{"id":17555,"date":"2006-12-12T00:00:00","date_gmt":"2006-12-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/12-decembre-2006\/"},"modified":"2006-12-12T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-12T00:00:00","slug":"12-decembre-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/12-decembre-2006\/","title":{"rendered":"12 d\u00e9cembre 2006"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"      Le 10 d\u00e9cembre de chaque ann\u00e9e est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la journ\u00e9e internationale pour \n      la D\u00e9claration des droits de l\u2019homme. Une occasion pour chaque pays de \n      faire ses comptes et pour la soci\u00e9t\u00e9 mondiale de faire son bilan g\u00e9n\u00e9ral \n      dans la sauvegarde de ces droits et leur adaptation \u00e0 la richesse \n      d\u00e9mographique, historique et culturelle de la plan\u00e8te.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"RTL\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div>\n<div>\n<table border=\"1\" width=\"100%\">\n<tr>\n<td bgcolor=\"#efefef\" width=\"100%\"> <span lang=\"AR-SA\"> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">  <\/div>\n<p> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font face=\"Arial\"><font size=\"2\">7\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e,          <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a02395 du 12.12.2006<\/span><\/font><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00a0archives : <\/font> <a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\" target=\"_blank\">          www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p> <\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/span> <\/p>\n<div> <span lang=\"FR-CH\"> <\/p>\n<div> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <span><font size=\"2\"> <strong> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">V\u00e9rit\u00e9-Action: Etat                 des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s en Tunisie :Prise de                 position<\/font><\/div>\n<div>                C.R.L.D.H. Tunisie:1996-2006 : dix ans de lutte pour les droits                 de l\u2019homme et les libert\u00e9s en Tunisie                  <font>Message de M. Yves Steiner pour                 Ez-Zeitouna<\/font><\/div>\n<div>                AP: Disparition inqui\u00e9tante \u00e0 Nantes: un corps rep\u00each\u00e9, trois                 policiers en garde \u00e0 vue<\/div>\n<div> <font>AFP: Disparition d&rsquo;un Tunisien: Tunis                 demande des informations \u00e0 Paris <\/font> <\/div>\n<div>                AFP:Disparition du citoyen tunisien Taoufik el-Amri, ouvrier de                 33 ans, le 22 novembre 2006 \u00e0 Nantes<\/div>\n<div> <font>AFP:\u00a0Des effets personnels de Taoufik Amri                 auraient \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s <\/font> <\/div>\n<div>                AFP:Disparition d&rsquo;un Tunisien: Tunis demande des informations \u00e0                 Paris<\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Le Figaro:                 Disparition \u00e0 Nantes: le myst\u00e8re demeure<\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Le Figaro: Affaire Taoufik : Les policiers                 auraient menti<\/font><\/h2>\n<p> <\/font> <\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP: Italie: un                 Tunisien soup\u00e7onn\u00e9 du meurtre de sa famille italienne<\/font><\/div>\n<div>                AFP: Italie: quatre personnes retrouv\u00e9es \u00e9gorg\u00e9es dans le nord              <\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">ATS:\u00a0Quatre                 personnes, dont un enfant, massacr\u00e9es \u00e0 Erba (I)<\/font><\/div>\n<div>\n<div>                  AFP:Les \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb annoncent la cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9cole de cadres de                   la D\u00e9fense<\/div>\n<div> <font>Larbi Guesmi: Insupportable<\/font><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<p> <\/strong><\/font><\/span> <\/span><\/span><\/div>\n<p> <\/span> <\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table><\/div>\n<div align=\"left\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"center\"> <strong><font>V\u00e9rit\u00e9-Action<\/font><\/strong> <strong>58\u00e8me anniversaire de la D\u00e9claration        universelle des Droits de l\u2019Homme\u00a0 <\/strong> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Etat des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s       en Tunisie :       Prise de position<\/font><\/h2>\n<p> \u00a0<\/strong><\/div>\n<div>      D\u00e9cembre 2006              <font>http:\/\/www.verite-action.org\/pdf\/prise_de_position_2006.pdf<\/font> <font>INTRODUCTION       <\/font>       Le 10 d\u00e9cembre de chaque ann\u00e9e est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la journ\u00e9e internationale pour       la D\u00e9claration des droits de l\u2019homme. Une occasion pour chaque pays de       faire ses comptes et pour la soci\u00e9t\u00e9 mondiale de faire son bilan g\u00e9n\u00e9ral       dans la sauvegarde de ces droits et leur adaptation \u00e0 la richesse       d\u00e9mographique, historique et culturelle de la plan\u00e8te.              Pourtant il y\u2019a des pays, comme la Tunisie, o\u00f9 cette comm\u00e9moration ne       signifie rien d\u2019autre que la recherche \u00e0 perfectionner le syst\u00e8me de la       mise sous tutelle de la soci\u00e9t\u00e9.              Signataire de nombreux instruments internationaux de protection des droits       de l\u2019Homme, dont la D\u00e9claration universelle des droits de l\u2019Homme et le       Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Tunisie       viole de mani\u00e8re d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et syst\u00e9matique les devoirs qui lui incombent       en vertu de ces instruments.\u00a0\u00a0               Dans le cadre de sa comm\u00e9moration annuelle de cet \u00e9v\u00e9nement, et sous le       th\u00e8me \u00ab Agir pour la sauvegarde des libert\u00e9s en Tunisie \u00bb, V\u00e9rit\u00e9-Action       pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019opinion publique nationale et internationale le pr\u00e9sent bilan       sur la situation g\u00e9n\u00e9rale des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s en Tunisie.              <font>Le pr\u00e9sent bilan suivra le cheminement suivant :        <\/font>       1.\u00a0\u00a0 L\u2019impasse politique et institutionnelle.       2.\u00a0\u00a0 La violation syst\u00e9matique des droits de l\u2019homme        \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2.1\u00a0\u00a0\u00a0 La torture.       \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2.2\u00a0\u00a0\u00a0 La situation dans les prisons.       \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2.3\u00a0\u00a0\u00a0 La lutte contre le terrorisme comme meilleur alibi \u00e0       la dictature.       3.\u00a0\u00a0 Les attaques aux libert\u00e9s individuelles.       4.\u00a0\u00a0 Les entraves aux libert\u00e9s publiques.       5.\u00a0\u00a0 Le Bilan \u00e9conomique et social.       6.\u00a0\u00a0 Perspectives.       7.\u00a0\u00a0 Recommandations.              <font>I.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019impasse politique et institutionnelle.<\/font>       Un demi si\u00e8cle apr\u00e8s la promulgation de la Constitution tunisienne, les       tunisiens vivent toujours dans l\u2019espoir de voir \u00e9merger un jour une r\u00e9elle       d\u00e9mocratie et la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne, pourtant riche de sa longue       exp\u00e9rience, lutte toujours pour son \u00abseuil minimal d\u2019existence\u00bb sous une       dictature qui ne semble pas s\u2019infl\u00e9chir.        Cette raison nous impose de traiter l\u2019impasse politique et       institutionnelle comme l\u2019aspect le plus pr\u00e9dominant du paysage tunisien vu       que c\u2019est cette impasse qui conditionne, depuis des d\u00e9cennies, les autres       aspects du bilan du syst\u00e8me politique tunisien en mati\u00e8re des droits de       l\u2019homme et des libert\u00e9s \u00e0 la fois individuelles et publiques.        Sur le plan institutionnel et juridique, les amendements \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition de       la Constitution depuis l\u2019av\u00e8nement de Ben Ali en 1987 n\u2019ont rien chang\u00e9       aux piliers de l\u2019Etat : le parti unique et la pr\u00e9dominance       institutionnelle du tout s\u00e9curitaire avec l\u2019impunit\u00e9 et de la corruption       comme parties int\u00e9grantes.        Un petit rappel historique n\u2019est pas sans utilit\u00e9.               Pouss\u00e9 \u00e0 mettre en \u0153uvre ses promesses non tenues concernant l\u2019annulation       de la pr\u00e9sidence \u00e0 vie et la promotion d\u2019un vrai syst\u00e8me d\u2019alternance, le       pr\u00e9sident tunisien a longtemps promis de proc\u00e9der \u00e0 une \u00ab r\u00e9volution \u00bb       constitutionnelle.               C\u2019est ainsi que le peuple, interdit de tout d\u00e9bat contradictoire, a \u00e9t\u00e9       invit\u00e9 \u00e0 voter une r\u00e9forme constitutionnelle de grande envergure en mai       2002.               Loin du discours flatteur, cette pseudo-r\u00e9forme constitutionnelle de mai       2002 n\u2019a fait qu\u2019instaurer une pr\u00e9sidence \u00e0 vie camoufl\u00e9e, et qu\u2019aggraver       les d\u00e9s\u00e9quilibres entre les institutions en d\u00e9faveur du parlement qui       s\u2019est vu doubler par une chambre dite de Conseillers (dont la composition       est largement contr\u00f4l\u00e9e par le pr\u00e9sident et son parti), perdant ainsi       largement son mot \u00e0 dire en mati\u00e8re internationale et en mati\u00e8re       financi\u00e8re.              Lors de ce r\u00e9f\u00e9rendum du 26 mai 2002, et ne pouvant rompre avec ses       m\u00e9thodes habituelles, le r\u00e9gime tunisien n\u2019a pu faire baisser le taux des       votants pour le \u00aboui \u00bb en dessous des 99,53%. Un r\u00e9sultat qui a sem\u00e9       \u00e9norm\u00e9ment de doutes et de soup\u00e7ons puisque selon les d\u00e9clarations       officielles uniquement 0,48% des \u00e9lecteurs ont vot\u00e9 pour le non, soit sur       les 3.644.845 votants, 3.462.177 ont vot\u00e9 favorablement sur une r\u00e9forme       ambigu\u00eb et pr\u00e9cipit\u00e9e. Comment peut-on croire que le peuple tunisien a       vot\u00e9 avec \u00abune \u00e9crasante majorit\u00e9 \u00bb pour la pr\u00e9sidence \u00e0 vie et l\u2019impunit\u00e9       \u00e0 vie et que seulement 0.48%, soit 16642 citoyens seulement, ont trouv\u00e9       cette r\u00e9forme inadmissible !               Cela malgr\u00e9 un boycott et un absent\u00e9isme largement relat\u00e9 par les m\u00e9dias       et les observateurs.              Le r\u00e9f\u00e9rendum du 26 mai qui a constitutionnalis\u00e9 l\u2019impunit\u00e9 au plus haut       niveau (l\u2019article 41) dans la hi\u00e9rarchie du pouvoir laisse cette question       la plus urgente et la plus grave.\u00a0               Avec une pr\u00e9sidence \u00e0 vie, une concentration in\u00e9dite des pouvoirs dans les       mains du pr\u00e9sident et une impunit\u00e9 relev\u00e9e au rang constitutionnel (du       jamais vu), les \u00e9v\u00e9nements qui ont suivi cette votation ont confirm\u00e9       qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait qu\u2019un pas vers l\u2019instauration d\u2019une nouvelle pr\u00e9sidence \u00e0       vie prenant la forme d\u2019une monarchie d\u00e9guis\u00e9e.              Pire encore. Depuis un certain temps, les pr\u00e9paratifs pour une nouvelle       candidature de Ben Ali pour les pr\u00e9sidentielles de 2009 battent leur plein.       Apr\u00e8s les parlementaires, la puissante organisation patronale tunisienne a       exhort\u00e9 le pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali \u00e0 se repr\u00e9senter aux       \u00e9lections de 2009 pour un cinqui\u00e8me mandat de cinq ans[1] .               Le pr\u00e9sident tunisien lui-m\u00eame ne semble pas cacher ses ambitions d\u2019autant       qu\u2019il ne cesse de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de 2009 dans ses discours \u00e0       r\u00e9p\u00e9tition.               Ce qui est amusant dans cette pr\u00e9-campagne \u00e9lectorale, c\u2019est qu\u2019elle       co\u00efncide avec la recrudescence des rumeurs concernant l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 du       pr\u00e9sident et ses absences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de la sc\u00e8ne m\u00e9diatique, chose       inhabituelle en Tunisie.\u00a0               Dans une vraie d\u00e9mocratie, l\u2019information sur la sant\u00e9 d\u2019un pr\u00e9sident est       un droit des citoyens. En Tunisie, l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 du pr\u00e9sident est un       tabou car celui-ci incarne \u00abla perfection\u00bb. Et malgr\u00e9 les nombreux appels       de diff\u00e9rentes personnalit\u00e9s opposantes pour plus de transparence \u00e0 ce       sujet, ni l\u2019Etat ni son chef ne r\u00e9agissent \u00e0 ses appels qui restent sans       r\u00e9ponse. Aucune information n\u2019est donn\u00e9e sur la r\u00e9alit\u00e9 de sa maladie ni       sa progression. Le peuple ignore tout sur les perspectives politiques du       pays et vit dans l\u2019attente et l\u2019angoisse.              Dans l\u2019intervalle, on ne peut parler d\u2019une vraie dynamique politique en       Tunisie car le paysage est toujours statique : un seul parti au pouvoir       qui monopolise tout notamment le pouvoir et les m\u00e9dias. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de       l\u2019\u00e9chiquier, des partis d\u2019oppositions \u00ab d\u00e9cor \u00bb ou marginalis\u00e9s et       quelques autres forces politiques non reconnus et toujours pers\u00e9cut\u00e9es.                    <font>II.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Bilan des droits de l\u2019homme :<\/font> <font>2.1\u00a0\u00a0\u00a0 La torture<\/font>              On ne peut commenter le bilan des droits de l\u2019homme en Tunisie sans       commencer par le ph\u00e9nom\u00e8ne de la torture.               Bien que le gouvernement tunisien \u00e9tait parmi les premiers signataires de       la Convention des Nations Unies contre la Torture et les traitements       inhumains et d\u00e9gradants\u00a0 (le 26 ao\u00fbt 1987 avec entr\u00e9e en vigueur le 23       septembre 1988), la torture \u00e9tait, et l\u2019est toujours, une r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9sente       et institutionnalis\u00e9e en Tunisie.               De sources concordantes, la torture reste une pratique syst\u00e9matique dans       les diff\u00e9rents corps de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure notamment. Elle touche les       citoyens de mani\u00e8re large de la simple arrestation pour contr\u00f4le       d\u2019identit\u00e9 aux interrogatoires muscl\u00e9s des opposants.               Apr\u00e8s la vague de r\u00e9pression sanglante, au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, contre       les\u00a0 membres et les sympathisants du mouvement \u00ab ENNAHDHA \u00bb\u00a0 non reconnu       causant des dizaines de cas de d\u00e9c\u00e8s pendant la garde \u00e0 vue ou en prison       et quelques disparitions toujours non \u00e9lucid\u00e9es, la torture est rest\u00e9e       monnaie courante dans le comportement quotidien des diff\u00e9rents corps de       s\u00e9curit\u00e9.               Les pratiques tr\u00e8s diversifi\u00e9es (arrestations ill\u00e9gales, d\u00e9tentions       prolong\u00e9es, torture physique syst\u00e9matique, pressions sans limites sur les       familles et les proches atteignant l\u2019atteinte \u00e0 l\u2019honneur et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9       sexuelle, l\u2019isolement, etc.) convergent toutes vers le m\u00eame but, \u00e0 savoir       de dissuader les citoyens de tout engagement politique ou associatif qui       sert \u00e0 d\u00e9jouer la d\u00e9magogie du \u00ab paradis \u00bb tunisien en mati\u00e8re des       libert\u00e9s et des droits de l\u2019homme.               Le pr\u00e9texte de la lutte contre le terrorisme, marqu\u00e9 notamment par       l\u2019adoption en d\u00e9cembre 2003 d\u2019une loi extr\u00eamement r\u00e9pressive dite de lutte       contre le terrorisme, a relanc\u00e9 les pratiques les plus abominables et a       renforc\u00e9 l\u2019impunit\u00e9 des agents de l\u2019Etat d\u00e9sormais charg\u00e9s de prot\u00e9ger la       souverainet\u00e9 du pays contre un danger qu\u2019on a tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 lui donner       une ampleur extr\u00eame pour p\u00e9renniser \u00ab l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge \u00bb informel qui r\u00e8gne       dans le pays.               Cette pratique syst\u00e9matique de la torture, clairement d\u00e9finie comme un       moyen d\u2019action privil\u00e9gi\u00e9e de l\u2019Etat, est renforc\u00e9e par l\u2019ampleur que       prend l\u2019impunit\u00e9 dans la strat\u00e9gie de l\u2019Etat.               L\u2019impunit\u00e9, qui peut \u00eatre d\u00e9finie comme une exemption de poursuite, de       punition ou de p\u00e9nalit\u00e9 pour les fonctionnaires de l\u2019Etat, a atteint, d\u00e8s       1987, des sommets in\u00e9dits.\u00a0               Les autorit\u00e9s ne l\u00e9sinent pas sur les moyens pour prot\u00e9ger les auteurs des       atrocit\u00e9s m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (Abdallah KALLAL, ancien ministre de       l\u2019int\u00e9rieur des ann\u00e9es 90 ou Khaled BEN SAID, ancien diplomate tunisien \u00e0       Strasbourg).               C\u2019est d\u2019ailleurs pour servir cette impunit\u00e9 que les autorit\u00e9s tunisiennes       refusent toujours de signer le protocole additionnel \u00e0 la Convention       contre la torture car celui-ci instaure des m\u00e9canismes de contr\u00f4le et de       poursuite qui permettront de mettre \u00e0 nu le vrai bilan du r\u00e9gime dans ce       domaine.               Ce constat n\u2019a rien d\u2019\u00e9tonnant si on\u00a0 se rappelle que l\u2019impunit\u00e9 est       consacr\u00e9e dans la Charte fondamentale de l\u2019Etat. C\u2019est ainsi que l\u2019article       41 paragraphe 2 nouveau de la constitution tunisienne nous dit que ; \u00ab Le       pr\u00e9sident de la r\u00e9publique jouit d\u2019une immunit\u00e9 de juridiction durant       l\u2019exercice de ses fonctions. Il en b\u00e9n\u00e9ficie de cette immunit\u00e9 \u00e0 la fin de       son mandat pour les faits accomplis \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019exercice de ses       fonctions \u00bb.              La torture et l\u2019impunit\u00e9 se r\u00e9pandent \u00e9galement en raison de l\u2019absence de       voies judiciaires effectives pour protester contre ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Toutes       les plaintes finissent par \u00eatre class\u00e9es, ignor\u00e9es ou simplement rejet\u00e9es.                    Les seuls cas o\u00f9 l\u2019Etat tunisien pr\u00e9tend avoir agi portent sur des simples       accusations d\u2019abus de pouvoir et de violences et voies de faits et ne       concernent aussi que des affaires de droit commun. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, aucune       information n\u2019a \u00e9t\u00e9 rendue publique concernant les dizaines de cas de       torture provoquant la mort ou ceux plus nombreux concernant des pr\u00e9judices       physiques et moraux caus\u00e9s aux victimes.               C\u2019est d\u2019ailleurs, pour ces raisons, qu\u2019en 2003 la Commission contre la       torture des Nations Unies, a accept\u00e9 de donner suite \u00e0 trois plaintes       d\u00e9pos\u00e9s par des victimes de torture dans les prisons tunisiennes et       parrain\u00e9es par V\u00e9rit\u00e9-Action.               Dans la bataille juridique qui a men\u00e9 \u00e0 cette condamnation, les autorit\u00e9s       tunisiennes se sont efforc\u00e9es d\u2019\u00e9touffer la proc\u00e9dure en pr\u00e9tendant avoir       un arsenal l\u00e9gal et r\u00e9glementaire qui emp\u00eacherait la torture et qui punit,       le cas \u00e9ch\u00e9ant, les fonctionnaires qui seront coupables. A chaque fois       qu\u2019il \u00e9tait question de d\u00e9tail et de r\u00e9ponse \u00e0 un cas particulier, les       autorit\u00e9s tunisiennes ont largement \u00e9chou\u00e9 dans l\u2019exercice.               V\u00e9rit\u00e9-Action consid\u00e8re que la torture et l\u2019impunit\u00e9 sont des pratiques       indignes qui doivent \u00eatre combattues, non par la parole flatteuse et       l\u2019arsenal l\u00e9gislatif superficiel, mais par une politique courageuse qui       reconna\u00eet la dignit\u00e9 du citoyen et pr\u00e9serve sa libert\u00e9.               <font>2.2\u00a0\u00a0\u00a0 La situation dans les prisons<\/font>              L\u2019ann\u00e9e 2006 a connue, au moins \u00e0 deux reprises, l\u2019\u00e9largissement de       quelques dizaines de prisonniers politiques. Toutefois, cet \u00e9largissement       s\u2019inscrit dans un contexte contradictoire de poursuite de la r\u00e9pression (arrestations       massives en parall\u00e8le dans le cadre de l\u2019application de la loi de d\u00e9cembre       2003 sur la lutte contre le terrorisme).              D\u2019une part, en bonne majorit\u00e9, les prisonniers \u00e9largis \u00e9taient d\u00e9tenus       depuis 15 ans dans des conditions insupportables et sous un r\u00e9gime soit       d\u2019isolement total soit de traitement plus r\u00e9pressif par rapport aux autres       prisonniers de droit commun. Il est \u00e9galement \u00e0 relever que pour plusieurs       d\u2019entre eux, cet \u00e9largissement survenait quelques mois seulement avant la       fin de leur peine.               Par le pass\u00e9, plusieurs ex-prisonniers politiques n\u2019ont pas longtemps       surv\u00e9cus apr\u00e8s leur \u00e9largissement d\u00e9cid\u00e9, pour un nombre d\u2019entre eux, pour       \u00e9viter \u00e0 tout prix qu\u2019ils meurent en prison (Monsieur Lotfi IDOUDI, \u2026\u2026).                    D\u2019autre part, et comme le souligne avec raison Amnesty International dans       sa d\u00e9claration publique du 13 novembre 2006, \u00ab au moins 100 prisonniers       reconnus eux aussi coupables d\u2019appartenance \u00e0 Ennahda \u00e0 l\u2019issue de proc\u00e8s       iniques au d\u00e9but des ann\u00e9es 90 n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s. Ils sont toujours       d\u00e9tenus dans diff\u00e9rentes prisons de Tunisie. Certains d\u2019entre eux seraient       en mauvaise sant\u00e9 ; tortur\u00e9s avant leur proc\u00e8s puis soumis pendant des       ann\u00e9es \u00e0 des conditions carc\u00e9rales extr\u00eamement p\u00e9nibles entrecoup\u00e9es de       longues p\u00e9riodes \u00e0 l\u2019isolement, ils auraient besoin de soins m\u00e9dicaux de       toute urgence. Parmi eux se trouvent Ahmed BOUAZIZI, Ridha BOUKADI et       Sahbi ATIG. En outre, les autorit\u00e9s tunisiennes d\u00e9tiennent toujours, en       application de la loi antiterroriste de 2003, quelque 400 personnes qui       seraient soup\u00e7onn\u00e9es d\u2019avoir voulu aller se battre en Irak \u00bb[2].              De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les nouvelles des prisonniers politiques et d\u2019opinion       ne sont pas rassurantes. Les gr\u00e8ves de la faim se succ\u00e8dent et le r\u00e9gime       ne fait rien pour am\u00e9liorer le quotidien de quelques centaines de       prisonniers politiques et d\u2019opinion dans les prisons tunisiennes. Les       prisonniers sortants nous rapportent des d\u00e9tails horribles de leur v\u00e9cu       carc\u00e9ral.              C\u2019est ce v\u00e9cu douloureux qui explique pourquoi les prisonniers politiques       tunisiens doivent se livrer \u00e0 l\u2019exercice de la mort pour que le r\u00e9gime       entende leurs revendications.              Les derni\u00e8res gr\u00e8ves men\u00e9es par MM Bouraoui Makhlouf et Abdelhamid Jelassi       depuis le 5 novembre 2006 en sont la preuve directe. Au lieu d\u2019entendre       leurs cris de souffrance, les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ont choisis de les       punir.               Ils ont \u00e9t\u00e9 ainsi transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 une autre prison : M. Makhlouf transf\u00e9r\u00e9 \u00e0       la prison de Monastir et M. Jelassi \u00e0 Messadine. Leur \u00e9tat de sant\u00e9 s\u2019est       nettement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 suite \u00e0 cette gr\u00e8ve de la faim.               Les conditions d\u2019incarc\u00e9ration inhumaines am\u00e8nent souvent ces prisonniers       politiques \u00e0 faire entendre leur voix par ce biais. Parmi les conditions       dont souffrent les prisonniers nous citons : l\u2019encombrement des cellules,       le m\u00e9lange des fumeurs avec les non fumeurs ce qui a engendr\u00e9 l\u2019atteinte       de certains prisonniers de maladies graves telles que : l\u2019asthme, le       cancer des poumons et de la gorge, la migraine. D\u2019autres maladies sont       dues aux mauvaises conditions d\u2019hygi\u00e8ne, d\u2019alimentation et de traitement,       \u00e0 savoir : le rhumatisme, les maladies cardiaques, r\u00e9nales et oculaires,       les cancers, la diab\u00e8te, les fractures, etc.               Les informations qui ont circul\u00e9 tout r\u00e9cemment sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9       critique de Monsieur Aissa AMRI prouvent que le chemin \u00e0 parcourir pour       atteindre le seuil minimum d\u2019une d\u00e9tention l\u00e9gale et digne est loin d\u2019\u00eatre       atteint en Tunisie.               De m\u00eame, le droit des prisonniers \u00e0 recevoir les visites de leurs avocats       et de leurs familles sont mises \u00e0 n\u00e9ant par divers proc\u00e9d\u00e9s dilatoires (transferts       successifs d\u2019une prison \u00e0 l\u2019autre pour rendre difficile leur localisation,       communication de fausses informations aux familles sur le refus de la       visite par le prisonnier lui-m\u00eame, etc.)               Sur un autre plan, la pratique de l\u2019isolement, un traitement cruel,       inhumain et d\u00e9gradant, est toujours monnaie courante.               L\u2019isolement est un crime non d\u00e9clar\u00e9, une mort lente, une violation       extr\u00eame des Droits de l\u2019Homme. Le pr\u00e9texte s\u00e9curitaire des autorit\u00e9s est       inacceptable, car rien ne l\u00e9gitime une telle pratique. Rien ne peut       expliquer que l\u2019on interdit \u00e0 un condamn\u00e9 de communiquer avec les autres,       de lire les journaux, d\u2019utiliser la radio ou la t\u00e9l\u00e9vision, bref de passer       de longues ann\u00e9es dans un petit tombeau sombre, inadapt\u00e9 et coup\u00e9 presque       totalement de la vie ordinaire des gens              L\u2019isolement dans les prisons tunisiennes prend l\u2019allure d\u2019une peine       aggrav\u00e9e laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019arbitraire des autorit\u00e9s administratives et       p\u00e9nitentiaires et fa\u00e7onn\u00e9e selon des consid\u00e9rations d\u2019ordre politique tout       en n\u2019\u00e9tant en aucun cas prot\u00e9g\u00e9e par l\u2019autorit\u00e9 judiciaire \u00e0 laquelle on a       soustrait cette comp\u00e9tence.               L\u2019isolement n\u2019est pas con\u00e7u pour \u00eatre en soi une peine, de m\u00eame qu\u2019il ne       saurait \u00eatre une souffrance inh\u00e9rente \u00e0 quelconque peine que pour une       dur\u00e9e strictement limit\u00e9e dans le temps et en respect de tous les droits       qui le priment au sens de l\u2019article 5 de l\u2019\u00abensemble des principes pour la       protection de toutes les personnes soumises \u00e0 une quelconque d\u00e9tention ou       emprisonnement \u00bb, adopt\u00e9 par l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU dans sa       r\u00e9solution 43\/173 du 9 d\u00e9cembre 1988[3].              Malgr\u00e9 les assurances donn\u00e9es par les autorit\u00e9s tunisiennes \u00e0 ce propos,       l\u2019isolement est une pratique toujours actuelle.               On peut citer, \u00e0 titre d\u2019illustration, le cas de Monsieur Khaled LAYOUNI,       d\u00e9tenu en vertu de la loi dite anti-terroriste, et qui est dans       l\u2019isolement total depuis plus de deux mois dans la prison de Gafsa.                      <font>2.3\u00a0\u00a0\u00a0 La lutte contre le terrorisme comme meilleur       alibi \u00e0 la dictature.<\/font>              Le terrorisme sert, en Tunisie, comme alibi pour \u00e9trangler toute       opposition et toute vell\u00e9it\u00e9 d\u2019insoumission, quelle soit collective ou       individuelle.               Tout passe au deuxi\u00e8me plan : la corruption, la torture et l\u2019oppression.       Bref, le r\u00e9gime tunisien est en train de bien profiter de l\u2019actualit\u00e9       internationale pour asseoir son r\u00e8gne dictatorial.\u00a0 L\u2019actualit\u00e9 nous       apporte chaque jour le r\u00e9cit des violations syst\u00e9matiques des droits des       citoyens, des associations et des partis d\u2019opposition.               A chaque critique provenant de l\u2019\u00e9tranger, les autorit\u00e9s tunisiennes       brandissent une \u00ab menace terroriste \u00bb potentielle pour justifier sa       r\u00e9pression.               Il faut souligner que cet alibi ne sert pas seulement \u00e0 violer l\u2019arsenal       l\u00e9gal contre la d\u00e9tention arbitraire et la torture, mais \u00e0 assurer une       mainmise totale de l\u2019Etat sur ses citoyens.               C\u2019est ainsi que l\u2019Etat tunisien, dans diverses bases l\u00e9gales, s\u2019est       octroy\u00e9 de larges pr\u00e9rogatives de contr\u00f4le et d\u2019ing\u00e9rence dans la vie des       individus et des institutions, par la mise en place de diverses mesures de       contr\u00f4le \u00e0 travers :               \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Loi sur la protection des donn\u00e9es       \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La loi anti-terroriste       \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et l\u2019incrimination de l\u2019activit\u00e9 opposante \u00e0 l\u2019\u00e9tranger par le biais       d\u2019un amendement trop controvers\u00e9 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale tunisien.              Les deux nouvelles lois adopt\u00e9es respectivement, le 20 juillet 2004 pour       la premi\u00e8re, et le 10 d\u00e9cembre 2003 pour la deuxi\u00e8me, visent \u00e0 surveiller       et \u00e0 quadriller les activit\u00e9s opposantes et r\u00e9primer toute voix dissidente       au nom de la loi.               <font>2.3.1\u00a0\u00a0 Loi sur la protection des donn\u00e9es[4]<\/font>              Derri\u00e8re les pr\u00e9ambules trompeuses, les dispositions de la loi sur la       protection des donn\u00e9es ne prot\u00e8gent en aucune fa\u00e7on le citoyen face \u00e0       l\u2019administration, qui est explicitement non concern\u00e9e (art 54) par la       s\u00e9rie d\u2019interdits qui s\u2019\u00e9talent sur 105 articles. \u00abLes autorit\u00e9s publiques,       collectivit\u00e9s locales et entreprises publiques&#8230;\u00bb ont toute latitude de       disposer selon leur gr\u00e9 de la vie priv\u00e9e du citoyen\u00bb[5]              Deux ans apr\u00e8s la mise en application de cette loi, la protection des       donn\u00e9es ne semble pas \u00ab prot\u00e9ger \u00bb le citoyen mais menace sa vie priv\u00e9e.              Plusieurs exemples illustrent le caract\u00e8re contradictoire de ces lois avec       la r\u00e9alit\u00e9 et la pratique courante.               Ainsi, aux termes de l\u2019article 14 de la loi sur la protection des donn\u00e9es,       il est stipul\u00e9 qu\u2019il : \u00ab est interdit le traitement des donn\u00e9es \u00e0       caract\u00e8re personnel qui concernent, directement ou indirectement,       l&rsquo;origine raciale ou g\u00e9n\u00e9tique, les convictions religieuses, les opinions       politiques, philosophiques ou syndicales, ou la sant\u00e9. \u00bb .       La pratique est tout \u00e0 fait autre.       Le Minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur centralise tous les donn\u00e9es concernant tout       citoyen tunisien par l\u2019interm\u00e9diaire des fameuses fiches appel\u00e9es B2,       tenus secr\u00e8tement par les divers services et unit\u00e9s de la s\u00e9curit\u00e9       int\u00e9rieure.        Ces fiches contiennent toutes les donn\u00e9es personnelles y compris celles       interdites dans la dite loi, c\u2019est-\u00e0-dire les convictions religieuses, les       opinions politiques, philosophiques ou syndicales. La couverture s\u2019\u00e9tend \u00e0       la famille et aux proches dans le cadre d\u2019une politique de punition       collective des familles des opposants.        Le scandale \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition des \u00e9preuves de la CAPES peut servir d\u2019exemple de       l\u2019usage arbitraire des donn\u00e9es personnelles pour des fins d\u2019exclusion et       de discrimination.        C\u2019est ainsi que le 17 juin 2006, cinq candidats au CAPES (Concours       d\u2019aptitude \u00e0 la profession d\u2019enseignant du secondaire) ont d\u00e9nonc\u00e9 la       manipulation des r\u00e9sultats de ce concours national.       Dans le communiqu\u00e9 qu\u2019ils ont publi\u00e9 le 17 juin 2006, ces candidats       d\u00e9clarent : \u00ab Nous, anciens membres et militants de l\u2019UGET et du mouvement       \u00e9tudiant, nous avons r\u00e9ussi les \u00e9preuves \u00e9crites du CAPES 2005\/2006 ; nous       avons suivi le stage de formation et pass\u00e9 brillamment les \u00e9preuves orales       selon le t\u00e9moignage des commissions qui ont supervis\u00e9 ces \u00e9preuves. Nous       avons \u00e9t\u00e9 surpris de voir que nous avons \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment exclus des       listes des admis, alors que nous devions y figurer parmi les premiers. Une       fois de plus, le pouvoir a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des \u00e9liminations de candidats sur des       crit\u00e8res politiques, bafouant ainsi les principes \u00e9l\u00e9mentaires de       citoyennet\u00e9\u00bb.        Un lien, \u00e0 la fois direct et \u00e9troit, est ainsi \u00e9tabli entre les activit\u00e9s       syndicales auxquelles se sont donn\u00e9es ces personnes et leur \u00e9limination du       concours. Le traitement des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel concernant des       activit\u00e9s syndicales est bien apparent dans ce cas, ce qui viole l\u2019article       14 de la loi sur la protection des donn\u00e9es.        Les ex-prisonniers politiques et les familles souffrent toujours de ces       fiches B2 qui les suivent l\u00e0 o\u00f9 ils cherchent \u00e0 suivre une formation,       exercer une activit\u00e9 ou monter un projet \u00e9conomique ind\u00e9pendant.        Cette pratique existe depuis les ann\u00e9es 90 et reste en vigueur malgr\u00e9       l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la nouvelle loi.               A.S, licenci\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 tunisienne voulant garder l\u2019anonymat, ayant       pr\u00e9sent\u00e9e une demande de travail dans l\u2019enseignement secondaire s\u2019est vue       refus\u00e9e \u00e0 deux reprises la demande sans motif valable.\u00a0 En 1998, lors d\u2019un       interrogatoire au minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019enqu\u00eateur lui r\u00e9v\u00e8le que son       dossier de candidature \u00e0 l\u2019enseignement a \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9 par le Minist\u00e8re de       l\u2019int\u00e9rieur en raison de ses anciennes activit\u00e9s politiques.               Les opposants qui ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s et sont encore arr\u00eat\u00e9s et interrog\u00e9s       jusqu\u2019\u00e0 ce jour par le Minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur sont soumis \u00e0 ce type de       v\u00e9rifications se basant sur des informations et des donn\u00e9es personnelles\u00a0       relevant souvent de leurs appartenances politiques, pratiques religieuses       et leurs activit\u00e9s syndicales.       Tous les services \u00e9tatiques sont oblig\u00e9s de contribuer \u00e0 cette violation       syst\u00e9matique de la sph\u00e8re priv\u00e9e. Quant aux particuliers, y compris les       employeurs, ils y contribuent indirectement afin d\u2019\u00e9viter les repr\u00e9sailles.                    Les femmes d\u2019opposants politiques exil\u00e9es qui demandent \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer leurs       passeports nationaux subissent de longs mois d\u2019attente et les       appartenances ainsi que les activit\u00e9s politiques de leurs \u00e9poux sont mis       en avant comme des \u00e9l\u00e9ments de \u00ab chantage\u00bb.               *********              L\u2019autre exemple touche cette fois \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression. Il s\u2019agit du       probl\u00e8me du transfert de donn\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.               A teneur de l\u2019article 86 de la loi sur la protection des donn\u00e9es, \u00ab est       interdit, dans tous les cas, de communiquer ou de transf\u00e9rer des donn\u00e9es \u00e0       caract\u00e8re personnel vers un pays \u00e9tranger lorsque ceci est susceptible de       porter atteinte \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 publique ou aux int\u00e9r\u00eats vitaux de la       Tunisie. \u00bb              Quiconque viole cet article \u00ab est puni d&rsquo;un emprisonnement de deux \u00e0 cinq       ans et d&rsquo;une amende de cinq mille dinars \u00e0 cinquante mille dinars.\u00bb       (art.50)              La notion d\u2019atteinte \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 publique et les int\u00e9r\u00eats vitaux reste       toujours ambigu\u00eb comme c\u2019est le cas dans le code de la presse.               Aucune d\u00e9finition n\u2019est donn\u00e9e \u00e0 ces termes ce qui laisse la porte ouverte       \u00e0 toutes les interpr\u00e9tations. Qu\u2019est-ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme       pr\u00e9judiciable \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat du pays ? Un regard sur la pratique confirme que       c\u2019est les journalistes, les militants de droits de l\u2019homme et les       opposants en g\u00e9n\u00e9ral qui sont vis\u00e9s par ces termes en raison de leurs       activit\u00e9s dissidentes ou de libre expression.               Tous leurs efforts pour sensibiliser l\u2019opinion internationale sur le bilan       tr\u00e8s n\u00e9gatif des droits de l\u2019homme en Tunisie, tombent sous le champ       d\u2019application de cette loi.                      <font>2.3.2\u00a0\u00a0 La loi anti-terrorisme<\/font>              Beaucoup de choses ont \u00e9t\u00e9 dites \u00e0 propos de cette loi controvers\u00e9e,       adopt\u00e9e en d\u00e9cembre 2003.              La d\u00e9finition ambigu\u00eb et vague du terme terrorisme dans le droit tunisien       permet au pouvoir de faire usage arbitraire de cette loi. A la lecture de       ses articles, l\u2019on constate le caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9raliste et abstrait de ces       mesures. La pratique qui a suivi la mise en application de cette loi a       prouv\u00e9 que l\u2019objectif vis\u00e9 \u00e9tait et demeure le quadrillage de la soci\u00e9t\u00e9       et l\u2019exercice d\u2019une mainmise totale de l\u2019Etat sur ses citoyens et la       promotion de l\u2019impunit\u00e9 en un \u00ab privil\u00e8ge \u00bb\u00a0 sous couvert de la loi.              Aujourd\u2019hui on compte pr\u00e8s de 400 personnes d\u00e9tenues en vertu des       dispositions de la loi antiterroriste qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 une nouvelle       vague de proc\u00e8s sommaires et in\u00e9quitables dans lesquelles pr\u00e9vaut le       secret de l\u2019instruction sur les droits de la d\u00e9fense.              Il n\u2019y a pas une semaine qui passe sans que de nouvelles condamnations       soient prononc\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre de jeunes tunisiens. Les chefs       d\u2019inculpations sont souvent d\u00e9pourvus de preuves mat\u00e9rielles concr\u00e8tes.                    Des sources concordantes, il appara\u00eet que les motifs r\u00e9els des       arrestations rel\u00e8vent souvent de la pratique religieuse chez les jeunes,       la navigation sur des sites interdits de caract\u00e8re politique et       l\u2019appartenance \u00e0 une organisation terroriste (qui peut \u00eatre une simple       association \u00e0 but social ou de solidarit\u00e9), etc.               L\u2019exercice des droits de la d\u00e9fense, initialement restreints, se trouve       davantage entrav\u00e9. La pratique de la torture dont font l\u2019objet ces d\u00e9tenus       dits \u00ab sp\u00e9ciaux \u00bb, semble gagner et non perdre du terrain.               Quanta aux avocats, ils \u00e9prouvent toutes les peines du monde pour pouvoir\u00a0       leur rendre visite en raison de leurs lieux d\u2019incarc\u00e9ration lointains et       la difficult\u00e9 d\u2019obtenir des autorisations de visites.               V\u00e9rit\u00e9-Action a pu recenser les diff\u00e9rents types de traitements r\u00e9serv\u00e9s \u00e0       cette cat\u00e9gorie de d\u00e9tenus et qui ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s durant l\u2019ann\u00e9e en       cours :              <font>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La d\u00e9tention arbitraire d\u00e9passant les       d\u00e9lais et les garanties pr\u00e9vues par la loi       &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La d\u00e9tention dans des lieux secrets et durant des semaines et       des mois sans que leurs proches aient le droit de s\u2019informer sur leur lieu       de d\u00e9tention       &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les proc\u00e8s in\u00e9quitables.       &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les conditions d\u2019incarc\u00e9ration inhumaines et pr\u00e9caires       &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La torture et les mauvais traitements laissant des s\u00e9quelles       graves (cas de Naoufel Sassi, Hichem Ben Said, Tarek Hammami, etc.).       &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les lieux d\u2019emprisonnements lointains et difficiles d\u2019acc\u00e8s       pour les proches<\/font> <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <font><strong>C.R.L.D.H. Tunisie       <\/strong>Comit\u00e9 pour le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l\u2019Homme en       Tunisie       Membre du R\u00e9seau Euro-m\u00e9diterran\u00e9en des Droits de l\u2019Homme<\/font> <font>21ter rue Voltaire \u2013 FR-75011 PARIS\u00a0 &#8211; Tel\/Fax :       00.33.(0)1.43.72.97.34       crldht@aol.com \/ <a href=\"http:\/\/www.crldht.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.crldht.org<\/a> <\/font><font><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>1996-2006 : dix       ans de lutte pour les droits de l\u2019homme et les libert\u00e9s en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\">      \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">             R\u00e9ception le vendredi 15 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 18h30 [1]       Et        Ateliers-d\u00e9bats samedi 16 d\u00e9cembre 2006 de 14h \u00e0 19h1       Le Comit\u00e9 pour le respect des libert\u00e9s et des droits de l\u2019homme en Tunisie       (CRLDHT) f\u00eate ses dix ans d\u2019existence en cette fin d\u2019ann\u00e9e 2006.        Une soir\u00e9e r\u00e9ception sera organis\u00e9e, le vendredi 15 d\u00e9cembre 2006, de       18h30 \u00e0 23h,\u00a0 \u00e0 la\u00a0 P\u00e9niche de la Paix (quai Saint-Bernard \u2013 Jardin Tino       Rossi) ; Cette soir\u00e9e, comme d\u2019ailleurs toute notre action, sera d\u00e9di\u00e9e \u00e0       Me Abbou et \u00e0\u00a0 tous les prisonniers politiques en Tunisie en pr\u00e9sence de       Mme Samia ABBOU.        Un hommage sera rendu \u00e0 nos amis militants disparus notamment Ahmed       Othmani, Manuel Br\u00e9dier, Adel Arfaoui\u2026       Deux ateliers se tiendront le samedi 16 d\u00e9cembre 2006, de 14h \u00e0 19h,       apr\u00e8s-midi. Au FIAP, 30 rue Cabanis 75014 Paris avec, notamment, la       participation de :       Aziz Krich\u00e8ne, sociologue.        Bernard Ravenel, pr\u00e9sident de l\u2019association France- Palestine \u2013Solidarit\u00e9,       auteur de l\u2019ouvrage \u00abLa Tunisie de Ben Ali : la soci\u00e9t\u00e9 contre le r\u00e9gime\u00bb       ; Edition l\u2019Harmattan.        Driss El Yazami, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la FIDH (F\u00e9d\u00e9ration internationale       des ligues de droits de l\u2019homme)        Francis WURTZ, d\u00e9put\u00e9 europ\u00e9en, pr\u00e9sident du groupe Gauche unitaire       europ\u00e9enne au Parlement Europ\u00e9en.\u00a0        Hichem ABDESSAMAD, historien.        Houcine Bardi, avocat au Barreau de Paris, membre du CRLDHT        Khedija CHERIF pr\u00e9sidente de l\u2019ATFD (association tunisienne des femmes       d\u00e9mocrates).        Kh\u00e9maies Chammari, consultant international ; membre du conseil       d\u2019administration de la Fondation euro m\u00e9diterran\u00e9enne de soutien aux       d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme.        Me Samir BEN AMOR\u00a0 membre du bureau de l\u2019AISPP (association internationale       de soutien aux prisonniers politiques).        Mohamed Cherif Ferjani, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Lyon II.        Mokhtar TRIFI pr\u00e9sident de la LTDH (Ligue tunisienne pour la d\u00e9fense des       droits de l\u2019homme).        Omar MESTIRI, membre du CNLT (conseil national pour les libert\u00e9s en       Tunisie.        Radhia NASRAOUI pr\u00e9sidente de l\u2019ATCT (association tunisienne de lutte       contre la torture).    <\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<p> <font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Message de M.       Yves Steiner pour Ez-Zeitouna<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>      \u00a0<\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div>       \u00a0<\/p>\n<p> <b><span lang=\"FR\">Suite \u00e0 une       invitation de la part de l&rsquo;Association Ez-Zeitouna pour participer \u00e0 ses       activit\u00e9s du 10 d\u00e9cembre <span>M. Yves Steiner,       Membre du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la Section suisse d&rsquo;Amnesty International,      <\/span>s&rsquo;est excus\u00e9 \u00e0 cause de son agenda tr\u00e8s charg\u00e9 vu que le 10       d\u00e9cembre est une journ\u00e9e phare pour les Droits de l&rsquo;Homme. Il a donc       envoy\u00e9 le message suivant:<\/span><\/b><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p> <b> <span lang=\"FR\">      Message de soutien de la Part de Yves Steiner<\/span><\/b><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p> <i> <span lang=\"FR\">      Aux membres et sympathisants de l&rsquo;association Ez-Zeitouna               Chers amis, ch\u00e8res amies,               Malheureusement, je ne peux \u00eatre des v\u00f4tres en ce dimanche 10 d\u00e9cembre       2006, Journ\u00e9e internationale des Droits de l&rsquo;Homme. Je vous prie de m&rsquo;en       excuser, d&rsquo;autres engagements me retenant. Cependant, je tenais \u00e0 vous       \u00e9crire ces quelques lignes pour vous apporter mon soutien et ma solidarit\u00e9       pour le combat que vous menez en faveur de la d\u00e9fense des droits humains       en Tunisie.               Vous le savez mieux que moi, la situation en Tunisie ne va pas en       s&rsquo;am\u00e9liorant. Certes, il y a parfois des lueurs d&rsquo;espoir comme ce fut le       cas r\u00e9cemment lors de la lib\u00e9ration de plusieurs dizaines de prisonniers       d&rsquo;opinion. Il n&#8217;emp\u00eache. Ceci reste bien peu face aux centaines d&rsquo;\u00eatres       humains qui croupissent dans les ge\u00f4les du gouvernement du Pr\u00e9sident Ben       Ali. Sans compter sur la r\u00e9pression permanente de la libert\u00e9 d&rsquo;expression       et d&rsquo;association dans ce pays. Les exemples ne manquent pas. Il y a       quelques jours, la famille et les proches de Ma\u00eetre Abbou ont \u00e9t\u00e9       agress\u00e9s. La Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;Homme a aussi vu un comit\u00e9       de soutien \u00e0 ses activit\u00e9s \u00eatre emp\u00each\u00e9 de se r\u00e9unir par la police. Hier,       les locaux du PDP ont \u00e9t\u00e9 encercl\u00e9s par la police et une r\u00e9union de ce       parti a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9e. On pourrait multiplier ces exemples \u00e0 l&rsquo;infini et       ainsi montrer comment le gouvernement du Pr\u00e9sident Ben Ali brise petit \u00e0       petit les \u00e9nergies et bafoue la dignit\u00e9 humaine. Mais cela ne doit pas       nous d\u00e9courager, bien au contraire. <\/span><\/i><\/p>\n<p> <i> <span lang=\"FR\">             Votre travail, comme celui d&rsquo;autres organisations de d\u00e9fense des libert\u00e9s,       est donc indispensable. Je ne peux que vous encourager \u00e0 poursuivre       celui-ci et \u00e0 prendre, en cette journ\u00e9e de comm\u00e9moration, le temps de       recharger vos batteries pour repartir au combat.               Tr\u00e8s amicalement,               <b>Yves Steiner, Membre du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la Section suisse d&rsquo;Amnesty       International. <\/b><\/span><\/i><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p> <b> <span lang=\"FR-CH\">      (Source\u00a0: Message re\u00e7u le 12 d\u00e9cembre 2006 de la part de M. <\/span> <span lang=\"FR\">      Larbi Guesmi)<\/span><\/b><\/p>\n<\/div><\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font size=\"3\"><strong>Disparition du citoyen tunisien     Taoufik el-Amri, ouvrier de 33 ans, le 22 novembre 2006 \u00e0 Nantes<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div> <font>AFP, le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 17h06<\/font>      Nantes : des policiers en garde \u00e0 vue     Des policiers qui avaient proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le de Taoufik Amri, le Tunisien     qui avait disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre, vont \u00eatre plac\u00e9 en     garde \u00e0 vue en vue de leur audition par l&rsquo;IGPN (la police des polices).          <font>\u0650AFP, le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 16h39<\/font>     Un corps d\u00e9couvert \u00e0 Nantes pr\u00e8s du lieu o\u00f9 avait disparu un ouvrier     tunisien\u00a0      Le corps d&rsquo;un inconnu a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert mardi apr\u00e8s-midi dans le canal     Saint-F\u00e9lix \u00e0 Nantes, pr\u00e8s de l&rsquo;endroit o\u00f9 avait disparu Taoufik El-Amri, le     22 novembre, apr\u00e8s un contr\u00f4le de police, a-t-on appris de source polici\u00e8re.     (AFP)          <font>AFP, le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 16h06<\/font>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0         Affaire Taoufik : l&rsquo;IGPN saisie          Le procureur de la R\u00e9publique de Nantes a demand\u00e9 la saisie de l&rsquo;Inspection     g\u00e9n\u00e9rale de la police nationale apr\u00e8s avoir relev\u00e9 l&rsquo;existence de \u00ab     contradictions \u00bb dans les d\u00e9clarations des policiers qui ont proc\u00e9d\u00e9 au     contr\u00f4le de Taoufik el-Amri.           Notant des \u00ab contradictions importantes entre les d\u00e9clarations des t\u00e9moins     et celles des policiers \u00bb dans l&rsquo;affaire du disparu de Nantes, le procureur     de la R\u00e9publique de Nantes a demand\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de la police     nationale de se saisir de l\u2019enqu\u00eate.           Ces contradictions portent sur trois points: \u00ab le lieu exact du contr\u00f4le et     l&rsquo;endroit pr\u00e9cis o\u00f9 la personne a \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9e, le degr\u00e9 d&rsquo;impr\u00e9gnation     alcoolique et la nature des op\u00e9rations conduites par les personnes qui ont     proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le \u00bb.\u00a0     \u00a0D&rsquo;autre part, le procureur a confirm\u00e9 qu&rsquo;un t\u00e9moin avait ramass\u00e9 dans l&rsquo;eau     du canal Saint-F\u00e9lix un portefeuille avec la carte d&rsquo;identit\u00e9 et la carte     bancaire du disparu. Ce portefeuille a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 aux enqu\u00eateurs lundi.         \u00ab On n&rsquo;a pas de certitude ni \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la culpabilit\u00e9 \u00e9ventuelle des     policiers, de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre ni \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un accident \u00bb,     a comment\u00e9 pour sa part Me Gilbert Collard, avocat de la famille du disparu     qui entendait se constituer partie civile dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi. \u00ab On sait     simplement que la version qui nous est fournie est tout \u00e0 fait discutable et     qu&rsquo;elle ne semble pas correspondre \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb, a-t-il dit sur     France-Inter.           <font>AFP <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font> <\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div> <font><font> <\/p>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Disparition       inqui\u00e9tante \u00e0 Nantes: un corps rep\u00each\u00e9, trois policiers en garde \u00e0 vue<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">      AP | 12.12.2006 | 18:39       L&rsquo;enqu\u00eate s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;ouvrier tunisien port\u00e9 disparu       depuis la nuit du 22 au 23 novembre dernier. Un cadavre, qui n&rsquo;a pas       encore \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9, a \u00e9t\u00e9 rep\u00each\u00e9 mardi apr\u00e8s-midi dans le canal       Saint-F\u00e9lix \u00e0 Nantes, alors que trois policiers \u00e9taient par ailleurs       plac\u00e9s en garde \u00e0 vue par l&rsquo;IGPN.       Dans le cadre des recherches entreprises pour retrouver Taoufik el-Amri,       un corps a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mardi dans le canal, a-t-on appris aupr\u00e8s du       vice-procureur de la R\u00e9publique de Nantes Fran\u00e7ois Touron. Une autopsie       est en cours pour d\u00e9terminer s&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;ouvrier de 33 ans, disparu       depuis une vingtaine de jours.       Le cadavre a \u00e9t\u00e9 rep\u00each\u00e9 \u00e0 50 m\u00e8tres du lieu o\u00f9 son portefeuille avait \u00e9t\u00e9       retrouv\u00e9 par un t\u00e9moin qui l&rsquo;avait apport\u00e9 lundi aux enqu\u00eateurs. Les       fouilles ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par les plongeurs des sapeurs-pompiers qui       agissaient sur demande du juge d&rsquo;instruction.       Le 24 novembre, \u00ab\u00a0un t\u00e9moin a ramass\u00e9 dans l&rsquo;eau du canal Saint-F\u00e9lix un       portefeuille avec la carte d&rsquo;identit\u00e9 et la carte bancaire de M. El-Amri\u00a0\u00bb,       a d\u00e9clar\u00e9 lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse le procureur de la R\u00e9publique de       Nantes, St\u00e9phan Autin.       Il a en outre annonc\u00e9 avoir demand\u00e9 la saisine de l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de       la police nationale (IGPN) en raison de \u00ab\u00a0contradictions dans les       d\u00e9clarations des fonctionnaires qui ont proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le de la personne       recherch\u00e9e\u00a0\u00bb. Des t\u00e9moins confirment notamment que Taoufik el-Amri a bien       \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9 \u00e0 un endroit diff\u00e9rent du lieu o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9.       Trois policiers ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en garde \u00e0 vue mardi apr\u00e8s-midi par des       enqu\u00eateurs de l&rsquo;IGPN, a-t-on appris de source polici\u00e8re.       Selon M. Autin, ces contradictions portent sur trois points: \u00ab\u00a0le lieu       exact du contr\u00f4le et l&rsquo;endroit pr\u00e9cis o\u00f9 la personne a \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0le       degr\u00e9 d&rsquo;impr\u00e9gnation alcoolique\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0la nature des op\u00e9rations conduites       par les personnes qui ont proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le\u00a0\u00bb.       Le magistrat a expliqu\u00e9 que les d\u00e9clarations des fonctionnaires de police       ne paraissaient \u00ab\u00a0pas spontan\u00e9es\u00a0\u00bb mais \u00ab\u00a0pr\u00e9par\u00e9s\u00a0\u00bb. En r\u00e9ponse \u00e0 la question       d&rsquo;un journaliste qui demandait si les \u00e9tats de service des policiers ne       faisaient pas mention de violence, il a r\u00e9pondu qu&rsquo;il ne connaissait pas       d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents sur ces fonctionnaires.       C&rsquo;est le t\u00e9moignage de deux \u00e9tudiantes qui ont indiqu\u00e9 avoir vu Taoufik       el-Amri descendre du fourgon de police, le soir de sa disparition, qui a       conduit le procureur de la R\u00e9publique \u00e0 demander des investigations \u00e0       l&rsquo;IGPN. \u00ab\u00a0Selon ces t\u00e9moignages, la personne est descendue seule du fourgon       de mani\u00e8re calme et sans agressivit\u00e9. Sur ce point, il n&rsquo;y a pas de       d\u00e9claration laissant \u00e0 penser qu&rsquo;elle aurait \u00e9t\u00e9 maltrait\u00e9e\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 M.       Autin.       \u00ab\u00a0On n&rsquo;a pas de certitude ni \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la culpabilit\u00e9 \u00e9ventuelle des       policiers, de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre ni \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un accident\u00a0\u00bb,       a comment\u00e9 pour sa part Me Gilbert Collard, avocat de la famille du       disparu. \u00ab\u00a0On sait simplement que la version qui nous est fournie est tout       \u00e0 fait discutable et qu&rsquo;elle ne semble pas correspondre \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb,       a-t-il dit sur France-Inter. AP<\/div>\n<p> <\/font> <\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong><font size=\"3\">Disparition d&rsquo;un Tunisien:     Tunis demande des informations \u00e0 Paris<\/font><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div>    AFP,\u00a0 le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 11h49     <font>PARIS, 12 d\u00e9c 2006 (AFP)<\/font> &#8211; La France a \u00e9t\u00e9     saisie d&rsquo;une \u00ab\u00a0demande d&rsquo;information\u00a0\u00bb par la Tunisie sur la disparition \u00e0     Nantes (ouest) d&rsquo;un ouvrier tunisien apr\u00e8s un contr\u00f4le de police, a indiqu\u00e9     mardi     une source diplomatique fran\u00e7aise.     \u00ab\u00a0Notre ambassade \u00e0 Tunis a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une demande d&rsquo;information de la     part des autorit\u00e9s tunisiennes\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP ce diplomate, confirmant     une information du quotidien Le Figaro.     \u00ab\u00a0Le minist\u00e8re a relay\u00e9 cette demande aupr\u00e8s des autorit\u00e9s polici\u00e8res et     judiciaires concern\u00e9es en France\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. Les enqu\u00eateurs ont     recueilli lundi un t\u00e9moignage contredisant partiellement la version des     policiers sur la lib\u00e9ration de ce ressortissant tunisien, Taoufik Amri,     selon Le Figaro.     Deux \u00e9tudiantes ayant r\u00e9pondu \u00e0 l&rsquo;appel \u00e0 t\u00e9moin lanc\u00e9 par les enqu\u00eateurs     ont affirm\u00e9 avoir vu descendre M. Amri du fourgon de police \u00e0 plusieurs\u00a0     centaines de m\u00e8tres de l&rsquo;endroit indiqu\u00e9 par les     policiers, \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;un canal, selon le quotidien.     M. Taoufik Amri a disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9     embarqu\u00e9 dans le centre de Nantes par une patrouille de police pour un     contr\u00f4le d&rsquo;identit\u00e9, alors qu&rsquo;il se promenait en \u00e9tat d&rsquo;\u00e9bri\u00e9t\u00e9 avec deux     coll\u00e8gues de travail.     Les policiers ont affirm\u00e9 l&rsquo;avoir lib\u00e9r\u00e9 quelques instants plus tard un peu     plus loin, avant de rentrer au commissariat de Nantes. Plusieurs t\u00e9moins ont     assist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;interpellation de M. Amri, mais aucun, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, n&rsquo;avait     pu confirmer sa lib\u00e9ration ni l&rsquo;endroit o\u00f9 elle \u00e9tait intervenue.          <font>AFP  <\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Disparition \u00e0 Nantes: le myst\u00e8re     demeure<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div> <font>ANG\u00c9LIQUE N\u00c9GRONI.<\/font> <font>L&rsquo;enqu\u00eate confirme pour partie la version des     policiers qui ont contr\u00f4l\u00e9 Taoufik el-Amri, le jour de sa disparition.     <\/font>     D\u00c9J\u00c0 longuement entendus par la police judiciaire sur la disparition de     Taoufik el-Amri, les deux amis de cet ouvrier de 33 ans, volatilis\u00e9 le 22     novembre \u00e0 Nantes, ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau auditionn\u00e9s hier. Cette fois, le     t\u00e9moignage des deux hommes qui accompagnaient Taoufik el-Amri le soir o\u00f9     l&rsquo;on a perdu sa trace apr\u00e8s un contr\u00f4le de police, a \u00e9t\u00e9 recueilli par     l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de la police (IGPN). Les fonctionnaires de la CDI (compagnie     d\u00e9partementale d&rsquo;intervention) qui avaient proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 ce contr\u00f4le dans le     centre de Nantes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s samedi par ce m\u00eame service en     charge d&rsquo;une enqu\u00eate administrative.          <font>Un voleur au bras pl\u00e2tr\u00e9<\/font>     Les investigations judiciaires qui se sont poursuivies tout au long du     week-end confirment en partie la version livr\u00e9e par les policiers sur le     d\u00e9roulement de la soir\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tude du trafic radio permet notamment d&rsquo;\u00e9tablir     qu&rsquo;\u00e0 minuit pass\u00e9, le centre d&rsquo;information et de commandement diffuse ce     soir-l\u00e0, le signalement d&rsquo;un individu de type nord-africain, portant un     pl\u00e2tre qui vient de commettre un vol. C&rsquo;est imm\u00e9diatement apr\u00e8s l&rsquo;audition     de ce message que les policiers de la CDI d\u00e9cident de contr\u00f4ler Taoufik     el-Amri qui ressemble a priori \u00e0 la description faite du voleur. Selon eux,     ils le font monter \u00e0 0 h 15 dans leur fourgon et s&rsquo;aper\u00e7oivent tr\u00e8s vite que     la personne qu&rsquo;ils viennent d&rsquo;interpeller ne porte pas le moindre pl\u00e2tre.     Autre certitude : \u00e0 0 h 24 pr\u00e9cise, la patrouille regagne le commissariat.     Ces horaires contredisent ceux livr\u00e9s par les amis de Taoufik el-Amri qui,     eux, situent l&rsquo;intervention polici\u00e8re aux alentours de 22 h 30. Mais ils     indiquent surtout qu&rsquo;entre le contr\u00f4le de l&rsquo;homme aujourd&rsquo;hui disparu et le     retour au commissariat de l&rsquo;\u00e9quipage, il s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9 bien peu de temps.     Est-ce suffisant pour mettre hors de cause les fonctionnaires de Nantes qui     assurent avoir rel\u00e2ch\u00e9 quelques centaines de m\u00e8tres plus loin que le lieu du     contr\u00f4le Taoufik, totalement \u00e9tranger au vol ? Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;enqu\u00eate ne     dispose d&rsquo;aucun t\u00e9moignage affirmant l&rsquo;avoir vu quitter le fourgon.     Autres zones d&rsquo;ombres : les circonstances du contr\u00f4le. Selon Jhaider, l&rsquo;un     des amis de Taoufik, ce dernier a sorti son passeport et tout s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9     dans le plus grand calme. \u00ab Les policiers ont \u00e9t\u00e9 courtois et il n&rsquo;y avait     personne autour de leur voiture aupr\u00e8s de laquelle je m&rsquo;\u00e9tais rapproch\u00e9     tandis que Mansour, qui \u00e9tait avec nous, \u00e9tait plus loin \u00bb, dit-il. Version     diff\u00e9rente de celle des policiers. Pour eux, Taoufik el-Amri qui n&rsquo;a pas     pr\u00e9sent\u00e9 de pi\u00e8ce d&rsquo;identit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 pri\u00e9 de monter dans leur voiture car un     attroupement s&rsquo;\u00e9tait form\u00e9 alentour.     Enfin, l&rsquo;ouvrier \u00e9tait-il \u00ab particuli\u00e8rement ivre \u00bb comme le certifie     Jhaider qui, ne voyant pas revenir son ami ce soir-l\u00e0, avait \u00e9t\u00e9 conduit en     cellule de d\u00e9grisement ? Pas s\u00fbr. Les fonctionnaires affirment que l&rsquo;\u00e9tat de     cet homme ne justifiait pas une conduite au poste.          En parall\u00e8le de ces investigations, les enqu\u00eateurs ont d\u00e9ploy\u00e9 ce week-end     des moyens importants pour retrouver la trace de Taoufik el-Amri. Apr\u00e8s des     recherches infructueuses dans les h\u00f4pitaux et des foyers d&rsquo;accueil de la     r\u00e9gion, des pompiers ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution samedi pour passer au peigne     fin les rives de la Loire. En vain. La famille de Taoufik el-Amri doit     aujourd&rsquo;hui se constituer partie civile.          <font>(Source : \u00ab Le Figaro \u00bb, le 11 d\u00e9cembre 2006)<\/font>     Lien :      <font>http:\/\/www.lefigaro.fr\/france\/20061211.FIG000000143_disparition_a_nantes_le_mystere_demeure.html<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Affaire Taoufik : Les policiers     auraient menti<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div> <font>JEAN-MARC LECLERC ET ANG\u00c9LIQUE N\u00c9GRONI<\/font> <font>Les papiers de l&rsquo;ouvrier tunisien ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s     hier en deux endroits, distants de 5 kilom\u00e8tres.<\/font>          \u00a0\u00abUNE SALE AFFAIRE. \u00bb C\u2019est en ces termes sibyllins que la disparition de     Taoufik el-Amri \u00e0 Nantes est aujourd\u2019hui comment\u00e9e dans les milieux     policiers. Plusieurs indices recueillis au cours des derni\u00e8res heures     fragilisent en effet consid\u00e9rablement la version pr\u00e9sent\u00e9e par les trois     policiers qui l\u2019ont interpell\u00e9 dans le centre de Nantes dans la nuit du 22     au 23 novembre dernier.           Hier, des documents appartenant \u00e0 cet ouvrier tunisien de 33 ans ont ainsi     \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts, flottant dans un court d\u2019eau, \u00e0 pr\u00e8s de 500 m\u00e8tres du lieu     o\u00f9 les trois fonctionnaires affirment l\u2019avoir rel\u00e2ch\u00e9. D\u2019autres effets     personnels de Taoufik el-Amri auraient en outre \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s quelques     kilom\u00e8tres plus loin. Enfin, deux \u00e9tudiantes entendues hier par la PJ de     Nantes affirment que le jeune homme, d\u00e9crit comme souffrant de probl\u00e8mes     cardiaques, a \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9 aux abords du canal Saint-F\u00e9lix \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0     plusieurs centaines de m\u00e8tres du lieu \u00e9voqu\u00e9 par les policiers.           \u00a0S\u2019appuyant sur ces \u00e9l\u00e9ments nouveaux, la police judiciaire et l\u2019Inspection     g\u00e9n\u00e9rale de la police nationale (IGPN), saisie par le ministre de     l\u2019Int\u00e9rieur de ce dossier, s\u2019int\u00e9ressent d\u00e9sormais aux incoh\u00e9rences et aux     contradictions qui semblent \u00e9mailler le r\u00e9cit des policiers nantais. Leur     version para\u00eet en effet d\u2019autant plus fragile que les trois fonctionnaires     n\u2019ont, le soir du 22 novembre, pas pris la peine de consigner la moindre     ligne de proc\u00e9dure sur leur intervention.           \u00a0Selon le procureur de Nantes, St\u00e9phane Autin, l\u2019enqu\u00eate de la PJ, men\u00e9e     sous le contr\u00f4le d\u2019un juge d\u2019instruction, confirme l\u2019extr\u00eame bri\u00e8vet\u00e9 du     contr\u00f4le de Taoufik, peu apr\u00e8s minuit \u2013 et non vers 22h30, comme les amis de     l\u2019ouvrier l\u2019ont d\u2019abord indiqu\u00e9. Intervenant sur une alerte signalant une     tentative de vol \u00e0 l\u2019arrach\u00e9, les trois policiers de la Compagnie     d\u00e9partementale d\u2019intervention (CDI) de Nantes auraient un temps soup\u00e7onn\u00e9     l\u2019ouvrier, dont le signalement pouvait correspondre \u00e0 celui fourni par la     victime. Lorsqu\u2019il est mont\u00e9 dans le camion, les policiers l\u2019ont conduit \u00e0     500 m\u00e8tres du lieu de l\u2019interpellation, en raison, disent-ils, d\u2019un     attroupement qui venait de se former. Puis ils affirment l\u2019avoir mis     rapidement hors de cause avant de le rel\u00e2cher car il ne correspondait     finalement pas au signalement. Pour l\u2019heure, les recherches se poursuivent.     Les pompiers, qui ont sond\u00e9 la Loire, n\u2019avaient encore rien trouv\u00e9 hier en     fin de journ\u00e9e.           \u00a0Au m\u00eame moment, la Tunisie, par la voie diplomatique, aurait r\u00e9clam\u00e9 \u00e0     Paris de plus amples explications sur ce fait divers concernant l\u2019un de ses     ressortissants.           \u00a0L\u2019affaire, suivie de pr\u00e8s par la hi\u00e9rarchie polici\u00e8re, appara\u00eet d\u2019autant     plus embarrassante qu\u2019elle met en sc\u00e8ne plusieurs fonctionnaires de la CDI     de Nantes, endeuill\u00e9e par un drame il y a deux ans \u00e0 peine. Le 16 octobre     2004, apr\u00e8s une mission de s\u00e9curisation sur un match de football opposant le     FC Nantes au Paris- Saint-Germain, suivi d\u2019un repas trop arros\u00e9, un     brigadier-chef de 46 ans avait ouvert le feu avec son arme de service et     touch\u00e9 au visage un gardien de la paix de 34 ans, p\u00e8re d\u2019un enfant alors \u00e2g\u00e9     de 7 ans. Par ailleurs, la disparition de Taoufik el-Amri intervient alors     qu\u2019\u00e0 Corbeil-Essonnes (91) la police est accus\u00e9e de ne pas avoir pris assez     de pr\u00e9cautions \u00e0 la suite de l\u2019arrestation d\u2019un d\u00e9pressif violent qui s\u2019est     noy\u00e9 dans la Seine. La police des polices vient d\u2019\u00eatre saisie.           <font>(Source : \u00ab Le Figaro \u00bb, le 12 d\u00e9cembre 2006)<\/font>     Lien :     <font>http:\/\/www.lefigaro.fr\/france\/20061212.WWW000000267_affaire_taoufik_les_policiers_auraient_menti.html<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Italie: un Tunisien soup\u00e7onn\u00e9     du meurtre de sa famille italienne<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div> <font>AFP, le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 11h04<\/font> <font>ROME, 12 d\u00e9c 2006 (AFP) &#8211;<\/font> Un Tunisien est     soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;avoir tu\u00e9 4 personnes \u00e0 coups de couteau, dont sa compagne et     son fils, et d&rsquo;en avoir bless\u00e9 gri\u00e8vement une cinqui\u00e8me lundi soir \u00e0 Erba     pr\u00e8s de     C\u00f4me (nord de l&rsquo;Italie), selon l&rsquo;agence Ansa.     Ce fait divers risque de relancer la pol\u00e9mique sur les remises de peine,     l&rsquo;homme \u00e9tant sorti de prison en ao\u00fbt.     Azouz Marzouk (25 ans) est soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;avoir \u00e9gorg\u00e9 son \u00e9pouse italienne     \u00e2g\u00e9e de 30 ans, son fils de 2 ans, sa belle-m\u00e8re et une voisine. Il aurait     en outre gri\u00e8vement bless\u00e9 le mari de la voisine,     hospitalis\u00e9 dans un \u00e9tat grave, selon la m\u00eame source.     Le suspect a mis le feu \u00e0 l&rsquo;appartement avant de s&rsquo;enfuir et n&rsquo;avait     toujours pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mardi matin par la police. Les raisons de son     geste restent pour l&rsquo;instant inconnues.     Il \u00e9tait sorti de prison en ao\u00fbt apr\u00e8s avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la mesure de     remise de peine g\u00e9n\u00e9rale vot\u00e9e en juillet apr\u00e8s la victoire de l&rsquo;Union de la     gauche de Romano Prodi.     Cette mesure, vot\u00e9e avec les voix de l&rsquo;opposition de Silvio Berlusconi, a     permis de r\u00e9duire la surpopulation carc\u00e9rale mais a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s critiqu\u00e9 par     les magistrats du parquet qui y voient une cause de l&rsquo;augmentation de la     criminalit\u00e9.     Elle r\u00e9duit les peines de trois ans pour les d\u00e9lits commis avant mai 2006 \u00e0     l&rsquo;exception notamment des actes li\u00e9s au terrorisme, \u00e0 la mafia ou aux     violences sexuelles. \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Italie: quatre personnes retrouv\u00e9es     \u00e9gorg\u00e9es dans le nord<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>    \u00a0<\/div>\n<div>    AFP, le 12 d\u00e9cembre 2006 \u00e0 16h22          <font>ROME, 12 d\u00e9c 2006 (AFP) &#8211;<\/font> Quatre personnes,     dont une m\u00e8re et son fils, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9gorg\u00e9es lundi soir dans un appartement \u00e0     Erba pr\u00e8s de C\u00f4me (nord de l&rsquo;Italie) mais l&rsquo;\u00e9poux de la m\u00e8re, un Tunisien,     d\u00e9sign\u00e9 au d\u00e9part comme le principal suspect, pourrait ne pas \u00eatre m\u00eal\u00e9 au     massacre, selon l&rsquo;agence Ansa.     Une femme de 30 ans, son fils de deux ans, sa belle-m\u00e8re et une voisine ont     \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts tu\u00e9s \u00e0 coups de couteau dans l&rsquo;appartement incendi\u00e9. Le mari     de la voisine, gri\u00e8vement bless\u00e9, a     \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9e dans un \u00e9tat grave.     La police avait indiqu\u00e9 mardi matin rechercher activement l&rsquo;\u00e9poux de la     jeune femme, un Tunisien, qui faisait figure de principal suspect mais son     beau-p\u00e8re a affirm\u00e9 avoir parl\u00e9 avec son     gendre mardi matin et que ce dernier se trouvait en Tunisie. Il serait     attendu dans la soir\u00e9e en Italie.     \u00ab\u00a0Mon gendre se trouve actuellement en Tunisie. Il a appel\u00e9 et je suis     convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y est pour rien\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Carlo Castagna, ajoutant que     son gendre n&rsquo;avait jamais lev\u00e9 la main sur son fils.     Le parquet de C\u00f4me a pour sa part indiqu\u00e9 n&rsquo;exclure aucune hypoth\u00e8se, y     compris celle de plusieurs meurtriers.      \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arabic Transparent\" size=\"2\"> <\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Quatre personnes, dont un   enfant, massacr\u00e9es \u00e0 Erba (I)<\/strong><\/font><\/h3>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\"><font>ats 12 d\u00e9cembre 2006 &#8211; 16:21\u00a0 |\u00a0\u00a0   Texte<\/font>\u00a0\u00a0\u00a0    Trois femmes et un enfant de deux ans ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s \u00e0 coups de couteau lundi   soir \u00e0 Erba, ville italienne sise \u00e0 proximit\u00e9 de la fronti\u00e8re tessinoise, dans   la province de C\u00f4me. Les corps ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s dans un appartement auquel le   feu avait \u00e9t\u00e9 bout\u00e9.   Par ailleurs, un homme de 60 ans, bless\u00e9 \u00e0 coups de couteau et gri\u00e8vement   br\u00fbl\u00e9 dans l&rsquo;incendie, a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 dans des conditions d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es. Il   s&rsquo;agit du voisin de la jeune femme de 30 ans retrouv\u00e9e \u00e9gorg\u00e9e aux c\u00f4t\u00e9s de   son gar\u00e7onnet de deux ans et de sa m\u00e8re \u00e2g\u00e9e de 60 ans.   La quatri\u00e8me victime, ag\u00e9e de 50 ans, est l&rsquo;\u00e9pouse du rescap\u00e9 du massacre.   Elle \u00e9tait accourue sur les lieux avec son mari en entendant les cris.   Lundi soir, la police italienne a lanc\u00e9 un avis de recherche contre l&rsquo;\u00e9poux de   l&rsquo;Italienne de 30 ans, un Tunisien \u00e2g\u00e9 de 25 ans, p\u00e8re de la petite victime.   Ce dernier avait eu des d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec la justice pour un trafic de drogue et   venait de sortir de prison \u00e0 la suite de la r\u00e9cente amnistie dans la p\u00e9ninsule.      Mais l&rsquo;enqu\u00eate a pris une autre direction mardi. Le beau-p\u00e8re du ressortissant   tunisien, soit le mari, p\u00e8re et grand-p\u00e8re de trois des victimes, a en effet   affirm\u00e9 que son gendre se trouvait en Tunisie, dans sa famille, depuis une   dizaine de jours.      Il a ajout\u00e9 que malgr\u00e9 des probl\u00e8mes au sein du couple, l&rsquo;homme n&rsquo;aurait   jamais fait de mal \u00e0 son fils qu&rsquo;il adorait. La police enqu\u00eate d\u00e9sormais dans   les milieux des trafiquants de drogue qui pourraient avoir agi par vengeance   contre le jeune Tunisien.<\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Les \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb annoncent la   cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9cole de cadres de la D\u00e9fense<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div>  \u00a0<\/div>\n<div> <font face=\"Arial\"><font>AFP: Mardi 12 d\u00e9cembre 2006<\/font>      Les ministres de la D\u00e9fense des \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb (10 pays d&rsquo;Europe du Sud et du Maghreb)   ont annonc\u00e9 lundi la cr\u00e9ation en 2007 d&rsquo;une \u00e9cole ouverte aux cadres   militaires et civils de la D\u00e9fense de ces pays des deux rives de la   M\u00e9diterran\u00e9e occidentale.      \u00ab\u00a0Nous avons eu un accord de principe sur ce point\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la ministre de   la D\u00e9fense Mich\u00e8le Alliot-Marie, lors d&rsquo;un point de presse \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de   Brienne, tenu en pr\u00e9sence de ses homologues des \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb.      Cette initiative informelle lanc\u00e9e en 2004 par Paris r\u00e9unit l&rsquo;Espagne, la   France, l&rsquo;Italie, Malte et le Portugal, pour l&rsquo;Europe du sud, et la Mauritanie,   le Maroc, l&rsquo;Alg\u00e9rie, la Tunisie et la Libye, pour le Maghreb.      Selon Mme Alliot-Marie, l&rsquo;\u00e9cole \u00ab\u00a0va commencer \u00e0 fonctionner l&rsquo;ann\u00e9e prochaine\u00a0\u00bb   avec un premier s\u00e9minaire qui pourrait se r\u00e9unir \u00e0 Paris.      Evoquant une coop\u00e9ration en mati\u00e8re de d\u00e9minage sugg\u00e9r\u00e9e par la Libye, elle a   indiqu\u00e9 que \u00ab\u00a0la France est pr\u00eate \u00e0 participer \u00e0 la r\u00e9flexion sur ce projet et   pourra, le moment venu, mettre \u00e0 disposition de ses partenaires son   savoir-faire\u00a0\u00bb.      Le projet tunisien d&rsquo;un \u00ab\u00a0centre de r\u00e9flexion strat\u00e9gique\u00a0\u00bb et un dispositif   sp\u00e9cifique de suivi du trafic maritime en M\u00e9diterran\u00e9e est \u00e9galement \u00e0   l&rsquo;agenda 2007 des \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb, a encore indiqu\u00e9 la ministre.      Selon Mme Alliot-Marie, l&rsquo;attentat anti-am\u00e9ricain qui a fait dimanche un mort   et neuf bless\u00e9s en Alg\u00e9rie a \u00ab\u00a0figur\u00e9\u00a0\u00bb dans les discussions entre ministres et   hauts fonctionnaires des \u00ab\u00a05+5\u00a0\u00bb.      Ceux-ci, a-t-elle dit, ont \u00ab\u00a0\u00e9chang\u00e9 leurs analyses sur ce sujet\u00a0\u00bb et sur \u00ab\u00a0l&rsquo;origine   et les causes du terrorisme, en particulier un certain nombre de conflits en   Irak ou les conflits entre Isra\u00ebl et la Palestine qui alimentent le terrorisme\u00a0\u00bb.      De nouveaux exercices militaires sont par ailleurs pr\u00e9vus selon elle en 2007   dans le cadre du forum apr\u00e8s les six consacr\u00e9s cette ann\u00e9e \u00e0 la surveillance   maritime, la protection civile, la s\u00fbret\u00e9 a\u00e9rienne, la lutte contre les   pollutions maritimes accidentelles, le d\u00e9minage et la lutte anti-acridienne.<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>On \u00e9crit \u00e0 TUNISNEWS<\/font><\/h3>\n<p><font size=\"3\"><strong>Insupportable    <\/strong><\/font>   Salam,      Je conteste haut et fort le fait que vous publier un article comme celui de   Balha Boujadi \u00ab\u00a0Ils mentent\u00a0\u00bb (ce maudit qui n&rsquo;a aucune objectivit\u00e9 et qui ne   fait qu&rsquo;insulter les musulmans). Est-ce au nom de la libert\u00e9 d&rsquo;expression que   vous laisser le site se transformer en poubelle et en un \u00ab\u00a0Speaker Corner\u00a0\u00bb pour   insulter les gens??? Laisser vomir un illettr\u00e9, un analphab\u00e8te un ignorant l\u00e0   o\u00f9 les patriotes s&rsquo;\u00e9changent des id\u00e9es et d\u00e9veloppent un dialogue n&rsquo;est pas   tol\u00e9rable.       Je vous en veux Messieurs les responsables de Tunisnews. Quelles \u00ab\u00a0news\u00a0\u00bb a   apport\u00e9 cet imb\u00e9cile dans son article si ce n&rsquo;est que de la merde (je m&rsquo;excuse   du terme pour les lecteurs) qu&rsquo;il nous a \u00e9tal\u00e9e sur le site??? Quelle nouvelle   pens\u00e9e ou quel plus a-t-il apport\u00e9 pour lui offrir les pages de Tunisnews et   lui permettre ainsi d&rsquo;arriver jusqu&rsquo;\u00e0 chez nous?      Pour r\u00e9pondre \u00e0 son sale article il faut insulter et insulter et rien d&rsquo;autre   et je ne veux pas le faire. Les quelques adjectifs que je mets dans le pr\u00e9sent   courrier ne sont que de l&rsquo;\u00e9loge \u00e0 son \u00e9gard car il m\u00e9rite pire que \u00e7a.      Je vous demande Messieurs de veiller \u00e0 maintenir un certain niveau de ce que   vous publiez sur le site afin que celui-ci garde son prestige et sa valeur. Je   ne vous invite pas \u00e0 \u00ab\u00a0censurer\u00a0\u00bb mais \u00e0 bien contr\u00f4ler. Beaucoup d&rsquo;autres   articles sont tr\u00e8s critiques \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de X ou Y mais ils sont faits dans les   r\u00e8gles de l&rsquo;art et du respect et restent donc les bienvenus.      D\u00e9sol\u00e9 pour certains termes que j&rsquo;ai utilis\u00e9s.      <font><strong>Larbi Guesmi<\/strong><\/font>   12 d\u00e9cembre 2006      <\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font><strong>REPONSE DE TUNISNEWS<\/strong><\/font><\/h3>\n<p> <font>M. Guesmi      Vous avez le droit de contester les choix de la r\u00e9daction. Nous ne sommes pas   d\u2019accord avec les termes que vous utilisez. Nous ne sommes pas d\u2019accord avec   les id\u00e9es d\u00e9fendues par M. Balha Boujadi mais nous estimons qu\u2019il a le droit   de s\u2019exprimer.      Nous profitons de l\u2019occasion pour rappeler pour la \u00e9ni\u00e8me fois notre d\u00e9marche   : Nous estimons que tous les tunisiens ont v\u00e9cu trop longtemps sous le joug   d\u2019une dictature qui a tout \u00e9touff\u00e9 et qu\u2019il est aujourd\u2019hui vital, n\u00e9cessaire   et urgent de b\u00e2tir un AUTRE avenir pour notre pays et les g\u00e9n\u00e9rations futures   bas\u00e9 sur la LIBERTE, LA COMPREHENSION, LA TOLERANCE, et qui bannit une fois   pour toutes L\u2019EXCLUSION, LA DISCRIMINATION et LA MARGINALISATION.      C\u2019est pourquoi nous avons d\u00e9s nos d\u00e9buts fait le choix (\u00d2 combien difficile,   p\u00e9nible et inconfortable, il faut l\u2019avouer), de permettre aux tunisiens \u2013 TOUS   LES TUNISIENS &#8211; de s\u2019exprimer, d\u2019apprendre \u00e0 vivre ensemble, \u00e0 faire   connaissance de leur diversit\u00e9, \u00e0 mieux se connaitre et \u00e0 reprendre le chemin   de la discussion, du d\u00e9bat d\u2019id\u00e9es et de la confrontation pacifique des id\u00e9es   et des projets.      C\u2019est peut \u00eatre un projet \u00ab utopique \u00bb, c\u2019est peut \u00eatre un projet \u00ab VIRTUEL \u00bb   mais pour un pays comme le n\u00f4tre nous estimons qu\u2019il n\u2019y en a pas d\u2019autre   possible !      Merci pour votre attention.   <\/font> <strong><font>L\u2019\u00e9quipe de TUNISNEWS   12 d\u00e9cembre 2006<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">  \u00a0<\/div>\n<div>   \u00a0<\/div>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p><!-- |**|end egp html banner|**| --><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"RTL\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span dir=\"RTL\" lang=\"AR-SA\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 7\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02395 du 12.12.2006 \u00a0archives : www.tunisnews.net V\u00e9rit\u00e9-Action: Etat des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s en Tunisie :Prise de position C.R.L.D.H. Tunisie:1996-2006 : dix ans de lutte pour les droits de l\u2019homme et les libert\u00e9s en Tunisie Message de M. Yves Steiner pour Ez-Zeitouna AP: Disparition inqui\u00e9tante \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[64,37,29],"class_list":["post-17555","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-64","tag-37","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17555\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}