{"id":17609,"date":"2008-09-28T00:00:00","date_gmt":"2008-09-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/28-septembre-2008\/"},"modified":"2008-09-28T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-28T00:00:00","slug":"28-septembre-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/28-septembre-2008\/","title":{"rendered":"28 septembre 2008"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"\u00a0Sur la fa\u00e7ade blanchie \u00e0 la chaux de la prison de Sfax, l\u00e0 m\u00eame \n\t\t\t\to\u00f9 Slim Boukhdhir a purg\u00e9 une peine d\u2019un an de prison, un grand \n\t\t\t\tportrait du pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali sourit avec \n\t\t\t\tassurance. Officiellement, le journaliste \u00e2g\u00e9 de 37 ans a \u00e9t\u00e9 \n\t\t\t\tmis derri\u00e8re les barreaux pour avoir insult\u00e9 un agent de police \n\t\t\t\t\u00e0 un point de contr\u00f4le dans Sfax, la deuxi\u00e8me plus grande ville \n\t\t\t\tde Tunisie. Mais dans la r\u00e9alit\u00e9 orwellienne de ce pays \n\t\t\t\tensoleill\u00e9 d\u2019Afrique du Nord, l\u2019incarc\u00e9ration de Boukhdhir a peu \n\t\t\t\t\u00e0 voir avec le manque de respect envers la police et tout \u00e0 \n\t\t\t\tfaire avec le fait d\u2019avoir offens\u00e9 l\u2019homme qui sourit sur la \n\t\t\t\tgrande photo. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil<\/span><\/a><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<p><font><font><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><span lang=\"SV\">TUNISNEWS<\/span> <\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">8\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03050 du 28.09.2008 <\/span><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><span><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font>\u00a0archives<\/font> : <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/span><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font>\u00a0<\/font>\u00a0<\/font><\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<div><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<p><font>Comit\u00e9 pour la protection des journalistes:\u00a0 Tunisie: l&rsquo;oppresseur souriant  <font>Committee to Protect Journalists: TunisiaThe smiling opressor<\/font> Open Net initiatve: Tunisian journalist sues government agency for blocking Facebook, claims damage for the use of 404 error message instead of 403 <font>Le Temps: Gouvernement, partis politiques et Organisations nationales face aux indicateurs de d\u00e9veloppement &#8211; D\u00e9fi vital : r\u00e9duire le taux de ch\u00f4mage<\/font> Le Temps: Chant et musique soufis: Engouement remarquable du public<\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/font><\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div align=\"center\">\u00a0<strong><font>Comit\u00e9 pour la protection des journalistes: <\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><font>Grands reportages<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><font size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: l&rsquo;oppresseur souriant &#8211;<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">SFAX, Tunisie23 septembre 2008\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0Sur la fa\u00e7ade blanchie \u00e0 la chaux de la prison de Sfax, l\u00e0 m\u00eame o\u00f9 Slim Boukhdhir a purg\u00e9 une peine d\u2019un an de prison, un grand portrait du pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali sourit avec assurance. Officiellement, le journaliste \u00e2g\u00e9 de 37 ans a \u00e9t\u00e9 mis derri\u00e8re les barreaux pour avoir insult\u00e9 un agent de police \u00e0 un point de contr\u00f4le dans Sfax, la deuxi\u00e8me plus grande ville de Tunisie. Mais dans la r\u00e9alit\u00e9 orwellienne de ce pays ensoleill\u00e9 d\u2019Afrique du Nord, l\u2019incarc\u00e9ration de Boukhdhir a peu \u00e0 voir avec le manque de respect envers la police et tout \u00e0 faire avec le fait d\u2019avoir offens\u00e9 l\u2019homme qui sourit sur la grande photo. <\/font><\/div>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Boukhdhir, ancien reporter au service arts et culture dans la presse progouvernementale, a fait ce que peu de journalistes tunisiens osent faire\u00a0: critiquer Ben Ali et les membres de sa famille, qui domine la vie politique et \u00e9conomique de ce pays m\u00e9diterran\u00e9en de 10 millions d\u2019habitants. Les articles de Boukhdhir, publi\u00e9s en tant que journaliste ind\u00e9pendant sur Internet ou dans des publications \u00e9trang\u00e8res, accusent Ben Ali de pratiques n\u00e9potiques, comme le fait d\u2019acheminer des fonds de l\u2019Etat vers une \u00e9cole priv\u00e9e dirig\u00e9e par une de ses ni\u00e8ces. Rapidement, Boukhdhir a attir\u00e9 l\u2019attention des autorit\u00e9s. Licenci\u00e9, sous la pression du gouvernement, de son travail au journal <em>Akhbar al-Jumhuriyya<\/em>, il s\u2019est d\u2019abord vu refuser un passeport puis a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 une fois par la police secr\u00e8te dans le centre-ville de Tunis, peu de temps apr\u00e8s avoir publi\u00e9 sur Internet un article critiquant les pratiques commerciales du beau-fr\u00e8re de Ben Ali. Sans se laisser intimider, Boukhdhir a continu\u00e9 d\u2019\u00e9crire. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Du coup, en novembre 2007, le gouvernement de Ben Ali a d\u00e9cid\u00e9 de lui envoyer un message plus clair. Alors que le journaliste se rendait de Sfax \u00e0 Tunis apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 qu\u2019il pouvait enfin r\u00e9cup\u00e9rer son passeport, la police a fait arr\u00eater son taxi en dehors de la ville et lui a demand\u00e9 de sortir de la voiture. Les agents de police l\u2019ont alors accus\u00e9 de les avoir insult\u00e9s \u2013 ce que le reporter nie vigoureusement \u2013 et l\u2019ont emmen\u00e9 \u00e0 un poste de police o\u00f9 ils l\u2019ont frapp\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises au visage et l\u2019ont accus\u00e9 d\u2019\u00eatre un agent des Am\u00e9ricains, selon son t\u00e9moignage au CPJ. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le gouvernement a affirm\u00e9 que l\u2019arrestation de Boukhdhir n\u2019avait aucun lien avec le journalisme. Une semaine plus tard, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une parodie de proc\u00e8s, Boukhdhir a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable d\u2019\u00ab\u00a0insulte \u00e0 agent public\u00a0\u00bb et de refus de d\u00e9livrance de papiers d\u2019identit\u00e9 \u00e0 agent de police. Un t\u00e9moin a dit \u00e0 la famille de Boukhdhir que la police avait falsifi\u00e9 ses d\u00e9clarations en vue d\u2019incriminer le journaliste. De son c\u00f4t\u00e9, le juge a interdit que les t\u00e9moins du parquet soient contre-interrog\u00e9s. La peine d\u2019un an de prison prononc\u00e9e contre le reporter \u00e9tait non seulement la plus lourde autoris\u00e9e par la loi mais, selon les avocats de la d\u00e9fense, elle est sans pr\u00e9c\u00e9dent pour une telle infraction. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">A l\u2019issue d\u2019une intense campagne internationale men\u00e9e par des journalistes et des organisations de libert\u00e9 de la presse, dont le CPJ, les autorit\u00e9s tunisiennes ont rel\u00e2ch\u00e9 Boukhdhir en juillet, faisant valoir son bon comportement. Mais son emprisonnement t\u00e9moigne des mesures s\u00e9v\u00e8res et sophistiqu\u00e9es prises par le gouvernement tunisien pour museler les m\u00e9dias dissidents tout en se prot\u00e9geant des critiques internationales. \u00ab\u00a0Ils l\u2019ont envoy\u00e9 en prison pour le terroriser\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Mohammed Abbou, avocat des droits de l\u2019homme qui a \u00e9t\u00e9 lui-m\u00eame emprisonn\u00e9 en 2005 pour des articles post\u00e9s sur Internet et critiquant Ben Ali.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Connue \u00e0 travers le monde pour ses superbes plages et destinations touristiques, la Tunisie fonctionne tranquillement, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, comme un Etat policier. La presse \u00e9crite ne critique pas le pr\u00e9sident et est largement paralys\u00e9e par l\u2019autocensure. Les quelques voix critiques qui publient sur Internet, dans des publications \u00e9trang\u00e8res ou dans des hebdomadaires d\u2019opposition \u00e0 faible diffusion, sont r\u00e9guli\u00e8rement harcel\u00e9es et marginalis\u00e9es par les autorit\u00e9s.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le code de la presse tunisien pr\u00e9voit une panoplie de restrictions \u00e0 la couverture journalistique, dont l\u2019interdiction cat\u00e9gorique d\u2019offenser le Pr\u00e9sident, de perturber l\u2019ordre public et de publier ce que le gouvernement estime \u00eatre de \u00ab\u00a0fausses informations\u00a0\u00bb. Une enqu\u00eate du CPJ permet d\u2019observer que, si ces lois ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es depuis des ann\u00e9es pour poursuivre les journalistes, les autorit\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9sormais avoir recours \u00e0 des tactiques plus subtiles pour surveiller ceux-ci de pr\u00e8s. Par exemple, elles contr\u00f4lent le d\u00e9p\u00f4t de publication des m\u00e9dias \u00e9crits et l\u2019autorisation de diffuser pour les m\u00e9dias audiovisuels, refusant leur permission aux organes critiques. Elles contr\u00f4lent aussi la distribution des subventions et de la publicit\u00e9 publiques, usant ainsi de l\u2019arme \u00e9conomique. Les journaux au franc parler peuvent \u00eatre confisqu\u00e9s par la police. L\u2019acc\u00e8s aux sites d\u2019information \u00e9lectroniques au ton critique, \u00e0 ceux appartenant \u00e0 des organisations internationales de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme, ou encore au site tr\u00e8s populaire de clips vid\u00e9os YouTube, est bloqu\u00e9 par le gouvernement. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Les journalistes ind\u00e9pendants, dont certains sont en m\u00eame temps des militants des droits de l\u2019homme, ont aussi fait l\u2019objet d\u2019harc\u00e8lement. Leurs lignes t\u00e9l\u00e9phoniques sont coup\u00e9es, ils re\u00e7oivent des menaces anonymes, sont plac\u00e9s sous surveillance polici\u00e8re, se voient refuser le droit de voyager \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du pays, quand leurs mouvements \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame du territoire ne sont pas restreints. Ceux qui franchissent les limites de la critique jug\u00e9e acceptable par les autorit\u00e9s sont la cible de mesures plus s\u00e9v\u00e8res comme l\u2019emprisonnement ou des agressions violentes. Un cas notoire fut celui, en 2005, de Christophe Boltanski, du quotidien fran\u00e7ais <em>Lib\u00e9ration<\/em>, asperg\u00e9 au gaz lacrymog\u00e8ne, battu et poignard\u00e9 par quatre hommes non identifi\u00e9s dans un quartier diplomatique hautement surveill\u00e9 de Tunis. L\u2019agression avait eu lieu quelques jours avant le sommet organis\u00e9 par l\u2019Onu sur l\u2019Internet et juste apr\u00e8s que Boltanski eut \u00e9crit un article d\u00e9crivant les pers\u00e9cutions \u00e0 l\u2019encontre des militants des droits de l\u2019homme. Dans des circonstances tr\u00e8s similaires, le journaliste tunisien Riad Ben Fadhel avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9, en 2000, par des coups de feu tir\u00e9s depuis une voiture devant sa maison \u00e0 Carthage, dans un endroit situ\u00e9 \u00e0 quelques kilom\u00e8tres du palais pr\u00e9sidentiel, une des zones les plus s\u00fbres du pays. Quelques jours avant, il avait sign\u00e9 un article dans<em>Le Monde<\/em> priant Ben Ali de se retirer du pouvoir \u00e0 la fin de son mandat. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Depuis 2002, la Tunisie et le Maroc ont emprisonn\u00e9 plus de journalistes qu\u2019aucun autre pays du monde arabe. Pour \u00e9viter la critique internationale, les autorit\u00e9s tunisiennes ont eu recours \u00e0 des accusations non li\u00e9es \u00e0 l\u2019activit\u00e9 journalistique. De telles charges ne touchent d\u2019ailleurs pas que les journalistes\u00a0: en f\u00e9vrier, les autorit\u00e9s ont mis en prison le com\u00e9dien Hedi Ould Baballah pour des accusations de drogue largement consid\u00e9r\u00e9es comme forg\u00e9es de toutes pi\u00e8ces apr\u00e8s qu\u2019il a imit\u00e9 Ben Ali dans un sketch satirique peu flatteur. \u00ab\u00a0Il existe de nombreuses pressions invisibles et indirectes\u00a0\u00bb, explique, sous condition d\u2019anonymat, un professeur de journalisme tunisien exp\u00e9riment\u00e9. \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas d\u2019ordonnance officielle pour fermer les journaux ou emprisonner les journalistes. Mais on peut se poser la question\u00a0: o\u00f9 est la presse ind\u00e9pendante\u00a0?\u00a0\u00bb observe-t-il.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Sur le plan international, le gouvernement a recours \u00e0 une strat\u00e9gie agressive de relations publiques. Selon les t\u00e9moignages de journalistes recueillis par le CPJ, le r\u00e9gime fournit aux journalistes de la r\u00e9gion des voyages tout frais pay\u00e9s pour couvrir des \u00e9v\u00e9nements officiels tels que la comm\u00e9moration annuelle du coup d\u2019\u00e9tat de novembre 1987, qui a port\u00e9 Ben Ali au pouvoir. Le R\u00e9seau arabe pour l\u2019information sur les droits de l\u2019homme (ANHRI), bas\u00e9 au Caire, a rapport\u00e9 que des journaux \u00e9gyptiens \u00e9taient pay\u00e9s pour produire des articles f\u00e9licitant Ben Ali pour ses \u00ab\u00a0r\u00e9formes d\u00e9mocratiques\u00a0\u00bb et ses \u00ab\u00a0qualit\u00e9s de dirigeant\u00a0\u00bb. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Les autorit\u00e9s contrent \u00e9nergiquement la critique dans les forums internationaux en y introduisant des trouble-f\u00eates. En septembre 2007, un groupe d\u2019entre eux a cherch\u00e9 \u00e0 monopoliser la discussion lors d\u2019une rencontre \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Johns Hopkins o\u00f9 \u00e9tait pr\u00e9sent la journaliste et militante des droits de l\u2019homme Sihem Bensedrine. Lorsque des critiques sont publi\u00e9es dans la presse internationale, les porte-parole du gouvernement r\u00e9agissent promptement. \u00ab\u00a0Depuis l\u2019accession au pouvoir du pr\u00e9sident Ben Ali en 1987, la Tunisie a mis en place un processus de r\u00e9formes progressif mais irr\u00e9versible visant \u00e0 ancrer la d\u00e9mocratie, renforcer l\u2019\u00e9tat de droit et promouvoir et prot\u00e9ger les droits de l\u2019homme\u00a0\u00bb, \u00e9crit ainsi Taoufik Chebbi, charg\u00e9 de la presse \u00e0 l\u2019ambassade de Tunisie \u00e0 Washington, dans une lettre adress\u00e9e au <em>St. Paul Pioneer Press<\/em> \u00e0 la suite d\u2019un rapport du CPJ sur les violations de la libert\u00e9 de la presse. Chebbi ajoute que, gr\u00e2ce \u00e0 ses r\u00e9formes, le paysage politique a \u00ab\u00a0chang\u00e9 de fa\u00e7on spectaculaire\u00a0\u00bb. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">De tels changements ne comprennent cependant manifestement pas un dialogue direct avec ceux qui critiquent le bilan du gouvernement. Du Premier ministre Mohamed Ghannouchi au ministre de l\u2019Int\u00e9rieur Rafik Belhaj Kacem, de hauts responsables n\u2019ont donn\u00e9 aucune suite aux nombreuses demandes de rendez-vous faites par le CPJ pour discuter en Tunisie, entre juin et juillet, des violations de la libert\u00e9 de la presse. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Per\u00e7u comme un rempart contre l\u2019activisme islamiste en Afrique du Nord, Ben Ali jouit de liens forts avec les Etats-Unis et l\u2019Europe. Le d\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain et le pr\u00e9sident George W. Bush ont parfois r\u00e9primand\u00e9 le gouvernement pour son bilan en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme. Mais la Tunisie demeure un partenaire de confiance des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme. La croissance \u00e9conomique du pays, son appui au droit des femmes et sa stabilit\u00e9 politique impressionnent ses soutiens am\u00e9ricains. Beaucoup de ces derniers sont des membres du Congr\u00e8s, notamment ceux si\u00e9geant dans le Groupe sur la Tunisie, r\u00e9cemment constitu\u00e9 et charg\u00e9 de renforcer les relations bilat\u00e9rales entre les deux pays. Le gouvernement tunisien accueille r\u00e9guli\u00e8rement des d\u00e9l\u00e9gations du Congr\u00e8s dans la capitale ensoleill\u00e9e de Tunis. Alors que les membres du Congr\u00e8s poussent au resserrement des liens entre les Etats-Unis et la Tunisie, ils observent un silence typique sur le triste bilan tunisien en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme et de libert\u00e9 de la presse, tout en permettant \u00e0 la presse contr\u00f4l\u00e9e par l\u2019Etat d\u2019exploiter \u00e0 sa guise ces visites \u00e0 des fins de propagande. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le dernier exemple en date est la visite, en juillet, de la d\u00e9put\u00e9e am\u00e9ricaine Betty McCollum, une D\u00e9mocrate du Minnesota, qui a fait l\u2019\u00e9loge de la Tunisie comme \u00ab\u00a0une voix de mod\u00e9ration et de sagesse dans le monde\u00a0\u00bb, d\u00e9claration abondamment reprise par la presse progouvernementale. Journalistes et analystes tunisiens expliquent que ce type de soutien politique repr\u00e9sente l\u2019aide \u00e9trang\u00e8re la plus pris\u00e9e par le r\u00e9gime. Dans un article publi\u00e9 sur le site Internet de<em>The Hill<\/em>, McCollum a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait entretenue en priv\u00e9 avec des organisations de droits de l\u2019homme mais que son voyage \u00e9tait centr\u00e9 sur \u00ab\u00a0la coop\u00e9ration en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et de lutte contre le terrorisme\u00a0\u00bb. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Les liens de la Tunisie avec la France, son principal partenaire commercial, sont encore plus profond\u00e9ment ancr\u00e9s. A l\u2019instar de son pr\u00e9d\u00e9cesseur Jacques Chirac, le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Nicolas Sarkozy entretient des relations chaleureuses avec Ben Ali. Lors d\u2019une visite \u00e0 Tunis, en avril, il a d\u00e9clar\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays o\u00f9 je suis venu en ami et qui me re\u00e7oit en ami, de m&rsquo;\u00e9riger en donneur de le\u00e7ons.\u00a0\u00bb \u00a0Bien que l\u2019Union europ\u00e9enne critique occasionnellement la Tunisie sur la question des droits de l\u2019homme, ses int\u00e9r\u00eats politiques et \u00e9conomiques prennent le dessus sur les inqui\u00e9tudes quant \u00e0 ces violations par le gouvernement.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00ab\u00a0Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays o\u00f9 je suis venu en ami et qui me re\u00e7oit en ami, de m&rsquo;\u00e9riger en donneur de le\u00e7ons\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Nicolas Sarkozy \u00e0 Tunis<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Aujourd\u2019hui, beaucoup de journalistes tunisiens qualifi\u00e9s se plaignent de l\u2019\u00e9tat navrant de leur profession. Ils soulignent l\u2019\u00e9cart entre leur pays et ses voisins alg\u00e9rien et marocain, o\u00f9 une presse critique a pris racine malgr\u00e9 une dure r\u00e9pression gouvernementale. Plusieurs cas \u00e9tudi\u00e9s par le CPJ montrent que des journalistes tunisiens en vue ont quitt\u00e9 le pays pour trouver du travail dans des m\u00e9dias internationaux.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00ab\u00a0En Alg\u00e9rie, ils avaient l\u2019habitude d\u2019assassiner les journalistes, mais en Tunisie ils ont tu\u00e9 la profession\u00a0\u00bb, dit Taoufik Ben Brik, un journaliste ind\u00e9pendant \u00e2g\u00e9 de 48 ans, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la campagne d\u2019assassinats men\u00e9e par des groupes arm\u00e9s en Alg\u00e9rie dans les ann\u00e9es 90. Critique s\u00e9v\u00e8re de Ben Ali, Ben Brik \u00e9crit d\u00e9sormais pour des organes d\u2019information internationaux. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">C\u2019est uniquement au cours des quatre derni\u00e8res ann\u00e9es que Slim Boukhdhir, un ancien habitu\u00e9 de la presse progouvernementale, a commenc\u00e9 \u00e0 jeter un regard critique sur le gouvernement de Ben Ali. Au moment de son incarc\u00e9ration, il \u00e9crivait plusieurs fois par semaine pour des sites Internet officiellement interdits, comme le populaire <em>Tunisnews<\/em>, et de temps \u00e0 autre pour l\u2019hebdomadaire d\u2019opposition <em>Al-Mawkif<\/em> ainsi que le quotidien <em>Al-Quds al-Arabi<\/em>, bas\u00e9 \u00e0 Londres. \u00ab\u00a0Slim symbolise leur crainte\u00a0\u00bb, dit Neziha Rejiba, journaliste ind\u00e9pendante de longue date. \u00ab\u00a0De journaliste ordinaire, il est devenu ind\u00e9pendant. Ce qui lui est arriv\u00e9 est une fa\u00e7on [pour le gouvernement] de donner une le\u00e7on aux autres.\u00a0\u00bb <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Ben Ali a affin\u00e9 sa strat\u00e9gie de \u00ab\u00a0containment\u00a0\u00bb depuis plus deux d\u00e9cennies. La R\u00e9publique de Tunisie n\u2019a connu que deux pr\u00e9sidents depuis son ind\u00e9pendance acquise aux d\u00e9pens de la France, en 1956. Habib Bourguiba, h\u00e9ro nationaliste et \u00ab\u00a0pr\u00e9sident \u00e0 vie\u00a0\u00bb, a dirig\u00e9 pendant 31 ans la modernisation et le d\u00e9veloppement du pays. Sous sa gestion autocratique, la Tunisie n\u2019a gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 une d\u00e9mocratie lib\u00e9rale. Mais il a permis une petite dose d\u2019expression politique dans l\u2019opposition et les journaux ind\u00e9pendants. Alors que sa pr\u00e9sidence devenait plus chaotique dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es au pouvoir, cette marge de man\u0153uvre du d\u00e9bat critique s&rsquo;est r\u00e9tr\u00e9cie et les fermetures de journaux et la censure ont augment\u00e9. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Lorsque Ben Ali, alors Premier ministre, a d\u00e9pos\u00e9 le pr\u00e9sident Bourguiba, les Tunisiens ont eu un moment d\u2019optimisme avec la lib\u00e9ration des prisonniers politiques et la promesse d\u2019\u00e9lections. \u00ab\u00a0De 1987 \u00e0 1989, la Tunisie a connu une sorte de printemps [politique]\u00a0\u00bb, raconte Rachid Kechana, r\u00e9dacteur en chef de l\u2019hebdomadaire d\u2019opposition tunisien <em>Al-Mawkif<\/em>. \u00ab\u00a0Des \u00e9lections \u00e9taient pr\u00e9vues et les gens pensaient faire l\u2019exp\u00e9rience du pluralisme. Mais ce fut la d\u00e9ception. Apr\u00e8s cela, l\u2019Etat est devenu plus autoritaire et la presse en a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re victime.\u00a0\u00bb<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Ben Ali a d\u2019abord r\u00e9prim\u00e9 l\u2019opposition islamiste, puis toute personne n\u2019\u00e9tant pas d\u2019accord avec son r\u00e9gime. Journaux ind\u00e9pendants au ton critique ou journaux d\u2019opposition \u2013 comme <em>Le Maghreb<\/em>, <em>Al Badil <\/em>et l\u2019hebdomadaire islamiste<em> Al-Fajr <\/em>\u2013 ont \u00e9t\u00e9 purement et simplement ferm\u00e9s ou contraints de le faire sous la pression du gouvernement. Le directeur du journal <em>Al-Rai<\/em>, par exemple, a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9 \u00e0 fermer cet hebdomadaire ind\u00e9pendant apr\u00e8s que Rejiba a, dans une rubrique, questionn\u00e9 les qualit\u00e9s politiques de Ben Ali et \u00e9mis des doutes sur ses intentions d\u00e9mocratiques. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le gouvernement de Ben Ali a largement r\u00e9ussi \u00e0 vider de sa s\u00e8ve le journalisme national. La presse \u00e9crite g\u00e9n\u00e9raliste est domin\u00e9e par des publications progouvernementales fournissant une couverture servile du pr\u00e9sident, le louant comme l\u2019architecte du changement et un h\u00e9raut de la libert\u00e9. En 2007, un rapport du d\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain a conclu que m\u00eame les m\u00e9dias th\u00e9oriquement priv\u00e9s prenaient des ordres aupr\u00e8s de hauts membres du gouvernement et que \u00ab\u00a0tous les m\u00e9dias sont soumis \u00e0 une importante pression gouvernementale sur certains sujets\u00a0\u00bb. Les \u00ab\u00a0unes\u00a0\u00bb des journaux montrent tous les jours la photo d\u2019un Ben Ali bienveillant, parfois en train de rencontrer un dignitaire \u00e9tranger, parfois en simple portrait. Les pages int\u00e9rieures sont remplies de nouvelles sportives et de soci\u00e9t\u00e9. La critique, occasionnelle, est de nature g\u00e9n\u00e9rale et \u00e9vite de mentionner une autorit\u00e9 par son nom ou de dire que c\u2019est la faute de la politique gouvernementale. En juin, alors que les Tunisiens de la ville m\u00e9ridionale de Redeyef manifestaient contre le ch\u00f4mage, le n\u00e9potisme et l\u2019augmentation du co\u00fbt de la vie, les quotidiens faisaient leur une sur les \u00e9tudiants en train de passer leur baccalaur\u00e9at. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur enregistre tous les m\u00e9dias \u00e9crits, refusant son autorisation \u00e0 des titres per\u00e7us comme ind\u00e9pendants. Au cours de cette d\u00e9cennie, le gouvernement a mis en place l\u2019Agence nationale des fr\u00e9quences, charg\u00e9e de d\u00e9livrer les autorisations de diffusion aux op\u00e9rateurs priv\u00e9s. Mais ses crit\u00e8res d\u2019approbation n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 rendus publics et le CPJ a constat\u00e9 que plusieurs candidats ind\u00e9pendants n\u2019ont pas m\u00eame re\u00e7u de r\u00e9ponse de l\u2019agence. Cette agence a autoris\u00e9 une station de t\u00e9l\u00e9vision et trois radios. Toutes sont la propri\u00e9t\u00e9 de milieux d\u2019affaires proches du r\u00e9gime. De surcro\u00eet, les autorisations interdisent \u00e0 ces stations de diffuser toute information politique, \u00e0 l\u2019exception des d\u00e9p\u00eaches de l\u2019agence de presse gouvernementale. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00ab\u00a0Les journalistes sont toujours en train de se demander si les autorit\u00e9s vont accepter ce qu\u2019ils \u00e9crivent. Ils ne parlent jamais de ce que les lecteurs veulent. Parfois, une critique appara\u00eet dans la presse quotidienne mais elle n\u2019est pas dirig\u00e9e vers les principaux d\u00e9cideurs\u00a0\u00bb, dit un journaliste chevronn\u00e9 travaillant dans la presse progouvernementale et s\u2019exprimant sous condition d\u2019anonymat, par crainte de repr\u00e9sailles. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Cette crainte est bien fond\u00e9e. Par le biais de l\u2019Agence tunisienne de la communication ext\u00e9rieure (ATCE), le gouvernement r\u00e9partit les budgets publicit\u00e9 des agences gouvernementales et des compagnies publiques et punit les publications critiques en pratiquant la r\u00e9tention de publicit\u00e9, selon les t\u00e9moignages de journalistes recueillis par le CPJ. Selon les m\u00eames sources, les annonceurs priv\u00e9s ont l\u2019habitude de suivre le gouvernement quand celui-ci retire sa publicit\u00e9 \u00e0 un organe. L\u2019ATCE op\u00e8re de fa\u00e7on opaque. Elle ne divulgue pas les directives suivies pour l\u2019attribution des encarts publicitaires. Oussama Romdhani, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ATCE, n\u2019a pas r\u00e9pondu aux demandes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es du CPJ. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Malgr\u00e9 ce vieux passif d\u2019entraves \u00e0 la presse, Ben Ali fait fr\u00e9quemment de faux appels \u00e0 la fin de l\u2019autocensure. \u00ab\u00a0Nous avons toujours consid\u00e9r\u00e9 la libert\u00e9 d\u2019expression comme un droit de l\u2019homme fondamental\u00a0\u00bb, affirme-t-il en mai dans une d\u00e9p\u00eache de Reuters. \u00ab\u00a0Nous r\u00e9it\u00e9rons notre appel \u00e0 redoubler d\u2019efforts (\u2026) pour diversifier et enrichir les espaces de dialogue dans les diff\u00e9rents m\u00e9dias afin de garantir une information nationale enrichie et audacieuse, (\u2026) loin de toutes les formes d\u2019autocensure et de censure externe.\u00a0\u00bb<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Raouf Cheikhrouhou, directeur de la soci\u00e9t\u00e9 de presse Dar al-Sabah et l\u2019un des rares hauts responsables de l\u2019information progouvernementaux \u00e0 avoir accept\u00e9 de recevoir le CPJ, d\u00e9fend ses publications et assure de leur ind\u00e9pendance. Interrog\u00e9 sur les raisons pour lesquelles ses journaux, dont l\u2019influent quotidien <em>Al-Sabah<\/em>, qui diffuse \u00e0 40\u00a0000 exemplaires, ne s\u2019int\u00e9ressent pas \u00e0 la corruption au sein de l\u2019Etat et ne critiquent pas des responsables de haut rang, il dit que c\u2019est \u00e0 cause de la loi. \u00ab\u00a0Ici, en Tunisie, il y a une loi sur la presse et vous ne pouvez pas sortir de la loi\u00a0\u00bb, dit-il. \u00ab\u00a0Selon la loi, nous ne pouvons pas offenser le pr\u00e9sident. La Tunisie n\u2019est pas l\u2019Europe. C\u2019est un pays arabe et musulman. (\u2026) Nous avan\u00e7ons pas \u00e0 pas et je crois que la presse va dans la bonne direction.\u00a0\u00bb<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Lorsque les journaux progouvernementaux se mettent \u00e0 pratiquer un journalisme agressif, cela consiste souvent \u00e0 salir les journalistes et militants ind\u00e9pendants. Des journaux comme <em>Echourouk<\/em>, le plus important quotidien en mati\u00e8re de distribution, et les hebdomadaires<em>Assarih<\/em> et <em>Al-Hadath<\/em>, publient r\u00e9guli\u00e8rement des attaques personnelles contre des journalistes, les qualifiant de \u00ab\u00a0tra\u00eetres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u2019agents de l\u2019\u00e9tranger\u00a0\u00bb. Les responsables de la r\u00e9daction de ces journaux n\u2019ont pas r\u00e9pondu aux demandes d\u2019entretien du CPJ. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">A l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9 de l\u2019\u00e9chiquier d\u2019une presse progouvernementale g\u00e9n\u00e9reusement financ\u00e9e, on trouve de tout petits journaux d\u2019opposition et des publications \u00e9lectroniques faisant face \u00e0 d\u2019\u00e9normes obstacles. Toutes publications confondues, leur diffusion repr\u00e9sente environ 30\u00a0000 exemplaires par semaine (<em>Echourouk<\/em>, quotidien progouvernemental, aurait \u00e0 lui seul une diffusion de 80\u00a0000 ex.). Ces journaux sont plus chers et marquent tous des limites \u00e0 leur couverture politique. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Dans la r\u00e9alit\u00e9, seuls deux journaux d\u2019opposition \u2013 les hebdomadaires <em>Al-Mawkif<\/em>, qui appartient au Parti d\u00e9mocratique progressiste, et <em>Mouatinoun<\/em>, li\u00e9 au Forum d\u00e9mocratique pour le travail et les libert\u00e9s \u2013 appliquent ce qui peut \u00eatre qualifi\u00e9 de politique \u00e9ditoriale agressive constante. Les autres d\u00e9pendent des subventions de l\u2019Etat pour un montant d\u2019environ 90\u00a0000 dinars tunisiens par an (75\u00a0000 dollars US), re\u00e7oivent de lucratifs encarts publicitaires des agences de l\u2019Etat et des compagnies publiques et sont, en cons\u00e9quence, politiquement dociles. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Rachid Kechana, le r\u00e9dacteur en chef affable de <em>Al-Mawkif<\/em>, a men\u00e9 une incessante bataille pour publier son hebdomadaire depuis sa reparution dans les kiosques, en 2001, apr\u00e8s une suspension de sept ans. Avec l\u2019aide de cinq employ\u00e9s, Kechana remplit les pages de son journal d\u2019articles introuvables dans le reste de la presse\u00a0: rapports d\u2019organisations de droits de l\u2019homme critiquant le bilan du gouvernement, articles sur des contrats fonciers douteux par des membres du gouvernement, ou sur l\u2019augmentation du prix de l\u2019alimentation. Il fait tout cela avec tr\u00e8s peu de moyens. Contrairement aux autres journaux d\u2019opposition, <em>Al-Mawkif <\/em>ne re\u00e7oit pas de subvention de l\u2019Etat (selon la loi, les partis doivent disposer de repr\u00e9sentants actifs au parlement et le sien n\u2019en a pas) et est largement boycott\u00e9 par les annonceurs. Son journal survit par cons\u00e9quent gr\u00e2ce aux ventes en kiosque et Kechana, qui travaille aussi comme correspondant \u00e0 Tunis du quotidien <em>Al-Hayat<\/em> bas\u00e9 \u00e0 Londres, ne peut pas toucher de salaire. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Pourtant, son journal est pass\u00e9 de 4 \u00e0 12 pages, son tirage a d\u00e9cupl\u00e9 pour atteindre 10\u00a0000 exemplaires et il s\u2019est enhardi dans son travail d\u2019information. Son influence grandissante a entra\u00een\u00e9 une plus grande pression du gouvernement, ce qui a pos\u00e9 de nouvelles difficult\u00e9s. D\u00e9pendant de ses ventes en kiosque, <em>Al-Mawkif <\/em>peut \u00eatre paralys\u00e9 financi\u00e8rement chaque fois que le gouvernement le d\u00e9cide. \u00ab\u00a0Chaque semaine, nous devons calculer le risque. Quand nous choisissons un titre, nous devons penser \u00e0 quel point il va contrarier le gouvernement\u00a0\u00bb, raconte Kechana. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">En mars, la r\u00e9ponse \u00e0 cette question est venue apr\u00e8s que le journal a publi\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019articles coriaces sur les violations des droits de l\u2019homme, sur un contrat douteux impliquant un homme d\u2019affaires proche de Ben Ali, et sur la t\u00e9m\u00e9raire candidature \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de l&rsquo;ancien chef du Parti d\u00e9mocratique progressiste, Nejib Chebbi. Peu apr\u00e8s, des exemplaires du journal ont commenc\u00e9 \u00e0 dispara\u00eetre des kiosques. Pendant quatre semaines entre mars et avril, les vendeurs ont dit que la police secr\u00e8te a ramass\u00e9 les exemplaires par paquets, selon Kechana. <em>Al-Mawkif<\/em> a aussi d\u00e9couvert de nombreux exemplaires non distribu\u00e9s dans les bureaux de son distributeur, Sotupresse. Les comptes du journal montrent une chute drastique de ses ventes, jusqu\u2019\u00e0 seulement 744 exemplaires en une semaine. Saleh Nouri, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Sotupresse, nie l\u2019all\u00e9gation contre lui, affirmant que sa soci\u00e9t\u00e9 op\u00e8re \u00ab\u00a0librement\u00a0\u00bb. Les autorit\u00e9s tunisiennes n\u2019ont pas souhait\u00e9 rencontrer le CPJ \u00e0 ce sujet. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">En m\u00eame temps que les exemplaires du journal \u00e9taient retir\u00e9s de la circulation, <em>Al-Mawkif<\/em> a \u00e9t\u00e9 la cible d\u2019une demande de dommages et int\u00e9r\u00eats d\u2019un montant de 500\u00a0000 dinars (415\u00a0000 dollars US), d\u00e9pos\u00e9e par cinq distributeurs d\u2019huile de cuisine. Ces soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9tendent que le journal a publi\u00e9 de fausses nouvelles dans un commentaire appelant \u00e0 ce qu\u2019une enqu\u00eate soit men\u00e9e sur les informations selon lesquelles de l\u2019huile de cuisine contamin\u00e9e \u00e9tait ill\u00e9galement export\u00e9e vers l\u2019Alg\u00e9rie. La plainte a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e alors qu\u2019aucune de ces cinq soci\u00e9t\u00e9s n\u2019avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e dans l\u2019article et que le commentaire \u00e9tait bas\u00e9 sur le reportage publi\u00e9 dans le quotidien alg\u00e9rien <em>Al-Khabar<\/em>. Hassan al-Thabeet, avocat repr\u00e9sentant ces entreprises, affirme avoir \u00e9t\u00e9 contact\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment par celles-ci et qu\u2019elles n\u2019ont pas agi de concert. Il a refus\u00e9 de faire tout autre commentaire. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\"><em>Mouatinoun<\/em>, hebdomadaire critique fond\u00e9 en 2007 comme la voix du Forum d\u00e9mocratique pour le travail et les libert\u00e9s, fait face \u00e0 des obstacles \u00e9conomiques et politiques comparables. Mustafa Ben Jaafar, chef bienveillant de ce parti et aussi directeur du journal, publie <em>Mouatinoun<\/em> gr\u00e2ce \u00e0 des employ\u00e9s b\u00e9n\u00e9voles install\u00e9s dans un appartement de quatre pi\u00e8ces au centre-ville de Tunis. Il vend environ 1000 exemplaires par num\u00e9ro. Il dit qu\u2019il ne peut obtenir aucune publicit\u00e9 des compagnies publiques et que les vendeurs cachent son journal dans leurs kiosques. Des membres de la s\u00e9curit\u00e9 en civil surveillent le b\u00e2timent o\u00f9 se trouve la r\u00e9daction. \u00ab\u00a0Ils sont l\u00e0 24 h\/24\u00a0\u00bb, dit Ben Jaafar. \u00ab\u00a0Il s\u2019agit d\u2019une forme d\u2019intimidation \u00e0 l\u2019encontre de citoyens lambda.\u00a0\u00bb<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Aux yeux de ce gouvernement soucieux de son image, il est pr\u00e9f\u00e9rable de marginaliser ces journaux que de les faire fermer. \u00ab\u00a0Le gouvernement a besoin de <em>Al-Mawkif<\/em> pour montrer au monde qu\u2019il poss\u00e8de des m\u00e9dias ouverts alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 cette ouverture est strictement limit\u00e9e\u00a0\u00bb, dit Lofti Hajji, le correspondant d\u2019Al-Jazeera \u00e0 Tunis. <\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Dans une rue qui donne sur la rue Al-Hurriya, on peut rep\u00e9rer le si\u00e8ge de <em>Kalima<\/em> \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019agents de las\u00e9curit\u00e9 assis 24 h\/24 sur des chaises en plastique en face de l\u2019immeuble. Mais police secr\u00e8te mise \u00e0 part, <em>Kalima<\/em> n\u2019est pas un organe d\u2019information comme les autres. Fond\u00e9 en 2000 par la journaliste\/militante Sihem Bensedrine, <em>Kalima<\/em> publie en arabe et en fran\u00e7ais des critiques cinglantes de Ben Ali et de sa famille, ainsi que des articles sur la torture et les violations des droits de l\u2019homme. Son bureau, exigu et mal \u00e9clair\u00e9, sert aussi de si\u00e8ge au Conseil national pour les libert\u00e9s en Tunisie (CNLT), une organisation locale de droits de l\u2019homme, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019Observatoire de la libert\u00e9 de presse, de publication et de cr\u00e9ation (OLPEC). <\/font><\/div>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Cette ann\u00e9e, pour la cinqui\u00e8me fois en neuf ans, Bensedrine a demand\u00e9 la permission de produire une version imprim\u00e9e de <em>Kalima<\/em>. Mais les responsables au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur n\u2019ont pas accept\u00e9 sa requ\u00eate. <em>Kalima<\/em> continue d\u2019\u00eatre diffus\u00e9 \u00e0 quelques centaines d\u2019exemplaires polycopi\u00e9s non autoris\u00e9s, mais il est essentiellement diffus\u00e9 sur Internet et par courrier \u00e9lectronique. L\u2019acc\u00e8s de son site Internet est bloqu\u00e9 en Tunisie mais est tr\u00e8s lu \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\"><em>Kalima<\/em> fait partie d\u2019un nombre croissant de samizdats \u00e9lectroniques qui surgissent hors de port\u00e9e des censeurs. Son approche agressive de l\u2019information et du commentaire politique en a fait la cible d\u2019un harc\u00e8lement intense prenant la forme de menaces, d\u2019intimidation, d\u2019agressions violentes, et d\u2019emprisonnement. Bensedrine et la r\u00e9dactrice en chef Neziha Rejiba disent que leurs bureaux sont r\u00e9guli\u00e8rement cambriol\u00e9s et qu\u2019elles arrivent le matin pour trouver les ordinateurs allum\u00e9s et les fichiers imprim\u00e9s. \u00ab\u00a0Ils veulent nous montrer que nous ne travaillons pas dans un environnement s\u00fbr\u00a0\u00bb, dit Bensedrine. Tout comme les autres journalistes ind\u00e9pendants, leurs boites de courrier \u00e9lectronique sont noyaut\u00e9es par des programmes malveillants. Un jour, tous les e-mails en attente pour Bensedrine ont disparu apr\u00e8s qu\u2019elle a ouvert l\u2019un d\u2019entre eux.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Bensedrine a \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9e pendant six semaines en 2001 apr\u00e8s avoir parl\u00e9 de corruption et de violations des droits de l\u2019homme dans un entretien avec une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision par satellite. Elle a \u00e9t\u00e9 la cible de nombreuses agressions, comme celle, en 2004, o\u00f9 de pr\u00e9sum\u00e9s agents de la police secr\u00e8te l\u2019ont frapp\u00e9e au visage et \u00e0 la poitrine. Dans les journaux progouvernementaux comme <em>Ashourouq<\/em>, <em>Assarih<\/em>, et <em>Al-Hadath,<\/em> elle a \u00e9t\u00e9 la cible d\u2019attaques personnelles virulentes, \u00e9tant trait\u00e9e de prostitu\u00e9e, de \u00ab\u00a0cr\u00e9ature du diable\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0vip\u00e8re haineuse\u00a0\u00bb. L\u2019un de ceux ayant conduit des attaques, Abdelhamid Riahi de <em>Ashourouq, <\/em>a plus tard \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 par le Pr\u00e9sident pour accomplissements dans le domaine de la culture.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">En 2007, Omar Mestiri, militant des droits de l\u2019homme et directeur g\u00e9n\u00e9ral de <em>Kalima<\/em>, a \u00e9t\u00e9 la cible d\u2019une plainte fallacieuse pour diffamation, d\u00e9pos\u00e9e par Mohammed Baccar, un avocat \u00e9troitement li\u00e9 aux autorit\u00e9s gouvernementales. L\u2019affaire repose sur un article publi\u00e9 en septembre 2006 dans lequel Mestiri critique la d\u00e9cision du barreau tunisien de revenir sur la radiation de Baccar. Le parquet n\u2019a pas contest\u00e9 la v\u00e9racit\u00e9 de cette information mais a exig\u00e9 que Mestiri d\u00e9voile ses sources. Finalement, Baccar a retir\u00e9 sa plainte. Mais le lendemain m\u00eame, des pyromanes non identifi\u00e9s ont mis le feu au bureau d\u2019Ayachi Hammami, l\u2019avocat des droits de l\u2019homme charg\u00e9 de la d\u00e9fense de Mestiri.  Certains types de sujets sont hors de port\u00e9e, m\u00eame pour les journalistes tunisiens les plus entreprenants. En janvier et dans les mois suivants, des manifestations violentes contre le ch\u00f4mage, le n\u00e9potisme et l\u2019augmentation des prix alimentaires ont secou\u00e9 la ville mini\u00e8re de Redeyef, au Sud du pays. Mais il n\u2019y a eu virtuellement aucune couverture de ces \u00e9v\u00e9nements. Journalistes et militants disent que les forces gouvernementales ont boucl\u00e9 la ville et interdit aux non r\u00e9sidents et aux journalistes d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer. En juin, les autorit\u00e9s ont d\u00e9tenu pendant deux jours le reporter et militant Hadi al-Ridaoui apr\u00e8s qu\u2019il a pris des photos et interview\u00e9 dans l\u2019h\u00f4pital de la ville voisine de Gafsa des manifestants bless\u00e9s.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00ab\u00a0On peut \u00e9crire tout ce qu\u2019on veut sur le sport. Mais sur des questions importantes pour la soci\u00e9t\u00e9, comme les manifestations \u00e0 Redeyef, la presse ne peut rien faire, \u00e0 part imprimer ce que veut le gouvernement\u00a0\u00bb, dit Hajji, le correspondant d\u2019Al-Jazeera. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">La situation dans laquelle se trouve Hajji illustre les s\u00e9rieuses limites que le gouvernement est pr\u00eat \u00e0 imposer \u00e0 la presse internationale. L\u2019ATCE contr\u00f4le les correspondants \u00e9trangers en requ\u00e9rant d\u2019eux qu\u2019ils obtiennent une accr\u00e9ditation gouvernementale et qu\u2019ils aient la permission explicite de couvrir tout \u00e9v\u00e9nement officiel. Depuis 2004, les autorit\u00e9s ont refus\u00e9 d\u2019accr\u00e9diter Hajji, dans le cadre d\u2019une vieille querelle entre le gouvernement tunisien et Al-Jazeera \u00e0 propos de la couverture des dissidents dans le pays. Hajji n\u2019a pas de bureau et n\u2019est pas autoris\u00e9 \u00e0 couvrir l\u2019actualit\u00e9, bien qu\u2019il continue \u00e0 envoyer des reportages pour le site Internet d\u2019Al-Jazeera et d\u2019autres articles par e-mail. Selon lui, la police arrive si souvent au lieu de ses rendez-vous et entretiens qu\u2019il est \u00e9vident qu\u2019elle surveille ses conversations t\u00e9l\u00e9phoniques. En mai, alors qu\u2019il se rendait \u00e0 l\u2019audience concernant la plainte contre Kechana \u00e0 propos de l\u2019huile de cuisine, la police l\u2019a retard\u00e9 \u00e0 un p\u00e9age jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019audience ait \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Si beaucoup de journalistes ind\u00e9pendants travaillent encore, d\u2019autres perdent espoir. Alors que Ben Ali se pr\u00e9pare pour un cinqui\u00e8me mandat en 2009, les reporters se pr\u00e9parent \u00e0 de nouvelles mesures de r\u00e9pression visant \u00e0 s\u2019assurer de la r\u00e9\u00e9lection sans heurt du Pr\u00e9sident pour cinq ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires. \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de place pour un projet de presse ind\u00e9pendant aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb, constate le professeur de journalisme tunisien. Pour du travail de propagande, oui, dit-il. Pour des projets commerciaux, assur\u00e9ment. Et nul doute qu\u2019il y aura toujours beaucoup d\u2019argent de l\u2019Etat pour donner bon teint \u00e0 l\u2019image internationale de la Tunisie. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Mais le cas de Hajji \u2013 comme ceux de Boukhdhir, Bensedrine, Kechana, et d\u2019autres \u2013 illustre la d\u00e9termination du gouvernement \u00e0 contr\u00f4ler l\u2019information et \u00e0 r\u00e9primer la libre expression. Tant que la situation ne changera pas, tant que les alli\u00e9s internationaux de la Tunisie n\u2019\u00e9l\u00e8veront pas la voix pour que cela change, les chances que prennent corps les libert\u00e9s politiques en Tunisie seront gravement limit\u00e9es. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\"><em><strong>Joel Campagna<\/strong> \u00e9tait le responsable du programme du Moyen-Orient et de l&rsquo; Afrique du Nord du CPJ.<\/em><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><em>(Source: le site du <\/em><strong><font>Comit\u00e9 pour la protection des journalistes le 23 septembre 2008)<\/font><\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">lien: <a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><u><font>http:\/\/www.cpj.org\/smiling\/version_francaise.html<\/font><\/u><\/a><\/font><\/strong><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\"><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><u><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/u><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong><font>A special report on Tunisia from the Committee to Protect Journalists<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\">The smiling opressor<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">SFAX, Tunisia\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Posted September 23, 2008   A large photo of President Zine El Abidine Ben Ali smiled assuredly from the whitewashed fa\u00e7ade of Sfax Prison, where Slim Boukhdhir was serving a one-year jail term. Officially, the 37-year-old journalist was behind bars for insulting a police officer at a checkpoint in Sfax, Tunisia\u2019s second largest city. But in the Orwellian reality of this sunny North African nation, Boukhdhir\u2019s incarceration had little to do with disrespecting police and everything to do with offending the man in the photo. Boukhdhir, a one-time arts and culture writer with the pro-government press, did what few Tunisian journalists dare: He criticized Ben Ali and his family members, who dominate political and economic life in Tunisia, a Mediterranean country of 10 million. Boukhdhir\u2019s freelance pieces, published online and for foreign publications, accused Ben Ali of nepotism such as funneling state money to a private school run by a niece. Boukhdhir quickly attracted the attention of the authorities. He was dismissed from his day job at the newspaper Akhbar al-Jumhuriyya under government pressure, was refused a passport, and on one occasion was assaulted by secret police in downtown Tunis shortly after writing an online piece criticizing the business practices of Ben Ali\u2019s son-in-law. Undeterred, Boukhdhir kept writing. So, in November 2007, the Ben Ali government sent him a stronger message. As the journalist headed from Sfax to Tunis after being told he could at last collect his passport, police stopped his cab outside the city and ordered him out of the car. The officers accused Boukhdhir of insulting them\u2014a charge the writer vigorously denied\u2014and then took him to a police station where they punched him repeatedly in the head and accused him of being an American agent, the journalist told CPJ.  The government said Boukhdhir\u2019s arrest had nothing to do with journalism. A week later, after a farcical trial, he was convicted of \u201cinsulting a public employee\u201d and refusing to hand over identification to a police officer. A witness told Boukhdhir\u2019s family that police falsified his statements to incriminate the journalist. The judge at Boukhdhir\u2019s trial prohibited the government\u2019s witnesses from being cross-examined. The one-year sentence was not only the maximum allowed by law, it was unheard of for such an offense, defense lawyers said.   \u201cThey sent him to prison in order to terrorize him,\u201d said human rights lawyer Mohammed Abbou, himself jailed in 2005 for online articles criticizing Ben Ali. Following an intensive international campaign by journalists and press freedom groups, including CPJ, Tunisian authorities released Boukhdhir in July, citing good behavior, but his imprisonment illustrates the harsh and elaborate measures Tunisia\u2019s government uses to stifle media dissent while trying to insulate itself from international criticism.  Known across the world for its stunning beaches and tourist locales, Tunisia quietly operates a police state at home. The print press does not criticize the president and is largely paralyzed by self-censorship. The few critical voices who do write on the Internet, for foreign publications, and for low-circulation opposition weeklies are regularly harassed and marginalized by the Tunisian authorities. Tunisia\u2019s press code outlines an array of coverage restrictions\u2014including outright bans on offending the president, disturbing public order, and publishing what the government deems \u201cfalse news.\u201d While such laws have been used to prosecute journalists over the years, authorities prefer to use more subtle tactics to keep those voices in check, a CPJ investigation found. They control the registration of print media and licensing of broadcasters, refusing permission to critical outlets. They control the distribution of government subsidies and public sector advertising, thus wielding an economic weapon. Outspoken newspapers are subject to confiscation by police. Critical online news sites, those belonging to international rights groups, and the popular video-sharing site YouTube are blocked by the government.  Independent journalists, some of whom double as human rights activists, have also been targets of harassment. Their phone lines are cut, they receive anonymous threats, they are placed under police surveillance, they are denied the right to travel outside the country, and even their movements inside the country have been curtailed. Those who exceed the authorities\u2019 acceptable boundaries for criticism are targeted with harsher measures such as imprisonment or violent attack. In one notorious 2005 case, Christophe Boltanski of the French daily Lib\u00e9ration was pepper sprayed, beaten, and stabbed by four unidentified men in the highly patrolled diplomatic quarter of Tunis. The attack came just days before a U.N.-sponsored summit on the Internet\u2014and right after Boltanski wrote an article describing persecution of human rights activists. In strikingly similar circumstances, Tunisian journalist Riad Ben Fadhel was wounded in a 2000 drive-by shooting outside his home in Carthage\u2014a spot within miles of the presidential palace, one of the most secure areas in the country. Days before, he had written an article for Le Monde urging Ben Ali to step down after his term expired.  Tunisia and Morocco have jailed more journalists than any other nation in the Arab world since 2002. Tunisian authorities have used charges unrelated to journalism as a way to protect themselves from international scrutiny. (Such charges extend beyond journalism. In February, authorities imprisoned comedian Hedi Ould Baballah on what were widely viewed as trumped-up drug charges after he imitated Ben Ali in an unflattering skit.) \u201cThere are a lot of invisible, indirect pressures,\u201d said one veteran Tunisian journalism teacher, who spoke only on condition of anonymity. \u201cThere are no official orders to close papers down or jail journalists. But you ask yourself, where is the independent press?\u201d Internationally, the government employs an aggressive public relations strategy. The regime provides expense-paid junkets to regional journalists to cover official events such as the annual commemoration of the November 1987 coup that brought Ben Ali to power, journalists told CPJ. The Cairo-based Arab Network for Human Rights Information (ANHRI) reported in 2007 that Egyptian journalists were paid to produce stories praising Ben Ali\u2019s \u201cdemocratic reforms\u201d and \u201cleadership skills.\u201d  Authorities aggressively counter criticism at international forums by recruiting \u201cspoilers.\u201d In September 2007, one such group sought to dominate the discussion at a Johns Hopkins University event featuring journalist and human rights activist Sihem Bensedrine. When criticism is published in international newspapers, government spokespeople respond swiftly. \u201cSince President Ben Ali&rsquo;s accession to power in 1987, Tunisia has implemented a progressive but irreversible reform process aiming at anchoring democracy, strengthening the rule of law, and promoting and protecting human rights,\u201d wrote Taoufik Chebbi, press counselor to the Tunisian embassy in Washington, in a letter to the St. Paul Pioneer Press that followed a CPJ account of press freedom abuses. Chebbi said reforms have \u201cspectacularly changed\u201d the political landscape. Those changes, however, do not include direct engagement with those critical of the government\u2019s record. Top officials, from Prime Minister Mohamed Ghannouchi to Interior Minister Rafik Belhaj Kacem, ignored numerous requests from CPJ to meet in Tunisia in June and July to discuss press freedom abuses.  Seen as a bulwark against Islamist militancy in North Africa, Ben Ali enjoys strong relations with the United States and Europe. The U.S. State Department and President George W. Bush have occasionally taken the government to task for its human rights record, but Tunisia is a trusted partner in the U.S. war on terrorism and has impressed U.S. supporters with its economic growth, support for women&rsquo;s rights, and political stability. Many of its U.S. supporters are members of Congress, particularly those serving on the recently formed Tunisia Caucus, which is tasked with boosting bilateral relations. The Tunisian government regularly welcomes Congressional delegations to the sunny capital of Tunis. As members of Congress push for closer U.S.-Tunisian ties, they typically remain silent about Tunisia&rsquo;s poor human rights and press freedom record while allowing Tunisia\u2019s state-controlled press to exploit their visits for propaganda.  In the latest example, U.S. Rep. Betty McCollum, a Democrat from Minnesota, praised Tunisia during a July visit as a \u201cvoice of moderation and wisdom in the world,\u201d a statement that was trumpeted in the pro-government press. Tunisian journalists and analysts say this type of political support is the foreign assistance the regime wants most. (In a piece published on The Hill Web site, McCollum said she spoke privately with human rights groups but her trip focused \u201con security cooperation and counterterrorism.\u201d)  Tunisia\u2019s ties with France, its leading trade partner, run deeper still. Like predecessor Jacques Chirac, French President Nicolas Sarkozy has warm relations with Ben Ali, declaring during an April visit to Tunis: \u201cIn a country where I come as a friend and I am received as a friend, I do not see why I would take it upon myself to give lessons.\u201d Although the European Union occasionally criticizes Tunisia on human rights, its political and economic interests override concerns about the government\u2019s human rights abuses.  Today, many of Tunisia\u2019s skilled journalists lament the sorry state of their profession, noting the gap between their country and neighbors such as Algeria and Morocco, where a vocal press has taken hold despite severe government repression. In several cases documented by CPJ, prominent Tunisian journalists have left the country to find work with international news organizations. \u201cThey used to assassinate journalists in Algeria, but in Tunisia they murdered the profession,\u201d said Taoufik Ben Brik, a 48-year-old independent journalist, referring to a murderous campaign by armed groups in Algeria in the 1990s. A harsh critic of Ben Ali, Ben Brik now writes for international news outlets. It was only over the last four years that Slim Boukhdhir, once a veteran of the pro-government press, turned a critical eye toward the Ben Ali administration. By the time he was jailed, Boukhdhir was writing several times a week for officially banned Web sites such as the popular Tunisnews, and occasionally for the opposition weekly Al-Mawkif and the London-based daily Al-Quds al-Arabi. \u201cSlim represents what they are afraid of,\u201d said long-time independent journalist Neziha Rejiba. \u201cHe went from being an ordinary journalist in Tunisia to an independent one. What happened to him is a way [for the government] to teach others.\u201d Ben Ali has honed this containment strategy over two decades. The modern republic of Tunisia has known only two presidents since its independence from France in 1956. Habib Bourguiba, the nationalist hero and \u201cpresident for life,\u201d led Tunisia\u2019s modernization and development over the course of 31 years. Under his autocratic hand, the country was hardly a liberal democracy, but he did permit a modest amount of political discourse in opposition and independent newspapers. As Bourguiba\u2019s leadership became more erratic in his final years in power, the leeway for critical debate shrank as closings and censorship of newspapers grew. When then-Prime Minister Ben Ali deposed Bourguiba, Tunisians felt a sense of optimism as political prisoners were freed and elections were promised. \u201cFrom 1987 to 1989 there was a kind of [political] spring in Tunisia,\u201d said Rachid Kechana, the editor of Tunisia\u2019s opposition weekly newspaper Al-Mawkif. \u201cThere were elections coming up and people thought they were experiencing pluralism. But it was a deception. After this, the state became more authoritarian and the press was the first casualty.\u201d  Ben Ali cracked down first on Islamist opposition and then on anyone who disagreed with the regime. Critical independent and opposition newspapers such as Le Maghreb, Badil, and the Islamist weekly Al-Fajr were shuttered outright or forced to close under government pressure. The publisher of Al-Rai, for example, closed the independent weekly under pressure after Rejiba wrote a column questioning Ben Ali\u2019s political skills and expressing doubts about his democratic intentions. Ben Ali\u2019s government has largely succeeded in taking the life out of the country\u2019s journalism. The mainstream print press is dominated by pro-government publications that offer fawning coverage of Ben Ali, praising him as an architect of change and a promoter of liberty. A 2007 U.S. State Department report found that even nominally private media take direction from senior government officials and that \u201call media were subject to significant governmental pressure over subject matter.\u201d Front pages feature a daily photo of a beneficent Ben Ali, sometimes meeting with a foreign dignitary and sometimes simply in portrait. The inside pages are heavy with social news and sports. The occasional criticism is general and avoids mentioning officials by name or faulting government policies. In June, as Tunisians in the southern town of Redeyef were demonstrating against unemployment and the rising cost of living, front page news in the daily press was dominated by Tunisian students who passed their baccalaureate exams.   The Interior Ministry registers all print media, denying approval to titles perceived as independent. This decade, the government set up the National Frequencies Agency to license private broadcasters, but its approval criteria have never been disclosed, and several independent applicants have never even gotten a response from the agency, CPJ found. The agency has licensed one television station and three radio broadcasters, but all are owned by business interests close to the regime. Even so, the licenses bar the stations from broadcasting any political news except bulletins from the government news agency. \u201cAlways on the minds of journalists is whether the authorities will accept what they write. They never talk about what the readers want. Sometimes there is criticism in the daily press, but it\u2019s not directed at the main decision-makers,\u201d said one senior journalist working for the pro-government press. He spoke on condition he not be identified, citing fear of retribution. The fear is well-grounded. The government, through the Tunisian External Communication Agency (ATCE), distributes advertising from government agencies and publicly owned companies, and punishes outspoken newspapers by withholding advertising, journalists told CPJ. Private advertisers typically follow suit when the government pulls advertising, these journalists said. The ATCE operates opaquely: It doesn\u2019t disclose guidelines on how it doles out ads, and ATCE Director General Oussama Romdhani did not respond to CPJ\u2019s repeated calls seeking comment.  Despite this long record of hindering the press, Ben Ali frequently issues disingenuous calls for an end to self-censorship. \u201cWe have constantly considered freedom of expression as a fundamental human right,\u201d Reuters quoted Ben Ali as saying in May. \u201cWe reiterate our call to redouble efforts &#8230; to diversify and enrich spaces of dialogue in the various media to guarantee a developed and audacious national information &#8230; away from all forms of self-censorship and external censorship.\u201d Raouf Cheikhrouhou, manager of the Dar al-Sabah media company and one of the few pro-government news executives who agreed to meet with CPJ, defended his publications and said they were independent. Asked why his newspapers, which include the influential 40,000-circulation daily Al-Sabah, do not look into government corruption or criticize high level officials, he blamed the law. \u201cHere in Tunisia there is a press law and you cannot go outside the law,\u201d he said. \u201cUnder the law we cannot offend the president. Tunisia is not Europe. It is an Arab, Muslim country. \u2026 We are going step by step and I think the press is going the right way.\u201d When pro-government papers do undertake aggressive journalism, it often entails smearing independent reporters and activists. Newspapers such as the leading circulation daily Echourouk, the weekly Assarih, and the weekly Al-Hadath frequently publish baseless personal attacks on journalists, calling them \u201ctraitors\u201d and \u201cforeign agents.\u201d Editors from these papers did not respond to CPJ\u2019s calls seeking comment. At the other end of the spectrum from the well-funded pro-government press are tiny opposition papers and online publications that face enormous obstacles. Collectively, their circulation is about 30,000 copies weekly (the pro-government tabloid daily Echourouk reportedly distributes 80,000 alone), they cost more to buy, and they all face limits in their political coverage.  In practice, only two opposition newspapers\u2014the weeklies Al-Mawkif, which belongs to the Progressive Democratic Party, and Mouatinoun, affiliated with the Democratic Forum for Labor and Liberties\u2014have what could be considered a consistently aggressive editorial policy. The others depend on government subsidies to the tune of about 90,000 Tunisian dinars (US$75,000) annually, are handed lucrative advertising from government agencies and public-owned companies, and are politically tame as a result.  Rachid Kechana, the affable editor of Al-Mawkif, has been waging a constant battle to publish his weekly since it reappeared on newsstands in 2001 following a seven-year hiatus. Kechana, with the help of five staffers, fills his papers\u2019 pages with stories not found in the rest of the press\u2014reports from human rights groups criticizing the government\u2019s record, articles about questionable land deals by government officials, and stories about rising food prices. He has done it all on a shoestring budget. Unlike most other opposition papers, Al-Mawkif doesn\u2019t receive government subsidies (under the law, parties must have active representatives in parliament and his does not), and has been largely blacklisted by advertisers. As a result, the paper survives on its newsstand sales, and Kechana, who doubles as Tunis correspondent for the London-based daily Al-Hayat, is unable to take a salary. Still, the paper has grown from four to 12 pages, its print run has increased tenfold to 10,000 copies, and it has grown bolder in its news coverage. With the paper\u2019s rising influence has come increased government pressure\u2014and that has caused new problems. Dependent on newsstand sales, Al-Mawkif can be crippled financially whenever the government decides to interfere. \u201cEvery week, we have to calculate the risk. When we choose a headline, we have to think how much it will antagonize the government,\u201d Kechana said. The paper found out in March, when it ran a series of tough stories on human rights abuses, a questionable deal involving a businessman close to Ben Ali, and the long-shot presidential candidacy of the Progressive Democratic Party\u2019s former head, Nejib Chebbi. Soon after, copies of the newspaper began to disappear from kiosks. Over a four-week period in March and April, vendors reported that secret police scooped up copies in bulk, Kechana said. Al-Mawkif also discovered large numbers of copies undistributed in the offices of its circulation contractor, Sotupresse. Al-Mawkif records show a drastic drop in sales, reaching a low of 744 copies in one week. Sotupresse Director General Saleh Nouri denied suggestions that copies were being withheld, saying his company operates \u201cfreely.\u201d Tunisian officials would not meet with CPJ to comment on the case.\u00a0  At the same time copies were being taken out of circulation, Al-Mawkif found itself the target of a 500,000-dinar (US$415,000) lawsuit brought by five Tunisian cooking oil distributors. The companies claimed the paper published false news in an opinion piece calling for an investigation into news reports that contaminated cooking oil was illegally exported to Algeria. The suit was brought by the companies although they were not named in the article and the commentary was based on a report in the Algerian daily Al-Khabar. Hassan al-Thabeet, the lawyer representing the companies, said they contacted him separately to file the suit and had not acted in concert. He declined other comment.  The outspoken weekly Mouatinoun, founded in 2007 as the mouthpiece of the Democratic Forum for Labor and Liberties, faces similar political and economic obstacles. The avuncular party head, Mustafa Ben Jaafar, who is also the paper\u2019s director, publishes with a volunteer staff from a four-room apartment in downtown Tunis, selling about 1,000 copies per issue. He says he can get no advertising from public companies and that newspaper vendors hide his paper in their kiosks. Plainclothes security agents sit outside the apartment building on watch. \u201cThey are there 24 hours a day,\u201d Ben Jaafar said. \u201cThis is a form of intimidation for ordinary citizens.\u201d For the image-conscious government, marginalizing these papers is preferable to shutting them down. \u201cThe government needs Al-Mawkif to show the world that it has an open media\u2014when in reality it is completely restricted,\u201d says Lotfi Hajji, Tunis correspondent for Al-Jazeera.  You can spot the offices of Kalima, just off of Al-Hurriya Street, by the security agents planted in plastic chairs opposite the building 24 hours a day. Secret police aside, Kalima is not your average Tunisian news outlet. Founded in 2000 by the journalist-activist Sihem Bensedrine, Kalima publishes biting critiques in Arabic and French of Ben Ali and his family, as well as stories about torture and human rights abuses. Its cramped, poorly lit office also serves as headquarters for the National Council for Liberties in Tunisia (CNLT), a local human rights group, and the press freedom group the Observatory for the Freedom of Press, Publishing, and Creation. This year, for the fifth time in nine years, Bensedrine sought permission to produce a print edition of Kalima, but officials at the Ministry of Interior would not accept her application. Kalima still prints a few hundred unauthorized copies on a photocopy machine, but it mainly publishes on the Internet and by e-mail. The site is blocked in Tunisia, although it is widely read abroad. Kalima is part of a small but growing samizdat electronic media that has emerged beyond the censors\u2019 reach. Its aggressive approach to news and political commentary has made the paper the target of intensive harassment in the form of threats, intimidation, violent attacks, and jail. Bensedrine and Editor-in-Chief Neziha Rejiba say their offices are regularly burglarized; they return to work in the mornings to find computers turned on and files printed out. \u201cThey want to show us we are not in a secure environment,\u201d Bensedrine said. As with other independent journalists, their e-mail accounts are infiltrated by malicious programs. Bensedrine\u2019s entire e-mail queue once vanished after she clicked open an e-mail. Bensedrine was imprisoned for six weeks in 2001 after discussing corruption and human rights abuses during a satellite television interview. She has been the target of numerous assaults, such as a 2004 attack in which presumed secret police agents punched her in the face and chest. And Bensedrine has been the target of scathing personal attacks in pro-government newspapers such as Ashourouq, Assarih, and Al-Hadath, which have called her a prostitute, a \u00ab\u00a0creature of the devil,\u00a0\u00bb and a \u00ab\u00a0hateful viper.\u00a0\u00bb One of those leading the attacks, Abdelhamid Riahi of Ashourouq, was later decorated by the president for cultural achievements. Omar Mestiri, a human rights activist and the managing editor of Kalima, was the target of a spurious 2007 defamation lawsuit brought by Mohammed Baccar, a lawyer with close connections to state authorities. The case stemmed from a September 2006 article in which Mestiri criticized the Tunisian Bar Association\u2019s decision to lift Baccar\u2019s disbarment. The prosecution did not challenge the accuracy of the story but insisted that Mestiri reveal his sources. Baccar finally withdrew his complaint, but just a day later unknown arsonists torched the office of Ayachi Hammami, the human rights lawyer who defended Mestiri. Even for enterprising Tunisian journalists, several types of stories are out of reach. Violent protests over unemployment and rising food costs rocked the southern mining town of Redeyef in January and continued in the ensuing months, but virtually no coverage followed. Journalists and activists said government forces had cordoned off the city and barred nonresidents and journalists from entering. In June, authorities detained reporter-activist Hadi al-Ridaoui for two days after he took pictures and interviewed wounded demonstrators at the hospital in nearby Gafsa.  \u201cYou can write about sports all you want. But issues important to society, like the demonstrations in Redeyef, the press can\u2019t do anything except print what the government wants,\u201d said Al-Jazeera correspondent Hajji. Hajji\u2019s situation reflects the severe limits the government is willing to place on the international press. The ATCE controls foreign reporters by requiring them to obtain government accreditation and then get explicit permission to cover any official event. As part of the Tunisian government\u2019s longstanding feud with Al-Jazeera over its coverage of Tunisian dissidents, authorities have refused to accredit Hajji since 2004. Hajji has no office and is not authorized to cover the news, although he continues to file stories for Al-Jazeera\u2019s Web site and send reports by e-mail. Hajji said police so often arrive at his meetings and interviews, it\u2019s clear they monitor his phone conversations. In May, as Hajji was traveling to proceedings in the cooking-oil lawsuit against Kechana, police delayed him at a toll road until the hearing was over.\u00a0  While many independent journalists are still working, others are losing hope. With Ben Ali set to run for a fifth term in 2009, they are bracing for a renewed clampdown designed to ensure the president\u2019s smooth re-election to a new five-year term. \u201cThere is no place for an independent media project today,\u201d said the Tunisian journalism teacher. Propaganda work, sure, he says. Business projects, absolutely. There will always be plenty of state money to burnish Tunisia\u2019s international image. But Hajji\u2019s case\u2014like those of Boukhdhir, Bensedrine, Kechana, and others\u2014illustrates the government\u2019s determination to control the news and to quash free expression. Until that situation changes, until Tunisia\u2019s international allies speak up for change, the opportunity for political freedom will be severely limited.   Joel Campagna served as CPJ\u2019s senior program coordinator for the Middle East and North Africa. <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p><font size=\"2\"><\/p>\n<p align=\"center\">\n<p><font size=\"3\">Tunisian journalist sues government agency for blocking Facebook, claims damage for the use of 404 error message instead of 403<\/font><\/p>\n<\/p>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\">Submitted by ONI-MENA on 12 September, 2008 &#8211; 07:50. \u00a0<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\">Posted in <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Human rights<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\">,<\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Middle East and North Africa (MENA)<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\">, <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Social filtering<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\">, <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Tunisia<\/u><\/font><\/a><\/div>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\">Tunisian journalist and blogger <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Zied El-Hen<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\"> filed a suit this week in a Tunisian court against the <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>Tunisian Internet Agency<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\"> for blocking the social networking Web site Facebook, according to a <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>report<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\"> by Reuters (Arabic). The journalist demands about $5,000 as a compensation for the damages which the blocking caused to him. He said the fact that the Tunisian President himself had to intervene to have the site unblocked last week is an evidence that the blocking was wrong and illegal.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\">In an interesting technical argument he said that the the agency mislead him by serving the message 404 (Not Found) error message instead of the 403 message (Access Forbidden), which the agency serves to users who attempt to access banned sites. This action of misleading (Not Found vs. Forbidden) caused him material as well as punitive damages, he said.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\">The 404 message or Not Found error message is a standard response code which means that the user connected to the site, Facebook in this case, but the site, Facebook, could not find what was requested. The 403 (Forbidden) message, however means that the user was able to communicate with the site, Facebook, but the server forbids him\/her from accessing the site.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\">The President of Tunisia Zine Al Abidine Ben Ali <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><u>ordered<\/u><\/font><\/a><font size=\"2\"> the unblocking of the site last week after it was blocked by the country&rsquo;s ISPs without giving any reason.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\">ONI will monitor the progress of this unprecedented legal case and report any development<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\"><strong>(Source: \u00ab\u00a0Open Net initiatve\u00a0\u00bb le 27 septembre 2008)<\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/p>\n<p><\/font><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<p><font size=\"3\"><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\u00a0Gouvernement, partis politiques et Organisations nationales face aux indicateurs de d\u00e9veloppement D\u00e9fi vital : r\u00e9duire le taux de ch\u00f4mage<\/div>\n<div align=\"justify\"> Les indicateurs de d\u00e9veloppement pour les ann\u00e9es 2007 et 2008, les perspectives pour 2009 et les moyens de renforcer le processus de d\u00e9veloppement conform\u00e9ment aux objectifs fix\u00e9s dans le cadre du XI\u00e8me plan de d\u00e9veloppement (2007-2011) ont \u00e9t\u00e9 au centre des travaux du conseil sup\u00e9rieur du d\u00e9veloppement, tenu, hier, \u00e0 Gammarth, sous la pr\u00e9sidence de M. Mohamed Ghannouchi, premier ministre,   en pr\u00e9sence des membres du gouvernement et avec la participation des repr\u00e9sentants des partis politiques et des organisations nationales. Dans son allocation, le Premier ministre a fait remarquer que la prochaine \u00e9tape exige une plus grande vigilance et la valorisation de toutes les tendances et initiatives positives telles que la tendance des investisseurs \u00e9trangers \u00e0 investir en Tunisie, l&rsquo;intensification des relations de partenariat et de coop\u00e9ration avec les pays fr\u00e8res et amis.  \u00a0  Les d\u00e9fis de 2009  Apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 les r\u00e9formes entreprises en Tunisie dont la promulgation de la loi sur l&rsquo;initiative \u00e9conomique, la loi sur les soci\u00e9t\u00e9s, le code des droits et proc\u00e9dures fiscaux, la promulgation de la loi cadre sur les concessions, la r\u00e9vision du code de la douane\u00a0\u00a0 et la promulgation de la nouvelle loi sur le syst\u00e8me de formation professionnelle, M. Mohamed Ghannouchi\u00a0\u00a0 a indiqu\u00e9 que ces r\u00e9formes ont \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9es de strat\u00e9gies sectorielles portant notamment sur l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re, l&rsquo;objectif \u00e9tant d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer le rythme de la mise \u00e0 niveau de ses unit\u00e9s, encourager l&rsquo;esprit d&rsquo;initiative, la cr\u00e9ation de projets et de soci\u00e9t\u00e9s ainsi que l&rsquo;am\u00e9nagement de zones industrielles et la promotion du d\u00e9veloppement r\u00e9gional.  Analysant les perspectives du d\u00e9veloppement pour 2009 et les d\u00e9fis auxquels l&rsquo;\u00e9conomie nationale sera confront\u00e9e, il a cit\u00e9 notamment la promotion de l&#8217;emploi et l&rsquo;am\u00e9lioration du pouvoir d&rsquo;achat du citoyen dans un environnement mondial difficile marqu\u00e9 par une concurrence accrue.  A cet \u00e9gard, le premier ministre\u00a0\u00a0 a mis l&rsquo;accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de poursuivre les efforts de polarisation de l&rsquo;investissement ext\u00e9rieur et son orientation vers les secteurs et activit\u00e9s \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e, de conf\u00e9rer davantage d&rsquo;efficience \u00e0 la politique de l&#8217;emploi, de consolider les fondements du d\u00e9veloppement r\u00e9gional, d&rsquo;affiner les strat\u00e9gies sectorielles, de ma\u00eetriser l&rsquo;inflation et de pr\u00e9server les \u00e9quilibres financiers.  Le premier ministre a soulign\u00e9 la volont\u00e9 de la Tunisie de r\u00e9aliser tous les objectifs conform\u00e9ment \u00e0 la traditionnelle corr\u00e9lation entre l&rsquo;\u00e9conomique et le social, \u00e9tant par principe la finalit\u00e9 et l&rsquo;instrument de l&rsquo;\u0153uvre de d\u00e9veloppement.  \u00a0  Des indicateurs en haut, d&rsquo;autres en bas  Il ressort des donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 cette occasion, qu&rsquo;au cours de la p\u00e9riode 2007-2008, la part de l&rsquo;investissement dans le PIB est pass\u00e9e de 23,4% en 2006 \u00e0 23,9% en 2007 pour s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 25,1% en 2008, des taux qui ont d\u00e9pass\u00e9 les estimations du XI \u00e8me plan (2007-2011), et ce, gr\u00e2ce au rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;investissement priv\u00e9 qui repr\u00e9sente 60% du total de l&rsquo;investissement.  S&rsquo;agissant de\u00a0\u00a0 la part des investissements directs \u00e9trangers (IDE) dans le PIB, elle a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e de 3% avant 2007 \u00e0 5% au cours de la p\u00e9riode 2007-2008.  Pour ce qui est de la subvention des produits de consommation, elle est pass\u00e9e de 306 millions de dinars en 2006 \u00e0 668 millions de dinars en 2007 et 1048 millions de dinars en 2008.  Quant \u00e0 la subvention directe des hydrocarbures, celle-ci demeure \u00e9lev\u00e9e, soit pr\u00e8s de 450 millions de dinars en 2007 et devrait atteindre 806 millions de dinars en 2008.  Au chapitre de l&#8217;emploi, pr\u00e8s de 160 mille emplois ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es au cours de la p\u00e9riode 2007-2008, un nombre en parfaite ad\u00e9quation avec les objectifs du XI\u00e8me plan de d\u00e9veloppement (2007-2011).  En Bref, la Tunisie a r\u00e9alis\u00e9 un taux de croissance moyen annuel de 5,7% durant la p\u00e9riode 2007-2008, un rythme soutenu par une hausse de la consommation de 5,1% par an, une am\u00e9lioration du rythme des exportations de 7,5% par an et une progression de l&rsquo;investissement au taux de 7% par an.  \u00a0  De l&rsquo;avis des partis politiques et des organisations nationales  Dans leurs interventions, les secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux des partis politiques ont soulign\u00e9 notamment l&rsquo;importance d&rsquo;am\u00e9liorer les pouvoirs d&rsquo;achat des Tunisiens et d&rsquo;impulser le rythme de cr\u00e9ation des emplois.  M. Mohamed Bouchiha, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du PUP a indiqu\u00e9 qu&rsquo;il \u00ab n&rsquo;a pas de d\u00e9veloppement sans la promotion du secteur agricole \u00bb appelant dans ce cadre \u00e0 renforcer la mise en valeur des p\u00e9rim\u00e8tres agricoles, la protection des richesses halieutiques et la promotion des grandes cultures, se f\u00e9licitant des derni\u00e8res mesures\u00a0\u00a0 pr\u00e9sidentielles annonc\u00e9es au profit du secteur agricole.  Pour sa part, M. Ismail Boulahya, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du MDS a recommand\u00e9 de r\u00e9viser la politique d&rsquo;indexation des salaires et le syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9ducation et d&rsquo;enseignement en Tunisie pour que \u00ab l&rsquo;Universit\u00e9 ne cr\u00e9e pas que des ch\u00f4meurs \u00bb.  Dans le m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9es, le premier secr\u00e9taire du Mouvement Ettajdid a soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9\u00e9valuer le rendement du syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9ducation et d&rsquo;enseignement tunisien et d&rsquo;assurer un partage \u00e9quitable entre les b\u00e9n\u00e9ficiaires des m\u00e9canismes de cr\u00e9ation d&rsquo;entreprises notamment entre les dipl\u00f4m\u00e9s des sp\u00e9cialit\u00e9s scientifiques et de lettres qui enregistrent le taux de ch\u00f4mage le plus \u00e9lev\u00e9s parmi les dipl\u00f4m\u00e9s du sup\u00e9rieur.  Les repr\u00e9sentants des organisations nationales ont appel\u00e9 \u00e0 renforcer la vigilance et la veille au cours de la prochaine \u00e9tape\u00a0\u00a0 compte tenu de l&rsquo;impact sur l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne de la crise des cr\u00e9dits immobiliers aux Etats-Unis et ses s\u00e9quelles n\u00e9gatives sur les bourses et le syst\u00e8me financier mondial et l&rsquo;abaissement du rythme d&rsquo;accroissement des \u00e9changes mondiaux de marchandises et le ralentissement de la croissance dans l&rsquo;Union Europ\u00e9enne.  Tous les participants ont \u00e9t\u00e9 unanimes sur la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer les efforts visant \u00e0 r\u00e9duire le taux de ch\u00f4mage notamment celui des dipl\u00f4m\u00e9s de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur, premier d\u00e9fi durant les ann\u00e9es \u00e0 venir et de promouvoir les trois \u00ab moteurs de l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne \u00bb, \u00e0 savoir les exportations, l&rsquo;investissement et le pouvoir d&rsquo;achat du Tunisien.  S.E.M  <font><strong>(Source: \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Tunis), le 28 septembre 2008)<\/strong><\/font><\/div>\n<hr\/>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Chant et musique soufis: Engouement remarquable du public<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00a0Genre musical pratiqu\u00e9 en Tunisie dans les confr\u00e9ries religieuses, les chants liturgiques occupent une place privil\u00e9gi\u00e9e dans la tradition orale. Expression de la joie li\u00e9e aux f\u00eates et autres circonstances, la musique liturgique est pris\u00e9e par les familles tunisiennes et accompagne leurs c\u00e9r\u00e9monies.  Les troupes de chant liturgique qui s&rsquo;activent surtout pendant le mois de Ramadan, mois de la spiritualit\u00e9 et de la pi\u00e9t\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 programm\u00e9es en bonne place dans la grille des festivals de la M\u00e9dina de Tunis dans sa 26 \u00e8me session et dans les r\u00e9gions.  Les zaouias et somptueux palais de la M\u00e9dina ont abrit\u00e9 les troupes liturgiques dont la Soulamia \u00e0 Sidi Kacem Jelizi, \u00e0 la Zaouia Sidi Mehrez et \u00e0 la biblioth\u00e8que de la ville de Tunis ainsi que la troupe de la Issaouia \u00e0 la Zaouia Sidi Ben Arous. L&rsquo;unique festival qui propose un programme sp\u00e9cifique est celui de la musique spirituelle, dirig\u00e9 par M.Lotfi Meraihi, qui vit\u00a0 cette ann\u00e9e\u00a0 sa quatri\u00e8me \u00e9dition cons\u00e9cutive ( du 16 au 23 septembre 2008). Des chanteurs tunisiens talentueux se sont inspir\u00e9s dans leurs compositions musicales par les troupes de chants soufis \u00e0 l&rsquo;instar de Lotfi Bouchnak qui a pr\u00e9sent\u00e9 une nouvelle cr\u00e9ation intitul\u00e9e \u00a0\u00bbManarat\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;occasion de la 3\u00e8me session de M\u00fbs\u00eeq\u00e2t (du 6 au 20 septembre 2008), cr\u00e9ation etoff\u00e9e \u00e0 partir de m\u00e9lodies compos\u00e9es sur des textes a consonance spirituelle. Un gala de musique soufie dirig\u00e9 par l&rsquo;artiste Khaled Bouyahia a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 le 18 septembre 2008 au festival de la M\u00e9dina de Sousse avec la participation du Cheikh Ahmed Jelm\u00e8me et la jeune chanteuse Abir Nasraoui. Les repr\u00e9sentations de la Hadhra qui sont populaires, illustrent cette tendance et connaissent pendant le mois de Ramadan, une affluence de la part d&rsquo;un public vari\u00e9.  Pour Fethi Zghonda, charg\u00e9 du d\u00e9partement de la musique au minist\u00e8re de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, la musique soufie constitue \u00a0\u00bbun patrimoine riche et diversifi\u00e9 \u00ab\u00a0. Ce patrimoine, a t-il dit, s&rsquo;est form\u00e9 \u00e0 travers les \u00e2ges, depuis l&rsquo;\u00e9mergence du mouvement soufi en Ifriqia, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque hafside (12\u00e8me-14\u00e8me) si\u00e8cles. En g\u00e9n\u00e9ral, a-t-il relev\u00e9, Cheikh Sidi Belhassen Echedli est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des pionniers de la musique soufie aux cot\u00e9s des cheikhs Abou Mediene Chouaib, Abou Ali Essouni Ennafti et Sidi Bousa\u00efd. Au 13\u00e8me si\u00e8cle, Belhassen Echedli a contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de la confr\u00e9rie \u00a0\u00bbEchadlia\u00a0\u00bb, la plus c\u00e9l\u00e8bre au maghreb. Au fil des ann\u00e9es, l&rsquo;on a assist\u00e9 \u00e0 une prolif\u00e9ration de confr\u00e9ries cr\u00e9ees par des cheikhs ou \u00a0\u00bbAwliya\u00a0\u00bb dont Sidi Ahmed Ettijani. Et M.Zghonda d&rsquo;ajouter que chaque confr\u00e9rie avait son propre rituel. Le rituel se compose essentiellement d&rsquo;invocations et de chants en langue arabe classique et dialectal. Les po\u00e8mes sont \u00e9crits par les chefs des confr\u00e9ries, r\u00e9cit\u00e9s et transmis par voie orale aux disciples. Le chant soufi est ex\u00e9cut\u00e9 par la voix uniquement ou accompagn\u00e9 d&rsquo;instruments de musique notamment les instruments de percussion. La plupart des confr\u00e9ries soufies sont repr\u00e9sent\u00e9es en Tunisie dont la soulamia, fond\u00e9e par le chef spirituel le cheikh Abdesslem Lasmar (1475-1573). Au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle, le nombre de Zawiyas, propres \u00e0 la soulamiya a atteint six dans la seule ville de Tunis. La tradition musicale de la confr\u00e9rie soulamiya appara\u00eet ainsi comme une expression authentique du soufisme telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par Abdesslem Lasmar.   <font><strong>(Source: \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Tunis), le 28 septembre 2008)<\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03050 du 28.09.2008 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0\u00a0 Comit\u00e9 pour la protection des journalistes:\u00a0 Tunisie: l&rsquo;oppresseur souriant Committee to Protect Journalists: TunisiaThe smiling opressor Open Net initiatve: Tunisian journalist sues government agency for blocking Facebook, claims damage for the use of 404 error message instead of 403 Le Temps: Gouvernement, partis 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