{"id":17436,"date":"2008-10-01T00:00:00","date_gmt":"2008-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/1-octobre-2008\/"},"modified":"2008-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-01T00:00:00","slug":"1-octobre-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/1-octobre-2008\/","title":{"rendered":"1 octobre 2008"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Texte de la QUESTION : M. Patrick Braouezec alerte \t\t\t\t\t\t\tMme la secr\u00e9taire d'\u00c9tat charg\u00e9e des affaires \t\t\t\t\t\t\t\u00e9trang\u00e8res et des droits de l'homme sur les \t\t\t\t\t\t\tcons\u00e9quences de la situation dans la r\u00e9gion du \t\t\t\t\t\t\tbassin minier de Gafsa en Tunisie.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil<\/span><\/a><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div>\n<div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<p dir=\"ltr\"><font><\/font><\/p>\n<p><font><span lang=\"FR\">\u00a0<\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><span lang=\"SV\"><strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><strong>8\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03053 du 01.10.2008 <\/span><\/strong><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><span><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><font>\u00a0archives<\/font> : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font>\u00a0<\/font>\u00a0<\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<p dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<div><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><span lang=\"FR\"><strong>Question de M. Braouezec Patrick \u00e0 l\u00b4Assembl\u00e9e Nationale: Situation politique enTunisie et attitude de la France<\/strong><\/span><\/div>\n<div><span lang=\"FR\"><strong><font>Alternatives: R\u00e9pression en Tunisie<\/font> Fatma BOUAMAIED KSILA: Demain leurs appartient  <font>Sami Ben Abdallah: Ahmed Manai r\u00e9pond \u00e0 ses d\u00e9tracteurs et lance de graves accusations \u00e0 l\u2019encontre d\u2019Ennahdha et de M.Rached Ghannouchi<\/font> TSA: Alg\u00e9rie : Al-Qa\u00efda au Maghreb revendique l\u2019attentat suicide de Dellys et quinze autre attaques terroristes<\/strong><\/span><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<p align=\"center\"><font face=\"Arial\">Assembl\u00e9e Nationale : M. Braouezec Patrick(Gauche d\u00e9mocrate et r\u00e9publicaine &#8211; Seine-Saint-Denis) QE<\/font><\/p>\n<p align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Situation politique enTunisie et attitude de la France<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> \u00a0<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Question N\u00b0 : 31124 de M. Braouezec Patrick(Gauche d\u00e9mocrate et r\u00e9publicaine &#8211; Seine-Saint-Denis) QE Minist\u00e8re interrog\u00e9 : Affaires \u00e9trang\u00e8res et droits de l&rsquo;homme Minist\u00e8re attributaire : Affaires \u00e9trang\u00e8res et droits de l&rsquo;homme  Question publi\u00e9e au JO le : 23\/09\/2008 page : 8092  Rubrique : politique ext\u00e9rieure  T\u00eate d&rsquo;analyse : Tunisie  Analyse : situation politique. attitude de la France  Texte de la QUESTION : M. Patrick Braouezec alerte Mme la secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat charg\u00e9e des affaires \u00e9trang\u00e8res et des droits de l&rsquo;homme sur les cons\u00e9quences de la situation dans la r\u00e9gion du bassin minier de Gafsa en Tunisie.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le mouvement de mobilisation portant la question sociale dans une r\u00e9gion frapp\u00e9e par le ch\u00f4mage et la pauvret\u00e9. Depuis le mois de janvier dernier la spirale de la r\u00e9pression n&rsquo;a fait qu&#8217;empirer.  Arrestations et brutalit\u00e9s contre les manifestants, tortures av\u00e9r\u00e9es, mort par balles de deux manifestants, arrestation lors de vacances, d&rsquo;un migrant parce qu&rsquo;il avait publiquement, en France manifest\u00e9 son  soutien aux populations du bassin minier, criminalisation et condamnations \u00e0 de lourdes peines d&#8217;emprisonnement pour les=20femmes et les hommes qui se sont mobilis\u00e9s de mani\u00e8re pacifique pour le roit au travail et \u00e0 une vie digne. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\"><strong><em>Aujourd&rsquo;hui, le gouvernement tunisien vient d&rsquo;inculper le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens citoyens des deux rives -FTCR- \u00ab pour financement d&rsquo;une bande de malfaiteurs\u00bb.<\/em><\/strong> <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Cette association et son pr\u00e9sident ont agi dans le cadre de la loi fran\u00e7aise en alertant sur la r\u00e9pression et l&rsquo;injustice faites aux populations du bassin minier qui se mobilisent pour que le Gouvernement ouvre des n\u00e9gociations et r\u00e9ponde \u00e0 leurs attentes afin de mettre fin \u00e0 la crise. Cette p\u00e9nalisation du mouvement social tunisien et du mouvement de solidarit\u00e9 internationale est incompatible avec le respect des droits d\u00e9mocratiques et des libert\u00e9s mis en avant lors de la premi\u00e8re r\u00e9union instaurant l&rsquo;Union m\u00e9diterran\u00e9enne. En cons\u00e9quence, il aimerait savoir ce que le Gouvernement compte faire pour inciter le gouvernement tunisien \u00e0 respecter les droits d\u00e9mocratiques et les libert\u00e9s ainsi que les droits humains.  Texte de la REPONSE :   Mireille Fanon-Mendes-France fondation Frantz Fanon <\/font><a href=\"mailto:fondationffanon@hotmail.com\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" ymailto=\"mailto:fondationffanon@hotmail.com\"><font><u><font face=\"Arial\">fondationffanon@hotmail.com<\/font><\/u><\/font><\/a> \u00a0<\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Voici le num\u00e9ro 115 d&rsquo;ELKHADRA. Bonne lecture<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font><a href=\"http:\/\/elkhadra.over-blog.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><font face=\"Arial\">http:\/\/elkhadra.over-blog.com\/<\/font><\/a> <font face=\"Arial\">elkhadra@hotmail.com ********************************************** \u00a0<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00a0\u00a0\u00a0* Ce que je sais  \u00a0 \u00a0* L\u2019\u00e9volution du Hamas  \u00a0 \u00a0* Apr\u00e8s Saint Lazare\u2026 C\u2019est rude, dis !  \u00a0 \u00a0* \u00d4 JERUSALEM  \u00a0 \u00a0* La r\u00e9paration des dommages de la colonisation : l\u2019Italie et la Libye relancent le d\u00e9bat \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0* K.TRAOULI \u00a0 \u00a0* Ali bach hamba  \u00a0 \u00a0* LETTRE D&rsquo;EN TUNISIE  \u00a0 \u00a0* Salim Bachi  \u00a0 \u00a0* UN MONDE FOU \u00a0 \u00a0* ELQUODES  * ARTICLES DE Khachnaoui Neji  \u00a0 \u00a0* DE L&rsquo;aspirine pour un cancer&#8230;.  \u00a0 \u00a0* L&rsquo;oppresseur souriant<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<h2 align=\"center\" class=\"crayon article-titre-4139 titre-article\" dir=\"ltr\" style=\"color: red;\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">R\u00e9pression en Tunisie<\/font><\/h2>\n<\/h2>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">jeudi 25 septembre 2008 par <\/font><a href=\"http:\/\/www.alternatives.ca\/auteur1177.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\">Karine Gantin <\/font><\/a><\/p>\n<p><!-- cartouche --><\/p>\n<div align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Des morts, des disparus ainsi qu\u2019une centaine de personnes en prison. Voil\u00e0 le triste bilan de la r\u00e9volte du bassin minier de Gafsa, qui a dur\u00e9 pr\u00e8s de six mois, plus t\u00f4t cette ann\u00e9e. Cet \u00e9v\u00e9nement majeur de l\u2019histoire sociale contemporaine du Maghreb se solde actuellement par une grave r\u00e9pression de la population et des leaders syndicaux, par les autorit\u00e9s tunisiennes.<\/font><\/div>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">De janvier \u00e0 juin 2008, \u00e0 quatre cents kilom\u00e8tres au sud-ouest de Tunis, la population du bastion ouvrier de Gafsa a men\u00e9 une importante r\u00e9volte bien organis\u00e9e, qui constitue un choc social important pour la Tunisie. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e d\u00e9but janvier par la publication des r\u00e9sultats du concours d\u2019embauche de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), l\u2019unique moteur \u00e9conomique de la r\u00e9gion. Jugeant frauduleux ces r\u00e9sultats, de jeunes ch\u00f4meurs occup\u00e8rent alors le si\u00e8ge r\u00e9gional de la centrale syndicale \u00e0 Redeyef avec les veuves des mineurs et leurs familles, qui install\u00e8rent leurs tentes devant le b\u00e2timent. Le mouvement s\u2019est \u00e9tendu rapidement\u00a0: ouvriers, ch\u00f4meurs, \u00e9tudiants et habitants ont multipli\u00e9 \u00e0 leur tour les gr\u00e8ves et les actions, en d\u00e9pit du si\u00e8ge des villes par les forces de police. Au fil des mois, la mobilisation a tenu, rageuse et fi\u00e8re\u00a0: sit-in des familles des invalides de la CPG et des morts \u00e0 la mine, actions des ouvriers licenci\u00e9s, occupations diverses, rassemblements et d\u00e9signation d\u2019un collectif de repr\u00e9sentants.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Le si\u00e8ge local du syndicat de l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (UGTT), en plein centre-ville de Redeyef, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9 par les contestataires, au nez des autorit\u00e9s. Celui-ci est alors devenu le quartier g\u00e9n\u00e9ral des habitants en r\u00e9volte. Au rez-de-chauss\u00e9e du local, le caf\u00e9 a servi d\u2019agora permanente. La nuit, les jeunes ont patrouill\u00e9 dans Redeyef par petits groupes pour la prot\u00e9ger, apr\u00e8s avoir sonn\u00e9 le rassemblement \u00e0 l\u2019aide de pierres cogn\u00e9es contre les structures m\u00e9talliques d\u2019un pont. Le ton g\u00e9n\u00e9ral a refl\u00e9t\u00e9 une impressionnante coh\u00e9sion populaire que les forces de l\u2019ordre n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 rompre, en d\u00e9pit de l\u2019encerclement militaire et policier de la ville.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><strong><font size=\"2\">Contre la corruption et le client\u00e9lisme du r\u00e9gime<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Sur fond de grande pauvret\u00e9 et de flamb\u00e9e des prix, la population protestait contre la corruption d\u2019un syst\u00e8me local n\u00e9potique, contre une politique de l\u2019emploi injuste, et elle r\u00e9clamait l\u2019ouverture de n\u00e9gociations pour l\u2019avenir de la r\u00e9gion.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Les villes du bassin minier de Gafsa (Redeyef, Oum Larayes, Metlaoui, El Mdhilla&#8230;) vivent de la Compagnie des Phosphates de Gafsa depuis le temps de la colonisation. Au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, la CPG a r\u00e9duit d\u2019environ 75\u00a0% les effectifs, dans une r\u00e9gion o\u00f9 le ch\u00f4mage frapperait officiellement 30\u00a0% de la population active, le double du taux national. Autour de la compagnie gravitent de nombreuses entreprises de sous-traitance, avec leurs emplois pr\u00e9caires et sous-pay\u00e9s. Longtemps, la stabilit\u00e9 de la r\u00e9gion \u00e9tait maintenue gr\u00e2ce \u00e0 une petite redistribution des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9normes que g\u00e9n\u00e8re l\u2019industrie phosphati\u00e8re. Celle-ci se r\u00e9alisait gr\u00e2ce \u00e0 de subtils \u00e9quilibres claniques et familiaux, orchestr\u00e9s par les dirigeants r\u00e9gionaux de la centrale syndicale de l\u2019UGTT et du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD). Or, la diminution progressive des ressources et la g\u00e9n\u00e9ralisation de la corruption, alors m\u00eame que flambe le cours international du phosphate, ont rompu ces \u00e9quilibres et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 le client\u00e9lisme, dont la direction r\u00e9gionale de l\u2019UGTT est devenue le premier repr\u00e9sentant local.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><strong><font size=\"2\">La force pour \u00e9craser la r\u00e9sistance<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Le pouvoir a r\u00e9pondu par une dure r\u00e9pression, rendant le mouvement exsangue, priv\u00e9 de ses leaders et de ses jeunes. D\u00e8s le d\u00e9but, des familles ont \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9es, leurs biens saccag\u00e9s. Le d\u00e9ploiement d\u2019unit\u00e9s blind\u00e9es de l\u2019arm\u00e9e a renforc\u00e9 le si\u00e8ge du bassin minier durant le mois de juin. L\u2019escalade de la violence d\u2019\u00c9tat s\u2019est manifest\u00e9e par l\u2019utilisation de balles, par la multiplication des enl\u00e8vements de jeunes pour interrogatoire et emprisonnement, et par des ratissages militaires dans les montagnes environnantes en vue de retrouver ceux qui tentent d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la torture.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">En arr\u00eatant fin juin plusieurs dirigeants du mouvement de protestation qui touche la ville de Redeyef, en les inculpant de d\u00e9lits graves, en conduisant des interrogatoires muscl\u00e9s, le pouvoir tunisien a r\u00e9ussi \u00e0 affaiblir radicalement la mobilisation. Quelques mesures finalement annonc\u00e9es durant l\u2019\u00e9t\u00e9 par le pouvoir central \u00e0 Tunis promettent des investissements. Mais on compte plus d\u2019une centaine d\u2019arrestations, des disparitions et quelques morts. Les emprisonnements et les harc\u00e8lements policiers se poursuivent dans tout le pays, m\u00eame contre des avocats et des journalistes. Des immigr\u00e9s qui ont particip\u00e9 aux manifestations de soutien en France ont aussi \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s, harcel\u00e9s et menac\u00e9s en Tunisie pendant leurs vacances estivales.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">L\u2019opposition \u00e0 Tunis, ainsi que des comit\u00e9s de soutien en Europe se battent pour casser le blocus de l\u2019information et pour d\u00e9fendre les prisonniers et leurs familles. Pourtant, la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne, pass\u00e9e depuis longtemps sous le rouleau compresseur de la r\u00e9pression, peine \u00e0 r\u00e9agir au-del\u00e0 de t\u00e9m\u00e9raires poign\u00e9es de d\u00e9fenseurs des droits humains. Seule une forte campagne de solidarit\u00e9 nationale et internationale, ou une extension de la contestation \u00e0 d\u2019autres r\u00e9gions, pourraient desserrer l\u2019\u00e9tau du r\u00e9gime ultrabrutal du pr\u00e9sident Ben Ali.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Le premier Forum social maghr\u00e9bin, qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 fin juillet au Maroc, a cibl\u00e9 juste. Il a fait des luttes du bassin de Gafsa un embl\u00e8me des luttes sociales maghr\u00e9bines et de la nature r\u00e9pressive du pouvoir tunisien. L\u2019enjeu\u00a0: produire une solidarit\u00e9 imm\u00e9diate face \u00e0 la r\u00e9pression terrifiante, mais aussi saisir le sens politique des luttes les plus r\u00e9centes au Maghreb, de Gafsa \u00e0 Sidi Ifni au Maroc, et bien d\u2019autres moins m\u00e9diatis\u00e9es. Le but est aussi de d\u00e9noncer l\u2019information dominante\u00a0: celle qui tend \u00e0 faire l\u2019impasse sur ces \u00ab\u00a0r\u00e9voltes du pauvre\u00a0\u00bb, per\u00e7ues comme le contrepoint malheureux des ajustements \u00e9conomiques n\u00e9cessaires \u00e0 la modernisation, voire comme justifiant paradoxalement l\u2019alliance des pouvoirs occidentaux avec les r\u00e9gimes r\u00e9pressifs du Sud.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\"><strong>(Source: \u00ab\u00a0Alternatives\u00a0\u00bb (Canada) le 25 septembre 2008)<\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" dir=\"ltr\"><font size=\"2\">Lien:<a href=\"http:\/\/www.alternatives.ca\/agora2000\/plan\/article4139.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.alternatives.ca\/agora2000\/plan\/article4139.html<\/a><\/font><\/p>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<p align=\"center\"><span><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Demain leurs appartient<\/strong><\/font><\/h2>\n<p> <\/span><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Elles se pr\u00e9nomment\u00a0 <b>Zakia, Jom\u00e2a, Afef, Khiera, Zohra, Salha, Fatma, Najet\u2026.<\/b>et tant d\u2019autres\u00a0; elles sont des opposantes politiques, des d\u00e9fenseurs des droits humains, des syndicalistes, des anciennes d\u00e9tenues d\u2019opinion, des m\u00e8res, des \u00e9pouses et des s\u0153urs de <\/font><\/span><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">prisonniers politiques, des laiss\u00e9es pour compte qui r\u00eavent de justice sociale et de libert\u00e9s fondamentales. Parmi elles des enseignantes, des lyc\u00e9ennes et des \u00e9tudiantes, des dipl\u00f4m\u00e9es universitaires en ch\u00f4mage, des fonctionnaires et des femmes au foyer \u2026Elles ont de vingt \u00e0 soixante dix ans et sont veuves, mari\u00e9es et\/ou m\u00e8res de\u00a0 familles en charge d\u2019enfants dont les plus \u00e2g\u00e9s figurent dans la longue liste des ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e\u2026<\/font><\/span><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Toutes ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans le combat pour la dignit\u00e9 de la population du bassin minier de Gafsa et ce, d\u00e8s le d\u00e9but du mouvement de protestation sociale qui s\u2019est d\u00e9clench\u00e9 le 05 janvier 2008. Les femmes des mines<span>\u00e0 Redaief, Moular\u00e8s et M\u00e9tlaoui, <\/span><span>ont r\u00e9pondu pr\u00e9sentes et imposer une place de premier ordre au sein du mouvement et devenir au fil des semaines sa pierre angulaire. <\/span><\/font><\/span><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Toutes se sont donn\u00e9es rendez-vous dans les rues pour dresser les tentes et organiser les gr\u00e8ves, manifestations, et occupation de lieux, en compagnie de leurs proches et enfants, les ch\u00f4meurs jeunes et moins jeunes, dipl\u00f4m\u00e9s et non dipl\u00f4m\u00e9s\u2026<\/font><\/span><\/p>\n<p><font size=\"2\"><span>Elles ont su impr\u00e9gner ce grand mouvement de protestation pacifique par la qualit\u00e9 et l\u2019originalit\u00e9 des actions entreprises, tout en garantissant l\u2019\u00e9largissement du mouvement \u00e0 toutes les cat\u00e9gories socioprofessionnelles, sans distinction d\u2019\u00e2ge, ni de sexe ni de rang social.<\/span><\/font><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Parmi ces centaines de femmes, une militante politique qui se trouve depuis fin juillet 2008 en prison et \u00a0dont le sort a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9 pour avoir apport\u00e9 son soutien et sa solidarit\u00e9 au mouvement \u00a0protestataire du bassin minier. Il s\u2019agit de l\u2019opposante politique <b>Zakia<\/b> <b>Dhifaoui<\/b>, membre de l\u2019Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT), membre de la section\u00a0 kairouanaise de la Ligue tunisienne des droits de l\u2019Homme (LTDH) et membre du Forum d\u00e9mocratique pour le travail et les libert\u00e9s (FDTL). <\/font><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Arr\u00eat\u00e9e le 29 juillet \u00e0 Redaief pour avoir participer la veille \u00e0 une marche\u00a0 f\u00e9minine de soutien aux victimes de la r\u00e9pression du mouvement, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de plusieurs centaines d\u2019autres. Le 14 ao\u00fbt 2008, elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e par le tribunal de premi\u00e8re instance de Gafsa \u00e0 huit mois de prison ferme pour \u00ab\u00a0I<i>nsubordination, troubles de l\u2019ordre public, entraves \u00e0 un fonctionnaire dans l\u2019exercice de ses fonctions et atteinte aux bonnes m\u0153urs<\/i>\u00a0\u00bb<\/font><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><font size=\"2\"><span>Le 15 septembre 2008, la Cour d\u2019appel de Gafsa a confirm\u00e9 la d\u00e9cision de culpabilit\u00e9 de <b>Zakia<\/b> en ramenant sa peine \u00e0 quatre mois et demi de prison ferme\u2026.<\/span><font face=\"Arial\"><span><\/span><span>Rappelons que son arrestation a eu lieu chez \u00a0la famille du couple syndicaliste <b>Adn\u00e8ne Hajji<\/b>, actuellement en prison et son \u00e9pouse <b>Jem\u00e2a<\/b>, quand la police politique a investi les lieux et l\u2019a conduit dans ses locaux \u00e0 Gafsa. L\u00e0-bas, elle a \u00e9t\u00e9 contrainte de signer un proc\u00e8s verbal fabriqu\u00e9 de toutes pi\u00e8ces sous la menace de viol prof\u00e9r\u00e9e par le tortionnaire\u00a0 <b>Mohamed Yousfi<\/b>. <\/span><\/font><\/font><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><font size=\"2\"><b><span>Zakia <\/span><\/b><span>a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e et jet\u00e9e en prison pour avoir us\u00e9 de ses droits fondamentaux \u00e0 l\u2019expression et \u00e0 l\u2019organisation. Le pouvoir despotique \u00a0de Ben Ali criminalise l\u2019engagement politique et\/ou associatif autonome et celles et ceux qui d\u00e9cident d\u2019en faire.<\/span><\/font><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Une autre femme a su imposer respect et admiration. Il s\u2019agit de Mme <b>Jem\u00e2a Hajji<\/b>, 44 ans, enseignante syndicaliste et \u00e9pouse du prisonnier d\u2019opinion, un des principaux animateurs du mouvement, le syndicaliste M. <b>Adn\u00e8ne Hajji<\/b>.<\/font><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span><font size=\"2\">De part son statut de syndicaliste et de militante associative, objet d\u2019une politique de r\u00e9pression \u00e0 son encontre et \u00e0 l\u2019encontre de sa famille, le r\u00f4le de <b>Jem\u00e2a<\/b> au sein du mouvement des femmes \u00e0 Redaief\u00a0 est essentiel de par cette volont\u00e9 de fer et ce courage\u00a0 hors paire qu\u2019on les lui reconna\u00eet facilement, tout en veillant \u00e0 la pacification du mouvement. <\/font><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Une autre femme a su sortir du lot gr\u00e2ce \u00e0 la place pr\u00e9pond\u00e9rante qu\u2019elle occupe sur le terrain. Il s\u2019agit de <b>Afef Ben Naceur<\/b>, 34 ans, dirigeante r\u00e9gionale au sein de l\u2019union des ch\u00f4meurs dipl\u00f4m\u00e9s et membre actif de la section d\u2019Amnesty International. En 1994, Afef a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e et condamn\u00e9e \u00e0 deux ans et demi de prison ferme en raison de son engagement au sein du mouvement \u00e9tudiant en tant que militante politique du Parti Communiste Ouvrier Tunisien (PCOT). Son \u00e9poux, M. <b>Fahem Boukaddous<\/b>, est le reporter r\u00e9gional de la cha\u00eene t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e <i>le dialogue tunisien<\/i>, est activement recherch\u00e9 par la police tunisienne pour \u00eatre jug\u00e9 pour le r\u00f4le qu\u2019il a jou\u00e9 dans la couverture m\u00e9diatique du mouvement. Il risque de nouveau la prison. <\/font><\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><font size=\"2\"><b><span>Afef <\/span><\/b><span>est la seule femme qui a \u00e9crit \u00e0 plusieurs reprises sur le mouvement des femmes du bassin minier et a ainsi donn\u00e9 de la visibilit\u00e9 \u00e0 ce mouvement <\/span><\/font><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><font size=\"2\"><span>Les<\/span><span> premi\u00e8res victoires <span>du mouvement ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es par des femmes, <\/span>lorsque le 10 janvier 2008, soit quelques jours apr\u00e8s le d\u00e9clenchement du mouvement de protestation sociale, douze veuves de Moular\u00e8s<span>dont les maris, des anciens mineurs, sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s suite \u00e0 des accidents ou maladies professionnelles non indemnis\u00e9s, ont entam\u00e9 des gr\u00e8ves de la faim sous des tentes d\u2019infortune, en plein froid \u2026. Plus rien n\u2019arr\u00eate la d\u00e9termination de ces d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9es, \u00a0serait-ce l\u2019\u00e2ge avanc\u00e9 de la plupart d\u2019entre elles ou leurs maladies chroniques ou encore l\u2019impressionnante pr\u00e9sence polici\u00e8re et militaire \u00e0 proximit\u00e9. Parmi elles, <b>Fatma Ben Ammar<\/b>, veuve de Salah Issaoui, 57 ans, m\u00e8re de deux ch\u00f4meurs<b>, Zohra Nasri<\/b>, 60 ans, m\u00e8re de deux ch\u00f4meurs, <b>Salha Afdhal<\/b>, 49 ans, en charge de deux universitaires en ch\u00f4mage, <b>Fatma Issaoui<\/b>, 56 ans, en charge d\u2019une\u00a0 ch\u00f4meuse dipl\u00f4m\u00e9e, <b>Zina Essaidi, <\/b>56 ans, veuve de Omar Issaoui, m\u00e8re d\u2019un ch\u00f4meur dipl\u00f4m\u00e9, <b>Kh\u00e9dija Ben Jaffel<\/b>, 58 ans, en charge d\u2019un jeune ch\u00f4meur, <b>Fatma Bkha\u00efria<\/b>, 59 ans, m\u00e8re de trois ch\u00f4meurs,<b>Hnia Mabrouki<\/b>, 55 ans, en charge de deux ch\u00f4meurs, <b>Jamila Hamdi<\/b>, 61 ans, m\u00e8re de quatre ch\u00f4meurs, <b>Hadda Soulmi<\/b>, 56 ans, en charge de deux ch\u00f4meurs, <b>Essia Mabrouki<\/b>,\u00a0 ans, m\u00e8re de quatre ch\u00f4meurs et <b>A\u00efcha Sa\u00efdi<\/b>, 60 ans, en charge de deux enfants en ch\u00f4mage. <\/span><\/span><\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\"><span>De ces centaines de femmes anonymes qui nous ont offert tout le long du mouvement de protestation sociale, <\/span><span>une formidable le\u00e7on de courage et de d\u00e9termination, se trouve dans la m\u00eame ville une certaine <b>Khiera Lamari<\/b> qui a d\u00e9clench\u00e9 avec ses cinq enfants\u00a0 une gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e\u00a0 pour crier son<\/span><span>ras le bol et exprimer son \u00a0refus de sacrifier encore plus sa vie et celle de ses jeunes enfants. Enceinte, elle a d\u00fb quitter sa tente pour quelques jours, le temps de mettre au monde la petite <b>Intissar <\/b>(Victoire) et reprendre son action avec la m\u00eame d\u00e9termination et le m\u00eame engouement. <\/span><\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\"><span>En dehors du bassin minier des centaines, voire des milliers d\u2019autres femmes se battent au quotidien pour leur dignit\u00e9 et celle de leurs proches. M\u00e8res, \u00e9pouses et s\u0153urs de\u00a0 milliers de prisonniers, victimes de la loi antiterroriste de d\u00e9cembre 2003, Ces femmes font l\u2019objet d\u2019un harc\u00e8lement policier sans fin. L<\/span><span>eur \u00a0crime est d\u2019avoir un lien de parent\u00e9 avec un des d\u00e9tenus et doivent par cons\u00e9quent payer cher ce lien de parent\u00e9, par les visites nocturnes et muscl\u00e9es, les arrestations journali\u00e8res dans les diff\u00e9rents postes de police, les privations des moindres droits \u00e0 l\u2019emploi, aux \u00e9tudes, aux soins, \u00e0 la circulation\u2026..Parmi elles, Mme <b>Najet Ammami<\/b>, m\u00e8re du prisonnier <b>Wael Ammami<\/b>, condamn\u00e9 \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 dans l\u2019affaire dite de Soliman. Le 23 ao\u00fbt dernier, <b>Najet, <\/b>en plein d\u00e9sarroi,<b> \u00a0<\/b>m\u2019a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 pour ma parler de ce qu\u2019endure son fils <b>Wael <\/b>depuis son transfert, le 08 ao\u00fbt 2008,\u00a0 de la prison civile de Mornaguia \u00e0 celle de Mahdia. Depuis, son fils est battu et tortur\u00e9 tous les jours par le d\u00e9nomm\u00e9 <b>Imed Oulifi<\/b>, on lui a interdit la\u00a0 douche et dort la nuit \u00e0 m\u00eame le sol, sans matelas. <\/span><\/font><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Apr\u00e8s cet appel, Najet a v\u00e9cu un calvaire pour m\u2019avoir t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 et divulgu\u00e9 le nom du tortionnaire de son fils. Elle a pass\u00e9 la journ\u00e9e du samedi 20 septembre au poste de police de Sidi Bouzid, en compagnie de son fils cadet. Elle doit imp\u00e9rativement leurs fournir mes coordonn\u00e9es pour pouvoir quitter le poste\u00a0!&#8230;..<\/font><\/span><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">L\u2018avenir de la Tunisie appartient, entre autres, \u00e0 ces lionnes, l\u00e0 o\u00f9 elles sont, qui bravent l\u2019insupportable avec un courage in\u00e9gal\u00e9<\/font><\/span><\/p>\n<p><span><font size=\"2\">Quelques soient leurs souffrances et leurs peines, ces femmes, souvent invisibles font \u00a0l\u2019honneur du pays et demeurent, en toutes circonstances, la seule valeur s\u00fbre dans ce monde chaotique.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0&amp; nbsp;\u00a0 <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"right\"><span><font size=\"2\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Paris, le\u00a0: 30 septembre 2008\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<font size=\"3\"><strong>Fatma BOUAMAIED KSILA<\/strong>\u00a0\u00a0<\/font><\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"right\"><span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\">Ahmed Manai r\u00e9pond \u00e0 ses d\u00e9tracteurs et lance de graves accusations \u00e0 l\u2019encontre d\u2019Ennahdha et de M.Rached Ghannouchi<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div> <font size=\"2\"><strong><font>Par Sami Ben Abdallah<\/font><\/strong> <\/font><a href=\"http:\/\/www.samibenabdallah.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">www.samibenabdallah.com<\/font><\/a><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><font size=\"2\"><em><font>Apr\u00e8s 17 ans \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Ahmed Manai a d\u00e9cid\u00e9 de renoncer \u00e0 son statut de r\u00e9fugi\u00e9 politique et de rentrer en Tunisie. Avant de rentrer,\u00a0 il r\u00e9pond \u00e0 ses d\u00e9tracteurs et lance des accusations\u00a0 assez graves \u00e0 l\u2019encontre du Mouvement Islamiste Ennahdha et son Chef, M. Rached Ghannouchi. Il s\u2019agit\u00a0 de faits, qui 18 ans apr\u00e8s, suscitent\u00a0 encore des pol\u00e9miques. En 1990, une vraie r\u00e9pression s\u2019abat sur les dissidents tunisiens. Le Pouvoir s\u2019\u00e9tait d\u00e9fendu en soulignant qu\u2019il r\u00e9agissait\u00a0 par r\u00e9flexe de survie face \u00e0 une seconde tentative organis\u00e9e par Ennahdha. Et ce dernier d\u00e9nonce une machination arguant de son innocence. Il y a eu une premi\u00e8re tentative de Coup d\u2019Etat islamite en Tunisie\u00a0 pr\u00e9vue pour le 8 Novembre 1987 (Le groupe s\u00e9curitaire (1), Lire les explications des leaders d\u2019Ennahdha dans l\u2019islamisme au Maghreb de Fran\u00e7ois Burgat). Cette tentative a \u00e9t\u00e9 avort\u00e9e suite au changement du 7 novembre 1987. Mais la seconde vraie\/fausse tentative du groupe s\u00e9curitaire (2) qui serait compos\u00e9 dans sa majorit\u00e9 par les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments\u00a0 du groupe s\u00e9curitaire (1) est rest\u00e9e myst\u00e9rieuse. Y-a-t-il eu une tentative d\u2019abattre l\u2019avion du Pr\u00e9sident Ben Ali par un missile Stinger ? (comme l\u2019a soutenu le pouvoir ?) ou une autre tentative ? ou s\u2019agit-il d\u2019une fabrication des \u00ab services tunisiens \u00bb pour verrouiller l\u2019espace des libert\u00e9s ? A supposer qu&rsquo;il y ait eu une tentative de prendre le pouvoir par la force,\u00a0 cela justifie-t-il la r\u00e9pression qui n\u2019a \u00e9pargn\u00e9 personne ?<\/font> <\/em><strong>Rappel des faits\u00a0 par Sami Ben Abdallah<\/strong><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Dans sa r\u00e9action, Ahmed Manai apporte quelques \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse:<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Je n\u2019ai eu aucune difficult\u00e9 \u00e0 me reconna\u00eetre et \u00e0 reconna\u00eetre mes d\u00e9tracteurs dans ces quelques lignes de votre article, Le retour des exil\u00e9s*, \u00ab La ni\u00e8me &lsquo;victime &lsquo; est un ancien exil\u00e9 (auteur d\u2019un livre censur\u00e9 en Tunisie), qui a renonc\u00e9 \u00e0 son statut de r\u00e9fugi\u00e9 politique et s\u2019appr\u00eate \u00e0 rentrer bient\u00f4t. Il a fui le pays il y a 17 ans apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9 \u00bb. Au microcosme parisien (comme c\u2019est le cas au microcosme tunisois), &lsquo;rien ne se cache &lsquo;.Vous avez beau vous la jouer sourd, certains suppos\u00e9s d\u00e9mocrates et certains Islamistes (au fait ! C\u2019est pas bien de faire la d\u00e9lation quand on jeune ! Vaut mieux s\u2019abstenir, du moins durant ramadan. Reste encore 14 jours ! Un petit effort) ne vous l\u00e2che pas. &lsquo; Ils &lsquo; ont dit tout sur leur ancien &lsquo;fr\u00e8re &lsquo; qu\u2019ils ont respect\u00e9 autrefois. Tout est racont\u00e9 dans les d\u00e9tails y compris la rencontre avec un haut responsable \u00e0 l\u2019ambassade\u2026 Non! Un &lsquo;tr\u00e8s&rsquo; haut responsable \u00bb.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Et dire que plusieurs de ces mis\u00e9rables arrogants et moralisateurs se voyaient, il y a quelques ann\u00e9es, \u00e0 la t\u00eate du pouvoir en Tunisie et certains d\u2019entre eux nourrissent encore l\u2019espoir d\u2019y parvenir.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Cependant je dois vous avouer que j\u2019ai appris \u00e0 conna\u00eetre ces gens, leur m\u00e9diocrit\u00e9 et leur sectarisme. Leurs agissements envers ceux\u00a0 de \u00ab leurs v\u00e9ritables fr\u00e8res et a\u00een\u00e9s \u00bb qui les ont quitt\u00e9s, en disent long sur leur attachement aux pr\u00e9ceptes de base de l\u2019islam dont ils ont fait leur cheval de bataille. C\u2019est l\u00e0 le plus important enseignement de mon exil. Au moins je ne mourrais pas idiot et je me fais un devoir de le faire conna\u00eetre aux gens et notamment aux jeunes. Cela ne tardera pas et leurs Cheikhs pourront toujours m\u2019excommunier de la communaut\u00e9 des croyants ou m\u2019interdire le Paradis dont ils d\u00e9tiennent le double des cl\u00e9s ! Ces quelques observations rapides :<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">1)\u00a0 Je n\u2019ai pas fui le pays. J\u2019ai quitt\u00e9 la Tunisie par l\u2019a\u00e9roport de Monastir le 18 mai 1991 \u00e0 destination de Paris. Je crois que c\u2019\u00e9tait une des rares fois de ma vie o\u00f9 je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9. A mon arriv\u00e9e \u00e0 Paris, je m\u2019\u00e9tais enferm\u00e9 dans une chambre d\u2019h\u00f4tel durant trois jours pour me remettre de mes \u00e9motions et d\u00e9cider de la suite : t\u00e9moigner ou me taire et rejoindre mon travail? J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de t\u00e9moigner, en mon \u00e2me et conscience. Je n\u2019ai donc pas fui le pays, mais j\u2019ai d\u00fb organiser, quinze mois plus tard, la fuite de ma femme et de mes cinq enfants, harcel\u00e9s et menac\u00e9s de prison. C\u2019est seulement \u00e0 leur arriv\u00e9e en France en octobre 1992, que nous avons demand\u00e9 tous l\u2019asile politique.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">2) Je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9 mais seulement plac\u00e9 en garde \u00e0 vue, interrog\u00e9 puis rel\u00e2ch\u00e9. La diff\u00e9rence est de taille.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">3) Pour revenir \u00e0 ces minables, dont certains, y compris une femme membre de leur Majless Choura, m\u2019ont inond\u00e9 d\u2019injures au t\u00e9l\u00e9phone, tr\u00e8s courageusement sous couvert d\u2019anonymat bien s\u00fbr, pourquoi\u00a0 m\u2019en veulent-ils tant ? Pour avoir d\u00e9clar\u00e9 sur Al Jazzera, le 12 juin 2008, qu\u2019Ennahda a fait deux pi\u00e8tres tentatives de coup d\u2019Etat ? Ils ont la m\u00e9moire courte. Je l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 dit au mensuel Parisien, Arabies, en novembre 1992, soit seize ans plus t\u00f4t, alors que les choses ne m\u2019\u00e9taient pas encore suffisamment claires (1). Bien avant cela!<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le 21 mai 1991, nous avions constitu\u00e9 un \u00ab Comit\u00e9 d\u2019information \u00bb compos\u00e9 de trois membres : deux dirigeants d\u2019Ennahda et moi-m\u00eame. D\u00e8s les premiers jours, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 m\u2019interroger sur le bien fond\u00e9 de leur th\u00e8se du \u00ab mouvement politique d\u00e9mocratique, pacifiste et l\u00e9galise, victime de\u00a0 la r\u00e9pression d\u2019un r\u00e9gime dictatorial \u00bb. Le premier d\u00e9clic est venu d\u2019une r\u00e9flexion de Rached Ghannouchi. Nous allions \u00e0 un rendez-vous \u00e0 Antenne 3, pour une interview avec Christian Mallard, quand, \u00e0 quelques m\u00e8tres du porche d\u2019entr\u00e9e de l\u2019immeuble, le chef d\u2019Ennahda lan\u00e7a \u00e0 l\u2019un de ses adjoints \u00ab nous ne laisserons de tout \u00e7a que le journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 \u00bb ! Ce n\u2019\u00e9tait pas un simple souhait, mais l\u2019ordre irr\u00e9vocable du ma\u00eetre qui d\u00e9cide et se fait ob\u00e9ir. En fait, il se trompait de cha\u00eene. C\u2019\u00e9tait Antenne 2 et non Antenne 3 qui diffusait des \u00e9missions en Tunisie.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Au bout de moins de trois mois, j\u2019avais r\u00e9uni suffisamment d\u2019indices, juste des indices, et quelques bribes de confidence, sur le v\u00e9ritable projet d\u2019Ennahda pour me d\u00e9cider \u00e0 quitter ce Comit\u00e9 et \u00e0 transmettre \u00e0 Rached Ghannouchi \u00ab qu\u2019il aurait d\u00fb me pr\u00e9venir de son intention de renverser le r\u00e9gime pour me d\u00e9cider en connaissance de cause \u00bb. C\u2019\u00e9tait au mois d\u2019ao\u00fbt 1991. En bon musulman, Habib Mokni **qui sait par c\u0153ur la Sourate Al-Asr, ne manquera pas de signaler ce d\u00e9tail dans ses m\u00e9moires puisqu\u2019il \u00e9tait l\u2019un des membres de ce Comit\u00e9 et mon messager !<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Depuis, je suis remont\u00e9 au jour du d\u00e9part de Rached Ghannouchi de Tunisie, au mois de mai 1989 et aux semaines suivantes o\u00f9 n\u2019importe quel militant de ce mouvement racontait fi\u00e8rement que \u00ab Al Haraka \u00bb\u00a0 avait un plan ; puis \u00e0 cette ann\u00e9e 1978 quand, \u00e0 sa demande, j\u2019avais commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019introduire aupr\u00e8s de certaines personnalit\u00e9s du pouvoir alors qu\u2019il avait commenc\u00e9\u2026 \u00e0 infiltrer l\u2019arm\u00e9e et les services de s\u00e9curit\u00e9 ; puis, jusqu\u2019\u00e0 cette nuit du d\u00e9but du mois de juillet 1969, la veille de son retour en Tunisie, o\u00f9 il est venu me faire ses adieux et me dire, dans la petite salle de pri\u00e8re du 15, rue de Belleville \u00e0 Paris- ouverte une ann\u00e9e auparavant par l\u2019alg\u00e9rien El Hadj Abdel Kader Maghnaoui-\u00a0 l\u2019un et l\u2019autre disparus depuis, \u00ab qu\u2019il rentrait pour pousse sa tribu, les B\u00e9ni Zid,\u00e0 la r\u00e9volte\u00bb. Comme quoi le projet de \u00ab Fardh Al Hurryet \u00bb de 1991, n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tranger au \u00ab complexe du pouvoir \u00bb qui a habit\u00e9 Rached Ghannouchi et ses affid\u00e9s depuis une quarantaine d\u2019ann\u00e9es.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">C\u2019est tout un pan de l\u2019histoire contemporaine de la Tunisie et il doit \u00eatre racont\u00e9 quoiqu\u2019en disent les adeptes de la Tekya \/Omerta.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Pour le reste, c&rsquo;est-\u00e0-dire mon retour chez moi, dans mon pays, il n\u2019int\u00e9resse que ma famille et mes amis. Ces derniers ont \u00e9t\u00e9 mis au courant des d\u00e9tails de mes d\u00e9marches depuis le d\u00e9but et ils savent que j\u2019ai obtenu mon passeport le samedi 20 septembre 2008.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Un mot enfin des exil\u00e9s. Un jeune chercheur tunisien pr\u00e9pare actuellement un dipl\u00f4me sur ce sujet. Il le soutiendra au milieu de 2009 et je pense qu\u2019il publiera ses travaux aussit\u00f4t apr\u00e8s ! Vous verrez alors que les chiffres que vous avez avanc\u00e9s sont tr\u00e8s loin de la v\u00e9rit\u00e9.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">En attendant la publication de mon t\u00e9moignage que je pr\u00e9vois pour le milieu de 2009 pour f\u00eater le quaranti\u00e8me anniversaire de la \u00ab r\u00e9introduction de l\u2019islam en Tunisie par Rached Ghannouchi en 1969 \u00bb, selon l\u2019un de ses inconditionnels, ma position sera la suivante : chaque fois qu\u2019un de leurs valeureux snipers anonymes me tire dessus, comme cela est souvent arriv\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone ou sur Internet depuis trois ans et surtout depuis cet interview \u00e0 Al Jazeera, je tire une rafale sur Rached Ghannouchi, mais toujours dans un style qui garde un minimum de dignit\u00e9 au d\u00e9bat politique ; par exemple par l\u2019\u00e9vocation d\u2019un point d\u2019histoire ou la publication de bonnes feuilles de leur litt\u00e9rature \u00e9difiante. J\u2019en ai s\u00e9lectionn\u00e9 quelques unes pour les mois prochains. Pour les autres, ce sera du cas par cas.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Ahmed Manai 1) Tunisie : La d\u00e9rive autoritaire LES INT\u00c9GRISTES EN CRISE Arabies : Paris, novembre 1992<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">D\u00e9capit\u00e9 en Tunisie, le mouvement Ennahda doit faire face \u00e0 une crise sans pr\u00e9c\u00e9dent dans son histoire. Consid\u00e9r\u00e9 autrefois comme le phare des courants islamiques dans le Maghreb, il se trouve \u00e0 l&rsquo;heure actuelle paralys\u00e9, incapable d&rsquo;assumer les cons\u00e9quences de son \u00e9chec, \u00e0 la suite de la r\u00e9pression qui s&rsquo;est abattue sur ses militants depuis 1990 o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de comploter pour renverser le r\u00e9gime par la force. Peu d&rsquo;observateurs parient sur la capacit\u00e9 du mouvement \u00e0 rena\u00eetre de ses cendres, depuis que sa direction a choisi l&rsquo;exil en Europe et dans certains pays arabes, pour \u00e9chapper \u00e0 l&#8217;emprisonnement. D&rsquo;autres ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 s&rsquo;effacer, comme cet ancien chef de liste \u00e9lectorale, soutenu par les islamistes aux l\u00e9gislatives de 1989, qui affirme que \u00ab le mouvement de Rached Ghannouchi n&rsquo;a plus le choix: soit il se transforme en groupuscule sans aucune emprise sur la r\u00e9alit\u00e9 politique du pays, soit il dispara\u00eet pour devenir un mythe. En effet, Ennahda conna\u00eet une h\u00e9morragie grave dans ses rangs. A l&rsquo;int\u00e9rieur du pays, outre l&#8217;emprisonnement de ses cadres les plus actifs et les plus influents, beaucoup de militants et de cadres interm\u00e9diaires ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la rupture, alors qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, en particulier en France, les cadres ont soit d\u00e9missionn\u00e9 soit gel\u00e9 leurs activit\u00e9s, tandis que d&rsquo;autres ont, malgr\u00e9 eux, maintenu un semblant de pr\u00e9sence pour pouvoir survivre \u00e9conomiquement. Le malaise est g\u00e9n\u00e9ral car une grande partie des militants demande des comptes et un examen approfondi des raisons de l&rsquo;\u00e9chec de la strat\u00e9gie du mouvement. Ils r\u00e9clament surtout un d\u00e9bat politique et id\u00e9ologique, ce qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 le fort \u00e0 Ennahda \u00bb.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Selon notre interlocuteur, \u00ab les profondes divergences qui secouent actuellement le mouvement s&rsquo;articulent autour de la n\u00e9cessit\u00e9 ou non d&rsquo;une analyse critique de la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente. Ainsi, les d\u00e9tracteurs de Rached Ghannouchi posent-ils clairement la question de la responsabilit\u00e9 du d\u00e9clenchement des hostilit\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du pouvoir. L&rsquo;accus\u00e9 principal est la direction clandestine, laquelle avait pris la d\u00e9cision, au lendemain des l\u00e9gislatives de 1989, de renverser le r\u00e9gime par la force, avec pour unique justification que le pouvoir avait ferm\u00e9 la porte au dialogue \u00bb.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">\u00ab La suite a d\u00e9montr\u00e9 clairement la faiblesse du mouvement \u00bb, d&rsquo;apr\u00e8s notre interlocuteur. La facilit\u00e9 avec laquelle le pouvoir avait r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9manteler la majeure partie de l&rsquo;organisation a confirm\u00e9 son caract\u00e8re \u00e9litiste, alors que la direction clandestine estimait que tous ceux qui avaient vot\u00e9 pour les listes ind\u00e9pendantes \u00e9taient des partisans d&rsquo;Ennahda. Ces clivages sur des probl\u00e8mes de fond s&rsquo;accompagnent de divergences sur la forme. Si certains r\u00e9clament un retour \u00e0 la clandestinit\u00e9 avec une refonte des structures du mouvement d&rsquo;autres proposent la cr\u00e9ation d&rsquo;un parti politique. Ghannouchi, pour sa part, garde le silence, pr\u00e9f\u00e9rant rester \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, redoutant l&rsquo;\u00e9clatement. Cependant, il conserve le pouvoir du seul fait que le mouvement ne peut, dans les circonstances actuelles, disposer des fonds accumul\u00e9s durant des ann\u00e9es: l&rsquo;accord de Ghannouchi est en effet indispensable en tant que chef de la direction clandestine et unique Emir \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, depuis qu&rsquo;Ennahda ne compte plus d&rsquo;Emir \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays, contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9voient les statuts de l&rsquo;organisation \u00bb.<\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le tableau sur l&rsquo;opposition tunisienne \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur serait incomplet si on ne mentionnait un certain nombre de personnalit\u00e9s comme Mohamed Mzali, Ahmed Ben Salah, Mohamed Masmoudi et Ahmed Bennour, dont on pourra lire ci-contre l&rsquo;interview exclusive \u00e0 Arables\u2026. <strong><font>Ahmed Manai,<\/font><\/strong> Paris le 30 septembre 2008 \u00a0 <\/font><a href=\"http:\/\/www.samibenabdallah.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">www.samibenabdallah.com<\/font><\/a><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">*http:\/\/samibenabdallah.rsfblog.org\/archive\/2008\/09\/18\/a-contre-courant-le-retour-des-exiles-coup-de-pied-dans-la-f.html#more ** Habib Mokni: Etabli en France depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, condamn\u00e9 en septembre 1986 \u00e0 20 ans de travaux forc\u00e9s, Habib Mokni est le repr\u00e9sentant en France du Mouvement de la Tendance Islamique (M.T.I) rebaptis\u00e9 Ennahdha<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<p><font size=\"3\">Alg\u00e9rie : Al-Qa\u00efda au Maghreb revendique l\u2019attentat suicide de Dellys et quinze autre attaques terroristes<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p>  Par\u00a0 TSA , |\u00a0 r\u00e9actions : 0  La branche du r\u00e9seau terroriste Al-Qa\u00efda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC), via un communiqu\u00e9 diffus\u00e9 sur des sites islamistes, a revendiqu\u00e9 la responsabilit\u00e9 de l\u2019attentat suicide perp\u00e9tr\u00e9, dimanche 28 septembre peu apr\u00e8s la rupture du je\u00fbne, \u00e0 Dellys dans la wilaya de Boumerd\u00e8s. L\u2019attaque qui a cibl\u00e9 une caserne de l\u2019arm\u00e9e a fait trois morts \u2013 deux militaires et un garde communal- et six bless\u00e9s, selon un bilan officiel. Al-Qa\u00efda a \u00e9galement revendiqu\u00e9 quinze autres attentats terroristes, Selon le centre de surveillance des sites islamistes, SITE, cit\u00e9 par l\u2019Agence France Presse (AFP), Le kamikaze de l\u2019attentat des Issers, dont la photo a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e avec le communiqu\u00e9 de revendication, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 comme Abdel Rahmane Abou al-Abbas. L\u2019attaque de Dellys \u00e9tait le premier attentat suicide depuis le d\u00e9but du ramadhan. Ce mois avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une vague\u00a0 d&rsquo;attentats dont le plus meurtrier a fait 48 morts le 19 ao\u00fbt aux Issers, pr\u00e8s d&rsquo;Alger. Ils avaient \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9s par Al-Qa\u00efda au Maghreb islamique.  <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Tout sur l\u00b4Algerie\u00a0\u00bb le\u00a0 01\/10\/2008)<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<p><font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>\u00a0<\/p><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil \u00a0 TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03053 du 01.10.2008 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0\u00a0 \u00a0 Question de M. Braouezec Patrick \u00e0 l\u00b4Assembl\u00e9e Nationale: Situation politique enTunisie et attitude de la France Alternatives: R\u00e9pression en Tunisie Fatma BOUAMAIED KSILA: Demain leurs appartient Sami Ben Abdallah: Ahmed Manai r\u00e9pond \u00e0 ses d\u00e9tracteurs et lance de graves accusations \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[62,39,29],"class_list":["post-17436","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-62","tag-39","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17436"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17436\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}