{"id":17756,"date":"2006-04-15T00:00:00","date_gmt":"2006-04-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/15-avril-2006\/"},"modified":"2006-04-15T00:00:00","modified_gmt":"2006-04-15T00:00:00","slug":"15-avril-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/15-avril-2006\/","title":{"rendered":"15 avril 2006"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\", membre \nde l\u2019AISPP, a \u00e9t\u00e9 en butte ces derniers jours \u00e0 des brimades perp\u00e9tr\u00e9es par des \nagents de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat qui ont encercl\u00e9 son domicile de Den Den. Ils ont \ntent\u00e9 de forcer la porte pour l\u2019enlever au pr\u00e9texte qu\u2019il devait se pr\u00e9senter \ndevant le chef de poste. L\u2019AISPP a appris que monsieur Lassaad Jouhri avait \nd\u00e9pos\u00e9 une plainte \u00e0 travers son avocat, Ma\u00eetre Abderraouf Ayadi, contre les \nagents qui avaient assi\u00e9g\u00e9 son domicile, et que son conseil avait v\u00e9rifi\u00e9 aupr\u00e8s \ndu procureur de la R\u00e9publique que n\u2019avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 aucun mandat de poursuite \nexigeant l\u2019arrestation de Monsieur Lassaad Jouhri ou de l\u2019emmener au poste de la \nS\u00fbret\u00e9, d\u2019autant qu\u2019il n\u2019y avait pas de flagrant d\u00e9lit de commission \nd\u2019infraction.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body style=\"text-align: justify\"><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div>\n<table border=\"1\" width=\"100%\">\n<tr>\n<td bgcolor=\"#efefef\" width=\"100%\"> <span lang=\"AR-SA\"> <\/p>\n<div align=\"left\">  <\/div>\n<div> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font face=\"Arial\"><font size=\"2\">6\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e,          <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a02154 du 15.04.2006<\/span><\/font><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\"> <b><span><blink> <font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0archives : <\/font> <a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\" target=\"_blank\">            www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/font> <\/div>\n<p> <\/strong><\/div>\n<p> <\/span><\/div>\n<p> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<hr noshade=\"\" size=\"8\"\/> <\/div>\n<p> <\/font><font face=\"Arial\"> <span lang=\"FR\"> <font size=\"2\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR\"><font size=\"3\"> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"><font face=\"Arial\"> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"><strong>AISPP: Cas deLassaad Jouhri<\/strong>, <strong>        Habib Ellouze<\/strong>\u00a0<strong>et\u00a0Hamadi Jebali\u00a0&#8211;\u00a0Communiqu\u00e9s<\/strong><\/font><\/div>\n<p> <font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">Comit\u00e9 de soutien \u00e0 ma\u00eetre         Mokhtar Jallali et sa famille: Communiqu\u00e9<\/font><\/strong><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">AP: Terrorisme: r\u00e9union \u00e0 Tunis des responsables         arabes de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res<\/font><\/strong><\/div>\n<p> <font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">MAP: Appel au renforcement de la         coop\u00e9ration inter-arabe en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9<\/font><\/strong><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"><strong>IMS: <\/strong><span align=\"left\"> <strong>Le Lobby Isra\u00e9lien<\/strong> <\/span><\/font> <\/div>\n<p> <\/font><\/span><\/span><\/font><\/span><\/span><\/font><\/span><\/font><\/font> <\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<\/div>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">  Sauvez la vie de Mohammed Abbou   Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   \u00a0   <strong><font>Association Internationale de Soutien aux   Prisonniers Politiques<\/font><\/strong>   33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis   tel : 71 340 860 Fax : 71 351 831   \u00a0   Tunis, le 14 avril 2006   \u00a0   <font size=\"3\"><strong>Communiqu\u00e9<\/strong><\/font><\/div>\n<p align=\"justify\"> \u00a0Monsieur <strong><font>Lassaad Jouhri<\/font><\/strong>, membre de l\u2019AISPP, a \u00e9t\u00e9 en butte ces derniers jours \u00e0 des brimades perp\u00e9tr\u00e9es par des agents de la S\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat qui ont encercl\u00e9 son domicile de Den Den. Ils ont tent\u00e9 de forcer la porte pour l\u2019enlever au pr\u00e9texte qu\u2019il devait se pr\u00e9senter devant le chef de poste. L\u2019AISPP a appris que monsieur Lassaad Jouhri avait d\u00e9pos\u00e9 une plainte \u00e0 travers son avocat, Ma\u00eetre Abderraouf Ayadi, contre les agents qui avaient assi\u00e9g\u00e9 son domicile, et que son conseil avait v\u00e9rifi\u00e9 aupr\u00e8s du procureur de la R\u00e9publique que n\u2019avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 aucun mandat de poursuite exigeant l\u2019arrestation de Monsieur Lassaad Jouhri ou de l\u2019emmener au poste de la S\u00fbret\u00e9, d\u2019autant qu\u2019il n\u2019y avait pas de flagrant d\u00e9lit de commission d\u2019infraction. Un grand nombre de militants des droits se sont rendus au domicile de Monsieur Jouhri pour le soutenir dans son combat pour se prot\u00e9ger. L\u2019AISPP appelle les autorit\u00e9s s\u00e9curitaires \u00e0 respecter les proc\u00e9dures et \u00e0 mettre un terme aux violations flagrantes des libert\u00e9s publiques. Elle exige que soient examin\u00e9e la plainte de monsieur Jouhri.  Le Pr\u00e9sident de l\u2019Association <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/font><\/strong> \u00a0 <font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font> \u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<div align=\"center\">     Sauvez la vie de Mohammed Abbou   Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   \u00a0   <strong><font>Association Internationale de Soutien aux   Prisonniers Politiques<\/font><\/strong>   33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis   Tel : 71 340 860 Fax : 71 351 831   \u00a0   Tunis, le 13 avril 2006   \u00a0   <strong><font size=\"3\">Communiqu\u00e9<\/font><\/strong>   \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">  L\u2019AISPP a appris que l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 du prisonnier politique et ex pr\u00e9sident   du mouvement En Nahdha <strong><font>Habib Ellouze<\/font><\/strong>   s\u2019\u00e9tait d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 de fa\u00e7on inqui\u00e9tante et qu\u2019il avait totalement perdu la vue   \u00e0 l\u2019un de ses yeux. Une lueur d\u2019espoir subsiste pour sauver son autre \u0153il qui   pourrait \u00e0 son tour perdre toute acuit\u00e9 visuelle s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas trait\u00e9   incessamment. L\u2019administration p\u00e9nitentiaire ne s\u2019est gu\u00e8re souci\u00e9e de cette   aggravation, d\u2019o\u00f9 le cri d\u2019alarme pouss\u00e9 par la famille du prisonnier, qui a   contact\u00e9 les organisations de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme, comme la Croix   Rouge, les exhortant \u00e0 intervenir le plus vite possible pour faire cesser   cette trag\u00e9die.   L\u2019AISPP rappelle \u00e0 l\u2019administration que le prisonnier politique Habib Ellouze   n\u2019avait aucune maladie aux yeux lors de son entr\u00e9e en prison et que les   p\u00e9nibles conditions carc\u00e9rales qu\u2019il a eu \u00e0 conna\u00eetre sont la raison   essentielle de cette affection au niveau de ce que l\u2019\u00eatre humain poss\u00e8de de   plus pr\u00e9cieux, \u00e0 savoir la vue. L\u2019absence de traitement en temps voulu a \u00e9t\u00e9 \u00e0   l\u2019origine de l\u2019\u00e9volution de la maladie. La n\u00e9gligence de l\u2019administration   g\u00e9n\u00e9rale la rend responsable d\u2019une c\u00e9cit\u00e9 totale. L\u2019absence de soins est un   crime puni par la loi. L\u2019AISPP exige sa lib\u00e9ration imm\u00e9diate pour qu\u2019il puisse   recevoir des soins sous sa responsabilit\u00e9 et par ses moyens personnels. Elle   exhorte les associations internationales \u00e0 intervenir pour faire cesser cette   trag\u00e9die.   Le pr\u00e9sident de l\u2019association   <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/font><\/strong>   \u00a0   <font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la   version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Sauvez la vie de Mohammed Abbou Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques \u00a0 <font><strong>Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques<\/strong><\/font> 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis tel : 71 340 860 Fax : 71 351 831 \u00a0 Tunis, le 14 avril 2006 \u00a0 <font size=\"3\"><strong><font>Communiqu\u00e9<\/font><\/strong> <\/font>\u00a0<\/font><\/p>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">  L\u2019AISPP a eu la surprise d\u2019apprendre que l\u2019administration de la S\u00fbret\u00e9 de   l\u2019Etat faisait le si\u00e8ge du domicile <strong><font>d\u2019Hamadi   Jebali<\/font><\/strong>, militant politique, journaliste et ex secr\u00e9taire   g\u00e9n\u00e9ral du mouvement En Nahdha, alors que les militants des droits de l\u2019homme   ou politiques s\u2019\u00e9taient r\u00e9jouis de sa r\u00e9cente lib\u00e9ration.   Les agents de la S\u00fbret\u00e9 se sont mis \u00e0 le suivre partout o\u00f9 il se rend \u00e0   Sousse, l\u00e0 o\u00f9 r\u00e9side sa famille, et \u00e0 importuner son \u00e9pouse et ses filles, \u00e0   les interroger sur les d\u00e9placements d\u2019Hamadi Jebali et les lieux qu\u2019il   fr\u00e9quente.   Lundi 10 avril 2006, il a re\u00e7u une convocation orale au poste de la S\u00fbret\u00e9 de   l\u2019endroit o\u00f9 il r\u00e9side. Il a consult\u00e9 son avocat par t\u00e9l\u00e9phone, puis les   agents de la S\u00fbret\u00e9 lui ont expos\u00e9 le motif de sa convocation au district. Il   a fait part de son \u00e9tonnement de ne pas avoir re\u00e7u de convocation officielle   en sp\u00e9cifiant le motif. Par la suite, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que la raison en \u00e9tait la   remise d\u2019une d\u00e9cision d\u2019assignation \u00e0 r\u00e9sidence \u00e9manant du ministre de   l\u2019Int\u00e9rieur. D\u2019apr\u00e8s les agents, il lui est prescrit de se pr\u00e9senter   quotidiennement au poste de police pour y \u00e9marger sur un registre sp\u00e9cial,   impliquant qu\u2019il n\u2019a pas le droit de quitter les lieux.   L\u2019AISPP    &#8211; D\u00e9nonce ces pratiques s\u00e9curitaires qui attentent \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et la dignit\u00e9   des ex prisonniers politiques et consid\u00e8re qu\u2019aucune loi n\u2019impose aux ex   prisonniers politiques de se pr\u00e9senter quotidiennement dans des postes de   police o\u00f9 ils sont humili\u00e9s et o\u00f9 ils voient leur dignit\u00e9 de citoyen bafou\u00e9e.   Ce pointage quotidien entrave leur vie quotidienne et les prive de leur droit   au travail. Il les rend otages d\u2019une d\u00e9cision arbitraire. C\u2019est comme si on   leur demandait de reconna\u00eetre le bien fond\u00e9 d\u2019une d\u00e9cision prise contre eux et   qui porte atteinte \u00e0 leurs droits et perturbe leur quotidien    &#8211; Exige que soit mis un terme \u00e0 ces pratiques outrageantes   &#8211; Nous apprenons maintenant que le si\u00e8ge du domicile d\u2019Hamadi Jebali a \u00e9t\u00e9   all\u00e9g\u00e9.   Le pr\u00e9sident de l\u2019Association   <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/font><\/strong>   \u00a0   <font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la   version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<hr\/>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Comit\u00e9 de soutien \u00e0 ma\u00eetre Mokhtar Jallali et sa famille<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\">  \u00a0Maitre Mokhtar Jallali, ancien d\u00e9put\u00e9 et ex-dirigeant de l\u2019UDU, un parti de   d\u00e9cor dont il vient de d\u00e9missionner avec fracas, fait actuellement l\u2019objet   d\u2019une vile campagne visant \u00e0 le discr\u00e9diter et touchant \u00e0 sa r\u00e9putation par le   biais de la diffusion dans les milieux politiques et m\u00e9diatiques en Tunisie et   \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u2019une vid\u00e9o pornographique fabriqu\u00e9e par les services sp\u00e9ciaux du   minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur. Sa femme, l\u2019\u00e9crivaine et journaliste dissidente,   Naziha Rjiba (Om Zied) avait re\u00e7u au lendemain du SMSI des menaces sur   d\u2019\u00e9ventuelles repr\u00e9sailles qui cibleraient sa famille.    Malgr\u00e9 la plainte qu\u2019il a d\u00e9pos\u00e9e le 16 mars au Parquet tunisien o\u00f9 il accuse   les services de police, aucune instruction n\u2019a \u00e9t\u00e9 ouverte.   Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que les services tunisiens recourent \u00e0 de tels   proc\u00e9d\u00e9s inf\u00e2mes pour faire pression sur les opposants.   Pour proscrire ces proc\u00e9d\u00e9s indignes de m\u0153urs politiques saines;   Pour que la vie priv\u00e9e ne soit plus utilis\u00e9e et travestie \u00e0 des fins de   marchandages politiques et en vue de faire taire les voix des opposants ;   Pour mettre fin \u00e0 l\u2019impunit\u00e9 d\u2019agents de l\u2019Etat agissant en violation des lois   prot\u00e9geant la vie priv\u00e9e ;   Pour que l\u2019institution judiciaire fonctionne de fa\u00e7on ind\u00e9pendante et   sanctionne ceux qui portent atteinte \u00e0 la vie priv\u00e9e et \u00e0 l\u2019honneur des   citoyens ;   Pour que la vie priv\u00e9e soit prot\u00e9g\u00e9e conform\u00e9ment aux instruments   internationaux   Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de constituer un comit\u00e9 de soutien \u00e0 la famille Jallali    \u00a0   Premiers signataires :   <strong>Tunisie   <\/strong>Abid Larbi, Avocat   Akermi Saida, Avocate, SG Association Internationale de soutien aux   prisonniers politiques (AISPP)   Arfaoui Adel : Comit\u00e9 Directeur LTDH   Ayadi Raouf : ancien membre du Conseil de l\u2019ordre des avocats   Bel Haj Hamida Bochra, Avocate   Belhaj Ahlem, pr\u00e9sidente Association tunisienne des femmes d\u00e9mocrates (ATFD)   Ben Amor Samir, Avocat, Bureau directeur AISPP   Ben Fraj Hachemi, ing\u00e9nieur   Ben Jaafar Mustapha, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral FDTL   Ben Khemiss Abdelkader, SG du CNLT   Ben Salah H\u00e9di, ing\u00e9nieur   Ben Salem Ali, pr\u00e9sident Amicale nationale des anciens r\u00e9sistants (ANAR)   Bensedrine Sihem, Porte parole Conseil national pour les libert\u00e9s en Tunisie (CNLT)   Bethabet Boubaker Avocat   Chaabouni Hatem, r\u00e9dacteur en chef Attariq Al Jadid   Chamari\u00a0 Khemaies: ancien Vice-pr\u00e9sident LTDH   Cherif Khadija, ancienne vice-pr\u00e9sidente LTDH   Chouikha Larbi, Universitaire, communicateur   Dilou Samir, avocat, comit\u00e9 18 octobre   Essid\u00a0 Bechir: avocat, ancien B\u00e2tonnier   Ezzaouia Khelil, Comit\u00e9 Directeur LTDH.   Fatahi Ali : enseignant\u00a0 \u00e0 l\u2019universit\u00e9   Hajji Lotfi, journaliste, \u00e9crivain   Hammami Ayachi, Avocat, comit\u00e9 18 octobre   Hammami Hamma, Porte parole PCOT   Jadlaoui Fay\u00e7al, avocat   Jegham Hachemi, Avocat, ancien pr\u00e9sident de la section de Tunisie d\u2019AI   Jerbi Fathi, membre dirigeant CPR   Jouhri Lassad, AISPP   Khayri Mohsen, directeur\u00a0 commercial   Kilani Abderrazak, membre du Conseil d l\u2019ordre des avocats    Krichi Khaled :\u00a0 Avocat   Manai H\u00e9di, , membre de la section de Tunis du Conseil de l\u2019ordre de avocats   Marzouki Moncef : Pr\u00e9sident CPR   Mestiri Omar, Journaliste   Nasr Sami, chercheur CNLT   Nasraoui Radia, Pr\u00e9sidente ALT   Romdhani Khemaies, ing\u00e9nieur   Talbi Mohamed pr\u00e9sident de l\u2019OLPEC (observatoire de la libert\u00e9 de presse)   Yahyaoui Mokhtar, Pr\u00e9sident CTIJ   \u00a0   <strong>Alg\u00e9rie<\/strong>   Boujemaa Redouan, journaliste, Ligue Alg\u00e9rienne Droits de l\u2019homme (LADH)   Kamel Daoud, Chirurgien, LADH   \u00a0   <strong>Allemagne<\/strong>   Werner Ruf, professeur de sciences politiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Kassel   \u00a0   <strong>Egypte   <\/strong>Abderrazak Houcine, journaliste, \u00e9crivain   Gamel Aied ; executive director Arabic network for Human Rights\u00a0 information (HRinfo)   Karam Yahya, journaliste, activiste libert\u00e9 de la presse   Kindil Mahmoud, avocat, activiste de droits humains    Mansour Ibrahim, R\u00e9dacteur en chef Eddustur   Naccache Farida, \u00e9crivaine, journaliste   Seieddawla Aida, Universitaire, activiste de droits humains   Sliman Azza, Avocate, activiste de droits humains   \u00a0   <strong>Espagne<\/strong>   Siscu Baiges : \u00e9crivain et journaliste   \u00a0   <strong>France :    <\/strong>Azema-Peyret Brigitte, Avocat honoraire au barreau de Bordeaux   Daghar Violette, pr\u00e9sidente Commission\u00a0 arabe des droits de l\u2019homme (ACHR)   Dubois\u00a0 Jean-pierre: pr\u00e9sident de la Ligue des droits de l\u2019homme (LDH)   Jendoubi Kamel, pr\u00e9sident Comit\u00e9 pour le respect des libert\u00e9s et des droits   humains en Tunisie (CRLDHT)   Manaa Haythem, \u00e9crivain et activiste de droits humains   \u00a0   <strong>Hollande :   <\/strong>Hans Gaasbeek, dirigeant AE D (Avocats europ\u00e9ens d\u00e9mocrates)   \u00a0   <strong>Italie   <\/strong>Anna Bozzo : professeur\u00a0 Universit\u00e9 de Rome (REMDH)    Francesco Diasio, AMARC    \u00a0   <strong>Liban   <\/strong>Fayadh Domna, universitaire   Ezzine Jihed, R\u00e9dacteur en chef Ennahar   \u00a0   <strong>Libye   <\/strong>Sliman\u00a0 bouchuiguir, pr\u00e9sident Ligue libyenne des droits de l\u2019homme (LLDH)   \u00a0   <strong>Maroc<\/strong>   Abdelhamid Amine, pr\u00e9sident AMDH   Aboubaker Jamai, Directeur Journal hebdo<\/div>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"> <strong>Palestine   <\/strong>Ahmed Youssef, journaliste, activiste de droits humains   <strong>Suisse<\/strong>   Yves Steiner, chercheur en \u00e9conomie politique \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Lausanne :   Comunica-ch   Matri Jalel: pr\u00e9sident de l\u2019Union des tunisien en Suisse   <strong>Syrie<\/strong>   Na\u00efssa Akdham, Avocat, Pr\u00e9sident du Comit\u00e9s de D\u00e9fense des Droits de l\u2019Homme   et des Libert\u00e9s D\u00e9mocratiques en Syrie (CDF)   <strong>Yemen<\/strong>   Al Assaadi Mohamed, r\u00e9dacteur en chef Observer \u00a0<\/div>\n<hr\/>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Terrorisme: r\u00e9union \u00e0 Tunis des responsables arabes de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\">     AP | 13.04.06 | 22:28      TUNIS (AP) &#8212; Les responsables arabes de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res, des   a\u00e9roports et des ports ont adopt\u00e9 jeudi, au terme d&rsquo;une r\u00e9union de deux jours   \u00e0 Tunis, plusieurs recommandations visant \u00e0 renforcer la coop\u00e9ration   inter-arabe dans ce domaine.    Parmi les questions inscrites \u00e0 l&rsquo;ordre du jour figurait l&rsquo;examen des moyens   de pr\u00e9vention et de lutte contre l&rsquo;infiltration des terroristes \u00e0 travers les   fronti\u00e8res.    A ce sujet, les experts arabes ont pr\u00e9conis\u00e9 la mise en place d&rsquo;un m\u00e9canisme   propre \u00e0 assurer la c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 des \u00e9changes d&rsquo;informations et d&rsquo;expertises entre   les structures frontali\u00e8res des pays arabes afin de pourchasser les groupes   terroristes et de faire \u00e9chouer leurs plans.    Ils ont jug\u00e9 n\u00e9cessaire de doter les appareils s\u00e9curitaires charg\u00e9s de la   protection des passages frontaliers des moyens et techniques les mieux adapt\u00e9s   pour emp\u00eacher les op\u00e9rations d&rsquo;infiltration.    Selon le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du conseil des ministres arabes de l&rsquo;int\u00e9rieur, le   Dr Mohamed Ben Ali Koumane (Arabie saoudite), les organisations terroristes   recourent de plus en plus aux passages frontaliers pour mener leurs activit\u00e9s   subversives. Il a cit\u00e9 le trafic des stup\u00e9fiants et des armes, l&rsquo;\u00e9migration   ill\u00e9gale et le vol des objets d&rsquo;art historiques.    Il a mis en garde contre les subterfuges sophistiqu\u00e9s dont la falsification   des titres de voyage et autres documents, auxquels se livrent aujourd&rsquo;hui les   organisations criminelles pour introduire les armes et divers produits   prohib\u00e9s, profitant de la politique d&rsquo;ouverture r\u00e9sultant de la mondialisation.     Pour faire face \u00e0 ces pratiques, les participants ont recommand\u00e9 d&rsquo;\u00e9quiper les   a\u00e9roports et les passages terrestres et maritimes de techniques biologiques \u00e0   m\u00eame de d\u00e9voiler les changements frauduleux d&rsquo;identit\u00e9 et de mettre la main   sur les criminels et personnes recherch\u00e9es.    La r\u00e9union de Tunis a par ailleurs appel\u00e9 les pays arabes qui ne l&rsquo;ont pas   encore fait \u00e0 adh\u00e9rer au Code international sur la s\u00e9curit\u00e9 des navires, des   ports et a\u00e9roports (ISPS-Code), afin de contribuer \u00e0 la protection de la   navigation maritime contre les actes de piraterie, rapts et enl\u00e8vements.    Les recommandations seront soumises pour adoption au conseil des ministres   arabes de l&rsquo;Int\u00e9rieur devant se tenir en janvier 2007 dans la capitale   tunisienne, qui abrite le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de cet organe de la Ligue arabe.   AP \u00a0<\/div>\n<hr\/>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Appel au renforcement de la coop\u00e9ration   inter-arabe en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">        TUNIS (MAP) &#8211; La huiti\u00e8me conf\u00e9rence arabe des responsables de la s\u00e9curit\u00e9 des   fronti\u00e8res, des ports et a\u00e9roports a ouvert ses travaux, mercredi \u00e0 Tunis,   pour examiner les perspectives de renforcer la coop\u00e9ration et la coordination   inter-arabes dans ce domaine.   Prenant la parole lors de la s\u00e9ance d&rsquo;ouverture de cette rencontre, MM.   Abdeljalil Abdoune, pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence (Maroc) et Mohamed Ben Ali   Koumane, Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil des ministres arabes de l&rsquo;Int\u00e9rieur,   ont soulign\u00e9 que cette conf\u00e9rence se tient dans une conjoncture internationale   \u00ab\u00a0d\u00e9cisive et particuli\u00e8re\u00a0\u00bb et qui requiert le resserrement des liens de   coop\u00e9ration entre les pays arabes pour relever les d\u00e9fis majeurs dans le   domaine de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res, des ports et a\u00e9roports et renforcer les   mesures de pr\u00e9vention et de lutte contre le terrorisme et le crime organis\u00e9.      M. Abdoune a affirm\u00e9 que le crime organis\u00e9 et le terrorisme, qui sont   \u00e9troitement li\u00e9s, constituent des fl\u00e9aux transfrontaliers qui menacent la   stabilit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s, ajoutant que les r\u00e9seaux criminels   tirent profit notamment de la libre circulation des personnes et des   marchandises, ainsi que des progr\u00e8s des moyens technologiques. Il a fait \u00e9tat   de nouvelles formes plus complexes du crime, en l&rsquo;occurrence la   cybercriminalit\u00e9, le blanchiment d&rsquo;argent et la falsification des documents de   voyage, estimant que les points inscrits \u00e0 l&rsquo;ordre du jour de cette rencontre   offrent l&rsquo;opportunit\u00e9 de parvenir \u00e0 une m\u00e9thodologie et une approche r\u00e9nov\u00e9es   permettant de pr\u00e9venir et de lutter contre les diff\u00e9rentes formes du crime. De   son c\u00f4t\u00e9, M. Koumane a soulign\u00e9 l&rsquo;importance du contr\u00f4le des fronti\u00e8res, des   ports et a\u00e9roports contre l&rsquo;incursion des terroristes et \u00e9voqu\u00e9 le danger du   ph\u00e9nom\u00e8ne transfrontalier du terrorisme et du crime organis\u00e9.      Il a, \u00e9galement, cit\u00e9 les r\u00e9seaux mafieux op\u00e9rant dans le trafic de drogue et   des armes et la traite des personnes, dont les \u00e9migr\u00e9s clandestins, appelant \u00e0   oeuvrer pour la formation continue des ressources humaines et leur dotation   des moyens appropri\u00e9s leur permettant de s&rsquo;acquitter convenablement de leur   mission. Il a, en outre, mis l&rsquo;accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9change des   exp\u00e9riences, des expertises et des informations sur les plans et les m\u00e9thodes   utilis\u00e9s par les r\u00e9seaux criminels, ainsi que sur leur mouvement et   d\u00e9placement. M. Koumane a, d&rsquo;autre part, estim\u00e9 que l&rsquo;examen approfondi des   points inscrits \u00e0 l&rsquo;ordre du jour permettra d&rsquo;aboutir \u00e0 des recommandations   constructives, dont la mise en oeuvre ne manquera pas de contribuer au   renforcement des liens de coop\u00e9ration inter-arabes dans ce domaine. Plusieurs   points sont inscrits \u00e0 l&rsquo;ordre du jour de cette rencontre, entre autres,   l&rsquo;\u00e9valuation de la mise en oeuvre des recommandations de la 7\u00e8me conf\u00e9rence,   les moyens de pr\u00e9venir le franchissement ill\u00e9gal des fronti\u00e8res, l&rsquo;application   du Code international relatif \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des navires et des infrastructures   a\u00e9roportuaires, ainsi que la biom\u00e9trie et l&rsquo;utilisation des moyens   sophistiqu\u00e9s d&rsquo;identification. <\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Commentaire a propos de l&rsquo;intervention du docteur!<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>En parcourant la lettre du docteur, je trouve dommage que ce medecin soit arrive a cet etat d&rsquo;esprit. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que la torture et le harcelement qu&rsquo;il avait subis par la police politique de la dictature tunisienne lui ont laisse des sequelles psychologiques importantes. On sent qu&rsquo;il est manipule par la dictature qui l&rsquo;utilise, comme bien d&rsquo;autres citoyens a ses fins,. Et ca reflete le vrai visage de la dictature tunisienne qui se sert de ses citoyens au lieu des les servir. Du point de vue humaine, ce monsieur a un besoin urgent d&rsquo;assistance sociale et de suivi psychologique pour l&rsquo;aider a oublier ces sequelles de torture et de harcelement qu&rsquo;il a subis par la dictature tunisienne et de le faire sortir de ce piege que la dictature lui tendu. Son etat de sante me semble etre tres grave&#8230;.  <strong><font>katar el nada<\/font><\/strong> <\/font><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<div align=\"justify\">\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tr>\n<td>\u00a0<\/td>\n<td align=\"justify\">\n<div align=\"center\"> <span align=\"left\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Le Lobby Isra\u00e9lien<\/strong><\/font><\/h2>\n<p> <\/font><\/span> <\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">USA &#8211; 20-03-2006 <\/font> <\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><span><strong> <font>Par John Mearsheimer et Stephen Walt<\/font><\/strong> <\/span><\/font> <\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <i>John Mearsheimer est professeur \u00e9m\u00e9rite R. Wendell         Harrison de Sciences Politiques \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Chicago et est         l&rsquo;auteur de The Tragedy of Great Power Politics. &#8211; Stephen Walt est         professeur \u00e9m\u00e9rite des Relations Onternationales \u00e0 la Kennedy School of         Government d&rsquo;Harvard. Son plus recent livre s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0Taming American         Power: The Global Response to US Primacy\u00a0\u00bb. <\/i><\/font> <\/div>\n<\/td>\n<td><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0<\/font><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <img decoding=\"async\" height=\"5\" src=\"http:\/\/www.ism-france.org\/common\/images\/shim.gif\" width=\"17\"\/><\/font><\/td>\n<td align=\"justify\"><span> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Depuis ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, et en         particulier depuis la Guerre des Six Jours en 1967, la pi\u00e8ce ma\u00eetresse         de la politique Moyenne-Orientale des Etats-Unis a \u00e9t\u00e9 sa relation avec         Israel. La combinaison du soutien constant \u00e0 Israel et de l&rsquo;effort li\u00e9         pour r\u00e9pandre la \u2018d\u00e9mocratie\u2019 dans toute la r\u00e9gion a enflam\u00e9 l&rsquo;opinion         Arabe et Islamique et a compromis non seulement la s\u00e9curit\u00e9 des         Etats-Unis mais celle d&rsquo;une grande partie du reste du monde.          Cette situation n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9gal dans l&rsquo;histoire politique am\u00e9ricaine.          Pourquoi les Etats-Unis ont-ils \u00e9t\u00e9 pr\u00eats \u00e0 mettre de c\u00f4t\u00e9 leur propre         s\u00e9curit\u00e9 et celle de plusieurs de leurs alli\u00e9s pour soutenir les         int\u00e9r\u00eats d&rsquo;un autre Etat? <\/font> <font face=\"Arial\" size=\"2\">On pourrait supposer que la relation entre         les deux pays \u00e9tait bas\u00e9e sur des int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques communs ou des         imp\u00e9ratifs moraux irr\u00e9sistibles, mais aucune de ces interpr\u00e9tations ne         peut expliquer le niveau remarquable du soutien mat\u00e9riel et diplomatique         que fournissent les Etats-Unis.                  Au lieu de cela, l&rsquo;impulsion de la politique des Etats-Unis dans la         r\u00e9gion d\u00e9rive presque enti\u00e8rement de la politique domestique, et en         particulier des activit\u00e9s du <b>&lsquo;Lobby Isra\u00e9lien&rsquo;<\/b>.                   D&rsquo;autres groupes avec des int\u00e9r\u00eats particuliers sont parvenus \u00e0 biaiser         la politique \u00e9trang\u00e8re, mais aucun lobby n&rsquo;est parvenu \u00e0 la d\u00e9tourner         aussi loin de ce que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat national pourrait sugg\u00e9rer, tout en         convainquant simultan\u00e9ment les Am\u00e9ricains que les int\u00e9r\u00eats des         Etats-Unis et ceux de l&rsquo;autre pays &#8211; dans ce cas-ci, Israel &#8211; sont         essentiellement identiques.                  Depuis la Guerre d&rsquo;Octobre 1973, Washington a fourni \u00e0 Israel un soutien         en diminuant celui qui \u00e9tait donn\u00e9 aux autres \u00e9tats. Israel a \u00e9t\u00e9 le         plus grand b\u00e9n\u00e9ficiaire de l&rsquo;aide \u00e9conomique directe et de l&rsquo;assistance         militaire annuelles depuis 1976, et est au total le plus grand         b\u00e9n\u00e9ficiaire depuis la Seconde Guerre Mondiale, pour un montant de plus         de 140 milliards de dollars (en 2004).                   Israel re\u00e7oit environ 3 milliards de dollars par an en aide directe,         soit environ un cinqui\u00e8me du budget de l&rsquo;aide \u00e9trang\u00e8re, et une somme         d&rsquo;environ 500 dollars par an par Isra\u00e9lien.                   Cette largesse heurte particuli\u00e8rement depuis qu&rsquo;Israel est maintenant         un Etat industriel riche avec un revenu par personne \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9gal \u00e0         celui de la Cor\u00e9e du Sud ou de l&rsquo;Espagne.                           D&rsquo;autres b\u00e9n\u00e9ficiaires obtiennent leur argent par des acomptes         trimestriels, mais Israel re\u00e7oit la totalit\u00e9 de sa dotation au d\u00e9but de         chaque exercice budg\u00e9taire et peut donc empocher dessus des int\u00e9r\u00eats.                          La plupart des b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&rsquo;aide attribu\u00e9e \u00e0 des fins militaires         doivent la d\u00e9penser en totalit\u00e9 aux Etats-Unis, mais Israel est autoris\u00e9         \u00e0 utiliser environ 25% de son attribution pour subventionner sa propre         industrie de la d\u00e9fense.                   C&rsquo;est le seul b\u00e9n\u00e9ficiaire qui n&rsquo;a pas \u00e0 expliquer comment l&rsquo;aide est         d\u00e9pens\u00e9e, ce qui rend pratiquement impossible d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;argent d&rsquo;\u00eatre         utilis\u00e9 pour des besoins auxquels les Etats-Unis s&rsquo;opposent, comme la         construction de colonies en Cisjordanie.                   D&rsquo;ailleurs, les Etats-Unis ont fourni \u00e0 Israel presque 3 milliards de         dollars pour d\u00e9velopper des syst\u00e8mes d&rsquo;armements, et lui ont donn\u00e9         l&rsquo;acc\u00e8s des armements top niveau comme les h\u00e9licopt\u00e8res Blackhawk et les         jets F-16.                   En conclusion, les Etats-Unis donnent \u00e0 Israel l&rsquo;acc\u00e8s aux         renseignements qu&rsquo;ils refusent \u00e0 ses alli\u00e9s de l&rsquo;OTAN et ferment les         yeux sur l&rsquo;acquisition par Israel d&rsquo;armes nucl\u00e9aires.                           <b>Washington fournit \u00e9galement \u00e0 Israel un soutien diplomatique         constant. <\/b>                  Depuis 1982, les Etats-Unis ont mis leur v\u00e9to \u00e0 32 r\u00e9solutions du         Conseil de s\u00e9curit\u00e9 critiquant Israel, soit plus que l&rsquo;ensemble des         vetos formul\u00e9s par tous les autres membres du Conseil de s\u00e9curit\u00e9.                  Il bloque les efforts des Etats Arabes pour mettre l&rsquo;arsenal nucl\u00e9aire         isra\u00e9lien sur l&rsquo;agenda de l&rsquo;AIEA. Les Etats-Unis viennent \u00e0 la rescousse         en temps de guerre et prennent le parti d&rsquo;Israel dans les n\u00e9gociations         de paix.                   L&rsquo;Administration Nixon l&rsquo;a prot\u00e9g\u00e9 contre la menace d&rsquo;une intervention         sovi\u00e9tique et l&rsquo;a r\u00e9approvisionn\u00e9 pendant la guerre d&rsquo;Octobre.                   Washington s&rsquo;est profond\u00e9ment impliqu\u00e9 dans les n\u00e9gociations qui ont mis         fin \u00e0 cette guerre, comme pendant toute la dur\u00e9e du processus &lsquo;\u00e9tape-par-\u00e9tape&rsquo;         qui a suivi, tout comme il a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans les n\u00e9gociations qui         ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 et suivi les Accords d&rsquo;Oslo de 1993.                   Dans chaque cas, il y avait des frictions occasionnelles entre les         responsables am\u00e9ricains et isra\u00e9liens, mais les Etats-Unis ont         uniform\u00e9ment soutenu la position isra\u00e9lienne.          Un participant am\u00e9ricain \u00e0 Camp David en 2000 a dit ensuite : <i>&lsquo;Beaucoup         trop souvent, nous agissions . . . en tant qu&rsquo;avocat d&rsquo;Israel<\/i>.&rsquo;                   En conclusion, l&rsquo;ambition de l&rsquo;Administration Bush de transformer le         Moyen-Orient a au moins en partie pour but l&rsquo;am\u00e9lioration de la         situation strat\u00e9gique d&rsquo;Israel.                           Cette g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 extraordinaire pourrait \u00eatre compr\u00e9hensible si Israel         poss\u00e9dait des atouts strat\u00e9giques vitaux ou s&rsquo;il y avait une raison         morale irr\u00e9sistible pour un soutien am\u00e9ricain. Mais aucune de ces         explications ne convainc.                   On pourrait arguer du fait qu&rsquo;Israel \u00e9tait un atout pendant la guerre         froide.                   En servant de repr\u00e9sentant de l&rsquo;Am\u00e9rique apr\u00e8s 1967, il a aid\u00e9 \u00e0         contenir l&rsquo;expansion sovi\u00e9tique dans la r\u00e9gion et a inflig\u00e9 des d\u00e9faites         humiliantes aux clients de l&rsquo;Union Sovi\u00e9tique comme l&rsquo;Egypte et la Syrie.                          Il a de temps en temps aid\u00e9 \u00e0 prot\u00e9ger d&rsquo;autres alli\u00e9s des Etats-Unis (comme         le Roi Hussein de Jordanie) et ses prouesses militaires ont forc\u00e9 Moscou         \u00e0 d\u00e9penser plus pour soutenir ses propres Etats-clients.          Il a \u00e9galement fourni des renseignements utiles sur les capacit\u00e9s         sovi\u00e9tiques.                           Le soutien \u00e0 Israel ne fut pas bon march\u00e9, cependant, il a compliqu\u00e9 les         relations de l&rsquo;Am\u00e9rique avec le monde Arabe.                   Par exemple, la d\u00e9cision de donner 2,2 milliards de dollars en aide         militaire d&rsquo;urgence pendant la Guerre d&rsquo;Octobre a d\u00e9clench\u00e9 un embargo         sur le p\u00e9trole de l&rsquo;OPEP qui a inflig\u00e9 des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables sur les         \u00e9conomies occidentales.                   Pour tout cela, les forces arm\u00e9es isra\u00e9liennes n&rsquo;\u00e9taient pas en mesure         de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains dans la r\u00e9gion.                   Les Etats-Unis n&rsquo;ont pas pu, par exemple, compter sur Israel quand la         r\u00e9volution iranienne en 1979 soulevait des inqui\u00e9tudes au sujet de la         s\u00e9curit\u00e9 des approvisionnements en p\u00e9trole, et ils ont d\u00fb cr\u00e9er leur         propre Force de D\u00e9ploiement Rapide.                           <b>La premi\u00e8re Guerre du Golfe a montr\u00e9 \u00e0 quel point Israel devenait un         fardeau strat\u00e9gique. <\/b>                  Les Etats-Unis ne pouvaient pas utiliser des bases isra\u00e9liennes sans         rompre la coalition anti-Irakienne, et ont d\u00fb d\u00e9tourner des ressources         (par exemple des batteries de missiles Patriot) pour emp\u00eacher que Tel         Aviv fasse quoi que ce soit qui pourrait nuire \u00e0 l&rsquo;alliance contre         Saddam Hussein.                   L&rsquo;Histoire s&rsquo;est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e en 2003 : bien qu&rsquo;Israel soit press\u00e9 d&rsquo;une         attaque de l&rsquo;Irak par les Etats-Unis, Bush ne pouvait pas lui demander         de l&rsquo;aide sans d\u00e9clencher une opposition Arabe. Ainsi Israel est encore         rest\u00e9 sur la ligne de touche.                           Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, et encore plus apr\u00e8s le 11 septembre, le soutien         des Etats-Unis a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 par l&rsquo;affirmation que les deux Etats         \u00e9taient menac\u00e9s par des groupes terroristes originaires du monde Arabe         et Musulman, et par des &lsquo;Etats voyous&rsquo; qui soutiennent ces groupes et         qui sont \u00e0 la recherche d&rsquo;armes de destruction massive.                   Cela signifiait que non seulement Washington devait laisser les mains         libres \u00e0 Israel face aux Palestiniens et de ne pas insister pour qu&rsquo;il         fasse des concessions jusqu&rsquo;\u00e0 ce que tous les terroristes palestiniens         soient emprisonn\u00e9s ou morts, mais que les Etats-Unis devaient s&rsquo;en         prendre \u00e0 des pays comme l&rsquo;Iran et la Syrie.                   Israel est donc vu comme un alli\u00e9 crucial dans la guerre contre le         terrorisme, parce que ses ennemis sont les ennemis de l&rsquo;Am\u00e9rique.                   <b>En fait, Israel est un handicap dans la guerre contre le terrorisme         et dans l&rsquo;effort plus large de s&rsquo;occuper des Etats voyous.<\/b>                           Le &lsquo;terrorisme&rsquo; n&rsquo;est pas un seul adversaire, mais une strat\u00e9gie         utilis\u00e9e par un grand nombre de groupes politiques. Les organisations         terroristes qui menacent Israel ne menacent pas les Etats-Unis, sauf         quand ils interviennent contre eux (comme au Liban en 1982).                   D&rsquo;ailleurs, le terrorisme palestinien n&rsquo;est pas une violence dirig\u00e9e par         hasard contre Israel ou &lsquo;l&rsquo;Occident&rsquo;; c&rsquo;est en grande partie une r\u00e9ponse         \u00e0 la campagne prolong\u00e9e d&rsquo;Israel pour coloniser la Cisjordanie et la         Bande de Gaza.                           Plus important, dire qu&rsquo;Israel et les Etats-Unis sont unis par une         menace terroriste commune a derri\u00e8re un lien de cause \u00e0 effet : les         Etats-Unis ont un probl\u00e8me de terrorisme en grande partie parce qu&rsquo;ils         sont de si proches alli\u00e9s d&rsquo;Israel, et non le sens inverse.                   Le soutien \u00e0 Israel n&rsquo;est pas la seule source du terrorisme         anti-Am\u00e9ricain, mais il est important, et cela rend la guerre contre le         terrorisme plus difficile \u00e0 gagner.                   On ne doute pas que de nombreux chefs d&rsquo;Al-Qaida, y compris Osama bin         Laden, sont motiv\u00e9s par la pr\u00e9sence d&rsquo;Israel \u00e0 J\u00e9rusalem et par la         situation difficile des Palestiniens. Le soutien inconditionnel \u00e0 Israel         aide les extr\u00e9mistes \u00e0 rallier un soutien populaire et \u00e0 attirer des         recrues.                           Quant aux pr\u00e9tendus Etats voyous du Moyen-Orient, ils ne sont pas une         grande menace pour les int\u00e9r\u00eats vitaux des Etats-Unis, sauf dans la         mesure o\u00f9 ils sont une menace pour Israel.                   M\u00eame si ces Etats acquerraient des armes nucl\u00e9aires \u2013 ce qui est         \u00e9videmment ind\u00e9sirable &#8211; ni l&rsquo;Am\u00e9rique ni l&rsquo;Israel ne pourrait faire         l&rsquo;objet d&rsquo;un chantage, parce que le ma\u00eetre-chanteur ne pourrait pas         mettre la menace \u00e0 ex\u00e9cution sans souffrir de repr\u00e9sailles terribles.                 Le danger d&rsquo;un approvisionnement en nucl\u00e9aire aux terroristes est         \u00e9galement \u00e9cart\u00e9, parce qu&rsquo;un Etat voyou ne pourrait pas \u00eatre s\u00fbr que le         transfert ne serait pas d\u00e9tect\u00e9 ou qu&rsquo;il ne serait pas bl\u00e2m\u00e9 et puni         ensuite.                   La relation avec Israel rend r\u00e9ellement aux Etats-Unis la tache plus         difficile pour s&rsquo;occuper de ces \u00e9tats.                   L&rsquo;arsenal nucl\u00e9aire d&rsquo;Israel est l&rsquo;une des raisons pour lesquelles une         partie de ses voisins d\u00e9sire des armes nucl\u00e9aires, et les menacer d&rsquo;un         changement de r\u00e9gime ne peut qu&rsquo;augmenter ce d\u00e9sir.                           Une derni\u00e8re raison pour remettre en cause la valeur strat\u00e9gique         d&rsquo;Israel, <b>c&rsquo;est qu&rsquo;il ne se comporte pas comme un alli\u00e9 fid\u00e8le<\/b>.                          Les responsables isra\u00e9liens ignorent fr\u00e9quemment les demandes         am\u00e9ricaines et renoncent \u00e0 leurs promesses (y compris les engagements \u00e0         cesser la construction de colonies et \u00e0 s&rsquo;abstenir &lsquo;d&rsquo;assassinats cibl\u00e9s&rsquo;         de responsables palestiniens).                   Israel a fourni une technologie militaire sensible \u00e0 des rivaux         potentiels comme la Chine, dans ce que l&rsquo;inspecteur-g\u00e9n\u00e9ral du         D\u00e9partement d&rsquo;Etat a appel\u00e9 &lsquo;un mod\u00e8le syst\u00e9matique et croissant des         transferts non autoris\u00e9s&rsquo;.                   Selon le <b>General Accounting Office<\/b>, Israel a \u00e9galement &lsquo;men\u00e9 <i>        des op\u00e9rations d&rsquo;espionnage plus agressives contre les Etats-Unis que         n&rsquo;importe quel alli\u00e9&rsquo;<\/i>.         En plus de l&rsquo;affaire <b>Jonathan Pollard<\/b>, qui a donn\u00e9 \u00e0 Israel de         grandes quantit\u00e9s de mat\u00e9riel secret au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 (qu&rsquo;il         aurait transmis \u00e0 l&rsquo;Union sovi\u00e9tique en \u00e9change de visas de sortie         suppl\u00e9mentaires pour les juifs sovi\u00e9tiques), une nouvelle pol\u00e9mique a         \u00e9clat\u00e9 en 2004 quand il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&rsquo;un haut responsable du Pentagone         appel\u00e9 <b>Larry Franklin <\/b>avait pass\u00e9 des informations secr\u00e8tes \u00e0 un         diplomate isra\u00e9lien.                   Israel n&rsquo;est pas le seul pays qui espionne les Etats-Unis, mais sa bonne         volont\u00e9 \u00e0 espionner ses principaux protecteurs font plus que douter de         sa valeur strat\u00e9gique.                  La valeur strat\u00e9gique d&rsquo;Israel n&rsquo;est pas le seul probl\u00e8me.                   Ses supporters arguent \u00e9galement du fait qu&rsquo;il m\u00e9rite un soutien total         parce qu&rsquo;il est faible et entour\u00e9 d&rsquo;ennemis; c&rsquo;est une d\u00e9mocratie; les         Juifs ont souffert des crimes du pass\u00e9 et m\u00e9ritent donc un traitement         sp\u00e9cial; et la conduite d&rsquo;Israel a \u00e9t\u00e9 moralement sup\u00e9rieure \u00e0 celle de         ses adversaires.                   A y regarder de pr\u00e8s, aucun de ces arguments n&rsquo;est persuasif. Il y a une         forte raison morale pour soutenir l&rsquo;existence d&rsquo;Israel, mais elle n&rsquo;est         pas en p\u00e9ril.          <b>D&rsquo;un point de vue objectif, sa conduite pass\u00e9e et pr\u00e9sente n&rsquo;offre         aucune base morale pour le privil\u00e9gier face aux Palestiniens.<\/b>                  Israel est souvent d\u00e9peint comme David confront\u00e9 \u00e0 Goliath, mais         l&rsquo;inverse est plus proche de la v\u00e9rit\u00e9.                   Contrairement \u00e0 la croyance populaire, les Sionistes avaient des forces         plus grandes, mieux \u00e9quip\u00e9es et mieux dirig\u00e9es pendant la guerre         d&rsquo;Ind\u00e9pendance de 1947-49, et les Forces de D\u00e9fense Isra\u00e9lienne ont         gagn\u00e9 des victoires rapides et faciles contre l&rsquo;Egypte en 1956 et contre         l&rsquo;Egypte, la Jordanie et la Syrie en 1967 \u2013 tout cela avant que         l&rsquo;immense aide am\u00e9ricaine commence \u00e0 affluer.                   <b>Aujourd&rsquo;hui, Israel est la force militaire la plus puissante du         Moyen-Orient. <\/b>                  Ses forces conventionnelles sont de loin sup\u00e9rieures \u00e0 celles de ses         voisins et c&rsquo;est le seul Etat dans la r\u00e9gion qui poss\u00e8de des armes         nucl\u00e9aires.         L&rsquo;Egypte et la Jordanie ont sign\u00e9 des trait\u00e9s de paix avec lui, et         l&rsquo;Arabie Saoudite a offert de le faire.          La Syrie a perdu son protecteur sovi\u00e9tique, l&rsquo;Irak a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9 par         trois guerres d\u00e9sastreuses et l&rsquo;Iran est \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres.                 Les Palestiniens ont \u00e0 peine une force de police efficace, encore moins         une arm\u00e9e qui pourrait constituer une menace pour Israel.                   Selon une estimation du C<b>entre Jaffee pour les Etudes Strat\u00e9giques de         l&rsquo;universit\u00e9 de Tel Aviv <\/b>en 2005, &lsquo;l&rsquo;\u00e9quilibre <i>strat\u00e9gique         favorise d\u00e9cid\u00e9ment Israel, qui continue \u00e0 \u00e9largir le foss\u00e9 qualitatif         entre ses propres capacit\u00e9s militaires et son pouvoir de dissuasion et         celles de ses voisins<\/i>.&rsquo;          Si soutenir l&rsquo;opprim\u00e9 \u00e9tait un motif irr\u00e9sistible, les Etats-Unis         soutiendrait les adversaires d&rsquo;Israel.                           Qu&rsquo;Israel soit une d\u00e9mocratie amie entour\u00e9e par des dictatures hostiles         ne peut pas expliquer le niveau actuel de l&rsquo;aide: il y a beaucoup de         d\u00e9mocraties dans le monde, mais aucune ne re\u00e7oit un soutien aussi         somptueux.                   Les Etats-Unis ont par le pass\u00e9 renvers\u00e9 des gouvernements d\u00e9mocratiques         et soutenu des dictateurs quand cela pouvait faire avancer ses int\u00e9r\u00eats         \u2013 ils ont de bonnes relations avec un certain nombre de dictatures         aujourd&rsquo;hui.                           <b>Quelques aspects de la d\u00e9mocratie isra\u00e9lienne sont en d\u00e9saccord avec         les valeurs de base des Am\u00e9ricains. <\/b>                  \u00c0 la diff\u00e9rence des Etats-Unis, o\u00f9 les gens sont cens\u00e9s avoir une         \u00e9galit\u00e9 des droits ind\u00e9pendamment de leur race, leur religion ou leur         appartenance ethnique, Israel a \u00e9t\u00e9 explicitement fond\u00e9 en tant qu&rsquo;Etat         Juif et la citoyennet\u00e9 est bas\u00e9e sur le principe de la parent\u00e9 de sang.                          Etant donn\u00e9 ceci, il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que ses 1,3 millions d&rsquo;Arabes         soient trait\u00e9s comme des citoyens de seconde zone, ou qu&rsquo;une r\u00e9cente         commission du gouvernement isra\u00e9lien ait constat\u00e9 qu&rsquo;Israel se comporte         d&rsquo;une fa\u00e7on &lsquo;n\u00e9gligeante et discriminatoire&rsquo; envers eux.                   Son statut d\u00e9mocratique est \u00e9galement min\u00e9 par son refus d&rsquo;accorder aux         Palestiniens leur propre Etat viable ou l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de leurs droits         politiques.                           Une troisi\u00e8me justification est l&rsquo;histoire de la souffrance des Juifs         dans l&rsquo;Occident Chr\u00e9tien, en particulier pendant l&rsquo;Holocauste.          Puisque les Juifs ont \u00e9t\u00e9 pers\u00e9cut\u00e9s pendant des si\u00e8cles et qu&rsquo;ils ne         peuvent se sentir en s\u00e9curit\u00e9 que dans une patrie juive, beaucoup de         gens pensent maintenant qu&rsquo;Israel m\u00e9rite un traitement sp\u00e9cial de la         part des Etats-Unis.                   La cr\u00e9ation du pays \u00e9tait assur\u00e9ment une r\u00e9ponse appropri\u00e9e au long         registre des crimes contre les Juifs, mais cela a \u00e9galement provoqu\u00e9 des         nouveaux crimes contre un tiers en grande partie innocent : les         Palestiniens.                  Cela avait \u00e9t\u00e9 bien compris par les premiers responsables d&rsquo;Israel. <b>        David Ben-Gurion <\/b>avait indiqu\u00e9 \u00e0 Nahum Goldmann, le pr\u00e9sident du         Congr\u00e8s Juif Mondial :         <i>Si j&rsquo;\u00e9tais un leader Arabe je ne signerais jamais un accord avec         Israel. C&rsquo;est normal: nous avons pris leur pays. . . Nous venons         d&rsquo;Israel, mais il y a deux mille ans, et qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est pour eux?         Il y a eu l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais quelle         est leur faute ? Ils voient seulement une chose: nous sommes venus ici         et nous avons vol\u00e9 leur pays. Pourquoi devraient-ils accepter cela?<\/i>                  Depuis lors, les responsables isra\u00e9liens ont \u00e0 plusieurs reprises         cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9ni\u00e9 les &lsquo;ambitions nationales&rsquo; des Palestiniens.                   Quand elle \u00e9tait Premier Ministre, <b>Golda Meir <\/b>a fait cette         fameuse remarque : \u2018<i>Il n&rsquo;y a jamais eu ce qu&rsquo;on appelle les         Palestiniens<\/i>.\u2019                   La pression de la violence extr\u00e9miste et la croissance de la population         palestinienne ont forc\u00e9 les responsables isra\u00e9liens au d\u00e9sengagement de         la bande de Gaza et \u00e0 envisager d&rsquo;autres compromis territoriaux, mais         m\u00eame <b>Yitzhak Rabin <\/b>ne voulait pas offrir aux Palestiniens un Etat         viable.                   La soi-disant &lsquo;offre g\u00e9n\u00e9reuse d&rsquo;<b>Ehud Barak\u2019 <\/b>\u00e0 Camp David leur         aurait donn\u00e9 seulement un ensemble de Bantustans d\u00e9sarm\u00e9s sous contr\u00f4le         isra\u00e9lien.          L&rsquo;histoire tragique des Juifs n&rsquo;oblige pas les Etats-Unis \u00e0 aider Israel         aujourd&rsquo;hui quoi qu&rsquo;il fasse.                           Les supporters d&rsquo;Israel le d\u00e9peignent \u00e9galement comme un pays qui a         cherch\u00e9 la paix d\u00e8s qu&rsquo;il pouvait et qui a montr\u00e9 beaucoup de retenue         m\u00eame lorsqu&rsquo;il \u00e9tait provoqu\u00e9. On dit que les Arabes, en revanche,         agissent avec une grande m\u00e9chancet\u00e9.                   Pourtant sur le terrain, les actes d&rsquo;Israel ne se distinguent pas de         ceux de ses adversaires.          <b>Ben-Gurion <\/b>a reconnu que les premiers Sionistes \u00e9taient loin         d&rsquo;\u00eatre bienveillants envers les Arabes palestiniens, qui ont r\u00e9sist\u00e9 \u00e0         leurs usurpations \u2013 ce qui est \u00e0 peine \u00e9tonnant, \u00e9tant donn\u00e9 que les         Sionistes essayaient de cr\u00e9er leur propre Etat sur la terre Arabe.                   De la m\u00eame mani\u00e8re, la cr\u00e9ation d&rsquo;Israel en 1947-48 a impliqu\u00e9 des actes         de nettoyage ethnique, y compris des ex\u00e9cutions, des massacres et des         viols par jes Juifs, et la conduite ult\u00e9rieure d&rsquo;Israel a souvent \u00e9t\u00e9         brutale, d\u00e9mentant tout sup\u00e9riorit\u00e9 morale.                  Entre 1949 et 1956, par exemple, forces de s\u00e9curit\u00e9 isra\u00e9liennes ont tu\u00e9         entre 2700 et 5000 Arabes qui revenaient en s&rsquo;infiltrant, la grande         majorit\u00e9 d&rsquo;entre eux n&rsquo;\u00e9taient pas arm\u00e9s.                   L&rsquo;IDF a assassin\u00e9 des centaines de prisonniers de guerre \u00e9gyptiens dans         les guerres de 1956 et 1967, alors qu&rsquo;en 1967, il expulsait entre         100.000 et 260.000 Palestiniens de la Cisjordanie nouvellement conquise,         et ont conduit 80.000 Syriens hors des Hauteurs du Golan.                  Pendant le premier intifada, l&rsquo;IDF distribuait \u00e0 ses troupes des         matraques et les encourageait \u00e0 briser les os des protestataires         palestiniens.          La section Su\u00e9doise de <b>Save the Children <\/b>a estim\u00e9 qu&rsquo;entre <i>        &lsquo;23.600 et 29.900 enfants ont eu besoin de soins m\u00e9dicaux pour leurs         blessures suite aux tabassages lors des deux premi\u00e8res ann\u00e9es de         l&rsquo;Intifada<\/i>.&rsquo; Presque d&rsquo;un tiers d&rsquo;entre eux \u00e9taient \u00e2g\u00e9s de 10 ans         ou moins.                   La r\u00e9ponse au Second Intifada a \u00e9t\u00e9 bien plus violente, menant Ha&rsquo;aretz         \u00e0 d\u00e9clarer que <i>&lsquo;l&rsquo;IDF. . . se transforme en machine \u00e0 tuer dont         l&rsquo;efficacit\u00e9 inspire la crainte, et choque pourtant<\/i>.&rsquo; L&rsquo;IDF a tir\u00e9         un million de balles pendant les premiers jours du soul\u00e8vement.                  Depuis lors, pour chaque Isra\u00e9lien perdu, Israel a tu\u00e9 3,4 Palestiniens,         dont la majorit\u00e9 \u00e9tait des spectateurs innocents; la proportion entre         les enfants Palestiniens et les enfants Isra\u00e9liens tu\u00e9s est encore plus         \u00e9lev\u00e9e (5,7 pour 1).                   Il est \u00e9galement int\u00e9ressant de garder \u00e0 l&rsquo;esprit que les Sionistes         utilisaient des bombes terroristes pour faire partir les Anglais de la         Palestine, et que <b>Yitzhak Shamir<\/b>, au d\u00e9but, terroriste et ensuite         Premier Ministre, avait avou\u00e9 que &lsquo;ni l&rsquo;\u00e9thique juive ni la tradition         juive ne peut \u00e9liminer le terrorisme comme moyens de combat.&rsquo;                  Le recours des Palestiniens au terrorisme est mauvais mais n&rsquo;est pas         \u00e9tonnant. Les Palestiniens pensent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucune autre moyen de         forcer les Isra\u00e9liens \u00e0 faire des concessions.                   Comme Ehud Barak l&rsquo;a un jour admis, \u00ab\u00a0<i>s&rsquo;il \u00e9tait n\u00e9 Palestinien, il &lsquo;aurait         rejoint une organisation terroriste&rsquo;<\/i>.                                    <b>Donc, si ni les arguments strat\u00e9giques ni les arguments moraux ne         peuvent expliquer le soutien de l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e0 Israel, comment allons-nous         l&rsquo;expliquer?<\/b>                  L&rsquo;explication est le pouvoir in\u00e9gal\u00e9 du <b>Lobby Isra\u00e9lien<\/b>.                   Nous utilisons &lsquo;Le Lobby&rsquo; comme raccourci pour la coalition l\u00e2che         d&rsquo;individus et d&rsquo;organisations qui travaille activement pour orienter la         politique \u00e9trang\u00e8re des Etats-Unis dans une direction pro-Isra\u00e9lienne.                          Ceci n&rsquo;est pas cens\u00e9 sugg\u00e9rer que &lsquo;Le Lobby&rsquo; est un mouvement uni avec         une direction g\u00e9n\u00e9rale, ou que les individus qui en font partie ne sont         pas en d\u00e9saccord sur certaines questions.                   Tous les Am\u00e9ricains Juifs ne font pas partie du Lobby, parce que Israel         n&rsquo;est pas un sujet pro\u00e9minent pour bon nombre d&rsquo;entre eux.          Dans une enqu\u00eate de 2004, par exemple, environ 36% des Juifs Am\u00e9ricains         ont d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;ils \u00e9taient &lsquo;pas tr\u00e8s&rsquo; ou &lsquo;pas du tout&rsquo; \u00e9motionnellement         attach\u00e9s \u00e0 Israel.                  Les Am\u00e9ricains juifs diff\u00e8rent \u00e9galement sur des politiques isra\u00e9liennes         sp\u00e9cifiques.                   Plusieurs des principales organisations du Lobby, telles que le Comit\u00e9         aux Affaires Publiques Am\u00e9ricano-Isra\u00e9lienne (<b>AIPAC<\/b>) et la <b>        Conf\u00e9rence des Pr\u00e9sidents des principales Organisations Juives<\/b>, sont         dirig\u00e9es par des intransigeants qui soutiennent g\u00e9n\u00e9ralement la         politique expansionniste du parti du Likud, y compris son hostilit\u00e9 au         processus de paix d&rsquo;Oslo.                   La majeure partie des Juifs Am\u00e9ricains est par contre plus encline \u00e0         faire des concessions aux Palestiniens, et quelques groupes &#8211; tels que         Jewish Voice for Peace &#8211; pr\u00e9conisent fortement de telles initiatives.                          En d\u00e9pit de ces diff\u00e9rences, les mod\u00e9r\u00e9s et les intransigeants sont tous         en faveur d&rsquo;un soutien absolu \u00e0 Israel.                           Sans surprise, les leaders Juifs Am\u00e9ricains consultent souvent les         responsables isra\u00e9liens, pour s&rsquo;assurer que leurs actions font avancer         les objectifs isra\u00e9liens.                   Comme l&rsquo;a \u00e9crit un activiste d&rsquo;une importante organisation juive, &lsquo;Nous         disons souvent : \u00ab\u00a0<i>C&rsquo;est notre politique sur une certaine question,         mais nous devons v\u00e9rifier ce que pensent les Isra\u00e9liens.\u00a0\u00bb Nous, en tant         que communaut\u00e9, le faisons tout le temps<\/i>.&rsquo; Il y a un gros pr\u00e9judice         \u00e0 critiquer la politique isra\u00e9lienne, et faire pression sur Israel est         consid\u00e9r\u00e9 comme hors de question.                   <b>Edgar Bronfman Sr<\/b>, Pr\u00e9sident du Congr\u00e8s Juif Mondial, a \u00e9t\u00e9         accus\u00e9 de &lsquo;perfidie&rsquo; quand il a \u00e9crit une lettre au Pr\u00e9sident Bush         mi-2003 l&rsquo;invitant \u00e0 persuader Israel de limiter la construction de sa &lsquo;barri\u00e8re         de s\u00e9curit\u00e9 &lsquo;controvers\u00e9e.          Ses critiques ont dit que <i>&lsquo;Il est toujours obscene que le pr\u00e9sident         du Congr\u00e8s Juif Mondial incite le pr\u00e9sident des Etats-Unis \u00e0 r\u00e9sister \u00e0         la politique promue par le gouvernement isra\u00e9lien<\/i>.&rsquo;                  De m\u00eame, quand le pr\u00e9sident du forum politique d&rsquo;Israel, <b>Seymour         Reich<\/b>, a conseill\u00e9 \u00e0 Condoleezza Rice en novembre 2005 de demander \u00e0         Israel de rouvrir un passage des fronti\u00e8res critique dans la bande de         Gaza, son action a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e comme &lsquo;irresponsable&rsquo;: <i>&lsquo;Il n&rsquo;y <\/i>        a&rsquo;, ont dit ses critiques, <i>&lsquo;absolument aucune place dans le principal         courant juif pour une prospection active contre la politique li\u00e9e \u00e0 la         s\u00e9curit\u00e9 . . d&rsquo;Israel<\/i>.&rsquo;          Reculant devant ces attaques, Reich a annonc\u00e9 que &lsquo;le <i>mot \u00ab\u00a0pression\u00a0\u00bb         n&rsquo;est pas dans mon vocabulaire quand il s&rsquo;agit d&rsquo;Israel<\/i>.&rsquo;                           Les Am\u00e9ricains juifs ont cr\u00e9\u00e9 un nombre impressionnant d&rsquo;organisations         pour influencer la politique \u00e9trang\u00e8re Am\u00e9ricaine, dont l&rsquo;AIPAC, la plus         puissante et la mieux connue.                   En 1997, le magazine Fortune a demand\u00e9 \u00e0 des membres du Congr\u00e8s et \u00e0         leurs \u00e9quipes d&rsquo;\u00e9num\u00e9rer les Lobbies les plus puissants \u00e0 Washington.                          L&rsquo;AIPAC a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en seconde place derri\u00e8re l&rsquo;Association Am\u00e9ricaine         des Retrait\u00e9s (AARP), mais devant de l&rsquo;AFL-CIO and la National Rifle         Association.                   Une enqu\u00eate du journal Nationale en mars 2005 a tir\u00e9 la m\u00eame conclusion,         en pla\u00e7ant l&rsquo;AIPAC en seconde place (\u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec l&rsquo;AARP) dans le \u00ab\u00a0classement         des muscles\u00a0\u00bb \u00e0 Washington.                  Le Lobby comprend \u00e9galement des Evang\u00e9listes Chr\u00e9tiens bien connus comme         Gary Bauer, Jerry Falwell, Ralph Reed et Pat Robertson, tou comme Dick         Armey et Tom Delay, d&rsquo;anciens chefs de la majorit\u00e9 \u00e0 la Chambre des         Repr\u00e9sentants, tous croient que la renaissance d&rsquo;Israel est         l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une proph\u00e9tie biblique et soutiennent son agenda         expansionniste; agir autrement, pensent-ils, seraient contraires \u00e0 la         volont\u00e9 de Dieu.                   Des gentils (Non-Juifs) N\u00e9o-conservateurs tels que John Bolton; Robert         Bartley, l&rsquo;ancien r\u00e9dacteur de journal Wall Street; William Bennett,         l&rsquo;ancien secr\u00e9taire de l&rsquo;\u00e9ducation; Jeane Kirkpatrick, ancien         ambassadeur de l&rsquo;ONU; et l&rsquo;influent chroniqueur George Will sont         \u00e9galement des fermes d\u00e9fenseurs.                           La forme du gouvernement am\u00e9ricain offre aux activistes de nombreuses         fa\u00e7ons d&rsquo;influencer le processus politique. Les groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat         peuvent inciter les repr\u00e9sentants \u00e9lus et les membres du bureau ex\u00e9cutif,         apportent des contributions de campagne, votent aux \u00e9lections, tentent         de fa\u00e7onner l&rsquo;opinion publique etc&#8230;                   Ils appr\u00e9cient une quantit\u00e9 disproportionn\u00e9e d&rsquo;influence quand ils         s&rsquo;engagent sur une question \u00e0 laquelle la majeure partie de la         population est indiff\u00e9rente.          Les politiciens auront tendance \u00e0 satisfaire ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent au         sujet, m\u00eame si leurs nombres sont petits, persuad\u00e9s que le reste de la         population ne les p\u00e9nalisera pas pour avoir agi ainsi.                           Dans son fonctionnement de base, le Lobby Isra\u00e9lien n&rsquo;est pas diff\u00e9rent         du Lobby des fermiers, de celui des Syndicats de l&rsquo;acier ou du textile,         ou d&rsquo;autres Lobbies ethniques.                   Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;abusif concernant le fait que les Juifs Am\u00e9ricains et         leurs alli\u00e9s Chr\u00e9tiens essayent d&rsquo;influencer la politique am\u00e9ricaine :         les activit\u00e9s du Lobby ne sont pas une conspiration telle qu&rsquo;elle est         repr\u00e9sent\u00e9e dans des appareils comme les Protocoles des Sages de Sion.                          Pour la plupart, les individus et les groupes qui en font partie font         seulement ce que d&rsquo;autres groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat font, mais le font beaucoup         mieux. En revanche, les groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pro-Arabes, pour autant qu&rsquo;ils         existent, sont faibles, ce qui rend la t\u00e2che encore plus facile au Lobby         Isra\u00e9lien.                           <b>Le Lobby poursuit deux larges strat\u00e9gies. <\/b>                  D&rsquo;abord, il utilise son influence significative \u00e0 Washington, en faisant         pression sur le Congr\u00e8s et le bureau ex\u00e9cutif. Quelque soit l&rsquo;opinion         d&rsquo;un l\u00e9gislateur ou d&rsquo;un politicien, le Lobby tente de faire que le         soutien \u00e0 Israel soit le &lsquo;bon&rsquo; choix.                   En second lieu, il t\u00e2che de s&rsquo;assurer que le discours public d\u00e9peigne         Israel sous un jour positif, en r\u00e9p\u00e9tant des mythes au sujet de sa         cr\u00e9ation et en d\u00e9fendant son point de vue dans des d\u00e9bats politiques.                 Le but est d&#8217;emp\u00eacher que des commentaires critiques puissent obtenir         une audience \u00e9quitable dans l&rsquo;ar\u00e8ne politique.          <b>Le contr\u00f4le de la discussion est essentiel pour garantir le soutien         am\u00e9ricain, parce qu&rsquo;une discussion sinc\u00e8re sur les relations         Am\u00e9ricano-Isra\u00e9liennes pourrait mener les Am\u00e9ricains \u00e0 favoriser une         politique diff\u00e9rente<\/b>.                  Un pilier cl\u00e9 de l&rsquo;efficacit\u00e9 du Lobby est son influence au Congr\u00e8s, o\u00f9         Israel est pratiquement immunis\u00e9 de critique. C&rsquo;est en soi remarquable,         parce que le Congr\u00e8s lance rarement des sujet contestables.                   Quand Israel est concern\u00e9, cependant, les critiques potentielles         disparaissent. Une des raisons est que certains principaux membres sont         des Sionistes Chr\u00e9tiens comme <b>Dick Armey<\/b>, qui a dit en septembre         2002 : <i>&lsquo;Ma priorit\u00e9 num\u00e9ro 1 dans la politique \u00e9trang\u00e8re est de         prot\u00e9ger Israel<\/i>.&rsquo; On pourrait penser que la priorit\u00e9 num\u00e9ro 1 de         tout membre du Congr\u00e8s devrait \u00eatre de prot\u00e9ger l&rsquo;Am\u00e9rique.                   Il y a \u00e9galement des s\u00e9nateurs et des membres du Congr\u00e8s Juifs qui         travaillent pour s&rsquo;assurer que la politique \u00e9trang\u00e8re des Etats-Unis         soutienne les int\u00e9r\u00eats d&rsquo;Israel.                           Une autre source du pouvoir du Lobby est son utilisation du personnel du         Congr\u00e8s pro-Isralien.          Comme l&rsquo;a admis un jour <b>Morris Amitay<\/b>, un ancien chef de l&rsquo;AIPAC         : <i>&lsquo;Il y a beaucoup de types \u00e0 des postes de cadres ici &lsquo;- sur Capitol         Hill &#8211; &lsquo;qui s&rsquo;av\u00e8rent justement \u00eatre juifs, qui sont dispos\u00e9s. . . \u00e0         voir certains sujets en termes de leur appartenance \u00e0 la communaut\u00e9         Juive. . . Ce sont tous des types qui sont en mesure de prendre une         d\u00e9cision dans ces domaines pour ces s\u00e9nateurs. . . On peut vous mener         une vie affreuse juste au niveau de l&rsquo;\u00e9quipe<\/i>.&rsquo;                           Cependant, l&rsquo;AIPAC lui-m\u00eame, forme le coeur de l&rsquo;influence du Lobby au         Congr\u00e8s.          Son succ\u00e8s est d\u00fb \u00e0 sa capacit\u00e9 de r\u00e9compenser les l\u00e9gislateurs et les         candidats au Congr\u00e8s qui soutiennent son ordre du jour, et de punir ceux         qui le d\u00e9fient.                   L&rsquo;argent est critique dans les \u00e9lections am\u00e9ricaines (comme nous le         rappelle le scandale sur les affaires douteuses du lobbyiste Jack         Abramoff), et l&rsquo;AIPAC s&rsquo;assure que ses amis obtiennent lune forte aide         financi\u00e8re des nombreux comit\u00e9s d&rsquo;action politique pro-Isra\u00e9liens.                   Toute personne qui est vue comme hostile \u00e0 Israel peut \u00eatre s\u00fbre que         l&rsquo;AIPAC orientera des contributions de campagne \u00e0 ses adversaires         politiques.          L&rsquo;AIPAC organise \u00e9galement des campagnes d&rsquo;\u00e9criture de lettres et         encourage les r\u00e9dacteurs de journaux \u00e0 approuver les candidats         pro-Isra\u00e9liens.                  Il n&rsquo;y a aucun doute sur l&rsquo;efficacit\u00e9 de ces strat\u00e9gies.          Voici un exemple : aux \u00e9lections de 1984, l&rsquo;AIPAC a aid\u00e9 \u00e0 battre le         s\u00e9nateur <b>Charles Percy <\/b>de l&rsquo;Illinois, qui, selon un haut         responsable du Lobby, avait montr\u00e9 &lsquo;de l&rsquo;insensibilit\u00e9 et m\u00eame de         l&rsquo;hostilit\u00e9 envers nos int\u00e9r\u00eats&rsquo;.          <b>Thomas Dine<\/b>, le chef de l&rsquo;AIPAC \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, a expliqu\u00e9 ce qui         s&rsquo;est produit : <i>&lsquo;Tous les Juifs en Am\u00e9rique, d&rsquo;une c\u00f4te \u00e0 l&rsquo;autre, se         sont r\u00e9unis pour \u00e9vincer Percy. Et les politiciens am\u00e9ricains &#8211; ceux qui         occupent des positions publiques maintenant, et ceux qui y aspirent &#8211;         ont re\u00e7u le message<\/i>.&rsquo;                           L&rsquo;influence de l&rsquo;AIPAC sur la Colline du Capitole va m\u00eame encore plus         loin.          Selon <b>Douglas Bloomfield<\/b>, un ancien membre de la direction de         l&rsquo;AIPAC, <i>&lsquo;Il est commun pour les membres du Congr\u00e8s et leurs \u00e9quipes         de se tourner d&rsquo;abord vers l&rsquo;AIPAC quand ils ont besoin d&rsquo;information,         avant d&rsquo;appeler la Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s, le Service de Recherches du         Congr\u00e8s, le personnel du comit\u00e9 ou des experts en mati\u00e8re         d&rsquo;administration<\/i>.&rsquo;          Plus important, il note que l&rsquo;AIPAC &lsquo;est souvent invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger des         discours, \u00e0 travailler sur la l\u00e9gislation, \u00e0 conseiller sur des         strat\u00e9gies, \u00e0 effectuer des recherches, \u00e0 rassembler des co-sponsors et         des votes de marshal&rsquo;.                           Le r\u00e9sultat est que l&rsquo;AIPAC, agent d&rsquo;un gouvernement \u00e9tranger, a la         mainmise sur le Congr\u00e8s, avec comme cons\u00e9quence : la politique         am\u00e9ricaine envers Israel n&rsquo;y est pas discut\u00e9e, bien que cette politique         ait des cons\u00e9quences importantes pour le monde entier.          En d&rsquo;autres termes, une des trois principales branches du gouvernement         est fermement investie dans le soutien \u00e0 Israel.                   Comme le remarquait un ancien s\u00e9nateur D\u00e9mocrate, <b>Ernest Hollings<\/b>,         en quittant le bureau, <i>&lsquo;Vous ne pouvez pas avoir une politique         isra\u00e9lienne autre que celle que l&rsquo;AIPAC vous donne ici<\/i>.&rsquo;                   Ou comme ce qu&rsquo;a dit un jour <b>Ariel Sharon <\/b>\u00e0 un public am\u00e9ricain :        <i>&lsquo;Quand les gens me demandent comment ils peuvent aider Israel, je         leur dis : \u00ab\u00a0Aidez l&rsquo;AIPAC<\/i>.\u00a0\u00bb &lsquo;                           Gr\u00e2ce en partie \u00e0 l&rsquo;influence qu&rsquo;ont les \u00e9lecteurs juifs sur les         \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, le lobby a \u00e9galement un pouvoir significatif         sur l&rsquo;Ex\u00e9cutif.                   Bien qu&rsquo;ils constituent moins de 3% de la population, ils font de         grosses donations de campagne aux candidats des deux partis. Le         Washington Post a par le pass\u00e9 estim\u00e9 que les candidats D\u00e9mocrates \u00e0         l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle <i>&lsquo;d\u00e9pendent des partisans Juifs qui         fournissent au moins de 60% de l&rsquo;argent&rsquo;<\/i>.                   Et parce que les \u00e9lecteurs juifs ont des taux \u00e9lev\u00e9s de personnes         pr\u00e9sentes et sont concentr\u00e9s dans les Etats cl\u00e9s comme la Californie, la         Floride, l&rsquo;Illinois, New York et la Pennsylvanie, les candidats \u00e0 la         pr\u00e9sidence vont loin pour ne pas les contrarier.                                    <b>Les principales organisations du Lobby travaillent \u00e0 s&rsquo;assurer que         les critiques d&rsquo;Israel n&rsquo;obtiennent pas de postes importants en         politique \u00e9trang\u00e8re. <\/b>         Jimmy Carter voulait que George Ball soit son premier Secr\u00e9taire d&rsquo;Etat,         mais il savait que Ball \u00e9tait connu comme un critique d&rsquo;Israel et que le         Lobby s&rsquo;opposerait \u00e0 sa nomination.                   De cette fa\u00e7on, tout aspirant politicien est encourag\u00e9 \u00e0 devenir un         d\u00e9fenseur d&rsquo;Israel manifeste, c&rsquo;est pourquoi les critiques publics de la         politique isra\u00e9lienne sont devenus des esp\u00e8ces en danger dans         l&rsquo;establishment de la politique \u00e9trang\u00e8re.                  Quand <b>Howard Dean <\/b>a appel\u00e9 les Etats-Unis \u00e0 prendre r\u00f4le &lsquo;un plus         \u00e9quitable&rsquo; dans le conflit Arabo-Isra\u00e9lien, le s\u00e9nateur Joseph Lieberman         l&rsquo;a accus\u00e9 de vendre Israel et a dit que sa d\u00e9claration \u00e9tait &lsquo;irresponsable&rsquo;.                          Pratiquement tous les principaux D\u00e9mocrates \u00e0 la Chambre des         Repr\u00e9sentants ont sign\u00e9 une lettre critiquant les remarques de Dean, et         le Chicago Jewish Star a rapport\u00e9 que : <i>&lsquo;Des attaquants anonymes. . .         encombrent les boites mails des responsables Juifs du pays, pour         pr\u00e9venir &#8211; sans beaucoup de preuve &#8211; que Dean serait plut\u00f4t mauvais pour         Israel.<\/i>&lsquo;                  Cette inqui\u00e9tude \u00e9tait absurde; Dean est, en fait, tout \u00e0 fait         pro-Isra\u00e9lien : son co-responsable de campagne \u00e9tait un ancien pr\u00e9sident         de l&rsquo;AIPAC, et Dean a d\u00e9clar\u00e9 que ses propres opinions sur le         Moyen-Orient \u00e9taient plus proches de celles de l&rsquo;AIPAC que celles des         plus mod\u00e9r\u00e9s que sont Americans for Peace Now.                   Il avait simplement sugg\u00e9r\u00e9 que &lsquo;en r\u00e9unisant les deux parties&rsquo;,         Washington agirait en tant qu&rsquo;interm\u00e9diaire honn\u00eate. C&rsquo;est difficilement         une id\u00e9e radicale, mais le Lobby ne tol\u00e8re pas l&rsquo;impartialit\u00e9.                           Pendant l&rsquo;Administration Clinton, la politique Moyen-Orientale \u00e9tait en         grande partie fa\u00e7onn\u00e9e par des responsables ayant des liens \u00e9troits avec         Israel ou d&rsquo;importantes organisations pro-isra\u00e9liennes; parmi eux, <b>        Martin Indyk<\/b>, l&rsquo;ancien directeur adjoint de la Recherche \u00e0 l&rsquo;AIPAC         et le co-fondateur du pro-isra\u00e9lien Washington Institute for Near East         Policy (WINEP); <b>Dennis Ross<\/b>, qui a rejoint le WINEP apr\u00e8s avoir         quitt\u00e9 le gouvernement en 2001; et <b>Aaron Miller<\/b>, qui a habit\u00e9 en         Israel et visite souvent le pays.                   Ces hommes \u00e9taient parmi les conseillers les plus proches de Clinton au         sommet de Camp David en juillet 2000.                  Bien que tous les trois soutenaient le processus de paix d&rsquo;Oslo et         privil\u00e9giaient la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00e9tat palestinien, ils l&rsquo;ont fait         seulement dans les limites de ce qui semblerait acceptable pour Israel.                          La d\u00e9l\u00e9gation am\u00e9ricaine a pris ses consignes aupr\u00e8s d&rsquo;Ehud Barak, a         coordonn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avance avec Israel ses positions de n\u00e9gociation, et n&rsquo;a         pas offert de propositions ind\u00e9pendantes.                  Sans surprise, les n\u00e9gociateurs palestiniens se sont plaints qu&rsquo;ils <i>&lsquo;\u00e9taient         en pourparlers avec deux \u00e9quipes isra\u00e9liennes \u2013 l&rsquo;une affichant un         drapeau isra\u00e9lien, et l&rsquo;autre un drapeau am\u00e9ricain <\/i>&lsquo;.                  La situation est bien plus prononc\u00e9e dans l&rsquo;Administration Bush, dont         les rangs comprenaient des avocats aussi fervents de la cause         isra\u00e9lienne comme <b>Elliot Abrams, John Bolton, Douglas Feith, I. Lewis         (&lsquo;Scooter&rsquo;) Libby, Richard Perle, Paul Wolfowitz et David Wurmser<\/b>.                 Comme nous le verrons, ces responsables ont uniform\u00e9ment pouss\u00e9 pour des         politiques privil\u00e9gi\u00e9es par Israel et soutenues par des organisations du         Lobby.                           Le Lobby ne veut pas de d\u00e9bat public, naturellement, parce que cela         pourrait mener les Am\u00e9ricains \u00e0 remettre en cause le niveau de soutien         qu&rsquo;ils fournissent.          En cons\u00e9quence, les organisations pro-Isra\u00e9liennes travaillent dur pour         influencer les institutions qui font tout ce qu&rsquo;elles peuvent pour         fa\u00e7onner l&rsquo;opinion populaire.                  La perspective du Lobby r\u00e8gne dans les m\u00e9dias traditionnels : &lsquo;le <i>        d\u00e9bat parmi les experts du Moyen-Orient&rsquo;<\/i>, \u00e9crit le journaliste <b>        Eric Alterman <\/b>: <i>&lsquo;est domin\u00e9 par des gens qui ne peuvent pas         imaginer critiquer Israel&rsquo;<\/i>.          Il \u00e9num\u00e8re 61 &lsquo;chroniqueurs et commentateurs sur lesquels on peut         compter pour soutenir Israel par r\u00e9flexe et sans qualification&rsquo;.          En revanche, il a trouv\u00e9 seulement cinq experts qui critiquent         uniform\u00e9ment les actions isra\u00e9liennes ou approuvent les positions arabes.                 Les journaux publient de temps en temps des articles d&rsquo;invit\u00e9s         critiquant la politique isra\u00e9lienne, mais l&rsquo;\u00e9quilibre de l&rsquo;opinion         favorise clairement l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9. Il est difficile d&rsquo;imaginer un m\u00e9dia         traditionnel aux Etats-Unis publier un article comme celui-ci.                  <i>&lsquo;Shamir, Sharon, Bibi \u2013 tout ce que veulent ces types me semble tr\u00e8s         bien&rsquo; <\/i>a un jour remarqu\u00e9 Robert Bartley. Il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que,         son journal, le Wall Street Journal, ainsi que d&rsquo;autres journaux         importants comme le Chicago Sun-Times et le Washington Times, publient         r\u00e9guli\u00e8rement des \u00e9ditoriaux qui soutiennent fortement Israel.                   Des magazines comme le Commentary, le New Republic and le Weekly         Standard d\u00e9fendent Israel \u00e0 chaque fois.                  On trouve \u00e9galement des \u00e9ditoriaux partiaux dans des journaux comme le         New York Times qui critique de temps en temps la politique isra\u00e9lienne         et conc\u00e8de parfois que les Palestiniens ont des revendications l\u00e9gitimes,         mais il n&rsquo;est pas \u00e9quitable.                   Dans ses m\u00e9moires, l&rsquo;ancien directeur de la r\u00e9daction du journal, Max         Frankel, reconna\u00eet l&rsquo;impact que sa propre attitude a eu sur ses         d\u00e9cisions \u00e9ditoriales : <i>&lsquo;J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 bien plus profond\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 \u00e0         Israel que j&rsquo;ai os\u00e9 l&rsquo;affirmer. . . Enrichi par ma connaissance d&rsquo;Israel         et de mes amiti\u00e9s l\u00e0-bas, j&rsquo;ai moi-m\u00eame \u00e9crit la plupart de nos         commentaires sur le Moyen-Orient. Comme l&rsquo;ont reconnu plus de lecteurs         Arabes que de Juifs, je les ai \u00e9crits d&rsquo;une perspective pro-Isra\u00e9lienne<\/i>.&rsquo;                  Les nouveaux reportages sont plus \u00e9quitables, en partie parce que les         journalistes t\u00e2chent d&rsquo;\u00eatre objectifs, mais \u00e9galement parce qu&rsquo;il est         difficile de couvrir des \u00e9v\u00e9nements dans les Territoires Occup\u00e9s sans         reconna\u00eetre les actions d&rsquo;Israel sur le terrain.                   Pour d\u00e9courager les reportages d\u00e9favorables, le Lobby organise des         campagnes d&rsquo;\u00e9criture de lettres, des manifestations et des boycotts des         nouvelles publications dont le contenu est consid\u00e9r\u00e9 comme         anti-Isra\u00e9lien.                  Un directeur de CNN a dit qu&rsquo;il re\u00e7oit parfois 6000 messages emails en         une seule journ\u00e9e pour se plaindre d&rsquo;une histoire.                   En mai 2003, le pro-isra\u00e9lien Committee for Accurate Middle East         Reporting in America (CAMERA) a organis\u00e9 des manifestations \u00e0         l&rsquo;ext\u00e9rieur des stations de National Public Radio dans 33 villes; il a         \u00e9galement essay\u00e9 de persuader les donateurs de suspendre le soutien au         NPR jusqu&rsquo;\u00e0 ce que sa couverture Moyen-Orientale devienne plus         sympathique \u00e0 Israel.                   La station du NPR de Boston, WBUR, aurait perdu plus de 1 million de         dollars de contributions suite \u00e0 ces efforts.                  D&rsquo;autres pressions sur la NPR sont venues des amis d&rsquo;Israel au Congr\u00e8s,         qui ont demand\u00e9 un audit interne de sa couverture Moyen-Orientale ainsi         que plus de surveillance.                           Le c\u00f4t\u00e9 isra\u00e9lien domine \u00e9galement les think tanks qui jouent un r\u00f4le         important dans le fa\u00e7onnage du d\u00e9bat public ainsi que dans la politique         actuelle.                   Le Lobby a cr\u00e9\u00e9 son propre think tank en 1985, quand Martin Indyk a aid\u00e9         \u00e0 cr\u00e9er WINEP.          Bien que WINEP garde secret ses liens avec Israel, en affirmant qu&rsquo;il         fournit une perspective \u00ab\u00a0\u00e9quilibr\u00e9e et r\u00e9aliste\u00a0\u00bb sur les questions du         Moyen-Orient, il est financ\u00e9 et dirig\u00e9 par des individus profond\u00e9ment         engag\u00e9s dans la progression de l&rsquo;agenda d&rsquo;Israel.                  <b>Cependant, l&rsquo;influence du Lobby se prolonge bien au del\u00e0 de WINEP.        <\/b>                  Au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, les forces pro-isra\u00e9liennes ont         install\u00e9 une pr\u00e9sence dominante \u00e0 l&rsquo;American Enterprise Institute, au         Brookings Institution, au Center for Security Policy, au Foreign Policy         Research Institute, \u00e0 l&rsquo;Heritage Foundation, \u00e0 l&rsquo;Hudson Institute, \u00e0         l&rsquo;Institute for Foreign Policy Analysis et au Jewish Institute for         National Security Affairs (JINSA)..          Ces think tanks emploient peu ou pas du tout de critiques du soutien         am\u00e9ricain \u00e0 Israel.                           Prenons le <b>Brookings Institution<\/b>. Pendant de nombreuses ann\u00e9es,         son principal expert sur le Moyen-Orient \u00e9tait William Quandt, un ancien         fonctionnaire du NSC avec une r\u00e9putation bien-m\u00e9rit\u00e9e d&rsquo;impartialit\u00e9.                          Aujourd&rsquo;hui, la couverture de Brookings est men\u00e9e par le Saban Center         for Middle East Studies, qui est financ\u00e9 par <b>Haim Saban<\/b>, un homme         d&rsquo;affaires Isra\u00e9lo-Am\u00e9ricain et Sioniste ardent.          Le directeur du centre est l&rsquo;omnipr\u00e9sent Martin Indyk. Ce qui \u00e9tait par         le pass\u00e9 un institut de politique ind\u00e9pendant fait maintenant partie du         chorus pro-Isra\u00e9lien.                           <b>L\u00e0 o\u00f9 le Lobby a eu la plus grosse difficult\u00e9 c&rsquo;est dans         l&rsquo;\u00e9touffement du d\u00e9bat sur les campus d&rsquo;universit\u00e9. <\/b>                  Dans les ann\u00e9es 90, quand le processus de paix d&rsquo;Oslo \u00e9tait en cours, il         y avait seulement une l\u00e9g\u00e8re critique d&rsquo;Israel, mais elle s&rsquo;est         d\u00e9velopp\u00e9e avec l&rsquo;effondrement d&rsquo;Oslo et l&rsquo;acc\u00e8s au pouvoir de Sharon,         devenant tr\u00e8s tonitruante quand l&rsquo;IDF a r\u00e9occup\u00e9 la Cisjordanie au         printemps 2002 et qu&rsquo;elle a utilis\u00e9 une force \u00e9norme pour maitriser le         deuxi\u00e8me intifada.                  Le Lobby a agi imm\u00e9diatement pour \u00a0\u00bbreprendre les campus&rsquo;.          Des nouveaux groupes ont pris naissance, comme la Caravan for Democracy,         qui a fait venir des intervenants isra\u00e9liens dans les universit\u00e9s         am\u00e9ricaines.                   Des groupes \u00e9tablis comme le Jewish Council for Public Affairs et Hillel         s&rsquo;y sont joints, et un nouveau groupe, l&rsquo;Israel on Campus Coalition, a         \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 pour coordonner les nombreux organismes qui cherchent         maintenant \u00e0 aborder le cas d&rsquo;Israel.                   En conclusion, l&rsquo;AIPAC a plus que tripl\u00e9 ses d\u00e9penses dans des         programmes pour surveiller les actions dans les universit\u00e9s et pour         former de jeunes avocats, dans le but <i>&lsquo;d&rsquo;augmenter \u00e9norm\u00e9ment le         nombre d&rsquo;\u00e9tudiants impliqu\u00e9s sur les campus. . . dans le cadre de         l&rsquo;effort national pro-Isra\u00e9lien&rsquo;.<\/i>         Le Lobby surveille \u00e9galement ce que les professeurs \u00e9crivent et         enseignent.                   En septembre 2002, <b>Martin Kramer et Daniel Pipes<\/b>, deux         n\u00e9o-conservateurs passion\u00e9ment pro-Isra\u00e9liens, ont cr\u00e9\u00e9 un site internet         (Campus Watch) qui affichent des dossiers sur des universitaires         suspects et encouragent les \u00e9tudiants \u00e0 relater les remarques ou les         comportements qui pourraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme hostiles \u00e0 Israel.                          Cette tentative transparente de mettre sur une liste noire et         d&rsquo;intimider les professeurs a provoqu\u00e9 une s\u00e9v\u00e8re r\u00e9action et Pipes et         Kramer ont plus tard enlev\u00e9 les dossiers, mais le site internet invite         toujours les \u00e9tudiants \u00e0 rapporter toute activit\u00e9 \u00a0\u00bbanti-Isra\u00e9lienne\u00a0\u00bb.                  Des groupes du Lobby ont fait pression sur des universitaires et des         universit\u00e9s particuliers.                   Colombia a \u00e9t\u00e9 une cible fr\u00e9quente, sans aucun doute en raison de la         pr\u00e9sence du d\u00e9funt Edward Said dans son corps enseignant. <i>&lsquo;On pouvait         \u00eatre s\u00fbr que toute d\u00e9claration publique en soutien aux Palestiniens         faite par l&rsquo;\u00e9minent critique litt\u00e9raire Edward Said r\u00e9colterait des         centaines d&#8217;email, de lettres et de compte-rendus journalistiques nous         invitant \u00e0 d\u00e9noncer Said et soit \u00e0 le sanctionner ou \u00e0 lui tirer dessus&rsquo;        <\/i>rapportait <b>Jonathan Cole<\/b>, son ancien principal.          Quand Colombia a recrut\u00e9 l&rsquo;historien <b>Rashid Khalidi <\/b>de Chicago,         la m\u00eame chose s&rsquo;est produite.          Ce fut un probl\u00e8me que Princeton a \u00e9galement affront\u00e9 quelques ann\u00e9es         plus tard quand il a envisag\u00e9 courtiser Khalidi pour qu&rsquo;il parte de         Colombia.                  Une illustration classique de l&rsquo;effort pour maintenir l&rsquo;ordre dans le         milieu universitaire s&rsquo;est produite vers la fin 2004, quand le Projet         David a produit un film all\u00e9guant que les membres du corps enseignant du         programme d&rsquo;\u00e9tudes Moyen-Orientales de Colombia \u00e9taient antis\u00e9mites et         intimidaient les \u00e9tudiants juifs qui se positionnaient pour Israel.                   Colombia a \u00e9t\u00e9 sur des charbons ardents, mais un comit\u00e9 du corps         enseignant qui a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9 pour enqu\u00eater sur les accusations n&rsquo;a         trouv\u00e9 aucune preuve d&rsquo;anti-s\u00e9mitisme et le seul incident probablement         notable \u00e9tait qu&rsquo;un professeur &lsquo;avait r\u00e9pondu \u00e2prement&rsquo; \u00e0 la question         d&rsquo;un \u00e9tudiant.                   Le comit\u00e9 a \u00e9galement d\u00e9couvert que les universitaires en question         avaient \u00e9t\u00e9 eux-m\u00eames la cible d&rsquo;une campagne manifeste d&rsquo;intimidation.                  L&rsquo;aspect peut-\u00eatre le plus inqui\u00e9tant dans tout cela, ce sont les         efforts faits par les groupes juifs pour pousser le Congr\u00e8s \u00e0 \u00e9tablir         des m\u00e9canismes pour surveiller ce que disent les professeurs.                   S&rsquo;ils parviennent \u00e0 le faire voter, des universit\u00e9s jug\u00e9es avoir une         tendance anti-isra\u00e9lienne pourraient se voir refuser un financement         f\u00e9d\u00e9ral. Leurs efforts n&rsquo;ont pas encore r\u00e9ussi, mais cela indique         l&rsquo;importance plac\u00e9e sur le contr\u00f4le du d\u00e9bat.                  Un certain nombre de philanthropes Juifs ont r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9 des         programmes d&rsquo;Etudes d&rsquo;Israel (en plus des environ 130 programmes         d&rsquo;\u00e9tudes Juifs existants d\u00e9j\u00e0) afin d&rsquo;augmenter le nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves amis         d&rsquo;Israel sur les campus.                   En mai 2003, NYU a annonc\u00e9 la cr\u00e9ation du Taub Center for Israel         Studies; des programmes semblables ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s \u00e0 Berkeley, Brandeis et         Emory.                   Les administrateurs universitaires soulignent leur valeur p\u00e9dagogique,         mais la v\u00e9rit\u00e9 est qu&rsquo;ils ont en grande partie pour objectif de         favoriser l&rsquo;image d&rsquo;Israel.                   <b>Fred Laffer<\/b>, directeur de la Taub Foundation, indique clairement         que sa fondation a financ\u00e9 le centre de NYU pour aider \u00e0 contrer &lsquo;le         point de vue [sic] Arabe&rsquo; qu&rsquo;il pense \u00eatre r\u00e9pandu dans les programmes         Moyen-Orientaux de NYU.<\/font><\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Aucune discussion sur le Lobby ne serait         compl\u00e8te sans examen d&rsquo;une de ses armes plus puissantes: l&rsquo;accusation         d&rsquo;anti-s\u00e9mitisme.          Toute personne qui critique les actions d&rsquo;Israel ou argue du fait que         les groupes pro-Isra\u00e9liens ont une influence significative sur la         politique Moyen-Orientale des Etats-Unis \u2013 un hommage \u00e0 l&rsquo;influence de         l&rsquo;AIPAC \u2013 a une forte chance d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9e d&rsquo;antis\u00e9mite.                   En effet, toute personne qui affirme simplement qu&rsquo;il y a un Lobby         Isra\u00e9lien court le risque d&rsquo;\u00eatre accus\u00e9e d&rsquo;anti-s\u00e9mitisme, bien que les         m\u00e9dias isra\u00e9liens fassent r\u00e9f\u00e9rence au &lsquo;Lobby Juif&rsquo; en Am\u00e9rique.          En d&rsquo;autres termes, le Lobby se vante d&rsquo;abord de son influence et         attaque ensuite toute personne qui attire l&rsquo;attention sur lui. C&rsquo;est une         strat\u00e9gie tr\u00e8s efficace: l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme est quelque chose dont         personne ne veut \u00eatre accus\u00e9.                           Les Europ\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 plus dispos\u00e9s que les Am\u00e9ricains \u00e0 critiquer la         politique isra\u00e9lienne, ce que certains attribuent \u00e0 une r\u00e9apparition de         l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme en Europe. <i>&lsquo;Nous arrivons \u00e0 un point&rsquo;<\/i>, d\u00e9clarait         l&rsquo;ambassadeur am\u00e9ricain aupr\u00e8s de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne d\u00e9but 2004, <i>&lsquo;qui         est aussi abominabe que ce qui se passait dans les ann\u00e9es 30&rsquo;<\/i>.                   Mesurer l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme est une chose compliqu\u00e9e, mais le poids des         preuves montrent la direction oppos\u00e9e.                   Au printemps 2004, quand les accusations d&rsquo;anti-s\u00e9mitisme europ\u00e9en se         sont r\u00e9pandues en Am\u00e9rique, des sondages d&rsquo;opinion publique europ\u00e9enne         s\u00e9par\u00e9s men\u00e9s par l&rsquo;Anti-Defamation League bas\u00e9e aux Etats-Unis et le         Pew Research Center for the People and the Press ont constat\u00e9 qu&rsquo;en fait         il diminuait.                   Dans les ann\u00e9es 30, en revanche, l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme \u00e9tait non seulement         r\u00e9pandu parmi les Europ\u00e9ens de toutes classes mais \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme         tout \u00e0 fait acceptable.                           Le Lobby et ses amis d\u00e9peignent souvent la France comme le pays le plus         antis\u00e9mite d&rsquo;Europe.          Mais en 2003, le chef de la communaut\u00e9 juive fran\u00e7aise a d\u00e9clar\u00e9 que la        <i>&lsquo;France n&rsquo;\u00e9tait pas plus antis\u00e9mite que l&rsquo;Am\u00e9rique<\/i>.&rsquo;                   Selon un article r\u00e9cent paru dans Ha&rsquo;aretz, la police fran\u00e7aise a         rapport\u00e9 que les incidents antis\u00e9mites avaient diminu\u00e9 de pr\u00e8s de 50% en         2005; et cela bien que la France ait la plus grande population Musulmane         d&rsquo;Europe.                   En conclusion, quand un juif fran\u00e7ais a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 \u00e0 Paris le mois         dernier par un gang Musulman, des dizaines de milliers de manifestants         sont descendus dans les rues pour condamner l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme. <b>Jacques         Chirac et Dominique de Villepin <\/b>ont tous les deux assist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;office         comm\u00e9moratif de la victime pour montrer leur solidarit\u00e9.                           Personne ne nierait qu&rsquo;il y a de l&rsquo;anti-s\u00e9mitisme parmi les Musulmans         Europ\u00e9ens, en partie provoqu\u00e9e par la conduite d&rsquo;Israel envers les         Palestiniens et une partie parce qu&rsquo;il y a tout simplement du racisme.                          Mais c&rsquo;est une question s\u00e9par\u00e9e avec peu de relation avec si oui ou non         l&rsquo;Europe est aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;Europe des ann\u00e9es 30.                   Personne ne nierait qu&rsquo;il reste quelques antis\u00e9mites autochtones         virulents en Europe (comme il y en a aux Etats-Unis) mais ils ne sont         pas nombreux et leurs opinions sont rejet\u00e9es par la grande majorit\u00e9 des         Europ\u00e9ens.                           Quand ils sont press\u00e9s d&rsquo;aller au del\u00e0 de la seule affirmation, les         avocats d&rsquo;Israel pr\u00e9tendent qu&rsquo;il y a un &lsquo;nouvel anti-s\u00e9mitisme&rsquo;, qui         \u00e9quivaut \u00e0 une critique d&rsquo;Israel. <b>En d&rsquo;autres termes, critiquez la         politique isra\u00e9lienne et vous \u00eates par d\u00e9finition un antis\u00e9mite<\/b>.                   Quand le <b>Synode de l&rsquo;Eglise Anglicane <\/b>a r\u00e9cemment vot\u00e9 pour         d\u00e9sinvestir de Caterpillar Inc. parce qu&rsquo;il fabrique des bulldozers         utilis\u00e9s par les Isra\u00e9liens pour d\u00e9molir les maisons palestiniennes, le         Grand Rabbin s&rsquo;est plaint que cela &lsquo;aurait <i>des r\u00e9percussions les plus         d\u00e9favorables sur. . . les relations entre les Juifs et les Chr\u00e9tiens en         Grande-Bretagne &lsquo;, tandis que le Rabbin Tony Bayfield,\u00e0 la t\u00eate du         Mouvement de R\u00e9forme, disait : &lsquo;Il y a un net probl\u00e8me d&rsquo;anti-Sioniste \u2013         \u00e0 la limite de l&rsquo;antis\u00e9mitisme &#8211; des attitudes \u00e9mergeant de la base et         m\u00eame des cat\u00e9gories au centre de l&rsquo;Eglise<\/i>.&rsquo;          Mais l&rsquo;Eglise \u00e9tait simplement coupable de protestation contre la         politique du gouvernement isra\u00e9lien.                           Des critiques sont \u00e9galement accus\u00e9s de tenir Israel \u00e0 un niveau injuste         ou de remettre en cause son droit \u00e0 exister. Mais ce sont de fausses         accusations aussi.                   Les critiques occidentaux d&rsquo;Israel ne remettent presque jamais en cause         son droit \u00e0 exister : ils remettent en cause son comportement envers les         Palestiniens, tout comme les Isra\u00e9liens eux-m\u00eames.                   Israel n&rsquo;est pas non plus jug\u00e9 injustement. Le traitement des         Palestiniens par les Isra\u00e9liens attire la critique parce qu&rsquo;il est         contraire aux notions largement admises des droits de l&rsquo;homme, au droit         international et au principe de l&rsquo;autod\u00e9termination nationale. Et c&rsquo;est         difficilement le seul Etat \u00e0 avoir affront\u00e9 de vives critiques pour ces         raisons.                  En automne 2001, et particuli\u00e8rement au printemps 2002, <b>        l&rsquo;Administration Bush <\/b>a tent\u00e9 de r\u00e9duire le sentiment anti-Am\u00e9ricain         dans le monde Arabe et de saper le soutien aux groupes terroristes comme         Al-Qaida en stoppant la politiques expansionniste d&rsquo;Israel dans les         Territoires Occup\u00e9s et en pr\u00e9conisant la cr\u00e9ation d&rsquo;un Etat palestinien.                          Bush avait \u00e0 sa disposition des moyens de persuasion tr\u00e8s significatifs.         Il aurait p\u00fb menacer de r\u00e9duire le soutien \u00e9conomique et diplomatique \u00e0         Israel, et les Am\u00e9ricains l&rsquo;auraient presque certainement soutenu.                   Un sondage de mai 2003 indiquait que plus de 60% des Am\u00e9ricains \u00e9taient         dispos\u00e9s \u00e0 retenir l&rsquo;aide si Israel r\u00e9sistait \u00e0 la pression des         Etats-Unis pour r\u00e9gler le conflit, et que le nombre atteignait 70% parmi         &lsquo;les politiquement actifs&rsquo;.          En effet, 73% ont dit que les Etats-Unis ne devraient pas favoriser         l&rsquo;une ou l&rsquo;autre partie.                           Pourtant, l&rsquo;Administration n&rsquo;a pas chang\u00e9 la politique isra\u00e9lienne, et         Washington a fini par la soutenir.                   Avec le temps, l&rsquo;Administration a \u00e9galement adopt\u00e9 les propres         justifications d&rsquo;Israel sur sa position, de sorte que la rh\u00e9torique des         Etats-Unis a commenc\u00e9 \u00e0 imiter la rh\u00e9torique isra\u00e9lienne.                   En f\u00e9vrier 2003, un titre du Washington Post r\u00e9sumait la situation : <i>        &lsquo;Bush et Sharon presque identiques sur la politique du Moyen-Orient<\/i>.&rsquo;                          La raison principale de ce changement \u00e9tait le Lobby.                  L&rsquo;histoire commence en septembre 2001, quand Bush a commenc\u00e9 \u00e0 inviter         Sharon pour qu&rsquo;il montre de la retenue dans les Territoires Occup\u00e9s. Il         l&rsquo;a \u00e9galement press\u00e9 de permettre au Ministre des Affaires Etrang\u00e8res         isra\u00e9lien, <b>Shimon Peres<\/b>, de rencontrer <b>Yasser Arafat<\/b>,         quoiqu&rsquo;il (Bush) ait fortement critiqu\u00e9 le leadership d&rsquo;Arafat. Bush a         m\u00eame dit publiquement qu&rsquo;il soutenait la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00e9tat palestinien.                 Alarm\u00e9, Sharon l&rsquo;a accus\u00e9 de tenter &lsquo;d&rsquo;apaiser <i>les Arabes \u00e0 nos frais&rsquo;<\/i>,         en avertissant qu&rsquo;Israel <i>&lsquo;ne sera pas la Tch\u00e9coslovaquie&rsquo;<\/i>.                  Bush \u00e9tait soi-disant furieux d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 Chamberlain, et le         secr\u00e9taire de presse de la Maison Blanche a qualifi\u00e9 les remarques de         Sharon d\u00a0\u00bbinacceptables &lsquo;.                   Sharon a pr\u00e9sent\u00e9 des excuses, mais il a rapidement r\u00e9uni ses forces \u00e0         celles du Lobby pour persuader l&rsquo;Administration et les Am\u00e9ricains que         les Etats-Unis et Israel affrontaient une menace terroriste commune.                   Des responsables isra\u00e9liens et des repr\u00e9sentants du Lobby ont insist\u00e9         sur le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucune v\u00e9ritable diff\u00e9rence entre Arafat et         Osama bin Laden : les Etats-Unis et Israel, ont-ils dit, devraient         isoler le chef \u00e9lu des Palestiniens et ne rien avoir \u00e0 faire avec lui.                  Le Lobby est \u00e9galement all\u00e9 travailler au Congr\u00e8s.                   Le 16 novembre, 89 s\u00e9nateurs ont envoy\u00e9 une lettre \u00e0 Bush en le         f\u00e9licitant d&rsquo;avoir refus\u00e9 de rencontrer Arafat, mais en demandant         \u00e9galement que les Etats-Unis ne retiennent pas Israel de repr\u00e9sailles         contre les Palestiniens; l&rsquo;administration, \u00e9crivaient-ils, doit d\u00e9clarer         publiquement qu&rsquo;elle se tient derri\u00e8re Israel.                   Selon le New York Times, la lettre &lsquo;provenait&rsquo; d&rsquo;une r\u00e9union qui s&rsquo;\u00e9tait         d\u00e9roul\u00e9e deux semaines auparavant entre les &lsquo;responsables de la         communaut\u00e9 juive am\u00e9ricaine et les principaux s\u00e9nateurs&rsquo;, en ajoutant         que l&rsquo;AIPAC avait \u00e9t\u00e9 &lsquo;particuli\u00e8rement actif en fournissant des         conseils au sujet de la lettre &lsquo;.                  Fin novembre, les relations entre Tel Aviv et Washington s&rsquo;\u00e9taient         consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9es. C&rsquo;\u00e9tait gr\u00e2ce en partie aux efforts du         Lobby, mais \u00e9galement gr\u00e2ce \u00e0 la victoire initiale de l&rsquo;Am\u00e9rique en         Afghanistan, qui a r\u00e9duit le besoin d\u00e9tect\u00e9 d&rsquo;un soutien Arabe dans         l&rsquo;affrontement avec Al-Qaida.                   Sharon s&rsquo;est rendu \u00e0 la Maison Blanche d\u00e9but d\u00e9cembre et a eu une         r\u00e9union amicale avec Bush.                           En avril 2002, des probl\u00e8mes ont encore \u00e9clat\u00e9, apr\u00e8s que l&rsquo;IDF ait         lanc\u00e9 l&rsquo;op\u00e9ration Bouclier D\u00e9fensif et qu&rsquo;il ait repris le contr\u00f4le de         pratiquement tous les principaux secteurs palestiniens de Cisjordanie.                          <b>Bush <\/b>savait que les actions d&rsquo;Israel endommageraient l&rsquo;image de         l&rsquo;Am\u00e9rique dans le monde Islamique et mineraient la guerre contre le         terrorisme, donc il a exig\u00e9 que Sharon <i>&lsquo;cesse les incursions et         commence le retrait&rsquo;. Il a soulign\u00e9 ce message deux jours plus tard, en         disant qu&rsquo;il voulait qu&rsquo;Israel &lsquo;se retire sans tarder&rsquo;<\/i>.                   Le 7 avril, <b>Condoleezza Rice<\/b>, conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale         de Bush \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, a d\u00e9clar\u00e9 aux journalistes : &lsquo;\u00a0\u00bb<i>sans tarder\u00a0\u00bb         signifie sans tarder. Cela signifie maintenant<\/i>.&rsquo;                   Le m\u00eame jour, <b>Colin Powell <\/b>partait pour le Moyen-Orient afin de         persuader toutes les parties de cesser de combattre et de commencer \u00e0         n\u00e9gocier.                  <b>Israel et le Lobby sont entr\u00e9s en action. <\/b>                  Les membres pro-Isra\u00e9liens du bureau du vice-pr\u00e9sident et du Pentagone,         ainsi que des experts n\u00e9o-conservateurs tels que Robert Kagan et William         Kristol, ont mis la pression sur Powell. Ils l&rsquo;ont m\u00eame accus\u00e9 d&rsquo;avoir &lsquo;pratiquement         effac\u00e9 la distinction entre des terroristes et ces terroristes         combattants&rsquo;.                   Bush lui-m\u00eame \u00e9tait press\u00e9 par des leaders Juifs et des \u00e9vang\u00e9listes         Chr\u00e9tiens. Tom DeLay et Dick Armey \u00e9taient particuli\u00e8rement francs sur         la n\u00e9cessit\u00e9 de soutenir Israel, et DeLay et le chef de la minorit\u00e9 au         S\u00e9nat, Trent Lott, se sont rendus \u00e0 la Maison Blanche pour avertir Bush         de ne pas insister.                  Le premier signe que Bush c\u00e9dait est survenu le 11 avril &#8211; une semaine         apr\u00e8s qu&rsquo;il ait dit \u00e0 Sharon de retirer ses forces &#8211; quand le secr\u00e9taire         de presse de la Maison Blanche a dit que le pr\u00e9sident pensait que Sharon         \u00e9tait &lsquo;un homme de paix&rsquo;.                   Bush a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 cette d\u00e9claration publiquement au retour de Powell de sa         mission rat\u00e9e, et a indiqu\u00e9 aux journalistes que Sharon avait r\u00e9pondu         d&rsquo;une mani\u00e8re satisfaisante \u00e0 son appel pour un retrait total et         imm\u00e9diat. Sharon n&rsquo;avait jamais fait une telle chose, mais Bush ne         voulait plus en faire un probl\u00e8me.                  En attendant, le Congr\u00e8s se pr\u00e9parait \u00e9galement \u00e0 soutenir Sharon.          Le 2 mai, il a pass\u00e9 outre les objections de l&rsquo;Administration et a vot\u00e9         deux r\u00e9solutions r\u00e9affirmant un soutien \u00e0 Israel. (Le vote du S\u00e9nat         \u00e9tait de 94 contre 2; la version de la Chambre des Repr\u00e9sentants a \u00e9t\u00e9         vot\u00e9e par 352 contre 21.)                   Les deux r\u00e9solutions affirmaient que les Etats-Unis &lsquo;se positionnent         solidaires d&rsquo;Israel&rsquo; et que les deux pays \u00e9taient, pour citer la         r\u00e9solution de la Chambre, <i>&lsquo;maintenant engag\u00e9s dans une lutte commune         contre le terrorisme <\/i>&lsquo;.                   La version de la Chambre condamnait \u00e9galement &lsquo;le soutien continu et la         coordination du terrorisme par Yasser Arafat&rsquo;, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9peint comme         une partie centrale du probl\u00e8me de terrorisme. <b>Les deux r\u00e9solutions         ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9es avec l&rsquo;aide du Lobby<\/b>.                   Quelques jours plus tard, une d\u00e9l\u00e9gation bipartite du Congr\u00e8s d&rsquo;une         mission exploratoire sur Israel a d\u00e9clar\u00e9 que Sharon devrait r\u00e9sister \u00e0         la pression am\u00e9ricaine pour n\u00e9gocier avec Arafat.                   Le 9 mai, un sous-comit\u00e9 de dotation de la Chambre s&rsquo;est r\u00e9uni pour         envisager de donner \u00e0 Israel 200 millions de dollars suppl\u00e9mentaires         pour combattre le terrorisme.          Powell s&rsquo;y est oppos\u00e9 mais le Lobby l&rsquo;a soutenu et Powell a perdu.                  En bref, Sharon et le Lobby s&rsquo;en sont pris au pr\u00e9sident des Etats-Unis         et ont triomph\u00e9.          <b>Hemi Shalev<\/b>, un journaliste du journal isra\u00e9lien Ma&rsquo;ariv, a         rapport\u00e9 que les collaborateurs de Sharon <i>&lsquo;ne pouvaient pas cacher         leur satisfaction en raison de l&rsquo;\u00e9chec de Powell. Sharon a regard\u00e9 le         Pr\u00e9sident Bush dans le blanc des yeux, se sont-ils vant\u00e9s, et le         pr\u00e9sident a baiss\u00e9 les yeux le premier<\/i>.&rsquo;          Mais c&rsquo;\u00e9taient les champions d&rsquo;Israel aux Etats-Unis, non Sharon ou         Israel, qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la d\u00e9faite de Bush.                                    La situation a peu chang\u00e9 depuis lors. L&rsquo;administration Bush a toujours         refus\u00e9 de traiter avec Arafat. Apr\u00e8s sa mort, elle a embrass\u00e9 le nouveau         responsable palestinien, Mahmoud Abbas, mais n&rsquo;a pas fait beaucoup pour         l&rsquo;aider.                   Sharon a continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper son plan pour imposer un r\u00e8glement         unilat\u00e9ral aux Palestiniens, bas\u00e9 sur le &lsquo;d\u00e9sengagement&rsquo; de Gaza coupl\u00e9         \u00e0 l&rsquo;expansion continue en Cisjordanie. En refusant de n\u00e9gocier avec         Abbas et en faisant en sorte qu&rsquo;il lui soit impossible de fournir des         avantages r\u00e9els aux Palestiniens, la strat\u00e9gie de Sharon a contribu\u00e9         directement \u00e0 la victoire \u00e9lectorale du Hamas.                   Avec le Hamas au pouvoir, Israel a une autre excuse pour ne pas n\u00e9gocier.         L&rsquo;administration am\u00e9ricaine a soutenu les actions de Sharon (et celles         de son successeur, Ehud Olmert).                   Bush a m\u00eame approuv\u00e9 les annexations unilat\u00e9rales isra\u00e9liennes dans les         Territoires Occup\u00e9s, inversant la politique d\u00e9clar\u00e9e de tout pr\u00e9sident         depuis Lyndon Johnson.                           Les responsables am\u00e9ricains ont l\u00e9g\u00e8rement critiqu\u00e9 quelques actions         isra\u00e9liennes, mais n&rsquo;ont pas fait grand chose pour aider \u00e0 la cr\u00e9ation         d&rsquo;un Etat palestinien viable.                   Sharon a &lsquo;accroch\u00e9 Bush autour de son petit doigt&rsquo;, a d\u00e9clar\u00e9 l&rsquo;ancien         conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale, Brent Scowcroft, en octobre 2004.                          Si Bush essaye d&rsquo;\u00e9loigner les Etats-Unis d&rsquo;Israel, ou m\u00eame de critiquer         des actions isra\u00e9liennes dans les Territoires Occup\u00e9s, il est s\u00fbr         d&rsquo;avoir \u00e0 affronter la col\u00e8re du Lobby et de ses d\u00e9fenseurs au Congr\u00e8s.                          Les candidats D\u00e9mocrates \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle comprennent que ce         sont des choses de la vie, c&rsquo;est la raison pour laquelle John Kerry         s&rsquo;est donn\u00e9 beaucoup de mal pour montrer un soutien sans faille \u00e0 Israel         en 2004, et c&rsquo;est pourquoi Hillary Clinton fait la m\u00eame chose         aujourd&rsquo;hui.                           Maintenir un soutien am\u00e9ricain \u00e0 la politique d&rsquo;Israel contre les         Palestiniens est essentiel en ce qui concerne le Lobby, mais ses         ambitions ne s&rsquo;arr\u00eatent pas l\u00e0. Il veut \u00e9galement que l&rsquo;Am\u00e9rique aide         Israel \u00e0 rester la puissance r\u00e9gionale dominante.                   Le gouvernement isra\u00e9lien et les groupes pro-Isra\u00e9liens aux Etats-Unis         ont travaill\u00e9 ensemble pour fa\u00e7onner la politique de l&rsquo;administration         envers l&rsquo;Irak, la Syrie et l&rsquo;Iran, ainsi que son grand programme pour         r\u00e9organiser le Moyen-Orient.                  La pression d&rsquo;Israel et du Lobby n&rsquo;\u00e9tait pas le seul facteur derri\u00e8re la         d\u00e9cision d&rsquo;attaquer l&rsquo;Irak en mars 2003, mais elle \u00e9tait critique.          Quelques Am\u00e9ricains pensent que c&rsquo;\u00e9tait une guerre pour le p\u00e9trole, mais         il y a peu de preuve directe pour soutenir cette affirmation. Au lieu de         cela, la guerre a \u00e9t\u00e9 motiv\u00e9e, en grande partie, par un d\u00e9sir de rendre         Israel plus s\u00fbr.                   Selon <b>Philip Zelikow<\/b>, un ancien membre du Foreign Intelligence         Advisory Board du Pr\u00e9sident, le directeur ex\u00e9cutif de la Commission du         11 septembre, et maintenant conseiller de Condoleezza Rice, la &lsquo;v\u00e9ritable         menace&rsquo; de l&rsquo;Irak n&rsquo;\u00e9tait pas une menace pour les Etats-Unis. &lsquo;la <i>        menace non dite&rsquo; \u00e9tait la &lsquo;menace pour Israel&rsquo;<\/i>, a d\u00e9clar\u00e9 Zelikow         devant un public de l&rsquo;universit\u00e9 de Virginie en septembre 2002. &lsquo;Le         gouvernement am\u00e9ricain,&rsquo; a-t&rsquo;il ajout\u00e9, &lsquo;ne veut pas trop appuyer         l\u00e0-dessus de fa\u00e7on rh\u00e9torique, parce que ce n&rsquo;est pas un argument         populaire.&rsquo;                  Le 16 ao\u00fbt 2002, 11 jours avant que <b>Dick Cheney <\/b>lance la campagne         pour la guerre avec un discours devant les V\u00e9t\u00e9rans des Guerres         Etrang\u00e8res, le Washington Post indiquait <i>qu\u00a0\u00bb&rsquo;Israel poussait les         responsables am\u00e9ricains \u00e0 ne pas retarder une attaque militaire contre         l&rsquo;Irak de Saddam Hussein<\/i>.&rsquo;                   Gr\u00e2ce \u00e0 cela, selon Sharon, la coordination strat\u00e9gique entre Israel et         les Etats-Unis a atteint &lsquo;des dimensions sans pr\u00e9c\u00e9dent&rsquo;, et les         responsables des renseignements isra\u00e9liens ont donn\u00e9 \u00e0 Washington une         vari\u00e9t\u00e9 de rapports alarmants au sujet des programmes du WMD de l&rsquo;Irak.                          Comme l&rsquo;a dit plus tard un g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la retraite isra\u00e9lien : <i>&lsquo;Les         renseignements isra\u00e9liens \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 part enti\u00e8re dans l&rsquo;image         pr\u00e9sent\u00e9e par les renseignements Americains et Britanniques concernant         les capacit\u00e9s non conventionnelles de l&rsquo;Irak<\/i>.&rsquo;                  Les leaders isra\u00e9liens furent profond\u00e9ment afflig\u00e9s quand Bush a d\u00e9cid\u00e9         de demander l&rsquo;autorisation du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 pour la guerre, et         furent encore plus inquiets quand Saddam a accept\u00e9 de laisser entrer des         inspecteurs de l&rsquo;ONU.          &lsquo;La <i>campagne contre Saddam Hussein est un mus<\/i>t&rsquo; a d\u00e9clar\u00e9 <b>        Shimon Peres <\/b>aux journalistes en septembre 2002. &lsquo;Les <i>inspections         et les inspecteurs sont bons pour les gens honorables, mais les gens         malhonn\u00eates peuvent surmonter facilement des inspections et des         inspecteurs<\/i>.&rsquo;                  Au m\u00eame moment, <b>Ehud Barak <\/b>\u00e9crivait un \u00e9ditorial dans le New York         Times avertissant que &lsquo;le <i>plus grand risque se situe maintenant dans         l&rsquo;inaction<\/i>.&rsquo;          Son pr\u00e9d\u00e9cesseur en tant que Premier Ministre, <b>Binyamin Netanyahu<\/b>,         publiait un article semblable dans le Wall Street Journal, intitul\u00e9 :         &lsquo;La question du Renversement de Saddam&rsquo;. <i>&lsquo;Aujourd&rsquo;hui il n&rsquo;y a rien         d&rsquo;autre \u00e0 faire que de d\u00e9manteler son r\u00e9gime<\/i>,&rsquo; d\u00e9clarait-il. <i>&lsquo;Je         crois pouvoir parler pour la majorit\u00e9 \u00e9crasante des Isra\u00e9liens en         soutenant une frappe pr\u00e9ventive contre le r\u00e9gime de Saddam<\/i>.&rsquo;          Ou comme Ha&rsquo;aretz l&rsquo;a rapport\u00e9 en f\u00e9vrier 2003, &lsquo;Le <i>leadership         militaire et politique aspire \u00e0 une guerre en Irak<\/i>.&rsquo;                           Comme l&rsquo;a sugg\u00e9r\u00e9 Netanyahu, pourtant, le d\u00e9sir d&rsquo;une guerre n&rsquo;\u00e9tait pas         limit\u00e9 aux leaders isra\u00e9liens. Ind\u00e9pendamment du Kow\u00e9it, que Saddam         avait envahi en 1990, Israel <b>\u00e9tait le seul pays au monde o\u00f9 les         politiciens et le public \u00e9taient en faveur de la guerre<\/b>.          Comme l&rsquo;observait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque le journaliste <b>Gideon Levy<\/b>, <i>        \u00a0\u00bbIsrael est le seul pays en Occident dont les responsables soutiennent         la guerre sans r\u00e9serves et o\u00f9 aucune opinion alternative n&rsquo;est exprim\u00e9e<\/i>.&rsquo;                 En fait, les Isra\u00e9liens \u00e9taient tellement va-t&rsquo;en-guerre que leurs         alli\u00e9s en Am\u00e9rique leur ont demand\u00e9 de r\u00e9duire leur rh\u00e9torique, ou cela         serait vu comme si la guerre \u00e9tait engag\u00e9e au nom d&rsquo;Israel.                           Aux Etats-Unis, la principale force motrice derri\u00e8re la guerre \u00e9tait une         petite bande des n\u00e9o-conservateurs, dont beaucoup avaient des liens avec         le Likud.                   Mais les chefs des principales organisations du Lobby pr\u00eataient leurs         voix \u00e0 la campagne.          \u00ab\u00a0<i>Alors que le Pr\u00e9sident Bush essayait de vendre. . . la guerre en         Irak<\/i>&lsquo; rapportait The Forward, <i>&lsquo;les plus importantes organisations         Juives d&rsquo;Am\u00e9rique se sont rassembl\u00e9es pour ne faire qu&rsquo;un et le d\u00e9fendre.         D\u00e9claration apr\u00e8s d\u00e9claration, les chefs de la communaut\u00e9 ont soulign\u00e9         la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9barrasser le monde de Saddam Hussein et de ses armes         de destruction massive<\/i>.&rsquo;          L&rsquo;\u00e9ditorial continue en disant que : \u00a0\u00bbL&rsquo;inqui\u00e9tude <i>pour la s\u00e9curit\u00e9         d&rsquo;Israel a \u00e9t\u00e9 un facteur l\u00e9gitime dans les discussions des principaux         groupes juifs<\/i>.&rsquo;                           Bien que les n\u00e9o-conservateurs et d&rsquo;autres leaders du Lobby aient \u00e9t\u00e9         d\u00e9sireux d&rsquo;envahir l&rsquo;Irak, la plus large communaut\u00e9 juive am\u00e9ricaine ne         l&rsquo;\u00e9tait pas.                   Juste apr\u00e9s que la guerre ait commenc\u00e9, Samuel Freedman a signal\u00e9 que &lsquo;une         compilation des sondages d&rsquo;opinion dans tout le pays effectu\u00e9 par le Pew         Research Center montre que les juifs sont moins enclins \u00e0 soutenir la         guerre contre l&rsquo;Irak que la population dans son ensemble, 52% contre         62%.&rsquo;                   En clair, il serait erron\u00e9 de bl\u00e2mer la guerre en Irak sur &lsquo;l&rsquo;influence         juive&rsquo;.          Par contre, c&rsquo;\u00e9tait en grande partie d\u00fb \u00e0 l&rsquo;influence du Lobby, et en         particulier \u00e0 celle des n\u00e9o-conservateurs qui en ont font partie.                  Les n\u00e9o-conservateurs \u00e9taient d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 renverser Saddam m\u00eame avant         que Bush soit \u00e9lu pr\u00e9sident.                   Ils ont caus\u00e9 une agitation, d\u00e9but 1998, en publiant deux lettres         ouvertes \u00e0 Clinton, demandant le renversement de Saddam du pouvoir.                  Les signataires, dont beaucoup avaient des liens \u00e9troits avec les         groupes pro-Isra\u00e9liens comme le JINSA ou WINEP, et qui incluaient Elliot         Abrams, John Bolton, Douglas Feith, William Kristol, Bernard Lewis,         Donald Rumsfeld, Richard Perle et Paul Wolfowitz, avaient quelques         probl\u00e8mes \u00e0 persuader l&rsquo;Administration Clinton d&rsquo;adopter l&rsquo;objectif         g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9vincer Saddam. Mais ils ne pouvaient pas vendre une guerre         pour atteindre cet objectif.                   Ils ne furent pas non plus capables de g\u00e9n\u00e9rer l&rsquo;enthousiasme pour         envahir l&rsquo;Irak pendant les premiers mois de l&rsquo;Administration Bush. Ils         avaient besoin d&rsquo;aide pour atteindre leur but. Cette aide est arriv\u00e9e         avec le 11 Septembre. Pr\u00e9cis\u00e9ment, les \u00e9v\u00e9nements de ce jour-l\u00e0 ont men\u00e9         Bush et Cheney \u00e0 changer de direction et \u00e0 devenir de forts partisans         d&rsquo;une guerre pr\u00e9ventive.                  Lors d&rsquo;une r\u00e9union cl\u00e9 avec Bush \u00e0 Camp David le 15 septembre, Wolfowitz         a pr\u00e9conis\u00e9 d&rsquo;attaquer l&rsquo;Irak avant l&rsquo;Afghanistan, quoiqu&rsquo;il n&rsquo;y ait eu         aucune preuve que Saddam \u00e9tait impliqu\u00e9 dans les attaques contre les         Etats-Unis et que l&rsquo;on savait que Bin Laden \u00e9tait en Afghanistan.                   Bush a rejet\u00e9 son conseil et a choisi d&rsquo;aller attaquer l&rsquo;Afghanistan,         mais la guerre avec l&rsquo;Irak \u00e9tait maintenant envisag\u00e9e comme une         possibilit\u00e9 s\u00e9rieuse et le 21 novembre le pr\u00e9sident a charg\u00e9 les         planificateurs militaires de d\u00e9velopper des plans concrets pour une         invasion.                  D&rsquo;autres n\u00e9o-conservateurs \u00e9taient pendant ce temps au travail dans les         couloirs du pouvoir. Nous n&rsquo;avons pas encore l&rsquo;histoire compl\u00e8te, mais         des professeurs comme <b>Bernard Lewis <\/b>de Princeton et <b>Fouad         Ajami <\/b>de Johns Hopkins auraient jou\u00e9 des r\u00f4les importants en         persuadant Cheney que la guerre \u00e9tait la meilleure option, cependant des         n\u00e9o-conservateurs de son \u00e9quipe &#8211; Eric Edelman, John Hannah et Scooter         Libby, le chef d&rsquo;Etat-Major de Cheney et l&rsquo;un des individus les plus         puissants dans l&rsquo;administration &#8211; ont \u00e9galement jou\u00e9 leur r\u00f4le.                   D\u00e9but 2002, Cheney avait persuad\u00e9 Bush; et avec Bush et Cheney \u00e0 bord,         la guerre \u00e9tait in\u00e9vitable.                  A l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;administration, des experts n\u00e9o-conservateurs         n&rsquo;avaient pas perdu de temps \u00e0 rendre l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak une chose         essentielle pour gagner la guerre contre le terrorisme. Leurs efforts         \u00e9taient con\u00e7us en partie pour maintenir la pression sur Bush, et pour         triompher en partie d&rsquo;une opposition \u00e0 la guerre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et \u00e0         l&rsquo;ext\u00e9rieur du gouvernement.                   Le 20 septembre, un groupe de pro\u00e9minents n\u00e9o-conservateurs et leurs         alli\u00e9s ont publi\u00e9 une autre lettre ouverte : <i>&lsquo;M\u00eame si aucune preuve         ne lie directement l&rsquo;Irak \u00e0 l&rsquo;attaque<\/i>,&rsquo; dit-elle, &lsquo;Toute <i>        strat\u00e9gie visant l&rsquo;extirpation du terrorisme et ses commanditaires doit         inclure un effort d\u00e9termin\u00e9 pour renverser Saddam Hussein du pouvoir en         Irak<\/i>.&rsquo;         La lettre rappelait \u00e9galement \u00e0 Bush que <i>\u00a0\u00bbIsrael \u00e9tait et restait         l&rsquo;alli\u00e9 le plus s\u00fbr de l&rsquo;Am\u00e9rique contre le terrorisme international<\/i>.&rsquo;                          Dans la parution du 1er Octobre du Weekly Standard, Robert Kagan et         William Kristol demandaient un changement de r\u00e9gime en Irak d\u00e8s que les         Talibans seraient battus.          Le m\u00eame jour, Charles Krauthammer arguait dans le Washington Post que         lorsque les Etats-Unis auraient termin\u00e9 la guerre en Afghanistan, la         Syrie devrait \u00eatre le prochain, suivi de l&rsquo;Iran et de l&rsquo;Irak: <i>&lsquo;La         guerre contre le terrorisme se conclura \u00e0 Bagdad, &lsquo;Quand nous acheverons         le r\u00e9gime terroriste le plus dangereux au monde&rsquo;<\/i>.                  C&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but d&rsquo;une campagne de relations publiques implacable pour         gagner le soutien d&rsquo;une invasion de l&rsquo;Irak, dont une partie cruciale         \u00e9tait la manipulation des renseignements de fa\u00e7on \u00e0 faire croire que         Saddam constituait une menace imminente.                           Par exemple, Libby a fait pression sur les analystes de la CIA pour         qu&rsquo;ils trouvent des preuves pour la guerre et a aid\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer le         briefing maintenant critiqu\u00e9 de Colin Powell au Conseil de S\u00e9curit\u00e9 de         l&rsquo;ONU.                   Au Pentagone, le Policy Counter terrorism Evaluation Group \u00e9tait charg\u00e9         de trouver des liens entre Al-Qaida et l&rsquo;Irak que les renseignements         avaient soi-disant rat\u00e9s. Ses deux principaux membres \u00e9taient David         Wurmser, un n\u00e9o-conservateur de la ligne dure, et Michael Maloof, un         Libano-Am\u00e9ricain tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 Perle.                   Un autre groupe du Pentagone, le soi-disant Bureau des Projets Sp\u00e9ciaux,         avait pour t\u00e2che de d\u00e9couvrir des preuves qui pourraient \u00eatre utilis\u00e9es         pour vendre la guerre.         Il \u00e9tait dirig\u00e9 par Abram Shulsky, un n\u00e9o-conservateur avec des liens de         longue date avec Wolfowitz, et ses rangs incluaient des recrues des         think tanks pro-Isra\u00e9liens. Ces deux organisations avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s         apr\u00e8s le 11 Septembre et rendaient des comptes directement \u00e0 Douglas         Feith.                           Comme pratiquement tous les n\u00e9o-conservateurs, <b>Feith<\/b> est         profond\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 Israel; il a \u00e9galement des liens avec le Likud         depuis longtemps.          Il a \u00e9crit des articles dans les ann\u00e9es 90 soutenant les colonies et         arguant qu&rsquo;Israel devrait conserver les Territoires Occup\u00e9s.                   Plus important, avec Perle et Wurmser, il a \u00e9crit le rapport c\u00e9l\u00e8bre         \u00ab\u00a0Clean Break\u00a0\u00bb en juin 1996 pour Netanyahu, qui venait juste d&rsquo;\u00eatre \u00e9lu         Premier Ministre. Entre autres, il a recommand\u00e9 que Netanyahu &lsquo;se         concentre sur le renversement de Saddam Hussein du pouvoir en Irak &#8211; un         important objectif strat\u00e9gique Isra\u00e9lien&rsquo;.                  Il demandait \u00e9galement qu&rsquo;Israel prenne des mesures pour r\u00e9organiser         l&rsquo;ensemble du Moyen-Orient.          Netanyahu n&rsquo;a pas suivi leur conseil, mais Feith, Perle et Wurmser         encourag\u00e8rent bient\u00f4t l&rsquo;administration Bush \u00e0 poursuivre ces m\u00eames         objectifs.                   Le chroniqueur Akiva Eldar du Ha&rsquo;aretz a averti que Feith et Perle <i>&lsquo;marchent         sur une ligne mince entre leur loyaut\u00e9 aux gouvernements am\u00e9ricains. . .         et les int\u00e9r\u00eats isra\u00e9liens <\/i>&lsquo;.                           <b>Wolfowitz <\/b>est \u00e9galement d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 Israel. The Forward l&rsquo;a un jour         d\u00e9crit comme &lsquo;la <i>voix pro-isra\u00e9lienne la plus \u00ab\u00a0faucon\u00a0\u00bb de         l&rsquo;administration&rsquo;<\/i>, et, en 2002, l&rsquo;a choisi 1er parmi les 50 notables         qui <i>&lsquo;ont consciemment poursuivi l&rsquo;activisme Juif <\/i>&lsquo;.                   A peu pr\u00e8s au m\u00eame moment, le JINSA donnait \u00e0 <b>Wolfowitz<\/b> son Henry         M. Jackson Distinguished Service Award pour avoir favoris\u00e9 un fort         partenariat entre Israel et les Etats-Unis; et le J\u00e9rusalem Post, en le         d\u00e9crivant comme &lsquo;fortement pro-Isra\u00e9lien&rsquo;, l&rsquo;a \u00e9lu &lsquo;homme <b>de l&rsquo;ann\u00e9e&rsquo;         en 2003<\/b>.                  En conclusion, un mot bref <b>sur le soutien d&rsquo;avant-guerre des         n\u00e9o-conservateurs \u00e0 Ahmed Chalabi, l&rsquo;exil\u00e9 irakien sans scrupules qui         dirige le Congr\u00e8s National Irakien (INC). <\/b>                  Ils ont soutenu Chalabi parce qu&rsquo;il avait \u00e9tabli des liens \u00e9troits avec         les groupes Juif-Am\u00e9ricains et s&rsquo;\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 favoriser de bonnes         relations avec Israel quand il serait au pouvoir.          C&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment ce que les partisans pro-Isra\u00e9liens du changement de         r\u00e9gime voulaient entendre.                   Matthew Berger a pr\u00e9sent\u00e9 le contexte de l&rsquo;histoire dans un journal Juif         : <i>&lsquo;L&rsquo;INC voyait l&rsquo;am\u00e9lioration des relations comme un moyen         d&rsquo;utiliser l&rsquo;influence juive \u00e0 Washington et \u00e0 J\u00e9rusalem et d&rsquo;obtenir un         soutien accru \u00e0 sa cause. Pour leur part, les groupes juifs voyaient une         occasion de pr\u00e9parer le terrain pour de meilleures relations entre         Israel et l&rsquo;Irak, si et quand l&rsquo;INC serait impliqu\u00e9 dans le remplacement         du r\u00e9gime de Saddam Hussein<\/i>.&rsquo;                  Etant donn\u00e9 la d\u00e9votion des n\u00e9o-conservateurs \u00e0 Israel, leur obsession         de l&rsquo;Irak, et leur influence dans l&rsquo;administration Bush, il n&rsquo;est pas         \u00e9tonnant que beaucoup d&rsquo;Am\u00e9ricains aient suspect\u00e9 que la guerre ait \u00e9t\u00e9         con\u00e7ue pour favoriser les int\u00e9r\u00eats isra\u00e9liens.                   En mars dernier, Barry Jacobs de l&rsquo;American Jewish Committee a reconnu         que la croyance qu&rsquo;Israel et les n\u00e9o-conservateurs avaient conspir\u00e9 pour         faire entrer en guerre les Etats-Unis contre l&rsquo;Irak \u00e9tait &lsquo;dominante&rsquo;         parmi les services de renseignements.                   Pourtant peu de gens le dirait publiquement, et la plupart de ceux qui         l&rsquo;ont fait \u2013 comme le s\u00e9nateur Ernest Hollings et le Repr\u00e9sentant James         Moran &#8211; ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s pour avoir soulev\u00e9 la question.                           Fin 2002, Michael Kinsley a \u00e9crit que : <i>&lsquo;Le manque de d\u00e9bat public au         sujet du r\u00f4le d&rsquo;Israel. . . c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant proverbial dans la pi\u00e8ce<\/i>.&rsquo;         La raison de l&rsquo;h\u00e9sitation \u00e0 en parler, a-t&rsquo;il observ\u00e9, \u00e9tait la crainte         d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9 d&rsquo;un antis\u00e9mite.          Il y a peu de doutes qu&rsquo;Israel et le Lobby furent les principaux         facteurs dans la d\u00e9cision \u00e0 partir en guerre. C&rsquo;est une d\u00e9cision que les         Etats-Unis auraient probablement \u00e9t\u00e9 loins de prendre sans leurs efforts.                 Et la guerre elle-m\u00eame \u00e9tait pr\u00e9vue pour \u00eatre seulement la premi\u00e8re         \u00e9tape. Un titre en premi\u00e8re page du Wall Street Journal peu de temps         apr\u00e8s que la guerre ait commenc\u00e9 dit tout : &lsquo;<i>Le R\u00eave du Pr\u00e9sident:         Non seulement changer un R\u00e9gime mais une R\u00e9gion: Une Zone Pro-Am\u00e9ricaine,         D\u00e9mocratique est un objectif qui a des Racines Isra\u00e9liennes et         N\u00e9o-Conservatrices<\/i>.&rsquo;                           Les Forces Pro-Isra\u00e9liennes sont depuis longtemps int\u00e9ress\u00e9es par         l&rsquo;implication plus directe des militaires am\u00e9ricains au Moyen-Orient.         Mais elles avaient un succ\u00e8s limit\u00e9 pendant la guerre froide, parce que         l&rsquo;Am\u00e9rique agisssait en tant que &lsquo;balancier off-shore&rsquo; dans la r\u00e9gion.                          La plupart des forces d\u00e9sign\u00e9es pour le Moyen-Orient, comme la Force de         D\u00e9ploiement Rapide, ont \u00e9t\u00e9 maintenues &lsquo;au-dessus de l&rsquo;horizon&rsquo; et hors         de toute atteinte. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tait que les puissances locales se         neutralisent les unes contre les autres \u2013 ce qui est pourquoi         l&rsquo;administration Reagan a soutenu Saddam contre l&rsquo;Iran r\u00e9volutionnaire         pendant la guerre entre l&rsquo;Iran et Irak &#8211; afin de maintenir un \u00e9quilibre         favorable aux Etats-Unis.                  Cette politique a chang\u00e9 apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre du Golfe, quand         l&rsquo;administration Clinton a adopt\u00e9 une strat\u00e9gie &lsquo;de double retenue&rsquo;. Des         forces am\u00e9ricaines substantielles seraient post\u00e9es dans la r\u00e9gion afin         de contenir l&rsquo;Iran et l&rsquo;Irak, au lieu d&rsquo;en utiliser une pour maitriser         l&rsquo;autre.                   Le p\u00e8re de la double retenue n&rsquo;\u00e9tait autre que Martin Indyk, qui a, pour         la premi\u00e8re fois, esquiss\u00e9 la strat\u00e9gie en mai 1993 au WINEP et l&rsquo;a         ensuite mise en application en tant qie Directeur pour les Affaires du         Proche Orient et Sud-Asiatiques au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 nationale.                  Au milieu des ann\u00e9es 90, il y avait un m\u00e9contentement consid\u00e9rable en ce         qui concerne la double retenue, parce qu&rsquo;elle avait transform\u00e9 les         Etats-Unis en ennemi mortel de deux pays qui se d\u00e9testaient, et forcait         Washington \u00e0 porter le fardeau de les contenir tous les deux.                   Mais c&rsquo;\u00e9tait une strat\u00e9gie que le Lobby favorisait et travaillait         activement au Congr\u00e8s pour qu&rsquo;elle soit conserv\u00e9e.          Pouss\u00e9 par l&rsquo;AIPAC et d&rsquo;autres forces pro-Isra\u00e9liennes, Clinton a dur\u00e7i         la politique au printemps 1995 en imposant un embargo \u00e9conomique sur         l&rsquo;Iran. Mais l&rsquo;AIPAC et les autres voulaient plus.                  Le r\u00e9sultat fut une Loi sur des Sanctions contre l&rsquo;Iran et la Libye en         1996 qui imposait des sanctions \u00e0 toutes les compagnies \u00e9trang\u00e8res qui         investissaient plus de 40 millions de dollars pour d\u00e9velopper les         ressources de p\u00e9trole en Iran ou en Libye.                   Comme Ze&rsquo;ev Schiff, le correspondant militaire de Ha&rsquo;aretz, le         remarquait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, <i>\u00a0\u00bbIsrael est un \u00e9l\u00e9ment minuscule dans le         grand complot, mais on ne devrait pas conclure qu&rsquo;il ne peut pas         influencer ceux qui sont \u00e0 la t\u00eate<\/i>.&rsquo;                  A la fin des ann\u00e9es 90, pourtant, les n\u00e9o-conservateurs arguaient du         fait que la double retenue n&rsquo;\u00e9tait pas suffisante&rsquo; et qu&rsquo;un changement         de r\u00e9gime en Irak \u00e9tait essentiel. En renversant Saddam et en         transformant l&rsquo;Irak en d\u00e9mocratie vivante, arguaient-ils, les Etats-Unis         d\u00e9clencheraient un processus de grande envergure de changement dans         l&rsquo;ensemble du Moyen-Orient.                   La m\u00eame ligne de la pens\u00e9e \u00e9tait \u00e9vidente dans l&rsquo;\u00e9tude &lsquo;Clean Break&rsquo; que         les n\u00e9o-conservateurs avaient \u00e9crits pour Netanyahu. En 2002, quand une         invasion de l&rsquo;Irak \u00e9tait imminente, la transformation r\u00e9gionale \u00e9tait         une profession de foi parmi les cercles n\u00e9o-conservateurs.                  Charles Krauthammer d\u00e9crit ce grand programme comme l&rsquo;invention         personnelle de <b>Natan Sharansky<\/b>, mais les Isra\u00e9liens parmi toute         la classe politique croyaient que le renversement de Saddam changerait         le Moyen-Orient \u00e0 l&rsquo;avantage d&rsquo;Israel. rapportait Aluf Benn dans         Ha&rsquo;aretz (17 f\u00e9vrier 2003):                  Des hauts responsables de l&rsquo;IDF et des proches du Premier Ministre Ariel         Sharon, tel que le conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale, Ephraim Halevy,         d\u00e9peignait une image attrayante du futur merveilleux d&rsquo;Israel apr\u00e8s la         guerre. Ils envisagaient un effet domino, avec la chute de Saddam         Hussein suivie des autres ennemis d&rsquo;Israel. . . Avec ces leaders         dispara\u00eetraient le terrorisme et les armes de destruction massive.                  Quand Bagdad est tomb\u00e9 mi-avril 2003, Sharon et ses lieutenants ont         commenc\u00e9 \u00e0 pousser Washington \u00e0 viser Damas.                   Le 16 avril, Sharon, interview\u00e9 dans le Yedioth Ahronoth, appelait les         Etats-Unis \u00e0 faire une pression &lsquo;tr\u00e8s forte &lsquo;sur la Syrie, tandis que <b>        Shaul Mofaz<\/b>, son Ministre de la D\u00e9fense, interview\u00e9 dans Ma&rsquo;ariv,         d\u00e9clarait : <i>&lsquo;nous avons une longue liste de questions que nous         pensons poser aux Syriens et il est appropri\u00e9 que ce soit fait par         l&rsquo;interm\u00e9diaire des Am\u00e9ricains<\/i>.&rsquo;                   <b>Ephraim Halevy <\/b>d\u00e9clarait \u00e0 un public de WINEP qu&rsquo;il \u00e9tait         maintenant important que les Etats-Unis soient durs avec la Syrie, et le         Washington Post signalait qu&rsquo;Israel &lsquo;entretenait la campagne&rsquo; contre la         Syrie en fournissant aux renseignements am\u00e9ricains des rapports sur les         actions de Bashar Assad, le pr\u00e9sident syrien.                           Des membres importants du Lobby avaient les m\u00eames arguments.          Wolfowitz a d\u00e9clar\u00e9 que : <i>&lsquo;Il devrait y avoir un changement de r\u00e9gime         en Syrie<\/i>, &lsquo;et Richard Perle a dit \u00e0 un journaliste que : &lsquo;Un <i>        message court, un message de deux mots&rsquo; pourrait \u00eatre envoy\u00e9 aux autres         r\u00e9gimes hostiles du Moyen-Orient : &lsquo;Vous \u00eates le prochain<\/i>.&rsquo;                   D\u00e9but avril, WINEP a publi\u00e9 un rapport bipartite d\u00e9clarant que la Syrie         &lsquo;ne devrait pas rater le message que le comportement de pays qui suivent         le comportement imprudent, irresponsable et provoquant de Saddam         pourraient finir en partageant son destin &lsquo;.                  Le 15 avril, Yossi Klein Halevi \u00e9crivait un article dans le Los Angeles         Times intitul\u00e9 : &lsquo;Apr\u00e8s, Serrer les vis de la Syrie&rsquo;, alors que le         lendemain Zev Chafets \u00e9crivait un article pour le New York Daily News         intitul\u00e9 : <i>&lsquo;La Syrie amie des Terroristes a besoin d&rsquo;un Changement,         Aussi&rsquo;<\/i>.          Pour ne pas \u00eatre surpass\u00e9, Laurent Kaplan \u00e9crivait dans la New Republic         le 21 avril qu&rsquo;Assad \u00e9tait une menace s\u00e9rieuse pour l&rsquo;Am\u00e9rique.                  De retour sur la Colline du Capitole, le membre du Congr\u00e8s Eliot Engel         avait r\u00e9introduit la Loi sur la Responsabilit\u00e9 de la Syrie et la         Restauration de la Souverainet\u00e9 Libanaise.                   Il menacait la Syrie de sanctions si elle ne se retirait pas du Liban,         si elle ne renon\u00e7ait pas \u00e0 son WMD et si elle ne cessait pas de soutenir         le terrorisme, et il appelait \u00e9galement la Syrie et le Liban \u00e0 prendre         des mesures concr\u00e8tes pour faire la paix avec Israel.          Cette l\u00e9gislation \u00e9tait fortement approuv\u00e9e par le Lobby &#8211; par l&rsquo;AIPAC         en particulier &#8211; et &lsquo;\u00e9tait concue&rsquo;, selon le Jewish Telegraph Agency,         &lsquo;par certains des meilleurs amis d&rsquo;Israel au Congr\u00e8s&rsquo;.                   L&rsquo;administration Bush \u00e9tait peu enthousiaste \u00e0 son \u00e9gard, mais la Loi         anti-Syrienne a \u00e9t\u00e9 vot\u00e9e de fa\u00e7on \u00e9crasante (398 contre 4 dans la         Chambre; 89 contre 4 au S\u00e9nat), et Bush l&rsquo;a sign\u00e9e par la loi du 12         d\u00e9cembre 2003.                  L&rsquo;administration elle-m\u00eame \u00e9tait encore divis\u00e9e sur la sagesse de viser         la Syrie. Bien que les n\u00e9o-conservateurs aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9sireux de de faire         un crochet pour se battre contre Damas, la CIA et le D\u00e9partement d&rsquo;Etat         \u00e9taient oppos\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e. Et m\u00eame apr\u00e8s que Bush ait sign\u00e9 la nouvelle         loi, il a soulign\u00e9 qu&rsquo;il irait lentement pour la mettre en application.         Son ambivalence est compr\u00e9hensible.                  D&rsquo;abord, le gouvernement syrien avait non seulement fourni des         renseignements importants au sujet d&rsquo;Al-Qaida depuis le 11 septembre :         il avait \u00e9galement averti Washington au sujet d&rsquo;une attaque terroriste         pr\u00e9vue dans le Golfe et avait donn\u00e9 aux enqu\u00eateurs de la CIA l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0         Mohammed Zammar, le suppos\u00e9 recruteur de certains des pirates de l&rsquo;air         du 11 septembre. Viser le r\u00e9gime d&rsquo;Assad compromettrait ces connexions         pr\u00e9cieuses, et saperait ainsi la guerre plus large contre le terrorisme.                  En second lieu, la Syrie n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 en mauvais termes avec         Washington avant la guerre contre l&rsquo;Irak (elle avait m\u00eame vot\u00e9 pour la         r\u00e9solution 1441 de l&rsquo;ONU), et n&rsquo;\u00e9tait pas elle-m\u00eame une menace pour les         Etats-Unis. Jouer au dur avec elle pourrait faire penser que les         Etats-Unis ont un app\u00e9tit insatiable pour se battre contre les Etats         arabes.                   Troisi\u00e8mement, mettre la Syrie en haut de la liste donnerait \u00e0 Damas une         forte incitation pour causer des probl\u00e8mes en Irak. M\u00eame si on voulait         faire pression, il semblerait plus raisonnable de terminer le travail en         Irak d&rsquo;abord.          Pourtant le congr\u00e8s a insist\u00e9 pour serrer la vis \u00e0 Damas, en grande         partie en r\u00e9ponse \u00e0 la pression des responsables isra\u00e9liens et des         groupes comme l&rsquo;AIPAC.          S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de Lobby, il n&rsquo;y aurait pas eu de Loi sur la         Responsabilit\u00e9 de la Syrie, et la politique am\u00e9ricaine envers Damas         serait plus en conformit\u00e9 avec l&rsquo;int\u00e9r\u00eat national.                  Les Isra\u00e9liens on tendance \u00e0 d\u00e9crire chaque menace par des termes les         plus rigides, mais l&rsquo;Iran est largement vu comme leur ennemi le plus         dangereux parce qu&rsquo;il est le plus susceptible d&rsquo;acqu\u00e9rir des armes         nucl\u00e9aires.          Pratiquement tous les Isra\u00e9liens consid\u00e8rent un pays Islamique au         Moyen-Orient poss\u00e9dant des armes nucl\u00e9aires comme une menace pour leur         existence. <i>\u00ab\u00a0l&rsquo;Irak est un probl\u00e8me. . . Mais vous devriez comprendre         que, si vous me le demandez, aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Iran est plus dangereux que         l&rsquo;Irak<\/i>,&rsquo; a fait remarquer le Ministre de la D\u00e9fense, Binyamin         Ben-Eliezer, un mois avant la guerre contre l&rsquo;Irak.                  Sharon a commenc\u00e9 \u00e0 pousser les Etats-Unis pour qu&rsquo;ils se confrontent         avec l&rsquo;Iran en novembre 2002, dans une interview au Times. D\u00e9crivant         l&rsquo;Iran comme &lsquo;le centre terroriste mondial&rsquo;, et enclin \u00e0 acqu\u00e9rir des         armes nucl\u00e9aires, il a d\u00e9clar\u00e9 que l&rsquo;administration Bush devrait mettre         une forte pression sur l&rsquo;Iran &lsquo;d\u00e8s le lendemain&rsquo; de sa conqu\u00eate de         l&rsquo;Irak.                   En avril 2003, Ha&rsquo;aretz indiquait que l&rsquo;ambassadeur isra\u00e9lien \u00e0         Washington r\u00e9clamait un changement de r\u00e9gime en Iran. Le renversement de         Saddam, notait-il, n&rsquo;\u00e9tait &lsquo;pas suffisant&rsquo;. Selon ses mots, l&rsquo;Am\u00e9rique        <i>&lsquo;doit poursuivre. Nous avons toujours de grandes menaces de cette         magnitude venant de la Syrie, venant d&rsquo;Iran<\/i>.&rsquo;                  <b>Les n\u00e9o-conservateurs, aussi, n&rsquo;ont pas perdu de temps pour demander         un changement de r\u00e9gime \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran<\/b>.                   Le 6 mai, l&rsquo;AEI co-organisait une conf\u00e9rence d&rsquo;une journ\u00e9e sur l&rsquo;Iran         avec Foundation for the Defense of Democracies et l&rsquo;Hudson Institute,         les deux champions d&rsquo;Israel. Tous les intervenants \u00e9taient fortement         pro-Isra\u00e9liens, et beaucoup appelaient les Etats-Unis \u00e0 remplacer le         r\u00e9gime iranien par une d\u00e9mocratie.                   Comme d&rsquo;habitude, une pluie d&rsquo;articles de pro\u00e9minents n\u00e9o-conservateurs         demandaient de s&rsquo;en prendre \u00e0 l&rsquo;Iran. \u00ab\u00a0<i>La lib\u00e9ration de l&rsquo;Irak \u00e9tait         la premi\u00e8re grande bataille pour le futur du Moyen-Orient. . . Mais la         prochaine grande bataille \u2013 nous esp\u00e9rons que ce ne sera pas une         bataille militaire \u2013 sera contre l&rsquo;Iran<\/i>.\u00a0\u00bb \u00e9crivait William Kristol         dans le Weekly Standard le 12 mai.                           L&rsquo;administration a r\u00e9pondu \u00e0 la pression du Lobby en travaillant jour et         nuit pour arr\u00eater le programme nucl\u00e9aire de l&rsquo;Iran. Mais Washington a eu         peu de succ\u00e8s, et l&rsquo;Iran semble d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 avoir un arsenal nucl\u00e9aire.                          En cons\u00e9quence, le Lobby a intensifi\u00e9 sa pression. Des \u00e9ditoriaux et         d&rsquo;autres articles avertissent maintenant des dangers imminents de la         puissance nucl\u00e9aire de l&rsquo;Iran, pr\u00e9caution contre tout apaisement d&rsquo;un         r\u00e9gime &lsquo;terroriste&rsquo;, et laissent entendre une sombre action pr\u00e9ventive         si la diplomatie \u00e9chouait.                   Le Lobby pousse le Congr\u00e8s \u00e0 approuver la Loi de Soutien \u00e0 la Libert\u00e9 de         l&rsquo;Iran, qui augmenterait les sanctions existantes. Les responsables         isra\u00e9liens avertissent \u00e9galement qu&rsquo;ils pourraient prendre une mesure         pr\u00e9ventive si l&rsquo;Iran continue sa recherche nucl\u00e9aire, des menaces en         partie pr\u00e9vues pour maintenir l&rsquo;attention de Washington sur la question.                           On pourrait arguer qu&rsquo;Israel et le Lobby n&rsquo;ont pas eu beaucoup         d&rsquo;influence sur la politique envers l&rsquo;Iran, parce que les Etats-Unis ont         leurs propres raisons pour emp\u00eacher l&rsquo;Iran d&rsquo;avoir des armes nucl\u00e9aires.                          Il y a une certaine v\u00e9rit\u00e9 en cela, mais les ambitions nucl\u00e9aires de         l&rsquo;Iran ne constituent pas une menace directe pour les Etats-Unis. Si         Washington pouvait vivre avec une Union sovi\u00e9tique nucl\u00e9aire, une Chine         nucl\u00e9aire ou m\u00eame une Cor\u00e9e du Nord nucl\u00e9aire, il peut vivre avec un         Iran nucl\u00e9aire. Et c&rsquo;est pourquoi le Lobby doit maintenir une pression         constante sur les politiciens pour qu&rsquo;ils se confrontent avec T\u00e9h\u00e9ran.                 L&rsquo;Iran et les Etats-Unis seraient difficilement des alli\u00e9s si le Lobby         n&rsquo;existait pas, mais la politique des Etats-Unis serait plus temp\u00e9r\u00e9e et         la guerre pr\u00e9ventive ne serait pas une option s\u00e9rieuse.                  Ce n&rsquo;est pas une surprise si Israel et ses partisans am\u00e9ricains veulent         que les Etats-Unis s&rsquo;occupent de toutes les menaces \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9         d&rsquo;Israel.                   Si leurs efforts de fa\u00e7onner la politique des Etats-Unis r\u00e9ussissent,         les ennemis d&rsquo;Israel seront affaiblis ou renvers\u00e9s, Israel aura les         mains libres avec les Palestiniens, et les Etats-Unis feront la majeure         partie du combat, en mourant, en reconstruisant et en payant.                   Mais m\u00eame si les Etats-Unis ne transforment pas le Moyen-Orient et se         retrouvent en conflit avec un monde Arabe et Islamique de plus en plus         radicalis\u00e9, Israel finira prot\u00e9g\u00e9e par la seule superpuissance au monde.                          Ce n&rsquo;est pas un r\u00e9sultat parfait du point de vue du Lobby, mais il est         \u00e9videmment pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 un \u00e9loignement de Washington, ou \u00e0 l&rsquo;utilisation         de son influence pour forcer Israel \u00e0 faire la paix avec les         Palestiniens.                  Est-ce que le pouvoir du Lobby peut \u00eatre diminu\u00e9 ?          On voudrait bien le penser, \u00e9tant donn\u00e9 la d\u00e9bacle de l&rsquo;Irak, la         n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9vidente de reconstruire l&rsquo;image de l&rsquo;Am\u00e9rique dans le monde         Arabe et Islamique, et les r\u00e9v\u00e9lations r\u00e9centes au sujet des         responsables de l&rsquo;AIPAC passant des secrets du gouvernement am\u00e9ricain \u00e0         Israel.                   On pourrait \u00e9galement penser que la mort d&rsquo;Arafat et l&rsquo;\u00e9lection du plus         mod\u00e9r\u00e9 Mahmoud Abbas entraineraient Washington \u00e0 faire pression de fa\u00e7on         plus forte pour obtenir un accord de paix \u00e9quitable.                   En bref, il y a les raisons suffisantes pour que les leaders se         distancent du Lobby et adoptent une politique Moyen-Orientale plus         conforme aux int\u00e9r\u00eats plus larges des Etats-Unis. En particulier,         utiliser la puissance am\u00e9ricaine pour arriver \u00e0 une paix juste entre         Israel et les Palestiniens aiderait \u00e0 promouvoir la cause de la         d\u00e9mocratie dans la r\u00e9gion.                  Mais cela ne va pas se produire &#8211; de toute fa\u00e7on pas de sit\u00f4t. L&rsquo;AIPAC         et ses alli\u00e9s (y compris les Sionistes Chr\u00e9tiens) n&rsquo;ont aucun adversaire         s\u00e9rieux dans le monde du Lobby. Ils savent qu&rsquo;il est devenu plus         difficile de d\u00e9fendre Israel aujourd&rsquo;hui, et ils r\u00e9pondent en s&rsquo;imposant         sur les \u00e9quipes et en augmentant leurs activit\u00e9s.                   En outre, les politiciens am\u00e9ricains restent intens\u00e9ment sensibles aux         contributions de campagne et \u00e0 d&rsquo;autres formes de pression politique, et         les principaux m\u00e9dias sont susceptibles de rester sympathiques \u00e0 Israel         quoi qu&rsquo;il fasse :                  <b>L&rsquo;influence du Lobby cause des probl\u00e8mes sur plusieurs fronts. <\/b>                          Elle augmente le danger terroriste auquel font face tous les \u00e9tats \u2013 y         compris les alli\u00e9s europ\u00e9ens de l&rsquo;Am\u00e9rique.          Elle a rendu impossible la fin du conflit Isra\u00e9lo-Palestinien, une         situation qui donne aux extr\u00e9mistes un outil recruteur puissant,         augmente le r\u00e9servoir des terroristes potentiels et des sympathisants,         et contribue au radicalisme islamique en Europe et en Asie.                           \u00c9galement inqui\u00e9tant, la campagne du Lobby pour un changement de r\u00e9gime         en Iran et en Syrie pourrait mener les Etats-Unis \u00e0 attaquer ces pays,         avec des effets potentiellement d\u00e9sastreux. Nous n&rsquo;avons pas besoin d&rsquo;un         &lsquo;autre Irak.                   \u00c0u minimum, l&rsquo;hostilit\u00e9 du Lobby envers la Syrie et l&rsquo;Iran rend presque         impossible \u00e0 Washington de les enr\u00f4ler dans la lutte contre Al-Qaida et         l&rsquo;insurrection irakienne, o\u00f9 leur aide serait vraiment n\u00e9cessaire.                  Il y a l\u00e0 aussi une dimension morale.                   Gr\u00e2ce au Lobby, les Etats-Unis sont devenus ceux qui ont rendu possible         l&rsquo;expansion isra\u00e9lienne dans les Territoires Occup\u00e9s, les rendant         complices des crimes perp\u00e9tr\u00e9s contre les Palestiniens.                   <b>Cette situation contredit les efforts de Washington pour favoriser la         d\u00e9mocratie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger et les rend hypocrites quand il pousse d&rsquo;autres         \u00e9tats \u00e0 respecter les droits de l&rsquo;homme. <\/b>                  Les efforts des Etats-Unis pour limiter la prolif\u00e9ration nucl\u00e9aire         apparaissent \u00e9galement hypocrite \u00e9tant donn\u00e9 sa bonne volont\u00e9 \u00e0 accepter         l&rsquo;arsenal nucl\u00e9aire d&rsquo;Israel qui encourage seulement l&rsquo;Iran et d&rsquo;autres         \u00e0 chercher des capacit\u00e9s semblables.                  De plus, la campagne du Lobby pour \u00e9touffer le d\u00e9bat concernant Israel         est malsain pour la d\u00e9mocratie.                   R\u00e9duire au silence les sceptiques en organisant des listes noires et des         boycotts &#8211; ou sugg\u00e9rer que les critiques sont des antis\u00e9mites &#8211; viole le         principe du libre d\u00e9bat dont d\u00e9pend la d\u00e9mocratie.                   L&rsquo;incapacit\u00e9 du congr\u00e8s \u00e0 avoir une v\u00e9ritable discussion sur ces         questions importantes paralyse le processus tout entier de la         d\u00e9lib\u00e9ration d\u00e9mocratique.          Les partisans d&rsquo;Israel devraient \u00eatre libres de le faire et de d\u00e9fier         ceux qui sont en d\u00e9saccord avec eux, mais les efforts pour \u00e9touffer le         d\u00e9bat par l&rsquo;intimidation devraient \u00eatre s\u00e9v\u00e8rement condamn\u00e9s.                  En conclusion, l&rsquo;influence du Lobby a \u00e9t\u00e9 mauvaise pour Israel.          Sa capacit\u00e9 \u00e0 persuader Washington de soutenir un agenda expansionniste         a d\u00e9courag\u00e9 Israel de saisir des occasions &#8211; dont un trait\u00e9 de paix avec         la Syrie et une application rapide et totale des Accords d&rsquo;Oslo qui         aurait sauv\u00e9 la vie des Isra\u00e9liens et aurait diminu\u00e9 les rangs des         extr\u00e9mistes palestiniens.                   Refuser aux Palestiniens leurs droits politiques l\u00e9gitimes n&rsquo;a         certainement pas rendu Israel plus s\u00fbr, et la longue campagne pour tuer         ou marginaliser une g\u00e9n\u00e9ration de responsables palestiniens a renforc\u00e9         des groupes extr\u00e9mistes comme le Hamas, et a r\u00e9duit le nombre de leaders         palestiniens qui seraient dispos\u00e9s \u00e0 accepter un arrangement juste et         capables de le mettre en place. Israel lui-m\u00eame serait probablement         mieux si le Lobby \u00e9taient moins puissant et si la politique am\u00e9ricaine         \u00e9tait plus \u00e9quitable.                  <b>Il y a pourtant une lueur d&rsquo;espoir. <\/b>                  Bien que le Lobby reste une force puissante, il est de plus en plus         difficile cacher les effets nuisibles de son influence. Les \u00e9tats         puissants peuvent maintenir des politiques imparfaites pendant un         certain temps, mais la r\u00e9alit\u00e9 ne peut pas \u00eatre ignor\u00e9e ind\u00e9finiment.                          Ce qui est n\u00e9cessaire, c&rsquo;est une discussion franche sur l&rsquo;influence du         Lobby et un d\u00e9bat plus ouvert sur les int\u00e9r\u00eats des Etats-Unis dans cette         r\u00e9gion vitale. Le bien-\u00eatre d&rsquo;Israel est l&rsquo;un de ces int\u00e9r\u00eats, mais         l&rsquo;occupation continue de la Cisjordanie et de son agenda r\u00e9gional plus         large ne le sont pas.                   Un d\u00e9bat ouvert exposerait les limites du probl\u00e8me strat\u00e9gique et moral         d&rsquo;un soutien am\u00e9ricain \u00e0 une seule partie et pourrait faire \u00e9voluer les         Etats-Unis vers une position plus conforme \u00e0 ses propres int\u00e9r\u00eats         nationaux, aux int\u00e9r\u00eats des autres \u00e9tats dans la r\u00e9gion, et aussi aux         int\u00e9r\u00eats \u00e0 long terme d&rsquo;Israel.                           <b>NOTES :<\/b>                  Une version non publi\u00e9e de cet article est disponible \u00e0 : <\/font> <a href=\"http:\/\/ksgnotes1.harvard.edu\/Research\/wpaper.nsf\/rwp\/RWP06-011\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">        http:\/\/ksgnotes1.harvard.edu\/Research\/wpaper.nsf\/rwp\/RWP06-011<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\">,                 ou \u00e0 : <\/font> <a href=\"http:\/\/papers.ssrn.com\/abstract=891198\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">http:\/\/papers.ssrn.com\/abstract=891198<\/font><\/a><\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tr>\n<td valign=\"bottom\"><strong> <span><font size=\"2\">Source<\/font><\/span><font size=\"2\">             : <\/font><\/strong> <a href=\"http:\/\/www.lrb.co.uk\/v28\/n06\/print\/mear01_.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <strong><font size=\"2\">London Review of Books <\/font><\/strong><\/a> <\/td>\n<td><strong><font size=\"2\">\u00a0<\/font><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong><font size=\"2\">\u00a0<\/font><\/strong><\/td>\n<td valign=\"top\">\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\"> <strong><span><font size=\"2\">Traduction<\/font><\/span><font size=\"2\">               : MG pour ISM <\/font><\/strong> <\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>(Source: The         International Solidarity Monement le 20 mars 2006)<\/strong><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ism-france.org\/news\/article.php?id=4470&amp;type=analyse&amp;lesujet=Sionisme\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ism-france.org\/news\/article.php?id=4470&amp;type=analyse&amp;lesujet=Sionisme<\/a><\/font><\/div>\n<p> <\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<\/div>\n<hr\/>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 6\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02154 du 15.04.2006 \u00a0archives : www.tunisnews.net AISPP: Cas deLassaad Jouhri, Habib Ellouze\u00a0et\u00a0Hamadi Jebali\u00a0&#8211;\u00a0Communiqu\u00e9s Comit\u00e9 de soutien \u00e0 ma\u00eetre Mokhtar Jallali et sa famille: Communiqu\u00e9 AP: Terrorisme: r\u00e9union \u00e0 Tunis des responsables arabes de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res MAP: Appel au renforcement de la coop\u00e9ration inter-arabe en mati\u00e8re de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[56,37,29],"class_list":["post-17756","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-56","tag-37","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17756","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17756"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17756\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17756"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17756"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17756"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}