{"id":17295,"date":"2010-06-20T00:00:00","date_gmt":"2010-06-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/20-juin-2010\/"},"modified":"2010-06-20T00:00:00","modified_gmt":"2010-06-20T00:00:00","slug":"20-juin-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/20-juin-2010\/","title":{"rendered":"20 juin 2010"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"La succession et les tensions qu'elle suscite\u00a0apparait comme un \n\t\t\tleitmotiv dans les conversations et les d\u00e9bats plus ou moins\u00a0discrets \n\t\t\tqui agitent l'opinion de plus en plus d\u00e9sorient\u00e9e. Les craintes et \n\t\t\tles ambitions des cercles familiaux et claniques proches du bunker \n\t\t\tsont devenus un sujet de\u00a0discussion permanent. Le dernier \u00e9pisode du \n\t\t\tfeuilleton nous d\u00e9voile un nouveau pr\u00e9tendant en l'occurence \n\t\t\tMonsieur Kamel Morjane. Homme lige, homme de paille ou\u00a0simplement un \n\t\t\tacteur aux ambitions r\u00e9elles, ce n'est pas encore \u00e9vident pour \n\t\t\tl'homme de la rue. Toujours est-il que le clan Hammam Soussien le \n\t\t\tpousse \u00e9nergiquement dans\u00a0la course qui se joue entre les Ben Ali, \n\t\t\tles Trabelsi, les Materi etc...\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"rtl\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<div><strong><font>10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03680 du 20.06.2010<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><span><font><strong>\u00a0archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font><strong>\u00a0<\/strong><\/font><span lang=\"FR\"><strong><\/strong><font><span lang=\"FR-CH\"><\/span><\/font><\/span><\/div>\n<p><\/font><span><font><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div><strong><font size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><span lang=\"FR\"><font size=\"2\"><strong>Touensa Fehmine:\u00a0 Succession, Tiraillement et autres Rumeurs&#8230; <font>Magharebia: La Tunisie approuve le trait\u00e9 contre les actes de terrorisme nucl\u00e9aire propos\u00e9 par l&rsquo;ONU<\/font> Magharebia: Les prix alimentaires montent en fl\u00e8che en Tunisie  <font>Mouwatinoun: L\u2019agriculture biologique ; oui, mais..<\/font> Ali Mahjoubi: La r\u00e9forme de l\u2019enseignement en Tunisie (1989-1994) <font>Jeuneafrique: Nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de convertis<\/font> AFP: Iran : pendaison du chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah <font>AFP: Isra\u00ebl planifie la plus grande usine au monde de dessalement d&rsquo;eau de mer<\/font><\/strong><\/font><\/span><\/div>\n<div><span lang=\"FR\"><font size=\"2\"><strong><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/span><\/div>\n<p><\/span><\/font><\/span><\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Succession, Tiraillement et autres Rumeurs&#8230;<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>Touensa Fehmine<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">La succession et les tensions qu&rsquo;elle suscite\u00a0apparait comme un leitmotiv dans les conversations et les d\u00e9bats plus ou moins\u00a0discrets qui agitent l&rsquo;opinion de plus en plus d\u00e9sorient\u00e9e. Les craintes et les ambitions des cercles familiaux et claniques proches du bunker sont devenus un sujet de\u00a0discussion permanent. Le dernier \u00e9pisode du feuilleton nous d\u00e9voile un nouveau pr\u00e9tendant en l&rsquo;occurence Monsieur Kamel Morjane. Homme lige, homme de paille ou\u00a0simplement un acteur aux ambitions r\u00e9elles, ce n&rsquo;est pas encore \u00e9vident pour l&rsquo;homme de la rue. Toujours est-il que le clan Hammam Soussien le pousse \u00e9nergiquement dans\u00a0la course qui se joue entre les Ben Ali, les Trabelsi, les Materi etc&#8230;<\/div>\n<div align=\"justify\">L&rsquo;homme est pr\u00e9sent\u00e9 comme un ex-Haut fonctionnaire International\u00a0(HCR\/ONU) promu figure politique nationale int\u00e8gre et comp\u00e9tent. Ce que la population ignore c&rsquo;est le vrai visage de clui-ci et\u00a0surtout\u00a0ses alliances familiales.<\/div>\n<div align=\"justify\">Essayons de d\u00e9meler l&rsquo;\u00e9cheveau : Kamel Morjane est mari\u00e9 \u00e0 la fille de Bouraoui Ben Ali ex-pilote\u00a0\u00e0 Tunis\u00a0Air et cousin germain de Ben Ali. Il est par ailleurs le beau-fr\u00e8re de Mehdi Mlika (Leurs \u00e9pouses respectives sont soeurs). Rappelons que le g\u00e9nial inventeur des Boulevards de l&rsquo;Environnement et des Avenues de la Qualit\u00e9 de la Vie est surtout connu pour \u00eatre Monsieur 10% sur tout ce qui s&rsquo;ach\u00e8te et se vend\u00a0en rapport avec l&rsquo;environnement. Le fr\u00e8re de l&rsquo;\u00e9pouse de\u00a0Kamel Morjane n&rsquo;est autre que B\u00e9chir Ben Ali trafiquant en tout genre. Ce dernier est l&rsquo;\u00e9poux de la soeur de Hamdi Meddeb Pr\u00e9sident de l&rsquo;Esp\u00e9rance\u00a0\u00a0ex-associ\u00e9\u00a0de Slim Chiboub et actuel\u00a0associ\u00e9 de Sakhr El Materi dans la Banque Zitouna. La fille de B\u00e9chir Ben Ali est l&rsquo;\u00e9pouse du fils de Hayet soeur cadette du Pr\u00e9sident. Dans son fief de\u00a0Sousse \u00e9rig\u00e9 en \u00ab\u00a0Triangle d&rsquo;or\u00a0\u00bb elle a la haute main sur tout ce qui est produits non r\u00e9glement\u00e9s et contrebande de toute sorte (Voir la Presse du\u00a05 Mars\u00a02010).<\/div>\n<div align=\"justify\">Tout ce beau monde s&rsquo;agite pour faire rapidement de Kamel Morjane le successeur d\u00e9sign\u00e9\u00a0\u00a0du Chef, pour permettre, bien entendu\u00a0\u00e0 la famille de continuer \u00e0 jouir de l&rsquo;impunit\u00e9. Il reste aux observateurs d&rsquo;int\u00e8grer ces \u00e9l\u00e9ments dans leurs analyses concernant la succession du G\u00e9n\u00e9ral\/Flic\/Pr\u00e9sident.<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<strong>Corbeille du Mari\u00e9<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Halima seconde fille de Ben Ali et de Leila Trabelsi n\u00e9e en 1992 (trois mois apr\u00e8s le mariage) s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 convoler en juste noce avec le jeune \u00e9tudiant Mehdi Belgaid. Avant le mariage qui sera c\u00e9l\u00e9br\u00e9 cet \u00e9t\u00e9, l&rsquo;heureux \u00e9lu vient de racheter les parts de la BIAT dans la soci\u00e9t\u00e9 STAFIM Peugeot soit 35% du capital qui selon une tradition bien \u00e9tablie seront pay\u00e9s par un ch\u00e8que en bois \u00e0 la BIAT.\u00a0Il doit faire vite pour rattrapper les Materi, Mabrouk, Chiboub, Zarrouk, Trabelsi, Jilani qui ont eu le temps de piller un maximum le pays et\u00a0le contribuable. Le p\u00e8re du fianc\u00e9 \u00e9m\u00e9ch\u00e9 un soir exhorte son fils \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer le projet de mariage avant lui dit-il\u00a0que \u00a0\u00bb &#8230; m\u00eame la STEG et la SONEDE ne nous file sous le nez&#8230;\u00a0\u00bb Imaginez le bonheur des Tunisiens rien qu&rsquo;\u00e0 voir une nouvelle famille op\u00e9rer son intrusion dans les clans du Pr\u00e9sident et de la Pr\u00e9sidente&#8230;<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong>\u00a0 L&rsquo;humour arme de d\u00e9rision massive<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Dans les milieux populaires la comparaison entre les villes d&rsquo;Amsterdam et de Tunis devient un sujet d&rsquo;actualit\u00e9. Pour ces milieux qui peuplent caf\u00e9s, bistrots etc&#8230; il existe des diff\u00e9rences et des points communs.<\/div>\n<div align=\"justify\">Amsterdam est une ville riche, dirig\u00e9 par un conseil\u00a0municipal\u00a0\u00e9lu d\u00e9mocratiquement et qui g\u00e8re la ville dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ses habitants sans pressions ni interf\u00e9rences\u00a0maffieuses.<\/div>\n<div align=\"justify\">Tunis est une ville pauvre, anarchique dirig\u00e9e par un conseil municipal d\u00e9sign\u00e9 et dont le pr\u00e9sident joue plus le r\u00f4le de domestique des familles qui pillent la Tunisie que celui d&rsquo;\u00e9lu local au service de ses administr\u00e9s.<\/div>\n<div align=\"justify\">Par\u00a0contre Amsterdam et Tunis ont un point commun. Les deux villes partagent les expositions en vitrine des filles de joie. Amsterdam dispose d&rsquo;un\u00a0quartier o\u00f9 ces filles s&rsquo;exposent dans les vitrines pour faire commerce de leur charme. Tunis de son c\u00f4t\u00e9 dispose de kiosques \u00e0 journaux o\u00f9 s&rsquo;exposent quotidiennement et en premi\u00e8re page les protraits retouch\u00e9s de Leila Trabelsi Ben Ali&#8230;<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong>\u00a0Mouvements en coulisse<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Mondher Zenaidi actuel Ministre de la Sant\u00e9 file le parfait amour avec Samira Trabelsi-Meherzi. La soeur influente de Leila Ben Ali magouille avec l&rsquo;aide pr\u00e9cieuse de Marabouts Marocains, Mauritaniens et S\u00e9n\u00e9galais pour propulser son amant au poste de Premier Ministre en remplacement de M. Ghannouchi.<\/div>\n<div align=\"justify\">Dans cette perspective et en accord avec Belhassen Trabelsi, Taoufik Baccar actuel Gouverneur de la Banque Centrale serait d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la place de Abdelaziz Ben\u00a0Dhia au Palais.<\/div>\n<div align=\"justify\">Dans le\u00a0m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9e, Jalila autre soeur de Leila a fait \u00e9lire le d\u00e9nomm\u00e9 Khachnaoui en qualit\u00e9 de D\u00e9put\u00e9. Le fr\u00e8re de ce dernier vient d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral du Comit\u00e9 de Coordination de Kasserine.<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>Touensa Fehmine.<\/font><\/strong>\u00a0\u00a0<\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">La Tunisie approuve le trait\u00e9 contre les actes de terrorisme nucl\u00e9aire propos\u00e9 par l&rsquo;ONU<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">  Ce trait\u00e9 a pour objectif d&#8217;emp\u00eacher les terroristes de mettre la main sur des armes nucl\u00e9iaires, tout en autorisant l&rsquo;utilisation du nucl\u00e9aire \u00e0 usage pacifique.  Par <strong><font>Jamel Arfaoui<\/font><\/strong> pour Magharebia \u00e0 Tunis \u2013 18\/06\/10  Mardi 15 juin, les l\u00e9gislateurs tunisiens ont approuv\u00e9 une proposition autorisant l&rsquo;accession du pays \u00e0 la Convention internationale pour la r\u00e9pression des actes de terrorisme nucl\u00e9aire.  Cette Convention, approuv\u00e9e en 2005 par l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des Nations-Unies, a qualifi\u00e9 les actions de terrorisme nucl\u00e9aire de \u00ab\u00a0forme la plus dangereuse de terrorisme men\u00e9e contre la paix internationale et la s\u00e9curit\u00e9 de tous les peuples\u00a0\u00bb.  \u00ab\u00a0Je pense que cette loi mettra un terme \u00e0 toute tentative de propagation de panique nucl\u00e9aire\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Tarek Chaabouni, Parlementaire rattach\u00e9 au Mouvement Ettajdid, \u00e0 Magharebia.  \u00ab\u00a0Cela ne prot\u00e8gera pas seulement le pays contre toute toute tentative malveillante de ce type, mais cela prot\u00e8gera \u00e9galement ceux qui en sont \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, dit-il. \u00ab\u00a0La surveillance des mat\u00e9riaux nucl\u00e9aires ou biologiques est une phase in\u00e9vitable pour emp\u00eacher qu&rsquo;ils ne tombent entre les mains d&rsquo;extr\u00e9mistes\u00a0\u00bb.  Adnan Hasnaoui, activiste des Droits de l&rsquo;Homme, dit \u00e0 Magharebia : \u00ab\u00a0C&rsquo;est une initiative positive prise par le Gouvernement tunisien pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes, en particulier apr\u00e8s qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 \u00e0 tous ceux qui pouvaient en douter qu&rsquo;Al Qaida n&rsquo;h\u00e9siterait pas \u00e0 utiliser cette arme meurtri\u00e8re si l&rsquo;organisation pouvait y avoir acc\u00e8s .\u00a0\u00bb  L&rsquo;analyste politique Chawki Ben Salem a qualifi\u00e9 ce probl\u00e8me de lutte contre le terrorisme nucl\u00e9aire \u00ab\u00a0d&rsquo;extr\u00eamement important, \u00e9tant donn\u00e9 les tentatives effectu\u00e9es par les nouvelles puissances qui veulent se doter des plus fortes armes de dissuasion, et la possible acquisition par les forces de l&rsquo;extr\u00e9misme d&rsquo;un tel type d&rsquo;arsenal, qui viendrait menacer les \u00e9quilibres actuels\u00a0\u00bb.  \u00ab\u00a0Le trait\u00e9 reste toutefois peu clair, en particulier au vu des tentatives men\u00e9es par les puissances traditionnelles visant \u00e0 emp\u00eacher l&rsquo;acquisition de ces armes chez ceux qu&rsquo;elles consid\u00e8rent comme ennemis de la paix internationale, alors qu&rsquo;elles prot\u00e8gent l&rsquo;armement militaire d&rsquo;autres parties\u00a0\u00bb, ajoute Ben Salem.  Ben Salem s&rsquo;inqui\u00e8te que le trait\u00e9 \u00ab\u00a0ne fasse pas de diff\u00e9rence entre l&rsquo;utilisation de l&rsquo;\u00e9nergie dans un dessein \u00e9conomique de d\u00e9veloppement, et l&rsquo;utilisation militaire de l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire\u00a0\u00bb.  Il dit que \u00ab\u00a0l&rsquo;interpr\u00e9tation des clauses du trait\u00e9 est monopolis\u00e9e par les superpuissances. En cons\u00e9quence, tout Etat que ces puissances consid\u00e8rent comme hostile sera accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre impliqu\u00e9 dans la prolif\u00e9ration des armes nucl\u00e9aires, et de permettre aux forces extr\u00e9mistes de se doter d&rsquo;un tel arsenal s\u00e9v\u00e8re de dissuasion.\u00a0\u00bb  Ben Salem dit que m\u00eame si le trait\u00e9 \u00ab\u00a0tente de pr\u00e9server la paix internationale\u00a0\u00bb, il \u00ab\u00a0cherche \u00e9galement \u00e0 imposer la domination de certaines puissances dans le domaine de l&rsquo;armement nucl\u00e9aire tout en emp\u00eachant d&rsquo;autres \u00e9tats d&rsquo;y acc\u00e9der\u00a0\u00bb.  \u00ab\u00a0Je ne pense pas qu&rsquo;une organisation terroriste puisse avoir acc\u00e8s \u00e0 une telle arme\u00a0\u00bb, conclut-il. Pour sa part, Nada Mathari, \u00e9tudiante en troisi\u00e8me ann\u00e9e, d\u00e9clare : \u00ab\u00a0Je pense que cette mesure entre dans le principe de pr\u00e9caution. M\u00eame si nous sommes en s\u00e9curit\u00e9 face au terrorisme, et en particulier face au terrorisme nucl\u00e9aire, parce que nous n&rsquo;avons pas de sites nucl\u00e9aires, prendre des pr\u00e9cautions contre cette possibilit\u00e9 nous prot\u00e8gera contre toute prolif\u00e9ration\u00a0\u00bb.  Ce nouveau trait\u00e9 vient s&rsquo;additionner \u00e0 12 accords internationaux ant\u00e9rieurs sur la lutte contre le terrorisme, tout en reconnaissant le droit \u00e0 tous les Etats de produire de l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire \u00e0 usage pacifique.  Lazhar Bououni, Ministre tunisien de la Justice et des Droits de l&rsquo;Homme, a dit pour sa part que ce \u00ab\u00a0trait\u00e9 concerne un nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;utilisation des mat\u00e9riaux nucl\u00e9aires dans les op\u00e9rations terroristes. Il va venir s&rsquo;ajouter \u00e0 de nombreux trait\u00e9s dirigeant le secteur de l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire\u00a0\u00bb.  \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"justify\"><strong><font>(Source: Magharebia.com le18 juin 2010)<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>Lien: <a target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2010\/06\/18\/feature-02<\/a><\/font><\/strong><font face=\"Times New Roman\" size=\"3\"> <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Les prix alimentaires montent en fl\u00e8che en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Alors que seulement 13% des produits alimentaires b\u00e9n\u00e9ficient de subventions, les consommateurs tunisiens dont le budget est serr\u00e9 attendent que le Gouvernement apporte des solutions. <\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Par Monia Ghanmi pour Magharebia \u00e0 Tunis<\/font><\/strong> \u2013 18\/06\/10<\/div>\n<div align=\"justify\"> Il est difficile pour les consommateurs tunisiens de joindre les deux bouts face \u00e0 l\u00a0\u00bbaugmentation des prix du poisson, de la viande rouge et d&rsquo;autres aliments de base sur le march\u00e9 du pays. Le march\u00e9 Bab Al-Fela, situ\u00e9 au coeur de Tunis, rassemble une client\u00e8le \u00e0 bas revenu.  Adel Soltani, commer\u00e7ant, dit \u00e0 Magharebia qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque de l&rsquo;ann\u00e9e &#8211; la saison des r\u00e9coltes &#8211; les produits sont nombreux et les prix sont raisonnables. Mais le prix de la viande rouge ne cesse de grimper.  M\u00eame si les chiffres d\u00e9livr\u00e9s par le Minist\u00e8re du Commerce montrent que la production de viande est cette ann\u00e9e en hausse &#8211; en comparaison avec 2009 &#8211; un kilo de mouton co\u00fbte maintenant 14 dinars et le prix du boeuf peut monter jusqu&rsquo;\u00e0 12 dinars.  Abdullah, boucher au march\u00e9 central, d\u00e9fend les commer\u00e7ants, en disant qu&rsquo;ils ne sont pas responsables des prix \u00e9tablis. Les co\u00fbts de la viande rouge ne sont pas seuls \u00e0 mettre \u00e0 rude \u00e9preuve les familles tunisiennes.  \u00ab\u00a0Les prix du poisson ne sont plus abordables\u00a0\u00bb, dit Rajae, qui travaille dans une cr\u00e8che. Son budget ne lui permet dor\u00e9navant de ne s&rsquo;acheter qu&rsquo;une seule sorte de poisson : des sardines.  Selon le Minist\u00e8re du Commerce, les p\u00eacheurs tunisiens ont ramen\u00e9 cette ann\u00e9e 28 000 tonnes de produits de la mer, contre 24 000 tonnes en 2009. \u00ab\u00a0Ma famille ne peut pas faire face \u00e0 des prix qui sont constamment en hausse\u00a0\u00bb, dit Khadija Riahi, femme au foyer. Elle ajoute que m\u00eame si la production est abondante, il est devenu difficile d&rsquo;assurer les besoins essentiels du quotidien en raison de la stagnation des salaires.  De nombreux consommateurs ont d\u00fb souscrire des pr\u00eats pour parvenir \u00e0 joindre les deux bouts.  Yahiya Bouhali, fonctionnaire, dit \u00e0 Magharebia que son salaire n&rsquo;est pas suffisant pour lui permettre de payer ses dettes et de r\u00e9pondre aux besoins de sa famille compos\u00e9e de cinq membres.  Bouhali n&rsquo;est pas le seul dans ce cas : Une \u00e9tude publi\u00e9e par l&rsquo;Association de Protection des Consommateurs r\u00e9v\u00e8le que 85% des tunisiens sont endett\u00e9s.  Ridha Ben Mosbah, Ministre du Commerce, a d\u00e9clar\u00e9 lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse, le 25 mai, qu&rsquo;environ 87% des prix de l&rsquo;alimentaire sont d\u00e9termin\u00e9s par l&rsquo;offre et la demande. Seulement 13% des produits b\u00e9n\u00e9ficient de subventions gouvernementales.  Hassan Mahmoudi, client sur le march\u00e9, dit que les prix fix\u00e9s hors du contr\u00f4le du Gouvernement sont une r\u00e9alit\u00e9 dont on doit s&rsquo;occuper. Il ajoute qu&rsquo;en m\u00eame temps, un citoyen a le droit de boycotter des produits trop chers et de refuser de les acheter.  \u00ab\u00a0Malheureusement, cela ne fait pas partie de la culture du consommateur tunisien\u00a0\u00bb, dit-il. Mahmoudi soutient que le Gouvernement est totalement conscient des prix astronomiques dans le secteur, mais qu&rsquo;il n&rsquo;a gu\u00e8re de marge d&rsquo;action. Le Ministre Ben Mosbah a affirm\u00e9 que l&rsquo;Etat lutte pour prot\u00e9ger le pouvoir d&rsquo;achat des consommateurs et combat contre les hausses de prix injustifi\u00e9es en r\u00e9gulant constamment les transactions dans tous les magasins.  Et au cours des quatre premiers mois de 2010 seulement, le Minist\u00e8re a men\u00e9 123 687 op\u00e9rations de contr\u00f4le qui ont mis \u00e0 jour 13 743 violations des prix. \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>(Source: Magharebia.com le18 juin 2010)<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>Lien: <\/font><\/strong><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><font>http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2010\/06\/18\/feature-03<\/font><\/strong><\/a><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>L\u2019agriculture biologique ; oui, mais..<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font>\u00a0Depuis plusieurs semaines, l\u2019agriculture biologique est \u00e0 l\u2019honneur.  Il ne se passe pas un jour, sans que la presse nationale n\u2019en parle ou que la t\u00e9l\u00e9vision n\u2019y\u00a0 consacre un dossier,\u00a0 rappelant ses vertus, ses avantages \u00e0 la lumi\u00e8re des derni\u00e8res mesures gouvernementales.\u00a0 Le bio serait \u00e0 en croire\u00a0 le discours officiel, l\u2019avenir de l\u2019agriculture en Tunisie.  Qu\u2019en est-il au juste ? Si tout le monde s\u2019accorde pour dire que cette forme d\u2019agriculture mettant en \u0153uvre\u00a0 des pratiques soucieuses des \u00e9quilibres \u00e9cologiques, interdisant notamment\u00a0 le recours aux produits chimiques de synth\u00e8se (engrais et pesticides) et aux OGM et permettant ainsi de produire des aliments plus sains, tout en pr\u00e9servant le milieu naturel, on oublie souvent de souligner que cela na va pas sans contraintes, ni exigences, qui ne sont ni simples ni faciles \u00e0 assumer. En effet, l\u2019agriculture biologique est d\u2019abord un ensemble de pratiques r\u00e9gies par une r\u00e9glementation stricte\u00a0 (tant au plan national qu\u2019international) qui doit \u00eatre respect\u00e9e \u00e0 tous les stades de production.\u00a0 On ne s\u2019improvise donc pas producteur biologique du jour au lendemain et il\u00a0 est toujours n\u00e9cessaire de respecter un ensemble de r\u00e8gles et de se conformer \u00e0 des cahiers des charges et des contr\u00f4les particuli\u00e8rement rigoureux. Il nous para\u00eet donc difficile d\u2019imaginer que nous pourrons tous manger bio, demain ! Mais en plus de ses exigences techniques et r\u00e9glementaires, le passage d\u2019une agriculture conventionnelle \u00e0 une agriculture biologique pr\u00e9suppose au moins deux choses ; Il faut d\u2019abord rappeler que dans le mode de production biologique, interdisant le recours aux principaux engrais\u00a0 chimiques (ammonitre, ur\u00e9e..), il est fondamental de disposer de sols suffisamment fertiles, donc riches en mati\u00e8re organique, pour pouvoir se passer des fertilisants de synth\u00e8se auxquels la plupart des agriculteurs se sont habitu\u00e9s. Or lorsqu\u2019on sait que les niveaux de fertilit\u00e9 de la plupart de nos sols sont faibles\u00a0 (autour de 1% de mati\u00e8re organique) on a de la peine \u00e0 imaginer que le passage de l\u2019agriculture conventionnelle \u00e0 l\u2019agriculture biologique se fera aussi all\u00e8grement que certains veulent nous le faire croire.  Il y a donc un temps de conversion \u00e0 observer. Cela est vrai partout au monde. Mais il y a\u00a0 chez nous, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un travail assez long\u00a0 pour restaurer les sols d\u00e9grad\u00e9s,\u00a0 avant de pouvoir esp\u00e9rer produire des fruits ou des l\u00e9gumes biologiques. Quant aux c\u00e9r\u00e9ales, il est difficile d\u2019imaginer pouvoir\u00a0 les produire en quantit\u00e9, sans le recours quasi syst\u00e9matique aux herbicides et autres fongicides. Dans ces conditions, il ne semble pas possible d\u2019imaginer produire en quantit\u00e9s suffisantes autre chose que des produits pour lesquels nous avons des avantages comparatifs notables, comme l\u2019huile d\u2019olive, les dattes (cultures peu intensives) ou certains fruits typiques de nos terroirs comme la figue de barbarie. Mais il faut aussi rappeler que\u00a0 pour d\u00e9velopper l\u2019agriculture biologique, il ne suffit pas\u00a0 de savoir produire du bio, il faut aussi savoir et pouvoir le vendre comme tel.\u00a0 Il faut donc cr\u00e9er la demande, \u00e0 travers une sensibilisation aux vertus des produits biologiques, qui doivent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une totale tra\u00e7abilit\u00e9 et doivent surtout \u00eatre valoris\u00e9s et commercialis\u00e9s pour ce qu\u2019ils sont. Or l\u00e0 r\u00e9side une autre faiblesse\u00a0 structurelle chez nous, celle li\u00e9e \u00e0 l\u2019insuffisante organisation de nos march\u00e9s et \u00e0 l\u2019absence de signes de qualit\u00e9. Un autre chantier reste donc \u00e0 mener, par les pouvoirs publics et les professionnels\u00a0 pour assurer la transparence\u00a0 des transactions et garantir la qualit\u00e9 et l\u2019origine des produits mis \u00e0 la consommation. Enfin, si ces conditions difficiles sont remplies, l\u2019agriculture biologique, pour utile et vertueuse qu\u2019elle soit, aura vocation \u00e0 se d\u00e9velopper notamment en fonction des conditions socio-\u00e9conomiques des populations, c\u2019est \u00e0 dire des consommateurs, mais elle ne pourra pas pr\u00e9tendre nourrir le monde, ni assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire tant recherch\u00e9e (l\u2019agriculture bio repr\u00e9sente moins de 2% de la production agricole mondiale. Source IFOAM 2008).\u00a0 Peut-\u00eatre serait-il judicieux tout en l\u2019encourageant,\u00a0 de ne pas en faire une panac\u00e9e, mais de s\u2019inspirer des principes qui la fondent, pour remettre plus de raison et d\u2019agronomie dans nos modes de production, afin de r\u00e9concilier agriculture et nature et r\u00e9ussir \u00e0 nourrir les hommes sans compromettre l\u2019avenir.<\/font> <strong>LBB<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div><strong>(Source: \u00ab\u00a0Mouwatinoun\u00a0\u00bb Organe du FDTL\u00a0nr 133 juin 2010)<\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>La r\u00e9forme de l\u2019enseignement en Tunisie (1989-1994)<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p align=\"justify\">jeudi 17 juin 2010 <\/p>\n<p align=\"justify\"><i><font>L\u2019article qui suit, \u00e9crit par Ali Mahjoubi, Professeur d\u2019Histoire \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres et Sciences Humaines de Tunis, est paru en deux parties dans les num\u00e9ros 183 et 184 d\u2019Attariq Aljadid (dat\u00e9s du 5 et 12 juin 2010), en hommage \u00e0 Mohamed Charfi, \u00e0 l\u2019occasion du 2\u00e8me anniversaire de sa mort (le 6 juin 2008).<\/font><\/i><\/p>\n<p align=\"justify\"><font>La nature non conjoncturelle de cet article et son importance nous ont incit\u00e9 \u00e0 le diffuser sur le site du Mouvement Ettajdid pour qu\u2019il reste une des r\u00e9f\u00e9rences possibles sur les r\u00e9formes de l\u2019enseignement en Tunisie.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font>Le webmaster<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">Par <strong><font>Ali Mahjoubi Historien,<\/font><\/strong> Ancien Doyen de la Facult\u00e9 des Sciences Humaines et Sociales de Tunis<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette r\u00e9forme a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e sous l\u2019\u00e9gide du Professeur Mohamed CHARFI, universitaire brillant, intellectuel engag\u00e9, militant de gauche et ancien pr\u00e9sident de la Ligue tunisienne des droits de l\u2019homme. Il s\u2019agit de saisir, \u00e0 travers cette exp\u00e9rience, dans quelle mesure un intellectuel engag\u00e9, porteur de valeurs, d\u2019une vision, et partant, d\u2019un projet de soci\u00e9t\u00e9, peut participer au pouvoir tout en restant fid\u00e8le \u00e0 ses principes et avoir un impact sur le devenir de son pays. <\/p>\n<p align=\"justify\">Mais pour saisir la port\u00e9e de cette r\u00e9forme, men\u00e9e avec doigt\u00e9 durant pr\u00e8s de cinq ans, il faut d\u2019abord la situer dans son contexte politique et d\u00e9celer les failles du syst\u00e8me scolaire en Tunisie au moment o\u00f9 elle a d\u00e9marr\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Le contexte politique<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Sur le plan politique, la Tunisie est encore, en 1989, sous le coup du changement de 1987, \u00e0 la suite duquel elle conna\u00eet m\u00eame un certain \u00ab\u00a0printemps\u00a0\u00bb. En effet, le nouveau r\u00e9gime est encore fid\u00e8le \u00e0 la d\u00e9claration du 7 novembre 1987, qui pr\u00e9tend rompre avec les pratiques de l\u2019ancien r\u00e9gime et inaugurer une \u00e8re nouvelle qui garantit la libert\u00e9 et les droits de l\u2019homme et du citoyen. Il est m\u00eame affirm\u00e9, dans cette d\u00e9claration, que le peuple tunisien a atteint un niveau d\u2019\u00e9volution et de maturit\u00e9 qui lui permet d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9mocratie, et donc aux Tunisiens de passer du stade de sujets \u00e0 celui de citoyens. Ces promesses semblent tenir durant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es du changement, et la Tunisie conna\u00eet alors une certaine lib\u00e9ralisation. Les prisonniers politiques, de gauche comme de droite, sont tous lib\u00e9r\u00e9s, et la presse jouit m\u00eame d\u2019une large marge de man\u0153uvre. Le Pacte national, approuv\u00e9, et m\u00eame paraph\u00e9 au cours d\u2019une r\u00e9union solennelle au Palais de Carthage, par la plupart des courants politiques, y compris celui des islamistes, pourtant non reconnus, confirme et affine cette orientation, \u00e0 telle enseigne que certains intellectuels lib\u00e9raux et m\u00eame de gauche sortent de leur r\u00e9serve pour rejoindre le nouveau r\u00e9gime, pensant ainsi consolider la d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Bien plus, les \u00e9lections organis\u00e9es en 1989 sont relativement correctes. Si personne ne s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 aux \u00e9lections pr\u00e9sidentielles contre \u00ab\u00a0l\u2019auteur du changement\u00a0\u00bb, les divers secteurs de l\u2019opposition, y compris les islamistes, pr\u00e9sentent des listes aux l\u00e9gislatives. Ces \u00e9lections sont beaucoup moins entach\u00e9es d\u2019irr\u00e9gularit\u00e9s qu\u2019auparavant, \u00e0 telle enseigne que les islamistes, les seuls opposants \u00e0 jouir d\u2019une base populaire, obtiennent, selon les r\u00e9sultats officiels, 18% des voix (certains observateurs ind\u00e9pendants les cr\u00e9ditent m\u00eame de 30%). Ce qui am\u00e8ne une fraction de l\u2019intelligentsia tunisienne \u00e0 prendre conscience du danger qui menace les acquis modernistes de la Tunisie- notamment le code du statut personnel, qui abolit la polygamie et la r\u00e9pudiation et garantit ainsi les droits de la femme tunisienne, la g\u00e9n\u00e9ralisation d\u2019un enseignement moderne, ouvert aux deux sexes, et m\u00eame le planning familial, qui, en limitant les naissances, favorise un d\u00e9veloppement plus harmonieux de la Tunisie. On se trouve alors face \u00e0 deux projets de soci\u00e9t\u00e9 diam\u00e9tralement oppos\u00e9s\u00a0: un projet islamiste, qui pr\u00e9conise la restauration de l\u2019islam dans sa puret\u00e9 primitive, c\u2019est-\u00e0-dire la stricte application du droit musulman, le repliement du pays sur lui-m\u00eame et donc sa fermeture sur les autres civilisations\u00a0; l\u2019autre projet repose sur le modernisme, le rationalisme, la tol\u00e9rance, la libert\u00e9 et la d\u00e9mocratie et, partant, sur l\u2019ouverture sur la civilisation occidentale pour acqu\u00e9rir ses moyens de puissance et pouvoir relever ses d\u00e9fis.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Des menaces contre le modernisme<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est dans ce contexte que Mohamed Charfi, alors pr\u00e9sident de la Ligue tunisienne des droits de l\u2019homme, accepte de participer au gouvernement tunisien \u00e0 titre de Ministre de l\u2019Education Nationale. Il le fit aussi par fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019esprit du Pacte national, \u00e0 l\u2019\u00e9laboration duquel il a largement particip\u00e9, et sur la base d\u2019un projet de r\u00e9formes destin\u00e9 \u00e0 rationaliser davantage les programmes scolaires en les purgeant des pr\u00e9suppos\u00e9s id\u00e9ologiques et des pr\u00e9jug\u00e9s qu\u2019il consid\u00e8re comme un obstacle \u00e0 l\u2019ouverture sur les autres civilisations, et donc comme un frein au progr\u00e8s et \u00e0 un v\u00e9ritable d\u00e9veloppement. Il s\u2019agit plus pr\u00e9cis\u00e9ment de combattre, par le biais de l\u2019\u00e9cole, toutes les formes d\u2019int\u00e9grisme et de pr\u00e9munir ainsi la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne contre les projets pass\u00e9istes, le plus souvent g\u00e9n\u00e9rateurs de fanatisme et d\u2019obscurantisme. D\u2019autant plus que, par un curieux paradoxe, l\u2019enseignement tunisien commence alors \u00e0 s\u2019\u00e9carter du modernisme pour faire objectivement le jeu des islamistes. Le syst\u00e8me scolaire conna\u00eet en effet, dans les ann\u00e9es cinquante et soixante, une modernisation \u00e0 outrance, illustr\u00e9e par la r\u00e9forme de 1958 men\u00e9e par un \u00e9minent intellectuel tunisien, Mahmoud Messaadi, selon le mod\u00e8le du coll\u00e8ge Sadiki fond\u00e9 en 1875, c\u2019est-\u00e0-dire avant l\u2019\u00e9tablissement du protectorat fran\u00e7ais en Tunisie, par le r\u00e9formateur tunisien Kheireddine Pacha, et qui repose sur le modernisme, le rationalisme et l\u2019ouverture sur les autres civilisations, le but \u00e9tant essentiellement de former une \u00e9lite tunisienne capable d\u2019\u00eatre au diapason de son \u00e9poque et de promouvoir le d\u00e9veloppement du pays selon le mod\u00e8le occidental. On va m\u00eame, pour marquer cette modernisation, jusqu\u2019\u00e0 supprimer, au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance, l\u2019enseignement secondaire traditionnel prodigu\u00e9 par la Zitouna, qui devint alors une simple facult\u00e9 de th\u00e9ologie. Mais d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante-dix, cette orientation moderniste commence \u00e0 p\u00e9ricliter, et l\u2019\u00e9cole constitue de plus en plus un terrain favorable au d\u00e9veloppement de l\u2019int\u00e9grisme.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette situation s\u2019explique d\u2019abord par des raisons inh\u00e9rentes \u00e0 la nature m\u00eame des programmes scolaires. Ceux-ci comportent l\u2019enseignement des sciences humaines et sociales, les sciences dures, les langues arabe, fran\u00e7aise et anglaise, dispens\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante, par des professeurs fran\u00e7ais ou tunisiens de formation moderne. Mais l\u2019islam \u00e9tant la religion officielle de la Tunisie, l\u2019Etat prend en charge l\u2019\u00e9ducation religieuse, qu\u2019on confie \u00e0 d\u2019anciens cheikhs de la Zitouna dont l\u2019enseignement, bas\u00e9 principalement sur des ex\u00e9g\u00e8tes traditionnels, ne tient nullement compte des lectures modernes qui tendent \u00e0 adapter l\u2019Islam au monde contemporain. Cette situation s\u2019accuse davantage avec la g\u00e9n\u00e9ralisation de l\u2019enseignement primaire et m\u00eame secondaire. Les besoins en enseignants se faisant alors de plus en plus pressants, on est amen\u00e9 \u00e0 recruter de nombreux instituteurs et professeurs de formation zitounienne, qui impreignent l\u2019\u00e9cole de leur vision traditionnelle, contribuant ainsi, consciemment ou inconsciemment, \u00e0 inculquer \u00e0 la jeunesse scolaire un projet de soci\u00e9t\u00e9 conforme aux aspirations islamistes.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Neutraliser les \u00ab\u00a0forces hostiles\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Cette tendance se renforce davantage dans les ann\u00e9es soixante-dix, pour des raisons politiques. En plus de la puissance de l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale Tunisienne du Travail (UGTT), qui manifeste de temps en temps une certaine vell\u00e9it\u00e9 d\u2019autonomie vis-\u00e0-vis du pouvoir et des courants de gauche, qui sont alors pr\u00e9pond\u00e9rants au sein de l\u2019Universit\u00e9, le Parti socialiste destourien (PSD), voit surgir en son sein un courant lib\u00e9ral, qui se manifeste \u00e9nergiquement lors du congr\u00e8s de 1971, o\u00f9 il obtient m\u00eame la majorit\u00e9 du comit\u00e9 central.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour neutraliser toutes ces forces politiques consid\u00e9r\u00e9es comme hostiles, le pouvoir entreprend d\u2019amadouer et m\u00eame d\u2019encourager le courant islamiste, et se lance alors dans des concessions qui menacent les acquis modernistes. C\u2019est ainsi que, d\u00e8s 1972, alors que le pays vit depuis 1963 sous le r\u00e9gime du parti unique et que la libert\u00e9 de la presse est pratiquement inexistante, on autorise l\u2019apparition de journaux islamistes comme El Maarifa, Jawher El Islam et El Mojtamaa.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es on se lance dans une entreprise d\u2019arabisation improvis\u00e9e des mati\u00e8res jug\u00e9es subversives, comme l\u2019histoire et la philosophie, pour combattre id\u00e9ologiquement le marxisme, consid\u00e9r\u00e9 comme dangereux depuis le mouvement de mai 1968 en France. De nombreux professeurs fran\u00e7ais et m\u00eame tunisiens non pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 l\u2019arabisation sont remplac\u00e9s par des cadres de formation traditionnelle pour enseigner l\u2019histoire et la philosophie, qui se focalise alors sur les philosophes musulmans les moins \u00e9clair\u00e9s et o\u00f9 l\u2019esprit th\u00e9ologique l\u2019emporte sur l\u2019esprit philosophique, aux d\u00e9pens du rationalisme, du modernisme et de l\u2019ouverture sur les autres civilisations.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 1974, \u00e0 la veille du congr\u00e8s du Parti Socialiste Destourien, le pouvoir s\u2019applique m\u00eame, pour neutraliser l\u2019aile lib\u00e9rale de ce parti, \u00e0 faire de nouvelles concessions aux islamistes, d\u2019autant plus que de nombreux instituteurs de formation traditionnelle sont alors \u00e0 la t\u00eate de cellules destouriennes, notamment \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays, dans les villages et les douars, c\u2019est-\u00e0-dire dans la Tunisie profonde. Ces concessions se traduisent par le doublement du volume horaire consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ducation religieuse dans l\u2019enseignement secondaire, qui passe alors de une \u00e0 deux heures par semaine. Par la m\u00eame occasion, l\u2019\u00e9ducation civique est enlev\u00e9e aux professeurs d\u2019histoire pour \u00eatre confi\u00e9e aux professeurs d\u2019enseignement religieux, nullement pr\u00e9par\u00e9s pour cette t\u00e2che, qu\u2019ils m\u00e8nent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 travers le prisme de l\u2019Islam. C\u2019est ainsi qu\u2019on insinue, dans les cours d\u2019\u00e9ducation civique, que le seul r\u00e9gime l\u00e9gitime est le Kalifa, que la d\u00e9mocratie est incompatible avec l\u2019Islam et que le pouvoir l\u00e9gislatif n\u2019a pas de raison d\u2019\u00eatre puisque le musulman peut trouver les solutions ad\u00e9quates \u00e0 ses probl\u00e8mes dans le droit coranique, qui constitue aussi la r\u00e9f\u00e9rence la mieux appropri\u00e9e pour le pouvoir judiciaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">Or, ce message, tout comme celui transmis par l\u2019enseignement religieux, est incompatible avec la l\u00e9gislation en vigueur en Tunisie et m\u00eame avec sa Constitution. On \u00e9voque, dans les cours d\u2019enseignement religieux, la polygamie, la r\u00e9pudiation, l\u2019obligation pour la femme de se soumettre aux ordres de son mari -qui peut au besoin la battre, alors que ces pratiques sont strictement interdites par le code du statut personnel, promulgu\u00e9 en Tunisie le 13 ao\u00fbt 1956 et entr\u00e9 en vigueur d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e suivante.<\/p>\n<p align=\"justify\">De la m\u00eame fa\u00e7on, les cours d\u2019\u00e9ducation civique sont en contradiction avec les institutions tunisiennes qui reposent, tout au moins en th\u00e9orie, sur un parlement qui l\u00e9gif\u00e8re au nom du peuple et un pouvoir judiciaire dont les r\u00e9f\u00e9rences juridiques ne sont pas forc\u00e9ment conformes au droit musulman. Du coup, ce type d\u2019enseignement se trouve en contradiction avec la r\u00e9alit\u00e9 sociale, politique et institutionnelle qui pr\u00e9vaut alors en Tunisie. Ce qui est de nature \u00e0 perturber les jeunes Tunisiens, dont beaucoup connaissent une certaine schizophr\u00e9nie qui est probablement \u00e0 l\u2019origine de leur adh\u00e9sion, dans les ann\u00e9es soixante-dix et quatre-vingt, aux mouvements islamistes.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>R\u00e9concilier l\u2019Islam avec la modernit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation et combattre l\u2019int\u00e9grisme, il faut adapter l\u2019\u00e9cole \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne, le but \u00e9tant de r\u00e9concilier le jeune Tunisien avec sa soci\u00e9t\u00e9, son histoire, ses institutions et son identit\u00e9 pour en faire un citoyen \u00e9quilibr\u00e9, rationaliste, moderne, sensible aux droits de l\u2019Homme, tol\u00e9rant et ouvert sur les autres civilisations.<\/p>\n<p align=\"justify\">De l\u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une refonte des programmes scolaires pour les d\u00e9pouiller des pr\u00e9suppos\u00e9s id\u00e9ologiques et des pr\u00e9jug\u00e9s et de transmettre ainsi par le biais de l\u2019\u00e9cole un message qui prot\u00e8ge l\u2019Islam des men\u00e9es obscurantistes et le r\u00e9concilie avec le monde moderne. C\u2019est sur la base de ces objectifs imm\u00e9diats que de nouveaux ouvrages sont con\u00e7us par des commissions- qui ont fonctionn\u00e9 librement c\u2019est-\u00e0-dire sans aucune forme de pression- et qui touchent toutes les mati\u00e8res enseign\u00e9es au secondaire comme au primaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">On s\u2019occupe plus particuli\u00e8rement de l\u2019\u00e9ducation religieuse et civique dont l\u2019enseignement constitue depuis les ann\u00e9es 1970 un terrain favorable au d\u00e9veloppement des islamismes. Et si on ne touche pas aux aspects m\u00e9taphysiques de l\u2019Islam qui constitue la religion officielle du pays, on r\u00e9vise toutes les questions sociales et juridiques pour les enseigner selon les th\u00e9ories de penseurs musulmans \u00e9clair\u00e9s \u00ab\u00a0qui ont d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019Islam est parfaitement compatible avec la modernit\u00e9\u00a0\u00bb et \u00e9viter ainsi d\u2019inculquer aux jeunes tunisiens des v\u00e9rit\u00e9s qui sont en contradiction avec les lois en vigueur dans leurs pays.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, l\u2019\u00e9ducation civique est retir\u00e9e aux professeurs d\u2019enseignement religieux. On cr\u00e9\u00e9 m\u00eame une ma\u00eetrise d\u2019\u00e9ducation civique ouverte aux \u00e9tudiants ayant d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 un premier cycle d\u2019histoire de g\u00e9ographie, de sociologie, de philosophie ou de droit. Cet enseignement est d\u00e9sormais conforme aux institutions r\u00e9publicaines de la Tunisie comme les pouvoirs ex\u00e9cutif, l\u00e9gislatif et judiciaire dont il explique les tenants et les aboutissants. Le but \u00e9tant de former des citoyens \u00e9quilibr\u00e9s, modernes, conscients de leurs droits et de leurs devoirs, ouverts sur le monde ext\u00e9rieur, imbus des droits de l\u2019Homme et de transmettre ainsi, par le biais de l\u2019\u00e9cole, une culture humanitaire et d\u00e9mocratique qu\u2019accuse encore davantage l\u2019enseignement de l\u2019histoire et des langues et civilisations arabe comme \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p align=\"justify\">Avec la r\u00e9forme, les programmes d\u2019histoire deviennent plus \u00e9quilibr\u00e9s et tendent \u00e0 r\u00e9concilier l\u2019\u00e9l\u00e8ve avec son pass\u00e9 en accordant une place plus importante aux civilisations que conna\u00eet la Tunisie avant l\u2019av\u00e8nement de l\u2019Islam et \u00e0 r\u00e9habiliter ainsi certains grands noms comme Hannibal, Saint Augustin et m\u00eame la Kah\u00e9na qui conduit la r\u00e9sistance berb\u00e8re \u00e0 l\u2019invasion arabe, sans pour autant n\u00e9gliger la civilisation arabo-musulmane rest\u00e9e pr\u00e9pond\u00e9rante dans les programmes. Parall\u00e8lement il ne faut pas occulter l\u2019histoire occidentale notamment \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne et contemporaine dont la connaissance est incontournable pour comprendre la situation que nous vivons actuellement. Il faut m\u00eame insister sur les \u00e9v\u00e8nements cruciaux tels la r\u00e9volution fran\u00e7aise de 1789 qui est \u00e0 la base de la libert\u00e9 de pens\u00e9e, de la citoyennet\u00e9 et des droits de l\u2019Homme.<\/p>\n<p align=\"justify\">Toutes ces valeurs doivent \u00eatre confirm\u00e9es indirectement par le biais des langues et civilisations arabes et \u00e9trang\u00e8res \u00e0 travers le choix de texte pour leur apprentissage. Pour l\u2019Arabe, on accorde, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des auteurs m\u00e9di\u00e9vaux, une place importante \u00e0 la litt\u00e9rature moderne en privil\u00e9giant les auteurs et les \u0153uvres \u00e9clair\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il en est de m\u00eame pour la langue fran\u00e7aise qui conna\u00eet depuis les ann\u00e9es soixante-dix une r\u00e9gression certaine. Elle n\u2019est plus alors enseign\u00e9e \u00e0 partir de la 3\u00e8me ann\u00e9e primaire mais de la 4\u00e8me ann\u00e9e et ne constitue plus qu\u2019une \u00e9preuve \u00e0 option au Baccalaur\u00e9at. La r\u00e9forme consiste \u00e0 r\u00e9habiliter le fran\u00e7ais qui constitue d\u00e9j\u00e0 en 1840 \u00e0 l\u2019Ecole Polytechnique du Bardo, puis au coll\u00e8ge Sadiki, c\u2019est-\u00e0-dire avant l\u2019\u00e9tablissement du protectorat fran\u00e7ais en Tunisie, la langue v\u00e9hiculaire non seulement des sciences dures mais aussi des sciences humaines. Les r\u00e9formistes tunisiens comme Kh\u00e9reddine Pacha et le G\u00e9n\u00e9ral Hussein, qui s\u00e9journent \u00e0 Paris de 1853 \u00e0 1857, sont particuli\u00e8rement imbus de culture fran\u00e7aise. Et le mouvement national tunisien qui constitue en quelque sorte le prolongement du mouvement r\u00e9formiste, combat le syst\u00e8me colonial dans des journaux de langue fran\u00e7aise et au nom des principes d\u00e9mocratiques h\u00e9rit\u00e9s du si\u00e8cle des lumi\u00e8res et de la r\u00e9volution de 1789. Le Fran\u00e7ais constitue en outre pour les jeunes tunisiens une langue d\u2019ouverture sur la civilisation occidentale et leur permet donc d\u2019acqu\u00e9rir ses sciences, sa technologie, sa culture, conditions sine qua non au d\u00e9veloppement de leur pays.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est dans cette perspective que la langue fran\u00e7aise est d\u00e9sormais enseign\u00e9e \u00e0 partir de la 3\u00e8me ann\u00e9e primaire et qu\u2019elle constitue une \u00e9preuve obligatoire au Baccalaur\u00e9at. Elle est en plus enseign\u00e9e non seulement comme langue de vocabulaire scientifique mais aussi en tant que langue de culture contribuant ainsi \u00e0 approfondir l\u2019apprentissage des principes d\u00e9mocratiques et des droits de l\u2019Homme.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>R\u00e9habiliter l\u2019esprit critique<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">La r\u00e9forme du syst\u00e8me \u00e9ducatif tunisien introduite par la loi du 28 juillet 1991 entreprend aussi de ramener l\u2019enseignement de philosophie de l\u2019\u00e2ge m\u00e9taphysique \u00e0 celui de la raison. On inscrit aux nouveaux programmes en plus des philosophes musulmans \u00e9clair\u00e9s, les principales \u00e9coles philosophiques \u00e9trang\u00e8res dont on confie l\u2019enseignement \u00e0 des professeurs de m\u00e9tier. Le but \u00e9tant d\u2019initier les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 une r\u00e9flexion rationnelle sans pr\u00e9jug\u00e9s ni partis pris et de les ouvrir sur la pens\u00e9e universelle.<\/p>\n<p align=\"justify\">En plus des lettres et sciences humaines, la r\u00e9forme concerne aussi les sciences dures dont les adeptes se trouvent plus sensibles aux th\u00e9ories int\u00e9gristes. En effet, les \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieurs et les facult\u00e9s des sciences constituent depuis la fin des ann\u00e9es 1970, de v\u00e9ritables bastions pour les mouvements islamistes. Les lois scientifiques \u00e9tant enseign\u00e9es comme des v\u00e9rit\u00e9s absolues, les \u00e9tudiants en sciences se trouvent paradoxalement d\u00e9pourvus de tout esprit critique et donc inaptes \u00e0 une v\u00e9ritable r\u00e9flexion. Bien plus, les fili\u00e8res scientifiques, m\u00eame \u00e0 l\u2019enseignement secondaire, ont tendance \u00e0 n\u00e9gliger les sciences humaines et sociales et partant les divers courants rationalistes et id\u00e9ologiques laissant ainsi les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la merci de l\u2019id\u00e9ologie dominante de leur soci\u00e9t\u00e9 qui reste marqu\u00e9e par des conceptions traditionnelles que les islamistes exploitent merveilleusement pour propager leurs th\u00e9ories.<\/p>\n<p align=\"justify\">De l\u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9viser les m\u00e9thodes de l\u2019enseignement des sciences pour inculquer aux \u00e9l\u00e8ves suffisamment d\u2019esprit critique et de r\u00e9flexion. Il faut pour cela introduire dans les programmes des \u00e9l\u00e9ments d\u2019histoire des sciences pour montrer que la v\u00e9rit\u00e9 scientifique n\u2019est pas absolue mais provisoire et relative puisqu\u2019elle est progressivement compl\u00e9t\u00e9e ou m\u00eame rectifi\u00e9e. Il faut aussi, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des sciences dures, nourrir les \u00e9l\u00e8ves des sciences humaines et sociales pour les initier au rationalisme et \u00e0 la r\u00e9flexion et leur permettre de comprendre le monde et de faire ainsi leur choix id\u00e9ologique en connaissance de cause.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est dans cette perspective qu\u2019on introduit un certain \u00e9quilibre entre les mati\u00e8res dans l\u2019enseignement secondaire pour accorder une place plus importante \u00e0 l\u2019enseignement des sciences humaines et sociales.<\/p>\n<p align=\"justify\">D\u2019abord en reportant l\u2019orientation c\u2019est-\u00e0-dire le choix de la fili\u00e8re, de la 1\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 la 3\u00e8me ann\u00e9e secondaire. D\u00e9sormais, dans les deux premi\u00e8res ann\u00e9es du lyc\u00e9e tous les \u00e9l\u00e8ves suivent le m\u00eame enseignement g\u00e9n\u00e9ral et la sp\u00e9cialisation ne couvre que les deux derni\u00e8res ann\u00e9es du secondaire. Parall\u00e8lement, on \u00e9tablit un certain \u00e9quilibre dans les coefficients pour mettre fin au r\u00e8gne des mati\u00e8res scientifiques et amener les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 ne pas n\u00e9gliger les lettres et sciences humaines consid\u00e9r\u00e9es comme primordiales pour la formation du citoyen mais aussi pour son ouverture sur les autres civilisations.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Un v\u00e9ritable projet de soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Mais parall\u00e8lement \u00e0 la refonte des programmes scolaires et des m\u00e9thodes d\u2019enseignement, une application judicieuse de la r\u00e9forme de 1991 peut avoir des retomb\u00e9es autrement plus importantes sur la Tunisie pour d\u00e9boucher sur un v\u00e9ritable projet de soci\u00e9t\u00e9. En effet, au-del\u00e0 de la pr\u00e9paration des jeunes tunisiens \u00e0 un m\u00e9tier qui leur permet de vivre dignement, l\u2019\u00e9cole doit aussi contribuer \u00e0 former des citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs envers leur patrie, sensibles \u00e0 la libert\u00e9, la d\u00e9mocratie et les droits de l\u2019Homme, ouverts sur le monde ext\u00e9rieur et donc r\u00e9fractaires \u00e0 toute forme de discrimination tant raciale que sexuelle. L\u2019objectif lointain \u00e9tant de pr\u00e9parer, par cette culture d\u00e9mocratique, les Tunisiens \u00e0 passer du stade de sujets \u00e0 celui de citoyens et d\u2019asseoir ainsi les bases d\u2019une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie en Tunisie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il s\u2019agit aussi de cr\u00e9er des ressources humaines de qualit\u00e9 capables de promouvoir le d\u00e9veloppement d\u2019un pays dont les richesses naturelles sont limit\u00e9es. Dans la lign\u00e9e de Habib Bouguiba qui consacre, au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance jusqu\u2019au tiers du budget \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, la r\u00e9forme de 1991 parie aussi sur l\u2019Homme qui constitue la v\u00e9ritable richesse de la Tunisie et dont la formation est, \u00e0 l\u2019instar du Japon au 19\u00e8me si\u00e8cle et des pays du sud-est asiatique dans la 2\u00e8me moiti\u00e9 du 20\u00e8me si\u00e8cle, une condition sine qua non pour un v\u00e9ritable d\u00e9veloppement du pays. Cette v\u00e9rit\u00e9 est d\u00e9montr\u00e9e magistralement par les conclusions d\u2019une \u00e9tude englobant 192 pays et qui prouve que le capital humain participe \u00e0 concurrence de 64% dans le processus de d\u00e9veloppement[1]. D\u2019autant plus que l\u2019\u00e9cole r\u00e9form\u00e9e permet de surmonter les principaux obstacles qui bloquent toute entreprise de d\u00e9veloppement c\u2019est-\u00e0-dire les d\u00e9ficits-que conna\u00eet la Tunisie comme les autres pays arabes- dans les domaines du savoir, du r\u00f4le de la femme dans les secteurs \u00e9conomiques et politiques, de la d\u00e9mocratie et de la citoyennet\u00e9[2].<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour combler ces d\u00e9ficits, l\u2019\u00e9cole doit \u00eatre \u00e0 m\u00eame de promouvoir le savoir et son corollaire la recherche scientifique et technologique qui constitue le v\u00e9ritable moteur du progr\u00e8s \u00e9conomique, social et culturel. Au demeurant, l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de d\u00e9veloppement entre le Nord et le Sud qui ne cesse pas de s\u2019accro\u00eetre, r\u00e9side principalement, dans l\u2019avance r\u00e9alis\u00e9e par les pays occidentaux dans ce domaine primordial.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le progr\u00e8s du savoir permet de surcro\u00eet de d\u00e9velopper l\u2019esprit scientifique dans les prises de d\u00e9cision qui engagent l\u2019avenir de la nation et qui doivent par cons\u00e9quent proc\u00e9der d\u2019une analyse rigoureuse de nature \u00e0 d\u00e9boucher sur les solutions ad\u00e9quates. Tant il est vrai que, comme le dit si justement l\u2019orientaliste et sociologue fran\u00e7ais Jacques Berque\u00a0: \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de soci\u00e9t\u00e9s sous-d\u00e9velopp\u00e9es, il y a des soci\u00e9t\u00e9s sous-analys\u00e9es\u00a0\u00bb. La r\u00e9forme de l\u2019enseignement vise aussi l\u2019int\u00e9gration de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 pour l\u2019amener \u00e0 jouer pleinement son r\u00f4le dans tous les domaines y compris dans les secteurs \u00e9conomique et politique o\u00f9 sa participation reste fort limit\u00e9e et de lui permettre ainsi de participer effectivement au d\u00e9veloppement de son pays. Pour cela l\u2019\u00e9cole doit combattre les s\u00e9quelles de la culture patriarcale et tribale fortement ressuscit\u00e9e par les courants islamistes, et qui placent la femme dans une position nettement inf\u00e9rieure \u00e0 celle de l\u2019homme.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour mettre fin \u00e0 cette discrimination sexuelle, on proc\u00e8de \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des r\u00e9formes des programmes et de la r\u00e9vision des manuels scolaires, au d\u00e9veloppement de la mixit\u00e9 non seulement au niveau des \u00e9tablissements mais m\u00eame au sein des salles de classes. Le but \u00e9tant d\u2019assurer l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les deux sexes, de changer la mentalit\u00e9 afin de \u00ab\u00a0supprimer tout complexe d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 ou de sup\u00e9riorit\u00e9 en raison du sexe et de favoriser des rapports plus sains et plus naturels entre gar\u00e7ons et filles aujourd\u2019hui et entre hommes et femmes demain\u00a0\u00bb, et de cr\u00e9er ainsi les conditions favorables \u00e0 une v\u00e9ritable participation de la femme dans la renaissance de sa patrie.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Cr\u00e9er les conditions de la d\u00e9mocratie<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Mais les retomb\u00e9es de la r\u00e9forme de 1991 devaient \u00eatre encore plus importantes dans le domaine politique. En effet, en transmettant aux jeunes tunisiens une culture d\u00e9mocratique, l\u2019\u00e9cole cr\u00e9e les conditions favorables \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie en Tunisie de nature \u00e0 garantir les droits et libert\u00e9s des citoyens et de les inciter \u00e0 la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au demeurant les tenants de cette r\u00e9forme consid\u00e8rent, \u00e0 l\u2019instar des r\u00e9formistes tunisiens du 19\u00e8me si\u00e8cle, que la d\u00e9mocratie est la clef du d\u00e9veloppement du pays dans tous les domaines. C\u2019est la th\u00e8se que d\u00e9veloppe Kh\u00e9reddine Pacha dans un livre paru en 1867 sous le titre\u00a0: \u00ab\u00a0La plus s\u00fbre direction pour conna\u00eetre l\u2019\u00e9tat des nations\u00a0\u00bb et dans lequel il se pose cette question qui lancine encore aujourd\u2019hui de nombreux intellectuels arabes\u00a0: quelles sont les raisons du progr\u00e8s des pays occidentaux et de la r\u00e9gression du monde arabo-musulman\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"justify\">Il conclut que le secret r\u00e9side dans la nature des r\u00e9gimes politiques qui pr\u00e9valent dans ces deux sph\u00e8res. Les pays occidentaux adoptent des r\u00e9gimes d\u00e9mocratiques qui prot\u00e8gent les citoyens, assurent leur libert\u00e9 et leur s\u00e9curit\u00e9 et \u00e9tablissent ainsi un climat de confiance qui pousse \u00e0 la cr\u00e9ation tant dans le domaine \u00e9conomique que culturel. Quant \u00e0 la r\u00e9gression du monde arabo-musulman, elle d\u00e9coule du pouvoir absolu qui engendre in\u00e9vitablement le despotisme, l\u2019arbitraire et les passe-droits. Ce qui n\u2019est pas \u00e0 m\u00eame de rassurer les habitants et donc de les inciter \u00e0 la production et \u00e0 la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le r\u00e9gime d\u00e9mocratique favorise en outre la bonne gouvernance qui pr\u00e9munit le pays contre la corruption et assure ainsi une gestion plus saine des deniers publics. Il d\u00e9veloppe aussi l\u2019esprit patriotique tant il est vrai que le citoyen, participant directement ou indirectement dans les affaires de la Cit\u00e9, se sent plus concern\u00e9 par le devenir de sa patrie et donc plus attach\u00e9 \u00e0 elle.<\/p>\n<p align=\"justify\">La d\u00e9mocratie tend aussi \u00e0 limiter consid\u00e9rablement le ph\u00e9nom\u00e8ne chronique de l\u2019all\u00e9geance dont les adeptes placent leurs int\u00e9r\u00eats personnels avant l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et manifestent plus de d\u00e9vouement aux tenants du pouvoir qu\u2019\u00e0 la patrie. Pareil comportement est de nature \u00e0 g\u00eaner le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du pays et m\u00eame \u00e0 lui porter pr\u00e9judice. Car, comme le dit si bonnement le philosophe fran\u00e7ais des lumi\u00e8res Montesquieu\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque dans un pays, il y a plus avantage \u00e0 faire sa cour que son devoir, alors tout est perdu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Si l\u2019\u00e9cole peut favoriser l\u2019extension du savoir, une v\u00e9ritable participation de la femme aux affaires du pays et l\u2019av\u00e8nement de la d\u00e9mocratie, les investissements en mati\u00e8re d\u2019enseignement, loin d\u2019\u00eatre improductifs, constituent au contraire la clef d\u2019un v\u00e9ritable d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est dans cette perspective que Mohamed Charfi, intellectuel de gauche, pr\u00e9side, durant pr\u00e8s de 5 ans (1989-1994), \u00e0 la r\u00e9forme scolaire en Tunisie sans pour autant trahir ses convictions.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il parvient \u00e0 mener convenablement cette entreprise de r\u00e9forme \u00e0 telle enseigne qu\u2019il obtient \u00e0 la fin de sa mission une distinction de la part de l\u2019UNESCO. Et les livres scolaires con\u00e7us lors de son mandat, quoique retir\u00e9s des programmes apr\u00e8s son d\u00e9part du gouvernement, continuent \u00e0 constituer des r\u00e9f\u00e9rences pour de nombreux enseignants du secondaire comme du primaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">Membre du Gouvernement, il se heurte tr\u00e8s vite aux al\u00e9as du pouvoir et tente difficilement de concilier ses responsabilit\u00e9s gouvernementales avec les valeurs auxquelles il reste attach\u00e9 c\u2019est-\u00e0-dire la libert\u00e9 de pens\u00e9e, les droits de l\u2019Homme et du citoyen. Et s\u2019il vit alors intens\u00e9ment ce dilemme, il finit par opter pour ses principes pour rester fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est ainsi que lorsqu\u2019un coll\u00e8gue de l\u2019Institut de Presse contribue \u00e0 la r\u00e9daction d\u2019un article assez critique sur le r\u00e9gime tunisien paru dans le Monde Diplomatique, il refuse obstin\u00e9ment, malgr\u00e9 de fortes pressions, de le faire comparaitre devant un conseil de discipline pour l\u2019exclure de l\u2019Universit\u00e9. Il trouve inadmissible de prendre des mesures contre un universitaire pour avoir exerc\u00e9 son esprit critique et exprim\u00e9 librement sa pens\u00e9e. Plus tard, apr\u00e8s l\u2019\u00e9clipse du \u00ab\u00a0Printemps\u00a0\u00bb de Tunis et la perte de tout espoir d\u2019un retour au lib\u00e9ralisme, il d\u00e9missionne du Gouvernement pour rejoindre-apr\u00e8s une p\u00e9riode de r\u00e9serves qu\u2019il consacre intens\u00e9ment \u00e0 la r\u00e9daction de son livre Islam et Libert\u00e9- ses amis de la soci\u00e9t\u00e9 civile et reprend courageusement son combat pour la libert\u00e9 de pens\u00e9e, la citoyennet\u00e9 et les droits de l\u2019Homme.<\/p>\n<p align=\"justify\">C\u2019est dire qu\u2019un intellectuel engag\u00e9 comme Mohamed Charfi, a r\u00e9ussi, au-del\u00e0 des al\u00e9as du syst\u00e8me politique tunisien, \u00e0 avoir un certain impact sur le devenir de son pays par le biais de la r\u00e9forme d\u2019un secteur aussi important que l\u2019enseignement, tout en restant fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame et sans tomber dans l\u2019autocensure et encore moins dans le carri\u00e9risme, l\u2019opportunisme et l\u2019all\u00e9geance.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ali Mahjoubi<\/p>\n<p align=\"justify\">Historien,<\/p>\n<p align=\"justify\">Ancien Doyen de la Facult\u00e9 des Sciences Humaines et Sociales de Tunis<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font>(Source: Le site du mouvement Ettajdid le 17 juin 2010)<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font>Lien:<\/font><\/strong><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><font>http:\/\/ettajdid.org\/spip.php?article531<\/font><\/strong><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de convertis<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><span>17\/06\/2010 \u00e0 15h:16<\/span><span> Par Abdelaziz Barrouhi<\/span><\/div>\n<div align=\"justify\">Lorsque la culture biologique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9glement\u00e9e, en 1999, seuls quelques agriculteurs ont saut\u00e9 le pas. Aujourd\u2019hui, ils sont plus nombreux \u00e0 se lancer dans l\u2019aventure et voient plus grand. Rencontre avec deux exploitants au parcours atypique.<\/div>\n<p align=\"justify\"><strong>Rachid Hamzaoui : pistaches, amandes&#8230; et p\u00e9pins<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">N\u00e9 d\u2019un couple mixte tuniso-hollandais, Rachid Hamzaoui a fait un troisi\u00e8me cycle de droit des affaires \u00e0 Amsterdam, aux Pays-Bas. De retour en Tunisie, il s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 Thala (Centre-Ouest), le village natal de son p\u00e8re. Dans cette r\u00e9gion semi-aride, les terres du patrimoine paternel, une quarantaine d\u2019hectares, n\u2019\u00e9taient pas rentables par manque d\u2019eau. \u00ab Je me suis dit qu\u2019il y avait quand m\u00eame un potentiel agricole \u00e9norme \u00bb, explique-t-il. La plupart des terres, vierges de toute exploitation intensive et d\u2019engrais, n\u2019attendaient qu\u2019\u00e0 \u00eatre mises en valeur. Pour lui, la solution \u00e9tait dans le bio.<\/p>\n<p align=\"justify\">Depuis trois ans, Rachid Hamzaoui cultive les terres de sa Firma Birhena, qu\u2019il a lanc\u00e9e en faisant revivre des pistachiers d\u00e9j\u00e0 plant\u00e9s sur les terres de la famille. Apr\u00e8s les amandiers, il veut aussi, d\u00e9sormais, d\u00e9velopper la culture de c\u00e9r\u00e9ales, qu\u2019il compte ensuite transformer sur place pour commercialiser des produits gourmets labellis\u00e9s. \u00ab Il y a un potentiel pour les c\u00e9r\u00e9ales bios dans toute la r\u00e9gion \u00bb, estime Hamzaoui.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais le parcours d\u2019obstacles avant d\u2019y arriver n\u2019est pas des moindres. Le cr\u00e9dit bancaire est bloqu\u00e9 pour des raisons fonci\u00e8res. \u00ab Certains pr\u00e9tendent que la quarantaine d\u2019arbres que mon p\u00e8re avait plant\u00e9s sur son terrain nu pour servir de coupe-vent et lui procurer un peu d\u2019ombre n\u2019\u00e9taient pas les siens. Et comme on est dans une r\u00e9gion o\u00f9 il n\u2019y a pas de titres bleus [titres de propri\u00e9t\u00e9s, NDLR], m\u00eame si le service des for\u00eats ne les revendique pas, le blocage persiste. \u00bb En attendant, Hamzaoui a install\u00e9 des ruches plus au nord, au cap Bon, o\u00f9 il cultive aussi des agrumes, pour \u00ab faire \u00bb du miel bio. \u00a0<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Tarek Kekli : pr\u00eache d&rsquo;un convaincu<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Il avait \u00e9migr\u00e9 en Allemagne, o\u00f9 il a pass\u00e9 quinze ans, dont onze \u00e0 travailler chez l\u2019un des plus gros distributeurs de produits bios. La meilleure des exp\u00e9riences pour Tarek Kekli, qui projetait de rentrer au pays pour se lancer dans l\u2019agriculture biologique, d\u2019autant que son patron d\u2019alors lui assurait\u2009: \u00ab On peut commercialiser vos produits. \u00bb De retour en Tunisie, en 2007, bien qu\u2019il soit parvenu \u00e0 tout financer sur ses fonds propres, \u00ab lancer l\u2019entreprise n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 aussi simple. C\u2019est comme si on venait d\u2019une autre plan\u00e8te \u00bb, explique le jeune patron de Bio Life. Faute de trouver localement un technicien sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019agriculture bio, il a d\u00fb faire appel \u00e0 ses relations, allemandes et fran\u00e7aises, le temps de d\u00e9nicher un collaborateur marocain. Autre casse-t\u00eate\u2009: certains intrants ne sont pas vendus en Tunisie et il faut les importer, avec le lot de tracasseries que cela implique\u2026<\/p>\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s trois ans d\u2019activit\u00e9, les choses se sont organis\u00e9es. Tarek Kekli est en train de former deux ing\u00e9nieurs tunisiens. Dans son exploitation, \u00e0 Hammet Gab\u00e8s (sud-est du pays), il utilise la g\u00e9othermie pour l\u2019irrigation \u2013\u00a0car, dans la r\u00e9gion, l\u2019eau est rare\u00a0\u2013, et cultive 11 ha de poivrons, tomates, aubergines et courgettes. Une premi\u00e8re en Tunisie\u2009: en janvier, il a m\u00eame export\u00e9 des melons \u00ab charentais \u00bb bio vers la France. Sa connaissance du march\u00e9 europ\u00e9en est un atout, et ses produits s\u2019y vendent comme des petits pains\u2009: \u00ab Je ne peux d\u2019ailleurs satisfaire qu\u2019une petite partie de la demande potentielle \u00bb, dit Tarek. Alors il entre en contact avec de petits producteurs certifi\u00e9s bio et signe avec eux des contrats d\u2019achat et de culture. Au d\u00e9but de mai, il a ainsi export\u00e9 des oranges de qualit\u00e9 maltaise.<\/p>\n<p align=\"justify\">\u00c0 41 ans, Tarek Kekli est d\u00e9sormais confiant. \u00ab Le bio a un avenir en Tunisie, mais il faut le faire par conviction, sinon ce n\u2019est pas la peine. \u00bb<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font>(Source: Jeuneafrique.com le 17 juin 2010) <\/font><\/strong><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Iran : pendaison du chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> AFP \/ 20 juin 2010 04h57 TEHERAN &#8211; Abdolmalek Righi, le chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, qui a men\u00e9 de nombreuses actions arm\u00e9es dans la province du Sistan-Balouchistan (Sud-Est), a \u00e9t\u00e9 pendu dimanche matin, a rapport\u00e9 l&rsquo;agence officielle Irna. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s la d\u00e9cision du tribunal r\u00e9volutionnaire de T\u00e9h\u00e9ran, Abdolmalek Righi a \u00e9t\u00e9 pendu dimanche matin\u00a0\u00bb, a rapport\u00e9 l&rsquo;agence Irna. \u00ab\u00a0Le chef du groupe arm\u00e9e contre-r\u00e9volutionnaire de l&rsquo;Est du pays (&#8230;) \u00e9tait responsable de vol arm\u00e9, d&rsquo;attentat, d&rsquo;attaques arm\u00e9es contre les forces arm\u00e9es et de l&rsquo;ordre, des gens ordinaires, de meurtre\u00a0\u00bb, selon le communiqu\u00e9 du parquet g\u00e9n\u00e9ral et r\u00e9volutionnaire de T\u00e9h\u00e9ran. Abdolmalek Righi a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 en f\u00e9vrier lors d&rsquo;une spectaculaire op\u00e9ration de d\u00e9tournement d&rsquo;avion.<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Isra\u00ebl planifie la plus grande usine au monde de dessalement d&rsquo;eau de mer<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div>AFP \/ 20 juin 2010 08h48 JERUSALEM &#8211; Le gouvernement isra\u00e9lien doit se prononcer dimanche sur la construction de la plus grande usine au monde de dessalement de l&rsquo;eau de mer, a annonc\u00e9 la radio publique isra\u00e9lienne. La construction de cet ouvrage pr\u00e9vue \u00e0 Sorek, dans la r\u00e9gion de Rishon Le Tzion et Palmahim, au sud de Tel-Aviv, s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;un plan pluri-annuel pr\u00e9voyant que la mer fournisse 40% de l&rsquo;eau potable consomm\u00e9e en Isra\u00ebl. A terme, l&rsquo;usine de Sorek devrait \u00e0 elle seule produire quelque 300 millions de m3 par an, dont 150 millions de m3 d\u00e8s 2013, a pr\u00e9cis\u00e9 la radio publique. Interrog\u00e9 par l&rsquo;AFP, le porte-parole de l&rsquo;Autorit\u00e9 pour l&rsquo;eau, Ouri Shor, a indiqu\u00e9 que la consommation domestique d&rsquo;eau potable en Isra\u00ebl s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 700 millions de m3, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;industrie utilisant respectivement 450 millions et 100 millions de m3 d&rsquo;eaux recycl\u00e9es. D&rsquo;autres usines de traitement de l&rsquo;eau de mer, d\u00e9j\u00e0 en fonctionnement, produisent respectivement 127 millions de m3 \u00e0 Hadera (nord), 120 millions de m3 \u00e0 Ashkelon (sud), et 45 millions de m3 \u00e0 Palmahim. Une usine situ\u00e9e \u00e0 Ashdod (sud) doit en outre obtenir le feu vert du gouvernement, en consultations avec des organisations de d\u00e9fense de l&rsquo;environnement et de la sant\u00e9 publique. La mise en service progressive de ce r\u00e9seau d&rsquo;usines devrait permettre \u00e0 Isra\u00ebl de r\u00e9duire consid\u00e9rablement sa d\u00e9pendance des ressources en eaux puis\u00e9es respectivement dans l&rsquo;aquif\u00e8re, le Jourdain et le lac de Tib\u00e9riade.<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div> \u00a0<\/div>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03680 du 20.06.2010 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0 Touensa Fehmine:\u00a0 Succession, Tiraillement et autres Rumeurs&#8230; Magharebia: La Tunisie approuve le trait\u00e9 contre les actes de terrorisme nucl\u00e9aire propos\u00e9 par l&rsquo;ONU Magharebia: Les prix alimentaires montent en fl\u00e8che en Tunisie Mouwatinoun: L\u2019agriculture biologique ; oui, mais.. Ali Mahjoubi: La r\u00e9forme de l\u2019enseignement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[58,41,29],"class_list":["post-17295","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-58","tag-41","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17295","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17295"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17295\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17295"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17295"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}