich chaque ann\u00e9e durant seize jours, consiste en une f\u00eate populaire bavaroise traditionnelle bas\u00e9e sur la bonne humeur mais surtout sur le partage de\u2026.chopes. Ainsi, cette d\u00e9gustation aux airs de bacchanale s\u2019effectue\u00a0 dans des places am\u00e9nag\u00e9es sp\u00e9cialement pour l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Des tables sont dress\u00e9es sous des tentes, avec des chopes d\u2019un litre (au minimum) pour les f\u00eatards.  Concernant la version tunisifi\u00e9e de l\u2019Oktobrefest du resto-Bar,\u00a0 il s\u2019agira de deux jours de c\u00e9l\u00e9brations, accompagn\u00e9s de bi\u00e8res \u00e0 volont\u00e9 ainsi que de grillades. L\u2019\u00e9v\u00e9nement a m\u00eame \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9\u00a0 sur Facebook par le groupe officiel du B\u0153uf sur le toit. S.B.N  <strong><font>(Source: Tekiano.com le 31 octobre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><font size=\"3\"><strong><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0L&rsquo;Europe \u00e9tudie le cas de Ben Brik\u00a0\u00bb ou l&rsquo;Hypocrisie et la Complicit\u00e9.<\/span><\/strong><\/font><\/p>\n<p><span><b><span>Mizaanoun<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">On est toujours sous le choc et la douleur. C&rsquo;est inacceptable de priver une\u00a0personne de son bien le plus cher,\u00a0sa libert\u00e9. Ben Brik n&rsquo;est &#8211; malheureusement pas le premier et on esp\u00e8re qu&rsquo;il soit le dernier. Il y a des milliers de citoyens qui souffrent des calvaires indicibles pour avoir un jour exprim\u00e9, d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre leur m\u00e9contentement, leur col\u00e8re, leur d\u00e9sespoir et leur d\u00e9sapprobation sur ce qui se passe dans leur propre pays. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Tous le font avec raison, avec beaucoup de raison, car leur pays ne leur appartient plus. Il appartient \u00e0 un clan. Un clan d&rsquo;une f\u00e9roce voracit\u00e9 qui ne laisse \u00e0 l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 que des miettes. Des miettes sur le plan mat\u00e9riel ainsi que moral. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">En effet ce clan qui tourne dans le giron du dictateur n&rsquo;a aucune chance d&rsquo;exister sans l&rsquo;appui des \u00ab\u00a0grandes d\u00e9mocraties occidentales\u00a0\u00bb et europ\u00e9ennes en particulier. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Monsieur Sarkozy, par exemple, jugeait l&rsquo;Iran <em><span>\u00ab\u00a0un grand pays qui m\u00e9riterait un autre pr\u00e9sident\u00a0\u00bb<\/span><\/em> qu&rsquo;Ahmadineajed qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu \u00e0 plus de 60% du suffrage et trouve le moyen de t\u00e9l\u00e9phoner au dictateur de Carthage pour le f\u00e9liciter pour son score habituel de presque 90%. Sans rougir! <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">L&rsquo;hypocrisie est claire. Sinon comment \u00e7a se fait que \u00ab\u00a0l&rsquo;Europe \u00e9tudie le cas\u00a0\u00bb de Ben Brik et jamais le cas de milliers d&rsquo;autres citoyens en Tunisie dans la m\u00eame situation ou pire? <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">La Complicit\u00e9 est aussi claire, car sans le feu vert de l&rsquo;Occident ni la dictature en Tunisie ni celles d&rsquo;ailleurs n&rsquo;auraient jamais dur\u00e9 tant d&rsquo;ann\u00e9es. <\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">\u00c0 ce titre on est en droit de responsabiliser les autorit\u00e9s occidentales de ce qui se passe aujourd&rsquo;hui dans nos pays, \u00e0 travers ces dictateurs qui veillent scrupuleusement sur leurs int\u00e9r\u00eats. Des int\u00e9r\u00eats occidentaux plus que discutables d&rsquo;ailleurs. Et dans ce cas particulier de Taoufik Ben Brik la responsabilit\u00e9 est de la France qui doit tout faire pour le lib\u00e9rer\u00a0et tout de suite. Elle en a les moyens. Au moins jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR\">Que M. Sarkozy, dou\u00e9 comme il est pour aller en personne au bout du monde lib\u00e9rer des fran\u00e7ais, quel que soit l&rsquo;objet de leur d\u00e9tention, prenne l&rsquo;avion et aille d\u00e9livrer le pauvre Ben Brik des griffes de son ami Ben Ali. Peut \u00eatre lui saurait-on, pour une fois, reconnaissant. <\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h3>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e,N\u00b0\u00a03448 du 31.10.2009 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0\u00a0 Reporters sans fronti\u00e8res: Taoufik Ben Brik, malade, encourt jusqu\u2019\u00e0 trois ans de prison AFP: Journaliste tunisien incarc\u00e9r\u00e9: concertation europ\u00e9enne, selon Paris AFP: Tunisie: les autorit\u00e9s d\u00e9mentent une agression contre un opposant France-info: Le journaliste tunisien Taoufik ben Brik en prison Radio-Canada: Le journaliste Taoufik [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[62,40,29],"class_list":["post-18005","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-62","tag-40","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18005","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18005"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18005\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18005"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18005"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18005"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}