{"id":17785,"date":"2007-05-28T00:00:00","date_gmt":"2007-05-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/28-mai-2007\/"},"modified":"2007-05-28T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-28T00:00:00","slug":"28-mai-2007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/28-mai-2007\/","title":{"rendered":"28 mai 2007"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"         sur la route r\u00e9gionale n\u00b039, reliant Fouchana \u00e0 Naassan (Gouvernorat de         Ben Arous), \u00e0 la suite d'une collision entre un poids lourd et un         v\u00e9hicule de la Garde nationale transportant 12 agents et dont un bilan         provisoire avait fait etat de la mort de 5 agents de la garde nationale         aurait vu son bilan s\u2019alourdir entra\u00eenant la mort des 12 douze agents         qui \u00e9t\u00e9 abord de la v\u00e9hicule de la garde nationale. Tous des jeunes         recrus qui ont vu ainsi leurs vie tronqu\u00e9s laissant dans la douleurs et         le chagrin leurs familles et leurs amis.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body style=\"text-align: justify\"><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><font face=\"Arabic Transparent\"><span><font>Home<\/font><\/span><font><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font>\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">  <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">    N\u00b0\u00a02561\u00a0du 28.05.2007<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font><a href=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font size=\"2\"> <\/font><font> <span lang=\"FR\"><strong> <\/strong><\/span><\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/font><font face=\"Times New Roman\"> <span lang=\"FR\"> <font><\/font><\/span><\/font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<p><font>Tunisia Watch: L\u2019accident     de Fouchana du 17 mai subi par une brigade de la garde nationale aurait     entra\u00een\u00e9 la mort des 12 agents<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font><font face=\"Arial\"><strong> <\/p>\n<p><font><font>African Manager : Tunisie : Des     r\u00e9ductions sur Internet \u00e0 partir de juin ?<\/font>      African Manager : Que fait le tunisien sur Internet ? Voici le Top 100 des     sites les plus visit\u00e9s par les tunisiens ! <\/font><\/p>\n<p> <\/strong><\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p><font><font>R\u00e9alit\u00e9s: Ligue Tunisienne de     D\u00e9fense des Droits de l&rsquo;Homme : Une sortie de crise est-elle encore possible     ?<\/font>     R\u00e9alit\u00e9s: Fadhel Ja\u00efbi : Un amoureux de th\u00e9\u00e2tre dans un d\u00e9sert des signes<\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font>Reporters sans fronti\u00e8res: Les internautes abonnes au     fournisseur d&rsquo;acces Maroc Telecom ne peuvent plus acceder a Youtube<\/font><\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font>TF1: Espagne\u00a0&#8211; coup de filet anti-terrorisme islamiste<\/font><\/h2>\n<p><font>Le Monde : Entretien avec Azzedine Layachi : \u00ab\u00a0Seule     la question s\u00e9curitaire est essentielle pour les Etats-Unis\u00a0\u00bb<\/font><\/div>\n<p> <font face=\"Arial\"><\/p>\n<p><font> <strong> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<p> <\/strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<div align=\"left\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<p align=\"center\">\n<p><font size=\"3\">L\u2019accident de Fouchana       du 17 mai subi par une brigade de la garde nationale aurait entra\u00een\u00e9 la       mort des 12 agents.<\/font><\/p>\n<\/p>\n<div>\n<p> <span> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Le grave accident survenu le         jeudi <\/font> <a href=\"http:\/\/www.infotunisie.com\/2007\/05\/170507-11.html\" title=\" D\u00e9c\u00e8s de 5 agents de la Garde nationale lors d&#039;un grave accident de la circulation\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">17 mai 2007<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\">         sur la route r\u00e9gionale n\u00b039, reliant Fouchana \u00e0 Naassan (Gouvernorat de         Ben Arous), \u00e0 la suite d&rsquo;une collision entre un poids lourd et un         v\u00e9hicule de la Garde nationale transportant 12 agents et dont un bilan         provisoire avait fait etat de la mort de 5 agents de la garde nationale         aurait vu son bilan s\u2019alourdir entra\u00eenant la mort des 12 douze agents         qui \u00e9t\u00e9 abord de la v\u00e9hicule de la garde nationale. Tous des jeunes         recrus qui ont vu ainsi leurs vie tronqu\u00e9s laissant dans la douleurs et         le chagrin leurs familles et leurs amis.<\/font><\/span><\/p>\n<p> <span> <font face=\"Arial\" size=\"2\">L\u2019affaire avait commenc\u00e9         suite au meurtre d\u2019un propri\u00e9taire d\u2019un taxiphone de la localit\u00e9 suite \u00e0         une op\u00e9ration de vol avec agression \u00e0 l\u2019arma blanche dont il a fait         l\u2019objet de la part d\u2019un criminel notoire de la r\u00e9gion. D\u00e9plac\u00e9 sur les         lieux le substitut du procureur de la r\u00e9publique aurait \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9         d\u2019accomplir sa mission par des d\u00e9linquants qui cherchaient \u00e0 prot\u00e9ger         l\u2019agresseur et l\u2019obligeant \u00e0 rebrousser chemin. Ce qui a n\u00e9cessit\u00e9         l\u2019intervention de la brigade d\u00e9cim\u00e9e par l\u2019accident. L\u2019intervention de         la brigade termin\u00e9e, c\u2019est lors de leur retour de leur mission qu\u2019ils         ont subi le choc frontal du camion poids lourd sur la route de Fouchana         vers Naasaan non loin du lieu de leur intervention<\/font><\/span><\/p>\n<p> <span> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Le black out sur         l\u2019information concernant ce drame ne permet pas toujours de savoir s\u2019il         s\u2019agit d\u2019un accident ordinaire ou d\u2019une op\u00e9ration qui visait         d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment le v\u00e9hicule de la brigade des agents de la garde nationale.<\/font><\/span><\/p>\n<p> <span> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Une autre, fois et en moins         d\u2019un mois apr\u00e8s le drame du concert de Star Acad\u00e9mie de Sfax un autre         drame plus grave encore est occult\u00e9 et les tunisiens sont priv\u00e9s de leur         droit d\u2019\u00eatre inform\u00e9. Un droit fondamental garantie par la constitution.<\/font><\/span><\/p>\n<p><strong> <span> <font face=\"Arial\" size=\"2\">(Source: <\/font><\/span>TUNISIA Watch le 27         05 2007)<\/strong><\/p>\n<p> <span><strong>Lien:        <\/strong><a href=\"http:\/\/tunisiawatch.rsfblog.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>        http:\/\/tunisiawatch.rsfblog.org\/<\/strong><\/a><\/span><\/p>\n<\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong>Reportage en allemand<\/strong><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<p><font><font size=\"3\"><font size=\"2\">Une     emission concernant <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>les femmes en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>     sera diffus\u00e9e dans la chaine allemande \u00ab\u00a0Phoenix\u00a0\u00bb et ce le mardi 29.05.2007 \u00e0     08:00 du matin.<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">Di. 29.05.2007     08.00h..08.15h Phoenix     <strong><font>*Tunesien, Frauen im Islamstaat*<\/font><\/strong>     Reportage<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">Merci et bon courage<\/font><\/p>\n<p><\/font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font><font size=\"3\"><\/p>\n<hr\/>\n<p>Tunisie : Des r\u00e9ductions sur Internet \u00e0 partir de juin ?<\/p>\n<p><\/font>  \u00a0<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         par : A.M.           On croit savoir, de sources g\u00e9n\u00e9ralement bien inform\u00e9es, que toutes les     parties concern\u00e9es par l\u2019Internet en Tunisie, s\u2019entendraient tr\u00e8s     prochainement, sur une nouvelle grille tarifaire.     Mois de juin r\u00e9duction tarifaire internet. Des rencontres entre Tunisie     T\u00e9l\u00e9com et les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s Internet en Tunisie, auraient eu ces     derniers jours et continueront avec les FAI, pour que cette r\u00e9duction ne     soit pas d\u00e9cid\u00e9e, comme la pr\u00e9c\u00e9dente fois, unilat\u00e9ralement, mais aussi     qu\u2019elle soit accord\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s du cordon de connexion.      On croit ainsi savoir, chez certains FAI, que l\u2019Adsl 512 qui \u00e9tait de 40 DT     pour la seule redevance TT, ne serait plus que de 30 DT et que l\u2019Adsl un     m\u00e9ga baisse aussi de 10 DT c\u00f4t\u00e9 TT pour ne plus co\u00fbter que 50 DT en     redevance TT. Mais les contacts, nous dit-on, devraient aboutir \u00e0 une     facture Adsl totale qui devrait varier entre 90 et 100 DT maximum ! Chiche     et \u00e0 condition que le d\u00e9bit soit un tant soit peu constant et ne baisse pas     comme les prix !           <strong><font>(Source: African Manager le 28 mai 2007)<\/font><\/strong>     Lien: http:\/\/www.africanmanager.com\/articles\/113593.html      \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<p><font size=\"3\">Que fait le tunisien sur Internet ?     Voici le Top 100 des sites les plus visit\u00e9s par les tunisiens !<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         par : A.M.           Il y avait longtemps, du temps du ministre Sadok Rabah, une d\u00e9cision     pr\u00e9sidentielle avait \u00e9t\u00e9 mal appliqu\u00e9e. Elle concernait alors,     l\u2019encouragement du contenu tunisien, par l\u2019octroi \u00e0 ces fabricants de     contenu local, d\u2019une ristourne sur le trafic Internet du FAI chez lequel ce     contenu \u00e9tait h\u00e9berg\u00e9. Les temps ont depuis \u00e9volu\u00e9 et le trafic qu\u2019on     g\u00e9n\u00e9rait alors par connexion t\u00e9l\u00e9phonique, devient difficilement     quantifiable.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s cette d\u00e9cision, le nombre des internautes tunisien a     augment\u00e9, bien que la Tunisie soit encore loin, en mati\u00e8re de pourcentage de     connect\u00e9s, encore loin de certains autres pays similaires. Ce qu\u2019on appelle     commun\u00e9ment le haut d\u00e9bit, est maintenant chose courante en Tunisie et les     prix (Voir nos News), ont plut\u00f4t une tendance baissi\u00e8re ! Il n\u2019en demeure     pas moins vrai, que la Tunisie, cette m\u00eame Tunisie qui avait organis\u00e9 le     sommet mondial de l\u2019information, enregistre encore un manque flagrant de     contenu local, celui qui retiendrait l\u2019internaute tunisien sur le Backbone     national et r\u00e9duirait la consommation de bande passante que Tunisie T\u00e9l\u00e9com     ach\u00e8te \u00e0 prix \u00e9lev\u00e9 ! La d\u00e9cision pr\u00e9sidentielle \u00e9tait pourtant r\u00e9ellement     visionnaire. Elle visait par cet encouragement, \u00e0 r\u00e9duire ce flot d\u2019argent     qu\u2019on d\u00e9pense pour la bande passante. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, le     cas ! La preuve.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Dans un classement des sites les plus visit\u00e9s par pays, fait par le site     www.alexa.com, une d\u00e9pendance d\u2019amazone, il apparait clairement que le     Tunisien \u00abvoyage\u00bb beaucoup.  <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Le site, il est vrai, agit par \u00absondage d\u2019opinion\u00bb, par le biais de sa     Tools-barre. D\u00e8s qu\u2019on la t\u00e9l\u00e9charge, on fait partie de l\u2019\u00e9chantillon de ce     \u00absondage\u00bb et chaque adresse connect\u00e9e est automatiquement prise en compte     dans ce classement.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Selon ce classement, le premier site tunisien qui appara\u00eet est un site     presque d\u00e9di\u00e9 (que ces initiateurs nous excusent cette d\u00e9finition) au     piratage, en tout cas au \u00abbricolage\u00bb informatique ! Ce genre d\u2019occupations     tunisiennes sur Internet revient d\u2019ailleurs tr\u00e8s souvent et donne une id\u00e9e     claire, sur ce que vont faire les Tunisiens sur la toile, c&rsquo;est-\u00e0-dire y     chercher musique, vid\u00e9os, t\u00e9l\u00e9chargements de programmes gratuits et parfois     pas catholiques. La seconde activit\u00e9 des internautes tunisiens semble \u00eatre,     d\u2019apr\u00e8s ce classement, la musique, \u00e0 l\u2019\u00e9coute ou au t\u00e9l\u00e9chargement. On     s\u2019explique alors ais\u00e9ment les paroles de ceux qui accusent ce qu\u2019on appelle     les \u00abpar-to-par\u00bb, d\u2019\u00eatre les \u00abbouffeurs\u00bb de bande passante, dans un pays o\u00f9     elle co\u00fbte cher et emp\u00eachent donc ceux qui travaillent de vaquer sereinement     \u00e0 leurs utiles occupations !<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Troisi\u00e8me et grande occupation des Tunisiens sur le Net, la tchatche et la     recherche des rencontres avec toute la ribambelle de sites d\u00e9di\u00e9s ou de     blogs \u00e0 cette activit\u00e9 et o\u00f9 le \u00abcontenu\u00bb (fa\u00e7on de dire) tunisien commence     \u00e0 pointer son nez, m\u00eame chez certains FAI locaux s\u00e9rieux ! Derni\u00e8re lubie de     cet internaute des pays en d\u00e9veloppement, le foot avec presque tous les     sites des grands clubs qui figurent dans ce classement.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         On trouvera, tout de m\u00eame la concr\u00e9tisation d\u2019autres occupations, non moins     importante du Tunisiens, telles que la recherche de l\u2019emploi sur le site de     l\u2019Agence nationale de l\u2019emploi ou, enfin la recherche de la connaissance sur     le site de l\u2019\u00e9ducation nationale.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         La recherche de l\u2019information restera, il est vrai, un souci moindre du     Tunisien, et encore, toujours ailleurs que sur les m\u00e9dias nationaux, puisque     le site de la cha\u00eene arabe Al Jazira se classe en tr\u00e8s bonne place et bien     avant les m\u00e9dias tunisiens, tels que ceux d\u2019Assabah et de La Presse de     Tunisie qui y figurent aussi.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Notons aussi, que www.africanmanager.com est le seul m\u00e9dia \u00e9lectronique     tunisien qui figure dans ce top 100 des sites Internet les plus visit\u00e9s par     les internautes tunisiens. Et qu\u2019on se le dise, ce n\u2019est pas nous qui le     disons, c\u2019est un site ind\u00e9pendant qui l\u2019affirme !           1. yahoo.com     2. msn.com     3. google.com     4. Google.fr     5. live.com     6. Badoo.Com     7. Hi5.com     8. microsoft.com      9. skyrock.com     10. tunisia-sat.com     11. megaupload.com     12. Startimes2.com     13. Free.fr     14. YouTube.com     15. Wikipedia.org     16. Mosaiquefm.net     17. Dailymotion.com     18. Rapidshare.com     19. Gsmhosting.com     20. kooora.com &#8211; Site Info      21. Fannansat.com     22. Blogger.com     23. Skyblog.com     24. emploi.nat.tn     25. Voila.fr     26. cssfaxien.com     27. Passport.net     28. 01net.com     29. clubafricain.com     30. aljazeera.net     31. Topnet.tn     32. Gsm4Arab.net     33. Wanadoo.tn     34. Myspace.com     35. ABCoeur.com     36. Tchatche.com     37. aufeminin.com     38. Taraji.net     39. assabah.com.tn     40. bramjnet.com      41. Panet.co.il     42. Netlog.com     43. over-blog.com     44. lapresse.tn     45. Msn.fr     46. e-s-tunis.com      47. Power-ess.com     48. Googlesyndication.com     49. canalblog.com     50. kafteji.com     51. commentcamarche.net     52. islamweb.net     53. eorezo.com      54. Tunisiana.com     55. www.edunet.tn     56. Webvirage.com     57. globalnet.tn     58. 4shared.com     59. Mac125.com     60. ebay.fr     61. Mywebsearch.com     62. etoile-du-sahel.com     63. Zshare.net     64. Jawharafm.net     65. ballouchi.com     66. Cheriecom.com     67. sweetim.com     68. orange.fr     69. mininova.org     70. Tagged.com     71. linternaute.com     72. Tunisie-foot.com     73. Maktoob.com     74. Adobe.com     75. Doctissimo     76. Whbdns.com     77. Rs3.whbdns.com     78. Depositfiles.com     79. Marwaforums.com     80. imageshack.us     81. rapidshare.de     82. SmsCity     83. Rdvsurnet.com     84. chat-land.org     85. Starware.com     86. 6rb.com     87. bacweb.tn     88. clubic.com     89. galacsys.net     90. Lycos.fr     91. cools4u.com     92. 6arab.com     93. developpez.net     94. skype.com     95. alchourouk.com     96. Jeuxvideo.com     97. africanmanager.com      98. hp.com      99. Ifrance.com     100. gsm-egypt.com<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font>(Source: African Manager le 28 mai 2007)<\/font><\/strong> <a href=\"http:\/\/www.africanmanager.com\/articles\/113595.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">    http:\/\/www.africanmanager.com\/articles\/113595.html<\/a>      \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font> <\/p>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" width=\"100%\">\n<tr>\n<td>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tunisie : Tuninter ach\u00e8te de nouveau           chez ATR<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><span><font size=\"2\"><strong>par : A.M.<\/strong><\/font><\/span> <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p> <\/font><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">    Compagnie mixte de transports int\u00e9rieurs (Sfax, Djerba, Tozeur, Tabarka),     devenue le troisi\u00e8me transporteur charter depuis juillet 1999, Tuninter est     la filiale domestique de Tunisair. Elle assure les vols int\u00e9rieurs mais     compte d\u00e9velopper des lignes sur des destinations de proximit\u00e9 telles que     Malte ou des villes de Sicile et d\u2019Italie du Sud. Elle a obtenu la     certification ISO 9001, version 2000, en janvier 2006, pour son domaine     d\u2019activit\u00e9 : \u00ab exploitation des lignes a\u00e9riennes commerciales nationales et     internationales r\u00e9guli\u00e8res et charter pour le transport des passagers \u00bb     couvrant l\u2019ensemble des structures.     La compagnie exploite actuellement une flotte de 3 appareils dont un ATR 72     et un ATR 42 (affr\u00e9t\u00e9 aupr\u00e8s de Gill Airways), en plus d\u2019un Airbus qu\u2019elle     loue pour la p\u00e9riode estivale.     L\u2019appel d\u2019offres de Tuninter relatif \u00e0 la fourniture de deux a\u00e9ronefs d\u2019une     capacit\u00e9 de 70 \u00e0 100 places, a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 franco-italienne    <a href=\"http:\/\/www.atr.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ATR<\/a>. Celle-ci fournira deux ATR 72-500 dont     le premier sera livrable en Juin 2007. D\u00e8s sa mise en service, l\u2019appareil     volera sous le nouveau nom de la compagnie \u00ab Sevenair\u00bb.    <\/p>\n<p> <strong><font>(Source: African Manager le 28 mai 2007)<\/font><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font> <a href=\"http:\/\/www.africanmanager.com\/articles\/113588.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">    http:\/\/www.africanmanager.com\/articles\/113588.html<\/a><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<p><font size=\"3\">Ligue Tunisienne de D\u00e9fense des     Droits de l&rsquo;Homme : Une sortie de crise est-elle encore possible ?.<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font>Par Zyed Krichen<\/font><\/strong>     \u00a0     La Ligue Tunisienne de D\u00e9fense des Droits de l&rsquo;Homme (LTDH) vient de f\u00eater     son trenti\u00e8me anniversaire.          Seulement la doyenne des ligues arabes et africaines est englu\u00e9e dans une     crise depuis bient\u00f4t sept ans. Toutes les initiatives de bonne volont\u00e9 ont     \u00e9chou\u00e9 dans leur tentative de trouver une issue \u00e0 cette crise.          *********          Depuis sa fondation en 1977 la LTDH \u00e9tait le fruit d&rsquo;une subtile alchimie.     Elle a r\u00e9ussi le tour de force de repr\u00e9senter, d\u00e8s les ann\u00e9es 80, toutes les     sensibilit\u00e9s politiques du pays : des franges le plus radicales aux     partisans du parti au pouvoir.          Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 au Congr\u00e8s de 2000 ?          Certains ont estim\u00e9, et pas seulement dans les rangs du pouvoir, que cet     \u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 bris\u00e9 et que le Comit\u00e9 directeur de la Ligue est devenu, en     quelque sorte, otage de la forte minorit\u00e9 radicale en son sein.          Mais la crise de la Ligue remonte \u00e0 un peu plus loin, le congr\u00e8s de 1994 a     \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;enjeu d&rsquo;un r\u00e8glement de compte politique sans pr\u00e9c\u00e9dent.          Les \u00abmod\u00e9r\u00e9s \u00bb de l&rsquo;\u00e9poque ont organis\u00e9 un v\u00e9ritable coup de force pour     s&rsquo;accaparer la direction de la Ligue. Beaucoup de militants sinc\u00e8res se sont     retir\u00e9s de la Ligue \u00e0 cette \u00e9poque. On ne sait, formellement, si cette prise     de pouvoir n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9e de l&rsquo;ext\u00e9rieur de la Ligue. De toutes     fa\u00e7ons la politisation \u00e9tait \u00e0 son summum.          Mais le comportement des autorit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9poque fut critiquable. La direction,     somme toute, mod\u00e9r\u00e9e, issue du congr\u00e8s de 1994 n&rsquo;a pas trouv\u00e9     d&rsquo;interlocuteur attentif. Cela n&rsquo;a fait que radicaliser davantage les     milieux des Droits de l&rsquo;Homme. Certains m\u00eame des \u00ab utras \u00bb mod\u00e9r\u00e9s de 1994     sont devenus \u00ab ultra \u00bb protestataires en 2000. Lors de ce fameux congr\u00e8s,     les congressistes d&rsquo;ob\u00e9dience destourienne repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de 40%, une     partie d&rsquo;entre eux a vot\u00e9 pour les radicaux. Pour la premi\u00e8re fois de     l&rsquo;histoire de la Ligue, le congr\u00e8s de 2000 a \u00e9t\u00e9, pour certains une tribune     pour une critique dure du r\u00e9gime.          Que le parti au pouvoir ne soit pas content des r\u00e9sultats du congr\u00e8s de 2000     est une \u00e9vidence. Mais de l\u00e0 \u00e0 jeter le discr\u00e9dit sur tous ceux qui ont     contest\u00e9 le d\u00e9roulement du congr\u00e8s et certaines accommodations avec les     statuts, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas que d&rsquo;aucuns ont franchi all\u00e8grement.          Les m\u00e9contents du 5\u00e8me Congr\u00e8s avaient-ils le droit de porter leurs     revendications devant la justice ? On peut le regretter, mais c&rsquo;est un droit     garanti par la Constitution. Etaient-ils manipul\u00e9s par certaines sph\u00e8res du     r\u00e9gime ? On peut ergoter longtemps l\u00e0-dessus. Il n&rsquo;en demeure pas moins que     le r\u00e9sultat est ceic : une Ligue compl\u00e8tement paralys\u00e9e depuis pr\u00e8s de sept     ans et une accumulation d&rsquo;incompr\u00e9hensions et de tensions en son sein et     dans ses relations avec les autorit\u00e9s.          La LTDH jouit d&rsquo;une aura incontestable \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du     pays. Des dizaines de milliers de nos concitoyens se reconnaissent dans son     message essentiel : la d\u00e9fense des Droits humains. L&rsquo;\u00e9lection de Mme Souhayr     Belhassen, militante issue des rangs de la LTDH, \u00e0 la plus haute fonction     dans la F\u00e9d\u00e9ration Internationale des Droits de l&rsquo;Homme est une     reconnaissance pour notre Ligue nationale et pour le pays.          Alors pourquoi tous ces blocages ? et sur quoi portent-ils r\u00e9ellement ?          Il y a le sentiment chez certains que la Ligue a bascul\u00e9 dans une alliance     gauchiste-islamiste qui n&rsquo;a qu&rsquo;un seul objectif : discr\u00e9diter le r\u00e9gime en     place. Si l&rsquo;on observe objectivement la composition du Comit\u00e9 Directeur de     la LTDH, ce jugement para\u00eet tr\u00e8s exag\u00e9r\u00e9. Mais si l&rsquo;on ne tient compte que     des communiqu\u00e9s et des propos de ses principaux dirigeants, alors l\u00e0 notre     appr\u00e9ciation devient plus mitig\u00e9e.          Est-ce que cela signifie que la Ligue doit c\u00e9der sur son ind\u00e9pendance ou sur     sa mission ? Oh que non ! Les autorit\u00e9s doivent aussi admettre, sportivement,     que le r\u00f4le de la Ligue n&rsquo;est pas de signaler les atteintes aux Droits     humains mais de les d\u00e9noncer. Sinon la Ligue devient une commission de     veille humanitaire au sein du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur. Mais la diff\u00e9rence     est nette entre la d\u00e9nonciation ponctuelle sur un dossier pr\u00e9cis et le     jugement global sur la politique du gouvernement, qui appartient aux partis     politiques et non \u00e0 la Ligue. Si l&rsquo;on est d&rsquo;accord sur la mission de la     Ligue, son ind\u00e9pendance et la pluralit\u00e9 sereine et non politis\u00e9e en son sein,     que reste-il aux diff\u00e9rents protagonistes ? Peut-\u00eatre d\u00e9passer des int\u00e9r\u00eats     personnels et des probl\u00e8mes d&rsquo;ego qui exasp\u00e8rent les militants des Droits     humains et nuisent \u00e0 l&rsquo;action de la Ligue et \u00e0 son rayonnement.          R\u00e9alit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 aux principaux protagonistes un d\u00e9bat ouvert et sans     tabous sur ses colonnes. Le Comit\u00e9 directeur de la LTDH a d\u00e9clin\u00e9 notre     invitation. Notre offre tient toujours pour le bien de la Ligue et du pays.          <strong><font>(Source : \u00ab R\u00e9alit\u00e9s \u00bb (Magazine hebdomadaire     \u2013 Tunis), N\u00b01117 du 24 mai 2007)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Fadhel Ja\u00efbi : Un amoureux de th\u00e9\u00e2tre     dans un d\u00e9sert des signes<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font>\u00a0Fadhel Ja\u00efbi n&rsquo;est pas un artiste comme les     autres. Aucune de ses cr\u00e9ations (pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et films) n&rsquo;est pass\u00e9e     inaper\u00e7ue. Avec sa nouvelle pi\u00e8ce \u201cKhamsoun\u201d Ja\u00efbi retrace le d\u00e9sarroi d&rsquo;une     g\u00e9n\u00e9ration et les esp\u00e9rances d\u00e9\u00e7ues de la jeunesse des ann\u00e9es soixante.     <\/font><\/strong> <strong><font>Abdelkrim Gabous revient, dans un portrait     saisissant, sur l&rsquo;homme et son itin\u00e9raire.<\/font><\/strong>          Derri\u00e8re ses lunettes rondes, ses yeux ont tout vu pour t\u00e9moigner de toute     une g\u00e9n\u00e9ration.           On serait tent\u00e9 de rattacher \u00e0 Fadhel Ja\u00efbi la m\u00e9moire de la g\u00e9n\u00e9ration des     ann\u00e9es 60 des Tunisiens qui ont cru \u00e0 l&rsquo;Ind\u00e9pendance et qui ont tent\u00e9     d&rsquo;asseoir une culture tunisienne moderne.          Depuis ses premiers pas, \u201cActes sans paroles\u201d (d\u00e9j\u00e0 on voit poindre Beckett     \u00e0 travers cet incipit), jusqu&rsquo;au succulent \u201cLes Amoureux du Caf\u00e9 d\u00e9sert\u201d ,     le d\u00e9rangeant \u201cJounoun\u201d jusqu&rsquo;\u00e0 la nouvelle pi\u00e8ce \u00ab Khamsoun\u201d ou \u00ab Corps     otages\u201d , Fadhel Ja\u00efbi a \u00e9t\u00e9 le t\u00e9moin des heurs et malheurs du th\u00e9\u00e2tre     tunisien lors des trente-cinq derni\u00e8res ann\u00e9es.          Tel les h\u00e9ros shakespeariens, il a v\u00e9cu l&rsquo;ubiquit\u00e9 de l&rsquo;acteur culturel et     du t\u00e9moin engag\u00e9.          Personnage s\u00e9duisant, cr\u00e9ateur parfois retors, en tout cas sans compromis,     il a su durant sa carri\u00e8re conjuguer les d\u00e9lices de l&rsquo;expression aux     douleurs de la cr\u00e9ation. Sa d\u00e9marche est singuli\u00e8re : pas de concession,     mais rigueur, recherche et vastitude des r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9oriques.          Pour ceux qui s&rsquo;attachent \u00e0 l&rsquo;anecdote, la vie de Fadhel Ja\u00efbi (sa pudeur     lui impose d&rsquo;\u00eatre chiche en informations sur sa vie priv\u00e9e), ressemble \u00e0     celle de tous ceux dont le destin fut trac\u00e9 par les vicissitudes du temps     que l&rsquo;on retrouve \u00e0 travers ce discours si propre aux \u00e9corch\u00e9s vifs     d\u00e9bordant d&rsquo;un trop plein de sensibilit\u00e9 et d&rsquo;une incommensurable soif de     dire.          Homme de \u201cth\u00e9\u00e2tre\u201d, Fadhel Ja\u00efbi n&rsquo;est pas un simple th\u00e9\u00e2treux. Son \u0153uvre,     sa d\u00e9marche, son itin\u00e9raire ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un intellectuel qui \u00e9gr\u00e8ne ses     r\u00e9flexions sur sc\u00e8ne et un homme de th\u00e9\u00e2tre pour qui les planches ne sont     que les proth\u00e8ses de la r\u00e9flexion.          <strong>G\u00e9n\u00e9ration<\/strong>          L&rsquo;itin\u00e9raire de Fadhel Ja\u00efbi ressemble \u00e0 celui de sa g\u00e9n\u00e9ration. Celle des     intellectuels et cr\u00e9ateurs tunisiens qui ont aujourd&rsquo;hui 60 ans et qui,     devant les cheveux blancs qui commencent \u00e0 parsemer leurs tempes, se posent     aujourd&rsquo;hui une question qui para\u00eet comme une balafre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des cicatrices     taill\u00e9es sur leur m\u00e9moire collective : \u201cqu&rsquo;avons-nous fait de nos 60 ans ?\u201d     La g\u00e9n\u00e9ration de Fadhel Ja\u00efbi a vu sa vie comme un succ\u00e9dan\u00e9 de celle qui     l&rsquo;a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e et par celle qui est en train de la suivre. La coalition des     petits-fils et des grands-p\u00e8res contre les p\u00e8res. Ces 60 ans qui semblent     aujourd&rsquo;hui surann\u00e9s alors que ce demi-si\u00e8cle de tous les malheurs et de     tous les bonheurs fut saccad\u00e9 par des cycles sinuso\u00efdaux rythm\u00e9s par les     malices de l&rsquo;Histoire de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du dernier si\u00e8cle que nous     fustigions alors quand il tirait vers sa fin comme si nous voulions     atteindre notre catharsis par l&rsquo;auto-flagellation.          Heureusement que des balises culturelles comme Fadhel Ja\u00efbi, sont t\u00e9moins     des hal\u00e8tements culturels d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration qui a voulu tout donner pour ne     rien prendre.          Cette g\u00e9n\u00e9ration, comme Fadhel Ja\u00efbi, est n\u00e9e avec la fin de la deuxi\u00e8me     guerre mondiale, \u00e0 la veille de l&rsquo;\u00e9mergence des nationalismes arabes et la     naissance d&rsquo;Isra\u00ebl, dix ans avant les ind\u00e9pendances des pays du Maghreb et     vingt ans avant la gifle de juin 67 et les \u00e9v\u00e8nements de 68, deux plaies aux     d\u00e9mangeaisons douloureuses et exquises sur la peau de cette g\u00e9n\u00e9ration qui     ne finit pas de se gratter la m\u00e9moire.          Une g\u00e9n\u00e9ration de bilingues qui aiment, pleurent, souffrent, apprennent,     jouissent dans deux langues : l&rsquo;arabe et le fran\u00e7ais. Quelle chance ! Une     g\u00e9n\u00e9ration qui savoure la po\u00e9sie de Ronsard comme celle de Omar Ibn Abi     Rabia\u00e2, lisent Voltaire et Ibn Khaldoun dans le texte, savourent Camus et     Taha Husse\u00efn, appr\u00e9cient le th\u00e9\u00e2tre de Ionesco et celui de Tawfik Elhakim.     Une g\u00e9n\u00e9ration qui lit Sartre, Freud, Marx, mais conna\u00eet le \u201cCoran\u201d et les     \u201cMille et une nuits\u201d \u00e0 la mamelle.          Une g\u00e9n\u00e9ration qui n&rsquo;a jamais fait cas des fronti\u00e8res \u00e0 travers lesquelles     elle saute \u00e0 cloche-pied et pour laquelle la M\u00e9diterran\u00e9e n&rsquo;est qu&rsquo;un pont     entre les deux rives m\u00e9ridionale et septentrionale d&rsquo;une mare qui d\u00e9borde     d&rsquo;un trop plein d&rsquo;histoire commune et d&rsquo;amours r\u00e9ciproques entre ces     M\u00e9diterran\u00e9ens aux c\u0153urs \u00e9clos sur les jasmins et les bougainvill\u00e9es.          Ces jeunes qui voyaient, au d\u00e9but des ann\u00e9es 60, la Tunisie comme un beau     jardin en face du balcon de l&rsquo;Europe et que Paris \u00e9tait la porte de la     maison d&rsquo;en face. Ces jeunes qui ont fait leurs \u00e9tudes bilingues dans les     capitales du Maghreb et qui sont all\u00e9s parfaire leur qu\u00eate du savoir \u00e0 la     Sorbonne, au Piccolo Th\u00e9\u00e2tre de Milano, \u00e0 l&rsquo;IDHEC, \u00e0 l&rsquo;INSAS ou \u00e0 Kiev.          Fadhel Ja\u00efbi est le prototype de cette g\u00e9n\u00e9ration. S&rsquo;il a appris en Tunisie     l&rsquo;amour de ce pays et l&rsquo;enracinement dans son terreau, il ira parfaire sa     formation \u00e0 la Sorbonne. En apprenant le Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Paris, il a su appr\u00e9cier     les Beattles, les Pink-Floyd, le vin rouge, Marx, Wilheim Reich, Brooks,     Streller, Bob Wilson ; il a chant\u00e9 avec Brel et fredonn\u00e9 Brassens sans avoir     oubli\u00e9 le malouf. Il a frissonn\u00e9 devant les films de Hitchcok et suivi \u00e0 la     cin\u00e9math\u00e8que Fellini, Renoir et Godard tout en restant coll\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9     tunisienne dont a il su se faire imbiber par tous les pores quand il     c\u00f4toyait une tante mari\u00e9e \u00e0 une figure de proue de la vie culturelle de     Tunis : l&rsquo;\u00e9crivain Larbi Kabadi.          Comme tous ces jeunes \u00e0 la culture binoculaire, bilingue et porteuse d&rsquo;un     trop-plein d&rsquo;\u00e9motion et d&rsquo;imaginaire ont voulu sortir des sentiers battus     d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre arabe d\u00e9j\u00e0 croulant au milieu des ann\u00e9es 60, sous un     pseudo-classicisme de pacotille, mauvaise copie des vaudevilles et des     th\u00e9\u00e2tres de boulevards de Paris dont il n&rsquo;ont emprunt\u00e9 que le cramoisi du     rideau et le carmin du maquillage, les dictons augustes et les d\u00e9cors kitch.          <strong>Premiers pas<\/strong>          A cette \u00e9poque Ali Ben Ayed \u00e9tait au fa\u00eete de sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, sorte de     croisement entre Jean Vilar et G\u00e9rard Philippe, dirigeant l&rsquo;unique Troupe     Th\u00e9\u00e2trale en Tunisie (Le Th\u00e9\u00e2tre de la Ville de Tunis), une sorte de copie     lointaine de la Com\u00e9die Fran\u00e7aise \u00e0 la tunisoise. Faire du th\u00e9\u00e2tre pour ces     jeunes form\u00e9s dans d&rsquo;autres ateliers et impr\u00e9gn\u00e9s du nouveau th\u00e9\u00e2tre dont     les jalons furent lanc\u00e9s par Beckett, Ionesco, Adamov, Genet, n&rsquo;\u00e9tait pas     facile car les structures les renvoyaient entre le Charybde de     l&rsquo;institutionnel Ali Ben Ayed et le Scylla de la m\u00e9diocrit\u00e9 d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre     amateur populiste qui ne d\u00e9passait gu\u00e8re les vaudevilles de mauvais aloi.          Nous \u00e9tions \u00e0 cette \u00e9poque charni\u00e8re, la fin des ann\u00e9es 60 et le d\u00e9but des     ann\u00e9es 70 : premi\u00e8res manifestations estudiantines, premiers proc\u00e8s, chasse     aux sorci\u00e8res ; bref les ann\u00e9es de braise et de plomb durant lesquelles     th\u00e9\u00e2tre, cin\u00e9-clubs, syndicats, activisme politique versaient tous dans la     m\u00eame mare de contestation et de d\u00e9sir de changement. En ces ann\u00e9es-l\u00e0,     Fadhel Ja\u00efbi rejoignit Moncef Soussi, parti au Kef faire bouger le th\u00e9\u00e2tre \u00e0     partir de la Tunisie profonde.          <strong>Vers le Sud : l&rsquo;\u00e8re de Gafsa<\/strong>          Les jeunes intellectuels de retour au pays, dipl\u00f4mes en proche et nouvelles     visions plein le regard, se rencontrent sur les terrasses des caf\u00e9s et sous     les ficus de l&rsquo;unique avenue de la Capitale, \u00e0 l&rsquo;ombre des auvents des bars     et des salles de cin\u00e9ma, ils faisaient tourner et retourner la m\u00eame question     sous tous les angles : Que faire ? (L\u00e9nine \u00e9tait encore \u00e0 la mode !)          Si Moncef Souissi a fait jaillir au Nord-Ouest du pays un th\u00e9\u00e2tre autre,     Fadhel Ja\u00efbi partit avec un groupe d&rsquo;autres jeunes d&rsquo;hommes de th\u00e9\u00e2tre au     Sud-Ouest fonder le Th\u00e9\u00e2tre du Sud de Gafsa, \u00e0 400 kilom\u00e8tres de la Capitale.     Ils se nommaient Fadhel Ja\u00efbi, Fadhel Jaziri, Mohamed Driss, Raouf Ben Amor,     Jalila Baccar, Raja Farhat. Tr\u00e8s vite, \u00e0 partir de ce bassin minier au     climat particuli\u00e8rement inhospitalier, o\u00f9 il caille l&rsquo;hiver et l&rsquo;on crame     l&rsquo;\u00e9t\u00e9, une nouvelle tendance th\u00e9\u00e2trale va na\u00eetre. Fadhel Ja\u00efbi y sera le     responsable de la mise en sc\u00e8ne, d&rsquo;abord collective puis conduite     pratiquement sous sa houlette. Une s\u00e9rie de pi\u00e8ces saura attirer le public :     \u201cJha o\u00f9 l&rsquo;Orient en d\u00e9sarroi\u201d, \u201cMohamed Ali Hammi\u201d (sur la vie du fondateur     du syndicalisme), \u201cElborni Wel atra\u201d (hommage au th\u00e9\u00e2tre paysan de Buzatti),     \u00ab Jazia la h\u00e9lalienne \u00bb etc. Cinq ann\u00e9es durant lesquelles cette jeune     g\u00e9n\u00e9ration de cr\u00e9atures a pu jauger ses th\u00e9ories \u00e0 l&rsquo;aune de la triste     r\u00e9alit\u00e9 du terrain pour comprendre combien sa vision socialisante et     d&rsquo;utilit\u00e9 publique \u00e9tait en porte-\u00e0-faux avec les affres de la bureaucratie,     dans une ville o\u00f9 il n&rsquo;y avait ni sc\u00e8ne, ni tradition th\u00e9\u00e2trale, ni vision     culturelle r\u00e9gionale. Le m\u00eame groupe commen\u00e7a \u00e0 penser \u00e0 une nouvelle     d\u00e9marche.          Un interm\u00e8de : d\u00e9couvrant un groupe de jeunes titubant th\u00e9\u00e2tralement \u00e0 la     Maison de la Culture Ibn Rachiq, Fadhel Jaibi et Habib Masrouki, question de     ne pas perdre la main et ce fut le plus grand succ\u00e8s de toute l&rsquo;histoire du     th\u00e9\u00e2tre tunisien et la vraie d\u00e9couverte de Lamine Nahdi : \u201cEl Karrita\u201d.          <strong>Le Nouveau Th\u00e9\u00e2tre<\/strong>          D&rsquo;abord la formation. Pratiquement le m\u00eame groupe se verra confier le centre     d&rsquo;Art Dramatique o\u00f9 la formation souffrait d&rsquo;une conception scolastique et     plate au moment o\u00f9 dans le monde les techniques d&rsquo;animation de groupe, de     panel et de travaux corporels s&rsquo;imposent devant la diction et l&rsquo;\u00e9tude du     texte. Leur exp\u00e9rience a d\u00e9bouch\u00e9 sur la formation d&rsquo;\u00e9mules qui iront     enrichir le th\u00e9\u00e2tre tunisien.          Et puis ce fut cet \u00e9t\u00e9 75, quand un groupe de th\u00e9\u00e2tre totalement ind\u00e9pendant     annonce sa naissance ; il se nomme \u00abLe Nouveau Th\u00e9\u00e2tre\u00bb. Si l&rsquo;hommage est     rendu au classique mouvement du Boulevard Saint-Germain, il cligne de l&rsquo;\u0153il     vers la Nouvelle Vague et la r\u00e9f\u00e9rence au \u00abGroupe de Cin\u00e9ma Nouveau \u00bb     \u00e9gyptien y est claire. Quinze ans durant, le Nouveau Th\u00e9\u00e2tre est     incontournable. Si on ne l&rsquo;applaudit pas, on l&rsquo;imite; si on n&rsquo;est pas     d&rsquo;accord avec son discours, on reconna\u00eet son professionnalisme et sa     coh\u00e9rence : Fadhel Ja\u00efbi, Fadhel Jaziri, Mohamed Driss, Raouf Ben Amor,     Jalila Baccar, Raja Ben Ammar, Taoufik Jbali, rejoints par feu Habib     Masrouki, fra\u00eechement d\u00e9barqu\u00e9 de Paris et affubl\u00e9 de son dipl\u00f4me de     Directeur de la photographie de la prestigieuse \u00e9cole de Vaugirard.          Les travaux et la d\u00e9marche du Nouveau Th\u00e9\u00e2tre se d\u00e9marquent de tout le reste     de la vie culturelle \u00e0 travers la fa\u00e7on d&rsquo;agir avec l&rsquo;establishment et le     public, l&rsquo;attitude face \u00e0 la critique. Dans un m\u00e9lange de contestation qui     fr\u00f4le la hargne et la rage de tout d\u00e9noncer, leur discours est tellement     incisif qu&rsquo;il para\u00eetrait provocateur; leur introversion les fait prendre     pour une secte. Les membres du Nouveau Th\u00e9\u00e2tre d\u00e9rangent et attirent le     respect.          <strong>Portrait de groupe avec femme<\/strong>          Premi\u00e8re \u0153uvre \u201cLa Noce\u201d, d&rsquo;apr\u00e8s \u201cLa Noce chez les petits bourgeois\u201d, qui     commence l\u00e0 o\u00f9 finit le texte de Brecht, va annoncer la couleur dans     l&rsquo;\u00e9criture, le discours, le jeu, la mise en sc\u00e8ne et m\u00eame dans l&rsquo;espace de     la repr\u00e9sentation. Un duo, Mohamed Driss et Jalila Baccar, cette derni\u00e8re,     ayant rejoint le groupe \u00e0 Gafsa depuis 1973, sera depuis cette premi\u00e8re     pi\u00e8ce la com\u00e9dienne centrale de toutes les pi\u00e8ces de Fadhel Ja\u00efbi. Ce fut la     premi\u00e8re r\u00e9elle transgression du classicisme du th\u00e9\u00e2tre tunisien. Une pi\u00e8ce     calme et explosive o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre que l&rsquo;acteur n&rsquo;est pas seulement une     anatomie sc\u00e9nique, mais un \u00eatre \u00e0 la recherche de son corps, de son c\u0153ur,     des id\u00e9es et d&rsquo;un message. Suivra \u201cL&rsquo;Instruction\u201d, une d\u00e9charge de     contestation dans l&rsquo;atmosph\u00e8re naus\u00e9abonde de cette fin des ann\u00e9es 70     couvant le premier \u00e9clatement populaire en janvier 78, qui va entrouvrir les     portes de la d\u00e9mocratie et du pluralisme. \u201cDerni\u00e8re pluie\u201d, \u201cGhassalet     Ennwadir\u201d est un succ\u00e8s populaire, une belle fresque o\u00f9 le r\u00e9alisme se     double de m\u00e9taphores qui vont rendre le personnage de Lalla Baya, une     mascotte populaire. L&rsquo;apoth\u00e9ose fut \u201cArab\u201d: un r\u00e9quisitoire sur     l&rsquo;auto-flagellation de l&rsquo;Arabe, inspir\u00e9 de la guerre civile du Liban et au     moment o\u00f9 se d\u00e9roule la guerre irako-iranienne. \u201cLam\u201d, souvent oubli\u00e9e par     la critique, une pi\u00e8ce tout en noir au d\u00e9cor en fer massif qui traduit la     chape de plomb que l&rsquo;intellectuel portait sur sa t\u00eate, une remise en     question d&rsquo;un discours politique qui semble ne plus s&rsquo;inscrire avec     l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;histoire. \u201cAl Awada\u201d est une gageure o\u00f9 le travail s&rsquo;est     recentr\u00e9 sur la dissection du milieu de la chanson. Il ne faut pas oublier \u201cL&rsquo;h\u00e9ritage\u201d,     donn\u00e9e quelquefois et qui, si elle \u00e9tait une sorte de flop public, pousse \u00e0     la r\u00e9flexion.          La premi\u00e8re innovation du Nouveau Th\u00e9\u00e2tre est le texte et sa respiration,     l&rsquo;espace et son occupation, le com\u00e9dien et sa direction, le discours et le     non-dit.          Si le Nouveau Th\u00e9\u00e2tre \u00e9tait une donn\u00e9e fixe lors des quinze ann\u00e9es de son     existence, il n&rsquo;en a pas moins men\u00e9 large dans sa qu\u00eate de l&rsquo;espace ad\u00e9quat     pour une nouvelle \u00e9ducation du public.          \u201cLa Noce\u201d fut donn\u00e9e la premi\u00e8re fois \u00e0 la regrett\u00e9e Galerie Yahya, une     Galerie d&rsquo;Art au parquet tellement bien cir\u00e9 que le spectateur se trouve     astreint \u00e0 un recueillement impos\u00e9 par le grincement de ses chaussures.     \u201cL&rsquo;Instruction\u201d est donn\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre de Hammamet sur un sarcophage en bois     noble sous une lampe \u00e0 la lumi\u00e8re chiche. \u201cPluie d&rsquo;automne\u201d a \u00e9lu domicile     dans un petit cin\u00e9ma de quartier, en plein milieu des marchands de friperies,     d\u00e9saffect\u00e9 et transform\u00e9 en th\u00e9\u00e2tre se jouant sur une longue estrade o\u00f9 le     public se place autour de ce podium: une miniature de la cartoucherie de     Vincennes quand elle pr\u00e9sente les pi\u00e8ces d&rsquo;Ariane Mnouchkine. \u201cArab\u201d a     renvers\u00e9 le flux du public et joua \u00e0 guichets ferm\u00e9s. En sauvant la     Cath\u00e9drale de Saint-Louis juch\u00e9e sur les cimes de Byrsa, l\u00e0 o\u00f9 Virgile fait     immoler Didon et o\u00f9 les m\u00e9di\u00e9vistes font tr\u00e9passer Saint-Louis, le dernier     des Crois\u00e9s.          Habib Masrouki quitte le Th\u00e9\u00e2tre et le cin\u00e9ma en choisissant de d\u00e9missionner     de la vie. Quelle perte ! Mohamed Driss ira arpenter le monde et monter l&rsquo;un     des premiers One-man show avec \u00ab Salut l&rsquo;Instit\u00bb et fonde avec Tawfik Jbali     un nouvel espace th\u00e9\u00e2tral dont s&rsquo;enorgueillit le Th\u00e9\u00e2tre tunisien en tant     qu&rsquo;espace ind\u00e9pendant et exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale singuli\u00e8re, apr\u00e8s avoir fond\u00e9     avec Raja Ben Ammar et Moncef Sayem le Th\u00e9\u00e2tre Fou.          On parle d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre tric\u00e9phale. Les deux Fadhel Ja\u00efbi et Jaziri et Jalila     Baccar continuent donc avec \u201cArab\u201d et \u201cAl Awada\u201d et un film tir\u00e9 de \u201cArab\u201d.     On parle de l&rsquo;\u00e8re des deux Fadhel dont le th\u00e9\u00e2tre draine le public, le     fid\u00e9lise et s&rsquo;exporte en Orient et en Occident.          Duo ou duel ? Qui sait ? En tout cas en les voyant travailler, Fadhel Jaziri     et Fadel Ja\u00efbi paraissaient comme deux palmiers \u00e0 la souche commune dans un     d\u00e9sert th\u00e9\u00e2tral de fin des ann\u00e9es 80. Comme Don Quichotte et Sancho sur le     c\u00e9l\u00e8bre dessin de Picasso. Mais qui est Don Quichotte, qui est Sancho parmi     les deux ; en tout cas ils sont comme ce fameux Ghost dans \u201cHenri IV\u201d de     Shakespeare, on ne sait pas qui est le corps et qui est l&rsquo;ombre. En 1990 les     rapports entre Fadhel et Fadhel sont comme les personnages de la chanson de     Brel dans son dernier disque \u201cOrly\u201d. Ils se confondent, se fendent en deux,     se d\u00e9tachent et se rapprochent pour se s\u00e9parer. On parle dans la rue     th\u00e9\u00e2trale de s\u00e9paration qui sonne le tocsin de l&rsquo;enterrement du \u00ab Nouveau     Th\u00e9\u00e2tre \u00bb. Non ! C&rsquo;est vraiment quasi-mythologique, il fallait se s\u00e9parer et     sur les cendres de cette s\u00e9paration na\u00eetront deux Ph\u00e9nix, chacun s&rsquo;adonnant     \u00e0 sa vision th\u00e9\u00e2trale.          Quand le Nouveau Th\u00e9\u00e2tre \u00e9tait un groupe, on le comparait \u00e0 une ruche     d&rsquo;abeilles form\u00e9e uniquement de reines toutes ouvri\u00e8res. Les apiculteurs     vous diront que quand il y a plus d&rsquo;une reine dans une ruche on ne se s\u00e9pare     pas, on ne s&rsquo;entre-tue pas, mais on essaime pour multiplier les ruches. Le     coup de pied donn\u00e9 par la praxis dans la fourmili\u00e8re du Nouveau Th\u00e9\u00e2tre a     parsem\u00e9 la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale par le miel de ces abeilles et a permis     l&rsquo;enrichissement et la confrontation.          <strong>Familia<\/strong>          Fadhel Ja\u00efbi continue en famille, il vit d\u00e9sormais avec Jalila Baccar et     monte sa propre troupe th\u00e9\u00e2trale : Th\u00e9\u00e2tre Familia. Ce n&rsquo;est pas un th\u00e9\u00e2tre     familier, mais une nouvelle approche peu famili\u00e8re. Fadhel Ja\u00efbi et Jalila     Baccar imaginent ensemble, travaillent ensemble et signent ensemble trois     merveilleuses pi\u00e8ces \u201cCommedia\u201d, \u201cFamilia\u201d et \u201cLes amoureux du caf\u00e9 D\u00e9sert\u201d     ; suivront \u201cJounoun\u201d et \u201cQuamsoun\u201d , o\u00f9 le talent de Fadhel Ja\u00efbi va     para\u00eetre sous un grand jour apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 dissous et diffus dans le     travail th\u00e9\u00e2tral accompli en groupe, que les spectateurs d&rsquo;Orient et     d&rsquo;Occident appr\u00e9cient et que les lourds dossiers de presse affirment et     qu&rsquo;un jour des \u00e9tudes fondamentales, h\u00e9las tr\u00e8s rares chez nous,     confirmeront.          L&rsquo;esprit de famille, on le trouve \u00e0 un autre niveau de la carri\u00e8re de Fadhel     Ja\u00efbi. Pour lui, le cin\u00e9ma est le th\u00e9\u00e2tre ne sont que deux rameaux sur la     m\u00eame branche, deux biefs versant derri\u00e8re la m\u00eame \u00e9cluse de l&rsquo;imaginaire.     Depuis \u201cLa Noce\u201d, le cin\u00e9ma et le th\u00e9\u00e2tre vont se c\u00f4toyer, s&rsquo;alterner et se     compl\u00e9ter chez Ja\u00efbi. \u201cLa Noce\u201d fut tout de suite port\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran. Ce ne     fut pas du th\u00e9\u00e2tre film\u00e9 \u00e0 l&rsquo;anglaise, mais une traduction du discours     sc\u00e9nique en un discours filmique.          \u00ab La Noce \u00bb, film en noir et blanc, ne manquera pas d&rsquo;attirer l&rsquo;attention du     public ; la critique, plus particuli\u00e8rement ceux qui ne savaient pas qu&rsquo;il     s&rsquo;agissait d&rsquo;une adaptation. Le r\u00e9sultat: un film proposant une approche     singuli\u00e8re dans le cin\u00e9ma sous le regard strident de feu Habib Masrouki, une     recherche sur les rapports entre le son et l&rsquo;image, pluie, obscurit\u00e9,     silence, ombre, chuchotement et lumi\u00e8re \u00e0 la recherche du difficile rapport     paradigmatique entre champs et contre-champs, une polyphonie de la     profondeur de champs digne de l&rsquo;approche de Welles dans le Proc\u00e8s.          \u00abArab\u00bb, spectacle endog\u00e8ne en vase clos qui, telles les fleurs carnivores,     engloutissant leurs spectateurs \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son obscurit\u00e9, ne pouvait     continuer \u00e0 vivre que sous forme de film. Un film d\u00e9rangeant, inclassable,     largement prim\u00e9 qui a fait dire au c\u00e9l\u00e8bre critique Serge Daney que \u00ab Arab     est la premi\u00e8re entorse au discours cin\u00e9matographie arabe \u00bb.          \u00ab Les Amoureux du caf\u00e9 d\u00e9sert \u00bb est un prototype de ces textes qui est \u00e0     notre sens la quintessence d&rsquo;une exp\u00e9rience de trente ans o\u00f9 le lecteur     d\u00e9couvrira la douceur du style mari\u00e9e \u00e0 la violence du sens. Comme le seront     \u201cJounoun\u201d et \u201cKahmsoun\u201d.          Si l&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 vu la pi\u00e8ce, c&rsquo;est un r\u00e9gal de lire ce texte. Si on le lit     pour la premi\u00e8re fois comme on lit une fable, c&rsquo;est une d\u00e9licieuse     d\u00e9couverte. Car un texte \u00e9crit en images, \u00e9crit sous forme compacte,     incrust\u00e9 de m\u00e9taphores, remodel\u00e9 au moment de la mise en sc\u00e8ne passant du     dialectal \u00e0 travers le th\u00e9\u00e2tral au fran\u00e7ais, n&rsquo;en fait qu&rsquo;une \u00e9criture     magique et inhabituelle. Lisez le texte des pi\u00e8ces , il y a beaucoup \u00e0 voir.          L&rsquo;esprit de famille est \u00e0 souligner dans le rapport de Fadhel Ja\u00efbi et     Mahmoud Ben Mahmoud, cousins maternels qui ne cessent de discuter en famille,     d&rsquo;\u00e9changer des id\u00e9es et de d\u00e9battre des th\u00e9ories, caresser des r\u00eaves et     parfois concr\u00e9tiser des projets comme ce fut le cas dans \u00ab Chichkhane \u00bb,     film pratiquement \u00e9crit et r\u00e9alis\u00e9 par Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Ja\u00efbi     o\u00f9 magistralement Jalila Baccar, r\u00e9v\u00e9le une com\u00e9dienne de cin\u00e9ma qui     s&rsquo;inscrit entre Anna Magnani et Anouk Aim\u00e9.          D\u00e9sormais on peut parler d&rsquo;une \u00e9cole de th\u00e9\u00e2tre tunisien, dite de Fahdel     Ja\u00efbi ? Celui-ci s&rsquo;est impos\u00e9 \u00e0 travers une devise qu&rsquo;il ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter     : \u00ab Je ne sais pas ce que je veux, mais je connais certainement ce que je ne     veux pas \u00bb.          <strong>L&rsquo;\u0152UVRE ET LA D\u00c9MARCHE<\/strong>          Ceux comme l&rsquo;auteur de ces lignes qui ont eu la chance de suivre toute la     production de Fahdel Ja\u00efbi peuvent tirer des conclusions certainement     h\u00e2tives, car l&rsquo;analyse de l&rsquo;\u0153uvre de cet auteur-cr\u00e9ateur n\u00e9cessite un     attirail critique plus fournis et des outils d&rsquo;analyse plus aff\u00fbt\u00e9s, mais     d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, nous nous permettons de d\u00e9gager que Fadhel Ja\u00efbi travaille     sur une plate-forme form\u00e9e de trois paradigmes: Rigueur, Douleur et Dire.          <strong>Rigueur<\/strong>          Une constante dans l&rsquo;\u0153uvre de Ja\u00efbi est que toutes ses cr\u00e9ations sont des     pi\u00e8ces compactes, totalement nettoy\u00e9es. Aucune fausse note, aucun hiatus     rythmique, et aucune redondance gratuite n&rsquo;y apparaissent, telles les     symphonies o\u00f9 chaque note trouve sa place dans l&rsquo;harmonie et le sens. Mais     la rigueur chez Ja\u00efbi n&rsquo;est pas synonyme d&rsquo;asepsie professionnalisante,     comme dans certains th\u00e9\u00e2tres o\u00f9 les r\u00e8gles acad\u00e9miques cachent l&rsquo;exemption     et la transgression\u2026 Mais il y a toujours une touche de g\u00e9nie, comme la note     bleue de Chopin, qui diff\u00e9rencie un bon instrumentaliste d&rsquo;un virtuose. Les     sc\u00e8nes inoubliables de m\u00e9tamorphose de faci\u00e8s de Jalila Baccar dans     \u201cFamilia\u201d en sont l&rsquo;exemple, l&rsquo;utilisation de la notion du cadrage     cin\u00e9matographique dans la m\u00eame pi\u00e8ce en est aussi un prototype \u00e9loquent.          Rigueur dans le discours, rigueur dans la langue, dans le gestus et la     lumi\u00e8re ; dans la direction des acteurs et l&rsquo;occupation de l&rsquo;espace et,     enfin, rigueur dans le rapport de tous ces \u00e9l\u00e9ments ensemble. Travail     d&rsquo;orf\u00e8vre doubl\u00e9 de celui d&rsquo;un sid\u00e9rurgiste. Fadhel Ja\u00efbi est connu comme     stakhanoviste de la r\u00e9p\u00e9tition, chaque pi\u00e8ce n\u00e9cessite une ann\u00e9e de travail     en huit heures par jour en huis clos. Alors ses personnages finissent comme     ceux de Rodin -surtout dans les baisers- o\u00f9 la rigueur du marbre est dompt\u00e9e     par la gr\u00e2ce du mouvement. Ses tableaux sont comme ceux de Goya , dans le     fameux tableau \u201cChronos mangeant Jupiter\u201d et celui de G\u00e9ricaut , dans \u201cLe     radeau de la M\u00e9duse\u201d ; sont \u00e0 la fois dessin\u00e9s par la duret\u00e9 des sc\u00e8nes et     des personnages qui s&rsquo;entremangent et gr\u00e2ce \u00e0 des touches qui font dissoudre     la douleur de la violence du regard dans l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance du style.          <strong>Douleur<\/strong>          Comme la d\u00e9livrance, la cr\u00e9ation est souvent douloureuse, chez Ja\u00efbi le     travail se fait souvent dans la douleur. Douleur dict\u00e9e par un     indescriptible souci de perfection. Une qu\u00eate d&rsquo;absolu. Ce \u00e0 quoi r\u00eave tout     cr\u00e9ateur qui se fait violence sur soi-m\u00eame avant d&rsquo;imposer ses r\u00e8gles \u00e0 ses     mat\u00e9riaux : textes, sc\u00e8ne et com\u00e9diens.          Sa d\u00e9marche dans la direction des com\u00e9diens est \u00e0 la fois kazanienne dans     Actor&rsquo;s Studio, et chahinienne qui se transmet \u00e0 travers l&rsquo;amour. L&rsquo;acteur     chez lui est une mati\u00e8re premi\u00e8re qu&rsquo;il faut p\u00e9trir, malaxer, modeler,     remodeler lui donner une forme, lui insuffler une \u00e2me pour en tirer un     personnage.          Il travaille toujours en vase clos dans le noir comme dans une chambre noire     o\u00f9 l&rsquo;obscurit\u00e9 assure la nettet\u00e9 de l&rsquo;image.          Sa m\u00e9thode est semblable \u00e0 celle que d\u00e9crit Balzac quand il a dit : \u00ab Je vis     le plus dur du despotisme, celui que l&rsquo;on exerce sur soi-m\u00eame, je travaille     tout le temps.\u00a0\u00bb          Travailler dans la douleur corporelle, physique ou m\u00eame psychique n&rsquo;\u00e9limine     pas le fait que Ja\u00efbi, excellent p\u00e9dagogue, d\u00e9compresse quand il ponctue ses     r\u00e9p\u00e9titions par une formation th\u00e9orique \u00e0 la Platon, sur le temps en     marchant, et par des exercices de ma\u00efeutique \u00e0 la Socrate pour que le     com\u00e9dien se d\u00e9couvre lui m\u00eame et de se rappeler comme disaient les Grecs     anciens : \u00ab La r\u00e9p\u00e9tition est la m\u00e8re du savoir \u00bb. Le travail est donc     formation-recherche-cr\u00e9ation. Avec lui on d\u00e9sapprend puis on apprend.     Prototypes, ces \u00e9tudiants de l&rsquo;Institut du Th\u00e9\u00e2tre qui jouent dans les trois     derni\u00e8res pi\u00e8ces de Fadhel Ja\u00efbi et qui, forts de leur formation livresque,     d\u00e9couvrent le Th\u00e9\u00e2tre quand Ja\u00efbi leur comble les interstices vides de leur     formation par ce ciment que seuls les ma\u00eetres en connaissent les arcanes.     Alors la douleur devient exquise, d\u00e9lice et le travail en continu devient     une qu\u00eate de nirvana de perfection \u00e0 la d\u00e9couverte de ses propres     performances. Ceci n&rsquo;entache en rien le travail de Ja\u00efbi de formalisme     qu&rsquo;engendre parfois le rigorisme professionnel. Car rigueur et douleur sont     employ\u00e9es au service du discours : le dire.          <strong>Dire<\/strong>          Le th\u00e9\u00e2tre de Fadhel Ja\u00efbi a cette particularit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre double :     bi-imaginaire, il imagine avec Jalila Baccar ; bi-cr\u00e9atif, il est     auteur-metteur en sc\u00e8ne et bivectoriel : homme de th\u00e9\u00e2tre et cin\u00e9aste. S&rsquo;il     accorde dans son th\u00e9\u00e2tre une importance capitale \u00e0 la sc\u00e8ne, \u00e0     l&rsquo;improvisation, \u00e0 la recherche au moment des r\u00e9p\u00e9titions, il n&rsquo;en est pas     moins soucieux que le texte doit \u00eatre \u00e9crit. Rigoureusement \u00e9crit. Son     th\u00e9\u00e2tre est-il un th\u00e9\u00e2tre \u00e0 texte ? Oui. Mais un m\u00e9ta-texte, un pr\u00e9texte et     surtout et essentiellement un discours. Donc \u00e9crire chez Ja\u00efbi est dire.     Tout ce que dit Barthes sur la relation des compressions des signes avec la     fluidit\u00e9 gestuelle s&rsquo;applique au discours de Ja\u00efbi.          D&rsquo;abord une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale chez ce cr\u00e9ateur au courage inhabituel : rien     n&rsquo;est tabou. Corps, politique, religion, famille, sexe, jeunesse, vieillesse,     art etc, tout doit \u00eatre dit. Sans st\u00e9r\u00e9otypes ni slogans, et sans vulgarit\u00e9.     Un p\u00e9rilleux exercice de finesse de la d\u00e9nonciation: d\u00e9noncer, focaliser,     souligner est l&rsquo;essentiel dans le th\u00e9\u00e2tre de Fadhel Ja\u00efbi ce qui lui a valu     de concilier le th\u00e9\u00e2tre tunisien avec son public. Ce public qui a d\u00e9sert\u00e9     les th\u00e9\u00e2tres \u00e0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es 80 quand l&rsquo;amalgame entre     id\u00e9ologie et art, aid\u00e9 par les pertes des r\u00e9f\u00e9rences, les chutes des     id\u00e9ologies et la sociologie de l&rsquo;\u00e9chec que vivait le Tunisien lors du     troisi\u00e8me d\u00e9cade de l&rsquo;ind\u00e9pendance. Ja\u00efbi invente un th\u00e9\u00e2tre comme il aime \u00e0     r\u00e9p\u00e9ter.          Les textes de Fadhel Ja\u00efbi, comme celui des \u201cAmoureux du caf\u00e9 d\u00e9sert\u201d, se     d\u00e9marquent par une nouvelle facture linguistique. D&rsquo;abord anoblir le     dialectal pour le hisser au statut d&rsquo;un vrai support de discours artistiques.     L&rsquo;\u00e9criture chez Ja\u00efbi n&rsquo;est pas un acte qui consiste \u00e0 \u00e9grener des phon\u00e8mes     en kyrielles de mots et former de chapelets s\u00e9mantiques. L&rsquo;\u00e9criture, avec le     \u201cNouveau Th\u00e9\u00e2tre\u201d, se r\u00e9v\u00e9la un \u00e9clatement du son \u00e0 la recherche du sens. Un     travail m\u00e9ticuleux sur la voix. La technique du mono-mon\u00e8me (souvent un mot     par ligne, un mot une courte phrase par souffle) engendre une polyphonie o\u00f9     le phon\u00e8me n&rsquo;est gu\u00e8re uniquement un item du champs s\u00e9mantique, mais un     \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;une charpente form\u00e9e de mots, cris, souffles et silences. C&rsquo;est en     quelque sorte la structure des cristaux de la voix. D&rsquo;o\u00f9 cette magie du     discours \u00e0 travers des bourrasques de sons suivies de plages de silences     auxquelles Fadhel Ja\u00efbi incruste ces non-dit que seules les composantes     th\u00e9\u00e2trales peuvent ajouter \u00e0 un texte pour qu&rsquo;ils se transforment discours     et th\u00e9\u00e2tralit\u00e9.          Abdelkrim Gabous          <strong><font>(Source : \u00ab R\u00e9alit\u00e9s \u00bb (Magazine hebdomadaire     \u2013 Tunis), N\u00b01117 du 24 mai 2007) \u00a0<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<div align=\"center\"> <strong><font>Reporters sans fronti\u00e8res<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"+1\"><b><\/p>\n<p><font size=\"3\">LES       INTERNAUTES ABONNES AU FOURNISSEUR D&rsquo;ACCES MAROC TELECOM NE PEUVENT PLUS       ACCEDER A YOUTUBE<\/font><\/p>\n<p> \u00a0<\/b><\/font><\/div>\n<div> <font size=\"-1\">Reporters sans fronti\u00e8res s&rsquo;inqui\u00e8te du       blocage du site de partage de vid\u00e9os YouTube,\u00a0 inaccessible depuis le 25       mai aux internautes connect\u00e9s via le fournisseur d&rsquo;acc\u00e8s Maroc Telecom.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"-1\">       Les raisons du blocage ne sont pas connues avec certitude. Maroc Telecom,       contact\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par Reporters sans fronti\u00e8res, n&rsquo;a pas donn\u00e9       suite \u00e0 ces appels. N\u00e9anmoins, l&rsquo;organisation a appris selon un       journaliste europ\u00e9en que l&rsquo;attach\u00e9 de presse de la soci\u00e9t\u00e9 Maroc Telecom       aurait affirm\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00ab\u00a0probl\u00e8me technique\u00a0\u00bb.              \u00ab\u00a0On est en droit de se demander comment &lsquo;un probl\u00e8me technique&rsquo; peut       affecter un seul site. Par ailleurs, aucune d\u00e9claration officielle n&rsquo;est       venue asseoir cette th\u00e8se. Or, nous rappelons qu&rsquo;un blocage de site est       ill\u00e9gal s&rsquo;il n&rsquo;est pas la cons\u00e9quence d&rsquo;une d\u00e9cision judiciaire\u00a0\u00bb, a       d\u00e9clar\u00e9 Reporters sans fronti\u00e8res.              Les internautes abonn\u00e9s \u00e0 Wana et Meditel, fournisseurs d&rsquo;acc\u00e8s priv\u00e9s       moins importants, peuvent toujours y avoir acc\u00e8s.              Parmi les hypoth\u00e8ses envisag\u00e9es, le blocage pourrait \u00eatre la cons\u00e9quence       de la mise en ligne de vid\u00e9os montrant de jeunes manifestants sahraouis.              D&rsquo;autre part, le blocage de site n&rsquo;est pas nouveau au Maroc. Google Earth       et Livejournal sont inaccessibles depuis l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re.              Et en d\u00e9cembre 2005, des sites proches du mouvement ind\u00e9pendantiste       sahraoui Front Polisario avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9s (<u>http:\/\/www.rsf.org\/article.php3?id_article=15808<\/u>).<\/font><\/div>\n<div>       \u00a0<\/p>\n<hr\/><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>Espagne       : coup de filet anti-terrorisme islamiste<\/strong><\/font><\/h3>\n<p> \u00a0<\/font><\/div>\n<div align=\"center\">      \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong>\u00a0. 15 personnes soup\u00e7onn\u00e9es de faire partie d&rsquo;un r\u00e9seau d&rsquo;envoi de       moudjahidine hors d&rsquo;Espagne ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es en Catalogne.       . Depuis les attentats dans le Maghreb, l&rsquo;Espagne est particuli\u00e8rement       vigilante face aux menaces.<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">             &#8211; le 28\/05\/2007 &#8211; 15h14       La police espagnole a r\u00e9alis\u00e9 lundi un coup de filet anti-terroriste dans       les milieux islamistes, proc\u00e9dant \u00e0 15 arrestations, principalement en       Catalogne (nord-est). Le r\u00e9seau d\u00e9mantel\u00e9 \u00ab\u00a0effectuait un travail de       pros\u00e9lytisme et d&rsquo;endoctrinement par l&rsquo;enseignement radical des pr\u00e9ceptes       islamiques, \u00e0 travers l&rsquo;exaltation du jihad\u00a0\u00bb, a rapport\u00e9 le minist\u00e8re.       Parmi les 15 personnes interpell\u00e9es, toutes \u00ab\u00a0accus\u00e9s de d\u00e9lits       d&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;une organisation terroriste\u00a0\u00bb, figurent treize Marocains et       deux Alg\u00e9riens, selon le communiqu\u00e9.    <\/div>\n<div align=\"justify\">             Aucune des personnes arr\u00eat\u00e9es n&rsquo;est mineure, selon le minist\u00e8re de       l&rsquo;Int\u00e9rieur, contrairement \u00e0 une premi\u00e8re information faisant \u00e9tat lundi       matin d&rsquo;au moins un mineur parmi les interpell\u00e9s. Les personnes       interpell\u00e9es sont soup\u00e7onn\u00e9es d&rsquo;\u00eatre li\u00e9es \u00e0 \u00ab\u00a0diverses organisations       terroristes implant\u00e9es dans le nord de l&rsquo;Afrique et dans d&rsquo;autres pays\u00a0\u00bb       comme l&rsquo;Irak, auxquelles elles auraient envoy\u00e9 des combattants et qu&rsquo;elles       auraient aid\u00e9 \u00e0 financer.        Reconqu\u00eate<\/div>\n<div align=\"justify\">             Depuis plusieurs mois, et plus particuli\u00e8rement depuis les attentats       perp\u00e9tr\u00e9es par la branche d&rsquo;Al-Qa\u00efda dans le Maghreb, au Maroc et en       Alg\u00e9rie au mois d&rsquo;avril, l&rsquo;Espagne est particuli\u00e8rement vigilante face \u00e0       la menace islamiste. Le groupe terroriste a plusieurs fois mentionn\u00e9 dans       ses r\u00e9cents communiqu\u00e9s Al Andalus, la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique sous domination       musulmane entre les VIIIe et XVe si\u00e8cle, comme r\u00e9f\u00e9rence mythique et       territoire \u00e0 reconqu\u00e9rir par le Jihad.       Ce coup de filet intervient alors que se d\u00e9roule depuis mi-f\u00e9vrier dans la       capitale le proc\u00e8s des 29 accus\u00e9s des attentats islamistes de Madrid du 11       mars 2004 (191 morts et 1.824 bless\u00e9s), qui avaient \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9s au nom       d&rsquo;Al-Qa\u00efda. Ce proc\u00e8s doit s&rsquo;achever \u00e0 la mi-juillet. Le jugement devrait       \u00eatre rendu courant octobre.       <strong><font>Avec agence<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>(Source: Le site du TF1 le 28 mai 2007)<\/font><\/strong><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font>Entretien avec Azzedine Layachi      <\/font><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">\u00ab\u00a0Seule la question s\u00e9curitaire est     essentielle pour les Etats-Unis\u00a0\u00bb<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong>Comment \u00e9voluent les relations entre les Etats-Unis et le Maghreb ?<\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont rompu avec une approche     bilat\u00e9rale. Ils ont englob\u00e9 le Maghreb dans leurs initiatives sur l&rsquo;Afrique     et le Grand Moyen-Orient arabe, et mis en avant un projet multidimensionnel     touchant \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie, la politique, la culture&#8230; Ils veulent am\u00e9liorer     leurs relations avec les gouvernements et leur image dans l&rsquo;opinion publique.     Mais jusqu&rsquo;ici, cette strat\u00e9gie globale n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 mise en oeuvre : seule     la question s\u00e9curitaire est apparue essentielle.  <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Dans ce domaine, la relation n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi forte entre Alger et     Washington. Les Alg\u00e9riens ont l&rsquo;exp\u00e9rience de la violence des groupes arm\u00e9s,     de leurs r\u00e9seaux et de leurs fa\u00e7ons de travailler. Les Am\u00e9ricains, en     \u00e9change de cette connaissance, leur ont fourni l&rsquo;assistance que les     Europ\u00e9ens avaient refus\u00e9 d&rsquo;apporter dans les ann\u00e9es 1990. Au Maroc, les     relations s\u00e9curitaires existent depuis les ann\u00e9es 1950 ; les Etats-Unis     essaient maintenant de les renforcer.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong>Et sur le plan \u00e9conomique ?<\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Le Maghreb conserve des relations privil\u00e9gi\u00e9es avec l&rsquo;Europe en g\u00e9n\u00e9ral et     la France en particulier. Soixante-cinq pour cent des \u00e9changes sont r\u00e9alis\u00e9s     avec le Vieux Continent ! Le commerce am\u00e9ricano-maghr\u00e9bin se limite aux     hydrocarbures alg\u00e9riens. Contrairement aux Europ\u00e9ens, les Am\u00e9ricains ont     continu\u00e9, pendant la guerre civile alg\u00e9rienne des ann\u00e9es 1990, \u00e0 signer des     contrats d&rsquo;exploration, \u00e9tablissant m\u00eame une liaison a\u00e9rienne directe entre     Houston, au Texas, et Hassi-Messaoud, dans le Sud alg\u00e9rien. Mais ils ne sont     pas tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9s par des investissements dans d&rsquo;autres secteurs.     L&rsquo;ouverture \u00e9conomique alg\u00e9rienne avance en effet tr\u00e8s lentement. Les     entreprises am\u00e9ricaines sont de plus en plus nombreuses \u00e0 se rendre \u00e0 la     Foire d&rsquo;Alger, mais la lenteur des r\u00e9formes \u00e9conomique et du syst\u00e8me     bancaire ainsi que les blocages bureaucratiques ne les incitent pas \u00e0 aller     plus loin.  <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Au Maroc, les r\u00e9formes avancent plus vite, mais les lourdeurs     administratives emp\u00eachent souvent de concr\u00e9tiser les promesses de     l&rsquo;ouverture. Sign\u00e9 en 2004, l&rsquo;accord de libre-\u00e9change am\u00e9ricano-marocain     devrait acc\u00e9l\u00e9rer les choses, mais cela prendra du temps. Les entreprises     locales s&rsquo;inqui\u00e8tent d&rsquo;une invasion de produits am\u00e9ricains. D&rsquo;autant     qu&rsquo;elles vont \u00eatre aussi confront\u00e9es \u00e0 la concurrence europ\u00e9enne en raison     de l&rsquo;accord de libre-\u00e9change avec l&rsquo;Union qui doit entrer en vigueur d&rsquo;ici \u00e0     2015.<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong>Pourquoi les Etats-Unis n&rsquo;arrivent-ils pas \u00e0 \u00e9largir leur approche ?<\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         Au Maghreb, les Am\u00e9ricains marchent sur des oeufs. Pour pr\u00e9server la     coop\u00e9ration s\u00e9curitaire avec tous, ils essayent de n&rsquo;en casser aucun. Ils     voudraient bien que le conflit entre le Maroc et l&rsquo;Alg\u00e9rie au Sahara     occidental soit r\u00e9solu, mais ils ne veulent froisser ni les uns ni les     autres&#8230; De m\u00eame, la question de la d\u00e9mocratie et des droits de l&rsquo;homme est     \u00e9voqu\u00e9e, mais elle reste secondaire devant la \u00ab\u00a0guerre au terrorisme\u00a0\u00bb. Une     ouverture d\u00e9mocratique soudaine et s\u00e9rieuse des syst\u00e8mes politiques     maghr\u00e9bins risquerait de d\u00e9stabiliser certains pays, comme on l&rsquo;a vu en     Alg\u00e9rie en 1989. Les Am\u00e9ricains devraient sans doute r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la     possibilit\u00e9 d&rsquo;inclure des islamistes mod\u00e9r\u00e9s dans le jeu politique, compte     tenu de la forte popularit\u00e9 de cette mouvance, en particulier au Maroc, et     de s&rsquo;inspirer d&rsquo;un sc\u00e9nario du type turc, m\u00eame si les pays sont diff\u00e9rents.     Or ils ne semblent pas actuellement l&rsquo;envisager.  <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong>Le Maghreb a-t-il int\u00e9r\u00eat \u00e0 \u00e9tablir une relation plus \u00e9troite avec     les Etats-Unis ?<\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">         L&rsquo;apparition d&rsquo;une \u00e9lite plus ouverte sur le monde succ\u00e9dant \u00e0 celle qui a     dirig\u00e9 ces pays apr\u00e8s les ind\u00e9pendances marque un tournant. S&rsquo;ils discutent     non seulement avec l&rsquo;Europe mais aussi avec les Etats-Unis ou la Chine, les     pays du Maghreb auront plus d&rsquo;options et de capacit\u00e9 de n\u00e9gociation.  <\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong><font>Propos recueillis par Adrien de Tricornot<\/font><\/strong>     &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;     <strong>CV<\/strong> <font>1998      Azzedine Layachi, titulaire d&rsquo;un PhD de relations internationales (Universit\u00e9     de New York), publie Economic Crisis and Political Change in North Africa (Praeger     Publishers), non traduit.      1990     Il devient professeur de sciences politiques \u00e0 la St. John&rsquo;s University \u00e0     New York, o\u00f9 il enseigne toujours, ainsi que dans son antenne de Rome. Il     est notamment sp\u00e9cialis\u00e9 sur le Maghreb, le Moyen-Orient, l&rsquo;Afrique, ainsi     que sur la politique \u00e9trang\u00e8re des Etats-Unis.      <\/font> <strong><font>(Source : \u00ab Le Monde \u00bb (Quotidien \u2013 France),     le 29 mai 2007) <\/font><\/strong> <\/div>\n<p> <\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font> <font face=\"Arial\"> <\/p>\n<div align=\"left\">      \u00a0<\/div>\n<p> <\/font> <\/font><\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/div>\n<hr\/>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><font face=\"Arabic Transparent\"><span><font>Home<\/font><\/span><font><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font>\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02561\u00a0du 28.05.2007 \u00a0archives : www.tunisnews.net Tunisia Watch: L\u2019accident de Fouchana du 17 mai subi par une brigade de la garde nationale aurait entra\u00een\u00e9 la mort des 12 agents African Manager : Tunisie : Des r\u00e9ductions sur Internet \u00e0 partir de juin ? 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